Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1956, Janvier
No.540 JANVIER 1956 MONTREAL ZZ', l '' L./»* I à «fi -ÉÏIFV m S?p® » liiU«0 F» TA , V i" * rL ïfii’O ES; BE its ! VF?% -1 e.r tt ill 1 £ mot «H?À a a CHÂTEAU QUÉBEC FRONTENAC, BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 429, AVENUE VIGER, MONTRÉAL (CANADA) sâh A travers la nation ¦ ir l'industrie mieux servir pour as mm Mm Le vaste réseau d'usines et d entrepôts de la Société Canadian Liquid Air s'étend de l’Atlantique au Pacifique et dessert tous genres d’industrie.Les procédés et l’équipement Liquid Air accélèrent et simplifient la production du métal partout dans les usines canadiennes, soit dans le découpage, le façonnage, le montage jusqu’au parachèvement des structures.Il en est de même dans le domaine de l’entretien, car ces mêmes procédés et ce même équipement aident à maintenir en service un outillage précieux en fournissant des moyens faciles et économiques de le réparer.Toute demande de renseignements au sujet des gaz industriels et médicaux, de l’outillage de soudage et de coupage et des accessoires Canadian Liquid Air doit être adressée à la succursale ou au dépositaire L.A.le plus près de chez vous — il y en a dans tous les principaux centres du pays.' Canadian LIQUID AIR Company m LIMITED ST.JOHN'S, SYDNEY, HALIFAX, MONCTON, QUEBEC, SOREL, MONTREAL, OTTAWA, TORONTO, HAMILTON, WATERLOO, LONDON, SARNIA, WINDSOR, PORT ARTHUR, WINNIPEG, REGINA, SASKATOON, EDMONTON, CALGARY, CRANBROOK, VANCOUVER, VICTORIA, KITIMAT.i BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA MONTREAL JANVIER 1956 No.540 ADRESSES OFFICIELLES Sommaire AMBASSADE DE FRANCE 42, rue Sussex, à Ottawa Conseiller Commercial Conseiller Commercial Attaché Commercial Services Officiels du Tourisme Français .464, rue Wilbrod, Ottawa 185 Bay Street, Toronto, Ont.610 ouest, rue St-Jacques, Montréal Son Excellence Monsieur Francis Lacoste 1170, rue Drummond, Montréal 3 CONSULATS Consulat Général de France Consulat Général de France Consulat General de France Hall Building, 789 West Pender, Vancouver, 3.C.63 Victoria Road, Halifax .185, Bay Street, Toronto .415 Paris Building, Winnipeg 73 Monkstown Rd., St.John's Nfld.Assemblée générale annuelle 1 1 1980 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 85, avenue de la Tour, Québec French Pushing Peaceful Atomic Program, by John E.Kenton Consulat 15 Consulat Consulat Consulat Les investissements industriels au Canada en 1956, par Henry A.Mhun AGENCES CONSULAIRES .208 Grain Exchange Bldg., Calgary 11214 - 102 Ave., Edmonton, Alta.a/s Sté l'Assomption, Moncton, N.B.43 Esplanade street, Sydney, N.S.58 Dock Street, Saint-Jean, N.B.44 rue Summer, Charlottetown, P.E.I.^^ftgence Consulaire ^^^Vgence Consulaire Agence Consulaire Agence Consulaire Agence Consulaire Agence Consulaire Conseil Supérieur des Français de l'Etranger Délégué pour le Canada : M.Henri Dolisie 1111 Beaver Hall Hill, Montréal 19 La production minière au Canada, par Forbes Rhude 21 Les dépenses de publicité au Canada en 1954 23 SOCIÉTÉS FRANÇAISES À MONTRÉAL La loi « anti dumping » 24 Association des Français Libres (section Montréal) 2340 Lincoln Ave., Montréal Président : M.E.Kralft Chambre de Commerce Française au Canada 429, Ave.Viger, Montréal Président : M.Jean G.Contât Sociétés des Anciens Combattants Français 429, Ave.Viger, Montréal Président : M.Robert H.Lacour Union Nationale Française 429, Ave.Viger, Montréal Président : M.J.Bonnel ADRESSES D'INTERET GÉNÉRAL : Comité Franc-Dollar 464, rue Wilbrod, à Ottawa Représentant au Canada : M.F.A.Vaison Alliance Française 32 Elmwood, Montréal Président : M.Jean Lallemand Comité France-Amérique 132 ouest, rue St-Jacques, Montréal Président : M.le Sénateur T.Vien Chronique des Membres 27 Liste des Membres 28 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l’Industrie du Gouvernement Français le 20 août 1886.429, AVENUE VIGER.MONTREAL (CANADA) Téléphone : PLateau 9420 Adresse télégraphique : "GALLIA, MONTREAL" BUREAU DE PARIS (France) 31, Avenue Pierre-ler-de-Serbie - Paris (16ième) Téléphone : KLEber 68-50 Imprimé au Canada par BARCLAY PRESS COMPANY, 3451, rue Masson, Montréal.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.Canada.Prix 25 cents I En ¦p ¦ .A^igji ^ *1 i rj > A - m 1/ X F I i i « !T - » I mgfgr , ft?AIR FRANCE offre DES LITS À UNE OU DEUX PLACES entre MONTRÉAL ET PARIS Correspondances immédiates vers Londres, Francfort, Rome, Nice, Genève et 230 destinations dans le monde entier.En plus, AIR FRANCE vous assure: • le trajet le plus silencieux • le trajet sur l'appareil le plus moderne • le trajet le plus confortable ENFIN SEUL AIR FRANCE EFFECTUE UN VOL SANS ESCALE EN 11 h.SEULEMENT Consultez votre agent de voyage, de chemin de fer ou Air France, Immeuble de l'Aviation Internationale, rue Dorchester ouest, Montréal, UN.6-8344.i AIR FRANCE le plus vaste réseau aérien mondial Son Excellence Monsieur Francis Lacoste de France au Canada, a la Chambre de Commerce Française au Canada La Chambre de Commerce française au Canada a eu l’honneur de recevoir Son Excellence Monsieur Francis Lacoste, Ambassadeur de France au Canada, à son déjeuner du S mars donne à l’Hôtel Kitz-Carlton.Un nombre imposant de personnalités du monde des affaires, de la finance, et les représentants des Chambres de Commerce et Board of Trade de Montréal, avaient bien voulu répondre à l’invitation de notre Chambre.L’Honorable Antoine Rivard, Ministre dans le Cabinet provincial, et Madame Letellier de St-Just, représentant le Maire de Montréal, assistaient également ci ce déjeuner.Présenté par M.Georges Vinant, Président sortant de charge, et remercié par M.Jean Contât, nouveau Président de notre Chambre, Son Excellence a prononcé un discours très documenté et très applaudi, sur la situation économique actuelle de la France, et sur les réalisations de la technique française dans le monde.Nous ne saurions mieux faire que de reproduire ici cette remarquable causerie, dont ne manqueront pas de prendre connaissance avec plaisir et profit ceux de nos membres qui n’ont pu assister à ce dejeuner.Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Madame la Représentante de Son Honneur le Maire, Messieurs, •Je puiserai dans ce souvenir le courage d'affronter après lui, mais avec infiniment moins de compétence, l'auditoire exceptionnellement averti qui attend de moi quelques considérations nouvelles sur la puissance économique contemporaine de la France.Un dit parfois, Messieurs, que la spécialité des diplomates consiste précisément en ce qu'ils n'en ont point.Des esprits méchants prétendent même qu’étant bons à tout, ils ne sont propres à rien.11 est vrai que, de nos jours, on les fait servir aux tâches les plus diverses, et parfois, par certains aspects, les moins diplomatiques qui soient : j’en ai fait, il n'y a guère, personnellement, l’expérience.Aussi vais-je tirer, de cet état de plasticité auquel ma carrière m'a conduit, l'excuse de traiter devant vous ce sujet qui vous est déjà si familier — la puissance économique française — d'une manière non classique : c’est-à-dire, moins en termes de quantité, et de valeurs relatives, qu’en idées qualitatives, et en appréciations absolues: et moins en chiffres de rendement, de production et de ventes, qu'en découvertes, en créations, et en potentialités neuves.Il y a, en effet, dans ce mot de « puissance » que l'on emploie volontiers pour décrire la richesse d'un Pays, un sens double : d'abord, un sens présent, un sens statique et statistique, un sens actuel, dans les deux significations, française et anglaise, de cet adjectif — il s’agit alors du fait, et du fait d’aujourd’hui.Mais ce mot possède encore un autre sens, un sens futur, un sens de promesse, un sens qui dépasse l’autre, dans le temps et dans l’esprit : il ne s'agit plus alors C’est pour moi un honneur dont je connais le prix que d'être appelé à prendre la parole devant votre compagnie.Et je mesure non seulement le prix, mais le poids de cet honneur, lorsque je songe à la qualité des conférenciers que vous avez avant moi invités à votre table — très particulièrement lorsque je songe à celui à qui vous avez adressé cette invitation à la fin de la « saison » montréalaise de l'an dernier.Celui-là m'avait déjà précédé, de manière fort tigieuse, en d’autres tâches — je veux parler de M.Emmanuel Monick, Gouverneur honoraire de la Banque de France, Président de la Banque de Paris et des Pays-Bas, Président du Crédit Foncier Franco-Canadien.Ce n'est évidemment pas dans les fonctions de Coude la Banque de France que j'ai eu le privilège de succéder à M.Monick, et je ne m’attends pas plus à assurer jamais sa relève à la tête d'une de grandes institutions bancaires aux destinées desquelles il préside avec une si haute autorité et une légendaire courtoisie.Mais j ai été placé, quelque huit ans après lui, à la barre d’un gros navire qui était l'administration de l’Etat chérifien.Et j’ai toujours été, depuis, particulièrement fier d’avoir été jugé digne de recueillir @ 'son héritage en ce poste fort lourd, et qu’il avait rempli avec beaucoup de distinction.prcs- verneur non ees JANVIER 1956 3 ^93592 le génie français dans toutes les branches de la science humaine à la fin du siècle dernier et au début du siècle présent.Ils sont dans tous les esprits, ils sont chacun lèvres tandis que je les évoque collectivement.de ce qu'un Pays fait, de ce qu’il fait aujourd’hui; mais de ce qu'il peut faire, de ce qu’il fera demain.Or, à l’époque où nous vivons, non seulement la vitesse, mais l’accélération de la vitesse, sa progression géométrique, contraignent tous les hommes responsables — vous en faites chaque jour l’expérience dans la conduite de vos affaires — à se préoccuper, et à s'occuper, du futur au moins autant que du présent : l’orientation de l’action à long terme est devenue aussi importante que l’action elle-même.Cette vérité, vérité de toujours, mais qui a pris depuis quelques années une telle autorité dans notre vie, se traduit par la floraison, dans les pays modernes, d’institutions de toute sorte, dont l’activité est principalement ou totalement consacrée à la prévision, à la « prognostication », dans les domaines les plus divers.Mark Twain se plaignait naguère que personne ne fît rien en matière de météorologie.Mais aujourd'hui, des augures spécialisés dispersent leurs ballons-sondes sur vos Et leur énumération même, en s’égrenant comme une litanie, risquerait de donner l’impression, pénible et trompeuse, que ce Panthéon est le temple d'une religion morte, un culte de héros sans postérité.Tout autre est la réalité.Ce génie créateur de la France, dont les manifestations ont fait sa gloire au des siècles passés, dans les arts et dans les lettres cours en même temps que dans les sciences spéculatives, dans les sciences exactes et dans les sciences