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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Premier trimestre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1998, Collections de BAnQ.

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! y à C*ldM » F rance * « ' J s ¦ n 11 i m ' LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE CCFC INFOS INDICATEURS ÉCONOMIQUES VOLUME SEPT NUMÉRO UN PREMIER TRIMESTRE 1998 REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA ï 77176600191302 7k ¦ 1 6 \ À / V A i y z / * fc> I 1 S*| i ?hM % : i,’g .* V 1 s la i: 1 " I 1 m ¦; : ¦Ssük,.'.s ' .BP j0 m 1 p V.; ; : i J & mm i ' .1 m ACQUADI GIO GIORGIO ARMANI # I I ri ri POUR HOMME Action Canada •France I" trimestre 1998 VOLUME SERT ?NUMÉRO I f EDITORIAL The recent ice storm, that heu hit Quebec, give.) a new perspective to Action Canada France’s chosen theme: Energy New Markets.Once again there is a good side to misfortune> since there will be positive repercussions.On one hand, a vast majority of people believe that it is necessary to go ahead with Hydro-Quebec ’s development plan.On the other hand, it seems obvious that increasing importance wdl be given to other energy sources, either conventional sources such as natural gas, or alternative sources such as wind power or solar energy.And finally, this weather warning shot, which has destroyed a large portion of the electrical distribution network, gives a better understanding of today’s high stakes for energy markets.In North America as in Europe, production and distribution power corporations face more than ever competition.They have to protect their traditional markets as much as they have to be creative to open new ones.consumers gain Long term benefit from economical tariffs and environment Jean-François Richard dll Page safe sources of energy?That is the question.La récente tempête de verglas qui a frappé le Québec donne une perspective nouvelle au thème choisi par Action Canada France : Les Nouveaux Marchés de l’Énergie.«A queL/ue chose malheur est bon » dit l'adage populaire qui nous démontre à nouveau qu’il faut s'attendre malgré tout à des retombées positives.Tout d’abord, l'opinion publique approuve à présent majoritairement la nécessité d adopter et de réaliser dans les meilleurs délais le plan de développement proposé par Hydro-Québec.Ensuite, il semble évident qu’une importance accrue sera dorénavant accordé aux autres sources d’énergie, soit de type classique comme le gaz, soit alternatif comme l’éolien ou le solaire.Enfin, ce coup de semonce météorologique qui, en quelques heures, a détruit une partie du réseau de distribution d’électricité, permet de mieux évaluer l’enjeu considérable que représente aujourd’hui les marchés de l’énergie.En Amérique du Nord comme en Europe, les sociétés productrices et distributrices d’énergie sont plus que jamais placées en position de concurrence.Elles doivent protéger leur marché traditionnel tout en faisant preuve d’imagination et d'opportunisme sur les nouveaux marchés.A long terme, les consommateurs profiteront-ils de tarifs plus économiques et de sources d’énergie plus respectueuses de l’environnement ?Voilà peut-être la question subsidiaire.! n.ACTION CANADA-FRANCE REMERCIEMENTS Président du comité des publications de la C.C.F.C.: Jean-François Richard du Page Comité des publications de la C.C.F.C Roger Béland François Boscher Michel Lemoine Geneviève de la Tour Fondue-Smith Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec Thierry Vourc’h Béatrice Mérat Comité de financement des publications François Boscher Marie-Geneniève Crépeau Laurent Debrun Nicole Durand Laurent Marchai Jean-François Rey Président de la C.C.F.C.: André Froissant Directeur Général de la C.C.F.C.: Olivier Leparc Fondateur : Bertrand Namy Régie publicitaire et coordination : Raphaël Benbassa 360, rue Saint François-Xavier ACTION CANADA-FRANCE, dont les antécédents remontent en 1886, est publiée 4 fois par an par « Revue Action Canada-France Inc.», 360, rue St-François Xavier, 1" étage, Montréal (Québec), Canada H2Y 2S8, Téléphone: (514) 281-1246.Envoi de publication : Contrat N° 0604569.Les membres du Comité des Publications tiennent à exprimer leurs vifs remerciements à M.André Robidoux pour sa contribution à ce numéro d’Action France Canada dont il s'est fait le rédacteur en chef occasionnel.Consultant en énergie, ingénieur diplômé en génie électrique de l'université de Sherbrooke, André Robidoux possède une vaste expérience des secteurs publics et privés de l’industrie électrique au Québec, pour avoir oeuvré principalement dans les utilités publiques (9 ans) et à titre d’ingénieur conseil (20 ans).Il a par ailleurs acquis une vaste expérience par sa participation à titre d’administrateur de l’Ordre des Ingénieurs du Québec, de Président du Comité Hydro-SEBJ, de l’Association des Ingénieurs Conseil du Québec (4 ans), d’administrateur et de Président du Club de l’Électricité du Québec (7 ans) où il a initié l’enquête sur l’avenir de l’industrie électrique au Québec, dont les recommendations font l’objet d’une nouvelle définition du partenariat entre les intervenants de l’industrie électrique au Québec sur la R&D, le marché interne et l’exportation.Numéro de l'ISO (Organisation Internationale de normalisation) : CN 0318-7306.Les articles qui paraissent dans Action Canada-France sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Toute reproduction de tout ou partie d'un article n'est permise que sur autorisation et doit porter la mention habituelle « Reproduit de la revue Action Canada-France » La revue Action Canada-France est répertoriée dans l'Argus des Communication et dans le Card.Parution : 4 numéros par an Tirage : entre 4500 et 6000 exemplaires.Nombre de lecteurs approximatif: 20000 (très ciblés) Clientèle-type : chefs d’entreprise, cadres supérieurs, fonctionnaires, hommes et femmes d'affaires, professionnels et professionnelles.Répartition de diffusion : 65% au Canada, 35% en France et reste du monde.Lecteurs : ?membres de la Chambre de Commerce Française au Canada, par abonnement.Montréal, Toronto, Québec, Calgary, Vancouver ?réseau des Chambres de Commerce Françaises en France et à travers le monde ?réseau des postes économiques Français au Canada et à travers le monde ?Consulats et Ambassades de france * Montréal (Québec) H2Y 2S8 Tel.: (514) 281-1246 Fax: (514) 289-9594 Internet : http ://www3.sympatico.ca/ccfc.mtl CE&f Tel.: 01 55 20 00 55 E-mail : cefipcom@wanadoo.fr Conception graphique et réalisation Québécor Distribution : Traitement Postal 2000 Photo de la couverture: Réflexion Photothèque/Michael Agliolo ublicitaire en France ?organismes publics et para publics canadiens et français Diffusion : ?par abonnements au Canada et en France ?directe dans plusieurs grands hôtels de Montréal, salons d'embarquement de compagnies aériennes, banques français ?nombreuses sociétés en France et au Canada w-^36 Br _àù>"8 _ séSV: ™ -» • r.g r è El lî| UNE FORCE EN MOUVEMENT Hi IS wT » - *aap at u I ne position de premier plan dans plusieurs créneaux spécialisés : une gamme complète de véhicules et de systèmes intégrés de transport-passagers sur rail; les avions d'affaires Global Express®, Challenger® et Learjet®; les avions de transport régional Dash 8® de de Havilland et Regional Jet® de Canadair; l'avion amphibie CL-415; les motoneiges Ski-Doo®; les motomarines Sea-Doo®.?: Une compétence reconnue dans les services de soutien logistique, de maintenance et de formation, ainsi que dans les services financiers spécialisés offerts aux entreprises et aux consommateurs.mt.BOMBARDIER Des installations de fabrication en Amérique du Nord et en Europe : Canada, États-Unis, Mexique, Allemagne Autriche, Belgique, Finlande, France, Royaume-Uni.BOMBARDIER Des marchés dans plus de 80 pays.Un effectif de 41 000 personnes. 3 Action Canada‘France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE Sommaire Jacquît Lamarre, Groupe SNC-Lavalin -26 TransÉnergie, un réseau continental Jacqueo Régi), TraruÉnergie -30 La production privée d électricité Jacky Cerceau, Hydroméga Énergie inc.-33 La mission de la Régie de l’énergie Jean A.Guérin, Régie de L’énergie -35 Le pari de l’énergie gazière Robert Teodier, Gaz Métropolitain -37 EDF dans le marché européen de l'électricité Béatrice Mérat, PEE de /Montréal - 39 The Petroleum Industry De nui) A.Sharp, CS Resource.) Management Inc.-42 La gestion des énergies et le génie climatique Patrice Cocquerel, Sogener -44 1 Éditorial Jean-François Richard du Page 4 Les nouveaux marchés de l’énergie AndréRobïdoux -4 Les énergies renouvelables en France Béatrice Mérat, PEE de Montréal -6 Vainqueurs du verglas André Caillé, Hydro-Québec -8 Hydro-Québec met le cap sur la croissance Thierry Vandal, Hydro-Québec - 10 Le Québec, un lieu d’expertise hydro-électrique Jacqueo Marqué), Club de l’électricité -1 3 La déréglementation de l'industrie électrique Gaétan Lafrance, GAME -1 5 L’hydro-électricité québécoise Dominic Newman, G R AAIE -19 Un exemple de coordination internationale Alarc Boillot, AIeg International -23 Lingénierie : du conseil au global Le prochain numéro d’Action Canada-France aura pour thème LES BIOTECHNOLOGIES.Pour vos annonces ou vos articles contactez Raphaël Benbassa au (514) 281-1246 45 CCFC infos Opportunités d’affaires -45 La vie de la Chambre -46 Nouvelles de nos membres -47 48 Indicateurs économiques Composites Atlantic étudie des produits composites avancés et fabrique des pièces en matériaux composites pour le marché de l’industrie aéronautique spatiale et militaire.Ses principaux clients sont Aerospatiale, Boeing, Bombardier, Canadair, Falcon Dassault, Lockheed Martin, NASA, Raytheon, Spar Aerospace, etc.Composites Atlantic est certifié ISO 9001, DI-9000, FAA, DOT, NASA.Pour toute information, consultez : www.compositesatlantic.com AEROSPATIALE Aerospatiale - Branche Aeronautique - Airbus en production : A300, A310.A319, A320, A321, A330 et A340 - Airbus en projet: A3XX - AI(R) : ATR42 et ATR72 - Futur avion de transport tactique - Aviation générale : Tampico, Tobago, Trinidad, Omega et Avion d'affaires TBM700 LE N° 1 EUROPÉEN DE LAÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE mm .- Aerospatiale - Branche Espace & Défense - Architecte industriel du lanceur Ariane 4 (plus de 60% des lancements mondiaux de satellites) et du lanceur Ariane 5.- Maître d’œuvre de programmes : Arabsat, Eutelsat II, Türksat, TDF-1, TDF-2, Météosat, ISO et Huygens.-1" constructeur européen de missiles tactiques : missiles Anti-chars (Eryx, Milan, Hot et troisième génération Trigat), missile Sol-Air Roland, missiles Anti-navires Exocet et As 15 TT, missile Air-Sol As 30 laser, missile Surface-Air Aster.Au Canada, la filiale du Groupe, Aerospatiale Canada Inc., a été incorporée en 1989.Aerospatiale est actionnaire majoritaire de Eurocopter Canada Ltd.à Fort Erié, Ontario, et actionnaire à 50% avec la province de la Nouvelle-Écosse de Composites Atlantic, à Lunenbourg.Aerospatiale Canada Inc.275 rue Sparks, suite 902, Ottawa, Ontario K1R 7X9 Tel.: (613) 230-3902 Fax: (613) 230-1442 E-mail : aerocan@msn.com h 4 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE HMHB’SftBI RGIE Les images entreront dans les annales de la télévision: un pylône qui s’écroule en direct derrière un journaliste médusé, des poteaux décapités qui s’alignent à perte de vue dans un univers gelé, et des techniciens qui travaillent en pleine tempête de neige pour raccorder des câbles à haute tension.Le battage médiatique suscité par la tempête de verglas qui a paralysé le sud du Québec en janvier dernier a eu des échos à travers le monde.Au Japon, au Mexique ou en France, ces images ont fait la Une des médias.Et si le Québec pensait faire une campagne de relations publiques pour informer les marchés étrangers qu’il possède un gigantesque réseau électrique et un savoir-faire exceptionnel, ce n’est plus nécessaire, El Ninô nous en a fourni l’occasion! l’Électricité, les réalisations de cette industrie ont quelque chose de pharaonique.Le Québec, avec une population équivalente à celle de la grande région Rhône-Alpes, a construit le plus grand complexe hydroélectrique au monde.André Robidoux Consultant en Énergie À tout bien tout honneur, c'est donc André Caillé, Président directeur général d'Hydro-Québec qui ouvre ce numéro consacré aux Nouveaux marchés de l’énergie.Il fait le bilan de cette tempête qui a provoqué l’effondrement de plus d'un millier de pylônes de transport et de 24 000 poteaux de distribution, privant ainsi d'électricité 1,4 million de clients.On l’a dit, la couche de glace était 7 fois plus épaisse que le maximum prévu par les normes canadiennes, 2 fois supérieure aux normes d'Hydro-Québec.Et ce que l’on retiendra, comme le souligne André Caillé, c’est la reconstruction, en quatre semaines, de plus de 3000 kilomètres de réseau.Un exploit.Cela ne peut que servir et conforter dans sa mission Thierry Vandal, Vice-président planification stratégique et développement chez Hydro-Québec.Dans une étude de 1995, déjà, réalisée par Moody's Investors Services, Hydro-Québec était considéré comme le candidat le mieux placé de l'est du continent pour profiter de l’ouverture des marchés.Thierry Vandal rappelle comment Hydro-Québec compte profiter de l’opportunité unique que constitue l’ouverture depuis le 1er janvier 1997 du marché de gros de l'électricité aux États-Unis.Un marché de 200 milliards de dollars par an, dont 55 uniquement pour le nord-ouest, marché naturel d'Hydro-Québec.Gaz naturel et électricité deviennent des partenaires stratégiques, poussés par la volonté des gros consommateurs de diversifier leur portefeuille énergétique, et par l’opportunité de produire de 1 électricité à moindre coût par les centrales turbines à gaz à cycles combiné.Dans ce contexte très concurrentiel, Hydro-Québec s’est engagé à maintenir les tarifs et la qualité des services au Québec.Des freins environnementaux Tout est donc en place pour l’exportation, les tarifs, les ressources, les compétences, l’ouverture des marchés.Pourtant, fait remarquer Gaëtan Lafrance, qui est responsable du Groupe d’analyse et de modélisation énergétique de 1TNRS, cela ne sera sans doute pas aussi facile que l'on croit car les attitudes de chaque côté de la frontière n'ont peut-être pas changé aussi rapidement.Et l'auteur de souligner que les autochtones et les écologistes restent vivement opposés à tout nouveau détournement de rivière, et que la nécessité d exporter continue de faire l’objet d'un débat.Il y a aussi le protectionnisme américain, le fait qu’ils fixent les règles du jeu en matière de prix et de normes environnementales.Parallèlement, Dominic Newman, Vice-président du Groupe de recherche appliquée en macroécologie, offre un très beau plaidoyer environnemental pour l’hydroélectricité.On y relit, toujours avec effroi, le cataclysme pour l’humanité que constituent les conséquences d'un effet de serre non contrôlé.Le Québec a réussi grâce à l’hydroélectricité à réduire de 17 % ses émissions de gaz carbonique de 1971 à 1989, un record inégalé.A l’époque, la construction des barrages a suscité l’ire des écologistes.Pourtant, avec le recul, on doit admettre que cet impact, visible et immédiat sur un environnement donné, est bien moindre que celui d’autres sources qui font des dégâts bien plus grands, à long terme, et sur une échelle transnationale, planétaire même.L’évolution des mentalités, dit Dominic Newman, joue en faveur de I hydroélectricité.Alliée avec des sources solaires ou éoliennes, elle constitue une solution parfaite pour notre avenir.Un défi de taille Pour relever ce défi, Hydro-Québec possède allié de on y nous dit Jacques Marquis, Président du Club de un taille, les industriels de l'électricité du Québec.Quand réfléchit, 5 Action Canada‘France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE réseau par l’expérience que son équipe a accumulé en gérant les 30 000 kilomètres du réseau québécois, parmi les plus complexes en Amérique du nord.Selon lui, les investissements importants réalisés dans ce même réseau depuis une dizaine d'années ont également permis d’éviter le pire.Jacky Cerceau, Président de Hydroméga Énergie, fait le point des vingt dernières années qui ont amené à la mise en service de 52 projets privés qui ont donné une expertise nouvelle, très utile sur certains marchés étrangers, à des entrepreneurs traditionnellement plus habitués à travailler sur des grands projets.Ce courant en faveur d’une meilleure protection environnementale et d'une promotion du gaz comme solution alternative provoque bien évidemment une vague d optimisme chez Gaz Métropolitain Et ce n’est pas un hasard non plus si l’on retrouve dans son nouvel actionnariat Gaz de France, IPL Énergie Inc., et.Hydro-Québec.Gaz Métropolitain, qui est un des dix plus gros distributeurs d Amérique du nord, a la chance de pouvoir augmenter ses parts de marché tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Québec.Avec seulement 8 % du marché résidentiel et 16 % du marché québécois de l'énergie, contre 38 % en Ontario, 1 entreprise peut et veut prendre sa place affirme Robert Tessier, Président de Gaz Métropolitain.Pour Gaz Métropolitain, qui est déjà actif hors du Québec, l’ouverture des marchés est bien entendu l’autre opportunité.On l’a dit, l’image du gaz dans le grand public est on ne peut plus positive.Les environne-mentalistes le voient comme la plus verte des énergies de transition et les accords de Kyoto ont balisé la voie de son développement.Régulation de la dérégulation Dans un univers où l’électricité se négocie de plus en plus en fonction de l’offre et de la demande et que la libre concurrence devient la norme, il est essentiel de protéger les consommateurs et d’établir des garde-fous à la déréglementation.C’est la mission, au sens propre du terme, de la nouvelle Régie de l’énergie présentée par Jean Guérin, son président.Un autre exemple de bonne « régulation de la dérégulation » nous est livré par Béatrice Mérat du Poste d Expansion Économique Français de Montréal qui fait le point sur la saga européenne qui a mené à 1 adoption en décembre 1996 de la fameuse directive « concernant les règles communes pour le marché intérieur de l’électricité ».Les enjeux stratégiques, économiques et politiques étaient de taille puisque la France, entre autres, défendait la nécessité d’assurer la sécurité des approvisionnements, [ implication des pouvoirs publics dans la préparation de l’avenir collectif et l'accès pour tous à une électricité bon marché.L’accord mènera finalement à une baisse des tarifs d’EDF de 13,3 % d ici l'an 2000, une ouverture contrôlée du marché de la production, 1 utilisation de son réseau de transport, et une porte ouverte à la concurrence étrangère, au plus grand bénéfice des consommateurs et des entreprises énergivores.Comme on vient de le voir, des grands barrages hydroélectriques à 1 industrie de 1 électricité, et du gaz aux nouvelles technologies, ce numéro consacré aux Nouveaux marchés de l'énergie est bien le reflet des enjeux et des espoirs qui caractérisent ce secteur en pleine mutation.C’est donc avec plaisir que je vous invite à le découvrir en parcourant les textes de quelques uns de ses principaux protagonistes ?Une filiale stratégique Que ce soit donc en termes environnementaux ou de déréglementation, la mondialisation a déjà changé les rapports de force dans l’industrie.Marc Boillot, le vice-président exécutif de MEG International a pour vocation de développer et d'investir dans des projets de centrales thermiques et de distribution de gaz à l'étranger.En fait, le meilleur exemple de cette mutation, et de la possibilité d’y marquer des points, est fourni par Jacques Lamarre, le président du Groupe SNC-Lavalin.De 1 ingénierie pure, SNC-Lavalin a travaillé sur des projets clés en main, puis du financement, et enfin de la copropriété.De conseillers, les ingénieurs sont devenus entrepreneurs.Jacques Lamarre est convaincu qu aujourd’hui la plus-value apportée par des entreprises d ingénierie étrangères réside dans leur capacité à réaliser des montages financiers complexes pour exporter une technologie de très haut niveau, une excellence technique en fait, à prix compétitif.Le transport de l’énergie Un autre domaine profondément touché par le changement, c’est le transport de l’énergie, bousculé par I ouverture des marchés et la concurrence féroce.Hydro-Québec a même créé une unité d’affaire indépendante, TransÉnergie, pour garantir aux clients un service réellement non-discriminatoire et se conformer aux normes nord-américaines de transport de l'électricité.Jacques Régis, le président de TransÉnergie, a été en première ligne lors de la tempête de verglas et explique leur succès dans la remise en fonction si rapide du . 