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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1968, Collections de BAnQ.

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O t rama i 1 \ S I » 1 ' 4 00# < '¦.* * ' « , K * > - * 41 -Li J «s mm®* |X' A7 i 23 'ÿ 9 iflsi •V K \ : «> ’ h I ¦ — Air Liquide produit plus de gaz industriels, en plus grandes quantités, que toute autre compagnie au Canada * : C;' ¦ % Vf « AIR LIQUIDE CANADA PREMIERS DANS LE MONDE DES GAZ INDUSTRIELS 4935 est, rue Beaubien, Montréal 409, Qué. REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Novembre 1968, No 603 H.M.3 La conjoncture au Canada 5 Technology Gap — Management Gap J.G.Maisonrouge L’Europe et les investissements au Québec H.Mhun 11 Notre campagne de recrutement 15 Air Liquide Canada Ltée — Une idée en marche 21 L’incidence de la nouvelle politique économique du gouvernement français .25 Propositions d’affaires 31 Nos nouveaux membres 33 La Revue est publiée tous les deux mois par La Chambre de Commerce Française au Canada Prix : 25 cents le numéro “le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l’envoi objet de deuxième classe de la présente publication.” LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 1080, Côte du Beaver Hall, Suite 826 Montréal 128, Que.comme Tel.: 866-2797 Adresse télégraphique : Gallia Montréal Imprimée par PIERRE DES MARAIS 225 est, rue Roy, Montréal 131 — 288-5191 INC.Bureau de Paris : 7, rue Jean Goujon Paris Sème Couverture La salle Wilfrid Pelletier, à La Place des Arts DÉCEMBRE 1968 1 n -1 iH mi ti* I > \ :;y ir ¦ a m vA 1 1 \ V f f ' ifw \ « mmmm v>- s mag Bien des voitures sont le fait du hasard.L’élégante Renault 16, elle, ne l’est pas.Un moteur puissant et nerveux.Climatisation de l’intérieur par air pressurisé.Et une foule d’autres détails ingénieux et utiles.Et c’est en fonction de toutes ces caractéristiques que fut conçue la carrosserie de la Renault 16.Élégante, certes, mais fonctionnelle avant tout.C'est-à-dire “pensée” pour vous, pour votre confort, votre agrément, votre sécurité.A partir de $2,498.Fabriquée au Québec.Car elle est due à la somme de ses caractéristiques individuelles.Lesquelles?Un intérieur spacieux et pratique qui s’adapte à tous les besoins grâce à des sièges amovibles ou transformables en couchettes.Un coffre extensible.La traction avant, dont les avantages sont reconnus: poids du moteur sur les roues motrices, d’où excellente adhérence, en particulier dans les virages et dans la neige.Une suspension à barres de torsion et à roues indépendantes.Un système de freinage à disques et à tambours, ce qui assure un rendement optimal.RFNAIILT MNÂÜfl Renault va plus loin.Automobiles Renault Canada Limitée, 1305, boul.Marie-Victorin, St-Bruno (Québec).! 2 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA LA CONJONCTURE AU CANADA La plupart des économistes pensent que l’activité économique sera a près semblable en 1969 à celle de cette année.Les faiblesses actuelles, soit le élevé du loyer de l'argent et les pressions sur le marché monétaire, le niveau chômage et l’inflation, continueront de se manifester.Les secteurs de fermeté qui soutiendront l’activité seront principalement les dépenses de consommation, la construction de logements, une amélioration des investissements et le commerce extérieur.Le commerce extérieur laissera cette année un excédent de plus de $1 milliard, montant considérable attribuable surtout à la vigueur des exportations Etats-Unis.Il est donc possible que l’habituel déficit de la balance des transactions courantes soit ramené à $250 millions en 1968.Il est probable que la conjoncture sera moins favorable en 1969 aux Etats-Unis et, de ce fait, la perfor-des exportations pourrait être moins impressionnante que cette année.Malgré l’augmentation récente des impôts, les achats des consommateurs demeureront probablement fermes.Ils utiliseront l’épargne qui est élevée et ils recoureront au crédit.Le volume des dépenses de consommation pourrait donc augmenter de 4 à 5% l’an prochain.Quant aux investissements, en dépit de l’argent cher, ils devraient progres-approximativement de 6% dans