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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse
Éditeur :
  • Montréal :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Popular technique / Technique pour tous / Ministère du bien-être social et de la jeunesse, 1962-05, Collections de BAnQ.

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OFF E3A1 PofiuC&i TECHNIQUE M A l 19 6 2 MAY ftocvi tacc& /î La revue de l'Enseignement spécialisé de la DDH\/IM PET ^ H NT DIT P The Specialized Education Magazine of the ) llVUVIPIuLofllULULU Directeur Edi tor RENE MONTPETIT Secrétaire de la rédaction Assistant Editor MARCEL SÉGUIN Publiée par le Service de l’Information Published by the Information Branch Directeur général des études de VEnseignement spécialisé Director General of Studies for Specialized Education JEAN DELORME Administrateur général Administration ARMAND THUOT Albert Einstein, dans sa jeunesse, n’avait rien d’un enfant prodige.L’article d’Alex Roudène, que l’on peut lire en page 13, montre bien qu’il est présomptueux de juger de la qualité intellectuelle d’un élève sur ses notes scolaires.MAJ 1962 MAY Vol.XXXVII, no 3 mmaire La Sécurilé aérienne transatlantique Abbé Amable Lemoine Summary 1 Training the Electronics Experl of Tomorrow Edith Beauchamp Une Alma Mater ouvrière Robert Baslin 10 Le Génie qui a changé la face du monde Alex Roudène 13 Shaping a Future With lhe Feminine Arts Leslie March 16 Le Pont sur la Manche Jacques Jarreau 20 Espace et météorologie René Torre 23 Nouvelles techniques René Torre 26 Nouvelles de l’Enseignement spécialisé 28 MINISTERE DE LA JEUNESSE IION.PAUL GERIN-LAJOIE MINISTRE JOSEPII-L.PAGE SOUS- MINISTRE Abonnements CANADA $2.00 Me GUSTAVE POISSON SOUS-MINISTRE ASSOCIÉ Autres pays numéros par an issues per year Credit Lines Redaction Editorial Offices 10,292, avenue Parthenais, Montréal 12, P.Q.Canada DU.7-661 Pp 1 a 4: Photographies et documentation sont dues a 1 courtoisie de M.L.-C.Boussard, chef du Service de ’information à l’OACI.P.20.Dessin fourni par l’Agence Dalmas.(Texte copyright).Pp 22 à 25 et 36: Photos de National Aeronautics and Space Administration, E.-U.La photo d’Albert Einstein (couverture) nous a été aimablement fournie par M.Gérard Goddu, rédacteur en chef du SAMEDI.Autorise comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd Class Mail, Post Office Dept., Ottawa Subscriptions Foreign Countries Abbé Amable LEMOINE Professeur à l’Institut des Arts appliqués Officier pilote breveté de l’État-major de l’Air LA SECURITE AERIENNE TRANSATLANTIQUE Les statistiques d’accidents mortels, établies annuellement par l’Organisation Civile de l’Aviation Internationale (OACI), indiquent un bilan constant de sécurité remarquable.Bien que le nombre de passagers-milles, réalisé par les services aériens réguliers, ait augmenté de quelque six milliards, le nombre d’accidents mortels a été, chaque année, inférieur à celui de l’année précédente.Le trafic aérien sur l’Atlantique nord est un des plus considérables, avec une moyenne de cent traversées par jour; c’est pourtant celui qui présente le taux le plus bas d’accidents mortels enregistré jusqu’ici: 1.49 pour cent millions d’aéronefs-milles.Or, parmi les facteurs qui contribuent grandement à ce coefficient de sécurité, il faut citer celui de l’exploitation des navires-stations océaniques chargés d’effectuer, chacun dans sa zone bien déterminée, les observations météorologiques nécessaires à la navigation aérienne et, par surcroît, de porter secours aux navires et aéronefs en difficulté.Jusqu’en 1945, les observations météorologiques étaient confiées aux navires marchands qui les transmettaient aux stations terrestres, mais un programme d’observation plus complet devint nécessaire lorsque l’aviation civile commença à se développer rapidement après 1946.En l’espace de quinze ans, l’avion est devenu le principal moyen de transport de passagers entre l’Europe et l’Amérique du Nord.Les données obtenues dans le cadre du vieux programme n’étaient plus suffisantes, car les avions ont besoin de renseignements sur l’état de l’atmosphère jusqu’à une altitude de 12,000 pieds ou même, dans le cas des avions à réaction, jusqu’à 60,000 pieds.LES STATIONS OCÉANIQUES 11 leur fallait un système de prévisions suffisamment exactes et sûres pour qu’ils puissent établir leurs plans de vol en évitant les vents debout et les autres conditions météorologiques défavorables, et en profitant aussi des vents arrière.C’est pour réaliser un système de prévisions de ce genre que l’OACI a décidé, en 1946, de prendre en charge treize stations océaniques établies dans l’Atlantique nord vers la fin de la deuxième guerre mondiale.Ces stations devaient effectuer toutes les six heures des observations du vent par radar, toutes les douze heures des observations, par radiosondage, de la pression, de l’humidité et de la température, jusqu’à une altitude de 60,000 pieds et, toutes les trois heures, les observations normales en surface.Un météorologiste détermine la vitesse et la direction réelles du vent en corrigeant les indications de l’anémomètre pour tenir compte de la route et de la vitesse du navire. Préparation d’un ballon sonde à bord d’un navire-station de l'Atlantique nord.fk 4-1 w Il fut également convenu que les stations océaniques seraient équipées d’aides à la navigation, pour fournir notamment aux aéronefs des relevés de position radio et radar, qu’elles participeraient au contrôle de la circulation aérienne et que, bien entendu, elles se tiendraient prêtes à exécuter les opérations de recherches et de sauvetage d’aéronefs et de navires.En même temps, il fut convenu que les navires-stations pourraient effectuer des observations océanographiques et d’autres observations scientifiques, à condition que cela ne nuise pas à leur activité principale.En 1949, le service des treize stations était assuré comme suit: États-Unis, sept stations; Royaume-Uni, deux stations; Canada et États-Unis, une station en commun; France, une station; Pays-Bas et Belgique, une station en commun; Norvège et Suède, une station en commun.Il s’est vite avéré que les treize stations étaient surabondantes pour les besoins de la première navi- i • s Un officier de la station Charlie fixe le soleil avec un sextant pour contrôler la position du navire.gation aérienne sur l’Atlantique nord, et leur nombre a été ramené à onze à la fin de 1949.En 1954, cette fois pour des raisons d’économie, le nombre des stations fut ramené à neuf.Ces neuf stations sont en exploitation permanente depuis lors.Le service des quatre stations les plus occidentales, Bravo, Charlie, Delta et Echo, est assuré par des navires de la Coast Guard des États-Unis, tandis que celui des cinq stations orientales, Alfa, India, Juliett, Kilo, et Mike, est assuré par les navires que fournissent la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède.Le Canada devait fournir un navire pour la station Bravo; toutefois, aux termes d’un accord bilatéral qu’il a conclu avec les États-Unis, le Canada exploite en totalité une station dans le Pacifique et, en contrepartie, les États-Unis ont pris entièrement à leur charge le service de la station Bravo.Comme l’aviation n’est pas la seule à bénéficier de l’activité des stations océaniques, certains autres états ont accepté de participer aux frais d’exploitation de ces stations.À l’heure actuelle, dix-huit états participent à l’exploitation et au financement du réseau, dont onze uniquement par des contributions en espèces.La contribution de chaque pays est basée, pour une part, sur le nombre de traversées transatlantiques effectuées par ses avions civils, et, pour l’autre part, sur ce qu’on appelle les “avantages extraaéronautiques”.2 TECHNIQUE DES OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES Durant les quinze années d’exploitation des stations océaniques de l’OACI, leurs observations régulières des conditions météorologiques à la surface et en altitude ont été précieuses non seulement pour l’aviation civile, mais aussi pour la météorologie en général.En raison des conditions difficiles dans lesquelles elles sont effectuées en mer, ces observations doivent être exécutées avec un soin particulier, d’une régularité et d’une exactitude comparables à celles des stations terrestres de premier ordre.La technique à suivre est ainsi prescrite par le règlement: “Pour les observations en altitude (température, humidité, pression et vent), par les procédés électroniques; la radiosonde et l’objectif radar sont emportés dans les airs par un ballon, soit séparément, soit ensemble.Autant que possible, la technique employée est celle adoptée par les stations terrestres avec les mêmes appareils, sous réserve des modifications que le navire rend nécessaires.” En général, la méthode particulière adoptée pour observer le vent en altitude dépend de l’équipement du navire.Pour suivre l’objectif suspendu au ballon, on utilise un radar de surveillance aérienne ou un radar de contrôle de tir.Si une radiosonde est suspendue au ballon, la hauteur peut être vérifiée ou calculée d’après les valeurs observées de la température de la pression et de l’humidité.La coordination Le navire-station Polar Front II rentre au port après avoir été relevé à la station Mike par son frère jumeau le Polar Front I.de toutes les fonctions du personnel est particulièrement importante pour obtenir de bonnes observations, en particulier du vent en altitude.Comme la portée du radar est limitée, il faut maintenir le navire dans une certaine direction lorsqu’on effectue un radiosondage en altitude et tenir compte du mouvement du navire dans le calcul du vent.Il faut éviter que le ballon s’engage dans un secteur où la superstructure du navire peut masquer l’objectif.Ces secteurs sont déterminés par des essais.Lorsque des phénomènes atmosphériques sont observés sur l’écran du radar, l’observateur météorologiste de service en est avisé.Celui-ci rédige des messages en langage clair pour transmission éventuelle aux avions et dans les codes nationaux pour transmission aux stations côtières.LES NAVIRES-STATIONS AU SECOURS DES VIES HUMAINES Mais en plus des renseignements météorologiques qu’ils fournissent à la navigation aérienne transatlantique, les navires-stations ont sauvé des centaines de vies humaines.Les instructions qui régissent leur emploi pour des opérations de recherches et de sauvetage sont très claires: “Chaque fois qu’un navire-station météorologique sera en mesure de porter secours à un aéronef ou à un navire en détresse, il donnera immédiatement la priorité au service de recherches et de sauvetage”.Bien souvent le commandant d’un navire-station est délégué par le centre de coordination de sauvetage % T pour contrôler sur les lieux de l’accident les opérations de recherches et de sauvetage.En pareil cas, il lui appartient de répartir les zones de recherches.Le navire joue alors le rôle de centre de communication ainsi que de transmission, et le commandant doit veiller à éviter une concentration dangereuse des aéronefs de recherches dans un secteur donné.Avant de donner l’ordre à son navire de s’éloigner de la station, le commandant doit mesurer, d'une part, les chances de sauvetage et, d’autre part, les risques que l’absence du navire fera courir aux autres aéronefs.Toutefois, en pratique, il ne semble pas qu’on puisse imputer la perte d’une seule vie humaine à la décision d’un commandant de maintenir le navire en station, lorsque les chances de sauvetage lui paraissaient trop faibles.Depuis 1953, deux cent cinquante-trois vies humaines ont été sauvées, la plupart à la suite d’accidents survenus à des navires et non à des aéronefs.Le dernier incident aérien, au cours duquel un grand nombre de passagers ont été sauvés, remonte à plus de dix ans, lors de l’amerrissage forcé de l’hydravion Bermuda Queen, où toutes les personnes à bord ont été sauvées.En dehors de ce cas, seuls les avions militaires ont effectué des amerrissages forcés avec l’aide des navires-stations de l’OACI.LES AMERRISSAGES FORCÉS Le règlement recommande plusieurs méthodes pour aider un pilote qui décide d’effectuer un amérissage forcé dans de bonnes conditions, indépendamment de la communication de tous les renseignements de navigation nécessaires.Ainsi, dans des conditions de mauvaise visibilité ou d’obscurité, le navire trace une rampe d’amerrissage en larguant huit ou dix bouées lumineuses, à des intervalles d’une centaine de verges, dans la direction où le pilote a l’intention d’amerrir; toutes les lumières extérieures sont alors allumées et un faisceau de projecteur est braqué horizontalement dans la direction de l’amerrissage.De jour, la direction du vent à la surface est indiquée par des bouées fumigènes et l’aéronef est dirigé jusqu’à la rampe d’amerrissage par des relèvements radio et radar.Dans certaines conditions, pour faciliter l’améris-sage, le navire-station peut aplanir la surface de la mer en décrivant au moins trois cercles de plus d’un mille de diamètre, ou essayer de calmer les eaux au moyen d’une nappe d’huile.Les commandants de navires-stations tirent parti de toutes les occasions pour entraîner le personnel à l’utilisation du matériel de recherches et de sauvetage et de l’équipement de premier secours.Outre les sauvetages que les navires-stations ont effectués et l’amélioration des prévisions qu’ils ont permis d’obtenir, leur présence procure une plus grande tranquillité d’esprit aux pilotes qui survolent l’Atlantique nord.Les pilotes, sont presque tous unanimes à reconnaître non seulement qu’il est commode d’obtenir des relevés de position radio ou radar, mais aussi qu’il est réconfortant de converser avec l’opérateur radio d’un navire-station tout proche, lorsqu’on se trouve à plusieurs centaines de milles d’une côte.N’oublions pas non plus la monotonie des jours qui s’écoulent lorsque le navire est en station; il faut aux équipages une endurance à toute épreuve et une certaine force de caractère pour la supporter.Peut-être serait-il bon de rappeler aux passagers qui traversent l’Atlantique nord, confortablement installés dans leur fauteuil, la tâche ingrate qu’accomplissent quotidiennement les équipages des navires-stations océaniques.(1) Le Garde-Côte Rockaway quitte son port d’attache pour gagner sa station de contrôle dans l’Atlantique nord.m • gjgjjÿsfr; .