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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Automne
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1960, Collections de BAnQ.

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CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE E AU CANADA yv>.m te* f m # f v Jfi I: ^4 1 Ml 4 H AUTOMNE 1960 No 557 dod® i sou \ et ,wvu indu»] .#-1,1 \ m & r 1 & x z T Le soudage comme méthode de fabrication, tirant profit des recherches scientifiques et des inventions récentes, joue un rôle toujours plus important dans la conception de nouveaux produits en métal.Il existe aujourd’hui des techniques, des procédés et des matériaux de soudage qui permettent la fabrication plus rapide et plus économique de produits en métal ferreux et non-ferreux.Déjà plusieurs industries importantes fabriquent très avantageusement des produits pour lesquels on avait prévu le soudage automatique ou semi-automatique comme méthode de fabrication.Ne serait-il pas sage d’examiner votre propre situation afin de profiter, vous aussi, de ces méthodes si efficaces et si économiques ?Avez-vous besoin de renseignements techniques en ce qui concerne ces procédés et leur application concrète ?N’hésitez pas à nous consulter nos ingénieurs sont là pour vous servir.Canadian, LIQUID AIR Company LIMITED SI.JOHN'S.SYDNEY.HALIFAX.MONCTON.SAINT JOHN.BATHURST.QUEBEC.SOREL.MONTREAL, THETFORD.SEPT-ILES.OTTAWA.CORNWALL.BROCKVILLE.TORONTO, OAKVILLE.HAMILTON.NIAGARA FALLS, WATERLOO, BRANTFORD.LONDON.SARNIA.CHATHAM.WINDSOR, SUDBURY.COPPER CL'FF.ELLIOTT LAKE.PORT ARTHUR, WINNIPEG.REGINA.SASKATOON.EDMONTON, CALGARY.RED DEER.MEDICINE HAT.CRANBROOK.VANCOUVER, VICTORIA.KITIMAT.DAWSON CREEK, NANAIMO. REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE CANADA AU Automne 1960, No 557 La conjoncture au Canada .Situation financière et conjoncture françaises Des capitaux français au service de l’économie .J.-P.Laffaille L’intégration dans le secteur agricole .Immigration et problèmes humains .Informations françaises et canadiennes The boom in Europe .Asbestos Corporation .The European Common Market .Le crédit à la consommation au Canada .La conjoncture industrielle française .La coopération technique internationale sur le plan économique .Business Taxes in the Common Market .H.Mhun 3 5 H.Deroy 7 9 R.Olivier 11 H.du Crest 13 15 17 19 21 23 25 30 La Revue est publiée chaque trimestre par la Chambre de Commerce Française au Canada.Prix : 25 cents le numéro Autorisé comme envol postal de deuxième classe par le ministère des Postes Imprimé par PIERRE DES MARAIS 225 est, rue Roy, Montréal 18 — AV.8-5191 Couverture : Vue des Rocheuses canadiennes prise de la vallée Yoho.CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 429, Avenue Viger Montréal, Que.Tel.: Victor 2-9420 Adr.Tel.: Gallia Montréal Bureau de Paris : 31, Avenue Pierre 1er de Serbie (16e) Tél.: Kléber 68-50 tel Telex 01-2169 Cable : STARBER, Montréal Courtiers en Douane Expéditeurs Entreposeurs Camionneurs Agents Transitaires POULENC e LIMITÉE ST.ARNAUD & BERGEVIN spécialités thérapeutiques de choix LIMITÉE 118, rue St-Pierre Montréal, P.Q.Tel.: VI.4-1561 Montréal 8580 Esplanade Membre de la Chambre de Commerce Française au Canada BULLETINS SUR LA SITUATION DES H Q/JjCùtei qjul ComAo.E3 St 5 De MOIS EN MOIS, vous pouvez vous renseigner sur l’état des affaires au Canada en lisant la Revue des Affaires de la B.de M.Ce bulletin de quatre pages présente un rapport détaillé sur la situation économique dans chaque région du pays ainsi qu’une étude d’ensemble.Pour faire inscrire votre nom à la liste d’envoi de cette publication, vous n’avez qu’à écrire à nos bureaux de Paris ou de Londres, aux adresses ci-dessous, ou à notre Service des Relations Internationales, B.P.6002, Montréal, Canada.SIÈGE SOCIAL: MONTRÉAL Londres : Bureau principal, 47 Threadneedle St., E.C.2 E.A.ROYCE, gérant Bureau du West End, 9 Waterloo Place, Pall Mall, S.W.1 E.J.BENSON, gérant Paris : 10 Place Vendôme, Paris 1er Banque de Montréal -dt T^sieuriène Seut^ue eut (^Awulet mmituwtm u cuuduk nqrïi Représentants financiers du Gouvernement du Canada à Londres RESSOURCES: PLUS DE $3,000,000,000 • PLUS DE 800 SUCCURSALES AU CANADA, AU R.-U., AUX É.-U.ET EN EUROPE La Conjoncture au Canada L'irrégularité et les hésitations dans les affaires, soulignées dans notre dernière revue, se sont accusées au cours des derniers mois.Les plus récents indices économiques reflètent soit une temporisation soit, dans bien des cas, un fléchissement de l'activité.Ainsi la production industrielle a baissé de 2% en juillet par rapport à juin.En septembre le rythme de production dans la sidérurgie a diminué.En juillet le commerce de gros accuse une baisse de près de 8% sur le mois correspondant de l'année dernière.Du 1er janvier au 14 septembre les chargements de wagons ont fléchi de plus de 3% comparativement à 1959.Au premier semestre les faillites se sont accrues de près d'un tiers et le passif engagé a triplé par rapport au premier semestre de l'an dernier.Enfin le chômage s'est exceptionnellement aggravé en plein été, le nombre des chômeurs s'accroissant de 11.000 entre juillet et août.Le fait le plus significatif est sans doute la baisse du produit national brut de 1,5% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent.C'est le premier fléchissement depuis le premier trimestre de 1957, époque qui marquait le début de la dernière récession.Cette faiblesse traduit une diminution réelle de la production, les prix ayant été stables pendant cette période.Elle est due surtout au ralentissement des investissements dans l'industrie et le bâtiment, la baisse de la construction de logements ainsi qu'à la réduction des stocks.! Il Des raisons plus générales et plus profondes expliquent cette faiblesse de la conjoncture.Le Canada fait face à une concurrence de plus en plus vive, à 11 étranger et chez lui, et pas toujours avec succès.Certaines structures doivent être modifiées.Les milieux d'affaires escomptaient un bon dernier trimestre, qui semble exclu maintenant.L'incertitude des derniers mois s'est donc aggravée et on note une diminution de la confiance, tant parmi les hommes d'affaires que dans le public.Enfin l'économie des États-Unis, dont dépend grandement celle du Canada, même hésitante, influencée sans doute par le climat électoral.reste elle- Face à ces faiblesses, des points de fermeté subsistent néanmoins.Certains secteurs industriels connaissent toujours une forte activité.Ainsi en août la production de papier-journal marque un gain de 5,3% sur août 1959 et pour les 8 premiers mois l'avance ressort à 6,5%.La production d'électricité du premier semestre a été près de 12% supérieure à celle du semestre correspondant de l'an passé.En juillet et août les exportations se sont nettement accrues et la balance commerciale a été excédentaire.Pour les 8 premiers mois l'accroissement des près de 10% alors que les importations n'ont augmenté que de 1,2%.Il faut souligner également que les problèmes résultant de l'excédent improductif de capacité des industries sont moins sérieux qu'ils ne l'étaient au début de la dernière dépression de 1957-58.exportations s'inscrit à L'économie est-elle de nouveau dans une période de récession ?Les économistes sont partagés.Certains, faisant état des baisses notées plus haut, estiment que le Canada est entré dans sa quatrième dépression d'après-guerre.D'autres, plus optimistes, pensent que les bases de l'économie restent solides et saines et qu'une reprise de la confiance est probable après les élections américaines, entraînant un redressement.Seules les perspectives à court terme sont en jeu.À long terme l'économie canadienne restera favorisée par les facteurs que l'on sait.En attendant, le ralentissement actuel de l'activité aura entre autres conséquences, cet hiver: une aggravation du chômage, déjà sérieux; une baisse des bénéfices des entreprises; un accroissement du déficit budgétaire — les rentrées fiscales étant moins fortes prévues - avec des incidences possibles sur le marché monétaire.que AUTOMNE I960 3 NOS ASSURANCES un problème complexe dont nous a libérés i mari / HUBERT DU CREST / -1A Conseil en assurances et membre associé de I ’T àv /: RENÉ A.PIGEON ET ASSOCIÉS LTÉE.J* H aôr Courtiers d’assurances agréés 275 ouest, rue St Jacques, Montréal Tel.VI.9-5686 Abonnez-vous aux meilleures revues françaises Chez PONY, 554 rue Sainte-Catherine est, Montréal Incendie - Auto - Responsabilités civiles et patronales - Vol - Maritimes - Vie Groupe - Fonds de pension - Etc.'Ttouveautéà i 29 ans d'expérience dont 4 au Canada i Sérieuses références à Montréal « HP L’UNE DES PLUS GRANDES BANQUES DU MONDE, ELLE GRANDIT AVEC LE CANADA LA BANQUE ROYALE DU EANADA » i ! ^ 111 PLUS DE 960 SUCCURSALES AU CANADA ET À L’ÉTRANGER Siège Social — Montréal CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 4 SITUATION FINANCIÈRE ET CONJONCTURE FRANÇAISES par HENRI DEROY Pour inaugurer la saison, notre Chambre a organisé un brillant déjeuner au Riti Carlton, le 22 septembre.M.Bernard Leehartier présidait.Notre invité d'honneur était une personnalité du monde financier français, Monsieur Henri Deroy, qui a fait le point de la situation économique et financière en France.Nous reproduisons