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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
vendredi 1 décembre 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1899-12, Collections de BAnQ.

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[" I -1» I 17e ANNEE No 23 Heo£3 IfjTÉKÊTS Çanadi\u2019ens & Français Paraissant lei & le 15 de chaque mois F K A N c F \\j.ossements : l'ii an.10 fr.[.es Annonco* ot Réclames sont reçues au Bureau «lu Journal.A ks.la Ii-'ii.1 franc.R\tMBS,\t\u2014 .2 \u2014 1\tÜIVKRS, \u2014 .3 \u2014 Directeur: PAUL FABRE\tCANADA Auonnkmknts ; Un an\t $ 2 HI ltKAl \\ IO, Une «le Home, ÎO, PA1US\tAdresse télégraphique: STAD AGON A* P ARIS \t'I'«* 1 «*p li «» il e : 2 1 S.OU ommissariat-général du Canada à aris, 10, Rue de Rome (au pre-n r étage, à droite).Adresse télégraphique : Stada-c ;a-Paris.Téléphone : 218-03.SOMMAIRE Jo .Hec ron Fa < nation Canadienne.Arthi n HriEs.i.î.'-inadieiis à Paris.J\\eni ksXIkuvilu:.K< » :«.* Littéraire.H.F lu nations.1 lliéàtres.Ih\\\\ Caiuonvn.A J JOUR LE JOUR Vu cours d\u2019une intéressante et instinctive étude, publiée par l'excellente , La Ré foi me Sociale, sur le * i iplement de la Tunisie par les pu ans français \", M.J.Saurin formule ce axiome à l usage des apôtres de la nisation et de leurs disciples : Les ,l, y es qui sc ruinent / ni Um faxv ! o,i Ut tient partout des e\\< té,us.F ureuseinent : ils ruinerai nt le pays av« eux.i fuilliblement aussi, après 1 chec, retournent contie lent pa sdori-é!i\tu d adopt ion, qu ils acciistuu d avoir !' »nnu leur dévouement, on F* - nobles elForts, par ignorum:-.u- > ^ lois du dévouement, ou in tte n ôon coupable.Ou encore, pour n'avoir Pas* au cours de sa politique generale, tenu compte de ce petit lait, si troublé en son exécution, si considérable en sa conception idéale, auxquels ils ont pris part, et ne lui avoir pas assuré place suffisante dans le développement des choses.Ainsi les voit-on s en prendre à l\u2019état de leur pays, à l\u2019état de l\u2019Europe aussi, à l\u2019état du monde même.Ils retrouvent à point dans le passé un personnage quelconque, Sully ou Colbert, par exemple, qui les aurait mieux compris et secondé que leur temps.Jamais, il ne leur vient à la pensée, comme aux autres, que c est leur faute propre si l\u2019œuvre a échoue.Ils sont dévoués, mais nullement modestes, cro-yez-le bien.Ils ne songent point un seul instant à se demander, si, par impossible, leur incapacité n\u2019a pas nui à leur générosité, si trop d\u2019orgueil et de confiance n\u2019a pas gêné leur action effective, si l\u2019élan n\u2019a pas débordé l\u2019objet et dépassé le but, si un peu de sens pratique n\u2019eut pas mieux fait l'affaire.Si on le pouvait, il faudrait, dès le début, les soumettre à la sage règle, à la discipline sévère d\u2019un ordre religieux qui maintiendrait leur dévouement dans de justes bornes et trouverait à leur zèle un emploi suffisant.C\u2019est ce qu\u2019ont fait autrefois les ordres religieux pour la colonisation du Canada.Ils ont retenu, dirigé les beaux zèles, et ils les ont rendu utiles en les modérant.Sans cette précaution, ces ardeurs eussent dévoré l\u2019espace et se fussent éteintes ensuite d'elles-mêmes.L\u2019apothéose des apôtres de la colonisation est née d\u2019une fausse impression rétrospective.On prête aux anciens colonisateurs des visées excessives ; on leur met à tous des ailes pour