-¦.w'-f (1) Photographies et documentation sont dues à la courtoisie de M.L.C.Boussard, Chef du Service d’information à l’O.A.C.I. & à ; Mr.Rosario Bélisle, Training the Electronics Expert of Tomorrow *ZT/Âiru a = oos >- Mr.W.W.Werry, Assistant Director.Popular Technique visits the Montreal Institute of Technology and finds out how it’s done Edith Beauchamp Photographs by Henri Beauchamp Drawings by the author ¦ Above is a sample formula and its solution with which the student of electronics might occupy himself.This formula and its substitutions, used to solve a problem of wattage, is a direct application of Ohm’s Law, which stated simply says: E = I x R.The voltage is equal to the product of current and resistance.This relationship is very important in solving radio problems.This formula by substitution with actual values becomes a mathematical equation.Stated in different ways it is possible to solve many problems relating to the value of resistors, current, and voltage, existing, or required in an electric circuit.These problems and many more complicated ones which follow in his course are soon understood; and become second nature to the students of electronics at the Montreal Institute of Technology on Sherbrooke St.There I spoke to students in various stages of training and found them conversant with the theory and applied principles relating to the equipment with which they were working.Not only were they throughly bilingual (Mr.Werry the vice-principal explained that they stressed bilingualism as an important part of their training) but they each demonstrated a certain ability to explain technical matters in a clear and concise manner, and in terminology easily understood by the layman.In the course of my visit to the school I found that the requirements for entry are high-school completed, or if that is not possible then the ambitious student with two years high-school can take a preparatory year in which high-school mathematics are studied further.Also he studies English, French, Civics, Chemistry, Physics and with these combines practical work in the shops.Thereafter the course takes three years to complete.On completion of the course the graduate may proceed directly to McGill Engineering without examination if his marks and conduct are satisfactory.He may enter second year Engineering by taking three Mathematics examinations, Physics and Chemistry (equivalent to senior matriculation in these five subjects).The student after the preparatory year attends classes for thirty-five hours a week — spends six hours on Algebra, Trigonometry, and Geometry, Applied Mechanics two hours, Physics and Chemistry two hours each, Mechanical Drawing six hours, English two hours, French two hours, Civics one hour, Materials one hour, Shops eleven hours.After the first year Mechanical Drawing is replaced by specialties of electronics.Generally speaking, the course is divided thus — one half for theory and one half for practical work. Mathematics is greatly stressed — remember the equation at the beginning of this article is a simple one — and the student must be able to deal with formulae and equations of the greatest complexity.The staff of the school shows an understanding of the needs and desires of its students.Mr.Werry explained that the boy who wishes to take up the study of electronics is expressing a keen interest in the world of today; and is at the same time showing the desire to be a useful and needed citizen.In the fast growing field of electronics the skilled technician is in great demand and can even become the key man in the execution of some new design or invention.Institute of Technology graduates are much in demand.Some companies give them special rates of pay and seniority.University graduates who have had Technical Institute training obtain special pay rates.The school also operates an informal employment service for its students.While talking in the office we were interrupted often by phone calls from companies seeking young men to fill some promising positions.The school also offers night courses and courses in English to English speaking students.COMBINING THEORY AND PRACTICE After reaching an understanding of Ohm’s Law and its various applications the student naturally moves on to Kirchhoff’s Laws — which are in reality an extension of Ohm’s law.Kirchhoff’s First Law states — “Any current flowing to a point in any electrical circuit is equal to the sum of the currents flowing away from that point”.8 amp.0.5 ohm 4 amps.1 ohm E = 7.1 2 V 1 2 amps 1 2 amps B 0.13 ohm Kirchhoff’s 'Second Law also numerically illustrated in this circuit is as marked.Assume that the total resistance of the battery is .6 ohms.Then according to the statement of the Second Law, the impressed voltage is 7.12 volts.Impressed Voltage = sum of voltage drops in the circuit or the drops will be (Cto B) 12 x .13, plus (B to A).Only one branch needs to be considered since the voltage across the branches is the same, 4 x 1 (or 8 x 0.5) plus (A to D) 12 x .13 to complete the circuit.When you add up the results, you will find the answer will check with 7.12 volts.From these applications it becomes clear that Kirchhoff extended Ohm’s Law and his method makes it easier to analyze complicated circuits like the bridges, filters and impedance — matching networks so common in radio and electronics.So the technician who can apply Kirchhoff’s method has considerable advantage over one whose knowledge stops with Ohm.In the practical work in radio the student must learn to recognize the various parts of a circuit such as resistors, tubes, potentiometers, and condensers.Above the chassis the tubes are mounted; enveloped in a can is the large filter condensor.Below the chassis he finds a round opening with connecting wires coming through; here he also finds resistors and most of the connecting wires.He also must make a note of the way the parts are mounted — sockets may be riveted or bolted, resistors may be suspended by their load wires.Learning to recognize the symbols used in radio work are an important step in learning to read a schematic drawing of a circuit.For example: means an air core inductance coil means a condenser UJ 4^ means an antenna a variable resistor An illustration of Kirchhoff’s Laws.Kirchhoff’s Second Law states — “In any closed circuit the sum of the impressed voltages will equal the sum of the voltage drops”.The voltage drops must be in the same direction or they must be combined algebraically.In the figure you will note that the sum of the currents, 8 amps, and 4 amps flowing towards point “A” is equal to the current leaving point “A” — 12 amps.A student of electronics must be able to make a drawing of a circuit by examining the actual section of a radio receiver.He must be able to locate connections and parts shown in a schematic drawing in the corresponding piece of radio equipment.A great deal of servicing technique resolves around forming mental ideas of the circuits under test.In the practical application of these principles he learns how to build a complete radio receiver.6 To all stages The trouble is always to the right of the section not responding to test.- Det.- Mixer Audio __ Output Audio R.F.Pre-Selector Power Supply A block diagram of a basic radio receiver.METERS AND THEIR USES Meters and their uses are also studied.These devices are used to read voltages and currents in order to inform the operator if the circuits are functioning correctly at all times.They help the radio design engineer work out a new circuit with the least guesswork.The serviceman while trouble-shooting tries to discover the presence of an incorrect electrical quantity in the circuit and such a discovery helps him to locate the actual fault.In the class for meter testing 1 discovered the Oscilloscope.To the uninitiated its lighted screen suggests a beautiful emerald.But to the technician it is a piece of equipment based on the cathode ray tube, and used to test voltages and frequencies by means of a visual signal.When the beam is properly adjusted to go across the screen an R.F.carrier wave modulated with an audio-wave can be passed through it and shown visually on the screen as a series of undulations or sharp peaks.By analyzing these patterns it is possible to tell if any fault exists in any stage of a radio receiver.The student must familiarize himself with the block diagram of a basic radio receiver in order to understand the more complicated circuits of radio and T.V.and transmitters that will follow.He is also shown how to check transistors with a meter.In outward appearance the transistor resembles a flashlight battery — but inside it consists of three parts — the emittor, the base and the collector.Below is shown a schematic diagram showing the checking of transistors.Transistor connected to check collector-to-base leakage.VACUUM TUBES Vacuum tubes are also studied, they are used in receivers, transmitters, T.V.and in the amplifying stages of other equipment.They increase and control current, amplify signals in different sections and circuits.In tubes electrons are emitted from an electrically heated filament.They must have the air removed from the container in order to obtain the needed action and prevent the filament from burning up hence the name “vacuum tube”.There are various types — the simplest is the directly heated tube, in which the filament emits the electrons.Next is the indirectly-heated, cathode tube.In this one the electrons are emitted from a metal sleeve.This sleeve is placed over the filament.The filament then serves as a source of heat and does not actually emit the electrons.Most A.C.operated radio tubes in sensitive circuits are of this type.Diodes — these contain two elements; the cathode to emit and the plate (anode) to receive the electrons.Triodes — these are tubes having a third electrode for control purposes.This control is usually called the grid because it is made of fine wire mesh.Because a small amount of voltage applied to the grid can control a comparitively large amount of plate current the signal is amplified by the tube.Tetrodes and Pentodes are tubes containing respectively four and five elements.Students pointing out the various stages of a radio receiver circuit on the Demonstrator board.HOW T.V.AND RADIO PROGRAMS ARE TRANSM ITTED First we must learn the general function of the transmitting station.A special vaccum tube circuit produces the radio or T.V.frequency which is assigned to the particular station.The energy is amplified by additional stages.The last stage is coupled to the transmitting antenna which radiates electro-magnetic waves into space.It is these waves that induce a corresponding radio frequency voltage in every receiving antenna.The radio or T.V.frequency waves induce an 7 alternating voltage in the receiving antenna.Since the value of this induced voltage does not vary, no information is transmitted from the station to the receiver.We can think of the radio frequency wave as a truck designed to carry loads, but arriving at the destination (receiver) without a load.The truck itself serves no purpose; it is the load that is speech, music, telegraphy or television in which we are interested.It is obvious that the radio frequency energy transmitted by the station must be loaded with “communication” we wish to transmit to the receiver.In radio telegraphy the radio frequency or the carrier is interrupted with code signals.Such transmitters are called C.W.(continous wave) and are keyed by the operator.It is also possible to begin with sound, voice or music, amplify this sound with the equivalent of a public address amplifier system and use the audioenergy available to vary the intensity of the R.F.wave transmitted by the station.Please note that the frequency of the radio wave is not altered, but the amplitude (height) of the wave is varied in accordance with the audio frequency variations.When the carrier wave is so varied or modulated, the voltage induced by the station in the receiving antenna will also vary in accordance with the audio frequencies originating in the studio at the station.The information is of an audio frequency.Among all other signals, the antenna of our receiver is having a voltage induced upon it corresponding to the frequency of the station we wish to receive.This radio frequency signal is varying in intensity (amplitude) in accordance with the audio variations of the sound being transmitted.The radio frequency of this varying amplitude is amplified by the R.F.and I.F.section of the receiver.The resulting voltage delivered to the detector stage, which is located before the audio section is similar to the varying voltage received by the antenna but is much larger in value.The job now is to remove the audio variations which were placed on the radio frequency carrier at the transmitting station.As you can see in the audio section of the receiver we no longer need the R.F.carrier.Thinking of the carrier once again as a truck and of the audio frequencies as the load, we are now at the place where the load must be removed.Since we have plenty of our imaginary trucks, once the loads are removed the trucks can be junked.The detector performs this function of removing the audio signals.Since the process of placing the audio on the carrier is called modulation; the removal of the audio may be called demodulation.C.W.signals are audible only with a special receiver containing an oscillator tube.The difference produced by mixing this oscillation with the incoming signal produces a wave of an audible frequency.This type of wave has the advantage of Instructor, Mr.Bolduc, and his pupil demonstrate the checking of a section of the radar with an Oscilloscope.much greater range for the same output of power, as that required for waves modulated with an audible frequency.For this reason it is used for communications with ships at sea and for remote areas where no land line communications exist.«ADiO FREQUENCY AUDIO fREQUENCY RADIO OR CARRIER TREQUENCV DETECTED WAVE MOOULATEO Diagram to show the modulation of audio waves on the radio carrier wave.The detected wave remaining contains only the upper portion of the received, modulated radio frequency.To transmit the video signal of T.V.a cathode-ray tube with a mosaic of photo electric globules mounted on a mica plate is used.A lens system in the same manner as in photography projects the image onto the mosaic.An electron gun scans the mosaic.The light causes the photo active globules to emit electrons which form space charges around the globules.Since each globule acts as a plate of a condenser each one will become charged.The electron beam sweeps over these charged condensers covering a number at a time and discharges the voltage through a resistor.Since the charge depends on the light intensity of the , image the signal voltage produced will be in exact accord with the light of the elements covered.The light having been converted to electrical impulses is now modulated with a carrier wave and upon arriving at the T.V.receiver the carrier is removed and the picture tube converts the video waves to a visual form.It must be remembered that the equipment described here is not necessarily of the latest type.In the advance of electronics, equipment has necessarily become much more complex — so for the purpose of illustration, and to make the basic principles of each easier to understand the older more basic types of equipment are often used.When these have been mastered then the pupil is ready to move on to the newer and more complex forms.The pupil begins with some simple problems such as the basic idea of capacitance, the theory and use of the voltmeter and proceeds by stages to radio and hi-fi and finally to the complicated work of T.V., transmitters and radar.Radar is basically a detecting device.By sending out signals which on contact with an object are bounced off it and returned as an echo, it is possible to tell the presence of that object and determine more or less its form; its position, and how far it is from the radar set.It can be used in aircraft and ship detection work and also in weather forecasting for determining the presence of storms in a given area.CREATIVE WORK In order further to apply the principles they have learned and to advance into creative abstractions — the pupils learn to execute their ideas into tangible forms, the advanced students work at the business of perfecting and extending the use of existing models of equipment.They are at present building an Oscilloscope with a screen equal in size to that of a T.V.picture tube.This model when completed is to be used in classrooms for group demonstration work.It is not