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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1905, Collections de BAnQ.

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DOUZIÈME ANNÉE Mai 1905 No 142 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTRÉAL Prix d’abonnement 10 francs par an Adresser toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à Montréal, Canada.Edifice du Board of Trade, rue du St.Sacrement.Adresse Télégraphique : “ GALLIA ” Montréal.SIEGE DE LA CHAMBRE : BOARD OF TRADE BUILDING, Chambre 230, m ONTRE AT.Les Bureaux sont ouverts de 9 heures à midi et de 1 heure à 5 heures.Sommaire No.142.Mai 1905.La séance est ouverte à 4 heures.Procès-Verbal.—Le procès-verbal de la dernière réunion est lu et adopté.Correspondance—Il est ensuite donné lecture de la correspondance reçue au cours de la dernière quinzaine, et qui comprend notamment : Lettres de huit correspondants demandant des représentants au Canada, des renseignements sur l’importation qui se fait en ce pays, des vins, spiritueux et liqueurs, automobiles, etc., ou encore désirant avoir des informations sur le commerce canadien, les droits de douane sur certaines marchandises, etc.Lettres de M.le Consul Général de France à Montréal, et d’un négociant des Alpes Maritimes, remerciant la Chambre pour renseignements obtenus de celle ci.Lettres de deux importateurs Français, donnant leur adhésion aux groupements commerciaux fondés par la Chambre.[Groupe I, vins et liqueurs].Lettres de M.le Consul Général de France, communiquant les correspondances de deux maisons françaises demandant, l’une des informations sur les diverses étoffes en usage au Canada, et l’autre les noms des exportateurs canadiens de saumon congelé.Lettre de la Chambre de Commerce de New York, en réponse à la circulaire envoyée par notre Chambre, à toutes les Chambres de Commerce françaises, établies hors d’Europe, au sujet de l’application de la nouvelle Loi militaire.Le Président de la Chambre de Commerce de New-York, écrit qu’il lui paraît maintenant difficile que les démarches de notre Société aient quelque résultat, la loi militaire étant définitivement promulguée.1.Procès-Verbaux.2.Nouveaux Membres Adhérents.3.Statistiques Mensuelles.4.Revue Commerciale.5.Revue Financière.6.Transports et Navigation.7.Inauguration de la Ligne Directe.8.Au Canada.9.Les Groupements Commerciaux.10.La Conférence de M.Couclioud.11.L’Union Nationale Française.12.Législation douanière .13.Aux Commerçants et Industriels Français.14.Offres et demandes.61 64 65 66 66 67 68 ,r 69 70 71 72 72 73 73 PARTIE OFFICIELLE SEANCE ORDINAIRE DU 20 AVRIL 1905 M.le Consul Général de France assiste à la séance.Présents : MM.C.A.Chouillou, Président ; Des Etangs, Vice-Président ; A.F.Revol, Secrétaire ; Salone, Trésorier ; Jonas, De Siéyès, Chevalier, Conseillers.Monsieur C.R.des Isles, Membre d’Honneur de la Chambre, assiste également à la réunion.M.C.Galibert, Conseiller, se fait excuser.ORDRE DU JOUR : lo Adoption du dernier procès-verbal.2o Lecture de la Correspondance.3o Scrutin—Admission de cinq nouveaux Membres Adhérents.4-0 Questions diverses. 62 Procès-verbal—Le procès-verbal de la dernière Lettre du Trade & Commerce Department, Ottawa, répondant à une demande de renseignements faite assemblée est lu et adopté, par la Chambre.Correspondance.—Il est ensuite donné lecture de la correspondance reçue au cours de la dernière quinzaine, et qui comprend notamment : Lettres de douze négociants et industriels Français Lettre d’un correspondant de New York, demandant à s’abonner au Bulletin Mensuel.Lettres de MM.Schneider & Cie, Paris, du Livre d’Or de Marseille et des Archives Commerciales de demandant des représentants au Canada, ou des ren-l’Bxportation, Paris, annonçant l’envoi d’albums et geignements sur l’importation qui se fait en ce pays, publications pour la bibliothèque de la Chambre.des vins et liqueurs, chapeaux de paille, huiles de Lettres de trois maisons Françaises, demandant table, bonneterie, automobiles, etc.l’arbitrage de la Chambre dans des difficultés ayant surgi entre elles et des maisons de Montréal.Lettres de quatre agents Canadiens et d’un agent, Bordelais.Ces correspondants écrivent au sujet Il est ensuite donné lecture de lettres des négociants d’offres d’Agen ces Françaises, parues au Bulletin.Lettre d’un Français, Boursier de Commerce établi à Montréal, donnant son adhésion aux groupements L.Lacroix Fii.s, Papiers à cigarettes, Angoulème.commerciaux organisés par la Chambre.P.Raguet et Vignes, Fabricant de bonneterie Troyes.dont les noms suivent et qui demandent à faire partie de la Chambre à titie de Membres Adhérents : Lettres de trois correspondants, remerciant la Chambre pour renseignements envoyés ou agents indi- China Brun Pérod & Cie, Distillateurs, Voiron.qués.Méro Boyveau, A.Sittler, Successeur, Parfumeurs Distillateurs, Grasse.Lettres de deux industriels et d’un agent maritime Français, demandant de s’abonner au Bulletin Mensuel, ou à faire insérer des annonces dans cette publi-La Chambre, invitée par M.le Président, à se pro- cation, noncer sur ces nouvelles demandes, les accepte, et, à l’unanimité des voix, élit Membres Adhérents les Chambre divers renseignements, l’envoi de journaux candidats sus nommés.Société Anonyme des Baux de Vittel.Lettres de sept autres négociants, demandant à la financiers canadiens, ou des informations spéciales Aucune autre communication n’étant faite, et l’ordre sur le commerce de ce pays.Démission de deux membres.—On lit ensuite deux du jour étant épuisé, la séance est levée à 6 heures moins un quart.lettres de MM.Rousselet & Oie, de Paris, et F.Cordon, Montréal, envoyant leur démission, les premiers comme Membres Adhérents, et le dernier, comme Membre Actif de notre Chambre.Ces démissions sont acceptées avec regret.Admission de quatorze Membres Adhérents.