Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1995, Premier trimestre
-Ac* Il ids PER C-4 r ES / [ g F F % 1 : nil F V ti Û'.t l 7 M J« % !¦ if,- ,1 Mr Brnil lawn y y SH ffm ri» *1 *1 p|^tUj , ¦1 S IP E R .f F« UL ^—3 , y- H A J CCFC INFOSÈW ACTUALITÉ EUROPÉENNE fi CONJONCTURE ÉCONOMIQUE tlDIQUE ¦2 jt'&T ] ?CHR E & a.OB - VOLUME QUATRE ?NUMÉRO UN ?JfcREMIERtJRIMES< 1995 E DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA ?3,50$ 77176600191302 L ¦ I f i A partenaire en Europe CL gs y 1 $ê M .F 1 CREDIT LYONNAIS CANADA % fflÿ kg F:' Action Canada'France Ier trimestre 1995 VOLUME QUATRE ?NUMÉRO UN ÉDITORIAL Sommaire 1 Dans ses deux derniers ouvrages, "La Troisième Vague” et “Guerre et contre-guerre”, le chercheur-futurologue d’origine canadienne Alvin Toffler explique que ".dans le monde de demain, la puissance ne se mesurera pas par la taille, mais par le savoir." Après avoir vécu une révolution agraire, une révolution industrielle, le Monde est en train de vivre une troisième révolution.Après 1ère de la production de masse nous entrons dans 1ère de l'information de masse.Déjà, plus de la moitié de l'économie américaine est directement reliée a cette "troisième vague".Le Canada, lieu d'origine de la téléphonie, la France, mère du Minitel et les Etats-Unis, créateurs des autoroutes de l'information, se sont lancés dans la plus grande aventure technologique depuis les programmes spatiaux Gemini et Apollo : la création d’un réseau d’information unifié et mondial.L'enjeu est de taille : celui qui contrôlera les moyens d’information aura la main mise sur une grande partie du savoir universel, donc de l'économie mondiale.Ce dossier d'Action Canada-France brosse un tableau des plus complets de cette industrie de la multi-information vitale au développement des économies modernes.Le prochain dossier traitera d’un thème, lui aussi, en plein développement : la commandite et le mécénat industriel.éditorial 2 Dossier multimédias Multimédia, réalités et perspectives -2 La révolution digitale et le multimédia -3 Montréal, plaque tournante du multimédia -7 L’édition électronique -9 Je suis une autoroute de l'information avant la lettre -12 Catalogues électroniques sur CD-ROM et magasins virtuels -15 Les avantages de la formation en multimédia -17 Bombardier: Une nouvelle approche en formation -18 Télécommunications, multimédias et information -20 Premiers jalons -21 Autoroute de l'information et multimédia -23 UBI, l’autoroute électronique au foyer -26 Sirius, une autoroute universelle -28 CANARIEinc -30 Les défis et perspectives du multimédia et des autoroutes de l'information -31 La convergence des moyens de communication et le cadre juridique canadien -33 L'autoroute de l’information et la coopération franco-québécoise -37 L’internet dans sa langue -38 Le magazine de demain -40 Jean-François Richard du Page Président du comité des publications de la C.C.F.C.: Jean-François Richard du Page Comité des publications de la C.C.F.C.: Gérard Carlier Philippe Geste Geneviève de la Tour Fondue-Smith Philippe Duran Jean-Marc Gauthier François Jonathan Fernand Lecoq Michel Lemoine Laurent Marchai Gérard Maureta Louis Roberge Thierry Vourch Président de la C.C.F.C.: Henri Laumet Directeur Général de la C.C.F.C.: Olivier Leparc Fondateur : Bertrand Namy Régie publicitaire et coordination : Jérôme Darder 360, rue Saint François-Xavier Montréal (Québec) H2Y 2S8 Tél.: (514) 281-1246 Conception graphique et réalisation Québécor Distribution.: Traitement Postal 2000/LMPI ACTION CANADA-FRANCE ACTION CANADA-FRANCE, dont les antécédents remontent en 1886, est publié 4 fois par an par « Revue Action Canada-France Inc.», 360, rue St-François Xavier, 1erétage, Montréal (Québec), Canada H2Y 2S8, Téléphone: (514) 281-1246.Envoi de publication.Enregistrement n° 3700.Dépôt légal : Bibliopthèque Nationale du Québec.Numéro de l'ISO (Organisation Internationale de normalisation) : CN 0318-7306.Les articles qui paraissent dans Action Canada-France sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Toute reproduction de tout ou partie d'un article n'est permise que sur autorisation et doit porter la mention habituelle « Reproduit de la revue Action Canada-France » La revue Action Canada-France est répertoriée dans l'Argus des Communication et dans le Card.Parution : 4 numéros par an Tirage : entre 4 500 et 6 000 exemplaires.Nombre de lecteurs approximatif: 20 000 (très ciblés) Clientèle-type: chefs d’entreprise, cadres supérieurs, fonctionnaires, hommes et femmes d'affaires, professionnels et professionnelles.Répartition de diffusion : 65% au Canada, 35% en France et reste du monde.Lecteurs : ?membres de la Chambre de Commerce Française au Canada, par abonnement.Montréal, Toronto, Québec, Calgary, Vancouver ?réseau des Chambres de Commerce Françaises en France et à travers le monde ?réseau des postes économiques Français au Canada et à travers le monde ?Consulats et Ambassades de france ?organismes publics et para-publics canadiens et français Diffusion : ?par abonnements au Canada et en France ?en kiosques (Maisons de la Presse Internationale à Montréal, Québec, Ottawa et Toronto) ?directe dans plusieurs grands hôtels de Montréal, salons d'embarquement de compagnies aériennes, banques françaises ?nombreuses sociétés en France et au Canada Photographie couverture: De Wildenburg-Figaro 43 C«F< infes Nouvelles de nos membres ?Nouveaux membres Evénements CCFC ?Opportunités d’affaires 46 Actualité européenne 47 Conjoncture économique 48 Chronique juridique Le prochain numéro d’Action Canada-France aura pour thème la COMMANDITE et le MÉCÉNAT INDUSTRIEL.Pour vos annonces ou vos articles contactez Jérôme Darder au (514) 281-1246 2 Action Canada*France I" trimestre 1995 multimédia Dossier Multimédia Réalités et perspectives transmission sans commune mesure avec ce qui existe actuellement, le marché s ’organise, avec un foisonnement d’idées, une évolution très rapide des techniques et des matériels, et des rythmes annLiels de croissance Multimedia, interactivité, numérisa-tin, CD-Rom, images numériques, supports analogiques, magasins, écoles et musées virtuels, bornes interactives, “smart shops ”, réseaux d’échange de données, messageries électroniques, autoroutes de l’information, inforoutes, réseaux électroniques à haut débit., tout un vocabulaire en pleine émergence, qui se cherche, et qui est Loin d’être encore pour un marché nouveau, à croissance exponentille, avec des perspectives d’évolution aussi impressionnantes que variées.Les enjeux de ce marché ont été clairement tracés dans le rapport que le Vie-président des USA, Al Gore avait remis au Président Clinton en 1992, pour l’établissement d’une “infrastructure nationale de l’informatin ”, et où du reste l’expression “autoroute de l’information” (“information superhighways ”) était utilisée pour la premire foi.L’objectif était clair: permettre à chaque foyer américain d’avoir un libre accès à l’informatin.Après le grand projet des années 60 sur la conquête de l’espace, l’énorme machine indus trille amériaine, avec L’efficacité qu’on lui connaît, s’est donc Lancée, en cette fin de s ici, à La conquête du marché de l’informatin, dont la mairie donnera au pays ou au bloc économique qui Tobtindra une positin dominante sur les autres marchés.Qu ’en sera-t-il au plan de La langue ?À l’aube du XXL s ici, nous pourrins donc assister, avec l’apparitin de ces techniques, à une véritable révo-lutin industrili, culturelle et sociigique.En France, i rapport “Théry”, père du Minitel, remi au Premir minitre en octobre 1994, après avoir constaté que “la révolutin de l’an 2000 sera celi de l’informatin pour tous”, concluait sur la nécessité de procéder à un investi-sement massif pour raccorder à l’horizon 2015 les foyers et les entreprises aux autoroutes de l’informatin.Mai se posent, au plan techniques, des probimes de choix, notamment quant à la nature des architectures de communication (fibre optique ou architecture mixte fibre optuque/câbi coaxial?).Telles sont is données fondamentales du marché et ses perspectives.Mai sans attendre la mie en place des véritabis autoroutes de l’informatin, ce qui suppose des capacités de François Jonathan Président de la Section Canada des Conseillers du Commerce Extérieur de la France impressionnants.C’est ainsi qu ’au plan mondial, i nombre de miro-ordinateurs équipés d’un icteur CD-Rom a progressé de 170% en 1993, et représente 8% du parc total.Et on estime que d’ici 1997, ce pourcentage devrait passer à 27%.À noter toutefoi que i marché se situe surtout aux États-Uni, avec 75% des unités de ictures installées, contre 8% se aiment en Europe, Le marché concerne d’abord les entrepries, qu ’il s’agisse de la formatin, de la communication interne, ou de la présentatin de iurs produits.Dans i domaine de la santé, is techniques du diagnostique à distance se précient dans i cadre multimédia.Mai c ’est surtout vers i marché grand publi que se concentrent les efforts des constructeurs, car c’est là qu’ii espèrent réalier iurs plus gros volumes de ventes.De fait, alors que les gammes professionnelles intègrent peu de fonctionnements multimédias, en revanche la majorité des machines actuellement offertes au grand publi Les possèdent en standard.Encore il y a un an, i multimédia, au niveau grand publi n ’était qu ’un s impi gadget.Cela devint une réalité, avec des appliatins extraordinairement varies : jeux éic-troniques, bin sûr, mai aussi programmes pédagogiques, utilitaires informatiques, encycipédis, etc.Demain, avec la mie à niveau des réseaux partiu-Lirs (actueliment, en France, on considère que plus des deux tirs des micro-ordinateurs sont incapabis de fonctinner en appliatins multimédias), va se développer un fantastique marché: magasins virtuels, travail à distance, etc.Face à ces enjeux, il nous a paru indipensabi de faire i point sur is réalités d’aujourd’hui et sur is perspectives horizon 2015.C’est ce que propose i présent dossier, qui juxtapose artiis de fond sur les multimédias et articles sur des réalisations concrètes, tant en France qu ’au Canada ?fixé, 3 Action Canada'France Ier trimestre 1995 multimédia Dossier La révolution digitale ET LE MULTIMÉDIA mation alphanumérique et graphique, ils sont en mesure aujourd'hui de traiter les sons et les images, fixes ou animées.Tout comme dans le cas du texte ou des chiffres, les informations représentant images ou sons sont de la même nature binaire (suite de 0 et de 1).Seule a changé la quantité de codes à traiter, la vidéo étant la plus exigeante à cet égard.• Transmission.La principale force du numérique au niveau de la transmission de l’information résulte de la nature du code binaire utilisé.Contrairement à un signal analogique qui se dégrade avec le temps et la distance, il « suffit » de compter les suites de 0 et de 1 pour reconstituer une information transmise numériquement sans aucune perte d’information par rapport au signal de départ.Dans un monde où 1 information devient la richesse fondamentale, la puissance des nouveaux moyens de communication, l’explosion du Multimédia, l’avènement de h autoroute électronique et la convergence des instruments de traitement, diffusion et réception des signaux audiovisuels, tels sont les principaux thèmes qui alimentent la chronique quotidienne de nos sociétés à l’aube du 21e siècle.Ils reposent sur deux notions fondamentales : la numérisation de l’information et l’interactivité, l’une nourrissant la croissance de l’autre.Fernand Lecoq Président Éditions Saint-Rémi La numérisation de l’information L’information peut être codée en utilisant trois vecteurs principaux : • Analogique: il s’agit de représenter, traiter et transmettre des données sous la forme de variations continues d’une grandeur physique (signal sonore, électromagnétique) • Stochastique : basé sur les calculs de probabilité et les statistiques.