possible to cover in the scope of one article all the complexities of electronics.Rather instead I have tried to give a picture of the most outstanding points covered.FUTURE OF ELECTRONICS Closed circuit television has ushered in a new era which could surpass the growth of broadcast television.It is used for monitoring many tasks in industry; in surgery, and in manufacturing where color control is of great importance.The radio-electronic industry includes a multitude of systems and products.It has been revolutionized by the transistor, the printed circuit, automatic assembly of radio and T.V.parts rechargeable batteries of minute size, devices deriving their power from the sun.Electronics in some form is the core of automation which we use at every turn.We have the dial phone, the teletype, the automatic machines which will make the manless factory a reality and open up a whole new field for the technician specialists; that of planning the intricate equipment and then guarding against its failure.In radio-astronomy modern instruments have made it possible to discover much hitherto unknown about the character of the stars.Nucleonics has helped man extend his domain into outer space.In the technical world nothing stands still, nothing is ever perfected.Truly the electronics expert is not only the man of Today.He stands on the bridge that joins Today with Tomorrow.Checking the radar again with the help of a schematic diagram.Checking equipment in the 3rd year instruction room. La mécanisation, l’automation provoquent la diminution des heures consacrées au travail et augmentent par le fait même les loisirs.Comment utiliser ces périodes durant lesquelles l'homme peut enfin vivre pleinement?Le nouveau centre culturel et de loisirs du centre d’apprentissage des métiers de la construction Robert Bastin M 1.1.1 M.JEAN-PAUL SAVARD directeur du Centre d'apprentissage des métiers de la construction NV.GILLES HOUDE directeur du Centre culturel et de loisirs du Centre d’apprentissage des métiers de la construction C’est l’un des grands problèmes de l’heure auquel les éducateurs doivent faire face pour que la jeunesse ne sombre pas dans un désoeuvrement funeste et utilise productivement ce précieux temps gagné par le progrès.Parmi les multiples réalisations gouvernementales et privées dans le domaine des loisirs, il en est une qui retient particulièrement l’attention: le Centre culturel et de loisirs de la Commission de la Construction.Cette école professionnelle, qui depuis 15 ans s’attache à former une élite ouvrière, est née des efforts conjoints d’un groupe d’employeurs et d’employés.Ses cadres se composent de 23 membres, 10 représentants des patrons, dix représentants des ouvriers et trois délégués des ministères provinciaux de la Santé, du Travail et de la Jeunesse.M.Jacques Archambault, de la Compagnie Gaspard Archambault Ltée, assume la présidence du conseil d’administration.Le centre est dirigé par M.Jean-Paul Savard, administrateur et éducateur dynamique et éclairé.Attentifs à l’évolution de la société et du monde du travail en particulier, les dirigeants de la Commission de la construction prenaient, il y a deux ans, une heureuse initiative.Ils décidaient de compléter leur oeuvre de formation technique en entreprenant la 10 Les travaux vont bon train, la piscine prend forme; par les hublots, les spectateurs pourront suivre les évolutions sous-marines des nageurs." & MM », m * u\ - I !l ! V - I 1 etr .b ¦¦ , :s~ ¦ création d’un centre culturel qui permettrait aux jeunes ouvriers une formation culturelle et une saine jouissance de leur temps libre.“Nous avons ici à l’école quelque 250 jeunes de 16 à 21 ans, fréquentant les cours du jour, nous dit M.Savard, et plus de 3500 inscrits aux cours du soir.Il était de notre devoir d’assurer à ce noyau important d’une jeunesse pleine de vitalité la possibilité d’acquérir un métier mais aussi de lui procurer les moyens de se distraire et de s’enrichir intellectuellement”.“D’autre part, bon nombre de nos jeunes ouvriers, continue M.Savard, n’ont pas eu l’occasion de poursuivre bien MW# 0 9W.ÆÎ «wuç-SiesgjMK: longtemps leurs études scolaires.Les nécessités matérielles les ont obligés à gagner trop tôt leur vie et c’est ainsi que quantité de talents sont restés inexploités.C’est une perte pour l’individu et c’en est également une pour la société.Le centre de loisirs tentera de découvrir ces talents, de les faire s’épanouir et de récupérer ainsi cette richesse au profit de tous.” Fin 1959, un comité spécial chargé de la réalisation du projet et comptant parmi ses membres M.Jean-Paul Lalonde, président et M.Harry Young, tous deux délégués des employeurs, MM.Jos Arcand et Fernand Boucher, représentants des deux grandes centrales syndicales et enfin du Dr N.Tremblay et de M.Rémi Lair, représentant respectivement le ministère provincial de la Santé et celui du Travail, se mit au travail avec ardeur pour mener à bonne fin cette tâche urgente.Leurs efforts se concrétisent actuellement.Une entreprise de deux millions Sur le boulevard St-Joseph, entre les rues Messier et Fullum, un vaste chantier bourdonne d’activité.gements d’usage sont prévus: vestiaire, salles de douches et de déshabillage, le tout conçu pour répondre aux activités mixtes.Au sous-sol, également, on trouvera 12 allées de quilles munies des derniers perfectionnements.Enfin, les plans prévoient aussi à ce niveau une salle de 40' x 20' x 20' conçue pour le jeu de balle au mur, ainsi qu’un local aménagé pour les bains de vapeur et une chambre chaude.Le rez-de-chaussée comportera un hall de belles dimensions dans lequel il sera possible d’exposer des pièces d’artisanat (sculptures, bois gravés, céramiques, verreries etc.) — une salle à manger transformable, en cas de besoin, en salle de réception — deux salles, l’une réservée à la culture physique et l’autre à la pratique des sports de combat (boxe, judo, lutte, etc.).Enfin l’étage se complétera d’un gymnase de 109 pieds par 78, muni d’estrades pliantes et équipé de tous les appareils et agrès.Deux millions de dollars seront consacrés à l’édification de cette construction dont l’achèvement est prévu pour l’automne prochain.Les plans, préparés par l’architecte Paul Lapointe, révèlent ce que sera l’ensemble.Une vaste plaza s’échelonnant en quatre terrasses y donnera accès.La façade imposante de 174 pieds de largeur s’ornera de fresques monumentales.Une pisci)ie olympique Une piscine aux dimensions olympiques occupera le sous-sol.Sous le niveau de l’eau on a prévu de larges baies vitrées qui permettront de suivre les évolutions sous-marines des nageurs.En annexe, tous les aména- Culture A l’étage supérieur, on a rassemblé les locaux destinés aux loisirs culturels.On y trouvera une bibliothèque, une salle de lecture, une dizaine de petites salles partagées par des cloisons pliantes.Ses locaux seront utilisés par les amateurs de photographie qui auront un laboratoire avec chambre noire à leur disposition, les mélomanes qui pourront écouter leurs airs favoris ou s’exercer eux-mêmes à la pratique de l’un ou l’autre instrument.Ceux qu’attirent la peinture, Dès les premiers beaux jours, on a procédé au coulage des fondations sur lesquelles s’appuiera l’édifice destiné à assurer aux jeunes ouvriers des locaux dernier cri, un centre récréatif et culturel.11 la céramique ou autres activités artistiques trouveront aussi place dans ces salles.L’étage se complétera par une salle de conférence, le bureau du médecin et celui de l’aumônier ainsi que par celui de la Caisse Populaire dont la gestion sera assurée par les apprentis en construction.A l'extérieur de la bâtisse, les promoteurs ont l’intention d’aménager des courts de tennis, un terrain de balle et une piste d’athlétisme.Cette brève description ne serait pas complète si nous ne faisions mention des salons prévus à l’entresol où l’on installera des appareils de télévision.Il sera permis là aux jeunes ouvriers de recevoir leur petite amie ou leur fiancée.Participation gratuite Les élèves du centre d’apprentissage pourront bénéficier de ces avantages gratuitement et les anciens, moyennant une minime cotisation, obtiendront une carte de membre.Les grandes lignes dé l’organisation Dès à présent, dans chaque classe, un comité de jeunes est formé.Les représentants de chacun de ces comités composeront un conseil central des loisirs chargé de déterminer les centres d’intérêts à développer, de collaborer à l’établissement du programme des activités culturelles et récréatives.Les jeunes ouvriers sont donc invités à prendre une part active à la direction de leur Centre, à endosser des responsabilités.C’est à eux qu’il incombera, pour une large part, d’en assurer la popularité et la prospérité.D’autre part, après examen par le médecin attaché au Centre, chaque membre pourra passer des tests et mesures physiques qui permettront de l’orienter plus efficacement vers l’une ou l’autre activité sportive.Grâce à la collaboration de l’École d’éducation physique et d’hygiène de l’Université de Montréal, des professeurs spécialisés de l’Université soumettront les sujets à ces épreuves.L’éducation physique à l’honneur Dans l’esprit des organisateurs l’éducation physique occupera une place importante au programme prévu.L’ère des spectateurs passifs est révolue.Il s’agit que tous participent activement.Dernièrement, la Commission de la Construction décidait de retenir les services d’un instructeur en éducation physique reconnu et compétent, spécialiste dans les sports et des loisirs et pouvant remplir les fonctions de conseiller technique pour la programmation et l’organisation du nouveau centre.Son choix a porté sur M.Gilles Houde, diplômé en éducation physique, professeur attaché au département d’éducation physique de l’Université de Montréal et jusqu’à ces derniers temps, directeur du même département à la Commission scolaire de Jacques-Cartier.M.Houde est bien connu des sportifs en tant qu’animateur de certaines émissions consacrées aux sports et loisirs à la télévision.Le programme Entré en fonction depuis quelques semaines à peine, M.Houde élabore déjà le plan des activités récréatives et culturelles qui débuteront dès avant l’achèvement du nouveau centre.Il nous a révélé que sous peu, les jeunes travailleurs pourront bénéficier d’un cours de personnalité, d’un Ciné-Club, d’activités sportives intérieures, de soirées dansantes et récréatives.L’auditorium actuel du Centre d’apprentissage sera provisoirement utilisé à cette fin.Par la suite, il sera réservé au théâtre, concert, ciné-club et autres spectacles.Le personnel Le jeune et dynamique directeur du Centre se propose de s’entourer de collaborateurs permanents, ayant des responsabilités bien définies chacun dans leur sphère.L’ancien champion plongeur canadien Gérard Fyfe deviendra son adjoint et assumera la direction des sports et des activités culturelles.Un ancien élève de l’école, diplômé en plomberie, M.Jean-Paul Blanchette, ancien champion canadien de natation sera très probablement en charge de la piscine.Dans le domaine des quilles M.Houde se propose d’engager un gérant qui soit aussi un organisateur.Enfin, point capital, nous dit M.Houde, nous nous proposons de demander l’inscription de l’éducation physique à l’horaire des différentes matières enseignées à l’école, comme cela se fait dans les collèges classiques et écoles de la province.Ceci impliquera nécessairement l’engagement à plein temps d’un professeur spécialisé.En conclusion Et M.Houde conclut: “Nous visons à développer une méthodologie de culture ouvrière en basant les différentes activités récréatives et culturelles sur des centres d’intérêts qui plaisent particulièrement aux jeunes.Nous voulons aussi que ce Centre soit imprégné d’un climat agréable et attrayant où les jeunes aimeront venir.Ce sera en deux mots “l’Alma Mater” de nos ouvriers.Pour sa part, M.Savard, ajoute: “Le nouveau centre permettra de donner à nos apprentis et à nos ouvriers les moyens de meubler leurs loisirs, de leur suggérer des passe-temps sains et fructueux, de développer leurs talents, de devenir pleinement des hommes.La culture sera mise à la portée de la classe ouvrière et celle-ci n’en sera que plus heureuse”.12 Il y a déjà longtemps de cela — c’était vers 1915 ou 1916 — un savant avait annoncé, par simple calcul, théorique et à l’avance, un phénomène astronomique qui se réalisa exactement comme il l’avait prévu, confirmant ainsi ses hypothèses.C’était une sorte de réédition de la découverte de Neptune par Leverrier, soixante-dix ans plus tôt.11 s’agissait, ici de la déviation des rayons lumineux au voisinage de la matière pesante, de la déviation des rayons d’une étoile, visible lors d’une éclipse de soleil, et le physicien, qui avait calculé, a priori, cet écart, s’appelait: Albert EINSTEIN.U1 û Z O s D Û Son nom, déjà estimé dans le monde restreint et fermé des mathématiques et de la physique acquiert, dès lors, une plus grande notoriété.Le Prix Nobel de Physique, en 1921, est pour lui, le commencement de la gloire.L’année suivante, il est invité en France et donne sa première leçon au Collège de France, dans un excellent français, auquel un léger accent étranger et une certaine lenteur de débit ajoutent beaucoup de charme et d’attrait.LU o < J LU 0 Z < 1 O ¦ Alex ROUDENE D a LU Parmi les auditeurs, se remarquent de très hautes personnalités: Mme Marie Curie, Henri Bergson, et beaucoup d’autres, presque aussi illustres.LES ANNÉES DE JEUNESSE D’EINSTEIN Albert EINSTEIN, dans sa jeunesse, n’avait vraiment rien d’un enfant prodige.Il avait même mis si longtemps pour apprendre à parler que ses parents avaient craint d’avoir un fils anormal, un “retardé”, comme on dit aujourd’hui.A Munich, où il passa une grande partie de ses jeunes années — son père dirigeait une petite entreprise d’électricité — sa nature placide, timide, réservée et méditative le tenait éloigné des autres enfants.Pour ses professeurs, il était presque un cancre.Il avait peu de camarades, évitait leurs jeux violents et bruyants.Son seul plaisir consistait à composer des hymnes religieux qu’il jouait au piano et qu’il fredonnait au cours de ses promenades solitaires dans la campagne environnante.Z LU O LU J Déjà, son goût pour la musique s’annonçait, un goût très vif qui ne fera que s’affirmer tout au long de son existence, et qui justifiera, quand on parle de lui, l’expression qu’on créa, jadis, pour un grand peintre français: “le violon d’Ingres”, ou plutôt “le violon et le piano d’Albert Einstein”! 11 rejoint, ici, un autre puissant penseur, son contemporain Albert Schweitzer! Tout seul, à douze ans, il se lance dans l’étude des sciences, avec passion, avec fougue, mais, à l’extérieur, c’est-à-dire en classe, il demeure un élève moyen.Il achève ses études en Suisse et n’entre qu’après un premier échec à l’Institut Polytechnique de Zurich.Il y obtient, sans éclat, son diplôme de sortie, trouve et perd successivement trois emplois de professeur, vit cahin-caha, épouse une camarade d’étude (comme, à peu près au même moment, Pierre Curie) Mileva Marich, d’origine serbe.Le jeune couple aura bientôt deux fils.Einstein a maintenant vingt-deux ans — étant né le 14 mars 1879.11 se fait naturaliser citoyen helvétique, et réussit à obtenir un emploi à l'Office Fédéral des Brevets, à Berne.Travail peu absorbant, mais qui lui assure cependant sa “matérielle” et lui ouvre de vastes horizons sur des problèmes scientifiques concrets et variés, tout en lui laissant des loisirs pour ses travaux personnels et surtout pour ses méditations, dont le principal objet est la constitution atomique de la matière, et l’hypothèse, alors toute neuve, des “quanta” de Max Planck, méditations qui vont aboutir, au bout de quelques années, à la théorie révolutionnaire de la “Relativité” et à l’équation E = MC2.