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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1909, Collections de BAnQ.

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— —— —— No 185 SEIZIÈME ANNÉE Janvier 1909 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR AA Chambre de Commerce Française @ M M @ HÎ1P M 9 A I* Prix d’Abonnement io francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE : BOARD OF TRADE BUILDING, Chambres 229 et 230 Les Bureaux sont ouverts de 8 heures % à midi et de 1 à 6 heures Adresse pour câblogrammes : Adressez toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce FRANÇAISE de Montréal, à MONTRÉAL, Canada.BOARD OF TRADE BUILDING, Chambres 229 et 230 " GALLIA " Montréal.CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL pHKEB 1908 Président d’Honneur : — M.J.de LOYNES, Consul Général de France dans la Puissance du Canada.Bureau: President.—M.C.A.CHOUILLOU, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Importations et Expor tâtions 14, Place Royale, Montréal.Vice-President."—M.GEORGES des ETANGS, Agriculteur, Distillateur, Beauhamois, et 670 rue Sherbrooke Ouest, Montréal.Secrétaire.—M.A.F.RE VOL, Directeur de la Maison Perrin Et ères & Oie, Manufacturiers et Importateurs da Gants, Mark Fisher Bldg.Montréal.Trésorier.—M.J.S ALONE, de la Maison Revillon Frères, de Paris.134 rue McGill, Montréal.1 Conseillers.—MM.H.JONAS, M.CHEVALIER, E.GALIBERT, J.de SIEYES, G.VENNAT, O.B.D’AOUST, A.TARUT, G.HÜSSON Conseil d’Arbitrage.—E.GALIBERT, M.CHEVALIER, O.B.D’AOUST, F.GALIBERT, H.JONAS, J.de SIÉYÈS, J.S ALONE, A.TARUT, Avocat-Conseil.—F.J.BISAILLON, 0.R., de la Société Bisaillon & Brossard, avocats, 11, Côte de la Place dArmes, Montréal.C.A.CHOUILLOU, G.des ETANGS, A.F.REVOL, G.VENNAT.PUBLIE PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL I l ¦ —— -!- 1 ' EJ k> A AVANTAGES OFFERTS 1 par la Chambre de Commerce Française de Montréal à ses Membres Adhérents.Etablie dans la métropole industrielle et commerciale du Canada qui offre de si vastes débouchés à l'Exportation Française, la Chambre de Commerce Française de Montréal est en état d’offrir à ses Membres Adhérents les avantages qui suivent : Elle les renseigne d’une façon impartiale et gratuite sur les affaires de chacune des provinces de ce pays, leurs institutions financières, les maisons de commerce qui y sont établies, et le genre d’affaires qui s’y traitent.Elle les met au courant de tous les changements qui peuvent survenir dans le tarif des douanes, et leur fournit, à demande, les explications dont ils peuvent avoir besoin sur l’application des lois et règlements douaniers.Elle les renseigne sur les voies de communications intérieures et extérieures de ce pays, et leurs tarifs particuliers.Elle les met en correspondance avec des agents recommandables qui puissent les représenter avantageusement sur le marché canadien.Elle leur envoie gratuitement des informations particulières sur la moralité et la solvabilité des maisons ou des commerçants avec lesquels ils désirent se mettre en relations.Elle accepte l’arbitrage dans les cas difficiles, évitant à ses Membres Adhérents des mesures judiciaires toujours coûteuses et difficiles à prendre en pays étranger.Elle met en rapport les maisons françaises productrices avec les maisons consommatrices de ce pays, et réciproquement.Elle leur fait le service gratuit de son Bulletin, véritable correspondance mensuelle, dont elle met ainsi les lecteurs au courant de tout ce qui se passe d’important au Canada, au point de vue commercial.¦ I Dans ce Bulletin paraissent les noms, raisons sociales et adresses des Membres Adhérents, ce qui leur constitue une excellente publicité.Afin de faire connaître rapidement leurs produits en ce pays, elle insère gratuitement, et ce dans trois numéros du présent Bulletin, une annonce d’un huitième de page.Be dit Bulletin étant répandu au Canada à un grand nombre d’exemplaires, cette publicité produit de féconds résultats.Enfin, des arrangements spéciaux avec le Rapport Commercial du Gouvernement Canadien et avec un grand nombre de journaux français et anglais de ce pays, lui permettent de faire paraître simultanément sur tous les points commerciaux du Canada des demandes de représentations ou d’agences commerciales.Tels sont quelques-uns des nombreux avantages offerts par la Chambre aux négociants qui veulent bien se joindre à elle comme Membres Adhérents.Que leur demande-t-elle en retour de services de ce genre, et dont l’importance n’échappera à per- M } I sonne ?Une minime cotisation dont elle laisse chacun libre de fixer le montant, mais dont le minimum est de 25 francs par an.C’est là tout ce qu’elle demande, dans le seul but de pouvoir continuer à aider nos compatriotes à se créer à l’étranger des relations qui leur soient profitables, et d’ouvrir ainsi de nouvelles voies à l’exportation des produits français.I 1 Tarif des annonces de notre Bulletin Mensuel.Pour une année—12 Insertions r En raison de l’augmentation considérable du tirage de notre numéro dont nos annonceurs sont destinés à bénéficier, le tarif des annonces à l’année est modifié comme suit : II 270 francs 750 francs 1 Colonne 1 Page .450 5 160 i 250 ; i 100 1 125 1 4 S — y SEIZIÈME ANNÉE Janvier 1909 No 185 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA Chambre de Commerce Française mm m @ m a A & ' io francs par an.Prix d'Abonnement SOMMAIRE : Séance du 26 novembr 1908.—Revue Commerciale.—Cours des Valeurs.—Chronique financière.- A propos d'Exposition.—Transports et Navigation.—La Loi de Cabotage.—Le Traité Franco-Canadien —Les Ressources Minières du Canada.—Colonisation.—Les Récoltes Canadiennes.—M.C.-A.Chouitlou, Chevalier de la Légion d'Honneur.—Diner Causerie.—L’An Neuf.—Bureau d’Accueil.— L’Art Français.—Salaire des Employés de Fermes.—Le Canada méconnu.—Trade Inquiries.—Nouvelles et Informations.—Bibliographie.—Bibliothèque.ORDRE DU JOUR.— Lecture du Procès-Verbal de la Séance du 12 Novembre.Lecture du Procès-Verbal de la séance extraordinaire du 19 Novembre.Lecture de la Correspondance.Election de Membres Adhérents.AVIS IMPORTANT Nous appelons l’attention des personnes qui s’adressent à nous sur la nécessité de mettre notre adresse complète soit : Chambre de Commerce FRANÇAISE; l’absence trop fréquente de ce dernier mot ayant pour conséquence la remise des lettres ou des envois qui nous sont destinés à la “ Chambre de Commerce du District de Montréal.” PROCES-VERBAUX.