Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1916, Mars
No 262 VINGT-QUATRIÈME ANNÉE MARS 1916 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA Chambre de Commerce Française 3tv£02STTIE£!E].^-Z-i DE SOMMAIRE Séance du 19 février 1916.— Séance du 24 février 1916.— Concurrence au Commerce Austro-Allemand (le Goût français, les jolies Moites de raris).— La production de la (lazoline ou Essence de Pétrole (Hausse des prix pendant la guerre et faible espoir de baisse après la cessation des hostilités).— Importation des articles de luxe au Canada.— Le Gaz naturel au Canada (Les progrès de cette industrie).— L’industrie de l'amiante dans la province de Québec.— Commerce de broderies de Madère.Correspondance d’Ottawa.— Çà et là.— Le Canada (Supplément illustré).— Demandes et offres.La Chambre n’est pas responsable collectivement des opi nions émises dans les articles de ses collaborateurs.Parmi ces lettres on remarque : Une adhésion de membre adhérent.Une demande de renseignements de notoriété.Une lettre du Consulat de France traitant de l’entrée en douane des diamants fiançai Deux agents canadiens demandent des adresses de fabricants français de rubans.Sept fabricants français demandent des agents pour : maroquinerie ; cuirs et peaux; lisérés, extraforts, monte-jupes, et molletières pour hommes ; bandes paraffinées pour lampes de mines de sûreté : lingerie, broderie, velours, cotonnades, articles de Paris ; rubans, velours, fournitures pour modes ; bois pour brosses et balais.Un négociant français cherche des débouchés pour lingerie de luxe, broderies à la main de Lorraine, sorties de théâtre, garnitures pour robes, tapisseries pour ameublements ; mouchoirs, articles de fantaisie.Un négociant français demande à représenter des maisons canadiennes exportant de la pulpe.Etc., etc.M.Je Consul Général félicite le nouveau bureau et l’assure de son concours ; il espère que les liens entre le Consulat et la Chambre de Commerce seront toujours aussi solides.Séance du 10 février 1916 La séance est ouverte à trois heures par M.J.E.Ge-nin, Président, assisté de MM.Earn pou, Vice-président, P.Scurot, secrétaire, Louis E.Bernard, secrétaire-adjoint et L.Fréchon, trésorier.Sont présents : MM.Dr Brisset des Nos, Paul Bris-set des Nos, Laloy, Pettier, Prévôt, Eobin, Saint-Loup, Mondehard, Parut, Dr Villard et Vautelet.M.C.E.Bonin, Consul Général de France, assiste à la séance.Le Président adresse quelques mots de bienvenue aux nouveaux membres actifs.Il est certain qu’ils aideront la Chambre par leur collaboration éclairée à poursuivre son oeuvre patriotique et il s’adresse ensuite successivement an Dr Brisset des IXos, au Dr Villard et à M.Saint-Loup, qui répondent à leur tour en remerciant le Président de la Chambre.Le Président félicite aussi M.Laloy qui a été élu cou- sei'ller Le Secrétaire lit le compte-rendu du procès-verbal de la dernière séance qui est adopté.Consul Général déclare qu'il a communiqué en France au Ministère des Affaires étrangères une Motion adoptée à la séance précédente» consignée au procès-verbal et dont copie lui a été envoyée.Le Président répond que l'on travaillera ensemble pour le bien commun.Le Secrétaire lit l’amendement de M.Rampon, relatif à l’article IX des Statuts, qui est adopté.Le Bulletin publie depuis 4 mois des articles sur la concurrence austro-allemande et le Secrétaire demande aux membres delà Chambre un nouvel article dans le même ordre d'idée pour le prochain numéro, insistant pour que les membres de la Chambre contribuent à la rédaction du sur les sujets dans les- MEMBUE ADHERENT: M.Landau, gérant de la Hudson Bay est élu à l’una- nimité.CORRESPONDANCE : Bulletin et fournissent des articles quels ils se sont spécialisés.Le Président parle de l’exclusivité que certaines mai-françaises donnent à l’Angleterre ou aux Etats-Unis Depuis la dernière séance nous avons reçu 38 lettres et nous en avons expédié 35.sons 38 Quatre maisons françaises demandent des agents pour : rubans ; soieries; vins d’AJigérie ; huiles d olive; robes et corsages brodés à la main.Trois maisons françaises demandent des adresses de maisons canadiennes pouvant fournir : du mica, de 1 amiante, de l’huile de cachalot.Une lettre du Ministre des Douanes à Ottawa, relative à l’importation des diamants français.Etc., etc.détriment des importateurs canadiens.Il donnera des documents à ce sujet.Le Président propose une motion exprimant que les membres actifs et adhérents qui ne sont pas en règle avec leurs obligations militaires soient considérés faisant plus partie de la Chambre.La Chambre, dans ce but, peut demander les renseignements nécessaires près des autorités compétentes.au comme ne PROPAGANDE ALLEMANDE Séance du 24 février 1916 M.Robin, qui revient de New-York, raconte qu’il a vu dans les rues de cette ville, des marchands de journaux vendant des brochures d’inspiration allemande intitulées : “La vérité sur la Guerre.” Le Président répond qu’il a remarqué les mêmes procédés de propagande allemande à New-York, lors de dernier voyage et qu’il importerait de combattre la diffusion de brochures françaises répandant La séance est ouverte à trois heures sous la présidence de M.J.E.Geniu, Président, assisté de MM, de Mont-gaillard, Vice-Président, P.Seurot, Secrétaire, Louis-E.Bernard, Secrétaire-adjoint et L.Fréchon, Trésorier.Sont présents: MM.Dr Brisset des Nos, Paul Bris-set des Nos, Laloy, de Passillé, Bottier, Eobin, Saint-Loup.'Parut, Dr Villard, Vautélet.son ces men- songes parla vérité sur les faits de la guerre.La Chambre s est déjà sérieusement occupée dès le début des hostilités de la diffusion de cette littérature et elle pourrait continuer ses efforts dans le but de réfuter les mensonges des Allemands.La Chambre fera le nécessaire pour faire venir de CEDEE DU JOUR Lecture du procès-verbal.Lecture de la correspondance.Election de membre adhérent.Election de membres actifs.Amendements des Statuts.Questions diverses.Paris ce genre de publication.MORT DE M.F.B ERODE ND M.Tarut fait part à la Chambre de la nouvelle ol ridelle do la mort de M.F.Bergoend, membre de la Chambre, et lieutenant de réserve au sixième d’Artillerie, tué en France à la tête de la batterie, le 1er octobre.Il a mérité la citation à l’ondre de l’armée suivante: Officier d’une haute valeur morale, s'inspirant toujours du sentiment le plus élevé du devoir, commandant la batterie au cours du combat du #7 septembre, a fait continuer le feu sous un bombardement intense d’artillerie lourde, malgré les pertes et les dégâts causés au matériel.A été tué le 1er octobre à son poste d’observation, réglant le tir de sa batterie.ELECTION D'UN MEMBRE ADHERENT M.E.Aine, Président de la Chambre Syndicale de la Couture, 2G rue du Sentier, Paris, est élu membre adhérent.LECTURE DU PROCES-VERBAL Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.M.le Consul Général a écrit pour s’excuser de ne pouvoir assister à la séance, devant se rendre à Ottawa.M.Rampon, étant malade, s’est fait excuser.Le Président prononce l’éloge de M.F.Bergoend, le troisième membre de la Chambre mort pour la Patrie.M.Ta rut propose que le nom de ce bon Français soit souligné de deuil dans le Bulletin, ce qui est unanimement accepté.CORRESPONDANCE Depuis la dernière séance nous avons reçu 55 lettres et nous en avons envoyé 75.Parmi les plus intéressantes, ou remarque : Une société demandant des renseignements sur la législation postale au Canada.Une lettre de l’Office National nous demandant des renseignements sur le commerce des pommes au Canada.Une lettre du Commissariat Canadien nous donnant les statistiques des importations et exportations françaises pour l’année 1915.Une société de fabricants français cherche des débou-Canada d’essences de parfu- ELEOTTON DE MEMBRES A-CTl ES M.Raoul Venn at, négociant’ 642 nie St-Denis, Mont- réal.M.Jules Pony, libraire, 370, rue Ste-Oatherinc Est, Montréal.Il est procédé à l’élection et M.Raoul Venn at seul est élu.AMENDEMENTS AUX STATUTS: Le Secrétaire fait lecture des Amendements aux statuts.Une seconde lecture aura lieu à la prochaine Assem- blies pour l’écoulement au merie. 