Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1971, Avril
REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE n I - Fm LN i 1 ( I U CANADA AVRIL 1971, No 617 V / > * ¦ > \ — VT* : f 1 U i \\ il-% ^ - • ¦>: v ' ' V V XT—— 1 T .R L & / v A, ; > 1 ; i t ! s I / : A ; / II : # min B 4 i a .i I I |;i , II ç i [¦MM "" >X' X- X x x , - m L\ .I 1 A ¦ 2 f J'A Air Liquide produit plus de gaz industriels, en plus grandes quantités, que toute autre compagnie au Canada a; M » - / * # # ¦ i Mi / : # « AIR LIQUIDE CANADA PREMIERS DANS LE MONDE DES GAZ INDUSTRIELS 4935 est, rue Beaubien, Montréal 409, Qué., REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Avril 1971, No 617 H.M.3 La conjoncture au Canada P.L.Labadie 5 La coopération économique franco-québécoise 13 Notre assemblée annuelle et rapport d’activité 17 R.Lattes L’industrie de la décision 23 La bourse 25 Bilan de la Chambre 27 News from Toronto 29 Le Canada présent à deux salons en France en 1971 Salvator Dali et les affiches touristiques de la S.N.C.F.33 34 Demandes d’emploi Nouvelles de France et du Canada 35 Propositions d’affaires / Trade Opportunities 41 43 Notre carnet .La Revue est publiée tous les deux mois par La Chambre de Commerce Française au Canada Tirage : 5000 exemplaires Prix : le numéro $0.75 Abonnement annuel : Canada $4.00 France et autres pays : $8.00 Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe Permis No 10.015 Port de retour garanti Dépôt légal 1er trimestre 1971 LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 1080, Côte du Beaver Hall, Bureau 826 Montréal 128, Qué.Tel.: 866-2797-98 Adresse télégraphique : Gallia Montréal PUBLICITÉ Canada M.Guy Dorval 3422 Durocher, Montréal Tél.: 849-6466 Imprimée par DES MARAIS INC.PIERRE 6125 Côte de Liesse, Saint-Laurent 377 - 735-6271 France et autres pays Mme M.Quédrue Secrétariat de la Chambre Couverture : Le grand théâtre de Québec 1 AVRIL 1971 ¦ A A la grandeur du Québec! Un Québec en pleine expansion a besoin de matériaux à la hauteur de la tâche.Le ciment “Canada-Lafarge” produit toute la gamme des bétons nécessaires à la construction d'un Québec solide et diversifié.Que l'architecture soit esthétique ou pratique, élancée ou sobre, le béton fait de ciment “Canada-Lafarge" donnera les résultats que vous êtes en droit d’attendre d'un béton de qualité supérieure.Veuillez communiquer avec notre bureau régional des ventes pour tous vos besoins de ciment et pour recevoir la documentation gratuite et les renseignements techniques que nous tenons à votre disposition.w W 4 ¦~=m 1 — Viaduc Roi-René, Ville d'Anjou, Qué.Architecte: Ministère de la Voirie.Ingénieurs-conseil: Brouillet, Carmel, Fyen, Jacques.Béton préfabriqué et précontraint: Francon Ltée.2 — Église Sainte-Colette, Montréal, Qué.Entrepreneur général: Pisapia Construction Inc.Maçonnerie: Costa Construction Ltée.Béton préfabriqué et béton préparé: Francon Limitée.3 — Place Radio-Canada, Montréal, Qué.Architecte: Gérard Léger.Ingénieurs en structure: Brouillet, Carmel & Boulva.Entrepreneur général: Janin Foundation.Béton préparé: Francon Limitée.4 — Hewitt-Robins (Canada) Ltd., St-Laurent, Qué.Entrepreneur général: Loren Construction Co.Ltd.Panneaux préfabriqués et béton préparé: Francon Limitée.5 — Sicard Inc., Ste-Thérèse, Qué.Architecte: Henry L.Pomey.Entrepreneur général: Janin Construction Ltée.Murs et couverture béton cellulaire préfabriqué: Siporex, div.de Domtar Construction Materials Ltd.m w 1.Viaduc Roi-René, Ville d'Anjou, Qué.¦ -4* «ED Ciments Canada Lafarge Ltée l|r Direction régionale : 620 o., boul.Dorchester, Montréal 101, Qué.Tel.: (514) 861-0941 Siège social: 606, rue Cathcart, Montréal 111, Qué.: mm rm * 2.Église Sainte-Colette, Montréal, Qué.mW?¦û I=E ” A ri t :-Ut | .ï «patty IlilTl tmrrrrrr SS r*A > P » .?" «w Ci.3.Place Radio-Canada, Montréal, Qué.4.Hewitt-Robins (Canada) Ltd., St-Laurent, Que.5.Sicard Inc., Ste-Thérèse, Qué.¦I H «113444 n ' : I [jltlED '* J HQ mÊm jH 1 I , ft'W A.'