“JE VAIS ABANDONNER MES RECHERCHES” Modeste et sans prétention, il s’est plus d’une fois découragé.Peu avant sa réussite finale, il allait jusqu’à annoncer à l’un de ses confrères: — “Je vais abandonner mes recherches”.Il n’en fut, heureusement, rien, et en 1905, trois Mémoires dévoilant ces théories nouvelles, paraissent sous sa signature dans la Revue “Annalen der Physik” suscitant l’émotion du monde scientifique, et révélant le génie d’Einstein.La fameuse équation E = MC2 voit le jour.Elle signifie que l’énergie est égale à la masse multipliée par le carré de la vitesse de la lumière, et elle démontrera, bientôt, que si toute l’énergie contenue à l’état potentiel dans une demi-livre de matière quelconque était libérée, la puissance qui en résulterait, équivaudrait à la force explosive de sept millions de tonnes de TNT! Ce ne sera que quarante ans plus tard que cette équation, toute théorique, deviendra réalité.à Hiroshima! LE SAVANT ERRANT Son désintéressement de l’argent et de la plupart des contingences, qui enserrent tant d’hommes dans leur carcan, permirent à Albert Einstein de pour- suivre ses méditations avec une égale sérénité à travers tous les lieux où il vécut.Et Dieu sait si ces lieux furent nombreux! Eternel errant, son humeur ou les événements lui firent changer maintes fois de villes et de pays.Né en Wurtemberg, à Ulm, lieu fameux par une victoire napoléonienne, ses parents l’emmenèrent tout jeune à Munich, puis à Milan.Il poursuivit ses études en Suisse, à Zurich, travailla à Berne, professa à Zurich, à Prague, à nouveau à Zurich enfin à Berlin.Son existence semble devoir se fixer définitivement en cette ville, 1913-1933, vingt ans de Berlin, d’ascension vers la gloire, jalonnée par le Prix Nobel, vingt ans de vie studieuse et retirée, mais coupée tout de même de nombreux voyages: on l’invite partout, aux États-Unis aussi bien qu’en Extrême-Orient .Einstein va être, encore une fois, contraint à la vie nomade: le nazisme l’oblige à s’exiler, confisquant ses biens, le destituant de ses hautes fonctions.Paris, Bruxelles, Londres, enfin Princeton, cité universitaire des États-Unis, où il devient directeur de “The Institute for Advanced Study”, institut qui est, à la fois, une sorte de monastère laïque, une communauté de haut travail scientifique, et une “hôtellerie” où tout intellectuel est le bienvenu.Cette fois, son errance est finie, il va demeurer à Princeton jusqu’à sa mort survenue le 18 Avril 1955; alors qu’il venait d’atteindre ses soixante-seize ans .LE “SAGE” DE PRINCETON C’est dans ce cadre de l’Institut pour l’Avancement de l’Étude qu’il faut l’avoir connu pour pouvoir évoquer son ensorcelante personnalité.Des hommes qui ne l’avaient jamais fréquenté et qui eurent le bonheur de vivre quelques instants en sa compagnie, ne purent plus jamais oublier celui sur qui ont plu les louanges les plus flatteuses: “noble”, “digne d’être aimé”, “Saint”.C’est à l’un de ces heureux privilégiés que nous allons emprunter la description d’Einstein: “Un petit homme rondelet, à la blanche crinière hirsute, avec une pipe éteinte entre les dents et des yeux qui, dans leur extraordinaire ferveur, renfermaient tout l’émerveillement du monde.Un autre, un journaliste américain, l’a vu, quelques années plus tard, à peu près sous le même aspect, aussi indifférent aux mondanités et à la mode, ajoutant que “ses voisins ne s’étonnent nullement de ses cheveux longs, qui suppriment les soins ennuyeux et absorbants du coiffeur, ni de ses vêtements, car le savant aime se sentir à l’aise: pantalon en tire-bouchon, pull-over vague et, à l’occasion, une vieille cravate en guise de ceinture”.Un homme des siècles révolus, égaré au siècle de la bombe atomique, qu’il a contribué à faire naître.Tous ont vanté son humilité, sa timidité, son sens très profond de la solidarité humaine, sa croyance inébranlable en Dieu, son amour de la Paix! Ici, nous touchons au grand drame de la vie d’Einstein! SCIENCE PAIX ou SCIENCE GUERRE “Einstein, l’un des premiers, a compris que la Science pouvait rendre service à l’humanité, mais aussi la soumettre à des épreuves désespérantes”, a écrit Georges DUHAMEL, évoquant les souvenirs de ses rencontres avec le grand mathématicien.C’était peu après la Première Guerre Mondiale, alors qu’il venait d’obtenir le Prix Nobel et qu’il était venu faire un séjour en France.“Il devait donc, environ ce temps — poursuit Duhamel — avoir dépassé la quarantaine.Il m’arrivait de le rencontrer au Jardin du Luxembourg.Nous faisions un bout de chemin ensemble en parlant.11 entendait le français et il éclatait d’un rire juvénile, quand il avait compris une anecdote ou une plaisanterie”.Einstein et Duhamel devaient leur premier contact, leur première amitié à la musique: ils avaient joué ensemble chez un ami commun, Jacques Hadamard illustre mathématicien.“Einstein parut donc chez Hadamard.Il jouait du violon, il prit place parmi les “premiers violons”, alors que, non loin de là, je tenais la première flûte.J’observais Einstein.Je l’écoutais aussi et je parvenais à le distinguer de l’ensemble.11 était bon musicien, comme le sont tant de mathématiciens .Aux instants de silence, il levait un beau visage, illuminé en même temps d’intelligence et de candeur”.Revenant au souci majeur de tant d’intellectuels, Duhamel reprend: “Ce problème de la civilisation qui a, dès la première Guerre Mondiale, bouleversé les gens de mon âge, qui les a fait revenir soucieusement sur les enfantillages de Renan, pour ne citer qu’un nom, Einstein, dès le début l’a résolu non sans noblesse.Il n’a cessé de crier aux savants: “Attention!” 11 n’a cessé d’avertir l’humanité tout entière des périls qu’elle allait courir.“À vingt reprises, il a montré par ses paroles, par ses écrits, que la science était en mesure de rendre de grands services aux sociétés humaines, mais qu’elle pouvait aussi se retourner contre la sagesse et donner des armes aux ennemis de l’humanité.” La “Science-boomerang”, formule qui tend à devenir un lieu commun, mais qui est, malheureusement, effroyablement juste et vraie! Et c’est là qu’est le drame de la vie d’Einstein .DU PROJET “MANHATTAN” À LA BOMBE DE CENT MÉGATONNES! Il avait, par sa célèbre équation, de 1905, ouvert la voie aux recherches sur la fission nucléaire.Un jour de 1939, il crut devoir écrire une lettre, non moins fameuse, au Président Roosevelt, où il disait notamment : “Plusieurs travaux récents me font envisager la possibilité pour l’élément Uranium de devenir une nouvelle et importante source d’énergie, dans l’avenir immédiat.Ce phénomène nouveau pourrait aboutir à la fabrication de bombes .” Au reçu de cette lettre, le Président des États-Unis élabora immédiatement le “Projet Manhattan”, qui devait aboutir à la fabrication de la Bombe A, à Hiroshima et Nagasaki! Il s’agissait, dans la pensée du savant, en 1939, de ne pas laisser les démocraties se faire devancer, dans la course à l’utilisation militaire de l’énergie atomique, par l’Allemagne d’Hitler! Mais, la guerre finie, l’Allemagne et le Japon vaincus, il sentit alors tout le danger que les Bombes A, et surtout H, allaient faire courir au monde.Et il fut la proie d’un débat cornélien: lui, l’homme pacifique entre tous, était le “père” de la bombe atomique! Aussi, accepta-t-il à maintes reprises, de signer des manifestes pacifistes.Naïf et de bonne foi, il était facile de le tromper: à la fin, mis en garde par des amis, il conçut quelque amertume de la mauvaise foi de ceux qui avaient exploité ses bons sentiments, et il se renferma, désormais, dans une méfiance prudente.Mais, qu’il signât ou non des manifestes, des professions de foi, cela ne l’empêchait pas de se sentir écartelé entre son amour de la paix et son aide à la guerre, apportée pour sauver la paix et l’humanité.Et pourtant, il n’aimait que la musique et la science.11 mérite de figurer, selon Bernard Shaw, parmi les huit bâtisseurs de l’univers, qui sont: Pythagore, Aristote, Ptolémée, Copernic, Galilée, Képler, Newton, et Einstein lui-même! Pourtant aussi, quand aujourd’hui “K” brandit, au bout de son poing, la bombe de cent mégatonnes, on ne peut s’empêcher de se souvenir qu’on la doit un peu à .Einstein ! 16 Madame Donat Ouellette — Directress.Leslie March Modern trends tend to incite in the young girl a desire to work and earn a living outside her home.Therefore, she must be equipped to put to advantage her inbred qualities in order to cope with the world about her.For those who feel limited through lack of a trade the School of Feminine Arts, 1097 Berri Street, Montreal, opens the door to many opportunities.Shaping a Future With PRIMARY AIMS OF THE SCHOOL The primary concern of the school is not, however, to teach young ladies how to become housewives, but rather to turn out scores of youngsters ready and equipped with the fundamental elements of their chosen professions.This is the impression one gets from the School of Feminine Arts.The provincial government found wanting an institution which would prepare and send out into the world students with training for positions in the fields of homemaking and industry.A SCHOOL IS FOUNDED In April, 1938 the need for a trade school for women was realized.The blessing came in the form of one Mrs.Donat Ouellette.sive total of 1001 pupils during the day period and 1080 following the evening courses.2081 young minds seeking an education is not a sum to ignore.Mrs.Ouellette, founder, directress, devoted professor and educator saw, with great perception, the advantages such a school would have for her sex; on this basis she set up an institution for learning the arts of cooking, sewing, hat designing, leather crafts etc.The school, which in 1938 had an enrollment of 135 enthusiastic students, has increased to the impres- THE SPIRIT OF THE SCHOOL As I walked through the school with Mrs.Ouellette 1 could not help but perceive the quiet magnitude and ever present authority which permeated our surroundings.The respect with which she is held in regard by her staff, parents and students alike, is for ever felt.It is noteworthy in observing the workshops that composure of the personnel, the order and rank of the ÊmÉÈÊÊMMMÊMïÆÊÉfMâ&ÊÊÊmM ; N a i y-r* '4& :~i>aite ,wMfciS The cooking class concocts some delicacies.At the same time they learn the fundamentals of good nutrition.This charming miss demonstrates her manual dexterity and her artistic ability with this lamp which she has made in class.practical instruction! It is encouraging to know that the graduate classes soon find a niche to put to use their newly acquired knowledge.This can only mean that there is more to the black and white of the diploma than a little know-how.These girls are ready and trained to step into the role of a working class.There is pride in accomplishment of work done par excellence', it is to this end for which they strive.The plans are numerous, counselling is repeated, the rules of conduct are laid down and instilled in the students, as housewives, craftsmen and Christians: in the objective and singular spirit of the school is a technique, a theory, a nation in the making! Madame Ouellette surrounded with her fledgelings.girls, and the quiet reverence of the work being done is due directly to the influence of the charming woman.One cannot deny that Mrs.Ouellette is the vibrating spirit of her school.MORE THAN A TRADE But! this assembly of arts and trades has more to offer than a mere pittance of apprenticeship and il i— DAY AND EVENING COURSES The School of Feminine Arts offers day and evening instruction.In the latter one one can learn the art of the chapeau maker, or learn to become a cuisinière with a flair all while learning to bathe baby in the child care course.After the dolls and dishes have been set aside one can become completely domesticated in the course which offers the theory and practice of good housekeeping.I might add that some of us could use these services to advantage! After having had complete charge of a school “household”, one is then free to relax, fashioning formidable little French hats, or sewing up a storm from what is learned in needlepoint class.The day course offers the same scope of learning but with a somewhat larger agenda: glove making, invisible mending, artificial flower making, crocheting, interior decorating, confectionery, and even leather embossing.During this time the students execute their work, receive lessons and the principles of application, the art of making both ends meet, and of course the management of the home.It is easily believable that among the courses which attract both day and evening students the most popular would naturally be the culinary arts and clothing construction.There is a combined total of some 854 students in these classes.Second preference lies is millinery and needlepoint.NATURE OF THE COURSES The full time courses are especially directed to the adolescent who by necessity is limited to a primary education.The pupils who follow this course form the juvenile section.The special courses are offered to the young miss or the woman who has at her disposal one or two half days per week and who desires to learn by practical experience.DURATION OF COURSES The length of the full time course is two years.Certain special courses require one year of study and others two years in which there is a series of thirty lessons per year at intervals of two hours per week.DESCRIPTION OF THE SCHOOL The building which houses L'École des Métiers féminins is an old one.With the renovations in the interior one gets the impression that this is a very contemporary establishment.It consists of four rambling stories with each floor containing several workshops or classrooms.In the kitchens, for instance, one finds the conventional utilities of the most modern home, and also the opportunity to work with less Sewing class is in session.Here students learn to perform all the intricacies from laying patterns on the cloth through to the exacting details of finishing the garment.modern conveniences.This is a policy which appears to me as being realistic and practical.Not all homes, even today, are supplied with built-in ranges and spanking new dishwashers.Therefore, it is to the benefit of the future homemaker that she should know how to use more modest equipment.The important thing is that the student has at her disposal the necessary tools of her trade both in home and in industry.In the sewing rooms one is again at an advantage to find the standard machine and work table which facilitates the cutting and putting together of a specific project.She is fortunate to be able to learn with practice the care of the machine and thus transforming into reality the theory she has been taught.In a co-period programme in culinary arts a girl, upon graduating should be able to produce such meals that contain bouillons of meat and vegetables, prepare meats and the cooking thereof, salads, cereals, breads, puddings and even fancy cakes.She also learns the art of setting a table properly, proper table manners and hostessing.This is the first year.As time progresses the lessons become more complex and hence the girl becomes more efficient.The first year of sewing also offers a varied assortment of studies.Here the student learns the laying out of patterns, the