Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1908, Novembre
QUINZIÈME ANNÉE Novembre 1908 No 183 BULLETIN MENSUEL - PUBLIÉ PAR LA Chambre de Commerce Française mm M®wTww&m io francs par an.Prix d’Abonnement Adressez toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTRÉAL, Canada.BOARD OF TRADE BUILDING, Chambres 229 et 230 “ GALLIA " Montréal.SIÈGE DE.LA CHAMBRE : BOARD OF TRADE BUILDING, Chambres 229 et 230 nvcoKrœzî.B-Â-i-, Lés Bureaux sont ouverts de 8 heures % à midi et de 1 à 6 heures Adresse pour câblogrammes : CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL fÎNNEE 190 8 Président d'Honneur : — M.J.de LOYNES, Consul Général de France dans la Puissance du Canada.Bureau : Président.—M.C.A.CHOUILLOU, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Importations et Expor tâtions 14, Place Royale, Montréal.Vice-Président.—M.GEORGES des ETANGS, Agriculteur, Distillateur, Beauhamois, et 670 rue Sherbrooke Ouest, Montréal.Secrétaire.^!!.A.F.RE VOL, Directeur de la Maison Perrin Frères & Oie, Manufacturiers et Importateurs da Gants, Mark Fisher Bldg.Montréal.' Trésorier.—M.J.SALONE, de la Maison Revillon Frères, de Paris.134 rue McGill, Montréal.G.VENNAT, O.B.D’AOUST, E.GALIBERT, .J.de SIEYES,.A.TARUT, G.HUSSON Conseillers.—MM.H.JONAS, M.CHEVALIER, C.A.CHOUILLOÜ, G.des ETANGS, ' A.F.REVOL, G.VENNAT.Conseil d’Arbitrage.—E.GALIBERT, M.CHEVALIER, O.B.D’AOUST, F.GALIBERT, R JONAS, J.de SIÉYÈS, J.SALONE, A.TARUT, J !' Avocat-Conseil.—F.J.BISAILLON, C.R., de la Société Bisaillon & Brossard, avocats, 11, Côte de la Place d’Armes, Montréal PUBLIE PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE Dp MONTREAL AVANTAGES OFFERTS par la Chambre de Commerce Française de Montréal à ses Membres Adhérents.Etablie dans la métropole industrielle et commerciale du Canada qui offre de si vastes débouchés à l’Exportation Française, la Chambre de Commerce Française de Montréal est en état d’offrir à ses Membres Adhérents les avantages qui suivent : Elle les renseigne d’une façon impartiale et gratuite sur les affaires de chacune des provinces de ce pays, leurs institutions financières, les maisons de commerce qui y sont établies, et le genre d’affaires qui s’y traitent.Elle les met au courant de tous les changements qui peuvent survenir dans le tarif des douanes, et leur fournit, à demande, les explications dont ils peuvent avoir besoin sur l’application des lois et règlements douaniers.Elle les renseigne sur les voies de communications intérieures et extérieures de ce pays, et leurs tarifs particuliers.' Elle les met en correspondance avec des agents recommandables qui puissent les représenter avantageusement sur le marché canadien.Elle leur envoie gratuitement des informations particulières sur la moralité et la solvabilité des maisons ou des commerçants avec lesquels ils désirent se mettre en relations.Elle accepte l’arbitrage dans les cas difficiles, évitant à ses Membres Adhérents des mesures judiciaires toujours coûteuses et difficiles à prendre en pays étranger.Elle met en rapport les maisons françaises productrices avec les maisons consommatrices de ce pays, et réciproquement.Elle leur fait le service gratuit de son Bulletin, véritable correspondance mensuelle, dont elle met ainsi les lecteurs au courant de tout ce qui se passe d’important au Canada, au point de vue commercial.Dans ce Bulletin paraissent les noms, raisons sociales et adresses des Membres Adhérents, ce qui leur constitue une excellente publicité.Afin de faire connaître rapidement leurs produits en ce pays, elle insère gratuitement, et ce dans trois numéros du présent Bulletin, une annonce d’un huitième de page.Le dit Bulletin étant répandu au Canada à un grand nombre d’exemplaires, cette publicité produit de féconds résultats.Enfin, des arrangements spéciaux avec le Rapport Commercial du Gouvernement Canadien et avec un grand nombre de journaux français et anglais de ce pays, lui permettent de faire paraître simultanément sur tous les points commerciaux du Canada des demandes de représentations ou d’agences commerciales.Tels sont quelques-uns des nombreux avantages offerts par la Chambre aux négociants qui veulent bien se joindre à elle comme Membres Adhérents.Que leur demande-t-elle en retour de services de ce genre, et dont l’importance n'échappera à personne ?Une minime cotisation dont elle laisse chacun libre de fixer le montant, mais dont le minimum est de 25 francs par an.C’est là tout ce qu’elle demande, dans le seul but de pouvoir continuer à aider nos compatriotes à se créer à l’étranger des relations qui leur soient profitables, et d’ouvrir ainsi de nouvelles voie» A l’exportation des produits français.Tarif des annonces de notre Bulletin Mensuel.Pour une année—12 Insertions En raison de l'augmentation considérable du tirage de notre numéro dont nos annonceurs sont destines à.bénéficier, le tarif des annonces k l’année est modifié commue suit : 1 Page .750 france 270 franco 160 “ 100 “ 1 Colonne 450 t 250 i " i 125 i “ à QUINZIÈME ANNÉE Novembre 1908 No 183 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA Chambre de Commerce Française mm Mmw'gmm&m io francs par an.Prix d’Abonnement SOMMAIRE : Avis à nos correspondants.—Procès-verbaux des Séances des 1er, 15 et 29 Octobre.—Revue Commerciale.—Chronique financière.— Transports et Navigation—Echanges Franco-Canadiens.—L’avenir du Commerce Franco-Canadien.— Les taxes sur les voyageurs de commerce au Canada.—Cotton industry in France.—L’automobile au Canada.—Nouvelles et informations.-Avis aux Membres Adhérents.—Trade inquiries.—Cours gratuits.Lecture de la Correspondance.Révision des Statuts de la Chambre.Procès-verbal : Avis à nos correspondants Le procès-verbal de la dernière séance est lu et Nous donnons la publicité de notre Bulletin aux demandes de représentations ou offres de services qui nous sont achressées.Le rôle de la Chambre de Commerce se bcrrne pour toutes ces indications à mettre en rapport les intéressés sans engager sa responsabilité.idopté.Election d’un membre adhérent : M.M.Gamand, Caziez & Cie, Usine du Petit Saint-Jean, Teinture, Filature & Retorderie de Laine, à Amiens, demandent leur inscription parmi les Membres Adhérents de notre Chambre.Ils sont admis à l’unanimité.Lecture de la Correspondance : Pendant la quinzaine écoulée la Chambre a reçu 49 lettres et en a expédié 45.Cette correspondance comprend notamment : Une demande d’adhésion de MM.Gamand Caziez & Co., d’Amiens.Une démission de la Maison Dessandier & Cie de Jarnac—Cognac.Sept demandes de renseignements de notoriété.Deux lettres relatives à des litiges.Trois lettres de comptabilité.Trois lettres relatives au cours d’Anglais.Neuf relatives au Bulletin et à sa publicité.Dix demandes de représentants et de renseignements divers sur les débouchés offerts au Canada aux graisseurs pour machines, aux vins et cognac, aux cuirs de Mazamet, etc.Un industriel de Roubaix nous a demandé des O Séance du ier Octobre 1908 La séance est ouverte à 3 h.45 par M.C.A Chouillou, Président.Sont présents : MM.J.de Loynes, consul général de France, Président d’Honneur ; J.Baker, Agent consulaire de France à Trois-Rivières, Menbre d’Honneur ; A.F.Révol, Secrétaire ; H.Jonas, M.Chevalier, G Husson, C.Galibert, M.M.F.Bourdil de Paris et Aude-bert de Cognac, de passage à Montréal, invités.M.S.d’Halewyn, vice-consul de France, empêché, s’était fait excuser.Ordre du jour : Lecture du procès-verbal de la dernière séance, Election d’un Membre Adhérent. 146 renseignements sur la culture du lin et la fabrication de la toile au Canada.Un herbager normand nous entretient d'un projet d’importation en France de bestiaux canadiens pied.Séance du 15 Octobre 1908 sur La Séance est ouverte à 3 hrs 45 par M.C.A.Chouillou, Président.Sont présents ; MM.J.de Loynes, Consul-Général de France, Président d’Honneur ; C.R.des Isles, Mem-Enfin, nous avons écrit à nouveau, ainsi qu’il était bre d’Honneur; A.F.Revol, Secrétaire ; J.Salone,Trésorier; M.Chevalier, J.de Sieyes, H.Jonas, G.Vennat, G.Husson, L.Fontanel.Un fabricant de produits pharmaceutiques demande des renseignements douaniers ainsi que la ligne de conduite à suivre pour faire déposer sa marque au Canada.convenu, au Président de la Chambre Syndicale des Fabricants de Conserves Alimentaires pour lui demander ce qui avait été décidé par cette Compagnie Ordre du jour : au sujet de la réponse à opposer aux prétentions des fabricants canadiens de conserves de petits pois.M.Balcer veut bien nous communiquer les adresses de deux maisons canadiennes s’intéressant spécialement à la question de l’exportation des Bestiaux.M.Bourdil se met à la disposition de la Chambre pour signaler à ses amis de Normandie les possibilités d affaires dans cet ordre d’idées M.Bourdil pourrait adopté, entrer utilement en rapports avec un de triotes de Montreal fort bien documenté à ce sujet.M.Chouillou constatant ensuite que les Statuts de la Chambre, tels qu’ils sont actuellement rédigés, contiennent un grand nombre d’articles inutiles, propose à la Chambre d’en effectuer la révision" et de mer une commission à cet effet.Lecture du procès-verbal de la dernière séance.Lecture de la Correspondance.Election de Membres Actifs et Adhérents.Révision des Statuts de la Chambre.Procès-verbal : Le Procès-verbal de la dernière séance est lu et nos compa- Correspondance : Pendant la quinzaine écoulée, la Chambre 39 lettres et en a expédié 37.Cette correspondance