Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1915, No 256
Séances spéciales de la Chambre Séance du 21 mai 1915 désirant acheter des tissus au Canada.Lecture est donnée d’une lettre de la Fédération du Commerce International, Paris, demandant à la Chambre de vouloir bien lui donner la publication nécessaire dans le “Bulletin Mensuel”.Lecture est aussi donnée d’une lettre de M.le Consul général faisant parvenir des listes destinées à être remplies par des agents français établis au Canada pouvant représenter des maisons françaises.M.le Consul Général explique le but de ces listes et demande qu’on les lui fasse parvenir à mesure qu’elles seront remplies.Lceture est donnée également d’une lettre de la Ligue Anti-allemande demandant l’adhésion de la Chambre de Commerce française à cette organisation.On décide d’envoyer l’adhésion collective de la Chambre à la Ligue et lui adresser le bulletin.CONCURRENCE AUX PRODUITS ALLEMANDS Au sujet de la concurrence à faire aux produits allemands, le Président donne lecture d’une lettre reçue d’une manufacture française de papiers à cigarettes.Il ajoute qu’avant la guerre il importait une quantité considérable de ces marchandises d’Autriche ; il s’est adressé au commencement de la guerre à l’Office National du Commerce Extérieur qui lui a donné l’adresse de cette maison.Cette manufacture peut lui faire des prix 25% meilleur marché que les prix autrichiens tout en fournissant une marchandise supérieure et mieux présentée.Sur ses instances, cette maison n’a pas hésité à se m'unir de tout l’outillage moderne nécessaire, engageant ainsi somme d’environ 25,000 francs pour la fabrication d’un article demandé par la clientèle et susceptible de vente importante.Le Président termine en disant que ce fait dénote un état d’esprit nouveau et qu’il faut renseigner le mieux possible les maisons françaises afin qu elles puissent s’outiller convenablement pour faire face aux demandes quand les affaires reprendront.La séance est ouverte à 3 lirs p.m.par M.J.B.Genin, Président, assisté de MM.de Montgaillard, Vice Président et Pettier, Secrétaire.M.C.E Bonin, Consul Général de France, assiste à la séance.M.Biampon, retenu par la maladie, s’est fait excuser.Le procès verbal de la séance du 6 mai est lu et adopté.CORRESPONDANCE Depuis la dernière séance la Chambre a reçu 60 lettres et en a expédié 50.Parmi cette correspondance on remarque : 2 demandes d’adhésions de membres actifs ; 12 demandes d’adhésions de membres adhérents; 3 demandes de représentants de maisons canadiennes pour les produits suivants: machines agricoles, produits alimentaires, pois secs; 1 lettre d’une maison portugaise demandant divers renseignements au sujet des débouchés possibles au Canada pour ses produits: broderie de Madère; 7 demandes de renseignements de notoriété; 1 lettre de M.Eloy Bourdette offrant ses services comme Secrétaire Archiviste de la Chambre ; 2 lettres concernant litiges, divers accusés de réception.une ELECTIONS Des membres actifs et adhérents proposés à la dernière séance sont élus à l’unanimité.Ml le Président annonce ensuite à la Chambre qu'elle doit procéder à l’élection d’un Vice Président en remplacement do M.Jonas, démissionnaire.M.Chouillou propose que M.de Mont-gaillard, de la maison Beugler Frères, soit élu à la vice Présidence.M.de Montgaillard est élu à l’unanimité.ACHATS DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS AU CANADA LOCATION DE BUREAU Plusieurs industriels se sont rendus en France et après avoir fait les démarches nécessaires, ils ont obtenu du gouvernement français des commandes importantes.M.Chouillou propose qu’on écrive au Ministère de la Guerre pour lui demander une réponse à la lettre qui lui a été transmise par le Ministère du iCommrece et de l’Industrie de façon à ce que la Chambre de Commerce sache à quoi s’en tenir sur les achats du gouvernement français Canada et puisse dorénavant adresser à qui de droit, soit à New York ou à Paris, les industriels et négociants canadiens qui voudront être renseignés.M.le Président annonce à la Chambre qu’il s’est occupé de la location du petit bureau où se tenait M.O bal ski.COMMUNICATIONS M.le Président annonce qu’il a fait des démarches aupîès de la rédaction de plusieurs journaux relativement a la publication hebdomadaire des demandes de maisons françaises que la Chambre leur fera parvenir, talion est aussi faite d une lettre d’une maison française au Communi- r ; r; it ; i * I Colonel A.-E.Labelle mi f h1 Directeur-gérant L Ü I w I I ¦ 1 si Si ss ¦¦ ¦¦ .iis: mis il'E liîii VUE DES GRANDS MOULINS - DE LA - St.Lawrence Flour Mills Co.Ltd.MONTREAL, CANADA I ES Moulins à Farine les plus modernes L et les mieux outillés du Canada.Nos farines sont fabriquées avec les meib leurs blés de l'Ouest Canadien.Le Blé Canadien, est le meilleur au monde — pour la farine à boulanger.Nous sollicitons les commandes de MM.les Négociants Français.St.Lawrence Flour Mills Co.Ltd.' 1 % MONTREAL, CANADA 3 Séance spéciale du 26 mai France est justement dû à nos systèmes bancaires.Il faut transformer cet état de choses.Les fonds étrangers qui ont été placés en France par l’intermédiaire de grosses institutions, banques françaises, etc., ont nui considérablement au développement de notre industrie parce qu’elles absorbaient l’épargne française qui aurait dû être destinée à développer l’industrie des diverses régions de la France.Le gouvernement français prend les mesures nécessaires pour empêcher l’exode des capitaux français et notre industrie en bénéficiera.Le moratorium, en France, est une mesure nuisible ; il a une tendance à paralyser complètement le commerce et les échanges de pays.Cependant il a été nécessaire de le décréter à un certain moment mais aujourd'hui nous sommes presque entièrement revenus à la situation normale.A VISITE DE M.MAURICE D’AMOUR, DEPUTE DES LANDES Une séance spéciale a eu lieu le 26 mai à la Chambre de Commerce française à l’occasion du passage de M.Damour, Député des Landes, Secrétaire de la Commission du Budget, en tournée aux Etats-Unis et au Canada pour se renseigner sur la concurrence à faire aux produits allemands.Etaient présents : MM.J.R.Genin, Président, A.de Montgail'Lard, Vice Présiduel, J.Pettier, i Sec rétaire, Ferrand, de Passillé, Louis E.Bernard, Rampon, Vautclet, Chouillou, Prévôt, et Parut.M.C.E.Bonin, Consul Général de France, assiste à la séance.f Trois conditions sont nécessaires pour obtenir le développement de notre commerce extérieur et toutes .trois dépendent de l’organisation de notre système bancaire: lo Flaire crédit à l’importateur ou fournisseur de matières premières ; 2o 'Crédit à l’industriel et manufacturier; 30 Crédit à l’exportateur qui lui cherche des débouchés pour les produits de son pays et qui pour les vendre est parfois obligé d’accorder de longs crédits.Des manufacturiers français reçoivent de l’étranger des commandes avantageuses mais pour livrer en temps voulu il faudrait améliorer ou changer le matériel existant à l’usine, ce qui nécessite de l’argent.Ils s’adressent à des banques pour obtenir des avances et le crédit nécessaires, commandes en mains, tiennent satisfaction.C’est dans ces cas que la collaboration bancaire est nécessaire.Les Chambres de Commerce doivent mener une campagne continuelle pour signaler au gouvernement français, manufacturiers et exportateurs français quels sont les articles qu’ils doivent fabriquer pour avoir des chances de succès dans les pays de leurs régions.Le manufacturier doit se plier au goût des contrées où il veut vendre.Les banques devraient être prêtes à faire des crédits aussi longs que possible permettre à l’exportateur de retirer ses fonds à l’étranger.L’emballage est souvent défectueux et chargé de prix exorbitants.Il fait remarquer le manque d’agents français à 1 étranger, et il faut chercher à en augmenter le nombre.Aussitôt rentré en France, M.Damour entreprendra croisade auprès des Chambres de «Commerce françaises, des Syndicats, des industriels français, jusque chez à la tribune de la Chambre, par voie des journaux et de toute autre manière, jusqu’à ce que ses compatriotes aient compris ce qu’ils doivent faire pour arriver à concurrencer avantageusement les produits étrangers.Déjà, dans tous les pays, le gouvernement, les Syndicats, les organisations commerciales, etc., ont aidé au Le Président ouvre la séance et annonce qu’il a convoqué la Chambre pour souhaiter la bienvenue à M.Damour, Député des Landes, chargé d’une mission commerciale aux Etats-Unis et au Canada.Cette visite répond au désir exprimé par la Chambre, il y a quelques mois, par l’envoi d’un dossier à l’Office National du Commerce Ex- A térieur.Les membres de la Chambre emploieront toute leur activité et leur expérience à lutter contre les produits austro-allemands et la lutte sera plus facile si les importateurs français favorisent les importations des produits canadiens susceptibles d’intéresser le commerce français.Depuis trois ans la Cie Gen.Transatlantique a établi un service avec le Canada.Les exportateurs français ont continué comme avant d’expédier par des compagnies étrangères, il y a un appel sérieux à faire aux exportateurs à ce sujet.Le Ministre du Commerce et la Cie Gle.Transatlantique pourraient être intéresses à cette question.Le Président .termine en disant que dans ces heures tragiques où la Patrie trace le sillon sanglant qui doit la mener à la victoire, si ceux qui restent n’ont pas l’honneur de partager les périls des combattants, ils s’efforcent néanmoins, autant que leur permettent les moyens pacifiques dont ils disposent, de servir la France dans le domaine économique.Damour, apres avoir remercié le Président dit que son but en entrant au Parlement a été de mettre à profit les renseignements qu’il possédait sur la question commerciale et économique et principalement en Amérique.La lutte entre la France et l’Allemagne devra être poursuivie longtemps après la cessation des hostilités.Si les Allemands ont réussi à devancer la plupart nations dans le domaine économique, c’est grâce à leurs enseignements, à leurs écoles techniques, ainsi qu’à méthode et à leur persévérance.Ce qui U est rare qu’ils ob- pour P M.une eux, des autres r h leur nous a manqué en m — ¦ •T ™E t GRANDS MOULINS Y “OGILVIE” LES ELUS GRANDS DE L’EMPIRE BRITANNIQUE Meuniers de Sa Majesté le "Roi Georges V PAR DÉCRÊTSPÉCIAL I Capacité : 35,000 sacs par jour ?A 4 145 élévateurs distribués dans tout l’Ouest Canadien Blé acheté directement des cultivateurs f G LE N O R A ROYAL HOUSEHOLD Y^rÈri- r //4v> V [ \ < Marques : / 1 i REGIS/tTERED % ?Royal Household Olenora Spéciale Patente Manitoba OGILVIE’S : i M\ I \W 1 a : i PATENT , / î, ; % * I I ROYALHOUSEHOLD ! I % BY SPECIAL APPOINTMENT To His Majesty The King 7, / h I Etc.Etc.Etc.4 CANADA.I * % I DGILVIE'S '/ u j ROYALHOUSEHOLD i I The Ogilvie Flour Mills Company Limited I* Adresse télégraphique : OGILVIE, MONTREAL " Bureau principal : MONTREAL, Canada Moulins: MONTREAL, WINNIPEG, FORT WILLIAM, MEDICINE HAT > - ' ¥ 5 allemands, surtout celui du Canada français, si bien préparé et qui offre des occasions si favorables.Pour y réussir, ajoute M.Damour, il convient de faire, au préalable, une enquête minutieuse, et de bien déterminer à l’avance sur quels objets ou quelles séries d’objets devra porter l’effort français.Ainsi, il y a dans ce pays un terrain tout préparé pour les objets suivants : Dentelles.— Broderies: — Coutellerie — Produits pharma-cutiques.— Paniers.— Boutons.— Horloges, horlogerie.— Montres.settes et bas.— Bijouterie fantaisie.— Tissus.— Velours de coton, peluches.M.Ludger Gravel propose que M.Damour ajoute à son énumération l’or en feuilles pour la décoration et la toile cirée, dont l’Allemagne fait ici d’énormes exportations.Il faudrait, continue M.Damour, nous procurer des échantillons de ces articles allemands, ainsi qu’une liste des prix de détail—lesquels seraient déjà une indication— mais de préférence, des prix de revient ici.[Nous pourrons vous fournir les prix de ces objets en Allemagne même, assure M.Génin.M.Damour demande ensuite que l’on fasse, autant que possible, dire à l’importateur canadien de marchandises allemandes, les raisons de ses préférences, outre celles des prix.développement de 'la fabrication, dans leurs pays respectifs, des produits importés précédemment de l’étranger.Nous devons suivire cet exemple.Nous devons améliorer notre fabrication et surtout augmenter notre production.11 faudra remplacer le personnel disparu, faire appel machines que nous serons peut-être obligés en partie d’acheter à l’étranger.Dans ce dernier cas nous devrons prendre les dispositions pour que les pays qui nous les fourniront nous achètent l’équivalent de produits français manufacturés en retour.11 faut développer nos voies de navigation entre la France et les différents pays du globe pour ne pas être tributaires des marines étrangères.aux Peignes.— Objets en celluloïde.— Chaus- ¦o * Séance spéciale du 29 mai 4 DEVELOPPEMENT DE L’EXPORTATION FRANÇAISE AU CANADA r Collaboration étroite de la Chambre de Commerce française et de la Chambre de Commerce canadienne Comme le député des Landes demande au vice-président de la Chambre du district de Montréal de lui faire M.Frank Pauzé, président de la Chambre de Commerce du district de Montréal, était invité, le samedi matin 29 mai, à aller rencontrer, à la Chambre de Commerce française, M.Damour, député des Landes, chargé d'une mission commerciale par le Gouvernement de la République.En l’absence du président, M.Ludger Gravel, 1er Vice-président, s’y rendit avec le Secrétaire adjoint, M.Léon Lorrain.Les délégués de la Chambre de Commerce du district de Montréal sont reçus par M.J.-R.Genin, président de la Ghàmbre de Commerce française, M.A.de Montgaillard, vice-président, M.J.Pettier, secrétaire, MM.Alfred Parut, E.Ralnpon et Louis E.Bernard.M.Genin dit que la Chambre de Commerce française accepte avec empressement l’aide que veut bien lui offrir la Chambre eanadienne-française en vue de développer les relations commerciales franco-canadiennes.Et il présente M.Damour.Le député des Landes françaises fait part, brièvement, de sa mission et de l’objet de sa visite à la Chambre de Commerce: les courants d'échanges vont être modifiés par le fait du conflit européen, et il importe que le commerce français conquière une partie des marchés extérieurs dustriels intéressés.part, en toute franchise, de son expérience, M.Ludger Grave! émet l’opinion qu’il faudra que plusieurs industriels français se départissent des méthodes routinières et se mettent bien dans la tête que c’est à eux de satisfaire leur clientèle, et.non pas aux importateurs canadiens de leur plaire.Qu'ils adoptent aussi, sinon le numéraire canadien, du moins les mesures en usage au Canada, qu’il s’agisse de capacité, de longueur ou de surface.M.le 1er vice-président est aussi d’avis que les industriels français devraient fabriquer plus volontiers des échantillons, sans se préoccuper uniquement de savoir si leur initiative donnera lieu à des commandes rémunérariees ; qu’ils consentent de petits sacrifices d'argent et ils en seront largement récompensés.M.Gravel dit aussi que les exportateurs de France feraient bien d’inclure dans un prix unique, total tous les petits frais accessoires qui figurent trop souvent sur leurs factures, et qui ennuient et déroutent la clientèle.M.Léon Lorrain ajoute qu’en Allemagne, l’Etat accordait une prime à l’exportation en consentant un rabais sur le coût du transport des marchandises à destination des grands ports d’expédition : Hambourg, Brême, Anvers.A la fin de l’entrevue, M.Damour assure qu’il fera une campagne, dans les principaux centres français de production, en faveur de réexportation au Canada, où il se f t propose de revenir dans quelques mois avec un groupe d’in- y t Tétrault Shoe Manufacturing Company y x Les plus grands fabricants de chaussures militaires et Good Year Weltes du Canada.