Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1915, Décembre
VINGT-TROISIEME ANNÉE No 259 DECEMBRE 1915 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA Chambre de Commerce Française SOMMAIRE Séance du 11 novembre.— Séance du 25 novembre.— iSéance spéciale du 4 décembre (Visite de il.Lemaire).— Séance spéciale du 21 décembre (Réception £ diminution is o dans l’année - 43 7.84 6 Dom.Textile .Do.priv.Halifax St.Illinois priv.Lake of Woods .Laurent/ide .Mont.Power .Mont.Cott.priv.Minn.& Sault .Mackay com.Do.priv.Octobre .Novembre .Décembre .1915—Janvier Février .Mars.Avril.Mai J ni ii Juillet .Août .Septembre Octobre .76 70,201,939 69,394,407 68,511,653 66,154,891 67,591,769 68,245,261 68,599,095 71,516,953 73,628,187 71,168,233 71,855,565 71,578,886 74,574,270 816,623,852 794,269,220 786,034,378 770,118,911 771,635,208 769,138,883 762,931,851 760,631,113 759,934,154 758,349,517 758,342,735 771,086,757.780,785,754 7.00 7 101 5.00 160 8 6.59 91 6 6.15 130 8 193 4.14 8 4.25 235 10 7.07 9 7 123 5.69 7 6.25 80 5 6.06 66 4 O Correspondance d'Ottawa * # # Le dernier rapport de la Banque de Montréal lu aux actionnaires de cette grande institution et le discours prononcé par le président M.H.V.Meredith, à l’assemblée générale du 6 courant reflètent un vif sentiment d’optimisme.Le 1er novembre, 1915.Ainsi que les correspondances antérieures de la capitale l’ont constamment fait prévoir, il n’est plus question d’élections générales dans le Canada et l’entente entre les chefs est maintenue inviolable.L’élection sans opposition dans le comté d’Hochelaga de l’hon.J.A.Patenaude, qui remplace dans le cabinet l’hon: L.Coderre, nommé juge, est la preuve plausible du respect de la parole donnée.Il y aura donc une session fédérale au commencement de 1916, mais la date n’en pas fixée.Celle de 1915 s’est ouverte le 4 février et il est probable que celle de 1916 sera convoquée vers cette époque.Ce qui pouvait faire redouter une convocation anticipée, c’était la situation financière, non pas du Canada, mais du change anglais qui nous empêchait de toucher aux fonds que nous possédons dans le Trésor impérial pour financer nos frais de guerre.Heureusement, grâce à l’habileté du ministère des finances, ce point noir a disparu.Le Canada a tous les fonds qui lui sont nécessaires pour ses dépenses courantes et pour ses frais de guerre et est en mesure de finir sans difficulté l’exercice financier, en se tenant au programime arrêté.Pour plus tard, l’amélioration des recettes du pays, la perspective des rentrées que vont assurer ses merveilleuses récoltes ne laissent aucun doute sur la sécurité parfaite de la situation.Le département des Finances a accompli durant ces deux derniers mois, un tour de force peu ordinaire.Tout en faisant face aux dépenses ordinaires, le département a financé les dépenses de guerre du gouvernement au Canada.Il a aussi consolidé ses relations avec le trésor impérial en finançant temporairement les gros déboursés du comité des obus et en payant pour les obus et les autres munitions fabriqués pour la Grande Bretagne au Canada.Rien que pour le paiement de ces obus et munitions le département a avancé plus de vingt millions de dollars durant les six dernières semaines.Cette ligne de conduite du département des finances a produit d’heureux résultats.Elle a contribué à donner plus de stabilité à la situation de l’échange monétaire, car l’argent fut fourni sans que le gouvernement touchât à sa réserve sur le marché de Londres.Toutes les avances faites au compte du trésor impérial ne sont que des prêts temporaires et sont remboursées avec promptitude.En même temps qu’il a mis le publie un peu au courant de la situation financière l’hon.M.White a parlé du La situation de la banque est, d’ailleurs, des plus satisfaisante et indique une grande amélioration dans les affaires du Canada en général.L’un des principaux facteurs de cette amélioration, comme l’a fait remarquer M.H.V.Meredith, est l’excellente récolte que nous avons eue ; en outre les commandes, très importantes de matériel de guerre et de munitions ont fait réaliser des bénéfices à un bon nombre d’industriels et amené de l’argent au Canada.Espérons que les hommes habiles qui sont à la tête de nos grandes institutions financières sauront, comme ceux qui dirigent la Banque de Montréal, échapper aux contrecoups de la crise mondiale.