—Il est enfin donné lecture de lettres des négociants dont les noms suivent, et qui demandent à faire partie de la Chambre, à titre de Membres Adhérents : Reynier Frères, gants, Grenoble.Léon Lhomer, fleurs artificielles, Paris.R.Mabileau & Cie, vins, St Hilaire—St Florent.Johnston & Son, vins, Bordeaux.F.Debsandier & CiE,^eaux de vie, Cognac.Léonce Boiteau, spiritueux, Angoulème.J.Mousnier, produits pharmaceutiques, Sceaux.P.Taillan & Cie, vins apéritifs, Cette.G.Besse, vins et spiritueux, Bordeaux.A.Carpentier & Cie, vins, Bordeaux.P.Defrénois, directeur d’Assuranccs, New-York.G.Courtin, conserves alimentaires, Concarneau.Camus Frères, eaux de vie, Cognac.J.Robin & Cie, spiritueux, Cognac.La Chambre, invitée par M.le Président à se prononcer sur ces nouvelles demandes, les accepte, et, à l’unanimité des voix, élit Membres Adhérents les candidats sus nommés.SEANCE ORDINAIRE DU 4 MAI 1905 M.le Consul Général de France assiste à la séance.Présents : C.A.Chouillou, Président ; des Etangs, Vice Président ; A.F.Revol, Secrétaire ; Salone, Trésorier ; Jonas, de Siéyès, M.Chevalier, Conseillers.M.G.Balcer, Agent Consulaire de Fance à Trois-Rivières et Membre d’Honneur de la Chambre, est également présent à la réunion.MM.Ch.Ballandraux de la Maison Garcin & Cie de Lyon, et Henri Massieu de Clerval, en voyage d’affaires au Canada, sont invités à demeurer présents à l’assemblée.ORDRE DU JOUR : lo Adoption du dernier proces-verbal.So Lecture de la correspondance.3o Démission de S membres.4.0 Scrutin—Admission de 13 Membres Adhérents.5o Tiaité Franco-Canadien.60 Questions diverses : “Le Matin” et le Congrès du Commerce Français.L’Institution des Conseillers du Commerce Extérieur.La séance est ouverte à 4 heures. 63 Revision du traité Franco-Canadien.—M.le Pré- BANQUE PROVINCIALE aident aborde alors la question du traité Franco Cana- DU CAHTADA- Bureau Principal, No 9, Place d’Armes, Montréal Capital payé - $823,000 dien, portée à l’ordre du jour.Il dit que depuis que cette question de l’extension du Traité Franco Canadien a été discutée à la Chambre, une certaine agitation s’est constamment manifestée, et se manifeste encore non seulement au Canada et en Angleterre, mais même en France, au sujet de cette extension.C’est ainsi, dit-i', que les Chambres de Commerce de Winnipeg, d’Halifax et de Montréal se sont prononcées en faveur de la Révision du Traité, et ont demandé l’extension du régime minimum à une tren- Monsieur s.carsley taine d’articles nouveaux.A Paris, certains journaux demandent à reprendre les pourparlers engagés il y a quelque temps entre le Monsieur a.s.hamblin gouvernement Français et celui du Canada, pour étudier à fond la question, et en venir à une conclusion pratique.M.Laurier lui-même aurait entre les mains une lettre du Colonial Office de Londres, demandant au gouvernement Canadien s’il serait disposé à faire quelque chose pour la solution de cette importante question.M.le Président conclut en disant que le moment paraît plus opportun que jamais pour la Chambre de manifester son opinion sur la Révision du Traité Franco Canadien, et de la consigner en une résolution qui serait transmise au gouvernement Français.Il lit de nouveau le projet de motion contenu dans le travail dont il avait fait part à la Chambre en sa séance du 9 mars écoulé, et que celle ci avait décidé de laisser à l’étude, eu attendant d’être plus renseignée en la matière, à cause d’un des considérants de cette motion qui lui paraissait devoir restreindre les droits acquis par le Traité an Commerce Français.M.Balcer dit qu’il n’y a là qu’une question de forme dans la rédaction de cette motion, et qu’il n’y aurait qu'à motiver l’action de la Chambre par l’agitation qui se fait de toutes parts autour de la question.Bureau d’Administration Président Monsieur G.N.DUCHARME Capitaliste de Montréal Vice-Président Monsieur G.B.BURL AND, Industriel de Montréal.Directeur L’HON.LS.BEAUBIEN, Ex-Ministre de l’Agriculture Directeur Monsieur H.LAPORTE, de l'épicerie en gros Laporte, Martin & Cie, Directeur Propriétaire de la maison “ Carsley Montréal Gérant-Général Assistant-Gérant - Auditeur Monsieur TANCREDE BIENVENU Monsieur ERNEST BRUNEL, Succursales MONTREAL : 316, rue Rachel, coin de la rue SI Hubert ; 271 rue Roy, S.Louis de France ; 1138 rue Ontario, coin de la rue Panel ; Abattoirs de l'Est, rue Frontenac.Berthierville, P.Q.; D israeli, P.Q.; St-Anselme, P.Q.; Terrebonne, P.Q.St-Guillaume d Upton, P.Q.; Pierre ville, P.Q.; Valley field, P.Q.; Ste-Scholastique, P.Q.; Hull, P.Q.Cedar, Hull.P.Q.Bureau des Commissaires-Censeurs Président SIR ALEXANDRE LACOSTE, Juge en Chef de la Cour du Banc du Roi Docteur E.PERSILLIER LACHAPELLE, L'Honorable ALE.A.THIBAUDEAU, Sénateur, Vice-Président , de la maison Thibaudeau Frères, Montréal.L’Honorable LOME R GOUIN, Ministre des Travaux Publics de la Province de Québec.Docteur A.A.BERNARD L’Honorable JEAN GIROUARD, Conseiller Législatif.Département d’Epargnes Emission de certificats de dépôts spéciaux à un taux d’intérêt s’élevant graduellement jusqu’à 4 p.c.l’an, suivant termes.Intérêt de 3 p.c.l'an payé sur dépôts payables à demande.L’agence Mercantile R.G.DUN & CIE ETABLIE E2ST 1841 Nous envoyons à nos souscripteurs des informations détaillées sur la position commerciale de leurs clients, ou des personnes leur demandant crédit.Comme il n’y a pas urgence absolue en la matière, Livre de Références publié 4 fois l’an.Collection de comptes il est décidé à la demande de M.de Siéyès, de prépa Bulletin publié 3 fois la semaine.Bureaux dans 170 villes nouveau projet de motion qui sera soumis à la rer un Chambre au cours de sa prochaine réunion.Bureau de Montréal : BOARD OF TRADE BUILDING.THOS.H.FLETT, GERA*T.Congrès du Commerce Français—M.le Président lit alors deux lettres, l’une du journal “Le Matin”, de T.T^'WTÏ “ Paris, et l’autre de M.Georges Trouillot, ancien ministre du Commerce à Paris, annonçant à la ss Service direct le Havre-Montreal Départs tous les 14 jours.Chambre l’ouverture du “Congrès du Commerce Français”, sollicitant son concours à cette œuvre, et invitant notre Président à faire partie du “Comité supérieur d’initiative de patronage et de propagande du Congrès”.Fret à des prix très réduits, Passage en 2^me classe fr.225 PITT & SCOTT, Agents à.Paris, 47 rue Cambon. 