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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1964, Collections de BAnQ.

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I «, CHAMBRE DE COMMERCE À ?AU CANADi ¦ Z H ô A Z *_r •£.?r**-*f* K * -, - %'T a yæ 5- > - : v ¦ .^rM I k ! • < ¦Wi .1 L* \ MARS 19 6 4 No 574 ¦ LIQUID AIR/I, AIR LIQUIDE : m .- ' | M I H ' 4 \ # X AIR LIQUIDE se trouve partout "Citoyen Incorporé" du Québec depuis 1911, Air Liquide, qui est un pionnier dans le domaine des techniques cryogéniques, y occupe également une place prépondérante sur le plan international.S'identifiant étroitement à la vie industrielle de la Province, Air Liquide a ses bureaux d'études et de direction administrative et technique à Montréal.Sa Division de Génie et de Construction étudie, construit et procède au montage sur place des usines de séparation des gaz à basses températures ayant une production au tonnage, aussi bien au Canada que dans de nombreux pays étrangers.incorporées dans les opérations de production et de raffinage dans des industries métallurgiques, chimiques et pétrochimiques du monde entier.Si vos opérations nécessitent l'application des techniques cryogéniques, Air Liquide, avec plus de 50 ans d'expérience au Canada, est en mesure de concevoir et de construire une installation de n'importe quel type ou importance.Pour servir le marché Canadien, Air Liquide a établi à travers tout le pays, un réseau d'usines, de succursales, de magasins de vente et de distributeurs.Ils fournissent les gaz industriels, les équipements et produits de soudage et de coupage, les gaz médicaux, l'oxygène médical et les appareils d'anesthésie et accessoires.Parmi les récentes tâches entreprises par Air Liquide sont compris des projets d'usines de basses températures I REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Mars 1964 No 574 3 La conjoncture au Canada 5 Notre assemblée générale 7 Les échanges franco-canadiens H.Mhun 9 Economie et exportations du Canada 13 Notre nouveau président 15 H.Malcor L’avenir de la sidérurgie 19 Jean Ponsot nous quitte e 20 Bilan de la Chambre 23 Le Marché commun en 1964 27 Proposition d'affaires 32 Nos nouveaux membres 32 Notre carnet La Revue est publiée tous les deux mois par La Chambre de Commerce Française au Canada Prix : 25 cents le numéro “Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l’affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication,” LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 429, Avenue Viger Montréal, Que.Tel.: Victor 2-9420 Adr.Tel.: Gallia Montréal Imprimé par ERNEST THERIEN 8 FILS LIMITÉE 273-8361 5595, rue Saint-Denis, Montréal Bureau de Paris : Couverture : Photo-montage du complexe Manicouagan 5, en voie de réalisation par l'Hydro-Québec.31, Avenue Pierre 1er de Serbie (16e) 1 MARS 1964 ACTIF: $3.100.000 ¦1 sr & i V Oval Room : Somptueusement décoré dans le style " Adam " Déjeuner et dîner Déjeuner - Thé - Dîner COMME.L LA PAIX ASSURANCES comme A comme p PROTECTION AUTOMOBILE INCENDIE comme Lounge : Cocktails et thé l'après-midi A comme I comme x comme .Il vous plaira ! Maritime Bar : Spécialité : poisson LA PAIX Ritz Cafe : Petit déjeuner, déjeuner et dîner à prix modérés COMPAGNIE D'ASSURANCES GÉNÉRALES DU CANADA vous servira COMME .Aucune autre Compagnie ne le fera ! Ritz Café at Night : Dîner-dansant 465 St-Jean, Montréal Tél.VI 4-8632 Coup d’oeil âut le Canada?N'OUBLIEZ PAS SA PREMIÈRE BANQUE Par le truchement de plus de 900 succursales au Canada, la Banque de Montréal est en mesure de vous fournir des renseignements sûrs et circonstanciés sur tous les secteurs de l’industrie et du commerce de l’Atlantique au Pacifique.Veuillez adresser votre demande d’information à l’un de nos bureaux indiqués ci-dessous ou à notre Service d’Expansion des , Affaires, Case Postale 6002, Montréal, Canada.mnjmmsDfcmmi Banque de Montréal liQlll Aa T^xieetecènc “Scuuÿue &.: r; v> / .xL^dfiLïfjîf** 3: V' wm &SBI *3-* 1 .,,, Nw* m Plan directeur de l’exposition Universelle et Internationale qui aura lieu à Montréal du 28 avril au 27 octobre 1967, au milieu du fleuve Saint-Laurent.MARS 1964 13 Un service d’un nouveau genre offert à ceux qui font affaire dans le monde entier par Air Canada f ?