6 Action Canada‘France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE Les énergies RENOUVELABLES en France Le développement des énergies nouvelles renouvelables (ENR) contribue à la diversité et à la sécurité des approvisionnements énergétiques, à la lutte contre l’effet de serre, à la recherche de compétitivité des entreprises et à la création d’emplois.çaises sur les marchés mondiaux des énergies renouvelables et de l’utilisation rationnelle de l’énergie; • le programme d électrification des sites isolés.Doté d une enveloppe annuelle de 100 MF retenue sur le FACE (Fonds d Amortissement des Charges d’Électricité) pour les solutions apportées par les énergies renouvelables, ce programme lancé en 1995 a pour objectif de combler les écarts par ENR lorsque l’installation d’une ligne est trop coûteuse ; Après deux ans de fonctionnement, l’équipement ENR de 1000 sites (dont 628 en DOM) a obtenu un financement, ce qui représente une puissance installée de 782 KW dont les 2/3 en photovoltaïque, soit 1193 km de lignes électriques évitées qui auraient coûté 503,7 MF.• le Plan Bois-Énergie Développement Local (PBEDL).Initié en 1994 par les Ministères de l’Industrie et de l’Agriculture avec l’Agence pour l’Environnement et la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), il vise à structurer l’approvisionnement et à promouvoir le chauffage collectif au bois; Financé à parité nationale et régionale (74,5 MF sur 5 ans), ce programme devrait engendrer 225 MW de puissance installée, soit 693 000 tep (tonnes équivalent-pétrole) économisées et la création de 250 à 500 emplois.En décembre 1997, 86 chaufferies étaient installées soit une puissance de 73 MW et 21 000 tep économisées.• le programme « 20 000 chaufle-eau solaires » dans les DOM.A destination des zones insulaires où la production d’électricité est coûteuse, il s’inscrit dans le cadre des aides fiscales applicables aux DOM ; Après son démarrage en 1996, 7 291 chauffe-eau solaires ont été installés aux Antilles, à la Réunion et en Polynésie Française.D’ici l’an 2000, on prévoit que 10 000 tep Dans le contexte européen de libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité, marqué par l’ambition de la Commission de doubler la part des ENR (de 6 à 12%) dans le bilan énergétique de l’Union européenne en 2010, la France continue d’affirmer sa volonté de développer les énergies non conventionnelles.Même si l'essentiel de son énergie — plus de 70% — est produite par le nucléaire, la France a décidé de ne pas se tenir à l’écart d'un mouvement qui gagne toute l'Europe, au fur et à mesure que les autres pays prennent leurs distances vis à vis du nucléaire.Béatrice Mérat PEE de Montréal La valorisation des ressources NATURELLES FRANÇAISES Grâce à son hydroélectricité et au bois combustible (première forêt d’Europe occidentale) la France est le premier producteur européen d’ENR dont elle tire 24% de sa production d’énergie primaire et 13% de sa consommation énergique.De plus, elle possède le deuxième gisement éolien en Europe, après le Royaume-Uni.Les pouvoirs publics français se sont engagés à recourir aux ENR dans toutes les applications et utilisations où elles sont d ores et déjà rentables : électrification de sites isolés par le photovoltaïque ou l’éolien, le chauffage individuel au bois ou par le solaire dans les DOM-TOM, etc.Les ENR font actuellement l'objet de six actions spécifiques de développement : • la revalorisation par EDF des conditions d’achat de I électricité produite à partir d’ENR; • la procédure IPEEFI (Identification de Projets Énergétiques Éligibl remboursable destinée à positionner les entreprises fran- Financements Internationaux), aide es aux 7 Action Canada‘France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE PRODUCTION D’ÉNERGIE PRIMAIRE À PARTIR D’ÉNERGIES RENOUVELABLES DANS L UE EN 1995 devraient être économisées et plus d’une centaine d'emplois créés.• le programme « Éole 2005 » conduit par EDF.Il a pour objectif de promouvoir le grand éolien raccordé au réseau installée de 250 MW à 500 MW en Contribution des Énergies renouvelables dans la consommation Pays 1.9% 24.3% Allemagne Autriche Belgique Danemark Espagne Finlande France Grande-Bretagne Grèce Irlande Italie Luxembourg Pays-Bas Portugal Suède Union Européenne Unité: ktep (Milliers tonnes équivalent pétrole) avec une puissance 2005.1.0% 7.3 % 5.7% 21.3% 7.1 % 0.7% 7.4% 2.1 % 5.6% En 1997, 77,5 MW ont été attribués (50 MW initialement prévus) sur 20 sites dont 4 en Guadeloupe pour un prix moyen de rachat de l’électricité à 33,7 centimes le Kwh.Vers de nouveaux développements DES ÉNERGIES RENOUVELABLES Les EN R sont parvenues à démontrer leur capacité à suppléer — dans certains environnements — les moyens classiques de production d’énergie, tout en créant une activité économique locale non négligeable.Les succès enregistrés jusqu'à présent donnent une impulsion nouvelle au développement des ENR: • le lancement d’une deuxième tranche de 100 MW du 1.4% 1.4% 15.7% 25.5% 5.3 % Source: EUROSTAT Éole 2005»; programme « Les premiers résultats du programme montrent que la compétitivité de l’énergie éolienne s améliore constamment et qu'il convient de maintenir la dynamique créée par le premier appel à propositions.Le deuxième appel à propositions a été lancé en mars 1998 et sera clos en mars 1999.• le lancement d’un programme de valorisation énergétique du biogaz ; Centré sur un appel à propositions organisé par EDF, accompagné par les aides à la décision et à l'investissement de l’ADEME, ce programme devrait permettre de mobiliser tous les partenaires pour une exploitation rationnelle de cette ressource énergétique.• le lancement d’un programme expérimental bois-déchet ; Ce programme se fixerait pour objectif 1 exploitation du gisement des déchets de bois et des résidus de forêts non valorisés.A 1 initiative de 1 ADEME, il s’articulerait autour de l’aide à la décision et à 1 investissement.Un appel à propositions expérimental d EDF pourrait être lancé pour la fourniture de 10 MW à partir du bois-déchet.En novembre dernier, juste avant le sommet de Kyoto qui a décidé de limiter les émissions de gaz à effet de serre, la France a mis en chantier un plan d économies d énergie, de maîtrise de la demande d électricité et de relance des énergies renouvelables.Elle s’est donné les moyens de mener à bien un projet ambitieux.Les bons résultats obtenus jusqu’à présent laissent penser que les énergies renouvelables représentent un créneau porteur dans l’ensemble du secteur* v/gir.c CONSEILLER.- >* COMPRENDRE.* -— — .Demers Be aulne (& ASSOCIÉS Stéphane Lachance & ASSOCIÉS INC.Demers BEAULNE INC.Conseillers en gestion Société en nom collectif de comptables agréés Syndic de faillite 1100, boulevard René-Lévesque Ouest Bureau 2010, Montréal (Québec) H3B 4N4 Téléphone 514 / 878-9631 Télécopieur 514 / 874-0319 Membre de l'association Buchanan.Hyatt avec bureaux affiliés à travers le monde I 8 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE VAINQUEURS DU verglas Au début du mois de janvier dernier, le Québec subissait la pire tempête de verglas de son histoire.Le réseau électrique du sud du Québec a été très durement touché et près de la moitié des clients d’Hydro-Québec ont été privés de courant.Action Canada-France a rencontré le président-directeur général d’Hydro-Québec, M.André Caillé, pour savoir comment l’entreprise qu’il dirige a géré la crise et ce qu’elle entend faire pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.Entrevue avec André Caillé Président d’Hydro-Québec configuration du réseau.Il faut comprendre que le réseau québécois ressemble à un tronc d’arbre comportant plusieurs branches.Cette configuration est due au fait que la population du Québec est surtout concentrée le long des principaux cours d’eau.Il en résulte un réseau plus vulnérable aux extrémités des branches, puisque le nombre de lignes de remplacement est limité en cas de panne.ACF : Quelles ont été les conséquences de la tempête de verglas sur le réseau d’Hydro-Québec ?André Caillé : En premier lieu, il faut reconnaître qu'il s agissait d’une tempête vraiment exceptionnelle, tant par sa durée que par sa dispersion géographique.Selon les données recueillies par Environnement Canada entre le 4 et le 11 janvier, les précipitations de verglas ont varié entre 40 et 90 mm dans les différentes régions du sud du Québec.Le poids de la glace a fait s’effondrer plus d’un millier de pylônes du réseau de transport — endommageant ainsi 128 lignes — et plus de 24 000 poteaux de bois du réseau de distribution.Au pire moment de la tempête, plus de 1,4 million de clients ont été privés d’électricité.Pour rétablir le courant dans les régions les plus durement touchées, il nous a fallu plusieurs jours et, dans certains cas, plusieurs semaines.Les dommages causés par la tempête ont par ailleurs nécessité une gestion inédite et délicate du réseau de transport ainsi qu’une gestion d'urgence de la charge, comprenant notamment des délestages cycliques et des appels à la réduction de la consommation d'électricité en période de pointe.m ACF : Comment votre entreprise a-t-elle fait face à cette situation d’urgence ?André Caillé : Dès le début, nous avons mis en œuvre notre plan d'urgence et mobilisé le plus grand nombre d’employés utiles à l’effort de rétablissement du service.Les premières victoires ne se sont pas fait attendre : en deux jours, nous avons rétabli le courant chez plus de 850 000 clients.Compte tenu de l'envergure des travaux à réaliser, l'attente allait toutefois se révéler plus longue pour les autres.Pendant plusieurs semaines, plus de 4 000 — parfois jusqu'à 5 000 — employés d’Hydro-Québec ont travaillé entre 12 et 16 heures par jour pour rétablir le courant chez le plus grand nombre de clients possible.En quatre semaines, nos employés ont reconstruit 3 000 kilomètres de réseau : une performance absolument remarquable ! Pendant toute cette période, la responsabilité d’Hydro-Québec ne s’est pas limitée à remonter des lignes et à rebrancher des clients.Nous avons également eu le souci de toujours donner l'heure juste, d informer le plus et le mieux que nous pouvions, d’être totalement transparents.Notre état-major de crise a maintenu des relations constantes avec les autorités gouvernementales, policières et militaires.Afin d’informer la population sur l’évolution de la situation, j'ai personnellement participé pendant trois semaines — en compagnie du Premier ministre Bouchard , * ^ i ACF : Comment expliquez-vous que la tempête ait pu avoir de telles conséquences ?André Caillé : Pour ce qui est de l'effondrement des pylônes, la réponse est simple : ils ne pouvaient pas supporter une charge de glace aussi importante.Le réseau de transport d’Hydro-Québec est conçu pour résister à une charge maximale de 45 fois plus que la norme canadienne de 12 mm de verglas — près de quatre mm — et les précipitations ont atteint jusqu'à 90 mm par endroits.Pour ce qui est du nombre de clients touchés, c'est une question de 9 Action Canada‘France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE En outre, nous avons entrepris des études pour rendre ces nouvelles lignes — comme toutes celles que nous construirons à l’avenir — plus robustes que les lignes actuelles, notamment en intégrant des pylônes anticascades aux points stratégiques du réseau à haute tension.Enfin, le 23 janvier, le Conseil d’administration d'Hydro-Ouébec a demandé à un comité d’experts internationaux de nous faire rapport sur la pertinence des améliorations et des mesures correctives apportées à nos réseaux de transport et de distribution.Il est à prévoir que l’expérience de cette tempête de verglas permettra de faire progresser les connaissances en matière de conception et de gestion des réseaux électriques.D’autres régions du monde sont également exposées à des caprices climatiques du même genre et nous avons 1 intention de partager les résultats de nos études avec la communauté internationale des électriciens.et des autres responsables — à une rencontre quotidienne avec les médias.Grâce à notre réseau de cadres, d’ingénieurs, de spécialistes et de techniciens plongés dans le feu de l’action, nous avons pu fournir à la population un portrait précis de la situation à mesure qu elle évoluait.Je crois que cette attitude de transparence ainsi que la collaboration soutenue des médias ont été grandement appréciées par la population et qu'elles ont largement contribué à favoriser la compréhension dont on a fait preuve à notre endroit.Il faut également souligner que le concours des médias a été déterminant dans l’appui exceptionnel que nos clients nous ont apporté en réduisant volontairement leur consommation d électricité en période de pointe.ACF : Qu’allez-vous faire pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise ?André Caillé : Bien sûr, on ne peut pas empêcher le verglas de tomber.On ne peut pas non plus construire des lignes indestructibles — ce serait beaucoup trop coûteux.Cependant, nous pouvons construire de nouvelles lignes de transport afin de renforcer l’alimentation en électricité des régions qui sont les plus vulnérables.Et c’est ce que nous entendons taire.De nouvelles lignes seront construites pour boucler ces régions de manière à pouvoir les alimenter par d’autres voies que celles dont nous disposons actuellement.Nous prévoyons également diversifier nos sources d’approvisionnement en construisant de nouvelles interconnexions avec les réseaux voisins de 1 Ontario et du nord-est des États-Unis.Il s’agit de travaux majeurs qui sont déjà en cours et qui vont se poursuivre au cours des trois prochaines années.Au terme des travaux, la capacité d’approvisionnement sera accrue de 1 000 mégawatts au centre-ville de Montréal, de 2 000 mégawatts en Montéré-gie et de 1 000 mégawatts en Outaouais.ni AC F : La tempête de verglas aura-t-elle un impact sur les grandes orientations stratégiques d’Hydro-Québec ?André Caillé : Sur le plan financier, il est certain que les coûts de réparation et de reconstruction auront un impact à court terme.Les dégâts causés par la tempête se chiffrent à environ 830 millions de dollars, dont 215 millions pour les interventions réalisées sur le réseau de transport et 300 millions pour celles nécessaires à la reconstruction du réseau de distribution.Compte tenu de 1 amortissement de certaines dépenses et de l'appui financier qu Hydro-Québec recevra du gouvernement du Québec, nous estimons que les effets de la tempête de verglas se miteront toutefois à une baisse d environ 100 millions de dollars du bénéfice net prévu pour 1998.À plus long terme, les perspectives financières de l’entreprise demeurent inchangées.Nous maintenons les orientations de croissance et de rentabilité inscrites dans notre Plan stratégique ?56 n A .V 1 \ N .fv P* ÉflFFy w, ' W m -y $ -Nv-’ % a fk> E; r- ?I : t P3 lick Sis, £ m* Les précipitations de verglas ont varié entre 40 et 90 mm.li- fe I 0 Action Canada • France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE HYDRO-QUÉBEC MET LE CAP sur la CROISSANCE et to RENTABILITE r Il est désormais évident que l’industrie mondiale de l’énergie est engagée dans une période de profonds changements.Nord.Hydro-Québec dispose ainsi d’une source d énergie fiable et peut stocker de l'énergie dans ses immenses réservoirs d'une capacité de l’ordre de 170 TWh — ce qui représente assez d’énergie pour satisfaire les besoins de l’État de New York pendant une année.Autre atout non négligeable, l’hydroélectricité est une énergie verte, c’est-à-dire non polluante et qui respecte les principes de développement durable, notamment en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre.En plus d'être le 4e producteur mondial, Hydro-Québec est aussi l’un des plus importants transporteurs et distributeurs d électricité en Amérique du Nord.Le savoir-faire de ses employés est reconnu mondialement et ses équipements de transport d’énergie respectent les normes très élevées du Northeast Power Coordinating Council.Mais l’atout le plus important d Hydro-Québec demeure celui de ses bas coûts de production.Grâce à l’hydroélectricité, elle offre des tarifs parmi les plus bas au monde et des plus compétitifs dans le Nord-Est américain.