39 blée Générale de ]a Chambre.La lecture est adoptée.M.Fréchon propose, secondé par M.de Montgaillard, une motion afin que la première lecture pour l’amendement des Statuts soit soumise au vote préliminaire, comme suit: “Que les amendements aux statuts, tels qu’ils ont été lus à la première lecture soient acceptés et lus seconde fois à la prochaine séance.” Accepté.La séance est levée à cinq heures.donné la peine de se déplacer, de se rendre- compte par eux-mêmes de la faveur spontanée avec laquelle l’article de mode français est partout accueilli.Ills auraient compris en comparant avec les leurs le> productions concurrentes, combien il serait facile de les supplanter dans l’esprit des acheteurs.Ils n’auraient bientôt plus besoin de fabriquer pour le goût de chaque pays des articles particuliers, car ils arriveraient insensiblement à imposer leurs idées, leurs modèles, tout naturellement, au grand avantage de la fabrication qui ne connaîtrait plus ainsi les transitions brusques, ni les longues mortes-saisons tant préjudiciables à la classe si intéres-rante des ouvrières parisiennes.Si dans tous les pays, dans tous les milieux industriels et commerciaux, on se prépare aux luttes économiques des lendemains de guerre, et s’il est reconnu que c’est le moment ou jamais de développer en général l’exportation des produits de l’industrie française, les fabricants de •confections et d’articles de modes devraient saisir l’occasion qui leur est offerte pour augmenter leur production et répandre dans le monde entier leurs créations inimitables.une Concurrence au Commerce Austro-Allemand Le goût français.Les jolies modes Paris.Parmi les articles d’exportation, s’il en est quelques-uns dont la France peut à juste titre réclamer la propriété exclusive, il faut citer en premier lieu le “Goût” qui nait, vit et se métamorphose constamment à Paris dans les formes les plus diverses de la toilette des femmes.S’affranchissant ainsi, et pouir toujours espérons-le, des notes déplorables apportées depuis quelques années par des maisons d’origine douteuse et suspecte, Paris s’est ressaisi et demeurera désormais le centre unique des élégances et des créations heureuses, où de tous les pays du monde on viendra chercher la bonne inspiration.Or, sait-on que la France qui produit les idées, qui crée les modèles, où la main d’oeuvre est parfaite et abondante, qui, pour les tissus, les fournitures, n’est tributaire d’aucun autre pays, s’est laissée distancer concurrence étrangère, dont: l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie?L’opportunité que nous signalons n’a pas été seulement créée par la guerre et des tentatives ont déjà été faites au Canada par des fabricants et des importateurs qui s’étaient rendu compte des débouchés offerts en ce pays pour nos fantaisies pour dames; malheureusement, les efforts isolés qui auraient demandé à leurs auteurs des sacrifices au-delà de leurs moyens n’ont pas toujours donné satisfaction à ceux qui les ont entrepris.Mais, où l’initiative individuelle a été insuffisante, il est probable et même certain que l'action collective serait plus heureuse et ne tarderait pas à donner des résultats des plus satisfaisants.Canada par la au Puisqu’on reconnaît que c’est par leur esprit de méthode et d’organisation que les Allemands avaient acquis leur prospérité économique, pourquoi ne pas imiter nos ennemis dans ces qualités dont nous pourrions tirer d’aussi intéressants profits?Les Chambres Syndicales représentant les intérêts des fabricants de confections pour dames, de chapeaux et des, de corsets, de 'lingerie, de bonneterie, de tous les articles enfin de la toilette féminine seraient heureusement inspirées en organisant des commissions d’initiative qui aviseraient aux moyens à prendre et dont le plus efficace serait assurément de déléguer un ou deux membres de chaque corporation pour un séjour de quelques semaines d’étude dans les principaux grands centres étrangers, d'établir des comptoirs, des salles d’exposition que nous avons ici même préconisées et dont la nécessité se fait impérieusement sentir.Il est nécessaire de s’y prendre au plus tôt, et surtout ne pas oublier que c’est par l’action directe à l’extérieur, sans intermédiaires inutiles et souvent nuisibles, qu’on affirmera à la France son monopole exclusif du “Goût”, qu’on lui assurera une production abondante, source de richesses, et que s’imposeront dans l’univers entier les “jolies modes de Paris”.On conçoit aisément que les Etats-Unis, par la proximité, les facilités de communications, la rapidité dans l’exécution des commandes et les livraisons fassent le gros chiffre en ce pays, mais à quel titre l’Allemagne vient-elle nous y supplanter pour les robes et les manteaux pour dames, les chapeaux et les fantaisies pour modes?Pourquoi nos fabricants français ont-ils systématiquement ignoré le Canada, comme quantités d’autres pays sans doute qui pourraient offrir des débouchés extrêmement intéressants à certaines branches1 dont notre industrie nationale devrait avoir le monopole?De quelque source que nous viennent ici les marchandises touchant à la toilette des dames, ce ne sont que des copies des nôtres, des modèles truqués, transformés (déformés serait plus exact,) selon la mentalité des plagiaires, insinuant ainsi leur goût personnel dans le pays, pour le substituer au goût français, à la note exacte donnée par les véritables créateurs de la mode.mo- A qui la faute?A nous, sans aucun doute, aux fabricants français qui se sont trop reposés sur les lauriers acquis, qui n’ont jamais jeté les yeux sur les marchés étrangers autrement que par Y intermédiaire des commissionnaires ou des acheteurs sur place et ne se sont jamais Louis E.BERNARD 40 25,453 977,929 188,963 884,410 112,810 913,868 196,736 1,146,293 8,535,492 872,895 2,393,878 114,115 1,295,279 1,404,238 Malles et.valises.Raisins.Fruits évaporés.Noix.Fruits verts.Fruits en conserves.Fourrures.Ivoires pour pianos.Bijouteries.Instruments de musique.Peintures, Peintures à l’Huile et à l’Eau.Cartes à jouer.Parfumeries.Pickles .•.Pierres précieuses .Rubans .Parapluies.Montres.Parties de Montres.Mouvements de Montres.Ameublements.Importation des articles de luxe au Canada 2,076,495 Il résulte d’une statistique publiée par le Financial Times de Montréal, le 11 mars 1916, que les importations des articles de luxe au Canada accusent une diminution de 52% pendant les huit premiers mois de cet exercice fiscal comparées à ce qu’elles étaient amant la guerre.D’après la liste qui suit, soixante-quatre catégories d’objets de luxe importés pendant les huit premiers mois de 1915-1916 représentent une valeur de $24-309,273 comparée à $50,654,977 pour la période correspondante de 1913.592,394 213,349 1,043 427,300 850,520 1,731 49,063 279,420 112,566 70,238 900,257 28,086 34,804 57,152 460,929 483,713 718,742 97,203 570,420 582,097 2,382,871 1,112,149 65,859 103,858 148,224 923,301 2,204,787 Articles Ale, bière porter .Paniers de toutes espèces Cloches .mois 1913-14 mois 1915-16 $1,024,294 124.876 95,738 80,191 247,534 43,018 3,923,946 2,359,265 84,251 164,569 54,779 484,589 1,576,647 151.084 127.877 629,785 526,790 819,494 625,000 367,983 1,556,344 314,285 297,290 291,567 254,621 529,805 751,936 883.084 405,104 127,751 149,248 350,876 8,541 164,049 537,384 157,599 593,437 71,024 1,909,429 516,393 775,646 126,013 456,114 $ 173,564 53,336 18,515 5,136 72,889 27,799 3,226,421 2,707,024 65,200 40,417 35,208 217,876 769,396 113,706 65,272 504,417 519,946 894,329 202,033 173,382 740,731 31,251 117,825 138,624 267,071 22,378 495,769 486,841 300,132 156,476 57,937 365,881 6,805 118,984 161,966 55,665 319,203 54,547 1,149,591 58,516 403,564 46,349 145,623 Tables de billard.Chaussures.Bretelles.Automobiles.Accessoires d'automobiles.Bicycles.Enregistreurs automatiques .Celluloide.Pendules.Cafés.Collets, poignets.Peignes.Broderies.Mouchoirs.Velours et peluches.Dentelles.Rideaux et Gants.Services de porcelaine.Mosaïque pour plancher.Boîtes de fantaisies.Gallons et franges.Articles de modistes.Plumes de fantaisies.Cols de dentelles.Jouets et poupées.Fruits.DaAtes.Figues .Prunes .Chemises de soie.Bas de soie.Velours.Cordiaux.Gin.Rhum.Whiskey.Champagne ., .Sucres candis.Cigarettes.Cigares .