Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1932, Janvier
I JANVIER 1932 No.451 BULLETIN MENSUEL + DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA SOMMAIRE Pages Canada Compte rendu de séance de la Chambre .Bulletin Mensuel d’informations économiques .Consommation des vins et des alcools dans Québec 2 2 10 France Economie conditions in France .France and the Conference of Lausanne 13 15 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l’Industrie le 20 août 1886 Téléphone HArbour 4049 761 rue St-Catherinb Ouest, Montreal A DR KSSr TELEGRAPHIQUE “GALLIA MONTREAL” ¦ ; ;Z Compagnie (TAssurances Générales Accidents Vol, Maritimes, Risques Divers, Réassurances LA PIERRE ANGULAIRE DES SOCIETES CIVILISEES 4 Le monde moderne ne peut se passer de la Banque.1 /'A THE GENERAL CASUALTY INSURANCE COMPANY OF PARIS C’est sur la banque que s’édifie la prospérité nationale et individuelle.IV, Aussi, tout en étant rigoureusement at- ! | tachée aux traditions du passé, la I banque doit-elle s’allier au progrès et préparer l’avenir.Elle a plein j droit à la place d’honneur que les i sociétés modernes lui accordent.î A m » % ' M* Edifice “Insurance Exchange” MONTREAL Bureau No.523, Tel.: M Arquette 3261 Succursale: 45 rue Richmond ouest, TORONTO Bureau No.510, Tel.: Waverley 1315.41 >¦ - A Efcorn I?vggg !•» r ûls AUTOMOBILES, ACCIDENTS PERSONNELS, MALADIES, CAMBRIOLAGES, GARANTIES, RESPONSABILITES, BRIS DES GLACES, GRELE La Banque Royale du Canada Polices Valables dans l'Amérique du Nord et l’Europe René Fleury, Délégué Général F.S.Johnson, Gérant Général Traitez directement avec la France — Au Canada 2,000,000 d’âmes de langue française dont 1,350,000 dans la province de Québec offrent un marché bien disposé envers les produits français, et tout prêt à subir l’influence d’une publicité bien faite.Au delà de 39 années d’expérience dans la publicité au Canada.S’adresser à BANQUE CANADIENNE NATIONALE # Siège social: Montréal Capital versé et réserve, -14,000,000 Actif: plus de $155,000,000 FILIALE A PARIS Banque Canadienne Nationale (France) PUBLICITE DESBARATS 14, RUE AUBER Notre personnel est à vos ordres.Limitée EDIFICE DESBARATS, MONTREAL, Canada Il n’y a en France qu’un seul organe de documentation et d’informations internationales concernant le Bois, toutes ses industries, tous ses dérivés : LACOSTE & LACOSTE (Hon.Sir Alexandre Lacoste) AVOCATS LA REVUE INDUSTRIELLE DU BOIS ET DE L’AMEUBLEMENT Paul Lacoste, C.R.Eph.Leboeuf, Alexandre Marier, Roger Ouimet, Thomas Légaré Edifice Banque Provinciale 221 O., rue St-Jacques, Montréal (Canada) Adresse Télégraphique “ETSOCAL” Téléphone: LAncaster 727'" Alexandre Lacoste, C.R.2, rue Grillon, Paris, IVème.Paraît le 15 de chaque mois.Abonnement: 25 francs par an pour le Canada > 1 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier 1932 if: ¦ 1 # ¦M 4 g JAM / , LjZ g Messageries Maritimes , SERVICES CONTRACTUELS DEPARTS A DATES FIXES DE MARSEILLE POUR „ .LE PORTUGAL — L’ITALIE — LA GRECE — LA TURQUIE — L’EGYPTE — LA SYRIE — LA PALESTINE _ L’ARABIE — LES INDES — LES ETATS MALAIS — LTNDO-CHINE — LA CHINE — LE JAPON — LA COTE ORIENTALE D’AFRIQUE _ MADAGASCAR — L’AFRIQUE DU SUD — LA REUNION — MAURICE — L’AUSTRALIE — LES ETABLISSEMENTS FRANÇAIS DE L’OCEANIE — LA NOUVELLE-ZELANDE CALEDONIE., 1 \ ! A I i LA NOUVELLE- LES NOUVELLES-HEBRIDES mM il LIGNES COMMERCIALES SERVICES REGULIERS AU DEPART d’Anvers, de Londres, de Dunkerque, du Havre, de La Pallice, de Bordeaux, de Marseille.POUR LA MEDITERRANEE, L’INDE, L'IN DO-CHINE et L EXTREME-ORIENT VOYAGES CIRCULAIRES EN MEDITERRANEE par les paquebots de luxe “CHAMPOLLION”, MARIETTE-PACHA”.“LOTUS”.“LAMARTINE".“PIERRE-LOTI”.“THEOPHILE GAUTIER” VOYAGES AUTOUR DU MONDE Marseille—Port Saïd—Suez—Djibouti—Colombo—Fremantle-Melbourne- Pointe à Pitre — ITINERAIRE: Sydney_Nouméa—Suva—Papeete—Panama—Colon—Fort de France Marseille.REPRESENTATION CONSIGNATION POUR TOUS RENSEIGNEMENTS.S'ADRESSER A : PARIS, Siège Social, 12 Bil de la Madeleine—MARSEILLE, Agence Glc, 3 Pine Sadi-Carnot An CANADA.French Line.119fi Phillips Place, à Montréal.Aux ETATS-UNIS, French Line, 19 Stade Street, à New-A'ork Les Messageries Maritimes sont en outre représentées dans tous les ports desservis par leurs navires ainsi que dans les principales villes de France et de l’Etranger par dea Agents et Correspondants.TRANSIT ‘ I ! * AVANTAGES OFFERTS par la Chambre de Commerce Française au Canada à ses Membres Adhérents.pouvant les représenter avantageusement sur le marché canadien ; Accepter l’arbitrage dans les cas difficiles, évitant des mesures judiciaires toujours très coûteuses et difficiles en pays étrangers ; Enfin, le service gratuit de son Bulletin Mensuel, relatant tout ce qui se passe d’important au Canada au point de vue commercial: Tels sont quelques-uns des nombreux avantages offerts par la Chambre aux négociants qui se joignent à elle comme membres adhérents.Une minime cotisation (minimum cent francs par an), c’est tout ce que la Chambre demande en retour, dans le seul but de pouvoir continuer à aider nos compatriotes à se créer au Canada des relations profitables, et d’ouvrir ainsi de nouvelles voies à l’exportation des produits français.Tout négociant français, intéressé au Canada, doit être membre adhérent de la Chambre de Commerce Française au Canada.Etablie à Montréal, la métropole industrielle et commerciale du Canada, ayant à Toronto, deuxième ville du Canada, une “Section de l’Ontario” dont font partie nos compatriotes établis dans cette province, la Chambre de Commerce Française au Canada remplit le but pour lequel elle a été fondée: développer les échanges commerciaux entre la France et le Canada.Renseigner ses membres adhérents d’une façon impartiale et gratuite sur les affaires dans chacune des provinces du pays, leurs institutions financières, les maisons de commerce qui y sont établies et le genre d’affaires qui s’y traitent ; Indiquer les changements survenus dans le tarif des douanes et fournir, sur demande, les explications utiles sur l’application des lois et règlements douaniers; Mettre dans la mesure du possible ses membres en correspondance avec des agents recommandables X ; Janvier 1932 BULLETIN MENSUEL 2 ! # i BULLETIN MENSUEL i Canada de la Chambre de Commerce Française au s I i »:• Bulletin Mensuel d'informations Economiques Séance de la Chambre du mercredi 16 décembre 1931 Etaient présents : MM.Marcel Nougier, président ; F.A.Bureau, vice-président ; D.Bonnard, trésorier ; R.Fleury, H.B.de Passillé, G.Pétolas, E.M.Chamelet, Marcel Louis, Henri Lecocq, G.Flachaire, L.Besnard, A.Parut et Ch.Montestruc, secrétaire.MM.E.Carteron consul général, L.Marchai consul-adjoint et J.-J.Dubreuil secrétaire de l’Attaché Commercial assistaient à la réunion.MM.G.P.Vinant et H.de Clerval Attaché Commercial de France s’étaient excusés.Le procès-verbal de la séance du 12 novembre est lu et accepté.Le trésorier donne lecture de la situation financière à date et le secrétaire des statistiques de la correspondance comprenant depuis le 12 novembre 78 lettres reçues et 207 expédiées.Deux membres actifs ont été élus à l’unanimité : Monsieur Marcel Payen, Directeur de la Franco-Canadian Dyers Ltd de St-Jean, Qué., présenté par MM.Marcel Louis et Henri Lecocq.Monsieur Gabriel Boussion, Importateur, 211, rue St-Sacrement à Montréal, présenté par MM.Marcel Nougier et Lucien Besnard.Le Président rappelle aux membres, la très intéressante visite faite par notre Chambre à la Fran-co-Canadian Dyers à St-Jean et il remercie les Directeurs de cet établissement pour leur aimable hospitalité.L’assemblée étudie ensuite différentes questions qui lui sont soumises et la séance est le.vée à 6 heures.DENONCIATION DE LA CONVENTION FRANCO-CANADIENNE PAR LE GOUVERNEMENT CANADIEN.Le 16 juin prochain, la Convention commerciale franco-canadienne cessera de produire effet, par suite de la dénonciation que le gouvernement canadien vient de notifier au gouvernement français tout en se déclarant disposé à négocier en vue d’une autre convention avantageuse aux intérêts des deux parties.Les journaux publient à l’occasion de cette initiative des commentaires officieux pour exposer le point de vue canadien ; en voici le résumé.“La Convention franco-canadienne formait la “base des accords commerciaux conclus par le Cana-“da avec une vingtaine d’autres pays.Par le jeu de “la clause de la nation la plus favorisée, ces pays bénéficiaient des mêmes avantages consistant dans “l’octroi de droits fixes, ou consolidés.Depuis de “nombreux mois, les industriels canadiens récla-“maient avec insistance contre l’existence de ces “droits qui se révélaient très dommageables au com-“merce que le Canada entretient non seulement avec “la France, mais avec la plupart des pays du Continent et avec le Royaume-Uni.En effet, en vertu “d’une disposition générale de protection en faveur “du Royaume Uni, celui-ci reçoit automatiquement “le bénéfice de tout droit spécial, ou consolidé, ac-“cordé par le Canada à un pays étranger.Un exemple frappant est fourni par l’article concernant “les objets en tricot.La Convention Franco-Cana-“dienne prévoit un droit de 25% sur ces objets.Du “fait que le Royaume-Uni bénéficie du même droit, “le marché canadien est envahi par ces marchandi-“ses, dont 80% en effet, proviennent du Royaume-“Uni.Le Canada s’est toujours trouvé désarmé de-“vant cette avalanche.V 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier 1932 “sur les marchandises provenant des pays à monnaie dépréciée, mesure dont le Canada a été victime.