\ > m LA CONJONCTURE AU CANADA En ce début d’année, on décèle quelques indices de reprise.La demande de biens et de services tend en effet à se raffermir dans plusieurs secteurs.La production industrielle a augmenté de manière sensible au début de l’année.Le climat général, en particulier le chômage, n’incite guère les consommateurs à se départir d’une attitude prudente.Toutefois, les ventes de certains produits durables, qui ont fléchi de manière sensible l’an dernier, se sont redressées tout récemment, stimulées par le crédit plus facile, une meilleure stabilité des prix et la reprise dans la construction résidentielle.Les mises en chantier, au quatrième trimestre de 1970, marquent en effet un accroissement de U5% et de 60% au Canada et au Québec respectivement, par rapport à la période correspondante de 1969.Cette évolution favorable s’est poursuivie depuis le début de l’année et continuera au cours des prochains mois, soutenue par l’abaissement des taux hypothécaires et par les fonds du gouvernement fédéral.La politique des autorités fédérales reste modérément expansionniste : déficit budgétaire, augmentation des dépenses d’environ 7% pour l’exercice 1971-72, accroissement de la masse monétaire, baisse du loyer de l’argent.Les liquidités des banques se so%t accrues, et kg tawz des prêts priWégriés ont êtê abaisses, ta poZitiçwe de prêts est plus libérale.Le budget fédéral qui sera présenté en mai devrait donner des indications précises sur l’orientation de la politique monétaire et fiscale d'Ottaiva.On ne peut envisager qu’un redressement très modéré des investissements car la plupart des entreprises travaillent toujours très en-dessous de leur capacité et la baisse de leurs profits, l’an dernier (moins 6.2%) a réduit leur capacité d’autofinancement.Par contre, les exportations continueront probablement d’être le moteur de l’activité, mais à un degré moindre qu’en 1970.Bien que les prix soient plus ou moins stabilisés depuis quelques mois, les risques d’inflation restent présents.Au delà d’un certain seuil l’abaissement des taux d’intérêt et l’augmentation de la masse monétaire nourrissent l’inflation.De plus, l’inflation des coûts a bien des chances de se maintenir, étant donné les importantes hausses de salaires prévues pour cette année avec le renouvellement des conventions collectives de travail.t 1 On ne peut guère espérer une diminution très sensible du chômage pendant les prochains mois, sauf si l’amélioration de la conjoncture devait être considérable au deuxième semestre : c’est peu probable.Les États-Unis sortent lentement d’une véritable récession: le produit national brut et le revenu, per capita, y ont légèrement diminué 1970.Leur influence habituelle et considérable sur l’économie canadienne ne semble donc pas devoir être très positive dans un avenir prochain.en 3 AVRIL 1971 ' PLUS QUE CENTENAIRE EN FRANCE, LA r r r r SOCIETE GENERALE États-Unis La seule Banque de Dépôts Française aux vous offre dans ses deux succursales de New York • Succursale Principale : 66 Wall Street, New York 10005 - 269-4600 • Rockefeller Center : 15 West 50th Street, New York 10020 - 581 -9630 un service bancaire complet et notamment : Transferts de fonds aux Etats-Unis et à l'étranger ; Chèques de voyage, comptes de chèques, comptes d'épargne, etc.4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA la coopération économique franco-québécoise par Pierre Louis LABADIE Monsieur Pierre Louis Labadie, Conseiller Commercial de France à Montréal, était le conférencier invité d'honneur de notre Chambre à l'occasion du déjeuner qui suivit notre Assemblée Générale annuelle du 2 mars.C'est devant un auditoire particulièrement attentif de près de 200 personnes que Monsieur Pierre Louis Labadie exposa les résultats et perspectives de la Coopération Economique Franco-Québécoise.Nous reproduisons intégralement ci-après Labadie.X le texte de l'exposé de Monsieur Pierre Louis Monsieur Nam y et de ses collaborateurs, et enfin à la compréhension de votre Conseil d Administration où Canadiens et Français intimement mêlés savent, toujours dans la bonne humeur, soutenir votre action et celle du Directeur général pour la promotion des échanges commerciaux entre la France et le Canada.J'ai lu récemment une étude réalisée par les élèves d'une de nos grandes écoles de Commerce et intitulée "Pour une action concertée en matière d'exportation", où étaient analysées les forces et les faiblesses de notre commerce extérieur.Qu’il me soit permis de vous dire publiquement toute notre reconnaissance pour le soutien précieux que nous apportez et de vous exprimer tous les voeux V„.