À titre d’exemple, en Ontario les prix au résidentiel sont de 55 % plus élevés qu'au Québec, au Nouveau-Brunswick de 40 % et dans les États du Massachusetts et de New York de 187 % à 216 % respectivement.Quant à l’avenir, Hydro-Québec dispose d'un potentiel hydroélectrique aménageable à des coûts tout aussi compétitifs que ceux de sa production actuelle.En Amérique du Nord, on a assisté à l’ouverture du marché de gros de l'électricité: aux États-Unis, le 1" janvier 1997, au Québec, au mois de mai suivant.Concrètement, cela veut dire que dorénavant les différents producteurs d’électricité en Amérique du Nord sont en concurrence sur leurs propres marchés pour avoir accès aux acheteurs de gros.Par ailleurs, l’ouverture des marchés de I électricité, tant en Amérique du Nord qu ailleurs à l’international, a donné lieu à une convergence entre le gaz et l’électricité.Ce nouveau contexte a engendré une vague de (usions et d'acquisitions sans précédent, les sociétés électriques investissant dans le gaz naturel et vice-versa.Cette restructuration a été dictée surtout par les opportunités de production d’électricité à moindre coût par les centrales turbines à gaz à cycle combiné et par les grands consommateurs industriels d’énergie, lesquels préfèrent ne plus acheter seulement de l’électricité ou du gaz naturel, mais un portefeuille énergétique au meilleur coût possible.Thierry Vandal Vice-président, Planification Stratégique et Développement À LA BONNE PLACE, AU BON MOMENT Face à l'évolution rapide des marchés, Hydro-Québec a constaté l'importance de se repositionner afin de tirer profit de ce nouveau contexte d’affaires.Pour y arriver, elle a mis les bouchées doubles.Il lui a fallu en effet moins d’un an pour se réorganiser, devenir un fournisseur de services mul-tiénergies grâce à l'acquisition d’une participation de 41 % dans Noverco (un important holding gazier, actionnaire majoritaire de Gaz Métropolitain), conclure de nouveaux partenariats commerciaux et obtenir le permis de négociant en énergie de l’autorité réglementaire américaine, la Federal Energy Regulatory Commission (FERC).Avec ce permis, Hydro-Québec peut dorénavant transiger directement avec des clients situés à I extérieur du Québec et faire circuler son électricité sur divers réseaux de transport voisins.Par ailleurs, Hydro-Québec dispose de plusieurs son développement, son parc de production hydraulique représente un atout unique dans l’est de l’Amérique du Saisir les occasions d’affaires Pour une entreprise de l'envergure d Hydro-Québec, les défis commerciaux se jouent aujourd’hui sur tous les marchés énergétiques lesquels, comme nous l’avons mentionné, ont subi de profonds changements.En quoi consiste donc le nouveau contexte d’affaires de l’entreprise ?avantages qui contribuent à appuyer Tout d’abord, Au Québec En 1996, le gouvernement du Québec dévoilait sa nouvelle Politique énergétique.L’objectif de cette politique est de 11 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE stratégique pour les cinq prochaines années.Ce plan marque un point tournant dans l'évolution de l’entreprise en proposant 5 grandes orientations qui doivent en faire un chef de file mondial dans le domaine de l’énergie: • maintenir les tarifs et la qualité de service au Québec, • remettre l'entreprise sur le chemin de la croissance et d’un rendement raisonnable, dans le respect de I environnement de concert avec les communautés locales, • développer une base d’activité internationale de classe mondiale, • assurer la contribution de tous les employés au développement de l’entreprise et garantir la pérennité de son savoir-faire, • faire de la R et D un instrument de croissance et de rentabilité pour 1 entreprise.mettre l’énergie au service des Québécois, tout en tirant pleinement parti des changements en cours dans l’industrie énergétique nord-américaine.Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a donné à Hydro-Québec le mandat de devenir, entre autres, la pièce maîtresse d’une stratégie industrielle visant à faire du Québec une plaque tournante en matière énergétique.Depuis, 1 ouverture du marché de gros a eu lieu.Cela implique que des producteurs autres qu’Hydro-Québec peuvent vendre au Québec à neuf réseaux municipaux, à une coopérative et à Hydro-Québec elle-même.Cependant, les bas tarifs pratiqués au Québec semblent décourager les producteurs externes qui n’ont conclu aucune transaction jusqu’à présent sur ce marché.Aux États-Unis Le marché des Etats-Unis est colossal et offre des perspectives de croissance extraordinaires.Pour l'ensemble du Canada et des États-Unis, le marché de l’énergie représente un chiffre d’affaires de plus de 200 milliards de dollars américains par année.Seulement dans le nord-est des États-Unis, ce marché représente des ventes annuelles totales de 55 milliards de dollars américains.Mais les chefs de file américains du secteur de 1 énergie sont loin d'être demeurés inactifs ; ils profitent du contexte de la restructuration de 1 industrie pour accélérer leur croissance.On assiste en effet à une augmentation sans précédent des fusions et acquisitions d’entreprises électriques gazières et pétrolières (par exemple : Enron/Portland General, Duke/PanEnergy, Shell/Texas Cas).Depuis peu, ces transactions englobent également des initiatives de diversification impliquant des secteurs tels que les télécommunications.Examinons d’un peu plus près EN QUOI CONSISTENT CES ORIENTATIONS.Maintenir les tarifs et la qualité de service au Québec La fourniture d électricité aux Québécois demeure 1 élément central de la mission d’Hydro-Québec.Cette orientation réitère le pacte social québécois en matière d énergie fondé sur les acquis de la nationalisation de l’électricité, à l’effet que l’entreprise doit offrir des tarifs uniformes, bas et stables.C’est pourquoi, Hydro-Québec prévoit geler ses tarifs sur la période qui s’étend jusqu'en avril 2002, après un ajustement à l’inflation au 1er mai 1998.Elle compte aussi réglementer sa production sur la base de son prix de fourniture, lequel est inférieur à 3 cents le kWh.Enfin, elle vise à maintenir la qualité du service en abaissant le nombre moyen d'heures d interruption de service par année à 2,65 par client.Remettre l’entreprise sur le chemin de la croissance et d’un rendement raisonnable, dans le respect de l’environnement de concert avec les communautés locales À l’international La demande énergétique connaîtra une forte progression au cours des 10 prochaines années surtout dans les pays nouvellement industrialisés ou en voie de développement, où l’on constate que l’absence ou I insuffisance d infrastructures énergétiques constitue souvent un des principaux freins à la croissance économique.On prévoit des investissements de l'ordre de 800 milliards de dollars américains d’ici 2007, dont 400 milliards en Asie.En Chine seulement, les besoins correspondent à l’ajout, tous les trois ans, d'une capacité équivalant à la capacité totale d’Hydro-Québec.Même s’il demeure le marché prioritaire d Hydro-Québec, le Québec est appelé à connaître une faible augmentation de la demande au cours des prochaines années, soit environ 1,5 % par année.Hydro-Québec se fixe donc un objectif de nouvelles ventes de 40 TWh de plus sur l’ensemble de ses marchés, soit au Québec et hors Québec, d'ici 10 ans.Pour ce faire, elle compte développer le marché de la grande entreprise au Québec, assurer le maintien de ses parts pour la petite et moyenne consommation d’électricité au Québec, promouvoir l’efficacité énergétique et développer les marchés hors Québec de façon complémentaire aux marchés québécois.Une stratégie de croissance et de rentabilité Afin d’être en mesure de saisir ces nouvelles occasions d’affaires, Hydro-Québec a récemment produit un Plan I 2 Action Canada «France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE C’est pourquoi elle veut développer une culture d'affaires orientée vers la croissance et la rentabilité et lormer ses ressources humaines en fonction du nouveau contexte de l'industrie, tout en continuant d'exercer une gestion fondée sur la qualité.Cette orientation se fonde donc dans une large mesure sur l’opportunité de parachever 1 aménagement du potentiel hydroélectrique.Mais ce développement ne se fera pas à n’importe quel prix.Hydro-Québec n entreprendra que les projets rentables, acceptables du point du vue environnemental et accueillis favorablement par les communautés locales.Faire de la R & D un instrument de croissance et de rentabilité pour l’entreprise Hydro-Québec est reconnue mondialement pour la qualité technologique de ses installations de production, de transport et de distribution ainsi que pour ses produits et services.Au cours des 20 dernières années, ses investissements, dans le domaine de la R & D liée à l’électricité, se sont chiffrés à plus de 100 millions de dollars canadiens annuellement.Afin de maintenir son leadership technologique, l’entreprise allouera 20 millions de dollars par année en prospective et en filières de recherche à long terme, tels les énergies renouvelables, les réseaux intelligents, la télérobotique.Elle investira également avec des partenaires dans l'utilisation de 1 électricité pour le transport terrestre - par exemple, l’autobus à hythane, la pile ACEP, la technologie du moteur-roue ?Développer une base d’activité internationale de classe mondiale Depuis 20 ans, Hydro-Québec est active sur les marchés internationaux.Elle a déjà réalisé quelque 300 mandats dans plus de 60 pays.Bien placée par rapport à bon nombre d'entreprises qui souhaitent également une part de ces marchés, elle compte y être plus présente que jamais.Son objectif : investir à l’international jusqu’à 1,2 milliard de dollars canadiens en fonds propres d’ici l'an 2002.Assurer la contribution de tous les employés au développement de l’entreprise et garantir la pérennité de son savoir-faire L’expertise et le savoir-faire des employés d’Hydro-Oué-bec contribuent largement à son excellente réputation.DES COUREURS DE FOND J» , U Pour vous aider à améliorer la performance de votre entreprise > It il Dans la longue course à l'amélioration de votre performance, vous devez compter sur un coéquipier de classe mondiale, qui METTRA À VOTRE SERVICE LES MEILLEURES RESSOURCES PROFESSIONNELLES ET LA TECHNOLOGIE LA PLUS AVANCÉE.ENSEMBLE, NOUS IRONS LOIN, ET VITE.¥ : 1 / tjïh \ iicaii k T .Arthur Andersen ¦¦¦ 1’ Le Groupe Mallette Maheu VÉRIFICATION ET EXPERTISE COMPTABLE • FISCALITÉ • Conseils en économie et finance • Conseils en gestion et technologie http://www.arthurandersen.com/quebec 13 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE lieu d’expertise hydroélectrique unique au monde Le Québec, un La Grande, Manie, B eauharnois, Bersimis, Laforge, ces noms résonnent dans l’imaginaire collectif comme ceux des voiliers qui partirent à la conquête du Nouveau Monde.Mais il y a aussi des noms comme /7/e Maligne, la Chute du Diable, et le Rapide Blanc qui portent en eux tout le poids de l’histoire du Québec, et balisent aussi la saga de son électrification.Car ce n’est un secret pour personne, la province de Québec a construit une partie importante de son développement autour du secteur énergétique, mettant en valeur et exploitant les ressources hydroélectriques de son territoire.Une industrie et une expertise unique en sont nées.Jacques Marquis Président du Club de l’électricité nouveau barrage et l’augmentation de la de la centrale existante, ce sont Aujourd’hui, la mythique Baie James est devenue une vitrine technologique exceptionnelle pour cette industrie qui occupe près de 15 000 personnes au Québec.En tout, ce sont 250 puissance 3200 MW qui seront mis en opération, de quoi alimenter une ville d’un demi-million d’habitants.Coût de l'opération ?10 milliards de dollars.Durée des travaux ?Un peu moins de 10 ans.Outre l’impact économique, et 1 augmentation du potentiel d exportation vers les États-Unis, pour les industriels, il s’agit là d’une opportunité unique de maintenir plusieurs milliers d emplois et de conserver, d augmenter même, un savoir-faire très précieux.C’est que le marché de l’électricité au Québec est arrivé à maturité et l’augmentation de la consommation est systématiquement diminuée par les progrès technologiques en matière d économie d énergie.L industrie de l’électricité au Québec est un secteur vivant, en pleine effervescence, et l’activité soutenue en recherche & développement en est sûrement le meilleur baromètre.A elle seule, Hydro-Québec a investi en 1996 plus de 115 millions de dollars en R&D.L’électricité accapare les deux tiers du budget de recherche dépensé chaque année au niveau provincial dans le domaine énergétique.Il n’y a pas une entreprise étrangère qui n envie la proximité de l’IREQ (Institut de Recherche d Hydro-Québec) entreprises qui œuvrent à toutes les étapes de la filière.Et cela, sans compter la quarantaine de firmes de génie-conseil, dont les deux tiers emploient plus de 100 personnes.Du matériel de commutation, aux transforma- teurs, en passant par les câbles et les alternateurs, les fabricants produisent à peu près de tout.Ils ont dû, comme les entrepreneurs-installateurs et les ingénieurs-conseils, s’assurer de pouvoir couvrir l’ensemble du processus de production de l'électricité.Mais en plus, tous ont été obligés de le faire selon des normes de qualité imposées par leur principal client, Hydro-Québec, qui sont en général bien supérieures à ce qui se fait à l’étranger.Cette opportunité, plus que cette contrainte, de travailler pour un grand client particulièrement exigeant a poussé les entreprises à partager leur savoir-faire, à croiser leurs expériences pour générer un maillage de compétences unique au monde, atout stratégique pour l’exportation.Lorsqu on y réfléchit, les réalisations de cette industrie ont quelque chose de pharaonique.Le Québec, avec une population équivalente à celle de Lyon en France, a construit le plus grand complexe hydroélectrique au monde, devançant Itaipu au Brésil et Guri au Venezuela.À eux seuls, les barrages de Laforge produisent plus d électricité que toutes les centrales belges.On ne le répète pas assez, le Québec est le troisième plus gros producteur de la planète, juste derrière les États-Unis et le Brésil, et bien devant la Chine et la Russie.Le 10 mars dernier, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, et son homologue de Terre-Neuve, Brian Tobin, ont donné le coup d’envoi à la préparation d'un grand projet sur la rivière Churchill au Labrador.Entre le CERTIFIÉ ISO 9001 JANIN Services de construction : études et montages de projets, gérance de projets de construction, entreprise générale et opération 8200, boul.Décarie, bureau 200 Montréal, Québec H4P 2P5 Tel (514) 739-3291 Téléc.: (514) 341-3060 Cour, élec.: janin@janin.ca I 4 Action Canada «France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE qui est de 93 % au Québec, contre 50 % dans les autres industrialisés.De l'autre, il y le degré de bioxyde de carbone produit par habitant qui est le plus faible de toutes les provinces canadiennes et trois lois inférieur à celui des États-Unis.Comme on l'a vu, l’exploitation sur une grande échelle des ressources hydroélectriques a permis l'épanouissement d'un savoir-faire unique.Que ce soit dans un géant comme La Grande 2 ou dans la vingtaine de petites centrales mises en service depuis 1990, ce savoir-faire est visible et porte tous les espoirs de l'industrie» qui, avec ses 600 employés, dont 300 chercheurs à temps plein, a acquis une réputation mondiale, notamment au ni-du transport de l’électricité.1REQ, LTÉÉ, laboratoires privés, les entreprises ont appris à travailler en réseau et de la fusion de ces connaissances naîtront les technologies de demain, que ce soit des isolateurs en matériaux composites ou des câbles souterrains secs.Cette inventivité, heureusement, ne se limite pas aux expériences scientifiques et de nouveaux modèles économiques ont été pensés pour soutenir et exporter tant les résultats des recherches que l’expertise déjà acquise.Ainsi, des acronymes anglais comme B.O.T.(pour Build, Operate and Transfer) sont venus enrichir le vocabulaire courant des gestionnaires de projets et de nouveaux mécanismes de financements, plus solides et plus flexibles en même temps, ont été mis en place.Objectif de l’opération : être à même d exporter des équipements, mais aussi du savoir-faire, de la planification et de la gestion de projets, des installations, des technologies, des études d’impact, le tout dans des formats modulaires, plus ou moins complexes.Le pari est à la taille de l'enjeu à relever.D’ici à 2002, plusieurs centaines de milliers de MW devront être mis en chantier, dont 44 % pour l'Asie seulement.Beaucoup d infrastructures de transport et de distribution, et même certaines centrales de production des pays industrialisés sont vétustes et requerraient une cure de jouvence.Parallèlement, les pressions sont grandes au niveau international pour un meilleur respect de l’environnement.L’hydroélectricité, comme énergie verte, est une bonne réponse aux conclusions de Kyoto.Par exemple, lorsqu’il sera en opération, à lui seul le projet Churchill remplira à hauteur de 15 % les engagements du gouvernement canadien à réduire les gaz à effet de serre.En cela, l'expertise des industriels de l'électricité du Québec prend encore une nouvelle dimension.D’un côté, il y a le rendement global du secteur de I électricité pays veau ŒCMMEEEE IATEEAÆTI0AÆE.ERÆREiKESÆEE BIWEEE»:N@EŒIE@.aiEEÆTEWNS DE TRÆVÆKE 0 Lapointe Rosenstein I m 6 m avocats N t>£4 tolvKont Innovftfflcti m e N H O 0 « @ Nous en trouvons quotidiennement.Puisque notre but est de vous aider à réaliser vos occasions d'affaires, nous adapterons chaque solution à votre situation particulière et la mettrons rapidement en œuvre.H N fSS m H m N » N ?m e * 0 Ldpûmj-Ê iwé éao\fé oui Aavr 1 N H ri 0 Visitez-nous au www.lapros.qc.ca 1250, boul.René-Lévesque Ouest bureau 1400, Montréal (Québec) H3B 5E9 Téléphone: (514) 925-6300 Télécopieur: (514) 925-9001 C.élec.: general@lapros.qc.ca EmomvtTioN mrvEE ^KYmoEEEtTEieiTE % I N M 15 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE La déréglementation de l’industrie électrique : EST-CE LA FIN ?du procès de l’hydroélectricité • laissé place à la logique économique et environnementale de promouvoir l’électricité du Canada.L'histoire du début de la décennie est éloquente (voir Lafrance, Padilla, 1994).Par contre, le nouveau cadre de décision réduit la subjectivité.Au Québec, la nouvelle politique énergétique donne plus de marge de manœuvre à Hydro-Québec.Aux États-Unis, si tout se passe comme prévu, surtout si le marché de détail s’ouvre, il sera de plus en plus difficile de connaître l’origine du kWh transigé.Du coup, la déréglementation laisse donc moins de prise aux grands lobby américains pour contrer l’achat d énergie du nord comme au temps où l’acceptation de contrat était discutée publiquement.Pour ce qui est du respect des règles de réciprocité, l’obtention d’un permis de grossiste dans le marché américain par Hydro-Québec est en soi un exploit quand on sait que la Colombie Britannique et 1 Ontario se sont vu refuser le privilège.Le Québec semble donc avoir démenti la croyance que dans un contexte de rapidité d’action, d efficacité et de productivité, il n’y a pas de place pour une structure étatique et monopolistique dont le premier objectif est de conserver l’équité sociale à ses actionnaires que sont les citoyens.Ajoutons à cela que la nouvelle administration d Hydro-Québec a imposé un objectif ambitieux pour le choix des projets : le coût de production doit être inférieur à 3 cent le kWh.