Focus : Saguenay Lac St-Jean, 1 janvier 1981, Juin
F-195 EX.2 k '+ i*i9 • .: J-?!v>>'\;:v!Kÿ^^wthw;v; ^wj.N\S\,;%s\nnvix»v.:^:i:o ' è ov ¦ ; < V-M ’¦Sri i'-\ 3& ¦ y ; 4- ,;-V k'"-' & ' ïS?¦0k- 7^ .¦-'ovrtak,v.i^ yr«K .-,V:.$gsim . LE COLLECTIF DE FOCUS: Sylvie Chenard, Carmen Desgagné, Jean Gauvreau, Jean-Guy Girard, Jules Ross et Andrée Savard.COLLABORATEURS (TRICES( A LA REDACTION: Marc Archer, Denise Boileau, Louis Briand, Jocelyn Caron, Pierre Demers, Bernard Doucet, Camil Laforge, Claude Poulain.COLLABORATEURS (TRICES) A LA PHOTO ET ILLUSTRATION: Paul Cimon, Marcel Cloutier, Denise Dupras, Claude Martel, Serge Maltais, Roger Potvin, Jacques Simard et André Fradette.REMERCIEMENTS A: Lina Lessard, les estampes Sagamie, l’organisation du colloque sur le développement régional et aüx auteurs des deux textes, Jean-Robert Sansfaçon et André Delisle.Graphisme: Claude Martel, Claude Ménard.PUBLICITE: Saguenay: Jean Gauvreau et Michel Frenette.Lac St-Jean: Jacaues Simard.COMPOSITION: L’Imprimerie du Réveil.IMPRESSION: L’Imprimerie d'Arthabaska.EDITEUR: Les productions Carouges Inc.234, rue Saint-Dominique, Jonquière.Tél.: 547-3245 - 542-7807.ABONNEMENT: La revue Focus, C.P.10, Jonquière, G7X 6K8 Régulier: $10.00 Institution: $15.00 De soutien: $25.00 DEPOT LEGAL: Bibliothèque nationale, 1700, rue Saint-Denis, Montréal.Bibliothèque nationale, Ottawa.COURRIER DE DEUXIEME CLASSE: Enregistrement no 4204 Port de retour garanti: La revue Focus C.P.10, Jonquière, G7X 6K8 Les articles du magazine peuvent être reproduits sans autorisation écrite dans toute publication non vendue et à but non lucratif.Dans ce but précis, la rédaction du magazine apprécierait recevoir un exem-yLaire de la publication où est reproduit un ou des articles de la revue Focus.Dans tous les autres cas, une autorisation écrite est requise.L’autorisation expliquée I plus haut exclut la reproduction des photos.Tout genre de publication doit demander l’autorisation du photographe concerné.La revue Focus est membre de l’Associa-I tion des éditeurs de prériodiques culturels (j québécois.Sommaire JUII 11 I IUII JUI I II I IUII Le R.O.C.C.A._______________________12 Auberges hébergeant jeunesse__________14^ Petite nouvelle pleine de conséquences: crise dans l’information culturelle régionale ___________________________ 18 La ouananiche: une espèce menacée_____21 La Saint-Jean: Y’a pu rien là!_______25 Vive le régionalisme.lequel?_______26 Sortir l’écologie des idées __________32 Lettre d’Hector à son ministre de l’énergie agricole___________________36 Entrevue: Servo-Mat, un accord advenu; advienne que pourra!__________39 Un texte de Claude Poulin_____________42 A propos: Eloge des oiseaulogues____________________5 Lettre ouverte à des journalistes plus ou moins concernés__________________________________________ 7 Qui fait quoi?______________________________________8 B.D.La tournée___________________________________ 46 Cinéma: Avez-vous vu les Plouffe?__________________48 Média: A quoi et à qui sert Radio-Québec?____ 50 Les oeufs sont faits!_____________1 __________51 Sport: Des jeux et des toasts!_____________________52 Livres, bouquins.________________________________54 ,de ^kchèe' AsVlU fra toia'e a.Le oo " grosses aSSei ' 9,ss>e^ yeS S03°4 pas- 3 FOCUS mPta P üte «ÎS&”ÏÏSS» »Wt '1 .mumnationaS o»^f One ¦«Îîüïas ï-^SiiWS; permettras constat C « aV0n ne construi^gemeiit çhe* vou^ centres d ac davantage q^f société q* e ce“e „: Até qni Une société 4 et“de résister.Autoroute pont^ ^ sUite.">*1S,5ciété lacs,'/S ft pneHfÆ à ses *£• ”SS * «" ,.wtorou«.a^roate IraMt»»'* et S' fissent a ,a ' _ inrsQUlls S.V„ Vann sens T Faire »» «'*£, piste.ri"STSlêmea«« se réunissent au la région rii o 1 VT* Il Et sur la route _ pS lorsqu’ils 6SS.i; A PROPOS• arguments des °trop^W8f®®jSra donc stress.P S, A LA PR°P0S ïfw“'es bosses. ¦ Voici quelques-uns des nous vous offrons cette 24 juin: JACQUES MICHEL Le Comité organisateur de la Fête nationale Saguenay-Lac-St-Jean-Chibougamau vous convie sur les lieux de Fête.spectacles que année, du 20 au CORBEAU CLOWN "CHOCOLAT" LAURENCE LEPAGE DIXIE BAND YVES ALBERT CLAUDE GAUTHIER LA FANFAFONIE PIERRE BERTRAND MARIE-MICHELE DESROSIERS NANETTE WORKMAN MIMES ELECTRIQUES LA BOTTINE SOURIANTE CARNIVORE RAYNALD BOUCHARD LA RUBRIQUE LUNDI ET DIX SYLVIE TREMBLAY JIM CORCORAN BRUCE JACKSON JOCELYN BERUBE SYLVAIN LELIEVRE m-’ t : u Pour les précisions concernant les lieux, dates et heures de tous les événements, consultez l’album de la Fête Nationale disponible partout à compter du 15 juin au coût de 1 $. DEJA INTERVENIR C'EST AUSSI NOUS SOUTENIR une autre revue alternative JE M’ABONNE ABONNEMENT REGULIER 10.00 ABONNEMENT DE SOUTIEN 20° ° NOM :___________________ Saguenay Lac-Saint-Jean Payable par chèque ou mandat-poste à la REVUE FOCUS.C P.10.JONOUIÉRE ADRESSE VILLE___ série 25.°°$ no.1 è 40 I Lettre ouverte à des journalistes plus ou moins concernés On ne vous apprend rien en vous disant qu’une revue en marge comme Focus survit, de numéro en numéro, grâce à la collaboration et au feu sacré de quelques irréductibles rédacteurs.Une revue comme Focus n’a pas d’argent pour payer ses collaborateurs réguliers ou irréguliers à la rédaction des dossiers et des chroniques.Ceux qui y écrivent le font par choix, et pour une raison fort simple: il n’y a pas de censure à Focus, etc.Pas de censure économique, idéologique et politique.On y écrit en i toute liberté et indépendance d’esprit.On n’écrit pas dans Focus pour faire plaisir à des futurs commanditaires ou clients.On n’écrit pas dans Focus pour soigner ses entrées un peu partout comme font trop de journalistes.On n’écrit pas dans Focus pour se faire un nom et ensuite se trouver une autre job avec ça.On écrit dans Focus pour s’exprimer librement, ou pour en donner l’occasion à ceux qui n’en ont pas les moyens, sans trop de contraintes matérielles en profitant d’un espace nécessaire pour tout dire ce qu’on veut dire en autant bien sûr de ne pas faire de la publicité pour une nouvelle P.M.E.ou pour un futur président de C.R.D.(1) I Je trouve que les conditions d’expression qu’offre Focus aux collaborateurs sont surprenantes.Quand on pense que dans la plupart des autres média, il faut prendre le moule pour parler.Ici à Focus, on ne vous demande qu’une chose: l’indépendance et l’ouverture d’esprit.Pourtant, malgré ces conditions idéales d’expression, très peu de journalistes régionaux ont profité jusqu’ici des pages de Focus.Est-ce que cela signifie que tous les journalistes de la région qui travaillent dans les media écrits et électroniques ont toutes les chances de véritablement s’exprimer en toute liberté là où ils sont?Permettez-nous d’en douter fortement.On vous offre la chance de le faire dans Focus.Bien entendu, on ne peut pas vous payer comme lorsque vous placez des articles dans Perspectives, l’Actualité ou le journal Les Affaires.On a à peine l’argent nécessaire pour payer l’imprimeur à chaque mois.Mais vous avez sans doute des dossiers délicats, des pistes de recherche journalistique à proposer, des opinions à formuler sur ce qui se passe par ici, alors venez l’écrire dans Focus.Vous ne devriez pas perdre votre job pour ça.Et si vous avez peur que votre boss vous regarde de travers si vous écrivez dans Focus, vous nous le direz, on fera un papier là-dessus pour le pointer du doigt, affaire de le niaiser un peu.Focus existe aussi pour permettre aux journalistes de la région de s’exprimer ouvertement.Moi, j’ai lu plein de bons papiers dans des hebdos comme le Lac Saint-Jean ou dans le bulletin syndical du Quotidien qu’on aurait pu publier ici.Forcez-vous un peu.Ecrivez-nous avant qu’on disparaisse.Et quand vous serez le patron de votre journal, de votre poste de radio ou de télé, vous direz, avec une pointe d’humour, à vos journalistes: “Moi aussi j’écrivais des papiers dans “Focus”.Je vous dis que c’était le bon temps.On écrivait tout ce qui nous passait par la tête dans cette revue-là.” par Pierre Demers pour le reste de la gang 7 (V en passant, Gabriel Berberi peut venir reprendre ses textes laissés à la rédaction.On ne prend pas de textes de directeur de Chambre de commerce.Faut avoir du front.FOCUS A ¦mm».I» u :w: mm |LR 0\RecHon W 1 LES 13 ETUDIANTS REINTEGRES Un événement causait quelques remous en janvier dernier lorsque les étudiants de la polyvalente de La Baie décidaient de montrer leur désaccord face à un nouveau règlement restreignant leurs déplacements dans l’école.L’événement avait retenu notre atten-tin parce que la répression y avait été particulièrement vive: 13 ' étudiants suspendus et encore plus de discipline dans l’école.Après 8 moult négociations, les 13 étudiants ont été réintégrés à la condition que ceux-ci signent un papier assurant la direction qu’ils respecteront tout règlejnent et que si ce n’était pas le cas, ils seraient alors suspendus définitivement et sans équivoque.Le règlement qui a déclenché le mouvement est en application, mais on m’a parlé d’une application souple.Demi-succès ou demi-échec pour les étudiants qui ont débrayé?