Le courrier du livre, 1 septembre 1896, Septembre
Première année.—No 5.Septembre 1896.Le Courrier du Livre REVUE MENSUELLE DE BIBLIOPHILIE: ET DE BIBLIOGRAPHIE Paraissant le 25 de chaque mois PUBLIÉE PAR UN GROUPE DE BIBLIOPHILES CANADIENS RAOUL RENAULT, DIRECTEUR ABONNEMENTS UN AN : Canada et Etats-Unis, $1.00 — Union Postale, $1.25 m QUÉBEC LEGER BROUSSEAU, Imprimeur-Editeur Il et 13,—Eue Buade,—11 et 13 i8g6 / Le Courrier du Livre REVUE MENSUELLE DE BIBLIOPHILIE ET DE BIBLIOGRAPHIE Abonnements = Un an : Canada et Etats-Unis, $1.00 Union Postale, $1.25.AVIS IMPORTANT PRIMES : $1.50 donnera droit à un abonnement au Courrier nu Livre et à un exemplaire de l’Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec, par l’abbé H.K.Gasgrain, ou à Une fleur de Carmel, par le B.P.Braun.Ces deux ouvrages sê vendent $1.50 chacun en librairie.$1.75 pour les abonnés de l’étranger.$1.23 donnera droit à un abonnement au Courrier du Livre et à un exem- Îdaire de Angéline de Monbrun, par Laure Conan.Cet ouvrage se vend 75 cts en ibrairie.$1.50 pour les abonnés de l’étranger.Par suite d’arrangements passés avec les éditeurs delà Revue Canadienne, nous pouvons olïrir à nos lecteurs, pour la somme de $2.50 par année un abonnement au Courrier du Livre et à la Revue Canadienne.La Revue Canadienne est la seule revue littéraire française au Canada.Elle paraît tous les mois, par fascicules de pas moins de 64 pages, profusément illustrés et remferme des travaux de nos meilleurs écrivains.Le prix régulier de l’abonnement est de $2.50.Ainsi $2.50 vous donneront droit au Courrier du Livre et à la Revue Canadienne pendant un an.Les abonnés de l’étranger devront ajouter 75 centins pour les frais de poste.Mais pour bénéficier de ces avantages, les abonnements devront être payés d’avance.N.B.Nous pouvons fournir à nos lecteurs tous les numéros parus du Courrier élu Tri ivre TARIF DES ANNONCES 8, 1 insertion 6 insertions 12 insertions 1 page.$10 00.$40 00.$60 00 % “ ou une colonne_ 7 50.25 00.40 00 % “ “ % “.5 00.20 00.30 00 % de colonne.3 00.10 00.18 00 Les annonces seront insérées sur le couvert du journal ou sur des feuilles de papier de couleur et devront nous parvenir le ou avant le 15 du mois.Les remises devront être faites par mandats sur la poste ou par toute autre valeur payable au pair à Québec.Toutes correspondances concernant l’administration devront être adressées à LEGER BROUSSEAU, Editeur, 13, RUE BUADE, QUEBEC, Canada.Aux lecteurs du “ Courrier du Livre ” —¦wVAC.'YA"- J’ai l’honneur d’informer les nombreux lecteurs du Courrier du Livre que je suis en position d’importer d’Europe et des Etats-Unis, à d’excellentes conditions, toute espèce de publications nouvelles ou anciennes.Mes relations étendues avec les principaux libraires et éditeurs de France, de Belgique et des Etats-Unis me permettent de faire ces importations à meilleur marché que tout autre.J’ai toujours en mains un nombre considérable de livres de toutes sortes, neufs et d’occasion, anciens et nouveaux, et surtout de livres et pamphlets se rapportant à l’Amérique et particulièrement au Canada.Publications canadiennes d’occasion à 50 pour cent meilleur marché qu’en librairie.Livres rares et publications de luxe, livres religieux.J’ai aussi constamment en mains un assortimentjconsidérable de timbres-poste pour collections, et spécialement de timbres du Canada, de Terreneuve, des Etats-Unis et des petites républiques de l’Amérique du Sud.Envoyez-moi une liste des ouvrages et des timbres que vous désiriez vous procurer et je me ferai un plaisir de vous soumettre mes prix.Je répondrai toujours avec plaisir à toutes demandes qui me seront faites au suj^t de livras et de publications françaises et américaines.RAOUL RENAULT, BOITE DE POSTE 142, QUEBEC CANADA. Le Courrier du Livre No 5.— Septembre 1896.LHS BIBLIOPHILES DE NEW-YORK I.—WILLIAM QOWANS l ¦.r-'-Y- -r.;- ispsgÎBs -y i;Vc Y .