Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1936, Janvier - Février
JANVIER-FEVRIER 1936 No 480 BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 1 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l’Industrie le 20 août 1886.EDIFICE NEW BIRKS, MONTREAL Téléphone : HArbour 4049.Adresse Télégraphique : “'Gallia Montréal” Fondée en 1828 La Chambre de Commerce Française au Canada L’UNION a pour but de développer les liens économiques entre la France et le Canada.COMPAGNIE D’ASSURANCES contre l’Incendie, les Accidents et Risques divers de PARIS (FRANCE) Actif dépassant $40,000,000 Etre membre adhérent c’est profiter de tous les avantages qu’elle offre.Faire de la publicité dans le Bulletin mensuel c’est faire connaître ses produits précisément à ceux qui les recherchent.INCENDIE AUTOMOBILE et VOLS RESIDENTIELS à prix réduits Chambre de Commerce Française au Canada Opérant dans le monde entier Agents sérieux 308, Edifice New Birks MONTREAL Je Jés man J.P.A.GAGNON Section de l’Ontario: 55 York Street, Toronto.Directeur pour le Canada 465 RUE ST-JE AN MONTREAL BANQUE CANADIENNE NATIONALE a I F Siège social Place d’Armes, Montréal 7 a m w Capital versé et réserve, $12,000,000 Actif, plus de $127,000,000 T I Par bons et mauvais jours Toutes opérations de banque Gestion de portefeuille Placement Un compte d’épargne à la Banque Royale constitue un élément de sécurité contre les caprices de la fortune.Il vous protège contre la tempête jusqu’à ce que le ciel se soit éclairci.L A 550 BUREAUX AU CANADA Filiale parisienne : Banque Canadienne Nationale (France) 37, rue Caumartin, Paris BANQUE ROYALE D U CANADA 1 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier-Février 1936 Z c c c c A C C % A il Z lï B es: ' .m -I Voyagez et Faites des affaires Prenez une vacance pratique et étudiez vos débouchés.En développant vos affaires avec les autres pays — qu’il s’agisse d’importation ou d’exportation — rien n’a plus de valeur que le contact personnel.Si vous êtes exportateur, il vous sera profitable d’étudier sur place les besoins d’un pays étranger.Si vous êtes importateur, une connaissance personnelle des produits des autres pays est essentielle.Les commissaires du Canada se trouvent dans les pays ci-dessous mentionnés.République Argentine (Buenos Aires) Australie (Melbourne) (Sydney) Belgique (Bruxelles) Brésil (Rio de Janeiro) Malaisie Britannique (Singapore) Antilles (Trinidad -Fort d'Espagne) (Jamaique-ICingston) Chine (Shanghai) (Tientsin) Cuba (Havane) Egypte (Caire) France (Paris) Allemagne (Hambourg) Hongkong (Hongkong) Inde et Ceylon (Calcutta) Etat libre d’Irlande et Irlande du Nord (Dublin) (Belfast) Italie (Milan) Japon (Tokio) (Kobe) Mexique (Mexico) Hollande (Rotterdam) Indes Néerlandaises (Batavia) Nouvelle Zélande (Auckland) Norvège (Olso) Panama (Ville de Panama) Pérou (Lima) Afrique Méridionale (Johannesbourg) Royaume Uni (Londres) (Liverpool) (Bristol - Glasgow) Etats-Unis (New York) ; Le Service ^'Exportation du Canada Le Gouvernement du Dominion maintient des commissaires aux centres stratégiques à travers le monde — ces experts sont au service de tout canadien qui s’intéresse au commerce d’exportation ou d’importation de ces pays.— Ils se font un plaisir de répondre aux demandes des voyageurs canadiens dans leurs districts.?! r MINISTÈRE DU COMMERCE OTTAWA James G.Parmelee, OJi.E.Sous-ministre Hon.W.D.EULER, M.P.Ministre 2 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier-Février 1936 LES PROBLEMES QUI DEPUIS SI LONGTEMPS EMBARRASSAIENT LES FABRICANTS DE CLAVP GRAPHES ONT ETE RESOUS DANS LA CREATION DE CET ETONNANT NOUVEAU MODELE mpod.UNDERWOOD spécial ï.ïUir / Après des mois et des mois d’inventions, de construction, d’essais et de reconstruction de centaines de clavlgraphes, les ingénieurs de la Compagnie Underwood ont finalement résous le problème déconcertant du SILENCE, sans rien enlever à la VITESSE, en plaçant un grand nombre de pièces à friction sur coussinets métalliques.Aujourd'hui vous pouvez vous procurer une machine Underwood beaucoup plus SILENCIEUSE et beaucoup PLUS RAPIDE que n’importe quel Underwood produit jusqu’ici.FONCTIONNE SUR COUSSINETSI PLUS SILENCIEUX! PLUS RAPIDE! Ces COUSSINETS METALLIQUES réduisent le bruit, la vibration et les secousses à leur minimum.Neuf autres améliorations d’importance—le clavier “Champion” pour n’en mentionner qu’une—donnent à modèle Underwood Spécial une plus grande vitesse, une plus grande efficacité, une plus grande durée, ainsi qu’une facilité d’opération Incroyable.Ce qui n’est pas le moindre détail, la machine produit un travail d'un fini tel que vous n’en avez pas encore vu.ce nouveau Underwood Elliott Fisher Limited 639 Ouest, rue Craig, MONTREAL.Succursales dans toutes les villes canadiennes.Demandez immédiatement à faire l'essai de cet Underwood propre bureau.Il vous aidera à expédier votre travail de routine dans votre sur toute la ligne.Tôt ou tard vous ferez l’acquisition de ce nouvel Underwood Spécial.Pourquoi pas plus tôt?vcyAeEz-vcur ?L’Anglo American Telegraph Co.Si vous voyagez, achetez vos chèques de voyageurs et vos lettre» de crédit circulaires à notre succursale la plus rapprochée, soit du Québec, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et de Vile du Prince-Edouard.II est impossible d’apporter en