* Nous sollicitons correspondance des importateurs français.y En plus de la spécialité de chaussures militaires nous fabriquons des chaussures en tous genres.Nous pouvons également fournir les cuirs.Nos prix sont les plus bas et nous pouvons produire quatre mille paires de chaus= sures par jour et pouvons expédier des cuirs en quantités considérables.Le chef de notre Maison, Monsieur N.Tétrault, est actuellement â Paris, ayant son bureau et ses échantillons à l’Hôtel Continental; un repré» sentant après son départ se tiendra à la disposition des commerçants français.331, Rue Demoiitigny Est MONTREAL, CANADA 7 nistère des Postes d’Ottawa en réponse à la demande de francsise postale pour les brochures, pamphlets, etc., du gouvernement français et annonçant à la Chambre que cette faveur peut être accordée, que cela demanderait qu’une législation spéciale fût adoptée par le gouvernement.La iSociété d’Economie politique annonce un nouvel envoi de brochures.La “Canadian Manufacturers Export Association” envoie des explications demandées au sujet d’une nouvelle Compagnie qui a été formée pour promouvoir et développer l’exportation des produits français à l’étranger.Le Secrétaire fait également part à la Chambre de quelques lettres pouvant intéresser les membres présents et les informe que le “Bulletin Mensuel” sera Prêt vers le 15 juin.Le Secrétaire rend également compte qu’il a fait délivrer des paquets contenant les rapports sur les atrocités allemandes à différentes maisons de commerce françaises de Montréal, accompagnées d’une lettre les priant de vouloir bien les distribuer à leurs clients et amis.Séance du 3 juin La séance est ouverte à 3 heures p.m.par M.J.R Genin, Président, assisté de M.J.Pettier, Secrétaire.Sont présents MM.Chouillou, Louis E.Bernard, de Passillé, P.Seurot, Eug.Laloy et E.Rampon.M.C.E.Bonin, Consul Général de France, assiste à la séance.M.de Montgaillard s’est fait excuser.Le Président souhaite la bienvenue aux nouveaux membres actifs, MM], Seurot et Laloy, qui répondent en remerciant leurs collègues d’avoir bien voulu les admettre parmi eux et ils leur donnent l’assurance de leur dévouement aux intérêts de la Chambre.V* CORRESPONDANCE Depuis la dernière séance la Chambre a reçu 48 lettres et en a expédié 89.Parmi cette correspondance on remarque : .3 lettres de maisons françaises désirant se procurer au Canada les produits suivants : jambons secs, blé, grains, farine, pois secs (pois cassés) ; 4 demandes de représentâtes de maisons canadiennes par maisons ou représentâtes français dans les articles suivants : Produits alimentaires ; saumon et sardines, en conserve ; légumes ; machines agricoles, voitures automobiles et machines à écrire ; 4 demandes de renseignements de notoriété ; Plusieurs lettres demandant à la Chambre les noms et adresses de diverses maisons françaises désirant se créer des débouchés au Canada et dont les demandes avaient été insérées dans le “Monthly Trade Report” ; 2 lettres concernant litiges ; Divers accusés de réception.NOMINATION D’UN COMITE POUR RECHERCHER LES PRODUITS AUSTRO-ALLEMANDS SUSCEPTIBLES D’ETRE FABRIQUES EN FRANCE à.S?Le Président invite la Chambre à nommer un comité chargé de faire les recherches concernant les produits allemands et austro-hongrois expédiés au Canada, de se procurer tous les renseignements à ce sujet pour les faire parvenir au Gouvernement français ou à M.Damour qui en ont fait la demande afin de pouvoir s’organiser dans la lutte contre le commerce des nations ennemies.M.Genin pense qu’en adjoignant quelques membres au bureau de la Chambre, il serait possible de former Comité qui serait chargé d’entreprendre ces travaux, les vacances pouvant momentanément rompre la régularité des séances.M.Chouillou propose qu’il ne soit pas formé de comité spécial mais que tous les membres de la Chambre soient appelés à ce travail et à envoyer chacun leur rapport.A la suite de cette proposition qui est adoptée il est décidé d’inviter tous les membres de la Chambre à fournir leur rapport, échantillons et renseignements nécessaires.Dans ce but le Secrétaire est prié de préparer et d’envoyer une circulaire à chacun des membres pour les prier de faire un rapport avec toutes les indications nécessaires.Pour l’achat des échantillons la question doit être soumise à une séanc eprochaine quand la Chambre fixée sur la façon dont pourront être remboursés ces détours.un COMMUNICATIONS : (Lecture est faite de la lettre adressée au Ministre de la Guerre à la suite de la résolution passée dans une séance précédente ainsi que de celles adressées à MM.Le Braz et Le Roux, les invitant à venir faire des conférences au Canada.Une autre lettre est lue, émanant de Paris, de l’Alliance Française, informant la Chambre que la conférence de M.Damour ayant clos la série des travaux de cette institution, celle-ci ne prévoit pas de conférence de MM.leRoux et Le Braz.'Communication est donnée d’une lettre envoyée par M.Gabriel Hjanotaux à notre défunt Président M.Obalski remerciant la Chambre de l’avoir nommé membre d’honneur.Une lettre de la Banque d’Ho-c'helaga accusant réception d’un mandat de Frs.7,000 donné pour encaissement ainsi qu’une autre lettre du Mi- i sera M.le Consul général renouvelle à la Chambre l’offre qu’il a déjà faite de se charger de l’expédition de objets par -la valise diplomatique pourvu qu’ils n’excèdent pas les dimensions de celle-ci.ces ¦ I f La Standard ABBttrmtrr Hie ETABLIE Zir 1827 d’Edinbourg, Ecosse Bureau principal de la Succursale Canadienne Montréal (QUÉBEC) L.A $ 66,500,000 Total des fonds placés Total des placements faits par le bureau Canadien i6,ooo,ooo *> En dépôt au gouvernement Canadien et au même en fidéi au= delà de.7,000,000 Revenu au delà de 7,900,000 Bonus déclaré 40,850,000 Réclamations payées 151,000,000 Placements de Fonds et Achats de Debentures r Pour les personnes désirant une agence s’adresser à E.CHAMPAGNE, Agent de la Province de Québec. ¦ ¦ 9 Aaprès avoir entendu l’intéressant exposé que M.Maurice Damour leur a fait de la situation comparée du commerce et de l’industrie en France et en Allemagne au point de vue des exportations et après avoir étudié, discuté et approuvé les conclusions de cet exposé, la Chambre de (Commerce Française-et la Chambre -de Commerce Canadienne de Montréal, désireuses de seconder les efforts des industriels et des commerçants français Pour la conquête du marché canadien, décident d’apporter à l’enquête poursuivie par M.Maurice Damour les éléments dont ils peuvent disposer et qu elles pourront en outre se procurer.Elles émettent le voeu que cette enquête soit suivie d’une visite indispensable sur place, de délégué représentant les grands intérêts économiques français; industriels, commerçants, exportateurs, banquiers, armateurs dont la coopération e st absolument nécessaire pour assurer le développement et la prospérité du commerce extérieur.ATTACHES COMMERCIAUX : Le Président suggère d’ctudier la question des attachés commerciaux et de demander au gouvernement français quand il serait opportun de développer ce qui a donné du très bons résultats dans les pays où il a été expérimenté.Le Secrétaire fait remarquer que si la Chambre disposait d’une allocation plus forte de 25 ou par exemple, elle pourrait avoir une organisation et un personnel qui permettrait de faire un travail entièrement efficace.service 1 30,000 francs M.le Consul Général demande à la Chambre d’étudier toutes ces questions afin de pouvoir formuler ses désirs en temps et lieu quand la crise actuelle sera passée, le moment ne semblant pas opportun pour inscrire de nouvelles dépenses au budget du gouvernement français.o VACANCES DE LA CHAMBRE Séance du 18 mai 1 - Il est décidé que cette année la Chambre supprimera .'es vau eau ces et que les séances auront lieu régulièrement.n MARIA GE PAR PROCURATION La séance est ouverte à 3 heures p.m.par M.J.R.Genin, Président, assisté de M.Bottier, Secrétaire.Sont présents : MM.Chouillou, de Montgaillard.Prévôt et Fréchon.Le procès-verbal de la séance du 26 mars est lu et ; M.Chouillou apprend à la Chambre qu’il a fait des démarches auprès de M.le Consul Raynaud pour savoir si les mariages par procuration pouvaient être faits au Canada comme en France.M.le Consul Raynaud lui a répondu qu’il ne possédait aucune information à ce sujet et qu’il ne pouvait rien (être fait dans la circonstance.M.Chouillou fait remarquer que cette mesure appliquée aux Français résidant au Canada ne pouvait être que très bonne et qu’elle est surtout destinée à là protection des enfants.M.le Consul Général confirme la réponse de M.Raynaud et dit qu’il n’a reçu aucun avis du gouvernement français à ce sujet mais que si la Chambre de Commerce l’TJnion Nationale française lui en fait la demande, il demandera en France les informations nécessaires.I^a séance est levée à 4.30 hrs.! adopté.SITUATION FINANCIERE i Le Président fait un bref exposé de la situation financière qui se résume comme il suit: Recettes en banque En caisse.A collecter .Loyer.Diverses dépenses Bulletin mensuel .Monthly Report .Salaires.$1138.52 1.50 r 203.75 64.58 10.00 70.00 45.00 45.00 .par mois .par mois par numéro par numéro .par mois ou i I p.m.NOTE DE M.DAMOUR La Chambre de Commerce française et la Chambre di l ommercc Canadienne de Montréal réunies à Vocca-sion de la visite de M.Maurice Damour, chargé de mission du Gouvernement de la République française, adressent à M.le Ministre des Affaires Etrangères et à M.le Ministre du Commerce-l’assurance de leur concours le plus actif et le plus dévoué à I oeuvre d’expansion du commerce extérieur de la France au Canada.Le Président fait remarquer qu'il n’est pas compris dans cet aperçu ce que nous espérons faire pour la publicité et qu'il pense recevoir prochainement une annonce du Gouvernement Provincial.Il suggère ensuite que la Chambre emploie les services de M.Bouesnel comme agent solliciteur et demande qu’on lui alloue 20 pour cent et au besoin d'aller jusqu’à 25 pour cent pour les annonces qu’il pourra retirer.Cette proposition est adoptée.?1 L La Cie U.Pauzé ê- Fils MONTREAL Menuisiers Manufacturiers \ ETABLIE EN 1883 Toujours en stock Bois de sciage et de charpente de toutes sortes r pour marché domestique et exportation i 11 I .J.Jeannel, 27 rue des Princes, Falbrique de papiers, J.Jeannel, Fabrique de papiers, 27 rue des Princes, Marseille.SITUATION FINANCIERE BULLETIN MENSUEL ET MONTHLY REPORT Le Président annonce qu’il a l’intention de faire reprendre la publication du Bulletin mensuel et du Monthly Report et de les publier, autant que possible, régulièrement tous les mois.Il suggère également de faire publier dans la presse locale quelques unes des plus intéressantes lettres que nous recevons de France, ce qui est adopté.Acceptées par le Conseil, ces candidatures doivent être soumises à la prochaine séance de la Chambre.CORRESPONDANCES Communication est donnée par le Secrétaire des renseignements fournis par câble à une maison de Paris.ELECTION DE MEMBRES ACTIFS ET DE MEMBRES ADHERENTS.ACHATS DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS AU CANADA.Membres actifs MM.Paul Seurot, ingénieur, 263 rue St-Jacques, M.Chouillou rappelle qu’il y a quelque temps la Chambre a écrit au gouvernement français pour lui faire part d’une résolution lui suggérant d’acheter au Canada le plus possible et au besoin de nommer une Commission ou un acheteur français au Canada et il demande si le gouvernement a répondu.Le Secrétaire communique alors la réponse que la Chambre a reçue du Ministère du Commerce et de l’Industrie annonçant avoir transmis notre demande au Ministère de la Guerre.Aucune nouvelle n’est encore parvenue de ce dernier ministère; il est décidé de soumettre cette question de nouveau à l’ordre du jour de la prochaine séance de la Chambre.Montréal.Eugène L.Laloy, Comptable, 43 rue Notre-Dame, Montréal.Membres adhérents.\ MM.Henri Lionnais, rentier, Montréal.F.E.Fontaine, agent de Publicité, Canadian Advertising Agency, Montréal.P.B.de Crèvecoeur, Bibliothécaire de l’Institut Fraser, 358 rue Dorchester Ouest, Montréal.E.Brodeur, Négociant, 52 Victoria Sq., Montréal.Daniel Eochenburger, Entrepreneur, 2743 rue St-Hubert, Montréal.Eug.Lassalle, Professeur, 128 rue St-Hubert, Mont- > FRANCHISE POSTALE réal.Raoul Lacroix, Architecte, 7 Place d’Armes, Mont- M.le Président suggère qu’il soit écrit au Ministère des Postes à Ottawa pour lui demander de nous accorder la franchise postale pour les brochures qui nous sont envoyées par le Gouvernement français ou les Sociétés françaises au sujet des atrocités commises par les Allemands en France, de façon à répandre le plus possible la connaissance de la vérité.La séance est levée à 4.45 hrs p.m.real.N.Tétrault, Architecte, 331 de Montigny Est, propriétaire Tétrault Shoe Mfg Co., Montréal.M.Tardieu, représentant, St-Fevreol, Marseille.Max Feigenheimer, 21 faubourg St-Antoine, Paris.Max Feigenseimer, tissus pour ameublements, 21 faubourg St-Antoine, Paris.Salmon et Cie, 96, rue Amelot, Paris.l V DUFRESNE & LOCKE > .LIMITEE MÆIBQWITBtTIFE MONTREAL, Canada -; WÊmm# r * : • / *! i-a - (;kL « WF FjL ÆDdJtEtjflî DUF5iiÉ ?aga *» * H» *$ If I 4 n ¦6 a I !.! , 33P m 30^ U ' L °c*e|h Ml SHOE MANUFACTURERS.whmg ' ¦ K 1 • ¦ y : Maisonneuve.Montreal.I Fabrique de chaussures en tous genres Spécialité : Brodequins militaire Exportation Capacité : = 5000 paires par jour 1 * Revue Financière- Prêts appelés à l’étranger .$137,120,167 .125,545,287 .96,495,473 .89,521,589 .81,201,671 .74,459,643 > 1914 Le total des dépôts en banque est monté à $1,039,000,000, somme la plus importante observée jusqu’à présent pour le mois de mai.Juillet .Août .Septembre .Octobre .Novembre .Décembre .Mai 1915 $347,346,869 avril 1915 $347,325,937 Mai 1914 $340,748,488 Dépôts sur demande “ après modification .Prêts courants au Canada .Prêts courants ailleurs .Prêts aux municipal lités.Prêts appelés au Canada .Prêts appelés ailleurs Circulaires .1915 691,891,287 685,075,125 663,945,753 85,012,964 89,890,982 101,938,685 121.522.971 136.522.971 Janvier Février Mars .Avril .Mai .760,631,113 762,931,851 838,462,686 36,375,658 37,705,039 51,812,875 43,948,436 43,031,360 33,689,577 La table suivante montre le cours des dépôts domestiques pour les treize mois passés : 71,516,953 136,098,835 991,125,136 68,699,095 121,522,971 96,288,398 67,210,504 129,987,328 97,760,921 après notification $653,679,223 663,045,753 663,650,230 671,214,125 659,399,151 658,401,501 659,806,682 665,994,852 662,830,037 Sur demande $350,515,993 340,748,488 355,006,229 346,854,051 338,984,418 348,284,206 348,732,830 350,884,153 349,909,953 Avril .Mai .Juin .Juillet .Août .Septembre Octobre .Novembre Décembre La table suivante montre la tendance des prêts canadiens pour les treize mois passés : sur demande $67,210,504 67,401,484 68,441,816 69,229,045 70,063,414 70,201,939 69,394,407 68,511,653 crts au Canada $838,462,686 838,276,428 840,108,625 836,574,099 826,514,621 816,623,852 794,269,220 786,034,378 Prêts 1914 Mai .Juin .Juillet .Août .Septembre Octobre .Novembre .Décembre .Le mois de mai n’a jamais eu auparavant dans l’histoire française du Canada un tel total de dépôts à son crédit.Prêts 1915 On peut en conclure que généralement les affaires sont encore calmes au Canada, avec des signes d’amélioration ; que les fonds continuent de s’accumuler rapidement, que les banques sont dans une position solide et ont confiance dans la situation générale ; que les prêts augmentent au dehors.Les banques font cependant des prêts considérables aux Municipalités, ces prêts étant généralement de 30% plus élevés qu’ils n’étaient il y a un an.Le Canada, avant la guerre, empruntait à l’Angleterre environ 25 millions de dollars par mois et dans les sept mois finissant le 31 juillet 1914 les emprunts publics canadiens à la Grande-Bretagne se sont élevés à 177 millions.66,154,891 67,591,769 68,245,261 68,599,095 71,516,953 770,118,911 771,635,208 769,138,883 762,931,851 760,631,113 Iæs prêts courants au Canada sont de $78,000 ou 9.3 pour cent de moins qu’il y a un an.La diminution durant le mois de mai a été d’environ $3,000,000 ou 0.35 pour cent.Lia table suivante montre les fluctuations des prêts au pays et à l’étranger durant les cinq dernières années : Prêts crts.Mai 1911 .