% m % % xi # % .; et la Grande-Bretagne, l'Irlande, la France, l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse —dans des jets ultra-modernes filant à 550 m/h.Remplissez le coupon ci-joint et postez-le dès aujourd'hui à Air Canada, la grande ligne canadienne.Air Canada se mettra immédiatement à l'oeuvre pour vous aider à accroître vos possibilités en matière de commerce étranger.Pourquoi vous en remettre à une ligne aérienne en ce qui a trait au commerce étranger?Parce que la grande ligne canadienne, Air Canada, possède des données qui vous permettront de sonder les possibilités commerciales de l'Europe.Grâce à son Service d'Expansion Commerciale, Air Canada mettra le marché européen à votre portée.Les fiches d'Air Canada, qui contiennent une abondante documentation —fruit de quinze ans d'expérience dans le transport des marchandises —et les données du Ministère fédéral du Commerce sont classifiées sous forme d'un index qui est à votre disposition par l'intermédiaire du Service d'Expansion Commerciale.Air Canada vous aidera à vous lancer à l'assaut du vaste marché européen.Même si vous êtes déjà représenté là-bas, son Service d'Expansion Commerciale pourra peut-être accélérer l'expansion de vos opérations.Air Canada relie les principaux centres canadiens aux régions d'Europe qui vous intéressent.Air Canada transporte passagers et marchandises entre le Canada r i Service d'expansion commerciale d'Air Canada C.P.598, Montréal 3, Canada.Messieurs— J'aimerais me renseigner plus à fond sur votre Service d'Expansion Commerciale et sur les possibilités commerciales entre________________ et le Canada.( Nom.Entreprise Adresse.Ville.Pays.J L &AIR CANADA XcCxTRANS CANADA AIR UNES 14 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA L’AVENIR de la SIDERURGIE par H.MALCOR Président de la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine de Firminy et de Saint-Etienne.Sous ce fifre, M.H.Malcor, président de la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine de Firminy et de Saint-Etienne, o faff récemment un exposé intéressant qui mérite d'être souligné au moment où un projet de création d’une usine sidérurgique est à l'étude dans la province de Québec.Cette conférence a paru dans le numéro 6, 1963 de la Revue des Mines.Nous en donnons ci-dessous de larges extraits.Quand j’ai commencé à préparer cette conférence sur l’avenir Sidérurgie, je me suis étonné de la présomption avec laquelle j’avais accepté de traiter un sujet aussi ample.Sur la foi du titre, vous vous attendez sans doute à entendre une description de ce que sera notre industrie vers les années 1970 peut-être même 1980.Dans certains hebdomadaires parisiens, la mode s’est répandue récemment d’employer le futur pour décrire l’avenir ; quand on relit leurs prédictions avec un recul suffisant, elles apparaissent généralement assez comiques.Au risque de vous décevoir, je ne tomberai pas dans ce travers et j’emploierai un conditionnel très prudent.Pour faire acte de modestie, je commencerai même par un recensement rapide des facteurs d évolution de la Sidérurgie sur lesquels nous ne pouvons vraiment rien pronostiquer de certain ni même de probable.J’énumérerai ensuite les tendances qui me paraissent assez marquées pour qu'on puisse raisonnablement penser qu elles évolueront dans un sens dès maintenant prévisible.crois qu’il sera toujours difficile, si on ne passe pas par la fusion ou à