$24,309,073 $50,654,977 O Commerce de Broderies de Madère Il se fait aux Etats-Unis et au Canada un commerce important de broderies de Madère.Les maisons françaises et anglaises établies dans ces deux pays, ainsi que les maisons américaines amies des alliés sont exposées, faute d’être informées* à s’adresser à des maisons de Madère allemandes ou ayant des sympathies pro-germaniques.Nous donnons donc ci-dessous la liste des maisons qui nous ont été signalées comme étant dignes d’être recommandées et comme présentant toutes les garanties désirables: Mallouk Brothers, L.Tweel and Co., Bardwill Brothers, Jabara Brothers, A.J.Trees and Co., British Embroidery Co., (Leacock), Madeira House, Nunes and Cas- tro.BREVETS D’INVENTION Marques de Fabrique, Droits d'Auteurs, Dessins -OBTENUS AU- CANADA,—ETATS-UNIS,—SUD AMERIQUE.S'ADRESSER : PIGEON, PIGEON 6 DAVIS, 525 POWER BUILDING MONTREAL, Cari.J Commissaire Canadien, PARIS 1 Banque d'Hohélaga, MONTREAL.Références : WÜMÉlBSaË! sm 41 portation d'essence atteignait le chiffre de 2,400,000 barils par an ; mais depuis cette époque, la demande s’est successivement accrue à tel point, chaque mois, qu’aujourd’hui l’exportation atteint le chiffre de 7,500,000 barils par an.La production de la Gazoline ou Essence de Pétrole La production d'huile brute aux Etats-Unis en temps normal est d'environ 66% de l’approvisionnement mondial, soit une moyenne d’environ 267,000,000 de barils par an.Sur cette quantité la Californie produit environ 100,000,000 de barils, dont la moitié ne peut fournir d’essence, 1 autre moitié n’en fournissant que 5%.Ensuite, moindres en étendue, mais supérieurs en qualité, viennent les gisements d'Okliahoma qui produisirent en 1914 environ 74,000,000 de barils.L’huile de cette provenance a été la principale source d’essence pour les Etats-Unis.En 1914, rien qu’un puits y fut découvert, portant le nom de puits "Cushing” dont le rendement atteignit le chiffre de 300,000 barills par jour, ou 109,000,000 par an ; mais sa puissance de production fut de courte durée, et en 1915 le rendement tomba à 100,000 par jour.L’huile de ce puits rendait 30% d’essence et était sous ce rapport de beaucoup le meilleur produit des Etats-Unis, soutenant favorablement, en ce sens- la comparaison avec l’huile de Sumatra, laquelle, avant la découverte du puits Cushing, était la meilleure huile brute connue dans le monde.Hausse des prix pendant la guerre et faible espoir de baisse après la cessation des hostilités.A propos de la hausse des prix de l’essence, on n’a, dans les cercles bien informés, que des nouvelles peu réconfortantes à offrir aux motoristes pour la prochaine campagne.C’est la guerre, dit-on, qui est responsable de cet état de choses comme de beaucoup d’autres désagréments sérieux.Aucun signe de répit ne peut même être envisagé avant le rétablissement de la paix en Europe.Ett même alors, certains prétendent, le répit ne sera que momentané, étant donné l’excessive augmentation de la demande pour usage domestique.iLa Russie, la Roumanie et la Galitie fournissent ensemble environ 22% de la production mondiale de pétrole.Depuis que la Galicie est à chaque instant ravagée par les armées belligérantes, que la Roumanie est encerclée par les puissances en guerre et que les exportations de Ba-toum, en Russie, sont arrêtées par le blocus des Dardanelles, le marché de l’Europe Occidentale dépend presque entièrement des Etats-Unis.Les autres centres importants de production sur lesquels on puisse tabler sont l’Inde et les possessions hollandaises des Indes Orientales dont l’ensemble de la production brute forme un total d’environ 20 millions de barils par an, ou à peu près 5% de la production mondiale.Néanmoins, les approvisionnements provenant de cette source sont rendus incertains et difficiles par les risques de la navigation.C’est à 1 épuisement de ce puits qu’il faut attribuer en grande partie la dii'ffioullté qu’éprouvent aujourd’hui les raffineurs de se procurer la matière brute de bon aloi nécessaire faire face aux demandes d’essence.pour D'après le recensement des raffineries opéré par le Gouvernement des Etats-Unis, lia production d'essence de cette contrée en 1914 a atteint 25,000,000 de barils.Bien que les chiffres de 1915 ne soient pas encore en notre possession, il est douteux que le stimulant apporté à la production par les hauts prix ait suffi à combler le déficit causé par 1 épuisement de la source Cushing.Quand tous les chiffres seront connus, on trouvera probablement que la production d'essence est restée stationnaire, si toutefois elle n'a pas diminué.En résumé voici comment se présente la situation : Alors qu’en juillet 1914, les exportations représentaient 10% de la production du pays, aujourd’hui leur chiffre est de 30%, sans augmentation sensible dans la production d’huile brute, mais, au contraire, avec une di- propres BESOINS DE LA GUERRE On se fera une idée de l’acerdissement des demandes affluant aux raffineries des Etats-Unis par suite des opérations militaires des Alliés, en songeant à la quantité énorme de camions et voitures automobiles, ainsi que de motocyclettes expédiés en Europe depuis le commencement des hostilités.L'activité des flottes alliées et de plusieurs flottes auxiliaires a pesé d’un grand poids sur la demande d’autres produits dérivés du pétrole tels que les huiles de graissage et de chauffage.Les statistiques publiées par le Gouvernement des Etats-Unis signalent pour 1915, en comparaison avec 1914, un surplus d’exportation de 1,763,000 barils d’essence, soit une augmentation de 37%.L'exportation d’huiles lubrifiantes en 1915, comparée avec celle de 1914, montra un surplus de 1,114,000 barils, ou une augmentation de 25%, et le surplus d’huiles de chauffage exportées se chiffra par 2,541,000 barils ou 15% d’augmentation sur l’année précédente.L’année 1914 comprend cinq mois de guerre pendant lesquels le mouvement d'exportation a acquis son plein développement.Immédiatement avant les hostilités, l’ex- mmuti-on réelle des qualités de produits les plus à la fabrication de l’essence.OCCASION POUR UN INVENTEUR En tant que le rétablissement de la paix ralentira la .demande d'exportation pour les besoins de la navigation et de 1 a mice, les prix devraient avoir une tendance à baisser.Il est difficile de s’attendre à autre chose qu’à léger et temporaire ralentissement.Certainement les prix ne descendront plus a leur niveau d’avant la guerre, à moins que de nouveaux gisements exceptionnellement importants soient découverts, ou qu’un esprit ingénieux réussisse à inventer un carburateur capable de brûler cès le pétrole dans les moteurs d’automobiles.Il ne faut pas espérer d’autres moyens d’échapper aux demandes crois- un avec sue- 42 ment appliqués à offrir des bonus aux producteurs à l’effet de stimuler la production et les forages, et par là fournir la matière première nécessaire aux besoins futurs de la fa-bricaihv n.Il résulte de cette activité que le prix de l’huile brute de Pennsylvanie a monté de $1.35 à $2.50 par baril; celle de P Oklahoma, valant il y a six mois 40 cents, vaut aujourd'hui $1.50 le baril.Outre ces prix, on rapporte que les raffineurs ont été jusqu’à offrir 75 cents de bonus par baril à l’effet d’obtenir un approvisionnement suffisant.Cette hausse de prix de la matière première qui, en fait, représente une augmentation de 400%, a eu naturellement sa répercussion sur le produit raffiné.Ce sont là quelques-unes des raisons qui, d’après leur dire, rendent les hommes du métier assurés de prix forcément plus élevés pendant la durée des hostilités et les rendent également peu enclins à nous faire espérer des prix moins élevés après la guerre.(Traduit de “The Gazette”, Montréal, 14 santés de la consommation domestique.Pour nous faire une idée de l’étendue et de la multiplicité de ces demandes, disons qu’au début de la présente année on comptait aux Etats-Unis 2,2&5,000 voitures automobiles dont 500,000 furent vendues durant l’année 1915 seulement.Le programme de construction de 42 differentes usines de moteurs prévoit la vente de 1,120,000 voitures supplémentaires pour la campagne en cours.Bien plus, en vue de l’activité inusitée qui se manifeste actuellement ide l’autre côté de l’Atlantique, offrant des perspectives de quelque durée, les fabricants de moteurs estiment qu’il sera mis en vente au moins 1,000,000 de nouvelles voitures dans chacune des années 1917, 1918 et 1919.Calculant sur la base de cinq barils ou 250 gallons par voiture et par année, les voitures aux Etats-Unis consomment 11,125,000 barils ou à peu près 50% de la production.Si les prévisions des fabricants sont exactes, en ce qui concerne les trois prochaines années, nous aurons en 1919, 6,345,000 voitures consommant 31,725,000 barils d’essence.Ce chiffre dépasse de 6,725,000 barils la production actuelle, soit un excédent de 27%.Nous n’avons pas tenu compte jusqu’ici des usages industriels de la gazoline, ni de son emploi dans les différentes machines à combustion intérieure.'Les Etats-Unis comptent aujourd’hui 45,000 camions automobiles, 30,000 machines agricoles, 300,000 canots automobiles et 700,000 moteurs industriels.Si les conditions présentes de l’agriculture et de l’industrie se maintenaient encore pendant trois ans, on s’imagine difficilement le degré auquel monteraient ces chiffres.Les personnes bien placées pour juger de lia situation disent que la demande totale pour tous les besoins de la consommation intérieure dépassera cette année 30,000,000 de barils, ce qui représente un excédent de 5,000,000 de barils, c’est-à-dire, 20% de plus que la production moyenne idu pays.1916) mars o Le gaz naturel au Canada Les progrès de cette industrie Ce n’est que depuis 1909 que l’on recueille au Canada des statistiques sur l’industrie du gaz naturel.En cette année-là, il y avait en exploitation des puits de gaz naturel dans deux provinces seulement, l’Alberta et l”Ontario.Depuis, on a commencé à en exploiter aussi au Nouveau-Brunswick.On trouve dans le rapport préliminaire du département des Mines du Canada, donnant la porduiction minérale canadienne en 1913, les