• Numérique: chaque grandeur est représentée par un nombre binaire, suite de 0 et de 1 et les traitements (calculs) sont basés sur l’algèbre de Boole qui a codifié le calcul binaire.Le monde analogique a largement dominé la technologie des sociétés modernes jusqu’à l’arrivée massive des ordinateurs.Si le numérique envahit de plus en plus le champ des connaissances, c’est qu’il offre des avantages fondamentaux aux trois étages de l’inlormation : • Représentation.Le codage numérique a permis la mise au point de système de stockage d’une capacité inédite par unité de volume ou de poids (disquettes, disques durs, cartouches amovibles, disques optiques, vidéodisques et surtout CD-ROM.) • Traitement.Les ordinateurs numériques utilisent des puces électroniques de plus en plus puissantes qui traitent à une vitesse prodigieuse des suites de 0 et de 1.Après avoir démontré leur efficacité au niveau de l’infor- L’interactivité Le degré d’interactivité homme/machine que permet l'utilisation des ordinateurs numériques constitue l’autre volet de la révolution en cours.Jusqu’à une époque récente, l’information était présentée au «consommateur» sous une forme linéaire et consommée « passivement », qu’il s’agisse d’un film au cinéma ou à la télévision, d’une conférence ou d’une exposition ou encore d’un livre destiné généralement à être lu de la première page à la fin.L interactivité répond à un besoin fondamental, celui de contrôler 1 information au lieu de la subir, de con- suiter instantanément, sur un sujet particulier, des informations complémentaires, visuelles (texte, photo, illustration, vidéo) ou auditives (narration, son, musique).Il s’agit d’enrichir la connaissance en lui conférant une texture plus dense, plus dynamique, plus riche, en un mot plus vivante.Outil de traitement de 1 information d’une puissance et d’une souplesse incomparable, l’ordinateur permet de réaliser dans le monde de 1 intellect ce que la machine a déjà permis au niveau de l’effort musculaire : multiplier le potentiel des facultés dont la nature nous a dotés. 4 Action CanadaeFrance Ier trimestre 1995 Dossier multimédia La révolution digitale et l’imprimerie que et son impact sur l’étape de sélection de films.L’évolution externe risque d’avoir des conséquences encore plus fondamentales puisqu’elle touche aux nouvelles façons (basées sur le numérique) dont l’information est stockée, traitée puis mise à la disposition des usagers.Il s’agit aujourd'hui des CD-ROM et CD-I, des catalogues électroniques et kiosques interactifs en mode multimédia et demain (5 ans, 10 ans?) de l’autoroute électronique.Puisqu’ils servent exclusivement à véhiculer l’information, les métiers de l’imprimerie sont directement concernés par la révolution digitale en cours.Ils le sont même doublement, à l’interne comme à l’externe.À l’intérieur même de la profession, il suffit de noter le rôle des ordinateurs dans les activités de pré-presse, la transmission numérique des fichiers de textes et images, les essais de gravure électronique, l’arrivée de la caméra électron!- A TYPICAL MULTIMEDIA CD-ROM DEVELOPMENT PROCESS Because of the variety of CD-ROM productions and the relative overall importance of text, sound, music, photos or video incorporated in a specific product, the following notes should be viewed only as defining a broad outline of any development process.(Macromind director is the most popular to date) Import the various "cast" members (Graphic elements, sound files, video files.).Organize layers, structures, movement and interactivity using a linear timetable and a scripting language (programming).Step #5a full For the more sophisticated projects requiring access to a database (catalogs, interactive kiosks.) : Connect the multimedia front end to the database engine using an adequate protocol of communication.Step #6 Prepare inter manual and technical documentation when required Step #7 Testing and debugging Step #8 Mastering the CD-R which will he used for duplication ! Step #1 Planning the development proceed Review message, audience, budget.Select the delivery platform.Focus the original idea.Define talents and resources needed to execute it.Define the various stages of development.Produce a first paper draft of the project and estimated timetable.Step #2 Outlining and prototyping Detailed review of media components required: text, photos, illustrations, sound, narration, music, video.Define text and photo formats, sound and video quality.Paper overview of the project interface design including proposed window templates, content elements available in each template, navigation options and interactivity, placement of buttons and windows.Step #3 Design the computer interface Create artwork for screen and buttons using drawing painting and image processing software packages.Review by producer, graphic artist(s), programmer(s).Step #4 Producing content materials (in parallel with step #J) Scan text and photo materials.Process digital photos.Digitize sound or record directly into a Mac computer.Edit digital sound (mixing, adding fades.) Digitize video clips.Edit digital video.Step #5 Project assembly, using an authorware system Human ressources and tools required Development team required : one or more of the following experts (depending on project complexity and timetable) : Producer / artistic director / graphic artist / sound and video specialist / programmer Main tools used in the production of a multimedia CD-ROM: Imaging tools: Painting / Drawing / Image processing (Photoshop.) Sound tools: Sound manager / sound digitizer / Sound editing (Soundedit Pro) Video tools : Quicktime / Video editing software (Adobe premiere.) Authoring tools (Macromind Director, HyperCard, Apple media tool.) Proprietary database engine and communication protocol with an authoring tool (for state-of-the-art productions) r I 5 Action Canada*France I" trimestre 1995 Dossier I t i m é d i a m u CD-ROM Philipps, le créateur du CD-I annonçait récemment que 100 000 lecteurs de CD-I avaient été vendus dans le monde jusqu'à la fin de 1993.Le CD audio fait partie maintenant de notre univers quotidien.Le CD-ROM (Compact Disk Read Only Memory), qui fait appel à la même technologie, a la même apparence matérielle.Le CD-ROM est devenu le support de choix du Multimédia grâce à sa prodigieuse capacité de stockage : 650 millions de caractères (650 Meg) représentant texte, images ou son, soit 1 équivalent de 200 000 pages de texte 8'A x 11, 6 heures d’enregistrement musical, plusieurs milliers de photos ou encore 1 heure de vidéo.• À titre comparatif, contenir 1.2 Meg de données.Catalogues électroniques multimédia ET KIOSQUES INTERACTIFS La combinaison d’une présentation multimédia (texte, images, sons, vidéos) et d'une puissante base de données permet maintenant de réaliser des produits électroniques qui peuvent faire une concurrence directe (moins chers à fabriquer, à distribuer et offrant une consultation beaucoup plus riche et interactive) aux catalogues imprimés ou devenir de puissants outils de marketing mis à la disposition des commerçants.Il ne s’agit plus cette fois de simples kiosques de présentation mais de véritables magasins virtuels permettant sans quitter la machine de faire le « tour » complet de l’inventaire, sélectionner à volonté des articles, les visionner en couleur, écouter les messages pertinents, établir directement sa commande.disquette (floppy disk) peut une L’utilisation du CD-ROM se fait par (Intermédiaire d’un lecteur de CD-ROM branché à un ordinateur.Ces lecteurs sont externes (et coûtent aujourd'hui quelques centaines de dollars) ou intégrés directement à (ordinateur.Depuis 1993, plus de la moitié des ordinateurs vendus par Apple, le leader mondial du multimédia, sont livrés avec un lecteur de CD-ROM L’autoroute électronique intégré.La convergence tant annoncée entre la télévision, le téléphone et (ordinateur est inscrite dans (effort de numérisation totale des équipements et des réseaux de communication.Il s’agit, à terme, d’offrir à travers des réseaux grand public, les produits électroniques multimédia maintenant réalisables en versions individuelles (CD-ROM.) au moyen d’un terminal interactif installé à la maison.Dans un tel environnement, des services comme la vidéo sur demande, le téléachat véritablement interactif, la consultation de banques multimédia sur le voyage, les réservations de billets ou de spectacle seraient offerts à chaque abonné.Pour être viable et pour offrir des services d’une qualité acceptable à (usager, tant au niveau de la définition des images fixes ou vidéo qu’à celui des temps de réponse aux commandes d’un terminal, une telle autoroute électronique implique la mise en œuvre d énormes ressources humaines et financières, la définition de standards universels et une codification des normes d’exploitation.Le sujet est d’une telle ampleur que le Canada a créé récemment un Conseil d’orientation composé de 25 personnalités et dirigé par le chancelier de (université McGill, David Johnson.La majorité des observateurs de (industrie des communications situe (avènement, en grandeur réelle, de (autoroute électronique, sur une échelle de temps de 5 à 10 ans ?Outre la capacité de stockage, la mise en place de standards (ISO 9660), le coût de reproduction très économique (1,50 $ ou moins par copie) et la robustesse du disque ont fait du CD-ROM le premier des supports optiques.Quelques chiffres publiés en 1993 par (Optical Publishing Industry le démontrent amplement : • En 1985, les premiers lecteurs de CD-ROM font leur apparition et un an plus tard, 94 titres CD-ROM sont publiés aux USA.• En 1990, le parc mondial de lecteurs de CD-ROM atteint 1 million d’unités.• En 1992, 5 000 titres sont publiés et le nombre de lecteurs dépassent 2 millions.• En 1993, plus de 8 000 titres sont publiés et la base de lecteurs installés dépasse 11 millions.• En 1995/1996, les prévisions font état d’un parc de lecteurs dépassant 25 à 30 millions d’unités.• En 1999, pratiquement tous les ordinateurs en service, à la maison comme au bureau, disposeront d’un lecteur de CD-ROM.CD-I Le CD-I (Compact Disk-Interactive), à la différence du CD-ROM, se branche à la télévision, et non à (ordinateur, par (intermédiaire d’un lecteur spécialisé. aâW*' Jà .f = -" ftwrA* i-P'* BQ UNE FORCE B fî n EN MOUVEMENT a S — FT ag ¦ Line position de premier plan dans plusieurs créneaux spécialisés: une gamme complète de matériel de transport-passagers ferroviaire; les avions d'affaires de Canadair et de Learjet; les avions de transport régional de Canadair et de de Havilland; les systèmes de défense aérienne rapprochée de Shorts; la motoneige Ski-Doo® la motomarine Sea-Doo® r - % : r* 1 7 ' r JÜSSL BOMBARDIER Une compétence reconnue dans la fabrication de composants de cellules d'avions et de nacelles de moteurs.w Des installations de fabrication en Amérique du Nord et en Europe: Canada, États-Unis, Mexique, Autriche, Belgique, Finlande, France, Royaume-Uni.Une entreprise canadienne qui privilégie la gestion décentralisée et la croissance à long terme.Des marchés dans quelque 60 pays.Un effectif de plus de 36 000 personnes.I 7 Action CanadaeFrance Ier trimestre 1995 Dossier multimédia Montréal Plaque tournante du multimédia en Amérique du Nord Même si Steven Spielberg ou Bill Gates n'ont pas encore indiqué leur intention formelle d'établir demeure à Montréal, il n'en reste pas moins que leur présence n’est pas aussi lointaine qu il n’y paraît à première vue.Le champion du concept "Windows" s’est en quelque sorte offert une résidence secondaire au Canada et celle-ci n’a rien d’un chalet au bord d’un lac en plein bois.En effet, Softimage, un bijou technologique, tient sa place aussi bien à Montréal qu’à Redmond dans le nord ouest américain.Quant à Steven Spielberg, depuis qu’il utilise le potentiel technologique de Softimage dans ses films, il rêve de Montréal, nous dit-on ! Montréal, ville bilingue, multi-ethnique, deuxième ville francophone au monde, ville où la culture et le design se côtoient et s’exportent avec succès, ville de confluence géographique à 1 échelle d'un pays immense et du continent nord-américain, cette métropole est en train de se tailler une place de choix dans le domaine des technologies de l'information dont le multimédia représente l'ultime convergence.Depuis une vingtaine