la rigueur par la dissolution (mais alors ce sera encore plus cher) d’obtenir des aciers suffisamment purs.Un point qu’il me paraît important de souligner c’est l’intérêt qu’il y aurait à épurer les fontes avant de les affiner dans un four d’aciérie.Je crois que les aciéries travailleraient mieux si elles partaient d’une matière première parfaitement déterminée.Un effort considérable reste aussi à faire pour l’épuration des acier : la désulfuration, la désoxydation, l’élimination de l’azote et de l’hydrogène ; nous devons pouvoir fournir des produits qui soient plus purs et le consommateur en tirerait grand profit.Un facteur joue à contre-courant dans cette évolution vers une plus grande pureté : c’est la souillure croissante des ferrailles que nous consommons.Nous serons peut-être conduits à réduire la consommation de ferrailles du commerce dans l’élaboration des produits les plus nobles.B) Une autre tendance qui continuera à s’affirmer, je pense, c’est la tendance au grossissement des appareils de production.C’est un point qui paraît évident à la plupart des techniciens, j’imagine, mais il choque beaucoup l’opinion publique qui qualifie volontiers de monstrueuses nos nouvelles usines.Je crois qu'il faut avoir le courage de dire que c’est vraiment la seule façon d’arriver à une baisse massive des prix de revient.Je citerai un seul exemple : les trains continus permettent bien mieux que les autres de régler la température de sortie de laminage, éliminant ainsi une cause de dispersion qui est très préjudiciable à la fois à la qualité et au prix de revient.Par contre, je ne pense pas qu’il y ait intérêt à grossir les usines en y multipliant le nombre des unités travaillant en parallèle.C) Un point sur lequel j’insiste aussi, car il ne paraît pas suffisamment admis, c'est la tendance, qui se manifeste déjà et qui devrait s'accentuer, à nous affranchir de ce que j’appellerai les conditions de l’ambiance.Nous utilisons normalement de l’air à la pression at- A) Un point qui me parait quasi certain c’est que la Sidérurgie va tendre à ressembler de plus en plus à l’industrie chimique.Je veux dire par là qu elle s’affranchira de plus en plus de sa sujétion principale actuelle qui est de travailler avec des matières premières tout venant, de qualité irrégulière, et également qu’elle cherchera à fabriquer des produits de plus en plus purs.On emploiera, d’autre part, dans la fabrication, des appareils de mesure de plus en plus nombreux et raffinés.Tous les efforts doivent être faits pour maintenir constantes dans le temps les caractéristiques des produits que nous enfournons dans nos appareils.A ce titre, l'injection d’un vent à taux d’humidité constant et plus spécialement d’un vent desséché me paraît très souhaitable ; c’est d’ailleurs une idée très ancienne.Les essais de réduction directe du minerai de fer à l’état solide nous en fournissent un autre ; vous savez qu’on a réussi à laminer directement de la poudre de minerai préalablement réduite.De tels procédés sont très ingénieux et peut-être auront-ils des applications, mais je suis assez sceptique à leur égard, car je f MARS 1964 15 d) En raison des progrès faits par les aciéries à l'étranger, il faut s'attendre au déclin de l’acier Thomas classique, mais il y aura peut-être des applications pour lesquelles l’acier Thomas, grâce à l’aptitude au durcissement que lui donne l'azote, pourra trouver de nouveaux débouchés, par exemple pour le fer blanc mince.e) Je ne prévois pas dans nos pays un développement de l’emploi des fours à arcs en dehors de l’élaboration des aciers spéciaux ; il est, en effet, peu probable que le prix du courant électrique baisse de si tôt.Cependant, il est certain que grâce au soufflage d’oxygène l'affinage dans les fours électriques est une solution qui n’est plus exclue par son prix de