$708,093,677 $33,918,314 $57,709,853 $88,745,080 33,478,564 37,691,786 51,812,875 36,375,658 Janvier Février Mars .Avril .Mai .r Prêts appelés Prêts appelés Prêts crts.* 68,305,157 115,832,736 69,982,540 96,151,209 67,210,504 129,897,328 71,516,953 136,098,835 1912 .837,282,550 1913 .898,959,650 1914 .838,462,686 1915 .760,631,113 Depuis le commencement de la guerre ces emprunts ont cessé et le Canada doit prendre sur ses propres ressources pour payer les intérêts des 3,800 millions qu’il doit à l’Angleterre.Cette .nouvelle charge au lieu d’accabler le pays semble au contraire stimuler la population et la pousser dans le développement de ses richesses naturelles et de ses immenses ressources agricoles.La fièvre de spéculation qui avait atteint un si haut degré, à une certaine époque, a baissé notablement avant Les prêts courants au mois de mai dernier ont été considérablement au-dessous des prêts des autres mois de mai depuis 1911.Comparée avec les chiffres de ce mois, il y a un an, cette somme est plus forte de 53,000,000.La able suivante indique le cours des prêts appelés à l’értangcr depuis 1914 : i f Le Gant PERRIN 66 1 99 C'est le gant “chic” par excellence Le complement indispensable d’une jolie toilette » Bertrand, Foucher, Bélanger - ' Incorporée ORNEMENTS D’ÉGLISE ; Statues, Fleurs, Chandeliers, Croix, Candélabres, Cierges et Bougies, Huile du Sanctuaire, Chapelets, Médailles, etc., etc., etc.Spécialité : MARBRES ET OBJETS D’ART, AUTELS EN MARBRE 26, RUE NOTRE-DAME, OUEST I Téléphone Main 7437 Montréal Papier d’Egypte ANTISEPTIQUE PARFUMÉ Pour purifier l’air des habitations Dépositaires pour l’Amérique du Nord ROUGIER FRÈRES, 63, rue Notre-Dame Est .MONTREAL 15 5.88 34 Converters.Detroit.Dom.Coal préf.Dom.Textile .do.prêt.Halifax Street .Illinois préf.Lake of Woods .Laurentide.Montreal Power .Montreal Telegraph .Montreal Cotton préf.Mackay Com.do.préf.North Ohio.Ogilvie com.do.préf.Penman com.Shawinigan.Toronto .Twin City.Winnipeg Ry.le commencement de la guerre ce qui a permis à beaucoup de gens d’alléger un peu leurs obligations.Le Canada n’a pas été contraint d’avoir recours à un moratorium général ; trois provinces seulement ont promulgué des lois proratoires partielles.Au 31 mars 1913, la dette équivalait à un peu moins du double du revenu de cette année-'là et se répartissait à environ $40.00 par habitant.Ml Wjhite, Ministre des Finances, observait à ce sujet, que la dette du Canada était exceptionnellement raisonnable pour un pays aussi vaste et aussi riche en ressources naturelles.Depuis septembre 1914 jusqu’à fin mars 1915, l’Angleterre a prêté 111 millions de dollars au Canada pour les déboursés de sa contribution en hommes.La guerre a eu pour effet de rendre le capital presque introuvable pour les entreprises économiques et de restreindre les transports par mer à cause des réquisitionne-ments de la marine marchande britannique.De ce fait certaines industries ont été paralysées surtout celle du bâtiment et les industries qui s’y rattachent ; le commerce extérieur a été amoindri.Les droits de douane qui s’élevaient à $103,858,432 pour l’année fiscale 1913-14, n’ont été que de $75,479,336 en 1914-1915.Actions au cours actuel 9.67 62 7.14 98 8.45 71 6.93 101 5.00 160 6.59 91 5.92 135 5.00 160 4.65 215 140 5.71 7.07 99 6.32 79 6.06 66 6.84 73 6.77 118 6.19 113 8.16 49 5.12 117 7.20 111 6.31 95 180 5.55 ACTIONS AMERICAINES 2.70 Amalgam.Copper .American Smelters .American Sugar .Aanaconda .Atchison.Canadian Pacific Ry.St.Paul.Great Northern Préf.Min.St.Paul and Soo New York Central .Northern Pacific ., Southern Pacific .Pennsylvania .Reading.Union Pacific .U.S.Seel Préf.74 5.00 79 107 6.54 2.85 35 100 6.00 143 6.99 81 6.17 .5.93 118 6.30 111 ' 88 5.68 Cours de Fefmeture P.C.145 5.51 54 11.11 104 6.73 87 6.89 Bell Telephone .Brazilian T.L.& P.Can.Cotton préf.Can.Cernent préf.Pacifique Canadien 106 5.66 148 5.40 71 8.45 127 6.29 90 7.77 109 6.42 6.99 143 > — - 1 Le Droit ' * Publié par le Syndicat d'Oeuvres Sociales Limitée Téléphone Rideau 1448 Téléphone Rideau 2939 COIN GEORGE & DALHOÜSIE OTTAWA Le Droit, journal quotidien indépendant, est la sentinelle des avant-postes de la langue française au Canada.Circulation quotidienne, 10,000 Circulation hebdomadaire, 4,000 » t Le Droit atteint tous les centres canadiens-français, de l’Ontario et constitue le meilleur medium d’annonce pour les industriels et commerçants de l’étranger.Le Droit sollicite surtout la publicité des maisons de commerce étrangères qui désirent se mettre en relation avec la population opulente et progressive de la vallée de l’Ottawa.Son personnel est entièrement à la disposition des maisons françaises et s’engage à leur fournir tous les renseignements nécessaires pour leur permettre de nouer des relations d’affaires avantageuses.La Compagnie J.-B.Rolland & Fils No 53, RUE SAINT-SULPICE, Montreal ¦ » tf Avant de placer votre commande en & Librairie, Papeteries, Livres de classe, Articles religieux et Articles de fantaisie, CONSULTEZ NOTRE CATALOGUE ILLUSTRE i r Représentants des célèbres marques de Papier Superfine Linen Record, Earnscliffe Bond et Empire Bond r t, Manufacturés par LA COMPAGNIE PAPIER ROLLAND, Limitée USINES A SAINT-JEROME, P.Q. ‘ Revue Commerciale.# Le commerce général du Canada en mai a été de $78,938,1)00 comparé à $80,033,321 dans la même période, l’année dernière.Les exportations ont atteint le chiffre de $42,080,486 et les importations de $34,390,808.On peut remarquer une légère augmentation dans l’exportation du minéral, des produits de la pêche, des forêts et de la ferme tandis que l'exportation des articles manufacturas monte de $5,997,277 à $16,121,149 durant le mois.L’importation est descendue de dix millions, étant cette année pour mai de $34,390,808 tandis qu’elle était de $45,076,989 en mai 1914.Pour les deux premiers mois de l’année fiscale le commerce était de $145,244,352 comparé à $135,868,244.Les importations ont diminué et les exportations ont augmenté.La balance des affaires en faveur du Canada dans les deux mois est d’environ huit millions.Il y a un an elle était de $35,000,000 au détriment du Canada.Les chiffres des affaires du mois de mai indiquent que l’exportation des articles manufacturés est ment le double de ce qu’elle était il y a un an.Les commandes pour la guerre en munitions, vêtements, harnais, etc., sont montées à plus de dix millions de dollars pour ce mois et elles augmentent depuis.Ijes exportations pour les deux mois passés ont été de $62,782,448 tandis que les exportations des produits domestiques ont été de sept millions de plus.Le total des affaires, en marchandises, pour les deux mois était de $133,554,823, soit une augmentation de 3,181,465 sur les mois correspondants de l’année dernière.L exportation de l’or, le mois dernier, a été de $1,455,457 ou d environ un million de plus que pour le m'ois correspondant de l’année dernière.Dans les deux mois qui viennent de s’écouler l’exportation de l’or a été de $6,436,158 tandis que l’importation n’ aatteint que le chiffre de $1,228,252.Depuis que les- retours de mai ont etc publiés 1 exportation de l’or a atteint un total de plus de $83,000,000 du 1er janvier jusqu’à date.harnais, 20,000 fouets, 10,000 bourrures et feutres pour selles.Les commandes de la Russie sont de 20,00 harnais et de plusieurs milliers de selles.Le gouvernement anglais a aussi donné des commandes considérables au Canada, par l’entremise du secrétaire des Colonies, entre autres: 170 tonnes d’acétone, un million de baïonnettes Ross, 1,900 tonnes de cordite, 4,500,000 fusées, 16,500 tonnes d’acide sulphurique, 100,000 carabines Ross, 125,000 bombes à explosifs puissants, 125,000 shrapnels, 42,676 boîtes de munitions, 200,000 blaireaux, 5,000,000 livres de chandelles, 267,000 haches, 210,000 pelles, 3,000 gobelets en aluminium, 500,000 gourdes, 11,624,924 livres de bason, 15,883,573 livres de fromage, 20,446 tonnes de farine, 78,968 livres de volailles, 177,236 tonnes d’avoine, 4,636,332 sacs d’avoine, 2,500,000 paires de lacets de chaussures, 103,145 pardessus, 500,000 gilets en flanelle, 100,000 ceintures, 1,040,000 cardigans, 500,000 caleçons en coton, 1,600,000 caleçons en laine, 150,000 paires de gants, 80,000 paires de mitaines de laine, 200,000 paires de mitaines de cuir, 900,000 paires de chaussttes, 75,000 paires de bas, 200,000 camisoles en laine, 20,000 paires de bottes de caoutchouc, 7,086,500 chemises en flanelle, 259 cuisines de campagne, 2,000 voitures d’ordonnance, 50,000 colliers pour chevaux.La Russie a donné par l’entremise de compagnies privées des commandes considérables au Canada, pour des munitions de guerre, représentant plusie millions de dollars.Depuis le mois d’août dernier, le .Canada a réalisé des les fournitures pour la guerre.r i* en ce mo- urs millions de dollars avec • » Si certaines industries sont peu actives à cause de la guerre, l'agriculture au Canada reste prospère.Les dépôts dans les banques canadiennes qui s’élevaient en 1913 à $1,141,378 ont atteint en 1914 la somme de $1,165,131,486.Les demandes de produits agricoles venant de l'étranger sont considérables.Les agriculteurs en profitent pour développer leur production, pour ensemencer de nouvelles terres.De nouveaux débouchés encouragent ces efforts.¦Cette activité agricole suscitée par les besoins des nations alliées privées par la guerre d’une partie de leur alimentation, ne cessera pas probablement, après la cessation des hostilités.Un grand avenir s’ouvre pour l’agriculture Canada, non seulement pour la culture des céréales dans les grandes plaines de l’ouest mais encore pour la plupart des autres cultures, dans toutes les provinces.Les commandes venues de l’Europe ont réveillé beaucoup d’énergies endormies par la routine et on peut remarquer un grand progrès dans les travaux de la terre.Les Américains parcourent le Manitoba pour acheter du gros bétail.Ils achètent aussi beaucoup de veaux.Ils paient en moyenne 150 frs.par tête pour les animaux d’un an et 187.50 frs pour ceux de deux ans.Toutes les precautions sont prises pour se conformer aux prescriptions des quarantaines.Depuis le 1er juillet 1914 il a ete importé aux Etats-Unis du Canada 164,293 tetes de bétail.Canada 58,2000 couvertes mi 40,000 couvertures de harnais, 40,000 selles, 20,000 ,4 au La France a acheté au litaires, r Service de chemin de fer direct •-DE- NEW YORK 0 -A- MONTREAL et tous les points du Canada La route officielle que le gouvernement français a choisi pour les réservistes Rails d’acier — Voitures salons et dortoirs Pullman I r, J Confortable la nuit Enchanteur le jour * Quintal ër Lynch Limitée 59, Rue Saint-Pierre MONTREAL sxSdhvS Exportateurs de Céréales , \ ¦ L ! 1 - ¦- *>* ! - f f.; _ _ _ ¦ ¦ 39 Jamais, depuis sa fondation, l’Union Nationale, n’avait eu une plus belle occasion de montrer ce qu’elle était et nous pouvons assurer que, grâce à ses dirigeants, elle s’est montrée à la hauteur des graves événements de l’heure présente.Non seulement l’Union Nationale Française accomplit avec un dévouement inlassable sa mission de solidarité française au Canada, mais encore le patriotisme toujours en éveil de ses Conseils d’Administration est heureux de saisir toutes les circonstances qui s’offrent à eux de témoigner 'leur ardent amour filial à notre chère et noble France.compatriotes af- De toutes les parties du Canada, Huaient en nombre considérable pour répondre à l’ordre de Notre société se mit à la disposition de nos » C’est ainsi que lors des inondations qui affligèrent notre pays eu 1910, le Conseil d’Administration de la Société, ayant alors comme Président Monsieur J.K Genin, prit l’initiative d’une souscription qui lui permit de recueillir et envoyer à Monsieur Oochery, ministre des Finances, près de 3,500.00 dollars.Et ce fut dans les locaux de l’Union et à l’instigation de son Président, que se réunit un groupe d’hommes éminents parmi lesquels l’Honorable Juge Robidoux, l'Honorable Juge Honoré Gervais, l’Honorable Dr J.Guérin, alors Maire de Montréal, H.V.Meredith, Gérant de la Banque de Montréal, qui organisa une souscription publique, et ce fut dans cette réunion que l’Honorable Gervais demanda à Sir Wilfrid Laurier, alors premier Ministre, et obtint de lui une allocation de $50,000.00 du Gouvernement Fédéral, pour venir en aide à nos compatriotes victimes de cette épouvantable catastrophe.Pour donner un aperçu des états de services de notre société, donnons maintenant des chiffres: Prenons les quinze dernières années : Depuis ce temps, l’Union Nationale Française a hospitalisé au-dessus de oOOO compatriotes qui ont passé au Refuge 42000 nuits et ont pris 112000 repas ! De plus elle a dépensé au-delà de $3,800.00 pour les rapatriements et $2,500 environ pour des frais de funérailles ! Nous devons ajouter environ $30,000.00 pour la bienfaisance faite à domicile sans compter toutes les nombreuses visites faites par ses dévoués médecins ainsi qu’au Dispensaire où, deux fois par semaine, les pauvres malades reçoivent des soins et des médicaments gratuitement.Voilà, en quelques mots, l’histoire de notre société ; graduellement, inscnsiblemnet, elle est devenue une oeuvre nationale, connue de tous, aimée de tous : c’est là que nous retrouvons la France, c’est là que nous parlons d’Elle, que nous l’aimons en nous aimant.Il était donc bien naturel que notre chère Union fut le rendez-vous de tout ce qui était français pendant les jours désormais historiques des graves événements qui se sont passés depuis le 1er août dernier.Les premiers coups de clairon sonnaient en France que leurs vibrations se faisaient entendre dans notre maison française : l’Allemand n’avait pas mis le pied sur notre territoire que tous les Français de Montréal étaient déjà groupés autour du représentant de la France, dans nos salles décorées du Drapeau Tricolore tous prêts à partir et à donner le meilleur de leur sang pour la défense de la Patrie.mobilisation.tous; l’hospitalité la plus large leur fut offerte, et tous braves Français, répondant à l’appel de la mère-patrie, vécurent à l’Union du jour de leur arrivée jusqu’à celui de ces leur embarquement.Pendant leur séjour dans notre maison de charité, 66234 repas leur furent distribués et 2570 nuits furent passées sous son toit hospitalier ! Rien ne fut épargné pour leur être utile ; et tous devons le dire, se montrèrent heureux et fortifiés par ce chaleureux accueil qui leur était fait.Mais là ne se borna pas le rôle de l’Union; je l’ai déjà fait remarquer : pour être une oeuvre de solidarité matérielle, notre société n’en est pas moins une oeuvre de solidarité morale.A tous ces braves qui partaient pour défendre leur drapeau, laissant leurs femmes et leurs enfants abandonnés, pour la plupart sans ressources, sur une terre étrangère, il fallait dis-je un réconfort, il fallait „echer les larmes de ceux qui allaient donner leur sang, il fallait leur donner l’assurance que les êtres chéris qu’ils laissaient derrière eux ne souffriraient pas de leur absence et qu'ils auraient, avec le pain quotidien, un appui dans les difficultés de la vie.Ce fut encore là le rôle de l’Union Nationale Française.Dès le début des hostilités, dans une réunion spéciale tenue le 4 août 1914, le conseil d’administration décidait de convoquer la Colonie Française