— Le procès-verbal de la Séance du 12 courant ainsi que celui de la séance extraordinaire du 19 courant sont lus et adoptés.CORRESPONDANCE.— Pendant la quinzaine écoulée la Chambre a reçu 49 lettres et en a expédié 55.Cette correspondance comprend notamment : Une demande d’admission comme membre adhérent.Plusieurs demandes de représentants pour verrerie, produits chimiques, colles fortes et gélatines, soies et soieries, fromages, encres et cires, essences de plantes aromatiques.Une lettre de la Compagnie d’Exploitation des Sources Andreau du Bassin de Vichy demandant des renseignements complémentaires sur la Société Vichy-Canada de Tétrauville.Lettre du Journal de la Halle aux Cuirs qui promet d’insérer dans son numéro du 15 Novembre l’article sur “ l’Avenir du Canada.” Lettres diverses : Droits sur circulaires.Adresses de fabricants de barils en acier.Mines d’amiante à vendre.Cinq lettres demandant des renseignements confiden- I Bien que celle-ci nous les fasse très aimablement parvenir dès qu'elle s’aperçoit de l’erreur, il n’en résulte pas moins un retard qui, dans certains cas, peut être préjudiciable à nos correspondants.o- i Séance du 26 novembre 1908 La séance est ouverte à 4 heures sous la Présidence de M.C.A.Chouillou, Président, qui donne lecture au Conseil d’une lettre de M.le Consul Général de France s’excusant de ne pouvoir assister à la séance, à laquelle il se fait représenter par M.Robiquet, Vice-Consul.Sont présents à cette séance : MM.Robiquet, Vice-Consul, C.A.Chouillou, Président, A.F.Revol, Secrétaire, J.Salone, Trésorier, H.Jonas, M.Chevalier, G.Balcer, A.Goblet, J.de Sieyes, G.Vennat, R.Robin, R.Bernard, ainsi que M.Bourdil, invité.M.Husson se fait excuser de ne pouvoir assister à cette séance, ! tiels.Sept accusés de réception et remercîments.Six lettres relatives au Bulletin ( annonce, service du Bulletin ).Trois litiges.Enfin lettre de M.Delalé, juge d’instruction à Lille, \h Dollars Francs Q -5 •d 244 1270 887 217 1128 225 1170 Cours BANQUES Banque de Montréal.Canadian Bank of Commerce Banque Impériale.Banque Royale.Banque d’Hochelaga .Banque Natiqnale.CHEMINS DE FER ET TRAMWAYS 10 8 17i il io 780 8 624 7 150 120 Montreal Street Railway .Canadien Pacifique .",.Toronto Railway .Winnipeg Electric .NAVIGATION Richelieu & Ontario .St.Lawrence & Chicoutimi, S.N.Co.ELECTRICITE ET GAZ Bell Téléphone .Consumers Gaz.Montreal Light,Heat & P.INDUSTRIE Canadian General Electric, ordinaires.Dominion Steel, ordinaires.pribileg.Dominion Coal, ordinaires .privileg.Dominion Textile, ordinaires privileg.Lake of Woods ordinaires .privileg.Montreal Steel, ordinaires .privileg.Nova Scotia Steel,ordinaires privileg.Ogilvie Flour Mills,ordinaires privileg.obligations 202 1051 IC) 4.95 1/7 920 7 3 95 56i 6 5.56 108 168 873 8 4.76 76 390 5 6.58 126 655 10 7 93 728 8 5.71 140 191 993 10 5.23 577 6 5.41 ni 6.86 102 530 7 20 104 71 3% 7 985 4 7.27 7 6.86 66 340 5 7 58 i°7 556 7 6.54 7 6.12 603 7 6.14 69 358 4 579 7 6.67 55 286 102 53" g8 509 114 105 545 281 54 572 8 y.27 no 588 113 625 7 5.60 120 Bell Téléphone .Canadian Col.Cotton Mills.Dominion Coal Co.Dominion Cotton Mills .Dominion Iron & Steel Co.Dominion Textile Co, Série A do B do C do D Lake of the Woods Milling C Montreal Light & Power.Montreal Street Railway .VILLES 102 535 5 4-9» 95 494 6 6.31 95 494 5 5-26 5 5-15 5 6.41 6 6.25 6 6.25 6 6.25 6 6.25 556 6 5-6o 525 4 1-2 4.45 520 4 1-2 4.50 97 504 98 405 96 478 96 483 96 478 96 442 do do do do do do 107 loi 100 Montréal.Québec.ioo 520 4 4.00 .3-50 425 Valeur au pair 0.52 2.70 1.00 0.17 0.88 1.00 0.98 5.09 1.00 85 MINES Cobalt Central Mines .Cobalt Lake Mining.Cobalt Silver Queen.12 janvier 1909.Cours des principales valeurs canadiennes nous remettant la photographie anthropométrique du nommé Marquât, dont on nous avait déjà signalé l'arrestation.MEMBRES ADHERENTS.— La Chambre a reçu une demande d’adhésion de la part de M.J.Bienaimé, Impressions Artistiques, Spécialité de cartes postales en phototypie.l’unanimité.M.Bourdil, de passage à Montréal, qui a assisté à nos dernières séances, demande également à être inscrit comme membre adhérent.M.Bourdil quitte la salle des Séances et le Conseil procède au vote sur son admission qui est acceptée à l’unanimité.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 5 Ce nouveau membre adhérent est admis à heures.¦o Revue Commerciale L’accalmie forcée qui suit toujours l’activité des fêtes commence à se dissiper et les affaires sont en général assez bonnes pour le commerce du gros.Dans le détail la vente est faible.Bien que nombre d’établissements aient fait des réductions considérables dans certaines lignes, on se plaint qu’elles n’ont pas eu pour effet d’attirer autant d’acheteurs que les années dernières.Aucun changement n’est survenu, dans le commerce des grains et farines.La demande semble satisfaisante Les voyageurs par-campagne.On s’attend à ce que la saison soit pour la période présente de l’année, tent en active.On ,est porté à attribuer l’état de choses à la rareté de l’argent qui affecte encore notre district.Il n’y a aucun changement à signaler dans les cotes des articles de quincaillerie et des huiles.Dans l’industrie de la chaussure un regain appréciable d’activité est enregistré.La plupart des fabriques ont en mains, à l'heure actuelle, de bonnes commandes de printemps.Par suite de cette animation aux manufactures, la demande pour le cuir est bonne.Quelques hausses appréciables ont été notées dans les cuirs les semai- lies dernières.Pour ce qui a trait au commerce de peaux vertes, les négociants rapportent que les affaires sont satisfaisantes.Les cotes des peaux de boeufs sont sta- tionnaires et les prix fermes, suivant leur qualité, lie, loc et 9c la livre.On dit que le commerce de laine est présentement bon.Dans le de la semaine écoulée des ventes appréciables ont été enregistrées.Les prix n'ont cependant subi aucune modification.Elles se vendent encore, cours D’après le rapport de l’agent commercial canadien