“Au début du mois, une convention provisoire “a été conclue avec le Brésil, mais la durée de cet ac-“cord ne doit pas dépasser six ou sept mois ; et, lorsque le traité français aura pris fin, il est évident “qu’une nouvelle convention avec le Brésil sera eon-“clue, puisque l’accord actuel est basé sur l’octroi du “bénéfice du traitement de la nation la plus favorisée, consenti à la France.De toute façon, lorsque “celle-ci aura cessé d’être effective, l’on n’accordera “aux pays en question que le seul bénéfice du tarif “intermédiaire, c’est-à-dire que les droits spéciaux “actuellement afférents à certains produits déterminés seront automatiquement annulés lors de l’expi-“ration du traité français.“L’annulation de cet Acte était d’ailleurs presque indispensable pour permettre d’assurer un “réel succès à la prochaine Conférence Impériale “Economique, qui doit avoir lieu en juillet prochain.“L’existence de droits fixes, comme ceux qui sont “accordés à la France et à d’autres pays étrangers, “aurait constitué un obstacle très sérieux à l’établissement d’un nouveau tarif préférentiel britannique “réellement avantageux aux divers membres de “l’Empire.En fait, l’on estime que l’annulation de “la convention franco-canadienne, en particulier, et “des droits spécifiques accordés à la France et à “d’autres pays européens, en général, constitue le “prélude d’une révision générale (dans le sens d’une “considérable majoration) du tarif intermédiaire, “majoration dirigée contre un grand nombre de produits originaires de l’Europe Continentale, et en “faveur de l’élargissement de la préférence impériale.“L’annulation du traité avec la France affectera “vingt autres nations auxquelles le Canada accorde4 “le bénéfice du traitement de la nation la plus favorisée: l’Argentine, le Danemark, le Japon, la Nor-“vège, la Suède, le Vénézuéla, la Tchécoslovaquie, “l’Union Belgo-Luxembourgeoise, l’Estonie, la Finlande, la Hongrie, l'Italie, la Lettonie, la Lithuanie, “la Hollande, la Colombie, le Portugal, la Roumanie, “la Yougoslavie, et l’Espagne.Lorsque le traité expirera, le 16 juin prochain, les marchandises origi-“n'aires de ces pays, qui ont bénéficié de droits inférieurs à ceux du tarif intermédiaire, auront désormais à acquitter les droits de ce tarif.“Les ports du Dominion pourront également “être affectés par, cette mesure; il existe en effet “dans la convention franco-canadienne, un article qui “prévoit que, pour bénéficier du régime de la nation “la plus favorisée, les marchandises doivent être importées au Canada, en droiture, d’un port de leur “pays d’origine.Or il n’existe aucune condition similaire dans l’octroi du tarif intermédiaire; si “Parmi les autres droits consolidés accordés par “le Canada à la France, on trouve les droits de 20% “sur les conserves de viande, de 15, 20 et 25 cents par “gallon sur les vins, 75% sur les parfums, 20% sur “la vaisselle de table et la porcelaine, 27 (4 % sur les “broderies et 25 sur les rubans.Pour la vaisselle “et les objets en porcelaine, la Tchécoslovaquie, comme la France, peut inonder le marché canadien grâ-“ce au tarif de 20%.Dans le cas de la poterie, les “produits de fabricants anglais ne peuvent pas lut-“ter avec les produits provenant de Tchécoslovaquie “bien qu’à la suite du vote du budget Dunning, les “articles entrent en franchise lorsqu’ils sont d’ori-“gine anglaise.Les différences de tarif sont insuffisantes à contrebalancer l’infériorité des prix de “revient pratiqués sur le continent.Pour les brode-“ries également, le taux de 27(4 pour cent apporte “une protection insuffisante, vu le prix de revient “très bas des broderies de France.“D’autre part, une disposition du traité qui désavantageait particulièrement le Canada était la “faculté pour la France d’augmenter les droits sur “certains produits lorsqu’elle le jugeait à propos, “droit qui fut exercé à plusieurs reprises, notamment sur le blé et le saumon en conserve.Le droit “sur le blé canadien était, au début, de 28 cents V2 “par boisseau.Il fut porté par la suite à 80 cents.“Le droit sur le saumon en conserve qui était de “$1.19(4 par cwt (hundredweight=45 kilos 359) fut “porté à $2.94.Cette élévation du tarif arrêta com-“plètement les importations de saumon de Colombie-“Britannique.Pendant plusieurs mois des pourparlers eurent lieu entre les deux gouvernements dans “le but d’obtenir un traitement plus favorable pour “le Canada, mais ils n’aboutirent pas.On espère, “d’ailleurs, que la perte du marché français pour ce “produit sera largement compensée par l’ouverture “des marchés des Antipodes et de l’Afrique du Sud.“Le gouvernement français, comme on le sait, a “tenu compte du mouvement qui a porté les industriels canadiens au cours des derniers mois à demander la dénonciation du traité.Des efforts ont “été faits en France qui montrent un désir de maintenir entre les deux pays des relations de commerce “amicales ; et l’un des résultats de ces efforts a été “l’augmentation des achats de blé canadien, qui se “sont montés à environ 27 millions de boisseaux au “cours des 10 derniers mois, alors que précédemment un chiffre d’exportation de 7 millions seulement était considéré comme important.“La France a également commencé l’automne “dernier à effectuer des achats de bétail canadien, “et deux ou trois expéditions faites dans ce pays ont “été couronnées de succès.Mais cette attitude ami-“cale a été privée de son effet par suite de la décision “prise par la France d’appliquer une surtaxe de 15% # 4 Janvier 1932 BULLETIN MENSUEL 4 “573,038, tandis que les importations ont été de $15,-“130,042.D’autre part, il est à remarquer que les “exportations vers la France ont augmenté durant “ces douze derniers mois, de plus de $1,300,000.“Le seul autre pays vers lequel nos exportations ont été en augmentation est les Pays-Bas.“Mais plusieurs des marchandises canadiennes achetées par les Pays-Bas ont été par la suite réexpédiées sur d’autres marchés européens”.“bien que, dès la terminaison du traité français, ces “marchandises pourront pénétrer au Canada par “l’intermédiaire des Etats-Unis ou d’autres pays “sans perdre pour cela le bénéfice du tarif intermédiaire.# “La France possède deux tarifs, un tarif mini-“mum et un tarif maximum.En vertu du traité, le “Canada bénéficiait, à quelques modifications près, “du tarif minimum.“Les marchandises importées du Canada en “France étaient divisées en plusieurs catégories.La “liste A comprenait les marchandises admises au bénéfice du tarif minimum: on y trouvait les produits les plus importants de l’exportation canadienne vers la France :- les homards, les fruits frais “et séchés, le goudron, la pâte à papier, le plomb, le “zinc, le nickel, les outils, les machines, les automobiles, les articles en caoutchouc et l’amiante.“Les produits canadiens de la liste B étaient “admis à un bénéfice de pourcentage de réduction “sur l’écart entre les taux du tarif général et ceux “du tarif minimum : 85% pour le bétail, 60% pour “le saumon en boîte, 40% pour les chaussures en “caoutchouc et 25% pour les produits chimiques.“Les produits français admis au Canada au “bénéfice de la clause de la nation la plus favorisée “comprenaient : sardines, vins, légumes en conserves, parfums, livres, produits pharmaceutiques, “huiles d’olive, articles de table en porcelaine ou en “faience, broderies, velours, soieries (n’excédant pas “26 pouces de large) les rubans, articles en soie, “gants, plumes et fleurs artificielles.“Une autre liste de produits français soumis au “bénéfice d’une réduction de 10% sur le tarif intermédiaire comprenait les fromages, semences et “graines, noix, sucre, cognac, champagne, certains “papiers, articles de fer et d'acier, articles en bois, “tissus de coton écrus et blanchis, certains filés de “laine, huile, soie, flanelles, velours, certains cuirs, “instruments de musique, brosses, peignes, bretelles.Le texte qui précède appelle de nombreuses mises au point.Relevons seulement cette erreur de fait : le chiffre des ventes du Canada en France est le double du chiffre de $15,573,038 cité plus haut.Les statistiques officielles françaises (qui méritent plus de créance que les canadiennes en ce qui concerne nos importations) donnent en effet, un total de Frs.734,473,000 (soit $28,910,000) pour les ventes de la période de onze mois seulement, comprise entre le 1er novembre 1930 et le 30 septembre 1931 (nous ne connaissons pas encore les statistiques d’octobre).Pour la période de 12 mois comprise entre le 1er octobre 1930 et le 30 septembre 1931, les statistiques françaises sont les suivantes : Importation de produits canadiens en France, Frs.785,960,000 ($30,940,000).Exportation de produits français vers le Canada Frs.349,805,000 ($13,770,000).La chute de nos ventes est due aux relèvements, souvent prohibitifs, du tarif canadien, autant qu’à la diminution du pouvoir d’achat consécutif à la crise, tandis que l’accroissement de nos achats de blé canadien explique l’augmentation de nos importations.AGRICULTURE ET ELEVAGE.