comprend notamment : a reçu quatre demandes d’adhésion de M.A.E.Lelong et du Contentieux Européen à Paris, de MM.Ferrand, Renaud & Cie à Lyon, et de Venoge & Cie, à Epernay.Une démission émanant delà maison Crouzet-Hil-debrand, fonderie de cloches à Louviers.Le Président souhaite ensuite la bienvenue à nos Cinq demandes de renseignements de notoriété deux compatriotes invités à cette séance : Trois lettres relatives à des litiges.M; T.Bourdil qui nous est adressé par M.Jules Deux lettres de correspondants de notre Chambre Siegfned et par la Chambre de Commerce de Paris, à Rouen et à Lille nous avisant avoir reçu la visite de est de passage au Canada pour affaires personnelles M.Marque!, alias Mo nier, qui a cherché à les et pour y étudier en même temps la situation écono- Deux lettres mique générale.nom- Sur la proposition de M.Chouillou M.Chevalier en est nommé Président; il sera assisté de M.Jonas, et de M.Revol comme secrétaire.escroquer.reçues aujourd’hui même nous font part de l’arrestation à Lille de cet individu.Audebert, représentant d’une Maison de Co- Un agent de Québec nous demande de le mettre en gnac, s interesse tout spécialement à la question de la rapports, pour les représenter, avec des Exportateurs con re açon des marques françaises à l’étranger.Français d’articles de modes et de fantaisie La Chambre apprenant au moment de se séparer, la récente nomination comme Officier du Nicham If-tikhar de M.Balcer, Membre d’honneur de notre Chambre, agent consulaire de France à Trois-Rivières, lui adresse ses sincères félicitations.La séance suite levée à 4.45 h.Une demande de renseignements sur les mines, d’amiante au Canada.Une sur le tarif douanier canadien.Six demandes d’agents représentants du Canada pour des maisons françaises de vinaigre d’Orléans, de Cognac, de Rhum, de papiers spéciaux pour architectes, ingénieurs, etc.Un grand couturier parisien demande à entrer est en- en rap- 1 147 ports avec les couturières de renom à Montréal, les grandes maisons de nouveautés, et directement même avec la clientèle particulière élégante au Canada.Un exportateur de rubans, soieries, gants et généralement de tous articles de la région de Lyon serait également désireux de s’aboucher avec une bonne maison de représentation à Montréal.Une nouvelle Société parisienne nous prie de faire connaître son organisation lui permettant de rendre de mombreux services d’ordre pratique aux voyageurs de passage à Paris.M.Chouillou invite les Membres présents a procéder à l’élection, au scrutin secret, de plusieurs Membres Actifs de notre Chambre.Après dépouillement du scrutin par le Secrétaire, M.Revol, sont déclarés élus M.M.J.R.Genin, A.Goblet, F.Lebailly, J.Her-bout, J.Duchastel de Montrouge, R.Pasquin, E.Mon-dehard et Jos.d’Halewyn.Election de Membres Adhérents : Séance du 29 Octobre 1908 La séance est ouverte à 4 heures par M.C.A.Chouil-lou, Président.Sont présents : MM.J.de Loynes, Consul Général de France, Président d’Honneur : Schwob et C.R.des Isles, Membres d’Honneur : Revol, Secrétaire, H.Jonas, M.Chevalier, J.de Sieyes, G.Vennat, C.Galibert, G.Husson, A.Coblet, F.Lebaily.Etaient invités, MM.Bourdil et le Dr Schmitt.Ordre du jour : Lecture du procès-verbal de la dernière Séance.Lecture de la Correspondance, Election de Membres Adhérents, Révision des Statuts de la Chambre.La Chambre a reçu des demandes d’adhésion de la part de MM.: A.E.Lelong, Robes, Manteaux, Traînes de Cour Trousseaux, Lingerie, l8 Place de la Madeleine à Paris Le Contentieux Européen, (A.Salmon & Cie) Renseignements commerciaux, Recouvrements de Créances, 31 rue Lafayette, Paris.Ferrand, Renaud & Cie, Manufacture de Pâtes Alimentaires, 94 Cours Gambetta à Lyon, De Venoge & Cie, Vins de Champagne, à Eper-nay, A.Audebert de la Société des Propriétaires Vini-coles de Cognac, représentant général pour le Canada 192 rue St-Hubert, à Montréal.Ces cinq nouvelles adhésions sont acceptées à l’unanimité.M.Chouillou annonce ensuite à la Chambre qu’il avait espéré voir assister à cette séance M.Marcel Dubois, prof, de Géographie Coloniale à la Sorbonne, de passage à Montréal.Des engagements antérieurs n’ayant pas permis à notre compatriote d’accepter cette invitation, la Chambre se réunira prochainement pour le recevoir, si la date de son départ Procès-verbal : Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Correspondance : Pendant la quinzaine écoulée la Chambre a reçu 71 lettres et en a expédié 69.Cette correspondance comprend notamment : Quatre demandes d’adhésion nouvelles.Sept demandes de renseignements de notoriété.Une lettre relative à un litige.Deux lettres de comptabilité.Une relative au tarif douanier canadien.Six communications au sujet des escroqueries commises en France par l’individu se faisant appeler Monier et Marquet.Dix-sept lettres de maisons françaises désireuses de se munir de représentants au Canada, et demandant des renseignements sur les débouchés offerts aux mousselines de Tarare, aux soieries et rubans, aux rideaux et stores, aux ceintures de fantaisie, cotons à coudre, toiles simili-peau pour doublures de chaussures, aux légumes secs, farines, amandes, moutarde, cognac, vins, huiles, etc.Trois demandes sont afférentes à l’exportation canadienne des salaisons ; des onglons, sabots, cornes pour la fabrication des peignes, et des cèdres blancs pour la fabrication des crayons.Une maison de Mazamet s’offre à acheter des laines et cuirots pour compte d’importateurs canadiens, etc.Election de Membres Adhérents : La Chambre a reçu des demandes d’adhésion de la part des maisons suivantes : le permet.D’autre part, les Membres de la Chambre de Commerce Française de Montréal sont informés qu’une reception ouverte aura lieu le lendemain 16 octobre au Club St-Denis, en l’honneur du sympathique Conférencier de la ‘ Société pour l’avancement des sciences et des Arts au Canada.Un banquet lui sera offert à l’Hotel Viger samedi soir 17 octobre.M.Chevalier donne ensuite lecture des statuts de la Chambre modifiés par la commisson nommée à cet effet : les changements intervenus sont discutés un à un ; et le texte définitif sera arrêté après nouvelle lecture à la prochaine séance.L’avocat-conseil de notre Chambre pourra être d’ici là consulté sur certains points.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 5.30 heures. 148 M.A.Delieuvin, fabricant de rideaux, stores, brise-bise, linge de table, à Luxeuil, et -3 rue d’Uzès à Paris.M.Marquise, manufacturier de crayons, portemines et porte-plumes à St-Paul en Jarez (Loire).M.Albert Cochard, manufacturier de soieries et a- Bureau d’accueil : M.Chouillou rend ensuite hommage au zèle avec lequel M.M.Tarut & Revol se sont dévoués personnellement pour l’administration du Bureau d’accueil toujo accablé de demandes de la part de nos compatriotes sans emplois.ura gent acheteur, II, Place Croix-Paquet à Lyon.Léon Milliand & Cie vin., mousseux, à Saint-Péray M.I arut qui a quitté Montreal et M.de Crèvecœur à qui ses occupations ne permettent pas de collaborer activement à ses travaux, ont envoyé leur démission de membres du Comité d’organisation.Dans ces conditions, M.Chouillou pense qu’il serait préférable de rattacher simplement le Bureau d’Accueil à la Chambre dont il serait l’un des services ; quelques-uns des membres actifs pourraient s’en occuper à tour de rôle pendant une quinzaine, en venant à la Chambre deux ou trois fois par semaine pour y recevoir, conseiller et guider les nouveaux venus en ce pays.De ce fait, les intéressés pourraient profiter des relations personnelles d’un plus grand nombre de membres, et le cercle de (Ardèche) Ces maisons sont admises à l’unanimité des voix.M.Chouillou donne ensuite lecture d’une lettre de M.Beaulieu, de St-Jérome qui demande à notre Chambre des renseignements tendant à faciliter l’importation au Canada de fils de soie artificielle, d’origine Belge, destinés à la fabrication canadienne d’articles en soie artificielle.La Chambre du District de Montréal a reçu la même demande et paraît mieux qualifiée que la nôtre pour y répondre : il n’appartient pas, en effet, à notre Compagnie de donner à l’intéressé des indications de nature à favoriser l’importation de matières d’origine belge, devant servir à fabriquer au Canada des articles qui viendraient concurrencer sur le marché les soieries d’importation française.Il sera répondu dans ce sens à M.Beaulieu.nos relations s’élargissant, les résultats pratiques en pourraient être grandement améliorés.ces La Chambre approuvant pleinement cette façon de penser et acceptant avec plaisir les propositions qui lui sont faites par plusieurs de joint au Comité du Bureau d’Accueil MM.C.Galibert, A.Goblet et F.Lebailly.M.Revol fait alors Révision des Statuts : membres présents, ad- ses M.Chevalier soumet à nouveau à l’attention de collègues les articles des statuts relatifs aux attributions de la Chambre et à la nomination des Membres Actifs : la rédaction des premiers articles gagnerait en précision à s’inspirer des textes adoptés notamment par la Chambre de Commerce Française de Madrid, elle sera modifiée en conséquence.Après une nouvelle discussion de l’article relatif au recrutement des Membres Actifs, il est décidé que les statuts autoriseront l’admission éventuelle de tout citoyen français domicilié à Montréal depuis an au moins, les candidats devront adresser au Président une demande par écrit contresignée de deux Membres Actifs, agissant comme parrains.ses remarquer