* * % L'état financier de la Confédération canadienne pour le premier semestre du présent exercice (1er avril-30 septembre) accuse une augmentation de recettes de $2,912,303 sur la période correspondante de 1914.Seule la recette de l’accise est en déficit.Il y a accroissement relatif chapitres douanes, postes, travaux publics.Pendant le dernier semestre écoulé, les dépenses publiques ont été de $10,800,887 moindres qu’au cours du premier semestre 1914: $74,667,375 et $63,806,488.Mais il faut ajouter à cette dernière somme $44,427,893 de dépenses de guerre.Ces chiffres: démontrent que le coût de la guerre poulie Canada est d’environ sept millions par mois.aux % # CE QUE RAPPORTENT LES ACTIONS Ferme.Div.P.C.146 8 5.47 54, 4 7.40 90 7 7.77 6 8.00 119 7 5.88 182 10 5.49 69 6 8.69 235 8 3.36 100 7 7.00 Bell Tel.Brazilian.C.Cernent priv.Can.Cernent priv.Can.Gen.Elec.Can.Pacific .Detroit.Dorn.Bridge .Dom.Coal priv.76 44 L’arrêté ministériel expose la politique future du gouvernement en ces termes: “La politique du gouvernement du Canada relativement à l’administration et au contrôle des pouvoirs hydrauliques a subi un changement complet depuis que les terrains ont été vendus originairement à M.Cummings et il n’est plus maintenant considéré comme conforme à l’intérêt public qu’un titre permanent d’une nature quelconque puisse être accordé par le gouvernement du Canada pour une propriété dominant pouvoir hydraulique.Le gouvernement du Canada doit conserver par tous les moyens possibles un contrôle permanent sur le développement, l’usage et l’exploitation des pouvoirs hydrauliques.” futur emprunt au Canada qui était déjà annoncé dans nos correspondances antérieures et dont on parle sur tous les marchés.Dans une déclaration faite aux journalistes au sujet de l'emprunt domestique qui va se faire à courte échéance, le ministre des finances a déclaré, qu’il a reçu plusieurs demandes d’informations de la part de personnes qui veulent participer à cette souscription et qui désirent y figurer au même titre que les plus importants souscripteurs.A toutes ces communications, l'hon.M.White a répondu qu’il n’a pas l’intention de faire souscrire l’emprunt de façon à avantager les banquiers, les financiers et les compagnies de courtage.Tout le monde, riche et pauvre sera placé sur un pied d’égalité quant à la sous-ci rption de l’emprunt domestique.Cette décision du Ministre des Finances se résume à ceci: les banques et les financiers recevront un taux d’intérêt pour l’argent qu'ils auront souscrit, mais ils ne pourront tirer aucun profit additionnel de la transaction subséquente qu’ils effectueraient en vendant des obligations au publie, c’est-à-dire aux petits souscripteurs.La même restriction a été imposée lors de l’emprunt de la commission financière anglo-française.un # # # Des représentants de toutes les maisons principales de conserves de viandes au Canada, de l’est comme de l’ouest au nombre de dix-sept ont eu une longue conférence avec l’hon.Martin Burrell, ministre de l’Agriculture, M.John Wright, commissaire du bétail vivant et M.C.C.James, commissaire de l’Agriculture, pour faire proposer au Gouvernement Britannique d’acheter en bloc le rendement canadien de viande préparée.Après avoir soumis le projet au ministre, les représentants se sont réunis pour discuter le rendement total disponible des manufactures de conserves au Canada, la quantité de bétail sur pied disponible et les prix.Le résultat de leur discussion a été remis au ministre qui s’est engagé à soumettre la question aux autorités britanniques et à agir comme intermédiaire afin d’essayer d’obtenir des commandes pour le Canada.On estime qu’il y a à peu près au Canada actuellement cent mille têtes de bétail propres à l’exportation et que la vente d’une portion au moins du rendement des fabriques de conserves aura pour effet d’activer le marché qui est très plat actuellement.L’hon.M.Burrell n’a pas perdu de temps et a communiqué au gouvernement impérial la demande des industriels canadiens.