données statistiques suivantes: Production en millions de pieds cubes Valeur $ 174,006 2,092,400 1,071,908 Nouveau-Brunswick Ontario.Alberta .AUGMENTATION DE LA CONSOMMATION 828 12,487 7,030 D’après les renseignements puisés au Bureau d’Etudes Géologiques des Etats-Unis, le Canada n’a produit en 1914 que 214,805 barils d’huile brute.Estimant à la proportion extrêmement élevée de 25% le résidu provenant de la raffinerie, cela donne seulement 53,700 barils.La consommation annuelle au Canada est aujourd’hui d’environ 1,300,000 barils alors qu’elle n’était en 1905 que de 100,000 barils.Pour expliquer cette augmentation, on peut faire remarquer qu’en 1905 on comptait au Oanajda 1200 voitures automobiles au lieu de 83,000 en 1915.En 1905, aucune machine agricole n’était en opération, tandis qu’au-jourd’huà on en compte plus de 8,000.En 1905, comptait que 5,000 moteurs industriels, alors qu’on emploie aujourd’hui 100,000.Vu la situation extraordinaire créée par la guerre à l’exportation, le remarquable développement de l’industrie automobile, -le réveil marqué de l’industrie et de la finance d’autre part et le défaut d’une augmentation correspondante de la production d’huile brute, il ne faut pas s’étonner que -depuis août 1914, les raffineurs se soient active- Totaux 20,345 $3,338,314 Les chiffres de l’année 1912, qui sont aussi donnés, permettent de constater qu’il y a eu, d’une année à l’autre, un progrès marqué, au Nouveau-Brunswick et dans -l’Al-berta, avec un léger recul! dans la province d’Ontario.Voici -les chiffres de 1912 : Production en millions de pieds cubes 174 12,539 2,584 Valeur $ 36,549 2,036,245 289,906 Nouveau-Brunswick Ontario.Alberta .on ne en Totaux .$2,362,700 Ces valeurs, dit le rapport, représentent d’aussi près que possible ce que les propriétaires ou les exploiteurs des puits ont reçu pour le gaz produit et vendu ou utilisé.Elles ne représentent pas ce que les consommateurs ont dû payer 15,287 43 car, dans les oas où la distribution est faite par des compagnies exploitant des conduites, le coût de cette distribu tion n’est pas indus.iTellles qu’elles sont, cependant, elles donnent une moyenne de 15.4 cents à 16.4 cents par millle pieds cubes.On trouve dans le même rapport une tabulation des valeurs, constatées comme ci-dessus expliquées, pour les cinq années de 1909 à 1913; qui sont, pour la production totale du Canada: 1909 1910 1911 1912 1913 L'Industrie de l’amiante dans la Province de Québec Une question des plus sérieuses qui se présente, au sujet des gisements d’amiante des Cantons de l’Est, est celle de leur continuité en profondeur.A cause de leur nature il est difficile d’y faire des travaux de prospection fort en avance de l’abatage.La teneur en amiante de la serpentine varie beaucoup d’un endroit à un autre dans la même exploitation, ainsi que d’une profondeur à une autre, et un puits de fouilles débutant à la surface dans des terrains riches pourrait au bout de quelques pieds tomber dans une zone stérile, sans garantie qu’à quelques pieds de chaque côté la serpentine ne soit aussi riche qu’à la surface.Il faudrait donc pour être fixé sur la valeur en profondeur des gisements, pratiquer largement des traver-bancs et des galeries en même temps que des puits, système qui serait très onéreux.Les exploitations les plus profondes ont atteint une profondeur de deux cents pieds de la surface, et à ce niveau il n’y a aucun changement dans la nature, la composition ou la proportion des veines d’amiante.Il y a donc tout lieu de croire que la roche aoniantifère se continue sans changements appréciables jusqu’à de grandes profondeurs et les exploitants ont exprimé leur confiance dans la stabilité des gisements en faisant des installations, pour l’exploitation et la préparation, qui représentent des mises de fonds de plusieurs millions de dollars.De plus, l’on rapporte que l’une des compagnies exploitant des gisements de fer chromé à Black Lake fonça un puits jusqu’à une profondeur de 400 pieds.Du fond de ce puits on mena des galeries d’exploration et l’une d’elles, après avoir traversé des terrains chromifères, rencontra des terrains amiantifères dont l’amiante était d’ex-eelente qualité.Quoique cette découverte n’ait pas de valeur au point de vue de l’exploitation de ce gisement, elle ne possède pas moins un intérêt considérable, car elle prouve que l’amiante peut exister jusqu’à 400 pieds de la surface.$ 1,207,029 1,346,471 1,197,678 2,362,700 3,338,314 Total en cinq ans $10,162,192 On remarquera que la progression est rapide et que la valeur produite a presque triplé en cinq ans.Le progrès le plus rapide s’est produit dans l’Alberta ; la valeur de la production de cette province a été pendant cette période de 5 ans : 1909 1910 1911 1912 1913 $ 61,772 75,168 110,165 287,906 1,071,908 Dans la province d’Ontario, après un progrès très rapide, il y a un moment, d’arrêt dans la production en 1913, quoique par suite probablement d’une meilleure vente, la valeur ait encore augmenté sur 1912: i Production 5,388,000,000 7,263,427,000 10.863.871.000 12.259.463.000 12.416.264.000 Le nombre de puits exploités dans la province d'Ontario, fournit les données suivantes : Forés dans l’année Non proProductifs ductifs Exploités 1909 (pieds cubes) 1910 1911 1912 1913 744 1909 Ces serpentines contiennent de nombreux autres minéraux.Dans les veines d’amiante même on rencontre fréquemttnent des pédicules et des grains de minerai de fer, magnetite, fer chromé.Le fer chromé constitue parfois des gisements exploitables et donne lieu à une industrie qui s’affirme de plus en plus chaque année.Le fait est que des gisements de fer chromé de la lisière de la pentine de la Province de Québec fournissent environ 10 pour cent de la production mondiale.La production nuelle du Canada s’élève à environ 8,000 tonnes.Les autres principales contrées qui produisent du fer chromé sont la Turquie, environ 35,000 tonnes annuellement; la Russie, 20,000 tonnes et la Grèce, 12,000 tonnes.En outre des minéraux ci-dessus, on trouve dans ces serpentines des dépôts de talc, de cuivre, d’antimoine et de nickel.828 1910 1,179 1,247 1,522 Cette industrie employait dans Ontario, en 1913, 402 ouvriers auxquels elle fournissait, des salaires au montant de $289,480.La longueur des conduites établies des puits aux lieux de consommation, toujours pour la province d’Ontario, a progressé comme suit : 1911 268 38 1912 178 41 1913 166 48 ser- an- Milles 1909 1910 987 982 1911 1,296 1,448 1,522 1912 1913 44 Voici les modifications au projet tel que nous l’avions esquissée dans notre étude à vol d'oiseau du discours du budget parue à cette époque.11 avait été d’abord indiqué que la (axe des compagnies daterait du 4 août 1914 et que la période de taxation serait de trois années.Le ministre des finances a décidé que la taxe daterait du 1er janvier 1915, courrait durant trois ans, le premier paiement devant se faire en 1916, le deuxième eu 1917, et le troisième en 1918.De cette façon on évite l’inconvénient de deux paiements successifs dans une même année.Pour obvier à la difficulté pour le traitement des ré-et du capital majoré il est décidé de traiter comme faisant partie du capital d’une compagnie les réserves intactes et les profits acccumulés.Le capital majoré sera établi en prenant la valeur des actions en argent le premier janvier 1915 et en déduisant de cette valeur le passif de la compagnie, ce qui fournira une base intelligible do taxation.Dans .le rapport officiel intitulé : “Mines and Minerait Resources of the Tinted States for 1907’’, publié parle service géologique ides Etats-Unis, M.J.S.Di lier s'exprime comme suit : “Notre pays (Les Etats-Unis) consomme la majeure partie de la production mondiale d’amiante : mais lia matière première nous vient presque entièrement du 'Canada.La quantité d’amiante que nous extrayons de nos mines est insignifiante et ne peut avoir aucune influence sur le prix de cette substance.L’amiante du Canada par la richesse et la facilité d'accès des gisements et par sa qnullité supérieure domine et règle entièrement le marché des Etats-Unis."’ Une telle déclaration donne une idée exacte de l’importance de Cette industrie.Et rien ne fait prévoir nue déchéance de la position prépondérante qu’elle occupe.Nos gisements d’amiante actuellement exploités n’occu-ij.