que les dépenses effectuées par le Bureau d’Accueil atteignent à ce jour chiffre dépassant de $25 la somme de $50 précédemment mise à sa disposition par la Chambre et il demande à cette dernière de voter un nouveau subside de $25 pour couvrir les frais supplémentaires dont il s’agit.Cette dépense est aussitôt ratifiée par un vote favorable.un Propagande : un Dans une précédente séance, M.Chouillou avait in sisté sur la nécessité de faire de la propagande d attirer 1 attention des exportateurs français sur le marché canadien et d’augmenter le nombre des Memb Adhérents à notre Chambre.A cet effet un travail a été préparé sur l’avenir du Commerce Franco-Canadi 11 sera adressé avec une lettre demandant l’insertion à que en vue Le Conseil de la Chambre statuera sur la validité de la candidature et les noms des candidats acceptés p ce dernier, figureront sur res ai- les lettres de convocation invitant les Membres Actifs à la séance à laquelle devra avoir lieu le vote.en.300 journaux environ en France, et il est à souhaiter cette tentative nouvelle porte ses fruits.La Chambre s’entretient ensuite du traité de Commerce Franco-Canadien ; tous expriment le désir de voir enfin ratifier cet accord par le Sénat français, mais Ion estime qu il serait juste de voir le gouvernement canadien accorder à la France quelques La commission de révision des statuts est alors torisée à arrêter, d’accord avec le Conseil de la Chambre, la rédaction dans ce sens des statuts nouveaux ; ces derniers seront imprimés et distribués aux Membres actifs de la Chambre qui les approuveront régulièrement de leur vote à la prochaine séance.au- conces- iJ 149 Revue Commerciale siona.Il serait tout d’abord désirable de voir dénoncer le traité Suisse dont l’existence non signalée au cours des négociations "modifie profondément l’intérêt des avantages réservés aux soieries et rubans français.Avant de lever la séance, M.Chouillou se dit heureux de saluer la présence de deux des nouveaux membres actifs de notre Chambre, et il espère que les autres ne tarderont pas à venir prendre part à nos délibérations.Les conditions du commerce en général s’améliorent grandement depuis que les agitations causées par la lutte électorale ont cessé et tout semble indiquer une saison d’hiver plus favorable.La température plus froide a donné aussi de l’essor à la vente des marchandises de saison.Dans l’alimentation, le commerce d’épiceries est satisfaisant.Les commandes qui viennent d’un peu partout sont bonnes et encourageantes.On s’attend à une hausse dans les prix des fruits et légumes de conserves.Les vins, les cidres et les bières importés d’Allemagne Vont subir une hausse dans leurs prix au pays d’origine, par suites des taxes que l’Allemagne va imposer sur ces produits.Les producteurs de vins et de cidres français devraient prendre note de cette situation.Une dépêche de Paris à Londres dit que le gouvernement français aurait reçu une demande des négociants intéressés à l’effet de mettre l’embargo sur le saumon gelé.D’autre part, la pêche au saumon n’a pas été très productive.Il faut s’attendre à des surprises dans les prix du saumon en conserves.Les produits de la laiterie et de la ferme se vendent à un taux très encourageant.Dans le commerce d’ameublement, on a de fortes commandes, spécialement dans les tapis, linoleums, L’approche des fêtes est une des principales causes de l’augmentation dans cette branche de commerce.Dans les nouveautés, le commerce est actif.Dans les fourrures, les grandes maisons de détail escomptent une saison meilleure que celle de l’an dernier.La dépression commerciale qui s’est produite dans tous les pays a eu sa répercussion pénible sur le rendement des douanes.La diminution moyenne mensuelle des recettes est d’environ $340,000 comparées à celles de l’année dernière.La séance est levée à 5.45 heures.v %* v *?* *1* v *1* v v ‘?•X##***X0***i4 v v v v 0 FROMAGE DE ROQUEFORT [AVEYRON] Société des Caves et Producteurs Réunis Membre de la Chambre de Commerce Française de Montréal.La plus ancienne et la meilleur marque.WITH THE BEE 8001 H 4 U 1 G.2 IMPORTED DIRECT FROM FRANCE A .1 V3B “ALLAN” Le receveur des douanes a déclaré hier que cette diminution n’est que la conséquence de la dépression commerciale, des brouillards et des fumées qui ont entravé la marche des navires sur le Saint-Laurent.Service direct le Havre-Montréal Départs tous les 8 jours & & FRET A DES PRIX TRES REDUITS Passage en 2ième classe à partir de fr.225 1907 $1,237,005 1,280,752 1,334,026 1,277,112 1,558,075 1,545,678 1908 $1,129,092 1,179,147 1,147,978 908,990 1,021,211 1,060,325 Janvier Février-Mars .Avril .PITT & SSOTT Mai 1 Agents à Paris 47 Rue CAMBON Juin 150 Juin .Juillet .Août., Sept., Octobre Juillet .Août.Septembre Octobre .1,646,512 1,512,180 1,345,999 1,458,420 121,366,912 113,589,767 123,804,681 142,256,696 121 677,231 137,507,656 129,443,676 125,063,591 140,602,161 146.794,999 1,065,077 1,104,645 1,049,526 1,090,000 $14,195,759' $10,755,991 Le rapport de la Compagnie des Tramways, de Montréal annonce que les recettes dépassent les dépenses de plus d’un million de dollars.Un dividende de 10% a été déclaré.Pour en revenir aux banques, disons quelles ont augmentation d’encaissement en espèces et en billets fédéraux de plus de $3,650,000, dont $600,000 environ pour les espèces Les balances dues aux banques, soit par leurs agences, soit par d’autres banques à l’étranger, sont de $3,400,000 environ.En général, on pent dire que les banques incorporées ont augmenté dans d’assez fortes proportions leur actif réalisable ; toutefois les prêts à demande à l’étranger font exception, et on note près de trois millions de diminution.¦O' Chronique Financière une L’activité commence à renaître et la situation financière du Canada apparaît sous des couleurs rantes.assez rassu- Un convoi de 13 wagons, transportant 670 tonnes d’argent des régions de Cobalt, a été expédié ce mois-ci par le Grand Tronc.Le mouvement de spéculation sur les mines est plus grand que jamais.Les actions de Cobalt se négocient d’ailleurs avec beaucoup d’activité.Dans le commencement de ce mois, une vente s’est négociée à la bourse d Toronto de 1,989,719 actions de ces mines dont la valeur totalisée est de $1,343,432 Les ventes se sont réparties comme suit : 373,700 Temiskaming .284,872 240,900 214,250 174,725 120,906 113,300 107,442 98,900 51,450 51,050 25,430 33,692 27,560 26,350 10,200 6,250 Les prêts et escomptes au commerce ne montrent plus les mêmes écarts.La Banque de Montréal présentera en Décembre son rapport à ses actionnaires et paiera son dividende trimestriel de p.c.le 1er décembre.La situation des valeurs canadiennes était la suivante à la date du 2 novembre : V Beaver $166,348.00 454,123.82 239,521.29 67,598.87 109,176.99 78,401.20 22,618.46 49,994.61 94,464.86 111,934.50 13,556.50 42.696.00 6,775.41 43,671.76 16.605.00 3,040.00 918.87 Ch.-Ferland Rochester.Nova Scotia.Foster.Silver Leaf.Little Nip.Peterson.Crown Reserve.Amalgamated Silver Queen Cobalt Lake.Tretheway.Cobalt Central .Elkhart.La Rose.Dernier cours Divi- Rapport dende p.c.Bell Telephone.C.P.R.Dont.Coal com.Dorn.Coal pi'd.Halifax Street.Mont.Street.Toronto Street Ry.Twin City R.T.Co., Illinois Trac.pfd.Lake of Woods com.do pref.Montreal Power.Montreal Telegraph.Montreal Cotton.Minn., St.Paul & Soo.Mackay com.do pref.Ogilvies pfd.R.& O.Nav.Co.Shawl nigan W.& P.Co Banques : Commerce.Montreal.Molsons.Merchants .137 8 584 176 7 3.98 48 4 8 33 93 7 7.53 104 6 5.77 198 10 5.05 105 6 5.71 92 5 5.43 88 6 6.82 95 6 6 32 116 7 6.03 106 6 5.66 Les operations de la Chambre des compensations de Montréal, du mois d’octobre, indiquent une diminution de $6,000,000.La diminution des dix mois écoulés de l’année est de $103,680,933.L’état mensuel des opérations se lit comme suit : Janvier Février Mars.Avril.Mai.135 8 5.93 112 8 7.14 124 6 4.84 75 4 5.33 70 4 5.71 114 7 6.14 73 5 6.85 76 4 5 26 $116,108,737 $123,194,689 95,031,138 107,654,009 108,282,582 125,041,649 111,092,633 117,054,598 117,650,019 135,587,776 161 8 4.97 232 10 4.31 200 10 5.00 158 8 5.06 151 Soies de Porcs blanches préparées pour Brosses et Pinceaux.Compagnie Générale Transatlantique LIGNE FRANÇAISE SERVICE DE NEW-YORK, LE HAVRE, PARIS Ancnes Maisons Martin et Largeault G.MAURY et vise versa Ligne Favorite Des Voyageurs Pour le Continent Européen, par les nouveaux Steamers à grande vitesse Paquebots Express a deux hélices LA PROVENCE, 14,744 ton., 30,000 ch.I LA LORRAINE, 11,869 ton., 22.000 ch.LA SAVOIE, 11,884 ton.22,000 ch.| LA TOURAINE, 10,000 ton.15.000 ch.à Rennes (Ille et Vilaine) France Marques “ Cochon ” et “ Coq ” Médailles Paris 1878-1889-Liège 1905-Milan (or) 1906 G.2.The right way of selling Canadian food products to wholesale French traders, write to : JOSEPH BARLES ce* Paquebots Rapides LA BRATAGNE, 8,000 ton., 9,000 ch.| LA GASCOGNE, 8,000 ton., 9,000 ch.Départs tous les jeudis de New-York.“ “ “ samedis du Havre.COMMERCIAL AGENT Commission—Import—Consignation Code A.B.C.