64 Cependant, comme il serait préférable de posséder d’abord le texte de cette Loi pour savoir si les rigueurs dont on se plaint proviennent de la Loi même ou des Agents chargés d’en faire l’application, on écrira pour se procurer le texte en question.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 5 h.50.La Chambre, s’intéressant vivement à tout ce qui peut développer l’expansion commerciale de la France, et, par suite son influence à l’étranger, décide, à l’unanimité, d’accepter ces invitations, et d’envoyer son adhésion au Congrès du commerce Français.Ce Congrès paraît devoir présenter d’intéressants développements, et, comme suite à ces lettres, M.le Président donne lecture d’une circulaire à lui adressée, comme Conseiller du Commerce Extérieur, par M.H.Demaria, rapporteur général du Groupe III au Congrès du Commerce.M.Demaria demande l’envoi de documents relatifs à l’organisation des Conseillers du Commerce Extérieur.La Chambre décide d’étudier la question et de la discuter à la prochaine séance.Conférence de M.Waddington—M.Chouillou annonce qu’il a également reçu de M.Richard Waddington, une conférence sur “Les derniers jours de la x domination française au Canada”, prononcée par lui à l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen.Ce travail présentant un intérêt considérable pour tous ceux qui veulent étudier le Canada et son histoire, M.le Président propose d’en faire faire une analyse qui sera insérée au prochain Bulletin.M.G.A Chouillou propose encore qu’en remerciant M.R.Waddington de son gracieux envoi, la Chambre lui offre le titre de Membre d’Honneur de notre Compagnie.Ces différentes propositions sont adoptées à l’unanimité.NOUVEAUX MEMBRES ADHERENTS Les adhésions que nous avons reçues depuis la publication de notre dernier bulletin, sont les suivantes : MM.L.Lacroix Fils, Papiers à cigarettes, Angou-lème.P.Raguet Fils & Vignes, Fabricant de Bonneterie, Troyes.China Brun Perod & Cie, Distillateurs, Voiron.Mero-Boyveau, A.Sitïler, Successeur, Parfumeurs-Distillateurs, Grasse.Société Anonyme des Eaux de Vittel.Elus à la séance du 20 avril.MM.Reynier Frères, Gants, à Grenoble.Léon Lhomer, fleurs artificielles, 47 rue de Sèvres.R.Mabileau & Cie, Vins Mousseux, à St Hilaire-St Florent près Saumur.Johnston & Fils, Vins, Bordeaux.F.Dessandier & Cie, Eaux de Vie, Cognac.P.Taillan & Cie, Vins apéritifs, Cette.G.Besse, Vins et Spiritueux, Bordeaux.L.Boiteau & Cie, Cognacs, à Angoulème.A.Carpentier & Cie, Vins, Bordeaux.P.Defrénois, Directeur d’Assurances, New-York.G.Courtin, Conserves alimentaires, Concarneau.Camus Frères, Eaux de vie, Cognac.J.robin & Cie, Spiritueux, Cognac.J.Mousnier & Cie, Produits Pharmaceutiques, Sceaux.Elus à la séance du 4 mai.Les agents d’émigration des Etats-Unis.—M.de Siéyès rappelle alors aux Membres présents que, lors de sa réunion du sept Décembre dernier, la Chamb.e s’était émue des ennuis causés par les Agents d’émigration des Etats-Unis à ceux de nos compatriotes qui ont besoin de pénétrer dans ce pays.M.Gervais, député de St Jacques, saisi de cette question par la Chambre, avait promis de s’en occuper et de faire des démarches auprès des autorités fédérales, dans le but de faire cesser ces tracasseries.M.de Sieyès désirerait savoir où en sont ces démarches.Il cite un nouveau cas survenu le 4 de ce mois, où l’un de nos compatriotes, prenant à Montréal le train pour Boston, s’est vu soumis à un interrogatoire des plus ennuyeux par un de ces Agents d'Emigration qui a failli lui faire manquer son train, afin de lui faire subir les formalités auxquelles sont astreints les simples émigrants.On annonce de Vancouver qu’on vient de découvrir une mine d’étain à 150 milles au nord de White Horse, au Klondyke.L'essai du minerai a prouvé sa richesse extraordinaire.Il a deux veines, l’une de cinq pieds et une autre de trois pieds et six pouces.Un syndicat va être formé pour l’exploitation de cette mine, Il est décidé de prendre des mesures pour faire réprimer cet excès de zèle de la part des agents d’émigration. 65 PARTIE NON OFFICIELLE D’un autre côté, dans le même temps, les exportations ont subi une diminution.Le commerce total du Canada, jusqu’au 1er mars, accuse une dépression, comparé avec ce qu’il a été dans l’exercice 1903-1904.Il n’y a que les Pêcheries et les Manufactures qui aient progressé.C’est l’Agriculture dont les exportations ont supporté la plus forte diminution.Un rapport reçu par le Département du Commerce, de l’Agent Commercial du Canada à Yokohama, Japon, indique une augmentation dans le marché, pour la pulpe de bois et la farine.STATISTIQUES MENSUELLES Importations et Exportations Canadiennes durant le mois de Février 1905.Il ressort des chiffres figurant au tableau suivant que les importations ont augmenté de valeur au cours de Février, et des huit premiers mois de l’année fiscale.IMPORTATIONS Huit mois finisjen Février ' Qz) Mois de Février Entrées pour consommation 1904.1905.1904.1905.$ $ $ $ Marchandises sujettes aux droits de douane “ en franchise.10,183.373 5,776,443 10,701,347 5,549,990 95,428,582 59,33 ,656 94,956,885 61,836,877 Total 15,959,816 64,111 16,311,337 1,967,627 154,761,238 3,410,209 156,795,7,2 9,399,624 Monnaie et billon Grand total 16,023,927 18,278,964 158,171,447 166,195,386 Droits de douane perçus 2,953,761 3,057,456 26,448,016 27,102,027 EXPORTATIONS Mois de Février Hiut mois finis en Février 1901.1905.1904.1905.Intérieur Etranger Intérieur Etranger Intérieur Etranger Intérieur Etranger $ $ $ $ $ $ $ Les mines.Les pêcheries.La forêt.Animaux et leurs produits.Agriculture.Manufactures.Divers .1,820,582 589,539 720,565 4,315 1,625,172 507,657 800,389 2,743,771 1,395,367 1,381,446 2,503 40,580 24.328,617 7,684,383 23,799,919 146,552 7,000 261,866 49,058,283! 