- ' vous de l’équipe de l’Expansion Économique au Canada pour votre réussite et celle de toute la Chambre de Commerce Pour ne pas rompre avec une tradition bien établie, l’intervention des conseil- i dans l’exercice du nouveau mandat qui vient de vous être confié.M.Pierre Louis Labadie l’étranger y est jugée assez sévèrement — on leur reproche leur comportement de fonctionnaire — ce qui, dans l’esprit des rédacteurs n’est certes pas un compliment — l’imprécision des renseignements commerciaux que leurs services fournissent, la médiocrité de l'assistance apportée localement aux exportateurs et bien d’autres choses lers commerciaux français à Après ce juste tribut payé aux activités de votre compagnie, il me faut bien entrer dans le vif de mon sujet — En vérité, parler de la Coopération Économique franco-québécoise n’est pas chose aisée, car certains se choquent de sa limitation au Québec, ce qui leur paraît relent d’hérésie, tandis que d’autres se mon- avoir un trent sceptiques sur sa portée, bien peu, au demeurant, étant réellement au courant de ses réalisations.encore.Bref, c’est l'habituelle "volée de bois vert ” que nous savons accueillir avec sérénité.Mais là où l’affaire se corse, c’est que l’activité des Chambres de Commerce Françaises à l’étranger n’a pas échappé à la critique des enquêteurs — on les accuse de se préoccuper davantage des intérêts de leurs membres que de servir la cause de l’expansion commerciale française et surtout, de ne pas apporter un appui efficace aux postes commerciaux.Eh bien ! Monsieur le Président, c'est là un reproche auquel les services économiques français au Canada — et je suis sûr que Monsieur Trocmé partage mon avis — ne s’associeront pas.Le rapport d’activités que vous venez de présenter à votre Assemblée générale prouve, s’il en était besoin, que la Chambre de Commerce Française au Canada a, sous votre houlette, considérablement développé ses interventions, progressé de façon décisive dans la voie de l'autonomie financière réalisant ainsi le plan de réformes et de croissance mis au point par votre prédécesseur, le Président Jalabert, et ceci en parfaite coopération, n’en déplaise à nos communs détracteurs, avec les services d’expansion économique au Canada.Ces brillants résultats nous les devons à votre direction, toujours courtoise et efficace, au dévouement de Au surplus, dans l’esprit de beaucoup, la coopération économique est assimilée à la réalisation d’investissements.Or, ce n’est un secret pour personne, il n’y ces deux dernières années d’investissement ma- a pas eu jeur d'entreprises françaises au Québec, et on en conclut, un peu hâtivement, à l’inutilité des efforts entrepris de part et d’autre et à leur échec total — C’est là une simplification que je qualifierai d’abusive et j’espère que les précisions que je vais vous apporter vous en convaincront.Tout d’abord, on doit admettre que ces deux dernières années, la conjoncture économique n’a guère été favorable — Les affaires françaises n’ont certes pas eu le monopole des annonces d'investissements non réalisés.Cependant, l'intérêt manifesté par nos grandes entreprises a bien été réel, je puis vous l’affirmer.Les projets évoqués par la grande presse, et dévoilés le plus souvent alors qu’ils n’en étaient qu'au stade des premiers contacts faciliter les choses — ont été étudiés avec soin qu’il s’agisse de l’aluminium, du pétrole, des avions, de l’électronique ou même des pneumatiques.Qu’ils n'aient pas été menés à terme pour le moment ne veut pas dire qu'ils aient été abandonnés et vous savez