ci-dessous de larges extraits de son allocution.Dans les années qui ont suivi la dernière guerre, la France a dû reconstruire et moderniser son industrie, pourvoir aux besoins d’une population croissante et s’efforcer de combler les retards en particulier dans le domaine du logement.L’ampleur des exigences, par rapport aux moyens relativement limités, a provoqué une tendance à l'inflation.Les prix n’ont pratiquement cessé de s’élever, jusqu’à la mise en ordre effectuée vers la fin de 1958 et le début de 1959.M.Henri Deroy est né le 12 juin 1900 à Paris.Grand Officier de la Légion d’Honneur.Licencié es lettres, Docteur en Droit, Lauréat des Facultés de Droit et de l’Ecole Libre des Sciences Politiques.Entré le 1er septembre 1923 dans le corps de L’Inspection Générale des Finances, AL Deroy était nommé successivement Directeur Général de la Caisse des Dépôts et Consignations et 1933 et Secrétaire Gé- -néral du Ministère des Finances ainsi que Gouverneur du Crédit Foncier de France en 1940.1933 —¦ Gouverneur Honoraire et Administrateur du Crédit Foncier de France.Depuis dix ans, la progression de l’économie s’est trouvée ralentie deux fois, la première en 1951-52, puis en 1957-58.Dans le second cas, en vertu d’un plan cohérent établi par un comité d’experts, le Gouvernement a dévalué le franc pour relancer l'activité.L’opération n’a pas entraîné de hausse de prix, l'emprunt PINAY ayant au préalable servi à éponger les réserves du public.De plus, le déficit budgétaire fut réduit de près de 50% par des augmentations d'impôt, des compressions de dépenses.A la faveur de la stabilité politique, les capitaux ont afflué, les taux d’intérêt fléchi, les exportations augmenté.D'importants remboursements ont pu être effectués sur la dette extérieure.La conjoncture présente, les perspectives de développement de l’activité, se situent dans la ligne de cette évolution.Elles s’inscrivent également dans le contexte du relèvement accompli depuis la dernière guerre.A cet égard, l’ampleur des ressources actuelles contraste avec leur pénurie après le premier conflit mondial.Au lendemain de celui-ci, l’énorme perte d’hommes valides, la dénatalité, ont entravé l’effort de redressement.L'absence d’aide étrangère pour la reconstruction n’a pas permis non plus une reprise de longue durée.A une flambé d’activité succéda la crise, prolongée par une politique monétaire défectueuse, d’où un recul de puissance économique.I Le 3 mars 1935, nommé Administrateur de la Ban- il est appelé à que de Paris et des Pays-Bas, la vice-présidence le 24 mars 1955.Vice-Président de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits Vice-Président de la Banque de Syrie et du Liban Administrateur de la Librairie Hachette Administrateur de la Banque des Règlements Internationaux Administrateur de la Banque Française et Italienne pour l’Amérique du Sud Administrateur de la Banque Ottomane (Comité de Paris) Administrateur du Crédit Foncier Franco-Canadien bre élevé d'enfants et de vieillards par rapport à la population active.La politique économique inaugurée fin 1958 est fonction de ces éléments.Le succès obtenu dans le domaine financier, la conjoncture actuelle relativement favorable, confirment dans l'ensemble son efficacité.I En revanche, après la dernière guerre, le pays a enregistré une forte natalité, gage d'expansion du marché intérieur, bénéficié de l’aide MARSHALL et, dans le cadre du plan MONNET, consacré une grande partie des ressources disponibles à des investissements dans les industries de base.La politique protectionniste d’avant guerre a fait place à la coopération dans le cadre de l'O.E.C.E., de la CE C A, et du Marché Commun.Pour quelque temps, l’équilibre entre l’expansion économique et la stabilité monétaire demeurera délicat, en raison notamment des charges de la Communauté, du nom- * Sur le plan des finances extérieures et intérieures, la situation a complètement changé de 1958 à 1959.La balance des comptes, débitrice en 1958, est devenue excédentaire.Les importations ont été couvertes parles exportations à raison de 99-4%.Les ventes aux Etats-Unis ont augmenté de 20%, au Canada de 30%.Vers le Canada, elles ne représentent que 1%% des exportations.AUTOMNE I960 5 La situation de l’emploi s’est encore améliorée puisque, fin Juin, on comptait 31,000 chômeurs contre 35,000 l’année précédente.A part la réduction du nombre d’heures de travail chez Renault — en partie compensée par le jeu d’un accord collectif — les horaires tendent à s’allonger comme l’atteste la hausse de rendement, supérieure à 8%, de l’impôt sur les salaires.Dans plusiurs secteurs, on éprouve des difficultés à trouver du personnel.De 1958 à 1959, le pouvoir d’achat de la population n’avait pratiquement pas varié.Par contre, en I960, alors que les prix n’ont enregistré qu’une faible augmentation, des hausses modérées de salaires ont été consenties dans la plupart des branches de l’activité privée, les services nationalistes (chemins de fer, électricité) et pour les fonctionnaires.Ces revalorisations ont entraîné un léger accroissement du pouvoir d'achat réel, confirmé par des hausses d’indices (ventes des grands magasins, voyages en chemins de fer, achats de télévisions).Sur le plan social, il ne s’est pas produit de conflit important en dépit de certaines tensions.En effet, si le succès de la politique actuelle est généralement reconnu du point de vue financier, il est discuté du point de vue économique et social.En ce qui concerne la balance des transactions invisibles (fret, assurances, tourisme), un excédent de $221 millions s’est substitué au déficit de $155 millions.Etant donné les placements de l’étranger en France, soit par investissements directs, soit par achats en Bourse, les réserves officielles en dollars ont augmenté de $1 milliard et demi.Le changement d’atmosphère à l’égard de la monnaie s'est traduit par une baisse du dollar-titre au-dessous du pair, alors qu’en 1958 le cours était monté de près de 50%.Sur le marché des obligations, les taux des nouvelles émissions, qui avait atteint au plus haut 8%, a baissé au cours de 1959 d'environ un point et demi; il s’établit maintenant aux environs de 5.75% pour les sociétés et organismes jouissant du meilleur standing.Durant les premiers mois de I960, les exportations sont restées élevées malgré un fléchissement attendu pour les automobiles.La balance des transactions invisibles est demeurée favorable.Les capitaux ont continué d’entrer, en vue notamment d’implantations industrielles dans le cadre du Marché Commun.De Janvier à fin Août I960, les réserves de change se sont accrues de $600 millions et, pour le seul mois d’Août, de $100 millions.Actuellement, on envisage de nouveaux remboursements de la dette extérieure dont le total se monte à $2.600 millions.La situation de la Trésorerie continue d’être aisée, les recettes excédant les dépenses.Il n’y a pas eu de grands emprunts d’Etat.Cette situation a-t-elle des chances de se maintenir dans les derniers mois de I960, et surtout en 1961 ?Dans la plupart des industries, en particulier la sidérurgie, les carnets de commande sont bien remplis.L’activité dans la construction, après une hésitation au début de l’année, marque une reprise.Les exportations restent élevées.Il Du point de vue économique, la récession brutale et la crise de chômage redoutée par certains ne se sont pas produites.De 1958 à 1959, l'indice de la production industrielle est remonté de 15%.Le chômage, déjà très bas, a diminué ainsi que les demandes de travail, tandis qu’augmentaient les offres d’emploi non satisfaites.Le volume de la consommation intérieure est demeuré stationnaire, si l’on tient compte de l’accroissement de la population.Le surplus de production, sauf dans certains secteurs (radios, télévisions), a été exporté.Durant les premiers mois de I960, l’indice de la production industrielle n’a pas atteint le niveau élevé des derniers mois de 1959, mais il est resté constamment au-dessus des chiffres correspondant du premier semestre de cette même année.Les investissements des entreprises, pour le second semestre de I960, semblent devoir dépasser le niveau du premier semestre.Il en est de même de ceux de l’Etat.Leur montant pour 1961 doit encore augmenter d’après le projet de budget qui vient d’être élaboré.Ce projet contient en outre des crédits destinés à de nouvelles revalorisations (fonctionnaires, allocations fami- liales, économiquement faibles, chômeurs, etc.).Les suggestions tendant à accélérer la reprise par de fortes augmentations de salaires ont été écartées.Le souci du Gouvernement est de prévenir une nouvelle vague d’inflation.Dans les milieux du patronat, on estime préférable de maintenir l’accroissement du revenu national à une cadence annuelle d’environ 4% à 41/2% avec, parallèlement, une hausse du pouvoir d’achat d’environ 3%.Cette politique paraît d’autant plus raisonnable que nous ne disposerons jusqu’en 1965 d’aucune réserve de MARQUES DE COMMERCE BREVETS D’INVENTION EN TOUS PAYS travailleurs et que les producteurs présents ont à couvrir les charges de la jeunesse née depuis la guerre et qui ne produit pas encore.D’ici quelques années, au contraire, de nombreux emplois devront être fournis à cette nouvelle génération.MARION, MARION ROBIC & BASTIEN L’élargissement du marché qui doit en résulter est la meilleure promesse d'une prospérité accrue pourvu que, dans l’intervalle, aient été réalisés l’effort et les investissements nécessaires en vue de sa formation technique.En résumé, sous réserve des incidents toujours possibles, soit d’une crise internationale aigüe, soit d’une grave récession aux Etats-Unis, il semble qu’on puisse compter sur une poursuite de l’expansion à un rythme modéré.