-ent qu’une superficie minime comparée à celle couverte par les roches qui peuvent être amiantifères, et chaque année la liste de mines en exploitation s’allonge.On peut du reste se rendre compte du développement que cette industrie prend depuis quelques années en sachant qu’en 1909 le capital global des sociétés exploitant i’amiiantc dans lia province de Québec, s’élevait à plus de $35,000,000.Il y avait quinze ateliers de préparation en activité et quatre en voie de construction, dont chacun représente en moyenne un coût de $200,000 ou plus.Et malgré cela, la vente de l’amiante n’était limitée que par la production.Donc, à moins de découvertes imprévues en d’autres parties du monde, il y a tout lieu de croire que l’industrie canadienne de l’amiante gouvernera 1 endant de longues années la production mondiale de cette I substance.Jusqu’à l’an dernier, la presque totalité de l’amiante produite au Canada était exportée.Une proportion notable nous revenait sous forme de divers articles manufacturés.Mais depuis quelques mois il y a une fabrique de cette matière à Montréal, ce qui évite de grever ces produits fabriqués de droits de douane, et diminue le nombre des bénéfices à prélever entre le fabricant et le ma leur et dote notre pays d’une nouvelle industrie.serves La cote sur le marché des actions sera prise seulement connue indication de leur valeur et il faudra faire entrer aussi en ligne de compte la productivité et l’actif.En aucun cas la valeur de l’action ne poura être comptée au-dessus du pair.Dans le cas d’actions émises depuis janvier 1915- pour des raisons autres du comptant, la somme payée sera, aux fins de l’Acte, la valeur équitable de l’action à la date de l’émission.On fera dans les actions le partage de ce qui est des actions d’apport et des actions payées en espèces, en déterminant la valeur équitable de l’actif de la compagnie an commencement de 1915, déduction faite du passif a cette date.encore Les compagnies détentrices ne paieront pas sur les profits leur provenant d’autres compagnies qui paient déjà des taxes en vertu de cet acte et les paiements de taxes de guerre à la Grande Bretagne et à ses Alliés seront déduits de tout paiement requis par le gouvernement canadien.Par les changements à la loi, le ministre des finances obtient le droit de fixer suivant son jugement la contribution des compagnies minières parce que les profits proviennent de la détérioration de l’actif des compagnies.La capital employé dans les affaires d’une compagnie non canadienne sera constitué par une portion du montant total payé du capital action libéré proportioned au rapport existant entre l’actif en Canada et l’actif total.Naturellement ces modifications sont passées au crible et discutées étroitement par toute la Chambre.Mais il s’en faut encore de beaucoup que la loi soit parfaite et le ministre des finances admet lui-même qu’elle prête à beaucoup d’injustices et d’inégalités qui trouveront leur remède dans l’appel accordé aux compagnies devant un bureau de revision et un tribunal.Quoiqu’il en soit, l’imposition d’une taxe était nécessaire si l’on voulait sauver le crédit du Canada.Il fallait absolument, pour pouvoir faire appel aux marchés monétaire pour emprunter, être à même de montrer les arrangements pris au Canada, pour fournir les fonds propres à faire face aux dépenses.Pour ces raisons, la discussion se fait sans aprete, consom- D’après le rapport préliminaire du Ministère de la colonisation, des mines et des pêcheries, la production des mines du Canada en $11,73.2,783 en 1914.L’amiante a rapporté $3.544,302, le -cuivre, $1,020,605, le ciment, $2,805,374, etc.1915 s’est -élevée -à $10,796,348 contre o Correspondance d'Ottawa Ottawa, le 20 mars 1916.Le ministre des finances a communiqué à la Chambre le 2 mars dernier les modifications qu’il entend faire subir n la taxe de guerre sur les compagnies pour répondre aux nombreuses plaintes qu a soulevées la rédaction primitive dont nous", avons, donne le texte dans notre dernière pondance Tic fqvper.corres- L - 45 leurs sous-produits de $5,000,000 ; les bois de charpente, etc., de 2 millions et demi ; les minéraux, de 5 millions : les pêcheries, de $1,800,000.Les exportations canadiennes pour les onze mois expirés, donnent les chiffres suivants : produits agricoles, $231,000,000; animaux, etc., $94,2oo>000; pêcheries, 20 millions ; minéraux, 58 millions; bois, etc., 48 millions ; articles manufacturés, 195 millions.Les exportations d’articles manufacturés, pour les onze mois correspondants de l’année précédente, ne sè chiffraient que par 70 millions.Les importations, pour février dernier, se sont élevées à $51,654,000- dont $22,650,000 sont entrées franco.Pour la période de 11 mois, les importations se sont montées à $455,748,000 dont $191,000,000 sont entrées en franchise.La période correspondante de 1915 faisait ressortir la totalité de ses importations à $414,959,000 dont 158 millions en franchise douanière.tout le monde sent le besoin d’un sacrifice nécessaire et ions les efforts faits tendent simplement à rendre la mesure aussi équitable que possible pour le trésor et pour le contribuable.Voici le texte précis des changements intervenus dans le tarif des douanes et signalés en passant le mois dernier.* # # Tarif Tarif Tarif de préférence britannique intermédiaire général (le baril) 60 cents 90 cents 90 cents Numéros 92 Pommes 267 Huiles, pétrole (non compris le pétrole brut importé pour être raffiné, ou les huiles d’éclairage ou lubrifiantes), d’une densité de .8235 ou plus lourdes à une température de 60 degrés .(le gallon) 1/3 de cent.1 ¦* cent.Vz cent.267a Pétrole brut à l’état naturel d'une densité de .7900 ou plus lourd, à une température de 60 degrés, importé par des raffineurs pour être raffiné dans leurs propres raffineries.# # # Dans notre correspondance du mois de février dernier, nous avons fait prévoir les nécessités financières auxquelles aurait à pourvoir à courte échéance le ministre des finances du Canada.Nos prévisions se sont réalisées.Le 17 mars, Sir T.White a déposé devant la Chambre une résolution tendant “à autoriser le gouvernement à prélever, par voie d’emprunt en sus des sommes non encore empruntées mais encore négociables, formant partie des emprunts autorisés par le Parlement sous l’empire de toute loi déjà adoptée, une somme ou des sommes d’argent n’excédant pas en tout le chiffre de soixante-quinze millions de dollars, selon qu’il sera requis de solder des emprunts et obligations du Canada qui arrivent à échéance, de continuer l’exécution de travaux publics autorisés par le Parlement, et de défrayer les dépenses nécessitées pour des fins générales autorisées par le Parlement.” Le but de cet emprunt est de maintenir au niveau des besoins le pouvoir d’emprunt clout jouit le gouvernement.A la dernière session, le parlement a autorisé le ministre des finances à emprunter $78.000,000.Il a emprunté $45,000.000 à New York, et 5 millions de livres sterling, ($25,000,000) à Londres.Il ne lui reste plus que $10.000.000, comme pouvoir d’emprunt.Or, les conditions qui régissent les marchés internationaux, sont incertains, et il désire être investi de l’autorité voulue pour faire des emprunts quand les circonstances lui semblent favorables.A l’heure actuelle, il n’est pas praticable de faire des emprunts en Angleterre, les seuls marchés qui sont, ouverts au gouvernement, sont ceux du Canada et des Etats-Unis.Le ministre des finances n’a pas fait de secret qu’il est.eu négociations pour cet emprunt avec un groupe de banques américaines à la tête desquelles est J .P.Morgan et Compagnie.Bien qu’il n’ait pas donné de détails de l’opération projetée on s’attend que l’intérêt sera de 5 p.c.et que l’émission sera divisée en lots égaux tombant à échéance à cinq, dix et quinze ans.• > li est à remarquer qu’il existe $25.000,000 de valeurs canadiennes à un an d’échéance qui viennent dues à New York, au mosi d’août, payables à la maison Morgan.Ce sera sans doute le premier emploi du prochain emprunt.7 'k p.c.“Toutefois, les articles ci-dessus énumérés sont exemptés des droits de douane spécifiés dans l’article 3 de la loi spéciale des impôts de guerre.” Les modifications introduites aux droits sur les pommes ont été exposées comme suit par le ministre des finances.7% p.c.5 p.c.Aux termes de l’article 92, dont il est décidé l’abrogation, le droit sur les pommes est, sous le tarif de faveur pour la Grande-Bretagne, de 25 cents par baril ; de 35 cents sous le tarif intermédiaire, et de 45 cents sous le tarif général, La loi de 1915 sur les revenus de la guerre frappe ce fruit d’un autre droit “ad valorem” de 50 p.100 sous le tarif de faveur, et de 7 et 1-2 p.100 sous chacun des deux autres.A l’avenir, le tarif de faveur comportera un droit de GO cents par baril, et les tarifs intermédiaire et généra], un droit de 90 cents.