de Montréal en assemblée générale, afin d’aviser aux mesures à prendre pour la sauvegarde des intérêts de ceux qui partaient et mettre l’abri du besoin les familles qu’ils laissaient au Canada.L’héroïsme de la Belgique avait créé, entre ce vaillant peuple et notre Patrie, un lien de fraternité trop fort pour que les colonies des deux pays restassent étrangères l’une à l’autre.Aussi la colonie belge fût-elle appelée à prendre part à cette grande assemblée, afin de bénéficier, dans une mesure égale des décisions qui y seraient prises.Tous ceux qui assistèrent à cette réunion, ne peuvent avoir oublié le fraternel et patriotique enthousiasme qui faisait vibrer tous les coeurs.Cette assemblée produisit d’excellents résultats : ce fut alors qu’on décida, en principe, que les $10,000.00, montant d’une 1ère souscription dont la généreuse initiative revient à M.Genin.alors trésorier de notre société et depuis Président honoraire, seraient versés par l’entremise de l’Honorable Sénateur M.Dandurand et de M.le Dr Lachapelle, à un comité de secours organisé par l’élément nous ï # L X 40 Sur convocation de l’Union Nationale, la colonie française se rendit au champ du repos, où les compatriotes français dorment leur dernier sommeil.Ida, apres les prières d’usage, des couronnes furent déposées au nom de toutes les sociétés françaises sur les tombes, dans les cimetières catholiques et protestants.L’Union pense à ses morts, elle assure la subsistance de ceux qui souffrent et qui sont dans le besoin, elle soigne ses malades, mais elle pense aussi aux petits, à ceux qui ne connaissent encore de la vie que ses amertumes et que ses douleurs: Elle a voulu donner un peu de joie à ces pauvres petits déshérités pouvait-elle mieux faire que de choisir le jour de Noël la fête des tout petits ! Cette jolie démonstration eut lieu le dimanche suivant, le 27 décembre dernier.Fête bien patriotique aussi celle-là qui réunissait tous les enfants de la colonie à 1 arsenal du 6'5ème régiment, où un immense arbre de Mod avait été dressé à leur intention.La joie innocente de tous ces petits êtres mettait au coeur de leurs mères un peu de bonheur qui séchait dans une certaine mesure les larmes causées par la pensée des dangers auxquels étaient exposés l’époux et le père absent.11 est d’usage, chaque année, de profiter de la fête nationale du 14 juillet pour la célébrer par des fêtes et des réjouissances auxquelles toute la colonie prend part.Cette année il ne saurait être question de fêtes et de joies en présence de la terrible lutte engagée pour la libération du sol natal.Les deuils sont trop nombreux et les coeurs trop douloureusement meurtris.Mais dans sa réunion du 9 juin dernier, notre conseil d'administration a décidé d’offrir aux femmes et aux enfants des réservistes un goûter qui aura lieu au Parc Dominion le 14 juillet et au cours duquel un souvenir sera distribué aux enfants de ceux qui luttent pour la défense de la Patrie.Là encore, la charité couvrira de son manteau le bonheur que tous ressentiront de la joie de ceux qui n’ont rien fait pour souffrir.Tels sont les états de service de l’Union Nationale Française depuis sa fondation: ses traditions sont trop nobles et trop belles, pour craindre que désormais elle faillisse à sa tâche.Peut-être que pendant ses trente ans d’existence, bientôt, il y a eu quelques divergences d’idées, quelques opinions contraires, mais tous se sont toujours ralliés sur le terrain de la charité.Saluons, encore une fois, tous nos dévoués compatriotes qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour la prospérité de notre société.Ils sont passés en faisant le bien et le bien qu’ils ont fait, demeurera toujours pour leur plus grande récompense.Anglo-Canadien de Montréal sous le nom de Fonds Patriotique.Organisation qui, il est juste de le reconnaître, ne fut que la soeur puinée de celle dont je viens de parler plus haut.Cette première mise de fonds nous donnant de droit de participer proportionnellement à la répartition de la souscription nationale.V Dès que le comité France-Belge du Fonds Patriotique fut fondé il s’installa dans les locaux de l’TJmion qui se montra heureuse de lui offrir la plus large hospitalité.A côté de ces organisations de secours, l’Union Nationale, avec le concours dévoué de Dames et de Demoiselles, organisa dans ses locaux un ouvroir pour habiller les fem-et les enfants des réservistes.Là, par leurs soins et mes par leur zèle et grâce à la générosité de la population Canadienne et des colonies Françaises et Belge à Montréal.5000 vêtements furent distribués! Sans compter environ G00 paires de chaussures, 600 paires de caoutchoucs, 600 paires de bas, qui ont été distribués par les soins de l’ou-vroir, aux femmes et aux enfants des réservistes Français et Belges pendant la saison d’automne et d’diiver.Comme elle fut admirable de dignité et de dévouement à la Patrie la Colonie Française de Montréal ! A l’instant même où fut tiré le premier coup de canon qui annonçait que l’heure de la délivrance avait sonné pour frères Alsaciens-Lorrains, toute trace de mésintelligence disparut, il n’y eut plus que d’ardents patriotes unis dans un pur et profond amour de la France ! L’Union se fit dans le Patriotisme.La preuve tangible de cet unanime sentiment fraternel fut donnée lors de l’assemblée générale du 25 octobre dernier, qui eut lieu dans le plus parfait accord.C’est dans cette assemblée à laquelle nous fit l’honneur d’assister Monseigneur Bruchési qui, après avoir affirmé sa très vive sympathie pour la France, dans un discours qui fut salué par des applaudissements unanimes, nous offrit de chanter dans sa cathédrale une messe pour le repos de l’âme des soldats français et des aimées alliées tombés au CHAMP D’HONNEUR.Ajoutant que dans cete même cathédrale, il serait heureux d’entonner le TE DEUM, au jour de la Victoire.Le service solennel pour le repos de l’âme des Français et de leurs alliés morts pour la Patrie, eut lieu à la cathédrale le 20 novembre 1914 et sur l’invitation de l’Union Nationale Française, une foule considérable vint assister à cette imposante et émouvante cérémonie.Si l’Union a tenu à rendre un juste tribut d’hommages et de reconaissances à ceux qui sont morts pour la Patrie, elle a tenu à donner aussi à ses morts de la colonie, un souvenir de regrets, une pensée d’affection aux frères disparus.nos \ r » f Dr A.BRISSET DES NOS, President de l’Union Nationale Française TTîie démonstration d’un caractère tout intime, eut lieu le 1er novembre dernier. i ¦K\ $ I'l à :• 4 S v r 1 Sir H.B.AMES, Président du Fonds Patriotique Canadien.Hon.Sénateur R.DAN DURAND, Commandeur de la Légion d’Honneur, Président du Comité France-Amérique, et de l’“Aide à la France”.Cliché Notman.Cliché Notman.gn k I La Fête du 14 Juillet.L'heure est trop grave, les coeurs sont trop remplis d’angoisse, trop nombreux et trop douloureux sont les deuils, pour qu'il ait pu être question d'organiser des réjouissances à l’occasion du 11 juillet.Tout s’est donc passé sans apparat, dans une très-digne simplicité.Le matin, à 11 heures, M.G.E.Bonin, premier secrétaire d’Ambassade chargé du Consulat Général de France, recevait dans les locaux de l’Union Nationale Française, la colonie française de Montréal et les amis de la France, venus très-nombreux.La réception fut impressionnante.II régnait sur cette réunion de coeurs français sorte de recueillement patriotique, fait de l’angoisse, bien justifiée, qu’éprouvent ceux qui ont un être cher sur la ligne de leu, et de l’indestructible certitude, ancrée dans tous les coeurs, que notre chère et noble France sortira torieuse, plus grande et plus forte que jamais, de la lutte qui lui a été imposée.Pour bien affirmer l’accord parfait qui règne dans la Colonie Française, il avait été décidé que le Président de l’Union Nationale Française, parlerait seul au nom de toutes les sociétés : Société de Secours Mutuel, Chambre de Commerce Française, 131e Section de Vétérans des Armées de terre et de mer, France Républicaine.Voici en quels termes M.le Dr A.Brisset des !Nos s’est exprimé : sacrifices, toutes nos dissentions, toutes nos animosités se sont fondues au feu de l’ennemi, et la fraternité la plus complète a été réalisée par l’égalité de tous dans la lutte pour la liberté.Tous nos compatriotes ont mis en pratique la belle et noble formule de Deroulède : “Catholiques, protestants, Israélites, monarchistes, plébicitaires, républicains, socialistes ne sont que des prénoms, notre nom de famile est : français.” C’est pour mieux faire encore ressortir cette union que toutes les sociétés françaises de Montréal ont décidé de ne faire entendre devant vous, au matin de notre fête nationale, qu’une seule voix, voix de concorde et voix d’union, voix d’espérance et de fierté bien légitime pour notre race.une C’est à l’Union Nationale que revient cet honneur et c’est avec joie qu’elle se fait l’interprète des mêmes sentiments de toute la colonie.vie- Oui, Monsieur le Consul Général, nous pouvons être fiers de notre noble Patrie en voyant, connue le disait Monsieur Viviani dans un discours vibrant de patriotisme : Le grand miracle de 1 unité morale couronnant l’unité matérielle, en voyant la sérénité des âmes, la gravité des esprits, la virilité du courage, l’ensemble des vertus profondes de cette race dont la lourdeur et l’hypocrisie allemandes affectaient de railler la prétendue légèreté.En voyant enfin tous les citoyens unis et toutes les mains serrées autour du drapeau.” C’est grâce à l’héroïsme de Monsieur le Consul Général, nos soldats, c’est grâce à la vaillance et au génie de nos chefs, c’est grâce à tous les h rançais, au sang des modestes enfants de la France, larmes des épouses et des mères que s’est accomplie cette merveilleuse alliance des coeurs et des consciences.Les Français de Montréal ont bien fait leur devoir; qu'il me soit permis de pleurer ceux qui ont donné leur vie pour leur patrie et d’envoyer nos sympathies émues et reconnaissantes à ceux d’entre nous qui souffrent de leurs glorieuses blessures niers de nos ennemis sur U y a un an Montréal se aujourd'hui, la colonie française de pressait dans cette même salle pour témoigner devant le représentant de son aux pays et de son amour profond et de tout son dévouement à la Mère Patrie.Tous étaient heureux et personne ne prévoyait l’orage qui grondait déjà bien près, portant dans ses flancs noirs de poudre et de fumée, le sang qui devait se répandre pour éera-l’enerm héréditaire et reconquérir une partie de notre territoire odieusement volé.ser qui meurent de vivre prison-la terre à jamais maudite d’Alle- ou Un an est passée, année de deuil, année de larmes, mais aussi année de gloire, année do fierté nationale.Notre gloirieux drapeau flotte aujourd’hui si haut qu’on peut 1 apercevoir du monde entier, et c’est à ses pieds que nous venons ce matin nous grouper autour de vous, dans la plus parfaite union de patriotisme et d’amour pour la chère Patrie.Peut-il magne.Au nom de tous, je salue ici ceux qui sont tombés sur le chain'P d’honneur, offrant sans regret la rançon du sang tandis que leurs mères et leurs épouses paient la rançon des larmes.Cette année Monsieur le Consul Général, nous ne fête-pas la France pas nos réjouissances habituelles ; trop récents sont les deuils qui ont frappé la Patrie et ont déjà fait tant de vides dans nos rangs, trop amères sont les lar- encore en être autrement quand nous voyons la grande union qui existe entre nos frères de France ?Comme là-bas, sur la terre de tous les dévouements et de tous les rons M . i 71 M.le Consul Général a répondu à cette éloquente expression de sentiments, si patriotiquement français, par le vibrant et magnifique discours, que nous reproduisons textuellement: Mes chers Compatriotes.Les voeux qui en témoignage de concorde viennent de m’être exprimés en votre nom à tous, avec autant de coeur que d’éloquence, par M.le président de l’Union Nationale seront dès aujourd’hui transmis en France par mes soins, et ce sera pour le gouvernement de la République le meilleur réconfort de voir qu’en ce jour non seulement les citoyens de la mère-patrie, mais encore ses enfants d’au-delà des groupent unanimement autour du drapeau pour lui envoyer le témoignage de leur dévouement et de leur que pleurent celles qui sont séparées de l’absent chéri mes pour que nous pensions au plaisir et à la joie.Mais nous n’oublions pas pour cela la France, pied de sa statue qui garde le seuil de notre Union, au pied de la statue de Jeanne, la grande Française, libératrice de la France d’hier et qui sera la libératrice de demain, nous Au allons déposer des couronnes.Puissent ces modestes fleurs du Canada arrosées par le sang de nos martyrs, se changer bientôt en lauriers impérissables pour la Patrie bien aimée.En terminant, Monsieur le consul Général, au nom de coûte la colonie française de Montreal, au nom de toutes ses sociétés que j’ai l’honneur de représenter, je vous prie de bien vouloir vous faire auprès de notre respecté Président mers se XWit cl*JU£Birtftæ3 % a w .• 4: y y 4 i b S-' ?m irSfes 6 + 1 M YP .M * r -» i » - » E » Is y ••: Réunion des femmes et enfants des réservistes français au Dominion Park (14 juillet 1915).admiration envers ceux qui défendent la France et lui acrifient leur vie pour la faire encore plus grande.Lorsque vous étiez réunis il a usi an à pareille date, aucun de vous si j’en juge (puisque je n’était pas là) par les paroles qui furent prononcées alors, aucun de vous ne se doutait que vous étiez à quinze jours de la plus formidable guerre qui ait été déchaînée sur l’Europe.Les signes précurseurs 11’avaient pas manqué cependant et j’avais eu moi-même l’occasion, plusieurs mois auparavant, de vous rappeler que l’imminence de ce confit mondial rendait plus que jamais nécssaire l’union des Français sur le terrain du patriotisme.L’heure est venue et notre colonie a répondu à l’appel aux armes avec une abnégation et un enthousiasme sans égal, dont j’ai été fier de témoigner publiquement tout récemment encore devant les milliers d’auditeurs au Monument National.Monsieur Raymond Poincaré, l’interprète des voeux que formons aujourd’hui pour lui, comme chef très sympa- nous tique de la grande nation française et pour notre Patrie si chère, afin que bientôt notre douce terre de France se relève plus belle et plus forte que jamais dans une paix complète et définitive dont elle aura le droit de dicter au monde entier les conditions.Enfin Monsieur le consul Général, la colonie française ne veut pas oublier le représentant de son pays; je suis chargé de me faire l’interprète de tous pour vous de notre respect et de notre entier dévouement.Vous me permettrez aussi de ne pas oublier Madame Bonin dont le zèle et la charité inépuisables ont été tant ap- me assurer ! préciés par notre colonie.A elle et à tous vos dévoués collaborateurs nous disons ' .merci. 