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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1979, Collections de BAnQ.

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A > mm 'h # ' \ \ 38) im 5 j ',1 x y / \ \ V» ÈM.3 il ni m *1* « .A - * till Interview: BNP Canada s g £ o Foreign firms HQs in France La Délégation Générale du Québec à Paris FÉVRIER 1979 c 3 PREMIER JOURNAL ÉCONOMIQUE FRANCO CANADIEN 1 ) Vos problèmes ont certainement une solution venez  les i filiallUMouciété ^fnfrni r I - x t ut financements es opérati auditionne ere idit-bail __ ________________________ =- * cdstrnt de vrvniH cnrditionnelle^ -e-fëTcilité de Q lementTOaæsacial ert crédits it moyei ue ter v nrinTTivrr Mr cumentain échangé à terme • oi •F = -.5 • eno levises dans ou a voi de votre • ouverture de comptes o ___________ • certificats de dépôts en monnaie Focale ouautre.et autres devises SŒICTC GCNCRALC S.A.(CANADA) INC MONTRÉAL: 630 ouest, boul.Dorchester, Suite 2300, H3B 1S6 tel: (514) 875-0330 TORONTO: First Canadian Place, Suite 400, M5X 1B1 tel: (416) 364-2864 I Z h- La prestigieu — ~Wot«)4 SL .se h mp :W 3 i il ÉÊW x ¦Biâ a « x si I m t - ! # A* ¦ > .* îl » j : ;¦« t £ V It' ê m ¦m ‘ - T t U : ü, 1 m %'- ' a 7 | - il -s.hiyu ' Z W'M- x M «- V ) \ © (0) Nous pourrions vous décliner de longues kyrielles de statistiques et de performances.Inutile.Unique dans sa classe, la Peugeot 604 SL ne se compare tout simplement pas.C’est le privilège que lui confèrent sa noblesse et sa perfection.La Peugeot 604 SL La prestigieuse.a\uge/*jj, ; 9/s mieux que par soi-même.On* #PEUGEOT Garantie d’un an, kilométrage illimité.Vous pouvez aussi commander au Canada n’importe quelle Peugeot pour livraison outre mer (161 pays).! ! : i ¦ * Ca cest Paris s A= * *> >fxm.s.rm - ''** */' ^ -À T- * .-Z *0» , ¦« » I 4M c ’ \ '¦À ' «* 1 & : I ti H ! Ll -A V t ) " J - t m Û : J\ r ij i- , % & 11 Sjp ï ’ I ri f j Y TL ?”r - - 1 r - j XJ I I 5f 11 : I I .Ai# »*»«* ***’ fc Montez à bord d’un spacieux 747 et tout le charme, l’ambiance de Paris vous enveloppent.Nos vols reliant Montréal à Paris sont typiquement français.notre cuisine, notre service, notre sourire.Tout au long de votre voyage, vous êtes assurés du meilleur confort; parce que la flotte Air France est exclusivement composée de confortables 747.De plus, à partir de New York, Washington et Mexico, nous vous offrons Concorde, qui réduit de moitié votre temps de vol.Et à Paris, Air France vous propose des correspondances faciles vers 52 villes européennes.Avec Air France, volez vers l’Europe à la française.AIR FRANCE ÆS Le meilleur de la France vers le monde.2 ACTION CANADA FRANCE Nos prochains numéros à thèmes spéciaux seront en 1979: — les assurances (mars) — bois et papier (mai) — ingéniérie (juillet) i Editorial B.Namy 5 La Conjoncture au Canada.Lettre de France — Letter from France.Interview: BNP Canada.Eighty Foreign Firms have their European Headquarters in France.Le Commerce Extérieur de la France.Le Rôle de la Délégation Générale du Québec à Paris.Caricature.Le Droit et vos Affaires.Les Régimes Enregistrés d'Épargne-Retraite La Bourse.Art et Culture.À travers la Presse.French Trade Shows.Les Salons Français.Nouvelles — News.Communiqués de la Chambre de Commerce Française au Canada.Business.Notre Carnet.H.Mhun 7 % L.Madarasz 9 '//I 11 17 21 Notre couverture: Ferme québécoise sous la neige (photo A.Teitelbaum).J.Deschamps 27 J.P.Girerd 29 R.Lette 33 .A.Paris 35 37 J.Ramanoël 38 M.Roesler 41 42 Toute reproduction de tout ou partie d'un article n'est permise que sur autorisation et doit porter la mention habituelle "Reproduit de la Revue ACTION CANADA FRANCE 43 44 Les articles qui paraissent dans ACTION CANADA FRANCE sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.46 47 48 Reproduction of all or part of any article is only allowed with permission and must carry usual mention "Reproduced from magazine ACTION CANADA FRANCE".Articles in ACTION CANADA FRANCE are published under the exclusive responsability of their authors.FÉVRIER 1979 3 - »., t il I i ' I I % L a h r.i u M , Starting point of new markets.salon international des composants électroniques 79 PARIS 2-7april The Salon presents all components + measuring instruments, material and products + equipment and methods specific to the manufacture and installation of electronic components.Further particulars and free entrance cards on request: Progexco 1080 Côte du Beaver-Hall-Suite 820 Montréal H2Z 1 SB - Québec «3 15141 861.7841 ® 05.25.534 Progexc ACTION CANADA FRANCE 4 ?(3 ÉDITORIAL i J Cai FÉVRIER 1979, VOL 4 — N° 31 Revue sur les rapports commerciaux, industriels et financiers entre la France et le Canada.Magazine concerning commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada.Là CONSEIL D'ADMINISTRATION / BOARD Gilles Léveillé, Président Bertrand Namy, Vice-Président/Éditeur Jean-Paul Sémeillon, Secrétaire/Trésorier Gaston Brown, Administrateur (Québec) L'économie et les échanges internationaux prennent une importance de plus en plus fondamentale dans l'équilibre de nos civilisations en constante évolution.Le point sur le commerce extérieur de la France qui est fait dans la présente revue prouve, si besoin était, la nécessité d'un grand dynamisme dans le commerce international.Certes nos gouvernements qui en sont très conscients ne manquent pas d'intervenir tant au niveau de la politique internationale que sur le plan des grandes orientations nationales pour soutenir l'action de l'entreprise, et pour tendre vers un certain bien-être non seulement des nations, mais aussi des personnes.La récente déclaration du Président Giscard d'Estaing souhaitant pour la France une triple mobilisation vers la création d'emploi, les économies d'énergie et l'exportation va dans ce sens et met l'accent sur les grands problèmes de l'heure non seulement en France, mais aussi dans de nombreux pays occidentaux.Des phénomènes nouveaux, qui échappent complètement au contrôle de nos entreprises et à fortiori de nos nationaux, secouent l'ordre traditionnel de nos économies.Malgré la bonne volonté et les efforts des différents intervenants, on peut se demander par exemple si nous connaîtrons à nouveau un jour une certaine stabilité monétaire internationale.Autant d'éléments d'incertitude qui pèsent sur l'homme d'affaf-res dont l'entreprise, qu'elle soit multinationale ou PME, reste quand même le moteur privilégié de