* # * Le ministre des douanes, bon.Dr.Reid, a communiqué à la députation un bordereau commercial du Canada pour les onze mois de l’exercice financier 1915-1G, écoulés à la fin de février dernier.A cette date le commerce extérieur du Canada pour la période précitée s’élevait à $1,300,000,000 et tout fait présumer que la totalité du commerce extérieur pour l’exercice financier montera à un milliard et demi de dollars.Le trait le plus notable de cette communication est la comparaison du volume des exportations du Canada par rapport à la période correspondante de 1915.Les onze mois écoulés montent à $653,196,000, contrastant.avec $364.299,000 pour le même temps, l’an passé.Les sorties du mois de février se présentent à 58,000,0000 contre -28,000,000 en 1915.Les sorties d’objets fabriqués sont encore à la tête de la liste, avec $28,600,000 au lieu de $8,900,000 en février 1915.Les exportations de produits de la ferme, durant le mois de février, se fixent à $13,000.000 contre $7,000,000.Tous les autres produits indiquent une plus value, les animaux et Les nouveaux membres adhérents qui désireraient avoir le commencement de la Géographie Economique du Canada que nous publions ci-contre sont priés de nous le faire savoir et l’envoi leur en sera fait par retour du courrier. 46 si on.A cette époque les banques étaient occupées à faire les frais du déplacement de la récolte mais il avait été entendu que l’affaire des munitions serait reprise plus tard en vue d’établir un crédit impérial.Tout est maintenant arrangé.Lorsque Sir Thomas White donnait à la Chambre les détails du nouvel emprunt, Sir W.Laurier, a demandé si 75 millions de dollars suffiraient pour satisfaire aux emprunts requis.Le ministre des finances a répondu que, dans un avenir prochain, le premier ministre présenterait une loi pourvoyant à $250,000,000 pour les dépenses de guerre.Il faudra durant le prochain exercice financier opérer des emprunts allant de deux cent à deux cent vingt-cinq millions* dont le chiffre exact dépendra des effectifs qui seront levés.Les soixante-quinze millions requis pour le précédent emprunt forment partie de la somme totale qu’il faudra emprunter.Sir Wilfrid Laurier a fait remaquer que l’on avait précédemment donné à entendre au parlement que l’argent nécessaire pour les dépenses de guerre serait empruté de la Grande Bretagne.Sir Thomas White a répondu que le gouvernement britannique avait mis à la disposition du Canada un crédit de trente millions de louis ou 150 millios de dollars, mais que le gouvernement du Canada entend se servir le moins possible de cette offre gracieuse.Une partie servira à payer les troupes canadiennes en Angleterre et en France, mais autant que possible le Canada entend payer lui-même ses dépenses.Il sera probablement nécessaire d’emprunter davantage, peut-être au Canada, a dit le ministre des finances.* # # Le ministre des finances a écrit au président de l’Association des Banquiers une lettre pour rendre hommage aux sentiments patriotiques qui ont dicté cette offre propre à aider au succès de la guerre, en augmentant les provisions de munitions; à grandir les industries du Canada- et à consolider l’unité et l’harmonie de l’Empire.Le pays peut se réjouir de voir que les banques du Canada sont à même d’aider si largement les opérations financières de l’Empire.Ces deux transactions, savoir l’établissement du crédit de cinquante millions par le gouvernement du Canada et la création du présent crédit, par les Banques, de soixante-quinze millions, faisant un total de cent vingt-cinq millions de dollars, marquent une époque dans l’histoire financière du Canada.* * % Le Canada subit actuellement l’effet de la vague de tempérance qui s’est abattue sur toutes les nations belligérantes de l’Europe.La Russie, la France et l’Angleterre se sont décidées les premières à prendre des mesures draconniennes.Le Canada a adopté d’abord des règlements militaires, destinés à protéger les troupes contre les dangers de l’abus des spiritueux.Sous le couvert de ce mouvement, le parti très puissant qui, au Canada, demande depuis des ailées l’établissement dans tout le Canada, de la prohibition de la vente de fabrication et de F importation des liqueurs spiritualises a entrepris une offensive vigoureuse qui, si l’on en juge par les résultats acquis, peut très bien avoir pour résultat de modifier radicalement à courte échéance les conditions industrielles, financières de ce commerce dans une partie importante de la collectivité.L’assaut mené systématiquement a été d’abord donné sur le terrain provincial et l’existence même des permis de vente de spiritueux a été le premier objectif.Des provinces se sont prononcées pour l’abolition à date fixe des permis et le cri de guerre invoqué- la fermeture des debits de spiritueux, a triomphé en particulier au Manitoba.Si l’on en juge par les déclarations du premier ministre d’Ontario, la glas a sonné pour les débits de cette province.En Saskatchewan et Alberta, la même décision a été prise.Le cas du Manitoba est celui qui a déclanché le mouvement dans le sens fédéral, tandis que cette campagne est continuée dans le sens provincial.Pas un vote populaire de deux contre un, la province de Manitoba s’est déclarée en faveur de la mise en application de la Loi de Tempérance du Manitoba qui ferme tous les débits, annule les permis et les patentes de Club dans la province à partir du 1er juin prochain, mais permet aux particuliers d’importer des autres provinces dos spiritueux pour leur sommation personnelle et autorise la fabrication des spiritueux pour l’exportation.Le mouvement financier du Canada nous expose constamment à des surprises par sa mobilité et par son élasticité qui n’était réellement soupçonnée.Tandis que se discutent et se négocient des opérations de grande envergure comme celles que nous venons d’énumérer, à New York, le Canada est à même de puiser dans ses propres ressources et sans appel au public, les fonds nécessaires à l’établissement de crédits de guerre qui lui permettent de faire marcher ses industries en accaparant les commandes impériales et en les soldant lui-même, et ménageant de ce fait son crédit en Grande Bretagne.Le ministre des finances vient par exemple de mener à bonne fin les négociations qui étaiet en marche depuis quelque temps entre le Trésor canadien, l’Association des banquiers canadiens et la Commission Impériale des Munitions.Des conférences tenues entre ces trois autorités, il est sorti une offre faite par les banques canadiennes chartrées d’établir au Canada un crédit de soixante-quinze millions de dollars en faveur du Trésor Impérial pour servir à payer de nouvelles commandes de munitions qui seront placées au Canada au cours des deux prochains mois.Dans l’expectative de l’arrangement qui vient d’être conclu, la commission des munitions a reçu dans les derniers quinze jours, vingt millions de dollars de commandes additionnelles.La proposition faite par les banquiers canadiens avait pris naissance à la conférence tenue avec le miistre des finances au mois de décembre dernier, lorsque le gouvernement du Canada avait placé au crédit du Trésor Impérial cinquante millions de l’emprunt de guerre canadien qui avaient été souscrits en sus du montant fixé de l’émis- con- 47 l’application d’une loi de prohibition efficace et c’est certainement l’opération la plus grave qni ait été pratiquée pour régler cette intéressante question sur laquelle les tribunaux et les parlements se remettaient la balle depuis des années.Naturellement, ce succès partiel a provoqué une recrudescence d’efforts de la part des champions de la prohibition qui étaient ainsi menacés, par les réserves précitées, de voir réduire leur victoire.Le parlement fédéral a donc été sollicité à nouveau de décréter une mesure totale d’interdiction de vente, importation et fabrication.Cette demande est pendante à Ottawa depuis bien longtemps avec des fortunes diverses, elle date du fameux plébiscite du 28 septembre 1898, remporté par la prohibition, avec une faible majorité de 13,687 sur 600-000 voteurs, mais qui n’a jamais pu être mis en exécution.La demande actuellement proférée est encore la même.C’est la prohibition totale, mais le gouvernement de Sir E.Borden tout en étant prêt à favoriser de toutes ses forces l’établissement de la prohibition dans le Canada à titre moral, et de collaborer de toute son autorité à cette fin, ne semble pas juger à propos de porter atteinte au libre arbitre des provinces ni de limiter leurs privilèges commerciaux et fiscaux que leur laisse la Constitution.Le ministre de la justice vient donc, pour répondre aux désirs des prohibitionnistes, de préparer une loi fédérale qui complétera les lois provinciales dans le sens exprimé par les électeurs qui en sollicitent la mise en application.Le titre de la loi, qui en résume toute la portée, est celui-ci : Une fois la loi passée, chacun pourra prendre la responsabilité qui lui incombe en connaissance de cause.Naturellement, il se produira un bouleversement commercial sérieux entre les provinces et un rajustement grave des intérêts en jeu.Il devra se produire un mouvement de bascule dont la repercussion sera tumultueuse.L’exécutif des patentés d’Ontario et l’association des industries connexes a déposé devant le gouvernement