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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Janvier - Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1938, Collections de BAnQ.

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No.492 JANVIER-FEVRIER 1938 BULLETIN DE LA CHAMBRE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA f i h (f CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l’Industrie le 20 août 1886.EDIFICE NEW B I R K S, MONTREAL Téléphone : HArbour 4049.Adresse Télégraphique : "Gallia Montréal” , Fondée en 1828 BANQUE CANADIENNE NATIONALE L’UNION COMPAGNIE D’ASSURANCES Siège social Place d’Armes, Montréal contre l’Incendie, les Accidents et Risques divers de PARIS (FRANCE) Capital versé et réserve, $12,000,000 Actif, plus de $137,000,000 Actif dépassant $30,000,000 Taux réduits pour vos assurances Incendie, Automobile et Vols Résidentiels Toutes opérations de banque Gestion de portefeuille Placement Opérant dans le monde entier Agents sérieux demandés 530 BUREAUX AU CANADA Filiale parisienne BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France) J.P.A.GAGNON Directeur pour le Canada 465 RUE ST-JEAN MONTREAL 37, rue Caumartin, Paris L’Anglo American Telegraph Co.PRÊTS T | Pour toutes vos communications cablographiques entre le Canada et la France.en vertu du Bureau à Montréal 140 Notre-Dame O.Téléphone MArquette 4241 Affilié à tous les bureaux télégraphiques Canadien National.Bureaux associés en France La Western Union 2 Rue des Italiens, Paris 153 Rue Victor-Hugo Le Havre.Plan d’Améliorations aux Habitations LES PRETS sont remboursables par versements mensuels répartis sur une période ne dépassant pas 3 ans et sont consentis aux propriétaires de maisons responsables, jouissant d'un bon crédit et en mesure de rembourser à même leurs revenus.L’endossement n’est pas requis.GRATIS—On peut se procurer, à toute succursale, une brochurette donnant tous les détails de ce Plan.Demandez-en un exemplaire.I! n’y a en France qu’un seul organe de documentation et d’informations internationales concernant le Bois, toutes ses industries, tous ses dérivés : LA REVUE INDUSTRIELLE DU BOIS LA ET DE L'AMEUBLEMENT BANQUE ROYALE 2 rue Grillon, Paris, IVème.DU CANADA Paraît le 15 de chaque mois.Abonnement: 25 francs par an pour le Canada.PLUS DE 600 SUCCURSALES AU CANADA Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 1 République Française Services Nationaux du tourisme 1196 Carré Phillip MONTREAL Tel.MA 2361 La France Touristique La France Intellectuelle La France Artistique La France Industrielle La France Agricole La France Sportive Pour tous renseignement sur les mille visages de la France, adressez-vous aux Bureaux des SERVICES NATIONAUX DU TOURISME qui mettent à votre disposition leur organisation, leurs prospectus, leurs tarifs d’hôtels.I i Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 BULLETIN de la Chambre de Commerce Française au Canada fCMMAICC Pages Pages Avis à vos membres .Séance Générale Annuelle de la Chambre du 12 janvier 1938 .Rapport du Président sortant pour l’exercice 1937 .Propositions d’affaires .Nécrologie .Nomination de conseiller commercial .En quelques lignes.Déjeuner-causerie .Discours de M.de Dampierre, Ministre de France, au Canadian Club d’Ottawa .Bibliographie .Distinctions Honorifiques .2 COMMERCE.2 63e Assemblée générale Annuelle de la Banque Nationale .La production de fourrures du Canada saison 1935-1936 .69e Assemblée générale annuelle de la Banque Royale du Canada .Balance estimative des paiements internationaux 13 Bulletin Commercial du Canada .Magasins de détail à succursales au Canada, 1936 .Dette publique du Canada .Formes, embauchoirs et crépins en bois, 1936.23 Voitures, traîneaux et pièces de charronnerie, 1936 7 3 11 9 11 13 12 16 17 14 20 22 18 22 22 FRANCE.Foire de Paris, 21-mai-6 juin 1938 .Monthly Economie Indices in France 6 23 15 SEANCE GENERALE ANNUELLE DE LA CHAMBRE DU 12 JANVIER 1938.KB t.A 8 I !i Etaient présents : MM.Henry Lefèvre, président ; H.Dolisie, G.P.Vinant, vice-présidents, M.Louis, M.Nou-gier, H.Lecocq, L.Baisez, M.de Roussy de Sales, R.Faivre, P.Villard, E.Desnoux, F.Ducros, A.Hadamar, A.Tarut, E.-M.Coullenot et Ch.Montestruc, secrétaire.Assistaient à la réunion M.R.Turck, Consul Général de France et M.R.Treuil, Attaché Commercial de France.S'étalent excusés : MM.H.-B.de Passillé et G.Bous- ! i : AVIS A NOS MEMBRES é m ?y 1 ?! A i ; : Nous rappelons à nos membres que leur cotisation est payable au début de l’année.Des traites sont établies pour les sommes souscrites et elles seront présentées incessamment à ceux de nos membres restés débiteurs de leur cotisation : nous les prions de bien vouloir y réserver bon accueil.8 ?F sion.;| A M.le président souhaite la bienvenue à M.Treuil, qui assiste pour la première fois à nos séances et l'assure de la collaboration entière de notre Chambre.Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 15 décembre, qui est adopté.M.Lefèvre propose de nommer M.Robert de Dam-pierre, Ministre de France à Ottawa, président d'honneur, M.Raymond Treuil, Attaché commercial de France, vice-président d'honneur et M.Henri de Clerval, membre d'honneur.Ces nominations sont acceptées à F unanimité.Le secrétaire communique les statistiques : Lettres reçues depuis le 15 décembre : 96.Lettre expédiées : 265.Le secrétaire donne lecture des lettres reçues et recueille les avis des membres sur ce sujet.y i I ; : y R i i i y i g 1 y ?R i y I M B èmiKmmmîCFmmsmmmmimÊmmmamMmmMmmmmmÆ, Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 3 approché.Nous voici donc rassurés quant à l'avenir de nos relations avec l'Attaché Commercial de France.Nous savons maintenant qu'elles continueront d'être avec M.Treuil comme avec M.de Clerval, aussi cordiales que possible.Nous en sommes heureux, et nous profitons de cette occasion pour dire à M.Treuil que d'ores et déjà notre plus entière collaboration lui est assurée en toutes circonstances.La situation du commerce franco-canadien : Passons maintenant rapidement en revue la situation actuelle du commerce franco-canadien.Vue dans son ensemble, l'année 1937 a été au Canada une année prospère, bien qu'un ralentissement très net dans la production industrielle comme dans le commerce se soit fait sentir dans les