À ce sujet, au moins deux stratégies originales ont déjà été annoncées : a) ( optimisation du parc hydraulique existant, notamment par le détournement de rivières ; b) une entente avec le gouvernement de Terre-Neuve d exploiter les chutes Churchills au lumière des débats coûteux et futiles pour le projet Grande-Baleine, cet accord avec Terre-Neuve a 1 avantage de désamorcer en partie la réticence du gouvernement fédéral d’appuyer les mégaprojets de nature hydroélectrique.Le gouvernement fédéral est même prêt à subventionner la ligne de transmission vers l’île de Terre-Neuve, ce qui est en soi une première dans l’histoire canadienne de 1 industrie électrique.L’industrie électrique a toujours été désavantagée par rapport à celles du gaz et du pétrole, ces dernières ayant bénéficié largement des subsides fédéraux I -Un contexte favorable Pour les producteurs canadiens d électricité, le marché de gros ouvert en 1997 aux États-Unis et l’ouverture progressive du marché de détail constituent des marchés Gaétan Lafrance Responsable du GAME (Groupe d’analyse et de modélisation énergétique) INRS-Énergie et Matériaux, Université du Québec potentiels d’exportation qui s’ajoutent à celui des échanges d'énergie basé sur la complémentarité des réseaux et à celui de la vente d’énergie régulière.Bien qu’à ses débuts, I ouverture des marchés serait une mutation fondamentale irréversible.Tout serait en place pour assurer une saine compétition à tous les niveaux où le résultat final est l’assurance de prix équilibrés fixés par les seules forces du marché.Dans un tel contexte, plusieurs raisons expliquent la confiance des producteurs d électricité du Nord d’augmenter les exportations vers le Sud.D’abord, les Canadiens ont traditionnellement proposé des tarifs d’électricité meilleurs que leurs concurrents américains.Puis, le Canada possède un potentiel considérable de ressource inexploitée et rentable.Le Québec, en particulier, a instauré une tradition d exportation et d’échange, ce qui lui permet d exporter environ 15% de sa production.Si on combine le fait que le réseau hydraulique québécois est en pratique un immense stockage énergétique, le Québec a donc une position stratégique intéressante pour offrir sur le marché de gros des blocs d énergie à bon marché et au moment propice.Bref, les producteurs canadiens d électricité, et Hydro-Québec en particulier, ont toutes les raisons de croire que, sur une base strictement commerciale, la États-Unis leur est favorable.déréglementation aux Labrador.À la 2- De la coupe aux lèvres Le contexte change à l’avantage de I électricité du Nord, c’est vrai.Mais, force est d admettre que le sentiment d urgence de mettre en place les moyens d’action pour assurer des positionnements stratégiques des joueurs est toujours confronté à des processus lourds d acceptation des projets.Pour l’hydroélectricité, en particulier, il est loin d'être évident que le nouveau contexte ait changé les attitudes de chaque côté de la frontière.Il est loin d’être clair, également, que les vues politiciennes des acteurs en jeu ont I 6 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE moyennes ou grandes, le procès a été semblable et le verdict le même : pas dans ma cour.pour l’expansion de leurs systèmes de production et de distribution.Comme pour tout produit d'échange dans un marché ouvert, les producteurs d électricité ont la difficulté normale d'être compétitifs.Le Québec, en particulier, a une longueur d'avance dans un tel jeu.C’est oublier cependant que l'électricité présente des particularités qui la différencient des autres formes d énergie, notamment du gaz naturel.D ailleurs, à l’annonce des nouveaux projets de détournement de rivières, les écologistes, les autochtones et plusieurs groupes de citoyens n'ont pas tardé à installer l'artillerie comme au début des années 1990.La politique canadienne DU GAZ NATUREL MISE EN CAUSE Pourtant, d’autres aspects de la politique énergétique canadienne devraient préoccuper encore plus les québécois : il s’agit de la difficulté accrue pour 1 industrie canadienne de l'électricité de concurrencer sur le territoire américain la génération d électricité à partir de centrales thermiques au gaz naturel.Paradoxalement, ce gaz naturel provient de plus en plus du Canada, grâce à la libéralisation de cette industrie sur le continent depuis 1985.Pour se convaincre de 1 importance du phénomène, il suffit de constater que les exportations canadiennes de gaz vers les Etats-Unis ont triplé de 1986 à 1994.Et ce n'est pas fini, si l 'on se fie à l'industrie qui rêve de ratisser 1 Amérique avant la fin du siècle.Au même moment, de 1987 à 1991, les exportations canadiennes d’électricité ont été réduites par trois.Il a fallu attendre 1994 pour retrouver le niveau d'exportation de 1987, niveau qui est à nouveau en baisse depuis 3 ans.Pourquoi exporter ?La perspective d’augmenter les exportations d électricité du Québec soulève une question de fond qui revient dans l’actualité depuis une vingtaine d’années, notamment depuis que Robert Bourassa et René Lévesque tentaient de conquérir le marché américain en construisant des lignes de transport vers le Sud.Est-ce que les Québécois doivent tirer profit de 1 hydroélectricité en la développant pour le marché externe ?Ou bien le développement de cette ressource n’est-elle qu'un moyen de répondre aux besoins essentiels et économiques du Québec ?Dans ce contexte, les éditorialistes et plusieurs groupes de la société québécoise ont manifesté leurs réticences.Ils invoquent les arguments de transparence pour réclamer un débat public et même un moratoire sur tout nouveau projet hydroélectrique proposé par Hydro-Québec.Ces questions méritent évidemment des mises au point débordant largement d’une analyse trop centrée sur le contexte du Québec.D'abord, d’un point de vue plus philosophique, on fait intervenir les notions d ’équité planétaire et du rôle que doit jouer un Québec qui, à l'avenir, ne connaîtra pas les mêmes conditions de rareté de ressources comme la plupart de pays du monde.Pourquoi le Québec serait-il accusé de « brader Pour plusieurs raisons, dans lesquelles figure la disponibilité accrue du gaz naturel bon marché, on assiste donc à un mouvement de substitution de produit énergétique offert sur le marché américain qui favorise la production à partir de petites centrales thermiques près de la demande.En favorisant les technologies à faible capitalisation, ce mouvement pénalise les provinces exportatrices d’électricité comme le Québec ou Terre-Neuve.Un marché limité En apparence, l’industrie électrique n’est pas plus désavantagée que celle du gaz pour s’adapter à cette restructuration continentale.L’expansion des deux industries est limitée par des cordons ombilicaux mal commodes, les tuyaux et les fils, ce qui impose des contraintes de stockage pour affronter les pointes.Mais en plus, l’industrie électrique est confrontée à plusieurs problèmes que n’a pas le gaz.L'électricité est un service essentiel sans compétition pour plusieurs usages.L’industrie de l’électricité doit satisfaire tous les clients, y compris les moins rentables.Pour 1 hydroélectricité en particulier, le marché de I électricité repose sur des investissements et une stratégie de long terme qui s'accommode mal des changements brusques actuels.Par exemple, le développement des chutes Churchills impose un délai de 10 ans.C’est sans compter que l’industrie électrique relève d’un niveau technologique avancé qui exige une continuité des investissements ses ressources » si ces ressources renouvelables sont intelligemment utilisées et permettent d améliorer le bilan environnemental de la planète ?Évidemment, la mission planétaire n'est pas ment suffisant pour convaincre les québécois de sacrifier leur patrimoine pour le marché américain.Mais en même un argu- temps, on peut se demander si le discours écologique et de « bons sens » n'est pas encore une fois en train de nuire à la filière hydroélectrique au demander même si les arguments, toujours logiques, venant de groupes très divers, n’ont p blocage systématique contre tout développement qui touche les rivières du Québec depuis 15 ans.Qu'elles soient petites, profit du thermique.On peut se as eu pour effet de faire un # # Il ne suffit pas de le dire, tous les jours nous le prouvons ! AXA est le premier gestionnaire d'actifs et le deuxième plus important assureur au monde.Présent dans plus de 50 pays, répartis sur cinq continents, AXA peut compter sur des équipes qui ont largement contribué à faire évoluer leur métier — l'assurance — en innovant, en créant de nouveaux produits, en offrant à leurs clients, par l'entremise de courtiers, un service de qualité sans cesse amélioré.Qualité, dynamisme, innovation et professionnalisme : voilà à quoi s'engagent l'ensemble des sociétés de la famille AXA au Canada.oSjada I .LA MARQUE DE L ASSURANCE I 8 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE Parmi les moyens envisagés, le classement semi-permanent des projets acceptables et non acceptables en fonction de leurs externalités environnementales, sociales et économiques en est un qui a retenu l'attention du gouvernement.autant dans les équipements que dans la recherche et développement.Finalement, l'électricité n’a pas la même perception environnemental que le gaz naturel.Le gaz peut étendre son réseau et augmenter sa capacité de production sans problèmes majeurs ni opposition réelle de la part de l’opinion publique.L’extrême sensibilité de l’opinion publique vis-à-vis de tout développement visible dans le secteur électrique et la lourdeur dans la prise de décision rendent caduc certains rêves d’expansion des capacités de transport.Le gouvernement du Québec l’a appris à ses dépens après la crise du verglas de janvier 1998.Pour assurer à Montréal une meilleure sécurité d approvisionnement pour l'avenir, et comme les mécanismes d approbation normaux avaient condamné le projet, on a dû faire adopter un décret pour imposer une nouvelle ligne de transport.L'ampleur de la contestation qui a suivi montre à quel point les groupes organisés de chaque côté de la frontière ne laisseront pas facilement les promoteurs construire une nouvelle ligne de transport pour de simples considérations économiques.Contrairement à la croyance populaire, il est donc exagéré de penser que les projets proposés par Hydro-Ouébec sont la pointe de l’iceberg qui mènera au développement de toutes les rivières du Québec et du Labrador pour le marché américain.Tant que le marché turbulent actuel ne se sera pas calmé, les stratégies d expansion ne sont pas pensables.Ce dont il est question à ce moment-ci de l’histoire, c'est de conserver la part de marché traditionnel d’exportation d'électricité vers le sud.Il s’agit de rentabiliser le parc existant en profitant de l'opportunité d'exporter sur le marché de gros.Et comme le prix d’achat n’est plus soumis à des négociations entre compagnies, le pari d'Hydro-Québec est de faire plus de profit que par le passé.D’autre part, il faut bien comprendre que l'attitude des Américains depuis une dizaine d’années n’aide pas la cause au Nord.Sous des façades de libéralisation des marchés, et bien que la position des Américains peut se comprendre, les règles de réciprocité changeantes, imposées unilatéralement, ainsi que le refus illogique de reconnaître l'hydroélectricité comme une énergie écologique, correspondent en fait à des mesures protectionnistes.C'est sans compter que, de chaque côté de la frontière, on n’a pas la même définition de l'équité sociale, ce qui implique, on le sait, une gestion bien différente des entreprises publiques.Au bout du compte, tous les producteurs d’énergie, gaz et électricité, au Canada pourraient bien être piégés dans ce nouveau contexte où ce sont les Américains qui décident des règles et des prix.Dans la conjoncture actuelle, comme en pleine période environnementale du début de la décennie, pourtant un contexte favorable aux énergies renouvelables, les combustibles bon marché comme le gaz naturel et le charbon en prendront encore avantage.Il y a toutefois un espoir à 1 horizon.Lors de la conférence de Kyoto en novembre 1997, et contre toutes attentes, les Etats-Unis ont affirmé vouloir stabiliser les émissions de gaz à effet de serre d 'ici 2007.Une des conditions, c'est de pouvoir échanger des quotas de gaz polluants avec d'autres pays.Contrairement à la pensée des gens de l’industrie qui voient dans la déréglementation actuelle un retour définitif à la logique du marché, rien n’est donc joué.En Amérique du nord, les modes dans le secteur électrique se succèdent à rythme régulier depuis plus de trente ans.La seule constante du temps, c'est 1 épuisement des ressources.Un jour ou l’autre, la logique écologique et surtout l’enjeu planétaire des ressources limitées de l'énergie l’emporteront sur les considérations de court terme du jour.L’espoir est que l’Amérique s’accuse elle-même de ne pas penser à la génération future.Dans la pratique, cela se traduire par l’instauration d'un quota d'énergie renouvelable, I hydroélectricité en faisant partie* Rien n’est joué La déréglementation du marché électrique a des avantages autant pour les Américains que pour les Canadiens.D’une part, si les Canadiens acceptent d’exploiter l’hydroélectricité à la fois pour de meilleures conditions économiques et pour améliorer 1 environnement, en contrepartie, ils devront admettre des changements d’attitude et accepter une certaine efficacité d'opération pour l’acceptation des projets.C’est le sens de la réclamation de plusieurs groupes d'intervenants.Depuis la saga onéreuse de Grande-Baleine (études environnementales de 400 millions de dollars en pure perte), plusieurs moyens ont été proposés afin de se sortir de l’impasse où rien ne peut être lait pour mettre en valeur l'hydroélectricité du Québec.Références • Lafrance, L’autoroute énergétique: est-ce la panacée pour les Canadiens?La Revue de l'énergie, Paris, 490, sept.1997.• Lafrance, V.Rodriguez-Padilla, «La planification intégrée des ressources au Québec: l’hydro-électricité est-elle toujours en procès?», La Revue de l’énergie, 455, 27-37 (1994). I 9 Action Canada’France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS OE L’ÉNERGIE L’HYDROÉLECTRICITÉ QUÉBÉCOISE, UN RÉSERVOIR d'énergie VGftG est, selon des recherches américaines, en partie attribuable au réchauffement planétaire.Les ressources hydrauliques du Québec sont telles que celui-ci, en plus de satisfaire à la presque totalité des besoins énergétiques de sa population, dispose d’un potentiel excédentaire lui permettant d exporter son électricité vers les marchés du nord-est américain et canadien, voire d’utiliser ses vastes réservoirs pour stocker l’énergie inutilisée de ses voisins.L’hydroélectricité québécoise est en outre disponible à un coût moyen moindre que l'énergie produite par ses compétitrices sous-continentales, lesquelles souffrent du désavantage additionnel d'être plus polluantes, devant ainsi assumer des frais croissants de mise aux normes environnementales (électricité produite par combustion du charbon ou du mazout particulièrement).Avantageuse tant du point de vue environnemental que du point de vue économique, 1 hydroélectricité québécoise se présente comme l'exemple-type du développement durable.Me Dominic Newman Avocat et consultant en politique gouvernementale, Les émanations de gaz carbonique vice-président à la recherche du Groupe de recherche appliquée (CO2) résultant de la combustion fossile et, à un moindre degré, de méthane (CHt), dé- en macroécologie (GRAME) —gagé lors du transport du gaz naturel, constituent les principaux gaz à effet de serre (GES).Les réser-faible voirs hydroélectriques émettent eux-mêmes une quantité de méthane résultant de la décomposition du tissu végétal inondé, mais ces émanations sont largement inférieures à celles résultant des énergies fossiles.Les développements hydroélectriques au Québec (La grande, etc.) ont permis à la société québécoise de réduire de 17% ses émissions de gaz carbonique de 1971 à 1989, une performance remarquable et inégalée dans le monde.Le Ministre de 1 environnement et de la faune du Québec, Monsieur Paul Bégin, a été l'un des plus ardents défenseurs d'une position environnementale forte de la part du Canada lors du récent Sommet de Kyoto en décembre 1997, soulignant de façon particulière 1 importance de l’énergie hydroélectrique comme moyen d’atteindre les objectifs internationaux de réduction des gaz à effet de serre.Le Protocole de Kyoto sur les changements climatiques pose les premiers jalons de ce qui pourrait un jour devenir un mécanisme international d’échange de droits d émissions de ces gaz (quotas).Les modalités de ce mécanisme seront discutées en novembre 1998 lors du Sommet de Buenos Aires, et l’on prévoit que l’attribution initiale des droits d’émission de GES pourrait se faire selon la taille des économies nationales.Comme le parc énergétique québécois est pratiquement exempt de telles émissions atmosphériques, le Québec pourrait ainsi monnayer auprès d'autres nations ses droits inutilisés d émissions de GES.L’hydroélectricité et la résorption DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE Le Rapport Brundtland de 1987 et le Sommet de la Terre de Rio en 1992 ont permis une prise de conscience de l'urgence de résorber un phénomène dont on commence seulement à mesurer les conséquences planétaires : les changements climatiques résultant de l’accumulation dans la haute atmosphère terrestre de gaz générés par l’activité industrielle, et dont l’effet se compare à celui d'une serre.serre se manifeste par une hausse de la température terrestre.Une majorité de scientifiques prévoient une hausse du niveau des océans résultant de l’expansion thermique et de la fonte des glaciers, des inondations côtières, une plus grande fréquence des phénomènes climatiques extrêmes (vents, précipitations, sécheresses), une diminution de la capacité agricole, des pertes d'habitats fauniques et végétaux, la déstabilisation des cycles migratoires de certaines espèces, la modification des courants marins et éoliens, des déplacements de population et un accroissement des maladies dans les zones tropicales (malaria, etc.).L'intensité du phénomène d'El Nino en 1997-1998 L'effet de La mitigation des impacts locaux DES DÉVELOPPEMENTS HYDROÉLECTRIQUES Si, par le passé, plusieurs environnementalistes se sont opposés aux développements hydroélectriques en raison de leurs effets sur les milieux naturels immédiats, beaucoup réalisent que les sources alternatives d énergie élec- Un Algérie Afrique du Sud Arabie-Saoudite Argentine Belgique Brésil Canada Chili Chine Colombie Etats-Unis France Honduras Inde Indonésie Kazakhstan Kenya Malaisie Mexique Nigeria Pérou Philippines Royaume-Uni Russie Singapour Taiwan Thaïlande Tunisie Venezuela Viêt-nam savoir- faire sans frontières V K 1 «£» C’est par le développement d'une expertise unique que nous traversons le monde et ses frontières.Notre capacité à concevoir, largement reconnue aux quatre coins de la planète, utilise un partenariat actif, souple et ouvert, permettant de valoriser l’ensemble de vos projets.