voyage des sommes considérables sans s’exposer aux aléas de la perte, du vol ou de toute autre éventualité.Le chèque de voyageur et la lettre de crédit circulaire de la Banque Provinciale du Canada feront connaître votre Identité partout où vous irez et vous éviteront Vennui de démarches oiseuses.Pour toutes vos communications cablographiques entre le Canada et la France.Bureaux associés en France La Western Union 2 Rue des Italiens, Paris 153 Rue Victor-Hugo, Le Havre.Bureau à Montréal 140 Notre-Dame O.Téléphone MArquette 4241 Affilié à tous les bureaux télégraphiques Canadien National.La Banque Provinciale du Canada Correspondants dans toutes les parties du monde.PARIS : Comptoir National d’Escompte de Paris, Banque de Paris et des Pays-Bas.Il n’y a en France qu’un seul organe de documentation et d’informations internationales concernant le Bois, toutes ses industries, tous ses dérivés: ROYAL-KEB IR VIN D'ALGÉRIE DE PREMIÈRE MARQUE FRÉDÉRIC LUNG ALGER IA REVUE INDUSTRIELLE DU BOIS ET DE L’AMEUBLEMENT 2, rue Grillon, Paris, IVème.Paraît le 15 de chaque mois.Abonnement : 25 francs par an pour le Canada. 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier-Février 1936 Ministère des Terres et Forêts du Gouvernement de la Province de Québec LA PROVINCE DE QUEBEC : —Produit en abondance les meilleurs bois à papier, les essences nécessaires à l’ébénisterie et à la construction en tous genres.—Manufacture la pâte à papier, le papier sous toutes ses formes, la cellulose de toutes qualités.—Produit l’épinette, c'est-à-dire le meilleur bois requis par l'aviation.—Récolte les magnifiques et succulentes pommes du CANADA et le fameux sucre d’érable.—C’est dans la Province de QUEBEC que l’on pêche l’excellent saumon de GASPE.—Riche en amiante, elle recèle tous les minerais.Sa fortune foncière est immense et elle est le grand champ ouvert aux placements de tout repos.—ACHETEURS pourquoi grever vos prix d’achat de commissions intermédiaires, alors qu’il suffit de vous adresser au Ministère des TERRES & FORETS, à QUEBEC, pour obtenir gratis tous les renseignements nécessaires.—Pour les bois et autres produits de la forêt, s’adresser à la Commission des Produits Forestiers, 55 y% Grande Allée, QUEBEC, fondée par '.’Honorable Honoré MERCIER, Ministre des TERRES & FORETS, pour assurer l’emploi économique et rationnel des bois de la Province.—FRANÇAIS — écrivez en FRANÇAIS aux Canadiens — le FRANÇAIS est langue officielle. »y REVUES ET PERIODIQUES 35 sont imprimés à nos ateliers de la rue Saint-Denis, parmi lesquels nous sommes heureux de compter : EDITIONS RAOUL VENNAT LE QUARTIER LATIN L’ACTION MEDICALE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE LE PHARMACIEN LE TRAMWAY HUNTING & FISHING THE PUCK CURRENT EVENTS SHIPPING REGISTER Editions PAUL MAUGE I $ I * t i I « Spécialités : Programmes et catalogues Notre service de jour et nuit est considéré le meilleur et le plus rapide en ville, nos prix avant de confier à d autres travaux d impressions.comme Demandez maisons vos L'ECLAIREUR DE MONTREAL INCORPOREE 1723-25, rue Saint-Denis Téléphones: HArbour 8216-7 — PLateau 2813.Montréal : L 5 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier-Février 1936 BULLETIN de la Chambre de Commerce Française au Canada ?SOMMAIRE PACES Commerce Bulletin Commercial du Canada 6 7ième Assemblée annuelle de la Banque Royale du Canada Assemblée générale de la Banque Canadienne Nationale Coup d’oeil d’ensemble sur la situation économique en 1935 La Construction au Canada en 1935 Les mines en 1935 .PAGES 5 Avis à nos membres 18 Séance annuelle de la Chambre du 15 janvier 1936 8 5 11 11 Le Crédit Social 6 12 En quelques lignes Exposition Française du Tourisme Distinctions honorifiques Déjeuners-causeries .Nécrologie .14 16 13 Douane Commission du Tarif 13 13 FRANCE 13 La Foire de Paris La Foire de Lyon .Monthly economic indices 9 17 13 19 „.un."""Hulin „„„„„.mi.Séance annuelle de la Chambre du 15 janvier 1936 Avis à nos membres Etaient présents : MM.L.Besnard, président; D.Bonnard, trésorier: G.Durand, H.B.de Passillé, J.M.Lafon, H.Dolisie, M.Louis, G.Boussion, E.M.Chamelet, M.de Roussy de Sales, G.Pétolas, H.Lecocq A.'Parut, R.de Rou-mefort, M.Pasquin, F.M.Dan, P.Charton, G.Vinant, F.Ducros, M.Nougier, E.Mériot, A.Gallin, E.Des-noux, A.Hadamar, Dr P.Villard, H.de Lanauze et Ch.Myntestruc, secrétaire.Assistaient également à la réunion: MM.R.Turck, Consul général de France, H.de Clerval,Attaché Commercial de France, H.Bougearel, consul de France et X.Charles du consulat général de France.Nous rappelons à nos membres que leur cotisation est payable début de l’année.Des traites sont établies pour les sommes souscrites et elles seront présentées incessamment à ceux de nos membres restés débiteurs de leur cotisation : nous les prions de bien vouloir y réserver bon accueil.au 4 mi ni ni m ni m min il h m m m un m h m.mu.iiiimm.mi. 6 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier-Février 1936 S'étaient excusés: Coup d'oeil d'ensemble sur la situation économique en 1935 MM.R.Fleury et R.Bertrand.Le secrétaire donne lecture du procès-verbal du 11 décembre, lequel est adopté.Les candidatures suivantes de membres adhérents sont acceptées : Le mouvement de reprise, qui date du printemps 1933 et qui s’est poursuivi au cours de 1934, s’est