d’observation, ce génie n’a pas cessé de projeter ses étincelles, en gerbes aussi denses que par le passé.Mais certains changements se sont produits récemment, surtout dans le domaine des sciences appliquées, qui rendent — aussi bien, naturellement, dans les autres pays que dans le nôtre — moins visibles ces traits de lumière, et qui surtout leur confèrent un caractère moins personnel, moins individualisé, moins « signé », pourrait-on dire, que naguère.L’ère est aujourd’hui presque complètement passée, en effet, dans ce domaine immense, de la recherche solitaire, et de la trouvaille d’un homme.Rares sont ceux qui peuvent conjuguer à la première personne le fameux verbe grec de la découverte, et prononcer, dans une explosion de joie, l’« eurêka » d’Archimède, flottant et réfléchissant dans son bain.Plus rares encore seront sans doute, à l’avenir, ceux qui, regardant osciller une lampe, comme Galilée en la cathédrale de Venise, ou voyant tomber à leurs pieds une pomme, comme Newton, pourront en déduire, premiers et seuls, un principe fondamental, ou une loi de l’univers.Les chercheurs d'aujourd’hui, même lorsque la rumeur publique attache leur nom à une découverte, sont plus conscients que ceux d’autrefois de devoir la plus grande part de leur succès à un immense effort collectif, à la fois longuement antérieur au leur et concomitant avec lui.Souvent aussi, le mérite d’une trouvaille appartient à une équipe, à un bureau d’étude, à un laboratoire de recherches, dont les membres ont été si étroitement associés dans leur labeur qu’aucun, fût-il le chef, ne se reconnaît le droit de monopoliser l’honneur d’un résultat essentiellement commun.Souvent encore, dans ce champ sans bornes des applications nouvelles d’un principe antérieurement acquis, l’anonymat devient la règle : les découvertes se multiplient au point de s’avilir; elles se produisent en chaînes, le mérite individuel se dissout, la «création», authentique pourtant, n’est plus attachée au nom d’un homme, ni même d’un groupe d’hommes; elle devient « secret de fabrication », « tour de main», «formule», d’une firme industrielle dont les capitaux ont été le vrai moteur de sa genèse; elle se banalise bientôt, tombe dans le domaine publie avant d’être identifiée.Et pourtant, cette création est continue, à tous les vents — et sur tous les continents — pour savoir — entre autres choses quel temps il fera dans huit jours, dans un mois, bientôt peut-être fort au-delà dans l’avenir.D’autres devins s’efforcent de savoir ce que les peuples feront demain, en découvrant ce qu’ils pensent aujourd’hui : l’institut fondé par M.Gallup possède un peu partout des émules.Les démographes du vingtième siècle tâchent de déterminer vingt ans, cinquante ans à l’avance, non seulement quel sera le chiffre absolu, mais encore quel sera l’âge moyen, de la population d’un pays donné.Et voyez quels services ont rendus, aux Etats-Unis d’Amérique, les économistes qui, depuis la grande dépression de 1929, se sont constamment inquiétés de déceler, de mois en mois, dans la conjoncture, les tendances et les courants potentiellement générateurs de crise.C’est eux qui ont permis, au lendemain de la deuxième guerre mondiale — mieux même, qui ont préparé pendant cette guerre l’opération cruciale de la « reconversion ».Aucun doute donc, quant à l’importance essentielle de ce «devenir» économique des nations, de ce «pouvoir » futur, « en puissance » dans leur pouvoir présent.C’est à un examen, forcément très superficiel, et très incomplet, de quelques-uns des aspects importants de cette « puissance » économique française, que je me propose de procéder maintenant devant vous.C’était, avant la Première Guerre mondiale, un adage, que la France était « créditrice partout », et « débitrice nulle part».Et cela n’était pas vrai seulement de la balance de ses comptes avec l’étranger.C’était vrai aussi dans la plupart des principaux do-de la pensée et de la recherche scientifiques, et dans la plupart des réalisations de ce qu’on l’on appelle « la science appliquée ».Partout, ou presque partout, elle était à 1 'avant-garde dans la découverte, et dans l’exploitation des découvertes.Te nouveau marnes ne veux pas vous infliger la récitation de ces noms fameux, qui ont illustré 4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA i jaillissante, surabondante en tous les domaines.Seulement, elle a changé de caractère.Pourquoi ?Parce que la recherche, dont la création est I aboutissement heureux, repose désormais sur des ressources expérimentales qu’il n’est plus au pouvoir d’un homme, ni d'un petit groupe d’hommes, de posséder en particulier.Parce que les progrès déjà accomplis rendent nécessaire, pour la réalisation des progrès futurs, la mise en oeuvre de sources énergétiques énormes et infiniment coûteuses, l'exploration systématique d’innombrables impasses avant la découverte, par élimination, de l’avenue ouverte sur une perspective nouvelle.Parce que, pour la répétition incessante, quasi mécanique par certains côtés, mais souvent aussi infiniment minutieuse, de ces expériences, il faut désormais des armées de chercheurs organisés, hiérarchisés, dirigés, dont la mobilisation suppose, elle aussi, des puissances d’argent considérables.Sans doute est-il permis de penser qu’il y aura encore, et toujours, des hommes d’intuition, des visionnaires, des hommes inspirés, des « découvreurs » de génie.Mais il y aura, de plus en plus, des succès de méthode, des aboutissements collectifs, des réalisations d’« écoles », au sens large et au sens élevé du mot : écoles de pensée, où les inspirateurs ne sont plus nécessaire-ments ceux qui trouvent, où ceux qui trouvent ne pourraient rien trouver sans les inspirateurs, sans les bailleurs de fonds, sans le concours innombrable et anonyme des tâcherons sans génie mais savants, consciencieux, laborieux et nécessaires, du «travail» de la découverte.Ainsi placée dans sa vraie perspective, dans le cadre général du monde contemporain, la part propre de la France devient plus aisément et plus justement analysable.effroyables que la France a subies en vies humaines au cours de la Grande Guerre : un million et demi des meilleurs hommes de la génération qui avait entre dix-huit- et quarante ans en 1914.Et j’ajoutais, ce que l’on oublie trop souvent, que la France n’avait pas perdu seulement, au cours de ces quatre années terribles, l’élite de sa jeunesse, mais toute la descendance de celle-ci.Nul n’a le droit de négliger, lorsqu’il entreprend de porter un jugement sur la France contemporaine, en quelque matière que ce soit, la gravité extraordinaire du sacrifice qu'elle a consenti en cette circonstance, et qu’elle a renouvelé vingt ans plus tard, avec les conséquences infiniment douloureuses et tragiques pour elle que l’on sait.Sans doute faut-il attribuer à l’exceptionnelle cruauté de cette épreuve un certain fléchissement, partiel et momentané, de sa fertilité inventive.Encore faut-il noter que ce fléchissement a été concomitant avec une phase capitale du phénomène évolutif des conditions de la création scientifique que je décrivais tout à l’heure.Mais il faut considérer qu’un corps national, tout comme le corps d’un être humain, est doué d’une vitalité propre, d’une volonté de survie, de facultés de récupération, d’un pouvoir de reconstitution de son sang, de son énergie.G es forces de relèvement se sont manifestées en France avec une puissance d'autant plus frappante que I hémorragie quelle avait subie avait été d’une affreuse abondance.11 faut néanmoins du temps à une nation pour se reprendre.Je pense que l 'on peut estimer que le redressement qui avait commencé à s’opérer dès le lendemain de la première guerre mondiale a continué à produire effets dès le lendemain de la seconde, et qu’en un sens le Fays est, humainement parlant, reparti à ce moment, malgré la nouvelle épreuve qu'il venait de subir, de moins bas que dans les années de 1920 à 1925.Il serait difficile, s’il en avait été autrement, d’expliquer la rapidité avec laquelle il s'est refait, matériellement, après les monstrueuses destructions qu’ont opérées sur son sol, et dans ses ressorts économiques les plus profonds, nemis pour l’abattre, ses amis pour le défendre, et pour le sauver.ses S’il est bien vrai que la recherche scientifique, en science pure presque autant, désormais, qu’en science appliquée, tend à devenir, par nécessité, une entreprise de caractère de plus en plus collectif, il demeure que la qualité de toute collectivité résulte, non point seulement de manière arithmétique, mais intellectuellement et spirituellement, de la qualité des éléments qui la composent.Que vaut, à cet égard, l’élément de hase français contemporain ?D’autre part, que vaut le cadre dans lequel s’agrègent les milliers d’exemplaires existants de cet élément de base ?Et que vaut l’organisation générale qui met l'ensemble en mouvement et en oeuvre ?Enfin, quels sont les résultats actuels de l’effort de créateur de cet, ensemble ?Quelles réalisations présentes a-t-il à montrer ?Que peut-on déduire demain de la puissance qu’il déploie aujourd’hui?Tels sont, je pense, les points que je dois sommairement toucher pour parfaire mon exposé.•l’avais récemment l’occasion de rappeler, devant autre assemblée, dans la capitale fédérale, les portes ses en- fin ce seul fait réside la preuve la plus convaincante de la valeur physique, technique, intellectuelle et spirituelle de cet élément de base dont je parlais il y a un instant, et dont la santé, sous ces divers aspects, doit constituer le premier facteur de confiance en l’avenir.Comment, dans les perspectives de la mécanique de 1 invention propre au monde contemporain, dont avons nous démontré ensemble les principaux rouages, l’organisme français a-t-il réagi en 1945, et depuis?pour •l'ai passé aux Etas-Unis les trois années qui ont suivi la fin des hostilités, et je me souviens d’avoir constaté, chez beaucoup parmi ceux de nos compatriotes qui venaient reprendre contact _av.ee, le monde extérieur dont une JANVIER 1956 5 b uerlain Oijat df^oom: Somptueusement décoré dans le style "Adam" Déjeuner et diner Fameux buffet-souper tous les dimanches soirs Jlounys.: 68,Avenue des Champs-Elysées PARIS Cocktails et thé l'après-midi dA/[iViitLm£.S Spécialité d'huitres et poissons Bar ax: d/^itz (Jaj-z: ?Petit déjeuner, déjeuner et diner à prix modérés RITZ CAFE AT NIGHT Le meilleur "night club" de Montréal Deux représentations par soirée Danse avec le trio Settano John Gallant, pianiste Agents exclusifs pour le Canada VINANT Limitée • 200, rue Vallée * MONTREAL COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE LE HAVRE PLYMOUTH NEW YORK LIBERTE ILE DE FRANCE FLANDRE LIBERTE ILE DE FRANCE 26 avril 2 mai 9 mai 11 mai 24 mai * Au départ de la Nouvelle Orléans pour Le Havre via Kingston, La Guaira, Port of Spain, Barbados, Fort de France, Pointe-à-Pitre, San Juan, Vigo et Plymouth *15 mars FLANDRE 16 mars ILE DE FRANCE 21 mars LIBERTE 6 avril LIBERTE 14 avril ILE DE FRANCE n Croisière aux Antilles à bord de 1' « Ile de France » départ de New York : 2 mars t 9reneH J&ne Ilftfl ¦ 1196 Place Phillips Montréal ou votre Agent de Voyages autorisé 11 S3 I I#!): 0 SERVICE DE FRET En Hiver : St John, N.B.