l'économie, avec toutes ses conséquences au niveau de l'emploi, des exportations, de la qualité de la vie et de l'équilibre d'une nation.ADMINISTRATION / MANAGEMENT PUBLICITÉ/ADVERTISING Philippe Varier, Nicole Ayotte 1080, Beaver Hall, suite 826 Montréal H2Z 158 Tél.866-2797 ou 866-0178 ABONNEMENTS/SUBSCRIPTION RATES Les échanges de la France avec le Canada en général et avec la Province de Québec en particulier n'échappent pas à ces contraintes.Certes ils sont politiquement très satisfaisants, mais il reste encore beaucoup à faire pour les développer sur le plan des affaires et peut être pour promouvoir aussi davantage cette forme de commerce trop souvent sous-estimée qu'est le développement des investissements réciproques de part et d'autre de l'Antiantique.Les structures et moyens ne manquent pas pour accroître nos échanges, tant au niveau des organismes et entreprises officiels ou privés, qu'à celui des hommes de bonne volonté, sans sous-estimer le rôle peut être discret, mais certainement non négligeable, joué par les nombreux Français résidant au Canada.Les pays et les hommes se connaissent bien.Le voyage ce mois-ci de M.Raymond Barre et son attachement pour les grands problèmes de l'économie en sont une preuve d'actualité, et souhaitons que 1979 permette de franchir une nouvelle étape positive dans le développement des échanges et de la coopération entre nos pays.Canada Autres Pays/Other countries $ 12 an/ Le numéro/single copy $ 10 an/ year year $1.25 ACTION CANADA FRANCE a remplacé, début 1976, la Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada établie depuis 1886 et est publié 10 fois par an par "Revue Action Canada France Inc.Montréal H2Z 1 S8, Téléphone (5 14) 866-01 78.Courrier de deuxième classe: enregistrement no.3700.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec.Numéro de l'ISO (Organisation Internationale de Normalisation): CN ISSN 0318-7306.1080 Beaver Hall, suite 826, ACTION CANADA FRANCE replaced in 1976 the "Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada" established in 1 886 and is published 10 times a year by "Revue Action Canada France Inc.", 1080 Beaver Hall, suite 826, Montréal H2Z 1 SB, Phone (514) 866-01 78.Second class mail: registration no.3700.Legal registration: Bibliothèque Nationale du Québec.ISO number: CN ISSN 0318-7306.B.Namy FÉVRIER 1979 5 Que représente l’industrie de Ja construction pour l'économie du Canada?.r / / -L_ ; ?1 % l .ill 4 I t L’industrie de la construction représente: 1 16% du Produit National Brut 625,000 emplois directement et autant dans les industries et services associés.Approximativement 10 milliards en impôts payés aux différents gouvernements.h I I i ' y i '"I j [55-1 mm "1 |^Upp| v' - I # m S - ,1 - « L’industrie de la construction, force vitale à la croissance et la prospérité du pays, contribue à satisfaire les besoins essentiels de tous les Canadiens: logement, énergie, transport, conservation et équipement sanitaire.Nos spécialistes de la construction sont en mesure de nous fournir les installations qu’il nous faut tout en créant des emplois et en utilisant des matériaux fabriqués au Canada.La construction stimule la croissance et la prospérité dans de nombreux secteurs de l’économie canadienne comme les établissements de crédit, les sociétés immobilières, C’est avec fierté que nous avons participé à la fondation de l’Association canadienne de la construction dont nous sommes membres depuis 1918.les industries productrices WÆ~ d’énergie, l’équipement mobilier des bureaux et des logements, le transport et bien d'autres secteurs-clés.Dans les périodes de stagnation économique et de chômage élevé, l’industrie de la construction sert de catalyseur; créatrice d’emplois, cette industrie produit des revenus pour les gouvernements et pour des réinvestissements dans le secteur privé, ce qui en retour assure un climat de confiance qui joue un rôle essentiel dans l’assainissement de l’économie.pour bien des raisons Ciments Canada Lafarge Liée 1 i Siège social: 606 Cathcart, Montréal, Que.H3B 1L7 DIRECTION REGIONALE DU QUÉBEC 615 av.du Président Kennedy.Montréal, Téléphone: 514-849-5621 Que.H3A1K7 70 ANS DE PROGRES DANS L INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION CAPACITÉ COMPÉTENCE INTÉGRITÉ 6 ACTION CANADA FRANCE LA CONJONCTURE AU CANADA L'économie canadienne a connu l'année dernière un certain assainissement et les chefs d’entreprise abordent 1979 dans une situation meilleure qu'il y a un an.La compétitivité d’un grand nombre d’entreprises, dans le secteur manufacturier notamment, s'est améliorée par suite de la baisse du dollar canadien et de l'augmentation moins rapide des prix de revient résultant en bonne partie de la hausse plus modérée des salaires.La réduction des taxes de vente a eu également pour effet de renforcer le secteur de la fabrication dont l'excédent de capacité a diminué.¦ f f Dans l'ensemble, les profits des sociétés ont augmenté de manière sensible, de sorte que beaucoup d'entre elles disposent actuellement d’une trésorerie à l’aise et d’une bonne marge d’autofinancement.Un certain regain de confiance — encore limité mais réel — se manifeste et les intentions d’investir marquent une reprise.Les investissements du secteur privé, en termes réels, devraient s'accroître de 5 à 6% cette année, alors qu’en 1978 leur quasi-stagnation s’était poursuivie.La politique fiscale et monétaire de modération appliquée par Ottawa et appuyée par la plupart des provinces a contribué à cet assainissement.D'une croissance annuelle de 18.5% en 1975-76, les dépenses du gouvernement fédéral ont été ramenées à 9-10% cette année, soit à un taux correspondant à la croissance du PNB.Compte tenu du déficit de la balance des paiements courants qui pourrait augmenter cette année, du taux de change du dollar canadien qui, malgré sa récente stabilisation, reste une monnaie menacée, et de la hausse des prix qui est toujours excessive, cette politique sera maintenue en 1979 et 1980.S Henry Mhun L'inflation de base (qui ne tient pas compte des prix de l’alimentation) continuera d’enregistrer quelque progrès cette année.L’augmentation imputable aux prix importés devrait ralentir, l'effet de la dépréciation du dollar canadien s'amenuisant.La hausse de l'indice des prix à la consommation est passée de 7.5% en 1976 à 8% en 1977 et probablement 9% en 1978.La majoration est due surtout l'an dernier aux prix des produits