peu ralenti en 1935; la majorité des indices économiques marque cependant un progrès sur 1934.D’ailleurs, ce Compagnie d'Assurances Générales Accidents, Vols, 'Tthme moins ac5éléré n(;.correspond-il pas à un palier etc., 87, rue de Richelieu, Paris.d ajustement et de consolidation auquel il fallait qu'on s'arrêtât avant de marquer des avantages plus accentués?On peut penser qu’une course plus rapide aurait offert moins de sécurité.Ne disposant que de statistiques incomplètes et dont la plupart remontent à octobre, je ne trace ici qu’une esquisse sommaire de la situation, me réservant d’y revenir quand tous les chiffres auront été publiés; je traiterai en détail, alors, des principales branches de la production.Un des plus heureux symptômes à noter est l’aug- Le secrétaire donne lecture de deux lettres de félici- du pri3C des Produits agricoles, particulièrement du ble; c est aussi la grande reduction de l’écart existant entre le prix réalisé par l’agriculteur dans la vente de ses produits et celui auquel il achète les objets manufacturés.Dans l’ensemble on enregistre une activité accrue du commerce et de l’industrie avec, comme corollaire, une diminution du chômage.reçue.Cette amélioration est sans doute moins due à des M.le Président donne lecture de son rapport sur causes Sternes qu au pouvoir croissant d’achat de plusieurs l’exercice 1935 et, après les commentaires de M.le Con- marchés extérieurs.Il convient, en effet, de rappeler à ce sul Général et de M.l’Attaché Commercial, M.Lucien propos une ^?‘s de plus que le commerce extérieur est le Besnard donne sa démission de Président.moteur essentiel de l’économie canadienne et que la pros- périté de ce pays est, plus que celle de tout autre, liée au développement de ses exportations.Les heureux effets de la hausse du prix du blé sur la situation agricole auraient eu plus d’ampleur si les résultats de la récolte n’avaient pas été si décevants et si la qualité, affectee par la rouille et les gels précoces, ne s était Vice-Présidents: MM.René Fleur, et Henri Dolisie.LTqtnto boisseaux, elle est un peu inférieure à celle de 1934.Mais un fait nouveau, extrêmement encourageant pour l’avenir, est la découverte par des spécialistes attachés aux stations expérimentales d’une nouvelle variété, sélectionnée, réfractaire à la rouille.Il en résulterait pour l'avenir une garantie de stabilisation du pouvoir d’achat des populations de l’Ouest, la rouille s’étant avérée jusqu’à présent le fléau le plus redoutable pour leurs récoltes.r „ ., Les stocks de blé existant au 13 décembre 1935 s’é- Conseil d arbitrage: MM.L.Baisez, R.Bertrand, levaient à 267,465,000 boisseaux, soit dix millions de 1 ' Charton, P.M.d Allemagne, E.Desnoux, A.Hada- plus qu’à la même date en 1934.L’écoulement de quanti-mar, J 1 .Kempf, H.de Lanauze, M.Nougier, M.Pas- tés aussi énormes pose un problème d’une exceptionnelle quin, R.de Roumefort, M.de Roussy de Sales.gravité à la direction nouvelle du Wheat Board., Dans certaines industries l’avance a été beaucoup plus N/iN/r m audlteurs suivants sont nommés pour 1936: accusée que dans d’autres.En tout premier lieu il faut citer MM.D.Bonnard et E.Desnoux.l’industrie du papier, la première au Canada par ordre d’im- , , , ., portance.En octobre dernier, la production représentait La seance est levee a 6 heures 35.78.9% de son rendement maximum, proportion qui n’a- vait jamais été atteinte.Dans la distribution de l’énergie un L.B.Cordeau, président de la Commission des Liqueurs de Québec, Montréal.M.J.Alfred Ouimet, importateur, 84, rue St-Paul Est, Montréal.encore Les Etablissements Laly, manufactures de dents artificielles, 21 bis, rue de Paradis, Paris.tâtions adressées au nom de la Chambre de Commerce 1 une à M.Robert Hurel qui vient d'être nommé Chevalier de la Légion d Honneur et 1 autre à M.Henri Laureys qui a été promu au grade d'Officier de la Légion d’Honneur.Le secrétaire communique la correspondance Il est procédé aux élections et le bureau suivant est formé pour l’exercice 1936.Président: M.Henry Lefèvre.Secrétaire: M.Ch.Montestruc.Secrétaire-adjoint: M.P.M.d’Allemagne.Conseillers: MM.F.Ducros, A.Gallin, J.M.La-fon, H.Lecocq, M.Louis, H.B.de Passillé, A.Tarut, G.Vinant.tiques. Y CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier-Février 1936 arrière de ceux de 1926.Le gouvernement s’efforce, d’ailleurs, de les augmenter, comme en témoigne la signature d'accords avec les Etats-Unis, avec la Pologne, et la reprise des relations avec le Japon après une guerre de tarifs qui menaçait de devenir extrêmement dommageable aux exportations canadiennes.Il y a toute apparence que la convention canado-américaine produira sur les industries de base du Dominion: agriculture, élevage, pêcheries, industries forestières, les répercussions les plus favorables.C’est au début de 1935 que la Banque du Canada a commencé ses opérations.Jusqu’à présent on ne voit pas que son influence ait eu à s’exercer sur le crédit ou sur le change.On se rappelle que son action régulatrice dans ce s domaines est le principal objet qui avait motivé sa création.Quant aux banques à charte, leurs bénéfices ont été satisfaisants encore, bien qu'amoindris par suite de la tendance actuelle de l’industrie et du commerce, dont les besoins restent très faibles, à se financer davantage par