derniers mois.Il est probable cependant que ce ralentissement des derniers mois n'est qu'un phénomène passager, et qu'il n'y a pas lieu de corriger de façon radicale la note générale d'optimisme qui a régné au Canada pendant la plus grande partie de Tannée.Pour fixer un peu les idées au sujet de la reprise des affaires, citons pour illustrer la situation intérieure les chiffres du revenu brut des chemins de fer canadiens, et pour illustrer la situation extérieure ceux des importations et des exportations : Revenu brut des chemins de fer canadiens pendant les 11 mois finissant au 30 novembre Rapport du Président sortant pour l’exercice 1937 Monsieur le Consul Général, Monsieur l'Attaché Commercial, Messieurs, L'année 1937, contrairement aux années précédentes, n'a été marquée, ni par un cinquantenaire, ni par l'organisation d'une exposition française au Canada.Elle a été essentiellement une année normale, caractérisée par une parfaite harmonie dans notre association, harmonie que n'ont pas ébranlée des difficultés budgétaires un peu plus grandes que pendant les années immédiatement précédentes.Au cours de l'année nous avons vu partir du Canada M.Raymond Brugère, alors Ministre Plénipotentiaire de France à Ottawa.Nous n'oublierons pas que M.Brugère s'intéressait vivement à notre Chambre et nous donna lors de la célébration de notre cinquantenaire des preuves tangibles de son intérêt.Nous avons tout lieu d'espérer que les mêmes excellentes relations seront entretenues avec le successeur de M.Brugère.M.de Dampierre, Ministre Plénipotentiaire de France au Canada, a bien voulu déjà manifester l'intérêt qu'il nous porte en acceptant d'être Président d Honneur de notre Chambre.Nous l'en remercions et l'assurons à notre tour de notre grand désir de coopération.Nous ferons tout ce qu'il sera en notre pouvoir de faire pour lui rendre assistance dans l'accomplissement de sa mission.En particulier, si nous pouvons lui être de quelque utilité lors du renouvellement de l'accord commercial franco-canadien, nos services lui sont acquis à l'avance.Il devait être notre sort en 1937 d'apprendre une pénible nouvelle.Atteint par l'inexorable limite d'âge, M.Henri de Clerval devait au 31 décembre passer à un 1937 1936 1935 $132,823,323 $126,309,560 $118,097,638 182,177,183 169,386,264 158,170,620 C.P.R.C.N.R $315,000,506 $295,695,824 $276,268,258 Commerce extérieur du Canada pendant les 12 mois finissant au 30 novembre 1937 1936 successeur les fonctions d'Attaché Commercial de France qu'il remplissait si brillamment depuis 20 ans.Pendant ces longues années M.de Clerval ne devait se faire que des amis.Il devait assurer la popularité du poste où il avait fait figure de pionnier, et qui devenait grâce à lui l'un des plus importants des services français au Canada, non seulement en titre, mais en fait.Pendant 20 ans la plus parfaite harmonie a régné entre les services de l'Attaché Commercial de France et notre Chambre.Aux heures de joie comme aux heures difficiles, M.de Clerval nous a prodigué le secours de son expérience, de appui, de son inaliénable foi dans l'avenir des entreprises françaises au Canada.En le nommant tout à l'heure Membre d'Honneur de notre compagnie, vous avez bien voulu rendre hommage à ses qualités d'esprit.Pour rendre hommage à ses qualités de coeur, je ne sais lui dire qu'une chose, c'est qu'il restera toujours, à tous notre ami.En particulier, ceux d'entre — qui comptons encore ici parmi les plus jeunes, et qui sommes arrivés au Canada alors que M.de Clerval était déjà solidement établi comme Attaché Commercial -— se rappelleront toujours avec reconnaissance le chaleureux accueil qu'ils trouvèrent auprès de lui lors de leur arrivée.Le regret que nous éprouvons du départ de M.de Clerval ne nous empêche cependant pas de souhaiter la plus sincère bienvenue à son successeur, M.Raymond Treuil.M.Treuil me permettra de lui dire que non seulement il nous arrive avec une réputation solide et enviable, mais que pendant son court séjour parmi nous il a déjà su s attirer la sympathie de tous ceux qui l’ont Importations : .Exportations : Canadiennes Etrangères : $ 808,796,348 $ 620,763,532 1,120,117,191 15,295,987 994,230 338 13,509,453 $1,944,209,526 $1,628,503,323 On voit donc que non seulement les exportations canadiennes se sont développées de façon satisfaisante pendant 1937, mais qu aussi les importations ont augmenté dans une proportion considérable.Il n'en est que plus regrettable de constater que le commerce franco-canadien ne suit pas cette progression.La balance commerciale franco-canadienne continue d'être de façon écrasante en faveur du Canada.A la veille des discussions concernant le renouvellement de l'accord commercial franco-canadien, il est important d'être conscient de cette situation.Nous nous hâtons de dire que si les exportations françaises vers le Canada ne sont pas plus importantes qu'elles le sont, il n'y a là aucune mauvaise volonté de la part du Canada.C'est vers mêmes, vers la France que le remède doit être trouvé, et nous ne pouvons que faire confiance au gouvernement français pour guider les destinées de notre pays au mieux de ses intérêts complexes.Nous continuons de penser en tous cas que pour voir les exportations françaises vers le Canada revenir à un chiffre comparable à celui d'il y a dix ans, il faut nous orienter vers des débouchés nouveaux.Il y aurait lieu peut-être de concevoir dans certaines branches de notre industrie une représentation commerciale au Cana- son et c'est nous mon cas nous- Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 4 Nougier et Besnard, ont fait partie du Comité canadien de Propagande pour l'Exposition de Paris de 1937.Nous avons d'autre part donné par notre Bulletin toute la publicité que nous pouvions à cette Exposition, et nous nous sommes intéressés à la publicité quelle recevait dans la presse canadienne.Nous avons fait des démarches auprès des autorités compétentes en vue de l'émission en France de programmes radiodiffusés sur ondes courtes qui puissent être reçus aux postes d'écoute canadiens.Votre président sortant a collaboré avec les présidents des autres sociétés françaises de Montréal pour envoyer à M.le Ministre des Affaires Etrangères une lettre collective appelant son attention sur la situation