d’Ontario des statistiques établissant que la seule fermeture des débits et des hôtels nans cette province entraînera le règlement obligé de dix millions de dollars d’obligations dans cette province.On peut, en présence de cette situation partielle- se rendre compte de l’agitation que va causer au Canada l’adoption d’une mesure de prohibition totale qui atteindra en totalité le commerce des boissons.9ê Vê V£ Le gouvernement vient de remettre aux députés deux gros volumes de renseignements, déductions et recommandations qui constituent le rapport de la Commission Royale nommée en décembre 1913 pour s’enquérir des causes de l’augmentation de 50 p.c.du coût de la vie en Canada qui s’est produite au cours des quinze dernières années.Le rapport a été déposé sur le Bureau de la Chambre par Sir Robert Borden.Quatre commissaires y ont participé.MM.J.McDougald, commissaire des douanes, C.C.James, commissaire de l’agriculture, R.W.Coats, statisticien en chef du ministère du travail, J.W.Vincent, sous-ministre du revenu de l’Intérieur.Il comprend 2000 pages et voici ses conclusions : “Acte pour coopérer avec la législation provinciale prohibant ou limitant la vente des boissons spiritueuses.” Le but de la loi est d’aider une province qui s’est prononcée contre la vente des spiritueux à empêcher l’importation des boissons provenant de districts adverses à la prohibition.En vertu de ce bill le parlement fédéral ne défend pas le commerce des boissons et ne limite pas sauf autant qu’une législation fédérale supplémentaire est nécessaire pour donner effet aux lois déjà en vigueur dans la province.L’initiative de la législation prohibitive est laissée aux provinces, mais si un parlement provincial prend des mesures contre l'importation de boisson provenant de districts où ne régnent pas la prohibition, la loi fédérale viendra à l’appui de cette disposition législative et facilite son application ; si une province légifère que le citoyen ne doit pas avoir de spiritueux en possession pour son usage personnel, la loi fédérale permettra à la province de prendre des mesures contre la violation de la loi par des étrangers.Les commerçants d’une province sans prohibition qui exportent des spiritueux pour une province à prohibition, en vue de violer la loi de cette province seront passibles d’une amende de $100 et $200 et à de l’emprisonnement pour le premier et le second débits respectivement.Pour les délits subséquents ils seront passibles d’emprisonnement sans option d’amende.Il est de plus prescrit que la poursuite peut être intentée dans l’une ou l’autre province intéressée.Le gouvernement juge qu'une législature dp ce genre est tout ce qu’il importe au gouvernement fédéral de passer parce que les pouvoirs constitutionnels des provinces à l’égard de la prohibition sont excessivement étendus.Cette loi est certainement un pas décisif fait pour CAUSES DE L’AUGMENTATION L’augmentation du coût de la vie au Canada, qui s’est élevé à cinquante pour cent en quinze années, est due aux causes suivantes : Augmentation de la quantité d’or circulant dans le monde et diminution réciproque du pouvoir d’achat de l’argent monnayé.Formes multiples du gaspillage public et particulier, individuel et association.Restriction de l’offre en raison de développement disproportionné des banlieues relativement au développement rural.Inobservation des lois économiques pour la distribution des produits et leur mise sur le marché.Haute vie chez le riche comme chez le pauvre.Improductivité du service et manque l'apprentissage.Evangile de l’aise générale dont est imbu la vie nationale de la race anglo-saxonne.Dépenses de ménage inconsidérées.Effet des syndicats, fusions et cartels. 48 REMEDES SUGGERES Quant aux transports maritimes, l’exportation des blés canadiens se fera d’une façon normale.* % * En novembre, le Canada a doublé ses exportations de Encouragement à la mise en valeur des terres.Plus d’attention à la culture mélangée.Augmentation de la production au moyen de la régularisation et de l’amélioration des produits de la ferme avec coopération de leur distribution.Extension du système des colis-postaux et de rétablissement de bonnes routes.Accessibilité et plus bas prix du capital de mise de fonds spécialement pour les cultivateurs de l’ouest.Etablissement d’un système intelligible d'apprentissage pour amener une plus grande productivité au service dans toutes les branches.Entente plus complète des principes fondamentaux de production, mise sur le marché et achat.Il est probable que ces divers points seront étudiés durant la vacance parlementaire.1914.# # # La pulpe sulphite, qui, il y a peu de temps, se vendait à environ $35.00 la tonne, se vend actuellement de $42.00 à $43.00 et le papier à journal qui se vendait à $2.00 et $2.05 est affermi à $2.00 et $2.10 tandis que la pulpe de bois est très ferme à environ $20.00 la tonne.B B B Selon les dernières statistiques la population du Canada, par mille carré, n’est que 1.93; mais celle du Labrador est encore beoucoup plus clairsemée, soit .03 par mille carré.O’KIDEAU B B B Bien que le Royaume-Uni soit le plus grand producteur de poisson du monde, le Canada exporte maintenant du poisson en ce pays.C’est naturellement la guerre qui en est la cause.L’Amirauté a réquisitionné tant de bateaux de pêche que la pêche habituelle a été considérablement diminuée — d’au moins 60 pour cent, dit-on.—Le poisson occupe une telle place dans l’alimentation de la Grande-Bretagne que cette réduction crée déficit sensible.Pour amoVorer la situation, ),! Bom.-.r Law, secrétaire colonial, a fait appel au Canada.Un envoi spécimen a été expédié, en vue d’établir un marché poisson canadien à Londres, au moins pendant la durée de la guerre.Une partie de la cargaison était du poisson frais congelé, mais la majeure partie était fumée et salée.Si l’essai réussit, cette première cargaison sera suivie d’autres.Il se peut qu’ainsi un marché soit créé pour taines espèces des meilleures qualités.Ces envois tinueront une fois la paix faite, et nous aurons ainsi ajouté un article à ceux qui sont maintenant expédiés du Canada à l’Angleterre.-0- Ça et là Depuis la mise en vigueur de la loi du timbre de guerre au Canada la quantité des matières postales expédiées à diminué de près d’un tiers.un B B B Il y a un an les pommes de terre Montagnes Vertes du Nouveau-Brunswick, l’une des principales variétés consommées à Montréal, se vendaient à raison de 65 cents le sac de 90 livres par charge de wagon, livrées ici.Depuis lors leur prix a monté à $1.05 et $1.10, et les détaillants les payent $1.20 à $1.25 livrées.En juin ces tubercules se vendaient, par charge de wagon de 42 % à 45 cents le sac.au cer- se con- B B B La valeur totale des nouveaux édifices érigés à Montréal du 1er janvier au 1er août 1914 fut de $11,043,432, tandis que pour la même période correspondante, l’année suivante, elle n’a été que de $3,851,539, marquant diminution de sept millions en chiffres ronds.B B B L antimoine, dont il y a des mines en exploitation dans les Provinces Maritimes, près de Frédéricton et de Windsor, se vendait $125 la tonne avant la guerre.Son prix est maintenant de $025 la tonne.une B B B Le blé très abondant dans l’ouest, cette année, les trois grandes compagnies de chemin de fer Pacifique Canadien, Grand-Tronc Pacifique et Canadien Nord pourront affecter à son transport 150,000 wagons.B B B Des industriels de Hamilton ont offert, au prix coûtant, des boîtes en bois pour les obus. 49 L’Angleterre a donné jusqu’ici pour 250 millions de dollars de commandes de guerre au Canada.Jusqu’au mois de juin, 2 pour 100 seulement, des commandes ont été livrées à date; mais depuis il y a eu amélioration — on a dû, pour des raisons d’économie donner des commandes à des pays concurrents; mais on réserve une large part au Canada dans les commandes à venir.La population du Canada en ce moment dépasse le chiffre de 8,000,000 suivant un des derniers rapports d’Ottawa.Le chiffre donné est de 8,075,000 et comprend les soldats au front.C’est la première fois que ce chiffre de 8,000,000 a été dépassé.L’augmentation de la population depuis le recensement de 1911 est estimé à environ 850,000 ou à peu près 200,000 par an.L’immigration totale au Canada depuis le recensement datant de quatre ans est de 1,330,000.L’immigration dépasse l’accroissement de la population de près de 500,000.Il y a un exode annuel de Canadiens aux Etats-Unis et dans d’autres pays.# # * On a fait l’été dernier de fortes commandes d’Angleterre au Canada des articles suivants: poudre de bronze, mica, bois, blocs de pavage en bois, pois et fèves, orge, foin, poisson frigorifié.