leurs propres La production des mines et carrières, est en hausse de 36.4% pendant les neuf premiers mois par rapport à la période correspondante de 1926.Dans les mines, signalons de très importantes expor-tâtions de cuivre et de nickel et une plus forte extraction de zinc et de plomb.La production de l’or, qui dépasse cent millions de dollars, maintient le Canada en bonne place parmi les pays producteurs.Toutefois il s’est placé au troisième rang en 1934, perdant le second rang, qu’il occupait en 1933.En 1935 il est venu en quatrième, après l’Union Sud Africaine, la Russie et les Etats-Unis.Il est intéressant de constater que l’industrie minière, avec une production de $300,000,000 en 1935, représente une puissance d'achat d’un extrême intérêt pour d’autres branches de l'industrie nationale.On évalue à $76,083,000 le montant total des dépenses qu’elle a engagées l’an dernier.Elle a consommé pour plus de 9 millions de dollars de force électrique ; une somme égale en charbon, pétrole et autres combustibles: cinq millions et quart d’explosifs; plus de 4 millions de bois: plus de 11 millions trois quarts en fret.I moyens.Dans les finances publiques, les taux très bas du loyer de l’argent ont permis à l’Etat fédéral d’alléger le service de la dette en renouvelant à un intérêt très inférieur les emprunts qui venaient à échéance.Dans le domaine des finances privées l’argent bon marché peut présenter aussi des avantages en facilitant les émissions d’obligations, et constituer ainsi un facteur non négligeable d’activité quand l'industrie demandera de nouveaux capitaux.De tout ce qui précède il ressort que ce mouvement de reprise est réel.Toutefois, pour ne pas être tenté d’exagérer des plus-values enregistrées par les statistiques officielles, il convient de faire remarquer que les indices sont généralement basés sur les valeurs de 1926.Or, depuis cette époque le fardeau fiscal s’est énormément accru.En 1926, la dette de l'Etat fédéral seul représentait $253 par tête; elle était passée à plus de $274 en 1935.Tandis qu’entre 1926 et 1934 les recettes budgétaires tombaient, par tête de 40.52 à $20.95, les dépenses s’élevaient de $37.59 à $42.27.D’autre part, comme d’ailleurs dans la plupart des pays, les ressources individuelles, les fortunes privées, ont subi des réductions considérables.Le rendement des valeurs mobilières est tombé, comme celui des valeurs foncières.L’intérêt sur les dépôts bancaires a été réduit en même temps que des conversions successives abaissaient le revenu des rentiers.Il faut tenir compte de cette situation quand on compare les statistiques actuelles à celles de 1926.Des économies ont été, il est vrai, réalisées dans l'administration, mais il en est beaucoup d’autres encore qui seraient probablement possibles si trop d’intérêts ne s’y opposaient.De toute façon, l’équilibre de la plupart des budgets, fédéraux ou provinciaux, est devenu bien problématique.Dans la nécessité où il se trouve de faire face aux déficits des chemins de fer nationaux et aux charges du chômage (le nombre des personnes vivant de secours directs a beaucoup diminué mais il ne s’en monte pas moins encore à plus d'un million), l'Etat fédéral ne peut qu’accroître encore la dette.Il est vrai qu’en 1935, le montant des recettes budgétaires s’est un peu relevé, mais c’est grâce surtout à de fortes augmentations des taux de l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire au prix d'un effort excessif infligé au contribuable.Dans le troisième trimestre, la production sidérurgique a réalisé une très forte avance pour répondre à l’augmentation qui s’est manifestée dans les besoins des industries lourdes.Le chiffre de 90.952 tonnes de fer et d’acier en septembre 1935 est le plus élevé depuis avril 1931.Il s’explique par le renouvellement de l’outillage industriel et du matériel de chemin de fer.On s’attend à ce que la métallurgie travaille à 60% de son rendement pendant les prochains mois.Par contre, il est regrettable que la construction soit très lente à se remettre en mouvement, et le gain de 30% réalisé pendant les onze premiers mois ne doit pas être surestimé.Il est moins imputable aux initiatives privées qu’aux entreprises des Etats fédéral et provinciaux destinées à rémédier au chômage.Le trafic des chemins de fer a été légèrement plus actif en 1935, en dépuit d’un ralentissement dans le mouvement du grain et d’autres denrées: notamment le bétail, le bois, le charbon et le coke.Pendant les 46 premières semaines, le chargement des wagons est passé de 2,117,000 à 2,145,000.Les compagnies ont ainsi encaissé des recettes brutes de 276,300,000 dollars pendant les onze premiers mois, en augmentation de 3.7% sur la période précédente.Malheureusement, le progrès est moins brillant quant aux bénéfices nets, en raison de l’élévation des frais d’exploitations, particulièrement des salaires exigés par les syndicats ouvriers et qui sont hors de proportion avec ceux de l'industrie privée.Pour la période de douze mois terminée le 31 octobre dernier, la valeur globale du commerce a atteint $1,258,000,000 en augmentation de $100,000,000 sur la même période en 1934.La persistance d’une balance très favorable n’a pas été sans aider au maintien de la valeur du dollar canadien sur le marché des changes.Cette balance s’est élevée pendant