—Des derniers rapports publiés par Ottawa sur les récoltes il se dégage une impression d’ensemble moins désastreuse que celle qui avait prévalu d’abord.Sans doute la si- tuation est-elle loin d’être bonne.La baisse des prix des produits de la terre, et spécialement du blé, place les cultivateurs dans une très mauvaise posture, car le prix des objets manufacturés qu’ils achètent et le coût de la main d’oeuvre qu’ils emploient ont baissé dans une proportion très inférieure à la baisse du prix de ces produits.D’autre part, la récolte de la principale céréale : le blé, est de près de 80 millions de boisseaux inférieure à celle de l’an dernier.Toutefois, l’étendue du Canada est immense, et il s’en faut que, dans toutes ses parties, la situation soit “Afrique française, Indo-Chine, St-Pierre & Mique- identique.C’est dans les provinces des prairies, “Ion, etc.qui produisent à elles seules 90% de la récolte de blé, “Durant les douze mois terminés le 31 octobre que cette récolte a été la plus mauvaise ; mais dans “dernier, la France a été un des seuls pays avec les- ces provinces elles-mêmes il faut distinguer; car elles “quels la balance commerciale du Canada a été fa- comptent des régions bien distinctes.“vorable.Les exportations se sont élevées à $15 “Enfin, une liste des produits français soumis à “une réduction de 15% du tarif intermédiaire comprenait les tissus de coton imprimés, teints, ou en “couleur, les étoffes à robes pour femmes et enfants, “non finies, destinées à être teintes ou finies au Ca- “nada, et les tissus, articles, vêtements et confections “composés en tout ou en partie de laine peignée.“tweeds, étoffes à habits et à pardessus .Les bénéfices du traité franco-canadien étaient également “accordés âux colonies et protectorats français : Dans certains districts favorisés, le rendement >- Janvier 1932 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 5 Ministère des Terres et Forêts f Province de Québec Puissance utilisable des chutes d’eau.15,000,000 c.v.1,000,000 c.v.122,674,265 acres 50,860,160 “ 71,462,400 " in- utilisée Forêts de la Couronne (aire affermées.non affermées.Valeur sur pied des bois de commerce, plus de $1,000,000,000 “ Volume “ Nombre des scieries (approximatif) Nombre d’usines à pulpe et à papier.plus de 35,000,000,000 pieds cubes .2,000 60 Capitaux engagés dans l’industrie de la pulpe et du papier $254,360,201 Valeur de la pulpe produite.Valeur du papier produit (approximative).59,218,578 .80,000,000 Pour détails supplémentaires, s’adresser à: L’HONORABLE HONORE MERCIER, MINISTRE Département des Terres et Forêts QUEBEC 6 BULLETIN MENSUEL Janvier 1932 a été supérieur à ce qu’il avait été depuis bien des années.Par exemple, la Fraser Valley, en Colombie-Britannique, le Nord et le Centre de l’Alberta, l’Ouest de l’Ontario, presque tout le Québec, une grande partie du Nouveau-Brunswick, la plus grande partie de la Nouvelle Ecosse et toute l’île du Prince Edouard ont obtenu de très bons résultats.Par contre, les céréales dans le Sud de l’Alberta, dans le Sud de la Saskatchewan et dans certaines régions du centre de cette province, ainsi que dans la majeure partie du Manitoba ont subi un échec complet.663, soit une avance de 27.6% sur la production d’octobre 1930.Du 1er janvier au 31 octobre 1931 la production a été de 2,201,286 onces, soit 30.7% de plus que le total de la même période en 1930.Dès à présent on est assuré que la production canadienne dépassera cette année, avec une valeur globale de 55 millions de dollars, celle des Etats-Unis, qui ne sera que de 48 millions de dollars environ.INDUSTRIE MANUFACTURIERE.— Papier-journal.—Le bruit prend consistance que les producteurs, par suite de la mévente actuelle, vont être amenés à réduire d’au moins 4 dollars le prix de la tonne qui est actuellement de 57 dollars.Les stocks, en novembre, s’élevaient pour le Canada et les Etats-Unis, à 81,183 tonnes, à rapprocher de 72,100 l’an dernier, à pareille époque.AUTOMOBILES.—Production d’octobre 1,440 voitures au lieu de 4,541 voitures en octobre 1930.Dix premiers mois: Voitures importées Voitures exportées Voitures neuves mises sur le marché : Dix premiers mois, 1931 .Dix premiers mois, 1930 .BLE — QUANTITES DISPONIBLES (en boisseaux).1930-31 111,094,912 397,872,000 1931-32 133,381,623 298,000,000 Stocks au 31 juillet Récolte .508,966,912 431,381,623 Quantité nécessaire à la consommation intérieure .1931 1930 8,604 21,673 13,756 38,990 130,000,000 120,000,000 378,966,912 311,381,623 Exportations (du 1er août au 30 novembre) 75,682 127,126 119,812,127 82,133,712 Disponibilités 259,154,785 229,247,911 RECETTES BUDGETAIRES.— Les recettes budgétaires ont continué à baisser en novembre.De $19,539,004.54 qu’elles avaient été en novembre 1930 elles sont tombées à $18,721,785.90.Les revenus des douanes, en dépit des relèvements tarifaires, sont tombés de $11,830,611.40 en novembre 1930 à $8,445,404.45 en novembre 1931.Les droits d’accise sont passés de $4,652,296.64 à $4,138,330.08.Les taxes d’accise, il est vrai, ont produit davantage, passant de $2,978,682.01 à $6,071,654.49, grâce relèvement de la taxe de vente, de 1 à 4%; mais cette plus-value ne suffit pas à combler le déficit des autres postes.Comme on le voit, au 30 novembre, les quantités disponibles se montaient l’an dernier à près de 30 millions de boisseaux de plus que cette année.En se basant sur le mouvement des quatre premiers mois (août à novembre) de la présente campagne et sur les estimations de la production mondiale on assure que les stocks canadiens vont diminuer, dans les mois qui vont suivre, plus rapidement que l’an dernier.L’exportation russe paraît être devenue secondaire; l’Australie ne possède que de faibles approvisionnements, et l’Argentine dispose de stocks relativement faibles et de qualité inférieure.L’avenir immédiat favorise donc le Canada, qui ne dispose que de stocks en quantités modérées, mais de bonne qualité.MINES.—Amiante.—Il semble qu’il soit devenu très difficile à l’industrie de l’amiante de lutter contre la concurrence des sociétés de la Rhodé-sie, dont les frais d’exploitation sont bien moins élevés, à cause du bas prix de la main d’oeuvre.En 1930 la production s’est élevée à 242,113 tonnes, d’une valeur de $8,390,164 contre 306,055 tonnes, évaluées à $13,172,581, l’année précédente.Or — En octobre la production de l’or a été de 238,397 onces représentant une valeur de $4,927 au Pour les huit premiers mois du présent cice financier, il ressort du total des recettes d’accise et de douane une moins-value de $20,463,767.52 sur la même période de l’année précédente.Pendant ces 8 mois, l’impôt sur le revenu n’a produit que $52,192,220.64, soit $16,036,710.63 de moins que pendant la même période en 1930.exer- PR1X DE GROS.—En novembre le niveau des pi ix de gros s est relevé, d un rythme plus rapide qu’en octobre.Le principal facteur de cette hausse est le cours des céréales.Le nombre indice était de 69.29 le 15 novembre, contre 67.72 le 15 octobre.Le marché du beurre a été assez stable, et les prix plus élevés qu’ils ne l’avaient été depuis plusieurs mois.Cette année la production dépassera de A 15% celle de l’an dernier.D’assez fortes ventes de W r Janvier 1932 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA bétail de qualité commune ont quelque peu déprimé les cours du bétail de boucherie.De même pour les porcs.Canadian Pacific, pesait sur l’économie nationale.Il a rappelé que, au début du siècle, le pays possédait un seul chemin de fer transcontinental : le Canadian Pacific.En même temps, le “Grand Trunk” circulait dans l’Est du Canada ; dans l’Ouest la construction du Canadian Northern était commencée.A cette époque la mise en valeur du pays suivait un rythme très accéléré ; les immigrants affluaient par centaines de mille, et l’optimisme qui débordait alors n’assignait pas de limites à la prospérité future.C’est ainsi qu’aujourd’hui on compte deux transcontinentaux dans un pays dont le développement normal n’en eût exigé qu’un.Sur de très longs parcours des lignes parallèles desservent le même territoire.La concurrence aboîL tit entre les compagnies à de doubles emplois ruineux et à la construction d’un réseau beaucoup trop développé par rapport à la densité de la population; d’où des frais d’exploitation trop élevés.Après la guerre, le Canadian Northern et le Grand Trunk s’étant trouvés dans l’impossibilité de faire face à leurs engagements, l’Etat mit la main sur ces compagnies qui, avec le Grand Trunk Pacific formèrent une organisation unique sous le nom de Canadian National Railways.La situation parut assez satisfaisante jusqu'en 1928, alors que les recettes brutes du Canadian National et du Canadian Pacific s’élevaient à 533 millions de dollars; mais, en 1930 elles tombaient à 402 millions, et on estime qu’elle seront réduites à 320 millions cette année.Pendant la période de concurrence intense qui s’écoula de 1923 à 1928 entre les deux chemins de fer, des dépenses considérables au compte capital furent prodiguées.Le service des voyageurs donna lieu à des frais somptuaires.Le Canadian Pacific a été obligé de réduire dividende sur ses actions ordinaires, de 10 à 5%.Quant au Canadian National, il ne peut plus le service annuel de 57 millions de dollars d’intérêts sur le capital obligations placé dans le public.Le montant des dépenses que le Canadian National devra payer au compte capital se montera en outre à quelque 60 millions de dollars en 1931.Ajoutons que les intérêts des créances consenties par l’Etat à ce chemin de fer se montent à une somme annuelle de 32 millions de dollars, qui reste toujours impayée.La capitalisation des deux chemins de fer peut se résumer dans le tableau suivant: CANADIAN PACIFIC— Obligations et actions .CANADIAN NATIONAL— Capital obligation placé dans le public .Capital actions .