“Ouiais”, répondit l’étü-diant, d’un ton un peu déçu.HAITI EN BICYCLE Petite île de soleil, Haïti est située au sud de la mer des Caraïbes plongée dans l'Atlantique.Dictature, surexploitation, malnutrition sont les causes de la mortalité infantile, de la misère et de l'injustice.Sur une population de 6,000,000 habitants, près de 79 % sont analphabètes.Le revenu per capita est de $200 par année et 80% de la paysannerie ne touche pas la moitié de cette somme.Donc, un moyen s'affirme dans le temps comme solution possible à leur indigence: la -coopérative.La coopérative devient l'unification de l'homme dans son milieu lui permettant d'arriver à une lutte plus efficace.Un projet est maintenant en marche.Il s'agit d'un bicyclothon.Par des dons et commanditaires, vous pouvez nous aider à réaliser ce projet coopératif.PLUS D INFORMATIONS SUR LE PROJET HAITI EN BICYCLE, CONTACTEZ: Denise Bilodeau à 548-4296 ou Pierre Allaire à 547-8919.PARCOURS: Matapédia pour longer la baie des Chaleurs.DUREE: 14 jours OBJECTIF: $10,000.DONS: les vôtres. :.>>x*>>x*:v>::>>>X£ s® .vXw « a rejeta arche.I oar ï i m ni * pro) (MH 1EIIB : DeniH «i Pin Hit pu » 5,000 CONTREVENANTS A LA LOI ANTI-PARASITAIRES DANS LA REGION “Cent fois sur le métier remettez votre (ouvrage” qui disait.Je reviens donc à la charge pour une troisième fois, ne me faisant cependant guère d’illusions sur le résultat.(1) Avec l’arrivée des beaux jours et des mouches, plus de cinq milles dispositifs électroniques émettant un jet d’insecticide à toutes les 7 minutes 30 secondes se sont remis en marche.On en retrouve dans la plupart de nos bons restaurants, nos brasseries, nos dépanneurs, dans des laiteries, les étables, les usines d’empaquetage de viandes, des maisons privées, des chalets, etc.Une véritable guerre dont on ne connaît pas les effets secondaires et qui durent depuis au moins 5 ans à ma connaissance.Si nous avions autant d’abonnés qu’Air gard control a d’utilisateurs, une bonne partie de nos problèmes seraient réglés et nos articles auraient probablement plus d’impact.(2) Le seul palpable que nous ayons eu jusqu’à maintenant, c’est une menace de poursuite en libelle diffamatoire de la part du président de la compagnie dont nous \ n’avons d’ailleurs pa réentendu parler depuis juin 79.En bref: malgré qu’il soit indiqué sur la bonbonne qu’il est interdit d’utiliser l’insecticide en présence d’aliments ou même d’ustensiles qui serviraient à les.apprêter, les dispositifs fonctionnent 24 heures sur 24 dans tous les endroits que j’ai visités.Rien de bien surprenant puisque les bonbonnes sont remplacées par l’exterminateur qui est aussi le vendeur et qui ne semble guère empressé de prévenir ses clients des modalités d’emploi.Le gérant d’un retaurant du centre-ville à Jonquière qui en utilise quatre dans sa salle à manger s’est dit très surpris quand je lui ai appris qu’il contrevenait à la loi sur les produits antiparasitaires et m’a assuré que ça ne resterait pas là! Moi, je demeure persuadé que la meilleure façon que ça n’en reste pas là, c’est que ce soit repris dans un autre média.(1) Les mouches domestiques versus l’homme ou le combat inégal.Focus no 6, nov.77, page 40.(2) S’empoisonner lentement mais sûrement.Focus no 23, juin 79, page 44.(2) Idem.J.-G.G.COLLOQUE D’ORIENTATION DU C.R.E.Dimanche 31 mai, nous sommes une trentaine de personnes à nous pencher sur l’orientation du C.R.E.Ce n’est pas énorme, mais il fait beau et plusieurs ont préféré être dans l’environnement plutôt que d’en parler.Il manque même neuf membres du conseil d’administration du Conseil régional de l’environnement sur les 15 qui le composent.Sont surtout présents des représentants des comités locaux d’environnement, des comités d’embellissement, d’autres conseils régionaux, un conseiller municipal, etc.La raison du' colloque, l’absence ou du moins la présence mitigée du conseil jusqu’à tout récemment dans les grands débats environnementaux qui ont secoué la région durant les dernières années.Pour palier à cette faiblesse, il faudra que le conseil se dote d’une philosophie de base que les discussions de la journée nous ont laissée entrevoir.Pour que le conseil ne se retrouve pas toujours dans un rôle de critique négative, il verra à mettre sur pied une table de travail qui jettera les bases d’un 9 FOCUS y* .À- «t 2* Sftgfic développement alternatif, tenant compte des impacts environnementaux sans négliger les besoins socio- économiques.Pour que le conseil puisse enfin jouer son rôle d’informateur de ses membres et de la population le ministère de l’Environnement devra l’informer de tous travaux importants ayant des impacts environnementaux.Ceci lui donnera le moyen de remplir son rôle de chien de garde de l’environnement dans lequel il a été reconfirmé.Il devra apporter un soutien logistique et servir de lien entre les différents groupes qui travaillent sur les problèmes d’environnement.A cet effet, une première rencontre est prévue pour le début de septembre entre tous ses groupes.Dans la foulée du C.R.L.le Conseil régional de l’environnement demandera au ministère concerné de tenir des audiences publiques sur le bien-.fondé de construire l’autoroute Alma-La' Baie.On continue la lutte sur le dossier de l’Ashuapmouchouan, on surveille de près ï” l’installation de l’Alcan à Laterrière et on s’impliquera dans le dossier de l'érosion des berges.Un beau programme qui devra être reconfirmé lors de l’assemblée générale qui doit se tenir le 27 juin mais qu’on tentera de remettre en septembre pour avoir une participation un peu plus représentative.Du pain sur la planche, mais pas dans le pétrin pour autant.J.-G.AUGMENTATION DE PUISSANCE A CHOC A compter de la semaine du 15 juin, CHOC-MF tourne une page importante de son histoire.C’est dans cette semaine que la puissance de diffusion de la radio communautaire passera de 430 à 3,000 watts.De radio locale (à Jon-quière), CHOC devient maintenant une radio régionale couvrant tout le Haut-Saguenay, de Larouche à La Baie.LES ASPECTS TECHNIQUES Au moment d’écrire ces lignes, l’installation des différents équipements techniques est presque terminée.L’augmentation de puissance exige de nombreuses démarches: achat d’une nouvelle antenne, déménagement de l’émetteur, pose d’une ligne téléphonique, etc.La dernière étape sera le transfert de l’émetteur, qui partira du Collège de Jonquière et se rendra à St-Honoré, sur un site appartenant au ministère des Communications du Québec.Il est d’ailleurs à noter que les derniers préparatifs obligeront CHOC à quitter les ondes, au moins pour les lundi et mardi, 15 et 16 juin.LE FINANCEMENT La demande de subvention pour financer les opérations d’augmentation de puissance, logée l’été la radio communautaire de Jonquière même motif, après nous avoir fait subir toutes les exigences bureaucratiques et administratives.LA MODERNISATION DE L’EQUIPEMENT Le projet d’augmentation de puissance devait s’accompagner du renouvellement de tout le matériel servant à la production et à la diffusion.Or, ce volet se trouve mis en veilleuse en raison du rejet de la demande de subvention, dont le coût total s’élève à 60 000 $.Même sans l’argent promis, CHOC a cru nécessaire d’entreprendre les travaux devant mener à l’augmentation de puissance.Depuis janvier 80, CHOC informe la population du Saguenay de son projet: dernier auprès de l’OPDQ et transférée par la suite auprès du ministère des Communications du Québec, a été refusée par le Conseil du Trésor.Notre dossier aurait été rejeté parce qu'il était hors norme.Le ministère des Communications l’avait cependant accepté dès le début (hors norme) et nous avons fait circuler une pétition d’appui, tenu deux conférences de presse et reçu l’appui de plus de 60 organismes de la région.Un retard exagéré dans la réalisation du projet aurait entraîné la démolibisation et exigé la reprise de tout le processus.ce n’est que quatre mois plus tard qu’on refuse notre demande pour le Le 17 juin -et après- le Saguenay sera rejoint par l’onde de CHOC-MF.à 3,000 watts. LE CAS MICHEL ST PIERRE: SUITE ET FIN )C t Les profs ont voté une dernière fois, quelque part à la fin de mai.Ils avaient le gros quorum.La démocratie a parlé.Michel St-Pierre, prof., non-permanent en Techniques de prévention ne méritait pas qu'on gâte de si belles vacances.Contre tous les moyens de pression, contre toute défense possible, pour la loi de la moyenne, comme diraient les profs de statistiques.Après tout, le syndicat n'a pas à réparer les pots cassés en réunion départementale.Après tout, ils avaient sûrement de bonnes raisons de mettre ce prof-là à la porte, sinon ils ne l'auraient pas mis.Et comme a dit un autre prof, au micro, "la solidarité syndicale est quelque chose de trop précieux pour le dépenser à propos de tout et de rien".Pourtant, à la dernière réunion syndicale sur le cas Michel St-Pierre, tous les profs qui voulaient s'exprimer sur le fond de la question (i.e le fonctionne- ment de l'Education permanente au cegep de Jon-quière) ont pû le faire.Un prof, de Techniques de prévention (mais il faut s'en méfier c'est un autre pro-syndicaliste.) est venu vider son sac et expliquer le rôle des compagnies au sein de cette option collégiale régionale.Il se demandait même pourquoi on ne l'avait pas remercié de ses services lui qui défend les mêmes intérêts pédagogiques que Michel St-Pierre.Mais Michel St-Pierre, ce n'est qu'un cas isolé.Il avait beau prendre le moule et ne pas trop s'afficher.Un syn- dicat de profs de cegep qui se respecte écoute la loi de la moyenne des profs et ne déclenche pas des moyens de pression démesurés pour rien, c'est-a-dire une petite job de prof parmi tant d'autres.Il pratique un syndicalisme d'affaires comme les autres syndicats corporatistes.Il