Le Constitutionnel, 4 mars 1880, jeudi 4 mars 1880
\ i à % % \ y9 î* ' W*'* \ .m ET LA PATRIE ÜJ u ¦' .l k.„ f .! in tH.l) i • 11 n WfVJÏ u portes de la prison s’ou- ruses de la part des criminels ?Ah ! vriraient toutes grandes, elle pourrait ! vous vous dites sans doute.* Mais embrasser son fils, le petit Jérôme, ¦ l’absence de précautions est aussi une claircr la justice sur ce point ?Elle garda le silence —Songez, reprit le juge, que votre silence et votre refus de dire la vérité peuvent avoir pour vous les conséquences les plus graves.Il nous faut le nom de cet homme.Réfléchissez.Anne se taisait.—Ouci secret vous cnclnînc donc à cet inconnu?Ne craignez-vous pas que l’on suppose que eet homme était votre amant.et que votre a- n’était pas douteux pour elle ; on allait la mettre en liberté.Est-ce que l’on condamne encore des innocents?Quelle folie ! Cependant les jours s’ôtaient passés longs et inornes, coupes" seulement par les interrogatoires de M.Limet.Ce juge froid, au regard aigu, aux lèvres pincées et pâles, lui mettait dans l’âme une épouvante.S’il allait ne pas croire ?Et, en effet.il était incrédule.Tant ruse! C’est horrible A 1 moues, décriées comme une hypocrisie révoltante.On racontait que sous une apparence d’honnêteté elle cachait des ¦débordements deconduite.On affirmait que sa générosité, toujours prête à soulager les infortunes, n’était qu’un manteau pour cacher des fantaisies ruineuses.Le notaire de Château, M.Engrené, qui avait les affaires de Combredcl entre les mains, prouva que peu de temps avant la mqit du fermier et malgré sa fortune, une certaine gêne avait existé à la Gloriette.Des déplacements considérables de fonds avaient eu lieu.Des actions avaient été réalisées.Des terrai ns avaient été vendus au comptant ; Combrcdel en avait touché directement le prix.mais l’enquête démontrait qu’il n'avait pas déposé l’argent.Qu’était devenu cet argent ?A .quel usage avait-il été employé?Il éta t donc passé entre lès mains de Mme Combrcdel ?Quelle était la cause secrète de ces prodigalités?Quel pouvait être le mystère de ce ménage?On cherchait; personne 11c trouvait V Le juge d’instruction avait interro-roge plusieurs fois Mme Combrcdel.Pressée de questions logiques, serrées la malheureuse avait balbutié, pleuré, perdu la tctc.—-Vous savez, madame, avait dît le juge, quelle grave accusation pèse sur vous ?mour adultère le protège pour lui I d'indices avaient été trouvés pour épargner peut-être la menace de coin- motiver l’accusation ! Et puis cette —Oui, monsieur ; on m accuse d’une chose .infâme, d’avoir empoi- plicité ?.Anne s’était levée brusquement, et d’une voix vibrante: — C’est la première fois qu’une pareille infamie m’est reprochée, dit-elle ; c’est la première fois qu’on me jette à la face ce mot d’amant.Je vous reconnais, monsieur, le droit de m’accuser, non de m’insulter.— Madame, dit le juge, je ne demande pas mieux que croire à la sincérité de votre indignation.— Alors protégez-moi.— Répondez-donc.Quel est cet inconnu que la rumeur publique vous donne pour amant ?— Vous me faites la’scule question à laquelle je ne puis pas répondre, dit-elle altérée.Le juge la considéra quelques instants sans lui parler, puis, sévèrement: — Vous jouez avec !a justice, madame! Encore une fois, voulez-vous parler ?—Non, non, non.jamais! Le j"gc d’instruction Sonna.Des gendarmes parurent.