(Fondée en 1892) 2100, rue Drummond Montréal 25 Téléphone: AVenue 8-2152 6 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA DES CAPITAUX FRANÇAIS AU SERVICE DE L ÉCONOMIE À une époque où la grande industrie tient une place de plus en plus prépondérante dans la vie économique, l'agriculture retient moins l'attention.Sans doute ses réalisations sont-elles dans l'ensemble moins spectaculaires, mais il reste qu'au Canada l'agriculture et les industries qui y sont directement liées jouent un rôle de premier plan dans l'économie.C'est dans cette optique que nous publions dans cette revue deux articles rédigés par MM.Laftaille et Olivier, membres de notre Chambre.I par J.-P.LAFFAILLE Ainsi que le rappelait récemment l'hon.Alcide Cour-cy, Ministre de l’Agriculture et de la Colonisation, alors qu’au début de ce siècle "l’on pouvait justement parler du Québec comme d’une province avant tout agricole .aujourd’hui, la population agricole ne représente guère plus que 16% de la population totale." Ce renversement de tendance s’est accompagné d’un accroissement rapide de l’ensemble de la population, donc de la consommation des produits alimentaires de base, à tel point que, pour les légumes par exemple, la production du Québec n'arrivait à satisfaire la consommation ces dernières années, que dans une proportion de 30 à 50% suivant les légumes.Il y avait donc place pour une entreprise qui participerait à l’augmentation nécessaire de la production locale, non seulement par l’extension des surfaces mises en culture, mais par l’accroissement des rendements, grâce aux méthodes les plus scientifiques, à l’utilisation d’engrais et de fertilisants, à une mécanisation rationnelle.En novembre 1958, un important groupe de financiers français spécialisé dans l'agriculture industrielle, fondait la Société de Culture des Terres Noires.Jean-Pierre Laffaille est né le 8 septembre 1925 à Vannes (Morbihan).Il fit ses études secondaires au Lycée français du Caire.En 1942, il s’engageait dans les Forces Françaises Libres.Entré à la Compagnie du Cambodge en 1948, il a toujours fait partie, depuis, des cadres des Sociétés du même Groupe.En dernier lieu, Directeur de la Plantation de Courtenay au Viêt-Nam, de 1955 à 1958.Au Canada depuis août 1958; Gérant général de la Société de Culture des Terres Noires depuis sa fondation en novembre 1958.- 1 il Deux exploitations étaient immédiatement créées.—• L’une à Sherrington, Comté de Napierville, à 25 milles au sud de Montréal, consacrée à la production de légumes, Dès 1959, la mise en place d’investissements importants coïncidait avec la mise en culture des premières surfaces acquises.La zone de Terres noires qui s’étend au sud de Montréal est évalué à 25.000 acres environ.Une grande partie de cette surface est inculte, et jusqu’à ces dernières années, la mise en valeur en était pratiquement impossible, jusqu'à l’établissement d'un réseau de drainage général entrepris par le Gouvernement du Québec.La Société des Terres Noires a effectué à Sherrington un important travail de défrichement et de drainage local.Un entrepôt frigorifique, doté du matériel le plus efficace pour permettre de conserver jusqu’à 7.500 tonnes de légumes dans les meilleures conditions de température et d’humidité était construit.Dès octobre 1959, trois chaînes d'emballage triaient, pesaient, empaquetaient en sacs de polyéthylène, des légumes d'une présentation impeccable.A Ste-Elisabeth, l'emploi judicieux d’éléments fertilisants a permis d'obtenir en I960 une récolte suffisante pour alimenter un boeuf par arpent cultivé.Parallèlement, une installation de stabulation sans précédent au Canada a été montée : Elle est composée actuellement de 4 étables et enclos, pouvant abriter chacun 300 bêtes, et disposées en demi-cercle autour d’un centre d’alimentation particulièrement spectaculaire : 16 silos métalliques, de 50 pieds de haut, hermétiquement étanches, ce qui limite la fermentation — L’autre à Ste-Elisabeth, Comté de Joliette, consacrée à l'engraissement du boeuf de boucherie.* •1 - @ À a La récolte des laitues à Sherrington AUTOMNE I960 7 ¦ de l'ensilage, et permet d'en conserver toutes les qualités nutritives sous une forme particulièrement digestible, dominent un réseau de déchargeurs d’ensilage, de convoyeurs en vis sans fin, qui acheminent la nourriture jusqu’aux mangeoires.L’alimentation des animaux est entièrement automatique : commandée d'une chambre de contrôle, où 35 de manipulateurs à voyants lumineux permettent à seul homme de répartir et doser la nourriture pour les 1.200 bêtes.L'investissement au Canada de capitaux français dans une branche aussi délicate — et on peut le dire si souvent décriée — que l’agriculture pouvait paraître à première vue une aventure.En fait non seulement l’étude des marchés, mais la similitude des conceptions générales, et l’accueil particulièrement cordial réservé à cette exploitation ont été des éléments déterminants.Aussi bien des capitaux canadiens dans des proportions non négligeables n’ont pas tardé à se joindre à la mise de fonds initiale.Une organisation internationale avait pris pour devise : "Enrichissons-nous de nos différences’’.Cette vérité n’est-elle pas plus efficace mise en pratique lorsque de nombreuses ressemblances, parfois émouvantes comme l’é-uilibre et le bon sens des "gens de la terre" dans les eux pays, viennent faciliter la tâche ?En dehors des aspects purement commerciaux et financiers de l’affaire, la Société de Culture des Terres Noires est un exemple parmi tant d’autres, de l’efficacité de la collaboration entre les deux communautés.mlm, f 1872 SWISS CORPORATION cases un FOR CANADIAN INVESTMENTS LIMITED Filiale de la Société de Banque Suisse, Bâle ACHAT ET VENTE DE VALEURS MOBILIÈRES GARDE ET GESTION DE TITRES RENSEIGNEMENTS FINANCIERS 360 ouest, rue St-Jacques Montréal, Canada Adr.télég.: Sivisinvest Inauguration d'une nouvelle usine Sicard •|4T f J s il k me r i , M I 1 m Ll| M "3 m >7 ! il 'll IA ,! \ L'intérieur de l'usine le jour de l'inauguration La société Sicard Incorporée, affiliée au groupe français Schneider- M.Francis Lacoste, Ambassadeur de France au Canada; quatre Union Européenne, a inauguré le 1er octobre une nouvelle usine de camions lourds à Sainte-Thérèse, à 20 milles environ au nord de Montréal.Cette inauguration, présidée par M.Marc Dhavernas, président de la société, a donné lieu à une brillante cérémonie dont l'invité d’honneur était l'Honorable André Rousseau, ministre de l’Industrie et du Commerce de la province de Québec.De breuses personnalités assistaient à cette inauguration, entre autres ministres de la province, René Lévesque, ministre des Ressources Hydrauliques et des Travaux Publics, Gérard Cournoyer, ministre des Transports, Paul Earl, ministre des Mines, Lionel Bertrand, Secrétaire provincial; M.Boyer de Sainte-Suzanne, Consul Général de France à Montréal, de nombreux députés provinciaux et fédéraux, et les maires de Montréal et Québec, MM.Sarto Fournier et Alfred Hamel.Monseigneur Philippe Labelle, vicaire général du diocèse de Saint-Jérôme a béni la nouvelle usine.nom-autres : 8 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA » [INTÉGRATION DANS LE SECTEUR AGRICOLE par ROLAND OLIVIER L'article suivant met en relief les réalisations qu'une entreprise peut faire sur le plan de l'intégration dans le secteur agricole.Il illustre en outre, comme le précédent, le succès que peuvent obtenir des sociétés françaises en collaboration avec les industries, les commerçants et le public canadiens.En 1950, sous l’impulsion de M.Cescas, directeur général de la Cie Nord Africaine de l’Hyperphosphate Réno, était créé à Montréal un bureau d’étude ayant pour but d’introduire sur le marché de l'est canadien, un engrais simple spécialement destiné aux prairies et pâturages en terres acides : le phosphate naturel nord-africain, finement pulvérisé, appelé hyperphosphate.Dans les conditions naturelles du Québec, le débouché de ce produit s’avéra intéressant et, en 1953, nous étions envoyés au Canada pour prendre la direction de cette agence.Dès 1954, le total de nos ventes atteignait 6,000 tonnes et il devenait nécessaire de créer une usine pour broyer et conditionner nous-mêmes ce produit.Cependant, nous avions conscience que sur ce marché où les engrais complets (à trois éléments) étaient seuls employés, le marché d’un produit simple à l’emploi très spécifique, resterait forcément limité : de plus, notre personnel de vente pourrait être employé plus efficacement en vendant la gamme complète des engrais utilisés par le cultivateur.Aussi, en 1955, nous entrions en société avec William Houde Ltée, entreprise fondée en 1950 à Laprairie dans la banlieue de Montréal, par un groupe d'agronomes canadiens.Cette compagnie nous apportait la gamme complète de fertilisants que nous cherchions et un emplacement industriel particulièrement