revient.f) Je crois également au développement du filage, en particulier pour les aciers difficiles à laminer.F) Une autre tendance qui me paraît devoir se manifester de plus en plus, c'est la recherche de perfectionnements de fabrication permettant de satisfaire davantage la clientèle par la régularité, la légèreté ou la qualité plus grande des produits qui lui sont fournis.a) Bien entendu, la régularité et la qualité des produits sont mieux assurées quand le contrôle est plus minutieux.Nous avons fait en 30 ans de très grands progrès dans ce sens ; nous en ferons bien d’autres même si les ingénieurs de fabrication le regrettent parfois pour eux.Le contrôle se fera d’ailleurs de plus en plus continu et interviendra de plus en plus en cours de fabrication afin d’éviter aussi bien les rebuts en bout de ligne que les chutages exagérés.Il ne sera donc pas nécessairement préjudiciable au prix de revient.b) La légèreté s’obtient pas réduction des épaisseurs.Les progrès dans ce sens vont se poursuivre.C’est ainsi que depuis un an, le fer blanc mince vient de faire un bon en avant considérable qui a surpris bien des augures.Pour les tubes également, il y a quelque chose à faire dans ce sens, me semble-t-il.c) La « qualité » de nos aciers mesurée par l’allongement, la striction ou la résilience peut être considérablement améliorée par les mesures accroissant sa pureté (tenteur en S, P, etc.).J’en ai déjà parlé.L’emploi de traitements thermiques est également efficace et je pense qu’il se généralisera.Il est certain que de ce côté presque tout reste à faire, sauf en ce qui concerne les aciers spéciaux.Il est bien regrettable de voir utiliser des aciers bruts de laminage alors que les aciers traités sont tellement meilleurs.Dans bien des cas, la clientèle aurait intérêt à payer le supplément de prix qu’implique un traitement thermique.G) On peut prévoir aussi parfois le jeu de certaines influences économiques.mosphérique et contenant 21% d'oxygène.Il n’y a absolument aucune raison pour que cet air soit le mieux adapté à nos opérations métallurgiques.J'enfonce là, semble-t-il, une porte ouverte puisqu'on fait travailler maintenant les fourneaux sous pression et qu’on emploie de l'air qui contient plus de 21 % d oxygène.Mais je crois que nous sommes encore trop timides dans cette voie.Je rêve de voir les fours d’aciérie travailler sous pression, par exemple à 30 kg/cm2.D ) Une autre tendance de notre industrie dont on peut dire sans grand risque d'erreur qu elle se confirmera, c’est la génération des opérations en continu.Je vous en ai déjà parlé à propos des laminoirs à bandes.Il est certain que les avantages des opérations continues sont importants.La fabrication du coke, qui est typiquement discontinue, pourrait se voir remplacée, au moins pour les petits cokes, par la fluidisation en continu, procédé expérimenté avec succès à Marienau.! I Au haut fourneau, il faudrait arriver à éliminer cette discontinuité perturbatrice de la bonne marche qu'est l’évacuation de la fonte par coulées intermittentes.Par contre, je suis très réticent sur la production d’acier continu.La mise au point d’une coulée d’acier est si difficile que je vois mal comment, avec nos moyens actuels, nous pourrions la régler en continu.Je ne cite que pour mémoire la coulée continue puisqu’elle a maintenant acquis droit de cité dans nos aciéries, mais elle est loin d’avoir dit son dernier mot.Bien entendu pour tout ce qui est laminage, étamage et recuit, l’emploi de procédés continus est extrêmement intéressant.E) En ce qui concerne les procédés de fabrications, voici encore quelques pronostics sur l’évolution prévisible : a) L’enrichissement des minerais est une technique dont l’emploi est déjà très développé dans certains pays.Je crains que la minette ne soit malheureusement très rebelle à l’enrichissement