défend en priorité ses profs, permanents qui sont assis sur leur job depuis trois ans et plus.Un vrai prof dans le fond, pense à son avenir personnel, à son plan de carrière, à son profil personnel.On ne peut lui demander de négliger tout ça pour l'appartenance ¦ à un groupe, à une solidarité syndicale, à des intérêts communs.C'est son exécutif syndical qui pense à ça.Qui s'occupe des intérêts du groupe, de la classe des profs du cegep.Eux ils ont le feu sacré là-dedans.Et quand ils vont trop loin on vient voter pour leur signaler de ne pas aller trop loin.En mai c'est le temps des vacances.Point final.On veut la paix.Le cas de Michel St-Pierre c'est la loi de la moyenne qui l'explique.La convention collective ne le protège pas, tant pis.Dommage.Le syndicalisme d'affaires est bien installé dans les syndicats de profs de cegep.On se servira de "la solidarité syndicale", ce bien si précieux, quand le temps sera venu.Après tout, au cegep de Jonquière, les profs ont fait deux semaines de grève sans salaire, en dix (10) ans de vie syndicale, ils connaissent ça la lutte syndicale.On va passer des belles vacances sans stress.Michel St-Pierre, il va sûrement se trouver une job à Montréal.c'est un cas ’isolé, je vous dis.P.D.DANS NOTRE PROCHAIN NUMERO Il y aura d'abord de nombreux souvenirs de vacances.Du soleil bien entendu, mais aussi des rangées interminables de, plants de tabac,^ des tentes ou des roulottes qui semblent s'approcher de la vôtre à mesure que le temps passe.Un reportage sur un voyage en bicyclette en Europe de deux adultes et un enfant de deux ans.Un dossier sur le train et peut être l'annonce d'une fête de Focus en train pour que tout le monde de la région soit désavantagé également par la distance.Un article sur les maladies héréditaires et sur le pourauoi de leur localisation dans la région.Qu'est-ce que la N.A.S.A.fait à Saint-Edwidge que nous aurions dû savoir en juin, mais que nous saurons probablement en juillet.Pourquoi les plages de notre beau lac foute-t-elle le camp et pourquoi leur eau pourrait devenir dangereuse.Plusieurs autres sujets qui restent pendants comme une certaine subvention dont nous attendons des nouvelles depuis des semaines.Bon été.11 FOCUS 1 Un regroupement pour une vie de qualité GRENOUILLAGE POLITIQUE.Le R.O.C.C.A.a donné lieu depuis sa naissance a de nombreuses controverses même si cela n’était nullement dans ses intentions.Elles ont toutes un lien direct avec les démarches que le regroupement a entrepris pour l’obtention du Palais de justice, on sait que celui-ci dès que le nouveau sera érigé.Il appartient à la municipalité qui l’a acquis, il y a plusieurs années pour la somme de 1 $.Quoi de plus naturel que des groupes culturels, communautaires sans but lucratif, bien identifiés désirent s’installer au centre-ville et que leur choix tombe sur le seul édifice encore disponible dans ce secteur si l’on fait exception des centres d’achat?Surtout que cet édifice possède le cachet et les facilités dont ils ont besoin.Le dernier soubresaut, qui a d’ailleurs créé quelques remous dans nos média, s’est fait autour de l’acceptation/refus d’une subvention demandée par le R.O.C.C.A.dans le cadre du programme de services communautaires du Canada (P.S.C.C.).La mise sur pied d’un regroupement d’organismes qui fonctionnent principalement grâce au bénévolat et dont les coffres sont presque toujours dégarnis demandent un énorme investissement d’énergies.Il exige de plus une permanence minimale qu’aucun des groupes-membres ne peut sacrifier pour le bien commun sans hypothéquer son propre développement.Dans le contexte actuel du Québec et particulièrement de la région où le chômage est effarant, les subventions de création d’emplois temporaires pleuvent (ou presque).On ne devrait donc pas trop avoir de difficultés à se faire financer un fonctionnement minimal pour les premières années.D’autant plus que ce type de projet met toujours beaucoup d’emphase sur le caractère communautaire, l’impact sur la communauté, etc.Comment expliquer qu’en près de deux ans de fonctionnement le R.O.C.C.A.n’ait eu droit qu’à un maigre 5 000 $ de subvention en cognant à presque toutes les portes.Pendant la même période, le terrain de golf d’Alma dont on peut questionner l’impact communautaire (à moins de réduire la communauté à ses strates supérieures, ce qui semble de bon aloi dans le cadre de subvention qui ont un arrière goût de petite politique) recevait 199 146 $! Les groupes se sont habitués à se voir refuser des subventions, de toutes façons les raisons sont toujours bonnes, on se perd dans les dédales du fonctionnarisme et si on parle trop, on diminue ses chances pour celles de l’année suivante.Ce qui est particulier dans le cas du P.S.C.C.c’est que l’acceptation de la subvention avait d’abord été annoncée puis confirmée officieusement en février pour ensuite être refusée officiellement en mars.Entre temps, deux fonctionnaires d’Alma avait émis une lettre (à la demande des fonctionnaires du bureau de création d’emploi régional) donnant leur accord au projet si le volet “Recherche d’un immeuble commun pouvant abriter les organismes” était retranché.Les deux fonctionnaires en question sont eux-mêmes intimement liés au dossier du Palais de justice pour lequel ils entrevoient une toute autre fonction que celle de le remettre au R.O.C.C.A.Les élus municipaux qui n’avaient pas été consultés lors de l’émission de la lettre, l’entérineront (non à l’unanimité) après que le regroupement eut rendu ces faits publics, une légère réprimande sera servie aux deux signataires.Les fonctionnaires à la création d’emploi dans la région ne “peuvent plus répondre à nos questions dans ce dossier, il faut s'adresser à Québec.A Québec, on nous explique que le projet à toutes les étapes par les fonctionnaires, pour être refusé par le ministre.Le ministre en question est originaire de Colombie-Britannique, que connaît-il du R.O.C.C.A.et il ne connaît pas Monsieur Gimael, qui lui ne rencontre jamais les conseillers municipaux.P.S.Cet article n’émane pas du R.O.C.C.A.mais d’un journaliste indépendant.Jean-Guy Girard 12 ROCCA, cinq lettres dont la consonnance peut tenter l'imagination de plus d'un penseur solitaire, mais qui s'inscrivent de plus en plus régulièrement dans le vocabulaire quotidien d'un nombre grandissant de personnes.Si à certains moments, le Rocca a été confondu avec un •Club de boxe ou d'autres types d'organismes qui nous font sourire, le travail effectué depuis lors a permis de dissiper cette confusion tant à l'intérieur du milieu communautaire local que dans la population en général.Le Rocca (Regroupement des organismes communautaires et culturels d'Alma) s'est acquis une reconnaissance de fait par rapport à l'ensemble des organismes existants et retient l'attention d'une partie des individus par ses actions et ses prises de position.D'UNE IDEE VAGUE A LA NAISSANCE D'UN REGROUPEMENT Lorsque l’on s’intéresse à un (organisme de cette envergure (une (vingtaine d’associations), notre (curiosité nous incite à remonter à la source même d’où découle ce ((rassemblement.On remarque jqu’Alma ne se distingue en rien ides autres municipalités de la ^région, sinon peut-être qu’il y j (existe plusieurs organismes de re-j (| groupement.Déjà à l’époque de la disparition de l’école Marguerite-Bourgeois (qui de l’avis de certaines i| personnes aurait dû être recyclée à I d’autres fins) sous le pic des démolisseurs, certains responsables |Jd’organismes communautaires ij commencèrent à discuter des pro-tj blêmes communs rencontrés par j () chacun d’entre eux.Ces premières (discussions se déroulent de ma-ijnière informelle, on vise plutôt à connaître les buts et les objectifs de chacun et à cerner les avanta-I ges qu’on pourrait retirer en fonc-I tionnant à plusieurs.Les avanta-I ges les plus facilement identifiables à ce stade-ci sont liés aux services purement technique (secré-ijtariat, imprimerie, photocopie.).Il n’est aucunement question de i regroupement comme tel et encore j moins d’édifice commun.Par la suite; les rencontres de-1 viennent plus structurées, les i idées s’éclaircissent et se préci-i sent.De comité provisoire en comité provisoire, en présentation ! de projet, avec l’aide de petites subventions et de beaucoup de travail bénévole, on arrive à mettre en place une structure regroupant ( un bon nombre d’organismes.La démarche retenue fut d’étabjjr des contacts et des rencontres avec i les organismes cibles afin d’expli-( quer les buts et les objectifs poursuivis en se regroupant.Ceux qui 'éÿ£r%m Asms- adhérèrent au principe officialisèrent la chose lors de la tenue d’une assemblée générale en novembre 1980.UN REGROUPEMENT OUI, MAIS POURQUOI?C’est bien beau de vouloir rassembler des organismes, mais il .faut que chacun en retire certains profits ou du moins un intérêt social évident.La particularité du Rocca réside dans le fait qu’il regroupe des organismes de provenance et d’horizon disparates sans leur imposer une ligne de conduite stricte ou une idéologie dominante, en un mot, c’est une véritable confédération.Chaque organisme demeure entièrement autonome par opposition à une fédération (caisses populaires, syndicats.) qui, elle, détermine des choix auxquels les membres doivent se conformer, ; Mais le Rocca n’ayant aucun droit de regard sur l’orientation des organismes qui en font partie, sur quel critère juge-t-on