le secteur privé et de 9% dans le secteur public.La demande sera soutenue, en particulier, par un fort volume de mises en chantier de logements.Tout considéré, le produit national brut pourrait croître de iy2 à 8% envi-1969.Compte tenu d’une hausse des prix de l’ordre de 3y%, le gain réel approximatif serait de 4%, soit à peu près de même grandeur que cette année.aux mance ser ron en A tous ses membres et ses amis, la Chambre de Commerce Française au Canada a offre ses meilleurs vœux à l’occasion de Noël et du Nouvel An.DÉCEMBRE 1968 3 I L'économie canadienne bénéficie de la présence dynamique, en notre milieu, de la Chambre de Commerce française au Canada.À l'occasion de la campagne de recrutement de cette chambre, nous encourageons les hommes d'affaires à augmenter ses effectifs déjà imposants.Bon succès! f % SB : 1552 Banque Canadienne Nationale CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA TECHNOLOGY GAP - MANAGEMENT GAP par JACQUES G.MAISONROUGE M.Jacques G.Mo/sonrouge, président de I.B.M.World Trade Corporation et vice-président de International Business Machines Corporation, était l'invité d'honneur de la Chambre à son déjeuner mensuel du 79 novembre.Devant un auditoire nombreux et très attentif il a parlé de l'écart qui sépare l'Europe et les Etats-Unis en ce qui concerne la technologie et la gestion des affaires.Il a fait également un exposé sur les aspirations de la jeunesse actuelle et ses tendances.Le texte de M.Maisonrouge sur ces deux sujets d'une grande actualité est publié intégralement dans les pages suivantes.Le plus important, peut-être, a été de mettre en évidence la participation européenne aux découvertes scientifiques importantes des 30 dernières années.Pearl Buck a écrit : « Nous dans notre pays, nous nous sommes endormis — pensant qu’il était encore nuit et que le monde dormait Mais le jour s’est levé depuis longtemps et ces étrangers se sont mis au travail .Pourrons-nous jamais rattraper le temps que nous avons perdu ?» A l’origine de toutes les grandes réussites techniques, on trouve des inventions européennes.Ceci est vrai pour les réacteurs, les fusées, le radar, la bombe atomique, le laser, et bien d’autres.0 avec nous.Une enquête faite récemment montrait que, pendant l’année 1964, dans cinq pays européens — l'Allemagne, l’Angleterre, la France, l’Italie et la Suisse — il y avait eu plus d'inventions donnant lieu à brevets qu'aux-Etats-Unis.M.J.G.Maisonrouge Il semble bien que ces phrases s'appliquent à l’Europe d’aujourd'hui si l’on en juge par l’attention donnée à « tous les retards ».Depuis bientôt 3 ans, les Européens ont été préoccupés par ce que l'on a appelé le « technological gap », ou retard technologique.Puis il y a eu l’attention donnée au « Brain Drain ».Après tout, les cerveaux européens n’étaient pas si mauvais si les grandes entreprises américaines essayaient de s’en emparer.De 1956 à 1961, 2233 ingénieurs et scientifiques ont émigré chaque année d’Europe vers les Etats-Unis, parmi lesquels 662 Anglais.Ce « Brain Drain » n’est pas nouveau : le tiers des titulaires de Prix Nobel vivant aux Etats-Unis sont d’origine et d’éducation européennes.Avant d’examiner la question avec le sérieux nécessaire, un grand nombre d’orateurs et d’écrivains se sont lancés dans la bataille, au point qu’ils ont pu faire croire à l’homme de la rue qu’il y avait une espèce d'infériorité intellectuelle fondamentale de l’Européen vis-à-vis de l’Américain.Après avoir « dépassionalisé » le débat, on a fini par constater que le fameux retard technologique était en fait un « management gap ».Et, par management, j'entends la gestion au sens très large, y compris celle du budget national.Puis, on a cherché à donner des explications.Et, comme toujours, l’analyse objective a été rendue impossible par le désir de chercher des excuses à nos faiblesses en expliquant la réussite des autres, non pas par leurs qualités mais par la chance ou par l'intervention d’éléments extérieurs.C'était le moment où toute la réussite technologique américaine était due, dans l’esprit des Européens, aux fonds généreusement distribués par le gouvernement des Etats-Unis en