alimentaires.Si ceux-ci, comme prévu, augmentent moins cette année, la hausse de l’indice pourrait s’établir approximativement à 7.5%, soit au même niveau qu'il y a trois ans.Ces quelques progrès pourraient être remis en question si, par suite de la fin du contrôle des prix et des revenus, les syndicats et les entreprises devaient se lancer dans des programmes de "rattrapage" excessifs.Le risque de se trouver à nouveau dans le cercle vicieux prix-salaire ne doit pas être exclu, bien que la faible expansion probable de l’économie en 1979 ne s'y prêtera guère.Le soutien qu'apporteront les dépenses de consommation à la demande intérieure restera probablement modéré, étant donné le niveau toujours élevé du chômage, le coût du crédit qui ne baissera sans doute qu’au deuxième semestre et la fin de la réduction des taxes de vente.Comme nous l’avons mentionné, les investissements privés marqueront une reprise mais, par contre, ceux des gouvernements ralentiront.En raison des excédents de logements et des taux d’intérêt élevés sur le marché hypothécaire, la construction de logements restera sans doute au même palier qu’en 1978.Enfin la demande extérieure, c'est-à-dire les exportations qui ont été l'an dernier un puissant moteur de l’activité, faiblira cette année à cause de la conjoncture médiocre prévue aux Etats-Unis.Tout considéré, la production de biens et de services (PNB) pourrait croître en 1979 à un rythme légèrement inférieur à celui de 1978, soit aux environs de 3%.FÉVRIER 1979 7 elf ¦Ifc * PRODUIT LA CHALEUR POUR CHAUFFER VOTRE : FOYER COMMERCE INDUSTRIE >.PENSEZ FUelf i II 1 ! y it .l : T., 11 I I H A # I II.I JÜh elf '#3 I « I i n el POUR DES LUBRIFIANTS SUPÉRIEURS CONTINUEZ À PENSER ©If elf HYDROCARBURES DU QUÉBEC LTÉE 2561 Avenue Georges V Montréal-Est, P.Q.H1L 6J7 Tel.: (514) 353-9450 Télex : ELFHYDRO MTL 05-829576 elf 8 ACTION CANADA FRANCE T Letter from France Lettre de France L'arrêt de la reprise qui était déjà prévu avant les vacances s'est bien produit.Les industriels interrogés par l'Insee, indiquent même que l'activité s'inscrit maintenant en léger repli par rapport au niveau enregistré au printemps.Le recul serait dû essentiellement aux biens intermédiaires, qui avaient largement contribué à la nette remontée de l'activité au premier semestre.Si l'on excepte l'informatique et l'électronique, les biens d'équipement, qui n'avaient guère participé à ce mouvement de reprise, continuent de connaître également une conjoncture médiocre.Dans ces conditions, la consommation demeure donc pratiquement le seul soutien possible de l'activité.La hausse du taux de salaire horaire a finalement été révisée à + 4,2% pour le deuxième trimestre: elle s'explique pour beaucoup par les relèvements du SMIC intervenus en mai et juillet.Le pouvoir d'achat, a ainsi augmenté de 1,2% et d'un pourcentage moindre pour la masse salariale.Les perspectives les plus favorables concernent les biens de consommation, secteur où les industriels attendent une reprise technique, suite à l'allégement des stocks qu'ils ont réalisé au printemps dernier.Tel pourrait être le cas si le ralentissement de l'inflation espéré parles pouvoirs publics pour la fin de l'année se matérialisait.Compte tenu de la libération des prix industriels, l'indice de novembre (0,5%) constitue une nouvelle à la fois heureuse et surprenante.Malgré ce résultat, la divergence des taux d'inflation entre la France et ses principaux partenaires n'en demeure pas moins importante: c'est une menace pour notre monnaie, et pour le succès du nouveau système monétaire européen.La détérioration persistante de la situation du marché du travail constitue un autre sujet de préoccupation, il ne faut pas s'attendre que le pacte national pour l'emploi donne d'aussi bons résultats que l'an dernier.Quand les demandes sont au moins quatre fois plus importantes que les offres de travail, la montée du chômage ne peut pass'expliquer uniquement par l'insuffisante qualification de la main-d'oeuvre et la restructuration de certains secteurs.The pause in the recovery which had been expected to occur before the summer holidays did in fact take place.Industrialists questioned by the Insee (national statistics institute) even pointed out that activity is at present slightly below the level recorded in the spring.This decline is due mostly to the intermediate goods sector, which had widely contributed to the sharp revival of activity during the first six months.Except for data-processing and electronics, the capital equipment sector, which had scarcely taken part in the movement of recovery, is still a mediocre situation.Under the circumstances, consumption pratically still constitutes the only support possible of activity.The percentage of the rise in hourly wages was finally revised to 4.2% for the second quarter: this may be explained largely by the increases in the minimum wage in May and July.The purchasing power, thus increased by 1.2% but, in terms of the wages bill, by a smaller percentage.The most brilliant prospects concern the consumer goods sector, where industrials expecting a technical recovery follow to the reduce stocks which they realised last spring.This could happen if inflation slows down by the end of the year, as the authorities hope.In view of the "freeing" of industrial prices, the November index (0.5%) came as both a pleasant and unexpected surprise.In spite of this result, the difference in the rate of inflation between France and its main partners is nonetheless still considerable, and this constitutes a threat for the French currency and for success of the new European monetary system.I $ The continuing deterioration of the labour market situation is another matter for concern, this year the national agreement on employment for young people cannot be expected to give results as positive as those of the past year.When the number of job applications is at least four times greater than that of situations vacant, the rise in unemployment cannot be explained solely by the lack of qualification of the labour force and the current reorganisation of certain industrial sectors.m ¦ r-.