# Les laines et les soies accusent une légère plus-value.La tenue du marché des métaux, autres que le fer, a été assez irrégulière.Les cours du sucre faiblissent sous l’influence de stocks importants de sucre cubain, invendus.Le prix du café, s’est raffermi à la suite des mesures prises au Brésil pour améliorer la situation.DETTES PUBLIQUES DU CANADA.—L’unanimité se fait aujourd’hui dans les milieux financiers et politiques pour convenir que, dans ces dernières années, l’esprit d’économie a fait grandement défaut dans les administrations municipales et provinciales, et les impôts ont augmenté dans des proportions inadmissibles.Il est temps, déclare-t-on, de limiter les dépenses aux ressources, et la nécessité s’en impose d’autant plus que les emprunts extérieurs sont devenus impossibles.Les banques sont résolues à exiger de leurs clients qu’ils limitent leurs demandes à des besoins absolument impérieux, qu’une quantité de dépenses qui, normalement, auraient dû être prises sur les ressources budgétaires, ont été payées au moyen d’emprunts.Les dettes publiques se montaient en 1923 à un total de $4,838,300.000.En voici le détail: On reconnaît Dette fédérale .Dette dû Canadian National au pub- $2,453,800,000 lie 823.100.000 644.200.000 917.200.000 Dettes obligataires provinciales Dettes obligataires municipales $4,838,300,000 En 1931.ce total était passé à $5,786,200,000 : $2,263,500,000 Dette de l’Etat fédéral son Dette du Canadian National au public .Dettes obligataires des Provinces .1,090,000,000 Dettes obligataires des municipalités 1,300,000.000 1,132,700,000 assurer $5,786,200,000 CHARGEMENT DES WAGONS.—La courbe est nettement ascendante depuis la fin de septembre, et en novembre, le mouvement du fret a été le plus important qui ait été nregistré depuis 1929.ENQUETE SUR LE PROBLEME DES TRANSPORTS.— La Commission d’enquête niée par le gouvernement a commencé ses travaux le 4 décembre.En attendant qu’elle les ait terminés et qu’elle ait fait connaître conclusions il convient de souligner l’importance du problème.Le Dr.Manion, Ministre des Chemins de fer, a montré de quel poids la situation des deux chemins de fer, le Canadian National et le nom- $ 910,000,000 ses 1,288,000,000 10,000,000 Janvier 1932 BULLETIN MENSUEL 8 Un heureux symptôme est fourni par la continuation de la balance favorable des cinq mois précédents; et cette balance est plus forte qu’aucun de ces cinq mois.En d’autres termes les exportations diminuent moins vite que les importations.Obligations et emprunts remboursables à l’Etat .Construction des lignes de l’Etat Intérêts arriérés sur emprunts à l’Etat .604.000.000 403.000.000 * 350,000,000 Novembre, 1931 : Importations .Exportations .Balance créditrice Huit premiers mois de l’exercice fiscal (1er avril au 30 novembre) = $2,665,000,000 $46,911,012 57,486,950 $10,575,938 On le voit, en faisant abstraction de la dette à l’Etat, c’est un capital de $2,200,000,000 que l’on calcule que le public a placé dans les deux chemins de fer du Canada.Aux difficultés de la situation actuelle il faut ajouter celle qui résulte de la concurrence nouvelle suscitée aux chemins de fer par le développement, dans ces dernières années, des services de transport en automobile.A ce sujet le Dr Manion a rappelé à la commission que les solutions à intervenir devront concilier les intérêts des chemins de fer et ceux des provinces.La construction et l’entretien des grandes routes relève, en effet, en grande partie des administrations provinciales et c’est avec elles qu’elle aura à étudier certains aspects du problème.Il a indiqué que sans parler des emprunts municipaux, les seuls emprunts provinciaux afférents aux routes s’élèvent à un total de $228,000,000.PROJETS DE TAXE SUR LE CHIFFRE D’AFFAIRES.— Le bruit court actuellement que le gouvernement aurait l’intention de proposer au Parlement l’adoption d’une taxe sur le chiffre d’affaires de 1%.On se souvient que lorsque le Gouvernement conservateur prit le pouvoir il existait une taxe sur les ventes de 1%.Cette taxe fut portée par la suite de 1% à 4%.Or, par suite de la crise économique et de la diminution du nombre des transactions, le rendement de la taxe portée à 4% semble devoir être inférieur à celui de l’ancienne taxe de 1%.C’est pourquoi le Premier Ministre canadien qui avait déjà proposé en juin dernier la création d’une taxe sur le chiffre d’affaires reprend actuellement ses projets.1931 1930 $668,531,481 $411,063,311 589,294,377 408,541,763 Importations Exportations Balance défavorable $78,237,104 $ 2,521,548 COMMERCE AVEC LA FRANCE.—Les chiffres du commerce global entre la France et le Canada, en novembre, n’ont pas encore été publiés par Ottawa.Les chiffres pour octobre et pour les douze mois terminés le 31 octobre sont les suivants: Douze mois (1er nov.—30 oct.Mois d’octobre 1931 1929-1930 1930-1931 Importations de France .Exportations vers la France 1.584,410 14,231,696 15,573,038 $1,184,895 $22,218,919 $15,130,042 $2,769,305 $36,450,615 $30,703,080 Les chiffres qui précèdent n’ont de valeur qu’en ce qui concerne les importations de France.Quant aux exportations vers la France, c’est aux statistiques françaises qu’il convient de se référer; elles indiquent un chiffre approximativement double du chiffre canadien, comme nous le rappelons plus haut.On peut s’attendre, par suite de la dépréciation du dollar canadien, à une baisse beaucoup plus accentuée encore de nos ventes au Canada dans les mois qui vont suivre.Mais de même qu’en juin, il se heurte à une opposition très violente des milieux industriels.Le “Financial Post” qui reflète l’opinion des producteurs canadiens insiste sur le fait qu’au cours de la période actuelle presque toutes les entreprises travaillent sans aucun profit, sinon à perte et qu’elles ne pourraient pas supporter une nouvelle taxe qui augmenterait encore les prix de revient.STASTISTIQUES DU COMMERCE EXTERIEUR.— Le mois de novembre marque sur octobre un accroissement des exportations et des importations; mais, comme pour les mois précédents, on note une très grande diminution par rapport à novembre 1930.MODIFICATION AU TARIF DES DOUANES 1.—Création cle nouveaux articles tarifaires.ARTICLE 800.Pièces détachées pour machines enregistreuses, lorsqu’importées par des fabricants de caisses enre- gistreuses pour être utilisées dans leurs propres usines à la fabrication de ces appareils.Tarif préférentiel.15% ad valorem Tarif intermédiaire.20% ad valorem Tarif général Date de mise en vigueur: 12 novembre 1931 (Circulaire No.475, du 21 novembre 1931).25% ad valorem 9 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier 1932 tifs (lampes à pied, lampes de table, etc.) et leurs abats-jour.La valeur imposable sera constituée de leur prix de facture majoré, par les soins du service des Douanes, de 33 1/3% si le prix unitaire de ces articles est de $3.25 ou moins, ou de $1.10 par unité s’il est supérieur.Une lampe et son abat-jour constituent deux unités, qui doivent être facturées séparément.(Bulletin des Evaluateurs No 3793, du 22 déc.1931) Nettoyeurs de vaisselle et similaires, composés en tout ou en partie de tissue métallique : par grosse F.O.B.usine ARTICLE 801.?Oranges dites de Séville, lorsqu’importées, antérieurement au 1er avril 1932, par des fabricants pour servir exclusivement dans leurs propres usines à la fabrication de marmelade: Tarif préférentiel .En franchise Tarif intermédiaire.En franchise Tarif général Date de mise en vigueur: 16 décembre 1931 (Circulaire No 486 du 21 décembre 1931).35 cents par pied cube $5.50 ARTICLE 803.III.—Prohibitions d’Importations L’embargo sur les pelleteries d’origine russe non préparées est levé à dater du 12 décembre 1931 (Circulaire No.399, supplément No.1, du 12 décembre 1931).Cette mesure a été adoptée à la suite des protestations nombreuses présentées par les fourreurs et pelletiers canadiens qu'un embargo général sur les fourrures russes privait d’une matière première importante : $212,982 au cours de l’année fiscale 1929-30 (1er avril au 31 mars).IV.