348,189 ^6,964,2911 7,748,132 12,716,639 1,603,742 17,129; 342,854 646,375144 599 291 10,-161,335 395,446 20,633,697 7,929,780 21,969,994 46,817,951 22,988,251 13,331,079 26,046 187,714 11,370 103,802 24 386 762 300 2,907,866 1,991,112 1,320,672 9,470 50,678 142,267 62,783 16,690 20,087 228,776 339,556 468,202 2,465,253 2,305,654 716,491 577 Total, marchandises.Monnaie et billon.9,350,913 270,299 28,280 8,456,305 133,696.798 6,261,486 617,032 23.398 Total gén’l, export.9,350,913 298,579 8,456,305 669,773144.599 291 10,856,781 133,696,798 6,878,518 . 66 L’hiver dernier ayant été extrêmement froid, la production du beurre, aux Etats-Unis a été insuffisante pour la consommation, et naturellement, le Canada a profité de la situation.REVUE COMMERCIALE L’ouverture de la navigation a rendu a rendu à notre port toute son activité ; les navires océaniques arrivent maintenant chaque jour, et la saison battra bientôt son plein.Modes, Tissus et Lainages.—Le commerce de détail se Un droit de 5 cents par livre frappe le beurre canadien à son entrée aux Etats-Unis, malgré cet impôt, les exportations en ce dernier pays, et principalement sur le plaint de ce que l’époque des fêtes de Pâques qui s’est marché de New-York ont été très fortes au cours de la passée par une température assez peu clémente, lui ait gaison qui vient de p^ir, et le seront encore tout proba-apporté une certaine déception, faisant subir un ralen- Element l’hiver prochain, tissement très prononcé aux ventes habituelles à cette saison.Heureusement, la chaleur a repris, faisant cesser ce fâcheux état de choses.De leur côté, les négo- Ce sont, du reste, le marché américain et le marché anglais qui offrent au beurre canadien les plus actifs débouchés.ciants en gros accusent une augmentation dans les ordres reçus, et un nombre assez considérable d’expéditions faites dès le début de l’ouverture de la navigation.Quincaillerie.—Les affaires sont assez brillantes et font espérer une saison très active, surtout pour ce qui regarde le matériel de construction.Les premières expéditions d’outre-mer commencent à arriver.Le fer écossais est coté, au quai, de $18.00 à $19.00 ; le fer anglais de $17.25 à $17.50 ; les feuilles galvanisées et les barres d’acier sont en bonne demande.REVUE FINANCIERE Depuis le mois dernier, une baisse persistante s’est manifestée sur le marché américain, occasionnant une assez grande inactivité sur celui de Montréal.Dans la seule journée du 8, Londres a vendu sans interruption 75,000 parts de stocks, alléguant une violation de neutralité par les autorités françaises en Extrême-Orient, rumeur qui, du reste, n’a pas été confirmée.Il en est de même des huiles et peintures, mais la thé- Quelques jours plus tard, une hausse se produisit, rébentine a beaucoup perdu de 1 élan qu elle avait pris il basée sur les rapports excellents du gouvernement au y a quelques jours.Cuirs et Peaux.—Le marché est relativement tran- sujet des récoltes, et sur de nombreuses rumeurs de dividendes par les compagnies de chemins de fer; quille, tout en maintenant ses prix.Il ne s’est encore cependant, le marché de Montréal est de-vendu que peu de laines, le prix de la laine lavée meuré inactif, en dépit de toutes ces bonnes nouvelles étant actuellement de 22 cents, alors qu’il était de 18 et quand Montréal est inactif, tous les spéculateurs cents à l’ouverture de la saison 1904.Les peaux sont gardent leur stock pendant la baisse de New York, et très rares et chères, ce fait étant dû surtout à la baisse attendent la hausse.Cependant, ces jours derniers, la situation a paru Grains, Epiceries et Comestibles.—Les grains sont en s’améliorer.On dit que les chemins de fer et autres va-baisse depuis quelques jours, il en est de même delà leurs industrielles jouissent d’une situation financière bien meilleure qu’eu 1902, lors de la hausse mémorable, alors que l’argent sur demande était à 10 et 20 p.c.Aujourd’hui, l’argent est facile entre 2 et 3 p.c.On ne croit donc pas que l’inactivité actuelle soit bien durable, et on s’attend même qu’une fois l’élan donné, on verra des prix plus élevés que même en 1902.Les aciéries et hauts fourneaux déploient une activité extraordinaire : La production de Mai de la U.S.Steel Co dépassera 2,000,000 de tonnes, ce qui serait un record, la compagnie atteignant ainsi 98 p.c.de sa capacité.Parmi les industries canadiennes, la Dominion Goal, a beaucoup amélioré sa situation par la réorganisation de ses finances.Sa nouvelle émission de stock et de bons a été plus de trois fois couverte, à Boston, en Angleterre et au Canada.* Le Montreal Cotton qui, depuis des mois était resté stationnaire, est remonté, cette semaine, de 98 à 105, puis à 108, 111, 115 et 119.subie sur le marché des Etats-Unis.farine, et le marché n’a subi aucun changement important depuis le mois dernier.L’épicerie a éprouvé, elle aussi, la bonne influence de la réouverture de la navigation, et a déjà commencé ses opérations d’exportation qui ne peuvent maintenant que progresser.Les sucres et les mélasses ont subi dans leurs prix une baisse de deux cents.Le marché au fromage a ouvert à 11 cents et 11 cents et demi.La première exportation de fromage de l’année s’est effectuée dans la première semaine de Mai, et s'est élevée à 10,890 boîtes ; les prix se relèvent peu à peu, à mesure qu’avance la saison.Le beurre a vu tomber, lui aussi, ses prix élevés, la saison avançant, et les arrivages se produisant avec plus de facilité. 67 Somme toute, la situation, en général, n’est pas mauvaise, pour un avenir immédiat, mais sur le marché de New-York, elle est fort dangereuse.Voici maintenant notre tableau mensuel des valeurs les plus importantes cotées en Bourse de Montréal, leur cours actuel, le dernier dividende annuel ainsi que le revenu pour cent basé sur le cours'actuel : Cours Dernier Revenu actuel, dividende, pourcent.Impressions Commerciales et Artistiques — en Hoir et en Couleurs Valeurs Cartes, Circulaires, Affiches, Livrets, Canadian Pacific Railway Montreal Street Toronto Detroit United Twin City R.T.Co.Mackay pfd.Montreal Light, Heat & Power Co.Dominion Coal pfd.N.S.Steel Common.