bien situé à la jonction de la riche région agricole et maraîchère du sud et à proximité de la canalisation du St-Laurent qui commençait à se construire peu après.Le tonnage de la nouvelle société formée par cette fusion, sous le nom de William Houde Ltée, ne tardait pas à se développer (pour atteindre 15,000 tonnes en 1956, 20,000 tonnes en 1958 et 23,000 tonnes en I960).Cette extension nous obligeait à fabriquer de nouveaux produits granulaires et à ouvrir en 1958 un atelier de granulation et à étendre notre activité dans toute la province, d'où l’ouverture d'un entrepôt à Québec la même année.Par ailleurs, l’industrie des engrais étant extrêmement saisonnière au Québec (50% des livraisons se font durant deux mois de pointe) ne permettait pas une utilisation régulière du personnel ouvrier.Aussi, tout en travaillant à allonger la période de livraison par des conditions spéciales de morte-saison, nous devions développer de nouvelles fabrications permettant une meilleure utilisation de notre potentiel industriel et commercial : engrais pour gazons et jardins fabriqués à façon pour des compagnies spécialisées, minéraux en bloc et en If poudre pour l’alimentation du bétail, broyage, mélange ou conditionnement à façon de produits divers, insecticides notamment.Nous m avons ainsi à peu près supprimé les saisons mortes si fâcheuses dans notre industrie.En outre, la machine à gra-nuler les engrais, de licence allemande, que nous avions installée à notre usine, présentait de grands avantages sur les machines Roland Olivier Gérant et Secrétaire-Trésorier de William Houde Ltée connues investissement plus réduit et obtention du granulé à un prix de revient inférieur à celui des procédés classiques.Cela nous incitait, après les adaptations et essais nécessaires, à obtenir l’exclusivité de la vente en Amérique du Nord de ce granulateur à plateau tournant : deux maisons américaines d'engineering devaient nous aider dans la prospection et l’installation de ces appareils qui intéressent grand nombre de fabricants moyens.ici : un Le développement plutôt lent de la consommation des engrais dans la province pose un problème sérieux.Aussi avons-nous cherché par tous les moyens à créer de nouveaux marchés pour les produits agricoles locaux, tamment pour les poudres de lait, mais l’activité qui s’est révélée la plus féconde, sans doute aussi la plus originale, est la déshydratation de la luzerne.Nous savions en effet que la province de Québec consommait environ 12,000 tonnes de luzerne déshydratée, dont la majorité était portée des Etats-Unis et de Colombie-Britannique.Pourtant les sols de la région de St-Hyacinthe dans le Québec se prêtaient parfaitement à la production de la luzerne.Aussi, faisions-nous venir de France, pour servir de démonstration, un déshydrateur de marque Promill dont la conception nous avait paru très étudiée; mais il s’avéra vite que peu d’industriels ou ! no- îm- d’agriculteurs oseraient AUTOMNE I960 9 l; résister aux travaux durs et variés qu’on leur de- assurer seuls la responsabilité financière et les difficultés techniques de l’entreprise.Par conséquent, en 1959 nous formions, avec quelques cultivateurs intéressés par ce débouché nouveau, une société, Luzerna Inc.qui, dès pour mande sur la plupart des fermes.C'est pourquoi en 1959 fondions la société "Cantrac” qui, quelques mois plus tard, se voyait confier l’agence exclusive du matériel agricole Renault.nous la première année, fabriquait 1,000 tonnes de luzerne déshydratée.Devant les débouchés nombreux et les résultats financiers de la première année, nous créions en I960 deuxième société, "Luzerna St-Hugues" dans une paroisse voisine : l'ensemble de ces deux ateliers devrait produire cette année environ 2,000 tonnes, faisant de Luzerna” la plus grosse entreprise de déshydratation de luzerne de l'Est canadien.Luzerna est un exemple type d'intégration où les intérêts du cultivateur et de l’industriel, d’ailleurs associés dans l’entreprise, sont confondus et où chacun trouve sa part : le cultivateur par l’ouverture d’un nouveau marché pour son produit, l’industriel par la création d'un débouché pour des engrais.Gardant un oeil sur les autres secteurs agricoles, nous avions constaté dans le domaine de la machinerie agricole, évolution qui amènerait les compagnies américaines à vendre des tracteurs de plus en plus gros et de plus en plus coûteux, alors que la dimension des fermes et les revenus agricoles ne semblaient pas suivre la même évolution.Il devrait donc y avoir un marché pour des tracteurs moyens, moins coûteux d’achat, notamment pour des diesels encore peu répandus au Canada malgré leurs avantages d’économie.D’ailleurs, depuis un ou deux ans, les deux principales compagnies canadiennes importaient de leurs filiales anglaises des diesels dont la vente se développait rapidement.Les tracteurs Renault, parfaitement compétitifs tant au point de vue prix qu’au point de vue technique répondaient à ce besoin de tracteurs très économiques au point de vue consommation et achat, tout en étant très robustes Dans la province de Québec, la vente en était confiée à nos amis de la Coopérative Fédérée qui, avec une solide expérience de la vente du matériel agricole et un réseau complet de garages coopératifs pour l’entretien, se trouvait désireuse de compléter sa gamme de tracteurs moyens.Cette année l’Ontario démarre avec un nouveau distributeur et de belles perspectives de vente, tandis que Cantrac s’associait avec une chaîne de distributeurs américains pour ouvrir le marché du tracteur Renault dans 16 Etats du Nord-est des Etats-Unis.une Ainsi, à partir de la vente d'un produit bien spécifique, nous avons été amenés par un enchaînement logique à constituer un ensemble d’activités commerciales, industrielles et mêmes agricoles dont les ramifications devraient continuer à se développer et qui vise : —• à créer un complexe d’affaires centrées autour du marché agricole qui se complètent et nous permettent une meilleure utilisation de notre personnel de vente et de notre potentiel de fabrication; — à ouvrir en même temps de nouveaux marchés pour notre clientèle de fermiers afin d’augmenter la production agricole et nous permettre par là de développer le marché des engrais et de la machinerie.Enfin, dans toute la mesure du possible, nous avons recherché à faire participer le cultivateur à notre expansion, soit directement en lui permettant d’acquérir des actions dans des sociétés créées, soit indirectement en confiant la vente de nos produits à ses coopératives.une Les perspectives d'avenir : Dans l’avenir, nous chercherons d’abord à développer l’industrie qui est à la base de notre organisation : celle des engrais chimiques.En effet, la consommation dans la province de Québec reste inférieure à ce qu elle devrait être pour rendre l’agriculture parfaitement rentable.Actuellement la consommation par ferme s’établit aux environs de ll/2 tonne alors que l’optimum économique doit se situer entre 5 et 10 tonnes par ferme.Cependant, grâce à une meilleure compréhension par le cultivateur du rôle économique de la fertilisation et grâce à la nouvelle politique d’octrois gouvernementaux, il est probable que la consommation devrait connaître dans les prochaines années £ Oval Room: Somptueusement décoré dans le style “Adam” Déjeuner et dîner Fameux buffet-souper tous les dimanches soirs ' une augmentation considérable.En outre, l’expansion de notre compagnie pourrait se faire avec profit dans le do- maine de la production des matières premières que nous utilisons, ainsi que dans le développement de nos ventes de machines à granulée.Dans le domaine de la machinerie agricole, une prospection complète du marché et la réputation de qualité des tracteurs Renault, qui se confirme de plus en plus, devraient nous permettre de prendre une part raisonnable de ce marché malgré une très forte concurrence.Même si certaines de ce s entreprises que nous avons décrites sont encore dans leur enfance, elles nous semblent toutes prometteuses et elles devraient constituer d’ici peu d’années, par l’application de cette politique d'intégration, un ensemble agricole, industriel et commercial homogène et solide.Lounge: Cocktails et thé l’après-midi Maritime Bar: Spécialité: poissons Ritz Cafe: Petit déjeuner, déjeuner et dîner à prix modérés CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 10 IMMIGRATION ET PROBLÈMES HUMAINS L'immigration au Canada de Français établis en Afrique du Nord, en particulier au Maroc, a pris de l'ampleur par suite des transformations politiques et économiques dans ces pays.Elle pose des problèmes, notamment sur le plan humain, qui sont soulignés dans l'article suivant.par HUBERT du CREST Vouloir vous entretenir de tous les problèmes posés par 1 immigration au Canada aurait été bien prétentieux de part, tant le sujet est vaste et complexe.Mais je n’ai pas résisté à l'offre qui m'était faite de livrer quelques réflexions sur les problèmes humains qu’un Français à résoudre du fait de son immigration dans ce pays.Les ayant vécus moi-même et ayant aidé bon nombre de Français qui, comme moi, ont quitté le Maroc après y avoir vécu plus ou moins longtemps, et pour certains y être nés, je pense avoir acquis une certaine expérience et souhaite qu elle puisse servir.Notons-le, tout