¦ B Or, pour 1979, les experts estiment que même la réalisation du taux de croissance officiellement prévu ( + 3,7% en volume) permettra au mieux de limiter l'augmentation de la population disponible à la recherche d'un emploi.Encore cette accélération de la croissance par rapport au résultat enregistré en 1978 (environ + 3%) repose-t-elle sur l'hypothèse d'une reprise de l'investissement à laquelle les industriels ne croient pas eux-mêmes.Pour sa part, le budget de l'Etat paraît à première vue expansionniste: les dépenses (459 milliards) progressent de 15,2% par rapporté la loi de finances initiale pour 1978, soit plus que le P.I.B.en valeur prévu pour l'an prochain (+ 12,9%) et le déficit prévisionnel est fixé à 15 milliards.En réalité, s'il est comparé aux résultats effectivement enregistrés en 1978, le budget ne soutiendra guère l'activité.L'économie française aborde la nouvelle année avec de sérieux problèmes.For 1979, experts estimate that even if the officially forecast growth rate (3.7% in volume) were to be reached this will at best make it possible to limit the increase in the number of people seeking employment.What is more, a faster growth compared with the result recorded in 1978 (approximately 3%) depends on a hypothetical renewal in investments, in which industrialists themselves do not believe.As for the budget, it seems at first sight to be expansionary: expenditure (FF 459,000 million) increases by 15.2% compared with the initial appropriation bill for 1978, i.e.more than the G.D.P.in value forecast for next year (12.9%) and the estimated deficit has been set at FF 15,000 million.In fact, when compared with the results actually recorded in 1978, this budget will provide little support for activity.The French economy starts new year with serious problems.Par L.Madarasz Vice-Président Exécutif B.N.P.Canada FÉVRIER 1979 9 Faites-vous entendre dans tes milieux financiers internationaux • * /1 M, f Utilisez la mix de la BUM.$ 6 Conflez-nous vos projets commerciaux au niveau des marchés canadiens et étrangers, vous êtes assurés de trouver chez nous une oreille attentive.À la Banque Canadienne Nationale, nous savons parler votre langage quand il s’agit de transactions bancaires à I échelle mondiale.De notre siège social à Montréal, de nos bureaux régionaux à Paris et à Hong-Kong, de nos succursales à Paris et à Londres, de notre agence à New-York, de nos filiales à Paris, Nassau et à Hong-Kong, par l intermédiaire de nos correspondants dans près de 150 pays aux quatre coins du globe, nos conseillers financiers peuvent vous aider à déceler les aspects les plus rentables des stratégies envisagées.Évaluation de la solvabilité d’un client éventuel, accréditation d acheteurs de produits canadiens outre mer, achat et vente de monnaies étrangères — tous les services bancaires courants et spécialisés requis pour mener avec 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"t- i % it- tmmm | ,m I * t , i > m j UN NOUVEL ORDRE ÉCONOMIQUE MONDIAL Deux groupes de pays, parmi les nations développées, se dégagent actuellement: d’un côté, les économies qui dépendent de l’aide étrangère, de l’autre, les pays qui, par leur dynamisme commercial et la conquête des marchés nouveaux, tirent de leur maîtrise technologique et commerciale, les ressources nécessaires à leur indépendance.i —— alors qu’en moyenne ce taux descend à 60% pour l’Europe occidentale, la France a vu passer de 12 à près de 25% de ses importations la part du coût de l’énergie.De 18 milliards en 1973, le déficit énergétique s’est gonflé à 67 milliards en 1977 et ceci en dépit d’une économie d'utilisation qui a fait baisser en volume les importations mensuelles de pétrole brut.i LE BOULEVERSEMENT DES STRUCTURES INDUSTRIELLES Au niveau international, cette crise a entraîné une détérioration des situations financières de certains pays et une intensification de la concurrence.Celle-ci est liée, entre autres, à l’industrialisation de certains pays en voie de développement qui bouleverse Le Chnac sa s’attrape ! ilfellÉ #.\ g 3%% K XI# f '«âC#WwW«^gAN,AB,UT| ^RENAULT 5 vf.Xv V w tfr- w% 22 Pour se maintenir dans ce groupe, deux conditions sont essentielles: rétablir les grands équilibres économiques fondamentaux et accentuer la spécialisation industrielle, seule capable de contenir la concurrence des pays en voie de développement.quées par la hausse des matières premières alimentaires et notamment par celle du café: 75% d’augmentation sur la totalité de ces produits entre janvier 1976 et janvier 1977.Ainsi, la progression jusque-là régulière de l’excédent agro-alimentaire — déjà limité à 2 milliards en 1975 — s’est transformée en un déficit de 600 millions en 1976 et de 7 milliards en 1977.Pour le premier semestre 1978, le solde agro-alimentaire est resté déficitaire de 1,5 milliard de francs environ, malgré une progression de 39% des exportations.Si les cours mondiaux du café et des oléagineux retrouvent des niveaux moins élevés, comme cela paraît être le cas, ces difficultés devraient s’atténuer surtout en cas de bonne récolte des céréales.Ainsi, la contribution du solde agro-alimentaire au rétablissement de la balance commerciale redeviendrait positive, comme l’envisageait le Vile Plan.cette tendance favorable: la baisse du dollar et la clémence du climat.Au cours du premier semestre 1978, les importations ne progressent que de 0,8% en valeur, par rapport au niveau du premier semestre 1977.La bonne tenue du franc par rapport au dollar entre février et juin a conduit à une réduction de 5,7% du prix moyen de la tonne de pétrole brut importé.La mutation des échanges industriels, inscrite parmi les objectifs prioritaires du Vile Plan, conditionne, en partie, le rééquilibrage de la balance commerciale.L’augmentation substantielle de l’excédent, à partir de 1974, montre que cette mutation est en cours.Auparavant, le solde était resté stable autour de 7 milliards.En 1975, la récession qui a freiné la demande intérieure et l’accroissement de la demande des pays non industrialisés ont permis de réaliser un excédent de 26 milliards.En 1976, malgré la reprise en France, l’excédent, de 22 milliards, est demeuré à un niveau bien supérieur à celui des années 1970-1974.En 1977, l’excédent atteint 41 milliards.Il est en partie dû aux bons résultats dans le secteur des biens d’équipement (+ 18 milliards) et aux échanges de produits intermédiaires qui s’améliorent de plus de 6 milliards par rapport à l’année précédente, en particulier grâce aux ventes d’acier aux Etats-Unis.En outre, les exportations d’automobiles progressent de 20%.Cette tendance est confirmée par les résultats du premier semestre 1978, notamment pour les biens d’équipement et