making of pleats, tucks and gathers, pockets, sleeves and cuffs, hems, belts, zipper insertions, attaching collars, buttonholes, and finally the pressing of the completed article, trimming and final touches.1 have noted with great interest that in the child welfare class the students receive instruction under the heading of “hygiene of the soul”! No, it is not a mistake! With such an introduction 1 would not hesitate for one second to register myself into this class! This is indeed worthy of special comment.Mrs.Ouellette, in advocating the teaching of control and dexterity of the body has not forgotten the importance of cultivating a keen sense of godliness.With such a discovery one as a parent should have complete confidence that one’s child is in the best of hands. Three pupils display with pride their works of art executed in beaten copper.ADMISSION FEE NOMINAL The fee for admission is not a steep one, but is rather at a minimum.Ten dollars per year for instruction in cooking and sewing should not deter even the most frugal.Five dollars for each special course, such as needlepoint and hat making is really a bargain! Scholastic expenses for the evening courses have been set at five dollars.Each student is, however, expected to bring to class the required materials for her trade.THE JUVENILE SECTION The juvenile section consists of young girls between the ages of 13 and 15, who for reasons of their own, cannot finish their primary studies.Enrolled in a 2-year course, their studies are supplemented by extra work in religion, French, arithmetic and technology.They are in addition occupied in practical work which will in the future be useful to their careers.They are taught the fundamentals of sewing, knitting, cooking and embroidery.Hat-making and invisible mending is also taught.MALE STUDENTS ADMITTED Even though the school stresses the feminine arts that does not mean it is limited to the distaff side.Men, however, usually find themselves in the classes which will give them opportunities at a later date to become florists, candy makers, craftsmen in leather goods, attendants, and even milliners.In visiting the school I talked with a man who had recently completed two of the most exquisite copper frames 1 have ever seen.1 am still amazed and delighted by his work.It is generally accepted that the work of the copper artist is one which takes infinite patience and dexterity.The school offers many courses which are open to men who wish to go into such occupations as cited above.NO QUALIFICATIONS DEMANDED EXCEPT.Who are the people who seek admittance to the trade schools?What is their position in society?These are the questions to which I sought answers.Mrs.Ouellette, speaking of her young charges more as the mother of a large family than as the head of a trade school, was of the opinion that a lack of enthusiasm for formal schooling, especially among large families with low incomes, draws the children in this category to specialized trade schools which will recognize their needs and abilities.In the trade school the students are given individual attention, praise and, most needed of all, encouragement to put to use their various talents.There is also the young wife and mother who desire to acquire an earning capacity and sees the opportunity in a trade which she can also use at home.She may not be necessarily required to work outside her home and at the same time she will be better equipped to manage a household.In an excerpt taken from an article on the feminine trade schools by Louis D.Gaboury, it is stated that the province, in September 1952, had a total of 162,994 women and girls who earned a salary at work, with 104,459 in the metropolitan area of Montreal.This constitutes, he claims, 28.7% of all Montreal workers.And, he goes on, if we take into account only people with trades and the national figure mounting steadily over the years, this then emphasizes the role these people play in society.A graduation certificate is not necessary to enter this school; basic schooling, good references, a certain discipline of character, a serious determination to do well and a certain interest in the feminine arts is all that is required.The all-important requirement is that those who take the various courses offered should be determined to achieve self-improvement by hard work, discipline and cooperation with the staff.They must help themselves if they wish to succeed — the school cannot do it for them.THE TEACHING STAFF Twenty-one capable and highly trained members comprise the teaching staff.Here we find a personnel made up of women entirely devoted to their profession.Their’s is a responsible job, and one cannot deny that they take their work seriously and are content only when a job is well done.Under the close scrutiny of Mrs.Ouellette the staff cannot help but be one of superior quality.The work done at the School of Feminine Arts is at par with the credit given the personnel.As a result, many avenues are open to the student sincerely interested in becoming adept at a paying trade or in maintaining a home more efficiently.The opportunities are surely present, but the young person with only a desire to create may as well wish to live in the 30th century! Realization of the need for this type of education is the beginning of a career for many youngsters and even for those who are not so young! LE PONT SUR LA MANCHE comme si vous y étiez J’ai traversé le Pont sur la Manche le lendemain de son inauguration (de notre envoyé spécial, le 19 Septembre 1970).J’ai traversé hier, en auto, aller et retour, accompagné de ma femme et de mon fils âgé de 12 ans, le Pont sur la Manche que S.M.la Reine d’Angleterre et le Président de la République Française ont inauguré en présence d’une foule considérable, sur les 2 rives du “Channel” dimanche le 29 avril 1970.Traversée qui a quelque chose de saisissant.J’étais gonflé d’orgueil, moi simple conducteur d’une automobile qui avait donné son péage à l’entrée du pont, comme si réellement j’avais participé per- sonnellement à la réalisation de ce gigantesque ouvrage.Une seule fausse note dans la voiture: mon fils.On avait l’impression qu’il traversait le Pont Neuf à Paris; il était blasé.“Eh bien quoi, disait-il, c’est un grand pont! Ce qui m’étonne, c’est que vous n’y ayez pas pensé plus tôt!” Détachement qui masquait tout de même une intense curiosité.Projets anciens Comment lui expliquer qu’on y avait pensé voilà fort longtemps, mais que les hommes étant des hommes — et les Anglais, des Anglais, il avait fallu que l’idée — et les techniques — mûrissent lentement pour que cette liaison directe Le Pont sur la Manche.Un paquebot passe sous une des arches de 400 m., à portiques supérieurs.Des voies ferrées sont installées de part et d’autre de la voie routière, à l’aplomb d’une poutre principale, c’est-à-dire au point maximum de résistance du tablier.Les deux voies latérales, en porte-à-faux, sont utilisées par les deux-roues et les véhicules de service.Continent — Grande-Bretagne vît enfin le jour.Dès 1834, un Français, l’ingénieur Thomé de Gamond, avait dressé les plans d’un tunnel unissant les 2 rives du Pas-de-Calais.En 1875 (le chemin de fer était roi, l’automobile n’était pas née) il existait une “Société concessionnaire du chemin de fer sous-marin entre la France et l’Angleterre” qui avait tout organisé sur le papier.Mais les choses en restèrent là, car les Anglais n’étaient pas d’accord pour renoncer, fût-ce très peu, à leur caractère insulaire.Vers 1950, après un peu plus d’un siècle de réflexions, la Grande-Bretagne était enfin acquise à l’idée d’un tunnel.Or c’est vers cette époque que fut lancée avec force l’idée — alors seulement techniquement valable du fait des progrès dans l’emploi du béton et des poutres métalliques — d’un pont sur la Manche.Désormais habitués à l’idée du tunnel, les Anglais refusaient celle du pont.Un référendum du “Daily Mail” en Septembre 1961 le montra clairement.On craignit qu’il n’y en eût encore pour 100 ans, période de temps que les Anglais affectionnent.Il n’en fut rien.Le désir de la Grande-Bretagne d’entrer dans le Marché Commun Européen, les atteintes portées à son caractère 20 Un cargo passe sous une arche de 200 m.de large, soutenue par des poutres formant pont cantilever.insulaire par le développement de l’aviation tant civile que militaire, la pressaient d’accepter une liaison directe à travers le Pas-de-Calais.La puissance de l’industrie automobile britannique jointe à celle des industries automobiles du Continent fit le reste.Et la réalisation démarra en 1963.Une lutte homérique : pont ou tunnel?La joie que ma femme et moi avons ressentie à rouler ainsi en voiture pendant plus de 30 Kms au-dessus des flots gris de la Manche est pour moi une preuve éclatante, mais subjective, de la supériorité du pont sur le tunnel.Au fond, l’un ou l’autre pouvait être entrepris.En 1961, on considérait que le prix de revient était le même pour les deux solutions, à nombre égal de voies ferroviaires (2) et routières (5 à 7): environ 3 milliards de nouveaux francs.Car le tunnel, s’il était moins cher a-priori que le pont requérait pour la ventilation de la partie routière (évacuation des gaz brûlés des moteurs automobiles) de telles installations que les deux prix de revient se rejoignaient.Un tunnel uniquement ferroviaire — deux voies, une montante, une descendante, traction électrique — ne posait pas les mêmes problèmes et aurait coûté moitié moins cher de construction et d’entretien.“On mettra les voitures, avec leurs occupants dedans, sur des wagons plates-formes, disaient les tenants du projet, et le tout passera comme une lettre à la poste de France en Angleterre”.Dès lors, les puissances économiques, qui prônaient le développement de l’automobile, craignirent sans doute, si elles continuaient comme elles l’avaient fait jusqu’alors d’appuyer la solution tunnel, de voir un jour triompher l'idée du tunnel uniquement ferroviaire au détriment du développement possible de la circulation routière entre les deux pays.Ce fut une bataille homérique qui se déroula de 1960 à 1962.“Vous défendez les intérêts ferroviaires”, disaient aux champions du tunnel les champions du pont, qui défendaient les intérêts routiers.“Votre pont ne pourra même pas être utilisé pendant la mauvaise saison, disaient “ceux du tunnel”.Avec le brouillard qui règne sur le Pas-de-Calais, les voitures ne pourront pas avancer et, avanceraient-elles qu’elles seraient jetées les unes sur les autres par les vents de 150 et 200 Km.heure qui sont fréquents”.— Votre tunnel uniquement ferroviaire est une conception du XIXe siècle alors qu’il faut penser au XXIe, rétorquaient ceux du pont.La circulation automobile augmente sans cesse.Avec le temps de chargement des voitures et des ca- mions sur les wagons-plates-formes, il faudra une heure et demie pour traverser la Manche dans votre tunnel contre une demi-heure pour les 33Kms du pont.Mais ceux du tunnel n’étaient pas à court d’arguments: “Vous allez boucher la mer avec votre pont.Les militaires eux aussi s’en mêlaient.Leur point de vue était un peu différent: il s’agissait de savoir quel ouvrage tunnel ou pont serait le plus facile et le plus rapide à détruire en cas de guerre.D’autres considérations intervinrent enfin: le tunnel ferroviaire présentait des dangers certains en cas d’accident ou d’incendie (évacuation difficile).Le pont permettait plus facilement que le tunnel le transport de certaines sources d’énergie (gaz, pétrole).En définitive, et principalement, le pont permettait un débit de circulation beaucoup plus proche des besoins de 1962 ou 1963 que le tunnel, et on savait qu’on l’adapterait facilement si ces besoins s’accroissaient, comme prévu à tous les plans économiques européens.Une merveille de la technique moderne C’est beaucoup parce que le bon sens a triomphé que j’ai aujourd’hui traversé la Manche, sur le pont le plus prestigieux du monde.Moins de 100 Kms après Paris, mon fils me demandait déjà toutes les 10 minutes “Où est le pont?— Est-ce qu’on arrive bientôt au pont ?” Or, le pont, on ne l’aperçoit vraiment que lorsqu’on arrive dessus.Car, le tablier passant à environ 70 m.au-dessus du niveau de la mer se trouve à peu près de plain-pied avec le rebord de la falaise tant sur la rive française que sur la rive anglaise.Nous voici au centre d’un vaste quadrilatère de près de 10 hectares.L’essentiel de la surface est occupé 21 r'; ; par un parking “hors-douane” qui peut héberger plus de 6,000 voitures.Assis à notre terrasse, nous contemplions les deux grandes tours de radio et de radar qui ont de multiples utilités mais qui, en particulier, contribuent avec les installations placées sur le pont lui-même à assurer à la navigation à travers le Pas-de-Calais une sécurité quasi absolue qu’elle n’avait jamais connue jusque là.Le Pont sur la Manche, c’est désormais, aussi bien sur le plan technique que touristique, une des merveilles du monde moderne.A la sortie du pont, en Grande-Bretagne, nous avons trouvé des installations similaires à celles de France.À une allure tranquille, nous avions mis 27 minutes pour traverser la Manche.Et comme nous n’étions venus qu’en curieux, nous retraversâmes le soir même., ••• ¦Hi isàu* i Une vue des installations terminales "hors douane” en France.Nous repartîmes vers l’Angleterre.Nous allions changer de côté de conduite grâce à un “saut de mouton” qui nous amenait automatiquement par une longue pente douce sur le côté gauche des 5 voies routières du pont.Car on conduit à gauche, à la mode britannique dès l’entrée française du pont.La logique l’exigeait: les 5 voies routières sont bordées de part et d’autre par les 2 voies ferrées.Les trains, en France, comme en Angleterre tiennent leur gauche.Et, faisant un retour en arrière en ce 29 avril 1970, je repensais à ces semaines, à ces mois de 1961, 1962.Je ne regrettais pas les 53 Kms.de couloir que nous aurait valu le tunnel mixte ferroviaire et routier, ou ces plates-formes de chemin de fer où il aurait fallu jucher sa voiture et attendre derrière son volant dans le tunnel uniquement ferroviaire.Le trafic des premiers jours sur le pont dépasse déjà la capacité d’écoulement qu’aurait eue ce dernier.C’est une gloire pour les hommes qui la voulurent d’avoir réalisé la féerie du Pont sur la Manche.Jacques JARREAU *»’ £_ ^sda^SËi René TORRE Dessins de l’auteur mise au point, d’aboutir.L’homme est tenu une fois de plus en échec par quelques nuages, depuis qu’il s’attaque à la conquête de l’espace.Tous les appareils mis à sa disposition, toute la vaste organisation météorologique, et les renseignements qu’elle fournit, ont été incapables de prévoir à l’avance le temps qu’il ferait à Cap Canaveral le 3 février 1962, à 10 heures du matin.Car, si ces organismes suffisent aux exigences de la navigation aérienne à des altitudes relativement peu élevées, ils demeurent inefficaces lorsqu’il s’agit de s’aventurer dans un domaine inconnu et étranger à l’homme.permet en effet aux météorologistes restés à terre de déceler les formations nuageuses en cours.Le “Tiros 4” est le grand frère du ballon sonde utilisé pour la première fois en 1892 par les aéronautes français Hermitte et Besançon.11 contribue à fournir des renseignements sur l’état physique de l’atmosphère et d’identifier la nature des masses d’air et par conséquent de détecter et de suivre l’évolution des surfaces de discontinuité.Avec son aide, il est possible de tracer des cartes isophyses des surfaces isobares en altitude et donc de suivre les modifications de la situation isobarique au sol en fonction des altérations Fixation du TIROS IV au sommet de la fusée Thor-Delta qui doit mettre ce laboratoire météorologique sur une orbite de la terre.Ce satellite de 42 pouces de diamètre et de 19 pouces de hauteur, est muni, entre autres choses, de deux caméras de télévision avec chacune un enregistreur à ruban magnétique.Les photos sont radiotransmises à une station réceptrice au sol chaque fois que le satellite passe au-dessus de l’une d’elles.O.S.O.Peu de temps après le Tiros IV était suivi dans l’atmosphère par la mise en orbite d’un satellite observatoire solaire, appelé “O.S.O.”