—Taux de change de la livre sterling Nous rappelons que, en ce qui concerne l’acquittement des droits de douane ordinaires, le taux de change de la livre sterling est toujours fixé à $4.86 2/3, sa valeur au pair (Circulaire No.465, supplément “C” du 20 novembre 1931).En matière de droit spécial, ou de dumping, la valeur minima de la livre sterling est fixée à $4.40, pour la période s’étendant jusqu’au 31 mars 1932 (Circulaire No.465, supplément “G” du 24 décembre 1931).Pour la période comprise entre le 16 et le 31 décembre 1931, le cours effectif de la livre est fixé à $4.04 (Circulaire No.465, supplément “F” du 7 décembre 1931).Le montant du droit de dumping applicable est égal à la différence entre ces deux taux, soit $0.36.EMRUNT INTERIEUR.—Les journaux considèrent généralement comme un succès l’accueil réservé par la population canadienne au “National Service Loan”.Le montant de l’émission, soit 150 millions de dollars, était souscrit le 27 novembre, environ une semaine après l’ouverture des guichets.La fermeture ayant été reportée au 30 du même mois un nouveau montant de 65 millions de dollars fut souscrit, soit en tout 215 millions de dollars.Ces 65 millions supplémentaires seront vraisemblablement affectés au rachat d’obligations antérieures du Dominion.Malgré ce résultat, il ne semble pas que cette Articles d’un genre ou d’une espèce non fabri- qué au Canada, lorsqu’importés par des fabricants de passementerie pour chapeaux, pour servir dans leurs propres usines à la fabrication de passementerie pour chapeau, tissée, tricotée ou tressée.En franchise Tarif préférentiel .Tarif intermédiaire En franchise En franchise Tarif général Date de mise en vigueur : 17 décembre 1931 (Circulaire No.487 du 21 décembre 1931).II.—Fixation des valeurs imposables minima.La valeur imposable minima des articles ci-après désignés a été déterminée par diverses circulaires issues par la Direction des Douanes canadiennes.Nous rappelons que par “valeur imposable minima” l’on entend le prix minimum auquel doivent être facturées certaines marchandises destinées à des importateurs canadiens ; ce prix minimum ne doit, bien entendu, jamais être inférieur à la valeur marchande de ces marchandises sur leur marché d’origine.Robes et pyjamas pour dames, jeunes filles et fillettes, la douzaine .Robes, pyjamas et vêtements lavables pour enfants, la douzaine .(Bulletin des Evaluateurs No 3771, du 17 nov.1931) Tweeds, tissus pour costumes et pantalons, entièrement composés de coton, pesant six onces ou plus par verge carrée, par livre .Flanellettes, tissus pour robes, couvertures, tissus pour couvertures et dessus similaires, entièrement composés de coton, pesant six onces ou plus par verge carrée, par livre.Flanellettes, tissus pour robes, couvertures, tissus pour couvertures et dessus similaires, entièrement composés de coton, pesant moins de six onces par verge carrée, par livre .Tissus entièrement en soie artificielle, tel que repris à l’article 561 du tarif, par livre.1.25 (Bulletin des Evaluateurs No 3789, du 12 déc.1931) Appareils d’éclairage électrique fixes et porta- $9.00 8.00 $0.25 0.40 0.44 Janvier 1932 BULLETIN MENSUEL 10 Un des résultats satisfaisants pour les parti-de la tempérance, obtenu par cette législation opération se soit effectuée aussi facilement que les pouvoirs publics l’auraient désiré.Quelques jours après le début de l’émission, la publicité était intensifiée et une campagne très énergique entreprise par l’Hon.E.N.Rhodes, faisant fonctions de Ministre des Finances en l’absence de l’Hon.R.B.Bennett, alors en Angleterre.Tous les soirs pendant 10 jours des appels radiophones étaient lancés à travers le Dominion par de hautes personnalités de la politique et de la finance.Sollicitées par le gouvernement, les banques prenaient ferme 30 millions de titres, et les compagnies d’assurances souscrivaient un montant à peu près égal.C’est ainsi que la Sun Life Co.a souscrit 5 millons de dollars, la Manufacturer’s Life de Toronto, 2 millions, la North-American Life 1 million et un grand nombre d’autres sociétés des montants s’échelonnant de $100,000 à 1 million.Mais la plupart des grands établissement de crédit n’avaient apporté leur concours que sous forme d’une garantie de couverture escomptant que le succès de l’emprunt leur éviterait une participation effective.Mais le Ministère des Finances conserve l’intégralité des sommes versées.En outre, les banques étaient invitées à favoriser les souscriptions des particuliers qui ne répondaient pas assez vite aux appels du gouvernement.Les personnes désireuses de souscrire ont pu ne verser que 25% du montant de leurs souscriptions, la banque prêtant jusqu’à 75% de ce montant et conservant les titres en garantie des avances effectuées.Quoi qu’il en soit, les besoins de la Trésorerie semblent actuellement assurés, en ce qui concerne l’avenir immédiat.é sans est l’orientation de la population vers la consommation des vins et de la bière.En comparant les an- nées 1924-25 et 1930-31 on constate pour la consommation des vins une augmentation de 88%, tandis qu’entre ces deux mêmes périodes l’augmentation des alcools n’est que de 20%.D’ailleurs le rapport de la Commission indique très justement qu’il faut tenir compte des touristes des Etats-Unis qui envahissent notre province en nombre toujours croissant et qui sont largement, pour ne pas dire entièrement responsables de cette augmentation légère dans la consommation, des alcools.I La Province de Québec a été la première à établir le système de ventes des vins et alcools sous le contrôle du gouvernement provincial alors que toutes les autres provinces du Canada à l’instar des Etats-Unis étaient sous le régime de la prohibition totale.Une à une les autres provinces du Dominion ont établi des Commissions de Liqueurs calquées plus ou moins fidèlement sur celle de Québec.Aujourd’hui, seule l’Ile du Prince Edouard, la plus petite et la moins peuplée du Dominion reste prohibi-tionniste.Nous comprenons ainsi la satisfaction légitime de Monsieur L.-B.Cordeau, Président de la Commission des Liqueurs de Québec, quand il écrit dans son rapport : “En même temps qu’elle produisait ces résultats si satisfaisants pour les apôtres de la tolérance dans notre province, la loi des liqueurs de Québec organisait le commerce des spiritueux de façon à satisfaire tous ceux qui jugent que le fait de boire un verre de boisson n’est pas en soi un mal et qu’il n'appartient donc pas.à l’Etat de supprimer entièrement la vente des liqueurs alcooliques.La loi a organisé la vente des spiritueux, des vins et de la bière de façon à donner satisfaction à cette partie très importante de notre population.Partisans de la tempérance et partisans de la liberté ayant ainsi reçu satisfaction pour l’essentiel de leur réclamation, la question de l’alcoolisme est disparue du champ de nos discussions publiques et l’atmosphère politi que en a été purifiée”.Pendant ses dix années d’opération, la Commission des Liqueurs de Québec a vendu pour un total de $215,544,037.Sur ce montant, $85,509,000 ont servi à l’achat des marchandises, du paiement des salaires et autres frais d’administration ; $76,147,202 ont été versés au gouvernement fédéral pour impôts, laissant un bénéfice commercial de $53,887,599.En y ajoutant les revenus des saisies et des licences, le bénéfice net total est d’un peu plus de 68 millions.Le montant versé au gouvernement provincial est de 63 millions soit une moyenne de 6 millions par année.Consommation des vins et des alcools dans Québec Le dixième rapport de la Commission des Liqueurs de Québec comprenant l’année fiscale 1er Avril 1930 au 31 Mars 1931, indique une diminution sensible dans les ventes sur l’exercice précédent, résultant de la crise économique qui affecte tous les domaines de l’activité commerciale.Les ventes des alcools qui étaient de 996,394 gallons en 1929-30 sont tombées à 865,858 gallons en 1930-31 (environ 13%).La consommation des vins est passée de 1,620,000 gallons en 1929-30 à 1,351,000 gallons en 1930-31 soit une diminution de 16.6%.La Commission des Liqueurs de Québec qui existe depuis dix ans a été établie à la suite d’une longue agitation pour mettre fin aux abus du commerce des alcools.La disparition absolue de l’agitation sérieuse que ce commerce a longtemps soulevée, prouve le succès de cette expérience. 11 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier 1932 Banque Canadienne Nationale Situation au 30 novembre 1931 COMPTE PROFITS ET PERTES Dividendes Fonds de pension du per- $ sonnel.Impôts fédéraux.Versement au Trésorier de la Province de Québec (14, Geo.V, ch.3).Solde créditeur au 30 novembre 1931.$ 700,000.00 Solde créditeur au 29 vembre 1930.Jl no- .