-—Reconduisez madame en prison.IL A Château, toutes les conversations portaient sur l'affaire Combrcdel.Malgré les faits qui “ ctaicnt-Ià, ” di-sair-on, et qui témoignaient contre l’inculpée, malgré l’horreur du crime et l'indignation qu’il soulevait, il sc trouvait encore des hésitants.Ceux-ci disaient : — Les charges qui pèsent sur la scene monsieur à durée trop longtemps, dit-il.Monsieur Sa-vigné, épargnez-moi une explication que je ne peux souffrir.Elle porte atteinte à nia dignité et à.mon bon- ' ncur.Vous êtes libre de faire de, ., ., » ., n .I mander une contre-expertise.'.Elle.: L enfant était Jeiome,lc fils d An- vous sera accordée, si le parquet juge • ne Combrcdel, de celle quon appo- 1 mes expériences insuffisantes.Ma .ut 1 empoisonneuse.J conscience.ne me reproche rien.1 SAV1“,1,C travt-.r^ *c.jardin et | Les deux enfants avaient vite fait sonna, Madclor, qui 1 avait reconnu .connaissance.Marie était ailée cher- : alla ouvrir Im-memc et .1 introduisit cher des jouets, quelle montra un à dans son cabinet.Savigr.é paraissait un à Jérôme qui l’écoutait.tics-ému.•; .—Veux-tu jouer à courir?—Un quoi puis-jc vous être utile _jc Jc veux bien mon cher confrère ?dit le docteur I!s étaient sortis, avaient fait le Aladelor.tour du jart3in, puis étaient revenus.Jerome avait quitté la main de causant comme de vieux amis, liw S a vigne et errait curieusement dans rentrant dans le cabinet, les paroles .le cabinet, tournant autour des cor- l dures de Madclor, qui avait élevé la ifues des appareils et et des flacons.voix, frappèrent Jérôme, Uenf.Utt • Aupics de la fenetre, la fille du.| répondit distraitement aux questions 4 4 .docteur Madclor.une enfant de six i dc ia pctite finc:ct# d'instinct, écouta : ‘ y est mort empoisonné, que la science aiVs» ,assl9® SUJ' un tabouret, travail- cc que disaient les deux hommes, le prouve, que le poison a été retrou- Mait a c;cs chiffons dont clic confec- —-C’cbt ton père ?dcmanda-il à ‘ i tionnait une robe pour sa poupée, Marie.‘ * celle-ci gisait auprès d’elle, le ventre contre le plancher, et les bras en croix.Les enfants sc regardèrent un peu’ étonnés d’abord, puis un sourire erra sur les lèvres de Marie, comme un Elle parlait très-vite, les yeux brillants et les joues enfiévrées.Le juge d’instruction l’écoutait sans l’interrompre, étonne de son accent de vérité et de douleur profonde, ému peut-être.Mais que pouvait-il ?L’arsenic était là.Vous prétendez que mon mari accusation inexorable : —Quel est cet inconnu avec lequel vous entreteniez des relations secrètes ?Justement la seule question à laquelle je ne puis répondre, à laquelle elle opposait un siiencc étrange.Elle eut peur ; — 1 Ieurcuscmcht.se dit-elle, en pensant à Madelor tout n’est pas terminé ainsi.J’ai la science, avec moi, qui prouve que je.suis innocente.Je puis attendre un verdict avec confiance.Un jour, elle fut appelée devant M.Limet.Le juge lui lut, d’une voix ' lente et accentuée, le rapport foudroyant adressé par le médecin légiste et qui concluait à l'empoisonnement du fermier Combredel.Le poi-on trouvé était l’arsenic.Anne ne comprit pas.M.Limet recommença la lecture.Puis il dit avec bonté, avec, douceur cette fois : —Anne Combredel, ne continuez pas plus longscmps votre système de dénégation, Voulez-vous avouer ?Voulez-vous tout dire ?Elle garda le silence Elle avait un bourdonnement dans les oreilles, un brouillard devant les yeux, Puis, tout à coup, frémissante, éperdue, clic se leva.