des Français de l'Etranger.Des copies de cette lettre ont été envoyées entre autres aux différentes Chambres de Commerce françaises à l'étranger.Les nombreuses réponses que nous avons reçues montrent clairement l'intérêt qui s'attache à cette question.Pour citer les statistiques d'usage, nous avons publié 6 Bulletins, reçu 756 lettres, envoyé 2076 lettres et circulaires.da mieux adaptée aux conditions locales, et représentant plutôt des groupements industriels que des entreprises particulières.Nous sommes d'ailleurs prêts, en collaboration avec les services de M.l'Attaché Commercial, à faire des études d'ordre général dans ce sens.Comme cependant nous ne sommes riches ni de temps, ni de moyens, nous ne pourrions guère entreprendre de pareilles études qu'avec la participation active de groupements français qui soient directement intéressés.Enfin, puisque nous avons fait mention de l'accord commercial franco-canadien, il n'est peut-être pas inutile de mentionner que les concessions qui peuvent être faites par la France n'ont pas toutes la même valeur au point de vue canadien.Par exemple, des achats de nickel n'intéressent qu'un seul producteur et n'ont qu'une valeur strictement économique.Par contre des achats de blé ou de pommes de terre intéressent un grand nombre de petits producteurs, et ont en plus de leur valeur économique une valeur politique très nette pour le gouvernement canadien.En faisant au Canada des concessions dans cet ordre de produits, il devrait être possible à la France d'obtenir par ailleurs des avantages intéressants.Nous sommes certains que les personnes chargées de négocier l'accord au nom de la France seront averties de ces possibilités et sauront en tirer tout le profit possible.Le travail de la Chambre en 1937.Rappelons brièvement maintenant quelques-unes de nos activités pendent 1937.Dans le courant de l'année nous avons donné trois réceptions, une pour M.Brugère, Ministre de France, une pour les aviateurs français de passage, MM.Défrayât, Drolet et Drouillet, et une pour M.de Clerval.Ces réceptions nous ont permis de réunir, non seulement nos membres actifs et adhérents, mais aussi quelques personnalités étrangères a la Chambre, et d'en faire des manifestations de sympathie franco-canadienne, ce qui est dans l'esprit des remarques que nous faisions il y a un an sur le rôle de notre Chambre comme organisme de propagande française.A la demande de M.Brugère nous avons réuni en comité spécial ceux des membres de notre Chambre directement intéressés à la diffusion du livre français au Canada.Nous avons préparé un rapport sur cette question que nous avons fait parvenir à M.le Ministre de France.Nos efforts à ce sujet n'ont peut-être pas été vains puisque la subvention accordée par le gouvernement français à l'Alliance Française de Montréal pour organiser des causeries sur le livre français aux postes canadiens de radiodiffusion est un peu dans le sens que nous préconisions.Nous désirons ajouter que nous avons offert notre collaboration à l'Alliance Française pour donner à ces causeries toute la publicité possible dans la mesure de nos moyens, comme aussi pour essayer de leur donner la suite logique quelles comportent : la vente de livres français au Canada.Nous avons continué nos déjeuners-causeries au Club Mount Stephen.Nous avons eu comme hôtes d'honneur tour à tour le Dr Etienne Sorrel, chirurgien-en-chef de l'Hôpital Trousseau, le R.P.Bellouard, prédicateur du carême à Notre-Dame, l'honorable juge A.Monet, M.Bernard Colas, délégué général à l'exportation du Byrrh, le capitaine de frégate Emmanuelli, commandant de l'aviso Ville d'Ys.Plusieurs des membres de notre Chambre, y compris votre président sortant et vos anciens présidents MM.Enfin, nous ne saurions terminer cette revue de nos activités en 1937 sans mentionner notre section de Toronto.Sous la direction de leur président, M.Lestocart, et de leur secrétaire, M.Phené, nos camarades de Toronto ont continué avec succès leur oeuvre de propagande française dans la métropole ontarienne.Ils ont eux aussi donné leur pleine collaboration au Comité canadien de l'Exposition.La situation à date.Au 31 décembre 1937 la Chambre comptait 49 membres actifs, dont 43 à Montréal et 6 à Toronto, et 279 membres adhérents, après avoir enregistré au cours de l’année d'une part la démission d'un membre actif et de 10 membres adhérents, d'autre part l'adhésion de 2 membres actifs et de 5 membres adhérents nouveaux.Contrairement à ce qui s'était passé en 1936, la situation du change résultant de la dévaluation du franc a réagi sur notre situation financière de façon défavorable.Nous voici presque revenus à la situation financière du 31 décembre 1935.Bien qu'en 1937 nous ayons réduit nos dépenses de quelque 250 dollars par rapport à 1936, cette réduction a été tout à fait insuffisante pour compenser une réduction dans nos recettes de près de 1500 dollars.Nous sommes reconnaissants au gouvernement français de l'effort qu'il a fait pour nous accorder en 1937, en dépit des difficultés financières considérables auxquelles il doit faire face, la même subvention en francs qu'il nous avait accordée en 1936.Malheureusement, cette même somme représentait en 1937 plusieurs centaines de dollars de moins qu'en 1936.De même les revenus que nous tirons des cotisations de nos membres adhérents résidant en France se sont trouvés réduits de plus de 500 dollars.Bien que notre situation financière ne soit pas encore inquiétante elle est néanmoins suffisamment sérieuse pour retenir notre attention.Nous prévoyons en effet pour 1938 un très fort excès de dépenses sur les recettes.Nous n'entrevoyons aucun moyen de couvrir ce déficit prévu autre que la subvention qu'encore une fois nous espérons recevoir de M.le Ministre du Commerce.En admettant que cette subvention soit la même qu'en 1937, et que le taux du change reste voisin de ce qu'il est actuellement, il nous reste encore un gros déficit probable Nous nous permettons de porter cette situation à la bien- Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 5 veillante attention de M.le Ministre du Commerce, espérant qu'il voudra bien faire pour nous aider le maximum de ce qu'il lui sera possible de faire.Conclusion : Ce rapport ne serait pas complet si nous n'en prenions occasion