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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1957-01, Collections de BAnQ.

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JANVIER 1957 JANUARY «¦Te ; N .OfN Nitt C&ü i&w$.W^ÈÉÊÊhz *mmk POPULAR POUR TOUS POPULAR POUR TOUS POUR TOUS La revue de l’enseignement spécialisé de la t)TY/''VVT'T'MC'IT de r\T TCDCr1 The Vocational Training Magazine of the Xvv^J V LIN v^L Gj Qy U L1DLN Ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse Department of Social Welfare and Youth January 1957 Vol.XXXI No 11 Directeur, Robert PrÉVOST, Editor Secrétaire de la rédaction, Eddy MacFarlANE, Assistant Editor Conseil d’administration Board of directors Le conseil d’administration de la revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Ecoles de l’Enseignement spécialisé relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse (province de Québec).The magazine’s Board of Directors consists of the members of the Principals’ Council of Vocational Training Schools under the authority of the Department of Social Welfare and Youth (Province of Quebec).Président — President Jean Delorme directeur général des études de l’Enseignement spécialisé Director General of Studies lor Vocational Training Directeurs — Directors Maurice Barrière adjoint du directeur général des études Assistant Director General of Studies SoNIO Robitaille directeur, Office des Cours par Correspondance Director, Correspondence Courses Bureau Gaston Tanguay directeur des etudes pour les Ecoles d’Arts et Métiers Director of Studies for Arts and Crafts Schools Rosario Bélisle Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School L.-Philippe Beaudoin Ecole des Arts Graphiques Graphic Arts School Gaston Francoeur Ecole de Papeterie Paper-Making School Jean-Marie Gauvreau Ecole du Meuble Furniture-Making School Georges Moore Ecole des Textiles Textile School Darie Laflamme Ecole Technique de Québec Quebec Technical School J17 HP—'—, Ecole Technique des Trois-Rivières .-r.IHERIAULT Trois-Rivières Technical School Marie-Louis Carrier Ecole Technique de Hull Hull Technical School Chan.Antoine Gagnon Ecole Technique de Rimouski et Ecole de Marine Rimouski Technical School and Marine School Albert Landry Ecole Technique de Shawinigan Shawinigan Technical School Paul-Emile Lévesque Ecole des Métiers Commerciaux School of Commercial Trades Omer Gratton Ecole d’Arts et Métiers du Cap-de-la-Madeleine Cap de la Madeleine Arts and Crafts School Roger Laberge Ecole d’Arts et Métiers de Plessisville Plessisville Arts and Crafts School Secrétaire — Secretary Wilfrid W.Werry directeur adjoint, Ecole Technique de Montréal Assistant Principal, Montreal Technical School Rédaction Editorial Offices 294, carré ST-LOUIS Square Montréal (18), P.Q.- Canada Administration Business Offices 506 est rue STE-CATHERINE St.E.Montréal (24) P.Q.Canada Abonnements Subscriptions Canada : $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries j q numéros par an issues per year Autorisé comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd class Mail, Post Office Dept., Ottawa « La seule revue bilingue consacrée à la vulgarisation des sciences et de la technologie » NOTRE COUVERTURE Un technicien retire d’une machine à "cellophane” un rouleau complet de ce film de cellulose, à l’usine de Sha-winigan-Falls de la Compagnie Du Pont du Canada, ltée.«V ' FRONT COVER A completed roll of "Cellophane” cellulose film is swung away from wind-up end of a casting machine at the Shawinigan Falls plant of Du Pont Company of Canada Ltd.Sources Credit Lines p.4 : Service provincial de Ciné-photographie ; pp.7-11: La Compagnie DuPont du Canada; pp.12-14: The Blue Bell, organe de la Cie de Téléphone Bell du Canada ; p.15 : Science Service ; pp.17-23 : Eddy-L.Mac-Farlane ; p.24 : Science Service ; pp.25-29 : dessins de l’auteur ; p.30 : dessin de l’auteur ; pp.31, 33 & 34 : Science Service ; p.35 : Bulletin du Collège canadien de la défense civile ; p.37 : Science Service ; pp.38-43 : Service provincial de Ciné-pho-tographie ; p.44 : Ecole Technique de Trois-Rivières ; p.45 : Studio Lausanne ; pp.46, 48 & 50 (gauche) : Service provincial de Ciné-photographie ; p.50 (droite) : Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec.Sommaire Summary L’Art de la reliure par Philippe LaFerrière.4 Solution des problèmes d’emballage.7 “Our Mr.Sun” .12 Living Stone Age People by Marjorie Van de Water 15 Un maître-imprimeur du XVle siècle : Christophe Plantin par Eddy MacFarlane .17 Learning why noses know by D.H.Radier 24 Les transmissions par poulies et courroies à vé par S.-A.Saint-Amand 25 La filière à bois par Rolland Drolet 30 New Machines and Gadgets 31 La chimie au service de l’archéologie 33 Un abri et un garage géants pour loger 20,000 personnes 35 Nikolas Tesla par Watson Davis .36 Nouvelles de l’Enseignement spécialisé .38 Plus d’un demi-million de manuels techniques répandus dans le Québec — M.André Cbené parle de l’orientation des jeunes — Un bel hommage à la formation professionnelle — La nouvelle Ecole d’Arts et Métiers de Matane — Métiers de l’auto en vedette sur les ondes — Livre d’or et lutrin présentés au 3 e bataillon des "Canadian Guards” — Deux procédés d’impression expliqués à la télévision — Bel exemple de collaboration avec l’industrie — Cadeau présenté au chanoine C.-H.Lapointe — Le Rév.Père Cypihot à CKAC — Les élèves en haute couture reçoivent la visite de la nouvelle "reine des ondes” — Quatre écoles sont l’objet d’un hommage particulier — Deux éducateurs marquent 25 ans de professorat — Fructueux contacts avec les industriels — Papetiers au travail — Intéressant article du magazine "Time” sur l’Ecole de Papeterie — M.J.-M.Gauvreau souligne le renouveau de la céramique dans le Québec — Six ateliers constribuent à la fabrication d’un foyer-verrerie — M.Pierre Gauthier donne une entrevue à CBFT — Nouvelles des Techniciens Professionnels.Enluminure pour "janvier" du Calendrier de Charles d'Angoulème.XVe s.un -V .¦MhhhmSHMbI '¥5À',.1 K .mêm ¦ « The only bilingual magazine devoted to the popularization of science and technology » - * * ¦ ¦ - smnmR êJt 'Il C’Art de la reliure par PHILIPPE LA FERRIERE, Directeur technique de la Bibliothèque St-Sulpice j IMPRIMERIE créa pour ainsi dire Part du relieur.Aux débuts la reliure servait seulement à assurer la conservation des manuscrits.“ Les feuilles, nous dit Alphonse Blanchon, auteur d’un ouvrage sur l’Art et la Pratique en Reliure, cousues ou collées étaient enfermées entre deux plaques de bois d’abord, puis de métal, d’ivoire ou de cuir, réunies par un dos mobile ; peu à peu elle suivit l’influence du luxe et du goût ; sous la civilisation romaine on décora la couverture, on préserva la tranche de la poussière par l’apposition d’un morceau d étoffe ou de peau et le tout fut enserré au moyen de courroies.” L Italie aurait été le berceau de la Reliure.La première école de reliure vit le jour à Venise.Les plus beaux exemplaires de ce temps se trouvaient dans la bibliothèque du célèbre bibliophile Thomas Maïoli qui vécut vers 1550.L’Italie donnait alors le ton à l’Europe.C’est à Grolier qu’on doit la création de la reliure française.Amateur et collectionneur à la fois, il avait rapporté d’Italie, où il avait été ambassadeur du roi François 1er, une passion pour les beaux livres.Le style byzantin caractérisa la reliure du moyen âge.De merveilleux spécimens sont parvenus jusqu’à nous.Certaines reliures en métal étaient décorées d’ornements divers: émaux byzantins ou de Limoges, incrustations d’or, bas-reliefs en ivoire ou en métal, cabochons ou pierres précieuses.D’après un bibliophile bordelais, M.G.Brunet, les livres du moyen âge avaient une si grande valeur et étaient d’une si grande délicatesse de facture qu’ils étaient confiés à des joailliers plutôt qu’à des relieurs proprement dits.C'étaient