voler, vers les sphères éternelles.Ils ont réussi, parce que, tout en contemplant le ciel, ils ne perdaient pas de vue la terre \u2014 la terre qu il fallait conquérir.S\u2019ils n\u2019avaient été que des apôtres, terrestrement ils n\u2019auraient accompli qu\u2019une partie de leur œuvre.D'autre part, lorsqu\u2019on reproche aux religieux d\u2019avoir travaillé pour ce monde, en même temps que pour le ciel, on dit une sottise.Ce n\u2019est pas, en tous cas, à nous profanes, à le leur reprocher.Quand on bouscule les missionnaires pour avoir été guidés, parfois par l'intérêt, c\u2019est précisément le côté de leur mission qui nous touche de plus près qu\u2019on attaque.Prosaïquement, mais justement, M.Saurin dit : î .\u2019intérêt e>t le grand mobile de toutes les actions fui mai nés.Hommes et capitaux n\u2019auraient-ils aucun intérêt a venir en Tunisie, nous perd rions notre temps en cherchant a les persuader.C\u2019est la loi de notre époque, c\u2019est la loi de toutes les époques.Il y a des gens, \u2014 apôtres ou héros\u2014 qui se font bravement tuer pour la patrie ; il n\u2019y en a pas qui cultivent la terre, ou font des opérations de commerce par patriotisme.lit M.Saurin ajoute excellemment, et je prends la liberté d\u2019approprier son texte au Canada : Si, au contraire, l\u2019intérêt particulier s'unit a l\u2019intérêt de la patrie, des milliers et de> milliers d\u2019hommes agissent aussitôt.C\u2019est bien le cas pour l\u2019œuvre du peuplement françaisau Canada.Des milliers de paysans de France, petits pro-prélaires, journaliers, métayers ou garçons de ferme,ont intérêtà s\u2019établir dans ce pays comme maîtres-valets ou métayers.Les capitalistes ont PAKIS TAN U)A intérêt \\\t\u2022 'tor lie* terres a bon marché, > ].j.;u -value, pour les morceler en fermes mm lises.Ma s v .clic/ les Latins l\u2019impassibilité b < n est jamais de longue duree.\\\t: >m île son étude, le sympathique\tncier redevient lui-même, il redt \\\t: T nis-mèmes.Après avoir pose au d, \u2018-ut d irement cet axiome par trop 1 ;« stable : * L\u2019intérêt est K grand nu-1 di actions humaines \", il retou u.> anteis, s'attendrit, s'élève, appel\t.sec \"ars Saint Louis et Saint A ce; \u2019 de Paul, pour recruter ses colon* \u2022 A Coi'îi! ü , dit-il, c' - Saint La roi de France, m\t.a i - l'humilité; a I unis, ee>t S t \\ mi' le 1 1 «pii subit t utes les horret; ¦< i «\u2022.-\u2022-clavage.\\ Beja, a Mateur, ce s i « > o x.à buis piani< s sur les tombes - bats morts durant l\u2019expédition.Pauvres\tFrance, nous ne permettrons pas < j u\tr.ait tî .* inutile et n\u2019ait servi qu\\» an\ti \u2022 .nie nom \\ u , lus grand , ¦\t' - J t t Las.Avec r in> de solennité et d émotion, ».tr le- cncon-'t mees présentes sont autres et q Amérique n\u2019est point l'Afrique te»- brûlante, concluons qu\u2019il serait lac h .vraiment que la terre découve te Jacques Cartier et colonisée ]).u Ci a.¦ tin, n\u2019eut pas sa part du cou ng< i t \u2019 colons que solicite la Lu ni sic.Hector FABkL CÜLOJîSATION CANADIENNE l ue v*.«> ii » ii t * * s les ambitions converger v« i seul et unique but \u2022 c n\u2019i p.iq m cam.Le culte le \" c\t' /.*n i « < d\u2019émulation d «ns les \u2019il i a- ** d « société.Des Yankees r « fr- tg-fanii nond se rendent «m Franco, d\u2019abor 1 peu \\ I.