pour adresser nos remerciements à tous ceux qui pendant 1937 nous ont, soit soutenu de leur enthousiasme, soit apporté le concours de leurs encouragements, de leurs conseils et de leurs deniers.Nous avons il y a quelques instants assuré de notre dévouement M.de Dampierre, Ministre Plénipotentiaire de France au Canada.Nous voudrions maintenant dire quelques mots à l'adresse de M.René Turck, Consul Général de France à Montréal.Au cours de l'année qui vient de s'écouler, nous avons eu le regret d'apprendre que M.Turck devait bientôt, lui aussi, nous quitter.En d'autres circonstances j'ai déjà eu l'occasion de dire à M.Turck combien nous regretterons son départ.Je ne puis que lui répéter ici au nom de la Chambre de Commerce ce que je lui ai dit ailleurs au nom de la colonie française.M.Turck, lui aussi, a été intimement mêlé à la célébration de notre cinquantenaire.Nous lui saurons toujours gré de ce qu'il fit pour nous à ce moment-là, et aussi de tout ce qu'il a fait pour nous depuis.Entre autres choses, les réceptions que nous avons données ont toutes été tenues en partie dans les locaux du Consulat Général de France.Nous remercions sincèrement M.Turck de son aimable empressement à mettre ses bureaux à notre disposition.La possibilité d'utiliser ceux-ci a été pour nous une aide précieuse.Ce n'est pas seulement auorès de M.Turck, mais de tout le personnel du Consulat Général de France que nous sommes assurés du plus sympathique accueil.C'est donc à tout ce personnel que vont nos remerciements.Deux des collaborateurs imédiats de M.Turck, MM.Bougea-rel et Charles, nous ont quittés au cours de l'année pour orendre de nouveaux postes.Nous croyons savoir que M.Priestley doit lui aussi partir bientôt.Nous allons nous trouver quelque peu dépaysés au Consulat Général de France, mais en tous cas à tous nous souhaitons bonne chance dans leurs nouveaux postes.Nous avons déjà fait nos adieux à M.de Clerval et souhaité la bienvenue à M.Treuil.Nous ne voudrions pas oublier d'exprimer notre aratitude à MM.Chariots et de Roussy, aui l'un comme l'autre ne marchandent ni leur temps ni leur peine lorsqu'il s'agit de notre Chambre.Plus que jamais en cette année de difficultés budgétaires nous devons remercier ceux qui nous ont apporté leur aide financière: aue nos annonceurs et notamment la Compagnie Générale Transatlantique veuillent bien trouver ici l'expression de notre aratitude.Nos elements sont également acquis à la presse montréalaise et à ses représentants, avec lesquels nous avons maintenu d'excellentes relations, et aui mettent la meilleure volonté du monde à nous offrir l'hospitalité de leurs colonnes.~ - Enfin, je voudrais avant de me retirer adresser quelques remerciements personnels : d'abord à votre Secrétariat : à M.Montestruc.dont vous connaissez l'inlassable dévouement à notre Chambre; à Mlle Thérèse Ecrément et à Mlle Jeanne Ecrément; à tout le bureau de la Cham-br aussi, sans l'appui et la collaboration duquel il serait impossible de mener à bonne fin les destinées de notre compagnie; à tous les membres enfin, qui par leur pré- sence tant aux réunions régulières qu'aux diverses manifestations ont démontré la vitalité de notre organisation.A tous, Messieurs, je souhaite joie et prospérité pour 1938.Henry LEFEVRE.M.Turck, Consul Général, félicite M.Lefèvre pour le rapport qu'il vient de lire.Comme les précédents ce rapport contient des idées générales en même temps que des points de vue pratiques très remarquables.M.Turck veut tout d'abord saluer la présence de M.Treuil qui a pris son poste d'Attaché Commercial, précédé d'une réputation de grand talent et des fonctions, importantes déjà occupées.Dès son arrivée il a conquis les sympathies par sa simplicité de manières et sa curiosité à connaître les domaines dans lesquels il devait opérer.M.Treuil peut être assuré qu'il trouvera tant au Consulat qu'à la Chambre de Commerce tout le concours possible.M.Turck veut ensuite dire ce qu'il pense de notre président.Il loue ses idées générales mais aussi la suite dans ses idées qui sont les qualités d'un bon administrateur.Il et calme, habile et jeune, en un mot très sympathique.Et M.Turck ajoute : "Il me fait plaisir de rappeler qu'il existe une parfaite entente entre la Chambre de Commerce et le Consulat et vous serez encore dans l'avenir, chez-nous comme chez-vous." M.Raymond Treuil, Attaché Commercial de France, prend ensuite la parole : "Je tiens à vous remercier de votre accueil si bienveillant à mon arrivée à Montréal, ce fut beaucoup mieux que je n'attendais.Déjà à Paris j avais pris contact avec vous en rencontrant M.Vinant, votre vice-président.Iici, je trouve M.Lefèvre, rade de collège que j'avais perdu de vue.Les qualités de précision dans les idées, de volonté et même d'une certaine opiniâtreté à soutenir ses décisions dont il faisait preuve au collège, se sont développées pour faire de lui une personnalité remarquable.Je voudrais aussi vous parler de M.de Clerval, que je ne connaissais pas avant de venir à Montréal.Sans doute en France il avait la réputation d'un bon Attaché Commercial mais il faut l'avoir vu ici pour apprécier ses qualités rares et à un degré extraordinaire de bonté, de bienveillance pour ceux qui l'entourent et par-dessus tout une admirable pureté de sentiments.Dans les bureaux de M.de Clerval j'ai trouvé une vaste documentation non seulement sur le Canada, ce qui est normal, vu ses fonctions, mais même sur la France, documentation qu'on ne pouvait obtenir que difficilement au Ministère, à Paris.Dans son rapport M.le Président nous a parlé des négociations en vue d aboutir à une entente commerciale entre la France et le Canada avant le 31 mars 1938.Il est possible que cette date ne tienne pas devant les pourparlers qui ont lieu entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.D'après la clause de la nation la plus favorisée plusieurs des avantages conclus, peuvent nous être automatiquement accordés.Il convient donc d'attendre que cette entente Angleterre-Etats-Unis soit conclue, avant d'entamer des négociations.D'après le rapport du Président vous prévoyez un déficit pour l'exercice 1938.Je signalerai ce fait au Mi- un cama- remer- Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 Foire de Paris — 21 mai -6 juin nistère du Commerce