Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1902, Février
i NEUVIÈME ANNÉE Février 1902 No 103 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR, LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE * I DE MONTRÉAL TIRÉ A MUTE EXEMPLAIRES Prix d’abonnement 10 francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE ÎO RUE IDE L’HOPITAL, ItEOArTKEAr.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 4 heures.Adresser toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTREAL Can.1 O IK-tx© de l’Hôpital.AdressA T4léerraphique : “ GALLIA ” Montréal.AVIS Comptes rendus des séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.Séance du 19 Janvier 190L Extrait du procès verbal de la séance du vingt-trois janvier mil nenf cent deux, tenue sous la présidence de M.J.de Sieyès, vice président.M.le Consul Général de France assiste à la réunion.Sont présents : MM.Dantony, Bouesnel, Schwob et Monier.MM.Jonas, E.Galibert, Chouillon, Rougier et Cordon se font excuser.M.de Sieyès, en prenant la présidence, fait part à l’assemblée du mariage de M.Jonas et de ciments, ainsi que de ceux de Madame Jonas, pour le bouquet qui leur a été envoyé au nom des membres de la Chambre.Le Commerce français trouvera tout intérêt à se renseigner auprès de notre Chambre de Commerce sur le compte de tout individu de notre place sollicitant des représentations.* Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : ses remer- Le procès-verval de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier qui contient un certain nombre de demandes de renseignements notamment sur les vins et liqueurs, ciments, marbres, etc.Chambre de Commerce Française de Montréal, ÎO RIJE DE L’H0P1TAL.Le président donne lecture d’une lettre de M.En omettant la désignation Française ce Ge0rgeS des Etang8' de Montréal, demandant à faire v ’ partie de la Chambre comme membre actif.Cette qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les demande est appuyée par MM.Anzias Tnrenne et de lettres sont remises-corn,ne il est juste-à la f sera sur cette demande à sa prochaine séance.L ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Chambre de Commerce du District de Montréal. 14 Séance du 6 Fèveieb 1902.(So Tous les articles qui eutreut dans la fabrication des séparateurs de crème.Les séparateurs sont exempts de droits à l’importation et il n’est que juste de permettre aux fabricants canadiens d’importer en franchise la matière première qui entre dans cette fabrication.Un autre arrêté en conseil accorde un drawback du total des droits payés sur les matériaux importés pour la construction de machines ét 1 fabrication des poutres, poutrelles et autres objets en fer ou en acier employés dans la construction.Et aussi sur tous les matériaux importés pour la construction et l’outillage de fabriques de sucre de betteraves.Extrait du procès verbal de la séance du ti février mil neuf cent deux, tenue sous la présidence de M.Jonas, président.Sont présents : MM.de Sieyès, E.Galibert, Balcer, Bouesuel, Auzias Turenne, Cordon, Tarut et Monier.Le procès verbal de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier qui contient plusieurs demandes de renseignements, notamment sur la vannerie, les produits chimiques, les vins, etc.Le président donne lecture d’une lettre de M.L.Gouilloud, fabricant de tissus à Montréal, demandant à faire partie de la Chambre à titre de membre actif.Cette demande est appuyée par MM.de Sieyès et Monier.Conformément au règlement, le vote sur cette demande aura lieu à la prochaine réunion.M.Tarut, de Dawson, demande à faiie de nouveau partie de la Chambre.Il explique qu’il avait donné sa démission au moment de son départ pour le Klondike, mais qu’ayant l’intention de venir de temps en temps à Montréal, il serait heureux d’être à nouveau agréé comme membre actif.Sur la proposition de M.le Président, secondé par MM.de Sieyès et Auzias-Turenne, la Chambre élit M.A.Tarut membre actif.M.G.des Etangs est également élu à l’unanimité, membre actif.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.CANA DA-ALGÉRIE Nous avons relevé, l’année dernière, dans les statistiques de l’année 1900, un chiffre de $32,197 représentant les exportations directes du Canada sur l’Algérie et la Tunisie.Les possessions françaises d’Afrique ne figurent pas cette année-là comme exportatrices sur le Canada.Pour l’année 1901, nous trouvons pour ces possessions, que nous pouvons attribuer à peu près entièrement à l’Algérie et à la Tunisie : Importations au Canada.Exportations du Canada Commerce total .