la même période à $ 169,000,000.du 1er octobre 34 au 30 septembre 35 les exportations vers le Royaume-Uni sont passées de $261,433,000 à $275,678,000 et les importations en provenance du Royaume-Uni, de $112,644,000 à $ 115,000,000.En même temps les achats du Canada aux Etats-Unis se sont élevés à $307,706,000, et ses ventes dans ce pays, à $254,695,000.; T En résumé, la situation économique dans son ensemble continue à présenter une amélioration sensible, mais l'état des finances publiques demeure peu satisfaisant.H.C.Le qiouvement ascendant du commerce extérieur a donc été remarquable; il ne faut toutefois pas perdre de vue que les chiffres atteints restent encore bien loin en CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 8 Janvier-Février 1936 native canadienne témoigne de l’importance de notre pays à l’égard des Etats-Unis et de l’Empire.La recrudescence d’activité commerciale à laquelle nous assistons, s’accompagne d’une demande croissante des produits canadiens dans l’Empire et la république voisine.Dans les douze mois finissant en novembre dernier, les exportations canadiennes dans l’Empire ont excédé de $25 millions et $ 108 millions respectivement, celles des deux années précédentes.Les exportations aux Etats-Unis ont affiché des gains correspondants de $54 et $ 100 millions.Pour les années finissant en novembre 1933, 1934 et 1935, nos exportations dans le reste de l’univers se sont élevées à $109 millions, $97 millions et $85 millions pectivement, soit une perte nette de $24 millions pour l’intervalle.Ces chiffres indiquent que le Canada ne bénéficie encore d’aucun accroissement du pouvoir d’achat dial, mais profite plutôt de la reprise en cours en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.Il semble donc que notre pays peut se féliciter de ses accords commerciaux avec ses deux meilleurs clients.Bien que l’entente avec les Etats-Unis ne soit en vigueur que depuis quelques jours, si l'on considère le gain de plus de $100 millions sur les deux nées antérieures, nous sommes justifiables d’espérer un accroissement plus prononcé de nos exportations aux Etats-Unis en 1936.La 67ème assemblée annuelle de la Banque Royale du Canada Les affaires au cours des deux dernières années sont de nature à nous rendre plus optimistes, a déclaré M.Morris W.Wilson, président et directeur gérant au cours de son discours prononcé à la 67ième assemblée annuelle de la Banque Royale du Canada."Dans chaque province du Canada", a dit M.Wilson, "la reprise économique a permis de réduire le chômage et a accru le pouvoir d’achat du public en général.Pour les cultivateurs de l’Ouest, ils considèrent qu'il y a pour eux une différence énorme entre le prix de 40 cents et celui de 90 cents pour la vente de leur blé.Bien que l’accumulation de blé dans les entrepôts constitue encore une lourde charge, tout porte à croire que l’univers aura besoin de ce blé durant la prochaine saison qu’à la fin des récoltes, la quantité de blé en entrepôts aura snesiblement diminué.Les fermiers de toutes les parties du Canada ont également bénéficié de l’amélioration des prix des pommes de terre, des fruits et autres produits agricoles, ce qui a constitué réellement un véritable soulagement après les nombreuses difficultés de la crise.Dans les villes , la misère causée par le chômage, a diminué, grâce à l’amélioration enregistrée dans le domaine manufacturier et comme question de fait, depuis quelques mois le chiffre d’affaires des manufacturiers a dépassé celui de l’année 1926.’’ La reprise dans le commerce de l’automobile et les industries connexes, l’industrie chimique et la demande pour les textiles et les chaussures ont aussi fait l’objet de remarques de M.Wilson qui note aussi que l’activité soutenue dans l’industrie minière au cours de la dépression et son expansion en 1934-35 a constitué les éléments de la reprise au Canada.Faisant allusion à la répudiation l’an dernier par une des provinces de contrats à longs termes, M.Wilson dit: "On a allégué l’illégalité pour répudier ces contrats, mais il est important de faire remarquer que contrairement à tous les principes de la justice anglaise, les parties lésées — soit les milliers de personnes et d’institutions qui ont placé des dizaines de millions de dollars dans la construction d’usines destinées à la production de l’énergie électrique livrée en vertu des contrats en question—n’ont pas eu le privilège de s’adresser à la Cour pour faire valoir leurs réclamations.Toutes questions de morale mises à part—et celles-ci ne sont pas sans importance—la politique qui fait répudier des contrats devenus trop onéreux par suite d’un nouvel état de choses, attaque la racine même de notre vie économique et sociale.Presque toutes les importantes relations dans la vie sont basées sur le respect des contrats.Détruisez ce respect et vous avez le chaos.De plus, strictement parlant, la répudiation ne paie pas.Nous avons dans le passé fait de lourds sacrifices pour édifier et maintenir notre crédit à l’étranger.A moins que nous trouvions un moyen quelconque pour effacer cette tache sur notre blason, cet incident souillera de façon permanente le bon renom de notre pays."Notre commerce extérieur, au cours des trois dernières années, s’est fait pour les sept-huitièmes avec l’Empire britannique et les