et ferai tout èn mon possible pour que la subvention de cette année tienne compte de la perte résultant de la baisse du change.M.le Consul Général et M.l'Attaché Commercial se retirent ensuite.1938 23, rue Notre-Dame des Victoires, Paris.Comme chaque année, la Porte de Versailles sera, du 21 mai au 6 juin, le théâtre de la lutte engagée par les producteurs français pour faire face aux difficultés qui, de tous côtés, les assaillent.Les exposants de la Foire de Paris, au nombre de plus de 8,000, viennent de renouveler l'assurance qu'ils persistent à tenir et qu'ils sont prêts à continuer dans le cadre de la grande manifestation commerciale et industrielle française, l'effort de propagande que l'Exposition des Arts et Techniques a si heureusement commencée.Les résultats de la balance commerciale montrent que tous les producteurs français doivent fournir un effort considérable pour arriver d'une part à développer le commerce de l'exportation et, d’autre part, à fournir à la consommation française, la plus grande partie possible de ce quelle a été chercher hors des frontières dans le courant de 1937.C'est dans une manifestation comme la Foire de Paris que les résolutions propres à équilibrer le marché peuvent être prises par l'accord des producteurs et des acheteurs, en tenant compte des bases pratiques de l'offre et de la demande.La Foire de Paris sera donc en 1938, plus encore que par le passé, lourde de conséquences économiques.Sur proposition de M.E.Desnoux, secondé par M.Hadamar le rapport du Président est accepté à 1 unanimité.M.Lefèvre cède la présidence à M.Tarut, doyen de la Chambre, pour procéder aux élections du Conseil d'Administration.En prenant le fauteuil, M.Tarut prononce les paroles suivantes : Messieurs, le rôle d'un président d'une assemblée, un jour d'élection est d'être impartial et de ne faire l'éloge d'aucun candidat.Mais aujourd'hui je sens que sommes tous d’accord et vous me permettrez donc de faire une infraction à la règle.Oui, nous sommes tous d'accord, j en suis sûr, pour reconnaître que le prestige de notre Chambre de Commerce et l'étroite union de ses membres n'ont jamais été surpassés.Si dans un large mesure nous le devons à la collaboration intime de nous tous, nous le devons surtout à Henry Lefèvre, notre président, travailleur infatigable, dont la personnalité, le tact, les relations professionnelles, le contact étroit qu'il garde avec toutes les sociétés françaises lui ont acquis l'estime et l'affection de tous.nous Messieurs, c'est sur lui de nouveau que vous allez porter vos suffrages, comme le plus digne de présider aux destinées de la Chambre de Commerce Française pendant l'année 1938.Qu'il me soit permis tout en regrettant infiniment la retraite sur sa demande expresse, de M.Dolisie, directeur de l'Air Liquide, un de nos membres les plus travailleurs et les plus sympathiques, de saluer avec satisfaction la candidature à la vice-présidence de M.R.Faivre, directeur de la Cie Générale Transatlantique au Canada, directeur du Service National du Tourisme de France au Canada, qui en peu d'années a su se créer une place de tout premier rang parmi nous.Messieurs, la tâche de votre doyen est facile aujourd'hui il vous en remercie et nous allons procéder aux élections.Du nouveau dans l'Ameublement Il semble difficile qu'en pleine crise, la section de l'Ameublement de la Foire de Paris, qui constitue on le sait, la plus belle collection de meubles qui soit rassemblée en Europe et qui est déjà si riche et si complète, présente une nouveauté.Or, cette année, cette merveilleuse exposition sera complétée par la présentation des accessoires de l'Ameublement, tissus, tentures, marbrerie d'intérieur, etc.Dans ce domaine, comme dans tous les autres, en poursuivant leur objectif qui est de donner une représentation de chaque industrie, les groupements d'exposants obtiennent des résultats importants.Ne faudrait-il pas d'ailleurs considérer comme accessoires d'ameublement, cette section d'objets d'art, toute voisine, véritable fleuron de la Foire et qui, cette année encore, aussi fournie et aussi abondante fera T admiration des visiteurs.L'Alimentation en progrès On signale aussi que la Foire de Paris comportera en 1938, un quartier de l'Alimentation de plus en plus magnifique.Les pavillons luxueux édifiés par les grandes firmes et qui font des rues de ce quartier, des allées véritablement Ibériques, vont encore se multiplier.Quant au Salon ds Vins, il faut réaliser un véritable tour de force pour placer tous les exposants dans un emplacement qui, d'année en année, s'avère trop petit.Arts et Techniques Progrès notables dans la Mécanique dont la section sera en 1938, une des plus belles qu'on ait jamais vues à la Foire de Paris.Progrès notables également dans le matériel des Travaux Publics pour lequel l'emplacement prévu est déjà entièrement distribué.M.Louis secondé par M.Nougier demande l'inscription de ces paroles au procès-verbal.Adopté à l'unanimité.Le président déclare le scrutin ouvert et le Conseil d'administration pour 1938 est ainsi constitué : Président : M.Henry Lefèvre.Vice-présidents : MM.G.P.Vinant et Richard Faivre.Secrétaire : M.C.Montestruc.Secrétaire-adjoint : M.F.Ducros.Conseillers : MM.P.M.d'Allemagne, E.Desnoux, H.Dolisie, H.Lecocq, M.Louis, M.Nougier, H.B.de Passillé et A.Tarut.Conseil d'arbitrage : MM.L.Baisez, R.Bertrand, G.Boussion, A.Hadamar, J.P.Kempf, M.Pasquin, M.Payen, R.de Roumefort, M.de Roussy de Sales et P.Villcrrd.Auditeurs pour 1938 : MM.Baisez et Hadamar.La séance est levée à 5 heures et 45 minutes. Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 7 Dès les premiers jours de février, la répartition des stands de la Foire sera entièrement terminée et il sera possible de poursuivre l'analyse si intéressante de chaque groupe qui correspond à un effort de production et une source de travail si considérables.Dès maintenant, on peut affirmer qu'au mois de mai prochain, la Foire de Paris ne le cédera à de ses devancières et l'on sait combien il y en eut de brillantes.En lisant ce bulletin d'activité, on ne peut s'empêcher de songer que la Foire de Paris correspond à la définition désormais fameuse : "les affaires se traitent à la Foire de Paris''.Les slogans ont parfois du bon.Ils cristallisent et vulgarisent les idées.Ils donnent fiance.C'est sous le signe de la confiance qu'on travaillera au mois de mai 1938 à la Porte de Versailles.ce poste n'ait guère varié d'une année à l'autre, le rapport de l'actif immédiatement réalisable au passif envers le public a été ramené de 65.57 à 60.38 pour 100, à cause de l'accroissement des besoins de crédit commercial.Les prêts courants et escomptes de la Banque, dont la somme est de $45,263,789, ont augmenté au cours de l'année de $10,756.648, ou de 31%, tandis que le portefeuille-titres passait de $56,297,023 à $53,624,146.aucune L'augmentation des prêts courants de la Banque, a fait observer M.Charles St-Pierre, "montre que nous apportons la plus grande attention aux besoins d'une clientèle commerciale de plus en plus nombreuse.Elle prouve en outre que le reproche que l'on fait parfois aux banques de ne pas toujours aider suffisamment l'agriculture, le commerce et l'industrie est loin d'être fondé.Qu'on me permette, en cette circonstance, de suggérer actionnaires, qui sont les propriétaires de la Banque, si qu'aux déposants, qui en sont les principaux créanciers, de ne jamais laisser échapper l'occasion de réfuter les critiques injustifiées dont les banques et notre régime bancaire lui-même sont trop souvent l'objet.Je les prierais aussi de rappeler, au besoin, que si les banques existent et se développent, c'est parce quelles possèdent et méritent la confiance du public, qui bénéficie tout le mier de leur situation solide et de leur progrès".can- aux ain- 63èmeAssemblée générale annuelle de la Banque Canadienne Nationale pre- L actif s établit à $147,816,293, soit le chiffre le plus élevé qu'il ait atteint depuis 1931.— Les prêts courants et escomptes accusent une progression de 31%.— Les dépôts, en augmentation de $8,906,727, forment somme de $126,996,682.M.Beaudry Leman a fait une revue de la situation générale, au cours de laquelle il a déclaré que "les lourds impôts qui pèsent sur les société industrielles, commerciales et financières et sur les particuliers mêmes entravent de deux façons le progrès économique du pays.D'une part, ils accroissent les prix de revient et les frais généraux de toutes les entreprises, une eux- La Banque Canadienne Nationale a tenu à son siège ce qui revient à dire qu'ils élèvent le coût de la vie; d'autre part, ils diminuent le pouvoir d'achat et de placement du public.Les impôts de toute nature n'absorbent moins de 16% du revenu national du Canada.Il est que cette proportion est encore plus forte dans d'autres pays: elle atteint, par exemple, 19% aux Etats-Unis, 23 % en Angleterre et 28% en France.Il faut cependant tenir compte de la situation particulière de chaque pays.L'Angleterre, la France et les Etats-Unis possèdent des capitaux plus que suffisants pour le développement de leurs ressources.Les Etats-Unis ont réussi, depuis le début du siècle, à substituer leurs social, à Montréal, le samedi 8 janvier, la 63ème assemblée générale annuelle de ses actionnaires, sous la présidence de M.Beaudry Leman, président et administrateur délégué de la Banque.Le rapport du Conseil d'administration pour l'exercice clôturé le 30 novembre 1937, qui a été soumis à l'assemblée par le gérant général, M.Charles St-Pierre, révèle des progrès très satisfaisants.Les bénéfices de l'exercice ressortent à $983,775, en regard de $962,246 l'année précédente.Après déduction d'une provision de $159,546 pour les impôts fédéraux et provinciaux et d'une contribution de $50,000 au fonds de pension du personnel, les bénéfices nets s'établissent à $774,228, à comparer avec $727,935 en 1936.Ces bénéfices ont été répartis comme suit : dividende, $560,000, amortissement des immeubles et du mobilier, $85.000; versement au Trésorier de la Province de Québec $125,000.Le compte profits et pertes présente un solde créditeur de $235,024.Les dépôts, en augmentation de $8,906,727 depuis un an, forment une somme de $126,996,682.Les dépôts d'épargne, qui se sont accrus de plus de cinq millions et demi, atteignent $104,311,573.L'actif de la Banque s'élève à $147,816,293, soit le plus fort total qu'il ait touché depuis 1931.Les disponibilités de caisse, dont la somme est supérieure de $1,863,- pas vrai propres capitaux aux capitaux étrangers auxquels ils avaient dû d'abord faire appel, afin de mettre en valeur et d'outiller ce vaste pays.Il n'en va pas de même au.Canada.Malgré la quable augmentation de nos capitaux de placement depuis une vingtaine d'années, nous sommes encore, dans une large mesure, tributaires des capitaux étrangers, et la part importante que prélève le fisc sur le revenu national retarde, dans notre pays, l'évolution s'est accomplie aux Etats-Unis".remar- qui Les actionnaires, après avoir adopté une motion de félicitations à l'adresse des administrateurs et du personnel de la Banque, ont réélu le Conseil d'administration, composé comme suit : M.le sénateur J.-M.Wilson, président du Conseil, M.Beaudry Leman, président et administrateur délégué de la Banque; sir George Carneau et M.Ch.Laurendeau, c.r., vice-présidents ; M.le sénateur C.-P.Beaubien, MM.Armand Chaput, Auguste Désilets, c.r., et C.-E.Gravel, M.le sénateur D.-O.L'Espérance, l'hon.Jacob Nicol et M.Léo G.Ryan.566 aux chiffres de l'exercice précédent, se chiffrent par $20,724,253, ce qui est l'équivalent de 15.38% du passif envers le public.L'actif rapidement réalisable ressort à $81,377,383, en regard de $81,312,293 en 1936.Bien que Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 Banque Canadienne Nationale SITUATION AU 30 NOVEMBRE 1937 Passif Envers le public: Billets de la Banque en circulation Dépôts.Divers.$ 5,418,864.00 129,160,751.27 858,286.41 $135,437,901.68 Envers les actionnaires : Capital, réserve, dividendes et profits 12,378,391.45 répartis non $147,816,293.13 Actif $ 20,724,253.37 53,624,145.79 Disponibilités de caisse.Obligations et actions.(comptées au-dessous du cours du marché) Prêts à demande.(sur titres dont les cours présentent une Prêts et escomptes et avances aux gouvernements provinciaux et municipalités.(après provision pour créances douteuses) Immeubles, créances hypothécaires et divers.