d’années, Montréal et sa région se sont parées d'une toilette nouvelle, celle de la haute technologie, qui est venue s’ajouter à ses industries plus traditionnelles en reconversion.On y retrouve une concentration peu commune en Amérique du Nord et dans le monde, de compétences dans les domaines de l’aérospatiale, de la biotechnologie, des télécommunications, du développement de logiciels, de la gestion de données numériques et du traitement de l’image.D’une part, Montréal et sa région se sont dotées d’une infrastructure et d’un environnement exceptionnels, favorisant ainsi l'émergence de compétences et de réalisations techniques et commerciales.D'autre part, la diversité des intervenants industriels et leur propension à se positionner dans des niches de calibre international lui ont donné un momentum dont la crédibilité et la renommée commencent à être reconnues mondialement.Ce développement exceptionnel n’a été possible que grâce au maillage remarquable et à la prise de conscience des opportunités qui résultent du regroupement et du décloisonnement des entreprises, une approche qui fut fortement encouragée par les intervenants gouvernementaux au cours des dernières années, particulièrement par le Bureau fédéral de développement régional (Québec).En amont, l’infrastructure de recherche s’appuie sur la présence de quatre universités et de centres d’excellence comme le Centre d innovation en technologies de l’information, le ClTf, le Centre de recherche informatique de Montréal, le CRIM, et d’autres centres d’importance plus modeste comme le Centre Echo, le Centre NAD ou l’Institut des communications graphiques affilié au Collège Ahuntsic.Le CITI, un centre de recherche pré-compétitive du gouvernement fédéral dont les travaux visent les enjeux de Alex Navarre gestionnaire, Technologies de l’information et du spatial Bureau fédéral de développement régional (Québec) demain, fut l'un des pionniers dans la recherche en multimédia au Canada.Le CRIM, de " son côté, offre de nombreux services à l’industrie : projets de R&D, vitrines technologiques, liaison interactive avec d’autre groupes de recherche.Il est intéressant de constater l’émergence de projets de recherche d’envergure, touchant le développement des systèmes de support à la formation, le développement de l’infrastructure multimédia et les technologies d'images interactives.Plus d’une douzaine de projets d’importance regroupent les têtes de file dans ces domaines où chacun a investi des dizaines de millions de dollars.Eux comme bien d'autres dans les secteurs de la haute technologie bénéficient de l'environnement fiscal avantageux qu'offre le Canada et particulièrement de celui qui prévaut au Québec en ce qui a trait aux activités de R&D.Plaque tournante des transports jusqu’au milieu du siècle, Montréal domine maintenant dans le secteur des communications et des télécommunications.La présence de compagnies comme Bell, Téléglobe ou Vidéotron, dont l’intérêt pour le multimédia et l'expérience de la gestion de grands réseaux est évident, constitue une solide assise pour construire le futur.Montréal est également le siège de plusieurs organismes éducatifs et culturels dont les quatre chaînes de télévision francophones du pays la Société Radio-Canada (réseau français), TéléMétropole, TQS et Radio-Québec, mais aussi de producteurs de contenus tels l'Office national du film ou Astral.Plusieurs petites et moyennes entreprises ont connu récemment une forte croissance, stimulées par la présence dans la région de Montréal de l’Agence spatiale canadienne avec des programmes éloquents comme le programme Radarsat, satellite de communication dont le lancement est prévu pour la fin de l'été 1995.Ce satellite avant-gardiste permettra, beau temps ou mauvais temps, de recueillir avec grande précision des données, qu’il s’agisse de la localisation des glaces, de la surveillance des côtes ou de la prévision des récoltes.En aval, lorsqu’il s’agit d'aider nos entreprises de haute technologie à concevoir leurs produits et à les commercialiser sur les marchés internationaux, rappelons que Montréal est le siège de grandes firmes d’experts-conseils ou d’ingénieurs-conseils comme SNC Lavalin, DMR, CGI, APG, 1ST.d’organismes voués à la promotion internationale du logiciel tel le Centre de promotion du logiciel québécois, le CPLQ, qui regroupe plus de 500 membres.ou 1 8 Action Canada'France Ier trimestre 1995 Dossier I t i m é d i a m u Les entrepreneurs montréalais dans le domaine du multimédia sont sérieux.La création récente par quinze joueurs majeurs de l’industrie du multimédia d’un Centre d expertise et de service en multimédia, le CES AM, sous le parrainage du CRIM, le démontre.Ce Centre aura pour vocation, outre d’effectuer certains mandats de recherche en collaboration, une vitrine technologique et des sessions de formation pour les utilisateurs et producteurs de multimédia.Ce Centre sera en contact constant avec d’autres centres mondiaux en gestation, comme l'Institut national du multimédia qui sera localisé à Hull et d’autres centres réputés dans le monde.Énumérer chacun des nombreux joueurs du secteur serait un défi qui, de toute manière, risquerait d’être incomplet.J’ai donc préféré vous présenter simplement quelques exemples qui m’apparaissent probants et qui reflètent la vigueur de cette industrie à Montréal.Ils incluent des ténors dans le domaine des simulateurs de vol comme CAE, des producteurs de logiciels éducatifs comme FAMIC ou Micro-Intel, de jeunes succès comme M3i dont les systèmes visuels de gestion de réseaux de distribution des corps publics sont implantés à travers le monde, et des producteurs de contenus pleins de créativité comme Buzz, Public Technologies Multimédia ou BGW.Ils comprennent également des têtes de file comme General Datacom ou Softimage dont les laboratoires de R&D en multimédia sont en pleine croissance.Le gouvernement canadien est fier d’avoir contribué au développement de plusieurs de ces initiatives structurantes.C’est le résultat d’une synergie entre un entrepreneurship dyna- mique, des infrastructures d’appui et une concertation des forces vives du milieu qui a permis l'émergence de ce pôle d’activités dans un secteur aussi prometteur que le multimédia.Les gouvernements entendent poursuivre leur appui à ce secteur par des initiatives comme le programme CANARIE, dont la deuxième phase vient d’être annoncée, ou par le biais du Fonds de l'autoroute de l’information du gouvernement du Québec.Ces programmes auront un impact déterminant sur l'avènement de 1ère de l’autoroute de l’information canadienne.Par ailleurs, il y aurait lieu de rappeler aux lecteurs d Action Canada France que depuis un an plusieurs missions ont été organisées avec l’appui des gouvernements français et canadien afin de permettre des échanges productifs entre les entreprises de nos deux pays.Nous souhaitons que ce climat d’échanges constructifs se poursuive.En guise de conclusion, j aimerais partager avec vous cette anecdote qui illustre bien à mes yeux le portrait que j’ai tenté de vous brosser et qui m’a inspiré le choix du titre de cet article.Lorsqu'un groupe d’experts a visité Montréal, l'été dernier, en vue d’établir les paramètres de l’infrastructure en matière de technologies de 1 information qui devrait être conçue pour l’exposition universelle de Lisbonne en 1998, quel ne fut pas leur étonnement de constater qu'il existait dans la région de Montréal un ensemble de technologies complémentaires qui répondaient à leurs besoins pourtant fort diversifiés et au seuil du futur.Alors serez-vous convaincu, à votre tour, du rôle exceptionel de Montréal comme plaque tournante du multimédia ?d’offrir Alma (418) 668-3084 /1-800-463-9808 w Drummond ville (819) 478-4664/1-800-567-1418 r '"’'IBBBFÏSsrflSS ' W.Hull (819) 994-7442 /1-800-561-4353 Laval, Laurentides et Lanaudière (514) 283-6695 /1-800-263-4689 Montérégie (514) 283-7834 /1-800-263-4689 Montréal (514) 283-2500 /1-800-263-4689 Nord-du-Québec (514) 283-5174/1-800-561-0633 Québec (418) 648-4826 /1-800-463-5204 Rimouski (418) 722-3282/1-800-463-9073 Sept-îles (418)968-3426/1-800-463-1707 Sherbrooke (819) 564-5904 /1-800-567-6084 Trois-Rivières (819) 371-5182/1-800-567-8637 Val-d'Or (819) 825-5260 /1-800-567-6451 Nos ressources au service tle vos projets Votre entreprise est en pleine croissance et vous avez des projets d’exportation.Le Bureau fédéral de développement régional (Québec) est votre partenaire.Bureau fédéral de Canada 1*1 Federal Office of développement régional Regional Development (Québec) (Québec) I 9 Action Canada* F rance Ier trimestre 1995 Dossier multimédia L’édition électronique un potentiel de développement important À la croisée des chemins entre l’édition traditionnelle et l’informatique, l’édition électronique se doit d’être considérée aujourd'hui comme un domaine d’activité à part entière.L’évolution des technologies de numérisation qui permettent d’associer sur un même support du texte, de l’image et du son, a rendu possible l’émergence des livres électroniques.Hybrides par leur nature, ils donnent la liberté à chaque utilisateur de définir son propre cheminement vers les différents "contenus ” en fonction de ses centres d intérêt, de son temps.Les deux maîtres mots sont donc ici : multimédia et interactivité.Les documents électroniques s’appuient sur deux types de procédés: d’une part les techniques "On-line” qui permettent de disposer en continu de l’information, mise à jour en temps réel, par l’intermédiaire d’un réseau (Internet, CompuServe, autoroute de l’information.), d’autre part les techniques "Off-line ” qui sont aujourd'hui les plus largement utilisées (CD-ROM et CD-I).Nous nous attacherons ici à ce dernier type de techniques, qui constitue le support de 1 édition électronique proprement dit Le marché des livres électroniques connaît à l’échelle mondiale une très rapide évolution dont les stades de développement diffèrent toutefois selon les pays.Aux États-Unis, l’édition électroniq a réalisé un chiffre d’affaires de 325 Millions de $ US en ficatifs sur la situation du secteur.La technologie CD-ROM qui utilise un lecteur branché sur micro-ordinateur est plus répandue que la plate-forme CD-I, qui elle est couplée à un téléviseur.L’universalité de la norme CD-ROM, la baisse continuelle du prix du matériel informatique et la présence de plusieurs géants sur ce segment (Apple, IBM, Microsoft.) expliquent en partie cette situation.Au Canada le nombre de lecteurs CD-ROM et de lecteurs CD-I était respectivement à fin 94 de 800 000 et 100 000, la part théorique du Québec se situant environs de 25%.Ces données mettent en évidence le caractère récent et plus lent de la croissance de l’édition électronique en France qu’à l’étranger, principalement en Amérique du Nord.Cependant, pourquoi la France ne connaîtrait-elle pas, à plus ou moins long terme, une situation comparable à celle de pays comme l’Allemagne et les États-Unis ?Le potentiel de développement est en effet immense : le taux d’équipement des particuliers en micro-ordinateurs est de 15 % en France contre 25 % aux États-Unis.Moins de 5 % du parc de micros installés en France est équipé d’un lecteur contre 10 % en Allemagne et aux États-Unis.En ce qui concerne le marché canadien en phase de décollage avec un temps de retard et avec une ampleur moindre qu’aux États-Unis la plupart des micro-ordinateurs vendus à l’heure actuelle sont équipés d’un lecteur CD-ROM.La situation du Canada devrait donc s’aligner rapidement sur celle de son voisin du sud.Jean-Marc Gauthier Jack Pillain PEE Montréal aux CD-ROM qui ue sur 1992 devrait dépasser les 2,5 Milliards de $ US en 1997.En France, l'intérêt du grand public, des entreprises et de l'Etat est croissant pour ces produits.Les experts de l'Union Européenne estiment MONDE (EN MILLIONS) 1992 Fin 1994 Fin 1996 Nombre de lecteurs CD-ROM Nombre de lecteurs CD-I 1.5 20 + 60 qu'en l’an 2000, 10 à 15% de l’édition française pourrait être électronique pour un volume de ventes qui dépasserait 1,5 milliard de Francs.Les chiffres concer- 0.1 0.8/1 Si l'évolution de taux de pénétration du hardware nous renseigne sur le volume du marché, seule sa segmentation permet d’ identifier les utilisateurs finaux et de déceler la dynamique de ces marchés.EN FRANCE 1992 Fin 1994 Nombre de lecteurs CD-ROM Nombre de lecteurs CD-I 50 000 10 000 500 000 90 000 nant le parc de lecteurs CD-ROM et CD-I qui fluctuent selon les sources et ceux des titres disponibles sont signi- NOMBRE DE TITRES DISPONIBLES (MONDE) Fin 1994 sur CD-ROM sur CD-I 8000 200 Source: Dataquest/Infotech I I 0 Action Canada'France I" trimestre 1995 Dossier multimédia Les CD-ROM s’adressent à deux types de clientèle : les professionnels et les particuliers.Les premiers achètent plutôt des ouvrages de référence comme les annuaires, les recueils d actualités, les encyclopédies, les atlas, les albums d’images ; et sont par ailleurs d’importants utilisateurs des techniques on-line (Internet, Info-mart.).