eux qui confectionnaient les habillements des missels et des bréviaires pieux.L’histoire rapporte que Benvenuto Cellini exécuta, sur l’ordre du pape Paul III, la reliure en or massif d’un livre d’heures destiné à Charles-Quint.A cette époque on recouvrait aussi les livres en velours, en satin, en damas, en drap de soie, en cuir de couleur, en peau de vermeille, en parchemin, en étoffes brodées d’or et garnies de clous d’or, de plaques de métal, de coins d’argent, de vermeil ou de cuivre doré.Bélisaire trouva, parmi les dépouilles de Satimer, un recueil des 4 Evangiles, orné d’or et de pierres précieuses.Le manuscrit des Pandectes, appartenant à la Bibliothèque Laurentienne de Florence, et que l’on fait remonter au Vie siècle, est relié avec des tablettes de bois recouvertes de velours rouge et garnies d’ornements d’argent.Mais à cette époque, le cuir ne suffisait pas encore à préserver le livre aussi solidement qu’on le voulait.Souvent les plats sur lesquels on collait la peau étaient en bois plus ou moins épais, et comme ce bois devait se piquer tôt ou tard, le livre portait dans sa couverture même les germes de sa destruction.Après avoir percé le bois, les vers pénétraient le papier, le criblaient, le rongeaient.Ajoutons que la reliure en bois, avec ses garnitures, augmentait considérablement la pesanteur du volume, dont la chute pouvait être redoutable.Comme question de fait on peut admirer à la Bibliothèque Laurentienne de Florence.un vénérable manuscrit de Pétrarque —- c’est une copie des lettres de Cicéron — dont la couverture en bois est si lourde que le livre, étant tombé sur la jambe gauche du poète, lui fit une blessure qui faillit nécessiter l’amputation.On a même vu des antiphonaires (1) et des missels du moyen âge qui étaient d’une telle pesanteur, qu’on avait dû y adapter des roulettes pour les rendre plus mobiles, et qui, avec leurs coins en métal, leurs clous saillants et leurs fermaux à serrure, avaient l’aspect d’un coffre à renfermer des trésors.Au moyen âge, tous les livres étaient reliés.Charlemagne accorda à l’abbé, de Saint-Bertin un diplôme par lequel il l’autorisait à se procurer par la chasse les peaux dont il avait besoin pour ses reliures de luxe.Jusqu’à la moitié du treizième siècle, selon O.Uzanne, l’étude de la Reliure offre peu d’attraits.La reliure comme nous l’entendons ne date, à vrai dire, que de la découverte de l’imprimerie qui en popularisant le livre porta un rude coup à son luxe.Dans l’intérieur des volumes, le papier chiffon remplaça le parchemin, et en revanche le parchemin remplaça sur les couvertures le velours et la soie.Autrefois le relieur et le brocheur ne faisaient qu’un.C’était le relieur qui devait plier les feuilles dans l’ordre de la pagination, les assembler, les coudre ensemble et les couvrir provisoirement d’une feuille de papier marbré ou de couleur, quand il travaillait pour les libraires.Aujourd’hui la brochure est une profession à part, et les livres qu’on veut faire relier arrivent chez le relieur tout brochés.Jadis tout ce que le relieur pouvait se permettre, après avoir fait ses ligatures sur cordes, c’était de travailler à amprainter et de marqueter le cuir dont il couvrait ses volumes .Quand le livre avait été solidement lié, puis vêtu d’un cuir ouvragé ou de velours par le relieur, il passait de ses mains dans celles de l’orfèvre, qui seul avait le droit de l’orner d’un fermail, de le parsemer de clous d’or, d’argent ou de laiton, sur le dos ou sur les coins.Presque tous les arts que nous appelons décoratifs étaient pratiqués dans les monastères.Tandis que dans l’ordre civil, où les métiers étaient séparés par des limites rigoureuses, le relieur ne pouvait pas être écrivain ni l’écrivain relieur, le moine calligraphe qui avait écrit et enluminé un livre d’heures, se croyait le droit de le relier, d’y mettre des fermaux, des coins, des clous, des émaux, d’y ajouter, en un mot, un travail d’orfèvrerie.Cependant l’invention de l’imprimerie eut une grande influence sur l’art du relieur.A partir de cette époque, les relieurs commencèrent à prendre de l’importance.Leur industrie devint peu à peu indépendante ; elle n’eut plus à subir l’intervention de l’orfèvre, du joaillier, du bijou- tier, si ce n’est dans certains cas très rares.Elle put donc, sans sortir de ses propres moyens, devenir un art.Et puis, en devenant moins rares, les livres parurent moins précieux.Il n’était plus d’ailleurs possible d’étendre à des centaines de volumes la dépense considérable qu’avait entraînée la couverture de tel ou tel manuscrit, avec ses fermoirs ciselés, ses clous d’argent, ses pierreries, ses peintures même, car on faisait peindre parfois, sur les ais, de petits tableaux en camaïeu, tableaux qui furent très à la mode au XVIIIe siècle.Les papiers marbrés furent remplacés dans les reliures de prix par des gardes en satin, suivies de gardes en papier doré.Vers 1820 se place l’invention du cartonnage.“ C’est l’époque démocratique du livre” écrira Charles Blanc.C’est aussi celle qui vit les débuts de l’imprimerie au Canada français.O I la reliure est pour ainsi dire une garde, un vêtement, ^ elle doit également en être la parure, mieux encore, elle doit être en quelque sorte la préface du livre.Ce n’est donc plus, comme autrefois, une sorte d’ex-libris que représentent ces mosaïques, mais une aimable fantaisie, un résumé écrit de l’oeuvre reliée.Telle est, selon les critiques les plus autorisés, la conception de la reliure moderne.La reliure doit s’inspirer du livre et non s’imposer à lui.En vertu de ce principe, il convient de choisir une ornementation qui ne soit pas étrangère au texte de l’ouvrage.Nous savons que les principes de l’art décoratif trouvent leur application dans la reliure.Il en est de la reliure comme des autres industries proches parentes de l’art, la variété doit assaisonner l’unité.“La grâce, écrit Charles Blanc, doit y être un aveu de l’utile, à ce point que les accents de la solidité pourraient à eux seuls y tenir lieu d’ornement.” Autrement dit, une reliure doit être solide, commode, facile à manier, avant d’être belle.Dans sa grammaire des arts décoratifs, Charles Blanc souligne que plus le livre est curieux, plus il est séant de lui faire un vêtement simple en sa dignité.En vertu de ce principe, les coquetteries de la dorure, les entrelacs, les mosaïques, les tranches gauffrées et ciselées ne vont point, il va sans dire, à un Montaigne, à un Pascal, à un Bossuet.Dans la reliure, comme ailleurs, l'élégance est l’ennemie de la surcharge, et l’opulence même a besoin d’une certaine mesure.Il serait fastidieux de dire que les cuirs ciselés, les plaques niellées, les émaux qu’autrefois on enchâssait dans les plats, ne sont plus d’usage et que les livres doivent être reliés sans aucune saillie et de façon à pouvoir s’insinuer aisément et sans crainte d’une éraflure sur les rayons d'une bibliothèque.Puisque la reliure doit s’inspirer du livre et non s imposer à lui.il convient de choisir une ornementation qui ne soit pas étrangère au texte de l’ouvrage.L’Art est un don des dieux.Certaines reliures de grand luxe sont particulièrement caractéristiques d’un genre qui cherche à allier le rêve et le sentiment en une synthèse inspirée du texte même du livre.Parfois la fantaisie l’emportant sur ses ailes d’or, la mystique du relieur l’incline vers l’art abstrait.Ainsi lui arrive-t-il de s’éloigner du sujet pour se perdre dans un monde de songe.Certaines imageries, si séduisantes soient-elles, nous déroutent.Attaché au rythme du dessin, aux nuances des cuirs, parfois esclave des allégories aujourd'hui surannées mais qui abondent dan's la reliure ancienne, le relieur nous laisse en plan, d’où (1) ANTIPHONAIRE : Livre d’église contenant les diverses parties de l’office notées en plain-chant.La Bibliothèque Saint-Sulpice en possède quelques-uns dont un daté de 1668.5 