(comptés au-dessous du coût ou de la Valeur') 7.028.983.98 ample marge) aux 57,542,767.65 8,896,142.34 $147,816,293.13 Compte Profits et Pertes 230,796.10 Solde créditeur au 30 novembre 1936.Profits de l’exercice finissant le 30 novembre 1937.A déduire: Provision pour impôts fédéraux et provinciaux.Fonds de pension du personnel.$ 983,775.02 $159,546.93 50,000.00 209,546.93 774.228.09 Total.$ 1,005,024.19 Réparti comme suit: $ 560,000.00 85,000.00 125,000.00 235,024.19 Dividendes.Amortissement des immeubles et du mobilier.Trésorier de la Province de Québec (14 Georges V, ch.3) Solde créditeur au 30 novembre 1937.$ 1,005,024.19 Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 9 La production de fourrures du Canada Saison 1935-1936 La valeur de la production de pelleteries brutes du Canada, les douze mois terminés le 30 juin 1936, est de $15,464,883.Ce total comprend les pelleteries des animaux pris par les trappeurs et les pelleteries vendues par les fermes à fourrure, ces dernières représentant environ 40 p.c.de la valeur globale.Le principal item de production est le renard argenté, provenant presque entièrement des fermes à fourrure.L nombre de pelleteries de renards argentés, la saison sous revue, se chiffre à 185,257, d'une valeur de $6,108,194.Le rat musqué occupe le second rang, avec $2,148,605; et le vison, le troisième avec $1,701,577.L'élevage du vison a fait de rapides progrès ces dernières années et les fermes fournissent maintenant environ 20 p.c.de la production totale de ces pelleteries.Comparativement à la saison précédente, des augmentations dans les prix moyens sont données pour toutes les espèces, excepté le renard bleu, le renard rouge, le renard argenté et le carcajou, pour lesquels des prix plus bas sont enregistrés.Parmi les principales espèces, mentionnons le renard argenté, qui tombe de $36.06 à $32,97, tandis que le rat musqué passe de 90 cents à $1.32; et le vison, de $8.41 à $11.03.Le nombre total de pelleteries de toutes espèces produites la saison 1935-1936 s'établit à 4,596,713, contre 4,926,413 la saison précédente.Cette diminution est dans la région abondamment peuplée d(animaux à fourrures située au nord du lac Supérieur.En 1670, la charte des “Aventuriers d'Angleterre faisant le commerce de la baie d'Hudson'' fut obtenue par le prince Rupert, qui devint le premier gouverneur de la compagnie (d'où le nom de “Terre de Rupert'').La guerre de Sept-Ans fit perdre aux Français le commerce des fourrures qu'ils pratiquaient par le sud et, jusqu'en 1771, les Anglais furent occupés à redécouvrir les anciennes routes qu'avaient suivies les Français pour se rendre dans l'ouest.En 1821, la Compagnie de la Baie d'Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest, qui avait fait concurrence à la première, se fusionnèrent sous le nom de la plus ancienne des deux, assurant à celle-ci une reconnaissance légale de son monopole du merce des fourrures.Les droits de la Compagnie de la Baie d'Hudson pour l'exclusivité du commerce en territoire indien expirèrent en 1859 et, en 1869 la compagnie abdiqua ses autres privilèges et devint com- une compagnie commerciale sans privilèges extraordinaires.Comme compensation elle reçut 300,000 livres, des terres alentours de ses postes et un vingtième de la fertile région située entre le bras nord de la rivière Saskatchewan et la frontière des Etats-Unis.aux L'industrie moderne.— De grands changements qui étaient inévitables, se sont produits dans le commerce des fourrures.Le chemin de fer transforma en premier lieu la situation dans tout le pays et, plus récemment, l'automobile a contribué au prolongement des routes jusqu'aux confins de la colonisation et même au-delà.Les bateaux sillonnent maintenant les plus grands lacs et cours d'eau, et l'aéroplane est utilisé pour le transport des fourrures des régions les plus inaccessibles.La concurrence a augmenté et de nouveaux territoires sont avidement recherchés comme avant 1821 sur principalement due au plus petit nombre de pelleteries de rat musqué et d'écureuil.La valeur des fourrures brutes exportées, la 1935-36, s'établit à $16,159,275, les principales espèces, par ordre de valeur, étant le renard argenté ($6,260,371 ), le renard , autre que le renard argenté ($2,522,428); le vison ($2,202,695); le rat musqué ($1,403,397); le lynx ($690,239); et le castor ($615,738).Les importations de fourrures brutes, la même période, ont une valeur de $4,351,339, les principaux item étant le lapin, le rat qué, le mouton de Perse et le renard.Les statistiques du présent rapport ont été préparées d'après des données fournies par les départements vinciaux de la Chasse sur le nombre de pelleteries lesquelles des droits régaliens, la taxe d'exportation, etc., ont été perçus.Les valeurs, que les provinces fournissent également, sont basées sur les prix considérés moyens.saison La chasse une plus grande échelle et le perfectionnement des méthodes de piégeage en même temps que l'expansion des industries forestières, minières et agricoles ont repoussé les animaux à fourrure vers des régions de plus en plus éloignées et, si l'autorité gouvernementale n'était intervenue, il se serait inévitablement produit un épuisement général des ressources en fourrure du Canada et la disparition de certaines espèces aurait face à la situation, les provinces, qui toutes ont juridiction dans les questions relatives aux animaux à fourrure et à la chasse dans leurs territoires respectifs, ont légiféré sur le contrôle du commerce des fourrures.D'après lois, les provinces peuvent décréter des saisons fermées, émettre des permis aux trappeurs et commerçants, percevoir des droits régaliens sur les pelleteries, indiquer les méthodes à employer pour la capture des animaux et faire de temps en temps les règlements qui seront jugés nécessaires.Le Gouvernement du Dominion a fait de la conservation des animaux sauvages un objet spécial de son attention de même que, par l'intermédiaire du conseil consultatif sur la protection de la faune sauvage créé en 1916, de la coordination des efforts des divers départements dans les questions touchant à la conservation des ressources canadiennes en faune sauvage.La loi concernant le gibier du Nord-Ouest et la loi concernant la convention sur les oiseaux migrateurs sont les sujets les plus importants sur lesquels l'attention du conseil est spé- mus- pro- sur comme suivi.Pour faire LE COMMERCE DES FOURRURES La chasse