— Halifax — Le Havre — Anvers.En Eté : Grands Lacs — Montréal — Québec & Ports Européens.Agents : Furness Withy & Co.Ltd., 315 St-Sacrement Montréal CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 ils avaient été coupés pendant cinq ans, deux sentiments, dont la .conjugaison formait à la perfection le « complexe » cher à la philosophie freudienne.Il faut en effet deux sentiments au moins pour former un complexe.Dans tout complexe dit d’infériorité, existe, à côté d’un sentiment majeur d’infériorité, un sentiment de supériorité, qui rend le premier sensible, c’est-à-dire douloureux, et vice-versa, 1 effet du sentiment mineur d’infériorité étant de rendre agressif le sentiment dominant de supériorité.Dos Français en visite en Amérique au cours de ces années manifestaient ces deux impressions, qui peuvent se résumer en deux affirmations, également fausses, également choquantes.Parlant de nos amis et alliés américains, les uns disaient en substance : « Avec l’avance qu’ils ont prise, nous ne les rattraperons jamais ».Pt les autres ripostaient : « Si nous avions le dixième des moyens dont ils disposent, que ne ferions-nous pas ! » Des uns et les autres péchaient, les premiers par pessimisme et par découragement, les autres par refus de reconnaître certaines qualités éminentes, qui donnent à l’esprit créateur américain, indépendamment des facilités matérielles extraordinaires dont il dispose, sa puissante originalité.A la vérité, la France d’alors a saisi, avec une rapidité et une sûreté remarquables, ce qu'il fallait qu’elle fît pour rattraper, entre autres retards, celui, presque écrasant, que lui avaient infligé l’occupation, la captivité de millions de ses fils, et la disruption générale de ses forces pendant ces cinq années — cinq années pendant lesquelles, au contraire, le génie inventif et constructif de ses alliés demeurés libres s’était trouvé surexcité par la compétition vitale de la guerre.Le 2 novembre 1945, une Ordonnance réorganisait entièrement le Centre National de la Recherche scientifique, créé à la veille de la guerre, et lui donnait pour mission générale de « développer, orienter et coordonner les recherches scientifiques de tous ordres ».Elle le chargeait notamment : — d’effectuer ou de faire effectuer, soit de sa propre initiative, soit à la demande des services publies ou des entreprises privées, les études et recherches présentant pour l’avancement de la science ou l’économie nationale un intérêt reconnu; — d’encourager et de faciliter les recherches entreprises par les services publies, l’industrie et les particuliers.; — d’assurer la coordination des recherches poursuivies par les services publics, l’industrie et les particuliers.Les résultats acquis, en si peu de temps, après cette interruption si grave, en partant d’un seuil si bas, et avec un tel retard, sont d’ores et déjà remarquables, et des plus encourageants.Nous allons, si vous le voulez bien, passer en revue quelques-uns des principaux domaines.Et d’abord le domaine classique, le domaine qui demeure encore aujourd’hui la base de la puissance industrielle de toute nation moderne, celui qui a fait la fortune industrielle initiale de 1 Angleterre, de la France, de l'Allemagne, et des Etats-Unis, celui du charbon et de l’acier.L’an dernier, les houillères françaises ont produit leur chiffre record de tous temps, avec 57 millions de tonnes.Mais ce n’est pas quelles aient employé un personnel plus nombreux qu'avant-guerre, au contraire, jamais elles n’ont employé aussi peu d’ouvriers.Ce progrès énorme est dû à une rénovation radicale de leur technique, qui a porté la production à 1.600 kilos par journée d’homme passée au fond, soit un tiers de plus qu’avant la guerre, et un record européen.Un record européen ?Et mieux, un record mondial au point de vue du rendement proportionnel, si l’on compare les conditions générales de l’extraction, et notamment le diamètre moyen des filons, en Europe et en Amérique.Ce résultat n’a été obtenu qu'au prix d'un effort technique très poussé, fondé sur l’emploi généralisé des engins mécaniques pour l’abattage : les ehargeuses automatiques, les convoyeuses à bandes ont transformé la condition héroïque et misérable du mineur décrite par Emile Zola.Les services de recherches des « Charbonnages de France » ont d’ailleurs mis au point de nouveaux programmes de modernisation qui accroîtront encore la rentabilité déjà très élevée des houillères françaises : c’est ainsi que le bassin lorrain, qui ne produisait jusqu'ici que des charbons flambants impropres à être transformés en coke, est en voie de transformation, grâce aux expériences qui se sont poursuivies à Carling et à Mariénau depuis 1947, à l’effet de corriger les deux défauts essentiels des charbons lorrains : leur insuffisante cohésion, d’une part, leur excessive fissuration, d autre part.Le problème posé par l’économie de cette région, dont l’industrie métallurgique et l’industrie houillère n’étaient pas techniquement complémentaires, a ainsi pu être résolu.Le bassin, qui fournissait 6 millions de tonnes de ce charbon par an avant la guerre, en produit aujourd’hui 12 millions; la production s’élèvera à 18 millions de tonnes dès 1958 et la dépendance de l’industrie métallurgique française à l’égard du coke étranger se trouvera réduite d’autant.Passons à l’acier.La France en a produit, compter le contingent de la Sarre, 12 millions et demi de tonnes en 1955 grâce, là encore, à un effort continu de modernisation technique.Les progrès se manifestent, bien entendu, dans les voies les plus diverses, souvent les plus minutieuses.Mais prenons un exemple voyant : Animée par des hommes remarquables, non point toujours inventeurs eux-mêmes, mais tous coordinateurs, administrateurs, inspirateurs, la recherche scientifique a pris en France, dès ce moment, en dépit des pénuries initiales de toute sorte qui l’entravaient, un essor extraordinaire.sans JANVIER 1956 7 L'Anjou et ses vins! Parce qu’ils sont séduisants, gais, spirituels.Vins de France Les vins d'ANJOU et de SAUMUR sont par excellence les vins de la JOIE et du BONHEUR DE VIVRE Santé — Gaiété — Espérance ROYAL DE NEUVILLE, Anjou rosé pétillant ROSE D'ANJOU BRISSAC, nature et sec CHATEAU DE CHAMBOUREAU, blanc et demi-sec 97 F 97 G 93 B EN VENTE DANS TOUS LES MAGASINS DE LA C.L.Q.Le Comité des Vins de France, 61 0 ouest, rue St-Jacques, Montréal, Qué.Du sourire, du charme, de la gaieté en bouteilles pour toutes les célébrations, en société ou en famille.hiver France en — L’hiver à Paris est la grande saison de la vie théâtrale, artistique, mondaine.C'est en y séjournant à cette époque, et non en été, qu’on peut apprendre à connaître Paris.— L’hiver sur la Côte d’Azur offre son éternel soleil, ses fleurs, ses réjouissances du Carnaval.— L’hiver dans les montagnes de France réserve aux sportifs d’incomparables champs de neige, de 3.000 à 12.000 pieds d’altitude.— Les transporteurs transatlantiques et les hôtels français consentent en hiver des réductions importantes.Pour tous renseignements et envois gratuits de documentation adressez-vous à votre agent de voyage ou aux SERVICES OFFICIELS DE TOURISME FRANÇAIS 1170, rue DRUMMOND MONTREAL TEL.UNiversity 6-5016 8 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA (it) pieds de dénivellation, détient le record de puissance pour ce type de turbines.Vous savez d’ailleurs que des techniciens français au service de la société Neyrpic, de ( Irenoble, contribuent en ce moment même à la mise en valeur des cours d’eau de la province de Québec.Je pourrais parler encore de la construction de la conduite de 250 milles qui relie depuis peu les centres de production de gaz du bassin lorrain au centre de consommation de Paris et de sa banlieue, des raffineries de pétrole ultra-modernes de la Basse-Seine, de la Gironde et de la Méditerranée, qui ont traité 25 millions de produits bruts en 1955.Disons un mot des chemins de fer.La Société Nationale des Chemins de Fer Français a battu l’année dernière les records mondiaux de vitesse.Ses trains relient chaque jour, exactement à l’heure prévue, les principales villes de France à plus de 60 milles à l’heure de moyenne.Sous l'impulsion de M.Louis Armand, un de nos meilleurs administrateurs — au sens que donne si justement à ce mot André Siegfried — les bureaux d’étude de la SNCF ont mis au point la formule de l’alimentation directe des lignes électriques en courant industriel normal à tension élevée (20 à 25.000 volts).Les frais d'équipement d'une voie ont ainsi été réduits de 40%, les nombreuses sous-stations étant remplacées par de simples postes alternateurs espacés de 30 à 45 milles.En outre, les lignes caténaires qui amènent le courant aux machines peuvent être allégées au maximum et, grâce à ces progrès, il a été possible de mettre au point des locomotives qui surclassent nettement les meilleures machines à courant continu.C’est dans ces conditions qu’a été électrifiée la voie Valenciennes — Thionville, la grande artère du Nord-Est qui relie, depuis quelques mois, les centres métallurgiques et miniers du Nord à ceux de la Lorraine.Enfin, la voie ferrée moderne française est construite en rails soudés de 2.400 pieds de long.Certaines de nos « Michelines », automotrices, courtes, souples et rapides, roulent sur bandages pneumatiques, notamment entre Paris et Strasbourg et demain le « métropolitain » de Paris.Je pourrais mentionner encore, technique spécifiquement française, dans son inspiration initiale et dans ses réalisations, celle du béton pré-contraint, qui se répand dans le monde entier, notamment au Canada.On ignore trop souvent que la France est à la pointe du progrès en matière d'électronique.C’est en France qu'a été mis au point le calculateur « GAMMA», le plus rapide du monde, qui se vend aujourd’hui en grandes quantités aux Etats-Unis, des radars perfectionnés dont la portée dépasse de 30% celle de leurs concurrents étrangers.Je devrais parler aussi, et je serais encore bien incomplet, des travaux scientifiques nouveaux et des réalisations originales accomplies en France en matière d'utilisation de l’énergie solaire, dans les Pyrénées, au les trains de laminoirs.L’une des caractéristiques actuelles du marché de l’acier est la forte demande de tôles, de feuillards, de fil «machine» et de laminés marchands.Un vaste programme a du être mis en oeuvre pour développer la production de ces spécifications plates ou légères : un ensemble industriel, mettant en pratique la technique des trains continus à longues bandes, a été construit dans le Nord et fonctionne depuis 1952; un autre train de laminoirs, à froid celui-là, a récemment été terminé en Moselle.La France a ainsi pu prendre pour le laminage des tôles, qui n’était point avant la guerre une de ses « parties fortes », une place concurrentielle sur le marché européen et même sur le marché mondial.Voyons maintenant où en est la France dans l'exploitation de cette force naguère nouvelle, à laquelle elle a donné le nom évocateur tout à la fois d’anthracite et d’eau vive — la houille blanche.