bien que des investissements de l’importance de ceux qui ont été en- ce qui non plus ne pouvait 5 AVRIL 1971 ¦ O f) (#' a./ iM j MM.P.Cormier, Directeur Adjoint, Informatech France-Québec, R.Lette, C.R., Avocat, membre du conseil d’arbitrage de notre Chambre, G.Bubendorff, membre du conseil de notre Chambre, Directeur général de S.F.C.I.Ltée, J.Labonté, Sous-Ministre Adjoint, Ministère de l’Industrie et du Commerce du Québec.MM.Y.Michaud, Commissaire Général à la Coopération, Ministère des Affaires Inter-Gouvernementales, Pierre de Mention, Ministre Plénipotentiaire, Consul Général de France à Québec, P.L.Labadie, Conférencier et invité d'honneur, Conseiller Commercial de France à Montréal.visages ne se concrétisent pas en un jour.Ils obéissent en outre à des considérations de marché ou de politique globale des entreprises sur lesquelles les gouvernements n’ont que peu de prise.Car c’est là un fait qui a été souvent oublié — l’économie du Québec et celle de la France sont des économies libérales et la plupart du temps, les gouvernements ne peuvent faire plus que faciliter les contacts ou créer des conditions favorables par diverses incitations d’ordre économique telles que subventions, crédits d’impôts, etc.Dès sa création, un groupe de banques françaises à savoir la Banque de Paris et des Pays-Bas, le Crédit Commercial de France, la Banque de l’Union Européenne, et la Banque Nationale de Paris (dont la Société Financière pour le Commerce et l'Industrie de Montréal est une filiale) ont souscrit, en capital, un montant de $400 000.En 1968, cette première participation était augmentée de 2 millions de dollars versés par les banques déjà citées auxquelles s’ajoutèrent d’autres organismes français tels que le Crédit National, la Banque Française du Commerce Extérieur, le Crédit Agricole, la Société Générale, le Crédit Lyonnais, etc.et surtout la Caisse des Dépôts et Consignations qui, à elle seule, a souscrit à ce moment-là un million de dollars.Enfin, la réalisation progressive du Marché Commun a entraîné chez nos entreprises de premier rang un effort de concentration et de diversification qui a mobilisé toutes leurs énergies.Elles ont dû également surmonter, durant toute cette période, les effets de la crise de mai 1968 et subir les conséquences des restrictions monétaires imposées par ces événements — Vous connaissez d'ailleurs les heureux résultats du plan de redressement de Monsieur Giscard D’Estaing, et la velle vigueur dont fait preuve l’économie française dans son ensemble.Il est donc permis de penser que ces difficultés étant surmontées, certaines des opérations envisagées redeviendront à nouveau d’actualité.Enfin, en 1969, lorsque la Société Générale de Financement fit un nouvel appel de fonds, ces mêmes sociétés acceptèrent d’y répondre en souscrivant près d’un million 200 000 dollars, malgré, et ceci est à signaler tout particulièrement, les difficultés d’ordre monétaire que connaissait alors notre pays.Aucune publicité ne fut alors donnée, et ce pour des raisons évidentes, à cette opération qui constituait, vous en conviendrez, compte tenu des circonstances, nou- une belle preuve de confiance dans l’action entreprise par la S.G.F.et qui firmait 1 intérêt En fait, nous étions bien conscients de cette situation, et nous avons recherché les moyens de créer des liens entre les deux économies par une meilleure connaissance réciproque, afin de préparer le terrain à des développements ultérieurs souhaités par les deux parties — Pour cela nous avons utilisé deux voies: celle de la coopération avec la Société Générale de Financement et celle de la Coopération Technique.La Société Générale de Financement est, comme vous le savez, une société d’économie mixte où s’associent des capitaux fournis par le Gouvernement du Québec et diverses institutions financières publiques privées dans le but de promouvoir le développement économique de la Province.Si les grandes lignes de organisation et la nature de ses interventions sont bien connues de tous, je ne crois pas que l’on sache bien