de l’implication communautaire d’un groupe?C’est simple, le communautaire doit primer sur l’individuel.En mots clairs, l’association en question ne doit pas promouvoir uniquement l’intérêt de ses membres, ce qui autrement en ferait un simple club social, mais plutôt privilégier la promotion de la collectivité.Concernant les organismes culturels, l’engagement communautaire doit être perceptible même s’il est plus difficile de délimiter avec précision la barrière séparant le communautaire du culturel, car tout organisme remplit un certain espace culturel.En plus de vouloir donner la possibilité à ses membres de profiter de services techniques à des coûts intéressants, de s’échanger des compétences et de mettre à la ^3 disposition générale du groupe FOCUS / ggsg mm % 2SW IfSTf / $* l'expertise développée au cours des années de travail, le Rocca entend jouer un rôle nécessaire au plan social.En créant un tel regroupement, les organismes membres se donnent une voix plus forte et deviennent par le fait même un corps intermédiaire qui peut espérer se faire entendre plus facilement par les preneurs de décisions.Il était important pour ces groupes de pouvoir s’exprimer en s'appropriant un droit de parole indispensable (souvent peu accessible aux groupes communautaires) afin de promouvoir leurs intérêts communs et de prendre position sur des sujets d’actualité.Les groupes, eux-mêmes, ont beaucoup à gagner à s’intégrer à l’intérieur d’une structure de ce type qui favorise le développement de valeurs humaines et sociales véritables (coopération, solidarité.) visant à l’amélioration des conditions générales du milieu de vie.Ces changements positifs doivent se faire à tous les niveaux (économique, social, politique, environnemental), l’objectif ultime étant l’augmentation constante pour tous de la “qualité de vie”.Cette expression galvaudée à souhait par l'ensemble des communicateurs, bien qu’imprécise et difficile à définir en termes clairs, résume à merveille ce qu’on entend par développement commu-14 nautaire.Le Rocca se veut un organisme de support privilégiant l’animation du milieu comme moyen d’intervention.Un autre outil qu’on veut développer concerne l’éducation autonome populaire, c’est-à-dire le droit au savoir pour tous.L’ASSURANCE D’UNE CONTINUITE Jusqu’à maintenant, le Rocca s’est surtout fait connaître par ses revendications pour le Palais de justice, à l’occasion d’un souper bénéfice et lors d’un colloque qui eut lieu avant même sa fondation.D’autres activités, moins visibles 'et difficilement quantifiables (représentation, animation, information.) ont également occupé une bonne partie du temps des organismes membres.Avec l’arrivée du printemps, la priorité demeure toujours la recherche d’un lieu de résidence commun pour l’ensemble des or-anismes.Il va sans dire que le alais de justice apparaît comme l’édifice possédant le plus de potentiel et répondant le mieux aux besoins des organismes membres.Les efforts déployés depuis plus d’un an se poursuivront par des actions et des interventions qui viendront souligner le premier anniversaire de la demande officielle qui fut adressée à la ville d’Alma afin qu’elle mette à la disposition des organismes communautaires le Palais de justice! De plus, parallèlement à la consolidation des structures de l’organisme, jL on continuera de développer l’ani- i1 mation du milieu communautaire • et de lutter pour la reconnaissance par la municipalité de l’importance * du développement communautaire.D’un autre côté, s’il s'avérait ïj que la tentative d’acquisition du Palais de justice soit infructueuse, d’autres tentatives seront effectuées auprès des agents décisionnels (milieu scolaire, religieux, culturel.) possédant davantage d’affinités avec le Rocca.En terminant, on peut noter que cette formule de regroupement à l’allure avant-gardiste n’est que l’aboutissement d’une vieille idée disant que l’union fait la force ce qui n’est pas, bien sûr, sans déranger certaines personnes.Jocelyn Caron 1.Amnistie Internationale, Association cycliste Roulavélo Inc., Association des citoyens avertis d'Alma, Association des paraplégiques et handicapés d'Alma, Centre de bénévolat du Lac, Centre de solidarité internationale d'Alma, Comité des citoyens d'Alma, Comité d'environnement d'Alma, Comité d'humanisation de la naissance et de l'accouchement.Coopérative d'habitation de l'Ile d'Alma, Développement et paix, Fédération des femmes du Québec, Fermières Saint-Joseph, Revue Focus, Logeons-nous nous-mêmes, Ligue ''La Lèche", La Passerelle, Service d'information et de référence du Lac, Service budgétaire populaire d'Alma Inc., Télévision communautaire d’Alma Inc., Union des écrivains de la Sagamie. Aubergistes hébergeant jeunesse mmmim 'v v.'i._t Trois (3) Auberges de jeunesse au Saguenay-Lac-Saint-Jean accueillent annuellement près de douze mille (12,000) itinérants désireux de voyager à prix modique, mais surtout désireux de fréquenter le réseau touristique parallèle, qui offre souvent plus de possibilités d'échanges et de véritables occasions de découvrir une région.g o C2 Claude Martel AUBERGE MUNICIPALE DE ST-FELICIEN Suite à une initiative municipale et à une collaboration de la C.S.la Vallière, l’Auberge municipale de St-Félicien est sortie comme un champignon au printemps de 1979.Son arrivée assurait un service d’hébergement saisonnier permanent dans le haut du Lac, remplaçant par le fait même l'Auberge de Roberval qui avait toujours eu une continuité incertaine.Cette auberge est située en plein trafic.A deux (2) kilomètres du Jardin zoologique de Saint-Félicien, sur les bords de la route régionale y menant, elle bénéficie du flot touristique de quelque trois cents mille (300,000) visiteurs qui déferlent annuellement dans cette municipalité.Sise dans les murs d’une école désaffectée, la municipalité a procédé à des transformations majeures afin d’y aménager huit (8) chambres et deux (2) dortoirs, d’une capacité d’accueil de soixante (60) personnes.De même, on y aménagea le nécessaire à cuisiner.Ce qui est à noter dans ces transformations, c’est qu’on a pensé à la possibilité pour les petites familles de trouver un petit coin tranquille dans les chambres, qui offrent un peu plus de calme qu’en dortoir.L’environnement de l’Auberge offre des services et des facilités très intéressantes: une cour arrière permettant le pique-nique et les feux de camp, une épicerie et une pâtisserie à quelque deux cents (200) mètres, et surtout, face à l’Auberge, un lieu public donnant accès aux Chûtes à Michel, endroit de pêche très réputé pour la ouana-niche.Certes, l’histoire de l’Auberge municipale de Saint-Félicien est courte et celle de ses aubergistes tout autant, mais l’intérêt de la municipalité et celui de la clientèle lui offrent beaucoup de perspectives.Il serait grandement avantageux, pour son développement, que cette Auberge s’assure d’un personnel régulier d’année en année, qui se formerait par l’expérience et en arriverait à créer une atmosphère particulière à Saint-Félicien.La période d’opération de l’Auberge est du 17 juin au 11 septembre et ses tarifs d’hébergement sont de $3.25 et $4.25 si la literie est nécessaire.Il faut compter des frais supplémentaires de $1.00 pour les non-membres.ILE DU REPOS Riche d’un environnement insulaire, l’Auberge Ile du Repos, située à la sortie ouest du village de Sainte-Monique, offre un milieu de vie naturel aux dimensions humaines.Sur ses sept (7) âcres de terrains, baignés par la rivière Péri-bonka, nie du Repos permet un contact étroit avec le milieu naturel et un contact très chaleureux avec les aubergistes.L’Auberge Ile du Repos est gérée par la Corporation C.A.S.(culturel, art et social) d’Alma, dont l’existence légale remonte à mai 1974.Les opérations de l’Auberge ont débuté dès juin 1974 et l’acquisition des terrains et bâtiments se fit l’année suivante.Les aménagements en place se composent d’une maison d’accueil, où sont centralisés les services de douches, toilettes et d’un restaurant/café, d’une cafétéria accueillant cinquante (50) personnes, neuf (9) chalets abritant soixante-dix (70) personnes, des sites de camping rustique pourcin-quante (50) personnes, un atelier de travail et de bricolage, ainsi qu'un dôme géodésique pour les enfants.Ces équipements soutiennent des services très particuliers, entre autres, la restauration qui se classe facilement parmi les meilleures tables de la région.Les plats laissent voir plusieurs manières originales de préparer les repas (on utilise, entre autres, la cuisine végétarienne), et les repas sont toujours faits pour de grandes tablées.Les itinérants ont droit aux chaudrons au même titre que le personnel, ce qui permet des échanges savoureux et des menus diversifiés.L’animation culturelle et de plein air caractérise également la vie à l’Ile du Repos.Régulièrement, les voyageurs peuvent établir un contact plus étroit avec nos artistes et artisans, avec les éléments naturels de la rivière Péri-bonka et la Pointe-Taillon, ou tout simplement visionner un bon film.En plus de ces points d’intérêt certains, l’Ile du Repos constitue une expérience humaine exigeante mais enrichissante, tant pour l’itinérant que pour les aubergistes.Aubergistes, ils le sont dans l’âme et dans le ventre, bénévoles plus souvent que salariés, administrateurs autant qu'ouvriers et cuisi- niers.On ne travaille pas à l’Ile du Repos, on y vit sept (7) jours sur sept (7).Leur dynamisme est suffisant pour soutenir une telle organisation, même si le gouvernement fédéral a abandonné son programme de subvention en 1979.Malgré cette coupure du support de l’Etat, l’Ile du Repos continue de se développer au rythme des corvées et des moyens financiers du bord.Ainsi, depuis l’automne dernier, l’Auberge peut accueillir, pendant la saison hivernale, vingt et une (21) personnes par jour et ouvre l’accès à Pointe-Taillon par des excursions à ski.De février à décembre 1980, l’Ile du Repos a offert plus de cinq mille cinq cents (5,500) nuitées et ce, sans que leur saison hivernale n’ait été publicisée.Cette clientèle se compose en été de près de 70% de Québécois et 30% d’Européens, et en hiver ces proportions sont inversées.Les coûts des services sont de $1.40 pour le petit déjeuner et de $3.25 pour le souper.Pour les couchers en chalet, $3.50 par personne et en camping, $1.75 par personne.Présentement, la Corporation C.A.S.sollicite, auprès du M.L.C.P., un support financier au niveau du salaire du personnel, qui permettrait d’augmenter et d’améliorer les services d’accueil et d’animation.Entre autres, on parle d’un projet d’événements spéciaux, comprenant stages d’artisanat, spectacles, tournois sportifs et une nuit de la poésie.L’Ile du Repos, c’est un lit, un environnement naturel, un petit repas spécial et une équipe de vrais aubergistes.AUBERGE DE JEUNESSE SAGUENAY Propriété de la Corporation des jeunes aubergistes, l’Auberge de jeunesse Saguenay ouvre ses portes en avril 1974 au 16, de la rue Bossé ouest à Chicoutimi.La Corporation-propriétaire était déjà en possession de l’Auberge de jeunesse de Saint-Gédéon, qu’elle transformera en base de plein air dès juin 1972.Les Jeunes aubergistes Inc., poursuivaient des objectifs de tourisme social et des objectifs de plein air, ce qu’elle fait toujours.Mais, lors de sa fonda- F I H lion mer trer dej né.j L nay ne d'av est que ville die: des ever mer mor ,* viei Prés les des .nali: ont sert Pilé dém over esp( .otitj 4MP SJgpfc «?'jaTT'SjLSi 3Ü5f.J3ÇM."?•'” ' *s .v^rÿ’ v^ï-y '< -S fj € < !»?*.W 'î^5 ?fhr**.•y w, _ v.j '%#t~ «ÎH* '& S£C tion, son intention était nettement de développer et d’administrer un réseau régional d’Auberges de jeunesse, ce qu’elle a abandonné.L’Auberge de jeunesse Saguenay est donc une Auberge urbaine avec ce que cela comporte d’avantages et d’inconvénients.Il est certes avantageux de se trouver en plein centre-ville lorsque l’on veut mieux connaître cette ville, mais les voisins sont trop proches pour permettre i’expressron des voix trop ^joyeuses”.Un autre avantage de sa localisation est la possibilité pour ses gestionnaires d’en faire une maison d’hébergement-étudiant durant sa saison morte.Aménagée dans une grande et vieille maison, cette Auberge présente une image familiale, où les nombreuses cloisons offrent des dimensions très personnalisées.Peu ëe transformations y ont été faites, la cuisine d’origine sert toujours.Toutefois, les propriétaires songent fortement à démolir un garage, presqu’inutile, avant qu’il ne tombe de lui-même et d’y aménager, à la place, une espèce de terrasse permettant une ouverture sur notre ciel régional.Les administrateurs de l’Auberge ont beaucoup de difficultés à y concentrer leur énergie, ceux-ci étant plus près et plus occupés par l’opération de la Base de plein air de Saint-Gédéon.Ce relatif éloignement rend plus difficile, la relation étroite entre l’utilisateur et l’itinérant.Toutefois, par son style urbain, cette Auberge offre une approche différente des autres, ajoutant au plaisir de la découverte régionale.La période d’ouverture est du 21 juin au 12 septembre et les tarifs sont: pour le coucher, $2.75 et $1.00 de supplément pour la literie.Tant qu’au déjeuner, il est à $1.25.LE RESEAU REGIONAL En plus de visualiser chacune des Auberges de la région, il faut aussi analyser la conjoncture régionale par rapport à ce réseau afin de mieux évaluer certains enjeux.Dans une région de type insulaire comme la nôtre (entourée de forêts) et avec l’étendue que nous lui .connaissoos^chacune des Auberges serait limitée dans sa cliëntèle potentielle si les autres Auber- Ses n’étaient pas en opération, ans le sens où un itinérant est in- téressé à venir au Saguenay-Lac-Saint-Jean en autant qu’il peut en faire le tour dans quelques jours.Et pour ce faire, il doit compter sur un réseau d’hébergement couvrant l’ensemble du territoire et qui lui permet un certain choix de séjour.Ainsi, la présence d’un réseau solidement implanté et couvrant bien les différentes zones de la région est essentielle au maintien et à la croissance de chacune des Auberges.Plus la'tournée de la région sera facile et agréable, plus les voyageurs seront intéressés d’y venir et d’y reéter plus longtemps.Mais le développement du réseau est étroitement lié à l’évolution du programme de soutien des Auberges du M.L.C.P.et s’il ne devient pas plus accessible qu’il l’est présentement, l’ouverture de nouveaux services sera plutôt rare.Il faudra attendre la future politique gouvernementale en matière de tourisme social pour connaître d’autres débouchés.En passant, d’ici l’automne, le M.L.C.P.doit entreprendre une consultation nationale sur son intervention en matière de loisir touristique.Ceux qui ont des choses à dire, préparez-vous.Camil Laforge O O Cl CO 17 : » ; ! PETITE NOUVELLE PLEINE DE CONSEQUENCES Crise dans l’information culturelle régionale Voici quelques indices qui nous laissent croire que l’information et la critique culturelles régionales pourraient se porter mieux.Ces signes des temps sont révélateurs de la place accordée à ce type d’information dans nos média, saison après saison, année après année pour ne pas dire décennie après décennie.'%, wmm WÿBKttt I ' m ¦ - ¦ , ^ v“i ¦Vt.iï- CHOC-MF: 92,5 Culturelutte, magazine culturel tous les samedis, à 10 h a.m.Calendrier culturel, tous les jours à 8h30, 12h30 et 17h30 18 UNE RADIO D’ETAT PAS MIEUX QUE LES AUTRES Le poste de base de Radio-Canada dans la région, CBJ de Chicoutimi, était le seul poste de radio régional qui offrait la possibilité à un journaliste culturel d’exercer son métier sur une base régulière.En effet, Robert Morency animait et meublait presque seul (avec la collaboration d’un recher-chiste polyvalent), depuis deux ans, une émission d’affaires culturelles diffusée le dimanche matin.Or, la direction du poste lui a fait savoir, il y a quelques semaines, que son travail de journaliste culturel n’était plus indispensable à la bonne marche de la station en question.Du coup, on fait sauter le seul journaliste spécialisé en “affaires culturelles”, de la région.Ça me surprendrait beaucoup que Morency puisse trouver un travail équivalent dans un autre poste de radio de la région.S’il était chroniqueur sportif, il aurait plus de chances! Son seul et très grave défaut, c’est d’être journaliste en affaires culturelles.On pourrait lui ouvrir un poste à la salle de presse de CBJ et lui permettre de continuer son travail aux bulletins de nouvelles de Radio-Canada régional ou à l’émission d’affaires publiques du midi (qui elle aussi semble être dans une situation précaire)?Mais tout le monde sait'que ça va aussi mal dans les régions qu’à Montréal pour cette chaîne de radio (et de télé) d’Etat fédéral.La grève des journalites a littéralement miné la crédibilité et la cote d’écoute de ce poste de radio qui peut pourtant faire autre chose que les postes privés.rrx.isa.\im mm : 'V m Du côté de l'information culturelle, CBJ devrait emprunter des formules plus souples (pour l’auditojre du matin et du midi surtout), expérimentées ailleurs et qui donnent de bons résultats.L’information culturelle peut devenir un besoin aussi quotidien que les autres types d’information.Il s’agit de créer de saines habitudes, au lieu de couvrir systématiquement tous les chiens écrasés du Palais de justice de Chicoutimi.Il y a place également pour des émissions de critiques plus articulées dans divers secteurs culturels.Le poste régional de Radio-Canada a un rôle à jouer dans ce domaine qui apparaît d’autant plus déterminant que les autres postes de radio régionaux ne veulent pas le jouer pour des raisons de conformisme radiophonique bassement commercial.Ils aiment mieux couvrir les centres commerciaux.On a tenté, cette année, une petite perçée très discrète du côté de l’information culturelle au poste CKRS de Jonquière, quelques minutes le vendredi matin durant “l’heure juste”.Mais là encore le syndrome du calendrier culturel a imposé sa marque.En se limitant à la liste des spectacles et des bons films, on exerce un peu vite à mon goût le métier de chroniqueur culturel.Il faut prendre le temps de les discuter, ces événements culturels, les mesurer, les mettre à leur place, interviewer les acteurs concernés, un peu comme fait Robert Morency à son émission dominicale dans la mesure de ses moyens (ou plutôt de ceux qu’on lui donne).FOCUS S « ¦HH DU COTE DU QUOTIDIEN Là la situation apparaît plutôt catastrophique depuis les dernières semaines, plus précisément depuis la conversion de ce quotidien aux techniques péladiennes.' Voyons voir.On a fait sauter un poste régulier de journaliste aux affaires culturelles qu’on n’a pas encore remplacé.Ce journaliste travaille maintenant au pupitre du journal en s’occupant de la mise en page.Donc, un journaliste de moins de ce côté-là.Le cahier culturel du samedi n’existe plus depuis quelques mois déjà sans que ça fasse de la peine à personne, dixit l’éditeur en chef.Moins d’espace aussi pour les nouvelles et les chroniques culturelles.Vous l’avez sans doute remarqué.De petites nouvelles et de petits reportages trop courts qui ressemblent de plus en plus à des légendes qui accompagnent les photos.Et la cerise sur le sundae: le samedi, un nouveau calendrier: celui des bars-salons (sic) et des clubs de gogo-girls.On n’en attendait pas moins de notre nouveau “Quotidien” qui tire à 30,000 exemplaires et que tout le monde' veut lire parce que ça prend deux ou trois minutes, d’un couvert à l’autre.Oui, oui, un calendrier des activités culturelles dans les bars-salons, sans doute pour faire plaisir au rédacteur de la chronique “fourre-tout”, grand amateur de culture populaire playboyienne qui ne recule devant rien pour plagier la presse jaune artistique.La situation de l’information culturelle au “Quotidien1’ sè porte assez mal, merci.Pendant ce temps-là, les pages sportives du journal augmentent, les journalistes aussi avec la bénédiction des responsables du tirage.