à Birminghan, Angleterre, voici quels ont été les principaux pays importateurs de bois préparés en 1907 et la valeur que ces importations représentent : Suède .Allemagne.Etats-Unis.Canada.Pays étrangers .Possessions anglaises .I 93,320 221,456 460,298 73096 1,055,340 75,351 y 2 Ln -U m 4- -t-00 ib> Q -OJ OJ i* VJ 00 o Revenu au cours actuel T 3 Chronique Financière Novembre .Décembre .1,449,000.30 1,231,721.50 1,123,124-H i,014,418.il $16,882,485.76 12,900,412.18 Le revenu du Dominion, pour le mois de décembre, d’après les recettes entrées dans les livres du département des Finances, au 31 décembre, est le plus élevé qu’on ait encore perçu pour le dernier mois de l’année.Il s’élève à la somme de $7,183,355, ce qui constitue une augmentation de $89,825 sur le mois de décembre 1907.La situation financière du Canada ne peut être mieux présentée que par le rapport ci-dessous émanant des bureaux même du ministre des finances.La dette publique du Canada au 31 décembre dernier s’élevait à $291,573,767.02, soit une augmentation de $1,756,502.77 sur le mois précédent.A la même époque, l'année précédente, la dette nationale était de $253,743 Depuis un an, les revenus mensuels avaient accusé 452-37- une diminution sur ceux de 1907 et on espère qu’à l’avenir on constatera une L’actif de la Puissance du Canada est de $157,483 augmentation graduelle.Les revenus, pour les neuf derniers mois de l’année fiscale courante, ont été de $62,289,583 une diminution de $11,457,375 sur la période correspondante de l’année dernière.La dépense totale, au fonds consolidé, était de $50,432,631, soit une augmentation de $4,765,535.La dépense totale a été de $26,316,343, dont $22,960,880 pour les Travaux publics, les canaux et la construction du transcontinental.926.17 tandis qu’il était de $132,634,298.73 en 1907.Moins l’actif, le Canada a aujourd’hui une dette de $234,089,- 840.85.Au passif l'on remarque $15,606,333.32 pour emprunts temporaires payables en Ang eterre ; $239,198,205.53 en Canada.Les billets en circulation représentent $79,430,260.75 et les dépôts en banques d’épargnes du gouvernement, $59,050,953.01.Il y a aussi une somme de $11,920,768 au compte de provinces.A l’actif il y a $43,430,057 au fonds d'amortissement, $83,847,182.66 en banques, $27,910,170 en différents placements.I,e revenu du mois de décembre s’est élevé à $7,183,355.94 comparé à $7,093,530.87 en décembre 1907.Pendant les neuf mois terminés le 31 décembre dernier le revenu total a été de $62,298,583 comparé à $73,755, 958 pour la même période l’année précédente.La perte du revenu cette année représente une somme de $11,457,375-48.Les dépenses totales au fonds consolidé pour les neuf derniers mois ont été de $50,432,621.30 augmentation de $4,765,535.04 sur 1987.Les dépenses au capital pendant cette période se sont élevées à $26,316,343.68 augmentation de $7,044,377.03 sur 1907.Comme résultat général depuis le commencement du présent exercice fiscal le revenu du gouvernement fédéral a diminué de $11,457,375.48 et les dépenses ont augmenté de $11,800,720.71, comparé à l’état financier de 1907.La dette publique était de $291,573,767 au 31 décem- bre.* * * LES FAILLITES DE L’ANNEE Etat comparatif par province des faillites de 19071908 1908 : 1907 Ontario .Québec .Nouveau Brunswick .Nouvelle-Ecosse .Ile du Prince Edouard Manitoba .Alberta .Saskatchewan .Colombie Anglaise .640 529 639 497 51 42 47 57 6 4 119 109 88 43 69 45 55 33 Total .1361 1712 o A propos d’Exposition * * * On parle de plus en plus d’une exposition internationale à Montréal.Nous ne saurions trop insister auprès de nos compatriotes pour que la représentation française soit aussi complète et aussi brillante que possible dans cette lutte toute pacifique de l’industrie et du commerce, qui aura ses assises dans la métropole du Canada.Les recettes des douanes ont considérablement diminué dans le port de Montréal au cours des derniers douze mois.La diminution a été de $3,973,072 sur les revenus de l’année précédente, 1907.Voici un état comparatif des recettes de chaque mois pour les années 1907-1908 : Les exportateurs et importateurs français trouveront avantage à venir juger par eux-mêmes, par la comparaison qu’il leur sera loisible de faire des ressources que leur offre le Canada.Ils jugeront de la façon dont se traitent ici les affaires, ils compareront surtout de quelle manière les concurrents pratiquent le commerce d’importation au Canada, ils verront quels sont les articles les plus en demande et par quels moyens ils sont lancés sur le marché Canadien.Il y a leçon et profit pour tous dans cette idée d’ex- 1908 $1,129,092,91 i,I79,I47-86 1,147,978.93 908,990.98 1,021,211.28 1,060,325,77 1,055,07761 1,104,645.75 1,049,526.89 1,078,872.98 1907 $1,243,005.66 1,280,752.06 1,334,026.14 1,277,112.82 1,558,076.46 1,545,678.48 1.646.512.75 i,5I2,i8o.o8 1,345,999 75 1.458.420.76 J anvier .Février .Mars.Avril .Mai .Juin .Juillet .Août.Septembre .Octobre.position. 4 * quais bien aménagés, de vastes hangars, et surtout pour chaque quai aménagé pour les grandes lignes de steamers, deux voies ferrées permettant le transit rapide des marchandises.L'expédition des marchandises par voie de Montréal pour les diverses provinces du Canada est assurée par les services par eau et par voies ferrées cités plus haut et dont toutes les tctes de lignes setrouvent à Montréal.Voilà quelques points principaux qui indiquent que Montréal est le port terminus tqut désigné pour les steamers de la Compagnie Transatlantique.Pour citer quelques chiffres, il est bon de constater que le port de Montréal reçoit une moyenne pendant la saison de navigation de 750 vaisseaux d’outre-mer avec un tonnage de 1,925,986 tonneaux.Le port contient quatorze élévateurs.Un bassin de radoub est à l’étude.Les conditions d’hygiène et de nettoyage sont l’objet d'une surveillance spéciale.Et comme conclusion de ce bref aperçu, sera-t-il permis d’espérer qu’avec l’établissement d’une ligne française, les relations commerciales entre le Canada et la France seront plus effectives et sera-t-il juste de conseiller aux chefs de nos grandes maisons françaises faisant affaires avec le Canada, de profiter de l’établissement de la nouvelle ligne pour venir eux-mêmes