clairement la part que les intérêts français ont accepté d’occuper dans cette entreprise.conque les institutions françaises por- taient au Québec .C est donc, au total, 3 646 000 dollars que les institutions françaises ont apporté à la S.G.F.sous forme d’actions (2 591 000 dollars) et d’obligations (1 055 000 dollars).Par rapport au capital global de la S.G.F.de 39 765 620 dollars, la participation française en capital-actions peut paraître relativement faible mais son impact peut être mieux apprécié lorsque l’on sait que déduction faite de l'apport du gouvernement du Québec soit 20 millions de dollars, elle représente 13,1% des actions ordinaires et privilégiées souscrites par les autres participants au capital et est supérieure au montant des actions souscrites par le public qui n’atteignent que 1 286 390 dollars.ou son 6 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA fl ' M i 1% ira #.' < * !*# ' r« • / mm.M.Degoutin, Conseiller Commercial de France à Toronto, D.J.Griffiths, Vice-Président et Directeur général régional de la Banque de Commerce Canadienne Impériale, M.Baron, membre du conseil d administration de notre Chambre, Représen-Canada Air France, J.-P.Semeillon, membre du conseil d’arbitrage de notre Chambre, Directeur de Marcel Didier (Canada) Ltée.MM.P.Le Codec, Président de notre Chambre, E.Coïdan, Consul général de France à Montréal, J.Trocmé, Conseiller Economique et Commercial près l’Ambassade de France à Ottawa, B.Lechartier,, Ancien Président de notre Chambre, Prédent du Conseil du Crédit Foncier Franco-Canadien.tant au point récem- Le nouveau protocole d’accord, mis au ment, prévoit une production de 14 400 voitures en 1971, dont une partie sera destinée au marché de la Côte Nord-Est des États-Unis.Parallèlement à cette participation en capital, des firmes françaises s’associaient avec la Société Générale de Financement pour la création d'entreprises nouvelles ou de prises d’intérêts communs.Ces interventions sont au nombre de 3 et je vais brièvement tenter de faire le point de chacune de ces affaires.la rentabilité La Régie Renault s’engage à assurer du capital investi par la S.G.F.dans SOMA, et pour-la réalisation du plan d’incorporation de pièces locales, soit dans les voitures montées par la SOMA soit par exportation vers la France.À ce titre, les achats de pièces locales s’élèveront dès 1970 à 6 millions de dollars, et il est prévu que ce chiffre sera porté à 15 millions de dollars en 1973 lorsque la production de l’usine SOMA aura alors atteint 20 000 voitures par année.suivra Il y a tout d'abord la prise de contrôle de la com- pagnie Donohue Ltée, effectuée en commun par la S.G.F.et la Société Française Cellulose du Pin — Les deux parties détiennent ensemble plus de 50% du capital de Donohue soit 3,200,000 dollars pour la Cellulose du Pin.Cette dernière apporte au Conseil de la société, sa connaissance des problèmes techniques de la fabrication du papier permettant ainsi à la S.G.F.de mieux orienter les activités de sa filiale.Les résultats sont bons puisque les comptes de l'année 1970 sont bénéficiaires, ce qui constitue une performance assez exceptionnelle dans un secteur en dépression.C’est ensuite la création de l’usine de la SOMA pour le montage des automobiles Renault au Québec — On connaît le schéma de l’opération — la SOMA est une filiale à 100% de la S.G.F., et livre les automobiles montées à Renault Canada qui s'est engagée, et a effectivement procédé au développement de son réseau commercial au Canada en concordance avec les augmentations de production prévues.Les risques de l’entreprise étaient de taille puisqu’il fallut créer de toutes pièces une industrie nouvelle, augmenter la part relative du marché déjà obtenue par Renault, et réaliser l’ensemble de l’opération dans un climat de concurrence aiguë, avec une protection douanière faible.Certes, il faut encore s’attendre à certaines difficultés — toute entreprise industrielle en secteur concurrentiel en connaît — Mais la Régie Renault et la SOMA ont appris à travailler en commun et je