certaines mises au point qui s’imposent, — tout comme dans l’art abstrait en peinture, —- sous forme d’explications complémentaires dont l’artiste et maints critiques de profession se montrent par trop généreux.FANTAISIES DE RELIEURS On cite différents spécimens curieux, dont un exemplaire des Châtiments, de Victor Hugo, de la Bibliothèque de Ph.Burty, où s’étale une immense abeille d’or enlevée au trône impérial des Tuileries ; l’Histoire de la Révolution, de Thiers, vêtue d’un manteau princier bleu brodé d’or ; au beau milieu du plat, encastrées comme l’abeille du trône, apparaissent des lunettes authentiques de l’auteur, privées de leurs verres et escortées de quatre boutons de sa redingote préférée.” Comme vous voyez, Salvador Dali n’a rien innové.Certains relieurs abusent de coffrets ou d’étuis pour préserver, disent-ils, le volume.A ceux qui approuvent ce moyen préservateur tout en invoquant la mode des écrins, H.Bouchot déclare que “ la reliure étant un écrin par elle-même, n’a pas besoin de coffret”.Autrement, ajoute-t-il, “ il n’y a aucune raison pour ne pas décorer aussi le second préservatif et nul motif à ne pas l’enclore à son tour dans un troisième, d’où un jeu chinois de boîtes entrées les unes dans les autres.” Qui vise à l’originalité côtoie souvent la sottise.“ Il y a des sottises bien habillées, a dit Cham-fort, comme il y a des sots très bien vêtus ”.Quel que soit le genre d’ornement que l’on préfère, il importe, quand on y veut mettre le cachet d’une époque, de bien connaître le style décoratif des miniatures ou des imprimés du temps où vécut l’auteur du livre.L’exécution des ornements à la machine a quelque chose de raide, de sec, de mathématique, de fatal, qui ne saurait séduire un homme de goût, pour lequel aura toujours plus d’attrait un travail de main d’homme, même avec ses imperfections inévitables.Quand la reliure réunit ces trois conditions, à savoir la solidité, l’élasticité, l’élégance, la reliure est digne d’estime.Les livres, à ne considérer que la forme extérieure, celle que le relieur leur a donnée, trahissent les pensées qui régnent dans une maison, ils en sont l’ornement moral autant qu’ils servent à la décorer dignement pour le plaisir des yeux.La décoration du livre doit être en rapport avec la nature de l’ouvrage, avec l’importance de l’auteur, avec le caractère de ses pensées.Laisse-moi voir ta bibliothèque et je te dirai ce que tu as dans le ventre.“ On peut juger un homme et de la nature de son esprit, affirme Charles Blanc, d’après le nom des auteurs qu’il a choisis, d’après les soins qu’il a donnés à tel livre, de préférence à tel autre.” Que penser, en effet, de celui qui ne ferait aucune différence entre la reliure d’un Montaigne et celle d’un recueil de bons mots, de celui qui dédaignerait une édition originale des Relations des Jésuites, ou encore des Oeuvres de Champlain, éditées à Paris, chez Pierre Le Mur, en 1632 et 1640, pour faire un magnifique habit à un roman de Georges Ohnet ou de Maurice Dekobra ?Il nous semble superflu d’ajouter qu’il convient également d’approprier la reliure à la valeur, à la beauté de l’édition.Les éditions courantes, romans anciens ou modernes, qu’elles soient tirées sur papier de Hollande ou du Japon, ne méritent point une reliure de luxe avec emblèmes, fers dentelés, dentelles, etc.Cependant, s’il s’agit d’un incunable (2) l’on devra choisir une ornementation digne du sujet.Soulignons, en passant, qu’il n’est pas indispensable de semer à tout vent, sur le dos ou le plat du volume, étoiles, lis ou marguerites.Certes, l’art mo- derne offre un choix inépuisable de motifs, personnages, bouquets, fleurs, entrelacs variés illustrant les plats avec, selon la fantaisie de l’artiste, une répétition légèrement différente sur le dos, mais encore est-il préférable de s orienter vers la simplicité.La sobriété n’a jamais nui au bon sens.Partant de ce principe, les amateurs de reliure observeront une règle pour la couleur à donner aux vêtements du livre, suivant la nature des oeuvres.On utilisera le violet, le grenat ou la basane fauve jaspée dans le genre ancien, pour la théologie, l’Ecriture Sainte et la Liturgie.Pour la jurisprudence, lois, codes, traités de droit on choisira de préférence le noir, le fauve ou le marron.Quant aux sciences d’arts, philosophie, politique, morale, beaux-arts, mathématiques, etc, on adoptera le vert ou bleu très foncé, ou encore le rouge sombre.Le bleu clair et le vert émeraude seront les couleurs préférées pour les belles-lettres, les romans et la poésie.A la Bibliothèque du Parlement, à Ottawa, les romans et autres ouvrages de fiction sont reliés en vert.Il en est ainsi à la Bibliothèque Saint-Sulpice de Montréal.Enfin, l’histoire et la géographie doivent être, nous enseigne-t-on, drapées dans le rouge ou le vert olive.Evidemment, ces règles ne sont pas immuables et la couleur peut varier selon les goûts du client, mais il n’en convient pas moins d’assortir les nuances des reliures au genre du texte.Si la reliure doit être en quelque sorte la préface du livre, Blanchon suggère différents sujets tels que des bouquets, des oiseaux, des entrelacs variés, des personnages même, en maroquin de différents tons, majestueusement campés sur les plats avec une mignonne répétition sur le dos.“ Une décoration qui puise ses éléments dans l’objet même qu’elle revêt, dit-il, a des ressources infinies, illimitées .” Ces quelques extraits puisés chez les auteurs les plus autorisés en matière de reliure, et dont les ouvrages peuvent être consultés à la Bibliothèque Saint-Sulpice, nous donnent un bref aperçu comment la reliure moderne doit être comprise et nous ouvrent des horizons sur les possibilités futures.Nous savons que l’imagination n’a pas dit son dernier mot en matière d’art puisque la mode varie avec les époques et qu’aucune époque n’a offert autant de variétés que la nôtre : elle est riche de toutes les matières que lui offre la nature et l’industrie.Dans un prochain numéro, nous parlerons du fonds étranger de la Bibliothèque Saint-Sulpice.Ses richesses intéresseront, sans aucun doute, le vrai bibliophile, celui pour qui les incunables, les éditions originales, celles des grands ateliers et les reliures anciennes ainsi que les autographes ont une valeur analogue à celle que l’amateur de peinture attache à une collection bien choisie.Cette bibliothèque possède quelques exemplaires richement reliés, en style d’époque.Il en a été fait mention dans un rapport sur l’inventaire du fonds de Saint-Sulpice avant son acquisition par le Gouvernement Provincial.En exposant l’essentiel des richesses bibliographiques et bi-bliophiliques de la réserve de Saint-Sulpice, on a signalé quelques belles reliures aux armes de personnages ecclésiastiques et civils ou relativement célèbres.Entre autres ouvrages, un volume sur les “ Admirables qualitez du Kinkina”, Paris, 1689, qui porte l’estampille de la Bibliothèque du Roi (2) INCUNABLE : On est convenu d’appeler incunables tous les livres publiés au quinzième siècle, depuis 1453, date de l’invention de l’imprimerie, jusqu’en 1500. llMiliiliii Solution des Problèmes d'emballage pany qui construisit, en 1924, la première usine de Cellophane en Amérique du Nord, à Buffalo, N.Y.A partir d'e ce moment, la pellicule cessa d’être une curiosité scientifique pour devenir un produit d’utilisation courante.Un confiseur de Philadelphie eu fut le premier gros utilisateur dans notre hémisphère.Puis un boulanger de Cleveland en emballa ses petits gâteaux.En 1926, six ans avant la fabrication de cette pellicule au Canada, une grande chaîne d’épiceries to-rontoise commença à emballer son bacon dans un nouveau type de Cellophane étanche à l’humidité, qui venait d’être mis au point.C’était la fin d’une époque où les aliments étaient exposés, dans des boîtes, barils et compartiments divers, aux manipulations et à une