le secteur automobile.Dans LA POLITIQUE DE REDRESSEMENT ÉCONOMIQUE ET FINANCIER Face à ce monde en mouvement, un des objectifs prioritaires du plan de redressement économique et financier adopté par le Gouvernement en septembre 1976 était le retour à F équilibre de la balance commerciale.Les bons résultats du premier semestre de l'année 1978 sont la conséquence de la politique économique générale menée depuis cette époque.Le ralentissement de la hausse des prix et l’évolution modérée des salaires ont permis de retrouver une bonne compétitivité à l’extérieur.Dans le même temps, l’action du Gouvernement pour maintenir la parité du franc a permis de contenir le coût des importations.Après la décision de l’O.P.E.P.de 1973 d’augmenter le prix du pétrole, le déficit énergétique s’est creusé rapidement, pasant de 18 milliards de francs en 1973 à 67 milliards en 1977.Cependant, si l’on ne tient pas compte de l’effet de prix (entre 1970 et 1976, le prix du pétrole a été multiplié par 4,7), le déficit énergétique s’est constamment maintenu aux environs de 12 milliards de francs (en francs 1970), ce qui démontre, compte tenu de la croissance économique, une meilleure utilisation de l’énergie.En 1977, le montant des importations de pétrole a été relativement modéré: 52,6 milliards, alors que le plafond était fixé par le Gouvernement à 55 milliards.Deux raisons expliquent Ainsi, le tissu industriel de la France a fait preuve d’une certaine souplesse pour s’adapter aux nouvelles contraintes des échanges extérieurs.L’évolution du commerce extérieur de la France depuis 1970 Les mutations profondes du monde moderne ont affecté considérablement l’évolution de notre commerce extérieur depuis 1970 du fait de l’importance grandissante dans l’économie de notre pays des échanges internationaux.De 1970 à 1976, le volume des exportations a été multiplié par 2,9, tandis que le produit intérieur brut était multiplié par 2,1.ÉVOLUTION PAR SECTEUR Pour ce qui est du secteur agroalimentaire, les échanges ont connu, entre 1970 et 1974, un développement régulier et rapide qui a permis de dégager en 1974 un excédent de 6 milliards de francs.A partir de 1975, une série d’accidents d’origine climatique va interrompre ces bons résultats: gelées et sécheresse réduisent nos ventes de fruits et légumes et de céréales.En outre, les années 1976 et 1977 sont mar- FÉVRIER 1979 a: i - • / J %.23 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦I l’ensemble, l’excédent mensuel dans le domaine industriel se stabilise autour de 4 milliards, contre 2,5 il y a 18 mois.Dans l’ensemble, les relations avec les pays de l’O C D E, hors C.E.E.fluctuent, d’une année sur l’autre, sans marquer de changements fondamentaux.Si, en 1977, notre déficit global (-6,7 milliards) s’est contracté de plus de 4 milliards, deux faits notables sont aussi à souligner: la percée japonaise sur le marché français (le déficit vis-à-vis de ce pays est passé de 0,8 milliard en 1973 à 4,5 milliards en 1977) et la disparition de notre excédent traditionnel sur l’Espagne.Après une intensification des échanges communautaires, ceux-ci ne peuvent plus progresser beaucoup plus vite que la production industrielle.Cependant, la Communauté reste notre partenaire commercial privilégié puisque nous y réalisons 50% de nos échanges.Mais un déficit important persiste: -14 milliards en 1977 contre —17,8 milliards en 1976.11 tient en grande partie aux échanges de produits énergétiques et de produits manufacturés.— un effort important reste à faire dans le domaine de la balance agro-alimentaire.Compte tenu des atouts importants que possède l'agriculture française, il serait paradoxal que les déficits enregistrés se prolongent; LES ÉCHANGES PAR ZONE La restructuration de la balance commerciale par produits s’est accompagnée d'un bouleversement de la structure géographique de nos échanges.— le déséquilibre de nos échanges avec les pays industrialisés s’est accentué, notamment avec la C.E.E.et le Japon.Cette situation préoccupante doit être redressée.Cependant l’amélioration régulière, depuis deux ans, du solde des échanges extérieurs, la croissance des exportations dans un climat international peu propice, constituent des résultats très satisfaisants.Mais un certain nombre de facteurs, qui s’imposent à l’économie française montrent que la position de la France est encore fragile.L'augmentation du prix du pétrole a évidemment accru la part de nos échanges avec les pays de l'O.P.E.P.La redistribution du pouvoir d’achat et l’augmentation des liquidités internationales ont permis de modifier la composition de nos ventes au profit des marchés hors O C D E., dont la part passe de 24 à 30% entre 1970 et 1977.Sur cette zone, 1 excédent industriel atteint 53 milliards en 1976 et 65 milliards en 1977.Nos ventes de biens intermédiaires et de véhicules de transport terrestre (automobiles, camions et matériel ferroviaire) ont doublé et les exportations d'équipement professionnel à destination de ces pays ont été multipliées par trois.Les ventes de la France vers les pays de l'O.P.E.P.ont plus que triplé entre 1973 et 1976.Une position encore fragile LES TENSIONS INFLATIONNISTES LES NOUVELLES STRUCTURES DE L’ÉQUILIBRE EXTÉRIEUR Cette analyse du commerce extérieur met donc en évidence un certain nombre de points majeurs: — pour financer le déficit énergétique, la structure de notre commerce extérieur a été profondément modifiée; — nos ventes de biens d’équipement sont devenues l’élément moteur qui devra permettre de combler peu à peu ce déficit; L’action globale et rigoureuse entreprise par le Gouvernement depuis deux ans a déjà obtenu des résultats.Le contrôle de la masse monétaire est mieux assuré, l’amélioration de la balance commerciale a accru la solidité du franc.Malgré cette tendance favorable, le taux de couverture de nos échanges avec les pays de cette zone n’a été en 1977 que de 45%, c’est-à-dire un niveau nettement inférieur aux résultats obtenus par d’autres pays industrialisés et notamment la R.F.A.Il s’agit aussi d’une politique qui vise à modifier le comportement des agents économiques.Derrière la crise mondiale se profile une nécessité: les pays industriels, qui sont et restent des nations privilégiées, doivent reconnaître qu’il ne sera plus possible d’augmenter le niveau de vie et de protection sociale de leurs citoyens au même rythme que dans la période 1950-1974.Une attention particulière doit être portée sur l’évolution des prix qui ris- Les pays en voie de développement non producteur de pétrole et les pays socialistes, profitant du développement des crédits commerciaux, ont, eux aussi, développé leurs importations de produits français, les multipliant par 2,5 entre 1973 et 1977.Au cours du premier semestre 1978, la progression de nos achats aux pays socialistes (+ 10,6%) est supérieure à l’augmentation moyenne de nos importations.