de suite, ce groupe d'immigrants s'est caractérisé par certaines particularités qui ont été très favorables à la réussite — plus ou moins brillante et plus ou moins rapide, mais dans l'ensemble réussite quand même — de leur établissement au Canada.Ils ne sont pas venus ici poussés par une instabilité congénitale ou après avoir échoué dans leurs entreprises, parce qu'ils étaient indésirables dans leur pays ou pourchassés par la haine de leurs ennemis politiques.Lorsqu’ils se sont rendus compte que l’avenir était bouché pour eux et surtout pour leurs enfants, là où ils avaient parfaitement réussi grâce à leur travail, ils ont opté, ils sont venus ici de leur plein gré, sans esprit de retour et sans illusion sur les difficultés qui les attendaient.Les qualités qui étaient nécessaires aux Français, avides de grands espaces et d’une vie plus aventureuse mais aussi plus large, qui quittaient la France pour s’établir en un point quelconque de l'empire, là où tous les espoirs de réussite étaient permis — mais n’était-ce pas encore la France — sont indispensables pour immigrer au Canada.Il faut aussi en ajouter d'autres car notre immigrant aura à vivre en milieu étranger et devra réussir à s’implanter dans un contexte de perpétuelles contradictions souvent difficiles à admettre.En voici quelques exemples : a) Le Canada est un pays largement ouvert à l’immigration.Il est évident que ce pays a besoin d’accroître considérablement sa population pour pouvoir consommer les produits de son sol et de son sous-sol, créer ses industries de transformation, résorber son chômage, et en même temps ne plus être à la merci de ses marchés extérieurs.Mais, l’homme de la rue, à qui échappe cette donnée du développement à long terme de son pays, voit d’un mauvais oeil l’immigrant qui peut prendre sa place au travail, et il le lui fait cruellement sentir.Hubert du Crest, né à Dijon en 1908, quitte la France dès la fin de ses études secondaires pour l’Afrique Noire.Après avoir vécu au Sénégal et au Congo, il rentre en France, puis repris par la nostalgie des pays neufs, il s'établit au Maroc en 1938.— Fait la campagne de Belgique avec la division Marocaine, puis rentre au Maroc, et y crée un important cabinet d’assurance.Malgré ses nombreuses occupations professionnelles et familiales, que constitue l’éducation de sept enfants, il se consacre à diverses activités sociales qui l’amènent à la Présidence de la Chambre Syndicale des Agents généraux d’assurance du Maroc, et à celle des Associations de parents d’élèves des lycées du Maroc.Arrivé au Canada en 1956, il y poursuit son métier d’assureur et fonde l'Association des Français du Maroc au Canada, pour les aider à dominer les problèmes de leur établissement dans ce pays.ma aura ou ' Mais le visa d'immigrant sur le passeport ne donne pas pour autant du travail à l’arrivée comme on le laisse croire trop souvent par surcroît.Et c’est ainsi qu’on voit débarquer un homme d’une trentaine d'années, accompagné de sa femme, de deux jeunes enfants et d'un bébé, et muni pour tout bagage d’un fort accent de sa province natale qui le rend parfois difficile à comprendre.Depuis qu’il a obtenu avec peine son certificat d'étude primaire, notre homme convoie dans les trains les sacs postaux qu’il a chargés dans le wag;on et qu'il distribuera aux gares de destination.Pour venir au Canada, il a vendu ses meubles et cédé — oh ! valeur inestimable .— son petit appartement.Il ici plein d'illusion sur la puissance du tampon de son visa d’immigrant et doit malheureusement déchanter, car malgré sa bonne volonté il n’arrive pas à trouver rapidement du travail et s’il en trouve, il sera manoeuvre ou lavera la vaisselle puis rejoindra obligatoirement la masse des chômeurs.Trompé et déçu sa seule ambition sera de repar- arrive b) Certes il y a beaucoup à faire au Canada, pays neuf et en pleine expansion et le personnel des services de l’immigration à l’Ambassade du Canada à Paris ne ment pas en le proclamant à ceux qui envisagent de s’y établir.AUTOMNE I960 II à une formule d’aide automatique donnée par l’Etat, qu’il s’habitue à recourir à la charité individuelle.En France l'enseignement gratuit, la sécurité sociale, les alloca- .on a perdu tir d'où il vient, retrouver ses sacs postaux qu'il n'aurait jamais dû quitter.Il y a aussi l’excellent ouvrier plombier, ou électricien, typographe, connaissant parfaitement son métier et qui se heurte à ces citadelles inhumaines qui portent le d’Union.Pour obtenir du travail il faut faire partie de l'Union et pour en faire partie il faut Il faut obtenir une carte de compétence et souvent apprentissage sauf de trouver le moyen se faufiler à l’intérieur de la citadelle.avec tions familiales, les contrats collectifs etc la notion de charité, pour la remplacer par cette formule d'aide sociale qui est, certes bien utile, mais tend à la socialisation du pays.ou nom avoir du travail Après une ou deux années d’adaptation, pendant lesquelles la vie aura été plus ou moins difficile car il aura fallu lutter pour réagir contre les dépaysements, particulièrement celui des épouses seules pendant les longues journées d’hiver, dans un intérieur plus ou moins banal, sans beaucoup d'argent à dépenser, sans amie et sans relation, suivront deux ou trois ans de vie plus facile aboutissant à une implantation définitive.Viendra alors pour l’immigrant le moment de décider s'il va ou non acquérir la nationalité canadienne.Rendons à nos amis canadiens cet hommage qu'ils ne font aucune pression sur l'immigrant pour qu’il devienne citoyen canadien.Nous ne sommes pas ici aux Etats-Unis, où l'intégration est rapide.Ce sont sur les enfants surtout que l’on compte pour devenir Canadiens, mais pas sur l’immigrant lui-même.recom- de mencer un Il y a.mais pourquoi insister si ce n’est pour souhaiter que les services de l'immigration en France adoptent une attitude plus humaine — et qui en fin de compte à l’avantage du Canada déjà trop encombré de chômeurs — en ne recrutant plus l'immigrant comme l'on recrutait les soldats du temps des armées de métier, mais homme qu'il faut guider, conseiller et n'engager le maximum d'atouts serait comme un à tenter sa chance que s’il a en main réussir.Cet homme là d'ailleurs apportera quelque pour chose au Canada, l’autre lui sera à charge c) On parle français dans la Province de Québec.Cette survivance de l'emploi de notre langue qui tient du miracle est le fait de cet extraordinaire effort de résistance des Canadiens français groupés autour de leurs prêtres.Cet effort se poursuit non plus pour maintenir l’usage de la langue, c’est un point qui semble acquis, mais en développer l’emploi.L’immigrant français a tendance à en tirer vanité sans se rendre compte que cet attachement à la langue française n’implique pas forcément un attachement sentimental à la France, et encore moins un amour obligatoire pour le français qui débarque.On lui a dit et redit que Montréal était la seconde ville française du monde.Et pourtant on l’accueille partout dans les magasins non pas par un "bonjour Monsieur” comme en France, mais par un "Yes Sir” qui malgré les expressions anglaises qui à défaut d’anglicismes — Adopter la nationalité canadienne c’est pour l’immigrant témoigner de sa reconnaissance pour le pays qui l’a accueilli, et lui a permis de vivre, c’est en même temps acquérir un certain nombre d’avantages.Mais cette décision soulève pour l’immigrant français quelques problèmes moraux.En fait il n’est pas libre d’opter puisque la France continue à le considérer comme un citoyen français, même s’il a adopté la nationalité canadienne.Et puis il y a ce serment d’allégeance à Sa Majesté qui peut le gêner.Pour terminer cet exposé, je voudrais émettre une opinion et un voeu.Je crois que le Canada peut être aujourd’hui une terre de prédilection pour les Français, dont je parlais au début, avides de grands espaces, et que d’autre part, l’apport de Français de qualité amenant avec eux leurs habitudes du travail bien fait, de conscience professionnelle, d’éco- encombrent notre langue n’est pas encore employé à Lyon, Marseille ou Bordeaux.Ceci n’est rien, le drame commence lorsqu’on lui oppose un peu partout et même dans les maisons françaises la nécessité de parler anglais pour pouvoir travailler.En vérité il y a là une position inhumaine car si pour occuper certains postes la connaissance de l’anglais est indispensable, elle l'est beaucoup moins pour d'autres ou le petit vocabulaire technique sera vite connu et parfaitement inutile dans beaucoup d’autres encore.nomie, de stabilité et aussi, à un certain niveau, leur culture, pourrait être appréciable pour le Canada.J’émets le voeu que des hommes de bonne volonté, et ils sont nombreux dans cette province chrétienne, se penchent sur ces problèmes humains posés par l’immigration, et l’intégration des Français au Canada, dont je viens de parler aussi objectivement que possible, et travaillent à les résoudre.Je serai avec eux de tout coeur.L'immigrant français ne comprend pas encore une chose qu’on a oublié de lui dire, que dans cette ville dite française, l’anglais puisse travailler sans connaître un mot de français tandis que lui ne peut travailler sans connaître l'anglais.Aussi enverra-t-il ses enfants au High School pour qu’eux au moins n’éprouvent pas les