—Telephone AGENCE GENERALE POUR LE CANADA OFFICES : 2 rue de Constantinople, Paris.Connected with France, Belgium, Switzerland.Warehouse ; Entrepôt général de Paris.Genin, Trudeau & Cie Montréal 22 Notre-Dame Ouest, Special attention will be paid to all offers from Canadian manufacturers and exporters of Canned Lobster, Bacon, Hams, Cured Meats, Canned and Preserved Goods, Canned Fruits, Vegetables, etc.wishing to open up an European Bussiness.LA BANQUE G.3.ALLAN LINE NATIONALE Service direct : Havre=-Montréal et vice FONDEE EN 1860 versa AGENT: - A.DEMOUY, Capital Réserve Nous payons l’intérêt aux déposants 4 fois l’an, à nos 43 bureaux Nous acceptons des DEPOTS de $1.00 et plus.L’Intérêt COMPTE DU JOUR DU DEPOT.Nous avons des correspondants par le monde entier et nos TRAVELLERS CHEQUES sont payables pair par tous.Notre bureau de Paris (RUE BOUDREAU, 7 SQUARE DE L’OPÉRA) offre des AVANTAGES EXCEPTIONNELS AU COMMERCE ET AU PUBLIC VOYAGEUR.Les virements de fonds, les collections, les paiements, les crédits commerciaux et les placements sont effectués en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, AUX PLUS BAS TAUX.$1,800,000.00 900,000.00 à Nantes = = 54 quai Fosse Forfaits établis et connaissements directs délivrés départ de NANTES pour le Canada et les prin- au cipales Villes des U.S.A.Importation Directe.Exportation J.DUSSAUT 6 Cie au 82 rue de Marseille, Bordeaux *»-*-!* Muscats, Malvoisie et Grands Vins Mousseux Importateurs de Conserves Canadiennes Agents sérieux seraient acceptés.G.2. 152 Transports et Navigation Echanges Franco-Canadiens Chemin de fer.—Sir Thomas Shaughnessy revient Au cours du mois de juillet 1908, les importations d’une tournée d’inspection dans l’Ouest et déclare que le d’articles français au Canada ont atteint une valeur to-C.P.R, a fait cette année un travail superbe pour le taie de $592,880 (chiffres extraits des Monthly Roports of the Department of Trade and Commerce of Canada).L’exportation vers la France des produits canadiens nique a, paraît-il, été l’un des clous de l’Exposition Ca- représente, pendant la même période, une valeur de nadienne- Plus de 30,000 visiteurs par jour ont visité $762,833.transport des grains.L’édifice du G.T.R., à l’Exposition Franco-Britan- cette partie de l’Exposition.M.Charles Hays, président de la compagnie du échanges sont les suivants : chemin de fer du Grand-Tronc-Pacifique, déclare qu’il est certain de la mise en service de la ligne entière pour 1911.Les principaux articles sur lesquels ont porté ces Importations canadiennes d’origine française Juillet 1908 de toutes provenances J uillet 1908 Juillet Juillet 1907 1907 Les trains circulent déjà entre Winnipeg et Wain- Automobiles.wright ; et au printemps deux grands tronçons des Peignes.lignes de l’Ouest seront en pleine activité.$2,275 7,120 47,003 108,628 6,222 9,854 30,001 756 Broderies de coOn a vendu pour plus de $10,000,000 de terrains ton, blanches ou dans le Nord-Ouest, à cause de la construction du G.T.P.crème.831 2,048 43,070 80,861 et des avantages qu’il doit apporter.Une combine entre Tissus de coton, les propriétaires de navires et les compagnies de chemin imprimés, teints de fer pour le transport des grains avait été sur le point ou colorés.de se former : elle a échoué pour diverses causes.L’expé- Dentelle de co-diteur de grains peut maintenant faire transporter son ton, blanche ou blé de la tête des grands lacs à Montréal pour 6| cents crème.au lieu de 7 cents le boisseau.818 2,622 178,559 376,884 3,320 31,563 82,897 Velours et pelu- Cette année, malgré la combine, soixante quinze dies de coton.10,614 3,395 61,600 95,181 pour cent de blé a été expédié par voie canadienne.Il est évident que lorsque les améliorations à la donnés.route du Saint-Laurent et aux canaux seront terminées_ Articles de fan-la majeure partie du blé américain sera aussi expédiée taisie, tresses, par voie canadienne.bracelets, cordes, Navigation.—La clôture de la navigation approche franges, glands, dans le port de Montréal.Les agences des différentes etc.lignes se préparent à gagner les stations d’hiver.On s’attend à un véritable encombrement à l’époque de fantaisie.12,801 des traversées de Noël.Rideaux confec- 2,046 4,743 21,626 40,885 4,699 3,905 27,244 44,215 Autres Articles 16,149 134,240 167,880 Dentelles fantai- La saison qui va se terminer aura été la plus impor- sie, cols en den- tante que le port de Montréal ait jamais connu.Cette telle etc importance ne pourra que s’accroître avec les améliorations consécutives du port.Pour la saison prochaine, il nous est permis d’espérer un service direct plus important avec la France et le service de Cunard de la ligne 6,464 7,587 32,437 50,399 Fruits secs et noix.Glaces, non biseautées en feuilles ou panneaux.Gants de toutes sortes.Chapeaux, bonnets et formes pour chapeaux.7,524 5,981 82,655 132,323 anglaise.26 5,155 23,702 70,820 2,838 16,243 96,177 197,071 3,370 128,313 184,939 4,185 153 Cuirs & peaux et pelleteries bru- Machines agrico- 17,572 39,358 329,167 192,171 les.Bois de pin, Sapin .Chiffres comparés des importations et des exportations entre les deux pays, pour les premiers mois de 1908 et 1907 : 359,070 24,810 tes.46,872 5,818 368,109 20,507 19,418 7,252 1,780 9,833 603,991 1,379,629 Eau minérale.Instrument s d’optique, de précision, de photographie.Parfumerie, pommades, etc.Pierres précieuses en tous genres et imitations.20,607 Rubans.Vêtements de soie.Soieries.62,924 60,412 1,021 2,696 Importations d’articles français au Canada.Du 1er janvier 1908 au 31 juillet 1908.$4.656,600 Du 1er janvier 1907 au 31 juillet 1907.5,881,180 Exportations vers la France de produits canadiens.$1,815,206 31 juillet 1907____ 816,586 23,248 36,129 13,080 5,531 77,204 68,217 99,657 60,016 506,550 165,811 Du 1er janvier 1908 au 31 juillet 1808 Du 1er janvier 1907 au 14,683 217 13,849 211,293 24,262 304,318 880 ¦o- 41,297 48,882 Velours et peluches de soie.Savon.Eau de vie.Autres spiritueux.Vins, non mousseux.L’Avenir du Commerce F ranco-Canadien 38,679 59,416 44,436 53,445 78,311 50,875 9,028 13,745 49,286 8,291 6,512 42,554 17,622 15,963 8,531 6.540 On a bien souvent reproduit et commenté cette phrase prophétique par laquelle Sir Wilfrid Laurier l’éminent Premier Ministre du Canada, a affirmé sa conviction absolue du magnifique avenir économique réser-é à son pays : “ De même, a-t-il dit, que le plus grand fait historique du siècle dernier a été le prodigieux développement des Etats Unis, celui du siècle présent sera l’extraordinaire prospérité du Canada”.De fait, la progression constante accusée par les statistiques douanières canadiennes est bien de nature à encourager dans leur opinion les plus enthousiastes partisans du plus grand Dominion.En 1897, le commerce général extérieur du Canada atteignait 250 millions de dollars, alors que sa population était d’environ cinq millions d’habitants.Dix ans plus tard en 1907, avec tout près de sept millions d’habitants son commerce général dépassait six cent douze mil.’ lions de dollars ; soit un gain de 145 pour cent et une augmentation de 2 millions d’habitants.Rien ne permet de penser que le Canada s’arrêtera en si beau chemin ; il n’est qu’à l’origine de sa richesse, de son développement économique : ses ressources agricoles et minières sont immenses,ses grande villes de l’Ouest ouvrent sans cesse de nouveaux centres à l’activité commerciale du pays ; le luxe se développe avec le bien être universel ; le flot de l’immigration monte toujours.Le chemin déjà parcouru permet d’entrevoir la route que suivra le Canada au cours des années prochaines, et il ne semble pas téméraire d’espérer que la progression des dix ans derniers se maintiendra.32,186 24,714 40,886 30,435 14,984 27,533 10,154 Vins mousseux .24,144 Pipes et articles pour fumeurs.19,164 Montres.Meubles.Vêtements confectionnés en laine ou mélangés de laine.Manteaux, pardessus et tweeds.Tissus composés en tout ou en partie de laine.86,349 162,455 Effets et vêtements de dessous 57,702 108,103 66,890 62,392 40,596 44,176 12,199 751 12,790 91 390 87,675 129,819 753 1,905 9,253 455,686 678,390 9,688.465,350 797,950 45,623 38,832 96,303 91,563 81,135 145,352 20 33 tricotés.Laine brute.Laine filée.Laines et lainages autres non dénommés.8,388 9,176 820 158 51,099 162,141 4,943 2,986 En France En tous pays Juillet Juillet 1908 Exportations Canadiennes Juillet Juillet 1908 1907 1907 Conserves de Homards $291,192 $12,260 $810,875 $445,536 154 En l8q6, le commerce canadien comparé à la po- Etats-Unis mais grâce à la puissance de notre organi-pulation de l’époque représentait une valeur annuelle sation fin a; cière, les effets en ont été bien amoindris, de 42 dollars par tête ; aujourd’hui la part moyenne revenant à chaque individu est de $93 : en suivant cette progression, le Canada sera peuplé en 1920 de 10 mil- Il s’est produit de fortes liquidations de valeurs e^ une baisse sévère dans les cotes, mais tout s’est accompli sans dérangement serieux.Le système des Banques lions d’habitants et son trafic annuel atteindra 1500 Canadiennes s’est encore une fois montré notre vrai millions de dollars.rempart en cas de difficultés.Il est très réconfortant N’est-il pas grandement temps pour la France de de penser que les Chambres de compensation opèrent au Canada dans les conditions les plus satisfaisantes.’’ De son côté, M.Jules Siegfried, parlant à la Chambre, au nom de la commission des Douanes, des rela- songer à en prendre la part qu’il convient ?Il est vrai que, dès à présent, les importations françaises au Canada représentent une valeur de $9,145,885 (année 1907) et placent notre pays au troisième fions commerciales franco-canadiennes, s’exprimait rérang des fournisseurs du Dominion : mais une telle cemment en ces termes : “ Les Canadiens doivent donc devenir nos clients, comme nous devons devenir les leurs.Notons que ce sont des clients excellents.Ils ont assez subi l’influence des Etats-Unis pour se transfor- distance nous sépare de nos concurrents plus favorisés ! Les Etats-Unis au cours de la même année ont fourni à leurs voisins du Nord pour plus de 215 millions de dollars de marchandises.La Grande- Bretagne de son côté figurait en 1907 aux importations canadiennes pour 89 millions de dollars.mer un peu et même beaucoup à leur image.Le Canadien, qui fait des bénéfices, n’est pas de ceux qui D’autre part, l’Allemagne, malgré la surtaxe doua- et des Caisses d’Eprgne, il est notoire que les canadiens nière qui lui est imposée, nous suit de près avec 7 mil- vité.Malgré les réserves importantes des Banques cherchent à s’enrichir par l’Epargne plus que par l’ac-II s’agit donc de ne pas se laisser hypnotiser par les tivité.Malgré les réserves importantes des Banques résultats déjà obtenus ; il est fort agréable de consta- et des Caisses d’Epargne, itest notoire que les canadiens ter que nos ventes évaluées en 1897 à $2,600.00 se chif.gagnant beaucoup dépensent beaucoup.Ils n’aiment frent dix ans plus tard par 9 millions de dollars, et ont pas la privation, et comme les Américains, ils tiennent par suite augmenté de 350 p.c.alors que la progression à la vie large et consomment davantage, quitte à travail-générale n’était que de 145 pour cent comme nous l’a- 1er ensuite davantage pour mettre leurs ressources à la vous vu tout à l’heure.Il importe de faire en sorte que hauteur de leurs dépenses.C’est là toute la psycho.cette marche en avant se maintienne, et qu’eu dix au- logie des pays nouveaux ; et à cet égard les cana-tres années une nouvelle avance de 350 pourcent fasse diens, même les canadiens français, sont devenus les chiffrer nos importations au Canada par 31 millions citoyens d’un pays vraiment nouveau, et demi de dollars.Et pourquoi pas ?Nous loin de compte encore avec les résultats actuellement excellente condition pour ceux qui désirent leur obtenus par la Grande Bretagne et les Etats-Unis.dre, et particulièrement pour nous Français, qui ne Mais, dira-t-on, l’exceptionnelle prospérité des an- sommes pas là-bas des étrangers ordinaires.” nées passées se maintiendra-t-elle ?La crise écono- De l’avis général, le moment était venu de faire mique actuelle n’aura-t-elle pas pour effet d’arrêter le quelque chose pour faciliter encore l’expansion des Dominion dans son essor ?Les marchandises deluxe rapports commerciaux franco - canadiens : les gou-qui constituent la grande majorité de nos articles vernements respectifs, parfaitement d’accord à d’exportation ne souffriront-elles pas plus que toutes jet, entreprirent alors, l’an passé, la préparation d’une nouvelle convention douanière.La ratification de Nous ne pensons pas que ces craintes soient fon- ce traité de commerce n’est pas sans rencontrer quel-dées : d’abord parce que le Canada s’est moins res- ques difficultés ; les intérêts en jeu sont trop senti que l’on aurait pu craindre de la crise américai- plexes pour qu’il en soit autrement, mais ne ; ensuite parce que le Canadien se crée rapidement des besoins deluxe qu’il doit satisfaire sans faire en- pays est aujourd’hui trop profondément engagé dans trer en ligne de compte la question d’économie.lions quatre cent mille dollars.Il y a donc au Canada des gens qui dépensent, sommes ven- ce su- autres de la gêne universelle ?corn.nous ne voulons pas douter du succès final ; l’intérêt des deux cette question pour qu’une solution satisfaisante n’in-A l’appui de ces deux affirmations, nous invoque- tervienne pas bientôt.Et le nouvel état de choses ne rons les témoignages du Ministre des Finances du Ca- pourra que militer encore en faveur de l’augmentation nada, et du Rapporteur de la Commission des douanes rapide de ce trafic, à la Chambredes Députés Français.Terrain favorable, rapports économiques cordiaux “On ne pouvait pas s’attendre, a dit l’Hon.M.Fiel- et avantageux, il semble que nos exportateurs n’aient ding à ce que le Canadaéchappât absolument aucontre- plus besoin, pour introduire utilement leurs articles coup d une catastrophe aussi rapprochée que celle des sur le marché canadien, que d’un peu de bonne volon- 155 té, que d’efforts personnels et suivis.Encore ne sont-ils pas abandonnés à eux-mêmes pour l’étude préalable de la question et la mise en contact avec les intermédiaires locaux.La Chambre de Commerce Française de Montréal, 230 Board of Trade Building à Montréal, se tient à la disposition de tous les exportateurs français ; son dévouement aux intérêts de notre pays est bien connu et les services qu’elle a été à même de rendre déjà, sont la meilleure preuve de l’efficacité de son intervention.Nous ne saurions trop engager les intéressés à s’adresser à elle en toute occasion, et tout porte à penser que seront bien inspirés ceux-là qui ne tarderont pas davantage à aborder le marché canadien.Notre opinion, comme celles de Sir Wilfrid Laurier, de l’honorable Fielding, de M.Jacques Siegfried, ci-dessus exprimées, est celle de tous ceux qui ont étudié la question.M.Edmond Théry, à son tour, après une fort intéressante étude publiée au commencement de cette année dans L’Economiste Européen, terminait par cette conclusion qui sera la nôtre et vaut d’être méditée : “Il semble bien, écrivait-il, que dans l’ordre économique, on puisse prédire à l’immense Dominion une place enviée parmi les grands pays du monde.” taxes sur les voyageurs n’existent plus, mais le commerce des boissons alcooliques n’est permis qu’au porteur d’une licence, alors même qu’il s’agirait simplement de prendre des ordres, pour compte d’une maison non licenciée dans la province, voire même parfois dans la municipalité visitée.Les exportateurs français de vins et spiritueux, disposés à faire visiter le Dominion, ont par suite le plus grand intérêt à connaître les conditions auxquelles sont légalement possibles ces voyages, et ils trouveront ci-dessous un abrégé des règlements actuellement en vigueur dans chaque Province.Ainsi que nous le disions plus haut, la Province de Vile du Prince Edouard est la seule qui impose une taxe aux voyageurs de commerce ; ce droit néanmoins est différent selon que les ventes faites ou les ordres pris portent ou non sur desjboissons alcooliques : les voyageurs ne s’occupant pas de vins, liqueurs, etc.sont soumis à une taxe annuelle de vingt dollars ; ceux faisant le commerce des spiritueux doivent payer deux cents dollars.Contre versement de ces sommes, le Trésorier Provincial remet aux intéressés une licence les autorisant à exercer en personne leur profession, dans les limites de la Province, pendant une période d’une née, à dater du jour où la dite licence a été délivrée.Les voyageurs qui ne se soumettraient pas à cette obligation seraient passibles, pour chaque contravention, d’une amende de deux cents dollars.En Nouvelle Ecosse, il n’existe aucune taxe provinciale sur les voyageurs de commerce étrangers.Ceux prenant des ordres pour compte d’une maison de boissons spiritueuses ou fermentées, sont mis, dans la ville de Halifax, au paiement d’une licence personnelle de 200 dollars.Cette licence est valable du 1er mai d’une année au 30 avril de l’année suivante.Chaque contravention à ce règlement peut entraîner une condamnation à cent dollars d’amende ou à un mois de prison.Au Nouveau-Brunswick, les voyageurs de commerce étrangers peuvent obtenir, moyennant le versement de cent dollars, une licence valable pendant un an à dater du 1er mai.Cette licence les autorise à vendre des vins et liqueurs aux Négociants en gros licenciés dans la Province, à condition que le voyageur n’ait pas de marchandises en stock et que les importations se fassent directement du pays d’origine dans la Province même.Le Gouvernement de la Province de Québec n’exige le paiement d’aucune taxe, par les voyageurs de merce étrangers, si ce n’est pour la vente des liqueurs et boissons spiritueuses.Dans ce dernier cas les yageurs doivent se munir d’une licence annuelle et personnelle, les autorisant à vendre sur échantillons ou à commission, par quantité d’au moins deux gallons an- 4- Les taxes sur les voyageurs de commerce au Canada Au cours de l’année dernière, les Gouvernements des différentes Provinces Canadiennes, exception faite de celui de l’Ile du Prince-Edouard, ont aboli les taxes auxquelles devaient autrefois se soumettre les voyageurs de commerce étrangers, pour pouvoir se livrer à leur profession.Sans doute cette détermination a grandement facilité les rapports extérieurs du Dominion, entravés jusqu’alors non seulement par les dépenses supplémentaires occasionnées par ces taxes aux voyageurs, mais encore par les formalités auxquelles ces derniers étaient astreints.Il ne s’agissait pas en effet, d’une déclaration et d’un débours uniques autorisant les intéressés à circuler et travailler des rives de l’Atlantique à celles du Pacifique ; avec chaque province variait la législation, et par suite le montant des droits à acquitter.Aujourd’hui seules quelques municipalités se sont réservé le droit de taxer les voyageurs : elles en usent d’ailleurs très rarement et de façon fort discrète.Malheureusement, il serait erroné de penser que nos compatriotes sont tous aujourd’hui sans restriction, en droit de faire acte de commerce au Canada : les sou- com- vo- 156 (le gallon impérial mesure 4 litre, 5434), ou d’une dou- douzaine de bouteilles d’une pinte et demie ou encore de zaine de bouteilles d’au moins une chopine ; cette deux douzaines