“ pfd.Montreal Telegraph Co.Bell Telephone Co.Ogilvie Milling Co.pfd.Montreal Cotton Co.Bank of Montreal.Molsons Bank.Merchants Bank.Banque d’Hochelaga 6 4.02 149 220 10 4.54 4.76 105 $ CATALOGUES 88 4.54 4 113 4.42 5 Brochures, Journaux, Revues, En-têtes de Lettres et de Comptes, Enveloppes, Etiquettes, Etc.5.47 73 4 4.39 91 4 6.95 115 8 Reliure 62 6 9.67 63 8 12.69 8 5.03 159 8 5.16 155 138 7 5.07 .119 9 7.56 Civre$=Blancs en tous genres 3.91 255 10 à des prix qui méritent considération.Demandez-nous une soumission avant de placer votre prochaine commande d’impressions ou de Reliure.3.94 228 9 172 7 4.06 7 5.10 137 Phone, Main, 1656.THE Montreal Printing & Publishing Co., Ltd, 42, Place Jac.-Cartier, Montreal, TRANSPORTS ET NAVIGATION A Transports.—Une délégation d’hommes d’affaires de Pile du Prince Edouard a présenté, ces jours derniers, aux ministres fédéraux une requête demandant la construction d’un tunnel entre Pile du Prince Edouard et le Nouveau Brunswick.Ce tunnel, qui relierait Carlton Head à Money Point, aurait une longueur de six milles et demi, soit environ 10 kilomètres et demi, et coûterait environ cinquante millions de francs.L’Ile du Prince Edouard avait été z jusqu’ici reliée au continent par une ligne de bateaux, mais le service de ceux-ci n’a jamais pu se faire d’une façon satisfaisante, les glaces leur causant des dommages pour lesquels au-delà d’un million de dollars ont déjà été payés en réclamations de tous genres.Durant l’hiver dernier qui fut particulièrement rigoureux, Pile du Prince Edouard fut, pen dant 59 jours, privée de toute communication avec le continent.Le gouvernement fédéral a promis d'étudier cet important projet, pendant de celui qui établira bientôt un pont gigantesque entre Pile du Cap Breton et la Nouvelle Ecosse.On annonce aussi pour le mois de juin prochain le commencement des travaux du Grand-Tronc-Pacifique, dont la construction ajoutera 3,500 milles, soit LA SOCIÉTÉ D’ADMINISTRATION GÉNÉRALE Montréal, Canada, Spécialité de placements au Canada ACHAT ET VENTE DE VALEURS CANADIENNES.Fon 1s d’Etat,obligations municipales, valeurs industrielles.(Chemins de fer, Tramways, Compagnies d’éclairage, gaz, électricité, mines.) Achats et ve »te de propriétés foncières du Canada, réception et trans mission des coupons, dividendes, intérêts loyer, etc.Administration d’immeubles, garde de titres ; Coffres forts.CONSEIL D’ADMINISTRATION.Docteur E.PERSILLIER LACHAPELLE, Chevalier de la légion d’Hon-ncur, administrateur du Crédit Foncier Franco-Canadien, commissaire-censeur de la Banque Provinciale, Ivlontréa , Président.RODOLPHE FORGET, de la maison L.J.Forget & Co., Agents de change, Montréal.Second Vice-Président de la Montréal Light Heat & Power Co.Vice-President.Honorable J.A.OUIMET, juge de la Cour du Banc du Roi, Vice-Président du Crédit Foncier Franco-Canadien, administrateur de la Banque d’Epargne Montréal.Honorable CHAS.E.DeLORIMIER, juge à la Cour Supérieure, Montréal.Honorable DAMIEN ROLLAND.Membre du Conseil Législatif, administrateur, de la Banque d’Hochelaga, Montréal.J.O.GRAVEL, commissaire-censeur du Crédit Foncier Franco-Canadien.Montréal.A.E.deLORJMIER, Avocat, con eiller du Roi, Montréal.JOSEPH ROBILLARD, Négociant Montréal.MARTIAL CHEVALIER, Directeur général du Crédit Foncier Franco-Canadien, conseiller du commerce extérieur, Montréal.C.A.GIROUX, Directeur delà Banque d’Hochelaga, Montréal.Renseignements fournis gratuitement.Secrétaire, J.THEO.LECLERC, 30 rue t.Jacques, Montréal, Canada G8 INAUGURATION DE LA LIGNE DIRECTE près de 5,700 kilomètres de voie ferrée aux 19,000 milles, environ 30,600 kilomètres déjà en opération au Canada.La réalisation de ce grand travail donnera de l’emploi à 20,000 personnes ; elle nécessitera 10,500, 000 donnants, 1,232,000 rails, et 42,000,000 de fiches.La ligne une fois terminée, son exploitation exigera 500 locomotives, coûtant 75,000 francs l’une, 30,000 wagons à marchandises, coûtant 3,500 francs chaccn, et 500 wagons à voyageurs, valant chacun 50,000 francs.Les autres accessoires, ponts, clôtures, sémaphores, entraîneront une dépense de plus de 20,000 francs par mille, enfin la seule ligne télégraphique à établir le long de la voie coûtera près de 4,000,000 de francs.Le Congrès des chemins de fer vient de terminer ses travaux dont le “Railway Age” a déjà publié en anglais et en français, plusieurs des comptes-rendus, dont voici quelques extraits :* “Il y a 80 ans, la voie ferrée n’existait pas ; il y a 50 ans, ces chemins étaient à peine connus.Aujourd’hui, 550,000 milles de voies principales couvrent le globe, longueur capable d’encercler le globe terrestre bien des fois.Et cent mille locomotives distribuent les personnes et les choses dans tous les pays.“Par la porte largement ouverte du Congrès, les maîtres distingués de la science des chemins de fer, de toutes les nations se sont rencontrés.“Ici nulle barrière n’a besoin d'être renversée, car les constructeurs et les directeurs de chemins de fer du globe, ont, depuis longtemps, des rapports cordiaux, et échangent mutuellement le fruit de leurs connaissances pour le bien de l’humanité.Le chemin de fer ne s’arrête pas aux barrières nationales.La locomotive est le serviteur du globe, le précurseur de la paix internationale et du progrès.” Cette grande assemblée internationale qui sera certainement considérée comme un des plus grands événements économiques du commencement du XXe siècle, était présidée, en l’absence de M.Roosevelt, par M.Fairbanks, Vice-Président des Etats-Unis.Navigation —Le Board of Trade de Montréal a tenu, le 19 avril dernier une importante réunion cours de laquelle il a décidé de renouveler ses instances auprès du gouvernement pour demander la franchise du port de Montréal.Le Conseil est d’avis que les taux de quaiage et autres frais et charges du port de Montréal sont opposés aux intérêts du Port de la