* # I* Le gouvernement vient de ]>rendre une décision d’une immense importance relative à la conservation des pouvoirs hydrauliques dans l’intérêt général.On sait les obstacles qui ont surgi lorsqu’il s’est agi d’utiliser l’énergie hydraulique qui peut être développée au Rapide des Chats sur la rivière Ottawa.Quelques spéculateurs aux aguets avaient mis la main sur une propriété sans valeur qui contrôlait des droits riverains sans l’expropriation desquels il était impossible de développer l’énergie hydraulique.Les titres à cette propriété avaient été acquis en cachette du gouvernement lorsqu’il n’était pas encore question d’utilisation des chutes pour produire l’énergie motrice.Les détenteurs ont abusé de leur situation au point de mettre le couteau sur la gorge et d’essayer de saigner à blanc les industriels qui voulaient mettre les chutes en opération, ainsi que le gouvernement d’Ontario qui voulait les faire entrer dans sa chaîne de sources d'énergie sous le contrôle de la Commission de force motrice Hydro-Electrique provinciale.Il a fallu renoncer au projet.Maintenant aucun titre permanent d’une forme quelconque n’émanera du gouvernement du Canada pour une propriété hydraulique.Tel est l’effet d’un arrêté ministériel passé samedi dernier relativement aux mesures qui vont être prises par le gouvernement pour recouvrer les terres fédérales et les terres d’écoles le long de la rivière Winnipeg vendues en 1906 à feu J.S.Cummings de Chicago et considérées comme spécialement précieuses en vertu de la proximité d’importants pouvoirs hydrauliques.$100.188 vont être payés à la succession pour abandonner les droits que Cummings a acquis quand les terres ont été achetées du gouvernement.Le 15 octobre le ministère canadien de l’Agriculture a été informé que la soumission présentée au Bureau de la guerre par les fabricants de conserves canadiens avait été acceptée.Le montant à livrer s’élève à un quart de million de livres.L’offre avait été faite par l’entremise du Haut Commissaire canadien à Londres et, sur sa demande, le privilège de présenter des soumissions a été étendu aux empa-queteurs canadiens.La commande actuelle qui n’est qu’un cotmmence-ment et va fournir un débouché pour une grande quantité du bétail de surplus qui ira sur les marchés de Montréal et de Toronto.Le ministère de l’agriculture n’a pas encore reçu de réponse pour les offres de viande congelée.& * # Le ministère des douanes du Canada a publié un état du commerce Canadien pour les dix mois de l’exercice financier qui se sont terminés le 30 septembre.Cet état 45 Dr J.G.Rutherford, autrefois -directeur général du Service vétérinaire du Canada.J.C.Watters d’Ottawa, président du Congrès des Métiers et du travail.J.W.Flavelle, de Toronto.William Farrell, Victoria, C.B.E.N.Hopkins, Moose Jaw, Sask.Senator Ross, de Middlesex, N.E.La commission examinera les questions de production agricole, de transports, de débouchés et d’immigration, y compris l’utilisation des soldats qui reviendront de la guerre, le mouvement au retour à la terre et autres problèmes créés par la guerre actuelle.indique des transactions commerciales pour au-delà d un demi-milliard de dollars et une augmentation relativement à la période correspondante de 1911, de 59 millions de dollars : 1914, $500,634,000; 1915, $559,529,000.Le commerce du miois de septembre se décompose comme suit : marchandises entrées pour consommation : $38,026,000; exportations indigènes, $46,128,000; soit un total de $84,156,1)00.Tl s’est produit un progrès considérable sur septembre 191 I où les importations s’élevaient à $36,567.000 et les exportations indigènes à a31,796,000; soit un total de $68.361,000.Les exportations ont été considérables