de bouteilles de trois quarts de pinte, licence est valable, pour la Province, du 1er mai de chaque année au 30 avril de l’année suivante : elle n’est fractionnable que sur autorisation spéciale, rarement accordée, et seulement dans le cas d’un premier voyage d’essai.Le droit annuel afférent à cette licence est de Ces licences, dont le coût est de $210, prennent fin le 30 juin de chaque année.En Colombie Britannique, en dehors des taxes municipales qui peuvent se présenter, les voyageurs de commerce ne sont soumis à la licence provinciale que p >ur la vente des boissons alcooliques ou fermentées et des tabacs.350 dollars, à condition que le porteur de la licence n’ait aucune marchandise en stock dans la Province, même en entrepôt de douane.Si le porteur de licence détient un stock de marchandises, il doit payer le (1er juillet même droit que les négociants en gros de la ville où (1er janvier Cette licence est accordée pour une période d’un an au 30 juin), ou pour une période de six mois au 30 juin, ou 1er juillet au 31 décembre).se trouve son dépôt, soit : Cinq cent cinquante dollars dans la cité de Mon- $100 pour six mois.Elles ne donnent droit qu’à la prise d’ordres sur échantillons, sans possession de marchandises en stock dans la Province.Le coût de cette licence est de $200 pour un an ou de tréal.Quatre cent cinquante dollars dans la cité de Québec.Ces licences sont établies non pas au nom d’une maison de commerce, mais à celui du voyageur lui-même ; le Ministre des Finances peut toutefois autoriser le transfert d’une licence au nom d’un autre agent pour la fin d’une période d’un an ou de 6 mois à courir, si l’on peut prouver que le premier titulaire est dans l’impossibilité absolue d’utiliser la dite licence.Trois cent cinquante dollars dans toute autre cité.D’après la loi actuellement appliquée dans la Province d’Ontario, les voyageurs de maisons étrangères à la Province peuvent prendre des ordres, pour livraison future, sans qu'il leur soit utile de se munir de licence, à condition qu’ils n’aient en stock, sur le territoire de la province, aucune boisson alcoolique.Dans le Manitoba, certaines municipalités taxent les voyageurs, mais les règlements provinciaux ne prévoient de licences que pour la vente des vins et spiritueux ; la licence provinciale pour la vente des boissons alcooliques ne se confond pas avec les licences municipales, s’il y a lieu.La licence spéciale aux voyageurs de commerce autorise ces derniers à prendres des ordres dans tout le Manitoba, pourvu qu’aucun stock n’existe dans la Province, à moins que ce stock appartienne à une maison licenciée au Canada, et que les livraisons se fassent uniquement à des maisons licenciées.D’autre part, les voyageurs ne sont pas tenus à la licence, s’ils ont un agent licencié résidant à poste fixe dans la Province, et par l’intermédiaire duquel peuvent passer les ordres et s’effectuer les livraisons.Tels sont les principaux règlements provinciaux auxquels doivent se soumettre les voyageurs en vins et spiritueux.Encore l’observance des dits règlements ne leur donne-t-elle pas un droit absolu et complet d’exercer leur profession dans toute l’étendue de chaque province.Certaines municipalités, voire même des comtés entiers, mettant en application,sur leurs territoires,le “Canada Temperance Act,” interdisent purement et simple- Cette licence personnelle donne lieu à la percept! d’un droit annuel de 300 dollars ; toutefois, la licence ment tout trafic, toute vente, tout transport même de boissons alcooliques, d’un point à un autre de leur territoire on peut n’être prise que pour une partie de l’année et le montant de la taxe est alors proportionnel au temps tant à courir.Le “ Canada Temperance Act ” a force de loi notamment dans une notable partie du Nouveau-Brunswick, Dans la Province de Saskatchewan, tout voyageur spécialement le district de Moncton, ainsi que dans certain nombre de municipalités du Manitoba.res- un de commerce ou agent sollicitant des ordres pour maison de spiritueux, doit être muni d’une licence une En ce qui concerne les échantillons accompagnant le voyageur de commerce étranger, ils sont soumis, à l’en-L’Attorney Général de Y Alberta et des Territoires trée au Canada, aux mêmes droits de douane que les du Nord-Ouest peut accorder aux voyageurs de merce une licence leur donnant le droit de prendre des fois que ces échantillons soient sans valeur commerciale ordres pour des boissons alcooliques ; mais cette licence et de vente impossible.per- sonnelle dont le coût est de 210 dollars.marchandises similaires destinées à la vente, à moins toute- co ni- ne les autorise pas à conserver des marchandises en stock sur le territoire.Toutefois, la nouvelle convention de commerce entre En outre, la quantité minimum de la France et le Canada, actuellement soumise à la rati-chaque transaction doit être de cinq gallons d’une fication du Sénat français, modifie fort heureusement la ou 157 législation actuelle, ainsi qu’il resuite de l’article XIV, dont on trouvera ci-dessous le texte : “ Les produits passibles de droits et servant de modèles ou d’échantillons, qui seront introduits au Canada ou en France, en Algérie, dans les Colonies, etc., par les voyageurs ou représentants de commerce, seront admis moyennant versement des droits, lesquels seront remboursés après réexportation.Ce régime fonctionnera sous les conditions de la législation respective de chaque pays.Le délai de réexportation des modèles ou des échantillons ne pourra dépasser douze mois.” L’automobile au Canada L’usage des voitures automobiles "n’a guère mencé à s’implanter sérieusement com- Canada que depuis au quatre ou cinq ans ; la vente a pris toutefois qui a quelque peu surpris ceux un essor mêmes qui se livrent à ce commerce ; on pensait que le petit nombre des routes et l’état précaire de la plupart d’entre elles nuiraient à l’automobilisme.On ajoutait en outre que la longueur des hivers ne permettrait aux chauffeurs de sortir pendant sept ou huit mois de l’année.Ces difficultés ne que sont que trop réelles, et l’on doit les faire entrer en ligne de compte, lorsque l’on envisage l’avenir réservé à l’au tomobile au Canada.Cotton Industry in France Néanmoins, le désir de posséder une machine l’emporte bien souvent sur toute autre considération, et de fait l’on estime aujourd’hui à plus de quinze cents le nombre d’automobiles en usage dans le Dominion.On peut repartir approximativement ainsi qu’il suit ce chiffre global : France ranks fifth in the manufacture, but third in the export of cotton goods.In 1907 France exported cotton yarn to the extent of $3,183,537, and cotton goods to the extent of $56,681,583, or a total export of manufactures of cotton of $62,865,120.The average value of the raw cotton imported into France in 1907 was 12,08 cents a pound, and the average value of the goods manufactured therefrom and exported was 42.54 cents a pound.French textiles are supposed-to be especially distinguished by of the cultivated taste of their makers, and this is true of the finer grades of goods.One would therefore expect to find a high average value of export goods, but the actual average is lower than that of Germany, and of course much lower than that of Switzerland, which leads in this line.This fact if due to the circumstance that Germany and Switzerland ship mainly to Europe and the United States, while French manufacturers cater in a large measure to the cheap taste of their colonies and protectorates.Environ .500 voitures.350 à 400 voitures .300 200 Toronto.Montréal.Ottawa.Winnipeg.Québec.Vancouver .Autres villes 50 reason 25 150 Au début, les machines américaines à bon marché ont été achetées en grand nombre ; il semble quelles se soient montrées insuffisamment résistantes, et la faveur du public ne tarda pas à aller aux voitures d’une traction plus soignée.On trouve au Canada des voitures de toutes cons- marques.mais les plus répandues sont celles de Darracq, Clément, Humber, Cadillac, Ford, Pierce, Buick, Olds-mobile, Chatham, Comet, Russell.Le type le mieux adapté aux conditions du pays paraît être le suivant : moteur à deux cylindres, avec chassis construit spécialement pour le pays, ressorts très forts, très gros pneumatiques, voie de 1 mètre 40 environ.Moteurs opposés horizontaux, quelquefois encore placés sous la carrosserie ; valves commandées ; nombre de révolutions plutôt faible ; changement de vitesse planétaire, genre Bozier.Un autre modèle intéressant serait celui-ci : Voiture à quatre cylindres ; moteur sous VIN DE CHAMPAGNE L.GUILLEMART DIZY-EPERNAY (MARNE) Demande maison importatrice de liqueurs pour la vente de Canada.