ville.Un mouvement semblable s’est produit à Québec.La Chambre de Commerce a décidé d’envoyer gouvernement fédéral, un mémoire relatant tous les avantages du port de Québec, qui est ouvert huit mois par année, et demandant que ce port soit fait port libre.Montréal a reçu dans son port le premier navire de la nouvelle Ligne directe établie entre la France et le Canada.Le “Samartian” qui est un navire de 4,000 tonneaux, a quitté le Havre le 24 avril, au jour et à l’heure préalablement fixés, et est arrivé à Montréal le 11 mai, après un excellent voyage.Le navire avait à son bord 269 passagers de seconde et de troisième classe, dont la moitié étaient français, sur la liste de ces derniers, nous avons remarqué le nom de M.A.Vigne, fils de l’amiral français dont la visite à Montréal, il y a quelques années, a laissé en cette ville de si bons souvenirs.La traversée a été excellente, on n’a pas eu à déplorer de la maladie parmi les passagers, et une température superbe a favorisé le voyage, du premier au dernier jour.Le “Samartian” a quitté le Havre avec un bon chargement, et il y a toute raison de croire que les navires subséquents ne seront nullement embarrassés pour se procurer la quantité de fret dont ils auront besoin.Les habitués de notre port connaissent bien ce navire qui, depuis quelques années déjà faisait le service entre Montréal et Liverpool ; le confort qu’il offre aux voyageurs, de même que ses qualités nautiques seront bientôt appréciés de nos amis de France.Du reste parler de l’un, c’est parler de tous ceux que la Compagnie Allan a désignés pour desservir la nouvelle Ligne, et nous avons pleine confiance dans la longue expérience de cette Compagnie pour nous donner les qualités de service qui ont toujours fait défaut aux entreprises précédentes : le confort, la vitesse et l’exactitude dans les départs.Elle a, du reste, pour arriver à ces heureux résultats, des atouts que n’ont point toujours eu dans leur jeu les compagnies qui l’ont précédée : capitaux, organisation puisssante, compétence absolue et nombre de navires suffisant.au Le commerce français ne sera pas long, du reste, à s'en apercevoir, et encouragera, nous en sommes sûrs, cette ligne appelée à devenir un facteur important dans le resserrement des liens qui unissent le Canada à la Mère-Patrie.Comme nous l’avons déjà annoncé dans notre numéro de Mars, les départs des navires de la Ligne Directe Franco Canadienne se feront maintenant régulièrement du Hâvre tous les quatorze jours, le lundi, pour Québec et Montréal.au 69 AU CANADA !.régler les différends qui ne se tranchaient, jadis, qu’à coups de sabres ou de fusils, n’était, certes, pis de nature à l’entraver, ni à le ralentir, ce mouvement salutaire.Pour le Canada, surtout, en outre des affinités de sang, les échanges scientifiques, artistiques et littéraires, que les quinze dernières années accrurent en fréquence et en intimité, V “ entente cordiale,” chaque jour fortifiée par les évènements qui se précipitent de par le large monde, l’intallation, le développement de grandes entreprises françaises, à Anticosti, dans le “ Far North,” à Montréal même, et, finalement, la création d’une double ligne de vapeurs reliant directement les deux Pays, justifient amplement le regain d’intérêt et de sympathies qui se manifeste actuellement entre la Vieille France et la Nouvelle.Une fois de plus, nous pouvons constater, ici, l’influence primordiale de 1’ “intellectualité” sur la marche de l’humanité.Si les membres agissent, c’est la tête qui commande.A quoi bon ergoter ou protester 1 L’homme de pensée prépare l’homme d'action.Parfois, il est vrai, celui-ci se greffe sur celui-là.Tel est le cas de M.Richard Waddington, qui, non content d’être un industriel de valeur, est.encore un lettré et un historien de marque.Académien normand, et président de sa Chambre de Commerce, il unit supérieurement la pratique à la théorie.Il ouvre le chemin tout grand à 1’ “esprit nouveau”, qui doit signaler notre XXème siècle par des conquêtes inouïes, où financiers, industriels et commerçants formeront les gros bataillons mis en branle par l’état-major des éco-mistes, politiques et “socialistes”,—nous donnons à ce mot son sens le plus complet et le plus relevé, dont les partis l’ont dépouillé, si fâcheusement, au cours de leurs luttes fratricides.—Sans ternir l’éclat de ses devanciers, à Dieu ne plaise ! il saura, par là, notre siècle, à nous, se placer à la hauteur des plus illustres, aÿons-en confiance, la ferme confiance !.Et, pour ne pas ruisseler de sang, les pages qu’il ajoutera de franc cœur à l’histoire de notre race n’en seront pas moins sublimes.N’en doutons pas, encore un coup !.Aux exploits guerriers, que M.Richard Waddington nous retrace en historien, en témoin ému, aux heures noires et rouges, qui sonnèrent pour nous, hélas !.plus souvent qu’à leur tour, tant au XXème siècle qu’au XVII lème siècle,—comme le fait remarquer judicieusement M.Henri Paulme, dans sa réponse à l’éminent récipiendaire à l’Académie rouennaise,—feront suite les victoires pacifiques dont l’Alliance française nous donne certain avant goût, aux Etats-Unis, par exemple, et que la superbe Angleterre, elle même, en la personne de son souverain clairvoyant et bienfaisant, s’apprête à nous L’air est au Canada, cette année, dans nos “ Vieux Pays ” !.Après les brillantes esquisses de M.Robert de Caix, dans les “ Débats ” et dans les “ Questions diplomatiques et coloniales ; ” après les lucides précis de M.Augustin Léger, dans le “ Correspondant; ’’après les considérations, moins accessibles, peut être, à certains esprits chatouilleux, mais également substantiels et littéraires, de M.Couchoud, dans sa récente conférence ; sans parler des écrits et des dits par lesquels M.Ferdinand Brunetière et M.René Doumic, M.Gaston Deschamps et M.Jules Huret, ou l’abbé Vignot?encore, nous font “Passer du grave au doux, du plaisant au sévère sans nous arrêter même aux consultations plus superficielles et insignifiantes