mêmes difficultés.Et c’est ainsi que malgré leurs efforts les Canadiens français risquent de perdre la bataille qu’ils soutiennent depuis des siècles.d) L’immigrant va être aidé.Il y a des Canadiens au grand coeur qui donnent leur temps et leur argent à de nombreuses oeuvres.L’immigrant français ne s'adressera pas en vain aux oeuvres catholiques canadiennes-françaises, tel que le Service d accueil aux voyageurs, la Saint-Jean ues etc .es siens et faciliteront le regroupement de familles entières, et feront leur possible pour l’aider à s’intégrer parmi eux.L’Union Nationale Française de son côté, fera ce qu’elle pourra pour secourir les plus malheureux.Encore faut-il que l'immigrant connaisse ces oeuvres, et, alors qu’il était accoutumé LANCOME PRODUITS DE BEAUTÉ ET PARFUMS Baptiste, les Services pour les immigrants catholiq qui l’aideront à ses débuts, financeront la venue d Agents: COSMEX LIMITÉE MONTRÉAL CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 12 INFORMATIONS FRANÇAISES ET CANADIENNES "Les ingénieurs français et britanniques étudient la possibilité de plans à long terme pour la distribution du gaz provenant de ces gisements.Les grandes difficultés techniques rencontrées dans ce domaine ont toutes été surmontées." Les obstacles à l'expansion de l'économie française Le comité Rueff-Armand, formé de patrons et de syndicalistes, de techniciens et de professeurs, d’agriculteurs et de financiers, vient de remettre au gouvernement français son rapport sur les obstacles à l'expansion de l'économie.Le premier plan Rueff de l'automne 1958 avait souligné les conditions d'un assainissement financier.Le second, d'une centaine de pages, complète le premier, et conditionne en quelque sorte son succès définitif.Il passe l'économie française aux "rayons X" et dénonce notamment les structures arriérées et trop rigides, les privilèges, les "scléroses et blocages au sein du système économique ", les "distorsions de coûts et de prix", les "mentalités et comportements indifférents ou hostiles au changement".Un comité interministériel est chargé de préparer les suites à donner à ce plan.Législation Canadienne sur les marques d'origine Le memorandum D.42 du Ministère du Revenu national (Douanes et accise) contient un addendum relatif au marquage des marchandises importées.Aux termes de ce nouveau texte, et à compter du premier janvier 1961, les marchandises désignées ci-après devront être marquées dans les conditions ainsi définies : — Les machines à coudre et les têtes de machine à coudre doivent être marquées par décalcomanie, estampage ou timbrage, ou au moyen d'une plaque en métal, de telle façon que la marque d'origine soit clairement visible lorsque la machine fonctionne; — Les limes et râpes doivent être marquées par estampage sur le côté lisse ou sur l'embase, à l'exception des limes rondes qui doivent être marquées sur la queue; — Les allumettes en boîtes ou en pochettes doivent porter une marque d'origine à l’extérieur des boîtes ou des pochettes.D'autre part, l'obligation du marquage de l'origine est étendue aux capsules en métal pour la fermeture de tous types de récipients.Une nouvelle revue consacrée au commerce international Les Editions Sodiex, 18, rue Clapeyron à Paris, viennent de publier le premier numéro d'une revue mensuelle consacrée au commerce international, "Exportation Européenne ", On note entre autres au sommaire une analyse des problèmes du Marché Commun, des études sur la Grande-Bretagne, la circulaire Fontanet, l'industrie textile, des articles sur l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales et sur les Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire.Au moment où la communauté économique européenne devient une réalité, cette revue devrait aider les chefs d'entreprises, commerçants et industriels, à développer leurs affaires.Exposition internationale des plastiques en France en 1962 Les organisations professionnelles des plastiques du Marché Commun ont décidé, conformément à un accord couvrant la période quinquennale à venir, qu'une seule Exposition européenne des plastiques aurait lieu en 1962 dans le cadre de la C E E.Cette Exposition, la première en France de cette nature et de cette ampleur, aura lieu à Paris et sera indépendante de tout autre salon ou exposition.Sa mise en oeuvre sera réalisée sous la conduite de la profession française elle-même (producteurs de matières premières, constructeurs de machines et d'outillage, fabricants d'objets manufacturés).Toutes les entreprises de notre pays associées à l'essor des matières plastiques feront à cette occasion un effort maximum pour présenter, à côté des meilleures productions de leurs voisins, une gamme complète de leurs réalisations.Les organisations intéressées recommandent en conséquence à ces entreprises de ne pas prendre d'engagements prématurés vis-à-vis des organisateurs qui pourraient les solliciter dès à présent pour une exposition des plastiques en 1962, et de ne pas risquer ainsi, en dispersant leurs efforts, de compromettre une manifestation exceptionnelle.Pour tous renseignements, s'adresser au Secrétariat du Comité national intersyndical de la transformation des matières plastiques, 3, rue Copernic, Paris (16e).Tél Les échanges extérieurs de la France seront entièrement libérés dans 6 mois en ce qui concerne les produits industriels La France poursuit sa politique de libération des échanges.Le ministère des Finances a déclaré, en effet, que la France, "qui ne peut plus invoquer les difficultés de la balance des paiements, doit supprimer, en vertu de ses engagements internationaux, toutes les restrictions quantitatives qui s’appliquent encore aux produits industriels" .Deux nouvelles listes de libération ont été publiées fin septembre au Journal officiel.Cette nouvelle libération porte à 92,5% le taux de libération qui était de 91% (référence 1957).Deux nouvelles tranches doivent intervenir, l'une en décembre, l’autre en avril 1961.Les produits industriels seront donc entièrement libérés à Pâques, tandis que pour les produits agricoles le gouvernement tiendra ses engagements.Le pourcentage de libération avec 1 O E C E, passera donc dans six mois à 95,7%.La première liste de libération publiée au "Journal officiel " est applicable aussi bien aux pays membres de l'O E C E, qu'à ceux de la zone dollar.Elle porte sur un tiers environ des produits industriels qui restaient contingentés.Les principaux produits compris dans cette tranche sont les suivants : produits et semi-produits de la chimie organique, y compris les ouvrages en matière plastique; produits et semi-produits des industries mécaniques et électriques : pièces détachées électroniques, instruments de mesure, matériels d'imprimerie, certains matériels médicaux et chirurgicaux, machines à écrire, etc.La deuxième liste concerne les importations en provenance des pays membres du G.A.T.T.autres que ceux qui appartiennent à l'O.E.C.E.et à la zone dollar, qui jusqu'à présent étaient demeurés contingentés dans une plus large proportion.Cette libération porte sur un nombre très important de produits.KLE.34-05 Un festival de France chez Eaton Son Excellence Monsieur Francis Lacoste, Ambassadeur de France au Canada a inauguré le 13 octobre, aux grands magasins Eaton de Montréal, une exposition de produits français qui a duré jusqu'au 29 octobre.Cette présentation, qui a eu lieu simultanément à Toronto et dans d'autres magasins Eaton au Canada, a été appelée "Le Festival de France".Ce festival a présenté entre autres à nos amis Canadiens des créations de mode, des tissus, des produits de beauté, des oeuvres d'art, des porcelaines et des cristaux, des vitraux, des tapisseries, des automobiles et même des mets français Bourse de Montréal Londres alimenté par le gaz naturel du Sahara ?Le correspondant du "Sunday Dispatch" en France déclare qu’au cours des dix prochaines années, Londres pourrait être éclairé et recevoir de l'énergie sous forme de gaz naturel pompé des gisements du Sahara.Il a ajouté ces précisions : Lors de sa récente visite en France, M.Eric Kierans, président de la Bourse de Montréal et de la Bourse Canadienne, s'est déclaré favorable à l'introduction de valeurs françaises au Canada.Les sociétés françaises ne seraient astreintes à aucune règlementation particulière.Les seules difficultés seraient d’ordre fiscal, par suite du nouveau régime d'imposition des coupons en France.AUTOMNE I960 13 Les banques canadiennes échappent à la nationalisation à Cuba Le gouvernement cubain a approuvé une réforme qui doit permettre à la plupart des locataires de devenir propriétaires des maisons ou appartements qu’ils occuperont pendant cinq ans à partir de maintenant.La loi exclut les hôtels, les villas dans les stations d’été et d'hiver et stipule que le propriétaire d’un appartement ou d’une maison ne peut recevoir au maximum que 500 pesos par mois de revenus locatifs.Tous les petits propriétaires touchés par la loi doivent recevoir une pension mensuelle.Fidel Castro s’est adressé à la nation principal pour expliquer la réforme urbaine qui vient d’être décrétée.Fidel Castro a averti la marine cubaine qu elle serait dissoute si de nouveaux actes contre-révolutionnaires se produisaient à l’intérieur de cette armée.Le gouvernement cubain a nationalisé toutes les banques, à l’exception de la Banque Royale du Canada et de la Banque de la Nouvelle-Ecosse.Le Conseil des ministres cubain a également décrété la nationalisation de la plupart des entreprises commerciales et des industries-clés de Cuba.Cette loi ordonne l’expropriation forcée de 382 entreprises, dont 105 raffineries de sucre cubaines, 50 fabriques de textiles, 13 grands magasins, 8 lignes de chemin de fer, 5 grandes brasseries, 18 distilleries d'alcool, 19 entreprises de construction, etc.La loi précise que les propriétaires seront indemnisés selon des modalités qui seront fixées ultérieurement.Plusieurs firmes liées à des intérêts français font partie des entreprises saisies.ement i n r I Y Er U ' il ; s 2055, RUE FAYARD Spécialités pharmaceutiques MONTRÉAL 22 Votre voyage en Europe sera une merveilleuse détente '.y _ r" ?: 10ST/4V 7£97 INTERCONTINENTAL .