suis persuadé, connaissant la bonne volonté des deux parties, que les obstacles qui pourraient survenir seraient surmontés.CEGELEC Industries représente la troisième intervention commune de la S.G.F.et d’intérêts français.Elle est à plusieurs égards exemplaire.En effet, ici encore, il s’agit de la création d’une industrie nouvelle: celle d’isolateurs et d’appareillage électrique, dans laquelle s’associent, à 50% chacune, la S.G.F.et le groupe français de la Compagnie Générale d’Électricité C.G.E.avec un capital global de 2 millions de dollars.L'équilibre financier de l’opération a été atteint dès la 3ème année, et les pertes initiales ont été entièrement résorbées, les comptes de CEGELEC laissant apparaître des bénéfices dès l’exercice 1968 — tandis que le chiffre d’affaires était porté en cinq ans de 2 millions de dollars à plus de 10 millions de dollars et que le personnel passait de 60 à 260 personnes, dans le même laps de temps.Les premières années de la SOMA ont été difficiles et les résultats sont pour le moment largement déficitaires — Mais il semble que les maladies de jeunesse soient terminées et pendant la durée du premier contrat de montage, la production de voitures est passée de 4 000 à l’origine à 10 000 en 1970, l’usine employant plus de 300 ouvriers spécialisés.Je pense que CEGELEC donne l’exemple d’une gestion sage et bénéfique, accompagnée d’une diversification de fabrications puisque aux isolateurs du début sont venus s’ajouter la fabrication de disjoncteurs et de sec- 7 AVRIL 1971 prises sur une base strictement égalitaire, dans le cadre soit d'une sous-commission mixte pour les opérations générales soit du Conseil d'administration dans le cas particulier du Centre de Documentation.tionneurs de lignes et que l'usine a respecté ses engagements d'inclusions de pièces locales qui atteignent maintenant 50% de la production.Enfin, pour compléter ce tableau rapide des participations françaises aux activités de la S.G.F., j’ajouterai que les sociétés Neyrpic et Alsthom ont cédé à Marine Industries, leurs licences de fabrication de turbines Ce secteur représente Elle se réalise pratiquement par l’organisation: 1 — de stages de Québécois en France s’adressant en principe à des ingénieurs ou des cadres technico-économiques ayant déjà une formation pratique mais pouvant s'étendre, dans les cas de participation à la formation professionnelle de cadres d’entreprises, à des cadres de maîtrise, et dans un cas bien particulier, celui de l’Université de Sherbrooke, à des jeunes diplômés (maîtrise en administration).2 — de stages de Français au Québec intéressant des candidats de niveau équivalent à celui demandé aux Québécois.3 — de missions d’industriels et d’experts dans les deux sens allant de la mission individuelle de contact technique (par exemple fabrication des compteurs d’eau) à la mission d’information générale par secteur technique (par exemple électronique, industrie laitière, etc.) et d’alternateurs hydrauliques maintenant environ l/j de la production totale de Marine Industries et occupe près de 500 ouvriers.Il me reste maintenant à vous parler de la coopération technique à caractère économique entre la France et le Québec dont l'importance et l'efficacité augmentent d’année en année comme vous pourrez aisément vous en rendre compte.' n =i % A L Depuis l’origine, et selon les chiffres du Ministre des Affaires Intergouvemementales du Québec, plus de 1100 personnes ont ainsi bénéficié de cette coopération bi-latérale — Plus de 700 Québécois se sont rendus en France, et 420 Français se sont rendus au Québec.Je citerai, à cet égard, l’existence de Quéfratec, association franco-québécoise qui réunit au Québec les anciens stagiaires ou missionnaires de la coopération technique.Quéfratec comprend 660 membres qui se répartissent de la façon suivante, entre les différents chapitres locaux: — chapitre de Montréal — chapitre de Québec — chapitre de Sherbrooke auxquels s’ajoutent 31 membres inscrits mais résidant hors de la province.660 membres sur 700 anciens stagiaires ou missionnaires, voilà un bel exemple de fidélité qui permet de penser que l’expérience du séjour en France a été enrichissante et que les liens qui se sont ainsi établis ont été appréciés.: 318 ¦ 230 » rs*" 81 N Sr / L'WjPPW MM.M.Dhavernas, Ancien Président de notre Chambre, Président de North American Holdings Ltd., M.l’Abbé, Vice-Recteur à la Recherche, Université de Montréal, J.DesRosiers, Vice-Président de la Chambre de Commerce du district de Montréal, J.