- LA transformation qui s’est opérée clans les rues de New-York depuis une cinquante d’années a été tellement radicale, que le bibliophile en herbe d’alors, William Go-wans, ne se reconnaîtrait plus, s’il lui était donné de recommencer aujourd’hui sa carrière, et de parcourir les rues pavées de cailloux ronds qu’il arpentait jadis, un panier rempli de livres au bras.New-York était, dans ce temps-là, un endroit où tout en faisant du commerce, on pouvait vivre paisiblement.La fièvre du progrès n’avait pas encore commencé à inquiéter les esprits, et les moyens de transports —Cette étude est empruntée en substance au Bookman, de New-York.Nous devons des remerciements aux éditeurs duc Bookman, pour la permission qu’il nous ont accordée de traduire cotte biographie, et de publier le portrait. 58 LE COURRIER DU LIVRE consistaient en omnibus, en été, et en grands sleighs ouverts trainées par six chevaux, en hiver.Broadway et son chassé-croisé de financiers inquiets, bousculant tout le monde, n’existait pas; cette rue était connue sous le nom de Bloomming-dale Road.A partir de l’imposante bâtisse du New-York Herald', au coin des rues Sainte-Anne et Broadway, nous pourrions errer longtemps avant de trouver, à l’exception de la vieille église de Saint-Paul et Saint-Pierre, un édifice digne de remarque qui existait en 1828, alors que William Gowans fit son apparition dans les rues de Rew-York.Il arrivait des déserts de l’Indiana, en quête de renommée et de richesses.Il était alors âgé de vingt cinq-ans.Ecossais de naissance, il avait d’abord été fermier, puis batellier à bord des vaisseaux à fond plat qui font le service sur le Mississipi.Pendant les premiers douze mois qu’il passa à blew Work, il essaya de plusieurs métiers et fut tour à tour jardinier, tailleur de pierre, arrimeur, marchand de journaux et gérant du vieux Bowery Theatre.Mais il devait évidemment finir par trouver un honnête moyen d’existence, car dans le Directory of New- York City, de Longwortli, pour les années 1829-30, le nom de William Gowans apparait eu qualité de libraire d’occasion.Il occupait un petit comptoir en plein air, rue Chatham, numéro 119, et il demeurait rue Greenwich, numéro 750.Ce comptoir était surmonté de rayons, protégés, la nuit et en l’absence du propriétaire, par des panneaux que fermait une barre de fer assujettie dans une crampe et un cadenas.Le commerce de livres d’occasion n’était pas bien lucratif à cette époque, et Gowans fut souvent obligé de forcer les amateurs dans leur* demeures, emportant avec lui un panier rempli de livres.Dans une de ses courses aux acheteurs, il racontra un nommé Blatchley qui lui prêta vingt-cinq piastres sans être apparemment sollicité.Quand, plus tard, le jeune homme voulut remettre cette somme au philantrope qui la lui avait prêtée, celui-ci lui dit de la garder, qu’il pourrait encore en avoir besoin.Ce nommé Blaxchley vécut pour voir le succès sourire à Gowans.En 1840-41, Gowans fit un voyage en Europe, probablement dans le but de faire des emplettes.A son retour, il se LE COURRIER DU LIVRE 59 livra pendant quelque temps à la vente des livres à l’enchère.Mais en 1842, il reprit son commerce de livres d’occasion, sur la rue Broadway, au numéro 204, en face de la Chapelle Saint-Paul.Nous pouvons retracer, par ses catalogues, les différents endroits qu’il occupa.En 1844, rue Liberty, numéro 63, en haut; 1848, rue Fulton, 178; 1856, rue Centre, 81 et 85 ; 1863, rue Nassau, 115.L’échoppe de la rue Nassau était spacieuse.Elle avait une profondeur de deux cents pieds et consistait en un magasin, un sous-sol et une cave, qui, en peu de temps, furent entièrement remplis de livres et ' pamphlets, du plancher au plafond.Son assortiment augmentait toujours.Les livres étaient placés ici et là, dans un désordre apparent, empilés les uns sur les autres, sur les tables, sur le plancher, jusqu’à ce qu’ils vinrent à s’accumuler tellement que les allées, qui avaient été ménagées entre chaque rangées, fussent