— notre effort d’exportation a porté essentiellement vers les pays extérieurs à l'O.C.D.E.et non vers les pays développés; — l’apparition de nouveaux marchés a entraîné une restructuration de l’industrie française qui a été obligée de s’adapter aux demandes nouvelles; Desjardins, Ducharme, Desjardins & Bourque A vocats .1 CLAUDE DUCHARME, c.r.CLAUDE TELLIER, c.r.ALAIN LORTIE MAURICE LAURENDEAU DANIEL BELLEMARE DENIS ST-ONGE MARC A.LEONARD ANDRE WERY Michel mcmillan JAMES R.MESSEL ARMAND DESROSIERS GUY DESJARDINS, c.r.JEAN A.DESJARDINS, c.r.PIERRE A.MICHAUD, c.r.MICHEL ROY ANDREE LIMOGES MICHEL BENOIT JACQUES FAQUIN ANNE-MARIE L.LIZOTTE PAUL R.GRANDA VIATEUR CHENARD ARMANDO AZNAR PIERRE BOURQUE, c.r.JEAN-PAUL ZIGBY FRANÇOIS BELANGER CLAUDE BEDARD REJEAN LIZOTTE C.FRANÇOIS COUTURE GERARD COULOMBE ROBERT PHENIX PIERRE LEGAULT YVES BEAUDRY LOUISE VALLEE LE BATONNIER ANDRE BROSSARD, c.r.CONSEILS ARMAND PAGE, c.r.GODEFROY LAURENDEAU, c.r.CHARLES J.GELINAS, c.r.Suite 1200 635 ouest, boulevard Dorchester Montréal, Québec H3B 1R9 Téléphone (514) 878-9411 Adresse télégraphique "PREMONT" Télex 05-25202 24 ACTION CANADA FRANCE que de détériorer rapidement les positions acquises par les entreprises sur les marchés extérieurs et de ronger leur compétitivité.Les causes permanentes d'inflation, dont les racines sont autant sociales qu’économiques, appellent donc un combat sans relâche.sa H ¦ i ! g LA CONTRAINTE ÉNERGÉTIQUE Bien que la consommation d'énergie par personne soit chez nous l'une des plus faibles des grands pays de l'O.C.D.E., la France est, avec l'Italie, le pays le plus dépendant, dans une zone elle-même très dépendante.Il en résulte qu’une augmentation de notre activité entraîne un accroissement des importations énergétiques plus fort que chez les principaux partenaires de la France.• , ' « s 1 * I % en défaveur de la France puisqu’il équivalait à une taxation supplémentaire de nos exportations.La réduction des montants compensatoires et le projet de création d’une zone de stabilité monétaire en Europe permettent à cet égard d’envisager avec plus de confiance l’évolution de la balance agro-alimentaire.Un effort de compétitivité devrait se porter sur les industries agro-alimentaires dont les produits, sur les marchés étrangers, sont souvent surclassés par ceux de l’Allemagne Fédérale.La qualité: un élément essentiel pour le succès à l’exportation.pointe, il devient vital pour les entreprises de détenir dans leurs spécialités, ou de tenter de le faire, une part du marché international.Or, en dehors du voisinage immédiat (70% de nos exportations se font dans un rayon ne dépassant pas 1 500 km de Paris), la part du marché tenue par les entreprises françaises n’est importante que dans certains pays africains francophones et quelques pays tels que l’Irak, la Libye et le Nigeria.Mais, dans de nombreux pays au taux de croissance élevé (Arabie, Saoudite, Mexique), notre part de marché reste inférieure à 5%.De même, notre présence dans des régions entières, comme l’Amérique du Sud et surtout l’Asie du Sud-Est, reste très insuffisante.Il en est de même pour certains pays où le revenu par habitant est élevé: pays Scandinaves, Australie, Amérique du Nord.Ce nécessaire élargissement du marché doit s’accompagner d’une multiplication du nombre des petites et moyennes entreprises qui peuvent participer à la conquête des marchés mondiaux.L’entreprise moderne, pour être à l’avant-garde du progrès technologique, doit se tenir au contact de ses concurrents directs.Face à ces fragilités, et en dehors des aides à l’exportation conjuguées à de nombreuses actions de sensibilisation menées sur les marchés étrangers, le Gouvernement a fortement renforcé son action contre toutes les formes d'importations irrégulières.Si la France a fait clairement choix de la liberté des échanges, en refusant l’idée-piège du protectionnisme, il n’est guère possible d’accepter l’invasion d'importations qui ne respectent Cette situation ne peut être durablement enrayée du fait des seules faiblesses conjoncturelles du dollar.Ceci explique que la priorité retenue pour la seconde phase du Vile Plan est la réduction de la dépendance extérieure en matière d’énergie.A cet effet, deux programmes sont en cours d'exécution: le programme nucléaire qui devrait assurer, en 1985, la production de 55 millions de Tonnes d’équivalent pétrole (T.e.p.) et le programme d’économies d’énergie qui vise à économiser 45 millions de T.e.p., à cette même date.Sur la base des prix actuels, ces programmes représentent plus de 20 milliards de francs d’économie, soit plus du tiers de la facture pétrolière actuelle.Il s’agit donc, à terme, d’une réduction significative de notre dépendance énergétique qui laisse cependant subsister, pendant six années environ, une période critique qui influera encore considérablement sur notre équilibre extérieur.D’une manière générale, à l’exception des exportations de produits de masse pour lesquels existent des marchés mondiaux (céréales, sucre), la qualité est l’élément essentiel pour le succès à l’exportation de la plupart des autres produits.Dans ce secteur, la bataille de l’exportation se gagnera au prix d’un renforcement de la capacité des entreprises françaises à assurer l’adaptation et la promotion de leurs produits, sur un marché de plus en plus concurrentiel.L’INÉGALITÉ DES PERFORMANCES DE L’INDUSTRIE FRANÇAISE Malgré les progrès accomplis, notre tissu industriel demeure, aujourd'hui encore, trop imprégné de tradition protectionniste: 40% seulement des entreprises de plus de 500 salariés exportent plus de 20% de leur chiffre d’affaires.L'exportation concerne aux trois quarts à peine 300 entreprises et, parmi celles-ci, les 70 premières représentent plus de 50% du total des exportations.Dans la tendance à la mondialisation des échanges extérieurs, qui ne concerne pas seulement les secteurs de I LA BALANCE AGRO-ALIMENT AIRE L’évolution de ce secteur est très fluctuante.Aux très bons résultats