.Celui-ci a pour fonction de déterminer l’influence des radiations solaires sur les conditions atmosphériques terrestres et les menaces qu’elle subit en altitude.En outre le tracé des courbes en altitude permet de déduire les directions et vitesses du vent à différents niveaux et de préciser l’évolution des masses d’air, ce qui facilite l’élaboration d’un prévision du temps impossible à établir avec le maximum de chance de succès, si l’on utilise seulement les cartes au niveau de la mer.Le satellite TIROS rend compte de la température qu’il fait en tout point autour du monde.Ses caméras de télévision transmettent des vues des formations de nuage.Les innombrables cellules tout autour transforment la lumière solaire en électricité.TIROS IV Quelques jours plus tard, les Américains mettent sur un orbite de la terre un satellite dont le seul but est de donner des renseignements météorologiques.Muni de toutes sortes d’appareils de mesure, ainsi que d’une caméra qui peut transmettre les images grâce à la télévision, le “Tiros IV” est le complément précieux, sinon indispensable, des futurs voyages cosmiques.L’envoi continuel de photos Cette fusée a été spécialement conçue pour "démarrer en douce” afin de ne pas endommager le mécanisme délicat du satellite météorologique que son cône renferme.i Tout est prêt.Le comptage à rebours a commencé et le major Glenn s’attend d’une minute à l’autre à être catapulté dans l’espace.Mais au dernier moment, de simples couches nuageuses qui n’étaient pas prévues, empêchent toute l’entreprise, minutieusement Le satellite TIROS, en orbite, passe au-dessus d’une station terrestre de l’est des Etats-Unis. possibles que peuvent représenter ces radiations pour un astronaute.Il fournit également des renseignements sur l’intensité du rayonnement solaire, infra-rouge et ultraviolet, qui serait, dit-on, mille fois plus intense qu’au sol.Le satellite observatoire solaire OSO servant à déterminer l’influence des radiations solaires sur les conditions atmosphériques terrestres.• ' * C ¦/ ' Les américains redoutent en effet que pendant au moins un jour sur une période d’un mois à un mois et demi, la puissance de ces radiations soit telle qu’elle exposerait à la mort des cosmonautes effectuant le trajet Terre-Lune.Selon eux, pendant 4 ou 5 jours de cette même période, les passagers d’une nacelle cosmique, volant à très grande altitude, seraient soumis à une radio-activité telle que, pour ne pas en ressentir les effets sur leur personne, les pilotes spatiaux devraient non seulement porter alors une combinaison spéciale, mais il faudrait également que leur habitacle soit protégé par de très lourds vêtements de plomb.Comme il est possible de s’en rendre compte, le cosmonaute qui tentera un débarquement sur la lune est assuré à l’avance d’un maximum de sécurité quant à sa personne propre.Il serait cependant intéressant de savoir comment se fait la transmission des données météorologiques, ou scientifiques, à partir d’engins vides de toute présence humaine.À cela, il est permis de penser que les instruments météorologiques, enfermés dans le “Tiros IV”, obéissent aux mêmes principes que ceux utilisés dans un ballon-sonde avec quelques perfectionnements et peut-être un code secret de transmission.Mais les principes dans les deux cas restent les mêmes et nous pouvons avoir une idée du fonctionnement de ces appareils en décrivant la technique utilisée pour le radio-sonde.RADIO-SONDE L’appareillage destiné au sondage comprend : a) un ballon en caoutchouc gonflé à l’hydrogène.b) une antenne de 15 pieds faisant office de câble d’attache au ballon.c) un parachute de 24 pouces de diamètre, calculé pour chuter à la vitesse de 500 verges à la seconde.Ce parachute, muni d’un déclencheur, s’ouvre automatiquement lorsque le ballon éclate.d) Enfin une nacelle dans laquelle sont contenus les instruments enregistreurs et l’émetteur-radio.La nacelle est elle-même protégée d’un pare-soleil qui assure la protection des instruments contre le rayonnement solaire.L’ensemble pèse environ six livres et peut atteindre une altitude courante de 45,000 pieds.Le ballon, gonflé au départ, mesure 6 pieds de diamètre et il éclate lorsqu’il atteint 18 à 24 pieds de diamètre.APPAREIL DE MÉTÉO Les appareils météorologiques compris dans la nacelle comportent a) un baromètre constitué par une capsule en soufflet à trois pois du type Vidi.b) un thermomètre bilame en forme d’une lame en acier au nickel et d’une lame en invar dont le coefficient de dilatation est presque nul mais le coefficient d’élasticité variable avec la température.c) un hygromètre à cheveux.Ballon Déclencheur Parachute Antenne (15 p.) Nacelle APPAREIL RADIO Le dispositif de transmission radio-électrique comprend a) un disque plan isolé par un dépôt d’alumine, sur lequel prend place une spirale conductrice, b) trois ergots conducteurs, disposés à égale distance sur le pourtour du disque, qui entrent successivement en contact avec une lame ressort mise à la masse lorsque le disque tourne.c) trois styles qui reposent sur le disque et sont liés mécaniquement et respectivement aux trois organes sensibles: baromètre, thermomètre et hygromètre.Ergot hygr Ergot thormo Ergot boro 24 Une roue dentée placée dans le circuit grille de la lampe d’émission se trouve en dérivation sur le disque.La roue dentée possède 20 dents dont la lOième et la 20ième ont été sciées.Elle est mûe par un petit moteur électrique et effectue huit tours en trois secondes.Ce même moteur entraîne également le disque plan à la vitesse de 2 tours par minute.Chaque dent de la roue dentée laisse passer le courant qui s’interrompt durant le temps de passage d’une dent à l’autre, de sorte que l’émission de la lampe est découpée en impulsion à une cadence d’une cinquantaine par seconde.APPAREIL AU SOL Au sol un oscillographe enregistreur électromagnétique transforme les impulsions reçues en indentations qui s’inscrivent sur une bande de papier se déroulant à une vitesse constante devant une plume siphon mûe par l’oscillographe.Les indentations se présentent par groupes de neuf dents séparés par de petits traits horizontaux correspondant à la non-émission des dents sciées sur la roue.Leur décompte s’en trouve ainsi facilité, car il suffit de compter les groupes de 9 dents qui représentent en fait 10 dents.FONCTIONNEMENT DE L’APPAREIL La spirale conductrice tracée sur le disque est disposée de telle façon qu’elle ne puisse entrer en contact qu’avec un seul style mobile à la fois entre deux ergots successifs.Ainsi lorsque le disque tourne dans le sens indiqué sur la figure, le style-baromètre touche la spirale après que la lame-ressort ait été en contact avec l’ergot-baromètre et communique sa mesure avant que la lame frotte contre l’ergot-thermo-mètre.L’angle “X” décrit par le disque entre l’instant où la lame-ressort est entré en contact avec l’ergot-baromètre et celui où le Contact-ergot-hygr lame-ressort ntact ergot-baro Contact-Style Contact ergot-thermo Contact-Style lame-ressort baro-spirale lame-ressort thermo-spirale style rencontre la spirale, mesure la pression atmosphérique.Ceci se comprend car le style-baromètre oscillant sur le disque sous l’influence du baromètre, rencontrera plus ou moins vite la spirale et l’angle “X” qu’il décrit avec celle-ci, sera donc la mesure de la pression atmosphérique.Lorsqu’un des ergots du disque est en contact avec la lame-ressort ou lorsqu’un des styles est en contact avec la spirale, la roue dentée est court-circuitée, de sorte qu’aucune impulsion radio-électrique est transmise.Ces contacts se traduisent donc par un trait sur la bande de papier qui défile devant l’oscillographe enregistreur d’une station au sol.Par suite lorsque le disque tourne, la lame-ressort entre en contact avec l’ergot-baro, interrompant toute émission.Une fois le frottement terminé, la lampe reprend ses émission découpées en impulsions par les dents jusqu’au moment où le style du baromètre entre en contact avec la spirale; à ce moment, la roue dentée étant court-circuitée, il n’y a plus aucune impulsion.Le disque a alors tourné d’un angle “X” qui correspond à un certain nombre de dents, c’est-à-dire de groupes de 9 dents.Le disque continuant sa rotation, le style baromètre perd le contact avec la spirale et l’émission reprend sous forme d’impulsions jusqu’à ce que l’ergot-thermo touche la lame-ressort.Le cycle recommence ainsi toute la durée de l’ascension du ballon dans l’atmosphère.À la réception au sol, un tour complet du disque se traduit par 6 séries de dents, une sur deux mesurant la pression, la température et l’humidité tandis qu’un groupe de dents sur deux ne présente aucune signification.Pour trouver les mesures correspondantes à ces dents, il suffit de les comparer aux résultats obtenus par l’étalonnage effectué avant l’envoi du ballon.L’étalonnage se fait en plaçant les instruments sous une cloche pneumatique dans laquelle on fait varier la pression et à chaque dépression on mesure l’angle “X” qui correspond à un certain nombre de dents.On procède d’une façon analogue pour la température et l’humidité.La lampe d’émission est une double triode chauffée sous trois volts, la basse et la haute tension sont fournies par une pile de 3 volts-150 volts et la longueur d’onde est voisine de 10 mètres.Le moteur électrique assurant la rotation simultanée du disque et de la roue dentée est un moteur-shunt tournant à 5-mille tour à la minute.Le ballon est gonflé de manière que la vitesse d’ascension soit de mille pieds à la minute, et comme le disque tourne en 30 secondes, on obtient des mesures tous les 500-pieds.Cet appareil simple peut se compléter de plusieurs autres instruments marchant toujours selon le même principe et avec son aide on obtient une “tranche” verticale des phénomènes météorologiques à diverses altitudes.Le “Tiros 4” fournit pour sa part une “ceinture” horizontale de l’altitude à laquelle il évolue.Il étudie le comportement d’un courant particulier connu sous le nom de “jet stream” et qui serait à l’origine de toutes les turbulences constatées sur terre.Grâce à sa caméra, il filme les nuages qui recouvrent notre planète en indiquant leur direction, leur importance, leur hygrométrie, leur genre, (Suite à la page 33) NOUVELLES TECHNIQUES René Torre • CANADA TOPONYMIE Ottawa Trois îles de l'Archipel Arctique (Iles de la Reine Elisabeth) porteront désormais les noms de gouverneurs-généraux du Canada.Soit celui de l’actuel représentant de la couronne, Monsieur Georges Vanier, et de ses prédécesseurs: Monsieur Vincent Massey et le Maréchal Alexander de Tunis.Elles sont situées au large du littoral Nord-Ouest de l'île Bathurst et font partie de l'immense bassin Sverdrup, dont la structure géologique semble favorable à la présence de pétrole et de gaz naturel.GRUE Sorel — (Québec) Construction d'une grue flottante, de 150 pieds de hauteur, capable de soulever un poids de 275 tonnes.Elle sera utilisée sur la voie maritime, dans le port de Montréal, et remplacera celle en usage actuellement, d’une capacité de 90 tonnes.RICHESSES NATURELLES Oka Construction d'une usine de traitement du Columbium, d'une capacité immédiate de 500 tonnes par jour.CARTONNERIE Montréal — (Québec) Inauguration d'une fabrique de carton à cylindres multiples, dont la production pour débuter atteindra 30-mille tonnes annuellement.Les agrandissements projetés pour l'usine doubleront presque sa production ultérieurement.Coût: 8 millions de dollars.USINE CHIMIQUE Calgary — (Alberta) Mise en chantier d'une usine préparant des produits chimiques pour combattre les maladies des céréales.Elle sera la première au Canada à produire des ingrédients, à base de mercure, pour la préservation des semences.PROSPECTION Régina — (Saskatchewan) La structure géologique du Sud-Ouest de cette province indique la possibilité de récupérer entre 500 millions et 1 milliard de pieds cubes d'hélium.C'est d'après une méthode de prospection séismique que la présence et le volume de ce gaz rare ont pu être déterminés.• CANADA- • ÉTATS-UNIS • GLENN Deux officiers canadiens ont été au premier rang, lors du lancement du cosmonaute américain à Cap-Canaveral.Les deux hommes faisaient partie d'un comité scientifique conjoint canado-américain qui étudie les possibilités de détecter les fusées ennemies à partir des rayons infrarouges qu'elles émettent.La connaissance approfondie de toutes ces données permettra de construire un engin anti-fusée.• EUROPE-AMÉRIQUE COLLABORATION FRUCTUEUSE Des physiciens français, suisses et américains, ont découvert et identifié une des dernières anti-particules de matière: l'anti-xi-moins, également connue comme anti-cascade-hypéron.Cette particule de matière, dont la vie n’excède pas un dix-milliardième de seconde, a pu être observée, mesurée et photographiée.Sa présence confirme ainsi la théorie fondamentale de fonctionnement des quanta, qui énonce que pour toute particule élémentaire connue existe une antiparticule.Il reste à détecter la particule anti-xi-zéro.• BELGIQUE FOUR À COKE Anderlues Achèvement d’une batterie de 10 fours à coke spécialement conçue pour permettre la fabrication de coke de fonderie, de qualité très élevée, à partir de charbon exerçant des poussées importantes sur les piédroits.Elle sera construite en partie en matériaux de silice et en partie en matériaux silico-alumineux suivant la technique connue sous le nom de “construction à libre dilatation”.• ÉTATS-UNIS NOUVEAU CYCLOTRON Cambridge — (Massachusetts) Enfoui sous terre et protégé par un plafond en béton armé de 15 pieds et des murs de 8 à 16 pieds d'épaisseur, le nouvel appareil communique aux particules une énergie de six milliards d'électron-volts.On tentera, avec son aide, de résoudre certains mystères scientifiques comme l'anti-matière.La centrale électrique qui l'alimente pourrait faire fonctionner 40 postes émetteurs de télévision.GÉNÉRATRICE ATOMIQUE AU PÔLE SUD Washington Installée à la base scientifique de McMurdo, elle doit servir, grâce à sa capacité de 1,500 kilowatts, à l'alimentation en énergie électrique de toutes les installations américaines en ce coin reculé de l'antarctique. APRÈS L’ESPACE, LE SOUS-SOL Washington Une percée de l'écorce terrestre va être entreprise sous la mer, à 15 mille pieds de profondeur.Le sondage, destiné à fournir des renseignements sur l'écorce terrestre et les couches inférieures du globe, prendra de trois à sept ans.