75 Mais, puisque les départs de nos mobilisés ont dépassé voulu envoyer ici un de nos puissants bateaux de guerre, toutes les prévisions, les pertes alors ont été lourdes parmi Grâce à l’amabilité des autorités canadiennes, j’avais obte- cux; trop nombreux sont déjà les blessée, trop nombreux les nu qu’un détachement de marins armés pût débarquer du disparus et c’est vers leur glorieux souvenir que notre “Descartes” et faire les honneurs de cette même salle où coeur doit se tourner tout d’abord.Aussi par une délicate pensée les sociétés que vous représentez ont-elles décidé que l’aniversairc fêté aujourd’hui serait célébré dans le calme et le rcceuillement, tout en faisant aux familles de nos absents leur part légitime : c’est pourquoi nous leur avons demandé de se réunir cet après-midi afin que ceux et celles dont les pères ou les maris sont au feu sentent qu’ils ont ici des amis, des frères et des soeurs françaises.Cette oeuvre de solidarité et de justice n’est pas notre seul devoir : il nous faut dès maintenant préparer les lendemains de la victoire afin que notre pays puisse profiter de tous ces sacrifices ; en ce Canada surtout où tant d’actives sympathies nous entourent, en ce Canada qui nous donne assistance aussi bien sur les champs de bataille des alliés que sur ceux de la bienfaisance, nous pouvons faire lever des moissons fructueuses pour les intérêts des deux pays ; jamais entre eux les liens économiques ne se sont trouvés mieux resserrés et les transactions plus breuses ; il s’agit de maintenir et de développer ces heureuses nécessités et c’est à quoi s’emploie notre Chambre de Commerce avec les concours qui lui ont été déjà assurés.Et pour nous tous, Messieurs, une tâche plus générale et plus haute s’impose, celle de maintenir en nous et autour de nous ces sentiments de confiance et de fermeté qui préparent la victoire et qui nous en rendrons dignes.Comme le disait ces jours-ci un de nos grands écrivains : “Nous “aussi, nous avons besoin de tenir dans nos lignes où, pour “n’être pas menacés de mort, nous risquons cependant certains dangers d’une autre nature; nous sentons que nous “devons, sous peine de catastrophe individuelles et générales, conserver la paience, l’espoir, la lucidité, le courage “humble et terre-à-terre de toutes les minutes.” nous sommes réunis aujourd’hui ; leur chef, le commandant Pugliesi-Conti, était à mes côtés et avait bien voulu ajouter quelques patriotiques paroles à celles que je vous adressais alors.Et bien, ce sont ces mêmes soldats, ce sont ces mêmes officiers de marine qui se sont acquis une gloire immortelle en défendant le passage de l’Yser.Oui, les futurs héros de Dixmude étaient il y a deux ans nos hôtes et les baïonnettes que vous avez vu briller ici même sont celles qui ont rejeté l’ennemi dans la boue de ses tranchées et écrasé la ruée allemande en sauvant nos ports de Dunkerque et de Calais.C’est un grand honneur qui nous a été fait là et que nous n’oublierons pas ; déjà consacrée en quelque sorte par la présence de nos héroïques fusiliers marins, cette maison sur laquelle flotte le drapeau tricolore est toute prête pour recevoir au lendemain de la victoire ceux des nôtres qui sont partis à l’appel du devoir et qui reviendront nous montrer leurs uniformes ensanglantés ou leurs glorieuses blessures.Je vous donne rendez-vous pour fêter ici le 14 juillet prochain et pour les saluer du même cri que nous allons lancer d’une seule voix et d’un seul coeur en l’honneur de notre patrie bien aimée: Vive la France ! Vive la République ! L’émotion qui étreignait l’assistance était trop intense pour que des acclamations bruyantes se fissent entendre, mais ces discours furent souvent interrompus par des applaudissements énergiques et unanimes, qui se prolongèrent durant plusieurs minutes après la péroraison de chacun d’eux.Et ce fut ensuite la manifestation aux Statues de la France et de Jeanne, l’immortelle Lorraine.Lorsque, en presence de cette foule de patriotes ayant à leur tête M.le Consul Général, entouré de son personnel et des présidents de toutes les Sociétés françaises, les drapeaux inclinés pour le salut, on plaça de magnifiques couronnes de fleurs aux pieds des deux monuments pavoises aux couleurs nationales, bien des yeux étaient mouillés de larmes.L après-midi eut lieu au Dominion Park une autre manifestation, bien émouvante aussi, organisée par la Section Française du fonds Patriotique, sous les auspices de FUnion Nationale Française et la Présidence de M.le Consul Général.nom- avec eux C’est par cette ténacité, cette énergie de tous les instants que nos admirables osldats ont réussi en ces derniers mois à faire reculer les lignes allemandes et que pied-à-pied, tranchée par tranchée, ils ont reconquis la ligne des hauteurs qui dominent les plaines de Flandre et la frontière de Belgique.Nous devons nous inspirer de leur magnifique exemple, qui ne connaît pas la fatigue après un an de guerre, pour garder en nous et inspirer aux autres la certitude de la victoire, si longue qu’elle soit à venir, car elle sera le triomphe du droit et de la liberté.Mes chers compatriotes, si j’ai dû vous faire entendre aujourd’hui les graves paroles qui convenait à cette fête du souvenir et du receuillcment, laissez-moi terminer par une évocation plus réconfortante Vous vous Les femmes et les enfants des réservistes réunis dans les salles de l’Union, Avenue Viger, étaient transportés lieu de la fête, dans les magnifiques tramways mis gracieusement à la disposition des organisateurs par la Compagnie des Tramways de Montreal.encore.rappelez certainement comment il y a deux ans à pareille date nous avons célébré ensemble notre fête nationale ; sur ma demande qui n’était que l’expression de votre désir, le Gouvernement de la République avait bien au i 76 2e.Prix, une jolie montre de Dame.POUR les mamans qui, elles aussi, ne devaient pas être oubliées : lo Un terrain d’une valeur de $200.00 2o Vingt-deux prix de $5.00 en or, chacun.Puis une photographie-souvenir de l’assistance fut prise par M.le Reuses, Membre du Conseil d’Administration de l’Union et tous partirent, GAIS ET CONTENTS, emportant la plus agréable impression de cette réconfortante journée.NOUS ne saurions terminer ce rapide compte rendu sans adresser les plus vives félicitations à Messieurs J.R.Genin, Mr.le Dr.A.Brisset des Nos, M.Alfred Tarut, M.le Dr.Paul Vi Hard et à tous ceux qui, avec eux, ont orga nisé et assuré la complète réussite de cette fête du Dominion Park, où, par l’intermédiaire de leurs femmes et de leurs enfants, la pensée allait à ceux qui, là bas, sur le sol de France, font le sacrifice de leur vie pour sauver l’humanité du joug odieux de la répugnante domination teutonne.La gentille et intéressante multitude des petits invités et leurs mamans prirent place autour des tables où un très-joli et délicieux goûter servi à leur intention les attendait, niant.TOUT le monde paraissait heureux et semblait oublier la gravité de l'heure présente ; ce fut réellement charmant.LE goûter terminé, d’autres joies attendaient les aimables convives.GRACE aux souscriptions receuillies par le dévoué Président Honoraire de l’Union, M.J.R.Genin, on avait pu organiser une tombola comprenant de magnifines lots qui furent distribués par voie de tirage au sort.QU’ON juge du plaisir des gagnants par l’énumération des lots: POUR les petits garçons : 1er Prix, une superbe bicyclette.2o Vingt-deux prix de $5.00 en or, chacun.POUR les fillettes : 1er Pris, une grande et magnifique poupée.MOD D’agréables promenades m M O D JYI.O.iA.Tramways Eectriques pour Citoyens et Touristes ¦ Bout de nie “Le confluent”.C’est la plus agréable (les promenades en tramways, sur un parcours de douze milles à travers une magnifique campagne, le long du fleuve St-Laurcnt.La compagnie des tramways possède un magnifique terrain pour pique-niques, au terminus de cette ligne, où l’on peut s’amuser tout à son aise.Il y a aussi un grand hôtel, où les repas vous sont servis à prix raisonnables.Prenez n’importe quel tramway allant vers l’est, rues Ontario, Sainte-Catherine ou Notre-Dame, et correspondez à l’avenue LaSalle.SERVICE.—Les tramways partent de l'avenue LaSalle et de la rue Notre-Dame, toutes les trente minutes.Autour de la Montagne C’est un des plus charmants voyages en tramways que l’on puisse faire : il fournit aux visiteurs une superbe occasion de voir et apprécier les beautés du Mont-Royal et des pittoresques villes suburbaines situées le long de la montagne.SERVICE REGULIER.—Toutes les 20 minutes, depuis 10 heures a.m.Char-Observatoire Spécial Passant rues Peel et Sainte-Catherine, à 10 h.a.m., et à toutes les heures ensuite, excepté à midi.LACHINE Un charmant voyage de 9 milles à la ville historique de Lachine.Ceux qui désirent sauter les rapides, devraient prendre le tramway de 4 p.m.SERVICE.—Les tramways partent de la Place d’Armes toutes les vingt minutes. it Je me Souviens " Michelet a dit que nous avions tout simplement perdu un monde, lorsqu’au dix-huitième siècle nos magnifiques colonies nous furent ravies et que fut anéanti le fruit de tant d’efforts et de génie.On ne peut penser sans un serrement de coeur à la chute de cet empire, à l’Inde et Uupleix, au Canada et Montcalm, à la Louisiane primitive que s’étendait du golfe du Mexique aux Grands Lacs, des Rocheuses à la mince bande de la Nouvelle Angleterre, contrée autrement vaste que la Louisiane dernier format, très importante encore et vendue à un prix dérisoire.Que seraient aujourd'hui ces possessions si elles étaient restées françaises?Que serait surtout l’Amérique du Nord dont les Français ont été les premiers à sillonner les forêts vierges et à promener leurs canots d’écorce sur les fleuves énormes?L’amertume de ces souvenirs se trouve cependant adoucie quand ou songe au Canada actuel.Grâce aux Canadiens français, la trace de nos ancêtres ne s’est pas tout à fait effacée sur la terre américaine, notre langue et notre race survivent au Canada.Il est vraiment émouvant pour le Français qui foule pour la première fois le sol de la vieille province de Québec d’entendre le doux son de sa langue natale, mêlée parfois d’archaïsmes savoureux, éovquant la France d’autrefois.Si loin de la patrie, il lit sur les façades des magasins, des enseignes, des noms, qu’on dirait de chez nous.A chaque pas surgissent les souvenirs des hauts faits de nos pères communs.Il flotte quelque chose dans l’air, sur le paysage, qui nous est familier.efforts illassables d’assimiliation de la part du vainqueur et qui aujourd’hui est parvenue à conserver son caractère dans son intégrité première.L’histoire du Canada français est une des pages les plus glorieuses de notre histoire, depuis les premiers voyages de Jacques-Cartier jusqu’à la mort de Montcalm.Après les voyages de découverte et de colonisation, le Canada devient notre colonie de 1608 à 1760.Les premiers établissements coloniaux sont illustrés par la grande figure de Samuel de Champlain qui fonde Québec, combat les Iroquois, remonte l’Outaouais, s’enfonce dans les régions inexplorées de l’Ouest lointain et lègue à la postérité un nom chargé de gloire.Paul de Chomedy, sieur de Maisonneuve, Mlle Mance, des colons français, président aux débuts de Montréal.La colonie se développe au milieu de dangers inouïs et la mort de l’héroïque Dollard des Ormeaux, à la bataille du Long Sault, exemple entre mille, est là pour nous rappeler quelle était la férocité des Iroquois.Les progrès sont constants; c’est alors que nous voyons l’intendant Talon qui fut l’organisateur comme Cartier fut le découvreur et Champlain le fondateur.L’agriculture, le commerce prennent un essor puissant.Le sage Colbert veille sur la colonie; on pénètre plus profondément dans l’ouest.Sous le gouvernement de M.de Frontenac, le père Marquette et Louis Joliet découvrent le Père des Eaux, l’immense Mississipi.Robert Cavelier de la Salle descend ce fleuve jusqu’à son embouchure et le vaste pays appelé aujourd’hui les Etats Unis reçoit le doux nom de Louisiane.D’Iberville à la tête de quatorze hommes repousse les Anglais à la Baie d’Hudson, s’empare de leurs vaisseaux qu’il ramène en triomphe à Québec.Vient la guerre avec les Anglo-Américains, le Canada envahi, Québec assiégé, l’ennemi en retraite.L’état de guerre dure trente ans.C’est à cette époque que Mlle de Verchères fait le coup de feu contre des Iroquois et le nom de l’héroïne reste gravé dans tout oeur canadien.D’Iberville se rend à Terreneuve.Il s’empare du fort Nelson et rend la baie d’Hudson à la France dont la possession est ensuite assurée par la paix de Ryswick.La guerre recommence puis le traité d’U-tretell cède à l’Angleterre l’Acadie, Terreneuve, la Baie d’Hudson et ce qu’on appelait la contrée des Iroquois.En laissant à l’Angleterre le seuil du Canada et les rivages de sa colonie, la France commence à s’acheminer ruine coloniale.Jean Baptiste Lemoyne de Bienville jette les bases de la Nouvelle Orléans.De la Varendrye et ses fils au milieu 'Cette sensation et l’espoir qu’elle fait naître, nous les devons à l’énergie indomptable du peuple canadien français qui a réussi à conserver malgré tous les obstacles, sa puissante personnalité en gardant sur son coeur, intact, le trésor inviolé de sa langue, de cette langue qui sème les idées libératrices aux quatre coins du monde, les idées qui guident la marche humaine vers les rives radieuses de la Beauté et de la Justice.Ce peuple là qui n’a pas laissé s’éteindre la lampe du sanctuaire peut regarder fiance l’avenir qui semble lui réserver les destinées qu’il mérite.Notre langue est conservée en Amérique, voilà le fait le plus important.Ce premier résultat acquis, la pensée dont elle est le véhicule subtil portera ses riches fruits avec con- cn dépit des barrières fragiles qui s’effondreront avec le temps sous la marée montante de la vérité éternelle.Si on jette un regard sur l'histoire du Canada, on est saisi d une profonde admiration pour ce peuple qui a dû lutter dès les débuts de la colonisation contre la sévé-1 ité du climat, contre les ennemis de toute sorte, contre les vers sa 78 fois trop rapide par les premiers.De là il peut s’en suivre quelques malentendus très superficiels, en vérité, comme le prouve la conduite généreuse du Canada à l’égard de la France depuis le commencement de la guerre.Les Canadiens ont non seulement envoyé chez nous des vêtements, des vivres, des objets de toutes sortes, de l’argent, mais encore des hommes en grande quantité et on sait la façon héroïque dont ces derniers se sont conduits dans les Flandres à côté des Anglais, des Belges et des Français, unis dorénavant par les liens indissolubles que confèrent les périls courus ensemble pour la défense des plus nobles intérêts.des plus terribles périls, poussent leurs explorations jusqu’aux Rocheuses.L’histoire canadienne se poursuit toujours héroïque, toujours ajoutant un peu plus de gloire au nom français mais les mauvais jours s’annoncent à l’horizon.Les Acadiens sont exilés et dispersés, leur pays est dévasté.Montcalm arrive de France et meurt après une lutte inégale et le Canada est perdu pour la France.Voilà quelques uns des souvenirs qui nous lient étroitement aux descendants des vaillants Français abandonnés à cette époque par Louis XV, dit le Bien Aimé, au nombre d’environ 70,000, sur les bords du St Laurent et qui atteignent aujourd’hui le chiffre de trois millions en comptant les émigrés aux Etats-Unis.Maintenant les Canadiens Français jouissent sous le gouvernement britannique des mêmes libertés que les Anglais.Beaucoup d’entre eux occupent des postes très élevés et en remplissent les fonctions avec l’intelligence et le dévouement le plus remarquables.Quelle belle lignée de fils de France que celle qui compte les noms de Sir George Etienne Cartier, de Sir A.Chapleau, Sir Wilfrid Laurier, l’Hon.Rodolphe Leur eux, Sir Lomer Gouin, Honoré Mercier, qui a rappelé aux Français ce que le Canada était devenu.Les ancienes luttes sont oubliées.Les deux races concourront au même but, à la grandeur du Canada.Le Canadien français est admirablement situé pour profiter des bienfaits des deux vieilles civilisations anglaise et française qui forment l’homme complet.Il peut unir à l’idéalisme français le sens pratique de l’Anglais.Il peut puiser dans les deux pensées ce qu’il y a de meilleur dans l'humanité sans perdre de son caractère.L’Entente Cordiale n’est pas un vain mot.On peut juger jusqu’ici d’après les résultats obtenus par la fusion des deux races dans un même effort, ce qu’elle pourra faire pour la civilisation générale dans l’avenir.Il est évident que les mentalités des Canadiens et des Français ne sont pas en tous points semblables; les premiers tout le long de leur histoire, ayant été isolés au milieu des populations étrangères, repliés