les unés que les autres, dont le “ Canada ” nous publiait toute une série, ces temps derniers ; sans appuyer davantage sur les fantaisies retentissantes à divers titres d’un Carbonneau, “bras seur d’affaires,” “ écumeur de bourses” et “ champion d’impudeur,” ou d’un Loïc de Lobel, chevalier d’industrie “ nouveau siècle,” qui, délaissant sa Belgique au profit de notre France, y mendie quelque emploi, le matin, pour se retrouver, le soir, en Balthazar d’entre le Conservatoire et les Folies Bergères ; et puis, qui,prenant son vol, en famille, s’abat sur le Yukon et l’Alaska, vendant des crayons pèse lettres au mineur de Dawson, ou du whisky, dans les vapeurs duquel il conçoit cette chimère “ julesvernes-que ” d’un pont sur le détroit de Behring, ou d’un tunnel sous ledit, pour livrer passage au phénomène des phénomènes : le Paris-New-York, destiné à éclipser irrévocablement le cap au Caire de John Bull, ain si que l’attestent sa “ conférence en Sorbonne” et les vues mirobolantes dont il illustre les “ papiers publics ” des deux Mondes, aux frais des gogos de France, qu’il se vante d’avoir soulagés de tous les milliards qu’il a voulus !.Pardon du rapprochement !.Voici M.Richard Waddington, en attendant d’autres, qui s’annoncent de toutes parts, et nombreux, et sérieux, aussi bien, Dieu merci !.Et d’abord, à quoi tient cette résurrection d’un sentiment que beaucoup croyaient mort à jamais dans nos cœurs, tant de Canadiens que de Français î.Trente-cinq années de paix européenne ont contraint les nations métropolitaines à chercher dans les arts, le commerce et l’industrie l’exutoire que réclame l’accumulation constante de leurs énergies.Les meilleurs progrès accomplis dans les voies et moyens de transports accéléraient ce mouvement universel.Et l’appréciation de plus eu plus générale du recours aux “tarifs,” aux “ arbitrages,” aux “ accords ” pour 70 LES GROUPEMENTS COMMERCIAUX reconnaître sur un champ bien autrement vaste encore.Et le précepte de Flaubert, que nous rappelle M.Henri Pauline, se complétera,—plus sûrement et plus efficacement que l’article du Code par l’introduction de l’amour obligatoire qu’y propose un facétieux mortel,—“Bien penser afin de bien écrire”.et de bien, voire de mieux agir !.Oui, de plus en plus, le commerce et l’industrie se mueront en “arts et sciences”, selon le mot du président-académicien Magner au président-commerçant Jean Rondeaux, que cite M.Henri Pauline, remplissant le même office auprès de M.Richard Wadding-ton, un demi-siècle plus tard.Oui, V “homme d’affaires” deviendra, chaque jour, le zélateur plus intrépide de la “Chose publique”, l’un doublant l’autre avec autant de puissance que la “petite Patrie” double la grande, pour continuer nos emprunts au distingué président de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen.Et, c’est un charme, eu vérité, que de l’accompagner ainsi !.Ne nous révèle-t-il pas, d’aventure, un nouveau Wallon, à nous, fervent du vieux Maître, un Wallon, notre confrère en Chambre de Commerce, alors que nous le voyions jamais dans ce sombre Institut, dont il était l’un des plus vénérables piliers ?.A nous, enfin, qui luttons encore plus pour l’honneur que pour les honneurs ou que pour la fortune même, à nous, exilés avec l’esprit de retour le plus impatient, quelles délices que de l’entendre chanter cet hymne à la Patrie, de Louis Bouilhet : “La Patrie !.Il me semble que.c’est des victoires glorieuses, des défaites héroïques, de beaux exemples de sacrifices et de vertus.c’est des cathédrales, des palais, des tombeaux.c’est des paysages que l’on a vus enfant, et d’autres, qui, plus tard, ont encadré des jours de joie et de tristesse.c’est des choses intimes, des souvenirs, des traditions, des coutumes ; c’est une vieille chanson, un vieux proverbe ; c’est une rose, qui s’appelle “La France” ; c’est une assiette peinte.que sais-je ?.Mais, oui, la Patrie, c’est tout cela.et bien d’autres choses encore !.” Français canadiens, quoique nous en ayons, la Patrie, c’est le drapeau qui résume toutes nos grandeurs, toutes nos servitudes.Et le voir flotter sur tous les édifices de la Nouvelle France, vainqueur, sans cesse, de l’infidélité, de la perfidie, de l’impiété, suffit à relever nos courages, mollissants mais non point abattus par la longueur et la violence des efforts.Car, avec M.Henri Pauline et M.Richard Waddington, et malgré tout, nous estimons que nous sommes de ces “privilégiés que n’effraie point, outre mesure, cet état de “transition violente”,—si nous pouvons ainsi dire,—d’où, quand la crise, douloureuse, certes, aura pris fin, sortira une période, longue,—espérons-le pour nos enfants !—de calme et de développement régulier.” Notre Bulletin du mois de Mars dernier contenait un article au sujet de la possibilté de trouver au Canada, et à Montréal en particulier, des compatriotes capables d’y représenter efficacement des groupements de maisons françaises qui leur confieraient leur carte.Depuis la publication de cet article, nous avons reçu un nombre assez considérable de lettres de négociants français, les uns donnant leur adhésion complète aux groupements commerciaux préconisés par notre Chambre, les autres exposant leurs idées sur l’organisation et le fonctionnement de ces groupements.Nous avons pris dans cette dernière catégorie de correspondances tout ce qui paraissait pouvoir être utile au développement de notre entreprise, et nous ne refusons les lumières de personne pour éclairer notre chemin.Cependant, comme dit le vieux proverbe : “ Autant de têtes, autant d’opinions” ; nous ne discuterons pas la manière de voir de chacun, le format même de notre Bulletin nous interdisant ce genre de débats dont nous ne voyons pas même l’utilité.Toutefois, il est deux points sur lesquels nous voulons attirer aujourd’hui l’attention des correspondants qui ont bien voulu nous exprimer leurs sentiments sur les Groupements Commerciaux.Le premier de ces points est l’inquiétude où semble avoir jeté plusieurs de ces