à bord du Dans le Boeing d'Air France, tout est prévu pour le confort et la détente.Un aménagement intérieur soigneusement étudié .un service impeccable .une cuisine gastronomique accompagnée des meilleurs vins .c'est déjà la France qui vous accueille ! 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The resulting trade has been on the whole beneficial to countries on both sides of the Atlantic, although at this stage the United States and Canada appear to be at some disadvantage.In the first place, vigorous promotion of export trade of all kinds has not been a traditional strong point in either country.Secondly, the spread of technology in Europe has meant that the trend in production costs, in spite of recently increasing wage rates, has remained level or trended downward, especially in the European Economic Community.There are drawbacks to the statistical approach in the table on the opposite page, but the figures do indicate a disparity in favour of at least the countries of the Common Market.By comparison with Canada and the United States, European growth during the fifties has been rapid, and in some ways quite startling.The most rapidly growing countries in Europe during the fifties, both in terms of industrial production and per capita gross national product, were Germany, Italy, France, and Austria.At this stage, it is difficult to ascertain just how much effect the various trade associations have had.The latest preliminary figures suggest that trade is growing much rapidly within the Common Market area than it is between the European Common Market and the rest of the world.The fact that the Six includes three of the most rapidly expanding economies in Europe — Germany, France and Italy — no doubt partially accounts for this more It may be, however, that European labour costs will not show quite so favourable a trend in the future.Generally speaking, Europe's advances since the war have AUTOMNE I960 15 been concentrated in industries where productivity can increase rapidly, rather than in the trade, services and other outlets which appear to be a characteristic of the mature high mass-consumption economy.In addition, costs per unit of output are affected by swings in the business cycle.European countries, for the most part, barely slowed down their expansion in the years 1957-58 in contrast to North America where there was a quite marked pause.At the present time, the rate of increase in industrial production is slackening in Europe as various countries reach the limits of their existing industrial capacity.Labour cost per unit of output in manufacturing industry (Index of dollar value : 1953 = 100) United States 100.0 101.3 104.8 104.3 105.6 Canada EEC.1954 97.0 100.0 1 96.9 1955 95 5 1956 98 8 98 5 1957 104.5 105.7 99 2 1958 97.2 For the E E C.countries the index was calculated by dividing the index of hourly labour costs in manufacturing industry (O.E.E.C.) by an index of productivity per hour.The latter was calculated by dividing the index of production by the product of the indices of employment and of weekly working hours.The separate indices so computed for each country were then corrected to allow for changes in the dollar value of the currency concerned.The index for the E E C.as a whole is a weighted average of the six national indices.The weights used were the same as those applied in O.E.E.C.statistics in computing the index of production in E.E.C.manufacturing industries.Thus prosperity brings related problems in its wake, and in many countries the authorities are instituting measures to keep the boom under control.There seems to be little doubt that wages and costs will show some rising tendencies during the next year or two.Opportunities for trade between Europe and North America continue and in view of the current plateau in business in Canada and the United States a lively export trade with Europe would provide a welcome stimulus to these two countries for some time to come, especially if the European authorities succeed in prolonging and controlling the boom.The Canadian Bank of Commerce Commercial Letter, August I960 ! ,_L Prochains départs de New-York: Pour, «V, LIBERTÉ FLANDRE LIBERTÉ LIBERTÉ CROISIÈRE DE NOËL du LIBERTÉ départ de New-York le 21 décembre Douze jours aux Antilles 29 octobre 12 novembre 16 novembre 2 décembre n 1 EN MNGE • •• WLZ » > JUS v» a Renseignez-vous sur le nouveau plan de crédit “Bon Voyage Transat”.Consultez votre agent de voyages -Son personnel expérimenté vous conseillera utilement.Si vous le désirez, il se chargera de toute l’organisation de votre voyage.Et ses services ne vous coûtent rien! .CieSénéraLe tfronaotlantique 0 0 ! :: 1 1255, Phillips Square, Montréal 6 Adelaide St.E., Toronto g# ¦H 16 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Une étude financière : ASBESTOS CORPORATION Communiqué par Greenshields & Co.Ltd.t i L’intensification de la concurrence depuis 1958 a eu plusieurs conséquences favorables dont l’une a trait à l’amélioration de la qualité du produit.En outre, l’étude de nouvelles utilisations de l’amiante a été considérablement intensifiée, surtout en ce qui concerne les fibres courtes qui forment la majeure partie des réserves québécoises d’amiante.L’augmentation de l’utilisation de l’amiante dans les conduites de ciment pour lesquelles on emploie surtout les fibres des groupes quatre et cinq représente l’un des développements les plus importants à cet égard.L’Asbestos Corporation, producteur indépendant, a été, sur le plan international, plus affecté par la concurrence que la plupart des autres du fait que son principal client, les Etats-Unis, est largement approvisionné par des compagnies intégrées.Pour parer ce désavantage Asbestos Corporation a fait un effort de diversification géographique des ventes, en essayant surtout d’intensifier la pénétration du marché de l’Asie, marché à forte capacité de consommation.Il convient de constater que cette politique commerciale fut couronnée de succès car l’année dernière, un tiers seulement du volume exporté a été dirigé vers le marché américain, alors que l’industrie canadienne dans son ensemble exporte les % de sa production vers les Etats-Unis.Conformément à sa nouvelle politique qui consiste à limiter le plus possible le niveau des stocks, la compagnie a diminué sa production en 1959 et a annoncé au début de l’année en cours la fermeture, pour une période de six semaines, d’une de ses principales mines; rouverte après quatre semaines environ elle est exploitée depuis à plein rendement.Deux mines opèrent actuellement à pleine capacité et la troisième à 85% environ; toute la production étant vendue, il n’y a aucune augmentation de stocks.Les bénéfices de l’année dernière étaient de $3.057.000 ou $1,69 par action, montant inférieur de 26% à celui de 1958 qui était de $4.135.000 ou $2,29 par action.L’une des causes importantes de cette diminution est l'accroissement de la réserve pour impôts.Ceci est dû au fait que pour la première fois les impôts frappant la nouvelle mine Normandie doivent être payés pour une année entière.Les bénéfices après impôts, mais avant amortissements étaient, en 1959, de $2,82 par action comparativement à $3,62 l’année précédente.En ce qui concerne les prévisions pour I960, les bénéfices pourraient atteindre environ $2,00 par action et les bénéfices après impôts, mais avant amortissements $3,10 par action, en admettant que la production de la compagnie se maintienne au rythme actuel.Les réserves de minerai sont évaluées à plus de 100 millions de tonnes, qui au rythme d’extraction de l’année dernière peuvent assurer, sans aucune découverte nouvelle, 30 années environ d’exploitation.La position financière de la compagnie est solide; elle n'a pas de dette obligataire et son fonds de roulement atteignait au 30 décembre 1959, $8,5 millions.A 22% l’action se vend à 11,4 fois le profit net prévu pour I960, et 7,4 fois les bénéfices prévus après impôts, mais avant amortissements.Le rendement est de 6,1% sur la base du dividende de $1,40.En considérant l'évolution actuelle et les perspectives favorables de la consommation d’amiante à long terme, la valeur des actions d’Asbestos Corporation, compagnie très bien administrée, semble susceptible d’augmenter.Ces actions offrent en outre un rendement appréciable.Greenshields & Co Inc % i i Cette compagnie, ainsi que les autres producteurs d'amiante, bénéficie cette