sur eux-mêmes, attachés à garder leur langue, leurs traditions, absorbés par la lutte pour la vie; les seconds pendant ce temps emportés vers d’autres idéals par une évolution jugée par- Au mois d’août dernier, quand la France s’est levée frémissante pour défendre son sol sacré contre l’invasion des hordes teutonnes, l’âme canadienne a tressailli.Du fonds des âges la voix des ancêtres communs s’est faite entendre.Un grand élan a fait communier dans un même amour pour la Patrie menacée les Canadiens et les Français.Dans les rues les réservistes chantaient “La Marseillaise”, le “Chant du Départ”.La foule les acclamait.La France guerrière, gardienne des hautes pensées, planait sur les âmes ; toute notre histoire s’évoquait dans une fresque de gloire.Dès ce moment de danger, fidèles à leur devise, “Je me souviens”, les Canadiens n’ont pas cessé de nous démontrer leurs sympathies et de nous aider par tous les moyens.Nous leur répondons : “Nous n’oublierons pas” et la Chambre de Commerce française est heureuse d’être ici l’interprête, auprès des Canadiens, de la reconnaissance de tous les Français.En ce moment, la France ne combat seulement pour la victoire militaire, mais encore pour la victoire économique.L’occasion se présente de resserrer les liens commerciaux entre les deux pays.Nous ne devons pas nous en tenir à une reconnaissance platonique.Nos commerçants, nos industriels, nos capitalistes doivent favoriser le développement du commerce, de l’industrie et de l’agriculture du Canada.La chambre de Commerce française emploiera toute son activité pour arriver à ce résultat.La Chambre de Commerce Française. I Fonds Patriotique Canadien Comité Franco-Beige- toutes les familles des nations alliées, dont les chefs seraient sous les drapeaux soient traitées sur le même pied.Cet arrangement fut généreusement accepté et sanctionné plus tard par le Parlement quand il approuva les statuts du FONDS PATRIOTIQUE Canadien.Royale le Duc de Connaught, gouverneur génral du Canada accepta la présidence du Conseil d’Administration et les personnes les plus en vue du Dominion en font partie.L’Angleterre, tout récemment a rendu hommage à l’activité inlassable d’un de ses promoteurs qui a le plus contribué à l’organisation de cette grande oeuvre patriotique, en conférant à M.Herbert Ames le titre de Sir.Dès les premiers jours de la mobilisation les réservistes français, habitant Montrai et les environs, se présentaient en foule au Consulat Général de France pour demander leur ordre de route.Ce fut un admirable spectacle de voir sur la Place Viger, devant notre Consulat, des centaines do Français qui, ayant quitté leur travail dès l’annonce de la déclaration de la guerre, venaient se mettre à la disposition du représentant de la France.Spectacle inoubliable aussi pour ceux qui en furent témoins, celui de ces Français marchant, aux acclamations de la population canadienne, calmes, en lignes serrées, du Consulat au port où des bateaux frétés pour eux devaient les transporter en France.Nombreux, parmi ces hommes, étaient ceux dont le travail était le seul soutien de leurs familles et qui, n'écoutant que la voix du devoir, partaient pour défendre leur pays laissant derrière eux ce qu’ils avaient de plus cher, pour conserver sans tache à leurs fils le nom de français.Dans un discours vibrant de patriotisme, le docteur Brisset, président de l’Union Nationale Française, dans une réunion au Monument National, le 9 août 1914, disait que chacun devait faire son devoir.“Il incombe, ajoutait-il, à ceux que le triste privilège de l’âge empêche de partir, de veiller sur ceux qui restent”.Et en effet dès la première semaine du mois d’août, M.Genin et quelques Français qui n’étaient pas mobilisables avaient ouvert une souscription en faveur des familles des réservistes.Sans doute on savait que le gouvernement français leur accorderait des indemnités, mais le coût élevé de la vie à Montréal devait nécessiter des allocations supérieures à celles qui sont données en France.La souscription grâce à l’appui de M.le Sénateur Dandurand, du docteur Lachapelle, grâce à la générosité de tant de Canadiens français, qui chaque fois que la cause française est en jeu, répondent si chaleureusement- à notre appel, obtint tout le succès espéré des promoteurs.En une semaine dix mille dollars furent souscrits.Le nombre des départs augmentant dans de fortes proportions chaque semaine, il devint bientôt évident que la somme recueillie ne pourrait suffire à tous les besoins.Suivant notre exemple, un groupe de Canadiens où figuraient les noms des personnes les plus en vue de Montréal, d’Ottawa, de Toronto et de Québec organisaient aussi un fonds de secours pour venir en aide aux familles des volontaires canadiens qui répondaient à l’appel de l’Angleterre.Le groupe français offrit alors à cette association de lui verser les sommes qu’il avait recueillies, il s engageait à lui en procurer d’autres et lui demandait que Son Altesse Des succursales du Fonds Patriotique furent établies dans toutes les villes du Canada pour y recueillir des souscriptions et subvenir aux besoins des familles de ceux qui partaient.Celle de Montréal organisa une campagne pour se procurer les fonds qui lui étaient nécessaires.Vingt-deux groupes de dix personnes chacun, y furent choisis et chargés de solliciter des souscriptions à domicile, du 14 au 18 septembre.Pendant les cinq jours que dura cette campagne tous se réunissaient à midi dans une des grandes salles de l’Hôtel Windsor et les recettes de la journée y étaient annoncées.Le public répondit d’une façon merveilleuse à l’appel qui lui était fait, résultat : En voici le Recettes du 14 septembre 421.016 dollars 186,438 “ 136.969 “ 120.257 “ 625.814 “ 15 “ 16 “ 17 “ 18 1,490.494 C’est ainsi qu’en une semaine le LE FONDS PATRIOTIQUE CANADIEN recueillit à Montréal seulement, environ sept millions cinq cent mille francs pour venir en aide aux familles dont les chefs sont sous les drapeaux.Parmi les groupes chargés de recueillir les souscriptions à domicile, l’un d’eux était composé uniquement de Français et de Canadiens Français.Sa recette s’éleva à 55.431 dollars.Sur cette somme figure un don magnifique du Séminaire de St.Sulpice que notre compatriote le vénérable père Lecocq, supérieure du Séminaire, avait J 80 1,246.00 dollars 8,657.75 “ 13.190.25 “ 12.821.25 “ 13.273.25 “ 14,300.75 “ 14.497.25 “ 14,771.00 “ 14.771.00 “ 13.738.00 “ 13.804.25 “ Août 1914 .Septembre “ Octobre Novembre “ Décembre “ Janvier 1915 Février Mars Avril Mai Juin fait accompagner de la lettre suivante adressée à Monsieur Genin : Très honoré et cher Monsieur, “La communauté de St.Sulpice vient de souscrire “25,000 dollars au Fonds Patriotique.En demandant cette “souscription à mes confrères, j’ai cru répondre et faire “droit aux demandes réitérées que vous m’avez adressées “avec un zèle infatigable, admirable et au-dessus de tous “les éloges.On m’assure en effet que le Fonds Patriotique “subvient du moins en partie aux besoins des familles françaises et belges, dont les chefs offrent en ce moment leur “sang pour la patrie.“Veuillez agréer, très-cher Monsieur, l’assurance de “ma parfaite estime, de mon admiration pour vos efforts “patriotiques et de ma reconnaissance.Votre humble et très dévoué serviteur Signé Charles LECOCQ.134,135.00 Total Depuis sa fondation jusqu’au 1er juillet 1915 les allocations versées par le Comité Franco-Belge s’élèvent donc à 134,935 dollars.Il a assisté 498 familles françaises et 116 familles belges.Les premières ont reçu 114.816 dollars provenant 35,659 dollars du gouvernement Français et 79.137 dollars du Fonds Patriotique.Les familles belges ont reçu 20.077 dollars du Fonds Patriotque Canadien.Il a en outre rapatrié 73 familles représentant 123 personnes, rapatriements dont le coût s’est élevé à 3401 dollars.Dans le Canada tout entier, le public répondità l’appel qui lui était fait avec autant de générosité qu’à Montréal.Le total des souscriptions au 1er juillet s’élève à plus de trente millions de francs.Le Fonds Patriotique Canadien assiste actuellement 16,000 familles parmi lesquelles 960 environ sont françaises et en raison de l’accroissement des effectifs canadiens la liste des assistés accuse une progrès! on constante de 15 p.c.par mois.ITn groupe de dames françaises et Canadiennes Françaises prennent une part active aux travaux du Comité Franco-Belge.Près de cinquante femmes dévouées sous la direction de Madame Bonin se consacrent à la tâche de visiter les familles dont les chefs sont sous les drapeaux, afin de se rendre compte de leurs besoins.Elles ont organisé plusieurs ouvroirs où elles travaillent tour à tour pour le', familles les plus nécessiteuses et pour nos soldats.Le Comité Franco-Belge règle les litiges des personnes assistées, de concert avec M.Bisaillon, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de Montréal et M.Dufresne, notaire, tous deux Canadiens et bienfaiteurs de toutes les oeuvres françaises, qui ont offert leurs services à titre gracieux à l’association.Il hospitalise aussi des orphelins dans un immeuble mis généreusement à sa disposition pour la durée de la guerre.Un comité spécial assure aux malades les soins dont ils ont besoin.Trois cents docteurs appartenant à l’Association Médicale de Montréal après avoir souscrit généreusement au Fonds Patriotique Canadien ont spontanément offert leurs services à toutes les familles de nos réservistes Grâce à cet élan de générosité, grâce au dévouement en particulier de messieurs les docteurs Boulet, Normandin, Laramée, Grenier, Biopelle et Schmitt, le Comité Franco-Belge s’est trouve dans une position, unique peut-être, pour Dès le mois de septembre ,il fut décidé qu’un comité spécial s’occuperait des familles françaises et belges à Montréal.Il reçut le nom dcComité Franco-Belge, Monsieur Bonin, Consul Général de France, en accepta la présidence honoraire, il en est le protecteur et collaborateur dévoué.L’échelle des allocations mensuelles fut fixée ainsi : Familles de 2 enfants: Femme ou mère de réserviste 30 dollars.Enfants: de 10 à 15 ans 7 dollars 50; de 5 à 10 ans 4 dollars 50 ; au-dessous de 5 ans 3 dollars.Familles de 3 enfants ou plus: Femme ou mère de réserviste 30 dollars.Enfants: de 10 à 15 ans 6 dollars; de 5 à 10 ans 3 dollars; au-dessous de 5 ans 2 dollars.La famille d’un réserviste comprenant la mère, et deux enfants de 8 à 12 ans reçoit donc 42 dollars soit environ deux cent dix francs par mois.Le Comité Franco-Belge est aussi chargé de la distribution des allocations du gouvernement français à raison de un franc vingt-cinq par femme et de cinquante centimes par enfant, par jour, mais cette allocation est déduite du tarif établi par le Fonds Patriotique, de même celte association retranche de la somme qu’elle doit distribuer aux familles des volontaires canadiens les 20 dollars qui sont versés à chacune d’elles par le gouvernement du Canada.Le tableau suivant donne le montant des allocations distribuées chaque mois par le Comité Franco-Belge: 81 donner à ses assistés les soins que réclamaient leur état.La ville fut divisée en quartiers et chaque famille de réservistes reçoit sur sa demande la visite d’un des docteurs de l’association.Avec un zèle inlassable ils ont donné des soins à trois cent cinquante-cinq familles françaises depuis le mois d’octobre dernier.La Colonie Française de Montréal a déjà payé un lourd tribut à la défense de la France.Parmi les tués, blessés, disparus, figurent les noms de 43 de nos réservistes inscrits sur la liste du Fonds Patriotique.Le Comité Franco-Belge continuera à asister leurs familles.Il continuera aussi par tous les moyens don il dispose à •’venir en aide aux femmes et aux enfants de ceux qui prennent part à la défense de notre patrie.Puisse la pensée que leurs familles trouveront toujours des amis dévoués dans les membres du Comité Franco-Belge être un réconfort pour eux au milieu des fatigues qu’il endurent en combattant pour la France.Alfred T ABUT Président du Comité Franco-Belge.Lettre de M.F.Révol, ancien président de la Chambre, à M.le consul généraI de France nous accomplissons et à laquelle vieux et jeunes "poilus" participent avec le même courage et la même valeur.Je suis heureux que le “Poilu” vous intéresse et je me ferai un plaisir de continuer à vous l'envoyer tant qu'il paraîtra.Il faut espérer que ce ne sera plus pendant bien longtemps, et que bientôt nous pourrons reprendre la guerre sur le terrain économique et commercial où alors, pour lutter, des éléments nouveaux et la force que nous donnera la victoire.Ce sera le moment pour nous, Français au Canada, de marcher plus étroitement unis que jamais dans notre lointaine seconde Patrie, et de bénéficier du prestige nos armées nous auront conquis à la face du monde.Veuillez croire à mes sentiments les plus dévoués.lieutenant, 113e territorial.(Signé) A.F.REVOL, X.juin 1915.Monsieur le Consul Général, Je commence à penser que ceux, comme vous, que le devoir a retenus au loin, doivent vraiment éprouver un sentiment d’envie en pensant à ceux qui sont directement mêlés au terrible drame qui se joue en ce moment en Eir Nkms vivons vraiment des heures inoubliables et rope.dont nul récit ne peut donner à la fois et l’horreur et la nous aurons grandeur.Car si pendant longtemps nous sommes restés en expectative dans nos tranchées, à présent c’est la mêlée journalière et l’on est toujours surpris le soir de se retrouver encore de ce monde.La vie humaine ne compte plus, et on perd absolument le sens de sa propre personnalité pour s’amalgamer en quoique sorte à la masse.Lorsque quelques heures de répit laissent le temps de penser un peu, on se sent comme enivré par la grande oeuvre que que t Compagnie ¦ Générale Transatlantique (LIGNE FRANÇAISE) p Service Postal hebdomadaire entre BORDEAUX et NEW YORK Départs de New York tous les samedis à 3 lirs.p.m.par les paquebots: Rochambeau Chicago Espagne La Touraine Niagara Pour listes des départs, tarifs, etc., s’adresser à Genin, Trudeau & Cie, Limitée 22, NOTRE-DAME OUEST agents généraux pour le Canada AIIX INDUSTRIELS ET MANUFACTURIERS FRANÇAIS ! Par suite de l’exclusion du Marché Canadien de tous les produits de provenance allemande et des nations alliées de l’Allemagne, un champ vaste et profitable est ouvert à l’activité des Industriels et Manufacturiers de France.Désireuse d'aider les maisons intéressées à faire connaîre leurs produits au Canada, L’Agence Canadienne de Publicité, Limitée, met à leur disposition son service de renseignements sur les marchandises importées au Canada et sur les produits exportés du Canada.Ces renseignements sont puisés aux sources officielles.Chargée de la publicité du haut commerce canadien, l’Agence Canadienne de Publicié, Limitée, place des annonces dans tous les journaux du Canada, garantit les taux les plus bas et sollicite la publicité de tous les Industriels et Manufacturiers français désireux d’étendre leurs affaires au Canada.* T CANADIAN ADVERTISING AGENCY Limited, Montreal, Canada.