* «g % % * & Les renseignements recueillis contrôlés à l’aide des résultats des recensements étrangers, ont permis de fixer à G00.000 le nombre des Français résidant dans les pays étrangers vers la fin de l’année 1912, dont 269.000 en Europe et 300.000 eu Amérique ; d’autre part, 850.000 Français environ vivent dans nos colonies ou pays de protectorat; avec les 38,500.000 Français résidant en France, on obtient un total de 39,950.000 Français, légèrement supérieur au nombre total des Français et étrangers résidant en France, 39 millions 600.000.Parmi les institutions relevées par l’enquête figurent 38 Chambres de Commerce, plus de 150 institutions de bienfaisance, environ 140 Associations de prévoyance, le plus souvent à forme mutuelle.Les établissements hospitaliers: hôpitaux, hospices, dispensaires, orphelinats, asiles, sont encore plus nombreux; ou a compté plus de 500 établissements d’enseignement, dont 300 environ dans l’empire ottoman et l’Egypte.Le poisson est maintenant si rare en Angleterre que le gouvernement se propose d’en essayer l’importation, à l’état gelé, du Canada et de Terreneuve.Le prix du poisson a augmenté de 75 pour cent depuis le commencement de la guerre, et les nombreux marchands de friture (pommes de terre frites et poisson frit) des quartiers pauvres sont disparus.* * # Moyenne par habitant de la valeur des achats faits à l’étranger, en 1911, par huit pays et où l’on voit que le Canada achète plus à l’étranger que tous les autres pays : Canada .Grande-Bretagne Argentine .France.Allemagne .Etats-Unis .Autriche.Russie.$70.24 61.55 47.39 39.30 35.17 16.63 12.61 SS % % 3.40 Les placements au Canada atteignent un total de 8,535 millions de dollars, qui se décomposent ainsi : * * # Parmi les grandes villes de l’Amérique du Nord, Montréal est au Sème rang au point de vue des compensations de banque.Construction, urbaine.Agriculture.Mines, outillage et construction .Industrie.Pêcheries.Or et monnaie.1,000,000,000.4.225.000.000.108,000,000.1.250.000.000.24,000,000.255,000,000.Chemins de fer et tramways .1,673,000,000.# * * Le ministère du Travail vient de publier dans le Bulletin de Statistique générale de la France les résultats d’une enquête, entreprise avant la guerre avec le concours du ministère des Affaires étrangères, sur le nombre des Français à l’étranger et contribuent à l’expansion française dans le monde.$8,535,000,000 5SÊ 1% «f On a besoin d’ouvriers experts pour l’acier et les tex- tes diverses institutions qui sur tiles. 50 Le commerce canadien total, pour l’année finissant le 31 mars 1915, a été de $1,078,173,240, contre $1,112,502,107 l’année précédente.La différence n’est pas trop considérable si l’on songe au bouleversement mondial des échanges.Le gouvernement local a beaucoup fait pour encourager l’agriculture et améliorer les méthodes existantes, soit en fournissant des fermes expérimentales, des institutions agricoles, où des professeurs éclairés enseignent aux jeunes cultivateurs, soit en organisant avec le concours du Pacifique Canadien des trains d’enseignement agricole qui, en circulant à travers la province, fournissent à ceux qui ne peuvent quitter leur localité une occasion de se renseigner quand même.L’abondante récolte de 1915 en Alberta, survenant après deux années d’économie, a mis le fermier dans une excellente position pour tenter l’application de méthodes ou expériences nouvelles, comme par exemple l’élevage sur une plus vaste échelle.* * % La demande est grande, en Angleterre, notamment à Hull et à Leeds, pour les huiles de poissons canadiens, assure dans son rapport M.Claude Dyer, Commissaire du commerce à Leeds.On trouve maintenant sur ce marché diverses qualités d’huiles de morue venant de Terre-Neuve, * * * % % * qui est devenue une active concurrente à la Norvège.Les importateurs sont prêts à étudier les offres des exportateurs canadiens d’huiles de poissons de toutes sortes, si ces offres sont accompagnées d’échantillons et d’analyses.Les principaux minéraux de la Province de Québec, sont: l’amiante, le cuivre, le fer chromé, les minerais de fer, le graphite, le mica, le phosphate, la molybdénite, l’or, le marbre et toutes sortes de pierres et de matériaux de construction.* & * On écrit de Winnipeg qu’il y a 31 1-2 millions de mi-nots de blé dans les élévateurs que les cultivateurs seront prêts à vendre aux prix courants.& # * Les exportations de beurre jusqu’ici ont été de plus de 19,000 boîtes contre 7,142, l’an dernier; celles du fromage de 1,261,000 boîtes contre 1,002,000 l’année dernière.* * * Le nombre des succursales de banques dans la province de Québec a augmenté de 662 à 716, pendant la première moitié de la présente année, soit de 54.Le nombre en avait augmenté de 88 durant les 12 mois finissant le 30 juin dernier.Et l’augmentation s’est faite presque toute entière dans les districts ruraux.Comme une banque n’inaugure une succursale que là où l’épargne en fait sentir le besoin, ce progrès est donc un infaillible indice de la prospérité des campagnes de notre province.Le sous-ministre des mines du Canada, M.Thomas W.Gibson, dit dans son rapport annuel que les pièces de monnaie canadiennes de cinq cents en argent pourraient être avantageusement remplacées par des pièces en cobalt.& K # La superficie de la Province do Québec est de 703,653 milles carrés dont les neuf-dixièmes sont inexploités.Ces terrains produisent annuellement pour $13,600,000 de matériaux.1 # & W Il y a une augmentation considérable, chaque année, au Canada, depuis dix ans dans les prêts aux porteurs de polices d’assurance-vie.% * * La production globale du Canada, en 1913, a été de 2,753 millions, ainsi répartie: * * % Le rafinage du sucre est une des grandes industries de Montréal.En 1912 la production totale du sucre au Canada a été de 450,000,000 de livres, et les deux grandes compagnies qui exploitent ce commerce à Montréal — la Canada et la St.Lawrence — ont fourni 50 p.c.de ce chiffre.Agriculture Mines .Industrie .Forêts .Pêcheries .$1,009,000,000.140,000,000.1,500,000,000.70.000.000.34.000.000.$2,753,000,000. 51 ANNONCEZ VOS PRODUITS AU Il y a environ 80,000 automobiles en usage au Canada.* Wf * CANADA Selon la Commission de Conservation du Canada l’industrie de la nacre de perles pourrait être établie au Canada avec succès.Il est reconnu, en effet, qu’il existe au Canada de superbes perles d’eau douce.Un pêcheur du Nouveau-Brunswick a vendu $10 une de ces perles que la maison Tiffany a ensuite achetée pour $250.L’année dernière on a converti en boutons deux cent cinquante tonnes de mollusques dans l’Ontario, et il y a dans la rivière Skina (Colombie-Anglaise) d’énormes dépôts de mollusques d’une qualité supérieure pour les fins industrielles.Le Canada, à l’heure actuelle, offre un champ exceptionnellement favorable à l’expansion commerciale des Nations Alliées.Profitez de cette occasion vraiment unique, d’autant plus qu’une appropriation relativement minime vous permettra d’atteindre deux millions et demi de Canadiens de langue française.De même, avec un petit nombre de journaux anglais à grand tirage on pourrait atteindre pratiquement tout l’élément anglais.Financièrement, la situation du Canada est satisfaisante — c'est l’opinion de l’Association des Banquiers Canadiens.Les récoltes dépassent toutes les espérances; l’exportation de produits alimentaires est la plus considérable que l’on ait encore enregistrée; le moment est des plus opportuns pour une judicieuse propagande commerciale.Nous sommes prêts à étudier les possibilités d'affaires au Canada, au profit des chefs d’industrie intéressés et à leur soumettre, sans que cela les engage en aucune façon envers nous, un plan de publicité approprié et un estimé du coût de cette publicité.Il est bon de noter que la publicité de journaux au Canada coûte infiniment moins cher que dans n’importe quel autre pays au monde.* * * On évalue qu’environ 10,000 barils de farine canadienne seront expédiés en Angleterre, tous les mois.* * * D’après les statistiques du Gouvernement fédéral, la valeur des récoltes de la province de Québec, en ces trois dernières années, a été la suivante: en 1912, $69,901,000; en 1913, $88,589,000; en 1914, $99,279,000.-o Demandes et offres Un agent canadien demande représentation de maisons françaises pour dentelles, broderies, soieries .rubans, velours, lainages, cotonnades, gants.Nous sollicitons respectueusement la correspondance des maisons intéressées.Un agent canadien demande représentation pour salin, soie, velours, rubans.Canadian Advertising Agency LIMITED Un représentant canadien demande à entrer en rapport avec des maisons françaises pour la représentation de boutons de nacre, velours, rubans, soieries, gants.UNITY BUILDING, MONTREAL ENVOI GRATIS SUR DEMANDE DE NOTRE REVUE “PUBLICITE - PUBLICITY” Un agent canadien demande à représenter des maisons françaises pour soieries, rubans, dentelles, broderies, bonneterie, doublures et sous-vêtements. 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