prendre un contact plus suivi avec leurs importateurs et exportateurs canadiens.Nos commerçants apprendront ainsi par eux-mêmes les désidérata d’une clientèle à laquelle nos concurrents allemands ne ménagent ni les conseils, ni les prévenances, ni les marques d’un intérêt bien compris.Ce point de vue spécial de l’utilité d’une ligne directe ne devrait pas échapper aux négociants français qui désirent que leur chiffre d’affaires avec le Canada ne reste pas stationnaire.Transports et Navigation LA LIGNE FRANÇAISE Montréal port termi s L’annonce officielle de la, mise en activité, par la Compagnie Générale 'transatlantique d’une ligne directe de paquebots entre la France et le Canada, à l’ouverture de la navigation, ne peut qu’être bien accueillie par le commerce franco-canadien, auquel la ligne française apportera des avantages importants.Quel sera le port d’attache au Canada des bateaux battant pavillon français ?Cette question peut paraître inutile pour les Montréalais qui ne doutent pas un instant que leur port avec ses agrandissements, ses améliorations, ses avantages ne soit déjà désigné par les directeurs de la puissante compagnie qui a décidé d’établir un service direct , avec le Canada.D’autres villes, toutefois, notamment Québec, ont à ce sujet quelques espérances.Un journal des mieux renseignés de Québec écrivait même il y a quelques jours: “ Nous devons bâtir des quais, et tirer parti de nos ressources naturelles, pour faire un port important.” Mais c’est dans quelques mois que la navigation va s’ouvrir et il faudra être prêt à recevoir les steamers océaniques.MONTREAL EST PRET VOYAGEURS ET MARCHANDISES AU DEPART DU HAVRE La plupart sont à destination de Montréal ou de centres desservis par les chemins de fer ou les voies fluviales ayant leur tête de ligne à Montréal, quement à Québec ou un transbordement des marchandises dans cette dernière ville causeraient tout naturelle- Un débar- o La loi du cabotage ment des incommodités aux voyageurs et un surcroit de dépenses et de frais pour les marchandises.Du Havre à Montréal, le voyage direct est tout à fait pratique.Autre point de vue : Un pays nouveau comme le Canada ne gagne-t-il pas aussi à faire valoir la beauté de ses sites, de ses paysages, la richesse de ses rives ?Quel plus beau voyage-réclame peut-on désirer que la montée du fleuve St-Laurent, de Québec à Montréal ; surtout avec le confort d’un voyage sur les paquebots de la ligne française ?' Le chenal du St-Laurent qui a une profondeur moyenne de trente pieds, est absolument sûr.Le pilotage en est d’ailleurs assuré par d’habiles capitaines.! Un ordre en conseil vient d’être passé amendant celui adopté le printemps dernier à l’effet d’exclure les navires étrangers du commerce de cabotage sur les côtes canadiennes de l'Atlantique.Cet ordre devait prendre force de loi le premier jour de l’an.1 On en a décidé autrement sur de nombreuses représentations faites au gouvernement, démontrant que le trafic des provinces maritimes et du golfe Saint-Laurent est beaucoup trop considérable pour le nombre de navires qui peuvent y être employés.Ceci concerne surtout la question du transport du charbon de la Nouvelle-Ecosse à Montréal.Pour pouvoir faire face à la situation, un nouvel ordre en conseil permet aux navires jaugeant au-delà de 1500 tonnes et appartenant à l’Italie, à P Allemagne, la Hollande, la Suède, la Norvège, l’Autriche, le Danemark, l’Argentine et le Japon, de faire le commerce de cabotage entre la Nouvelle-Ecosse et Montréal jusqu’en 1912.A L’ARRIVEE A MONTREAL Les voyageurs trouvent tout le confort désirable.Ceux qui désirent voyager dans les divers centres du Canada et des Etats-Unis, ont cinq lignes de chemin de fer, et un excellent service de bateaux à leur disposition.POUR LES MARCHANDISES Le port de Montréal possède une entrée facile, des ¦ 5 Maison Fondée en 1887 Compagnie Générale Transatlantique LIGNE FRANÇAISE SERVICE DE NEW-YORK, LE HAVRE, PARIS GRANDS VINS DE CHAMPAGNE De Venoge \ Cie et vise versa Ligne Favorite Des Voyageurs Pour le Continent Européen, par les nouveaux Steamers à grande vitesse Paquebots Express a deux hélices LA PROVENCE, 14,744 ton., 30,000 ch.I LA LORRAINE, 11,869 ton., 22.000 ch.LA SAVOIE, 11,884 ton.22,000 ch.| LA TOURAINE, 10,000 ton., 15.000 ch.IE IP IE IR, LT JL AT Sur demande la Maison peut aussi faire la marque des acheteurs Agents sérieux seraient acceptés G.2 Paquebots Rapides LA BRATAGNE, 8,000 ton., 9,000 ch.| LA GASCOGNE, 8,000 ton., 9,000 ch.Départs tous les jeudis de New-York.“ “ samedis du Havre.ALLAN LINE Service direct : Havre-Montréal et vice versa AGENCE GENERALE POUR LE CANADA AGENT : - A.DEMOUY, Genin, Trudeau & Cie à NANTES - - 54 quai de la Fosse Forfaits établis et connaissements directs délivrés départ de NANTES pour le Canada et les principales villes des Etats-Unis.Montréal 22 Notre-Dame Ouest, au LA BANQUE GRANDS VINS MOUSSEUX DE ST-PERAY ET GRANDS CRUS DES COTES DU RHONE NATIONALE Leon MILLIAND & ClE FONDEE EN 1860 Propriétaires et Négociants à SAINT-PERAY [Ardèche] Capital.Réserve.Nous payons l’intérêt aux déposants 4 fois l’an, à nos 43 bureaux Nous acceptons des DEPOTS de $1.00 et plus.L’Intérêt COMPTE DU JOUR DU DEPOT.Nous avons des correspondants par le monde entier et nos TRAVELLERS CHEQUES sont payables pair par tous.Notre bureau de Paris (RUE BOUDREAU, 7 SQUARE DE L’OPÉRA) offre des AVANTAGES EXCEPTIONNELS AU COMMERCE ET AU PUBLIC VOYAGEUR.Les virements de fonds, les collections, les paiements les crédits commerciaux et les placements sont effectués en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, AUX PLUS BAS TAUX.$1,800,000.00 900,000.00 MAISON FONDEE EN 1865 Médaille d'Or, Paris 1889.—Diplôme d'honneur, Paris 1897 Hors Concours, Membre du Jury, Paris 1902.Grand Prix, Valence 19O3 La maison accepterait des représentant sérieux G.2.AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAé Manufacture de crayons, portemines et porteplumes MAISON FONDÉE EN 1872 FABRICATION FRANÇAISE au HVCJLZETQyTTIESII! ZEfZEGZEFETZECIS Fournisseur des grandes Compagnies de Chemins de Fer et des Grandes administrations.Hors Concours, Membre du Jury Grands Prix.Médailles or et argent aux Grandes Expositions.: : CRAYON À COPIER LeCarbone.