$ 178,229.25 40,000.00 Profits de l’exercice finissant le 30 novembre 1931 1,001,940.09 110,000.00 125,000.00 205,169.34 $ 1,180,169.34 $ 1,180,169.34 PASSIF Envers le public : Billets de la Banque en circulation.Dépôts (épargne et comptes courants).Somme due aux termes de la Loi de finance .$ 9,797,994.00 117,669,319.83 8,000,000.00 360,458.76 Divers $ 135,827,772.59 Envers les actionnaires: Capital, réserve, dividendes et profits non répartis.14,382,474.39 $ 150,210,246.98 ACTIF Argent en caisse, dans d’autres banques et aux réserves centrales d’or.Obligations et actions.(comptées au-dessous de la valeur marchande) Prêts à demande.(garantis par des titres d'une valeur marchande amplement suffisante) Prêts courants et escomptes.«.(déduction faite des créances douteuses et des fonds de prévoyance) Immeubles, créances hypothécaires, mobilier et divers.(comptés au-dessous de leur valeur) $ 16,358,381.63 42,151,836.02 9,825,208.93 73.738,831.63 I 8,135,988.77 $ 150,210,246.98 Janvier 1932 BULLETIN MENSUEL 12 2,850.144 16 Danemark .Yougoslavie VENTES DES VINS (GALLONS) 526.12 108 Aug.en 7 ans 157,473 6,769 3,815,719 50,131,244.COMMANDES EN 1930-31.REPARTITION PAR PRODUITS Caisses 2,607 3,750 Total % 1924-25 1929-30 1930-31 21.476.1 82,616.3 35,074.45.015.6 61,381.50,839.5 45.416.7 134,665.113,335.351,314.9 614,413.2 548,784.5 186,422.3 502,407.4 412,785.18.352.2 55,606.4 42,759.6 18.636.8 75,933.5 60,464.4 29,380.5 93,535.6 87,141.2 63.3 Champagnes Clarets .Sauternes .Portos.Sherries .Bourgognes Vermouths .Divers .12.9 149.5 Fûts Volume litres Valeur $ .23,543 345,848.44,400 626,954.56.2 Anjou-Vouvray .Apéritifs .Bière.Bordeaux.Bourgognes .Champagnes.Cognacs.Côtes du Rhône.Gins.Liqueurs.Lisbonnes.Madères .Malagas.Marc de Bourgogne Muscats.Portos.Rhums.Sherries.Spiritueux divers .Vermouths.Vins d’Algérie .Vins divers .Vins d’Italie.Vins d’Alsace, Moselle, Luxembourg, Rhin Vins de Messe et Tarragones .Whiskies.121.4 132.9 224.5 196.7 820.216 6 7,859,139.2,579,995.3,067,906.7,743,130.120,675.2,292,745.1,069,035.1,164,312.142,400.10,335.5,184.733,684.2,225,893.152,248.4,397,367.70,331.2,446,233.6,030.196,307.669,586.1,538 755,120 157,167 68,974 393,482 6,570 219,263 48,168 265,190 4,887 3,100 45,453 12,329 7,642 12,366 207 .716,015.1 1,620,558.4 1,351,183.2 VENTES DES SPIRITUEUX (GALLONS) 88.7 Total 1,015 730 19,355 4,677 158 Aug.ou dim.en 7 ans 500 1929-30 1930-31 % 1924-25 543 Alcool et Whisky blanc.Brandies et 5 96,788.9 87,492.6 66,641.6 —31.1 30 270 152,871 200,330 6,420 525,593 5,544 284,719 1,099 13,068 75,150 667 136.153.8 217,119.6 2,228.13,130.9 27,812.110.064.9 288,302.5 4,405.3 + 20.6 112,869.4 197.537.7 4,704.4 7,786.3 32,003.68,171.4 193.349.7 4,843.151,000.5 252,022.8 2,986.8 20,970.4 34,730.1 104,641.3 336,933.7 5,616.1 Cognacs 4,128 312 + 9.1 Gins 580 —52.6 Irish Whiskies .Liqueurs .Rhums.Rye Whiskies .Scotch Whiskies .Spiritueux divers.5,641 860 + 68.6 —13.0 + 61.4 + 49.1 — 9.0 616 23,560 10 27 8 808 11 6,868 718,053.8 996,394.3 865,858.6 +20.5 POURCENTAGE DES ACHATS PAR PAYS D’ORIGINE (a) Valeur France .Espagne .Portugal.Hollande.Divers.Allemagne .Italie.Divers .(b) Quantité France .Espagne.Portugal.Hollande.Divers .Allemagne .Italie.Divers.COMMANDES EN 1930-31.REPARTITION PAR PAYS Total 5,757 53,163 894,570.1924 1925-26 1928-29 1929-30 1930-31 51.87 75.18 69.98 70.79 49.92 17.72 7.97 12.67 10.66 10.85 16.15 8.70 7.73 6.46 6.78 543 281,330 883,267.226,082 10,427,251.935 Total Situation Vinicole en Algérie Alger, le 15 Décembre 1931 157,473 6,769 3,815,719 50,131,244.4.15 8.89 2.52 4.19 4.36 5.37 4.00 7.10 7.90 21.85 4.34 1.90 La récolte algérienne, dont les chiffres officiels de production, pour les trois départements, ne sont pas encore publiés, dépassera légèrement 15 millions d’hectolitres.En ce qui concerne la qualité des vins de l’année, on constate une grande inégalité non seulement entre les vins d’une région mais aussi entre les cuves d’une même cave.Les achats seront donc difficiles à faire: un choix minutieux s’imposera et pour cette sélection indispensable, l’expérience et la connaissance approfondie de nos vignobles seront, plus que jamais nécessaires.Les cours se sont stabilisés depuis quelques semaines cependant, il est bon de remarquer que les propriétaires résistent aux offres du commerce.Ils estiment qu’ils doivent obtenir de meilleurs prix surtout pour des lots sélectionnés dans les premiers choix.34.95 34.27 19.86 62.54 14.33 10.64 55.88 19.40 12.11 49.54 21.85 12.28 43.67 22.66 11.02 7.05 5.03 2.78 5.15 5.10 3.87 7.46 9.83 11.18 6.68 6.44 4.43 Caisses 102,282 5,641 4,671 Fûts Volume litres Valeur .$ 2,842 1,666,328 25,028,227.1,504 864,682 5,440,513.712 420,432 3,391,112.74,250.38,121.10 245,959 2,173,541.935 255,161 10,953,449.608 131,359 598,734.103 27,535 173,709.44,785.55 194,953 2,188,623.France .Espagne .Portugal .Angleterre Suisse .Italie .Allemagne Algérie .Belgique .Grèce .Hollande .Corse .Suède .Norvège .200 1,800 1,849 142 20,948 3,213 27 335 450 4,050 19,385 Les vins blancs à degrés élevés sont l’objet de transactions particulièrement suivies à des cours soutenus.l 9 108.50 450 7,192.15,504.100 900 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 13 Janvier 1932 At the same moment, suspicion was increased to a great extent by the proceedings of the Inquiry Committee of the Chambre des Députés, which played its rôle very honestly indeed, but opened the way to all sorts of rumours, gossips, concerning either the respectability of some financiers, industrialists and politicians, which tended to intensify the feeling of distrust and suspicion which was born in the public mind.The big banks, which, in the beginning, had supposed that they might take advantage of the fall of some of their unfortunate competitors, and that their own condition would thus be reinforced by an influx of new deposits, rapidly began to realize that they were affected in their turn, and that, whatever absurd rumour was circulated, it was readily admitted.Among the recent instances of this folly of pessimism, we will simply recall that the Credit Fonder, which is certainly, after the Banque de France, the bank which might justify the greatest confidence, — not only because it is soundly managed, but also because mortgage is the soundest form of banking-activity in uncertain juncture —, has been recently the object of criticism and anxiety! In point of fact, these rumours, while being the natural outcome of the mental depression, were cleverly feeded by the party of the speculators for the decline who have been, during several months, the powerful masters of the financial market.They have thus taken advantage of the outlook, and profitable margins have been collected by them, in more than one circumstance.Up to the present, no other party has ever been able to take the lead in the Bourse, and the “bears” have ruled the market.Economie Conditions in France The beginning of a new year has certainly no influence on the course of economic facts.Now, however, we deem that there may happen that, the economic crisis having reached a climax, the first months of 1932 may reflect either an improvement of the outlook or a considerable aggravation of the evil.Accordingly, at the present moment, the usual “review” of the past year will be particularly illustrative and interesting: The crisis in France is now in direct relation with the international crisis, and while, during the major part of the trade slump, our country remained practically untouched, conditions have become altogether different in the late few months.Any resumption whatever of business activity will be doomed to fail so long as the world crisis will not disappear.This consequence is very clear and everybody is convinced that we are now bound to undergo the very evils from which the other countries have suffered since approximately two years.A feeling of sadness and mental depression prevails throughout the country, even among those who have been more or less injured; they are convinced that their time will come sooner or later, and they are inclined to feel that nothing will ever avert this.As a matter of fact, this feeling is somewhat exaggerated, and we deem that, while the losses incurred by businessmen have been important there is no reason to give up oneself to grief and to this sort of oriental fatalism.It is opportune to consider the crisis calmly, instead of thinking that it will never end, or that everybody will be crushed by it.However, if we except the end of 1930, the crisis was more an industrial and commercial crisis, than a financial one, at least during the first months of the year which followed.The trade turnover was curtailed, as well on the domestic market as on the Our readers perhaps remember that, during the greater part of 1930-3Î, we never admitted that France was in fact affected to a great extent by the international crisis.It was quite true, then, that business was no more as easy as it had been in better- foreign one; the trade balance was growing more times (namely, inflation), and that people were compelled to take more trouble for earning their living, adverse than ever, and the yield of indirect taxes was in a world where the normal outlets were more and decreasing progressively.The average customer, having heard of a fall of commodity prices, wondered why the cost of living remained as high as more curtailed.But the properly so called crisis was not perceptible in this country, while it was raging abroad.