encombrées.L’abondance de livres qu’il y avait dans cette échoppe, et l’absence quasi complète de classification était sans doute un grand inconvénient.M.Gowans lui-même a du s’en apercevoir sur les dernières années de sa carrière, car il ne pouvait retenir dans sa mémoire tout ce que son échoppe contenait, ni l’endroit précis où il avait placé tel ou tel bouquin.M.Gowans n’avait qu’un prix pour ses livres ; il était marqué en chiffres arabes sur la première page du titre.Le prix coûtant était inscrit avec une marque spéciale à la page 25.Ses prix, une fois définitivement établis, étaient irrévocables comme les lois des Mèdes et des Perses.Une liste complète des clients de Gowans donnerait d’amples matériaux à ceux qui étudient l’histoire de la littérature américaine de cette époque.Mais le cadre de cette étude ne nous permet pas d’en faire une nomenclature.Dans une des nombreuses notes que nous trouvons dans ses catalogues, Gowans fait remarquer qu’il a été fréquemment on contact avec John Howard Payne, qu’il considérait comme un homme mélancolique et dégoûté de la vie, dont le cœur souffrait d’une blessure profonde.Gowans, avec son jugement sûr, avait prédit que, malgré les nombreuses chansons, drames, critiques, et esquisses biographiques que Payne avait écrits, qu’il vivrait dans la postérité par sa chanson qui 6o LE COURRIER DU LIVRE est aujourd’hui un des chants nationaux des Américains, le Home, Sweet, Home.Gowans eut aussi des relations suivies avec Aubudon, hauteur de ce travail neomunental, si bien côté aujourd’hui: Birds of America.Aubudon lui fit un jour la petite confidence que voici : “Je n’ai pas vendu plus de quarante exemplaires de mon ouvrage en Angleterre, en Irlande, en Ecosse et en France.” Sur ce nombre, ajoute Gowans, Louis-Philippe en avait prix dix et avait offert à Aubudon d’en prendre un cent, s’il voulait publier son ouvrage à Paris.La publication de cette ouvrage a coûté £27,000 et le résultat a été une perte sèche de $25,000.00 pour l’auteur.Gowans a habité, pendant huit mois, la même maison qu’Edgar Allan Poe.Il nous dit qu’il l’a vu souvent et qu’il a eu l’occasion de converser avec lui en plusieurs circonstances.Il nous rapporte que Poe menait une vie tout-à-fait exemplaire, et qu’il était le compagnon le plus courtois, le plus gentilhomme et le plus intelligent qu’il eut jamais rencontré.Il ajoute que Madame Poe était une femme d’une incomparable beauté, d’une grande amabilité et d’une inaltérable douceur.C’est pour elle que Poe écrivit ces vers : But our love it was stronger by far than the love Of those who were older than we, Of many far wiser than we ; And neither the angels in Heaven above, Nor the demons under the sea, Can ever dissever my soul from the soul Of beautiful Annabel Lee.Gowans était d’une grande urbanité et très bon compagnon avec ses intimes.Il ne connut point la jalousie et vécut toujours en excellents termes avec ses confrères en bibliophilie.Dans une de ses notes, il rend hommage aux connaissances étendues d’un de ses confrères qui était son voisin, Joseph Sabin h Gowans a publié en tout vingt-huit catalogues.Le premier date de 1842, le dernier de 1870, année de sa mort.Les derniers sont compilés avec soin et imprimé 'sur beau 1.—Nous publierons prochainement la biographie de Joseph Sabin, l’auteur de Bibliotheca Americana. LE COURRIER DU LIVRE 61 papier; quelques-uns même sortirent de l’atelier de Joel Munsell, d’Albany, qui était un des imprimeurs les plus en renom, de l’époque.Gowans commença à publier des livres en 1833.Son premier essai fut un livre classique : Phoedo ; or, the immortality of the soul, de Platon, traduit du grec par Charles S.Stanford.Son second volume fut The Phœnix, une collection d’extraits d’auteurs anciens.En outre, il publia, de 1833 à 1870, environ trente-cinq volumes, parmi lesquels on compte cinq ré-impressions d’ouvrages historiques, qui furent publiées sous le titre de Gowans’ Bibliotheca Americana.A cinquante ans, M.Gowans avait épousé une demoiselle Bradley, de New-York.Elle mourrut après dix heureuses années de ménage et ne lui laissa pas d’enfant.M.Gowans est mort en 1870.Il tomba soudainement frappé d’apoplexie sur la rue la veille du jour d’action de grâces.On le transporta à sa résidence, rue Second,numéro 13, où il mourrut le dimanche suivant.Il fut inhumé près de sa femme dans le cimetière Woodlawn, où il avait acquis un terrain.La vente à l’enchère de tous les livres qu’il avait accumulé rue Nassau, numéro 115, commença le 30 janvier 1871.Le catalogue fut publié en seize parties, formant en tout 2476 pages.La vente rapporta, toutes dépenses payés, environ $33.000.Les dépenses se sont élevées à au-delà de $15,000.Plusieurs lots ne couvrirent même pas les dépenses qu’ils avaient occa-sionés.Il laissait un frère et des neveux qui demeuraient dans le Kentucky et qui ont hérité de sa fortune.(.Adaptation de VAnglais de W.L.Andrews.) Raoul Renault. 6 2 LE COURRIER DU LIVRE PETITE BIBEIOLOGïE INSTRUCTIVE I.-DU PAPIER Sans prétendre traiter cette question ab ovo, sans parler des matières premières des manuscrits, du Papyrus d’Egypte, du Liber, des feuilles de palmier, des peaux d’animaux préparées pour les Pentateuques hébreux ; nous 11e laisserons pas cependant de jeter un léger coup d’œil sur l’origine et la fabrication du papier.C’est en Chine que nous trouvons les premiers vestiges de papier de soie ou de coton ; longtemps employé par les Arabes, le papier de coton broyé et réduit en bouillie, autrement dit Papier bombycien, ne s’introduisuit en Europe que-vers le commencement du dixième siècle ; sa pâte grossière^ sans grains ni vergeure, sa mauvaise qualité qui donnait prise à l’humidité et aux atteintes des insectes, le fit interdire pour l’inscription des actes publics.Une ordonnance rendue en 1221 par l’Empereur Frédéric II annulait tous les actes écrits sur ce papier et fixait un délait de deux ans pour leur, transmission sur parchemin.Le papier de lin ou de chiffes fut découvert en Allemagne selon Scaliger ; Scip.Maffeï en donne l’invention aux Italiens, tandis que d’autres versions en attribuent l’honneur à des Grecs réfugiés à Bâle vers 1170, ou à un Padouan nommé Pax, en 1301.On peut dire néanmoins en toute certitude que le papier de chiffons existait en Europe dès le quatorzième siècle.Sous le règne des Valois, de grandes papeteries s’établirent en France, à Troyes et à Essonne, et dans les premiers livres imprimés par Fust on peut voir encore dans la pâte des papiers de chiffons différentes marques fili-granées, telles qu’une tête de bœuf, une croix, une hache, une rose, un griffon, une étoile, un serpent, une couronne, qui servaient à distinguer l’origine des fabriques.En 1786, Léorier de l’Isle, manufacturier à Bruges, fit .divers échantillons de papier fabriqué avec de la guimauve, de la mousse, du sureau, des orties, des roseaux et du chiendent ; les Œuvres de M.Villette, imprimées à cette époque, LE COURRIER DU LIVRE 63 ont été tirées sur du papier fait d’écorce de tilleul, mais hâtons-nous de dire que toutes ces expériences ne réussirent qu’à moitié.Le marquis de Salisbury trouva le moyen de faire du papier avec de la paille, d’autres en fabriquèrent avec du tan, même avec de la fécule de pommes de terre ; ce sont là des curiosités à citer, mais rien plus.La première machine à fabriquer du papier d’une longueur indéfinie fut inventée en 1799 par Denis Robert d’Essonne ; et, en 1813, M.Leistenschneider imagina une autre machine travaillant seule et qui arrivait à fournir une très grande quantité de feuilles sans le secours d’aucun ouvrier.C’est vers le milieu du dix-huitième siècle que les Anglais composèrent le papier dit Vélin, qui, par sa force, son poli, sa blancheur, la finesse de son tissu, sans linéaments et sans vergeures ni pontuseaux, acquit vivement une très grande vogue.M.Didot l’aîné se mit activement