—Conditions avantageuses ou fabrique ses vins au le capot avant ; vitesse à train baladeur ; trois vitesses et quelquefois seulement deux ; bobines à trembleurs, toujours mulateurs, quelquefois magneto ou dynamo.accu- G.i. 158 Les moteurs, qui sont tous à essence, peuvent se diviser en moteurs de 16, 24 et 40 chevaux.Les modèles de carosserie préférés sont la carosserie ouverte et le tonneau “ Roi des Belges.” Les voitures Européennes présentent généralement les trois désavantages suivants : lo.Les voitures légères n’ont pas la largeur régulière leur permettant de prendre les deux ornières dans les mauvais chemins, dans le sable et la neige.2o.Les barres d’accouplement de la direction, l’essieu avant, le carter du moteur, le volant et le différentiel sont toujours situés beaucoup trop bas et raclent le sol ou sont exposés à des chocs dangereux contre les roches demi enfoncées dans la route.3o.Enfin les maisons françaises font en général preuve d’une grande lenteur pour l’exécution des commandes de pièces de rechange.La réputation quelles se sont faites à ce sujet est habilement exploitée par la la concurrence américaine.Ce dernier point est très important car lorsqu’on ne roule que du 15 Mai au premier Octobre on n’aime pas voir sa voiture immobilisée pendant trois mois en attendant un pignon.Ainsi que nous le disions au début, le nombre des bons chemins canadiens est malheureusement très limité; on peut évaluer approximativement la longueur des tes macadamisées à cent cinquante milles (environ 200 kilomètres).Mais si les chemins sont durs et fatigants pour les machines, ils sont en somme praticables, et les touristes, passant partout, viennent sans grandes difficultés de New-York à Toronto, Montréal, Québec, etc.Cette difficulté des communications n’ayant pas été assez forte pour arrêter l’essor de l’automobilisme, favorise contraire en quelque sorte ce commerce ; la route use beaucoup : réparateurs et vendeurs en profitent.Dans ces conditions l’automobile devait plus que partout ailleurs être un sport de luxe; mais les américains fortunés ont tous l’amour et le besoin du luxe.Ils éprouvent alors facilement le désir de revendre leur voiture pour avoir mieux, s’ils peuvent s’offrir mieux, et de ce fait les machines passant de main en main changent fréquemment de propriétaires.Il semble que le marché canadien puisse rapidement devenir intéressant aussi pour les voitures de livraison et les camions automobiles.11 y a lieu d’ajouter cependant que la vente s’est fortement ressentie cette année de la situation économique générale ; la plupart des agents ont eu beaucoup de difficulté à se débarrasser des voitures qu’ils avaient en stock, quelques acheteurs de l’an passé auxquels un crédit partiel avait été accordé ont même renvoyé cette année leur voitures faute de pouvoir acquitter le solde de leur dette.Ce malaise ne saurait être d’ailleurs que passager ; la situation s’améliore déjà, et une reprise générale des affaires ne saurait tarder.Pour introduire au Canada une marque d’automobile, il est indispensable d’y montrer des modèles de voitures.Nous disions plus liant que les Canadiens se laissent tenter facilement : du moins ne succombent-ils à la tentation qu’à bon escient, et après avoir vu de leurs yeux.C’est ainsi que des voitures françaises de marques très connues et de réputation universelle, ont roulé pendant un an entre les mains d’agents pourtant compétents et bien placés, sans trouver acheteurs ; dès la seconde année cependant, les amateurs reconnaissaient la valeur éprouvée des modèles en question, les ventes devenaient faciles et les résultats satisfaisants.Il ne faut pas omettre de signaler l’importance sidérable de la publicité dans ces pays du Nord Amérique, les constructeurs Américains n’ont garde de négliger cette chance de succès, et ils paraissent s’en être bien trouvés : deux revues sportives spéciales sont publiées à Toronto, et paraissent désignées à cet effet, le “Motoring” et le “ Canadian Motor ” ; il faut signaler également le “ Rod & Gun ” de Woodstock (Ont.), ainsi que les j naux quotidiens de Montréal “La Patrie” et “La Presse.’’ Les expositions d’automobiles annuellement organisées à Toronto au mois de Mars et à Montréal en Avril, sont d’excellentes occasions pour les constructeurs français de montrer leurs modèles ; ces expositions, toujours brillantes, sont visitées très régulièrement par tous les automobilistes et les amateurs de sports du pays.Les voitures étrangères prenant part à ces expositions ne paient les droits de douane (35 p.c.ad valorem) qu’en cas de vente.L’exposition du printemps dernier, organisée les auspices de l’Automobile Club du Canada, a été tout particulièrement remarquée : on n’y comptait malbeu -reusement que deux ou trois exposants français.Au contraire, toute occasion de réclame est habilement saisie par nos concurrents locaux : c’est ainsi les journaux de Montréal ont fait la description et l’éloge d’une voiture très luxueuse mise à la disposition du Prince de Galles, durant son séjour à Québec, à l’occasion des fêtes du troisième centenaire de cette ville.Cette automobile a été construite à Montréal par la “Cornet Motor Company”.Quelques-unes des pièces ont été importées des meilleurs ateliers français et anglais ; la carrosserie a été faite sur place.C’est une machine à quatre cylindres, d’une force de 30 chevaux, pouvant atteindre une vitesse de 50 milles à l’heure.Les maisons françaises demandent parfois à leurs con- our- rou- au sous que 159 agents à l’étranger d’acheter ferme à leur compte, à des sirable.Durant la même période, 1,226 personnes se prix de faveur, il est vrai, une ou deux voitures desti- sont vu l’entrée refusée aux Etats-Unis, nées à leur permettre de faire connaître et de lancer une marque: cette façon de procéder n’est plus possible aujourd’hui au Canada, et l’envoi de voitures en consignation paraît nécessaire.Le choix d’un représentant devient par suite très délicat et nécessite des précautions particulières.* * * L’hon.sénateur Dandurand est parti pour l’Europe, et il,va à Londres, Gênes et Paris.A Gênes, il prendra les dispositions nécessaires pour le prochain Congrès International de la Paix, qui doit avoir lieu à Ottawa ; à Paris, le sénateur s’occuperait du traité Franco-Canadien.o * * * Cours gratuits d’Anglais M.Louis Gillet, chargé de cours de littérature française à l’Université Laval, est de retour de vacances qu’il a été passer en France.Le sujet des “Mercredis” du distingué conférencier sera l’histoire et la critique des historiens français, notamment ceux du XIX siècle.ses Les cours ont lieu deux fois par semaine, sous la direction d’un professeur gradué des Universités anglaises.Il suffit pour être admis de faire valoir sa qualité de français ou de française.Les inscriptions sont reçues aux bureaux de la Chambre 230, Board of Trade, coin des rues St-Pierre et St-Sacrement.* * * Les élections générales ont maintenu au pouvoir Sir Wilfrid Laurier, chef du parti libéral, avec à peu près la même majorité qu’au précédent appel au peuple.O Deux candidats, l’un conservateur, l’autre libéral, qui se présentaient comme protectionnistes, ont été battus par de fortes majorités.Nouvelles et Informations * * * On annonce le prochain mariage de M.le baron d’Halstasewyn, vice-consul de France, avec mademoiselle Pauline Larocque.Le conservatoire Lasalle, conservatoire d’art dramatique National, subventionné par le Gouvernement Provincial de Québec, a donné, ces jours derniers, représentation de Notre-Dame de Guesclin, le grand drame épique du barde Botrel.Un des buts du Conservatoire Lasalle est de former des artistes exclusivement Canadiens.* * * une M.Duchastel de Montrouge, ancien consul de France à Vancouver, et Madame et Mademoiselle de Montrouge se sont embarqués, ces jours derniers, à New-York, en route pour la France.* * * * * * Les nombreux amis que l’hon.sénateur L.O, David et l’hon.Nantel comptent à Paris, apprendront avec plaisir le mariage de M.Athanase David, jeune avocat, conférencier et littérateur distingué, fils du sénateur, avec Mlle Nantel.M.Marcel Dubois a quitté Montréal, ces jours derniers, après avoir donné de nombreuses conférences.L’opinion de M.Dubois est que l’avenir du Canada est dans sa puissance maritime.La jeune mariée a habité longtemps Paris.Le Très Honorable Sir Wilfrid Laurier et nombre M.Mâcheras, officier de l’Instruction Publique, de somnités de la politique, du barreau et des lettres, Principal de l’Ecole Technique en formation à Mont- assistaient a la bénédiction nuptiale, réal, a donné sur les études Techniques une conférence tort intéresssnte dans le cours de ce mois, devant la Chambre de Commerce du District de Montréal.* * * * * * .L’Alliance Française de Montréal a tenu à donner Depuis le 1er janvier 1908, le département de l’é- à l’hon.juge Robidoux, son président migration a déporté I,0II immigrants une marque non dé- tangible de la haute estime dans laquelle est tenu cet comme 160 homme distingué par tous ceux qui ont le plaisir d’être de ses amis.A la suite d'un banquet offert au Président de l’Alliance pour fêter sa nomination comme Chevalier de la Légion d’Honneur, on a remis au titulaire une brochette représentant les insignes de la Légion d’Honneur et d’Officier de l’Instruction Publique.Trade Inquiries Agents wanted in Canada The names and addresses of the firms advertising below may be obtained upon application to the offices of La Chambre de Commerce Française, 230 Board of Trade Building, Montreal.Only communications accompanied by references (particularly bankers’ references), and statement of facilities of the applicant for handling French products will have attention.No.559.—Agents are wanted in Canada to sell Champagne and sparkling wines.No.560.—A french firm manufacturing muslin embroderies in Tarare, is prepared to appoint an agent in Canada.No.661.—An exporter of almonds in Aix-en-Provence, wants agents in Canada.No.562.—Exporters of Cognac require responsible agents in Canada.No.563.—A Parisian firm would like to sell in Canada drugs, and dried fruits and vegetables.:j: îjJ Le baron S.d’Halewyn, Vice-Consul de France à Montréal, doit rentrer en France, tout prochainement, pour y jouir d’un congé régulier.Il sera remplacé au consulat de Montréal par M.Robiquet, vice-consul de France, précédemment attaché au poste d’Anvers, et dont on nous signale la récente arrivée dans notre ville.