et la pêche sont les deux occupations quelles l'homme s'est livré en premier lieu et ce fut l'attrait du commerce des fourrures qui attira des aventuriers au pays qui est maintenant le Canada et qui éventuellement conduisit à la colonisation et au développement de ce vaste domaine.Dès les temps les plus reculés, les Basques et Bretons, qui venaient pêcher les bancs de Terre-Neuve, faisaient le commerce des fourrures et, la demande pour fourrures augmentant tinuellement en France, des aventuriers vinrent qui se livrèrent exclusivement à ce commerce.Le gouvernement français accordait des monopoles de la traite des fourrures mais à la condition que la compagnie à laquelle le monopole était accordé amenât au Canada un nombre déterminé de colons.La première expédition anglaise (1668) vint à l'instigation de Radisson et de Groseilliers, deux Français, coureurs des bois qui avaient voyagé aux- ces sur con- Janvier-Février 1938 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 10 cialement dirigée et au sujet desquels il fait de recom- données annuelles, le Bureau a jusqu ici fait usage des mandations.De plus, le conseil examine avec soin et rapports des fermes à fourrure pour connaître le nom-étudie tous les problèmes relatifs à la protection et à une bre de peaux vendues.Cette méthode ne donne pas des meilleure utilisation de tous les animaux à fourrure, du résultats satisfaisants, vu que les rapports des fermes "gros gibier" mammifère et des oiseaux, gibier à plumes, à fourrure couvrent l'année civile, tandis que les statis-oiseaux insectivores et autres.Le conseil accomplit son tiques sur la production de fourrures couvrent les 12 mois travail sans aucune rémunération et il n'a comporté au- se terminant le 30 juin.De même, la liste des fermes à dépense depuis qu'il existe.Les travaux du Do- fourrure de l'Ile du Prince-Edouard que le Bureau pos-dans son ensemble, au sujet de la faune sède, bien que comprenant toutes les plus grandes fer- à fourrure, est probablement incomplète pour ce qui cune minion, pris sauvage sont coordonnés grâce à des conférences bien- mes nales des fonctionnaires provinciaux et fédéraux qui s'oc- est des petites exploitations gardant en elevage un ou cupent de la protection du gibier.Ces conférences sont deux couples de renards seulement.Aucun permis n'est tenues sous les auspices du ministère des Mines et Res- requis pour 1 exploitation d une ferme a fourrure dans sources et elles ont fait beaucoup de bien en développant cette province et, en conséquence, il n'existe aucune liste des moyens pour la préservation des ressources cana- de permis.Pour le présent rapport, le département de l'A-diennes de faune sauvage.griculture de Vile du Prince-Edouard a fourni au Bureau relevé donnant la valeur des peaux de renard argenté, provenant des fermes à fourrure de la province, et exportées durant la saison 1935-1936.Cette valeur déclarée est basée sur des données recueillies de diverses maisons de vente.Le nombre de peaux est d'environ 62,169, cette estimation étant obtenue en prenant une moyenne de $34 par peau et en l'appliquant à la valeur totale.L'augmentation dans le nombre de peaux derniers temps 1 élevage du vison a remporte beaucoup jg renard argenté pour Vile du Prince-Edouard provient de succès.D'autres espèces d'animaux à fourrure — le renard rouge, le renard croisé, le renard bleu, le raton laveur, la mouffette, la martre, le pékan, le putois — sont également trouvés sur ces fermes, mais ils sont en petit de fourrures brutes chacune des saisons de 1928-29 à 1935-36, et une estimation du pourcentage attribuable chaque année aux peaux provenant des fermes à four- un Les fermes à fourrure jouent maintenant un rôle important dans l'industrie des pelleteries au Canada, la valeur des peaux d'animaux élevés en captivité représentant à peu près 40 p.c.de la valeur globale annuelle de la production de fourrures brutes du Dominion.Pour plusieurs années l'élevage des animaux à fourrure s'est limité presque entièrement au renard argenté, mais ces du fait que la source d'information n'est pas la même Le tableau suivant donne la valeur de la production nombre comparativement aux renards argentés et aux visons rure.Les marchés importants comme débouchés pour les pelleteries du Canada sont Londres et New-York.Les statistiques de 1 exercice terminé le 30 juin 1936 montrent que, sur un total de $16.159,275 de pelleteries brutes exportées, le Royaume-Uni en a reçu pour $9,321,147 et les Etats-Unis, pour $6,015,782.A la fin de la Grande Guerre, Montréal prit place parmi les marchés aux fourrures internationaux; il tint en 1920 la première vente aux enchères de pelleteries au Canada.Aux enchères tenues à Montréal en 1936, il a été disposé de 868,164 peaux au prix total de $5,397,042.Il y a aussi des enchères à Winnipeg, Edmonton et Vancouver.Une industrie importante au Canada est la fabrication d'articles en fourrure, comme les paletots, les collets, les écharpes, les manchons, etc.Le nombre de ces établissements en 1935 se chiffre à 309, et la valeur totale de leur production atteint $12,518,670.Il y a aussi l'industrie de l'apprêtage et de la teinture des fourrures dont les 13 établissements, en 1935, ont traité plus de 5,738,920 peaux.Les principales peaux traitées, pour ce qui est du nombre, sont celles de Lapin (2,736,041) et celles de rat musqué (1,131,496).Production actuelle.— Les premiers rapports de la production de fourrures brutes se limitaient aux recensements décennaux alors qu'on s'assurait du nombre et de la valeur des peaux d'origine sauvagine.En 1920, le Bureau Fédéral de la Statistique inaugura un relevé annuel de la production de fourrures brutes et établit ses statistiques d'après les renseignements fournis par les commerçants licenciés en fourrures.Ce relevé fut continué pour quelques années.Plus récemment, les départements provinciaux de la Chasse ont colligé des rapports annuels basés sur les droits régaliens, la taxe d'exportation, etc., et ces données servent maintenant à la préparation des statistiques publiées chaque année par le Bureau.Dans le cas de l’Ile du Prince-Edouard, qui, jusqu'à présent, a été incapable de fournir de telles Valeur totale Saison Pourcentage provenant
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