détérioration rapide.C’était aussi EN UN QUART de siècle, la vente au détail a subi une transformation radicale.L’imposant super-marché a remplacé l’épicerie “à casiers” et modifié les habitudes des acheteuses.La pellicule cellulosique Cellophane fut un des principaux artisans de cette modernisation; c’est elle surtout qui a lancé l’emballage transparent.La pellicule cellulosique célèbre l’an prochain le 25e anniversaire de son apparition sur le marché canadien.Tout le monde connaît la Cellophane.Rares sont les magasins ou les foyers où l’on n’en trouve pas, sous une forme ou une autre.Cette ancêtre de toutes les pellicules transparentes conserve après vingt-cinq ans, la première place parmi les pellicules d’emballage.Et si à ses débuts elle ne se faisait qu’en un ou deux types, on en connaît maintenant 25 variétés.Chacune d’elles doit son existence aux besoins divers d’un marché toujours croissant aux points de vue épaisseur et couleur.L’histoire de la Cellophane, aujourd’hui renommée partout pour sa brillance, sa transparence et ses qualités protectrices, évoque celle de l’énorme développement industriel qu’elle a contribué à alimenter.Si la cellophane canadienne fête ses vingt-cinq ans, la pellicule elle-même a vu le jour en Europe en 1892.Trois chimistes anglais, travaillant sur la viscose, firent de la pellicule, mais l’oublièrent bientôt.En 1908, un chimiste suisse.Jacques Edwin Brandenberger, considéré généralement comme l’inventeur de la Cellophane commerciale, entreprit de protéger les nappes en les vaporisant de viscose liquide qui, en durcissant, formait un revêtement intachable.La pellicule ne répondit pas à son attente, mais il continua ses expériences et, en 1912, mit au point une peUicule de cellulose commerciale qu’il nomma Cellophane, mot formé de cello pour cellulose et de phaneros, adjectif grec signifiant transparent.En 1912, c’était un produit de prix utilisé seulement dans la présentation des parfums et chocolats français.Durant la première Grande Guerre, on s’en servit dans les masques à gaz.Après la guerre, la France l’exporta en même temps que d’autres objets de luxe.C’est E.I.du Pont de Nemours and Com- ON EMPLOIE DES COUPEUSES D E PRECISION POUR TAILLER DES ECHANTILLONS DE PELLICULE SOUDEE, APRES QUOI ON CALCULE LA RESISTANCE DU JOINT AU MOYEN D’UN TEN-SIONMETRE (A DROITE).LA DISTILLATION DU XYLENE SERT A DETERMINER LE DEGRE D'HUMIDITE DE CERTAINS PRODUITS.ON VERIFIE ICI LA PERTE D’HUMIDITE ET DE SAVEUR, DE CIGARETTES NON EMPAQUETEES DANS LA "CELLOPHANE VVÀ". I i BHHHB Ï/JV COIN DU NOUVEAU LABORATOIRE D’EMBALLAGE ETABLI POUR AUGMENTER LE SERVICE AUX CLIENTS QUI EMPLOIENT LES PELLICULES D’EMBALLAGE.DE GAUCHE A DROITE : MA RG A RE T C.MAC-NAUGHTON ET KEITH 17.HOLMES, PREPOSES A U LABORATOIRE, E T A.J.CAMERON, SURVEILLANT (PORTANT UN PLATEAU).l’origine d’une nouvelle forme de commerce, qui évolua vers le super-marché que nous connaissons maintenant.En avril 1932, une usine entra en production à Shawinigan-Falls.P.Q.Depuis lors, cet établissement industriel a été plusieurs fois agrandi, et le prix de la pellicule a baissé à mesure que le marché grandissait.La fabrication de la Cellophane exige de grosses quantités de pâte de bois au bisulfite, blanchie, qui arrive en ballots de 400 livres sous forme de feuilles du format nécessaire.Une fois pesées, ces feuilles sont transformées en alcali cellulose dans une solution de soude caustique.Le trempage terminé, on fait égoutter l’excès d’humidité et l’al- REPRODUISANT LES CONDITIONS QUE L'ON TROUVE DANS LES GRANDS MARCHES, ON EMPLOIE UN COMPTOIR REFRIGERE POUR VERIFIER L’APPARENCE ET L'ETAT DES DENREES PERISSABLES, TELLES QUE VIANDES FRAICHES ET LEGUMES EMPAQUETES D'AVANCE.cali cellulose se présente sous forme de masse de fibres d’un blanc laiteux.On laisse vieillir cette masse, qu’on mélange ensuite avec du bisulfure de carbone dans de grandes barattes, pour obtenir un xan-thate de cellulose orange.Ce xanthate est mélangé à son tour avec une solution de soude caustique, ce qui forme un liquide, la viscose, qu’on filtre, qu’on mélange et laisse mûrir dans des réservoirs.Chaque opération s’effectue en un temps déterminé, à température constante, pour assurer l’uniformité du produit fini.Jusqu ici, la fabrication de la Cellophane est la même que celle de la viscose.On procède ensuite à la mise en feuille de la viscose mûrie.On la fait passer dans une étroite fente horizontale et dans un bain acide, ce qui a pour effet de la coaguler et de la transformer en une pellicule continue.La feuille, d’abord laiteuse et opaque, est entraînée par des rouleaux et passe dans une longue série de bains qui la lavent et la blanchissent.Elle en sort plus solide, plus transparente et plus souple.Lavée à fond, la pellicule passe dans un bain adoucisseur, puis suides rouleaux chauffés qui lui enlèvent l’excès d’humidité.La Cellophane finie, au sortir des machines, s’enroule en gros rouleaux, en attendant d’être taillée.Pour obtenir une pellicule étanche à l’humidité, on lui applique une laque spéciale, sur un côté ou sur les deux.On fabrique la pellicule en diverses épaisseurs, en plusieurs couleurs.A chaque pas de sa fabrication, des contrôles de qualité interviennent, qui assurent ses propriétés physiques et chimiques.Depuis la guerre, le marché des produits d’emballage a grossi rapidement.La quincaillerie, la bijouterie et les textiles, de même que la viande, le poisson, le pain et les pâtisseries, le tabac, les fruits et les légumes, se vendent dans la Cellophane.Des buanderies et des nettoyeurs renvoient aux clients leurs effets dans cette pellicule.En 25 ans, le Canada a multiplié presque par 25 sa production de Cellophane.L’industrie de l’emballage prévoit que, grâce à ses propriétés de propreté, de protection et de transparence ainsi qu’à son coût modique, cette pellicule continuera encore longtemps à rendre de grands services au public.Il n’est donc pas exagéré de dire que si l’industrie de l’emballage s’est tournée de plus en plus vers les matériaux transparents, surtout dans le domaine de Vauto-service, celle des produits chimiques l’a secondée en créant de nouvelles pellicules de qualité supérieure.La croissance de la demande et la diversification des matériaux d’emballage transparents ont incité la division des pellicules de Du Pont Company of Canada Limited à fonder un laboratoire d’emballage.Situé à Montréal, ce nouveau laboratoire est conçu et outillé pour déterminer l’aptitude des diverses pellicules à recevoir de nouvelles applications.Cette partie de son travail est destinée aux clients de la compagnie qui ont a résoudre des problèmes d’emballage; mais le laboratoire effectuera en outre des essais de nouvelles ' r giSllMiW pellicules, avant leur mise sur le marché.Ces dernières années, une autre pellicule, le polythene, a fait son apparition.Bien entendu, le nouveau laboratoire consacrera le gros de ses énergies à l’étude de ces deux pellicules.Comme nous l’avons souligné plus haut, la Cellophane est une feuille de cellulose régénérée recouverte de cire-laque nitrocellulo-sique; ce revêtement lui permet de se souder à chaud ou la rend étanche à l’humidité.Sa transparence est bien connue, de même que sa résistance inhérente à la graisse.Avec le grand nombre de catégories disponibles, on comprend qu’il est indispensable de réserver chacune d’elles à l’usage qui lui convient, d’où l’importance des essais de laboratoire.Le polythène, polymère d’étliy-lène, entre dans une catégorie à part: il n’exige pas de plastifiant.En conséquence il reste solide et souple à des températures beaucoup plus basses que celles de la pratique de l’emballage, même pour la surcongélation.Pour une transparence un peu moins marquée que celle d’autres pellicules, le polythène est beaucoup plus solide, et sert donc aux usages plus durs.Le nouveau laboratoire etlec-tuera évidemment ses essais