— Mais c’est une folie, cc que l’on fait là, c’est une folio ! Est ce qu'il faut que jc vous répète ce que je vous ai dit cent fois, puisque vous pénétrez jusque dans les secrets les vé dans son corps.Je suis bien oblige de vous croire.S’il y a eu un crime, que je ne m’explique pas, cherchez qui avait intérêt à le commettre A quoi in'eiit-il servi, à moi je vous le demande.Ayez pitié de moi monsieur Limet, jc n’ai plus de courage ; mes pensées in échappent ; tout le afPel t»,“icloi9t,1Vésitant, auquel Jé-inonde m'abandonne, tout m’accuse.r°lno répondit également par un sou-Ayc/.pitié dc moi!.rire.Il se rapprocha h petits pas, Le greffier écrivait le front pen- lonteuN'» glissant sa main le long ché sur son bureau, empilant auprès ^ l^cs ^ pinçant la bouche, les de lui les feuilles noircies par Pinter- Joncs rougcs ct 1 air embarrassé, rogatôire, relevant de temps à autre Marie sc leva, le prit par la main, la tête, le porte-plumecutrc les dents ct ^ entraînant vers la fenêtre : pour jeter à la iiâte une pincée de viens donc voir ma poupée !.sable jaune sur la fraîcheur dc l’en- * endant cela, les deux médecins cre, secouant le papier d’un coup de caasaient a voix basse.Savigné, très-pouce,sans regarder l’accusée.Sa plu- Pa‘c» demandait a Madclor : —Ainsi votre mission est accomplie?•Mission douloureuse, jc vous le jure, dit Madclcr en scandant ses mots, mission que je n’avait pas sollicitée ct qui aboutit.—Combredcl mort empoisonné ?—Par l’arsenic.—Et vous n’avez pas émis un doute ?* • - f: ' ’• : : • .— Impossible!.; Savigné baissa la tête agitant ner- rr me griffonnait avec un grincement ct s’accrochant à des rugosités du papier, éparpillait par fois une étoile d’encre sur les demandes es les réponses.M.Limet regardait distraitement son greffier,en jouant de la main avec un couteau en ivoire.Les paroles de la jeune femme l’avaient remué, Il attendait, pour parler, dc reprendre possession de lui-même.Anne attachait sur lui scs yeux rougis par les I veusement scs mains, larmes.—Savez-vous bien, rcprit-il, que Bien qu’elle n’eut que trente ans c’est une terrible responsabilité que 1.• * - U ._ .s’était comme aminci.Les coins de j non par la méfiance de votre, loyauté scs lèvres tombaient.L’angoisse avait | et dc votre expérience, mais par l’aini-fiétri sa bouche.—Oui, ct toi ?—Moi, mon père est mort.1 —Et ta maman ?—On l’a mise en prison.—Ah! dit Marie en ouvrant dé .0 grands yeux.Elle sc tut.Jérôme continuait de prêter l’oreille.Il avait entendu prononcer le nom de sa mère.Et à ce nom chéri, son cœur s’était déchiré.Il écoutait et comprenait.Tout h ^ • coup, avec des cris'ct deS sanglots, il SC précipita dans les bras de Savi- \, gné, ct se serra contre lui convulsivement.Marie l’avaît suivi, les joues en feu tout attristée, dc telle sorte que le vieillard réunissait dans la mëriic étreinte ct caressait de sa main tremblante la fille de Madclor, ct le fils dc l’empoisonneuse.Etrange hasard que celui qui avait ainsi rapproché ces deux enfants au matin de leur vief Savigné les considéra longtemps, i puis son regard sc reporta sur le mé- j , ; dccin légiste.On eût dit qu’il s’at- ».: tendait à le voir hésiter, se ,troubler.,, , perdre de son sang froid ct dç sa confiance en lui.devant çct enfant qui demandait sa mère à grands crjs^ .Madelor fit un geste d’iinpaticnçe.etjr,, j'uojn •nui >v veuve, si formidables qu’elles soient ; i ph,s intimes de ma vie ?J’aimais l’existence dc cet amant sur lequel la m0n mari.Ma pensée était pleine de fermière ne veut pas.s’expliquer; les j lui.il n‘y cut jamais entre nous dépenses exagcices dont Mme Corn- ¦ l’ombre d’une querelle, Jc ne peux bredel ne peut justifier ; l’argent dont ; nlc défendre ciu’en vous ra Le juge d’instruction sentait peser sur lui ce regard plein de prières ardentes, de