de 1974 ont succédé des déficits importants en 1976 et 1977.Même si l’évolution en cours permet d’espérer une rétablissement de l’équilibre, la France n’est pas à l'abri de nouvelles flambées des cours de certains produits tropicaux (café et cacao notamment).De plus, nos exportations n’ont pas été facilitées par les distorsions monétaires existant au sein de la C.E.E.Le mécanisme des montants compensatoires a fonctionné FÉVRIER 1979 25 La Banque de Montréal: une base solide pour la pas les règles normales de la concurrence internationale.Le Gouvernement a donc accentué son action contre toutes les pratiques de dumping et les différentes formes de détournement de trafic.Parallèlement, à travers les négociations commerciales multilatérales, la France, au sein de la Communauté, s’est attachée prioritairement à supprimer les barrières non tarifaires qui constituent l’obstacle le plus important aux échanges commerciaux avec les pays développés.L’ouverture de son économie constitue, pour la France, comme pour la plupart des pays développés, une nécessité et une chance.“Notre politique économique a l'architecture ogivale d’une cathédrale gothique: sa clé de voûte, c’est l’équilibre extérieur.” (Michel Albert, Commissaire Général du Plan d’Equipement et de la Productivité.) La mutation profonde qui est en train de s’effectuer fait percevoir, dans un proche avenir, l'émergence de nouveaux pays industriels qui seront certes de nouveaux concurrents mais constitueront aussi de nouveaux marchés.Face à un monde en mouvement, les entreprises françaises ont pris conscience de l’importance de l’évolution en cours.L’amélioration du solde des échanges extérieurs est à cet égard encourageante, d’autant plus que les deux postes qui enregistrent les succès les plus marqués (biens d’équipement et services) correspondent à des activités qui connaissent les plus fortes progressions de la demande mondiale et incorporent le plus de qualifications professionnelles et de valeur ajoutée.Ce sont là des indices qui montrent que l’appareil productif est en voie d'adaptation et tire, de l’accentuation de la concurrence internationale, une force nouvelle.?J 1 ï; f i A la Banque de Montréal, nous vous préparons un plan de financement commercial complet, adapté aux besoins de votre entreprise.Prêts à terme, maintenant avec remboursement jusqu'à 15 ans, assurance vie facultative sur le prêt (couverture maximale: $200 000) et refinancement ne sont que quelques-uns des services offerts.Pour connaître tous nos services commerciaux, passez voir un de nos directeurs de succursale.Vous verrez pourquoi la Banque de Montréal, c’est du solide! Banque de Montréal W‘ MORRIS & MACKENZIE LIMITÉE 'à Vancouver Toronto Montréal Courtiers d’assurances générales au Canada depuis plus de 80 ans Correspondants : en France: S.A.Christian de Clarens, Paris en Grande-Bretagne: C.E.Heath & Co.(North America) Limited, Londres 26 ACTION CANADA FRANCE “Révolution Tranquille”.Alors que l’Etat québécois avait entrepris d'exercer pleinement sur son territoire l’ensemble de ses compétences, il était normal et conforme à l’esprit de la constitution qu'il veuille en assurer le prolongement à l’extérieur.Le gouvernement canadien a d’ailleurs appuyé cette initiative et concouru à toutes les négociations qui ont présidé à l’ouverture de la délégation, à l’obtention d’un statut diplomatique en 1965 et à la signature des ententes franco-québécoises de 1964 et de 1965 qui constituent la toile de fond des relations franco-québécoises.C’est en raison de nos affinités particulières avec ce pays que nous nous sommes d'abord implantés en France.La délégation a, par la suite, servi de modèle aux autres qui dès 1962, à Londres puis ailleurs en Europe, en Amérique et en Asie, sont venues appuyer la volonté du Québec de s’ouvrir sur le monde.Le statut de la délégation lui permet d’entretenir des liens directs avec l’Etat français, de traiter sans intermédiaire toute question d’intérêt commun avec le ministre des Affaires Etrangères, le gouvernement et l’administration, comme le font les ambassades de pays souverains.Comme le consulat général de France à Québec, qui jouit également d’un statut exceptionnel, la délégation de Paris constitue un relais essentiel dans cette communication permanente qu’ont voulu maintenir et développer entre eux tous les gouvernements qui se sont succédés à Paris comme à Québec.C’est dans ce cadre général que la délégation est appelée, et c’est là sa fonction première, à faire connaître le Québec dans son ensemble, à expliquer au gouvernement et à l’opinion publique de France, son évolution, les politiques et les projets du gouvernement, particulièrement ceux qui auront une influence décisive sur l’avenir du peuple québécois.Au cours de la période d’histoire que nous vivons ou des choix fondamentaux sont proposés aux citoyens, cette fonction d’information, d’explication et de sensibilisation prend un relief tout particulier.Il est en effet de la responsabilité des fonctionnaires, particulièrement de ceux qui travaillent à l’étranger, d’expliquer les options et les politiques fondamentales de leur gouvernement.Si l’on en juge par l’accueil tout à fait exceptionnel et chaleureux réservé A : f ¦t i : 4 / / r ; i r ' I u W H P SâLa*r*G J Drsc **«*»’•» P Smo -'W:# L ê i____m H 1 LE RÔLE DE LA DÉLÉGATION GÉNÉRALE DU QUÉBEC À PARIS par Jean Deschamps Je suis honoré d'être accueilli aujourd'hui par la Chambre de Commerce Française au Canada.Grâce à son dynamisme remarquable, et notamment à celui de MM.Legrand et Namy, votre Chambre apporte son précieux concours à l’établissement de relations d’amitié entre la France et le Québec.Dans cette salle, je retrouve d'ailleurs avec grand plaisir plusieurs amis personnels du temps où je fréquentais votre Chambre comme sous-ministre de l’Industrie et du Commerce du Québec puis président directeur général de la Société Générale de Financement du Québec: c’était au cours de la première décennie de la coopération franco-québécoise qui a débuté à mes yeux, avec la grande exposition technologique organisée à Montréal en 1963 parle gour-nement français.Cette exposition dont avaient été exclus volontairement les produits traditionnels d’exportation comme les vins, les parfums et les livres, avait suscité beaucoup d’intérêt FÉVRIER 1979 chez les dirigeants et les hommes d’affaires québécois.La “France à Montréal’’, comme on