en fonction des usages normaux des pellicules d’emballage.L’industrie alimentaire consomme plus de 80 pour cent des pellicules de Du Font of Canada, de sorte que la plupart des expériences porteront sur les emballages d’alimeuts.La faveur d un produit alimentaire dépend en général de sa fraîcheur, intimement liée à son pourcentage d’humidité.Pour savoir si un emballage protégera son contenu pendant le temps normal d attente sur les étagères du magasin, il faut faire une épreuve assez longue, dans des conditions bien dé-terminées.Pour accélérer les essais de ce genre, on a équipé le laboratoire de deux armoires à température et à humidité constantes.Dans l une d’elles la température reste à 72 degrés Fahrenheit et le pourcentage d’humidité entre 17 et 20 pour cent; elle est destinée aux LE FOUR A VIDE ET LES OODETS DE PESAGE SONT SOUVENT EMPLOYES POUR DETERMINER LES VARIATIONS D’HUMIDITE, SURTOUT EN CONFISERIE.DES POMMES DE TERRE "CHIP", EMBALLEES PARTIE DANS LA “CELLOPHANE” ET PARTIE DANS UN AUTRE EMBALLAGE, SONT PLACEES DANS UNE ARMOIRE /I HUMIDITE CONSTANTE, AFIN DE DETERMINER LEQUEL DES PRODUITS DONNE LA MEILLEURE PROTECTION.pâtisseries, pains et gâteaux, que la sécheresse rassit.Sa contenance est d’environ 50 pieds cubes et elle est munie d’un appareil de réfrigération à contrôleur-enregistreur et bloc Dewcell.La deuxième, avec la même température de 72 degrés Fahrenheit, a un pourcentage d’humidité de 80.Elle offre la même contenance que la première, mais la régulation est obtenue par un hygromètre à condensation.Elle sert à éprouver les aliments qu’un excès d humidité rend immangeables.Le poids du paquet peut révéler les gains et les pertes d’humidité; mais souvent, les emballages autres que les pellicules transparentes peuvent modifier son humidité.En conséquence, il faut mesurer l’humidité du contenu avant et après l’expérience.La méthode utilisée : extraction par solvant, séchage direct, séchage sous vide, ou par réactif Karl Fischer, dépend de la nature du produit et de son volume.Les essais aux armoires à humidité constante conviennent généralement aux produits de stabilité suffisante et capables de supporter une attente assez longue en magasin.Depuis quelques années toutefois, on tend de plus en plus à emballer les aliments périssables, comme les viandes et légumes frais.Si le pourcentage d’humidité conserve une grande impor- .x> tance en ce cas, d’autres caractéristiques influent plus directement sur leur conservation et leur aspect.Elles tiennent généralement à des modifications d’ordre biologique intervenant durant l’entreposage et qui se révèlent à l’odorat et à la vue.Elles sont parfois difficiles à apprécier par l’analyse; mais l’examen après entreposage donne une bonne indication de la protection assurée par l’emballage- La plupart des articles périssables se vendent dans des comptoirs frigorifiques, et leur aspect prend une grande importance économique.La tenue des viandes rouges, par exemple, dans les comptoirs frigorifiques, ne peut pas être reproduite dans d’autres appareils, de sorte que le laboratoire possède un de ces comptoirs (de petit format) pour étudier ses effets sur les denrées périssables. Après l’achat, les aliments périssables passent dans un réfrigérateur; le laboratoire en possède donc un.Les aliments congelés et la congélation domestique sont en vogue donc le réfrigérateur domestique possède un très grand compartiment à aliments congelés.L’emballage doit rester intact également au cours des acheminements qu’il subit depuis la manufacture jusqu’au client.Les fabricants de caisses d’expédition établissent des normes bien définies quant aux poids qu’elles peuvent recevoir; mais cela ne résout pas tous les problèmes.L’emballage peut s’abîmer dans la caisse, même si celle-ci ne montre pas de traces d’avarie.L’essai d’expédition est évidemment le meilleur moyen d’établir la durabilité d’un emballage et d’une pellicule; mais il ne permet pas de déterminer ce qui s’est passé entre le départ et l’arrivée.Les principales causes de détérioration en cours de transport sont l’abrasion et la vibration de l’emballage dans son récipient, à bord du wagon ou du camion.Ni l’un ni l’autre de ces véhicules ne pouvant raisonnablement figurer dans un laboratoire, on leur substitue un vibrateur pour fins d’analyse.Cette machine permet de comparer la valeur des diverses dispositions, en soumettant la caisse pleine à une vibration poursuivie pendant un certain temps déterminé d’avance.La chute de la caisse peut aussi causer des dommages.La méthode classique, mais bien peu scienti- fique, consistait à lancer la caisse d’un deuxième étage, puis de tenter d’interpréter les résultats.Un appareil plus approprié, étudié par l’ASTM, en forme de portique, permet de laisser tomber la caisse en chute libre sur n’importe quel côté.Le laboratoire en possède un.La majorité des emballages de pellicules flexibles sont soudés à la chaleur; on a donc monté dans le laboratoire plusieurs genres de machines à souder.Ces machines peuvent jusqu’à un certain point se régler en vitesse, en chaleur et en pression; mais parfois il est nécessaire d’avoir recours à des mesures plus précises.A cette fin, on a créé une machine expérimentale commandant avec précision tous les facteurs en jeu.Les machines à faire les sacs, qui tirent profit des propriétés tbermosoudables des pellicules flexibles, serviront aussi aux expériences.Il n’y a pas de méthode générale pour les essais d’emballage.Chaque cas doit être examiné séparément; il est absolument indispensable d’étudier à fond, avec le client, les qualités qu’il attend de l’emballage.On peut ensuite dresser un plan de travail.Il faut aussi prendre en considération le nombre d’échantillons d’emballage disponibles, et celui exigé pour une analyse complète.Lorsqu’on connaît toutes les données du problème et qu’on dispose d’un nombre suffisant d’échantillons, il est possible d’apprécier avec assez de précision la valeur de l’emballage.Pour illustrer les caractéristiques du travail dont s’acquitttent les techniciens de ce laboratoire, nous résumons ci-après les recherches effectuées pour trouver une solution à deux problèmes Le premier cas se rapporte à la perte d’humidité, qui est l’ennemie de beaucoup d’emballages pour aliments.Le laboratoire a donc mis à l’épreuve un grand nombre d’emballages alimentaires.Un de ces essais portait sur le coco filamenté; voici le résumé de son procès-verbal, montrant comment procède le laboratoire dans l’étude d’un cas donné.Le grand problème, dans l’emballage du coco filamenté, consiste à empêcher le coco de sécher et de perdre par conséquent sa saveur.L’expérience consistait à comparer la conservation de l’humidité dans un sac double, à deux parois, fait avec un type de Cellophane appelé 300 MST, et dans un sac simple fait de Cellophane 450 K-202.L’expérience a démontré que le sac simple en Cellophane 450 K-202 conserve un tiers d’humidité de plus que le sac à double parois qui servait à l’emballage du produit.On a indiqué au client que le sac simple en 450 K-202 était préférable, parce qu’il conservait mieux l’humidité, à condition que l’emploi du sac double ne fût pas nécessaire au point de vue durabilité (ce que d’autres essais permettraient de déterminer).On a pris douze paquets de sept onces fournis par le client; on en a fait deux groupes; on a pris le contenu de six de ces emballages pour le réemballer au laboratoire, dans des sacs de pellicule 450 K-202.Au début de l’expérience, le poids et le pourcentage d’humidité de tous les sacs étaient égaux pour les deux groupes.On a mis les paquets dans une armoire à humidité constante; ils y sont restés 33 jours, à 20 pour cent d’humidité relative.Durant cette période, on a mesuré six fois le pourcentage de perte de poids de chaque emballage et le pourcentage d’humidité du coco qu’il contenait.A la fin des 33 jours, on a fait une dernière comparaison entre les deux groupes.La perte de poids, dans les emballages de 450 K-202, était de 1.21 pour cent, contre 1.88 pour cent pour le 300 MST.La % L.