• • FRANCE AVIATION Paris La “Supercaravelle", avion supersonique, entrera officiellement en service au cours des années 1967-1968.Long courrier, il sera affecté à la ligne aérienne Europe-Amérique et reliera Paris à New York, en deux heures environ.ARSENAL ATOMIQUE Paris La France continuera ses expériences atomiques, aussi longtemps qu’elle n'aura pas complété son arsenal de fusées thermo-nucléaires, en 1970.Elle a décidé que les bombes thermonucléaires, et les missiles balistiques stratégiques, feront suite à la fabrication de bombes atomiques.Dès 1965, une flotte d'avions, du type "Mirage quatre", pourra servir à les lancer.RUCHE HUMAINE Grenoble Expérience d'une voûte, dont les éléments, en nids d’abeilles, ont été préfabriqués.La surface ainsi couverte, sera de 18-mille pieds carrés, sans l’aide d’aucun pilier.EAU LOURDE Toulouse Inauguration d’une usine-pilote d’eau lourde d’une capacité annuelle de 2 tonnes.Son objet est de mettre au point un procédé de fabrication industrielle, qui pourrait servir pour une production plus importante, le jour où en France et en Europe, les réacteurs de puissance modérés par eau lourde entreront en service.ELECTRICITE DE FRANCE Chinon Mise en service de la première de trois usines atomiques destinées à fournir du courant électrique pour la consommation courante.E.D.F.1, consiste en un réacteur de 300MW et produira, très prochainement, 68-000 kW net.E.D.F.2, en cours de construction, sera équipée d'un simple réacteur permettant de prévoir une puissance de 800MW qui fournira 170,000 kW.E.D.F.3, commencée en 1960, aura une puissance de 400,000 kW.• FRANCE - U.R.S.S.COLLABORATION Finition à Moscou de la plus grande usine du monde spécialisée dans la fabrique de carton diélectrique.La chaîne de fabrication sera totalement automatique.Les techniques mises en oeuvre, les plans et les machines, sont purement français.• • UNION SOVIÉTIQUE ROBOT-LUNAIRE Moscou Une station-robot, dotée d’instruments de mesure perfectionnés et capable d’atterrir sur le sol de la lune en douceur, est à l’étude en Russie.Elle aurait l’allure d'une che-nillette à bandes de roulement assez larges pour supporter l’engin sur un terrain de consistance molle comme la neige.Le "Lunik II”, qui a atteint la lune en 1959, a été détruit par l’impact avec le sol.C’est pourquoi le succès de l’entreprise réside dans la possibilité de réduire la vitesse de l’engin à 360 pieds seconde lors de son arrivée dans la zone d’atterrissage.Il est prévu un moteur de freinage et des amortisseurs pour empêcher sa destruction.RÉVÉLATIONS Moscou 20 millions de chevaux-vapeur auraient été nécessaires pour mettre le cosmonaute Youri Gagarine sur une orbite de la terre.Il aurait voyagé à une vitesse de 17,398 milles à l’heure.NOUVEAUX AVIONS Moscou Apparition prochaine d’un turbo-propulseur, "ILL-1 8-bis", capable de relier Moscou à la Nouvelle-Delhi sans escale.Sortie prochaine d’un appareil à réaction, "TU-124-A”, mû par deux moteurs placés à l’arrière du fuselage, comme sur l’avion français “Caravelle”.AUTOMATISATION Moscou Tous les conducteurs de métro seront remplacés par un cerveau électronique.Les rames, circulant sur les 50 milles de lignes souterraines, seront ainsi pilotées automatiquement.L’automatisation du métro de Moscou a permis en trois ans de libérer 16 pour cent du personnel.• • T O G O NOUVEAU WARF Kpémé Long de % de mille et composé essentiellement de 60 éléments de tablier en charpente métallique soudés et reposant sur 4 ilôts artificiels, il sera accessible aux plus gros navires minéraliers du monde.Ses installations sont prévues pour l’embarquement du phosphate à la cadence de 2,000 tonnes à l’heure. de lfEnseignement spécialisé CONTACTS FRUCTUEUX “We enjoyed visiting the Technical and Trade Schools.You should be very proud of the quality of training your schools are providing for the young people of Quebec.” Richard Reichman Tout récemment, M.Bernard Le Fort, inspecteur des écoles de l’enseignement spécialisé visitait en compagnie d'autres personnalités et de représentants du gouvernement fédéral, l’aciérie Atlas de Welland.Cette visite avait pour but de connaître le genre de travail exécuté dans chaque atelier de l'aciérie et de savoir si nos diplômés du cours technique pouvaient répondre aux besoins de l’entreprise.À la suite d'entretiens avec les autorités de la compagnie précitée, les visiteurs constatèrent qu’ils ignoraient à peu près tout de l'enseignement spécialisé de la province de Québec.Le 14 mars 1962, M.Bernard Le Fort était l'hôte de MM.Richard Reichmann, gérant des relations industrielles et Dave Rolland, ingénieur métallurgiste qui sera en charge de l'aciérie de Tracy.Les invités, en compagnie de MM.Gauthier et Lafleur prirent contact avec les Instituts de Technologie Laval, Montréal, Trois-Rivières et l'Ecole de Métiers de Sorel.Ils se déclarèrent émerveillés par l'apparence extérieure de ces édifices, l'atmosphère qui y règne, la discipline des élèves, le programme et l’équipement.On prévoit que la nouvelle usine entrera en opération en septembre prochain.Elle sera presque entièrement automatisée et ses dirigeants devront faire appel à des techniciens en métallurgie, en électronique industrielle, en électricité, en ajustage.“Nous n'avons pas à nous inquiéter, a déclaré M.Rolland après cette visite, nous savons maintenant où aller chercher nos employés.Ils sont prêts et n’ont pas ou à peu près pas besoin d'entraînement.” De toute évidence, l'impression qui s'est dégagée de cette visite a été favorable, puisque le 21 mars 1962, M.Robert Grant, préposé à l’engagement de la main-d'oeuvre, rencontrait nos finissants des Instituts de Technologie Laval et Montréal, et le 22 ceux de l’Institut de Technologie de Trois-Rivières.CARTE MINIÈRE OFFERTE GRATUITEMENT Le ministère des Mines et des Relevés techniques fera parvenir gratuitement à ceux qui lui en feront la demande, une magnifique carte montrant les régions minières du pays.Fait à souligner, cette offre coïncide avec la parution officielle de la première version française de cette carte préparée par la Commission géologique du Canada et la Division des ressources minérales.Elle est entièrement réalisée en couleur, haute de 33 pouces et large de 36.Pour en obtenir un exemplaire, il suffit d’envoyer une simple carte postale au ministère des Mines et des Relevés techniques, Ottawa en mentionnant la référence "900 A édition française”, ainsi, bien entendu, que le nom et l'adresse du destinataire.Trois nouvelles écoles secondaires dans la région de Chambly et des Laurentides Le gouvernement contribuera pour une somme de près de trois millions de dollars à la construction des trois écoles secondaires, dans les régions de Chambly et des Laurentides.C’est ce qu’a annoncé, à Québec, le ministre de la Jeunesse, monsieur Gérin-Lajoie.La première subvention, d'un million et demi, sera versée en tranches de $150,000 annuellement, pendant dix ans, à la commission scolaire régionale de Chambly qui désire construire deux écoles secondaires.Il s’agit d'écoles jumelées qui seront situées à l’angle de la rue Curé Poirier et du boulevard Taschereau, à Ville Jacques-Cartier.La seconde subvention de $1,400,-000, a été accordée à la commission régionale des Laurentides, pour la construction d'une école secondaire, à Mont-Rolland.Elle sera également versée en dix tranches.Comme toutes les subventions pour fins de construction, celles-ci sont sujettes à la condition que les écoles soient érigées conformément aux plans et devis du département de l’Instruction publique et qu’elles soient acceptées par le surintendant.L’ÉCOLE D’OKA FERMERA EN JUIN M.Alcide Courcy, ministre de l’Agriculture annonçait récemment la fermeture en juin prochain de l’Institut agricole d’Oka.D’autre part ajoutait-il, deux grandes écoles agricoles la première à Ste-Anne-de-la-Pocatière et l'autre dans le district de Montréal prendront la relève, dès cette année, pour dispenser à nos futurs agriculteurs l'enseignement technique agricole. La Semaine de Véducation d l’Institut de Technologie de Trois-Rivières (Gilles Charbonneau) Le 8 mars dernier se déroulait à l'Institut de Technologie de Trois-Rivières la clôture de la Semaine de l'Education pour toute la ville.Pour la circonstance, tous ceux qui s’intéressent à l’éducation s'étaient réunis, institutrices et instituteurs des écoles publiques, professeurs des écoles de l’Enseignement spécialisé et des collèges indépendants, classiques et autres.Environ de quatre à cinq cents personnes du monde de l'enseignement ont fraternisé durant plusieurs heures.A quatre heures et demie de l'après-midi, tous les invités étaient assemblés dans le spacieux auditorium pour entendre M.J.-F.Thériault, directeur de l'Institut, leur souhaiter la bienvenue.Cette première partie du programme comprenait trois conférences.La première a été donnée par Son Excellence Mgr G.-L.Pelletier, évêque de Trois-Rivières.Monseigneur souligna en particulier: “En éducation, notre tâche reste la même, celle de regarder un enfant comme un bien précieux, de le remplir de la lumière, de bien l’éduquer et de lui donner le courage de marcher dans le droit chemin." La Révérende Soeur Marie des Neiges, ursuline, directrice de l'École Secondaire Ste-Ursule, deuxième conférencière, entretint l’auditoire des buts de l’éducation et de leurs influences sur l’éducateur.Elle dit entre autres choses: “Que l'éducateur donne aux jeunes l'envie d’être ce qu'il est lui-même.L'instrument le plus efficace de l'éducation est l'éducateur lui-même.” Le troisième conférencier fut M.Lionel Poisson, directeur des études à l’Institut de Technologie.Il avait intitulé son entretien: "Qualités intellectuelles et physiques nécessaires au jeune homme qui veut devenir technicien professionnel.” Retenons spécialement cette phrase: “Le cours technique n'est pas le déversoir où l’on peut envoyer le trop plein des sous-doués, des arriérés pédagogiques et des indisciplinés.Comme pour les autres études supérieures, il exige de ses élèves une intelligence au-dessus de la moyenne.” Pour la deuxième partie du programme, tous se rendirent dans la salle des élèves où un grand repas fut servi à plus de quatre cents convives.A la table d’honneur une trentaine de personnes, dont les principaux responsables de la Semaine de l'Éducation et les principaux dirigeants des divers secteurs de l'éducation, avaient pris place.Une visite de l'Institut de Technologie a suivi le repas.Au cours de cette visite, chacun a pu admirer sous la conduite de professeurs et d'élèves qui servaient de guides, l’installation moderne et adéquate de cette maison d’enseignement technique.Encore une fois, tous se sont retrouvés dans le gymnase pour la dernière partie du programme qui consistait en un spectacle de danses folkloriques présentées par le “Club des Nations”, ensemble constitué de Néo-Canadiens et de Canadiens-Français.De plus, des étudiantes de l’École Ste-Cécile donnèrent une démonstration de gymnastique rythmique.Cette réunion de clôture fut des mieux réussies à cause du programme intéressant et varié et de la collaboration apportée par tous.EN FEUILLETANT LE LIVRE D'OR DE L’I.T.LAVAL Parmi les visiteurs de marque qui sont passés à I Institut de Technologie Laval durant l'année scolaire 1961-62, on note les noms de M.Clifford C.Lloyd, principal du Provincial Institute of Trades and Occupations, relevant du ministère de l'Éducation de l'Ontario; Mlle René Erdos, correspondence teaching division, N.S.W.Dept, of Technical Education, North South Wales, Australie; MM.W.R.Wyman et A.A.Chisholm, de Halifax, ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse.Le livre d'or porte également les signatures des délégués de l’Association de soudage du Japon: MM.Gadao Sato, Koiachi Osaki, Yoshiaki Kiba, T.Hattori, Ajoshio Haike, Petery Naito.De France, l'Institut a reçu la visite de M.R.Vacheret, inspecteur général de l’Enseignement technique.On note également la signature de Mgr Pierre Mviéna, directeur de l'Enseignement catholique de Jouanda, Cameroun, et celle de M.Leslie R.Peterson, ministre du Travail et de l'Éducation, de la Colombie-Britannique.À L’ÉCOLE DE MÉTIERS DE LACHINE PREMIÈRE UTILISATION EN AMÉRIQUE DU NORD DE L’EUTECTO-VISION À l’occasion de la semaine de la soudure qui s’est déroulée il y a quelque temps à l'École de Métiers de Lachine, on a procédé pour la première fois en Amérique du Nord à une démonstration de TEutecto-Vision.Cet appareil permet à l'instructeur de projeter sur un écran géant et en couleur, le travail de démonstration en soudure au gaz, à l'arc, etc.Le procédé peut également servir dans d'autres domaines.Les nombreux visiteurs, venus des écoles de l'Enseignement spécialisé et des Instituts, ont pu se rendre compte de l'aide précieuse que l'Eutecto-Vision peut leur apporter.M.Jean Boucher, gérant des ventes pour la région de Montréal de la AMÉLIORATIONS DANS LES ÉCOLES DE MÉTIERS DE MAGOG ET SAINT-JEAN Le ministre des Travaux publics, M.René St-Pierre, a signé les contrats pour la transformation et l'agrandissement des écoles de Métiers de St-Jean-sur-Richeiieu et de Magog.Le ministre des Travaux publics fait exécuter ces travaux pour le bénéfice du ministère de la Jeunesse.A St-Jean le contrat a été adjugé aux entrepreneurs Lemieux et Frères, de cette ville.L’entreprise coûtera $460,050.L’agrandissement aura pour effet de doubler la capacité de l'école actuelle.Lemieux et Frères avaient soumis le prix le plus bas parmi les quatre entrepreneurs qui avaient participé au concours.La plus haute proposition était de $552,935.Les travaux débuteront par l’agrandissement.On construira un édifice de 90 pieds sur 180, à deux étages; il y aura un mur-écran (abondance de fenêtres avec métal) à la façade et murs de brique sur les autres faces.À Magog, l’école de Métiers occupe l’immeuble de l’ancien hôpital, rue Percy.M.René St-Pierre a accordé le contrat à Yvan Giguère, de Magog, au montant de $343,900.La transformation de l’édifice actuel et l’agrandissement auront pour résultat de quadrupler la capacité de l’école.L’annexe aura la forme d’un “L”, aux dimensions de 50 pieds par 1 35 et de 50 pieds par 60.Les murs seront de brique.L’entrepreneur a neuf mois pour remplir son contrat.Les travaux débuteront sans délai.Dans ce cas-ci trois constructeurs avaient soumis des prix; la proposition la plus élevée était de $409,500.FONDATION D’UN INSTITUT DE TECHNOLOGIE AGRICOLE DANS LA VALLÉE DE ST-HYACINTHE Compagnie Eutectic Welding Alloys, détentrice des droits sur cet appareil, et le chef instructeur, M.Gagnon, n’ont pas manqué de souligner qu’ils appréciaient hautement la coopération d’une école de l’enseignement spécialisé de la province de Québec, laquelle, affirment-ils, possède dans le domaine de l’enseignement spécialisé, une avance marquée sur les autres provinces du pays .CINQUANTIÈME ANNIVERSAIRE DE L’INSTITUT DE TECHNOLOGIE DE SHAWINIGAN Samedi 2 juin 1962, à 4 heures, l’hon.Paul Gérin-Lajoie, ministre de la Jeunesse, présidera au dévoilement d’une plaque commémorative à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’Institut de Technologie de Shawinigan.Les fêtes de ce jubilé coïncideront avec le trente-cinquième anniversaire de fondation de la Corporation des Techniciens professionnels de la province de Québec ainsi qu'avec le dixième anniversaire du chapitre local.A cette occasion, les assises du congrès provincial de la Corporation se tiendront à l’Institut.La commémoration de cet événement, auquel tous les anciens sont invités, sera marquée par diverses cérémonies.Immédiatement après le dévoilement de la plaque, les invités se rendront à l'hôtel de ville et les personnalités présentes signeront le livre d'or de la Cité.Un vin d'honneur sera servi.Un banquet, au cours duquel l'honorable ministre de la Jeunesse prononcera une conférence, réunira les anciens élèves de l'Institut et les congressistes de la Corporation des techniciens professionnels.La fondation d’un Institut de technologie agricole à St-Hyacinthe ne devrait pas tarder et selon le Dr Dufresne, directeur de l’École de médecine vétérinaire à St-Hyacinthe, cette institution rendrait davantage service à l’agriculture régionale qu’une faculté universitaire d'enseignement en ce domaine.