«i Qu’il s’agisse de répondre aux exigences technologiques de l’industrie agro-alimentaire ou de l’industrie pharmaceutique, de concevoir un système de transport de masse ou un barrage, pour chaque projet, petit ou grand, SNC-Lavalin adopte une approche souple et ouverte, valorisant au maximum l’expertise de ses ressources humaines à l’échelle mondiale tout en se tenant au fait des tendances naissantes et des dernières découvertes.O ?» SNC ?LAVALIN Siège social : 455, boul.René-Lévesque Ouest, Montréal (Québec) Canada H2Z 1Z3 Tél.: (514) 393-1000 Téléc.: (514) 866-0419 En France : PINGAT Ingénierie, 16, cours J.B.Langlet, BP 2095, 51073 Reims cedex (France) Tél.: (33) 03 26 77 60 00 Téléc.: (33) 03 26 77 61 70 GDF QUEBEC * Gaz de France, partenaire d'Hydro-Québec : -au Québec, dans Noverco et Gaz Métropolitain, - à l'international, via MEG International.! 2 2 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE visant à obtenir l’imposition de normes environnementales plus sévères auprès des producteurs d’énergie thermique du Midwest américain.Leurs démarches visent la réduc- trique disponibles à grande échelle (charbon, pétrole, gaz naturel) représentent une menace encore plus grande pour ces mêmes milieux naturels, cette fois à l’échelle planétaire.L’industrie hydroélectrique québécoise a, à l'inverse, su s’adapter aux demandes environnementales de manière à minimiser ses impacts : débits écologiques réservés, passage à saumon, déboisement partiel des sites des réservoirs, aménagement des berges.Le savoir-faire québécois en mitigation d’impacts est exporté internationalement, les normes québécoises étant d ailleurs supérieures à celles d’autres pays.Cette question fait d’ailleurs l’objet des travaux de la récente Commission internationale des barrages, mise sur pied en février 1998 par la Banque mondiale en consultation avec l'Union internationale pour la conservation de la nature tion des émissions de SO2, de NOx et de particules atmosphériques en provenance des producteurs énergétiques du Midwest, lesquelles génèrent des précipitations acides en plus de réduire la qualité de l’air ambiant des États récepteurs.Autant de facteurs qui, à terme, ne peuvent qu’avantager l’hydroélectricité québécoise par rapport à ses concurrentes.L’avenir de l’hydroélectricité Au cours des années à venir, nos gouvernements et ceux de nos voisins nord-américains auront à effectuer des choix.Des pressions environnementales de plus en plus fortes s’exerceront en vue de limiter les émissions de gaz à effet de serre, les émissions de SO2, de NOx et de particules atmosphériques.Les producteurs d énergie thermique auront à encourir des coûts de plus en plus élevés de mise aux normes à cet égard et certains ne pourront résister à la concurrence.(UICN).L hydroélectricité est plus efficace que ses concurrentes charbonnières, gazières et pétrolières, qui se caractérisent par une proportion de 55% à 65% de pertes en cours de production.L’industrie énergétique nucléaire nord-américaine est par ailleurs en déclin, tant aux Etats-Unis qu'en Ontario par exemple, qui a récemment du fermer temporairement ses principales centrales pour des motifs de sécurité.Enfin le gouvernement canadien s’est récemment joint aux États de l’Est des États-Unis dans leurs pressions Par sa capacité de production, son faible coût et sa valeur environnementale, 1 hydroélectricité québécoise est en voie de se tailler une place stratégique dans le marché nord-américain de l'énergie ?Changez = de Monde : ; .; TVS / Donnez un dernier bisou à la routine.Embarquement immédiat.Bienvenue à bord de TV5.Vous voilà dans les rues de Paris, Bruxelles, Genève ou Dakar.Cela fait du bien de sortir prendre l'air.chanGEZ deM o n d e 2 3 Action Canada‘France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE Un exemple de coordination INTERNATIONALE Meg International est une entreprise détenue à parts égales par Hydro Québec International et Gaz de France via sa filiale québécoise GDF Québec Inc.ACF : Quels sont vos premiers projets?Marc Boillot : MEG a hérité du projet de Gazmont lors de sa création dont elle Marc Boillot VPE et Chef des Opérations répond à nos questions ACF : Quelle est la mission de MEG International ?Marc Boillot : MEG International a été assure la supervision de 1 exploitation.Il s’agit d'une centrale électrique de 23 MW fonctionnant au biogaz et située dans le quartier St-Michel sur Montréal à proximité de la décharge publique.créée à l'automne 1997 pour développer et investir dans des projets de centrales thermiques, et de distribution de gaz.Elle est également impliquée dans des l’île de projets connexes, comme l’utilisation du gaz naturel pour des véhicules.Dans le domaine du gaz naturel, MEG développe un projet de réseau de stations de gaz naturel pour véhicules au Mexique.Ce projet consiste à convertir 1080 microbus (20 places) au gaz naturel et à implanter, puis opérer, des stations de compression pour livrer du gaz à ces microbus.Deux stations seront en opération dès l’automne prochain.Elles desserviront les lignes de microbus qui assurent le transport en commun de Mexico.Par ailleurs, MEG développe deux projets de cogénération (production combinée de vapeur et d électricité) au Mexique et en Nouvelle Angleterre.Le projet du Mexique se situe à Queretaro.Il s’agit d’une centrale de 180 MW et de 350 tonnes/heures de ACF : Quels territoires d’implantation visez-vous ?Marc Boillot : MEG saisit les opportunités qui lui sont présentées par ses actionnaires.Elle utilise le réseau d’affaires, les bureaux et les filiales de ses actionnaires pour identifier et soutenir les projets retenus.Dans le portefeuille de projets en développement se trouvent des projets en Asie (Vietnam, Chine), en Amérique Latine (Mexique), en Afrique (Côte d’ivoire) et en Amérique du Nord.La vocation de MEG est d’intervenir sur des projets rentables à travers le monde en s'appuyant sur des partenariats variés.vapeur qui doit répondre aux besoins des usines de Cela-nese (filiale de Hoechst) au Mexique et de General Motors.Grâce à la qualité de ces clients, ce projet fera l’objet d'un financement en recours limité.La mise en service de la centrale est prévue en juillet 2000.Hydro Québec International et le groupe Gaz de France conviennent ainsi de collaborer en tant que partenaires privilégiés sur les marchés internationaux.Sans qu’il s’agisse d'une relation exclusive, les deux entreprises s'engagent, chaque fois que cela est possible, à travailler conjointement à l’étranger.ACF : En résumé, quelles sont les ambitions de Meg?Marc Boillot : Hydro Québec est un leader du marché de l’électricité dans le monde.Le nom de Gaz de France est tout aussi réputé dans le secteur du gaz.L'objectif de Meg est de se faire reconnaître comme un acteur important dans le mouvement de convergence et d intégration des marchés de l’électricité et du gaz.MEG bénéficie de l expertise technique et du soutien financier de ses deux actionnaires pour réaliser cet objectif et se placer ainsi parmi les meilleurs au niveau mondial ?ACF : Quels sont vos avantages compétitifs ?Marc Boillot : MEG est une petite structure très flexible.Lorsqu'elle est saisie d'un projet, MEG peut très rapidement constituer une équipe et faire une client.Ce sont la souplesse et la réactivité qui caractérisent le fonctionnement de MEG.MEG dispose d’une équipe pluridisciplinaire avec une expertise reconnue dans les domaines techniques et financiers.Ce sont des atouts décisifs pour gagner à 1 international.offre à un y CLUB D‘ ÉLECTRICITÉ DU QUÉBEC 19 16 1 S B ÎFFCTRTOTTF DT T OtTF A J *5* s SS A m is k mk m m T\/ 2, 'A mm Y* L'< f iy 13 W- .% ______ .'¦ '* : I Représentatif de l’industrie Producteurs Entrepreneurs Installateurs Manufacturiers Concepteurs Autres F evue CHOC Site Internet : www.ceq.net Club d’électricité du Québec 2000, rue Mansfield, bureau 1406 Montréal (Québec) É3A 2Z7 Canada AU CŒUR DE L’INFORMATION Déjeuners-causeries Colloques Séminaires Mémoires Activités de réseautage Comités de travail ï ÉLÉPHONE : (514) 281-0615 élécopieur : (514) 281-7965 Ë-MAIL : ceq@total.net 2 6 Action Canada «France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE L’INGÉNIERIE: du conseil au global En ingénierie comme dans tous les domaines de l’activité économique, la capacité d’évoluer est la clé de la réussite.Les entreprises qui réussissent sont celles qui ont l’intelligence de prévoir les changements, la sagesse de les accepter et la souplesse voulue pour s’y adapter.en main afin de répondre à ce marché en croissance.L’industrie de 1 ingénierie-construction a connu de profonds changements au cours des dernières décennies.Ainsi les services Jacques Lamarre Président et chef de la direction, Groupe SNC-Lavalin Durant les années 1980, la qualité du financement des projets a pris de plus en plus d importance dans l’obtention de contrats de type clés en main.SNC-Lavalin a alors créé sa propre division res- d ingénierie pure qui représentaient les trois —— quarts du chiffre d’affaires de SNC-Lavalin en 1970 en re- présentent à peine 35 pour cent maintenant.Une tendance qui devrait se maintenir au cours des années qui viennent.Au Canada, du début du siècle jusqu’aux années 70, les services d ingénierie pure portaient principalement sur la construction d’infrastructures, d’installations industrielles ou de barrages.À partir des années 70, une certaine saturation a commencé à se manifester au Canada, alors qu'une nouvelle demande parvenait des pays qu'on disait alors en voie de développement et ce, non seulement pour des services d ingénierie, mais aussi pour des projets clés en main, la formule montante de l’époque.Contrairement à l’Europe et aux sont principalement les entreprises de construction qui ont évolué vers l’ingénierie-construction, ici, au Canada, ce sont surtout des firmes de génie-conseil qui se sont intéressées à ce nouveau marché prometteur: celui de la réalisation globale des projets.Cependant, les firmes canadiennes accusaient un certain retard par rapport aux entreprises françaises ou européennes; en effet, le Canada n’ayant pas de colonies, elles n’avaient pas été exposées à travailler en pays étranger.Or, c’est connu, I expérience passée constitue un élément-clé dans 1 obtention de nouveaux contrats.pensable du financement et des liens étroits avec les agences de crédit à 1 exportation des autres pays, les banques mondiales et les autres institutions de financement international.Plus récemment, avec la montée des BOOT (pour construction, propriété, opération, transfert), les entreprises d ingénierie-construction sont de plus en plus appelées à investir des capitaux propres dans les projets.SNC-Lavalin a donc créé une autre division spécialisée dans des prises •< d'équité » dans les projets.Elle compte déjà une vingtaine de ces « prises d'équité », dont I importance relative dans le capital du projet varie de 5 pour cent à 100 pour cent.L’approche de la société en matière d’investissement de capitaux propres favorise le regroupement de partenaires qui ont un intérêt dans la réalisation du projet, ce qu’on appelle, en anglais, des stakeholders.Ce sont le client, les fournisseurs, un partenaire financier local ou un partenaire technique, etc.Idéalement, même s'il peut y avoir des exceptions, l’investissement ne dépasse pas 20 pour cent du capital requis.L’objectif premier demeure encore d obtenir des contrats d’ingénierie-construction.Mais ces projets ne verront pas le jour si le financement n’en n’est pas assuré et si des capitaux n’y sont pas investis.Avec l’avènement des clés en main, les firmes d’ingénierie ont dû se transformer en entrepreneurs.Elles doivent maintenant devenir des copropriétaires-développeurs.Pour répondre à cette demande croissante de projets globaux appelés des ensembles, SNC-Lavalin a élaboré une stratégie d'affaires à trois volets.Le premier est de développer davantage de produits de classe mondiale, c’est-à-dire des secteurs d activités ou des domaines d expertise où la société est reconnue comme un leader à l’échelle internationale.Cet accroissement peut se faire soit pas acquisition, soit par développement interne.États-Unis, où ce De plus, elles exportaient alors presque exclusivement des services d ingénierie.Ces premiers contrats de services à l’étranger étaient financés par l’ACDI (Agence canadienne de développement international).Du côté de la SEE (la Société pour l’expansion des exportations canadiennes) le financement était beaucoup plus difficile à obtenir.À l’époque, la SEE n’aimait pas financer des contrats de services.Elle privilégiait plutôt les projets de type clés en main, qui incluaient la fourniture de produits manufacturés canadiens.SNC-Lavalin a dû rapidement ajuster son tir et développer des capacités dans le secteur des clés 27 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE tendance constitue une occasion unique, non seulement d’assainir les finances publiques, mais de développer ainsi une nouvelle industrie exportable, basée sur une expertise que nous détenons déjà, comme société.Il existe ici, dans le secteur public, tant municipal que provincial, une solide expertise reliée à ces domaines et qui, aUiée à l’expertise de SNC-Lavalin en gestion de projet, à ses capacités de financement et à sa solide connaissance du marché international, pourrait conduire au développement de nouveaux produits de classe mondiale.Refuser le changement, c'est refuser le progrès et c’est, à plus ou moins long terme, se condamner à disparaître.L’accepter, s'y adapter et en tirer parti constitue au contraire un moyen sûr de survivre et de croître ?Ilya d'excellents Ingénieurs partout dans le monde.Il est impensable de tenter d exporter des services d’ingénierie générale de basse technicité comme on le faisait dans les années 1960 et 1970.La très grande majorité des pays ont accès à ce type de services localement et tiennent à y avoir recours.Ce qu’il faut vendre, c’est une expertise technologique de très haut calibre.Seule l’excellence technique à un coût compétitif est garante d ’avenir.Le second élément de cette stratégie est un solide réseau international, bâti sur une période de 30 ans.Aujourd’hui, avec des bureaux permanents dans une trentaine de pays et des projets en cours dans une centaine, SNC-Lavalin est véritablement une entreprise internationale.Elle a développé des contacts et a acquis, au fil des ans, une bonne connaissance des coutumes et des mœurs locales.Cette profonde connaissance du marché internationale et cette présence dans presque toutes les régions du monde permet à la société de passer facilement d’un marché à l’autre, où la demande émerge.ER SOG Enfin, le troisième élément de la stratégie est la capacité de financer les projets.Cette capacité de trouver ce financement aux meilleures conditions Gestion et Nos activités ET SERVICES : est en effet devenu un facteur déterminant dans 1 obtention de grands contrats à l’étranger, un critère de sélection presque aussi important que 1 expertise technique.SERVICES • Gestion des énergies • Opération, entretien préventif et majeur des installations HVAC •Télégestion et gestion centralisée • Offres globales avec financement.ÉNERGÉTIQUES Comme en témoigne cette stratégie, entre le génie-conseil du début du siècle et l'ingénierie-construction globale telle que nous la pratiquons, il y un monde.La pratique de l'ingénierie a été modelée par les formidables changements qui ont marqué le 20e siècle.Et, à l’aube du 21e siècle, d’autres changements sont à prévoir.Un autre mouvement se dessine en effet, ici et ailleurs dans le monde, qui viendra transformer les relations entre l’État et l'entreprise et ajouter un autre volet à la pratique de l'ingénierie-construction : la privatisation, les concessions, les partenariats publics-privés et toute autre forme d impartition.Cette À l'écoute et au service des clients avec des garanties de résultats 555, boul.René-Lévesque Ouest suite 1560, Montréal (Québec) H2Z 1B1 Tél.: (514) 396-5555 Fax: (514) 396-6555 sogener@sogener.com I 'énergie marcher Nous : pour affaires.avons faire vos Grandir.Prospérer.Développer.Ensemble.En proposant les tarifs les plus concurrentiels, en développant de nouveaux produits et services, nous nous assurons de mettre notre expertise au service de nos clients et de nos actionnaires.Car notre énergie, comme le progrès, ne vaut que si elle est partagée.À travers alliances et partenariats, cette énergie nouvelle qu'est la nôtre est avant tout la vôtre.C'est là notre raison d'être.www.hydroquebec.com Hydro VX^ Québec Une énergie nouvelle Aujourd’hui nous entreprenons la plus grande, la plus belle et la plus difficile conquête au monde, la vôtre.r ! Air France.Gagner Je cœur du monde.s à / S é m / V w m li K Tl a * ! 