sauf dans certains cas particuliers.Vous savez qu’une usine d’enrichissement va prochainement être mise en service en France.Il y en aura d’autres mais, autant que nous puissions le prévoir actuellement, cela ne devrait intéresser qu’une fraction assez petite de l’extraction.b) La technique de 1 emploi des pâtes sèches en cokerie devrait se répandre maintenant qu’on s’y est familiarisé à Hagondange ; elle ne pose pas de problème très difficile ; elle a mis longtemps pourtant à s’affirmer.c) La production de fontes au fourneau électrique dans nos pays me paraît assez peu probable à moins que le prix de l’énergie électrique ne se mette à baisser considérablement.I I a) J’ai déjà parlé de la tendance à augmenter la taille des engins de production et par voie de consé- 16 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA type Sendzimir, le filage de l’acier par le procédé Sé-journet, la découverte par Houdremont du rôle de l’hydrogène dans la formation des flocons, la reconnaissance de l’influence de l’azote sur les propriétés des aciers extra doux.Depuis la dernière guerre, les progrès se sont encore accélérés.Parmi les principaux, je citerai la fabrication de pellets, la marche sous pression des H.F., les injections de gaz naturel ou de fuel dans ces mêmes appareils, les aciéries à l’oxygène (LD, LD-AC, OLP, Kaldo), le soufflage dans les cornues Thomas d'un mélange d’oxygène et de vapeur, la coulée continue, la coulée sous vide, le train planétaire à chaud, l’étamage électrolytique, et encore l’enrichissement de certaines minettes, la mise au point des pyromètres à immersion, les traitements des bains liquides par des solides dispersés dans des gaz, les aciers magnétiques à grains orientés, le recuit continu, le sondage des pièces aux ultra-sons ou aux rayons gamma.Ce palmarès est assez brillant ; certaines des réussites que je viens d’énumérer ont été spectaculaires : en particulier c’est le cas du procédé LD ou des injections de fuel au H.F.Néanmoins, en faisant le recensement de tous ces progrès, j’ai l’impression que les choses auraient pu aller beaucoup plus vite qu elles ne sont allées.Bon nombre d’entre eux étaient déjà réalisables en 1930.Un exemple particulièrement frappant à cet égard est fourni par la coulée continue.On aurait pu tout aussi bien la mettre au point il y a trente ans.Elle ne fait appel à aucune technique qui soit née depuis.La même question se pose pour l’enrichissement des minettes ; les progrès actuels auraient pu être faits beaucoup plus tôt.Même remarque au sujet de la fabrication des pellets, des injections du fuel au H.F.Les injections au H.F.auraient été faites avec la même facilité en 1930 qu’aujourd’hui et depuis la dernière guerre le rapport du prix du fuel au prix du coke est resté en France du même ordre.Pourquoi a-t-on attendu l’année 1960 pour faire ces injections ?Même remarque pour la coulée sous vide, pour la pyrométrie des aciers liquides (bien que dans ce dernier cas on puisse soutenir qu'il a fallu attendre le développement de l’électronique), pour l’explication de la naissance des flocons, pour le filage de l’acier.B) Je crois que ces retards singuliers tiennent à la crainte de prendre de trop grands risques.Ou bien on n’a voulu prendre aucun risque, ou bien on a pas osé « mettre le paquet » si vous me permettez cette expression triviale, et on a alors achoppé devant les premières difficultés de la mise au point.Vous remarquerez d’ailleurs que, parmi les inventions de la période 19301939.beaucoup ont été faites par des inventeurs isolés ou par des sociétés qui n’étaient pas parmi les plus puissantes.Les grosses sociétés ont peut-être hésité plus que d'autres à se lancer dans les recherches aven- quence à augmenter la capacité des usines.Il est probable que la tendance à construire des usines côtières continuera