supplications désespérées.Un long silence avait suivi les dernières paroles de la malheureuse.Le juge le rompit, et, attristé: —Je voudrais vous croire, dit-iî, mais je ne le puis.Elle baissa la tête ct sc tut.L’instruction de* l’affaire était terminée.Le dossier était prêt.La chambre des mises en accusation ordonna le renvoi devant la cour d’assises à la session qui devait se tenir à Châtcau-lc-Châtel, trois Semaines plus tard.Dans toute la ville il y cut une sorte de fièvre, une attente surrexcitée avant l'ouverture des assises.Chacun se racontait les différentes péripéties de l’instruction, On commentait sur- Celui qui devait apporter la lumie- moi, empoisonneuse ! voyons, féflé- ; vaut Madelor, ef l’on ne sc dissimu- apport avait dans n portance décisive, docteur Madelor, statation impitoyable du .; evenait, en un seul croire.Mais jc ne coup, l’accusateur public, le iurv ct le a pauvre femme semblait plus vieille, vous acceptez là ?Bardonnez-rUôi le détourna la tête avec afiectatio;)., .’t Jn pli creusait son front.Son nez | langage que je vous tiens.Il est dicté, le vieillard se leva ct üp J{n •/> gea vers la porte.„ # _ _ Marie pleurait sîle^çîeuscmentcvnnn ou{> tiéprofonde que j’avais pour le mal- Quand à Jérôme,ses traita semblaient m heureux Combredel et pour1 sa fem- , - - .- # # qu en vous rappelant ccs , .c*'c *cfiiae d indiquer l emploi, mais , choses.Il me .scmbîe qu’il y a com- sonne un homme que jamais, auprès assnromrnr ., ,, .!¦-•.j S1 - J - , qui, «isbiucmenc, ucvaïc suDvenir aux , me un cercle d aCIer qui in ctrunt et duquel ma vie de jeune femme s est exigences honteuses de cet homme | m’étouffe.’ Je vous dis', je vous crie, * demeuré inconnu ; 1 arsenic retrouve 1 cuic je suis innocente et que votre ac- 1 écoulée douce ct calme, • ntourée de scs tendresses et de ses attentions, j chez elh* H.hk nn«» n^rnnuitlnn • I * /-v , x i» •• ., , ,.uju uic, uaiib une perquisition , iC cusationcst horrib c.Moicmnoison- On m accusé d avoir empoisonne mon .trouble de la ietine fpnnm> ^ , ., } ___.¦*.-*»f; :* n m .i L1JUU1L uc »a jeune luiimc, sts néusc, et de mon mari, de cet hom- • tâtions, ses contradictions, tout cela 1 nie, dont toute la vie était pour moi, suffit bien à la faire soupçonner ; mais ' qj,i n’avait d’inquiétude que pour la condamnera-t-on ?La question moi, dont l’affection calme et forte est la, - me donnait un bonheur inan.M.Limet fit un geste affirmatif.Anne, (surexcitée, jt^cu^blhil; , .—Voulez-vous me dire enfin, mur-mura-t-ellc, sur quoi repose ccttc horrible calomnie ?—Jc vais vous satisfai Le juge lui fit connaître les charges qui pesaient * parlait lentement, scandant tournant de temps a autre la tete.mandait.Si les recherches.du savant raient bien à vers le greffier, sans le regarder, pour aboutissaient à la découverte du poi- U me « a* îîSÆ sr’tc- w - *** * - me.J’étais si lié à leur vie, jc parta-' geais si intimement leur existence, que ie ne croirai jamais que mon ami ait été empoisonné par sa femme, Non.jenc puis le croire.Ils s’aimaient comme au premier jour dc leur union.Jamais aucun! nuage n’avait assombri leur bonheur.J’ai; beau me creuser la tête, cherchpr ’dans mes souvenir.-, autour d’cûx, je ne vois rien qui ait pu donner l’idée dc ce crime.Doux et bienveillant le fermier n’avait suscité aucune haine, aucune pensée de vengeance.3a vie était droite comme son âme.Tout le monde l'adorait.Cet empoisonnement, je le répète, est pour moi une chose tellement inconcevable que!.pardonnez-moi.monsieur Madelor,Ije.n’y crois pas.