—Très goûté pour son trait noir à sec et donnant une belle copie violette.Très apprécié aussi pour triplcatas et signatures.Spécialités de Crayons ineffaçables pour décalque.Crayon pierre noire.Graqhite Gradués.Le “Carbone*, Couleurs etc, » Usines à Saint Paul-en-Jarez, (Loire) et à Paris Maison à Paris, 22 rue St-Martin G.2, ¦ ¦ 6 » retirera sont à peu près les suivants par rapport à la France, en nous basant sur les chiffres du gouvernement pour les 9 mois de l’exercice finissant le 31 mars 1908 : Le traité franco-canadien Une dépêche à tendances officielles venant d’Ottawa semble faire espérer que le traité Franco-Canadien serait ratifié sans changement.La Chambre de Commerce Française de Montréal verra avec un vif plaisir la ratification d’un lien commercial appelé à resserrer les relations entre la France et le Canada.La fédération des industriels et commerçants Iran- de France de Suisse $451,000 538,000 Importations Rubans .Soieries.Les réductions d’après le tarif projeté seraient de : de France $477,000 666,000 de Suisse $45,ioo 26,900 $ 47,700 33,3oo Rubans, 10 p.c.Soieries, 5 p.c.$81,000 $72,000 “ Ajoutons un tiers pour avoir un exercice complet de douze mois et nous arrivons aux chiffres respectifs de : $96,000 “ Devons-nous parce que la Suisse bénéficiera d'environ 500,000 francs sur ses importations, nous priver nous d’un bénéfice d’environ 550,000 francs sur les articles similaires et de tous les autres avantages concédés par le çais s’émut dès le début des négociations entamées entre les représentants du Canada et ceux de la France en arriver à un nouveau traité de commerce don- $108,000 pour nant aux deux pays en cause plus d’avantages que celui de 1893.Lorsque le projet de traité franco-canadien de 1907 eut été approuvé par la Commission des douanes et voté la Chambre des députés, la fédération à laquelle traité sur une quantité d’articles nouveaux sans parler des anciens portés au traité de 1893.Les protestations des agriculteurs et viticulteurs français ont été réduites à leur juste valeur dans le rapport de la Chambre de Commerce française.Cette attitude de la Chambre de Commerce Fran- par avaient été soumises certaines remarques contre le traité, chargea son secrétaire, M.Sayous, d’étudier à fond la question et de faire rapport.En octobre 1908 ce secrétaire publiait un rapport très documenté dans lequel il concluait, non pas, comme on lui fait dire en certains milieux, au rejet pur et simple, mais exposait certains désavantages de ce traité pour la France et disait notamment : “ Ce traité donne au Canada une situation privilégiée comparativement à celle du grand Etat voisin et il n’en donne pas à la France en comparaison avec quelques-uns de nos compétiteurs Européens et, plus particulièrement, avec la Suisse par rapport au traité Anglo-Suisse de 1855.” çaise de Montréal est appréciée comme suit par le journal des “ Débats de Paris ” : .Tant que l’opinion publique canadienne a été absorbée par les luttes électorales pour le renouvellement du Parlement, les questions commerciales sont restées au second plan.Mais aujourd’hui que les élections sont terminées et que le gouvernement de Sir Wilfrid Laurier est investi de la confiance du pays pour une nouvelle période de cinq années, l’attention s’est reportée sur le traité de commerce négocie avec la France.Le 19 novembre, la Chambre de Commerce Française de Montréal, a tenu une séance extraordinaire au cours de laquelle la question a été discutée sous toutes.ses faces.Elle a reconnu nettement qu’il serait désirable que certains amendements fussent apportés au traité.Néanmoins, à l’unanimité, elle a voté une résolution en faveur de son adoption, même sans aucun amendement.On ne saurait prendre en trop sérieuse considération, En conclusion le rapporteur demandait soit un “ modus vivendi ", soit des amendements au projet.Entre temps, le groupe protectionniste du Sénat, ayant à sa tête M.Méline, se déclarait hostile au traité, invoquant notamment les plaintes des agriculteurs, les droits égaux accordés à la Suisse par suite du traité de 1855, etc.La nouvelle des retards apportés par le Sénat créa un véritable malaise dans le commerce franco-canadien.Il appartenait à la Chambre de Commerce française de à Paris, cette décision de notre Chambre de Commerce Montréal de prendre dans cette question une position de Montréal et les manifestations de l’opinion canadien- bien nette.Après avoir pesé le pour et le contre et ne avoir fait du traité et de ses conséquences une étude approfondie, notre Chambre adressait en novembre dernier aux autorités françaises un rapport spécial sur le traité Franco-Canadien, concluant à l’adoption du traité.Dans ce rapport nous lisons ce qui suit relatif au traité Suisse : D’autre part, “ l’Economiste du Canada ", publiait, à la date du 1er Décembre, une étude sur le traité en réponse au rapport du secrétaire de la Fédération des industriels.Cet article vient de fournir à M.Sayous, l’objet 'd’un rapport additionnel dans lequel il en vient à une opinion plus favorable sur la ratification du traité, dont au fait il demande l’adoption avec quelques retouches.En conclusion, la situation est restée telle que l'indiquait notre Chambre dans son rapport du mois de novembre adressé aux autorités françaises.Nous ne pouvons que répéter : Ratifions le traité le plus tôt possible.Mettons-y un peu de bonne volonté de part et d’autre surtout du côté Canadien." En résumé, de toutes ces objections, la convention Suisse est à notre avis la seule un peu sérieuse méritant considération.Nous devons féliciter le Sénat de cette découverte surtout si nous pouvons en tirer un avantage immédiat." Cette convention en réalité ne nous fait rien perdre mais nous prive d’avantages exclusifs, sur les rubans et soieries.