particulier dans le domaine de l’espace.On a cru pendant longtemps, et je suis sûr que beaucoup d'Européens croient encore, que l’une des raisons du retard technologique de l’Europe était que les universités des Etats-Unis produisaient beaucoup plus d’ingénieurs et de scientifiques que les universités européennes.Or, les faits prouvent que les deux continents sont à peu près à égalité : 690,000 personnes avec un diplôme scientifique en Europe contre 650,000 aux Etats-Unis.Après cette période initiale, des études sérieuses furent faites, en particulier celles de l'OECD et de la Communauté Européenne.Par contre, l’Europe est en retard si l’on considère le nombre total des diplômés.On a pu alors quantifier le retard technologique, mais on a aussi constaté des faits nouveaux.DÉCEMBRE 1968 5 économique totale où le « culte de la croissance » si nécessaire à l’économie moderne était totalement ignoré.En France, cette stagnation s’accompagnait d’une stabilité démographique inquiétante.Ces hommes n’ont pas eu, en général, l'état d’esprit nécessaire à la réussite dans une économie qui depuis 20 ans a subi une transformation extraordinaire.Les pourcentages des dépenses publiques d’éducation consacrés à l’éducation supérieure sont les suivants : 26% USA.France .Allemagne Italie U.K.15% 13% 10% 14% Ils ont vécu pendant des années sur la défensive et ont gardé bien des habitudes du passé.Dans le cas de la technologie en particulier, l'Industriel européen a bien souvent considéré la recherche comme un luxe.L'Europe a contribué aux nouvelles inventions —-l’Europe a autant de scientifiques que les Etats-Unis — et pourtant, l’Europe est en retard.Le problème fondamental a été le passage de l'invention à la production.Une étude publiée en 1958 en Angleterre montrait que, parmi 75 inventions importantes faites en Allemagne, Angleterre, France et Etats-Unis au cours du 20ème siècle, 15 avaient conduit à des produits ou procédés mis en œuvre dans les pays européens contre 38 aux Etats-Unis.On a dit bien souvent que l'étroitesse du marché des capitaux en Europe était l'obstacle principal au développement des industries européennes.Or, on constate que, depuis plusieurs années, les investissements réalisés par les filiales des affaires américaines ont été financés en grande partie par des emprunts locaux et que, depuis le 1er janvier 1968, plus de 3 milliards de dollars ont été empruntés en Europe par ces mêmes affaires.Donc, si les Européens avaient eu l'esprit d’entreprise des Américains, ils auraient pu trouver les fonds nécessaires au développement de leurs entreprises.%'' C'est dans ce climat de « gap technologique » et ¦ de « management gap » que la jeunesse se prépare à l’avenir.En même temps, la mutation extraordinaire ) $ 1|! de l’économie française se produit et, chaque année, 100,000 personnes quittent le secteur agricole pour aller vers la ville.1 m £ Il serait trop facile de dire que, dans ces circonstances.les événements de mai pouvaient être prévus.Disons simplement qu'à posteriori, ils ne sont pas étonnants.Pendant ces « événements », la hiérarchie universitaire s est effondrée.Dans certaines entreprises s’est développée une révolution semi-bourgeoise, celle des cadres.Ceux-ci sont dressés contre une hiérarchie à laquelle ils n avaient pas le sentiment de participer et qui tendait à les ignorer.M.Maisonrouge pendant sa conférence.A sa gauche M.Louis de Laigue, consul général de France à Montréal.Problème de direction donc; problème de mise en œuvre intelligente des ressources disponibles.C'est l’intervention des cadres dans la révolte qui a été, à mon avis, le fait fondamental de cette période troublée.Or, ces cadres révoltés étaient en général des hommes de moins de quarante ans qui n’admettaient plus les méthodes de direction de la génération précédente.Ils aspirent à des techniques nouvelles de gestion et sont très conscients du « management gap».Les racines de ce problème : le système d’éducation d’abord; et si j’ai évoqué certains de aspects quantitatifs, sa qualité ne peut pas être ignorée.Nous en reparlerons plus tard.Puis les attitudes : les hommes qui sont voir aujourd’hui