-Ch.de Groote, Directeur Recherche Economique à Hydro-Québec.MM.M.Forest, Vice-Président de notre Chambre présidant le déjeuner, E.Coïdan, Consul général de France à Montréal, R.Charbonneau, Directeur général de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, J.Fortier, Président et Directeur général de SMA +.I d’évaluer 300, 400, ou 500 solutions possibles pour arriver non pas à trouver la solution mais pour nous guider dans son choix.Quel est celui qui avait le plus de liberté de cet agriculteur du 17e siècle ou de l’agriculteur d’aujourd’hui ?Je me demande parfois si finalement pour beaucoup de gens la liberté suprême n est pas d’avoir le choix.En analysant ces méthodes de décision et d'évaluation d’alternatives possibles, il convient d’insister sur le contrôle de leur réalisation.En effet ce n’est qu’une fois la décision prise que commencent les vraies difficultés.Au moment où la décision est effectivement mise en oeuvre il est nécessaire que les actions voulues pour à l’objectif soient entreprises à temps.Le facteur temps est primordial car tout s’accélère dans notre monde moderne.Les traumatismes que nous voyons ici et là sont le résultat non pas du changement mais de l’accélération du changement.Dans une opération industrielle, par exemple, telle opération qui s’échelonnera sur 5 ans pourra être un succès, mais s’échelonnerait elle sur 7 ou 8 ans, elle serait un échec.Il est bien évident que, contrairement à la vie industrielle d’avant la 2e guerre mondiale, ces exigences imposent l’utilisation d’outils de contrôle des coûts et des temps dans l’exécution de projets, qu’ils soient nationaux ou d’entreprise.Par conséquent, décider n’est rien, mais mettre en oeuvre et contrôler les délais et les coûts est primordial.Cela signifie définir et poser des problèmes, définir des objectifs, définir des critères.Notre monde doit apprendre à se servir des experts et des spécialistes tout en préservant à tous les niveaux de l’entreprise ou de la nation le rôle humain des décideurs qui doivent précisément aider à définir ces problèmes, à fixer ces objectifs et définir ces critères.Ainsi, dans une perversion de la technocratie l’expert qui résout, qui propose des solutions, ne se substituera pas à l’homme qui décide.spécialistes, et la taille de ces équipes, pour qu elles soient fructueuses, croissent sans cesse.Il y a à la fois croissance des équipes de spécialistes donnés et croissance dans la diversité des équipes nécessaires.Il y a industrie lourde parce que de plus en plus les investissements intellectuels en recherche et développement, en software, en formation et perfectionnement des individus, ne cessent d’augmenter.Il y a enfin industrie lourde parce que cette industrie a comme moyen de base les matériels informatiques qui signifient des coûts de plus en plus élevés nécessitant des moyens de financement, et des efforts de marketing considérables.C’est ensuite une industrie de pointe et cela pour trois raisons.Par nature d’abord, car les méthodes employées, les caractéristiques, et les compétences des personnels nécessaires sont par définition de pointe Deuxièmement parce qu’il y a une imprégnation permanente par cette autre industrie de pointe qu’est l’informatique.Troisièmement, parce que le contexte exigé par cette industrie est celui de l’implantation sur les marchés internationaux, caractéristique des industries de pointe comme le souligne l’un des derniers rapports de l’O.C.D.E., qui est le résultat d’une analyse dûment concertée, et dûment argumentée.Cette industrie n’est donc plus un artisanat.Les aventures