Etats-Unis.Le problème fondamental des relations extérieures du Canada se trouve dans ces deux contrats.Le fait que les deux principaux traités de merce de la présente époque sont grandement dus à l’ini- - res- mon- an- "Je ne me jugerais pas justifiable de clore mes remarques sans appuyer sur les nombreux et graves problèmes auxquels nos avons à faire face.Mais je ne puis, non plus, terminer sur un ton pessimiste.Le peuple canadien a fait face—et je crois sincèrement qu’il a été victorieux à la dépression.En ce moment nous ne devons pas écouter les gens craintifs qui ont été effrayés ou découragés par les expériences des récentes années.La direction ascendante dans les affaires semblerait, maintenant, être définitivement établie.Si nous profitons de notre expérience et continuons à marcher avec la foi que nos pères avaient dans la destinée de ce pays, nous n’avons pas à regarder l’avenir appréhension.De fait, je crois que nous pouvons envisager l’année qui s’avance avec un avec plus grand optimisme qu’il n’a été possible en aucun temps dans les six dernières années.” M.S.G.Dobson, gérant général a parlé du rapport financier comme suit: “Le soixante-sixième rapport annuel et le bilan soumis aujourd’hui reflètent la continuité du retour des affaires qui commença en 1933 et qui a progressé presque sans interruption depuis ce temps.Les totaux pratiquement sous tous les items sont encore plus hauts, indiquant la stable et continuelle croissance des affaires de la Banque."Il y a un an, nous rapportions une augmentation de $50,000,000 dans les dépôts.Cette année, en mesure de rapporter une $50,000,000.“L’actif total durant l’année s’est accru de $42,000,000 et ressort maintenant à $800,919,700, le plus haut point atteint depuis 1931.L’actif promptement réalisable s établit à $423,673,881, soit 58.72% du passif total envers le public."A la dernière assemblée annuelle, j’ai émis l’opinion que nous étions justifiés d’espérer de meilleures conditions des affaires durant 1935.Nos espérances ont peut-être été dépassées.L’avenir est encore favorable et je ne vois pas pour quelle raison nous ne devrions pas commencer l’année 1936 avec un sentiment d’optimisme.” nous sommes autre augmentation de plus de corn- 9 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier-Février 1936 La butte aux Vins, comme 1 ont appelée les Parisiens, déjà si décorative, si pittoresque, si animée, aura un aspect plus plaisant encore et donnera une image encore plus complète des admirables ressources du pays et de nos industries alimentaires.Est-ce un des bienfaits de la crise?Quand les jeunes gens, en des temps peut-être trop faciles, avaient de 1 argent plein les poches, ils allaient au café.Maintenant que les temps sont plus durs et les plaisirs mondains toujours coûteux, ils retournent au grand air et demandent au tourisme, au sport, au camping, des joies moins compliquées.Est-ce à dire que les industries vont chômer ?Non, car pour moins coûteuse qu elle soit, la vie au grand air exige: tentes, canots, pliants, filets, cannes à pêche et accessoires de toutes espèces pour pratiquer les mille jeux dus à l’invention sportive.Aussi les industries spécialisées dans tous font-elles un véritable bond en avant.La Foire Internationale d’Echantillons de Paris est pour l’achteur un album complet de l'industrie et du dont il peut, en quelques jours, feuilleter toutes les Ne nous étonnons pas qu'il y soit aussi assidu que Foire de Paris, 16 mai - 2 juin, 1936 Les magnifiques résultats de la Foire Internationale d’Echantillons de Paris 1935 ont eu leur conséquence logique: dès le 31 octobre, les grandes sections de la prochaine Foire, Alimentation, Ameublement, Bâtiment, .étaient virtuellement au complet pour 1936.Comme chaque année, le Comité d organisation éprouve la même difficulté, qui est de répartir les divers groupements de telle sorte qu’ils puissent accueillir le plus grand nombre possible d'exposants.Car en 1935, plus de cinq cents demandes d emplacement ne purent pas être satisfaites.Ce qui frappe surtout les visiteurs étrangers à la Foire Internationale d’Echantillons de Paris, c est 1 ordre et la méthode qui y régnent.A la Foire de Paris, vaste carte d'échantillonnage offerte aux acheteurs de gros, les objets sons classés par genre d’industrie.Le commerçant qui tient plusieurs articles parcourt successivement les groupes où il peut les trouver.La classification des objets par genre de fabrication lui est familière et il ne s'en trouve nullement incommodé.Les exposants étrangers à la prochaine Foire de Paris seront en nombre au moins égal à celui de 1 année dernière.Huit cents participants appartenant à plus de 30 pays ne sont cependant pas faciles à réunir, pas plus qu’il n’est aisé de déplacer les délégations d'acheteurs qui défilent au Parc de la Porte de Versailles pendant les quinze jours de la Foire.Mais outre que l’attrait de Paris est grand, outre que la Capitale de la France constitue le plus vaste centre d’affaires, la Foire Internationale d'Echantillons de Paris est un pôle de confiance où se réunissent fidèlement tous ceux qui, dans une Europe à demi-paralysée, persistent à vouloir travailler.Les industriels étrangers savent bien qu'on ne rencontre pas que des acheteurs français à la Foire de Paris.On y trouve des commerçants et industriels venus de tous les points du monde.Un industriel d’un pays voisin exprimait récemment sa stupéfaction d'avoir pris à la Foire de Paris au mois de mai 1935, d’importantes commandes pour l’Amérique du Sud et les possessions anglaises, alors qu’il n’avait vu aucun acheteur à l’Exposition de Bruxelles.