— Dans la construction des barrages, où la technique française a toujours brillé d’un vif éclat, des réalisations véritablement impressionnantes sont à porter au crédit d’ingénieurs français de réputation mondiale, comme MM.Caquot, Freyssinet, Dossier, Coyne.Ce dernier est d’ailleurs venu, l’année dernière, exposer au Canada la technique des témoins sonores qu’il a mise au point et qui permet l’auscultation permanente des barrages.Les noms de certaines des principales réalisations sont célèbres : sur le Rhône, Génissiat, avec sa puissance de 450.000 chevaux, Donzère-Mondragon, plus puissant encore, inau-gu ré il y a deux ans; demain Montélimar; puis un autre palier encore en remontant vers Lyon.Au terme du programme en cours d’exécution, le Rhône, devenu un grand escalier d’eau assagie, distribuera quelque 13 milliards de kilowatt-heures par an, irriguera 300.000 hectares de terres et reliera Marseille à Genève par une voie entièrement navigable.Avec l’ouverture du grand canal d’Alsace, c’est un peu la même chose qui est en train d’être réalisée pour la partie du Rhin comprise entre Bâle et Strasbourg : au barrage de Kembs, qui date de 1932, s’est ajouté Ottmarsheim, terminé en 1952, et Fessenheim, qui est en cours de construction.La mise à exécution de ces projets n’a pu être menée à bien que grâce aux progrès d’une technique spécifiquement française, celle des turbines et des alternateurs géants : en haute chute, la centrale de Pagnières Cap de Long, dans les Pyrénées, est équipée de deux turbines Pelton horizontales de 109.000 chevaux sous 3.600 pieds de dénivellation, ce qui constitue un record du monde de puissance pour les turbines de cette catégorie ; en moyenne chute, la célèbre centrale Léon Perrier de Génissiat, à turbines Francis verticales, est la plus puissante installation d’Europe occidentale; enfin, en basse chute, la centrale André Blondel, de Donzère-Mondragon, avec ses six Bk groupes de 50.000 kilowatts entraînés par des Kaplan de 70.000 chevaux, qui travaillent à 107 tours sous JANVIER 1956 9 l'Inde, agrandissement du port de Colombo, construction d’aérodromes en Turquie, chemin de fer métropolitain d’Istambul, centrale électrique sur la rivière Tumut en Australie, agrandissement de l’aéroport de Hong-Kong, construction d’un pipe line au Kenya, barrages au Congo-beige.J’arrête là cette énumération.Un trait seulement pour la conclure : dans le seul domaine des travaux publies, la France détient actuellement 47 records mondiaux.Pic du Midi, de la force des marées, avec l’usine marémotrice en construction dans l’estuaire de la Rance.Je pourrais encore évoquer la renaissance de l’aéronautique française, dont les dernières productions sont de classe internationale, comme la Caravelle, le réacteur Leduc, l’hélicoptère Djinn; ou la mise au point, par le professeur Chrétien, du cinémascope, qui couvre les écrans de ce continent.Enfin, même dans ce domaine atomique, dont l’exploration nécessite de si fabuleuses dépenses, et malgré l’arrêt infligé par la guerre aux recherches françaises, pourtant premières initiatrices en matière de radioactivité, dès la fin du siècle dernier, avec les travaux d'Henri Becquerel, et au début de ce siècle avec ceux de.Curie, même là, la France a réussi à reprendre place dans le peloton des chercheurs d’avant-garde.Productrice la plus importante d’uranium parmi les nations européennes occidentales, elle a consacré, l’an dernier, trois mille chercheurs et cinquante millions de dollars à la découverte de ce monde nouveau de l’atome.Messieurs, ces réalisations que j’énumère si rapidement devant vous reçoivent actuellement, dans le monde entier, la reconnaissance la plus éloquente qui soit — celle qui se traduit en recours concrets à la technique industrielle française, très particulièrement dans le domaine du génie civil et des travaux publics.En Amérique latine, où tant de concurrences étrangères s’exercent pour aider ces jeunes Républiques à la mise en valeur de leur énorme potentiel, ce sont des sociétés et des ingénieurs français qui ont réalisé le très important ensemble sidérurgique de Paz del Rio, en Colombie, récemment inauguré.Au Pérou, un groupe de firmes françaises réunies autour de la Banque de Paris et des Pays-Bas a enlevé l’adjudication des travaux de l’aciérie et de la centrale hydroélectrique du Sauta.Au Vénézuéla, l’autoroute La Guaira-Caracas, dont les viaducs comptent les plus grandes arches du monde avec tablier précontraint, est de construction française.Au Brésil, ce sont encore des entreprises françaises qui construisent l’importante usine de produits chimiques de Cabo Frio, près de Rio-de-Janeiro et ce sont les « Grands Travaux de Marseille » qui construiront le barrage et la centrale hydro-électrique de Cachoeira Dourada, sur le fleuve Paranaiba.Et quand j’ai eu le privilège de visiter, il y a trois ans, au coeur de l’Etat de Bahia, les chantiers de la gigantesque centrale électrique de Paolo Afonso, sur le Rio San Francisco, l’ingénieur brésilien qui dirigeait cette entreprise cyclopé-enne, me déclara qu’il avait fait toutes ses études scientifiques en France -— ce qui est encore une autre manière d’exporter, sous sa forme la plus subtile, la technique française.En Asie, en Afrique, les techniciens français remportent également d’importants succès : barrages et travaux d’irrigation en Irak, usines électriques dans Messieurs, au terme de ce survol de la puissance économique française, que je vous ai fait faire, non point en hélicoptère, mais en avion à réaction supersonique, et qui pourtant a dû, je le crains, vous paraître long, je ne vous propose qu’une réflexion.Un savant français dont j'ai déjà cité le nom, M.Albert Caquot, écrivait récemment que « le niveau d’une civilisation se détermine et se maintient par le travail intellectuel de ceux que leur vocation destine à la compréhension et à la découverte des lois de la nature ».Je ne sais si je souscrirais à une définition si précise qu’elle en devient étroite.Mais elle me paraît assurément mériter d’être retenue parmi les critères essentiels du niveau de toute civilisation.A ce titre, la France fut, du 17ème au 1 berne siècle, à la tête du progrès, parce qu’une élite de ses fils suivit la voie décrite par M.Caquot : la passion de la connaissance a déterminé cette marche en avant, à une vitesse alors inégale.Au début du 20ème siècle, l’avance de la France était encore telle qu’après avoir fait naître, autour de Paris, la grande industrie de l’automobile, elle était presque seule à poursuivre la réalisation du rêve millénaire de l’homme : la navigation aérienne.C’est en France, ne l’oubliez pas, que les frères américains Orson et Wilbur Wright, les premiers hommes volants de l’Histoire, vinrent, deux ans après l’immortelle expérience de Kitty Hawk, poursuivre leurs recherches, parce qu’ils savaient y trouver le milieu le plus favorable.Mais les efforts surhumains entrepris au cours des deux guerres mondiales, la destruction de l’élite de la jeunesse française au cours de ces conflits, avaient porté un coup extrêmement grave à la technique française, qui paraissait, en 1945, irrémédiablement dépassée, dans bien des domaines, par l’étranger.La preuve est faite aujourd’hui, concrètement, que ceux qui avaient cru pouvoir douter de son aptitude à revivre, s’étaient trompés.Henri Laugier écrivait, voici peu : « C’est dans le présent que se préparent les victoires ou les défaites pacifiques de la concurrence économique, sociale, industrielle des nations.C’est dans l’effort de recherche, de découverte et d’application de la science que se construit l’avenir des peuples.».Au rendez-vous des esprits lucides et des énergies neuves qui construisent l’univers de demain, la France est présente, et prête.)0 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA cÀMemblée yènéxale annuelle Le développement de la production a été à peu près général dans les principales branches de l’industrie.Les industries qui avaient subi, l’année précédente, un sérieux ralentissement ont connu une reprise très appréciable.Les transports, le commerce et la plupart des services ont, naturellement, profité de l’amélioration de la situation générale.L’emploi s’est si bien rétabli depuis le fléchissement du printemps dernier que le revenu national aura probablement atteint un nouveau sommet en 1955.Par contre la surabondance du beurre et du blé crée, cette année, de sérieuses difficultés aux producteurs.Ce n’est d’ailleurs pas là un cas fortuit; c’est un fait qui est susceptible de se répéter parce qu’il tient à des causes naturelles.Quant au blé, c’est une céréale qui pousse sous tous les climats tempérés.On en moissonne, dans le monde, douze mois par année.De nombreux pays en subventionnent la production afin de se libérer de l’étranger en matière d’alimentation aussi bien qu’en vue d’épargner des réserves de change.Il semble bien que la solution de ce qu'on appelle le problème du blé réside plutôt dans la diminution de la production que dans le développement de la consommation.Si nous parlons du Commerce extérieur du Canada, nous constatons que l’accroissement des importations ayant été supérieur à celui des exportations, la balance défavorable est passée, d’une année à l’autre, de 209 à 305 millions.Ce déficit eût d’ailleurs été deux fois plus élevé si les échanges entre le Canada et la Grande Bretagne ne lui avaient pas laissé un excédent d’exportations de 315 millions.Le développement de l’industrie, des affaires en général, et de tous les autres secteurs de l’économie nationale fut encore une source de surprises pour l’année 1955.Une activité croissante s’est manifestée dans tous les domaines et de nouveaux sommets ont été atteints.A la fin de 1954 il était bien évident que la récession qui avait eu lieu n’avait eu que des répercussions minimes sur la stabilité et le progrès de l’économie.De nombreux indices démontraient que cette régression avait atteint son point de stabilisation et dans plusieurs secteurs l’on remarquait une augmentation manifeste d’activités.Ces espoirs de redressement furent confirmés début de l’année dernière, mais l’élan et la vigueur de cette poussée dépassèrent de beaucoup les prévisions les plus optimistes.De sorte qu’à la fin de 1955, l’étonnement et la satisfaction étaient