* a ?un simple voyage, c r \u2022 voyage d . PARIS-CANADA 3 tl , séjour prolongé, A tel point qu\u2019il s\u2019est iltli à Paris line véritable colonie am'*ri-in>\u2018 qui y est comme en permanence et 'v \u2022nouvelle ,'i tour de rôle, tous les deux h f \"i su ns.A leur retour dans leurs loyer -\\mêricains, qui ont appris la langue ; i lise presque à Légal des Français .111 n ones, « | h i se sont infusé son gèn « ,>1, T-dessus tout, une v \u2022ritnhle ad'orfion .\u2019esprit français.semblent n\u2019avoir rien t * a cœur que de le propager sur la te natale, lis y convient leurs concile s de vingt manières plus ou inoin , nf.es et.suites!ive ; dont i\u2019ilij- cüU-\u2022puis quelques années a taire inviter rivains êminentsde Franco a donner ni ne .(\u2022*\u2022> sui la littérature t'ran-1 -v tnt l\u2019auditoire nombreux et choisi i a vcrsit'*s américaines, Cette initia-J\ttendue, qui ! tit vo i la re : I a i qua- upiesse des \\IJi* ru a Iis a se pi.,ei t \u2022 \u2022s genres de u tui e' 1 u: d 1.u ü i des mesquines pia¦.-¦niions, mit o-a ou autres, qui poin t o-eo g»*nor, à un lonnê, l\u2019es \"i r lu n- h- celte cni-eine à ré il \u2018ch r sur piogi s - La ii-tvane, le P» novomi»-; MM.Kdmond et Loren/->»je \\ vers, Philipp- Hebert, docteur J.I)f eari\u201c, doct- ur K.Peltier, doMeur R, La Rue, d \u2022\u2022\u2022tour Lemieux, douteur Si-Georges docteur A H .os, o;! vieur O.Normandin, docteur Letour-ii au, n eteurI.aeerie.do\u2019leur H.Lasnier, doc-ir A.F.Mercier, F i.Richard, L.Th.Dubé, A.J.A ai,* ,'li.Dion.IL Fabien, 0.Soulière, R.11.Monte uoery, J G.Mackenzie, docteur F.d( Ma tigny, etc,, etc.\u2022 /\u2022< prochaines réuni ns sent fixées aux i-Midis 7 (\t21 doc< mbre .i 8 h.1 J, tu café Procope, 13, t ue de l\u2019Aucienne-Coinèdie .L s (.ma lo*ns et amis lu Canada sont cor- les.; Jacqli> mi:i;ville.HEVI E LITTÉHAIRE Claude Paysan, par le docteur Choquette, 111 u s tre par Led ne.M le docteur Choquette tient, nous avons loué le premier ouvrage, Les Rihauds, nous en otlV-* tut s-r-m î.Claude Paysan.plus ampl¦*, plus achevé aussi.Le style est excellent, il avait peu à gagner, étant i ja ferme, souple, brillant; mais l\u2019art du romancier ne s\u2019acquiert pas en un jour, et chaque œuvre nouvelle, pour qui est né pour la Fiction, le fortifie et le complète.Claude Paysan est une œuvre, sinon supérieure, dans tous les cas plus développée et considérable que Les Rihauds.Il a fallu pour la concevoir et la mènera bonne lin plus de maîtrise, une première habitude de taire mom ur ies personnages au sein d\u2019une action h .-a conduite.Cette lois, je von irais m\u2019attacher à louer en particulier !\u2022\u2022 r dent descriptif qui perce en M.dhoqiDui-* ; et cela d\u2019autant puis volonté*»» qu ch icproduisant ici des croquis tie nature canadienne, je rentre dans le rôle de ce journal, qui est de mieux taire connaître le Canada.Voici une description à laquelle je ne reprocherais qu\u2019une teinte générale un peu sombre.Il faut se défendre contre l\u2019habi- tude contemporaine do p ondre i - hoses en noir, surtout chez nous où il n\u2019y pas de mint*;- peu ou paint de uv\t-u s.Le soleil, le ciel bien et profon\tneige blanche, doivem éclairer nos tableaux, comme ils éclair- ni nos chan t.tleu-vos e* nos montagnes.Pour.pi donc sera-ce en vain que ianatui u\u2019c ouvert sous n ;¦ aucut pr.q.\u2022\t\u2022\u2022irgir sous nos yeux aucun vole n ?Laissons les t iat.es sombres aux ri' 1 n- ; vaux, se cou die en vagu< .r 'u ;\t' ¦¦-ddes aux flots près: *s lu :-*i( t\teus les brises de l'ouest.