3 0 Action Canada «France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE TRANSÉNERGIE, y UN RESEAU CONTINENTAL AC F : Que/ est le rôle de TransÉnergie ?Jacques Régis : TransÉnergie est la velle division d Hydro-Québec, responsable des activités de transport de l’électricité.Notre rôle consiste à desservir la totalité des besoins québécois et des marchés de gros au Québec et hors-Québec, à assurer la Habilité du réseau de transport sous la juridiction de la Régie de l'énergie en conformité avec les normes nord-américaines, telles qu elles ont été définies par les organismes réglementaires — la Federal Energy Regulatory Commission (FERC), le Northeast Power Coordinating Council (NPCC) et le North American Electric Reliability Council (NERC).Nous avons aussi à développer de nouveaux produits et services visant à rendre compétitif le transport d’électricité sur les réseaux interconnectés du Nord-Est américain.En fait, dorénavant, il faut voir le transport non plus comme une activité de la chaîne client-fournisseur dans une entreprise intégrée, mais bien comme un domaine d’affaires qui se développera selon les besoins du marché.Jacques Régis : Tant du côté américain que canadien, je ne crois pas exagérer en disant que nous vivons une ère de profonds changements.En fait, depuis qu'Hydro-Québec a décidé de devenir un joueur majeur sur le marché de gros, le transport constitue l’un des éléments clés de la stratégie de pénétration de ce marché.Par ailleurs, depuis le 1er mai 1997, TransÉnergie permet l'accès de son réseau à tous les producteurs d’électricité accrédités.Autrement dit, les producteurs québécois peuvent utiliser notre réseau pour exporter leur production hors Québec, le transit-export, tandis que les fournisseurs externes y transitent leur énergie pour la vendre au Québec, le transit-import, ou pour l'acheminer à des clients situés à 1 extérieur du Québec, le transit interréseaux.Nous devons aussi offrir une tarification intégrée pour le marché québécois et de point-à-point principalement pour les exportations.Par ailleurs, nous devons faire preuve de transparence et garantir qu'aucun client ne bénéficie de privilèges.Nous avons donc mis en place un système OASIS (Open Access Same Time Information System), accessible par Internet, et par lequel les entreprises accréditées peuvent s’informer de nos prix et de la disponibilité de la capacité sur le réseau ainsi qu acheter du transit sur simple réservation.Le processus d’accréditation consiste à évaluer la situation financière des entreprises qui font une demande de service de transport à Hydro-Québec et à nous assurer qu’elles sont en mesure de nous accorder la réciprocité sur leur réseau.Finalement, nous devons nous conformer désormais aux critères et aux normes des organismes réglementaires qui régissent le marché du transport nord-américain : la FERC (qui établit la réglementation pour le commerce de gros de 1 électricité aux États-Unis), le NPCC et le NERC (qui promouvoient la fiabilité et l’efficacité du service de transport de l’électricité).Jacques Régis Président de TransÉnergie nou- ACF : Pourquoi Hydro-Québec a-t-elle créé cette division?Jacques Régis : Dans le cadre de l'ouverture du marché de l’énergie aux États-Unis, Hydro-Québec a séparé l’activité transport des autres activités de l’entreprise et nous a conféré, le 1er mai 1997, le statut de division.Cette séparation fonctionnelle était nécessaire car, pour profiter du marché voisin, nous devions nous conformer aux règles de réciprocité qui régissent le marché continental de l’énergie et démontrer que TransÉnergie peut offrir accès non discriminatoire à tous ses clients, qu’ils soient producteurs d'électricité indépendants ou unités d’affaires d Hydro-Québec.Depuis, TransÉnergie ne participe plus aux activités de gestion des autres groupes d Hydro-Québec, soit Services énergétiques, Production et Distribution.Elle demeure cependant une unité d'affaires d Hydro-Québec et doit répondre de ses résultats auprès d’un comité directeur présidé par André Caillé, le président-directeur général d Hydro-Québec.un ACF : Quels sont les défis inhérents à ce nouveau contexte d’affaires?Jacques Régis : Tous les gens d’affaires connaissent la réponse : il faut offrir le meilleur produit au meilleur prix.Cette équation constitue le premier facteur de réussite dans un contexte de forte concurrence.Afin de relever ce nous nous sommes fixé trois objectifs stratégiques : ACF : Dans quelle mesure le marché du transport a-t-il dû se restructurer pour faire face à l’ouverture du marché de l’énergie aux États-Unis ?défi, 3 I Action Canada‘France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE En premier lieu, noiui positionner comme un transporteur fiable Au début des années 90, nous avons développé un programme d’amélioration de la fiabilité du réseau.Ce programme, qui a nécessité des investissements de l'ordre de 1,2 milliard de dollars, se caractérise principalement par l’ajout d'équipements majeurs de compensation du réseau et d'automatismes.Maintenant, notre principal effort consiste à renforcer la totalité du réseau pour les besoins de la pointe de 1998-1999.En temps normal, TransÉnergie investit annuellement 400 millions de dollars canadiens pour assurer l’entretien et la pérennité de son réseau.En raison des événements de janvier dernier, nous comptons investir environ 1,2 milliard de plus au cours des trois prochaines années dans cette opération de renforcement.TRANSÉNERGIE EN BREF.• 3 200 employés permanents • 635 postes de transformation • 30 447 km de lignes de 49 à 735 kV • Des interconnexions avec les réseaux voisins totalisant 5 500 MW • Un actif de 16 milliards de dollars canadiens et des revenus de l’ordre de 2,5 milliards • Un budget de fonctionnement de 700 millions de dollars par an • L’un des réseaux les plus étendus en Amérique du Nord, qui permet de vendre l’électricité même à des marchés situés à une distance de 900 à I 300 km des centrales hydroélectriques • Un réseau qui, à l’heure actuelle, a la capacité d'acheminer annuellement environ 200 TWh sans qu'aucun investissement supplémentaire ne soit requis.Cette capacité permet d’intégrer la production des projets déjà approuvés comme Sainte-Marguerite-3.Par ailleurs, les projets envisagés tels Churchill Falls (phase II), le développement de nouvelles interconnexions, les boucles de renforcement du réseau annoncées à la suite de la tempête de verglas de janvier dernier, et bien sûr la consolidation du réseau vont nécessiter des investissements additionnels.Ensuite, améliorer notre compétitivité Comme nous vendons non pas de l’énergie, mais du transit d’électricité, c’est-à-dire de l’espace sur notre réseau, notre priorité consiste à optimiser le facteur d'utilisation du réseau par des tiers.À l’heure actuelle, notre principal client est le groupe Services énergétiques d’Hydro-Québec et il utilise notre réseau pour le transit de sa production, qui sert à satisfaire la demande interne du Québec et aux contrats d’exportation à long terme.Ces transactions parviennent à couvrir la majorité des coûts de service de TransÉnergie.Toutes les autres ventes sont faites à court terme et constituent des revenus complémentaires.Parmi nos clients accrédités, on compte Mac Laren, Vermont Public Power Supply Authority, Williams Energy et Constallation Power Source.Enfin, développer Us axes de transit selon les besoins des marchés Notre réseau de transport couvre le territoire québécois avec plus de 30 000 km de lignes.Nous devons dorénavant nous concentrer sur les axes de transit interconnectés directement au réseau du Québec afin d’augmenter le facteur d’utilisation et d offrir des trajets complets jusqu’aux points de livraison, que ce soit dans les États américains du Nord-Est, I Ontario ou les Maritimes.Ainsi nous examinons la possibilité de développer le potentiel de l’axe de transport de l’une de nos filiales, la Société de transmission électrique de Cedars Rapides.Cette filiale détient et exploite une ligne de transport d’énergie électrique qui débute à la centrale des Cèdres et traverse la province de 1 Ontario pour se rendre jusqu’à un point d interconnexion à la frontière américaine ?OLSY Transit International Itée OGIIVY RENAULT TOUTES DESTINATIONS: EUROPE, CANADA, USA DÉMÉNAGEMENTS FRANCE-CANADA • Votre déménagement à la carte • Formalités de douane, assurance • Transport aérien - maritime • Groupages commerciaux (Départ hebdomadaire) • Déménagement exclusif en conteneur privé • Transport de véhicules en conteneur LA MEILLEURE GARANTIE POUR LA SÉCURITÉ DE VOS BIENS PAR LE SPÉCIALISTE DU DÉMÉNAGEMENT AVOCATS Montréal Ottawa Québec Toronto Londres 1981, av.McGill College, Bureau 1100 Montréal (Québec) H3A 301 Tél.: (514) 847-4747 Téléc.: (514) 286-5474 www.ogilvyrenault.com info@ogilvyrenault.com ¦^©r3 Tel.: 364-1020 Fax : 364-5782 Swabey Ogilvy Renault Agents de brevets et de marques de commerce _____Montréal Ottawa Québec Toronto____ : SYNERGIE ! L'expertise de Coopers & Lybrand/Laliberté Lanctôt consiste à aider des sociétés à analyser et à évaluer les changements qui surviennent autour d'elles, à les prévoir et à y faire face en mettant au point des stratégies gagnantes.Nos experts en énergie offrent à nos clients nationaux et internationaux des services de résolution de problèmes et de planification stratégique axés sur les marchés et fondés sur une combinaison unique de vision, de compréhension des secteurs, des marchés et des réglementations.Notre but est de favoriser la réussite de nos clients en les aidant à atteindre leurs objectifs : ; s& a# il ' BJV m * Pi.- rr> a ¦ y , a m 1 [I A > Coopers & Lybrand Laliberté Lanctôt Montréal Le Windsor 1170, rue Peel Montréal (Québec) Canada H3B 4T2 Tél.: (514) 876-1500 Téléc.: (514) 876-1502 Québec 900, bout.René-Lévesque Est bureau 500 Québec (Québec) Canada G1R 2B5 Tél.: (418)522-7001 Téléc.: (418)522-5663 i Comptables agréés / conseillers en management Site internet : www.ca.coopers.com 33 Action Canada «France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE La production privée d électricité DANS LE CONTEXTE ÉNERGÉTIQUE ACTUEL AU QUÉBEC La production privée d’électricité s’est largement développée à travers le monde depuis plusieurs décennies et en particulier dans les pays industrialisés.Généralement considérée comme marginale dans le bilan énergétique global, la production d’électricité privée n’en représente pas moins un outil efficace de développement régional.Elle est un moyen propre et économique de contribuer à la satisfaction des besoins énergétiques actuels.nomique durable et d’efficacité énergétique, et d Hydro-Québec qui avait des besoins en énergie et en puissance à combler dans Les Gouvernements ont favorisé le développement de cette industrie grâce aux nombreuses vertus qui lui sont généralement reconnues dont : • Les faibles impacts environnementaux; • Les importantes retombées économiques et la création de milliers d'emplois dans les régions; • La diversité géographique qui est un facteur de stabilité du réseau ; • La modularité et la rapidité de mise en œuvre permettant un ajustement plus fin de l'offre à la demande; • La valeur patrimoniale de sites abandonnés et réhabilités.Les projets hydroélectriques sont les plus répandus, mais maintenant la cogénération à base de biomasse ainsi que les unités de production utilisant la valeur calorifique des biogaz des déchets urbains, se développent rapidement, sans oublier l’énergie éolienne qui a le « vent en poupe » dans certains pays européens et dans quelques états des Etats-Unis.Au Québec, cette industrie a tardé à prendre son envol à cause de la priorité donnée au développement de 1 énorme potentiel des grands projets hydroélectriques du Nord à des coûts très compétitils.Elle n'y a fait son apparition qu'en 1987.Depuis, les acteurs de cette industrie ont démontré qu’ils étaient en mesure de développer une capacité de production non négligeable de façon efficace, rapide et avantageuse pour la société québécoise en général et Hydro-Québec en particulier.La production privée est née de la volonté conjointe du Gouvernement du Québec, de créer une nouvelle activité pour rencontrer ses objectifs de développement éco- Jacky Cerceau Président, Hydromega Énergie inc.des délais très courts.La politique d’achat d électricité privée, lancée par Hydro-Québec en 1987, a été complétée par la mise sur pied d'un programme gouvernemental de petites centrales hydroélectriques en 1990 qui avait pour but la mise en valeur de la ressource hydraulique du domaine public à des fins de production hydroélectrique sur des sites de capacité inférieure à 25 MW.État de la situation ACTUELLE AU QUÉBEC En 1994, la révision à la baisse des prévisions de la demande d électricité a donné un coup de frein brutal à 1 expansion de cette industrie et l’objectif initial de 760 MW fut réduit sensiblement.Néanmoins, parmi tous les projets retenus dans le cadre de 1APR91 et du programme gouvernemental, 52 projets ont été réalisés et sont actuellement en exploitation et 20 autres sont en voie d’entrer en exploitation d ici I an 2000 (Voir tableaux 1 et 2).Ces projets représentent 489 MW de puissance souscrite et plus d'un milliard de dollars d investissement.Tous, sauf un, sont des projets d énergie renouvelable d’une capacité totale de 459 MW.Bien que cette capacité ne représente que 1,4% de la capacité totale disponible du réseau d Hydro-Québec (35 000 MW), il faut souligner la contribution positive de la production indépendante dans le bilan énergétique du Québec.En elfet, celle-ci pourrait à I avenir satisfaire une t .G, r La centrale SM-1 sur la rivière Ste-Marguerite.Une réhabilitation réussie. 3 4 Action Canada «France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE - PROJETS D’ÉNERGIE RENOUVELABLE ET AU GAZ NATUREL TABLEAU En négociation TOTAL En exploitation En construction En projet Type 3 S3 Production hydroélectrique Biomasse forestière Valorisation des déchets Energie éolienne Cogénération au gaz naturel 45 2 3 I II 5 I 4 2 I 5 2 2 I 3 I 1 5 TOTAL: 53 9 73 6 TABLEAU 2 - PUISSANCE SOUSCRITE DES PROJETS EN MW Type En exploitation En projet En construction En négociation TOTAL Production hydroélectrique Biomasse forestière Valorisation des déchets Energie éolienne Cogénération au gaz naturel 168,7 19,0 16,3 2,6 206,6 67,9 20,0 56,0 25,0 168,9 26,7 10,1 4,5 41,3 40,5 2,1 42,6 30 30 TOTAL: 293,3 49,1 I 17,3 29,7 489,4 partie importante de la croissance de la demande interne estimée à 1.5%/an, soit un peu plus de 500 MW/an.Le moratoire décrété en 1994 sur la production privée a été mis à profit par les autorités gouvernementales pour susciter une vaste réflexion nationale sur l'avenir énergétique.Un large consensus s’est dégagé du débat sur l'énergie qui a suivi en faveur de la production indépendante.La table de consultation qui a piloté les débats, concluait entre autres que les projets d'éoliennes, de petites centrales hydrauliques et de cogénération à la biomasse avaient des impacts environnementaux faibles et avaient leur place pour satisfaire les besoins près des teurs.sistes en énergie à 1 extérieur de la Province.Hydro-Québec a la capacité de vendre dans ces conditions sur les marchés déréglementés de la Nouvelle-Angleterre, cela est beaucoup moins évident pour les producteurs privés du Québec.En effet, ceux-ci se trouvent confrontés à un prix de marché relativement bas et à des frais de transit de leur énergie sur les différents réseaux à traverser qui sont pour le moment très élevés.L’abondance d’énergie dans le Nord-Est américain, conduit actuellement les acteurs de ce marché à échanger de l’électricité sur une base à court terme.Dans ce contexte, il semble plus difficile de conclure des contrats de vente à long terme.Les producteurs qui voudront agir dans ce marché, devront développer leurs moyens de production avec des mises de fonds propres beaucoup plus importantes qu’auparavant à moins qu'ils disposent d’installations déjà financièrement amorties.consomma- L'émergence de cette nouvelle industrie aura donc permis à de nombreux entrepreneurs québécois d’acquérir un savoir-faire spécifique exportable.Déjà plusieurs d’entre eux sont actifs dans des pays d’Amérique Latine et d’Asie du Sud-Est où la forte croissance économique et la libération des marchés de l’énergie ont créé des opportunités d'affaires attrayantes.' L’avenir de la production privée Le recours à la production privée semble à nouveau incontournable dans le futur pour assurer la croissance de l’offre prévue par Hydro-Ouébec.En effet, son plan stratégique prévoit que 8 TWh (8 milliards de kWh) de nouvelles productions devront être disponibles à partir de 2002.Dans un délai aussi court, peu de grands projets hydroélectriques peuvent être mis en œuvre.En revanche, [’entreprise privée peut relever le défi comme elle l’a fait au début de la décennie.Il y a encore un potentiel hydraulique estimé entre 500 et 800 MW de sites de moins de 50 MW à développer, ainsi qu un potentiel éolien très prometteur* ¦ Les effets de la déréglementation L’ouverture des marchés en Amérique du Nord, dans le mouvement général de déréglementation de la production et de la distribution d’électricité, va créer des opportunités d affaires pour les producteurs privés qui sauront tirer partie des changements profonds qui s’annoncent.Le Québec s’est adaptée partiellement à cette nouvelle situation en permettant à Hydro-Québec et à tout autre producteur du Québec de vendre leur électricité aux gros- ¦ 3 5 Action Canada 'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE Le nouveau cadre réglementaire au Québec La mission de la Régie de l’énergie La Régie de l’énergie est un organisme de régulation économique dont la mission consiste à favoriser la satisfaction des besoins énergétiques des consommateurs québécois, dans une perspective de développement durable, en tenant compte des préoccupations économiques, sociales et environnementales, tout en assurant le développement ordonné et rentable de l'industrie énergétique au Québec.Jean A.Guérin À cette fin, la Régie fixe les tarifs et les conditions de service des distributeurs de Président de la Régie de l’Energie cité, des entreprises gazières et pétrolières, de participation entre des sociétés d’électri- ¦ dans le but d’offrir aux clients des services multiénergies répondant à l'ensemble de leurs besoins.Ces diverses étapes de la déréglementation dans le domaine de l’énergie aux Etats-Unis ont eu des répercussions directes sur l’industrie au Canada.Dans le cas du pétrole, depuis 1985, le commerce canadien évolue selon les prix internationaux et la vente des produits pétroliers se fait en général dans un marché libre aux prix dictés par les forces du marché.Dans le secteur du gaz naturel, la libéralisation de la production et du commerce s’est produite à partir de 1985.Cette déréglementation a eu pour effet de faire baisser substantiellement le prix de la marchandise.Elle a aussi permis au consommateur de choisir entre une multitude de fournisseurs.Cependant, les activités de transport et de distribution sont demeurées assujetties à la réglementation, afin d’éviter le dédoublement des infrastructures.Quant au secteur de l'électricité, il subit lui aussi les effets de 1 ouverture des marchés.En effet, pour avoir accès à l’immense marché que représente le commerce américain de l'électricité, les provinces canadiennes doivent offrir une certaine forme de réciprocité aux entreprises américaines afin qu'elles bénéficient de conditions équivalentes à celles dont souhaitent se prévaloir les entreprises canadiennes aux états-Unis.gaz naturel et d électricité tout en privilé- - giant le libre jeu des forces du marché et l’adoption de mesures incitatives permettant d améliorer la performance des distributeurs et la satisfaction des besoins des consom- mateurs.Elle exerce également un pouvoir de surveillance sur les prix des produits pétroliers et de la vapeur.Enfin, la Régie approuve les contrats d’achat, d’échange et d’exportation d’électricité.Elle fixe également les tarifs et conditions de service applicables au transport de l’électricité, élément essentiel à la participation au marché déréglementé de l’électricité dans le Nord-Est américain.Le contexte nord-américain Aux Etats-Unis, la libéralisation du marché du gaz naturel s’est amorcée en 1978.Elle s’est terminée en 1993, par la libéralisation complète des prix à la tête de puits.Dans le domaine du pétrole, le gouvernement américain a commencé à déréglementer les prix à la fin des années 70.Pour ce qui est de l'électricité, l'ouverture des marchés de gros est, à toutes fins utiles, complétée depuis 1 adoption des ordonnances 888 et 889 de la Federal Energy Regulatory Commission (FERC).L'électricité est de plus en plus considérée comme une « commodité », qui obéit aux mêmes lois du marché que toute autre marchandise, que ce soit le grain, le pétrole ou le gaz naturel.En fait, il se produit aujourd'hui, dans l’industrie de l’électricité, ce qui s est produit il y a quelques années dans I industrie du gaz naturel.Maintenant que toutes les formes d’énergie sont déréglementées, ou en voie de 1 être, on assiste de plus en plus à une convergence entre elles, plus particuliérement entre le gaz et l’électricité.Ainsi, le mouvement de libéralisation a donné lieu, dans certains cas, à des fusions et à des prises Le plan d’action de la Régie de l’énergie pour 1998 L’entrée en vigueur, le 11 février 1998, d articles-clés de la Loi sur la Régie de l’énergie et l'adoption de ses régies de procédure par le gouvernement ont permis à celle-ci d entreprendre l’examen de demandes et 1 audition de causes portant, notamment, sur l’électricité et les produits pétroliers 3 6 Action Canada «France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE À l'intérieur d’un délai de six mois suivant l’entrée en vigueur, le 11 février 1998, du premier paragraphe de l'article 167 de la Loi, la Régie devra, sur proposition d’Hydro-Québec, donner son avis au gouvernement sur les modalités d établissement et d implantation des tarifs de fourniture d électricité.Toujours dans le domaine de la tarification, la mise en vigueur prochaine du Chapitre IV de la Loi permettra à la Régie d’entamer dès le printemps 1998 les travaux relatifs à la détermination des tarils de transport et de distribution.