¦Æ CETTE MACHINE A FABRIQUER LES SACS DE POLYTHENE EST SEMBLABLE A CELLES DONT SE SERVENT LES FABRICANTS D E SACS.ELLE PERMET D’EPROUVER A L’USAGE LES CARACTERISTIQUES DES PELLICULES E T DE S’ASSURER QU’ELLES REPONDENT A UX EXIGENCES D E CES F AB RI-CANTS AU POINT DE VUE DE LA QUALITE.10 •JjSÜÜ i’ri "w**- teneur en humidité du coco, après 33 jours, était de 11.11 pour le 450 K-202, contre 8.93 pour ceni pour le 300 MST.La prévention de la corrosion des métaux est l’une des difficultés qui se posent aux fabricants.Dans un cas qui lui a été soumis, le laboratoire a étudié le problème du rouillage des limes et y a apporté une solution.Voici un résumé de ce cas.Le problème posé au laboratoire d’emballage par un client consistait à trouver un emballage plus approprié aux limes métalliques, afin d’en empêcher la corrosion en cours d’expédition ou pendant leur entreposage chez les marchands.On entreprit des essais comparatifs pour trouver en un certain nombre d emballages, celui qui donnerait le maximum de protection contre la corrosion.Les limes sont d’habitude enduites d’huile et enveloppées dans du papier kraft brun.Ce genre d’emballage a servi de point de comparaison pour les trois autres mis à l’épreuve.Une lime non huilée a été emballée dans une pellicule transparente formée de pellicule cellulosique Cellophane et de pellicule de polythène.Un deuxième essai a porté sur des limes non huilées emballées dans cette pellicule avec un papier chimiquement traité, nommé inhibiteur de vaporisation (V.P.L).Le troisième enfin, sur une lime huilée dans la même pellicule.Un emballage étanche à l’humidité, formé de la pellicule mixte, protège une lime contre la corrosion durant trois mois, à 80 pour cent d’humidité relative, à condition qu’elle reste huilée.Avec un morceau de papier V.P.I., la pellicule offre une protection semblable.Les limes non huilées emballées dans cette pellicule et les limes huilées emballées dans le papier kraft montrent des traces de rouille après trois mois d’exposition à une humidité relative de 80 pour cent.A la suite des épreuves, on a conseillé au client d’utiliser la pellicule mixte Cellophane-polythène pour emballer ses limes métalliques, à condition de les huiler au préalable ou de placer un morceau de papier V.P.I.à l’intérieur de l’emballage ce qui, d’après le rapport, réduit au minimum les risques de corrosion durant l’entreposage et la distribution.EN HAUT : ON EMPLOIE UN "VIBRATEUR" POUR IMITER LA VIBRATION QUE SUBIS-SENT LES CAISSES EN COURS DE TRANSPORT.EN BAS : LE MEME COLIS VIENT DE SUBIR UN ESSAI AU CHOC AU MOYEN DUQUEL ON ETUDIE LES EFFETS DES CAHOTS. MONSIEUR SOLEIL » SE MONTRE CONTENT D’UN COMPLIMENT QUI VIENT DE LUI ETRE FAIT, MAIS TOUT CELA ENNUIE LE «PERE TEMPS».POUR L’INDUSTRIE TELEPHONIQUE DE NOTRE PAYS, LES PROGRES SCIENTIFIQUES SONT D’UNE IMPORTANCE VITALE CAR ILS CONSTITUENT POUR ELLE L’ASSURANCE D’UN DEVELOPPEMENT RATIONNEL.VOILA POURQUOI LE RESEAU TELEPHONIQUE TRANSCANADIEN, ET, EN PARTICULIER, LA COMPAGNIE DE TELEPHONE BELL DU CANADA, ONT RESOLU DE COMMANDITER UNE SERIE D’EMISSIONS TELEVISEES SOULIGNANT L’IMPORTANCE QUE JOUE LA SCIENCE DANS L’EVOLUTION DU CANADA ET DE L’UNIVERS, AINSI QUE LA NECESSITE POUR LES JEUNES GENS DE JOUER UN ROLE CREATEUR DANS CE QUI EST EN REALITE LA GRANDE AVENTURE DE NOTRE TEMPS.Our Mr.Sun” Les téléspectateurs du Québec et de l’Ontario ont vu, le 19 novembre dernier, la première d’une série d’émissions Bell traitant du monde de la science.D’abord télédiffusée par la plupart des postes affiliés au réseau anglais de télévision de Radio-Canada, l’émission fut retransmise au cours de décembre dans d’autres villes telles que Québec et Sault-Ste-Marie.D'un genre tout à fait inédit, cette série d’émissions vise à instruire tout en distrayant.Chacun des programmes est préparé en vue de pouvoir servir bien longtemps après avoir paru sur les ondes de la t.v.Dans son ensemble, la série d’émissions est conçue de telle sorte qu’elle puisse démontrer au public comment les hommes de science travaillent pour étendre les connaissances humaines e t comment celles-ci, misent en pratique, contribuent au bien-être de chacun.Les recherches en matière d’énergie solaire ont été choisies comme premier sujet parce qu’elles constituent un exemple concret du travail réalisé par les hommes de science tant aux points de vue théorique que pratique.Pour compléter ce film impressionnant, qui met en vedette Eddie Albert et le Dr Frank Baxter, le réalisateur et directeur Frank Capra a consacré quatre ans de labeur.Rien d’étonnant à cela si l’on tient compte de la documentation, de la sélection des faits à illustrer, et du travail imaginatif exigé.Des équipes de cameramen ont voyagé dans le monde entier pour tourner les scènes de “Our Mr.Sun”.Des observateurs ont fourni des images du soleil prises à l’aide de téléscopes géants, munis de filtres spéciaux.Des savants de plusieurs universités ont apporté les renseignements de base à la suite d’études qui ont duré plusieurs mois.Voici quelques-uns des faits que l’homme a découverts, dans ses recherches sur le soleil au cours des siècles, et voici comment ces renseignements ont été utilisés pour l’humanité.Le soleil se trouve à quelque 93,000,000 de milles de la terre ; sa lumière ne prend toutefois que huit minutes à nous atteindre.Par contre, la lumière provenant de l’étoile la plus rapprochée et voyageant à la vitesse de 186,000 milles à la seconde, prend plus de quatre ans à nous parvenir.Le soleil est tellement gros qu’il faudrait 340 terres, attachées ensemble comme les perles d’un collier, pour l’encercler.Son poids est égal à celui de 330,000 terres.Le soleil est une boule de gaz chauds et brillants dont les 95 centièmes sont de l’hydrogène et de l’hélium ; le reste englobe tous les autres éléments.La loi de la gravité retient ces gaz en une sphère, ce qui les empêche de s’étendre, de flotter dans l’espace et de se dissiper comme un nuage.Ces gaz se pressent avec une telle densité au centre de l’astre qu’ils y sont environ 100 fois plus lourds que l’eau.La pression, au centre, est d’environ un milliard de tonnes au pouce carré.A la surface, elle n’est que d’environ une livre au pouce carré.Au noyau du soleil, la température est d’environ 30,000,000 de degrés Fahrenheit.Elle n'est plus que d’environ 10,000 degrés à la.surface visible.Puis, chose étrange, elle remonte à plus d’un million de degrés à la lisière extérieure de la couronne.Les hommes de science n’ont pas encore percé tous les secrets de la couronne solaire, mais ils savent qu’elle tourne avec le soleil, qu’elle offre des pulsations, qu’elle change de forme et qu’elle s’étend vers l’extérieur à des millions de milles.Les taches solaires intriguent les astronomes depuis le temps de Galilée, qui a été le premier à les distinguer grâce à son télescope primitif.Mais les savants ont appris une foule de choses à leur su- jet depuis quelques années.Les taches se présentent seules, en groupe ou en couples distincts.Leurs dimensions peuvent être minimes — quelques centaines de milles de diamètre — ou tellement vastes que l’on pourrait y loger 100 terres.Les taches solaires nous semblent sombres parce que leur température est de quelque 3,000 degrés inférieure à celle des autres parties de la surface.Au cours des ans, on a remarqué un certain rythme dans leur apparition.Leur nombre passe par un maximum et « un minimum au cours d’un cycle qui dure environ 11 ans.Quelques savants sont d’avis que ces fluctuations peuvent exercer une influence sur la météorologie, sur les récoltes et sur la croissance des arbres.L’étude des taches solaires a révélé que le milieu ou l’équateur du soleil tourne plus vite