“ D’après les statistiques, les avantages que la Suisse - 7 ' Que le gouvernement Canadien accorde quelques coules effets du traité Suisse et Les ressources minières du Canada cessions pour compenser effacer surtout l’expression fâcheuse résultant de sa révélation tardive ; qu’il nous permette de rayer de notre tarif minimum certains produits agricoles que le Canada exporte peu chez nous, tels que les œufs, les volailles, les Le ministère des mines vient de publier, sous la direction de l’honorable M.Templeman et du Dr Eugène Hamel, directeur des mines, le rapport le plus complet qui ait jamais été jusqu’ici dressé sur les industries minières et métallurgiques du Canada.C’est un volume de 972 pages.Ce rapport est le résultat du travail d’une année entière d’une commission spéciale composée d’ingénieurs, et de géologues possédant des connaissances particulières de chacun des districts étudiés.Ce rapport, qui sera d'une grande valeur pratique pour toutes les personnes intéressées dans ces industries, comprend une foule de renseignements sur les ressources minérales des différentes provinces, des détails sur la nature et le rendement de chacun des établissements industriels, les procédés employés dans la fabrication, les perspectives de développement futur, etc.On y voit également un grand nombre d’illustrations de différents établissements et des cartes localisant les différents minerais dans chaque province.La partie des statistiques a déjà été donnée l’an dernier sous forme de synopsis.L’011 voit par le rapport que la production totale des minerais pour tout le Canada a été, en 1907, d’une valeur de $86,183,477, comparativement à environ $20,000,000 il y a douze ans.La production de l’or au Yukon, de 1896 à 1907, a été de $122,951,00.Le rapport traite au long des gisements de charbon de l’Alberta et de la Saskatchewan et de la perspective brillante réservée à cette industrie dans les deux provinces.Ce rapport dit en parlant de l’Alberta : La construction des voies ferrées de nos trois grandes compagnies de chemin de fer, devra avoir pour résultat une augmentation très considérable dans la production du charbon.C’est ainsi qu’un région d’origine purement agricole, deviendra l’une des grandes provinces productrices de charbon du Dominion.beurres, les fromages.En un mot qu’il y ait un peu d’entente et Je traité sera bientôt ratifié.Ce que dit line revue commerciale Nous reproduisons sans commentaires l'article suivant paru dans la revue “ Liqueurs et Tabacs ”, de janvier 1909.La question est envisagée sous un angle qui mérite d’étre signalé : 11 A PROPOS DU TRAITE FRANCO-CANADIEN “ Nous lisons dans un journal quotidien du matin : “ Nous apprendrions avec regret le refus définitif du " sénat français de ratifier le traité franco-canadien.“ Mais,—le cas échéant,— nous 11’aurions qu’à tour-“ ner le dos à la France pour chercher ailleurs des mar-“ chés favorables à nos produits.” “ Notre confrère voit les choses d’un cœur si léger qu’il semble difficile de croire à l’expression de ses regrets en cas d’insuccès.“ Ses patrons, le ministre des finances et le ministre de la marine, verraient certainement sous un autre angle le refus du Sénat français de ratifier la convention de septembre 1907.La présence de l'hon.Fielding à Paris, en ce moment, n’indique-t-elle pas que les négociateurs canadiens du traité attachent au succès de ce traité une plus grande importance que ne voudrait le faire croire l’organe gouvernemental.“ La convention, dans sa forme actuelle, nous semble irrémédiablement condamnée auprès du Sénat français.Est-ce là une raison pour pivoter sur les talons et prendre une direction inconnue ?“ Ne vaut-il pas mieux, au contraire, commencer par tirer tout le parti possible de la connaissance que nous avons d’un terrain déjà exploré.Les éclaireurs se sont peut-être trop avancés et, s’ils reculaient de quelques pas, nous 11’en conserverions pas moins une bonne partie des positions conquises.“ Il arrive journellement en affaires que deux commerçants entrent en relations pour conclure un marché.L’un demande trop cher au gré de l’acheteur, l’autre veut trop peu payer au gré du vendeur ; si, au lieu de se tourner le dos,les deux commerçants s’entendent pour se faire mutuellement des concessions, le marché est conclu à la satisfaction des deux parties contractantes.Nous souhaitons vivement qu’il en soit ainsi entre les deux parties à la convention franco-canadienne de 1907.O Avis aux Membres adhérents Noies rappelons qu’adhérer à notre Chambre ce n'est pas s’abonner à un journal.On reste Membre tant que Von n’a pas donné sa démission, et si cette démission est reçue après le 1er Janvier, la cotisation de l’a nnée commencée est due en entier.Le taux de d5 francs est un minimum ; il n’est nullement interdit de verser davantage lorsqu’on a souvent l’occasion d’utiliser nos services ou que l’on désire accorder un témoignage spécial d’intérêt à notre œuvre.“ Un marché de 6,000,000 d’âmes n’est pas une quantité négligeable pour la France encore moins, un marché ayant une population de 40,000,000 d’habitants, l’est-il pour le Canada.“ Un marché aussi important, aussi riche et aussi sûr que l'est le marché français n’est pas un marché auquel on tourne le dos avec autant de désinvolture que veut bien le dire notre confrère.” * 8 * 4 Colonisation désirables aux personnes qui voudraient aller s’établir dans ces pays nouveaux.“ Les Canadiens-français de la province de Québec des Etats-Unis, qui ne seraient pas satisfaits de leur sort dans l’Est du continent, feraient certainement bien de diriger leurs vues de ce côté, forte population canadienne-française que l'on ne doit pas délaisser la-bas et que l’on doit aider par tous les moyens possibles à accomplir l'œuvre patriotique qu'elle y poursuit pour l’influence française.Ceux qui y sont établis sont très heureux de leur sort et invitent de tout cœur leurs compatriotes à aller augmenter leurs rangs.” Ce qui est bon pour les Canadiens-français pourrait peut-être s’appliquer aux colons français.ou Voici le résumé des opérations de la Société de Colonisation de Montréal pour l’année 1908 : Nombre total de colons inscrits aux bureaux de la société, 2,368 repartis comme suit : pour la région Labelle, 534 ; la ré- gion de Témiscamingue, 556 ; la réserve de Témiscoua-ta, 112 ; la vallée de la Matapédia, 166 ; la Baie des Chaleurs, et les côtes de Gaspé, 140 ; les vallées du Lac St-Jean et du St-Maurice, 55 ; le nord d’Ontario, 73.Joints à ce qui précède, 720.Total, 2,368.Immigrants fixés dans les diverses régions de colonisation de la province, dont la très grande majorité est de langue française.Du, total