À l’automne 1998, la Régie entreprendra l’établissement de la base de tarification de la distribution de l’électricité ainsi que la séparation des activités réglementées des activités non réglementées.Avec l’entrée en vigueur de l'article 59 de la Loi, le 11 février 1998, la Régie déterminera annuellement et appréciera l'opportunité d inclure un montant, par litre, au titre des coûts d exploitation que doit supporter un détaillant en essence ou en carburant diesel.La Régie pourra établir des montants différents selon des régions qu elle détermine.Les coûts d exploitation sont les coûts nécessaires et raisonnables pour faire le commerce au détail d’essence ou de carburant diesel de manière efficace.La Régie prévoit donner son avis, dès le printemps 1998, suite à une demande relative à l’énergie éolienne que lui a transmise le ministre d’état des Ressources naturelles, le 8 décembre dernier.En effet, comme le mentionne la politique énergétique québécoise, le gouvernement souhaite que la Régie de l’énergie autorise Hydro-Québec à prévoir une quote-part d énergie éolienne dans son plan de ressources afin de diversifier ses sources d approvisionnement.sources (P1R), dont le mandat est de faire le point avec les principaux intervenants du secteur énergétique sur ce que devrait contenir un plan de ressources, et sur les modalités d’application de la planification intégrée des ressources dans le contexte québécois.Dès l’automne 1998, la Régie pourra ainsi être en mesure de préparer un règlement déterminant la forme, la teneur et la périodicité du plan de ressources des distributeurs de gaz naturel et d'Hydro-Québec.La Régie tiendra des audiences publiques sur les demandes tarifaires de SCGM en deux phases au cours de l'année 1998, soit la Phase 1, portant sur les principes tarifaires, incluant des mesures et mécanismes incitatifs, en avril, et la Phase II, portant sur la fixation des tarifs, en juin.La Régie prévoit également entendre SCGM sur ses projets d investissements, le cas échéant, et se pencher sur la fermeture de ses livres de l’exercice 1996-97, en début d’année.Enfin, la Régie prévoit tenir une audience publique sur la cause tarifaire de Gazifére à la fin de l’été et rendre une décision à I automne 1998, pour l’entrée en vigueur de la grille tarifaire le 1er octobre.La Régie prévoit également entendre Gazifére sur ses projets d investissements, le cas échéant, et se pencher sur la fermeture des livres de l’exercice 1997-98, à la fin de l’année 1998» cam in CORPORATION DE CHAUFFAGE URBAIN DE MONTRÉAL Pourquoi vous préoccuper de la chaufferie ?L’avis de la Régie portera sur les modalités de mise en oeuvre de cette quote-part, notamment en ce qui concerne la taille et le prix d’achat socialement acceptable, tout en s’assurant que la taille de la quote-part soit suffisamment Importante pour permettre le développement d’une industrie québécoise de fabrication des équipements éoliens.L'article 72 de la Loi stipule qu’Hydro-Québec et les distributeurs de gaz naturel doivent soumettre à la Régie pour approbation un plan de ressources proposant des stratégies pour réaliser l’équilibre entre l’offre et la demande de l’énergie qu’ils distribuent par des moyens agissant tant sur l’offre que sur la demande, en tenant compte des préoccupations économiques, sociales et environnementales ainsi que des risques découlant des choix des sources d approvisionnement qui lui sont propres.La Régie compte constituer prochainement un groupe de travail sur la planification intégrée des res- m W.j i 1 e Amjiez-la à des experts.\ C’est notre métier! \ , mmm.Baaeam.mwAJlw m [lïïEiiTa 0 m 37 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE LE PARI DE L’ÉNERGIE GAZIÈRE La table est mise.Toutes les conditions idéales pour la croissance de l’industrie gazière sont réunies et le début du nouveau millénaire devrait donner lieu à une croissance marquée de cette industrie à l’échelle mondiale.En Amérique du Nord, et plus particulièrement dans le nord-est américain, la concurrence s'annonce particulièrement vive, notamment à cause des objectifs exigeants que se sont fixés les pays au Sommet de Kyoto.droélectricité.Ainsi, le gaz naturel occupe actuellement 16 % du marché de l’énergie au Québec, comparativement à 38 % en Ontario et 30 % pour l’ensemble du Canada.Malgré une situation de concurrence difficile, Gaz Métropolitain, qui célèbre cette année son 40e anniversaire, s’est imposée comme un acteur important dans le développement de l’économie québécoise.Elle dessert 97 % du territoire industrialisé et son réseau atteint 8 000 kilomètres, transportant 97 % du gaz naturel livré au Québec.Les Québécois sont de grands consommateurs d énergie ; cela est dû bien sûr à notre climat mais aussi à notre niveau de développement économique et à l’exploitation de nos nombreuses ressources naturelles.Des industries comme l'aluminerie et les pâtes et papiers requièrent en effet beaucoup d’énergie.En proposant des programmes innovateurs, Gaz Métropolitain est devenu un partenaire clé des entreprises québécoises et contribue à l essor des industries exportatrices en leur offrant de l’énergie à un prix compétitif.Ces initiatives ont permis d assurer une pénétration massive du gaz naturel dans les secteurs industriels et commerciaux.Au Québec, l’objectif de Gaz Métropolitain est donc de consolider son réseau et d’aller chercher de nouvelles clientèles, notamment dans le secteur résidentiel où le gaz naturel ne détient que 8 % du marché.La grande majorité des Québécois se chauffent à 1 électricité, une situation pratiquement unique au monde.Gaz Métropolitain est déterminée à prendre sa place dans ce secteur, notamment par le biais des marchés de la nouvelle construction et des systèmes de chauffage qui arrivent à maturité.Les conséquences de la tempête de pluie vergla-çante qui a frappé les Québécois en janvier 1998 ont fait ressortir la nécessité pour le Québec de diversifier ses sources d énergie.Cette épreuve a vivement fait sentir à plusieurs 1 importance de ne pas dépendre d'une seule Déréglementation, fusions et acquisitions, convergence des sources d énergie, recherche croissante d'efficacité, le paysage énergétique nord-américain se modifie radicalement et ces modifications favorisent la croissance de l'énergie gazière.Le défi de 1 industrie sera de profiter pleinement de ces conditions propices pour intensifier son développement, tout en demeurant concurrentielle face aux autres sources d’énergie.Ainsi, à l’instar des autres services publics, les entreprises gazières se doivent de penser globalement pour profiter des nouveaux débouchés, tout en renforçant leur présence locale de façon à protéger leur marché traditionnel.Robert Tessier Président, Gaz Métropolitain C’est le défi que doit relever Gaz Métropolitain, principal distributeur gazier au Québec et l’un des dix plus importants distributeurs gaziers en Amérique du Nord.Son réseau étant presque à maturité dans les secteurs industriels, il lui faut désormais accentuer sa pénétration du marché résidentiel québécois et se tourner vers les nombreuses occasions de développement qui s offrent ailleurs dans le nord-est de 1 Amérique du Nord.L’entreprise se prépare depuis des années en vue de ces enjeux.Le moment est venu de passer à l’action.Avec un nouvel actionnariat composé de Hvdro-Québec et de 1PL Énergie Inc.qui viennent se joindre à Gaz de France, Gaz Métropolitain est prête à faire face au changement qui s’amorce sur le marché de l’énergie.À l’heure de la globalisation et de la convergence des sources d énergie, les meilleurs alliés stratégiques sont ceux qui apportent des ressources considérables et complémentaires et qui sont en position de générer de nouvelles occasions d’affaires.Le cas du Québec Bien qu elle ait connu une croissance soutenue, I industrie gazière québécoise s’est développée dans l’ombre de l’hy- 3 8 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE ment.En développant ses liens ouest-est, est-ouest et nord-sud, Gaz Métropolitain sera en mesure de diversifier ses sources d'approvisionnement et de maintenir une pression à la baisse sur le coût de la ressource.d'énergie et de mieux équilibrer le bilan énergétique québécois.Dans la foulée de ces événements, le développement d’équipements gaziers autonomes devient une priorité.source Les services complémentaires, tels I impartition ou la gestion énergétique de centres commerciaux, d'hôpitaux et d’hôtels, représentent aussi une voie de croissance intéressante à explorer pour Gaz Métropolitain.Les préoccupations environnementales : UNE CONJONCTURE FAVORABLE POUR L’INDUSTRIE GAZIÈRE Les pressions exercées sur le secteur de l'énergie par les nouvelles ententes pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre favorisent la croissance de l'industrie gazière.En effet, si les préoccupations environnementales ont longtemps été reléguées au deuxième plan, l’accord de Kyoto et les engagements pris par les différents pays participants les ont fait passer en tête de liste des priorités.Pour l’industrie du gaz naturel, cela signifie un bassin d opportunités importantes.Comme le gaz naturel est le plus propre des combustibles fossiles, il est reconnu par les environne-mentalistes comme l’énergie de transition vers le développement durable.Kyoto confirme que cette période de transition est commencée et il n’en tient qu’à nous d’en profiter.L’ouverture des marchés ET LES OCCASIONS D’AFFAIRES Si les défis de Gaz Métropolitain au Québec sont grands, ses ambitions à 1 extérieur du territoire québécois le sont tout aussi.Gaz Métropolitain est déjà présente en Nouvelle-Angleterre en tant que propriétaire de Northern New England Gas Corporation (NNEG), elle-même propriétaire de Vermont Gas Systems (VGS), le distributeur gazier du Vermont.Avec son partenaire Gazoduc Trans Québec & Maritimes Inc.(Gazoduc TQM), le plus important transporteur de gaz naturel au Québec, Gaz Métropolitain a décidé de profiter de la popularité croissante du gaz naturel aux Etats-Unis et du fait que plusieurs régions du nord-est du pays ne sont pas encore reliées à des réseaux de gaz naturel pour proposer le prolongement du réseau de transport de gaz naturel de Gazoduc TQM vers le Portland Natural Gas Transportation System (PNGTS).La construction de ce gazoduc permettrait de relier Lachenaie, près de Montréal, jusqu'à Portland (Maine) et Boston (Massachusetts).Gaz Métropolitain consolidera ainsi sa position parmi les chefs de file de I industrie du gaz naturel en Amérique du Nord.Les autorités réglementaires des États-Unis ont déjà approuvé la portion américaine du gazoduc et les approbations canadiennes sont attendues au printemps 1998.Selon les prévisions, la construction devrait être complétée cette année.L’industrie gazière jouit d’un autre avantage concurrentiel indéniable : son leadership dans le développement de technologies énergétiques efficaces, économiques et répondant aux préoccupations environnementales.Dans cette optique, Gaz Métropolitain a conclu des alliances avec quelques-unes des plus importantes entreprises gazières aux États-Unis, en Europe et en Asie.Une de ces alliances, qui s’avère particulièrement fructueuse, est la collaboration avec Gaz de France qui a suscité la création du Centre des technologies du gaz naturel (CTGN), situé à Boucherville, en banlieue de Montréal.Le CTGN est un incubateur de technologies gazières qui sont, par la suite, commercialisées en collaboration avec des entreprises locales et internationales.Les technologies qui y sont développées, en plus d’être efficaces et économiques, contribuent à réduire les émissions dans l’atmosphère.Diversifier les sources d'approvisionnement représente également une condition essentielle pour permettre à I industrie gazière québécoise de profiter des débouchés sur le marché du nord-est de l’Amérique du Nord.Le gaz naturel distribué actuellement par Gaz Métropolitain provient du bassin sédimentaire de l’Ouest canadien, une situation délicate puisque le Québec est situé à 1 extrémité du réseau gazier canadien, sans débouché en aval.Les réserves de gaz naturel découvertes au large de l’île de Sables en Nouvelle-Écosse seront bientôt exploitées et pourront approvisionner le nord-est de I Amérique du Nord.Gaz Métropolitain travaille présentement à se raccorder à ces réserves afin de renforcer son approvisionne- Le gaz naturel : l’énergie d’aujourd’hui L’abondance du gaz naturel, son prix stable et compétitif, 1 efficacité énergétique des équipements gaziers et la performance environnementale de ce combustible fossile font qu’il est depuis longtemps considéré comme une source d’avenir par Gaz Métropolitain.L’avenir commence aujourd’hui et l’industrie gazière québécoise entend tout mettre en oeuvre pour profiter des nouvelles opportunités de marché et devenir un phare de référence dans le secteur énergétique nord-américain ?_ 3 9 Action Canada*France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE EDF DANS LE MARCHÉ EUROPÉEN DE L’ÉLECTRICITÉ L’adoption formelle, le 19 décembre 1996, de la directive «concernant les règles communes pour le marché intérieur de l'électricité» marque la fin d’un débat communautaire remarquable à plus d’un titre.L’accord obtenu est le résultat d’une négociation qui a duré près de dix ans et s’insère dans un mouvement profond, mondial et européen, en faveur de la libéralisation économique.Toutes les parties concernées ont pu s’exprimer et faire part de leurs réflexions à propos d’un secteur sensible et stratégique.ment abordés.L'orientation initiale de la Pour la première lois depuis 1957, c’est à l’occasion de ces discussions que la notion de service public a été placée au centre du débat communautaire; il est important de souligner que ce sont les électriciens qui l’ont concrètement introduit sur la scène européenne.La France a choisi la voie consistant à trouver un équilibre entre les avantages de la concurrence et un certain nombre d aspects ne pouvant être remis en question: la sécurité des approvisionnements du pays, l’implication des pouvoirs publics dans la préparation de l’avenir collectif et l'accès pour tous à une électricité bon marché.Béatrice Mérat PEE de Montréal Commission comportait la suppression des monopoles de production et de transport de 1 électricité avec une libéralisation marquée de la distri- bution.Elle s’est prononcée en faveur de la suppression du monopole de construction de lignes.Le gestionnaire du réseau de transport, face aux producteurs et aux consommateurs, devrait pouvoir offrir à des tiers l'accès à ses infrastructures, moyennant une juste rémunération.La proposition française DE CONCURRENCE À LA PRODUCTION ET LA NOTION D'ACHETEUR UNIQUE Dès 1993, tout en se préparant à une éventuelle évolution de son système électrique, le gouvernement Lançais souligne 1 importance de concilier concurrence, efficacité économique et service public.Pour les partisans du service public, la théorie du « monopole naturel » justifie la situation monopolistique du réseau de transport.En effet, un réseau géré par un opérateur unique est idéal pour éviter la redondance des investissements, pour veiller à 1 équilibre à long terme de l'offre et de la demande, et pour assurer au mieux le dispatching de l’énergie produite.Les évolutions des industries de réseaux Les industries de réseaux (télécommunications, transport, électricité, gaz, etc) sont marquées, depuis une quinzaine d’années, par de fortes évolutions : privatisations, morcellements, suppressions de monopoles et présence de nouveaux acteurs.Ces évolutions peuvent être regroupées sous le terme de « libéralisation » dans le sens où des rigidités sont supprimées, notamment par la limitation des monopoles et l’introduction d'une certaine concurrence.Lorsque l’Acte Unique Européen entre en vigueur 1er juillet 1987, l'énergie figure parmi les secteurs que le processus d’intégration communautaire n'a pas véritable- Expertise + expérience Partager pour mieux réussir Grâce à son réseau, notre équipe de professionnels du Québec est en mesure de vous orienter dans vos décisions à l’échelle locale ou internationale.Nous avons 447 bureaux répartis dans 118 pays pour vous offrir expertise + expérience ! Price Waterhouse Comptables agréés, conseillers en gestion ¦ 4 0 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE contrôlée du marché de l’électricité.Le point de départ de l’ouverture est représenté par la consommation globale dans la Communauté des consommateurs finaux utilisant plus de 40 GWh par an.Leur part de consommation sert à calculer le pourcentage du marché qui doit être ouvert à la concurrence.Une ouverture supplémentaire est prévue en deux étapes : trois ans après l'entrée en vigueur de la directive, le seuil de consommation annuelle retenue comme base de calcul passera de 40 GWh à 20 GWh; après une nouvelle période de trois ans, il sera réduit à 9 GWh.C'est sur la base de ces considérations que la France a proposé, en septembre 1994, que la concurrence entre producteurs s'exerce non pas directement auprès des consommateurs mais auprès de l’entreprise chargée de l'approvisionnement en électricité de chaque zone en France).Ce concept appelé système de l'acheteur unique impliquait que les consommateurs ne soient pas autorisés à choisir leur fournisseur d’électricité.Dans les propositions françaises de 1994, il s’agissait d’un mode d'organisation et de fonctionnement du système électrique.Dans la directive de 1996, 1 acheteur unique est devenu une modalité d’accès au réseau.A la même époque, tous les États admettaient le principe de l’ouverture du marché européen de l’électricité.Les États les plus libéraux acceptèrent lidée que des limites soient fixées à cette ouverture pour des raisons liées à la notion de service public, elle-même en relation avec la sécurité d approvisionnement du pays concerné et la gestion à long terme des systèmes électriques.