que le reste, mais la raison de ce fait demeure un des mystères du soleil.Telle une mer orageuse, la surface du soleil est constamment marquée de mouvements violents.Des spicules ou geysers naissent continuellement à sa surface et s’élèvent comme des fontaines à des hauteurs de 5,000 à 10,000 milles.D’autres éruptions en forme de flammes, appelées protubérances, peuvent s’élancer à des hauteurs de 100,000 milles.Parfois, ces flammes flottent paresseusement, parfois elles s’élèvent en rubans gracieux ou en bandes emmêlées, parfois elles s’élancent à une vitesse de plusieurs milliers de milles à la minute.Quand les protubérances apparaissent à la surface du soleil, elles glissent souvent latéralement et vers le bas, ressemblant quelquefois à des ponts naturels.Des parties peuvent s’en détacher et s’en aller à la dérive.Il arrive que des gaz venus d’on ne sait où deviennent lumineux et tombent dans les régions de taches solaires pendant plusieurs jours d’affilé.C’est ce qu’on a appelé la pluie coronale et c’est un autre des phénomènes pour lesquels les savants n’ont pas encore trouvé d’explication.La plus grande explosion solaire jamais enregistrée s’est produite le 4 juin 1946.Un grand arc de gaz plusieurs fois plus gros que la terre s’est élevé à une vitesse de 400,000 milles à l’heure.En moins de 90 minutes, l’arc s’était élevé à mie distance hors de portée des instruments d’observatoire.Les savants croient que le soleil engendre son énorme énergie de deux façons.La première est un procédé de fusion semblable à l’éclatement d’une bombe à hydrogène.D’après cette théorie, l’équivalent de 10,000 bombes à hydrogène éclate, toutes les secondes, à l’intérieur du soleil depuis quelque quatre milliards d’années.La deuxième source d’énergie est une réaction au cours de laquelle l’hydrogène se change en hélium par plusieurs étapes intermédiaires, ce qui s’appelle le “cycle du carbone”.Ces deux processus changent la masse en énergie.On peut illustrer par la puissance d’une réaction thermo-nucléaire à plus petite échelle celle de ces 4,000,000 de tonnes d’hydrogène que le soleil change en énergie à chaque seconde.Si l’on transformait 400 onces d’hydrogène en 397 onces d’hélium, l’énergie des trois autres onces suffirait à élever l’édifice “Empire State” à une hauteur de 2,500 milles.Quatre-vingt-dix pour cent de l’énergie que nous utilisons pro- viennent de combustibles que le soleil a aidé à créer : bois, charbon, huile et gaz.L’énergie hydraulique dépend elle-même du soleil qui évapore l’eau pour la transformer en nuages qui tombent en pluie.L’humanité puise de plus en plus dans cette “banque de combustible du soleil” pour en tirer de l’énergie.Sur notre continent, la consommation de l’électricité double actuellement à tous les dix ans.La terre capte seulement un deux-milliardième de l’énergie qui rayonne du soleil à travers l’espace, mais cette énergie qui tombe sur la terre en un seul jour est plus grande que celle que l’humanité utilise en un an.En domptant cette énergie, nous obtiendrions suffisamment de ravitaillement pour que l’humanité ne subisse pas une disette d’énergie à mesure que les fonds de la “banque d’énergie solaire” diminuent.Comme le montre “Our Mr.Sun”.c’est exactement à cette domestication que travaillent plusieurs savants à travers le monde.Les ménagères de l’Inde, où le charbon et le bois sont rares, peuvent maintenant acheter des poêles solaires qui utilisent seulement les rayons du soleil.Dans le Massachusetts, le Dr Maria Telkes a fait construire une maison modèle dont le chauffage est assuré par le soleil.Quand le soleil brille, sa chaleur est recueillie et emmagasinée pour être utilisée quand il ne brille pas.Le Dr Charles Greeley Abbott a inventé une bouilloire chauffée par le soleil.La vapeur fait tourner un moteur.Le Laboratoire français d’énergie solaire a construit un four solaire qui fournit une température assez élevée pour fondre en un instant les métaux très réfractaires.Les Laboratoires du téléphone Bell ont mis au point une pile solaire dans laquelle l’électricité est fournie par 1 action des rayons du soleil sur une plaque métallique spécialement préparée.A l’heure actuelle, ces dispositifs ne fonctionnent pas de façon aussi économique que les installations qui utilisent des combustibles ordinaires.Là où les combustibles sont rares ou inexistants, ces obstacles peuvent être surmontés.13 Water scienTijw mp OUT.' THERMO REALISE L’EXPERIENCE DE LA BOMBE A HYDROGENE.Les moteurs à vapeur et les piles fonctionnant par l’énergie solaire ne peuvent encore être utilisés que les jours où le soleil luit.L’emmagasinement de l’énergie est un autre des problèmes qu’ont encore à résoudre les hommes de science.Une des solutions envisagées est de transformer l’énergie solaire en un combustible emma-gasinable par un processus photochimique.L’énergie engendrée à chaque seconde par le soleil suffirait aux besoins de la terre pour 2,000,000 d’années.Si cette énergie peut être mise en oeuvre d’une façon économique, le soleil pourrait bien devenir une source principale d’énergie.Il n’arriva jamais, dans l’histoire du monde, qu’il y eût suffisamment de nourriture pour toute la population de la terre.Même aujourd’hui, les deux tiers de la population mondiale mangent moins que le minimum nécessaire au maintien d’une bonne santé.Mais les hommes de science cherchent du côté du soleil une solution possible au problème millénaire de nourrir adéquatement les humains.Quelque 99 pour cent de toute notre nourriture sont créés par photosynthèse, un processus dont la science n’a pas encore percé tout le secret.La photosynthèse se poursuit dans les plantes, mais puisque notre nourriture animale elle-même est nourrie par les plantes, ce processus est à la hase de toute nourriture.“CHLORO PHYLL” ENJOINT AUX HOMMES DE SCIENCE DE RESTER CHEZ EUX.L’élément essentiel de la photosynthèse est la chlorophylle.Dans la partie verte des plantes, le bioxyde de carbone se combine à l’eau grâce à la molécule de chlorophylle.La lumière solaire fournit l’énergie nécessaire à ce travail d’une façon qui n’est pas en-core complètement comprise.L’oxygène est libéré.Le reste, un hydrate de carbone qui ressemble à du sucre ou à de l’amidon, est à la base de la croissance de la plante.Les savants tentent de trouver un moyen de rendre encore plus efficace l’action de la lumière solaire.Le soleil nous envoie bien plus d’énergie que les plantes ne peuvent en utiliser.Les récoltes actuelles, comme celle du maïs, ne fournissent que deux tonnes de matière végétale par acre, par année.On estime que si toute la lumière du soleil qui parvient à la terre pouvait être utilisée par les plantes, la production pourrait être accrue de plusieurs centaines de tonnes de nourriture par acre, par année.Il n’existe pas de plante qui puisse réaliser cela, mais les savants ont découvert quelques plantes microscopiques qui peuvent utiliser la lumière solaire disponible bien plus efficacement que celles que nous récoltons actuellement.Dans le monde entier, les hommes de science poursuivent des expériences sur une plante infime SAIT5 qui s’appelle la chlorella.Il s’agit d’une algue verte monocellulaire qu’on trouve dans les lacs d’eau douce.Elle se multiplie rapidement.La chlorella contient des corps gras, des hydrates de carbone et jusqu’à 50 pour cent de protéines.Tout dans cela est comestible — il n’y a pas de tiges ni de feuilles de déchet comme dans le cas du maïs et de plusieurs légumes.La chlorella peut être utilisée pour la fabrication de la farine, du beurre, des nouilles et d’autres produits alimentaires.Un acre de chlorella peut produire, dans des conditions surveillées, environ 10 fois plus de nourriture qu’une récolte de légume ordinaire.Le problème de l’alimentation est d’une grande actualité, car le nombre de bouches à nourrir s’accroît à un rythme accéléré.En 1650, alors que l’homme moderne existait depuis quelque 25,-000 ans, la population mondiale avait atteint un demi-milliard.En 1950, seulement 300 ans plus tard, elle était montée à deux milliards et demi — cinq fois plus.Non seulement le taux des naissances est plus élevé, mais la durée de la vie est plus grande.l'n vingtième de tous les humains qui ont existé vivent actuellement.