pour septembre dernier, le schitires pour les produits fabriqués s’élevant en 1915 à un total de $9,244,000 contre septembre 1914: $5,188,000.L’exportation des produits agricoles s’est chiffrée pour septembre 1915 à $1 1,139,000 contre $7,478,000 en 1914.L’exportation d’animaux indigènes et-de leurs produits s’est élevée en septembre 1915 à $10,189,000, contre $7,063,000 en septembre 1914.Il est intéressant de constater qu'il s’est produit une augmentation importante dans l’exportation des produits des pêches canadiennes en septembre 1915, le total étant de $2,750,000 contre $1,000,000 en septembre 1914.Les importations de marchandises exemptes de droits ont été de $15,746,000, contre $13,991,000 en septembre 1914.En résumé le Canada a importé dans les six mois d’avril à septembre inclus 1915, $213,588,000 de marchandises exemptes et soumises aux droits.Dans la même période le Canada a exporté $246,392,000, ce qui signifie que la valeur des exportations canadiennes a été grandement supérieure à celle des importations.Le Canada fait en même temps une excellente figure financière pour le demi-exercice financier 1915-16, puisque la valeur des droits perçus s’est élevée à $44,418,000, tandis qu’elle n’était montée pour les six premiers mois de 1914 qu’à $42,357,000.% # K H est bien certain que l’activité financière est un indice sur lequel on peut se baser pour juger de l’état des affaires dans une collectivité.Dans cet ordre d’idée la multiplication des succursales des banques dans une province est la preuve d’un état des affaires satisfaisant, absolument comme leur fermeture en démontre la stagnation.Dans cet ordre d'idées nous avons le plaisir de porter à la connaissance de ceux qui s’intéressent au mouvement de la province de Québec et qui font affaire avec cette province ou dans cette province de Québec depuis le commencement de cette année tient la tête de toutes les provinces du Canada au point de vue du nombre des succursales de banque en opération.En un mot, la fameuse devise “business as usual”, si elle a été bien fondée pour tout le Canada depuis le commencement de la guerre a été à plus forte raison exacte pour Québec dont les affaires sont meilleures qu’avant.Le Houston Bank Directory .revue des Banques Américaines annonçait en juillet dernier que sur neuf des nouvelles succursales de banques ouvertes en Canada durant ce mois, sept étaient dans la province de Québec, comme deux succursales s’étaient fermées, il y avait donc un gain net de cinq.Sur les 25 nouvelles succursales ouvertes en juin, dix-neuf étaient dans Québec.Le gain net pour cette province à la fin de juin était depuis le premier janvier 1915 de 56 succursales, tandis que le gain net pour tout le Canada était de 38, les succursales fermées dans les provinces autres que Québec étant partout en excès du nombre des succursales ouvertes.Relativement aux nouvelles succursales établies dans Québec, il est bon de noter qu’une proportion considérable de la nouvelle expansion s’est produite au moyen de succursales plutôt que par des succursales pleinement constituées.Huit des nouvelles succursales en juin et six en juillet étaient de cette catégorie.Une expansion quelle qu’elle soit doit être considérée comme une preuve encourageante de l’état commercial de la province.En juillet la Banque Provinciale a ouvert quatre succursales, trois situées dans Québec (dont deux succursales) et une au Nouveau-Brunswick.La Banque Nationale a ouvert trois succursales dans Québec, toutes sous-succursales.