« Le sable de-s b tu me s Aire .\u2022 ne sur le fer; tout i *s d r -te c ' la \u2022 irn avant de 'entrouvrir sous la neiith -\t: \u2022 bles- sure qui le déchire sans merci.« Au bout du champ, l\u2019attelag ?un instant suspendu, pivote ur lui-nu n Fl uide d'un effort vigoureux de ses lu.- u tourne la charrue dont il replonge le > u luisant pour ouvrir un autr sillon, et nouveau le sol tranché se penche, se r n v.se, s\u2019abat eu laissant voir toutes les rac feuilles tombées.« Cela sei 1 était déjà très touchant.« Partout, le temps y avait déposé sa rouille, mais une rouille «le surface seulement qui ne mordait point la charpente, comme si la petite église soutenait une lutte sourde où elle n\u2019aurait pas encore eu le dessous; et, à l\u2019extérieur, les pierres polies de ses murs, les plombs «le son toit, avaient pris une teinture rou Lf.HAVR PAR\u2019S A !m ni-t .ti is IH* I lies el 6, rne Auber.»* lltIM, H ti V3îS% M-iU -\u2019k OKU «\u201cIl Î PAR LES PAQUEBOTS F.a Touraine\u2014 La Chamba^ne \u2014 La Bretagne \u2014 La ni die.r OUI VAUDEVILLE - 8 h 1,2.- Le Faubourg VARIÉTÉS- 8 U 1 - \u2014 La Hell ¦ II «Mène.RENAISSANCE S h 12 \u2014 Martha, cm /étais Ru La 1?lié e.01) ron.PORTE-SAINT-MARTIN \u2014 8 U- \u2014 La Dame de Mon, -reau.PALAIS-R\"YAL -* h- I\"\" CHATELET.- s h.GA Tb -81» 1;*2 -AME\u2019GU- 8h 1 NOUVEAUTÉS- - N a\\ in.3C U F F E S - P Ar I IE N S CL U N Y - 8 li.- I DÉJAZET - 8 h l; THÉÂTRE ANTO\u2019NE La A ni' IM ic rs mi s i i > s v u ; ms ni u \\\\ ici.i; i ni: \\ i \\\\ - % or L\u2019Elu des Femm-Pinson t\u2019rusoé Mous (in tair.s au C ' Cartouche.1 -2.\u2014 La Dame le h spê dal /voitures de luxe i \u2022\u2022«* fa n , à la disposition «l- bar, \u2022 b 11, ts de to.lott* est m s, elia-jae somaii \\ew'-York elles eomluit direeteiueut :\u2022< \u2022 un -de 1 Eure, a lVinharcadore des pa ju\u2019bots.\u2014 Les .u tarif des l.'hemms de l\u2019Ouest.Les |.a?s iir- rs allant ,1 \u2022 N \\\\ York a Puis, trouveron uni les e,».luiront, eux et leurs |, «^a_r -s.i 1 ou u de d* cliakesj piemeu LIGNE LU HAVRE ET DE BOnDEAUX PAUILLAC A NEW KORK man ha.idi>c Depart Vu 1 L i G N E DES ANTILLES LIGNE DE LA MEDITERRAh Roger la Desservant - La Guadeloi i*k, La M vunxiyt K.^ uni !-; Lin i .îkim- a .8 ai n r- liiOM \\s.L- d: ro ;io i.\u2019I 1 Cura, Lk Mkxiqie, Lks Hi yanks, la \\ i:m:/u LA, La Colombie, (\u2019EN IKK-A.MKKlQl B Kl l.E !\u2019\\ !i \u2022 u i ATHÉN: E - \u2014 8 h.I \\ \u2014 L'Ai - pleure «e THÉÂTRE SAR^H-BERNHARDT ( \\-N\tm*).- c annuelle.NOUVEAU-THÉATRE \u2014 8 h -Tristan THÉÂTRE MAGUERA- - ' b.\u2014 1 res d Dessci rant « )R \\\\ l\u2019illI.IPPKVIUI Dizkrtl ( \u2018ld i.» Djîdjklli Ajacc SPECTACLES DIVERS MAISON SPECIALE1.ic i HECOAIMAN : Maison HENRIETTE Concert CASINO DE PARIS- - 8 h.vane, I a LA CIGALE - 8 h.l 2.-FOLI1S-MARIGNY (« l.amj, TRÉTEAU DE T A B A FIN \u2022 \u2014 La h m \u2018tu Mon te.NOUVEAU-CIRQUE \u2014 s I* ! 2 \u2014 Ev 1 m-¦_>ô pierres.OLYMPIA - 8 1».i 2.\u2014 bpeeta le v irié.FOLIES-BEF.GÈ E- - 8 h 1|2.- Spectacle varié.BA-TA-CLAd -8 b \\\\ 2.\u2014 Concert-spectacle.MOULIN-ROUGE- \u2014 9 h.\u2014 (\u2019on -.rt-S .ctacle\u2014 Bal.LES CAPUCINES- - 8 h lj2.- Miriam Manuel, Depas.CIRQUE D\u2019HIVER.\u20148I1.\u2014 Exercices équestres.BULL 1ER \u2014 'd b \u2014 Concert.Bal.Tous les jeudis grandes fetes ,!
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