pouvaient autrefois être individuelles.Maintenant 1ère des hommes seuls ou des petites équipes est en train de disparaître pour faire place à une aventure qui nécessite de véritables structures industrielles.Quelques chiffres vous le démontreront.En 1970, cette Industrie de la Décision regroupant : le Management Consulting au sens américain, toutes les études de marché et ce qui tourne autour des fabrications de software de programmes pour ordinateurs et de packages, a représenté 2 milliards de dollars, soit mille milliards d’anciens francs.En 1973, le chiffre d’affaires dans des pays comme la France, les États-Unis, l’Angleterre, le Canada, seront dans cette industrie de la décision au même niveau que ceux du hardware en 1963.Ces chiffres soulignent l’importance de cette Industrie de la Décision qui aura à faire face à des problèmes identiques à ceux de l’industrie du hardware, et la nécessité de ne pas être absent de ce domaine.Actuellement, si mener Tous ces outils, toutes ces méthodes qui sont à notre disposition aujourd’hui dans ces problèmes de décision, constituent un ensemble de produits et de services qui forme une véritable industrie.Cette industrie possède deux caractéristiques.C’est d’abord une industrie lourde parce que la diversité des équipes de AVRIL 1971 19 1555 la force de l’argent au service de l’expansion économique OJ (D C 0 P CD # z # # t e Q) C * * c vl/t | tr $ •™iii|0TX Jx * ¦ 9 Q) n CD $ e c # CD ( u ll* I ¦ * $ 0) a $ 3 « cr # c # « CD CD f t * g| ?mKKKM * H • MHiv e v.vTjC\ » « * • ju «k /, ; \ '>'V Y I % V -V.¦t 57 X tS; V ; x W Vj 4 p r% 1 L, ¦u ' / - i' S-" x I > % V X V -Y » f.P P K* : 4, Y *^l\Y Paris Alpes CHEMINS DE FER FRANÇAIS CHEMINS DE FER FRANÇAIS AVRIL 1971 33 I DEMANDES D’EMPLOI (Des renseignements complémentaires peuvent être obtenus au Secrétariat de notre Chambre, 1080, Beaver Hall Hill, Bureau 826, Montréal 128, ou en téléphonant à 866-2797.) D 1701 Docteur en Sciences Économiques - 31 ans - expérience - recherche économique et financière -gestion - cherche emploi.contrôle de D 1702 Ingénieur Français - 34 ans - expérience direction administrative et technique - cherche emploi.D 1703 Français - 30 ans - formation commerciale cherche emploi dans secteur marketing et étude du marché.D 1704 Français - 28 ans - formation commerciale - exoérience gestion personnel et comptabilité - cherche emploi.F /AiPORliV) ^ FROM ENGl^ D 1705 Français - 27 ans - diplômé École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielle 2 ans expérience Canadienne dont informatique, cherche emploi dans recherche.PFEATEH études d'in- D 1706 Français - 26 ans génieur (B.Sc.) et d'administration États-Unis, 5 (MBA) tinent Américain, cherche emploi.aux ans sur con- 11 D 1707 Professionnel exécuterait tous travaux graphisme (sigle, emballages, publicité .) à domicile.I D 1708 Française trilingue ( Fr., Ang., Esp.) - 25 ans - licenciée en Droit - Université de Paris - Master of Laws - Université McGill - expérience administration, étudierait toutes propositions tous pays.iE* jfbndrn mtmmt : D 1709 Française trilingue ( Fr., Ang., Esp.) 3 ans expérience Canadienne dans l'édition et l'industrie, étudierait toute proposition poste administratif.w I & .- «•f & D 1710 Française, diplômée d'études supérieures de Géographie Urbaine, cherche emploi études aménagement du territoire ou travaux d'urbanisme.V- .LONDON DISTULF' N i DRY GW BURROUGH LIMITED LONOC m CONTI NTS » OUNCES A D 1711 Secrétaire de direction ( Fr., Ang., Grec, Portugais) Canadienne - cherche emploi.H 5 ans expérience kit D 1712 Recherchons plusieurs postes pour Françaises secrétaires (bilingues ou non), sténo-dactylos, avec ou sans notion de comptabilité.JKiTt U- D 1713 Français - 25 ans - École Supérieure de Commerce, Paris, 2 ans expérience Nord-Américaine, parfait bilingue + Esp., cherche emploi commerce international.34 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA y i.O CD Œ 'CD jr." p§- BSU < SS r cd CD ë CD 8-cg H CD y- * m s 00 * V
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