* * # Le Bulletin a déjà publié dans une correspondance antérieure datée du mois d’août dernier, un résumé complet de l’arrêté ministériel passé par le cabinet de Sir R.L.Borden pour organiser la Commission de Développement Canadien chargée de s’enquérir des conditions économiques régnant dans le pays et de pourvoir à l’utilisation et à la mise en oeuvre des ressources du pays.A cette époque nous avons donné de nombreux détails du décret indiquant les grandes lignes de l’oeuvre conçue par le premier ministre avant son départ pour l’Angleterre.A son retour, le premier ministre a complété l’organisation en annonçant la composition de la commission qui sera la.suivante : Le sénateur, TTon.Lougheed, ministre sans portefeuille, président.Les autres membres sont : MM.J.B.Rolland, de 8t.Jérôme, industriel, président de la Cie de Papier Rolland.W.Smith, M.P., député d’Ontario Sud.sous- sous- 46 La Banque d’Hochelaga, une succursale dans Québec.La Banque de Nouvelle Ecosse a ouvert une succursale dans Terreneuve.Pour les fermetures de succursales, trois ont été fermées par la Banque Union ; deux dans Québec, une dans Ontario.La Banque Boyale a fermé deux succursales; une en Colombie Britannique et une dans Ontario.La Banque de Toronto a fermé une succursale à Vancouver.Durant le mois d’août, d’après la même source d’informations.le nombre des succursales ouvertes et celui des succursales fermées a été le même que le mois précédent.Neuf succursales et sous-succursales ont été ouvertes.A Ottawa qui est le centre de l’industrie forestière, les marchands de bois cherchent des hommes pour les chantiers et ne peuvent pas en trouver, bien qu’ils s’attendent à voir la situation s’améliorer lorsque toute la récolte sera rentrée.Les camps forestiers se sont adressés au ministère du travail et ont demandé au gouvernement d’intervenir pour faire revenir dans l’Est les hommes qui sont allés dans l’Ouest à la moisson et il n’est guère probable que le gouvernement soit susceptible de cet excès de paternalisme envers les marchands de bois qui sont devenus millionnaires aux dépens du domaine du Canada.Bien plus, l’hon.AL Crothers, a profité des demandes des marchands de bois pour leur faire une leçon bien nécessaires et leur faire comprendre que le moment était venu de mettre un terme à la coutume en vertu de laquelle les travailleurs de chantiers étaient tenus de prendre pension et de faire leurs achats dans les établissements tenus par les patrons eux-mêmes.Il en résultait quelquefois que les hommes se trouvaient en dette envers la compagnie à la fin du mois.Des mesures vont être prises pour mettre un terme au prix de pension exorbitant exigé des hommes dans les chantiers.Une autre compagnie s’est adressée à l’hon.AI.Crothers pour que les étrangers enfermés dans les camps de concentration soient relâchés pour travailler sur leurs chantiers.La Banque Nationale en a ouvert cinq dans Québec.La Banque Hoc-helaga en a ouvert trois dans Québec,- -La Banque Standard a ouvert une succursale dans A'iberta.Six succursales ont été fermées.La Banque Nationale a fermé deux succursales.Les banques suivantes ont fermé chacune une succursale: Commerce, Imperial, Home et Northern Crown.Les fermetures ont été: deux dans Alberta, et une dans chacune des provinces Nouveau Brunswick, Québec, Ontario et Saskatchewan.Pour août Québec montre donc huit ouvertures et une fermeture ce qui confirme l’interprétation que donnions à ce mouvement au début.nous Le ministre du travail a répondu qu’il ne consentirait à cela que si tous les efforts pour obtenir ailleurs de la main d’oeuvre à un prix raisonnable avaient échoué.# * ** * # * Le ministère du Commerce et de l’Industrie vient d'attirer spécialement l’attention des commerçants paragraphe de la proclamation de Février dernier relative au Commerce avec l’ennemi.Cette proclamation subséquente étend les dispositions de la première de façon à y faire entrer le territoire qui est sous l’occupation effective d’un ennemi.L’objet de ce rappel à l’ordre est d’empêcher que les Allemands puissent profiter de leur position d’occupants pour faire faire par la force, si c’est nécessaire, des mandes dont il s’emparent ensuite avec la désinvolture que l’on connaît et leur mépris de toute règle commerciale ou morale.D’un autre côté, il est bien connu que des firmes allemandes ont pris l’habitude d’expédier leurs marchandises au dehors par la Belgique, en les faisant passer comme produits belges.hn vertu de la disposition rappelée à la proclamation, il faut obtenir du