dans l’industrie comme au gouvernement ont pour la plupart été formés entre 1920 et 1945, c’est-à-dire dans une période de stagnation ses au pou- II faut maintenant essayer de comprendre événements et que chacune de nous contribue dans ces 6 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA veulent intervenir directement dans les décisions qui les concernent.la mesure où il le peut à la résolution des problèmes qu'ils ont mis en évidence.Nous avons fait une étude à laquelle ont participé tous les étudiants qui ont effectué un stage à l’IBM l’été dernier, et je voudrais vous en parler car nous pourrons y trouver quelques explications aux événements de mai et juin.2.Refus de la hiérarchie, considérée comme un obstacle à l'épanouissement personnel Il semble bien que là, sauf pour quelques anarchistes inspirés par Marcuse, leur réaction soit due essentiellement à ce qu’ils constatent que le mandarinat a dominé la vie française depuis Napoléon.L’Université en a été un bon exemple où même les professeurs communistes sont des ultra-conservateurs.Et, dans certaines grandes écoles qui, bénéficiant d'une large indépendance, pourraient être modernes, on a constaté une évolution très lente des programmes.Ces événements sont d'autant plus intéressants qu’ils ont une portée générale.Ce qui vient de se passer au Mexique — et qui malheureusement a été beaucoup plus violent qu’en France — le montre bien.Et il y a eu Berlin, Tokyo, Berkeley, Columbia.Quelle est donc l’opinion des Etudiants français que nous avons interrogés.D’abord, ils pensent que la population étudiante comprend : 3.Ils ressentent un vide spirituel, une absence d'idéal.80% de résignés; 10% de réformistes; 10% de révolutionnaires, d’anarchistes.Parmi les étudiants français, 12,6% seulement sont issus de familles ouvrières ou agricoles; donc, issus de la classe bourgeoise, dans une société affluen-te, ils n’ont plus à se battre pour satisfaire leurs besoins fondamentaux.Ils s’ennuient et constatent que la génération précédente à laquelle appartiennent leurs pères, n’a pas résolu un certain nombre de grands problèmes.Mais l’ennui n’est pas nouveau, Jacques Bienville, mort en 1936, avait écrit : « Les vieux se répètent et les jeunes n’ont rien à dire : l’ennui est réciproque.» Les résignés, les passifs, forment donc la grande masse et pourtant, beaucoup parmi eux ont suivi le mouvement de mai.Il semble que le mouvement ait été spontané.Puis, il a été pris en main par les révolutionnaires Maoïstes et Castristes; et il paraît établi aujourd'hui que de faibles au départ, l’influence Castriste et Chinoise se soit développée pendant l’été.4.Ils désirent se battre Des sociétés chinoises se sont établies à Paris faciliter le transfert des fonds.Un camp inter- — et n’ayant pas trouvé à se battre pour quelque chose, ils se battent contre la société.pour national a été créé à Cuba, à Pinar del Rio, pour en- traîner les jeunes révolutionnaires.Entre le 13 mai et le 25 juillet, 300 Français et 400 autres Européens ont participé à ces stages.5.Ils se posent des questions Mais, quelle que soit l’activité de ces mouvements, la minorité qu'ils représentent n'aurait pas été suivie s'il n’y avait pas un mouvement de fond, dont les grandes tendances paraissent être les suivantes : Là encore, la quantité d’information mise à leur disposition leur permet de faire des comparaisons nombreuses.Ils s’inquiètent de leur avenir et constatent que leurs anciens n'ont pas préparé leur entrée dans la vie post-scolaire.1.Désir de prendre des responsabilités et désir de participation Universités peu modernes, professeurs distants, programmes périmés.Tout s’offre à leurs critiques.Plus que leurs aînés, les étudiants d’aujourd’hui sont bien informés de ce qui se passe dans le monde.Ils ont senti qu’avec la vitesse extraordinaire de l’évolution technologique, la « fameuse expérience » que les générations précédentes évoquent volontiers a de moins en moins de valeur.Pour ces raisons, les jeunes Ils se sont orientés sans conseils vers des études qui ne conduisent à rien.2,000 sociologues, 700 archéologues de VUniversité de Paris s'étonnent que leurs