> > 1 .Unity Building, Angle des rues Lagauchetiere et St-Alexandre. f Chambres des Communes du Canada- P 5e Session, 12e Parlement, 5 George V, 1915 Géographie de Québec nous donne les chiffres suivants les groupements ethniques du Canada : BILL 70.sur ADOPTE PAR LA CHAMBRE LE 27 MARS 1915 Canadiens-français .Irlandais.Ecossais.Gallois.Anglais.Allemands.Autrichiens.Scandinaves.Juifs.Hollandais.Italiens.Eusses.Polonais.Belges.Suisses.Bulgares.Grecs.Hindous .Indiens peaux-rouges Chinois.Japonais.Nègres.3,054,890 1,360,899 997,880 34,848 1,838,150 393,300 139,103 107,535 75,681 54,986 45,4,11 53,142 33,365 9.593 6,625 5,835 3.594 2,342 105,492 27,774 9,121 16,877 Loi ayant pour objet de suppléer le Revenu nécessaire pour faire face aux dépenses de guerre.Sa Majesté, de l’avis et du consentement du Sénat et de la Chambre des Communes du Canada, décrète : 1.La présente loi peut être citée sous le titre: Loi Titre abrégé spéciale des Revenus de guerre, 1915.PARTIE I Définition 2.Dans la présente loi, à moins que le contexte ne l’exige autrement, “Ministre” signifie le Ministre des Finances.Le nombre des Canadiens-français a augmenté de 25 pour cent, passant de 1,649,371 à 2,054,890, de 1901 à 1911.Il a augmenté de 21 pour cent dans la province de Québec.Crculation des billets de banque.3.Chaque banque à laquelle s’applique la Loi des Banques à l’exclusion des banques en cours de liquidation, doit payer au Ministre des Finances pour le Fonds du Revenu Consolidé le premier jour de février, le premier jour de mai, le premier jour d’août et le premier jour de novembre de chaque année, une taxe égale à un quart de un pour cent, sur la moyenne des billets de la banque, ainsi que ci-après limitée, en circulation durant les trois terminant respectvement le dernier jour de juin et le dernier jour de septembre précédents.2.En calculant la moyenne des billets en circulation pour les objets de l’article immédiatement précédent, le montant le plus élevé des billets en circulation en aucun temps durant chacun des trois mois, tel qu’indiqué par le rapport mensuel fait par la banque sous le régime de l’article 112 de la.Loi des Banques, sera pris connue base de cette moyenne.Pour l’année fiscale finissant en mars 1915 les exportations canadiennes de marchandises nsrpassent les importations de $6.000,000, les montants étant respectivement $461,442,509 et $455,371,371.Importations pour la consommation douze mois finissant en mars 19114 mos se 1915 < Marchandises sujettes aux droits de douane .Marchandises exemptes de droits.'$410,130,474 $279,717,254 208,198,400 175,654,117 Importation totale .$018.328,874 $455,371,371 Numéraire et argent non monnayé 15,236,305 131.992,992 ' Importation totale .$033,504,179 $587,304,303 Droits encaissés $107,144,045 $ 79.183,489 i ECHANGES FRANCO-CANADIENS t GROUPEMENTS ETHNIQUES DU CANADA Pour les douze mois finissant en mars 1913, les prin- Le dernier recensement du Bulletin de la Société de » PIGEON, PIGEON 8 DAVIS 0 AGENTS DE BREVETS MARQUES DE FABRIQUE, Etc.i- \ OUVRANT AAaujourohui U I UN X /compte Enregistrés aux Etats-Unis &= û I gmt EN BUREAUX : =BTt 525-526 Power Building, MON I REAL, Canada ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE : “ Patensol” Western Union, Telegraphic Code.% I ) Bureau Chef el quatorze Succursales à Montréal RÉFERENCES : Commissariat Canadien, 17 Boulevard des Capucins, Paris La Banque d’Hochelaga, Montréal.La seule Banque incorporée en vertu de l’Acte des Banques à’Epargne, faisant affaires dans la Cité de Montréal.Sa Charte "différente de celle de toutes les autres” donne toute la protection possible à ses déposants.Elle a pour but spécial de recevoir les épargnes, quelque petites qu’elles soient, des veuves, orphelins, écoliers, commis, apprentis et des classes ouvrières, industrielles et agricoles et d’en faire un placement sûr.Semez des Graines de Choix w m Intérêt al'oué sur les dépôts au plus haut taux courant.# m e.b- tm Nous vous réservons toujours l’accueil le plus courtois, que votre compte soit petit ou gros.4 j •Mi A.P.LESPÉRANCE, Gérant m Demandez une de, nos petites Banques à domicile, ceci vous facilitera l’Epargne.K,3 ¦ 8 J.B.D.Légaré GRATIS ; Lc catalogue français le plus complet du pays.La nouvelle édition est maintenant prête.Demandez-là de suite., HECTOR L.DERY Courtier en Immeubles et Promoteur 1 21, RUE NOTRE DAME EST « MONTREAL Tél.Main 3036 11, rue St-Jacques, MONTREAL 85 IMPORTATIONS AU CANADA DBS MARCHANDISES FRANÇAISES.cipalcs exportations du Canada e“ France ont été suivantes : les Statisliqlies canadienues.Asbestos.Homards en conserve.Saumon en conserve.l’ois .Blé.Machines agricoles : Faucheuses.Moissonneuses (reapers).Moissonneuses (harvesters) .Charrues.Herses.Bateaux pour foin.Cultivateurs (cultivators).Machines agricoles diverses .Parties de machines.$ 98,173 957,331 76,971 '26,694 219,906 $6,206,511 7,058,743 7,667,697 6,699,195 9,90.1,909 8,197,4(35 10,109,544 11,563,677 11,744,644 15,375,848 14,376,535 Juin 80 1904 .190*5.1906 .Mais 31 1907 (9 mois) 1908 .1909 .1910 .19*11 .1912 .1913 .1914 .* 172,3*36 6,894 279,144 6,214 2,897 5,298 35,822 54,563 69,808 IN FORMAT ION'S COMMERCIALES ENVELOPPES ET PAPIERS DE FANTAISIE POUR LES FETES: Voici le tableau comparatif des mêmes exportations pour les douze mois finissant en mars 1915: « Asbestos.Homards en conserve.Saumon en conserve.Faucheuses.Moissonneuses (reapers) .(Moissonneuses (harvesters) .Charrues.Itateaux pour foin.Cultivateurs (cultivators).Machines agricoles diverses .Parties de machines.$ 55,259 556,317 88,603 68,335 2,582 53,751 Une maison canadienne voudrait être mise en rap-française en mesure de fournir ces ports avec maison articles.% 163 PIPES ET CARTES A JOUER : 726 18,507 38.172 82.172 Maison de Toronto demande d’être mise eu communications avec fabricants français de ces articles.M.J.H.Cameron, 48 Sparks St., Ottawa, offre ses services à maisons françaises comme “custom broker".Maison canadienne désirerait se mettre en communications avec fabricants français de jouets.Agent canadien demande situation comme représentant de maisons françaises.Visite entrepreneurs et architectes.IMPORTATIONS EN FRANCE DES MARCHANDISES CANADIENNES Statistiques françaises officielles.Décembre 31 1904 “ 1905 “ 190:6 1907 1908 1909 1910 1911 1918 4.081.000 francs 6.391.000 7.310.000 “ 6.334.000 8.006.000 10,150,000: 11,783,000 “ 9.798.000 9.575.000 “ Maison canadienne en mesure de fournir des traverses de chemin de fer aux maisons françaises intéressées.Agent manufacturier désirerait être mis en communication avec fabricants français de soieries, velours, satins, etc.4 NOUVELLES ET INFORMATIONS D’après les rapports qui nous arrivent de l’ensemble de la Province, nous pouvons compter sur une récolte de foin supérieure à celle de l'an dernier.Lie maïs est en retard ainsi que les cultures maraîchères mais la chaleur dont nous jouissons ces jours-ci va faire rattrapper le temps perdu.En Colombie Anglaise les perspectives de la récolte de fruits sont superbes.Les fruits se vendront plus chef que l’an dernier.Dans la partie nord de la Province d’Ontario, les récoltes dans toute la section comprise entre Port Arthur et les limites ouest, de la Province causeront un sérieux désappointement d’après MM, W.R.Roadhouse, député EXPORTATIONS DES MARCHANDISES CANADIENNES POUR LA FRANCE.St al is tiq u es ca n adieu n es.Juin 30 100-1.“ 1905 .1,906 .Mars 31 1907 (9 mois) 1908 .1909 .1910 .1911 .1912.1913 .1914 .$1,539,462 1,479,999 2.1.10.444 1,4012,83,2 1,762,833 2,341,507 2,60,1,097 2,535,304 2,048,768 2,357.154 3.633.444 >1 Genin, Trudeau & Cie, Limitée DEPOSITAIRES ET AGENTS GENERAUX DE LA REGIE FRANÇAISE AU CANADA FABRICANTS ET IMPORTATEURS D'ARTICLES DE FUMEURS en tous genres AGENTS GENERAUX pour le Dominion de la célèbre pipe “ Peterson 22, rue Notre=Dame Ouest MONTREAL * Ecole Polytechnique DE MONTREAL L’ECOLE POLYTECHNIQUE DE MONTREAL comprend une Ecole de Préparation et deux Divisions principales : A.Ecole de Préparation : Une ou deux années d’études suivant le degré du Candidat.Les Bacheliers ès-scienees et ès-arts sont admis dans la première section sans examens.B.Division des Ingénieurs: Ingénieurs civils, 4 années d’études.Ingénieurs spécialistes: Une année complémentaire.ADMISSION : Les candidats à l’Ecole Polytechnique peuvent être admis directement dans les Divisions B ou C en subissant l’examen d’admision exigé par les règlements.Les examens d’admission pour l’Ecole de Préparation et pour les divisions B ou C ont lieu en juin et septembre de chaque année.Ecole des Arts Décoratifs et Industriels Sous le contrôle et la direction de l’Ecole Polytechnique La seule Ecole de ce genre au Canada.Décoration d’intérieurs, Ameublements, Tapisseries et Peintures décoratives, Fresques, etc- Certificat de capacité après 3 années d’études.Les candidats à l’Ecole des Arts décoratifs et industriels n’ont pas d’examens d’admission à passer.Pour tous renseignements concernant l’admission et les études de l’Ecole, s’adresser directement à , i .Mr.A.FYEN, Directeur de l’Ecole Polytechnique, Tél.Est 3477 228, rue Saint-Denis, Montreal ENVOI DU PROSPECTUS SUR DEMANDE. 87 r Le chemin de fer Rutland, de NewYork à Montréal ministre de l’Agriculture, et G.F.Berley, assistant députe Ministre qui reviennent d’une tournée d’inspection de deux semJanes dans le nord-ouest de l’Ontario.La Compagnie de la Baie d Hudson vient d être nom- au Canada.Le encore d’acheteur of- Dans son trajet de (New York à Montréal, le chemin de fer Rutland suit, jusqu’à Mbany, 1ST.Y., 'les rives historiques de rivière Hudson et, du wagon, le voyageur a complète de la fameuse rivière sur presque tout le parcours.En quittant Albany, le train s engage dam les Montagnes Vertes du Vermont jusqu’à Rutland, V t.et plus au nord jusqu’à Burlington, Vt.De ce point, la ligne traverse le lac Champlain sur une route splendide, construite à travers les nombreuses île sdu Lac, avec les débris de marbre provenant des carrières du Vermont, route à travers le Lac Champlain est un chef-d’œuvre du génie moderne.Laissant le Lac Champlain, la voie entre au Canada à Royay et se dirige vers le fleuve St Laurent, qu’elle tra-pont à deux arches nouvellement construit.Le passager arrive bientôt x Montréal, à la gare Windsor, magnifique édifice de construction moderne, où le voyageur trouve toutes les facilités et les commodités désirées.niée acheteur du gouvernement français gouvernement français n’avait pas ficiel dans la Dominion et la Compagnie de la Baie une vue * d’IIudson est très bien organisée pour effectuer tous les achats nécessaires.•h Cette Ça et là verse sur un Depuis le 1er janvier le Canada a exporté de l’or Etats-Unis pour une valeur de $125,000,000.Le Gouvernement fdéral a annoncé la création d’une nouvelle commission qui sera chargée de faire une enquête sur l’immigration, l’agriculture, les transports, les capitaux étrangers et la vente des denrées alimentaires, c’est-à-dire l’étude détaillée du problème économque posé Canada par la guerre.aux un C’est par le chemin de fer de Rutland que sont partis les réservises français qui ont répondu à l’appel aux armes dès qu’il a retenti dans la grande colonie Britannique du Canada.On trouvera une annonce de ce chemin de fer dans ce bulletin.* au - » . ¦ P f ALFRED ST-CYR GEO.GOiNTHIER A.P.FKIGON St-Cyr, Gonthier &• Frig on Banquiers et Agents Financiers Achat et Vente d’Obligations Foncières, Commerciales et Industrielles, Dépôts de Fonds et de Titres, Gérance de fortunes, Opérations Immobilières.Tous renseignements sur les valeurs Canadiennes fournis gratuitement sur demande.SA INT-FR A NÇOIS XAVIER MONTREAL, Canada Tel.Bell: Main 2701 et) Main 519.103 103 Boîte Postale : 2594.Adresse Télégraphique : Cygofri.L’UNION Compagnie (^'Assurances contre Siège Social à Paris, France rincendie Capital entièrement souscrit.Fonds de réserve-incendie.Total des sinistres payés jusqu’au 31 décembre 1914 Succursale Canadienne : 17, rue St-Jean, MONTREAL Frs 10,000,000 " 25,085,000 “ 471,100,000 Directeur pour le Canada : .MAURICE FERRAND J.E.FOURNIER TEL.EST 4868 Fabricant de malles et de toutes d’articles en cuir pour le voyage EN GROS Au No 9 de la rue Notre-Dame Ouest SUCCURSALES DE DÉTAIL sortes Z.LAPIERRE No 1, 81, Boulevard St-Laurent No 2, 223 Ste-Catherine Est No 3, 429, rue Notre-Dame Ouest Manufacture au No 60 Peintre Décorateur 2t-Jacques 259 RUE DEMOINTIGNY rue vf MONTRÉAL, Québec, Montréal Canada. P 89 MEMBRES DE DA CHAMBRE Président d’Honneur : M.C.-E.BONIN, Consul Général de France dans la Puissance du Canada Membres d’honneur AI.Gabriel Hanotaux, Ancien Ministre, Président du Comité France-Amérique, Paris.AI.André O.Honorât, Directeur.Hre Basses Alpes, Paris.AI.Paul Delombre, Ancien Ministre, Rédacteur du Temps, Paris.AI.Yves Guyot, Ancien Ministre, Paris.M.J.de Loynea, Ministre Plénipotentiaire de France.M.A.Kleekzltowskl, Ancien Consul Général de France à Montréal.AI.J.Siegfried, Député.Ancien Ministre du Commerce, Paris.AI.C.Dulmil, Ancien Consul Général de France à Québec, Fondateur de la Chambre de Commerce Française de Montréal.AI.Sehwob, Ancien président de la Chambre de Commerce Française de Montréal.au Mre de l’Intérieur, Député dés Membres actifs Jonas, Henri, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, de la Maison Henri Jonas et Cle, Produits alimentaires et Essences 389 rue St-Paul, Montréal.Jultlen-Chatel, P., 1831, Avenue Esplanade, Montréal.LeBallly, F., Représentant "The European Co.", (pierres précieuses), 29, rue Tronchet, Ealoy, Eugène Euyaire, comptable, de Granger Frères, 43, rue Notre-Da me Ouest, Montréal.Machéras, A., Directeur de l’Ecole Technique, Montréal.Mathon, André, négociant en fourrures, (The North Canadian Furs Company, Limited), 2111, Park Avenue, Montréal.Mérlot, Emile, agent de la maison Pellisson Père et Cle, de Cognac, 168, Mansfield, Montréal.Mondehard, Edmond, Représentant, 1733, Avenue du Parc.Montréal.Montgalllard, A.de, de la maison Rougler frères, 63, rue Notre-Dame Est, Montréal.Pérodeau, Abel, négociant importateur, 2690, Park avenue, Montréal.Passillé, H.B.de, Importateur, 192, rue Cherrler, Montréal.Pettier, J., Agences et Représentations Industrielles, 459 Davidson, Montréal.Prévôt, J., négociant en vins, agent des maisons Paul Jaboulet aîné de Tain, Poulet père et fils de Beaume, 604 rue Notre-Dame Maisonneuve.Itampon, E„ Conseiller du Commerce Extérieur de la France, représentant les fils d'Adrien Fournier, 78, rue St-Denis, Montréal.Revol, A.F„ Conseiller du Commerce Extérieur de la France.Directeur de la Maison Perrin Frères et Cle, Mark Fisher Building, 28 Victoria Square, Montréal.Robin, F.^F., Fabricant de produits pharmaceutiques, 284, rue Deserÿ, Royer, C., gérant de la Société "L’Air Liquide ”, 1, rue Ernest Maisonneuve.Schmitt, Joseph, Docteur ès-sclence et en médecine, des Facultés de Paris, 289, rue St-Denis, Montréal.Schtvob, Julien, Importateur.263, rue Saint-Jacques, Montréal.Seurot, Paul, ingénieur, 263, Sieyès, J., (de), 54, avenue de Villars, Paris.Suzanne, J., 406, Confederation Life Building, Toronto.Parut, A., de la maison O'Brien et Williams, Agents de Change.Dominion Express Bldg, Montréal.V'autelet, Etienne, Ingénieur, 69, rue Victoria, Montréal.Vennat, G., Conseiller du Commerce Extérieur de la France.Importateur, 8.rue Saint-Jacques, Montréal.Homard, LoiiIn E., importateur, 432 Old Birks Bldg., Montréal.Bergoend, F., Agent de manufactures.94, rue Man sfield, Montréal.Demis, F.(de), Ingénieur, 64, Avenue de Saxe, Paris.Brlsset des Nos, Paul, Agent d’immeubles, 16, rue St-Jacques, Montréal.Chevalier, M., Conseiller du Commerce Extérieur de la Francs, Dlrec-Crédlt Foncier Franco-Canadien, 36, rue Saint-Jacques, Montréal.Choulllou, C.Alfred, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Notre-Dame Ouest, Montréal.Colllnet, L., 36, Park Avenue, Montréal.Dorlla, C., Importateur.466, rue de Montigny Est, Montréal.Dubost, Auguste, Marchand de nouveautés, 771, rue Ontario Est, Montréal.Duchastel de Montrouge, Jules, Ingénieur Civil, 40, Avenue Dunlop, Outremont.Bulleux, E., Ingénieur, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Montréal.Ferrand, M., Directeur pour le Canada de la Cle d’Assurance V "Union”, Lewis Bldg., 17, St.John St., Montréal.Fréchon, Léon, Importateur, 112, Avenue Laval, Montréal.Galibert, Calixte, Mort au Champ d'Honneur, tombé à Béthlncourt Le 20 décembre 1914.tiallhert, Emile, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, de la maison C.Galibert et Fils, Commerçants en peaux et laines, 1123, rue Sainte-Catherine Est, Montréal.Galibert, Frédéric, Fabricant de Gants, angle des rues Partlienals et Amity, Montréal.Galibert, Paul, Tanneur, 236, rue Lemoine, Montréal.Genin, J.11., Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Importateur, Agent Général de la Cle Générale Transatlantique, 22, Notre-Dame Ouest, Montréal.Grenier, Jean, Gérant de Gaulois Tyre Corporation, 49 West, 64th Street, New-York.Hanion, Louis, Commerçant.Power Bldg., S3, rue Craig Ouest.Montréal.Halewyn, Jos., (d*), Président de la Prévoyance, Compagnie d’assurance, accidents et garantie, Power Bldg., 83, rue Craig Ouest, Montréal.