* * * L’Union Nationale Française de Montréal vient de procéder à l’élection de son bureau de direction pour l’année 1908-09.Voici le résultat du scrutin : Président, M.J.Helbroner ; 1er vice-président, M.Aimé Martin ; 2e vice-président, M.de Montgaillard ; secrétaire, M.B.Hubert ; commissaires, MM.P.B.de Crèvecœur, Bernadet, Boudet, Hirtz, Helbronner, Revol, Durante!, François, Génin, Le Marquand ; censeurs, MM.Dantonv, de Rostaing, Lair, Chevalier.Buying Agents in France No.564.—A French firm in Mazamet would like to buy on commission, for Canadian traders, french and foreign wool and skins.No.565.—A firm of Lyons (France), member of the French Chamber of Commerce in Montreal, would like to buy on commission for a Canadian importer raw native hides for tanners.No.566.—Notable agent of Lyons wishes to purchase on commission articles in silk and blankets of “ Cours’- (Rhône), for wholesale Canadian firms.o Avis aux Membres adhérents Les cotisations partent du 1er Janvier, quelle que soit la date de l’adhésion ; exception est faite cependant pour les adhésions arrivant en Octobre.Novembre et Décembre ; les nouveaux Membres adhérents, reçus pendant ces trois mois, ne doivent que la cotisation de Vannée suivante.Nous rappelons qu’adhérer à notre Chambre ce n’est pas s’abonner à un journal.On reste Membre tant que Von n’a pas donné sa démission, et si cette démission est reçue après le 1er Janvier, la cotisation de Vannée commencée est due en entier.Le taux de 25 francs est un minimum ; il n’est nul- nadian packer.lement interdit de verser davantage lorsqu’on a souven t l’occasion d’utiliser nos services ou que Von désire accorder un témoignage spécial d’intérêt à notre œuvre.Canadian Products wanted in France No.567.—A firm of Lyons (France), member of the French Chamber of Commerce in Montreal, would be pleased to get in communication with a Canadian exporters.No.568.—A French agent in Marseille would ac-acpt the agency for the south part of France of a Ca- . INDUCEMENTS OFFERED by the “ Chambre de Commerce Française ” of Montreal to its Affiliated Members Being established in the industrial and commercial Metropolis of Canada, the “ Chambre de Commerce Française " of Montreal is in a position to offer its associate members the following advantages : It furnishes impartial and gratuitous information concerning the affairs of the various provinces of France, their financial institutions, the commercial houses there established, and the kind of business transacted.It keeps them posted on any change in tarif duties which may be made from time to time, and furnishes on request, such informations which they may need, concerning the application of customs house laws and regulations.It furnishes information on the means of transportation, both between various part of the country and to foreign points and the rates of same.It puts them in communication with reliable French agents, who are in a position to advantageously represent them on the French market.It furnishes, gratuitously special information concerning the reliability and solvency of houses or agents with whom they may desire to open business relations.It is willing to act as arbiter in the settlement of questions which would otherwise require litigation, thus sparing its members the necessity of taking legal steps always expensive and difficult to undertake in a foreign country.It puts Canadian exporting houses in communication with French importers and vice versa.It sends free of charge, its monthly Bulletin, which keeps its readers in touch with all important events taking place in the French business world.In this Bulletin appear the names, firm names and addresses of members, which in itself constitutes an excellent advertisement.In order to make their goods known on the French market, it will publish free of charge in three numbers of this Bulletin an advertisement of one eighth of a page.A large number of this Bulletin being circulated in France, this publicity will give the best of results.Finally, by special arrangment with the “French Government Commercial Report” and with a large number of papers in France, it is able to publish simultaneously in all the French commercial centres, the requests which it receives for trade representation agencies.The above are a few of the numerous inducements offered by the “ Chambre de Commerce ” to merchants who become associate member of the same.; Wliat does it ask in return for these services whose value will be readily appreciated ?A small membership fee of at least $5.00, but the exact amount of which will be left to the discretion of each subscriber.This is all it asks for the sole purpose of being able to continue to help the Canadian exporters to establish profitable connectif nFrance, and to thus open the new markets for the Canadian products.LIGNE ALLAN Le Canadien-Français Aime ce qui vient de France Subventionnée par le Gouvernement Canadien DE MONTREAL ET QUEBEC DU HAVRE 26 .Parisian Sicilian Corinthian .Sardinian Sicilian Septe.5 Octobre 10 Une publicité bien faite, adaptée aux idées locales, réussit toujours à créer une demande profitable.Nous cotons les prix les plus bas pour annonces dans les journaux, apposition d’affiches et publicité de tout genre.Notre expérience fait éviter à nos clients les erreurs coûteuses que l’ignorance du pays expose à commettre les personnes les plus versées dans l’art de la publicité.Plusieurs importantes maisons françaises nous ont confié le monopole de leur publicité au Canada.Adressez votre demande de tarif (livret No 20) à la Compagnie de Publicité Desbarats, Limitée 42 VICTORIA Square, (Bureau 57) MONTREAL, CANADA.19 Octobre 3 24 Novembre 7 17 21 3 t B®" Les bateaux partent de Montréal au point du jour.Les passagers s’embarquent à Montréal la veille après 5 heures du soir, et à Québec le soir du jour du départ.PRIX DE PASSAGE : Une seule classe de cabine, à savoir : “ Seconde cabine ' MONTREAL OU QUÉBEC AU HAVRE ET VICE-VERSA $45.°° et 50.°° Enfants de 1 à 12 ans moitié prix sur le bateau.Nourrissons $5.00.Chemin de fer du Havre a Paris, 2eclasse $3.60 : 3e classe $2.50 Pitt & Scott, 47 rue Cambon, Paris.J M.Currie & Cib, 36rue d'Hauteville, 10 ruejAubert, Paris.J.M.Currie, 2 rue Pleuvry, Havre.H.& A.ALLAN, Montréal. 1 BANQUE D’HOCHELAGA GARAND,TERROUX&CIE BANQUIERS Maison fondée en 1870 HENRI JONAS & CIE Capital autorisé Capital payé Fonds de reserve $4,°o°>ooo 2,500,000 2,000,000 MONTRÉAL.ET Agents de Change 116, Rue St-Jacques, Montréal IMPORTATION ET EXPORTATION GE DIRECTEURS : M.F.X.ST-CHARLES, Ecr., Président.R.BICKERDIKE, M.P., Vice-Président.Hon.J.D.ROLLAND.J.A.VAILLANCOURT, Ecr.ALPH.TURCOTTE, Ecr.E.H.LEMAY, Ecr.J.M.WILSON, Ecr.M.J.A.PRENDERGAST, Gérant-Général.C.A.GIROUX, Gérant.F.G.LEDUC, Assistant-Gérant.O.E.DORAIS, Inspecteur.Produits Alimentaires En face de 3'Hotel des Postes Seuls représentants au Canada des Etablissements F.Delory, Lorient : G.Blanchard & Cie, Paris ; E.& À.Jonas-Hanart, Anzin ; L.Fichot-Landrin, Paris; Bernard Bizac & Cie, Souillac ; James Violett & Co., Bordeaux ; A.Durand, Carcassonne ; Litchtwitz & Cie, Bordeaux ; V.Mamias, Bar-le-Duc ; Bertrand & Cie, Lyon et Havre.Bayle Fils Frères, Bordeaux.Membre de la Chambre de Commerce Française, membre du Montreal Board of Trade, membre de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Traites émises sur toutes les parties de V Europe.Effets de commerce des pays étrangers encaissés dans tout le Dominion du Canada et les Etats-Unis.ECHANGE DE MONNAIES.MAISON HOUEDRY FILS de DOL de BRETAGNE, FRANCE Bureaux de Quartiers : MONTREAL Ave Mt-Royal, Coin St-Denis Rue Ste-Catherine Est Rue Ste-Catherine, Centre Hochelaga Pointe St-Charles Ville St-Louis rue Notre-Dame Ouest Maisonneuve St-Henri Célestins SUCCURSALES Directeur : Maurice Houédry Berthierville, P.Q.Edmonton.Alta.Joliette, P.Q.Laprairie, P.Q.Louiseville, P.Q.Québec, P.Q.Québec, St-Roch.Sorel, P.Q.Sherbrooke, P.Q.Viauville.St-Bonifacc, Man.St-Hyacinthe, P.Q.St-Jacques L'Ach, P.Q.St-Jérôme, P.Q.Saint-Pierre, Man.Trois-Rivières, P.Q.Valleyfield, P.Q.Vankeek Hill, Ont.Winnipeg, Man.Verdun.| C’est le nom de la véritable Eau de Vichy.Pois de semences et Haricots de semences.Pois de consommation et Haricots de consommation.Fèves, graines fourragères et potagères.Mouture d'avoine et de pois, aussi de tous grains.Boivin, Wilson & Cie Emet des lettres de crédit circulaires pour les voyageurs, payables dans toutes les parties du monde ; ouvre des crédits commerciaux ; achète des traites sur les pays étrangers ; vend des chèques et fait des paiements télégraphiques sur les principales villes du monde ; prend un soin spécial des encaissements qui lui sont confiés, et fait remise promptement aux taux les plus bas du Change.PETERBORO, 520, RUE ST-PAUL ONTARIO, MONTREAL.CANADA.G.3.I VERSEIN & MINVIELLE & F.VEEN Bordeaux, (Impasse des Tanneries 25 à 29).Spécialités et Monopoles de Grands Vins de la Gironde : Rouges : Château Petrus, Grand 1 er Crû Pomerol.Clairet Vierge ( vin léger, rosé, très fin) Blancs : Château Loubens, 1er cru Sainte-Croix-du-Mont, le meilleur des vins blancs secs.F®iz esnâm niâiii.Imprimerie “Le Progrès ” Limitée, 197 Notre-Dame Est
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