diplômes, péniblement acquis, n'ouvrent pas de portes.7 DÉCEMBRE 1968 # PLUS QUE CENTENAIRE EN FRANCE, LA r r r r SOCIETE GENERALE La seule Banque de Dépôts Française aux États-Unis vous offre dans ses deux succursales de New York • Succursale Principale : 66 Wall Street, New York 10005 - 269-4600 • Rockefeller Center : 15 West 50th Street, New York 10020 - 581 -9630 un service bancaire complet et notamment : Transferts de fonds aux Etats-Unis et à l'étranger ; Chèques de voyage, comptes de chèques, comptes d'épargne etc.a CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2.Favoriser la « participation Ces tendances des étudiants français se retrouvent dans tous les pays et aux Etats-Unis en particulier.Je n’entends pas par là la participation du fameux amendement Vallon, mais, la vraie participation aux décisions.Ceci exige le « management par consensus ».Il faut maintenir un dialogue continu entre tous les échelons de la société.Ceci doit commencer en haut, bien sûr, et rejette au magasin des antiquités le patron dictatorial.Pour qu’il y ait participation intelligente aux décisions, il faut que le personnel soit bien formé et bien informé.Il est donc désirable que les entreprises modernes consacrent des sommes importantes et du temps des dirigeants à la formation permanente.Je dis bien formation permanente et non pas recyclage.Il est étonnant de voir combien les patrons européens ont été longs à comprendre ce besoin d éducation du personnel.au sens Voilà rapidement évoquées quelques-unes des pensées des jeunes hommes et femmes d'aujourd'hui.Et ces pensées ne sont pas seulement celles des réformistes et des révolutionnaires mais aussi celles des résignés.Ce sont ces étudiants, très nombreux, qui dans les années prochaines vont entrer dans l’Industrie, le Gouvernement et l’Université.Et à ces problèmes de fond s’ajoute dans le cas de la France une situation démographique extraordinaire.30% des Français ont moins de 20 ans.L’âge moyen du corps électoral en juin 1968 a été le plus bas de l’histoire de France.Les fortes classes de l’après-guerre, l’accroissement de la scolarisation, l’absence de sélection réelle lors de l’entrée à l’Université provoquent un grand embouteillage.Il n’est pas de ma compétence de discuter de la réforme des enseignements, mais j'aimerais explorer avec vous quelques-unes des solutions qui s’offrent à une entreprise industrielle pour intégrer cette jeunesse à la fois turbulente et désenchantée.» ¦ l 1.Créer « l'engagement » L'entreprise doit avoir des objectifs précis dont certains vont bien au delà de la croissance du chiffre d'affaires et des profits.Ils doivent être tels qu’ils puissent exiger des membres du personnel de se dépasser pour réaliser certaines de leurs ambitions supérieures.Il n’est pas toujours possible à l'entreprise d’avoir une activité telle que son personnel ait l’impression de s'engager dans une mission importante pour l’humanité, mais il est toujours facile de trouver quelque chose qui rende l’entreprise « meilleure ».m i.t: Dans le cas de ma société, par exemple, nous avons trois principes de base : '— Le respect de l’individu; — La recherche de l’excellence; — La recherche de la satisfaction du client.Coup rVoeil sur la raffinerie de l’Imperial Oil à Montréal-Est.J’ai été frappé au cours de nombreuses conversations que j'ai eues avec nos cadres qui participaient à des cours de direction de constater que ce qu’ils considéraient comme le problème de moral principal était la crainte de l'adolescence.Pendant les événements de Juin en France, et bien que nous n’ayons pas eu de grève, l’une des revendications de notre comité d’entreprise a été « davantage d'éducation ».Suite à la page 16 Ceci peut paraître un peu simpliste, mais lorsqu’une direction s'attache à mettre de tels principes en œuvre, il se crée un climat, un e: prit de corps, qui donnent à tous les employés le senti nent d’appartenir à un groupe qui « fait bien ».DÉCEMBRE 1968 9 M.Bertrand Namy, Directeur Général de la Chambre T M.Bertrand Namy vient d’être nommé directeur général de la Chambre de Commerce Française au Canada.Il exerce ses fonctions depuis le 1er