“—J’ai maintenant compris, disait-il, la différence qui existe entre la Foire Internationale de Paris, vaste marché international, rendez-vous d’affaires pour les acheteurs de toutes les nations et une Exposition Universelle, aussi grande soit-elle, dans laquelle le souci de la présentation, de la construction et de la décoration des Palais prime forcément toute autre considération, puisque l'exposition est conçue bien plus dans un but d’enseignement que dans un but de commerce”.La Confédération Générale de l'Ameublement en France a ouvert entre tous les fabricants de meubles français participant à la FOIRE DE PARIS, un concours "pour l’amélioration de la qualité dans l'industrie du Meuble”.etc .i vv ces articles com- merce pages l’exposant y est fidèle.Les industries d'art ont toujours occupé une place de choix à la Foire de Paris.Cette année, la Céramique, les Bronzes, Fontes d Art.la Coutellerie, 1 Horlogerie, la Bijouterie fantaisie, l’Orfèvrerie, réclament une superficie de 8 000 mètres carrés.Ce sera donc une manifestation imposante, séduisante par sa diversité et d un intérêt indiscutable.Il faut constater le succès que remporte, chaque année, à tous égards, la magnifique section du Jouet à la Foire de Paris, dont les riches vitrines témoignent de l’ingéniosité et de l’esprit d’invention propres à nos inventeurs et à nos artisans.A ce groupe viendra s’adjoindre une exposition de voitures et de meubles d’enfant, nouveauté de la Foire de 1936.La Foire de Paris semble avoir négligé jusqu à présent d’attirer l’attention sur l’importance de la technique dans manifestations.C’est que cette importance allait de soi, découlait directement du nombre et de la qualité de ses exposants.C’est aussi que le Français bricoleur né.quand il n’est pas ingénieur, artisan ou inventeur de génie, ne saurait s’intéresser qu’à une exposition qui satisfasse son âme de technicien.La faveur de la Foire de Paris auprès du public français est donc à elle seule une garantie.C’est cette disposition de l’esprit public en France oui fait que l’affluence de la foule du Parc de la Porte de Versailles n’est pas une badauderie, mais repose sur un intérêt motivé et fait jouer en faveur de la production nationale le puissant levier d’une publicité directe.Treize halls dits de la “Fonderie et de la Mécanioue’’ où figurent à côté de la mécanique proprement dite: Machines-outils, moteurs, transmissions, fonderie, chauffage, hydrothérapie: six halls de l’Electricité, un groupe de l'Acétylène, les sections de la Machine à Coudre, des Industries de la Radio, du Matériel de l'Alimentation, les installations à l’air libre où sont présentées: voitures automobiles, moteurs à tous usages, matériel de blanchisserie, d’entreprise de travaux publics, de culture motorisée, et enfin une cité du Bâtiment véritable encyclopédie de la construction, voilà ce que la Foire de Paris offre aux préoccupations techniques de l’acheteur français, dont elle satisfait chaque année les aspirations, sans épuiser toutefois son attention et sa curiosité.ses Le Comité de la Foire a doté ce concours de prix élevés.Les concurrents pourront présenter soit une salle à manger, soit une chambre à coucher, soit un cabinet de travail.La Section de l'Alimentation, avec ses pavillons luxueux et son SALON DES VINS, est une véritable cité dans la Foire de Paris. 10 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier-Février 1936 Banque Canadienne Nationale SITUATION AU 30 NOVEMBRE 1935 Passif Envers le public: Billets de la Banque en circulation.Dépôts (épargne et comptes courants) Divers.$ 6,486,429.00 112,993,913.91 721,207.96 $ 120,201,550.87 Envers les actionnaires: Capital, réserve, dividendes et profits non répartie 12,372,705.60 $ 132,574,256.47 Actif Argent en caisse et autres disponibilités.Obligations et actions.{comptées au-dessous du cours du marché) Prêts à demande.(sur titres dont les cours présentent une ample marge) Prêts et escomptes et avances aux municipalités.(après provision pour créances douteuses) Immeubles, créances hypothécaires et divers.(comptés au-dessous du coût ou de la valeur) $ 17,670,945.95 53,416,882 14 5,823,124 18 47,081,731.49 8,581,572.71 $ 132,574,256.47 Compte Profits et Pertes Solde créditeur au 30 novembre 1934.Profits de l’exercice finissant le 30 novembre 1935 $ 224,069.97 915,790.39 Total $ 1,139,860.36 Réparti comme suit: Dividendes.Fonds de pension du personnel.’.Provision pour impôts fédéraux et provinciaux Amortissement du mobilier.$ 560,000.00 30.000.00 167.000.00 30.000.00 125.000.00 227,860.36 Versement au Trésorier de la Province de Québec (14, Geo.V, ch.3) Solde créditeur au 30 novembre 1935.