“Àlîo-police” tire à plus de 150.000 exemplaires par semaine.Est-ce le meilleur hebdomadaire québécois?“Le Devoir” tire à 40.000 exemplaires, le plus bas tirage de tous les quotidiens montréalais.Est-ce le pire journal d’information du Québec?Oui, si l’on décide de laisser définir la politique d’information de son journal par les gars du tirage clomme le "fait le “Quotidien”.L’information culturelle régionale ne passera pas l’été à ce rythme-là.par Pierre Demers A quand les interviews avec les championnes des concours de gilets mouillés et les champions de su ques- s serres du complexe Jac-agnon d’Alma?'g 20 Décidément le “Quotidien” vole de plus en plus bas.Encore plus bas que sous les tables des bars-salons.Et ils appellent ça les pages culturelles. L’harnachement de la rivière Ashuapmouchouan: Pour la ouananiche du Lac Saint-Jean, Plusieurs faits récemment observés laissent croire que la situation actuelle de la ouananiche du Lac-Saint-Jean est celle d’une population en déclin.D’une part, la pression de pêche au lac St-Jean n’a cessé d’augmenter depuis 1970, atteignant un sommet de 23,000 jours-pêcheurs de ouananiches en 1977.Dans les conditions les plus optimistes, elle se serait stabilisée à environ 20,000 jours-pêcheurs de ouananiches par saison depuis 1975.Par contre, le nombre de ouananiches capturées annuellement dans le lac par les pêcheurs est passé de 14,000 en 1975 à 8,000 en 1980, et la récolte saisonnière moyenne par pêcheurs est passée de 20 à 10 ouananiches au cours de la même période.D'autre part, le nombre de géniteurs en migration dans la rivière Ashouapmouchouan a diminé de plus de moitié durant la dernière décennie; il n’est plus que de 2,000 (1980) alors qu’il était de 5,000 en 1969, 1970 et 1971.Or, ce tributaire produit entre 70 et 90% des ouananiches du lac St-Jean.A la chute-à-Michel, site de pêche en rivière le plus prolifique du lac St-Jean situé le long de l’Ashouapmouchouan, le nombre de captures enregistrées chaque été par les pêcheurs a diminué lui aussi de moitié, passant de 450 en 1970 à 250 en 1980.Selon toute vraisemblance, les effectifs de la population de ouananiches du lac St-Jean auraient décliné dans une proportion de l’ordre de 50% au cours des seules dix dernières années.Cela est d’autant plus probable que le cycle de vie des ouananiches de l’Ashouapmouchouan s’est écourté d’une demi année depuis 1974, ce qui dénote un phénomène de compensation biologique et tend à confirmer le déclin de la population en lac.En effet, un tel phénomène est couramment observé chez les populations animales en voie de déclin.De plus, la renommée de la ouananiche du lac St-Jean, plus grande que jamais, maintient son exploitation par la pêche sportive à un niveau tel que la situation pourrait difficilement s’améliorer ou même se stabiliser sans interventions appropriées., En ce sens, un programme de mesures correctives fait déjà l’objet d’une étude de la part des biologistes du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Certaines interviendront sur les modalités relatives à l’exploitation de la ouananiche par la pêche sportive (date d’ouverture, limites de prises et de possession, pêche en rivière).D’autres viseront à extensionner les territoires de frai, entre autres dans les rivières aux Saumons et Mistassini (ensemencement, construction de passes migratoires, déplacements de géniteurs, restauration de frayères).Eventuellement, ces mesures devraient permettre de stimuler la reproduction naturelle de la ouananiche, d’augmenter sa productivité et d’améliorer la qualité de la pêche tout en assurant la perpétuité de l’espèce.Cependant, ,1a condition essentielle à la réalisation de ces objectifs est la protection des secteurs de reproduction existants."'¦V ' *» Tiré du mémoire du Comité de protection de l’Ashuap-mouchouan présenté à l’Hydro-Québec.PAS D’ISSUE POSSIBLE 21 FOCUS / -c'.-, .y y.-* >A-V £ ?£&£¦ / j LE LAC SAINT-JEAN, ROYAUME DE LA OUANANICHE La simple évocation du lac Saint-Jean suffit à faire surgir une image indissociable, celle de la ouananiche.On songe alors sur-le-champ, à un magnifique poisson argenté paré des couleurs de l’arc-en-ciel, un poisson imposant, abondant et infatigable.Véritable saumon d’eau douce, la ouananiche s’avère l’un des joyaux de notre patrimoine naturel et le 22 lac Saint-Jean en est le royaume.Il abrite en effet, la plus importante population de ouananiches connue de par le monde, tant par le nombre des spécimens qui la composent que par leur taille moyenne et leur vigueur exceptionnelle.D’ailleurs, la ouananiche du lac Saint-Jean jouit d’un tel prestige qu’elle fait l’objet, depuis près de 100 ans, d’une pêche sportive de réputation internationale.Elle attire chaque été, une vingtaine de milliers de pêcheurs qui ont capturé près de 60,000 ouananiches depuis 1975, soit une dizaine de milliers par saison et presqu’au-tant que le nombre de saumons atlantique capturés à la ligne chaque année à la grandeur dü Québec! En plus d’exercer un fort attrait touristique, la pêche à la ouananiche du lac Saint-Jean génère un apport économique substantiel: $400,000 en dépenses directes en 1980 à raison de $50 par ouananiche capturée, injectés à 80% dans l’économie régionale.Plusieurs petites entreprises en tirent un revenu direct ou indirect dont elles ne pourraient se passer, notamment celles sises en périphérie immédiate du lac Saint-Jean.Qu’il suffise de mentionner les pourvoyeurs sportifs, les commerçants de poissons-appâts (ménés), les stations-service, les restaurants, les motels, les marchands d’articles de pêche, les propriétaires de chalets sujets à location, etc.LA RIVIERE ASHUAPMOUCHOUAN, DERNIER BERCEAU D'IMPORTANCE DE LA OUANANICHE DU LAC SAINT-JEAN L’importance de la rivière Ash uapmouchouan pour la reproduction de la ouananiche du lac Saint-Jean se situe au centre même du débat soulevé par le projet d’Hydro-Québec.Bien qu’elle passe une partie de son existence en lac (trois ou quatre ans), c’est en rivière que ée reproduit la ouananiche et que se perpétue l’espèce.Comme le saumon, la ouananiche fraye dans sa rivière natale où elle migre vers l’âge de six ans.Après leur naissance, les jeunes ouananiches y séjournent également deux ou trois ans avant de se déplacer vers le lac dans lequel vivent leurs congénères plus âgées.Or, au lac Saint-Jean, 70 à 90% des ouananiches qui se reproduisent annuellement, empruntent pour ce faire les eaux de la rivière Ashuapmouchouan, ce qui en fait le plus important berceau de ouananiches.Il faut se rappeler que l’har-nachement de la Grande décharge en 1926 et celui de la rivière Péribonka en 1940 ont entraîné la destruction de deux secteurs auparavant les plus prolifiques pour la reproduction de la ouananiche et pour la pêche sportive.De plus, les usines de pâtes et papier Domtar et Saint-Raymond Paper, situées respectivement à Dolbeau et à Desbiens, ont larqe- 4 ¦f f i %MS» { r JL ment contribué et contribuent encore à la dégradation des eaux et du lit des rivières Mistassini et Métabetchouan, deux autres cours d’eau qu’utilise encore la ouananiche pour se reproduire.C’est donc dire que la rivière Ashuapmouchouan constitue ainsi le dernier berceau d’importance de ouananiches au Saint-Jean, et c’est de cette rivière que dépend tout l’avenir de l’espèce.POUR LA OUANANICHE DU LAC SAINT-JEAN, PAS D'ISSUE POSSIBLE Advenant que le projet d’Hydro-Québec se réalise, les barrages feront obstacle de façon permanente à la remontée annuelle des ouananiches dans la rivière Ashuapmouchouan; incapables d’accéder aux frayères et de s’y reproduire, les ouananiches verront leur descendance s’éteindre en quelques années.Cette situation est irrémédiable puisque l’har-nachement de l’Ashuap-mouchouan aura pour autre conséquence la destruction des frayères de cette rivière dans leur presque totalité! Elle entraînera une dimini-tion drastique de la population de ouananiches du lac Saint-Jean, diminution qui pourrait atteindre 90% et compromettre la survie, même de l’espèce.Selon Hydro-Québec, il serait possible, par.le biais de mesures de mitigation appropriées, de compenser les pertes en ouananiches engendrées par son projet.Cependant, quelles que soient les mesures correctives proposées, elles demeurent des MESURES DE MOINDRE IMPACT qui ne régleront en rien le problème, sans issue pour la ouananiche: plus d’habitat propice à sa reproduction, plus de reproduction.et plus de reproduction, plus de descendance! Il s’avère donc difficile de souscrire aux propos d’Hydro-Québec, d’autant plus que cette société a peu de réussites de ce genre à son crédit.En fait, à plus ou moins longue échéance, la ouananiche du lac Saint-Jean est condamnée par l’harnachement de la rivière Ashuapmouchouan et la réalisation de ce projet lui sera fatale.A moins qu’Hydro-Québec ne réalise le miracle de la multiplication des ouananiches, à l’instar du Christ qui réalisa celui de la multiplication des pains! ! ! Marc Archer BIBLIOGRAPHIE 1 1 1 1) Bernard, C.et R.Chalelain.1970.ETUDE SUR LES MIGRATIONS DE LA OUANANICHE DANS QUELQUES TRIBUTAIRES DU LAC ST-JEAN, Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, Service de la faune, 6 pp.1 1 1 1 2) Brouard.D, 1978.ETUDE LIMN0BI0TIQUE DE LA RIVIERE ET DU LAC AUX RATS.Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, Région Saguenay-Lac-St-Jean.42 pp.1 1 1 1 3) Brouard.D.et J.Talbot, 1979.DENOMBREMENT DES OUANANICHES (SALM0 SALAR) ADULTES EN MIGRATION DANS LA RIVIERE MISTASSINI DE 1975 A 1979.Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune.Direction régionale du Saguenay-Lac-St-Jean, 26 pp.1 1 1 1 4) Châtelain.R.1972.INVENTAIRE DES OBSTACLES AUX MIGRATIONS DE LA OUANANICHE DANS LES TRIBUTAIRES DU LAC ST-JEAN EN 1966 ET 1967.ET RECOMMANDATIONS CONCERNANT LEUR AMENAGEMENT.Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche.Service de la faune p 17-41.1 1 1 1 1 5) Coulombe.L.1981.CAPTURE ET TRANSPORT DE OUANANICHES DU LAC ST-JEAN AFIN D'ETABLIR UNE SOUCHE LOCALE.Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, Direction régionale du Saguenay-Lac-St-Je^n, 11 pp.1 1 1 1 6) Coulombe.L 1981.ENSEMENCEMENTS DE OUANANICHES DANS LA RIVIERE AUX SAUMONS EN 1980.Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, Direction régionale du Saguenay-Lac-St-Jean, 12 pp.1 1 1 1 1 7) Gravel.Y.1970.INSPECTION DE TRIBUTAIRE DU LAC ST-JEAN EN VUE DE L'AMENAGEMENT DE LA OUANANICHE, ETE 1965.Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche.Service de la faune.Rapport 5-227-233.1 1 1 1 8) Harvey.G.1980.LES OUANANICHES DU LAC ST-JEAN: HISTOIRE ET PERSPECTIVES D'AVENIR.Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, Direction régionale du Saguenay-Lac-St-Jean.7 pp.1 1 1 1 9) Harvey.G.1981 CARACTERISTIQUES GENERALES ET ACTIVITES DES PECHEURS DE OUANANICHES DU LAC ST-JEAN EN 1980.Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, Direction régionale du Saguenay-Lac-St-Jean, 41 pp.1 1 1 1 10) Harvey.G.1981 LA PECHE A LA OUANANICHE DU LAC ST-JEAN EN 1980: PRESSION.RENDEMENT ET RECOLTE.Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, Direction régionale du Saguenay-Lac-St-Jean, 27 pp, —¦ - 1 1 1 1 11) Harvey, G.1981.DYNAMIQUE DE POPULATION DES OUANANICHES DU LAC ST-JEAN.Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, Direction régionale du Saguenay-Lac-St-Jean.En préparation.12) Hydro-Québec, 1980.ETUDES PRELIMINAIRES RIVIERE CHAM0UCH0UANE.RENSEIGNEMENTS GENERAUX.46 pp.13) Hydro-Québec, 1980.ETUDES PRELIMINAIRES RIVIERE CHAM0UCH0UANE, 12 pp.14) International Environnemental Consultants Ltd., 1978 ETUDE SUR LA PECHE A LA OUANANICHE.101 pp.15) Lapointe, A.1981.QUELQUES CARACTERISTIQUES DE LA POPULATION DE OUANANICHES ADULTES DE LA RIVIERE MISTASSINI (1975-1980).Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Service de l’aménagement et de l'exploitation de la faune, Direction 'régionale du saguenay-Lac-St-Jean En préparation.16) Légendre, V.1967.LE SAUMON D'EAU DOUCE DU QUEBEC: LE POISSON D'INTERET SPORTIF DE L'AVENIR.Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, Service de la faune, Bull.11: 1-39.17H’esage, R.1974.QUELQUES STATISTIQUES VITALES DES POPULATIONS DE OUANANICHES (SALM0 SALAR OUANANICHE) DES RIVIERES CHAM0UCH0UANE ET AUX SAUMONS.Thèse de maîtrise.Université Laval, 108 pp.18) Lesage, R et A.Martel.1976.LES OPERATIONS "OUANANICHE” 1974-1975.Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, Service de l'aménagement de la FAune, District Saguenay-Lac-St-Jean.86 pp.19) Les Conseillers Beak Limitée, 1977.ETUDE DES REPERCUSSIONS ENVIRONNEMENTALES, USINE DE PATE KRAFT BLANCHIE, D0N0HUE/SÎ-FELICIEN.401 pp.20) Les Conseillers Beak Limitée, 1979.ETUDE DES REPERCUSSIONS ECOLOGIQUES DE L'AMENAGEMENT HYDROELECTRIQUE DE LA RIVIERE CHAM0UCH0UANE.Vol.1: Ecologie aquatique, 76 pp.21) Les Conseillers Beak Limitée, 1979.ETUDE DES REPERCUSSIONS ECOLOGIQUES DE L'AMENAGEMENT HYDROELECTRIQUE DE LA RIVIERE CHAM0UCH0UANE Vol.2: Répercussions sur le milieu aquatique.55 pp.22) Les Conseillers Beak Limitée.1979.ETUDE DES REPERCUSSIONS ECOLOGIQUES DE L'AMENAGEMENT HYDROELECTRIQUE DE LA RIVIERE CHAM0UCH0UANE.Vol.3: APPENDICES.129 pp.23) Office de Planification et de Développement du Québec 1980 L'EAU ET L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.204 pp. LA FETE DE LA ST- JEAN: Y’A PU RIEN LA.::a* ¦••:¦-: r% .-«SS# ; v •>v Mlr'S ¦ - - *" .aw.¦rfrx.Il est bien loin le temps où les premiers Français et Bretons, débarquant en Nouvelle-France, allumèrent les premiers feux de la Saint-Jean en sol québécois.Sûrement qu’à cette époque, il n’y avait pas de balounes bleues fleurdelysées à faire péter, ni de petits drapeaux à agiter, ni de petits foulards blancs pour s’étouffer avec, ni de ces petits organisateurs de fête peu reluisants pour leur trafiquer leur Fête, et on peut croire qu’ils s’y amusaient bien, à leur feu de la Saint-Jean, ces Français et ces Bretons.Il faut dire également que le caractère sacré de l’événement n’avait pas encore été rongé par le ver de la politique et qu’il faudra attendre quelques siècles avant que les politiciens ne s’en fassent un plat, du feu de la Saint-Jean et de la Fête elle-même.Il n’y a pas si longtemps encore, il y avait lieu dêtre enthousiaste et enclin à une certaine spontanéité quand on fêtait la Saint-Jean.N’était-ce pas le moment où tout un peuple opprimé se retrouvait pour crier à la face du monde et ses espoirs et son désir d’être au monde; notre naïveté trop belle nous transportant alors au-delà de nous-mêmes, nous n’avions pas conscience du courant par lequel nous étions entraînés, et qui allait finalement nous amener à subir le joug du Parti Québécois.C’est un lieu commun de dire que la politique salit tout ce qu’elle touche; en ce qui nous concerne, c’est sur la Fête de la Saint-Jean qu’elle aura fait sa plus belle tâche en ce qu’elle aura canalisé et avalé les énergies de libération de tout un peuple.Moloch, une fois de plus, est repu de notre âme mise à nu et de notre sang.Aujourd’hui, notre Fête de la Saint-Jean nous est servie digérée et sentant la “schnout” mille milles à la ronde; de la même manière qu’on met de l’argent dans une tirelire, on met de l’argent dans le dos des Québécois et ne les voit-on pas qui s’agitent comme autant de pantins désarticulés: nos chanteurs vont débiter leurs âneries, nos saoûlons vont lever le coude, nos spectateurs vont applaudir, nos organisateurs de fêtes vont danser le ‘‘shake”, nos drogués vont fumer, et nos politiciens vont dormir en paix.Cé quoi qu’on fête, asteure, à la Fête de la Saint-Jean?Jules Ross FOCUS m ^ - ittSf/t/râk.Æmm :• .» >.'VJ.>*-*$*.se pas à même les ressources locales, les travailleurs locaux sont ainsi forcés à s'expatrier.Ces pertes sont très coûteuses en termes de possibilités de maintenir le dynamisme du développement régional.Dans le cadre de la prise de décision, ou des réflexions qui la précède (comme c'est le cas pour le présent colloque), on est même forcé de faire appel à des experts et des consultants d'autres régions ou de paliers décisionnels supérieurs et centraux.Même les conférenciers sont souvent empruntés à d'autres centres d'activité sociale.Mais, il reste néanmoins certains cas (celui-ci en est un) où un apport différent, une vision neuve peut être très profitable.Une contribution , "étrangère” peut même devenir très saine pour stimuler la réflexion.C'est dans cette perspective, que je situe mon intervention, ce soir.ALMA, PRES DU COEUR! De toute façon, la ville d'Alma et ses gens ne me sont pas totalement inconnus.Depuis déjà plusieurs années, au cours de mes activités, j'ai été mis en contact avec d'étonnantes réalisations de résidants de la place dans mes domaines d'intérêt, soit l'écologie, l'environnement et les énergies douces.Si Alma est une des villes québécoises "si proche de mon coeur", c'est qu'elle est devenue, à mon esprit, l'une des bases vivantes de l'expérimentation de l'alternative écologique au Québec.Comme d'autres villes ou villages, je pourrais mentionner Baie Saint-Paul, Saint-André Avelin_Alma s'avère pour moi le lieu d'accueil d'une des communautés écologiques les plus actives.Je parle même de "germe" d'une société québécoise plus écologique.Les écologistes, que je connais bien parce que je les côtoie souvent, préfèrent parler d'un "noyau" dans ce fameux "REZO" informel que constitue l'ensemble des militants écologistes du Québec.Pour moi, le nom d'Alma évoque une librairie coopérative, répondant- aux besoins d'information écologique de tout le Québec.Aussi, une coopérative alimentaire, les "Graines" bien implantée et partageant ses expériences avec celles des autres villes.Alma, c'est aussi une coopérative de travail, une