— This was the first period of the crisis, ever, and why his new pair of shoes, his shirts, or his dress remained as costly as ever.At the same toms of aggration were recorded ; the Oustric time, the purchasing power of the community was curtailed, and the cumulated influence of the wave Later on, exactly in October 1930, some symp- group was bankrupt, and several enterprises were severely injured by it.A wave of distrust began °f distrust, and of pessimism, made the bed of the to spread throughout the country, and people began trade slump.During this period, nothing happened which to think that it was safer to hoard their money in their own safe, instead of depositing it in banks.A might have caused the crisis to take the new aspect very rough view, indeed, as when the banks receive which has been noticeable in the late months.The less deposits, they are less able to master the crisis evil was essentially economical, and if we except the of credit.The crisis was thus slightly aggravated, Oustric failure, the crisis developed itself in a very and economic conditions received the first blow.normal manner.Had not other factors been enlisted, BULLETIN MENSUEL Janvier 1932 14 Our survey would certainly be inaccurate if we failed to add that this unfavourable trend of events, has however been limited to a particular sort of enterprises or banks.Now it would be absurd to conclude that all the industrial and banking system is in perill, that our business leaders are all at bay.This is in no manner our conclusion, and we must now remark that the companies which failed had, in the late years, made some grave blunders, or had more or less offended the rules of sound and wise management.Many of them have been too ambitious, had increased the volume of their capital in an excessive proportion, had speculated upon raw materials, accumulated huge stocks with the hope that they would either rise, or would be sold easily.—But the dividends were meagre, the business turnover was unable to remunerate the invested capital ; the stocks of raw materials lost a substantial part of their value .it would never have taken the gloomy aspect which is now prevailing.This new phasis in the cycle has been due to the influence of financial factors, which are being now gravely felt.It is equitable to note that, of these factors, France is in no manner, responsible : The indirect outcome of the German crisis has been the fall of the sterling which completely upset the normal machinery of foreign trade relations, and caused a new wave of distrust to spread throughout the world.Our country, being no more sheltered, has directly felt the influence of this new juncture, and, since the month of October last, the monthly volume of failures and bankruptcies as well as that of unemployment has been steadily increasing.The French enterprises which had been able, while being more or less unsound in their intrinsic management, to resist to the economic crisis, have been unable to resist to this new blow.The stock-list has been falling ceaselessly in the late months ; rumours have become more and more numerous and favourable.The ones after the others, banks, companies, have been liable to shrewd control, and sometimes to prejudiced criticism.As a matter of fact, we do not pretend that England and the fall of the sterling have been responsible for this state of things, neither for the collapse of these companies and banks.What we mean is simply that this new development of the crisis, affecting enterprises which were not thoroughly sound, has caused them to stagger and to fall down rapidly.We have previously described the incredible feeling of surprise and even of dismay which followed the news that the sterling was off the gold standard.The trouble which followed was intense, from Scandinavia to Japan, and it had thus its indirect reflection in our country.Our banks began to cut down credits, which immediately caused industries to feel uneasy in so far as their working capital was concerned.Some of them asked their creditors to accept terms of payments, which it was not possible to grant, as at the same time, the bank required the repayment of the advances.The financial crisis thus proceeded like a snowball, and the development of insolvency gave birth to an increased number of failures, which, in their turn, increased the wave of distrust.In so far as the other companies are concerned, the case has been quite different; indeed, the major part of them, if not all of them, are liable to undergo difficult times, but they none the less remain sound.The huge reserves of credits which they piled up in happy times (and which they avoided to invest in new plants or in speculation), have permitted to them to cross the major part of the crisis.There is no doubt, that they will remain untouched untill the end.We must confess that very few industrialists incline to admit that the end of the crisis is at hand, but some of them begin to admit that, perhaps 60% of the crisis is now over.Wise people, those who, in the tempest have not lost their self-control, cannot but acknowledge that the recent progress in the quotations of some commodities, namely cotton, wool, copper, and especially wheat ; the relative reduction of stocks of commodities in industry, the progressive but tardy adaptation of a restricted production to the new level of consumption; the abnormally low level of all sorts of quotations in the Stock-Exchanges, all these symptoms are encouraging.It is tain that they are not yet strong enough to give rise to a noteworthy progress, in the economic outlok.But these are new symptoms, which had ceased to be visible since the beginning of the crisis.They cer- CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier 1932 15 low the conversations of London and Paris.The real outcome will have been made public when these lines will be published, but we may say that, should not something effective be achieved, the deception would be considerable.must thus be accounted for, and they give a little bit of comfort, in a period where so many things are gloomy.As a matter of fact, the claims of our Government are very simple : it has signed the Mellon- Berenger agreement ; it has signed the Young Plan; each of these two contracts are parts of the same thing, that is the two aspects of the debts problem, one part being the confirmation of our tittle upon Germany, the other being the confirmation of our debt to the United States.How could our public opinion admit that the one might be cancelled or reduced (the German debt), when the other should be kept up (the American claim) ?It depends upon the American Government only to admit or not a cancellation of all the war debts.But we cannot admit that the burden of the payments should be transferred from the shoulders of Germany to ours, and no French government could ever propose such a procedure to the Parliament without being assured of being immediately overthrown with horror ! France and the Conference of Lausanne After the complicate proceedings and difficult outcome of the Conference of Basel, it has been here a great surprise and satisfaction to hear that an agreement was likely to take place with Great Britain on the main problems concerning the viewpoint of the Allies at the forthcoming Conference of Reparations.We dare say that the surprise was even so much the greater that since some months, London seemed to be rather angry at us, and thought that we had done a prejudice to them by refusing flatly to admit that frozen credits should have precedence on reparation payments.It has been thought here that, when Great Britain realized that the Congress of Washington was in no manner prone to favour a readjustment of the English payments, considerably increased in terms of dollars, it understood that the best thing to do was to delay the moment of examining thoroughly this intricate matter, and thus to obtain, with the collaboration of the French government, a moratorium which might probably be agreed by us, provided that our interests, namely the Young plan, should be preserved.The best thing to do, in the present juncture, is to prepare a new moratorium, for two or more years.In this interval of time, things will have taken a better course in Germany, and the onus of reparations will certainly look smaller.In the same interval of time, The United States will perhaps have realized that the War debts .But this is another story, and the only thing which we can do is to preserve our rights and to help our friends, for the sake of Europe, in finding out a suitable medium.The result is none the less very important, and has been acknowledged here with pleasure.We have recently manifested our desire of helping England, by subscribing to a loan, and by offering our funds for stabilising the sterling, and it was rather painful for us to listen to the criticism of the London press, which did not seem inclined to understand the spirit of this cooperation.What will be the terms of the proposed agreement between our two countries, is not yet known; but public opinion, in spite of the informal niqués which have denied, in several circumstances, what the press affirmed to be the basis of the ment, is convinced that something excellent will fol- ROYAL-KEBIR VIN D'ALGÉRIE DE PREMIÈRE MARQUE FRÉDÉRIC LUNG ALGER commu- agree- I Janvier 1932 BULLETIN MENSUEL 16 ! i i MEMBRES DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE ! i ! I I I * •> * MEMBRES D’HONNEUR Al.J.de Loynes, Ministre Plénipotentiaire, Ancien Consul Gen.de France à Montréal, 1 rue de la Maye, Versailles.M.Edouard Herrlot, Chambre des Députés, Paris.M.Gabriel Hanotaux, Ancien Ministre, Président du Comité France-Amérique.9 Avenue Victor Emmanuel III.M.André O.Honnornt, Sénateur, Ancien Ministre de l’Instruction Publique, Paris.M.C.