gouvernement canadien une permission avant de faire du commerce avec les firmes belges.Le cabinet canadien a reçu, par l’entremise de S.A.IL, le gouverneur-général secrétaire d’Etat pour les Colonies lui faisait part de 1 appel lancé par sa Majesté le Roi pour augmenter les forces nécessaires si l’on veut obtenir la victoire et la paix.sur un câblogramme dans lequel le un assurer Aussitôt, le gouvernement canadien s’est adressé à divers camps et dépôts d’enrôlement au Canada pour se procurer des états du nombre d’hommes déjà enrôlés et en entraînement dans le pays, ainsi que des renseignements précis sur le nombre d’hommes déjà envoyés en Europe.De ces états il résulte que la situation est actuellement la suivante: com- Troupes transportées en dehors du Canada y compris de petites garnisons aux Bermudes et à Ste-Lucie.En entraînement, en service de garde et d’avant postes au Canada,./ 191,500 71,500 * % % Total .173,000 Ayant pris connaissance de ces Etats, le cabinet a rendu un arrêté basé sur les motifs suivants : “Les forces dont la levée a été atuorisée le 8 juillet dernier s’élevaient à 150,000 hommes.En égard à l’appel lancé par sa Majesté le Roi et en tenant compte des besoins de la guerre, le gouvernement a décidé d’augmenter de 100,000 hommes l’effectif autorisé des forces.Un changement considérable s’est produit au Canada dans la situation de la main d’oeuvre et au lieu de l’abondance des sans-travail qui erraient et s’agitaient dans les villes l’hiver dernier le ministre du travail, l’hon.M.Cro-thers, est déjà obsédé par les patrons des grandes industries hivernales qui redoutent une pénurie de main d’oeuvre pour la saison prochaine. 47 la Chambre de Commerce de Montréal représentée par son président et bon nombre de ses membres.L’honorable J.Décarie, secrétaire de la Province s'est joint aux visiteurs qui ont été reçus par M.Isaïe Préfontaine, président du Conseil d’administration, A.J.de B ray, directeur de l’Ecole, J.Contant et E.Daousfc, administrateurs.Au cours de la visite, le Directeur a montré les méthodes d’enseignement en usage dans cette école et la plupart des professeurs ont exposé brièvement en quoi consiste leur enseignement.Il faut reconnaître que telle qu’elle est comprise, cette école est.appelée à rendre d’immenses services au commerce et à l’industrie et qu’il existe une tendance bien marquée, de faire bénéficier les relations commerciales franco-canadiennes, de cette formation donnée aux futurs homhres d’affaires canadiens.Nous n’en prenons comme preuve, que le départ récent pour la France de deux diplômés de l’Ecole, en vue de compléter leur instruction par l’étude de la production française.L’Ecole des Hautes Etudes commerciales contient des salles de cours, une bibliothèque, des amphithéâtres, des laboratoires d’analyses des marchandises, le tout parfaitement outillé, parfaitement conçu.Accordons une mention spéciale au musée commercial et industriel, annexe pleine d’intérêt, ayant un but à la fois d’éducation et d’utilité publique par les avantages qu’elle donne au commerce et à l’industrie.D’après les explications données par le directeur, les producteurs déposant leurs produits dans cette exposition permanente trouvent là une excellente publicité, absolument gratuite, et bon nombre de nos nationaux en ont déjà profité.Après la visite on s’est réuni dans le grand auditoire et M.Préfontaine a rappelé les avantages de l’enseignement commercial supérieur.Il a montré comment les hcfmmes d’affaires trouvent dans les diplômes de l’Ecole, des auxiliaires bien préparés, prêts à leur rendre de réels services.Un decret ministériel a donc été passé à cet effet élevant le chiffre des forces canadiennes dont la levée a été autorisée à 250,000.Des mesures vont être prises immédiatement pour enrôler le nombre additionnel d’hommes requis pour atteindre ce montant.On s’attend à avoir réuni pour le 30 novembre, l’effectif demandé.Quinze comtés ont offert de lever des bataillons pour aller au front.Un régiment d’indiens du Canada va être formé avec les indigènes des réserves et ceux qui sont établis le long de la ligne du Transcontinental.En un mot l’appel du Roi a soulevé toute la population loyale du Canada.