désignait cette exposition, favorisa la diffusion des techniques françaises chez nous, provoqua la rencontre d’industriels français et québécois qui, par la suite, furent à l’origine de plusieurs réalisations industrielles importantes et bénéfiques pour nos deux pays.Quinze ans se sont écoulés.Me voici maintenant en poste en France, à la direction de la première et de la plus importante des représentations du Québec à l’étranger par son rôle, son rayonnement et ses effectifs.A l’exception d’un agent général du Québec nommé à New York en 1942, la délégation de Paris fut en effet la première à voir le jour en 1961.Son ouverture fut décidée dans le climat de cet important effort de renouveau et d’affirmation collective qu’a été la Allocution prononcée devant les membres de la Chambre de Commerce Française au Canada le 23 novembre 1978 à Montréal par M.Jean Deschamps, Délégué Général du Québec en France.27 senter le Québec et traiter toute question qui intéresse le gouvernement, ses ministères, les organismes publics, les entreprises et les citoyens.La délégation se veut un instrument polyvalent à la disposition de tous les québécois.Aux fonctions de relation politique, de représentation et d’information dont j’ai parlé, s'ajoutent celles de la coopération éducative, culturelle, technique et économique, du tourisme, de l’immigration, etc.Je ne retiendrai aujourd’hui que l’économie et la coopération éducative.La France et le Québec appartiennent à des blocs économiques distincts.De ce fait, leurs rapports ont toujours été sommaires.Sans doute, la France importe depuis longtemps des matières premières du Québec et y vend des produits de consommation courante particulièrement des livres, des parfums, des vins et des alcools.Au lendemain de la dernière Guerre Mondiale la France reconstruit son industrie, et se tourne vers ses associés africains puis, après le traité de Rome, vers l’Europe.Le Québec développait ses relations commerciales surtout avec le reste du Canada et les Etats-Unis.A l’occasion du rapprochement entre la France et le Québec, il apparait évident qu’il faut accomplir davantage dans le domaine économique.Dès son ouverture, la délégation dispose donc d’un conseiller économique chargé d’intéresser au Québec les milieux d’affaires français.Un accord est signé entre l’ASTEF (ACTIM)* et le gouvernement du Québec.Il vise à favoriser les échanges d'industriels, de cadres et de techniciens de la petite et de la moyenne entreprise.C’est le début de ce programme d’échanges qui depuis lors a permis à des milliers d’hommes d’affaires et de cadres de prendre contact avec la réalité économique de l’autre pays.Informatech, organisme issu de ce programme vient compléter ces échanges par une documentation française et une banque automatisée d’information technique et scientifique à la disposition des québécois.tionnaires, créée avec la Compagnie Générale d'Électricité “Cégelec Industries”, fabricant d’appareillage électrotechnique, et plus tard Cégelec Entreprises, qui acquiert Checo puis Bé-dard-Girard, entrepreneur et fabricant de matériels de lignes de transport d’énergie.Hydro-Québec et Électricité de France entreprennent une collaboration qui les mènera à la conclusion, en 1968, d’un protocole d’accord de coo- ¦ ft ¦ V M i / f 1 f#sa pé rat ion technique.L’Hydro-Québec, équipe maintenant les centrales de la Baie James et contribue de façon significative au développement des sociétés nées de la coopération.La construction du métro de Montréal est aussi l'occasion d’une percée importante de la technique française, largement diffusée par l’exposition universelle de 1967.Les rapports établis à cette époque entre les industriels français et québécois ont eu des suites comme les accords récents signés entre Bombardier et des firmes françaises détentrices des brevets pour la construction des nouveaux équipements du métro.Ces associations deviennent les gages pour demain d’initiatives industrielles des plus prometteuses.k il y a à peine un an au premier ministre Lévesque par les autorités françaises, par les députés et les sénateurs de toutes tendances, par la presse et l’opinion publique de ce pays, si on se base sur les témoignages quotidiens d’amitié que nous recevons de tous les coins de France, on mesure le chemin parcouru.En moins de vingt ans, F ignorance, l’indifférence et les préjugés qui existaient de part et d’autre, ont cédé la place à une sympathie, à une estime à peu près générales et à une connaissance de la réalité de nos deux pays qui souvent nous surprend et nous ravit.Ce rapprochement rapide entre nos deux peuples provient largement d’initiatives individuelles, du développement du tourisme, de la meilleure diffusion de nos produits, du rayonnement de nos cultures mais aussi de ces milliers de missions et de stages organisés dans le cadre des relations franco-québécoises pour les citoyens de toutes origines et de toutes professions.C’est là un résultat non négligeable de cette coopération qui, en silence, d’année en année, jette des ponts sur cet océan qui ne nous sépare plus tout à fait.Pour mener à bien cette vaste entreprise, et accomplir les multiples tâches qui nous sont confiées, je suis entouré de 85 personnes dont une bonne moitié de québécois.Ils doivent re pré - Au même moment, d’autres secteurs font l’objet d’une nouvelle percée française.Ainsi, Lafarge implante une cimenterie à Saint-Constant avant de prendre le leadership de cette industrie au Canada en rachetant Canada Cernent.Bastos, de Louiseville, introduit au Québec et au Canada la “Gitane" et la “Gauloise", puis avec des partenaires d’ici, lance la mise en marché de la “Québécoise".Dans la construction, la société routière Colas rejoint au Québec les grands travaux de Marseille (Janin), Camus et Dumez.Les aciéries de Gennevilliers tentent de commercialiser en Amérique leurs procédés L’intégration à l’Flydro-Québec des entreprises privées d’électricité et l’aménagement des bassins des rivières Manicouagan et Outardes ont donné lieu à plusieurs actions communes, notamment l’équipement de nouvelles centrales de turbines et de génératrices Alsthom-Neypic fabriquées ensuite sous licence, par Marine Industries.La Société Générale de Financement, dont plusieurs banques françaises sont ac- * Agence pour la Coopération Technique, Economique et Industrielle.ACTION CANADA FRANCE 28 IF
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