autre de culture et de vente d'herbes fines.Enfin, je ne peux pas passer sous silence le Comité d'environnement.C'est grâce à ce dernier, à son opposition rigoureuse et systématique à des projets de développement sauvage dans la région, que je suis aujourd'hui sensibilisé aux menaces que constituent une autoroute "déroutante" entre Alma et La Baie, ou un projet d'harnachement de la rivière Ashuapmouchouan.Les terres agricoles, les ressources hydriques, bref les richesses naturelles régionales sont convoitées par des promoteurs peu scrupuleux au détriment d'espèces vivantes telles que la ouananiche ou de valeurs régionales telles que l'autosuffisance alimentaire.L'ALTERNATIVE N'EST PAS SIMPLE Concernant spécifiquement cette action du Comité d'environnement pour la protection de la rivière Ashuapmouchouan, je dois vous mentionner une lettre que je recevais dernièrement du Lac:Saint-Jean.En voici quelques extraits: / y ' // ".avec un groupe d'amis!es), nous avons mis sur pied un comité dé protection de ia rivière.Nous avons une longue liste d'arguments pour nous opposer au projet d'harnachement de la rivière dont: — /'appartenance du territoire aux Amérindiens, — leurs territoires de chasse, — la proximité et l’accessibilité de la rivière pour le plein-air, — le caractère historique et archéologique de la rivière, — la menace pour la survie de la ouananiche.Notre désir est à la fois de nous opposer au projet et de proposer une alternative valable.Pourrais-tu nous aider dans notre cause?Nous savons fort bien qu'il est temps d'élaborer une stratégie par rapport à l'énergie qui couvre l'ensemble de notre territoire.Peux-tu me donner une réponse le plus rapidement possible.\ ' Je vous avoue qu'en lisant cette lettre, j'ai été impressionné par l'ampleur du programme de travail qu'elle contient et l'envergure du projet qu'elle suggère.C'est un peu ma réponse à cette missive que je vous livre ce soir.Mais attention, il n'y, a pas de réponse simple à une telle demande: aucune recette magique ou solution miracle ne peut servir de proposition d'alterpative au développement régional.Une stratégie de développement touche aussi bien l'aménagement du territoire, que l'utilisation des ressources et de l'énergie.Elle doit, par conséquent, s'enraciner profondément dans la réalité de ceux qui participent à son élaboration.Ainsi, je n'ai aucun scénario à apporter en ce qui touche les options de développement d'Alma, pas plus que je n'ai en mains leS éléments d'un futur régional qui soit plus écologique. LE CHAPITRE ESCAMOTE Mais, avant de me présenter devant vous, j'ai tout de même cherché la forme que pourrait prendre l'altqrnative écologique au développement régional, telle qu'elle aurait été exprimée par les militants du Comité de protection de l'environnement d'Alma.Pour ce, j'ai consulté le document que j'avais en main, soit le mémoire d'opposition à la construction de l'Autoroute 70.Je dois d'abord souligner l'excellente qualité de ce travail et la grande pertinence avec laquelle les conséquences néfastes d'un tel projet sont dénoncées.L'étape de la sensibilisation aux inconvénients et aux dangers du "développement pour le développement" reste essentielle; c'est l’une des composantes-clefs de l'opposition aux propositions des développeurs industriels "à n'importe quel prix".Toutefois, un regard attentif du document m'a pgrmis de noter une lacune fondamentale.Sur l'ensemble des 40 pages de texte, une seule est consacrée à l’expression des alternatives.Je me permets de transcrire ici ces propositions contenues dans ce chapitfie: "Nous proposons donc que: 1.Les sommes initialement prévues pour la construction de l'autoroute 70 soient réaffectées dans l'amélioration de l’ensemble du réseau routier régional.Il ne sert à rien d'élaborer plus en profondeur; nous sommes convaincus que la direction du ministère des Transports connaît parfaitement bien les lacunes de notre réseau routier régional (.) 2.Le ministère des Transports, par l'intermédiaire d'une consultation auprès des intervenants concernés (dont naturellement la population en général) élabore une politique intégrée des transports dans la région.Cette politique devrait, entre autres, induré une étude de faisabilité d'un système rapide de transport sur rail entre le Saguenay et le Lac-Saint-Jean.Il est bon de rappeler ici que la région possède déjà un système privé de transport sur rail et qu'une démocratisation de ce système constitue l'élément majeur pouvant nous permettre l’accessibilité à un système ferroviaire public".Dans la majorité des mouvements d’opposition que je connaisse, cette phase d'élaboration d'-nlternatives concrètes fait la plupart du temps défaut.Cette lacune se traduit par certaines difficultés d'intervention, rendant beaucoup moins efficace socialement l'action des écologistes.J'en mentionne certaines rapidement: • D'une part, quand on en est au point de discuter des solutions de remplacement, comme il n'y a pas de stratégie globale explicite, chacun y va de ses suggestions bien intentionnées.Suggestions le plus souvent très distantes les unes des autres et parfois très éloignées du contexte réel dans lequel se situe l'intervention.Cette absence de consensus sur l'alternative souhaitable devient évidente pour tous, militants ou non, et finit par torpiller les mouvements de pression.• Ce manque de réflexion sur les alternatives a aussi comme conséquence que les moyens de remplacement proposés sont malheureusement très sommaires et très vagues en comparaison des problèmes à régler.Aucune proposition claire, facile à comprendre et satisfaisante aux besoins des individus n'étant avancée, les citoyens n'embarquent pas.Surtout qu'ils ne savent pas où cette galère va les mener.L'exemple de.l'alternative prbposée au projet d'autoroute est significatif à cet égard.Alors que les citoyens comprennent très bien ce qu'est une autoroute et les avantages qu'ils en retirent, ils ne voient pas trop où peut déboucher une étude de fonctionnaires sur l'amélioration du réseau routier régional.Pour eux, la construction d’une autoroute a précisément cette fonction.En plus, il est très probable que les individus ne voient pas comment, par un réseau de chemin de fer, on pourrait répondre à leurs besoins de déplacement.Avec la réputation que le rail a chez nous, il faudrait sûrement mentionner des exemples qui viennent d'ailleurs, des pays européens incidemment.Ces quelques observations qui, j'espère, ne seront pas reçues comme des critiques, visent seulement à démontrer l'urgence de s’attaquer à la conception des alternatives au développement, en termes de moyens précis, concrets et accessibles au public.Il faut a[rêter de dépenser nos énergies à écrire d'excellents mémoires d'opposition, mémoires qui, puisqu'ils s'adressent à des gestionnaires et des technocrates, sont rédigés en termes de chiffres, d'études, de politiques, etc.Ces mémoires restent trop souvent lettre morte.ïJJHi Su J i sre* W5?Sfeîi Ce qu'il faut, ce sont des propositions concrètes, réalisables et bien imagées, de véritables programmes politique^ exprimant à l’intention des "personnes de bon sens", ce que les écologistes veulent comme développement.Et ce besoin d'un projet clair, je ne lè ressens pas seulement pour Alma ou pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais pour toutes les régions du Québec, dont Québec même, d'.où je viens et au sujet duquel je puis parler en meilleure connaissance de cause! LA OU LES "OISEAULOGUES" SONT NES Vu mon implication comme militant écologiste dans certaines luttes concernant des projets de développement dans ma région, j'ai décidé de référer à l'une d'entre elles comme exemple de proposition d’alternative que nous nous sommes efforcés de développer un peu plus.Il s'agit aussi d'un projet d'autoroute, cette autoroute qui devait passer dans le fleuve et condamner irrémédiablement à la disparition les bat-tures de Beauport.Ce projet a fait beaucoup de bruit et a gagné une certaine notoriété, puisque c'est là que sont nés les "oise; ilomies", créés par le maire de Beauport qui ne prenait pas très au sei.eux l'opposition des écologistes.Dans leur mémoire, présenté à l'occasion des audiences publiques tenues par le ministère de l'Environnement, les Amis de la Terre de Québec ont explicité leur vision d'une formule de développement différente de celle avancée par le ministère des Transports.Une large proportion de leur document était d'ailleurs consacrée à un plan de développement écologique de la région de Québec.Développement dont les caractéristiques soient compatibles avec la marche vers l'écosociété.Après une démonstration très détaillée des principes de l'écologie, démonstration qu'il serait trop long de reproduire ici, le mémoire traduisait ces principes en objectifs d'aménagement de la zone des battures de Beauport, aménagement qui touche évidemment la région de Québec et sa banlieue.Je crois que la meilleure façon d'être fidèle aux propositions contenues dans ce mémoire consiste à extraire les quelques pages qui les Contiennent: "Dans le cas présent, c'est-à-dire l'aménagement des battures de Beauport, ces exigences d'une société écologique se traduisent par quelques grands principes d'aménagement, pour respecter à la fois l'équilibre, la diversité, la décentralisation et l'équité.33 FOCUS î’K.-jâi-X.,y«sg *yr
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