(X * % M.D.A.Thomas, représentant au Canada de M.Llyod George, ministre des Munitions vient de repartir pour l’Angleterre après un séjour de six mois aux Etats-Unis et au Canada en vue d’organiser sur ce continent le service des munitions.Au Canada, M.D.A.Thomas, a complètement réorganisé l’ancienne Commission Canadienne des obus qui s’était chargée de surveiller la fabrication jusqu’à ce jour.La nouvelle Commission qui s’appellera la Commission Canadienne des Munitions et qui est formée en utilisant les membres de l’ancienne commission dont la présence est nécessaire sera sous le contrôle direct de M.Lloyd George et aura à sa tête M.Lionel Hitchens, comme représentant Britannique.Tous les membres de l’ancienne commission qui sont intéressés dans la fabrication des munitions ont été remplacés.Maintenant que la Commission est réorganisée.M.Thomas a annoncé que cinq cent millions de dollars de commandes de munitions vont être réparties au Canada, cette somme comprenant les commandes qu’il a déjà placées avant son départ et celles qui vont venir.Cela fera $60 de travail par tête de la population totale du Canada, hommes femmes et enfants.Avec la magnifique récolte de l’Ouest, ces énormes commandes signifient une ère de prospérité inespérée pour le Canada.L honorable Jérémie Décarie a montré avec beaucoup d’à propos, comment la Province devait bénéficier de l’instruction donnée aux jeunes gens suivant les cours à l’Ecole Ct, faisant allusion aux entendre, avec raison, que nos ennemis trouvent une grande partie de leur force dans l’enseignement commercial et technique.Le recteur de l’Université à dit combien celle-ci est désireuse de voir continuer les progrès de la Faculté de Comimerce et a donné l’assurance qu’elle ne ménagerait pas ses efforts à cette fin.M.F.Pauzé, président de la Chambre de Commerce de Montréal, remerciant pour l’invitation adressée, a laissé entendre que l’endroit qui s’impose pour un bureau de renseignements est l’Ecole des Hautes Etudes puisqu’on y a les locaux avec le musée, une bibliothèque et, après ce que l’on y a vu et entendu, la compétence nécessaire.Après les remerciements de notre vice-président, la visite a pris fin et chacun a été pénétré du désir de faire connaître davantage dans son entourage cette remarquable institution.évènements actuels, il a laissé O'RIDEAU.Visite à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.Notre Chambre de Commerce a été invitée à visiter l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, le 18 novembre dernier.Notre président empêché s’est fait représenter par le vice-président, M.de Montgaillard qui s’est rendu à l'invitation accompagné de plusieurs de nos membres.La visite de cette institution coïncidait avec celle faite par o- 1 48 ANNONCEZ VOS PRODUITS AU Informations Commerciales CANADA Un agent demande représentation d’articles de veau tés, articles de Paris, soieries, broderies et dentelles.non- % % % Le Canada, à l'heure actuelle, offre un champ exceptionnellement favorable à l’expansion commerciale des Na-Profitez de cette occasion vraiment Un agent demande représentation de velours pour cols.* # # tions Alliées.unique, d’autant plus qu’une appropriation relativement minime vous permettra d’atteindre deux millions et demi de Canadiens de langue française.De même, avec un petit nombre de journaux anglais à grand tirage on pourrait atteindre pratiquement tout l’élément anglais.Un agent canadien de manufacture demande à entrer en rapport avec manufacturiers français pour du linon employé dans les formes de chapeaux, hougran, sparterie et imitation.* * % Un agent demande représentation pour soieries, rubans, crêpes de chine.Financièrement, la situation du Canada est satisfaisante — c’est l’opinion de l’Association des Banquiers Canadiens.Les récoltes dépassent toutes les espérances ; l’exportation de produits alimentaires est la plus considérable que l’on ait encore enregistrée; le moment est des plus opportuns pour une judicieuse propagande commerciale.