- llerhout, J., Représentant de maisons françaises, 207, rue Saint-Jacques, Montréal.Husson, G., Directeur de la Franco-American Auto Co., Ltée, 319, rue St-Jacques, Montréal.Paris.teur du 83, rue N et 461 rue rue St-Jacques, Montréal.Membres adherents AGENTS MARITIMES ET DE TRANSPORT AGRICULTEURS-ELEVEURS tiethmont, Jules, Wauchope (Sask.).Eckenfelder, L.C., Trochu, (Alta).Legrelle, Jacques, membre de la Société des Agriculteurs de France 39, rue Berthler.Versailles.Trochu, A., Trochu (Alberta).Ilernu, Péron et Cle, 95, rue des Marais, Paris.Pltt et Scott, agents de la ligne Allan, 47, rue Cambon, Paris.Plantade et Querelllac, 6, Cours du Chapeau-Rouge, Bordeaux.Telller, Paul, Représentant MM.J.M.Currie & Co., 36, rue d’Haute-vllle, Paris.Trapp, Thos.& Sons, Bordeaux.éleveur, commissionnaire en chevaux et bétail, AMEUBLEMENTS AGENTS REPRESENTANTS ET COMMISSIONNAIRES Salomon, A., "Au Confortable", 8, rue de Rome, Paris.Baisez, Louis, Read Building, 46, rue Saint-Alexandre, Montréal.Berger, Paul, Courtage en produits métallurgiques et miniers, 8, quai d’Occldent, Lyon.Chnmbaud, François, 347, Confederation Life Building, Toronto.Claude Denis Co., Importation-Exportation, P.O.Box 404, Winnipeg.Fieux, Ludovic, a St-Bonlface, (Manitoba).C.A.Lefèvre & Co., Board of Trade Bldg.Montréal.Lemarchand, René, 396, Revol, Auguste, 47, Ave Alsace-Lorraine, Grenoble.Weber, Chs., 1872, Third Ave.West, Vancouver.APPAREILS A GAZ .Vlsseaux, J., manchons et becs de gaz, 87-88, Quai Plerre-Sclze, Lyon.APPAREILS DE BEURRERIE Etablissements E.Hubert fils, a Saumur (Maine et Loire).APPAREILS DE CHAUFFAGE Manufacture Française de Radiateurs Ch.Elle Cabanes, 5, rue Lafitte.Parla.10e rue.Edmonton, Alb.i l .Un Alsacien de Saverne J.Toussaint, Père, Vice-Prés.J.Toussaint, Fils, Sec.Daniel Kochenburger, Prés.JULIEN TOUSSAINT & CIE, LIMITEE ' 1 ENTREPRENEURS .GENERAUX.Tel.Bell St-Louis 7665 2743 rue St-Hubert, MONTREAL. K 91 1 CARRELAGES MOSAÏQUES ARCHITECTE La/ rolx, lîiioul, 7 Place d'Ai mes, Montréal.Simon & Cl©, Le Cateau fNord).CHAMBRES DE COMMERCE CANADIENNES AGENT DE PUBLICITE Fontaine, F.E., Canadian Advertising Agency, Montréal.Chaput, Armand, de la maison L.Chaput, Fils & Cle, «-Président de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Dubuc, J.A.E., Président de la Chambre de Comme»- e du Lac Saguenay, Chicoutimi.Larivlère, F.de la maison Larlvlère Incorporée, «x-Présldent de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Perrault, O.S., de la Cle Imperial Tobacco, ex-Présldt-nt de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Farquhar Robertson, ex-Président du Board of Trade.Montréal.ARMATEURS Allan, A., de H.& A.Allan, Montréal.Compagnie Générale Transatlantique, 6, rue Auber, Parla.Genestal, H & Fils, 44, rue de la Bourse, Le Havre, lluret, J., Boulogne-sur-Mer.Roy, Jules, 24 Quai Gaston Boulet, Rouen.ARMES f CHAMBRES DE COMMERCE FRANÇAISES Gaucher, J., St-Etienne (Loire).Alger, Avignon.Bayonne, Beauvais, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Caen, Calais, Chambéry, Dunkerque, Elbeuf, Grenoble, Hâvre, Honfleur, LaRochelle, Le Mans, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Paris, Reims, Roubaix.Rouen, Saint-Etienne, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Toulouse, Troyes.ARTICLES ED ST-CLAUDE Grandmottct & Cle., Moiraris du Jura (France).ARTICLES DE VOYAGE CHAMBRES SYNDICALES Vuitton, Georges, Chef de la Maison Louis Vuitton, Spécnalltés pour Automobiles, Vuitton Bldg, 70 Aven, des Champs-Elysées, Paris.Chambre Syndicale de l’Automobile et des Industries qui s'y rattachent.161, Avenue Malakoff, Paris.Chambre Syndicale de la Fabrique Lyonnaise, 1.rue du Bât d’Argent, Lyon.Syndicat Général des Grains, Graines, Farines, Huiles, Sucres et Alcools, Bourse de Commerce, rue du Louvre.Paris.Chambre Syndicale des Négociants en Diamants, Perles, Pierres précieuses et des lapidaires, 18.rue de Provence, Paris.Chambre Syndicale des Fabricants de Produits Pharmaceutiques, 24, rue d’Aumale, Paris.AUTOMOBILES, CYCLES Automobiles Rerllet, 239, Avenue Berthelot, Lyon.Automobiles françaises, Ltée, société anonyme, 305.rue Saint-Jacques, Montréal.Bourdis, p.L., (des Automobiles Berliet), 239, Avenue Berthelot, Lyon.Etablissements Lyonnais Rochet-Schnelder, Lyon.Magasins Généraux de l’équipement Automobile, 10, rue St-Senoch, Paris.Raynaud & Bourceret, accessoires d'automobile, 14, rue Piccinl, Paris.CHAPEAUX (FABRICANTS DE) AVOCATS Brlgstocke, H.M.chapeaux de feutre pour dames, 9, place des Petits Pères, Paris.Etablissements Kampman, paille, Eplnal.Etablissements Rey Cousins & Cle, Paille, Caussade (Tarn et Garonne).Lagenhagen, G.(de), 150, rue Jeanne d’Arc, Nancy.Rivet, A., Avocat, défenseur au Tribunal de Commerce de la Seine, 48, rue de Provence, Paris.BANQUES Banque de l’Union Parisienne, 7, rue Ohauchat, Paris.Comptoir National d'Escompte de Paris.Crédit Lyonnais, société anonyme, capital millions.Paris.St-Cyr, Gonthier & Frigon, 103, rue St-Françols-Xavler, Montréal.CHAUSSURES (FABRICANTS DE) Brilles & Durand, Sandales, 8, rue de l'Echarpe, Toulouse.Derréal, Jules, 11, rue du Jura, Paris.Tétrault, N., Propriétaire Tétrault Shoe Mfg Co., 331 rue de Montigny Est, Montréal.entièrement versé: 250 BIBLIOTHECAIRE Crèvecoeur, P.B de, Bibliothésaire de l’Institut Fraser, 359 rue Dor-cester Ouest, Montréal.CHIFFONS POUR PAPETERIES Farge, les fils de L .Carcassonne (Aude).L’Hermitte Frères, Brest, (France).BIJOUTIERS (FOURNITURES DE) Topart Frères, 31, rue Chapon, Paris.CHOCOLAT (FABRICANT DE) BILLARDS ET ACCESSOIRES llénin aîné, A., 6, Cité Dupetlt Thouars, Paris.Menier, 56, rue de Châteaudun, Paris.CLOUTERIE BISCUITS La Cie des Clous “Au Soleil”, 75, Boulevard Richard Lenolr, Paris.Biscuits Pcrnot, direction générale, Dijon.COLLES ET GELATINES BLEU D’OUTREMER Laprevote, S.& Co., Lyon.Guimet, Outremer, Fleurleu-sur-Saône (Rhône).CONFITURES, CONSERVES DE FRUITS BOIS, ARTICLES EN BOIS Durand, A., Carcassonne (Aude).Klein, A.& Cle, jantes en bois, rue Lescouvé, Amiens.CONSERVES ALIMENTAIRES, SARDINES, ETC.BOIS (NEGOCIANTS EN) A mieux, Frères & Cie, Chantenay-Ies-Nantes (Loire-Inférieure).Bayle, Raoul, de la maison Bayle et Fils Frères, 88, rue Laseppe, Bordeaux.Blanchard, G.& Cle, 215, rue de Belleville, Paris.Chanterelle, Alfred, Concarneau (Finistère).Cie Générale des Conserves et Produits Alimentaires, Levallols-Perret (Seine), Degermann frères, Pâtés de foie gra" ~~nserves, 8, rue Raugraff.Nancy.Delory, F., Lorient.Dussaut, J.& Cle, 82, rue de Marseille, Boru„_ Feyret A Pinsan, Bordeaux.Garres, Vve, Jeune et Fils, 120, route de Bayonne, Bordeaux.Genairon, A , Mâcon.Griffon, Léon, Cholet.Guilbault, G., 45, rue Basse, Lille.Price, L.A., Bordeaux.Société Française des Spécialités Alimentaires, 51, rue Reading, Montréal.Société Générale des Matières et Produits d’Eixportatlon, 10, rue du Pont-de-la-Mousque, Bordeaux.Hollande, Fils.Bois exotiques, 114, rue de Charenton, Paris.Riou, Abalan & Fils, Brest.o BONNETERIE (FABRICANTS DE) Rau, Paul, Manufacture du Chable, (Haute Savoie).Raguet, P.Fils & Vignes, Troyes.Société Générale de Bonneterie, Troyes, lïerdhehaut, H., 11, rue d’Engrhlen, Paris.1 ?BRETELLES (FABRICANTS DE) Lallier & Cie, Rouen.BRODERIES ET DENTELLES (FABRICANTS DE) Berger & Co., Jérôme, Villeurbanne (Rhône).Jallndo S.& J.Gendre, 1, rue de la République, Lyon; 24, rue du Sentier, Paris.Martin, Georges, (Cie des Indes), 80, rue de Richelieu, Paris.Villard, A., Lyon.BROSSERIE, TABLETTERIE Déséglise & Cle, 12, rue Barbette, Paris.Dupont, E.& Cie, 44, rue Turbigo, Paris.CONSIGNATAIRES ET TRANSITAIRES Bazin, René, Courtier Maritime, rue Beauveau, Marseille.Shaki, Edouard, Le Havre.Racine, C.E., courtier en douane, 121, Board of Trade Bldg, Montréal.CABLES TELEGRAPHIQUES Compagnie Française des Câbles Télégraphiques, 39, Avenue de l’Opéra, Paris.CONSTRUCTEURS CAFES Boas, A Rodrigues & Co., 67, Boulevard de Charonne.Paris.Société Anonyme des Établissements Schwartz & Meunier et Bergeotte.42, rue du Hameau, Paris.Nortz & Co., le Havre.CAOUTCHOUC, PNEUMATIQUES, ETC.Etablissements Bergougnan, Clermont-Ferrand.Société An.des Anciens Etablissements J.B.Torrllhon, Clermont-Ferrand.COULEURS VEGETALES Maison Breton, (L.Fichot-Laudrin, successeur), 15, rue Montorguell, Paris, couleurs inoffensives pour confiseurs, pâtissiers, etc., jus de fruits pour glaces et sirops.CAOUTCHOUC, etc.Léger, R., Manufacture do caoutchouc, 42 rue de Beaubourg, Paris.CARACTERES (FONDERIE DE) Deberny & Cie, 68, rue d’Hautevllle, Paris.COUTELLERIE La Société Générale de Coutellerie, 31, rue Pastourelle, Paris. 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Jules Mathieu Alexandre Lacoste, Jr.T.J.Shallow J.H.Gérin-Lajoie H.J.Kavanagh,C.R.H.Gérin-Lajoie, C.R.Paul Lacoste, C.R.Téléphones: Main 30-31 Adresse télégraphique “BIS MONTREAL” I Bisaillon, Bisaillon & Béique Sir Alexandre l acoste, C.R> KAVANAGH, LAJOIE & LACOSTE AVOCATS 11 et 17 Côte de la Place d’Armes AVOCATS F.J.Bisaillon, C.R.Edifice de la Banque Provinciale, 7 Place il?Armes, ) 8675 Adresse télégraphique “LA LOI” Tél.Bell Main j 8678 Ancien Bâtonnier Montréal.Hector Roannes Bisaillon, L.L.B.L.J.Beique, L.L.B.Montréal.Edouard Fabre Surveyor Tél.Main 2656 Adresse télégraphique Desval.Code Western Union.Gonzalve Desaulniers, C.R.Jean Charbonneau Avocat-avoué (King’s Counsel) “Edifice “Dominion Express " MONTREAL.145 Rue St-Jacque», Adresse Télégraphique “ FABSURVEY ¦ Desaulniers 8 Charbonneau Recommandations (non sollicitées) : PARIS : Commissariat Général du Canada.Banque Hollande-Américaine.Banque Nationale du Canada.BRUXELLES : Caisse des Propriétaires.LIEGE : Banque d’Escompte et de Comptes Courants.AVOCATS Edifice de la Sauvegarde, .92, rue Notre-Dame Est, Montréal.J.A.BARITEAU G.A.BOURDEAU Bureaux: Main 2930-2931 Bourdeau 8 Bardeau WEINFIELD 8 LEDIEU NOTAIRES DU CONSULAT 30 St-Jacques, Edifice du Trust & Loan TEL MAIN 7 AVOCATS » Chambres 613-615-617 Edifice Transportation, J.A.BARITEAU.bureau du soir: Tel.Est 4778.116 rue Delorimier.Montréal.Rue St-Jacques, E.CARREAU J Fil direct avec A.B.Dupuis, Québec.POST & FLAGG, NEW-YORK.Arthur Bruneau, Membre, Bourse de Montréal.13 rue Notre=Darae=Est i Bruneau & Dupuis IMPORTATEUR ET FABRICANT D ORNEMENTS D’EGLISES ET DECORATION DE TOUT GENRE.COURTIERS Marble artificiel, de tout genre, pour églises, édifices publics, etc.Bureau de Québec: Bureau de Montréal: rue St-Pierre et à Sorel.4 rue Hôpital.« . 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ADHERENTS Etablie dans la métropole industrielle et commerciale du Canada qui offre de si vastes débouchés à l’Exportation Française, la Chambre de Commerce Française de Montréal renseigne ses membres adhérents d’une façon impartiale et gratuite sur les affaires de chacune des provinces de ce pays, leurs institutions financières, les maisons de commerce qui y sont établies, et le genre d’affaires qui s’y traitent.Elle les met au courant de tous les changements qui peuvent survenir dans le tarif des douanes, et leur fournit, à demande, les explications dont ils peuvent avoir besoin sur l’application des lois et règlements douaniers.Elle les met dans la mesure du possible en correspondance avec des agents recommandables qui puissent les représenter avantageusement sur le marché canadien.Elle accepte l’arbitrage dans les cas difficile, évitant à ses membres adhérents des mesures judiciaires toujours coûteuses et difficiles en pays étranger.Elle publie toutes les demandes d’agents, qui lui sont adressées, dans son organe de langue anglaise, le “Monthly Trade Report” dont le service est fait mensuellement à un millier d’importateurs et d’agents établis sur tous les points commerciaux du Canada.Enfin, pour être utile à ses nouveaux membres adhérents, elle insère gratuitement sur leur demande et suivant leurs indications, une annonce d’un huitième de page dans trois numéros du “Monthly Trade Report”.Elle leur fait le service gratuit de son Bulletin Men suel de langue française et met ainsi les lecteurs au courant de tout ce qui se passe d’important au Canada au point de vue commercial.Malgré ses faibles ressources dans la campagne actuellement entreprise pour remplacer par des produits français les marchandises exportées au Canada par les Austro- Allemands avant la guerre, la Chambre de Commerce Française de Montréal réunit pour les adresser au Ministère du Commerce, des échantillons documentaires susceptibles d’être fabriquées avantageusement en France avec les prix d’origine, tarif douanier, etc.Tels sont quelques uns des nombreux avantages offerts par la Chambre aux négociants qui veulent bien se joindre à elle comme membres adhérents.Que leur demande-t-elle en retour de services de ce genre, et dont l’importance n’échappera à personne ?Une minime cotisation dont elle laisse chacun libre de fixer le montant, mais dont le minimum est de 25 francs par an, dans le seul but de pouvoir continuer à aider nos compatriotes à se créer au Canada des relations qui leur soient profitables, et d’ouvrir ainsi de nouvelles voies à l’exportation des produits français.La Chambre de Commerce Française de Montréal serait heureuse de recevoir l’adhésion de nouveaux membres adhérents qui particieraient ainsi à l’oeuvre patriotique de cette Association qui a pour but de développer les liens économiques entre la France et le Canada.Nous avons besoin de toutes les bonnes volontés p jur nous aider dans cette tâche et chaque adhésion sera un encouragement de plus.1 i nous ' r APPEL importateurs français amis ou alliés établis au Canada aux vaincre dans la lutte économique comme nous devons Nous devons vaincre dans la lutte militaire.Il s'agit de remplacer la production autro allemande par nos propres V I productions.C’est à la poursuite de ce but que les Chambres de Commerce Fran= 4 ) çaises emploient toute leur énergie.La Chambre de Commerce Française de Montréal a devant elle un champ immense d’action.Pour l’aider dans sa tâche, elle serait reconnaissante aux importa^ teurs du Canada qui voudraient bien lui faire parvenir des échantillons de marchandises qu’ils avaient l’habitude d’acheter à nos ennemis, avec le leurs prix coûtant au pays d’origine, droit d’entrée, fret, emballages, etc., observations, et en général tous renseignements qui pourraient servir à y 11 la documentation de nos producteurs nationaux.la Chambre de Commerce Française de Montréal les I t En retour, mettra en relation avec les fabricants français qui pourront avantageuse-remplacer les maisons austro-allemandes qui les servaient avant la ment v| guerre.CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL, 726 Power Bldg., Montréal.> . ¦ l / Demande d'adhésion COMME MEMBRE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL Nom et adresse Qualité Références Monsieur le Président :— Veuillez présenter à votre prochaine Assemblée ma demande d’admission comme membre adhérent de la Chambre de Commerce Française de Montréal.Je serais heureux de m’intéresser à ses efforts et de recevoir régulièrement votre “Bulletin Mensuel”.y 11 Inclus la somme de montant de ma cotisation.Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations empressées.?l Signature Adresser à: - M.le Président de la C.de C.F.de Montréal, 83 rue Craig Ouest, Montréal, Canada.> » : i
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