(soit EDF L’application de la directive en France Le délai laissé aux États- membres pour la transposition de la directive dans les droits nationaux est de deux années.Compte-tenu de la date de parution de la directive au Journal Officiel des Communautés, l’échéance mène au 19 février 1999.Pour la France, cela signifie que d’ici au sur 1 électricité et le gaz devra être révisée.En pratique, c’est donc à cette date que les premiers consommateurs éligibles seront reconnus.Le seuil de 40 GWh conduira la France accorder le statut de «clients éligibles » à quelque 400 entreprises énergivores représentant environ 25% de la consommation nationale.Trois ans après 1 officialisation de la directive, c’est à dire au début de l’an 2000, le seuil de 20 GWh amènera la France à reconnaître environ 800 clients éligibles représentant 28% de la consommation nationale.En 2003, le seuil de 9 GWh amènera l'éligibilité d’environ 3000 clients, soit un peu plus de 30% de la consommation nationale.19 février 1999, la loi de 1946 Les dispositions de la directive La directive européenne prévoit une ouverture limitée et Dém énagez- vous OUTRE-MER?INTERMOVE La place d’EDF dans le nouveau contexte EDF restera un opérateur intégré, présent et dominant en matière de production, transport et distribution d électricité.Cependant, les moyens de production d’EDF seront mis en concurrence avec les moyens des producteurs indépendants.INTERMOVE CANADA (1992) LTÉE TRANSPORTEURS ET DÉMÉNAGEURS INTERNATIONNAUX Spécialiste DES DÉMÉNAGEMENTS INTERNATIONAUX ET DE L'ENTREPOSAGE Fondé en 1939.Établissement privé mixte, membre du réseau international des établissements scolaires français a 1 étranger (AEFE).Programmes français avec compléments québécois.Pré maternelle et maternelle primaire, secondaire, collégial % £ S % 683-1071 2 X 1-800-874-1071 CylA/ADA P R É M A TE R N E LLE , MATERNELLE ET PRIMAIRE 4700, rue Fulton, Montréal H3W 1T9 (514) 735-6570 ou (514) 735-6679 Secondaire et collégial 4635, Chemin Queen Mary, Montréal H3W 1W3 (514) 737-1177 Télécopieur: (514) 735-6579 m fil # IATA Site internet : www.maricde france.qc.ca AGENT DE FRET 4 I Action Canada ‘France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE par EDF, et celles ayant vocation à être supportées par l’ensemble des acteurs.En tant que gestionnaire unique du réseau de transport, EDF, loin d'assurer de simples fonctions de prestataire de services de transport, jouera un rôle essentiel pour que l'offre satisfasse la demande : • d’une part à court terme, en assurant la fonction de « dispatching » aux niveaux national et régional ; • d’autre part à long terme, en fournissant aux pouvoirs publics des éléments utiles pour la préparation des appels d’offres, conformément à la possibilité prévue par la directive pour l’acheteur unique-gestionnaire du réseau de transport.La distribution est assurée en France par EDF et quelque 140 entreprises non nationalisées, chaque distributeur bénéficiant d'un monopole local sur la base d’une concession accordée par la commune.Cette organisation de la distribution restera inchangée.EDF occupe une place importante dans le marché européen et mondial de l’électricité.C’est la plus grande entreprise électrique au monde, avec 15% de sa production destinée aux marchés étrangers, c’est également le plus grand exportateur d électricité au monde.La libéralisation devrait conforter les exportations françaises ainsi que la possibilité pour EDF d'investir dans des activités énergétiques à l’étranger sans se voir opposer 1 impossibilité de la création de nouvelles activités en France.Le maintien du service public et les tarifs Les avantages du service public seront maintenus pour tous les particuliers et les grands consommateurs industriels qui choisiront de ne pas utiliser leur statut de consommateurs éligibles et donc, de ne pas recourir à l’électricité produite par les indépendants.Pour tous ces clients, il y aura donc : • accès à l'électricité quelle que soit leur localisation ; • fourniture d’énergie par EDF ou par un des quelque 140 distributeurs locaux ; • sécurité d approvisionnement; • préréquation géographique des tarifs.Le besoin de régulation, DE CONTRÔLE ET D'ARBITRAGE Le développement de la concurrence fait naître des besoins nouveaux de régulation, de contrôle et d arbitrage.Nombreuses sont les dispositions qui mentionnent l’intervention de l’État pour veiller au respect de la directive, définir les obligations de service public, choisir les formules d’accès au réseau, régler les litiges avec les producteurs indépendants et plus généralement, pour éviter tout abus de position dominante au détriment des consommateurs ou des concurrents.Malgré tout, la flexibilité offerte par la directive permet à chaque État de définir sa propre solution, en fonction des caractéristiques de sa production et de ses besoins, dans la respect des bases de son organisation institutionnelle ?En ce concerne EDF, le passage au futur système français est préparé par le nouveau contrat d entreprise, l’État pour la période 1997- conclu en avril 1997 avec 2000.Ce document évoque notamment ; • la baisse du niveau général des tarifs, qui est permise par divers facteurs et correspond à une « mise sous tension » de l’entreprise avant I arrivée de la concurrence (il s’agit d’une baisse de 13,3%) ; • la réforme de la structure horo- * * * * saisonnière des tarifs ; une tarification adaptée au développement d’une concurrence loyale et effective sera mise en place ; • le traitement d autres problèmes tarifaires importants, notamment la définition d'un cadre adapté pour les relations contractuelles entre EDF et les clients éligibles; • le financement des charges correspondant aux obligations de service public.Parmi ces charges, il conviendra de définir celles qui continueront d'être légitimement supportées Sodexho Marriott SERVICES Restauration et services pour les entreprises et les administrations, les établissements d'enseignement, de soins de santé et les sites éloignés.Sodexho Marriott Québec Itée 774, rue Saint-Paul Ouest - Montréal - Québec - H3C IMS tél.: (514) 866 5561 - fax: (514) 866 0198 Sodexho Marriott Services Canada Ltd 3350 South Service Road - Burlington - Ontario - L7N 3M6 tél.: (905) 632 8592 - fax: (905) 681 3021 "Marriott" est une marque déposée de Marriott International inc., utilisée : . 4 2 Action Canada'France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE "Pif MT'fM In 1983, Jacques Plante, Vice President of Société Québécoise d’initiatives Pétrolières (SOQUIP) and Dennis Sharp, President of CS Resources Management Inc.commenced an intellectual pursuit of horizontal technologies as a means to dramatically improve the economic recovery of hydrocarbons from Canada’s western Sedimentary Basin.Dennis A.Sharp CS Resources Management Inc.Access to this outstanding institution was an important initial building block for CS Resources.Using capital provided by Mr.Sharp, DCC Equities and a group of Montreal investors, CS Resources commenced drilling its first horizontal well in January 1988 at Pelican Lake, Alberta, a property acquired from Gulf Canada Resources.At this juncture, the Company doubled in size with the addition of a second employee, a drilling engineer who was seconded from IFP to supervise the horizontal drilling operations.In addition to the Pelican Lake property, the Company acquired an interest in the Winter field in Saskatchewan.By the end of 1988, CS Resources had drilled 10 horizontal wells, resulting in the Company being the second most active horizontal well operator in the world.The Company became publicly traded in 1989.From these very modest beginnings, CS Resources continued to expand its operations throughout Alberta and Saskatchewan demonstrating the tremendous economic benefits which could be achieved utilizing innovative horizontal well technologies.was apparent that Institut Français du Pétrole (IFP), France's national petroleum research and development centre, was one of the organizations most advanced in developing innovative technologies for the drilling and completion ol horizontal wells.A subsidiary company of IFP, Horwell, S.A., was retained to assist in the assessment of the applicability of horizontal wells to improve recoveries in several crude oil reservoirs in western Canada, one of which was By 1984, it the Winter field in Saskatchewan.Throughout this evaluation period, most industry observers remained skeptical that horizontal well technology was sufficiently advanced to represent an economically viable new drilling and production technology.Notwithstanding reasonable expectations, the collapse of oil prices in 1986, forced SOOUIP to withdraw from the project and undertake the disposal of its western Canada crude oil and natural gas assets.CS Resources Ltd., which had been incorporated in 1984 specifically to pursue opportunities to implement horizontal technologies, approached IFP in February 1987 with a proposal to "marry" French horizontal well technology with North American business practice.Although CS Resources was a private company with Mr.Sharp as its only full time employee, the proposal stimulated interest and an Agreement in Principle was reached in October 1987.CS Resources would have an exclusive License Agreement to implement IFP’s horizontal well technologies in Canada.IFP was established in 1944 to provide research and development support to France’s petroleum industry.With a current staff of 1800, many of whom are professionals, IFP is now one of the world's most prestigious advanced degree granting institutions and is a recognized leader in innovative research for both the upstream and downstream sectors of the petroleum industry.— Lette & Associés A vocats Agents de Marques Montréal : H3B 1P9 615, Boul.René-Lévesque ouest Tél.: (514) 871-3838 Fax : (514) 876-4217 20, Queen Street West Tél.: (416) 971-4848 Fax : (416) 971-4849 Toronto : M5H 1T1 Paris • Ottawa • Genève • Rome 43 Action Canada*France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE was successful in acquiring the Company on a friendly basis for $540 million in July and has subsequently integrated CS Resources into its own operations.Pan Canadian is expected to continue the aggressive development of the CS Resources’ heavy oil and bitumen resources, as Pan Canadian pursues its stated objective of becoming Canada's largest producer of crude oil.Was the marriage of CS Resources and IFP successful ?From the perspective of CS Resources shareholders, the answer is a resounding yes.From IFP’s perspective, there have been many benefits, both technical and financial, and a repeat performance may be in order as discussions are ongoing amongst the principals regarding a new international marriage.Mr.Dennis A.Sharp, P.Eng., the founder, Chairman and CEO of CS Resources, was recently appointed Chairman and CEO of United Tri-Star Resources Ltd ?As CS Resources grew, the relationship between IFP and the Company also expanded as the original Licence Agreement was amended to include all IFP technologies on a non-exclusive basis.The combination of North American business practice and French technology was proving to be a very successful business alliance.In its continuing pursuit of better and innovative technologies, CS Resources and Sperry-Sun Canada jointly developed the Lateral Tie-Back System (LTBS), which enables the drilling of a series of horizontal wells from a single horizontal or vertical well creating a drainage architecture with complete well-bore integrity.This patented and environmentally sound LTBS technology, designed originally for Pelican Lake, is now being utilized in a variety of reservoirs throughout the world, including the North Sea and the Middle East.In recognition of the importance of technology to improving the economic recovery of hydrocarbons, CS Resources was at the forefront in utilizing horizontal wells to thermally enhance the recovery of heavy oil from conventional reservoirs in Alberta and Saskatchewan and bitumen from Canada's vast oil sands.Working closely with IFP, the Company became a recognized leader in successtully applying Steam Assisted Gravity Drainage (SAGD) technologies in its heavy oil fields in Saskat-chewan.The next challenge is Christina Lake in the Athabasca oil sands and plans for a 100,000 barrel per day facility are well advanced.With an increased awareness of the Company's growing asset base and the intellectual strength ot its technical personnel, CS Resources became the focus of a hostile takeover by Gulf Canada Resources in June 1997.However, PanCanadian Petroleum Limited, a subsidiary of Canadian Pacific La maîtrise des Intangibles LEGER ROBIC RICHARD Avocats Agents de brevets et marques Protection des droits de propriété intellectuelle ROBIC -> - ; x\ A cj.t-; \ v .i uts 55 St-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 3X2 Téléphone : 98ROBIC Fax: (514) 845 7874 4 4 Action Canada‘France I" trimestre 1998 LES NOUVEAUX MARCHÉS DE L’ÉNERGIE La gestion des énergies et le génie climatique: Offrir du confort et des économies plutôt que de l’énergie Créée en 1996 conjointement par Gaz Métropolitain et COFATHEC (filiale de Gaz de France), SOGENER se spécialise dans la gestion des énergies et dans l’opération d’installations thermiques et électro-mécaniques.SOGENER offre aux clients des secteurs public et privés non pas de l’énergie brute mais des solutions globales avec garanties de résultats à long terme.Patrice Cocquerel Sogener gestionnaires prennent en compte l'ensemble des coûts directs et indirects liés à la production et à la distribution de l’énergie ther- Les nouveaux besoins DES CONSOMMATEURS D'ÉNERGIE Qu’ils s’agissent d entreprises industrielles, de gestionnaires d’édifices à bureaux ou encore d’institutions publiques comme les hôpitaux, les organisations n'ont d'autre choix que de recentrer leur focus et leurs activités sur leur métier de base afin de demeurer concurrentielles.Cette logique implacable s’applique également à la production d’énergie que ce soit pour des procédés industriels ou encore pour chauffer ou climatiser des locaux.Ainsi, comme l’explique Patrice Cocquerel, président de Sogener: «Ce que veulent de nod jourd led gedtionnaired d’édi-ficed, c’edt une réponde adaptée et fiable à la hauteur ded attented de confort de leurd locatalred, et ce au meilleur coût.C’edt pour cela qu ’ild choldlddent de plud en plud de confier l'opération et la maintenance de leurd équipementd à ded dpécialidted qui dont en medure d’optimiser led équipementd et d’acheter l’énergie au meilleur coût tout en red pédant ded réglementatumd environnementales de plud en plud severed ».mique dans un édifice ».Pour répondre adéquatement aux situations spécifiques, Sogener peut de plus s’appuyer sur l'expertise complémentaire de ses sociétés-sœurs, qu'il s’agisse de la Corporation de Chauffage Urbain de Montréal, spécialisée dans les réseaux de distribution thermique, ou encore sur 1 expérience des filiales européennes de COFATHEC dans les domaines de la gestion centralisée de I énergie et du génie climatique.Un potentiel d’économies réalisables Deux exemples illustrent la pertinence de cette approche et démontrent le potentiel d économies réalisables.Une étude effectuée par Sogener pour un grand hôtel du centre-ville de Montréal a montré qu'il était possible de réduire les coûts annuels d’énergie et d'opération de 35% tout en augmentant le niveau de confort des clients de l'hôtel ! Un système ingénieux de pompes à chaleur associées à un circuit de distribution d’eau permettrait d’optimiser le chauffage et la climatisation des chambres: grâce à un tel design, l’énergie exigée pour satisfaire les besoins de climatisation d'une chambre située sur la façade sud pourrait simultanémment servir à chauffer une chambre située sur la façade nord, et ce à n’importe quel moment de l’année.Une autre étude a permis d établir qu’un important édifice à bureaux pourrait bénéficier d économies annuelles de 25% sur ses factures d électricité, de gaz et sur ses coûts d’opération grâce à l'installation de systèmes d automatisme appropriés sur les équipements de traitement de l'air (chauffage, climatisation) et à la simplification du design de ces équipements.C’est avec des approches novatrices de ce type que SOGENER entend devenir un partenaire précieux pour les gestionnaires soucieux de réduire leur facture énergétique globale tout en améliorant le niveau de confort de leurs locataires ?Des réponses adaptées Sogener a été créée afin d'offrir aux consommateurs d énergie des réponses adaptées à ces nouvelles exigences.Sogener se distingue par son approche globale depuis l'étude du profil de consommation du client, le choix des technologies et des équipements à privilégier jusqu’à la prise en charge de 1 opération et de la maintenance des équipements pour le compte du client.Cette relation se situe généralement dans le cadre d'un contrat d’exploitation à long terme.Sogener peut également proposer à ses clients de louer, voire même de racheter leur centrale de production thermique, et d’y investir à leur place pour en améliorer l’efficacité.De plus, comme cela se pratique couramment en Europe, cette prise en charge s’accompagne de garanties de performance sur le confort (température ambiante et degré d’humidité) et sur les coûts annuels d opération.Selon Patrice Cocquerel: «C’est cet engagement de résultats à moyen et long terme qui rend nos solutions particulièrement intéressantes.Les bénéfices sont évidents dès lors que les 4 5 Action Canada*France 4' trimestre 1997 INFOS d’affaires Opportunités Le Service aux Entreprises de la Chambre de Commerce Française au Canada vous propose les opportunités suivantes : 5/ ÉTABLISSEMENTS LASSENNE 1/ COVIMAG Fabricant de tubes électroniques à vide Basée à Brive, COVIMAG est une société spécialisée dans la fabrication de composants à vide et de ma-gnétrons.Son président, Patrick Pertzborn, recherche des clients directs utilisant ses produits.Par ailleurs, il souhaite initier un partenariat avec un centre de recherche ou une société afin de développer et/ou fabriquer de nouveaux tubes électroniques ou composants connexes.I h Fabricant de chaussons de danse.Pierre Lassenne, Président, désire trouver des distributeurs importateurs pour ses chaussons de danse classique, danse de caractère et danse de salon.iiC£- asjrùtasiBiiw il 6/ ARTISANAL LIMOGES mM Fabricant d’articles de décoration en porcelaine, peints à la main.Joseph Oliveira, Dill recteur, recherche des I 2/ DOMAINE DE SAINT ELOI
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