À l’opposé, les produits achetés pour une utilisation domestique sont principalement les jeux d aventure ou d’éveil, les livres d histoire et les jeux éducatifs.À terme la qualité et la convivialité des produits devraient remplir une double attente : professionnelle et personnelle.Cependant, pour le moment la qualité des titres est très variable.Trois types de produits se retrouvent sur le marché : les documents multimédia par leur support uniquement, ceux pour lesquels un effort d’adaptation et de création a été réalisé, et enfin les produits entièrement multimédia.Ces derniers intègrent réellement des éléments provenant de plusieurs média et surtout permettent à l’utilisateur de dispo- jJDH ser de multiples voies d’accès à la base documentaire sur un sujet précis, c’est à dire intégrant une dose significative d’interactivité.Une des clefs du succès de la politique des éditeurs sera de proposer uniquement des produits dont le contenu sera de qualité et dont la technique Informatique sera sans faille.Des produits donc où s’exprimeront pleinement les potentialités de ce nouveau type de production éditoriale.Les éditeurs traditionnels qui prennent eux aussi conscience de l'importance de se positionner rapidement sur le marché créent des structures spécifiques.Six des neuf premiers groupes d’édition américains ont déjà investi dans ce créneau.En France, deux grands opérateurs mènent le bal : Hachette et Larousse.Au Canada un positionnement direct des géants de l’imprimerie et de 1 édition que sont Québécor et le Groupe GTC sur le marché se fait encore attendre bien que certains signes dont des investissements dans le domaine du pressage des CD laissent penser qu’ils s’y intéressent sérieusement.En France Hachette bénéficie d’évidentes synergies au sein du Groupe Lagardère qui s’est doté d’une entité spécifique Matra Hachette Multimédia.Cette société coordonne et oriente les activités multigain média existantes et vise l'édition de 50 ssBsH&i*.laBgSaBSwk.nouveaux titres par année.Hachette bénéficie de plus de 1 expérience acquise par Groslier, sa filiale nord-fc américaine, qui a déjà vendu plus ¦ de 3 millions d’encyclopédies sur CD-ROM.Pour Larousse, l’objectif est de conserver sa position de leader sur le secteur des dic- J?sggsi > ,a Lia V / tionnaires, en s’imposant sur le marché des supports électroniques.Le premier Dictionnaire Larousse sur machines électroniques Jr de poche a été vendu à 100 000 exemplaires et les deux dictionnaires sur CD-ROM figurent parmi les références du marché - 0 i« francophone.Or dans l’état actuel de structuration du marché les possesseurs de fonds documentaires sont distincts des détenteurs de technologies informatiques et audiovisuelles.De plus, les besoins financiers et les risques commerciaux dans ce secteur émergent sont importants.Un investissement de 2 à 6 millions de Francs est nécessaire pour concevoir un logiciel de grande qualité, sans avoir l'assurance que le support choisi (CD-ROM ou permettra au produit d’être un succès commercial.Dans ce contexte on assiste donc depuis 3 ans à divers accords et rapprochements : Hachette, Springer et autres Random House sont à la fois partenaires et concurrents des Paramount, Time Warner, mais aussi des leaders de l’informatique et du logiciel IBM, Microsoft, Philips, Sony, Apple.Dans le sillage de ces deux grands acteurs, de nombreuses autres sociétés dont d’autres éditeurs (Nathan, Le Robert, Flammarion) mais aussi des sociétés de logiciels et d’informatiques (Médiaconcept, Infogram-mes,.) et des entités liées au domaine des arts et de la culture (Réunion des Musées Nationaux.) s’orientent également vers l’édition électronique et ont déjà à leur actif un certain nombre de réalisations.Au Québec, les entreprises actives dans le domaine de l'édition électronique sont nombreuses mais encore de taille modeste.L’année 1994 a vu la création de deux CD-I) sociétés entièrement spécialisées dans l'édition électronique: Edirom et CEDROM-SNI.La première est un consortium qui se positionne comme entièrement voué à l'édition électronique.Il 11 Action Canada*France I" trimestre 1995 Dossier multimédia regroupe les expertises complémentaires des maisons d’édition Art Global et Libre Expression, du distributeur informatique Groupe Logique, de la firme de cation Cabana, Séguin Design et de la compagnie de production MMI sous la présidence de M.Marcel Masse, ancien ministre canadien des communications.CEDROM-SNI, fusion de la Société Nationale d’information et de CEDROM Technologies, est un acteur majeur au niveau québécois dé l’édition et de la diffusion électronique de produits d’information.L’entreprise détient en particulier l’exclusivité de la diffusion électronique du contenu des principaux journaux du Canada avec des partenaires comme La Presse, Le Devoir, Le Droit d’Ottawa, le magazine Commerce et les Affaires et le groupe de presse Southam (sous forme On Line et sur CD-ROM).Elle s’appuie sur un savoir-faire en gestion électronique de l’information et regroupe des activités de recherche et de développement en génie logiciel et en micro-informatique, d édition de banques de données textuelles et multimédia, de commercialisation de produits d’information.Les Editions Québec/Amérique et St Rémy d’une part; On/O Corporation et Micro-Intel d’autre part représentant respectivement le domaine de l’édition et celui de l’informatique et du multimédia ont déjà publié un certain nombre de titres de CD-ROM, prenant ainsi position sur un marché en pleine mutation.Si depuis trois ans, les marchés se structurent grâce aux diverses prises de position, ceux-ci devraient enregistrer de profondes évolutions car de nombreuses questions restent en suspens.Comment ventiler l’attribution des droits d’une œuvre qui fait appel aussi bien à des photographes, des graphistes, des concepteurs d’images, des détenteurs de droits, des développeurs de logiciels sans oublier les auteurs originaux?La présence d’intervenants de divers pays complique encore la situation, puisque les lois régissant les droits d’auteur varient d'un pays à l’autre.Faut-il suivre le canal de distribution traditionnel des produits électroniques ou celui des produits culturels ?Les grands éditeurs électroniques devront rapidement définir le réseau le plus à même de rejoindre les différents types de clientèle.En France, pour le CD-ROM, ce sont les distributeurs informatiques (57 % des ventes), alors que pour les CD-I, ce sont les grandes surfaces spécialisées (55%) qui touchent le plus de clientèle.Cependant cette situation est transitoire, car l'émergence prochaine du circuit "grand public” devrait très rapidement redessiner l’univers de la distribution des livres électroniques.Les évolutions techniques vont-elles modifier les produits actuels ?Les éditeurs vont devoir gérer le potentiel de développement qui sera créé par les nouvelles technologies.La possibilité d'accroître la capacité de stockage des CD-ROM de 600 M à 6 Milliards, grâce à commum- une technologie d'IBM, ouvre des horizons nouveaux pour le cinéma sur CD, les jeux interactifs.La nette tendance au développement des services sans remettre complètement en question le secteur de l'édition électronique ne va-t-elle lui donner une autre dimension ?Les lancements en France des services "on-line” "en ligne” Europe On Line, de Kiosque Micro, d’Eworld, Microsoft, Infonie.dans le courant de l’année sont à observer de près.Si l’édition électronique constitue un enjeu sans doute avant tout économique, son aspect culturel est lui aussi crucial.La francophonie doit garder la capacité de diffuser du savoir en exploitant ses selon ses propres approches et selon ses valeurs.Elle doit pour cela maîtriser la technologie mais surtout créer un marché potentiel conséquent.C’est dans ce contexte que non seulement les perspectives mais les réalisations de partenariat entre entreprises françaises et québécoises prennent leur signification et leur importance.Initiés pour certains lors des Rencontres Franco-Québécoises Multimédia-Formation en mai 94 à Montréal, consolidés pour d'autres lors du récent Marché International de 1 Édition et des Nouveaux Média, MILIA qui vient de se tenir à Cannes et désormais soutenu par l’action gouvernementale et la coopération franco-québécoise, ces rapprochements permettent aux éditeurs français, québécois et canadiens d’essayer de faire jouer des synergies afin de couvrir un marché de taille suffisante et par la même occasion réaliser des opérations commercialement rentables ?fonds documentaires connu sous le nom du DERNIÈRE MINUTE Le Groupe des Sept Pays les plus industrialisés se retrouve du 24 au 26 février 1995 à Bruxelles pour adopter 11 projets communs dans le domaine des autoroutes de l’information.C’est la première conférence organisée par le G7 exclusivement sur les questions des télécommunications et de l’information.Les projets portent sur le développement d’applications des réseaux mondiaux à fibre optique, appelés Global Information Infrastructure. I 2 Action Canada'France Ier trimestre 1995 Dossier I t i m é d i a m u “Je ,mLi UNE AUTOROUTE DE L’INFORMATION avant la lettre” Le Minitel fête son onzième anniversaire et les ingénieurs de France Télécom sortent cette semaine le petit dernier de la génération.Une excellente occasion pour interroger le tout jeune champion français.Le Moci.Voue êted le dernier-né de la famille Minitel.Queld dont vod caraetéridtiqued et 1er objectif.* de France Télécom ?Minitel.France Télécom commercialise effectivement le 15 décembre deux nouveaux modèles, moi-même, Magis, et un poste téléphone-répondeur-Minitel, Sillage.Notre ergonomie fait de nous des terminaux simples d’usage.J’ai un lecteur de carte à puce intégré.De nouveaux services de télépaiement à carte bancaire vont être développés.Déjà la SNCF, Air Inter, Interflora et l’assurance Réflex ont ouvert le leur.Six autres ouvriront d’ici peu, dont le télépaiement des factures France Télécom par carte bancaire.La carte peut aussi servir comme carte répertoire avec une sélection de services et une partie personnelle programmable.Elle permet aussi de me déverrouiller, si vous m'avez bloqué par précaution.D’autre part, Sillage est le premier téléphone qui regroupe mes fonctions avec un téléphone et un répondeur.Le Moci.Voue condüdérez-voud comme une brique ded futured autorouted de l’information ?Minitel.Je suis, avec Audiotel, une autoroute de l'information avant la lettre.D'ailleurs, tout comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, mes utilisateurs voyagent sans s'en douter sur les autoroutes.C’est sur cette base que 1 avenir de la télématique française sera construit.Une nouvelle génération va émerger avec notamment le réseau Télétel Vitesse Rapide, proposé aux professionnels, qui multiplie par huit le débit des informations et un « Minitel rapide et photo ».Cette évolution marque la détermination de France Télécom de mener le réseau Télétel vers le multimédia.Le Moci.Quelled dont led retombéedpour led entreprided exportatriced ?Minitel.Le réseau Minitelnet permet, depuis les principaux pays du monde, d'accéder à mes services et de recevoir de France certains services étrangers.Avec 3619 Siriel, mes utilisateurs peuvent retrouver les coordonnées des abonnés en Allemagne, en Belgique, en Espagne, aux États-Unis, en Suisse et au Portugal.Plus de 200 millions de numéros de téléphone sont ainsi accessibles.Le Moci.