ci-dessus, à déduire pour la province de Québec, 1,404 ; des centres canadiens-français des Etats-Unis, 195.Au sujet de la Colonisation dans l’Ouest du Canada, nous croyons devoir citer comme simple information les notes suivantes fournies par le Pacifique Canadien : “ Tel que relaté dans plusieurs dépêches d’Edmonton et de Régina, les gouvernements de la Saskatchewan et de l’Alberta ont pratiquement décidé d’accorder compagnies de chemin de fer du Pacifique Canadien et du Canadian Northern, de fortes subventions pour l’extension de leurs voies ferrées dans ces deux provinces.L’Alberta compte déjà une Immigration Le nombre des colons français et belges (les statistiques canadiennes ne fo>nt pas de distinction entre les deux peuples) arrivés au Canada de 1901 à 1908 s’établit comme suit : 1902, 654 ; 1903, 1240 ; 1907, 3677.1404, 2332 ; 1905, 2,539 ;¦ 1906, 2754 ; aux o- Les récoltes canadiennes “ Parmi les districts que le Pacifique veut spécialement ouvrir à la colonisation se trouve celui de la rivière à l’Arc Selon les chiffres du bureau de la statistique, à Ottawa, la superficie cultivée, l’année dernière, a été de 27,505,663 acres, ayant produit une récolte dont la valeur totalisée est estimée à $432,533,000.00.dans l’Alberta.La compagnie possède dans cette région d’immenses terrains qu’elle cédera aux colons en vertu d’un contrat qui fera payer le prix d’achat la récolte.Sir Thomas Shaughnessy a confirmé cette nouvelle et ce système de colonisation sera immédiatement mis en pratique, dans l’excellente nature du sol.par La superficie cultivée en blé, avoine et La valeur de la récolte a été de orge perlée a été de 16,297,100 $209,070,100.acres.La compagnie a pleine confiance La superficie cultivée en fourrages, foin et trèfle, a été de 210,000 acres, dont la récolte a été d’une valeur de $121,884,000 ;• 1,535,700 acres ont été cultivés en pois, sarrasin, haricots et lin ; la récolte de ces graminées a été d’une valeur de $23,044,000 ; 1,471,913 acres ont été cultivés en pommes de terre, navets, betteraves et autres racines ; la valeur de cette récolte a été de $7,535,000.Par le passé les récoltes ont toujours suffi pour payer le coût entier des terres en seule année.Le Pacifique a déjà ouvert de grands districts à la colonisation une avec ce système qui a prouvé par le passé qu’il était d’un grand avantage pour les colons.“ Afin de rencontrer les désirs de tous draient s’établir dans ceux qui vou-régions fertiles, mais qui ne peuvent pas immédiatement s’installer sur leurs fermes, la compagnie, dans le but d’encourager cette classe de colons, se chargera en ne réclamant qu’une faible ces La valeur totale de la récolte de l’Ile du Prince-Edouard a été de $9,048,000 ; celle de la Nouvelle-Ecosse, de $20,083,000 ; celle du Nouveau-Brunswick, de $18,042,000 ; celle de Québec, de $80,896,000 ; celle d’Ontario, de $185,308,000 ; celle du Manitoba, de $66,660,; celle de la Saskatchewan, de $37,614,000 ; celle de l’Alberta de $14,522,000.Les statistiques agricoles Anglaise ne sont pas encore moyenne de la somme d’achat,des travaux de défrichage.Le colon pourra ainsi en arrivant s’installer une ferme qui sur rapporte déjà des profits.“ Et comme la manière de cultiver dans cette région diffère complètement des méthodes en usage ailleurs, la compagnie a ouvert des fermes modèles d’une très grande valeur pratique.000 enfin concernant la Colombie connues.La moyenne du rendement de la récolte dans la Puissance a été de $15.72 l’acre et de $62.34 par tête, en fixant le chiffre de la population à 6,940,000 âmes.Cinquante pour cent de la récolte de blé de née, 72 pour cent de la récolte d’avoine et cent de la récolte d’orge perlée étaient granges de nos cultivateurs bre.“ Le district de la rivière à l’Arc comprend perfide de 6,000 milles carrés pouvant se diviser en quinze mille fermes et pouvant contenir une population de près de 100,000 habitants.une su- .cette an-68 pour encore dans les au commencement de décem- “ Sir Thomas Shaughnessy pousse activement la réalisation la plus rapide possible de son projet et a chargé des agents de donner tous les renseignements désirés et 1 Banque D’Hoche lag a Trente-Quatrième Rapport Annuel 1874-1908 Fonds de Réserve $2,150,000.00 Capital Autorisé $4,000,000.00 Capital Payé $2,000,000.00 DIRECTEURS ROBT.^ Inspecteur.F.G.LEDUC.Asst.-Gérant F.X.ST-CHARLES, Ecr„ Président, HOn.I).ROLLAND.7.A.VAILLANCOURT, Her.A.TURCOTTE, Eer.M.J.PENDERGAST, Gérant-Général, C.A.GIROUX, Gérant, O.E.DORAIS, BUREAU PRINCIPAL : MONTREAL SUCCURSALES : BUREAUX DE QUARTIERS : AVE MONT-ROYAL (coin St-Denis) RUE STE-CATHERIXE, EST RUE STE-CATHERINE, CENTRE RUE NOTRE-DAME.OUEST HOCHELAGA MAISONNEUVE POINTE ST-OHARLES ST-HENRI VILLE ST-LOUIS V1AU VILLE VERDUN BERTHIER VILLE, P.Q, EDMONTON, ALT A.JOLIETT, P.Q.JOLIETTE, P.Q.LA PRAIRIE, P.Q.L'ASSOMPTION, P.Q.LOUISE VILLE, P.Q.QUEBEC, P.Q.QUEBEC, ST-ROCH.P.Q.SOREL.P.Q.: Emet (les lettres de crédit circulaires et mandats pour les voyageurs, payables dans toutes les paities du monde ; ouvre des crédits commerciaux ; achète des traites sur les pays étrangers ; vend des chèques et fait des paiements télégraphiques sur les principales villes du monde ; prend un soin spécial des encaissements qui lui sont confiés, et fait remise promptement au plus bas taux du change.COMPTE DE PROFITS ET PERTES 30 NOVEMBRE 1908 CREDIT • DEBIT Balance au Crédit de Profits et Pertes le 30 novembre 1907.Profits pour l’année finissant le 30 novembre I908, déduction faite des frais d’administration, intérêts sur dépôts, pertes et pertes probables Dividende payé 1er mars 1908.“ “ 1er juin 1908." 1er sept.1908.“ payable 1er déc.1908 Réduction sur Edifices de la Banque et ameublement .Port© au Fonds de Pension des employés.Porté au Fonds de Réserve.Balance au Crédit de Profits et Pertes le 30 novembre I90S.$ 50,000.00 50,000.00 50,000.00 50,000.00 $ 20,477.00 381,387.02 15,140.86 5,000.00 150,000.00 5401,864 02 31,723.16 oi9.o* 1.507,512.95 *8,475-00 595,761.62 102,996.00 15,216,176.07 19,949,102 8i $ 6^99,098.62 Billets escomptés courant.Billets eu souffrance (pertes déduites).Hypothèques sur propriétés vendues par la Banque.Propriétés Foncières.Edifices de la Banque, ameublement et autres valeurs.