année d’une augmentation des ventes.Ce résultat suit une période de réajustement au cours de laquelle la capacité de production de l'industrie de l’amiante fut excédentaire, aussi bien à cause de la diminution de la demande, provoquée par le ralentissement de l’activité économique en Amérique du Nord survenu en 1957 et 1958, qu’à cause des programmes d’expansion mis en oeuvre auparavant dans plusieurs pays du monde.Le développement de l’industrie de l’amiante, au cours de l’après-guerre, fut caractérisé par l’accroissement de la capacité globale de la production qui a doublé entre la fin des années 1940 et 1958.Les pays d’outre-mer et notamment l’Afrique du Sud, la Rhodésie du Sud et l’U.R.S.S.contribuèrent le plus fortement à cette augmentation.Toutefois l’accroissement de la production canadienne reste très considérable.En effet, à l'heure actuelle, le Canada contribue pour environ la moitié de la production mondiale.Courtiers en placements 507, PLACE D’ARMES MONTRÉAL TORONTO NEW-YORK QUÉBEC OTTAWA WINNIPEG SHERBROOKE LONDON Filiale: Greenshields & Co Ltd Agents de change 17 AUTOMNE I960 LA FOIRE INTERNATIONALE DE MONTRÉAL La Foire Internationale de Montréal se tiendra cette année au Palais du Commerce, du 26 octobre au 5 novembre prochains.La participation de la France, comme l’année dernière, sera l'une des plus importantes.Les exposants français, dont nous donnons ci-dessous la liste, occuperont en effet un espace total de 16.000 pieds carrés.Une "journée française” a été décidée pour le 26 octobre, au cours de laquelle diverses manifestations auront lieu, notamment une réception offerte par le Conseiller Commercial au Palais du Commerce à 9 heures du soir.Notre Chambre a travaillé au succès de cette manifestation commerciale, en adressant en particulier des circulaires d'information à tous ses membres, tant au Canada qu’en France.EXPOSANTS DE LA SECTION FRANÇAISE .2060 MacKay, Montréal .2060 MacKay, Montréal .2060 MacKay, Montréal .1170 Drummond, Montréal .1117 ouest, Ste-Catherine, Montréal .429, Avenue Viger, Montréal .1080 Université, Montréal .1565 Iberville, Montréal .33, rue Jean Goujou, Paris Sème .500 est, Ste-Catherine, Montréal .772 ouest, Jean-Talon, Montréal .1522 ouest, Sherbrooke, Montréal .750 Pratt Ave., Montreal .275 ouest, St-Jacques, Montréal .1201 ouest, Sherbrooke, Montréal 6, boul.de Turenne, La Pertes Jouarre .1243 Université, Montréal .480 ouest, Lagauchetière, Montréal .6565, 21ème Ave, Rosemont, P.Q.1265a Labelle, Montréal .2245 Viau, Montréal .1027 Bleury, Montréal .914, rue St-Denis, Montréal .Fresnoy-le-Grand, (Aisne) .1844 William, Montréal .8660 Jeanne-Mance, Montréal .15, rue d'Astorg, Paris (Sème) .5, rue de la Paix, Paris (Sème) .1750, rue St-Denis, Montréal .8555 Devonshire Road, Montréal .1477 MacDonald Ave., Montréal .55, Ave des Champs-Elysées, Paris .382 Côte Ste-Catherine, Montréal .1193 Phillips PL, Montréal .2, rue de Bassano, Paris .8355, boulevard St-Laurent, Montréal .1498 Barré, Ville Saint-Laurent, P.Q.Conseiller Commercial de France .Comité France Technique .Comité des Vins de France .Services Officiels Français du Tourisme .Unifrance Film .Chambre de Commerce Française au Canada .Air France .Anco Ltd.(Produits alimentaires) .Association des Jeunes Français Résidant à l’Etranger (AJFRE) .Ed.Archambault Inc.(disques français) .G.Boussion (Vins et produits alimentaires - Algérie) .Cosmex Ltd.(Parfums et produits de beauté Lancôme, vaporisateurs) .E.Coullenot (vins et produits alimentaires) .H.du Crest (courtier en assurances) .J.M.Douglas & Co.Ltd.(Vins et spiritueux) .Erka (machines à tricoter familiales) .Flammarion Liée (livres et disques) .Fomac Ltée (livres) .France Tabacs Enr.(cigarettes de la Régie frse.) .Hachette (Canada) Ltée (livres, disques, revues et périodiques) .Herdt & Chartron Inc.(Lanvin) (Eau Perrier, Cognac Robin) .H.de Lanauze Inc.(appareils photographiques, films, revues) .Larousse — Les Editions Françaises Inc.(ouvrages Larousse) .Le Creuset (poterie culinaire en fonte émaillée) .Lelarge & Cie Ltée (conserves alimentaires) .Michelin Tires (Canada) Ltd.(pneumatiques) .Office Technique pour l’Utilisation de l’Acier (O.T.U.A.) .Omnium Français Industriel et Commercial (Onduline) .Quillet — La Maison du Livre Français (éditions encyclopédiques) .Renault (Canada) (automobiles et tracteurs de la Régie Nationale) .Sapromar Enrg.(caméras et projecteurs Pathé) .Syndicat National des Publications Françaises .Techniques Françaises Enrg.(Editions techniques) .Telio Trading Co.(Boussac, Pecqueux, Chavenis, etc.) .Union des Fabricants d’Appareils de Chauffage et de Cuisine Domestiq Vinant Ltd.(Guerlain, Baccarat, Daum, Lalique) .F.A.Vos Regd.(cristal Bayel, Vve Marquet & Fils) .ues 18 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA The European Common Market with much more flexibility than in France, because in those countries import trade with a view to re-export has become greatly extended, and has consequently become of greater economic importance than here.The harmonization of the different customs legislation.l The realization of the customs union between the "Six", provided for by the Rome Treaty, implies not only the elimination of customs barriers and internal quotas, and the adoption of a common customs tariff with regard to other countries, but also a fairly wide unification of customs regulations.It will be necessary, on the one hand, to adopt identical regulations for the application of the common tariff, and on the other, to eliminate the disparities of control (especially with regard to systems for suspending dues) which could not fail to entail diversion of traffic or activity.In any case, article 27 of the Rome Treaty makes it an obligation for member States to proceed towards a "harmonization" of their customs regulations, on the recommendation of the Executive Commission, before the end of the first stage, that is before the end of 1961.In France, on the other hand, despite certain measures to make procedure more flexible, in the arrangements for temporary admission for transformation, which have been, or may shortly be, decided, this form of importation has been the object of fairly severe restrictions, deriving from a protectionism which is not necessarily unjustified, taking into account the needs of our economic policy.In this domain it is no use expecting a very rapid harmonization of the regimes applied by the six countries.But, in the field of customs clearance, and above all the conditions of tariff application, the unification of regulations should be quite complete and carried out as rapidly as possible, in function of the accelerated reconciliation towards a common outside customs tariff.After that, and because the "Six” will have — undoubtedly quite soon —- completely identical customs nomenclatures, the problems of customs classification, which will certainly be numerous at the start, should be solved in a uniform manner for it would be unthinkable that the same goods could be classed under different headings, and consequently be liable to different customs dues, according to whether it is admitted in a French, Belgian or German Customs office.Will that date be respected and to what extent ?A plan has been decided, and a means of carrying it out has been defined by the customs administrations of the six countries, whose heads have been meeting periodically to compare their points of view.Undoubtedly, in this matter, a common organization should be set up, which would be in charge of unifying decisions at least at the national level.Also, concerning the regulations for customs litigation (especially matters relating to tariff classifying of goods) a common procedure should be set up to arrive at uniform rulings, without excessive delays which would prejudice the course of business.Technically, all these problems are complex, but it is important that they should be studied actively and rapidly, in order that professionals will have at their disposition customs procedure well adapted to the demands of international trade.The work of harmonization which will be necessary for the carrying out of the programme, will have priority in the fields where regulation disparities would cause the gravest harm to the working of the Common Market.Many difficulties await the expert who will devote themselves to this task of harmonization, for it is necessary, not only to arrive at identical or similar regulations in the essential fields, but also to effect the required modification of conditions of application of those regulations.Thus it happens that in some of our neighbours of the European Economic Community in Belgium, Holland, and above all, in Germany, the regulations for customs suspension have been administered (Les Echos, Septembre I960) VISITEZ LA 4e FOIRE INTERNATIONALE DE MONTRÉAL au PalaiA du Commerce 1600 rue Cerri «"LA: TOUS LES JOURS DE 1 H.À 10 H.30 DU 26 OCTOBRE AU 5 NOVEMBRE INCLUSIVEMENT La 4e Foire Internationale de Montréal est sous les auspices du Ministère de l'Industrie et du Commerce de la province de Québec dirigé par l'hon.André Rousseau, ministre.AUTOMNE I960 19 ' I 3 Bfl : V ' 3 : Æ : : F % rv il H I 1 1 9.I'g *33 3 KÉÉi i i m [I Ü ÏSISI lEjl 3 1 PH
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