“Our Mr.Sun” montre que le soleil peut être amené à travailler davantage pour produire la nourriture dont l’homme a besoin. -M5 MUi THE NAKED ONGE MAN ON THE LEFT APPEARS TO BE ELABORATELY DRESSED BECAUSE HE IS COVERED WITH GEOMETRIC DESIGNS APPLIED WITH LOVING CARE BY HIS WIFE AFTER HE DIES, HIS WIFE WILL REMOVE HIS JAW BONE, DECORATE IT AND HANG IT AROUND HER NECK FOR THE REST OF HER LIFE.THE WIDOW ON THE RIGHT HAS HAD TWO HUSBANDS ALTHOUGH ONLY ONE AT A TIME.THE GRASS DECORATIONS HAVE BEEN PARTLY REMOVED FOR THE SAKE OF THE PHOTOGRAPH.LIVING STONE AGE PEOPLE by Marjorie Van De WATER JN this age of atomic and hydrogen bombs, scientists have found a living people who do not know how to make fire.These people, who are still in a Stone Age culture, live their primitive lives on the strategically located Andaman Islands in the Bay of Bengal.Equally distant from Singapore, Calcutta and Ceylon, they are coveted by military powers.So far, however, the primitive Onges have prevented any from seizing their islands by the simple expédiant of killi ng any person who tries to invade the interior.The Onges have no weapon more advanced than the bow and arrow, hut they use this very effectively.With specially shaped and sharpened arrows, they have successfully held off modern invasion troops.The On ges are interesting to scientists for several reasons : They are true pygmies and so are rare for this reason.They are among the very few people in the world who have a peculiar hump of fat like a bustle 15 over the buttocks of the women.This is so prominent in the Onge women that they put it to practical use and carry the baby perched on it as if it were a shelf specially built in for the purpose.It has a survival value because a person can draw on this stored fat for nourishment in times of stress such as pregnancy or famine.But chiefly the Onges are of interest because by observing the customs of these people, it is possible for scientists to see with their own eyes how people lived, worked and thought in the remote past of the Stone Age.The first scientist who has succeeded in winning the friendship of the hostile Onges so that he was able to visit their homes in the interior of Little Andaman Island, photograph them, and watch their daily living is Prof.Lidio Cipriani, an anthropologist retired from the University of Florence, Italy.After four years spent cautiously in making friendly overtures from the coastal edge of the Little Andaman Island, he was at last accepted by the Onges and he was then able to make his way through the extremely dense tropical forest to find the homes of the people.One of the Stone Age customs that Prof.Cipriani was able to watch was the building of the household refuse heap known to archaeologists as a “kitchen midden”.From the rubbish that people throw away, archaeologists have been able to deduce a great deal about how they live, what they eat, how they cook their food, and so on.On the Andamans, the Onge people are still piling up broken shells, bones from their dinner, human bones from their dead, and other discards from the household, just as did our own ancestors in the very remote past.In fact, on the Andamans, the Onges are heaping their refuse on the very same piles started by their remote ancestors thousands of years ago.Digging down through one such kitchen midden, 15 feet high and 330 feet in circumference on Middle Andaman Island, Prof.Cipriani was able to reconstruct a sort of history of the people.In the top six inches of the heap, he found evidence of contact with Europeans.Articles, probably washed from vessels wrecked off the Islands, included smoking pipes, chips of broken bottles, rifle bullets, pieces of iron.Dating of these articles shows that the first half of the heap takes us back at least a hundred years.Digging down further, Prof.Cipriani found that the iron disappeared as did also the bottle glass.Smoking pipes changed form.No longer the imported type, the pipes below this layer were made from the claws of crabs.These crab-claw pipes were found even at the very lowest levels of the heap, just above the virgin soil.And they are smoked today by Onge and Jarawa men and women, filled with the aromatic leaves of jungle plants.Way down in the pile, only about three feet from the bottom, Prof.Cipriani came to a discovery that showed him when the Onge People took the great step toward civilization of learning to make pottery.Above that layer, the rubbish, mostly discarded shells, was loosely packed with little earth.Below, the deposits were very hard and cemented together with ashes.The shells there were calcinated, showing that the shellfish were cooked by putting them directly in the fire.In the hard, cemented layer, there are no fragments of pottery.At that time, the Andaman people roasted their food in the fire or in hot ashes.Discards from the meal, together with the ashes from the fire were thrown on the refuse heap and time and weather hardened them there.Later, and up to today, the Andamanese prepare their food by boiling in their homemade pots.Shells are clean when thrown on the heap.Human dead, in the distant past as today, were buried temporarily in their houses under the bed.Later the bones are dug up, cleaned and decorated.Today an Onge widow wears the decorated jawbone of her deceased husband hung around her neck to show her affection for him.Tribes on Great Andaman Island, now reduced in number to only 23 individuals, used to wear the skull.The Onges are little people, standing only about four feet tall.They are very well proportioned, however.They wear no clothing, but many appear to be dressed because their bodies are completely covered with decorations in elaborate designs painted in white, black and red with considerable originality.The bodies of both men and women are hairless and the hair on the head grows only to a lenght of about an inch.They also shave their heads over part of the area, using primitive razors of obsidian (volcanic glass) freshly chipped with a shell hammer.Diet is simple on the Andaman Islands.They have never learned to grow their food.Meat comes from hogs that originally came to the islands by swimming ashore from a wrecked vessel.Now the pigs have gone wild and the natives shoot them with bow and arrow.The pork is supplemented by fish and very good honey gathered from the forest.The primitive “Stone Age” people have never learned to make fire, although they do boil their food over fires saved from conflagrations started by nature.It is the sacred responsibility of the women of the tribe to keep the fire always burning. '^1 .xSJST4' ‘**7' ' ' " la-asm^' i sm V ¦ I - - des populo huit terrant, quant turaut pat rums tor it m Vt traderem os.i Con fort are igitur eflo roluflus/vt cu * jkdtea O' faci.isfatt prxeepit ttbt dMoyfh fr tuts mens.: non dedtnabts sh os addextram 'vetad fu tfram, VC inte’Iigas in cun flu quai f certs.* Et nil rcredo liber Legis huiets dc ere tuo-t i ( - noùtaùcris in eo die ac stefieyot inteüigas J tan mint s quefmpta funt in eo : t unc pro-Jfcrabù 'zdittulsSyO tune intcl/iges.* Ecct prxapto ttbt, fonf.tare O ef° r0~ '¦ bufhtr.no tints,is ncqus tarearù.quontam tecum dominas Dess tuns in omnem locum quo perrexeris.1 ft pr.ccepit'jofuefcrtbit popuh,dicens: u viiam a donc très dies .Q- -~'os trunfttù ^ fdSi^ldvdjOIÇ 7ff ^ IHSO-I E.ct.A 1 s ff -lus TéïJjTtix) ftmern o«Asy xisgfs, vx>.are xd*/t&'std kQ) M
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