$09,778 28,236 $98,014 Soit approximativement 500,000 francs.La statistique algérienne pour l’année 1901 porte au crédit du commerce avec le Canada une somme de 400.000 francs, dont 350,000 francs à l’exportation et 50.000 francs à l’importation.Ce n’est évidemment là que i’embryon d’un commerce qui peut grandir.Un de nos compatriotes habitant l’Algérie est certainement ;de cet ,avis, puisqu’il écrit à un journal commercial de Montréal, Le Prix Courant, la lettre suivante : MODIFICATIONS AU TARIF DES DOUANES CANADIENNES Par un arrêté du Conseil publié le 15 courant, le gouvernement canadien a ajouté à la liste des articles exempts de droits les suivants—mais à la con lition expresse qu’ils soient importés par des manufacturiers pour l’usage exclusif de leurs propres fabriques : lo Composition pour blanchir le chanvre pour les corderies.Cet article n’est pas fabriqué au Canada et importé en franchise, il permettra aux fabriques de cordage du Canada de mieux soutenir la concurrence des fabriques des Etats-Unis.2o Tubes d’argent pour la fabrication de l’argente rie.Pas de fabrique de cet article au Canada.3o Acier pour la coutellerie.On ne produit pas Canada l’acier de haute qualité nécessaire à cette industrie.4o Pièces brutes d’acier pour la fabrication des ciseaux, cisailles, etc.5o Filés de lin, chanvre ou jute pour la fabrication des essuie-mains.Alger, Il janvier 1902.Monsieur l’administrateur du journal Le Prix Courant à Montréal, Canada.J’ai remarqué un des articles publiés par votre journal le 22 novembre dernier, et ayant pour titre : Ayons des’agents commerciaux.L’idée que vous préconisez est excellente : il s’agit de la mettre ren pratique.Et son but serait assez facile à atteindre en Algérie.J’ai pensé que vos lecteurs s’intéresseraient à la lecture des réflexions que votre article m’a suggérées.C’est pourquoi je me permets de vous adresser la note ci-incluse, qui [ne passera certainement pas ina- au 15 perçue s’il vous plaisait de la publier et qui provoquerait certainement quelques entrées en pourparlers, et probablement quelques transactions commerciales.Dans un de ses derniers numéros, le Prix Gourant constate l’insuffisance des débouchés offerts aux produits canadiens et propose, conformément au vœu de VAssociation des Manufacturiers du Canada, la nomination d’agents commerciaux à l’étranger.L’installation d’agents de ce genre est certainement le moyen le plus efficace pour propager les produits d’une contrée et conquérir de nouveaux acheteurs.Cette mesure semble d’autant plus nécessaire au Canada que son agriculture et son commerce tendent à se développer, tandis que la puissance d’achat de son principal et presque unique débouché, de l’Angleterre, diminue sensiblement.Il importe donc, de faire connaître ailleurs que dans la Grande-Bretagne, quels sont les produits que le Canada est susceptible d’exporter, leur genre, leurs qualité et quantité et d’établir des agents commerciaux dans les pays où ces produits font défaut et ont chance d’être admis.Et si un mouvement d’échange entre le Canada et ces contrées d’exportation pouvait exister, que du fret fut offert aux bateaux transporteurs à leur retour, ces nouvelles relations présenteraient nécessairement de grands avantages et la tâche des agents commerciaux se trouverait singulièrement facilitée.Elle serait encore simplifiée s’ils étaient installés en un pays dont le commerce avec le Canada pourrait être favo risé par des traités, par certaines affinités, par langue commune.Il n’est donc pas téméraire d’affirmer que bien peu de contrées se prêtent aussi bien à la création préconisée par le Prix Gourant et par VAssociation des Manufacturiers, que la grande colonie française de l’Algérie.L’agriculture canadienne pourrait y écouler importante quantité de fromage et de beurre.Ces aliments sont fort recherchés en Algérie, où la production du lait est très minime et celle du fromage à peu près inconnue.Les vaches laitières, qui sont toutes importées de France, de Suisse ou d’Italie, n’y demeurent lactifères que très peu de temps.Sous l’influence du climat, de la température assez élevée, leur santé s’altère rapidement, et elles sont abattues après un séjour de trois ou quatre ans au plus, hauts plateaux du sud de la colonie nourrissent de nombreux troupeaux de moutons ; mais les Arabes indigènes auxquels ils appartiennent ne recherchent que la production de la viande et de la laine.Les fromages consommés en Algérie sont donc tous importés.Ils viennent de France, de Suisse, d’Allemagne et de Hollande.Les beurres viennent de France, et surtout (l’Italie,
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