$12,702,338.87 14.002.25 20.592.54 29,178,67 ->83,Soi.y,; $13,050.004-26 $19,949.102.88 (Signé) M.J.PENDERGAST Gérant Général > . 10 ' " A bien des titres, M.Chouillon a mérité la grande distinction dont il a été l’objet de la part du gouvernement français ; l’un de ces titres et non des moindres est d’avoir été le promoteur et l’organisateur des Congrès, des Chambres de Commerce Françaises à l’étranger et aux Colonies, dont le premier a eu lieu à Bordeaux,en 1907 et dont il fut élu président., “ Nous offrons au nouveau chevalier de la Légion d'Honneur nos plus vives et nqs plus cordiales félicitations.” Mr.C.A.Chouillou (llievaliev île la Légion «l’H Le Gouvernement de la République Française vient de reconnaître le dévouement et le travail de notre 1 ré- en lui conférant le titre de sident M, C.A.Chouillou, Chevalier de la Légion d'Honneur.Chacun s’accorde à reconnaître que rarement distinc- celle dont M.•o- tion honorifique fut mieux méritée que Chouillou vient d’être l’objet.Non seulement les français sont fiers de la décoration de M.Chouillou, mais aussi les canadiens français et nombre de personnalités anglaises trouvent des plus heu-l’action du Gouvernement français à l'égard d’un des membres les plus estimés de la Colonie française Dîner-Causerie reuses I,e 19 Décembre dernier, un groupe d’amis a repris la série des dîners-causeries institués depuis quatre ans.Ces dîners ont pour but de mettre en contact les Français nouvellement arrivés avec leurs compatriotes déjà établis en Canada, pour leur permettre de se renseigner sur les beseins et les avantages du pays.Tous les Français et amis de la France sont invités à y prendre part et nous constatons avec plaisir qu’à chaque réunion le nombre des convives augmente.Autour de la table que présidait M.Leblond de Bru-math, ayant à ses côtés, M.J.de Loynes, consul-général de France, et M.Robiquet, vice-consul, se trouvaient réunies un grand nombre de personnalités commerciales, industrielles et scientifiques de notre ville.Au dessert, le Président, après avoir remercié les assistants de leur présence, ;donne la parole à M.Chouillou qui retrace le tableau des dîners-causeries qui ont eu lieu jusqu’à ce jour et constate avec plaisir que le nombre des convives n’a jamais été aussi grand.M.Chouillou présente alors toutes les personnes présentes, non sans avoir un mot aimable pour chacune d’elles.de Montréal.“ Prix Courant ” du 8 jan-commerciales de Mont-la distinction accordée le gouvernement de la République Française, a notre Nous trouvons dans le vier, l’une des principales revues real, l’appréciation suivante sur par Président : président de la Chambre de Commerce Française de Montréal, membre de l’Union Nationale Française, vice - président de l’Al-Française, membre de la Chambre de Com-de Montréal et du Board of Trade de Mont- “ M.C.A.Chouillou liance merce réal, conseiller du commerce extérieur, commandeur de l’Ordre du Nichan-Iftikhar gouvernement français de la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur.d’être décoré par le vient “ M.C.A.Chouillou, arrivé au Canada en 1887, est à la tête d’une importante maison d’importation et d’exil fut l’un des fondateurs et l’un des pre- portation.miers présidents de la Chambre de Commerce Française lui doit la création de l’organe de de notre ville ; cette corporation, le Bulletin de la Chambre de Commer- on ce Française.“ En créant cet organe, M.Chouillou avait pour but de faire connaître à nos cousins de France, les immenses ressources du Canada et le vaste champ qui s’offrait à leur industrie, soit pour y écouler leurs produits manufacturés, soit pour y venir chercher les matières premières dont ils ont besoin.En même temps, le nouveau Chevalier s’efforçait, non sans succès, d’attirer l’attention du commerce Canadien sur les excellents produits de fabrication française.“ Aussi, M.Chouillou s’est-il, en ces derniers temps particulièrement signalé dans la campagne menée par la Chambre de Commerce Française en faveur de la ratification de la convention franco-canadienne de 1907.remarquable rapport qu’il a présenté à ce sujet à la Chambre dont il est le président, produira certainement une excellente impression auprès des membres du Parlement français auxquels il a été adressé, suivant une résolution votée par la dite Chambre de Commerce.M.Giraudet, en sa qualité de nouveaù venu en Canada tient à remercier les organisateurs de leur heureuse initiative et à leur exprimer le bonheur qu’il éprouve à se retrouver au milieu de ses compatriotes.Après avoir sablé le Montebello et pris le café, les groupes se forment et les conversations se continuent fort avant dans la soirée.Reconnus parmi la nombreuse assistance : MM.J.de Loynes, consul général de France, Robi-quet, Vice-Consul A.Audebert, J.Aulagnon, A.Barbier, F.Barbier, E.Bernard, C.A.Chouillou, P.de Crève-Max Doumic, E.Bulleux, J.Duchastel de Montrouge, Dupont, Fréchon, Fr.Galibert, Giraudet, A.Goblet, I,.Heymann, H.Jonas, Leblond de Brumath, Mâcheras, A.Ménager, Edm.Ménager, A.F.Revol, J.Sa-lone, Dr J.Schmitt, M.Schwob, J.de Sièyes, Suzanne, Talon, E.Vautelet, G.Vennat, etc.Le cœur, ¦ 11 nous avons fait dans l’intérêt de nos compatriotes et du développement des relations commerciales.Frappés des difficultés que rencontrent nos compatriotes à trouver des situations à leur arrivée au Canada nous avons cru qu’il était de notre devoir de leur venir en aide en leur prêtant le concours des différents services de notre Chambre ainsi que celui non moins précieux de l’expérience de chacun de nos membres.Nous avons donc créé un “Bureau d’accueil” destiné non pas à trouver des places à ceux qui sont en quête de situations, mais à fournir surtout aux nouveaux arrivés des conseils pratiques pour les aider à se placer.Ce nouveau service, grâce au dévouement des membres qui ont assumé la charge, a déjà donné d’excellents résultats.Au-delà de 537 visiteurs ont été accueillis, réconfortés et guidés utilement.La langue anglaise indispensable dans les affaires fait trop souvent défaut à ceux qui cherchent des situations et rend leur placement difficile pour ne pas dire impossible.L'An Neuf ll^oepiioii par ül.le
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