à se manifester car, grâce à l’abaissement du prix des frets pour les transports de gros tonnage, lse usines côtières sont bien placées pour travailler dans des conditions économiques.b) D'autre part, un phénomène également inéluctable est celui de la hausse des salaires par rapport au prix de nos produits.Il faut que nous en tenions compte dans l’équipement de nos usines.c) Il faut également prévoir, je le crains, une diminution des bénéfices de la Sidérurgie.La période où la Sidérurgie pouvait faire des bénéfices importants me paraît à peu près certainement close.Une des conséquences les plus fâcheuses de cette diminution de notre marge moyenne c’est que nos sociétés pourront de moins en moins se payer le luxe de perdre de l'argent puisqu’elles ne pourront pas faire de réserves importantes, même dans les bonnes années.d) Je crois qu’il fait admettre, d'autre part, que l'opinion publique acceptera de moins en moins que les crises économiques sont une fatalité quasi inévitable.Du fait des progrès de notre civilisation matérielle, personne n'admet plus de se résigner devant le chômage comme les paysans se résignent encore quand ils voient les récoltes dévastées par la pluie ou la sécheresse.On ne peut plus laisser fonctionner, sans intervenir, des mécanismes économiques purement automatiques.I 1 Comment aurons-nous une action utile pour l’avenir de la Sidérurgie ?A) La Sidérurgie est depuis la guerre en évolution assez rapide mais elle évolue beaucoup moins vite que d’autres industries et cela est dû certainement pour partie à sa lourdeur, à l’importance de ses investissements, mais il y a aussi d'autres causes.Pour les trouver, évoquons le passé.La période qui va de 1880 à 1930 m’apparaît caractérisée par une extraordinaire stagnation technique.Les grands procédés d’élaboration de l’acier : Martin, Bessemer, Thomas, avaient été précédemment découverts.Depuis ces découvertes jusqu’en 1930 je ne vois guère d’invention importante que celle du four électrique.On a mis au point les techniques, on a fait grossir les appareils mais sans rien créer de neuf.Entre 1930 et la guerre, on a fait de nouveau des découvertes importantes : je citerai l’agglomération des minerais, le procédé Krupp Renn, les fours électriques à fonte, le procédé Perrin pour la désulfuration et la désoxydation de l’acier, les trains continus à bandes (qui ne sont peut-être pas une invention technique à proprement parler, mais qui constituent une réalisation technologique remarquable), les laminoirs à froid du I I MARS 1964 17 l’étude de la coulée continue.La BISRA procède de la même façon.L’idée a gagné beaucoup de terrain, mais elle doit encore être défendue ; c’est qu’en effet l’exploitation des ateliers pilotes coûte très cher ; on serait bien content de pouvoir s'en passer, mais je crois qu’ils sont indispensables.Ces recherches doivent être faites soit par de grandes sociétés, soit par les organismes corporatifs de recherche comme il s'en est constitué maintenant dans tous nos pays, tels le C.N.R.M., la BISRA, l’IRSID.tureuses ou leur paraissant telles.Naturellement, cette remarque comporte bien des exceptions et parmi les auteurs des grandes découvertes que j’ai citées tout à l’heure on trouve de très grandes sociétés comme Bethléhem, Mannesmann, Krupp, Oberhausen, Lorraine-Escaut, Cockerill-Ougrée, Arbed et aussi la Sidérurgie russe qui est la plus grande entreprise sidérurgique du monde.L’évolution est en train de se faire dans le bon sens, mais tout de même je pense que les francs-tireurs ont joué dans les découvertes des trente dernières années un rôle plus grand qu’il n’aurait dû être et d’autant plus méritoire.Dans trop de cas, la mise au point a été trop lente parce qu’on avait démarré avec de trop petits moyens pour limiter les frais.C’est le cas de la coulée continue, c'est le cas