—J’ai trouvé l'arsenic.daps les organes1 dit sèche ni en f Madelor, ct l’anneau arsenical scéa prodtiit h l’audience comme corps de délit.Vos doutcs.< Je ne puis les parta- ger.ip y.durcis, et avaient quelque chose de farouche.Il prit la main de Savigné a et, au moment de sortir, lança à Ma-, .dclor un regard chargé;de;haine: Ses i lèvres contractées semblaient retenir avec peine un défi ct uue mena- !> ce.—Au'revoir, monsieur Madelor L.m Tout, Château*lc-Châtel est sur c pied ; les environs du palais de-jûsti- Me r: ccsont encombrés ;:1 es tribunes de ia : .-u salle d’iâqdience pleine de monde.Le •’*-jour des assises était arrivé.• .ivi-y.nù: Anne fut introduite, Un abatte- .^ ¦ ' ment immense lui enlevait la perception bien nette de ce qui l’entourait u • Cepcndapt à la vue des, bocaux rangés en face dc la cour, sur la table i j-des pièces à conviction, elle fut secouée horriblement p'aT un frisson qui la glaça.Puis machiPalementere îcrrf «Ckf /1.• i oix hïônôtoné qui pronon-#iit souvent son nom, «n lisant dès ' choses qu’elle) nç*t comprenait paspnoi i i Mr.cJei gens qui parlaient ; • des• interrp-upirfijr.aqoq gutioi s; qui sc croiraient avec dc^ré-, ' ., po.isc ; on lui dit de sc lever ; elle répondit à des questions : ‘toit cela en —Mais, dît.Savigné, hésitant, s’y reprenant à plusieurs fois.Malgré la haute expérience que vous avez, malgré votre confiance.û justifiée en t __________ ______________ vos lumières., n est il pas possible1 ic.c, abîmée, aidant ici .b '• - ^ fU locomotives 1G wagons de première classe; ou wagons-iit, selon que pourra l'exiger le département.20 wagons «le seconde closric.3 wagon» «l'express ou de bagage.3 wagons de poste et wagons fumoir».3 40 wagons de fret couver W.100 wagon< «le fret découverts.2 charrues pour le déblayage de la voie.2 charrues ù neige.2 charrues eu saillie.40 wagons d'équipe.Le tout devra être mannfaetHrt dans la Puis-tan 'e du Cunida et livré sur le parcours du chcin'-u de ter du Pacifique, fi Fort William ou duiiH la province o coucher, guéï.1 fora dispaialtre un îliume.25 conta lu buutcil- Jc suis heureux de féliciter le pays ‘Ie* tout entier des honneurs que Sa Majesté a récemment conférés à plusieurs hommes d’Etat marquants.La Colombie Anglaise doit surtout être flattée de voir que le plus grand honneur ait été décerné à son plus vieux représentant, tuel.Je félicite également lcsTIonora- bo! te, 23-1-80—l a.Lo chemin de fer sur la glace.RESISTANCE DE LA GLACE.Jeudi dernier, le 19.le Dr Brasscau professeur, à la faculté de médecine de.l’Université Laval à Montréal, pratiquait une opération- à Gcntilly, qui.aura,2S*ln.r rTeiKTToe i u" ' nombreux chars circuler tous les CPUX OIJI * l ONT* RFCU .1?'iours depulsfi-te'd’un mois sur la CLUX QUI LON1 KLQU.J^*îglace Critre les terminus dés chemins Sud-Est la glace ne cède pas sous l’action des trains ; sur ; le chenal de la rivière surtout, on la ; dirait appuyée sur une maçonnerie, i Rien de surprenant, parce qu’à cet endroit la glace a pour support une épaisseur de (bourguignonsj glace amoncelée de dix à quinze pieds, et ifiêmë jusqu’au fond du fleuve.Ce qui rend le tout solide comme un roc.Sur le reste du parcours, la glace a Le petit Séminaire de St, Hyacin- une épaisseur moyenne de deux tjie, celui de *ant, ne fût-il composé que de locomotives, pour | défoncer le pont de glace.Rien n’est plus facile à prouver par les expé- Nous venons aussi de recevoir VA- riences scientifiques connues.le fé- En maintes et maintes cir Ici lie Medicale pour le mois de fé vricr.Nos