novembre 1968.M.Namy est né en 1932 à Thionville (Moselle).Il a fait ses études secondaires et universitaires à Paris: diplômé ingénieur en 1956 (E.T.P., Paris).Il a plus de dix ans d'expérience en France et à l'étranger dans la construction et la gestion d'ensembles industriels.M.Namy a été délégué au Canada du groupe SOCALTRA du début de 1967 à la mi-1968.Notre nouveau Secrétaire Général M.Bernard Tainturier, coopérant, est secrétaire général de la Chambre de Commerce Française au Canada depuis cet automne.Né à Paris en 1943, il est diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce et d'Administration des Entreprises de Rouen.Il a effectué deux stages, l'un en France à la Société Générale, et l'autre aux Etats-Unis chez Kresge, à Détroit.•sR-r L 1 UN GUIDE PRÉCIEUX Pour les hommes d’affaires qui occupent des postes importants, la Banque de Montréal publie chaque mois la “Revue des Affaires” où, sous une forme concise et impartiale, ils trouvent une mine de renseignements.Cette revue est aussi un guide précieux donnant un aperçu précis de l’évolution de la situation économique au Canada.Ce rapport mensuel est préparé et rédigé par des économistes experts de la B de M ayant à leur disposition toute la documentation et l’expérience de la Première Banque au Canada.Si vous voulez vous tenir au courant de l’actualité financière, écrivez au Service des Opérations bancaires internationales de la Banque de Montréal—C.P.6002, Montréal (Québec, Canada)—et nous vous enverrons chaque mois notre “Revue des Affaires”.& ¦r IA ÛÊ Banque de Montréal La Première Banque au Canada PARIS LONDRES DUSSELDORF 10, place Vendôme, Paris 1er Vice-président pour /'Europe continentale: C.E.Noblet Bureau principal: 47 Threadneedle Street, London E.C.2 Vice-président pour le Royaume-Uni et gérant: A.S.C.Black Bureau du West-End-9 Waterloo Place, London S.W.1 Gérant: Eric M.West Konigsallee 6, Düsseldorf Représentant: R.J.R.Bonneland ACTIF DE PLUS DE $6,000,000,000 Plus de 1,000 bureaux au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Europe continentale, au Mexique et au Japon • Filiale aux Antilles: Bank of London & Montreal Limited, siège social à Nassau • Correspondants de banque dans le monde entier.10 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA L’EUROPE ET LES INVESTISSEMENTS AU QUÉBEC par H.MHUN Le 13 novembre, devant les membres du Club Saint-Laurent Kiwanis de Montréal réunis au Ritz Carlton, M.Mhun, économiste-conseil, a fait un exposé sur les investissements européens au Québec.Nous en reproduisons le texte dans les pages suivantes.à 1965.Et ce pourcentage a même fléchi ces dernières années; il ne sera que de 22% environ cette année L’écart a donc agrandi.Parler des investissements, c'est parler d’une grande vedette, de la prima donna de la scène économique canadienne.Car les investissements représentent au Canada de 20 à 25% de la production — plus exactement du produit national brut, suivant les années.C’est considérable, nettement plus qu’aux Etats-Unis.C'est même la proportion la plus forte dans le monde après le Japon.Dans cette épreuve, le Canada serait donc assuré d’avoir une médaille d’argent.m ¦ Si l’on considère les industries manufacturières seules, on constate que depuis 1960, malgré la révolution dite tranquille, malgré les réalisations du gouvernement provincial dans le sens d’une meilleure organisation du développement de l’économie, leur croissance est plus lente au Québec que dans l’ensemble du Canada et en Ontario en particulier.Per capita, de 1961 à 1967 inclus, leur augmentation est de 62% au Québec, 76% en Ontario et 81 % au Canada.L’écart avec l’Ontario, province voisine et concurrente dans tous les domaines, reste assez considérable : les investissements dans les industries secondaires — y sont en effet le double de ceux du Québec.Per capita ’lécart est de près de %.On voit que l’effort d’industrialisation devrait être accentué car, faut-il le rappeler, les investissements constituent l’un des principaux moteurs de l’expansion économique.Ils conditionnent dans une large mesure 'e niveau de vie et l’emploi.