“Il est à prévoir, a dit le Dr Dufresne, que le nombre des candidats susceptibles de fréquenter un Institut de technologie agricole sera nettement Cette photo a été prise à l'occasion de l’inauguration des conférences hebdomadaires, le 20 mars, pour le bénéfice des élèves de l’Institut de Technologie de Trois-Rivières.De g.à d.: Un finissant, qui a présenté le conférencier; M.Bernard Le Fort, inspecteur de la Direction géné- supérieur à celui d’une faculté univer-sitaire.De plus, le rôle des futurs techniciens en agriculture sera d’aider directement les fermiers qui veulent entreprendre une exploitation plus rationnelle et scientifique de leurs terres, alors que le rôle futur des agronomes s’orientera plutôt vers la recherche scientifique." L’enseignement technique agricole en milieu rural n’existe pas dans le Québec.Il apparaît donc que ce projet répond à une urgente nécessité.raie des études de l’Enseignement spécialisé; M.Germain Ledoux, gérant des relations extérieures de la Dominion Textile, qui a prononcé une conférence sur la personnalité; M.Jean-Roch Paquet, professeur en électricité, et un finissant qui a remercié le conférencier.PROTEGEZ VOS YEUX On ne saurait trop recommander aux ouvriers qui manoeuvrent des machines qui projettent des particules de sable ou de métal de se protéger les yeux en portant des lunettes protectrices.Nombre de cas de cécité auraient pu être évités si ce conseil avait été suivi. COMITES D’ETUDE SUR L’ÉDUCATION DES ADULTES % \ Les deux comités d etude, créés le 7 mars pour conseiller le ministre de la Jeunesse en matière d’éducation des adultes, de loisirs, de sports et d’éducation physique, se sont déjà mis à la besogne.Chacun des deux organismes a, en effet, tenu une première réunion à Québec, au cours de laquelle M.Gérin Lajoie a expliqué aux membres ce que le gouvernement attend d'eux.Les membres du Comité de I educa tion des adultes ont, pour leur part, rencontré le ministre le jeudi, 22 mars; quant aux membres du Comité des loisirs, des sports et de l’éducation physique, M.Gérin-Lajoie les a reçus ce matin.Parmi les personnes qui assistaient à la conférence du Dr Gérard Tremblay, qui a marqué la fin de la Semaine de l’éducation, à Port-Alfred, on remarquait, 1ère rangée, de g.à d.: M.Gérard Tremblay, président régional de l’APPES, M.Lionel Gaudreault, directeur de l’Institut de Technologie d’Arvida, le Dr Gérard Tremblay, conférencier, le R.F.Julien, directeur de l’École de Métiers de Port-Alfred, M.Maurice Landry, directeur de l’Institut de Technologie de Chicoutimi et M.Adéodat Perron, directeur de l’École de Métiers d’Alma.2e rangée: M.Achille Boudreault, président du Club Social d’Alma, M.Julien Gagnon, président du Club Social de Port-Alfred, M.Roger Flachner, président du Club Social d’Arvida et M.André Simard, président du Club Social de Chicoutimi.Semaine de conférencier à l’éducation au Lac-St-Jean Port-Alfred.(De notre correspondant).— Une soixantaine de professeurs des écoles d’Enseignement spécialisé de Port-Alfred, Arvida, Alma et Chicoutimi, et leurs épouses, se sont réunis le 10 mars, à l’Hôtel Port-Alfred, pour entendre le Dr Gérard Tremblay, de Chicoutimi, leur parler de la "vie de ménage”.Le conférencier a défini le ménage qui a du coeur en ces termes: “celui qui garde la noblesse des sentiments, qui cultive la confiance et l’amour, sources de vraie joie.L’obstacle principal du bon ménage, a-t-il dit, est l’avarice non pas d’argent, mais de sentiments.“Aujourd'hui, a souligné le Dr Tremblay, on tend à enlever les enfants à la famille.Deux chefs, le père et la mère, sont à la tête de celle-ci.Le chef doit d'abord se maîtriser lui-même par la discipline, ensuite commander aux autres par l'exemple.Il doit servir les autres.L'influence au foyer appartient à la mère jusqu'à ce que les enfants atteignent 1 2 ans, et c’est elle qui donne la vie familiale.Le père influence plus fortement les enfants après cet âge.“Le conférencier suggère que, dans chaque famille, on crée un conseil familial composé de tous les membres qui se réuniraient à heure et à jour fixes une fois par semaine afin d’établir un climat favorable à l'épanouissement de tous." Présenté par M.Maurice Girard, le conférencier fut remercié par M.Martial Verreault.M.Gérard Tremblay, président de l’Association des professeurs de l’Enseignement spécialisé de la région Saguenay-Lac-St-Jean, était également présent.Le ministre a déclaré qu’il attend de chacun de ces comités un plan d'ensemble de la politique que le gouvernement devrait suivre pour contribuer aux oeuvres d'éducation des adultes, ainsi qu’à celles des loisirs, des sports et de l'éducation physique qui sont confiées, dans la province, à de nombreux organismes publics et privés.M.Gérin-Lajoie a cependant souligné que les comités devront établir un ordre de priorité des tâches à accomplir, afin que le ministère de la Jeunesse puisse apporter sans retard son assistance aux cas les plus urgents.Le ministre a également félicité tous les membres de ces comités qui ont accepté d’accomplir leur travail bénévolement.Les deux comités ont ensuite commencé à explorer leur champ d’action et à établir les critères qui les guideront dans leur travail.Ces deux comités d'étude ne tiendront pas de séances publiques, mais consulteront, au besoin, toute personne ou tout organisme susceptibles de les renseigner.Les secrétaires, M.Fernand Jolicoeur pour l'éducation des adultes, et M.Roger Dion, pour les loisirs, les sports et l’éducation physique, ont d'ailleurs déclaré qu’ils seraient heureux de recevoir des informations, des mémoires ou des suggestions.Toute correspondance pourra leur être adressée aux bureaux du ministère de la Jeunesse, 100, Place d'Youville, à Québec.I Cours de perfection à Lac Parmi les événements de la vie de l’Ecole de Métiers de Lachine depuis septembre 1961, la semaine de la soudure occupe une place particulière.Du 6 au 10 novembre le Utectic Welding Institute of Canada a donné des cours de perfectionnement à une soixantaine de soudeurs venant de différentes industries du Québec et de l'Ontario.Ce qui a été particulièrement intéressant ce fut l’emploi pour la première fois en Amérique du Nord du fameux procédé Eutecto-Vision.Il s'agit d’un appareil particulier sur lequel la Cie a des droits, lequel permet à l'instructeur de projeter sur un écran géant, et en couleurs, le travail de démonstration en soudure, au gaz, à l’arc, etc.Le laboratoire de recherches de la compagnie dans la métropole Américaine a appris par le service des nouvelles de la presse canadienne et de la télévision montréalaise que la machine Eutecto-Vision avait servi pour la première fois à l’Ecole de Métiers de Lachine.Le procédé peut également servir dans d'autres domaines que la soudure.De nombreux visiteurs sont venus des écoles de l'enseignement spécialisé et des Instituts se rendre compte sur place Ecole Card L'École normale pour garçons d'Arvi-da, dans le comté de Jonquière-Kéno-gami, sera dorénavant connue sous le nom d’École Cardinal Bégin.Le ministre de la Jeunesse annonce qu'un arrêté ministériel en ce sens vient d’être adopté par le cabinet provincial.M.Gérin-Lajoie rappelle nement de soudure hi ne de l'aide précieuse que Eutecto-Vision peut leur apporter.On sait que cet Institut est une filiale de la Compagnie Eutectic Welding Alloys et que le gérant des ventes de cette compagnie M.Michael Doody a été depuis promu au poste de gérant des ventes pour l’Amérique du Nord avec bureau à New York.M.Jean Boucher, gérant des ventes pour la région de Montréal et le chef instructeur, M.Gagnon, n’ont pas manqué de signaler qu'ils appréciaient la coopération d'une école de l’Enseignement spécialisé de la province de Québec.M.Gagnon qui a parcouru le pays de Halifax à Vancouver a signalé à ses auditeurs que la province de Québec possède une avance marquée sur les autres provinces du pays pour l'enseignement.“Dans tous les grands centres, dit-il, et dans un rayon de 30 milles, vous êtes sûrs de trouver dans le Québec un Institut de technologie ou une école de métiers.” L’École de Métiers de Lachine en coopération avec cet Institut de soudure songe a présenter à la Direction générale des Études un projet de cours spécial de perfectionnement pour le bénéfice des professeurs de tout l’enseignement spécialisé.nal Bégin que le cardinal Bégin fut pendant plusieurs années principal de l'École normale Laval de Québec, avant de devenir évêque de Chicoutimi.L'École normale de garçons d'Arvi-da, qui dessert la région du Saguenay, a été établie par un arrêté ministériel du 28 mai 1961.Une “E.M.” et un “I.T.” à Vaudreuil Vaudreuil a annoncé, récemment, un projet de "Cité des Jeunes”, qui sera à la fois un centre éducatif, culturel et sportif.Le campus que formera la Cité des Jeunes comprendra les principaux types d'enseignement offerts à' la population étudiante, garçons et filles du niveau secondaire, c’est-à-dire de 12 à 20 ans.Elle groupera non seulement les écoles secondaires régionales, françaises et anglaises, un collège classique, mais aussi des instituts de Technologie et de Machinerie lourde, une école d'apprentissage et une école de métiers.On y verra en outre un centre sportif olympique complet avec piste et pelouse, piscine intérieure et extérieure, gymnase, arena, jeux intérieurs et en plein air.Ecole de Métiers: Le Ministère de la Jeunesse entreprendra sous peu la construction d’une école de Métiers pour former dans la région des ouvriers spécialisés capables d’exécuter les diverses opérations relatives à la production industrielle.L'on prévoit également l'organisation d’une section pour les métiers féminins.La durée du cours est de trois ans et s’adresse aux élèves qui ont complété leur neuvième année.Institut de technologie: Cet institut formera des techniciens dont le rôle primordial consiste à assister l'ingénieur dans l'application des procédés industriels.Ce cours s’adresse aux élèves qui ont complété la lie année.Complément naturel de l'école de métiers, l’institut de technologie est prévu dans le plan de la Cité des Jeunes.Institut de machinerie lourde: Cet institut est une école nouvelle desservant toute la province, créée par le Ministère de la Jeunesse pour enseigner le maniement et l’entretien de la machinerie lourde utilisée dans les grands travaux.L’organisation de cet institut est à l’étude et sera rendu public ultérieurement par le Ministère. Centre d'Apprentissage des métiers de la construction Les métiers de la construction seront enseignés dans le Centre d’Appren-tissage dont l’établissement et l'administration sont assurés parla Commission d'Apprentissage des Métiers de la Construction de Montréal.Cet édifice abritera la succursale ouest métropolitain du Centre d’Apprentissage de Montréal actuellement logée dans des locaux temporaires à Ville Ile Perrot.EXPÉDITION SCIENTIFIQUE DANS LE NORD DE L'ILE BAFFIN Une imposante équipe de chercheurs du ministère des Mines et des Relevés techniques a quitté Ottawa au début d'avril afin d'entreprendre l'étude gravi-métrique et géographique de la partie septentrionale de l'île Baffin.L’équipe de 25 membres comprend des scientifiques des Observatoires fédéraux et de la Direction de la géographie, de même que deux ingénieurs topographes.Les travaux de cette année constituent la dernière étape d'une campagne entreprise en 1961; l'an dernier, une équipe a procédé à l’étude de la partie sud de l'île.L’Arctique est devenu un facteur vital pour le pays et il importe plus que jamais de posséder de vates connaissances sur les caractéristiques physiques de l'île Baffin, située au seuil de l'Extrême-Nord.Les spécialistes en gravité effectueront un levé régional de la moitié nord de l'île et des études gravimétriques détaillées des calottes glaciaires Penny et Barnes.De plus, ils établiront 2,200 stations gravimétriques, ce qui portera à 4,400 le nombre de stations sur l'île.Les géographes étudieront l'état et les formes du terrain et entreprendront l'étude des deux calottes glaciaires et leurs environs.De plus, ils s'intéresseront aux effets de la glaciation sur la topographie ainsi qu'à l'alimentation et à l'amenuisement des calottes glaciaires.Le coordonnateur de l'entreprise, M.A.C.Hamilton des Observatoires fédéraux, verra à l'exécution du levé gravimétrique régional et M.J.R.Weber, des Observatoires fédéraux, dirigera l'étude gravimétrique des calottes glaciaires.MM.Bernard Brûlé et Peter Winter des Observatoires, prendront part à cette expédition.M.J.D.Ives, de la Direction de la géographie, assumera la direction des travaux géographiques.Les autres géographes sont: MM.John Andrews, Keith Arnold, George Falconer, Claude GrefFard, Gunnar Ostrem et Brian Sagar.Deux ingénieurs topographes, M.Brian Boyd, des Levés topographiques, et M.Siegfried Bucher, alpiniste et topographe expérimenté de la Suisse, travailleront de concert avec les diverses équipes à l'établissement des positions.Ce travail consiste à déterminer avec précision les coordonnées et l'altitude en un point donné.À cause du relief très accidenté de l’île, une bonne .partie des travaux s'effectueront à l'aide de deux hélicoptères et d'un avion.On établira le principal camp de base à la bordure nord-ouest de la calotte glaciaire Barnes.ESPACE ET MÉTÉOROLOGIE (Suite de la page 25) leur espèce et leur variété, toutes indications essentielles pour la prévision du temps.Il permet de reconnaître l’état des glaces sur les voies maritimes et la distribution de la neige dans les différentes régions.Il est de plus devenu l'instrument indispensable pour les futures envolées spatiales et la première station de météo de l’espace.Car il ne fait plus aucun doute que les premières plates-formes qui graviteront autour de notre planète comprendront, avant toute chose, des météorologistes munis d’appareils de mesure.f SATELLITE GONFLABLE Ce "satellite gonflable”, conçu pour réfléchir, à une altitude de 1,000 milles, les signaux radiophoniques, est entièrement fait de pellicule polyester métallisée.Ce ballon de 100 pieds de diamètre est enfermé dans une sphère de 28 pouces placée dans la partie avant d’une fusée.Il pèse 135 livres.On s’attend à pouvoir un jour transmettre les signaux de télévision d’un continent à l'autre au moyen de ces satellites gonflables. Chaque année, nos maisons d'Enseignement spécialisé libèrent un contingent appréciable de techniciens diplômés qui constitueront l'armature de notre industrie.Parmi eux quelques sujets d'élite se détacheront et seront non seulement des techniciens avertis mais deviendront des chefs grâce à une formation professionnelle soignée complétée par un apport culturel sérieux.Outre de dispenser un enseignement spécialisé, ces institutions s'attachent à donner aux jeunes le complément de culture que des études classiques, prématurément interrompues, n'ont pu leur fournir.Parallèlement aux cours techniques, sont inscrits au programme des cours de culture générale qui contribueront à ouvrir de nouveaux horizons à l'étudiant, à assouplir son intellect.Il comprendra mieux et analysera les tâches techniques ou même purement manuelles qu'on lui confiera.L'intelligence de son métier fera de lui non seulement un habile ouvrier mais encore un homme plus complet, une personnalité.JEUNESSE I N I S T E R E nationale 5 AOÛT 68 PUBLICATIONS ^F/CIELL*
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