du train planétaire à chaud.En Sidérurgie, la recherche au rabais ne rapporte généralement rien.Il faut s’équiper largement si l’on veut réussir.Il faut également accepter (consciemment ou non) le risque d’un échec et les échecs sont coûteux.Il faut bien reconnaître aussi que les essais perturbent la marche des usines, que les ingénieurs de fabrication, à ce titre, s’en méfient quelque peu, que les financiers responsables des comptes de Profits et Pertes trouvent que les essais coûtent bien cher et tardent à améliorer les résultats.Tout ceci est vrai, mais en moyenne on est perdant si on ne fait pas suffisamment d’essais et si on renonce ainsi à faire progresser les techniques.Le progrès est encore ralenti par les déficiences de notre esprit d’observation.Nous n’observons pas assez les procédés de fabrication que nous appliquons depuis des décades.Nous croyons bien les connaître ; en réalité, nous les connaissons très mal.Au lieu d’observer, on bâtit trop souvent des théories sans fondement expérimental solide.Les théories, pour être valables, doivent tenir compte de beaucoup de facteurs.Mais la Nature est en général plus simple que nos théories.Nous ne lui faisons pas assez confiance ; c’est un défaut que je crois spécifiquement latin.Un autre point me paraît fondamental ; comme on ne peut pas toujours faire régulièrement des mesures sur les appareils de production, il faut passer à des essais à l’échelle pilote et c’est une thèse que je défends depuis longtemps.Je crois que notre industrie, pour faire des progrès, doit avoir des ateliers pilotes nombreux.J’ai participé, dans la mesure de mes moyens, à la création d’un certain nombre de ces ateliers pilotes, à Ijmuiden pour les flammes, à Liège pour le Bas Fourneau, à Marienau pour les cokes, à Maizières pour l’aciérie et pour l’enrichissement des minerais.C’est une tendance qui se manifeste partout.Le premier bas fourneau expérimental a été construit à Oberhausen ; il y en a maintenant deux aux Etats-Unis.Le C.N.R.M.a créé ici même des ateliers pilotes, en particulier pour C ) Je voudrais dire maintenant un mot de l’action que nous pouvons avoir sur l’évolution imprévisible de notre industrie.Il faut d'abord observer beaucoup ; l'observation des fabrications classiques suggère bien des idées nouvelles pour de nouvelles fabrications.En second lieu, il faut faire ce que nous appelons dans notre jargon des essais drapeau, c’est-à-dire des essais un peu spectaculaires qui consistent à aller très au delà des limites qui paraissent prévisibles pour une exploitation industrielle et qui, par cela même, révèlent des phénomènes jusque-là inconnus.Des appareils pilotes comme le bas fourneau sont extrêmement utiles pour ces essais drapeau, car je pense que nous hésiterions tous à injecter du vent à 50% d'oxygène dans nos hauts fourneaux, tandis qu’on peut hasarder cela dans un bas fourneau.Un autre point très important pour le développement de notre industrie c’est d'établir des liaisons étroites avec d’autres industries et d’autres disciplines, ^B car l’invention dérive souvent de la juxtaposition féconde d'idées venant de domaines différents.Enfin, je crois qu’il faut s’attacher à perfectionner les technologies ou en créer de nouvelles, car les progrès sont très souvent empêchés par des obstacles purement technologiques.Examinons maintenant les différents ateliers sidérurgiques et demandons-nous quelles sont leurs déficiences essentielles, celles que nous devrions nous attacher principalement à corriger.C’est une bonne manière, je crois, d’indiquer les voies qu'il y aurait intérêt à explorer pour perfectionner notre industrie.A) Parlons d'abord de la fabrication du coke.Il n’est que trop facile d'ironiser sur un procédé qui consiste à chauffer du charbon à travers une épaisse paroi mauvaise conductrice de la chaleur, procédé