manifestes, non pas que le redressement ait eu lieu, car il avait été prévu, mais plutôt qu’il ait atteint des sommets inespérés qui blent vouloir se maintenir durant 1956.Les opinions diffèrent maintenant quant à la durée de cet essor.Tous ne sont pas d’accord quant à la pro- Lors de l’Assemblée générale des Membres actifs et adhérents de la Chambre de Commerce Française au Canada tenue le jeudi 16 février 1956 au siège social de la Société, le Président, Monsieur Georges Vinant, a présenté à l’assistance son rapport de l’année 1955 que nous reproduisons ci-après intégralement.Monsieur le Conseiller Commercial, Monsieur le Consul Général, Messieurs et chers Collègues, •Fai l’honneur de vous présenter le 69e Rapport Annuel de notre Chambre de Commerce Française au Canada.En tant qu’hommes d’affaires vous avez été tenus au courant de l’évolution économique du Canada pendant l’année qui vient de s’écouler soit par les journaux, soit par les rapports des différentes Banques du Canada.Dans ces conditions, je me permettrai simplement de vous donner brièvement un résumé de la situation économique, industrielle et financière du Canada, puis je demanderai à Monsieur Treuil, notre Conseiller Commercial, de bien vouloir nous dire quelques mots, plus particulièrement sur l’évolution économique en France au cours de l’année passée.I Le Canada, pays neuf, essentiellement agricole au début du 20e siècle, connaît actuellement dustriel chaque année plus intense.De ce fait, non seulement sa richesse nationale s’est accrue, mais encore, il prend rang parmi les grandes nations à économie équilibrée.Cette richesse tient au fait que depuis 50 ans, l'économie du pays s’est développée à la fois en étendue grâce aux nouveaux territoires exploités sur la plan agricole et industriel et en profondeur par le développement intensif des régions déjà prospères.La légère régression qui s’était produite en 1954 apparaît aujourd’hui comme une pause dans l’essor de l’économie canadienne.Les dépenses en immobilisations ont largement contribué au mouvement de reprise de l’année dernière.On estime qu’elles ont été sensiblement supérieures à 5.8 milliards de dollars, somme à laquelle on les évaluait au début de l’année et qui dépassait déjà de quelque 300 millions le total de 1954.La valeur brute de la production nationale, qui s’élève graduellement depuis dix-huit mois, aurait touché en 1955, selon les prévisions officielles, le chiffre record de 26.4 milliards de dollars.un essor m- au Un regain d’activité s’est manifesté en même temps dans presque tous les secteurs de l’économie.La progression de la demande intérieure et extérieure de mé- sem- 'taux et autres minéraux, comme le pétrole, l’aluminium, le nickel et l’amiante, en a accéléré la production.L'exploitation forestière a étendu ses opérations.JANVIER 1956 11 Parmi les vedettes boursières de 1955 une place spéciale doit être faite à certains titres de premier ordre tels que: Algoma Steel, International Nickel, Aluminium, dont la cote monta respectivement de 40, de 33 et de 25^# points.Ces valeurs comptent en effet parmi les plus représentatives de l’industrie canadienne du métal et leur comportement de 1955 reflète l’avenir très prometteur de l’industrie lourde au Canada.Les perspectives de cette dernière se sont encore considérablement élargies au cours de l’année, du fait de la découverte de nombreux et très importants gisements.Parmi ces derniers, les réserves de fer du Labrador méritent une mention spéciale, puisqu’ils sont appelés à jouer un rôle de premier plan dans la « relève » des gisements américains et que même l’industrie européenne cherche déjà à s’y alimenter.Il est difficile de parler du marché canadien des valeurs en 1955 sans dire un mot du boom de l’uranium, qui est un remarquable exemple de réaction boursière excessive.Le Canada semble s’affirmer comme le plus grand producteur d’uranium du monde dans l’état actuel des découvertes.L’apport de ce minerai si recherché a permis un développement scientifique considérable, grâce auquel des progrès techniques chaque jour perfectionnés ont permis d’exploiter des ressources du sous-sol qui seraient restées peut-être inconnues.C’est aussi grâce aux découvertes modernes que le Canada poursuit la réalisation d’un programme très onéreux, qui a pour objet l’utilisation de la chaleur dégagée par l’explosion atomique, comme source d’énergie applicable à l’industrie.Cela permettrait aux territoires canadiens sans ressources hydrauliques et où le combustible est très cher, de disposer dans un prochain avenir de nouvelles ressources d’énergie.Ainsi, à Chalk River, on étudie le projet d’un nouveau réacteur à grande puissance ( 100,000 kilowatts).Il ne faudrait pas toutefois exagérer notre optimisme.Des crises comparables à celle de 1929 apparaissent comme possibles dans un avenir plus ou moins éloigné.De telles crises sont en somme la maladie de jeunesse d’une économie qui n’a pas appris encore à orienter, à contrôler et à modérer toutes ses énergies.Elles peuvent se manifester au Canada.Pour l’avenir proche et spécialement pour 1956, l’actionnaire canadien devra se souvenir qu’un décalage est à prévoir dès cette année entre la courbe de la production et la courbe des bénéfices, sur laquelle pèse le poids toujours plus considérable du prix de revient.Il est donc fort probable que les valeurs industrielles, en particulier, ne connaîtront pas, dans leur ensemble, une ascension comparable à celle de l’an passé.Cependant, il reste des secteurs où l’on peut s’attendre à des développements presque aussi accusés.Au premier rang d’entre eux, il convient probablement de ranger les pétroles et le gaz naturel.D’autres secteurs, intimement intéressés au développement du Canada, longation de cette croissance économique; mais beaucoup pensent que 1956 sera, dans son ensemble, une année fructueuse pour l’économie canadienne, et à l’heure actuelle rien n’indique que cet optimisme soit mal fondé.Si nous considérons le niveau atteint par l’économie canadienne, nous constatons un standard de vie bien supérieur à celui des années passées au Canada et à celui de tous les autres pays, exception faite des Etats-Unis.Cette expansion trépidante et cette poussée vers de nouveaux sommets ne sont plus seulement un redressement sur le ralentissement de 1954, mais surtout un progrès constant et une augmentation sur les meilleures années de l’économie nationale.La production et le revenu national, le revenu de l’agriculture et de l’industrie, les travaux publies, le chiffre d'achat du consommateur, la construction sont autant de facteurs où le Canada s’est distingué en 1955 et qui continuent à progresser en 1956.Qu’une certaine modération se fasse sentir dans l’allure et le volume de cette prospérité, cela semble aussi bien inévitable que désirable.Mais, cette modération ne devrait causer aucune perturbation, car elle est d’ailleurs prévue, et la politique de crédit de la Banque du Canada et des autres Banques à charte en a tenu compte.Avant de vous dire quelques mots sur la Bourse Canadienne, il est peut-être utile de souligner que pour la première fois en 4 ans, le dollar canadien est tombé le 15 novembre dernier à un cours inférieur à celui du dollar américain.Ce phénomène s’était produit pour la dernière fois en mars 1952.On sait que la monnaie canadienne se trouvait artificiellement au-dessus du pair de la monnaie américaine par suite de l’importance des fonds américains investis au Canada.Le retrait d’une partie de ces fonds et les achats nombreux par les Canadiens d’obligations américaines ont largement contribué à la baisse enregistrée dernièrement.Du fait que la Bourse reflète en les exagérant, les moindres oscillations de la température économique ou politique, la courbe moyenne des valeurs au cours d’une année est hautement instructive, à condition qu’elle soit interprétée avec les corrections et nuances désirables.Au cours de l’année 1955 cette courbe a nettement accusé le boom général du Canada.Le spéculateur paresseux qui aurait, au début de cette année, réparti ses placements au hasard des valeurs inscrites aux principales bourses canadiennes, aurait vu son capital augmenter de plus de 20%.Celui qui se serait astreint à une sélectivité élémentaire aurait gagné au moins 50%.C’est assez dire que l’année 1955 fut exceptionnelle du point de vue boursier.Les performances de groupe les plus remarquables furent réalisées par les valeurs de papiers, et par les mines; les dividendes miniers, par exemple, s’élevant à un montant de 145 millions de dollars distribués par 62 compagnies seulement.12 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA et les Français désireux de maintenir une parfaite harmonie dans les relations tant commerciales qu’intellectuelles de nos deux pays.Notre secrétariat a fourni un effort considérable, soit en répondant à plus de 1300 lettres, demandes de renseignements, enquêtes, etc., soit en publiant régulièrement notre Bulletin et nos Communiqués, permettant ainsi de documenter d’une manière précise les exportateurs français et de donner à leurs offres de vente la plus large diffusion possible auprès des acheteurs canadiens et des principales Chambres de Commerce du Canada.Parmi les réunions les plus réussies, je citerai le déjeuner offert le 15 juin 1955 à Monsieur Emmanuel Monick, Grand’Croix de la Légion d'Honneur, gouverneur honoraire de la Banque de France, dont la causerie publiée dans notre Bulletin de juillet 1955 nous a valu des commentaires fort élogieux.Enfin, j’oubliais de vous dire que votre Président a cru bon de se rendre aux Iles Saint-Pierre et Miquelon au mois de juillet dernier afin d’étudier avec le Gouverneur Sicaud et Monsieur Landry, Président de la Chambre de Commerce de Saint-Pierre, la possibilité de développer les relations commerciales entre ce territoire français isolé au sud de Terreneuve et le Canada.L’accueil, que j’ai reçu, demeure inoubliable et je ne saurais trop inviter nos Membres à prendre des contacts avec les Membres de la Chambre de Commerce de Saint-Pierre ou même de rendre visite à nos proches compatriotes, les assurant qu’ils seront enchantés de ce voyage à tous points de vue.Le rayonnement de notre Chambre de Commerce Française au Canada n’a été possible que par l’étroite collaboration et la compréhension qui ont toujours régné entre nos représentants officiels et nos Membres.Je me dois d’adresser nos plus sincères remerciements à Monsieur Raymond Treuil, notre Conseiller Commercial, ainsi qu’à ses collaborateurs, Messieurs Bernard de Roussy de Sales, Pierre Brassac, Claude Boyer et Monsieur Charlois, Conseiller Commercial à Toronto.J’ajouterai également que la présence de Monsieur Ribère, Consul Général de France, à la plupart de nos réunions est un témoignage de l’intérêt et de l’amitié qu’il veut bien nous accorder.Je