remerciements.constances, une glace de deux pouces aporté Un jeune canadien du nom de Joseph Bellcrosc, âgé de iS ans, demeurant à Cohoes, était, depuis quelques mois, passionné pour la lecture des Novels, petits livrés qui sont vendus dans les dépôts de journaux pour la modique somme de 10 -sous.L’effet de cette lecture a eu un résultat terrible sur l’esprit du pauvre malheureux, car il est devenu fou.Partout des sauvages s’offraient à sa vue ct il voulait les combattre.Vendredi dernier, il était dans un tel état, que ses parents firent appeler un médecin, qui commença «a lui donner ses soins.Après quelques jours d’un traitement bien suivi, le médecin avisa les parents de Bd!c-rosc do l’envoyer à l’asile des aliénés d’Utica, sc déclarant incapable de le guérir.Mardi, le malheureux jeune homme, sous la garde d’un officier de la ville s’embarquait dans les chars pour sa nouvelle demeure.Il n’y avait rien Je plus pénible que d'entendre les cris ct les blasphèmes de ce malheureux, il ne reconnaissait personne et voulait tuer tous ceux qui s’approchaient de lui.Son père ct sa bonne mère, mêmes * ne trouvaient pas grâce devant lui, enfin c’était un fou furieux, La morale de tout ceci est facile à expliquer.Parents, vous êtes grandement coupables de laisser de mauvais livres dans.les mains de vos enfants, vous êtes d’autant plus coupables, que vous avez une fouie de bons livres, de bons journaux, qui sont (publiés dans vos localités, et que vous n’encouragez pas.Vous riez des ayertissements et des bons conseils Le Si Roi* de Gray guérit les cas les plus invétérés de Toux ET DK Rhumes.le Sirop de Gray guérit le mal de Gorge et l’Enrouement.Le Sirop DE Gray soulage immédiatement les Bronches, Le Strop de Gray est le meilleur remède pour l’Asthme.Le Sirop de Gray soulage îe Croup et la Toux Criarde.Le Sirop de Gray est d’une valeur incalculable dans les dernières phases de la Consomption.En vente partout.Prix 25 cents.Une longueSOUFFRANCE.-Endurcr le Catarrhe pendant 25 ans est un long martyre.Madame E.J.Flanders* de Manchester, N.H.après l’avoir subi, écrit ; Le Remède Constitutionnel pour ic Catarrhe m’a débarrassée île cette terrible souffrance et sauvée de la mort.” Cette médecine est en vente chez tous les droguistes.-6-10-79.IL EST PARFAIT.—Le Sirop Calmant de Madame Winslow pour la dentition des enfants, donne un sommeil naturel et paisible, en ôtant à l’enfant sa douleur, ct le petit chérubin s’éveille “ en souriant ” Il guérit la colique causée par les vents, règle les intestins, donne du repos a la mère, ct la santé à Tenant.Pourquoi souffrez-vous ?A toutes personnes souffrantes de rhu-| mutisme, névralgie, crampes aux ^ membres ou dans l’estomac, colique bilieuse, douleurs dans le dos, les intestins ou le côté, nous disons le “ Household Panacea, and Family liniment est le seul remède qu’il vous faut.Employé soit à l'intérieur ou ù l’extérieur, il a guéri les maladies ci-dessus dans des milliers de cas.C’est un fait prouve.Essayez-le.Vendus par tous les pharmaciens.Maladie du foie, bile, vents, indigestion, Mal de tête, Perte de l'a ppc-, tit, Vertige, Spasme, Battement de Cœur, Flatuouté, ct tous les désordres de l’estomac et des intestins^ guéris sans.mercure, par les PILULES anti-bilieuses et Purgatives du Dr, llARvEY sans éprouver de douleurs et avec le plus grand succès.Un Késultat Remarquable.C’est un fait maintenant bien établi que le German Syrup ( le Sirop Allemand) est le seul remède qui ait donné entière satisfaction ; 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