Messieurs un mot sorti de notre plume, quand nous avons écrit que “nous pouvons placer à la tête de ces catégories un jeune homme pris parmi ceux que nous avons à notre disposition, honnête, ayant de bonnes références, actif, bien qualifié, et dont les connaissances commerciales s’appliquent aux marchandises comprises dans sa catégorie”.C’est ce mot jeune qui a effrayé quelques-uns de nos correspondants qui ont tout de suite vu en lui le synonyme de “inexpérimenté, sans souplesse, sans diplomatie”.Pourtant, il nous semble que les autres qualités que nous réclamons dans les représentants que nous offrons, compensent bien un peu ce vilain défaut de la jeunesse.Toutefois, qu’on se rassure, nous n’avons pas que des jeunes gens à recommander, nous avons des hommes mûris par l’expérience, des hommes d’affaires, ayant déjà, depuis plusieurs années, étudié le marché du pays, et capables d’y représenter convenablement les maisons avec lesquelles nous les mettrons en relations.Qu’on veuille donc bien comprendre que notre Chambre sera la première intéressée à ne recommander comme représentants que des hommes qui pourront, comme tels, travailler sérieusement en faveur des marques qui leur seront confiées.Le second point que nous désirons relever est celui de la rémunération du Représentant. 71 vous vouliez exploiter est d’un revenu trop faible pour vous risquer à en payer l’exploitation, est-ce à dire que ce rapport ne vous aura été d’aucune utilité ?S’il vous déclare que le terrain où vous avez fait pratiquer des sondages est trop faible pour supporter l’édifice que vous aviez rêvé d’y construire, estimerez-vous que vous ne devez rien à l’homme qui vous aura épargné la douleur de voir s’écrouler de lui-même v.otre édifice élevé sur un terrain mal préparé ! Et le prix de son rapport ne sera-t-il pas infiniment au-dessous de la perte qu’il vous aura empêché de subir ?Voilà, nous semble-t-il, le point de vue auquel devraient se placer les maisons françaises ; l’argent qu’elles consacreront à se créer un bon représentant en pays étranger, et à le payer raisonnablement, est un risque c’est vrai, mais c’est un bon risque, au même titre que le capital qu’on a placé dans la construction d’un magasin qui a entraîné souvent bien des frais et bien des dépenses d’entretien, avant de s’être payé lui-même, et d’avoir été pour son propriétaire une source de revenus, et quelquefois, de fortune.Tous admettent l’utilité de ce représentant, croient qu’il leur rendra de réels services, sont prêts même à lui allouer un tant pour cent sur ses ventes, mais pas plus que cela, ayant horreur de toute allocation fixe destinée à payer les frais d’installation, de Bureau, de voyage, de réclame, en un mot de fonctionnement du Représentant qui travaillera pour eux au Canada.En d’autres termes, ils paieront le mécanicien qui fera marcher la machine, mais quantau charbondestinéà alimenter celle-ci, et sans lequel elle ne peut fonctionner, quant aux dépenses d’entretien et d’usure, non pas : le mécani cien les paiera lui-même ! Heureux si on ne le rend pas responsable des accidents survenus en cours de route ! Eh bien, qu’il nous soit permis de dire que voilà un mauvais calcul, dont la comparaison ci-dessus peint bien, il nous semble, l’iniquité.D’abord, ce n’est un secret pour personne que celui qui fait de la représentation n’a, généralement, pas de capital, puisqu’il se met au service des autres ; il a donc besoin de travailler et pour lui et pour eux.Or, si nous voulons qu’il puisse travailler effectivement pour nous, faisons en sorte qu’il puisse bien travailler pour lui, débarrassons son attention des préoccupations personnelles, si nous voulons qu’il la consacre tout entière aux préoccupations de nos propres intérêts.Il ne s’agit point ici d’une demande particulière d’un agent en pays étranger, qui profite de son éloignement pour soutirer de ses commettants un “fixe” aussi élevé que possible.Il s’agit d’un corps de négociants français qui connaissent le Canada, qui voient qu’il y a des affaires à conclure ici, et qui crient à leurs compatriotes : “Voilà le chemin à suivre.Il vous paraîtra peut-être raboteux, pour commencer, mais c’est le seul qui peut vous conduire au but.” Des frais considérables d’installation, de réclame et autres attendent le représentant qui veut placer une marque quelconque sur le marché de ce pays ; ce n’est donc pas à la légère que nous avons demandé pour lui une subvention annuelle, mais persuadés que nous sommes que c’est là une des conditions essentielles de son établissement, et de son bon fonctionnement.Et en supposant que les efforts faits par une maison de commerce pour se fonder ici une agence, n’aient produit aucun résultat pécuniaire, serait-ce à dire pour cela que ces efforts aient été entièrement perdus pour elle ! Vous envoyez un ingénieur examiner une mine que vous voulez exploiter, ou faire des sondages sur un terrain où vous désirez bâtir : le laisserez-vous sans rémunération tant que durera son travail, sous prétexte que son temps et ses études ne vous ont encore rien rapporté ?Et si une fois ses travaux terminés, cet ingénieur vous fait un rapport tendant à conclure que la mine que LA CONFERENCE DE M.COUCHOUD Le mois dernier, un journal de Montréal, publiait un article de son correspondant de Paris, au sujet d'une conférence sur le Canada, faite en Sorbonne, par M.Couchoud, dont il épelait le nom : Couchond.Sur la foi de cet article, publié par un journal qui passe pour bien renseigné, nous avons nous-mêmes manifesté dans notre Bulletin les idées qu’avaient fait naître en nous les exagérations attribuées à M.Couchoud.Cependant, comme il nous semblait surprenant qu’un écrivain sérieux eut pu tomber dans de telles erreurs, et y induire ses lecteurs et auditeurs, nous nous sommes mis en communication avec M.Couchoud qui nous a répondu en protestant contre l’article en question, qu’il qualifie de “désobligeant” et
de

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