tiens à exprimer ma plus vive reconnaissance à mes collègues du Conseil d’Administration et à tous les Membres en général, français et canadiens, pour leur amical et précieux concours.Dans quelques instants procéderez à l'élection d’un nouveau bureau.Grâce à vous, j’ai eu l’honneur de présider aux destinées de notre Chambre de Commerce pendant 6 ans; vous ne serez donc pas étonnés si je considère que ce terme a été beaucoup trop long et que je souhaite vivement qu’un autre Président puisse apporter à notre Association les modifications qui s’imposent et lui donner l’impulsion nécessaire pour continuer son essor et maintenir son prestige auquel chacun de vous avez si largement contribué.partent également tavoris; tels sont la distribution de l’énergie électrique, les téléphones, les entreprises intéressées aux grands travaux d’équipement national (pipelines, canalisation du Saint-Laurent, etc.) et enfin, dans l’industrie manufacturière, les firmes qui se lancent dans l'utilisation de l’énergie atomique et des appareils électroniques.Il est intéressant également de noter qu’en 1955 la population du Canada a dépassé 16,000,000 d’habitants, dû en partie à une forte immigration des dernières années.L’attraction vers les Etats-Unis a été jusqu’ici un sérieux problème tout au long de l’histoire canadienne.Bien que cette attraction persiste, une poussée dans le sens opposé, vers le Nord Canadien, fait son apparition; là, une immense forêt inexploitée, des ressources minières en puissance (pétrole dans la vallée du Mackenzie, nickel près de la Baie d’Hudson, plomb et zinc aux alentours du Great Slave Lake, uranium sur la rivière Marian, fer de l’Ungava), des possibilités d’énergie hydraulique constituent une richesse virtuelle promise à de nouveaux pionniers.Les Canadiens, qui avaient déserté la Prairie pour la frontière des Etats-Unis remontent vers l’Ouest et le Nord.Depuis la dernière guerre mondiale, chaque émigrant qui abandonne la mère-patrie est remplacé par trois immigrants, et il semble qu’avec les perspectives économiques nouvelles, ce mouvement doive aller s’accentuant.Ainsi le Nord canadien, en dépit des obstacles à surmonter, et qui tiennent surtout à la rigueur du climat, offre-t-il un domaine relativement vierge où les prospecteurs commencent à traquer de nouvelles richesses et où une industrie naissante promet à l’économie nationale un avenir de prospérité.Quelques mots maintenant, Messieurs, des échanges commerciaux entre la France et le Canada.Le total de nos importations pour l’année 1954 s’était élevé à $25,809,340.Pour les dix premiers mois de 1954, le total était de $20,351,000.et pour la même période correspondante de 1955 le total de nos importations été $22,385,000.soit une augmentation de $2,000,000.environ.Nous pourrions aussi ajouter à ce montant celui des exportations invisibles provenant des achats importants des touristes canadiens en France et nous pourrions également tenir compte d’un montant qui joue en notre faveur celui des royautés versées par les Sociétés qui, de plus en plus, fabriquent sous licence des produits français au Canada.Nous devons donc nous réjouir de ce résultat étant donné les difficultés de toutes sortes qui souvent mettent obstacle à nos importations.Pour terminer, je vous dirai deux mots des activités de notre Chambre.D’abord, l’augmentation du nombre de nos Membres atteint actuellement 477.C’est une preuve de notre vitalité et de l’intérêt, que semblent apporte)' à notre organisation les Canadiens a vous JANVIER 1956 13 & ! THE KEY CONSTRUCTION LIMITED ENTREPRISE DE TRAVAUX PUBLICS I * Travaux maritimes et de canalisation.J Ip3ft J mU m * Installations hydroélectriques.* Travaux souterrains.* Ponts — Routes — Voirie.* Bâtiments industriels et divers.* Béton précontraint.I Tel.: UN.1-2775 1040 Bleury C" MASSEYHARRISFERGUSON MONTRÉAL (Canada).///'sut d'tmûm en/re /a France e/ te ^(oer/zuts/si BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France) ¦ 37, RUE CAUMARTIN .PARIS B 0^ fsS^ISÏ III" SSHÉ1 î^SSs^i 11 ff I •1 BANQUE CANADIENNE NATIONALE 4 i y • h FONDÉE EN 1874 .1, ii'if CAPITAL VERSÉ RÉSERVE ACTIF, PLUS DE $ 7,000,000 14,000,000 600,000,000 ' • il ¦rjTl H I m PLACE D’ARMES, MONTRÉAL 578 Bureaux au Canada — 85 Succursales à Montréal CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 14 FRANCE TECHNIQUE nous communique : French Pushing Peaceful Atomic Program In a sense, France may have started it all.If Britain has her James Chadwick, discoverer in 1932 of the neutron; Germany her Otto Hahn, who in 1939 first split the uranium atom; the U.S.her Ernest 0.Lawrence, inventor of the atom-smashing cyclotron, and her illustrious adopted sons Albert Einstein and Enrico Fermi, first man to demonstrate a chain reaction — it nevertheless all stemmed from the discovery by Henri Becquerel in 1894 that uranium salts will expose a wrapped photographic plate.Becquerel’s discovery of radio-activity thus was followed by the work of Pierre and Marie Curie, who discovered radium and the radioactive properties of thorium and whose work in extending knowledge of the phenomenon of radioactivity set the stage for the advances in atomic physics that made possible the harnessing of nuclear fission.In the last decade, France’s work in the field in which she was originally pre-eminent is a record of achievement in the face of the formidable obstacles left in the wake of World War II.The German occupation had almost totally shut down the fruitful work in nuclear science done up to 1940 in French laboratories.At war’s end the French were so aware of the overriding importance of this subject that only five months after V-E Day, while the constitutional problems of establishing a new government were still center-stage, the provisional government of General de Gaulle set Commissariat à l’Energie Atomique.But the war-devastated country could endow the commission with a budget of only half a billion francs (then worth about $10 million).In its first 10 the CEA has had only 50 billion francs to work with — francs that meanwhile slipped from 50 to 350 in terms of the dollar.Consequently, the commission could not undertake the building of large atomic factories on the Hanford-Oak Ridge pattern, as Britain was doing.Its work in the eai*ly years was restricted largely to basic research and experimental work and to searching for fissionable terials in France and the French Union.When the commission was established on Oct, 18, 1945, no uranium or any other fissionable material being mined under the French flag.In 1946 geological exploratory missions were sent to Madagascar and French Africa as well as throughout metropolitan France, and the extensive and systematic character of the prospecting resulted between 1946 and 1954 in five large finds which are now being exploited — four pitchblende deposits in central France, two of them high-grade, and the fifth a rich layer of urano-thoria-nite, a mixed oxide of uranium and thorium, near Fort Dauphin in southeastern Madagascar.This last may be one of the world’s richest sources of thorium and the uranium is high grade.Under French law, anyone can search for minerals in the earth, but the subsoil and its contents belong to the state; hence, private mining operations must be carried out on the basis of a contract with the state.A Committee on Mines of the CEA has defined the terms on which the state will buy uranium ores produced by private operators.Ores graded at a minimum of 0.2 per cent uranium are bought for 4,000 francs (about $11.40) per kilogram of uranium.Ores containing more than 4 per cent uranium draw a premium of 1,000 francs per kilogram.France is today the only country in Western Europe producing uranium.In December, 1946, the CEA established a uranium processing and metal production center at Le Bouchet, 35 miles south of Paris.High-purity uranium is refined here, and there are facilities for fuel-element fabrication.A new plant is being built for reduction of urano-tho-rianite.A chemical factory was also established for producing the nuclear-pure graphite needed as reactor moderator material.The first French reactor, called Zoe, was completed in December, 1948, at the old fort of Chatillon in the southern environs of Paris.Zoe is heavy-water derated and cooled.Originally developing a power of only a few kilowatts on natural uranium oxide fuel, she has been stepped up to 150 kilowatts of heat.Zoe has been a hard worker for the French atomic energy program.She manufactures radio-active isotopes for research use, and plutonium for an experimental plutonium separation facility; she carries out research projects for the biological service and the radiation up a new years, mo- ma- was pro- JANVIER 1956 IS full-sized atom plant.Like the British power reactors, it will be dual-purpose — for plutonium and for electricity.tection service of the CE A, and she has been an indispensable research tool in the design of the larger and newer reactors at Saclay and Marcoule.Saclay, just eight miles southwest of Chatillon, is France’s main research and training center.Begun in 1949, the establishment has a cyclotron, a Van de Graaff generator, and extensive laboratory and teaching facilities, in addition to the reactor for which it is best known abroad.While the Chatillon reactor was designed rapidly on established lines when emphasis was on marking up for lost time, the Saclay reactor is more original in design.Completed in 1952, it is the world's first reactor cooled by gas other than air, and makes France a leader in the technique of gas cooling systems for reactors.The Saclay pile has a power level of 2,000 kilowatts of heat, and the highest neutron flow of any reactor in Western Europe, ten trillion neutrons per square centimeter per second.It runs on natural uranium fuel bars, uses heavy water as moderator and pressurized carbon dioxide as coolant.While its main use has been as a research tool, it also has been harnessed to produce radioactive isotopes, which are 10 times more active than those made at Chatillon.It also heats the building in which it is housed.Already under construction at Saclay is a second reactor, a high-powered synchroton, and a large modern « hot laboratory » for handling and experimenting with radioactive materials.The second Saclay reactor, designated EE-3, will be a materials testing reactor with a neutron flux 10 times greater than even that of the first Saclay pile.It will probably be heavy-water moderated like its two predecessors, but may be fueled by enriched uranium imported from Britain.It is being built by France’s biggest shipbuilding firm, Penhoet, builders of the Normandie and the Ile de France.These additions are part of a five-year program covering the period 1952-1957 that was laid down when completion of the initial plan of 1945 (Chatillon laboratory, Saclay Nuclear Studies Center, Le Bouchet uranium metal processing plant) marked the end of the first stage of development.Early this year it was decided the 1952 plan was too modest, and the remaining two years of it were beefed up.A total of 100 billion francs ($286 million) has been appropriated to finance the program, a sum twice the total number of francs voted for atomic activities in all the preceding ten years.One-third of the funds is to be used for uranium and thorium extraction and processing and heavy water manufacture; one-fifth for a prototype submarine propulsion plant, and a third for France’s most ambitious atomic project to date — Marcoule.Marcoule, the Rhone valley between Avignon and Orange in Southern France, is the site of France’s first Two reactors have been designed to date for the Marcoule Industrial Center.The first, 0-1, is already well along in construction and is slated to go critical in mid-1956.An experimental prototype, it will use more than 100 tons of natural uranium as fuel and graphite as moderator; it will be air cooled, and will have a power of 40,000 kilowatts of heat.It will be booked to a 5,000 kw electro-generator, but this will not be current available for consumption, as 8,000 kilowatts of electricity will be required to run G-l’s coolant air blowers.However, the second Marcoule reactor, G-2, to be completed in 1957, will reach 100,000 to 150,000 kilowatts of heat and 50,000 kw of electricity, of which 20, 000 will be available for distribution on the grid of Electricité de France.G-2 will be natural uranium fueled and graphite moderated like G-l; but unlike it, will be cooled not by air but by pressurized carbon dioxide, following the Saclay system.The French compare G-l to the Chatillon reactor, an effort to catch up quickly using established techniques; and G-2 to the Saclay reactor, an effort to profit from the earlier prototype and make an original contribution to nuclear engineering.The two reactors are reported to cost about.$86 mil- lion.G-l will, in addition to its electrical output, produce 33 pounds of plutonium a year beginning in 1957; the following year this will rise to more than 110 pounds as G-2 goes into operation.A plutonium separation plant is also being built at Marcoule, using the processes developed at Chatillon.The engineering and construction work for the Marcoule reactors is a completely private undertaking, on contract from the C.E.A.Five French companies are building G-l.The Société des Forges et Ateliers du Creu-sot (a component of France’s great Sehneider-Creusot armaments trust) is the general contractor.The others are : Compagnie Française Thomson-Houston ; Société Alsthom, furnishing high voltage equipment ; Société Bateau for the cooling system ; and Société Alsacienne de Constructions Mécaniques in charge of electronic equipment and, in collaboration with C.E.A.’s Le Bouchet uranium plant, of fuel slug manufacture.The Saint-Gobain company is building the plutonium separation plant.As in most other countries, French industry has been willing to let the Government take the lead in atomic research, development and demonstration, and to have the Government educate it for eventually taking over commercial manufacturing and construction.CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 16 The 0.E.A.has set up a Committee on Industrial Equipment, whose main purpose is to stimulate Government-industry co-operation.The director-general of the French national railways is chairman of this committee, and the other eight members represent the Government, the utility, chemical, oil, metallurgical, steel and construction industries, and industrial research institutions.The plutonium to be made at Marcoule has been said to be of greater immediate importance to France than the marginal amounts of electricity.As a heavy importer of coal, France is anxious to develop atomic energy as a supplementary source of fuel can observer in France reported this month that interest in atomic power for domestic use seemed to him to be less urgent in France than in Britain, where the coal shortage is more pressing.France is trying to by-pass building an expensive gaseous diffusion plant for 11-235, by developing natural uranium fuel technology sufficiently to produce substantial amounts of plutonium as well as power.She must have a concentrated fuel like plutonium if she is to develop improved types of reactors — regardless of any eventual decision to produce atomic weapons.Thus far the French have resolutely turned their backs on an atomic weapons program.Premier Edgar Faure declared last April that « France does not plan to make an IT-bomb, nor any other kind of nuclear bomb, » but that she must maintain her place as a world power by throwing all her skill and talent into developing civilian and industrial uses of atomic energy.If this policy should be changed, the drain on France’s limited plutonium resources would be tremendous.Many believe the adverse effect a weapons program would have on peaceful development will override the counsel of those who urge bomb-building for the sake of national prestige.Although the French have no illusions about their production rate as compared with that of the U.S., they feel that as far as technological competence is concerned they can hold their own with anyone on the world market.BANQUE L G.BEAUBIEN SIÈGE SOCIAL: 1 , RUE RICHEPANCE PARIS ( 8ème ) although one Ameri- Adr.Télég.: BEAUBANK Tel.: OPera 90.62 e 1 TOUTES OPÉRATIONS FINANCIÈRES I ENTRE LA FRANCE ET LE CANADA Succursale à ST-PIERRE ET MIQUELON A 10 miles long subterranean passage runs underneath a mountain 6,500 feet high.As a part of the hydro-electrical equipment of the upper Isère, the Electricité de France has just completed the harnessing of the head of water at Isère-Arc which will supply, in an average year, 450 million kWh.I The supply channels have a total length of 10 miles.An underground gallery, 8 miles 1/2 long, completely covered, is a continuation of the reinforced concrete piping, and with its section of 460 square feet is the main feature of the project : no work of this size has been undertaken for nearly fifty years.The boring of the full section took four years at a rate of 28 to 32 feet per day and, at some points, of 40 feet per day.The surge tank has a height of 164 feet and a diameter of 59 feet.They have not entered into a bilateral atomic aid treaty with the U.S., but did conclude an agreement with Britain on May 4th last year to promote the peaceful uses of atomic energy by exchanging unclassified information.France is also to get advice on certain matters and « experimental quantities of various materials» from the British.France’s export goals are less ambitious than Britain’s, and focus in part on French Union territories overseas, particularly on power-hungry North Africa.Private industry will have to do what exporting is done, and is being encouraged by the Government to invade the world market.ft The completely underground Randoms power station operates under a 50 feet gross head and uses a discharge of 6,600 g.p.s.It is equipped with four sets of vertical shaft Francis turbines of 44,000 HP and alternators of 36.000 kVA.The four groups feed two transformers of 72.000 kVA to 10,3/150 kV.By John E.Kenton « The Journal of Commerce », Aup.16, 1955 JANVIER 1956 17 société mo rnicm DE RÉASSURANCES TOURISTES CANADIENS Voyagez économiquement SAINT CHRISTOPHE MOTOR SIÈGE SOCIAL : 5, rue Pierre-Desseigne ALGER Paris U 6e) 3, rue SCHEFFER, (Trocodéro) T.PASSY 33.61, COPERNIC 46.26 38, Avenue de l’Opéra PARIS Seul spécialiste de la vente de voitures automobiles avec garantie de revente vous procurera la voiture idéale pour votre séjour en France Grand choix de voitures américaines, anglaises, françaises et allemandes, neuves et occasions récentes # 1209 Edifice Dominion Square MONTRÉAL Autres Succursales ou Bureaux : BOMBAY — COLOGNE — LE CAIRE MADRID — MEXICO TOUTES FORMALITES — ASSURANCES Adr.Télégraphique: SAINTOR - PARIS RÉASSURANCES DE TOUTES NATURES fi- *d'u*te deà fticu ynaadet &cutqoce& du monde, Mc ynaadit avec le (Canada T i LA BANQUE ROYALE DU CANADA i i i B » 11 ¦ ¦ ¦ ¦ — ¦ ¦ ¦ ¦ PLUS DE 850 SUCCURSALES AU CANADA ET A L'ETRANGER m m ACTIF : PLUS DE $3,000,000,000 Siège Social — Montréal CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 18 LES INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS AU CANADA EN 1956 Chaque année à pareille époque le Ministre du Com-meree et de l'Industrie, M.C.I).11 owe, communique aux Communes les prévisions des dépenses *> LE HAVRE Franklin Building CASABLANCA 5, Av.de la République 4.4 0.5 5,9 S,7 MARSEILLE 2.8 2,9 5, Rue G i I bert-Dru 7,6 3,9 3,7 1,6 Succursales, Filiales ou Correspondants attitrés dans les principaux centres en France et à l'Etranger.périodiques, des annuaires municipaux et téléphoniques Wa été de $194.000.000.Annuaires téléphoniques et municipaux Les recettes publicitaires peuvent se décomposer de Autres publications la façon suivante : Quotidiens .Journaux hebdomadaires, bi-hebdomadai- res, etc.Journaux de fin de semaine Magazines à distribution générale Publications commerciales techniques et scient.11.500.000 .'1500.000 $118.000.000 Enfin les dépenses pour la confection de catalogues se sont élevées à $15,5 millions, celles engagées pour l’é-17.000.000 dition de livres d imprimerie à des fins publicitaires ont 10.500.000 été de $3,8 millions, tandis que les dépenses effectuées pour la confection de lettres circulaires représentaient $2 millions.Les autres dépenses couvrant l’ensemble de 5.500.000 la matière imprimée atteint $42 millions.13.000.000 I a GALERIE D’ART L’Art Français TABLEAUX DE CHOIX encadrements ARTISTIQUES TEL.: CA.6077 370 Ave.LAURIER Ouest MONTREAL (ouest de l’Avenue du Porc) restauration ANCIENS ET MODERNES 8 JANVIER 1956 23 LOI «ANTI-DUMPING» Le Gouvernement du Canada vient d’annoncer la suspension, pour une nouvelle période de 9 mois, de l'application des droits spéciaux « anti-dumping » sur les marchandises françaises importées au Canada, en ce le remboursement des charges fiscales et JE REVIENS ulfc qui concerne sociales françaises.11 est à rappeler que les autorités canadiennes avaient décidé, pour l’application de la loi anti-dumping, de ne pas tenir compte, pendant une année du remboursement des charges sociales et fiscales dont bénéficient certaines exportations françaises.Cette mesure, qui était en vigueur jusqu’au 8 septembre 1955, avait ete prorogée jusqu’au 8 mars 1956.La nouvelle décision du Cabinet Canadien annoncée aujourd'hui permettra aux exportateurs français de bénéficier de la même concession jusqu au 8 décembre w 4k I 1956.G R fi n D PflRFDm Aide-mémoire » 1 Sous l'actuelle réglementation douanière canadienne, la déduction des