À l’image de l’annuaire électronique international, veaux derviced dont-ild davantage axéd dur l’accélération ded échangée trandnationaux ?Minitel.Les disparités linguistiques ne facilitent pas les échanges internationaux d'information.Mais, avec l’essor des micro-ordinateurs et Propos recueillis par Laurent Yvon Moci, n°Il59 du 15 décembre 1994 des modems, les échanges télématiques pourront plus facilement se développer, comme le montre Internet.Ce dernier n'est pas un concurrent mais une opportunité.D’ores et déjà, je peux communiquer avec lui : grâce à moi, vous pouvez accéder à Internet et vous pourrez très prochainement atteindre mes services depuis Internet.Dès l’an prochain, France Télécom ouvrira un accès à Internet à partir du kiosque micro.Il compte également faire bénéficier la communauté d'Internet de l’expérience que j’ai acquise dans la gestion des réseaux complexes ainsi que dans les mécanismes de sécurité et de paiement, en offrant des services à valeur ajoutée sur Internet.Le Moci.Edt-ce que votre famille d’exporte?Minitel.Nous sommes quelques centaines de milliers à l’étranger, mais aucun 4* opérateur de télécommunications n’a décidé I / un plan de l'ambition de celui de France Télécom pour lancer une télématique résidentielle et professionnelle.Mon succès est pourtant clairement prouvé.Par contre, France Télécom a de nombreuses relations avec d’autres opérateurs pour l’interfonctionnement des réseaux et des opérations communes.Le Moci.Aprèd onze annéed d’exidtence, quel edt votre bilan ?* m • / # « 5 ?A.9 9 P -S Minitel.Avec la famille, nous sommes une opération rentable même si, vu l’investissement initial, le retour sur l’investissement total est long.Ainsi en 1993, notre chiffre d'affaires a atteint 6,7 milliards de francs, dont près de 3 milliards ont été reversés aux fournisseurs de services.Au total, mes 6,5 millions de frères et les 500 000 cartes sur microordinateur ont généré plus d’un milliard d’appels, représentant 89 millions d’heures de connexion.Mon bilan économique, ce sont aussi de nouveaux métiers, une productivité accrue des entreprises, une familiarisation des 14 millions d’utilisateurs à la télématique.Enfin, je suis un atout considérable de la France pour développer la communication de l’avenir et entrer dans la société de l’information ?Noud remerciond Jean-Jacqued Damlamian, directeur commercial de France Télécom, qui d’edt prêté à ce jeu de quedtiond-réponded.vod nou- i La Banque Royale offre toutes les options de financement pour répondre à vos besoins.A Un grand choix d’options, des conseils de choix.ou le financement de projets d’expansion et peut Le directeur de comptes de la Banque Royale s’appuyer sur une équipe de spécialistes pour le seconder.Communiquez avec un directeur de comptes de la Banque Royale, il portera la plus grande attention à vos demandes et à l’analyse de vos besoins.possède l’expérience et la formation pour bien comprendre vos besoins et pour déterminer avec vous le type de financement qui vous conviendra le mieux.Il analysera votre situation avant de vous recommander un prêt à court, moyen ou long terme, taux fixe ou variable.Il s’y connaît également dans le crédit-bail, le capital de risques BANQUE ROYALE La Banque de référence r rigeant en Ligne (le Métier Mondiale les opérations à haute valeur ajoutée tels que les Financements de Projets, la Banque Nationale de Paris a su très rapidement développer une solide expertise dans ce domaine et en devenir l’un des intervenants majeurs.dans les financements »» ' de projets * télécommunications ?* TP 88 J m La Banque Nationale de Paris (Canada), qui travaille en contact étroit avec : > le réseau international implanté dans 77 pays, > la Direction des Financements de Projets à Paris, > la BANEXI (Banque d’Affaires du Groupe), est en mesure de vous faire bénéficier de la compétence de la BNP dans le secteur des Télécommunications.Il % ¦ 1 Le montage et le financement de vos projets seront traites avec professionnalisme et succès par nos experts.1 Responsable des Financements de Projets au Canada M.Vincent JOLI-COEUR Montréal Tel.: (514) 285-2904 Télec.: (514) 285-6207 i I 1 5 § - b.V Banque Nationale de Paris (Canada) ri v LdJ Implantations des cellules de Financements de Projets du Réseau BNP : Europe : Paris, Londres, Madrid, Lisbonne, Milan Amériques : New York, Los Angeles, Montreal Asie: Singapour, Hong Kong Oceania : Sydney : 1 I ! I I 5 Action Canada'France Ier trimestre 1995 Dossier multimédia Catalogues électroniques sur CD-ROM et Magasins virtuels le Multimédia et Le renouvellement des techniques de vente ou Les catalogues sur CD-ROM Les bornes interactives, MAGASINS VIRTUELS Fernand Lecoq Président, Éditions Saint-Rémi La numérisation croissante de l'information et la maîtrise des techniques de production multimédia permettent aujourd’hui de produire sur CD-ROM des catalogues multimédia qui, demain, lorsque les ordinateurs équiperont la majorité de nos foyers, pourront se substituer au traditionnel catalogue imprimé.De solides arguments valident cette hypothèse, provenant des deux versants, offre et demande, du lieu de rencontre économique : Côté fournisseur, le CD-ROM présente un avantage majeur.Ses coûts de production (jusqu’à l’étape de «mastering»), d impression et de livraison sont inférieurs, par un ordre de grandeur significatif, à ceux de l'imprimé.À titre d'exemple, le coût de reproduction de la copie originale d’un CD-ROM est inférieur à 2$ ——Passer du catalogue de produits (ou services) du CD-ROM à la borne interactive, au magasin virtuel, c’est faire appel aux techniques de télécommunication puisque se pose alors la nécessité des mises à jour à distance.Si les fichiers textuels et les données informatiques sont transmis efficacement par les réseaux actuels, les fichiers audios et vidéos, à cause de leur taille, posent encore aujourd'hui de sérieux problèmes à la mise en place de l’autoroute de l’information, version multimédia.On peut prévoir deux phases majeures dans l’implantation des magasins virtuels, à l’échelle industrielle : a) Bornes interactives avec écran tactile reliées à un ordinateur central.L’ensemble de l'information réside sur chaque borne et les mises à jour périodiques sont faites par modem, lien X-25 ou encore par signaux de télévision b) réseau de terminaux reliés à un serveur central dans une configuration client-serveur.Le terminal de chaque client interroge le serveur qui renvoie les informations demandées.Can pour une quantité minimale de 1 000 unités et peut se rapprocher de 1$ pour des séries de 100 000 et plus, soit 3 à 4 fois moins que le coût d’impression de la version papier.ouf.y rM W w Au consommateur le catalogue sur offre deux avantages indéniables.D’abord, il permet d’enrichir l’information sur un produit spécifique en complétant les données textuelles et picturales de l’imprimé par des fichiers audio (conseils, annonces, musique.) ou vidéo (technique d’assemblage, défilé de mode.) et en permettant de réaliser à volonté tout manuel d’instruction qui ne peut figurer dans un catalogue imprimé à cause des contraintes d’espace et de coût.Ensuite — nous parlons ici des réalisations les plus récentes qui marient l’attrait esthétique du multimédia avec la puissance des bases de données — le catalogue électronique offre un moyen incomparable pour trouver rapidement l’information désirée par le consommateur et comparer entre eux des produits concurrents.Plus la recherche est complexe (couleurs, dimensions, poids, gamme de prix, marque.) et plus l’ordinateur devient utile, voire indispensable.A' CD-ROM H La première configuration est techniquement réalisable aujourd'hui.La réalisation à grande échelle de la seconde dépend de l’amélioration des techniques de compression et de la mise en place généralisée des réseaux à large bande passante.On parle généralement d’une échelle de temps de 5 à 10 ans.Pour illustrer concrètement les considérations précédentes, qu’il me soit permis de personnaliser ces propos en décrivant brièvement la réalisation de magasins virtuels par Saint-Rémy Inc : L’outil de production, qui peut servir tout aussi bien à ! la réalisation de catalogues sur CD-ROM qu’à l’implantation de bornes interactives, est entièrement sous le contrôle du système de gestion de bases de données (Fichiers textes, photos, audios, vidéos). I 6 Action Canada* F rance I" trimestre 1995 multimédia Dossier produit déjà identifié par son code.Quelque soit la méthode d’accès aux produits ou services du magasin virtuel, le client peut mettre dans son chariot (caddy) électronique les articles de son choix pour révision avant de procéder aux deux étapes restantes : hon de commande et facturation.Tout au long de la séance, une « assistante digitale personnelle » (le PDA américain ou Personal Digital Assistant), disponible instantanément en appuyant sur le bouton?, prodigue des conseils pertinents au moyen d’un vidéo « Quicktime ».En conclusion, une courte note d’appréciation sur l’évolution accélérée du progrès technique.Il est probable que les nouvelles technologies de l'information vont transformer radicalement au cours des prochaines décennies la manière d’échanger au sein de nos sociétés occidentales et de toutes les autres sur la planète.Ne faisons pas une mauvaise querelle à la technique en prétendant qu elle contribue à nous isoler encore plus les uns des autres en éliminant souvent la nécessité des déplacements physiques.Si elle reste ce quelle est fondamentalement, c’est-à-dire un outil à notre service elle continuera plutôt à l’amélioration de nos contacts humains, librement choisis et non plus imposés par une nécessité commerciale ?L’utilisateur procède à la sélection d'articles en utilisant l’une des trois portes d’accès qui s'affichent d’abord à l'écran : a) Porte « magasin ».Sitôt qu elle est sélectionnée, l’écran affiche les principaux rayons du magasin (électroménager, électronique, mobilier.) qui sont représentés par deux icônes (un titre et une image).En appuyant sur le titre on peut lire la liste des sections composant le rayon choisi.En appuyant sur l’image on accède à la page écran des sections et de là au premier écran des produits répertoriés dans une section déterminée.Pour chaque produit, une photo couleur est affichée au centre de l’écran (dans le format qui correspond à la taille initiale du document) et les informations provenant de la base de données (code, dimensions, couleur, marque, prix, description textuelle.) sont affichées à droite ou à gauche de l’image.Une série de fichiers multimédia (audio, vidéos, manuel d’instruction.) peut être reliée à chaque produit et l’on y accède en appuyant sur un bouton placé près de l’image.b) Porte index.C’est celle que l’on utilise pour trouver un article spécifique (radio, téléphone, parfum.).En choisissant le bouton index correspondant, l’on accède directement à la première page du produit demandé.c) Porte code.La plus rapide, puisqu’elle permet d’afficher directement à l'écran l'image et l'information concernant un Dans le monde des gaz industriels, l'excellence a un nom : AIR LIQUIDE 16 centres-clientèles à travers le Canada pour vous servir.Notre vision : devenir le partenaire de choix.AIR LIQUIDE A .TM Siège social : 1155, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1H8 17 Action Canada*France I" trimestre 1995 multimédia Dossier Les avantages de la formation en multimédia À quoi servira L’ordinateur de demain ?L’ordinateur est devenu un outil de communication et d’information, indispensable pour certains, mais surtout très sophistiqué grâce à la révolution du multimédia.Les entreprises munies d’une méthode de formation multimédia se retrouvent avec un produit haut de gamme grâce à l’évaluation et à la qualité de la formation.Le multimédia offre, pour la formation, l’introduction de l’interactivité.Il est donc plus facile de communiquer