-A.CHOUILLOU, Ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur, 24 rue de Milan,Paris M.Paul Delombre, Ancien Ministre, Président de l'Union des Associations des Ecoles Supérieures du Commerce, Rédacteur au “Temps”, Paris.Alexis Muz et, Ancien Député de Paris, Président du Syndicat Général du Commerce et de l’Industrie, 3, rue des Pyramides.Paris.M.Scliwob, Ancien Président de la Chambre de Commerce Française de Montréal.M.C.Dubail, Ministre Plénipotentiaire, Consul Général de France à Ancien Québec, Fondateur de la Chambre de Commerce Française de Montréal, 19, rue Godot de Mauroy, Paris.Général Boucher, 105, Ave.de la Reine, Boulogne-sur-Seine.MEMBRE DELEGUE EN FRANCE PRESIDENT HONORAIRE M.HENRI JONAS, Conseiller honoraire du Commerce Extérieur, de la Maison Henri Jonas & Cie, 137, rue St-Paul Ouest, Montréal.CONSEIL D’ADMINISTRATION Conseil d’arbitrage : MM.Besnard, Charton, Ducros, Lefèvre, Louis Mériot, Nougier, Payen, St-Loup, Seurot, Tarut, Vinant.Conseillers : Lucien Besnard, 211, rue St-Sacrement, Montréal.E.M.Chamelet, Chartered Life Underwriters, 1403, rue Bleury, Montréal.René Fleury, Délégué Général au Canada de la Cie d'Assurances Générales Accidents, etc., de Paris, 4811, rue Ste-Catherine Ouest, Westmount.Henri Leeoeq, représentant de la maison E.Meyer & Cie, 664 New Birks Bldg., Montréal.H.B.de Passillé, Importateur, 426, rue Cherrier, Montréal.Maurice J.Quedrue, Conseiller du Commerce Extérieur, Représentant de l’Office Général de l’Air et du Comité Général des Armateurs de France, Directeur de la Cie Aérienne Franco-Canadienne, 266, rue St-Jacques, Montréal.A.Tarut, de la Maison O’Brien & Williams, Agents de Change, 132, rue St-Jacques, Montréal.Président : Marcel Nougier, Directeur de J.Eddé Limitée, New Birks Bldg., Montréal.Vice-Présidents : F.A.Bureau, Directeur Air Liquide, 1111, Beaver Hall Hill, Montréal.Marcel Louis, Directeur de la maison Bianchini Férier, 609, New Birks Bldg., Montréal.Avocat-Conseil : .Me Paul Lacoste, C.R., de l’étude légale.et Lacoste, 221, O., rue St-Jac- Lacoste ques, Montréal.Secrétaire : Ch.Montestruc, Agent de Tourisme, 761, rue Ste-Catherine Ouest, Montréal.Notaire : M.J.-A.Clavel, notaire, 4, rue Notre-Dame Est, Montréal.Secrétaire-Adjoint : Georges Pétolas, Directeur-Propriétaire de 'L'Hôtellerie”, 132, St-Jacques, Montréal.Membres Correspondants : M.E.Lacroix, Agent Consulaire de France, North Sydney, N.S.M.S.-N.Jean, Agent Consulaire de France, Régina, Sask.M.A.-S.Lanfranchi, Agent Consulaire de France, Halifax, N.S.Trésorier : Daniel Bonnard, représentant de la maison Dognin — Racine, 900, New Birks Bldg., Montréal.MEMBRES ACTIFS Maurice P.Aubin, de la maison Aubin & Reid, 456, Craig street West, Montréal.Louis Baisez, agent, représentant et importateur, 1035 rue St-Alexandre, Montréal.Raymond Bernadet, Président.La Ferme de Fourrures de Québec Ltée, Lo-retteville, P.Qué.C.E.Billard, agent de Manufactures françaises, 625 Burnside Place, Montréal.Albert Boitard, agent commercial, 484, McGill.Montréal.G.Boussion, importateur, 211, rue St-Sacrement, Montréal.J.I.Eddé, Président J.Eddé Limitée, New Brks Bldg., Montréal.M.Ferrand, aux soins Union-Incendie, 9 PI.Vendôme, Paris.Georges Flachaire, vice-président et directeur de la Parfumerie L.-T.Piver, Ltée, 1030, St-Alexandre, Montréal.A.C.Flelschmann, Ingénieur Conseil, 459, New Birks Bldg., Montréal.Paul Galibert, Tanneur, 26, rue Wellington, Montréal.A.Gallin, Gérant, Perrin Glove Co., Inc.393 Fourth Avenue, New-York.Maurice Girard, Gérant Automobiles Renault, 1060, Bernard, Outremont.Ch.Herdt, Importateur, College Ave.Montréal.Geo.Herdt, Exportateur-Importateur, 31, rue Caumartin, Paris.— France.Marcel Pnsquln, Directeur du Crédit Foncier Franco-Canadien, 6, rue St-Jacques Est, Montréal.Marcel Payent, Directeur Franco-Cana-dian Dyers, Ltd., St-Jean, Québec, G.Ravit, Directeur Cie Aérienne Franco-Canadienne, 266, rue St-Jacques, Montréal.Victor Rougier, 350, Montréal.R.de Rouincfort, Directeur-général du Crédit Foncier Franco-Canadien, 6, rue St-Jacques Est, Montréal.E.Saint-Loup, Importateur, chambre 205, 465, rue Craig Ouest, Montréal.Julien Seliwob.Importateur, 485 McGill Street, Montréal.Paul Seurot, Conseiller du Commerce Extérieur, Engineer of Rapid Transit, Montreal Tramways Co., Montréal.G.Venant.Conseiller du Commerce Extérieur 36, rue Bordeaux.Dr Paul Villard, 2055 Avenue Vendôme Montréal.G.P.Vinnnt, de la Maison Vinant Limitée, New Birks Bldg., Montréal.! rue LeMoyne, rue 2027, .McGill Pierre Charton, Conseiller du Commerce Extérieur de la maison Herdt et Charton, Inc., 2027 McGill College Avenue, Montréal.I J.P.Kempf, Banquier, Crédit Anglo- Français Ltd., 507 Place d’Armes, Montréal.Henry Lefèvre, Gérant au Canada de N.V.Potash Export My of Amsterdam.Hollande, 360, St-Jacques, Montréal.Emile Mériot, agent corn.751, Vlcto- s-ti.* Square.Montréal./ Edmond Mondohard Représentant Delorimier.Montréal.M.H.Necker, Ingénieur, Président de la Société Général Chaussées Ltée, Montréal.C.Dorlln, Importateur, 29, Avenue Simon-Bolivar, Paris.François Ducros, Directeur des Etablissements M.A.Wollacker du Canada, Inc., 533, rue Bonsecours, Montréal.Gaston Durand, Directeur de la Perrin Glove Co., (Canada), Ltd., 437, Mayor, Montréal.Justin Durand, agent représentant et importateur, 1251, Montréal.Poquelin-Molière, .3475.rue e de Ponts & 10, rue Cathcart, St-Denis, rue P Janvier 1932 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 17 SECTION DE L’ONTARIO PRESIDENT A.L.Pliciié, Directeur Olivier Canada Dtd, 55, York Street, Toronto 2.VICE-PRESIDENT iZ R LeBailly, Directeur The European Co., 404 Confederation Bldg, Toronto.SECRETAIRE / Henri G.Smith, Avocat, V Street, Toronto.!.Jacquier, 3 St.Clair East.Toronto.I,.M.Lamouroux, 70A, Homewood Ave., Toronto.K.d’Eaubonne, 503 Mountain View, Hamilton.Ont.O.Goetz c/o French Line, 53 Richmond street W., Toronto./XG Mnrelml, 241 Victoria Street, Toronto.C.Roehereau de la Sablière, 301 Jarvis Street, Toronto.St.Elme de Champ, Professeur à l’Université de Toronto, Toronto.G.Sehoeler, 142, Raglan Ave, Toronto.I*.Laracine, 58 Maitland Street, Toron- to.B.Lestocart, 94-A Church Street, Toronto.M.Bertrand Le Vay, 320 Bloor Bldg, Toronto.2 Toronto TRESORIER E.Desnoux, Directeur Les Successeurs d’Albert Godde, Bedin & Cie, 64 Wellington Street West, Toronto.MEMBRES ACTIFS C.Baujard, King Edward Hotel, Toronto.A.Boulllot, 412-A Wellesley, Toronto.H Cera, 236, Avenue Road, Toronto./ J.Cberrler, Royal York Hotel, Toronto.A.Cjrnu, Y1 Albertus, Toronto.Philippe Levât, 92 Pembroke street, Toronto.M.Petit, 49-A, Christie St., Toronto.Raoul Pimont, 289 John Street South Hamilton.A Royer 49, Dexter street, St.Catharines, Ont.Membres adhérents M.Aquarome, 510 Brunswick Ave., Toronto.M.Bertrand, 4 9 Dexter street, St.Catharines, Ont.F.Bon yeux, 9, Tennis Crescent, Toronto.Paul Clemot, 11 Emerald Street, South, Hamilton.O.Wa nia U It, 659 Broadview Ave, Toronto.MEMBRES ADHERENTS AERONAUTIQUE Société Gallois «& Cie, 54, Chemin Villon, Lyon (Rhône).Henri Monnet, Banquier, 6 Ave.Emile Deschanel, Paris.Horace Pérodeau, 231, rue Notre-Dame ouest, Montréal.Société Générale pour le développement du Commerce et de l’Industrie en France, 29, Boulevard Haussmann, Paris.Compagnie Aérienne Frnn de Nanterre, Suresnes Kb"' Office Général de l’Air, 5, rue Desre-naudes, Paris.rue ARCHITECTE •I.O.Marchand, 486, Wood Ave., Montréal.ARCHITECTE ET INGENIEUR-CONSTRUCTEUR Ernest Cormier, diplômé par le Gouvernement français, 2u39, rue Mansfield, Montréal.AGENTS MARITIMES ET DE TRANSPORT Cle Mondiale de Transport, 25, d'Alsace, Paris.Henri Ferrière, agent de “County Line" Intercontinental Transport Services, 9, Place Jean-Jaurès, Bordeaux.Hernu-Péron & Cle, 13, rue de Nancy, Paris.Albert A.Gardiner, Assistant Gérant Général du Trafic des Voyageurs, Canadien National Railways, Montréal.E.Lacroix
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