î M.H.Mhun Ce niveau élevé tient dans une large mesure à la nature même de l'économie canadienne : le vaste territoire et la faible densité de la population accroissent le coût d’aménagement et d’exploitation des réseaux de transport, de communications et d’énergie; l’exploration et l'exploitation des vastes ressources naturelles exigent des capitaux considérables — que l'on songe, par exemple, au pétrole; les industries secondaires sont nombreuses et disséminées un peu partout; l’augmentation rapide de la population et la forte croissance urbaine entraînent des équipements socio-économiques et administratifs considérables — pensez à l’éducation par exemple; enfin les rigueurs du climat se traduisent dans certains cas par des coûts élevés.Bref, l’économie canadienne a besoin de capitaux énormes pour s’équiper et se développer.Voilà donc quelques constations de l’économiste indépendant : le politicien, lui, en fait ce qu’il en veut.D'où viennent ces investissements et comment sont-ils financés ?L'épargne locale, vous le savez, est très insuffisante au Canada pour assurer la formation de tout le capital nécessaire à l’expansion de l’économie.Il faut donc recourir aux capitaux étrangers.Cette soif de capital se manifeste partout au Canada, en particulier au Québec.Les besoins d'investissements sont même plus urgents ici qu’ailleurs, car il faut procurer des emplois à une très forte proportion de jeunes qui, chaque année, se présentent sur le marché du travail.Et ceci dans une économie qui souffre de chômage chronique.Sous la forme d’investissements directs et de placements de portefeuille, ceux-ci ont représenté ces dernières années 20% environ de la formation brute de capital au Canada.C’est une proportion très forte.Ainsi, en France, le capital étranger ne représente que 5% environ de l’investissement productif global.Or, il faut bien constater que la situation d’ensemble, à l'égard des investissements n'est pas particulièrement satisfaisante.Alors que la population du Québec représente presque 29 p.cent de celle du Canada, les investissements publics et privés s'établissent à un niveau inférieur, soit 24 - 25% de 1961 On ne possède pas de chiffres précis pour le Québec en particulier, mais il est probable que la situation DÉCEMBRE 1968 11 pements du secteur public et du secteur privé.Enfin, la croissance des investissements directs américains est moins forte.est comparable à celle du Canada.Notre activité économique dépend par conséquent de l’épargne des autres.Sait-on.à ce sujet, qu’environ la moitié de la dette à long terme de l'Hydro-Québec, garantie par le gouvernement du Québec, est remboursable aux Etats-Unis ?En d’autres termes, l’Hydro-Qué-bec a financé la moitié de ses investissements avec du capital américain.Puis-je ajouter qu'il est heureux qu’il y ait associé des techniques européennes.À ces facteurs, sensibles dans tout le Canada, s’en ajoutent d’autres particuliers au Québec.Le gouvernement québécois doit payer un taux d’intérêt plus élevé que le gouvernement fédéral ou le gouvernement de l’Ontario sur ses emprunts à long terme.Malgré l’appui de la Caisse de dépôt et de placement, qui acquiert une partie des obligations de la Province, l'écart des taux avec l'Ontario est actuellement d’un peu plus de ^2%.A quoi peut-on attribuer le manque de dynamisme récent des investissements au Québec ?Pour une part, à certaines difficultés de financement.Cet écart est dû dans une certaine mesure au fait que la dette du Québec a beaucoup augmenté depuis 1960 et qu elle s'est élevée plus vite que les revenus du gouvernement.Depuis 7 ans, sa dette directe et indirecte a grossi de 4 fois alors que les revenus D’une façon générale le niveau élevé des taux d’intérêt a freiné les investissements.L’inflation tend de son côté à encourager les placements en action et à décourager les emprunts à long terme, dont dépend la réalisation d’un grand nombre de projets d’équi- 1%% IL Jim 1J s 1 I B UfISl % i il /// : !S n (' i fM I P/' nr ?y ï 4g F x: 'W / 1 1 ri f i mm t :.y % J mm % Ï % I / '» i i 5 m / I.-yC- % ly'iir-i -r&ct fi » am i © & I % 'X c£s % l XK î: a A\°- P& $ . 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