$ 1,139,860.36 11 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Janvier-Février 1936 Le Crédit Social Assemblée générale de la Banque Canadienne Nationale Une proposition n’est jamais si absurde qu elle ne puisse séduire ceux à qui l'on promet quelque chose pour rien.Il convient donc d’examiner avec autant de sérieux que le sujet le permet le plan dit de crédit social que M.Aberhart, s’inspirant du major Douglas qui d ailleurs le renie, prétend appliquer dans l’Alberta.Le prédicant de l’opinion publique au La Banque Canadienne Nationale a tenu à son siège social, à Montréal, le mercredi 15 janvier, la 6 lème assemblée générale annuelle de ses actionnaires, sous la présidence de M.Beaudry-Leman, président et administrateur délégué de la Banque.Le rapport du Conseil d’administration pour l'exercice clôturé le 30 novembre 1935, qui a été soumis à l’assemblée par le gérant général, M.Ernest Guimont, accuse une situation saine et solide.Les bénéfices de l’exercice ressortent à $915,790, en regard de $935,823.La diminution des bénéfices s’explique par la contraction des prêts courants et escomptes et la baisse générale du loyer de l’argent.Le poste des dépôts mérite de retenir l’attention, parce qu’il indique un important accroissement des disponibilités du public.Il y a là un pouvoir d'achat considérable dont la mise en mouvement aurait une répercussion favorable sur l’activité économique.Le grand total des dépôts s'élève à $1 12,231,005, soit une augmentation de plus de huit millions depuis un an.Les dépôts du public portant intérêt, c’est-à-dire les dépôts d’épargne, en progression de plus de six millions par rapport à l'an dernier, se chiffrent par $95,132,557.La somme des dépôts ne portant pas intérêt a passé, depuis la clôture de l'exercice antérieur, de $12,991,113 à $15,279,842.L’actif de la Banque Canadienne Nationale s’établit à $132,574,256, contre $127,195,648 au 30 novembre 1934.Les disponibilités ont augmenté d’une année à l’autre, de $12,955,472 à $17,670,945, ce qui porte de 11.31 à 14.78 pour cent le rapport de l’actif liquide au passif envers le public.L’actif rapidement réalisable, en augmentation de plus de dix millions, ressort à $90.322,729.Il est l’équivalent de 75.44% du passif envers le public, à rapprocher de 69.86% en 1934.La forte liquidité de l’actif, qui caractérise la présente situation bancaire, comporte une double signification.Elle indique, d’une part, que les banques ont d’abondantes disponibilités, propres à soutenir une large reprise des affaires; elle fait ressortir, d’autre part, une activité économique trop restreinte pour utiliser les facilités de crédit existantes.Ainsi s’expliquent le fléchissement, depuis un an, des prêts courants et escomptes de la Banque, dont la somme a passé de $38,713,731 à $33,373,517 et l’augmentation de la valeur du portefeuille-placements, qui s’est relevée de $47,918,614 à $53,416,882.M.Beaudry-Leman, président et administrateur délégué de la Banque, a signalé les dangers du capitalisme d’Etat et il a déclaré que, s’il convient de reconnaître à l’Etat un droit de surveillance et de contrôle plus large et plus efficace que celui qui était nécessaire dans une société moins industrialisée, il ne faudrait cependant pas passer d’un excès à l’autre et refuser à tous la liberté sous prétexte que quelques-uns en abusent.Malgré les nombreux et graves problèmes qu’il reste à résoudre dans notre oays et en dépit de la tension politique qui se manifeste en Europe, conclut M.Beaudry Leman, il convient d'envisager avec confiance l'année qui commence.Elle nous réserve sans doute encore bien des soucis et des difficultés, mais les forces naturelles de récupération économique n’en continueront pas moins l'oeuvre lente mais sûre quelles poursuivent depuis plus de deux ans.Calgary préparait depuis deux ans moyen d’auditions radiophoniques hebdomadaires où ses découvertes d’ordre économique et financier alternaient agréablement avec des citations tirées des Ecritures et des hymnes chantées par le choeur du Prophetic Bible Institute, qu’il dirige.Porté au pouvoir par une population avide de toucher le dividende social, il demande cependant, avant de s exécuter, un délai qu'il vient de prolonger de dix-huit à vingt-quatre mois.Il ne peut, affirme-t-il, réaliser son projet d’avoir équilibré le budget et mis fin à 1 orgie de dépenses" à laquelle se sont livrés ses prédécesseurs.Il est bon, en effet, de ménager entre deux orgies une période d’élimination.M.Aberhart a du reste une autre raison de différer l’application de son programme.C’est que ses idées ne sont pas encore définitivement arrêtées.Il a publié au mois de juin un Social Credit Manual résumant sa doctrine; mais, depuis qu’il est premier ministre, il a fait au cours de diverses interviews des déclarations accusant sur plusieurs points capitaux un changement d’orientation.Bien qu’il soit difficile de saisir la pensée arberhartaine dans son dernier état, il est clair que M.Aberhart prétend rétablir la situation en augmentant, à l’aide d’artifices, le pouvoir d'achat du public.Son but ainsi fixé, il ne lui reste plus ou’à trouver le moyen de l’atteindre.Un publiciste de l’Alberta le compare un oeu irrévérencieusement à l’inventeur du procédé pour prévenir les collisions."Lorsque deux trains, exoosait-il.viendront à la rencontre l’un de l’autre, le premier s’élèvera dans les airs et le second passera en dessous.” mandaient comment son train se maintiendrait dans l'at-mosnhère, il réoondait avec simplicité: "Je n’ai pas encore étudié ce détail." Le proohète calgarven en —* vo rv s P.rA rA m VJ N)
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