et de diffuser l’information.En plus d’une représentation à proximité de la réalité, le multimédia permet la formation à un plus grand nombre de personnes.L’interactivité et la gestion des scénarios multiples donnent une impression de personnalisation.L’individualisation de la formation est devenue une nécessité car en matière de formation le multimédia progresse très vite dans les entreprises.Il a pour but d’améliorer la productivité de la formation et surtout d’envisager une formation multimédia adéquate.Les différents atouts du multimédia permettent de mieux cibler les objectifs à condition d’exiger les avantages suivants : de retrouver l’interactivité beaucoup plus élevée, d’avoir la possibilité d’offrir une formation plus personnalisée, d’ajouter des tests d évaluation, de permettre une diffusion plus accessible, d’inclure une liberté au rythme de travail, une rapidité d’assimilation, une efficacité et un attrait de nouveautés.Certaines études démontrent qu’on ne retient que 20% de l’information qu’on a vu, 40% de ce qu’on a entendu et vu, et 75% de ce qu’on a fait.Avec la notion de l'interactivité liée au multimédia, la personne formée peut prendre des décisions afin de mieux s’orienter car elle est amenée à réagir.On supprime donc la passivité.Un grand nombre de personnes qui utilisent des méthodes multimédias considèrent l’interactivité comme un facteur très positif et la formation multimédia est en général très bien perçue.Il est donc possible de former un grand nombre de personnes dans un laps de temps relativement court.La formation professionnelle devrait profiter suffisamment des nouvelles technologies d’autant plus qu elle ne demande aucune connaissance particulière en informatique.L’ordinateur avec l'écran tactile « touch screen » est aussi simple à utiliser qu’un magnétoscope.La formation à la carte n'est plus utopique.Cette méthode de formation autonome peut offrir aux utilisateurs une accessibilité plus vaste quant à leurs disponibilités.Chaque personne peut suivre sa formation à son rythme et sur une base continue.Prenons l’exemple du prototype développé par Multiproduction pour la Société de transport de Laval (STL) sur son système de communication radio d’urgence.La console de communication installée dans l’autobus est reliée par ondes radio à la centrale de la STL.Plusieurs modules ont été prévus pour le chauffeur d’autobus pour démontrer son fonctionnement.Le chauffeur peut à sa guise, parfaire ses connaissances sur ce système en activant la section du programme multimédia qui l’intéresse, par exemple en cas de panne ?Le programme STL de style hiérarchique permet les thèmes et sous-thèmes en cascade pour une navigation aisée et logique.Voici un des cheminements possible : du module de base, le choix « autobus » nous amène à 3 sous-modules (description, fonctions et résumé), le choix « description » amène à un extrait tiré du vidéo de formation, le choix « Suite » nous amène à une description détaillée du système et finalement le choix « boîte de contrôle » nous amène à un simulateur.La formation multimédia, qu elle soit collective ou individualisée, peut s’adresser à un public beaucoup plus large.Lors de la conception, il est plus facile de cibler les différents niveaux de formation.Ainsi les personnes concernées peuvent utiliser cette méthode afin de François Gschwind Président Multiproduction I 8 Action Canada'France I" trimestre 1995 Dossier I t i m é d i a m u connaître les différentes techniques ou le bon fonctionnement de leur entreprise, par exemple.Certaines techniques multimédia permettent de résoudre un plus grand nombre de problèmes, notamment quant à la diffusion rapide et massive de la formation sans en sacrifier la qualité.L’entreprise peut profiter également des avantages du multimédia avec la possibilité d’intégrer plusieurs langues de travail sur un même support.On peut donc, par exemple, choisir la langue désirée et, simplement en appuyant sur une touche, obtenir la traduction ou encore le texte sous-titré au bas de votre écran.optez pour la privation de formateur.Il en génère un coût d’utilisation avantageux.Les procédures d évaluation sont plus sophistiquées.Il est possible d'auto-évaluer vos performances et de quantifier vos résultats.Pour mieux orienter ses parcours, l’utilisateur prend directement connaissance de ses points faibles ou encore si l’utilisateur ne comprend pas certaines explications, il peut y revenir librement et autant de fois qu’il le désire.La progression est gérée de façon intelligente.Les professionnels apprécient de pouvoir gérer eux-mêmes leur progression.Ils préfèrent retrouver sur leur écran des documents d'origines très diverses et adaptés au contexte.Le multimédia marque pour eux une nouvelle étape dans les techniques de formation.Le multimédia est une industrie en quête d’applications ?Les coûts de réalisation pour la formation doivent être pondérés.Si l’investissement initial est généralement plus élevé qu’une méthode de formation classique, UN EXEMPLE DE FORMATION INTERACTIVE Bombardier — une nouvelle approche de formation Martine Blain Présidente, CIM La tâche était de taille.Bombardier Inc., une multinationale canadienne spécialisée dans le domaine de la fabrication de matériel de transport et dans l’aéronautique, voulait sensibiliser 20000 employés à sa philosophie de gestion.Les employés du Canada, de la France, de la Belgique, des États-Unis et du Mexique devaient se familiariser avec le système manufacturier Bombardier et saisir l’impact des décisions qu'ils ont à prendre quotidiennement.Il fallait uniformiser la vision de l'entreprise.Mandat : faire adopter des comportements compatibles avec le système, concevoir un programme multilingue, mobile, autonome et interactif sans toutefois faire appel à l'ordinateur ! Les spécialistes en communication de BDDS et les experts en conception interactive multimédia de CIM ont relevé ce défi et conçu une approche novatrice de formation de groupe.Sur vidéodisque interactif, Barnabé, un sympathique personnage polyglotte expert en système manufacturier, guide les participants tout au long de l’apprentissage qui s’étend sur deux jours.Les participants, réunis par groupe de neuf personnes, commu- niquent avec Barnabé à l’aide d’un crayon optique et de codes à barres.Parallèlement, le personnage invite les participants à réaliser concrètement toutes les étapes du système manufacturier Bombardier via un jeu d’assemblage complexe.Le programme de formation est autonome, pour les cadres et les gestionnaires, il suffit d'avoir suivi les ateliers pour les animer ! Et la beauté de la chose, c’est que le support sait se faire oublier.Le contenant se met entièrement au service du contenu.Résultats: transmission efficace des valeurs, de la philosophie et de la culture de 1 entreprise, diminution de la résistance au changement, maximum de participation en confiant aux apprenants un rôle décisionnel, meilleure rétention des données, réduction du temps d’apprentissage, application immédiate des acquis sur les lieux de travail, sentiment d appartenance renforcé, esprit d’équipe valorisé.Le succès.Mais la grande force de Barnabé, c’est d'avoir dompté la technologie sans perdre de vue le facteur humain, d’avoir adapté le multimédia aux besoins des gens. 5, UN MONDE SANS FRONTIÈRE m ¦ O Avec des émissions provenant de tous les pays francophones, diffusée dans tous les pays francophones ou francophiles, TVS, la Télévision internationale, offre une ouverture sur un monde sans frontières, en français.I iV- I A Le monde de l’information immédiate sur les événements qui font l’actualité.Le monde de la culture universelle où brillent les idées qui préparent demain.- ;v a h Le monde du spectacle qui réunit la grande famille des artistes internationaux.TVS Le monde en français, à TVS, câble 15*.* Peut varier.Consultez votre câblodistributeur.LA TÉLÉVISION INTERNATIONALE LE MONDE EN FRANÇAIS AEROSPATIALE LE NO.1 FRANÇAIS DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE DIVISION HÉLICOPTÈRES DIVISION AVIONS DIVISION ENGINS TACTIQUES 1er exportateur mondial d’hélicoptères avec Eurocopter (Aerospatiale/MBB) - Gamme civile : Ecureuil, Dauphin, Superpuma Développement du P120 - Gamme militaire : Cougar, Panther, Fennec Développement du Tigre et du NH90 - GIE Airbus en production : A300, A310, A320, A330,et A340 - GIE ATR : ATR42 et ATR72 - Avion supersonique de seconde génération - Futur avion de transport tactique 1er constructeur européen de missiles tactiques - Missilies anti-chars Milan, Hot et Eryx - Développement des anti-chars de troisième génération Trigat - Missiles Sol-Air Roland - Antinavires Exocet, As 15 TT et développement de l’ANS - Missile Air-Sol As 30 laser - Missile Surface-Air Aster - Production du Lance Roquettes Multiple - Missiles nucléaires balistiques de la force de dissuasion : SSBS, MSBS et Hadès AVIATION GÉNÉRALE DIVISION SYSTÈMES STRATÉGIQUES ET SPATIAUX Socata : Tampico, Tobago, Trinidad Avion d’affaires TBM700 - Architecte industriel du lanceur Ariane 4 (plus de 50% des lancements mondiaux de satellites) et du futur lanceur Ariane 5 - Maîtrise d’oeuvre de programmes : Arabsat, Eutelsat II, Türksat, TDF-1, TDF-2, Télé-X, Météosat, ISO et Huygens 48,2 MILLIARDS DE FRANCS DE CA, DONT 60% À L’EXPORTATION 35% DU CA CONSACRÉ À LA RECHERCHE ETAU DÉVELOPPEMENT Aerospatiale Canada Inc., suite 902, 275 Sparks Street, Ottawa, Ontario K1R 7X9 Tel.: (613) 230-3902 Fax: (613) 230-1442 2 0 Action Canada* F rance I" trimestre 1995 Dossier m u I t i m é d i a É L É T COMMUNICA multimédias T I 0 N S TÉLÉFORMATIO N E T Les progrès accomplis dans le do- Claude RÎCCard / Rigault ments multimédias, d’en importer afin de réa-maine des télécommunications multimédias LICEF, Télé-Université permettent d envisager le futur de la téléfor- ¦¦ ¦ mation avec confiance, dans la mesure où l’on est aussi capable de capitaliser sur une solide expérience en formation à distance.C’est le cas de la Télé-université du Québec, deuxième plus ancienne université à distance au monde (1972), et de son Laboratoire en informatique cognitive et environ-nementd de formation (LICEF), créé en 1992.La Téléuniversité recourt à des moyens télématiques pour supporter la diffusion de certains de ses cours et assurer un support individualisé et collectif à l'apprentissage ; elle exploite aussi, à l’occasion, des environnements d'apprentissage à base de connaissances et des hypermédias.Elle a toujours pratiqué une politique d édition de matériel multi-supports.Les chercheurs de LICEF s’intéressent à l’intégration de ces divers moyens : systèmes à base de connaissances, hypermédias, télécommunications.C’est pourquoi ils participent, avec divers centres de recherche et plusieurs entreprises, à un projet subventionné par le Fonds de développement technologique du Québec : Te'le'communicatioru) Multimédiad.Dans ce cadre, ils ont développé un projet de campud virtuel.Le modèle du campud virtuel a été développé à partir d’une approche cognitive et selon une démarche orientée objet issue des travaux de Jakobson (1993) et Rumbaugh (1991).Deux scénarios ont été implantés qui permettent d illustrer ce modèle.Ils consistent, en fait, en des extensions recourant aux moyens de télécommunications multimédias de situations déjà développées dans des cours offerts par la Télé-université.Le premier, JAD pour Jagsaw-At-a-Distance, est inspiré des travaux de Slavin (1986) sur l’apprentissage coopératif, et fournit un mécanisme d’échange entre des équipes afin de partager le savoir acquis entre tous les membres d’un groupe-classe.Les étudiants travaillent sur un thème à l’intérieur d’une équipe, puis échangent avec ceux qui ont travaillé sur un autre thème.Ce scénario a été appliqué à une tâche de classification donnée aux étudiants, et implanté dans un environnement intégré permettant aux étudiants de communiquer entre eux en vidéoconférence, de partager des fichiers, de consulter des banques de docu- User des « devoirs multimédias» qu’ils peu- vent ensuite directement acheminer à leur tuteur par voie électronique.Dans le