par surcroit discontinu.Nous supportons pourtant l’existence des cokeries et, jusqu'à plus ample informé, nous ne voyons même pas comment nous en passer.Mais là-dessus, je n’ai pas personnellement la conscience tranquille ; je me demande si nous ne faisons pas pour les cokeries l’erreur trop longtemps commise dans le passé au sujet des agglomérations de minerai.Celles-ci (Suite à la page 25) 18 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA ! JEAN PONSOT / i i Cr- ! - 15 1 ' nous quitte r 4P H 1 W » 2 €i u h N Le directeur des services d'Air France au Canada, M.Jean Ponsot, vient d'être promu à la direction commerciale de cette société à Paris, Après un long séjour de I I ans au Canada, au cours duquel il sut, par son action dynamique, assurer à Air France, un essor remarquable, Jean Ponsot vient de nous quitter.A l'occasion du départ de Monsieur et Madame Ponsot, une manifestation amicale et mondaine eut lieu le 28 janvier, en leur honneur, à l'hôtel Ritz Carlton.Présidé par le maire de Montréal, Me Jean Drapeau et Madame Drapeau, ce dîner-dansant permit aux amis de Monsieur et Madame Ponsot de leur témoigner leur amitié.fi K > * 4 a ï\ ¦ • % 4 T Jean Ponsot a été président de la Chambre de Commerce Française au Canada au cours des trois dernières années.Il n'y laisse que des amis et le regret de le voir partir.La Chambre lui souhaite bonne chance et tout le succès possible dans ses nouvelles fonctions.Cette page est illustrée par quelques photographies prises pendant le dîner-dansant du Ritz.On y remarque, entre autres, le maire de Montréal et Madame Drapeau, ainsi que le nouveau directeur d'Air France au Canada, M.Michel Pairault.ï f ! MARS 1964 19 BILAN AU 31 DECEMBRE 1963 ACTIF IMMOBILISATIONS Machines de bureau .Mobilier (évaluation) .RÉALISABLES À COURT TERME Cautionnement .Comptes à recevoir : Cotisations .Courants .$ 531.68 200.00 $ 731.68 60.00 300.00 2,414.40 2,774.40 DISPONIBLE Banque Canadienne Nationale Caisse .TOTAL DE L’ACTIF .5,882.28 50.00 5,932.28 $ 9,438.36 LE BILAN PASSIF EXIGIBLE À COURT TERME Comptes à payer .ACTIF NET Au 31 décembre 1962 .Réserve pour déménagement et reinstallation .Surplus Exercice 1963 .TOTAL DU PASSIF .de la $ 1.193.49 4,946.26 CHAMBRE 3,000.00 298 61 $ 9,438.36 de RECETTES COTISATIONS Membres Individuels .Membres Sociétés .Membres de France (1962) $ 4,050.00 5,110.00 1,000.00 COMMERCE $10,160,00 REVUE Publicité .SUBVENTION Gouvernement Français (1962) DÉJEUNERS.9,802.44 FRANÇAISE 2.197.80 5,794.60 DIVERS au Intérêts bancaires .146.48 TOTAL DES RECETTES $28,101.32 CANADA DÉPENSES FRAIS GÉNÉRAUX Salaires .Loyer .Entretien - Réparations .Poste et Téléphone .Fournitures de bureau et documentation Frais de représentation .Dépréciations .Frais divers .$ 6.181.88 720.00 232.84 885.39 368.19 30.50 182.92 127.92 en 1963 - 8.729.64 REVUE Préparation - impression - Comm.Diffusion .Fournitures .DÉJEUNERS .PUBLICATIONS Bulletins, cire., convocations .DÉMÉNAGEMENT ET REINSTALLATION (Réserve) .RESULTAT NET DE L'EXERCICE - PROFIT 8.965.13 297.49 190.58 ' 9.453.20 6,410.07 209.80 3,000.00 298.61 $28,101.32 20 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA ASSURANCES DE TOUS GENRES § Examen et administration de portefeuilles Analyses de polices — Vérification de taux Préparation de rapports et de programmes d'assurances Agence Intercontinentale René C.Pasquin COURTIER D'ASSURANCES AGRÉÉ Membre de la Chambre d’immeuble de Montréal * Membre de la Fédération Internationale des Administrateurs de Biens & Conseils Immobiliers Vice-président et Directeur CmSX a COURTAGE, GESTION, EXPERTISES g/ m m *1 P:/ y ' l Edifice Versailles 60 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal (Canada) Adresse télégraphique : Continent Montréal Téléphone : Victor 5-1491 o
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