charges sociales et autres taxes françaises du même ordre sur les prix facturés aux acheteurs canadiens constitue une forme de subvention à l’exportation, et les autorités douanières canadiennes sont donc obligées d’incorporer le montant total de ces charges et taxes dans la détermination de la valeur des marchandises importées, qui doit servir de base au calcul des droits de douane.Cette procédure s'applique automatiquement, à.toutes les importations, quels que soient les pays d’origine des marchandises.En plus de la majoration de la valeur taxable décrite ci-dessus, la législation douanière canadienne stipule également qu’il devra être acquitté, à titre de pénalité, droit spécial « anti-dumping » égal à la différence entre le prix facturé à l’importateur canadien et la valeur taxable, déterminée par les Douanes Canadiennes.Si, pour prendre un exemple, une marchandise est facturée à l’acheteur canadien au prix de $4.50, après déduction des charges sociales et autres, et que la valeur réelle, charges incluses, soit de $5.00, les droits de douane d’importation seront calculés sur $5.00 et, en sus de ces droits réguliers, il sera perçu une taxe spéciale « anti-dumping » d’un montant de 50 cents.Cette réglementation a pour but d’assurer une légitime protection contre toute concurrence déloyale, aussi bien aux industries canadiennes qu’aux exportateurs des autres pays étrangers.Cependant, en raison des liens étroits d’amitié qui unissent la France et le Canada et, afin d’apporter un encouragement aux exportateurs français dans leurs efforts pour conquérir une place plus importante sur le marché canadien, le Gouvernement du Canada a renouvelé, pour une deuxième fois, le décret spécial ayant pour effet d’exonérer les produits français de la perception de la taxe spéciale « anti-dumping :», et ce pour neuf mois encore (c’est-à-dire jusqu’au 8 décembre 1956) — en espérant que d’ici la fin de cette période, la nécessité d'une telle exemption ne se fera plus sentir.Le bénéfice de cette mesure de «grâce» aura donc été accordée pendant deux ans et trois mois.DE taMÜ ! PUIS (Pviy N ï*f $3-25 CONCESSION TARIFAIRE EN FAVEUR DES TISSUS SPÉCIAUX ET ARTICLES POUR VÊTEMENTS SACERDOTAUX UNE un .Jusqu'à maintenant ces divers articles entraient sous des articles différents du tarif douanier et acquittaient des droits allant de 20 à 25%.A la suite de demandes officielles françaises, le gouvernement canadien vient d'accorder sur ce point une concession intéressante.Un Ordre en Conseil (P.C.1954 — 2026) signé à Ottawa le 22 décembre 1954, apporte les modifications suivantes pour la période comprise entre le 1er janvier et le 31 décembre 1955 aux droits de douane applicables aux tissus avec dessins, d une largeur n excédant pas 12 pouces, aux dentelles, broderies, emblèmes et médaillons, utilisés dans la confection des vêtements sacerdotaux : 4 Tarif Préférentiel Tarif de la Nation Tarif général la plus favorisée 10% Britannique 20% 10% Cette nouvelle rubrique est maintenant inscrite au tarif douanier sous la position 567b (3).Services du Conseiller Commercial de France.Ambassade du Canada, à Paris CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 24 POUR VISITER LA FRANCE AVEZ-VOUS BESOIN D’ARGENT Prenez le train pour améliorer votre maison ?/ ' m Le train vous conduira partout.De la fenêtre de votre compartiment vous verrez défiler les plus beaux paysages de France.Dans 120 centres touristiques, vous trouverez en descendant du train, les confortables autocars de tourisme de la S.N.C.F.Ils feront faire les plus belles excursions.3 >3 p.vous EXACT, RAPIDE, CONFORTABLE, LE TRAIN EST LE MOYEN LE PLUS AGREABLE DE VOYAGER Pour horaires, taux et billets concernant Prêts pour amélioration de maisons maintenant disponibles à toutes les succursales de La Banque Provinciale du Canada.vos parcours en France, ainsi qu'en Allemagne, Belgique, Hollande, Italie.Suisse et autres pays européens, renseignez-vous à : VOTRE AGENT DE VOYAGES ou à Jules Hone, représentant au Canada de la LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA SOCIÉTÉ NATIONALE DES CHEMINS DE FER FRANÇAIS Suite 439, Edifice King's Hall, 1231 ouest, rue Ste-Catherine Montréal — Téléphone : AV.8-8255-56 (Affiches et brochures sur demande) 350 succursales et agences dans l’Est du Canada LA PROVINCE DE QUEBEC DESIRE FACILITER L’IMPLANTATION D’UNE INDUSTRIE SIDERURGIQUE SUR SON TERRITOIRE M.Duplessis, Premier Ministre de la province de Québec, a récemment attiré l’attention des financiers et industriels sur l’intérêt que porte son gouvernement aux investissements destinés à établir dans sa province une industrie de base des produits du fer et de l’acier.11 a rappelé les dépenses déjà engagées pour l’exploitation du minerai de fer de l’Ungava, notamment lors de la construction de la voie ferrée de 362 milles de long qui relie ce territoire au Québec, et a souligné qu’en favorisant ce projet, son gouvernement avait eu le désir d’ouvrir la province à un large développement industriel.Il semble que cet appel ait été entendu et que des capitaux américains soient disposés à venir s’investir dans cette partie du Canada en raison notamment de l'épuisement prochain des mines situées dans la région des (1 rands Lacs sur le territoire des Etats-Unis.En effet, l'United States Steel Corporation se proposerait de construire à Verehères, ville située à 30 milles à l'est de Montréal, sur la rive sud du St-Eaurent, une usine pour le traitement du minerai de fer du Labrador.Une option aurait été prise sur des terrains appartenant à cette localité et dont l’étendue serait d’environ 2 milles carrés.Un accord aurait été passé avec la Sha-winigan Water and Power Co.pour la fourniture de l'énergie nécessaire.Le montant des dépenses envisagées pour la construction de cet ensemble serait de l’ordre de $15.000.000.La Fédération Nationale de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie, Croupe des Exportateurs, a annoncé 1 ouverture, en février dernier, d’une Exposition Permanente destinée aux acheteurs étrangers.Cette manifestation se tient au sein de la Chambre Syndicale de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie — 58, rue du Louvre, Paris (2e).Les visiteurs étrangers seront accueillis par erétaire polyglotte qui, selon leurs activités claies, les mettra en rapport avec les fabricants dont les modèles exposés auront retenu leur attention.Un Service Exportation, en liaison constante avec l’Exposition Permanente, sera en mesure de leur donner tous renseignements utiles sur les détails de livraison, frais de transport, etc.En se rendant à cette Exposition, les acheteurs pourront fixer rapidement leur choix et naître le prix franco destination d’un article, jugeant ainsi sans perte de temps de leurs possibilités d’affaires.Li Conseilh r Commi rcial ' % une se-eommer- con- DEGUSTEZ la fameuse LIQUEUR Liqueur IZARRA EN VENTE dans tous les MAGASINS du JAUNE en Bout.No 33F en tout temps de VERTE en Cruches No 33A pour cadeaux de fête PAYS BASQUE C.L.Q.JANVIER 1956 25 LA FREQUENTATION DES SALLES DE CINEMA AU CANADA LE GROUPE HUGO STINNES INDUSTRIE ACQUIERT LE CONTROLE DE CANADA MACHINERY CORPORATION l ne compagnie de l’Allemagne de l’ouest appartenant à un groupe d’entreprises contrôlées par Hugo Stinnes Industrie, à Muehlheim dans la Ruhr, vient d’acquérir le contrôle de Canada Machinery Corporation.Ce groupe allemand, qui possède des intérêts dans l’industrie chimique, dans celles du papier, de l'équipement électronique, des machines textiles, des moteurs et locomotives diesel et de l'équipement des navires, est également à la tête d'une flotte océanique de 80.000 t.Son activité s’est manifestée au Canada depuis 1051 par I intermédiaire d’une société d’importation de biens d’équipement représentant environ 30 producteurs allemands de machines-outils.Canada Machinery Ltd.se propose d’élargir substantiellement sa production en procédant à des investissements nouveaux.Les activités nouvelles couvriraient notamment les secteurs de la mécanique de haute précision, de l’équipement pour les industries de l’aéronautique et de l’automobile, équipement dont la plus grande part doit être importée actuellement des Etats-Unis et des pays d’outre-mer.Les projets comportent également la production et 1 assemblage d’une large gamme de machines-outils dont certaines pièces seraient d’origine allemande.La direction de la compagnie canadienne sera constituée de la façon suivante : président du Conseil d’administration : Hugo Stinnes, Muehlheim, Allemagne — président, Dieter Hugo Stinnes, Mount Royal, Québec — vice-président, Joseph Clement Scan ion, (lait, Ont.— secrétaire, Marcel Fiche, Outremont, P.Q.trésorier, James Flavelle, (lait, Ont.PROJET DE CONSTRUCTION D’UNE USINE DE BUTADIENE Polymer Corporation projette de construire une usine de butadiene sur le passage du Trans-Canada Pipe line qui doit relier sous peu la province de l’Alberta à l’est du Canada.Pour la première fois en 1954 depuis la création de l'industrie cinématographique, les recettes encaissées par les cinémas au Canada ont marqué une diminution.En effet, les sommes totales dépensées en 1953 avaient atteint environ $123 millions alors que celles versées guichets des exploitants en 1954 ne se sont élevées qu’à $118,5 millions.On a calculé que la dépense par tête a diminué de 6% d’une année à l'autre.Elle a été de $7,80 en 1954 contre $8,30 en 1953.La diminution de la dépense par habitant est surtout due à la régression constatée dans les provinces du Nouveau Brunswick, du Québec, de l’Ontario et de la Colombie Britannique, alors que de légères augmentations apparaissaient dans les autres parties du territoire.A cet égard, les provinces peuvent être classées dans l’ordre suivant : aux $10,1 $ 10,3 Colombie Britannique 8,85 Manitoba Saskatchewan 7,63 Nouvelle Ecosse 6,04 Ile du Prince Edouard Terre Neuve Alberta 7,81 Ontario 7,52 4,82 Québec $4,43 Vue des causes de ce déclin a été certainement le développement considérable de la télévision, mais il ne faut pas écarter l’idée que les augmentations du prix des places auxquelles il a été procédé dans le courant de l’année aient en une répercussion sur la fréquentation des salles.Le prix moyen, taxe comprise, a été de 50ÿ et de 44ÿ hors taxe.Le nombre de salles régulières en exploitation en 1954 était de 1,938.Ces établissements comportaient 985.000 sièges avec une capacité totale annuelle de 814,5 millions d’entrées.Les entrées payantes enregistrées n’ont été que de 218,5 millions, ce qui donne une moyenne d'utilisation de 27%.Il peut être intéressant de comparer l’activité des salles de cinéma des deux plus grandes villes du Canada.Malgré une population inférieure à celle de la métropole de la province de Québec et avec des prix moyens d’entrée très comparables (52
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