second cas, il s’agit d’un travail de groupe visant à résoudre un problème, en procédant en trois étapes : dans un premier temps, les étudiants visionnent un vidéo dont ils discutent le contenu en large groupe (15) et en téléconférence asynchrone ; dans un deuxième temps, en petits groupes de trois, ils préparent et éditent un document multimédia qui permettra de répondre à la question posée; le document est élaboré à partir d'éléments puisés soit dans le vidéo numérisé, soit dans divers documents multimédias auxquels les apprenants ont accès ; ce document est discuté, annoté, dans des conférences alternativement synchrones et asynchrones, suivant leur objet, afin d'obtenir une version finale qui sera présentée en phase 3, devant le grand groupe ; cette présentation est réalisée en vidéoprésence et permet une discussion de la problématique entre pairs.Les expérimentations des deux scénarios visent à tester les éléments d’architecture du campud virtuel développés par les chercheurs.Il reste encore plusieurs problèmes à résoudre en termes de design et d’implémentation.La réalisation de cette dernière en grandeur réelle reste du domaine de l’avenir.L’architecture est achevée mais de nombreuses questions tant techniques que pédagogiques se posent encore.C’est pourquoi le LICEF s’est allié à plusieurs partenaires afin de développer un atelier commun pour le téléapprentissage, regroupant la plus grande quantité possible d’outils informatiques nécessaires à l’élaboration d’environnements de téléformation.Le développement d’environnements de ce type demande une diversité de compétences telle que la tâche devient de plus en plus difficile et coûteuse.Notre approche visant à réunir les outils déjà existant ou en cours de développement chez plusieurs partenaires, pour le traitement tant du texte que de l’image ou du vidéo, ainsi que des moyens de télécommunications, et à les intégrer dans un environnement d’apprentissage intelligent, tente de répondre à la fois à un objectif d’efficacité, de service à la société et de développement économique ? 2 I Action Canada'France Ier trimestre 1995 D o s s i e multimédia r PREMIERS jalons Bell Canada et d’autres compagnies ont commencé à poser les jalons de l’autoroute de l'information.Dans le cadre du projet SirusMC, Stentor — l’alliance des compagnies de téléphone canadiennes — s’est engagée à investir 8,5 milliards $ cours des dix prochaines années pour bâtir une infrastructure de réseau à très large bande qui permettra un jour aux foyers d’avoir accès à des services de vidéo sur demande, de téléachat multimédia interactif et à d’autres services futuristes.Entre-temps, des dizaines d'initiatives de moindre envergure, mais non moins importantes, sont déjà en cours, notamment des projets pilotes et des essais qui jettent eux aussi la base des réseaux de l’avenir.semaine le pH des précipitations.Une fois compilés, les résultats ont permis de produire une représentation de la répartition des pluies acides dans le monde.Tiré du Magazine Solutions de Bell Canada, vol.4, n° 4 Projet coopératif d’envergure nationale, SchoolNet a été lancé il y a un an et demi grâce aux contributions reçues d’industries Canada, des ministères provinciaux de l'Éducation, de fédérations d’enseignants et d’autres groupes.Bell a fourni un appui financier à un essai pilote de SchoolNet à Ottawa en au 1993, et Stentor a donné du temps et 100000 $ pour promouvoir le projet pendant sa première année d’existence.Si un sceptique vous dit que l’autoroute de l’information n’est qu’une utopie, empressez-vous de le détromper.Elle est bel et bien une réalité, aujourd’hui.On compte déjà 4 000 écoles participantes sur environ 16 000 au Canada, plus 500 autres à l’extérieur du États-Unis.L’école virtuelle pays, principalement aux « SchoolNet, ce n'est pas seulement un réseau, c’est surtout un moyen pour les élèves et les enseignants d’accéder à Internet et à des ressources éducatives de Prenons SchoolNet, par exemple.Il s’agit d'une espèce d'école virtuelle télématique.SchoolNet utilise Internet, grand réseau de réseaux d’ordinateurs qui fait appel à l’infrastructure et à la technologie des communications existantes, y compris les modems et les lignes téléphoniques commutées ordinaires.premier ordre », dit Doug Hull, directeur général, Promotion des sciences et Affaires universitaires à Industrie Canada.« Ce qu’il importe de souligner encore plus, c’est qu’il s'agit du prototype d’un réseau éducatif très décentralisé, mais intégré à l’échelle du pays.Je crois que ce sera le premier réseau national au monde à relier toutes les écoles d’un pays.SchoolNet, ce n’est pas un jouet.» À l’aide d’équipements relativement peu coûteux, des élèves et des enseignants du Canada et de partout dans le monde peuvent participer à des groupes de discussion sur divers sujets, dont l’actualité, et de différents niveaux scolaires.Les enseignants peuvent aussi utiliser SchoolNet pour des projets spéciaux.L’an passé, des élèves de l’école Sherwood Heights, à Sherwood Park (Alberta), ont effectué un sondage auprès de Canadiens sur les répercussions des changements technologiques et sur ce que le Canada devrait faire en vue de se préparer pour l’avenir.Images en temps réel Il existe aussi des projets beaucoup plus spécialisés, encore au stade expérimental, comme celui permettant aux spécialistes de l'Institut de cardiologie de Montréal d’examiner, sans avoir à quitter leur laboratoire, des images à résonance magnétique (IRM) prises à l’Hôpital Saint-Luc.cure actuelle, quand des patients de l’Institut passent une radio IRM à l’Hôpital Saint-Luc, les techniciens transfèrent les images sur film, sur cassette VHS sette numérique qu’ils expédient à l’Institut.Les radiologues de ce centre analysent les images et consultent des médecins avant d’établir leur diagnostic.Mais il arrive parfois que le transfert de l’image IRM numérique sur un support analogique tel qu’une bande VHS rende l’image moins nette et qu’il faille reprendre la radio.De Ils ont élaboré un questionnaire, puis l’ont acheminé via SchoolNet à des élèves d’autres localités pour qu’ils effectuent des entrevues dans leur milieu.Les classes participantes ont retourné les résultats par courrier électronique à Sherwood Heights, où les élèves les ont traités et ont produit un rapport final, diffusé par la suite sur SchoolNet.À Montréal, la Royal West Academy a organisé jet visant à réaliser une carte internationale des pluies acides à partir d’échanges électroniques avec des écoles de partout dans le monde.Les élèves des écoles participantes ont vérifié chaque À l’h ou sur audiocas- un pro- 2 2 Action Canada'France I* trimestre 1995 u I t i m é d i a Dossier m plus, les spécialistes ne peuvent ni améliorer les images ni les manipuler sur leur propre ordinateur.La solution : une liaison optique à haute vitesse — 45 megabits à la seconde — entre les deux établissements en mode de transfert asynchrone (ATM), nouvelle technique de transmission à très large bande sur fibre optique, câble coaxial et même câble téléphonique de cuivre.Les radiologues de l’Institut de cardiologie pourront bientôt examiner les images en temps réel, tout en consultant les médecins d'un autre hôpital par téléphone, s’ils le désirent.Ils pourront aussi manipuler les images et les conserver sur disque informatique pour s’y référer par la suite.« Nous avons déjà prouvé que le système peut fonctionner à l’intérieur d’un immeuble », dit Ekram Rabbat, directeur général adjoint de Bell responsable du marketing dans le secteur des soins de santé et des services sociaux, « et les médecins sont enchantés de la qualité des images.Il nous reste maintenant à montrer que ça peut fonctionner sur le réseau longue distance de Bell.» Cette prochaine étape est prévue pour le début de 1995.Selon M.Rabbat, Bell aimerait, dans un premier temps, relier tous les hôpitaux de la région de Montréal et, plus tard, tous les hôpitaux de la province.Le réseau pourrait aussi servir à la transmission d'autres types d’images médicales, comme les angiogrammes, et à des vidéoconférences.férence.Maintenant, tous les vendredis et samedis, ils se rendent au studio de vidéoconférence le plus proche de chez eux.Sept ou huit étudiants se retrouvent à chaque site, mais ils font habituellement équipe avec des étudiants d'autres régions du pays pour travailler à des projets et à des cas types.Les professeurs donnent leurs cours à partir d’un studio à Ottawa.« La technologie est devenue invisible pour eux, dit Mme Shopland, ils ne la remarquent même plus.» Le programme de l'Université Queen n'est qu’un exemple de plus que non seulement l’autoroute de l’information fonctionne, mais débouche d’ores et déjà sur des possibilités entièrement nouvelles.Services aux consommateurs Le projet naissant de centre commercial électronique, fruit d’une collaboration entre Bell et MediaLinx, ouvre la voie à des possibilités fort différentes.En fait, il s’agit d’une façon toute nouvelle de fournir de l'information et des services aux consommateurs de l’Ontario.Les deux partenaires ont commencé à installer des ter-multimédias interactifs dans des centres commerciaux, minaux des gares ferroviaires, des aéroports et d’autres endroits passants à l'intérieur d’immeubles.Le réseau doit entrer en service dans la première partie de 1995 en Ontario, où il reliera 50 kiosques.On prévoit toutefois que des milliers de kiosques seront en place partout au Canada vers l’an 2000.Les terminaux à écran tactile peuvent afficher toutes sortes de contenus multimédias : images vidéo, animations et photos avec son.Ces appareils d’utilisation facile offriront toutes sortes d’applications depuis le paiement des factures et le renouvellement de permis de conduire jusqu'aux achats par catalogue et aux renseignements sur les spectacles.« Les attitudes des consommateurs sont en train de changer », dit Bill Tarn, chef divisionnaire adjoint à la gestion des marchés dans le groupe Ventes et service de Bell.« Les gens ont tendance à rechercher plus de commodité et de souplesse.Les entreprises regardent aussi du côté du multimédia pour étendre leurs canaux de distribution.Nous croyons que tout cela va susciter une demande pour des services de type kiosque.» Les fournisseurs d'information — détaillants, agences gouvernementales et autres groupes — paieront l’espace occupé sur le réseau de kiosques, tout comme ils paieraient un local dans un centre commercial traditionnel.Avec le temps, les consommateurs commenceront à équiper leur foyer de la technologie requise pour se relier au réseau du centre commercial électronique et ils auront accès à certains des services offerts sur kiosque.Si un sceptique vous dit que l'autoroute de l’information n’est qu’une utopie, empressez-vous de le détromper.Elle est bel et bien une réalité, aujourd’hui ?MBA PAR VIDÉOCONFÉRENCE Il y a 79 étudiants inscrits au programme « National Executive MBA » de l’Université Queen.Mais ils sont dispersés à travers le pays et ils ont tous un emploi à plein temps.Alors, comment font-ils pour se réunir ?Par le réseau, bien sûr.Ils se rencontrent par vidéoconférence et communiquent au moyen du babillard électronique Bell.