% * K Un représentant canadien désire entrer en relations avec une maison française s’occupant d’articles de modes, de lingerie pour dames et enfants, de nouveautés, rubans, dentelles, velours, broderie, cotonnades blanches et imprimées, articles de Paris et fantaisie.Nous sommes prêts à étudier les possibilités d’affaires au Canada, au profit des chefs d’industrie intéressés et à leur soumettre, sans que cela les engage en aucune façon envers nous, un plan de publicité approprié et un estimé du coût de cette publicité.Il est bon de noter que la publicité de journaux au Canada coûte infiniment moins cher que dans n'importe quel autre pays au monde.% * % Un négociant canadien peut fournir de l’acide Acetyl Salicylic en poudre ou cristalline dans la quantité de 60,000 tonnes par mois.0- Nous sollicitons respectueusement la correspondance des maisons intéressées.ERRATUM Les chiffres donnés dans le Bulletin de novembre représentant le montant des importations et exportations entre le Canada et la France, .d’après les rapports du Ministère de l’Industrie et du Commerce seraient comme suit : Canadian Advertising Agency LIMITED Importations de France au Canada, pour Vannée fiscale finissant le 31 mars 1914.Importations de France au Canada pour l'année fiscale finissant le 31 mars 1915 .Exportations du Canada en France pour l’année fiscale finissant le 31 mars 1914.Exportations du Canada en France pour l’année fiscale finissant le 31 mars 1915.$14,404,276 UNITY BUILDING i 8,251,610 MONTREAL 3,810,562 14,595,705 ENVOI GRATIS SUR DEMANDE DE NOTRE REVUE “PUBLICITÉ PUBLICITY” AVIS à nos membres adhérents Nous appelons l’attention de nos membres adhérents, résidant en dehors du Canada, sur les avantages offerts par notre “MONTHLY TRADE REPORT”, publié en anglais pour faire connaître les maisons françaises dans les milieu anglo=canadiens.The “MONTHLY TRADE REPORT” paraissant tous lès mois est pareil à notre bulletin mensuel et est le meilleur agent de propagande et de publicité pour les produits français auprès de la clientèle anglaise du Dominion qui sait ainsi quels articles elle peut trouver et où elle peut se les procurer.Les suggestions ou articles transmis à la Chambre de Commerce française de Montréal par ses membres adhérents seront traduits gratuitement en anglais et publiés dans le “MONTHLY TRADE ¦REPORT” qui est distribué dans les milieux anglais des différentes provinces.Les annonces seront acceptées au même tarif que pour notre Bulletin Mensuel: ¦V 75 frs par année Un douzième de page 4 ioo frs “ Un huitièmé de page 135 frs “ Un sixième dè page Un quart de page 175 frs “ Un tiers de page Une demi-page .335 frs “ ' ! 335 frs *' 600 frs “ Une page . APPEL aux importateurs français, amis ou alliés établis au Canada.! Nous devons vaincre dans la lutte économique comme nous devons vaincre dans la lutte militaire.II s’agit de remplacer la production austro-allemande par nos propres productions.C’est à la poursuite de ce but que les Chambres de Commerce Françaises emploient toute leur énergie.La Chambre de Commerce Française de Montréal à devant elle un champ immense r> d’action.Pour l’aider dans sa tâche, elle serait reconnaissante aux importateurs du Canada qui voudraient bien lui faire parvenir des échantillons de marchandises qu’ils avaient l’habitude d’acheter à nos ennemis, avec le prix coûtant au pays d’origine, droit d’entrée, fret, emballages, etc., leurs observations, et en général tous renseignements qui pourraient servir à la documentation de nos producteurs nationaux.En retour, la Chambre de Commerce Française de Montréal les mettra en relation les fabricants français qui pourront avantageusement remplacer les maisons austro-allemandes qui les servaient avant la guerre.avec Chambre de Commerce Française de Montréal.Chambre 726, POWER BUILDING, , MONTREAL.
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