« C’est le premier programme du genre jamais dispensé par vidéoconférence, dit Barb Shopland, du groupe Solutions globales de téléconférence de Bell.Il s’agit là d’une première mondiale et d’un véritable exploit: beaucoup de gens nous disaient que ça ne fonctionnerait pas.» Bell Canada a collaboré étroitement avec l’Ecole d administration de l’Université Queen pendant plus d’un an pour faire de ce projet une réussite.Résultat : l’Université Queen lancera son deuxième programme « National Executive MBA » de deux ans en septembre 1995 et elle étudie la possibilité d’offrir un programme semblable à des étudiants d’outre-mer, dans le sud-est de l’Asie.Deux autres universités veulent aussi lancer leur propre programme par vidéoconférence.Pendant l’été, les étudiants inscrits au programme de l’Université Queen ont passé trois semaines ensemble sur le campus universitaire à Kingston (Ontario) pour mieux se connaître et pour se familiariser avec la technologie de la vidéocon- 2 3 Action Canada'France Ier trimestre 1995 Dossier I t i m é d i a m u Autoroute de l’information et multimédia Réjean Bernard Directeur Service des télécommunications Université du Québec à Montréal Une industrie où les géants des TÉLÉCOMMUNICATIONS ET DE L’INFORMATIQUE S’AFFRONTENT POUR SE PARTAGER UN MARCHÉ DE PLUSIEURS MILLIARDS DE DOLLARS, L'AMÉRIQUE DU Nord : entre le rêve et la réalité.des milliards de dollars seront investis par les compagnies de téléphones, les cablodistribu-teurs, les entreprises de logiciels et les fournisseurs de contenus.Au Québec et au Canada Les annonces se multiplient, la majorité des grandes entreprises de télécommunications canadiennes et L’Internet, comme un peu partout sur la planète, apparaît comme l’élément de base de plusieurs grands projets.Bien que l’Internet ne soit pas l’autoroute de l’information mais tout au plus l’une de ses composantes, il est considéré comme le prototype opérationnel du futur réseau.La principale contribution de l’Internet est qu’il laisse entrevoir que cette autoroute de l’information devra être un réseau de réseaux expansible et suffisamment flexible pour répondre aux nombreux et différents besoins de communications d'un "village planétaire".Tous les intervenants québécois et canadiens reconnaissent les mérites de l’Inter- américaines ont entrepris des projets pilotes ou ont annoncé, pour bientôt, la mise en place de "l’autoroute électronique”.Il en est de même du côté des utilisateurs pour des dizaines de projets de moindre envergure (école virtuelle, imagerie médi- cale, etc.), mais non moins importants pour le développement de ce réseau de l’avenir.Aucun doute, tous veulent être prêts pour prendre avantage de ce nouveau moyen d’échanger et de diffuser de l’information.l’autoroute de l’information sera aménagée par le secteur privé et l’intervention de l’État se limitera à la mise en place d’un cadre réglementaire Rien de bien surprenant, avec une économie reposant de plus en plus sur la mondialisation des échanges et le savoir, l'autoroute de l’information est un enjeu économique, social et, à net.Dans cette perspective, il n’est pas surprenant de constater que la majorité des initiatives bien des égards, un enjeu politique.L’Amérique du Nord n'échappe pas à l’engouement pour le "information highway” et rarement un projet de développement aura suscité autant d'intérêt de la part des milieux économiques et politiques.Officiellement, la course nord-américaine à l’autoroute de gravitent autour du modèle Internet.Les principaux projets sont : CANARIE (Réseau Canadien pour l’avancement de la recherche et de l'enseignement), le réseau scolaire canadien SchoolNet qui reliera 16000 écoles à l’Internet d’ici cinq ans, la modernisation de plusieurs réseaux dits régionaux dont la vocation première demeure l’accès provincial à l'Internet et des centaines d’interventions au niveau des services d’informations.Les principaux secteurs d’applications sont l’éducation, la santé, le électronique et la réingénierie des services gouvernementaux.Plus particulièrement au Québec, le gouvernement local lançait tout récemment le FAI (Fonds de l’Autoroute de l’Information) dont les principaux mandats sont le soutien aux entreprises et le développement de services en français sur les grands réseaux.Dans ce même élan, le gouvernement s’est entouré d’un comité d’orientation où les principaux acteurs québécois sont tous présents afin d’établir la stratégie qui permettra Québec et à ses entreprises d’assumer un rôle de leadership dans la mise en place de cette autoroute de l’information.Du côté des entreprises de télécommunications, les compagnies de téléphones et quelques grands cablodistributeurs, le Groupe Vidéotron et Rogers Communication, sont très actifs.Il y a quelques mois, Stentor, une entreprise Canadienne regroupant la grande majorité des compagnies canadiennes de téléphones, annonçait le projet SIRIUS.Cet ambitieux projet d’une valeur de plus de huit milliards de dollars canadiens sur dix ans vise à rendre accessible l’autoroute de l’information à 80 % des l’information a débuté en septembre 1993 lorsque l’administration Clinton, avec le vice-président AI Gore en tête, lançait l'initiative du NII (National Information Infrastructure) dans laquelle les États-Unis prévoient allouer deux milliards de dollars américains par an pour le R&D de pointe et le développement d’applications pour les usagers.Quelques mois plus tard, le Canada emboîtait le pas, (avait-il le choix ?) et les divers paliers de gouvernement mettaient en place plusieurs initiatives intéressantes mais somme toute modestes par rapport à la stratégie américaine.Un point à souligner, la convergence entre les stratégies canadiennes et américaines, l’autoroute de l’information sera aménagée par le secteur privé et l’intervention de l’Etat se limitera à la mise en place d’un cadre réglementaire habilitant et d’un programme de R&D orienté vers le développement des services information.Tant au Canada qu’aux États-Unis, les gouvernements n'ont pas à supplier les entreprises, l'intérêts du secteur privé est omniprésent et tous les intervenants sont unanimes : l’autoroute de l’information sera à la prochaine décennie ce qu’a été la micro-informatique aux dix dernières années.Avec un tel schéma de référence, il n’est dons pas surprenant de constater que commerce au 2 4 Action CanadaeFrance Ier trimestre 1995 Dossier multimédia À la stratégie Internet, il faut ajouter les nombreux projets en cours orientés vers la télévision interactive et la video sur demande, pas très surprenant pour le pays du cinéma.Malgré le fait que l'Internet croisse à un rythme impressionnant (à lui seul, Prodigy reçoit 12000 demandes de raccordement par jour depuis l’ouverture de l’accès à l'Internet), les résultats tardent à venir pour la video sur demande.Si 1993 a été l’année de l'espérance", 1994 nous aura ramené à la réalité.Plusieurs géants américains doivent revoir leur position : l'essai de la Time Warner, à Orlando, sur la télévision interactive est repoussé, la fusion entre TCI et Bell Atlantic est annulée, l’essai de la vidéo sur demande de Bell Atlantic est repoussé et l’essai de commutation vidéo de Pacific Telesis a été annulé.La preuve est faite, la mise en place d’une autoroute de l’information à large bande capable de supporter le multimédia est un défi de taille et il faudra y consacrer temps et investissement.Bien que le travail soit bien amorcé par plusieurs entreprises canadiennes et américaines, la route à parcourir demeure bien longue avant que nous puissions prétendre avoir mis en place une "autoroute de l'information multimédia ” de calibre mondial qui assurera la création d’emplois, le renforcement de l'identité culturelle et l’accès universel à un coût abordable pour tous les nord-américains.Malgré tous les projets en cours, la partie n’est pas gagnée et plusieurs questions importantes demeurent sans réponse : est-ce que les consommateurs auront la capacité de payer pour tous ces développements?Pourra-t-on assurer l’universalité d'accès?Quels seront les impacts sur la vie privée et la propriété intellectuelle ?Est-ce que la technologie ATM sera à la hauteur des attentes ?Est-ce que la réglementation changera de manière à faciliter la convergence entre la téléphonie et la câblodistribution ?etc.Néanmoins, il ne faut pas s inquiéter, la mise en place de l’autoroute de l’information se fera car il s’agit tout simplement d’un processus continu qui pourrait s’étendre sur 10 ans et plus.La modernisation des grands réseaux privés et publics ne sauraient se faire du jour au lendemain.Dans ce contexte, il n’est donc pas surprenant de voir des entreprises, comme IBM et Microsoft, intégrer 1 Internet à leurs stratégies d’affaires courantes.écoles, des bibliothèques, des universités et des hôpitaux d'ici 1998 et à un minimum de 80 % de tous les canadiens d’ici 2005.Un élément stratégique de ce dossier, SIRIUS assurera l’intégration des routes électroniques existantes, et plus particulièrement l’Internet.En plus pour soutenir la création des contenus Stentor a fondé une nouvelle compagnie multimédia "Médialinx’’ dont le mandat vise exclusivement l’acquisition, le courtage et la distribution d'applications.Il semble bien que l’on ait tiré de bonnes leçons de l’échec d’Alex (équivalent minitel canadien) en partie imputable à la pauvreté des contenus.À ce tableau éminemment orienté Internet, il faut ajouter la grande exception, le projet UBI (Universalité, Bidirectionnel, Interactif) mis de l’avant par le Groupe Vidéotron.Ce dernier s’éloigne du modèle d’interréseautage en s’appuyant sur la télévision interactive.Ce projet mérite une mention particulière tant pour le côté innovation technologique que pour le côté novateur du consortium.Ce regroupement de six entreprises (La Banque Nationale du Canada, la Société Canadienne des postes, Hydro-Québec, Loto-Québec, Videoway Communication et Hearst Corporation) est caractérisé par un besoin commun : la nécessité de faire affaires avec le grand public.Pour cette raison, les terminaux développés par IBM seront distribués gratuitement afin d’assurer le déploiement d’une masse critique.L’autoroute électronique au foyer UBI assurera donc l’accès à partir du téléviseur à toute une gamme de services interactifs (services bancaires et portefeuille électronique, bot-tins d’affaires, annonces illustrées, téléachats, courrier électronique, domotique.) et les coûts de transaction seront assumés par les fournisseurs de contenus avec quelques exceptions pour divers services à la carte.Pour les autres entreprises (Rogers Communication, Cogeco, etc.), la stratégie passe par l’interréseautage et le modèle Internet.Plusieurs projets utilisant l’infrastructure de câblodistribution sont ou seront en cours très bientôt tant au Québec qu’en Ontario.L’objectif est simple: bénéficier de la capacité multimédia de la câblodistribution pour s’assurer d’une part de marché avant que les milliards de dollars de Bell Canada et des autres compagnies de téléphones soient massivement investis dans la modernisation du réseau téléphonique.Un seul problème potentiel à l’horizon pour UBI et les autres projets du genre : de combien de temps la télévision interactive bénéficiera-t-elle pour s’installer avant que la télématique sur ordinateurs personnels ne prenne le marché ?Il », * “the numbers are so huge that we can’t even put them in our business plan because they look so crazy” Raymond Smith, Bell Atlantic CEO, USA Today, December 2, 1993 “The larger market opportunity in history” Bear Steams, 1993 If En résumé, l'autoroute de l’information nord-américaine sera un réseau de réseaux résultant de l'interconnexion et de la convergence des grands réseaux tels Internet, CompuServe, Prodigy, America Online et fort probablement SIRIUS.Pour prendre part à ce grand projet de société, les câblodistributeurs devront ouvrir leurs réseaux et envisager 1 interréseautage.À cela, il faut ajouter la possibilité de développements importants au niveau de la compression vidéo, des entreprises comme Microsoft y consacrent beaucoup de ressources.Si elles y arrivent, les grands perdants pourraient bien être les câblodistributeurs qui n’auront pas su tirer profit du potentiel de leurs infrastructures actuelles ?Aux États-Unis a Côté américain, rien de bien différent, le développement de l’autoroute de l'information passe également par l’Internet et le développement commercial de ce dernier.L’objectif américain est simple : raccorder tous les hôpitaux, les écoles, les bibliothèques et les cliniques du pays avant l’an 2000.Pour faire face à ce défi, les entreprises américaines de câblodistribution et de télécommunications ont commencé à former des associations et des regroupements stratégiques pour profiter de la convergence des technologies et de l’assouplissement attendu des règles sur la propriété mixte et la concurrence. UNE VISION MONDIALE i r », ?K I A 7 ï ^ÉÊÊM ., ï X P#
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