à en étudier la fabrication, et, grâce à l’intelligence et aux bons soins de M.Johannot d’Armonay, il parvint à le faire exécuter en France : le Virgile de Barlersville publié en 1757 est le premier ouvrage pour lequel le papier velin ait été employé.En dépit de ces heureuses tentatives, le papier de coton est le plus usité aujourd’hui dans la majeure partie des éditions modernes.Ce papier, qui n’a rien de solide, de durable, ni de riche, ce vilain papier spongieux et sans consistance, fabriqué à la mécanique, sert à l’impression des romans, des volumes d’histoire et de philosophie.Dans deux cent ans, il ne restera de tout cela qu’une affreuse bouillie dont les épL ciers ne voudront pas.Les papiers dits de Hollande, au contraire, les papiers de Rives, d’Arches, de Saint-Omer, les papiers anglais de la marque Whatman ou Turkey Mill, offrent des garanties de durée indiscutables.Ils ont la ' résistance et la sonorité, l’aspect harmonieux, la netteté, la finesse, la régularité du tissu.Les papiers de chanvre ou de lin se fabriquent quelquefois à la main, c’est ce qu’on nomme : papiers à la forme ; pour les papiers à la mécanique, une modification importante y a été apportée ; des cylindres qui tranchent ou hachent le fil ont remplacé les pilons qui le broyaient.On fait plus vite, mais fait-on mieux ?Les principales qualités d’un papier sont celles qui consti- 64 LE COURRIER DU LIVRE tuent l’égalité de ses feuilles ; sa régularité d’épaisseur et de nuances ; un éditeur doit soigneusement surveiller ces détails ; lorsqu’un papier n’est pas d’équerre, les marges sont inégales et les Blancs ne sont pas de même dimension ; lorsque l’épaisseur des feuilles diffère, l’impression est moins nette et tour à tour grise ou noire ; les nuances disparates, enfin,occasionnent cette variété de tons qui détruisent T harmonie d’un volume.Les papiers se débitent par rames ou par mains ; la rame se compose, en Europe, de cinq cants feuilles, en Amérique5 de quatre cent quatre-vingts; la main de vingt-cinq ou vingt, suivant le pays.Depuis quelques années cependant, un orand nombre de manufacturiers américains et canadiens O mettent cinq cent feuilles à la rame.Cette méthode est infiniment plus commode pour l’éditeur et n’a aucnn inconvénient pour le manufacturier, puisque le papier se vend, aujourd’hui, non plus à la rame, mais à la livre.Les divers formats les plus usités, en Europe, sont les suivants selon la progression de leurs dimensions : le Tellière, le Petit Pot, le Pot, le Double-Pot, la Couronne, l'Beu, le Raisin, le Grand-raisin le Jésus, le Grand-Soleil, le Grand-aigle, le Grand-monde.En Amérique, nous n’avons, à proprement parler, que quatre ou cinq formats.ÜSTous ne détaillerons pas les avantages de chacun de ces formats, nous nous sommes borné à réunir ces quelques notes ; nous reprendrons la question par la suite et nous parlerons du Hollande, du Chine, du J agon, du Whatman et autres papiers de choix.II.-DE LA STEREOTYPIE '[¦ E procédé que l’on nomme Stéréotypie est en partie de I l’invention de M.Firmin Didot, le célèbre libraire-éditeur de Paris.L’011 connaît les nombreux spécimens donnés par lui, dans une petite collection à bon marché qui fit fureur lors de son apparition.La Stéréotypie a pour principe de convertir en un bloc de fonte, de solidifier- des pages composées en caractères mobiles,—son objet est l’économie des LE COURRIER DU LIVRE 65 frais de composition pour les ouvrages dont le tirage peut se faire à l’infini.Les premiers Stéréotypes ont été les pages mêmes qui servaient à la composition primitive, on les entourait de lingots de plomb soudés aux quatre angles, puis sont venus divers procédés perfectionnés.g Le procédé de M.Didot consistait en ceci : après avoir composé une page en caractère plus bas, que ne le sont les caractères ordinaires, et fondus avec un alliage particulier, plus dur que les autres, on le renfermait dans un mandrin, puis, à l’aide d’un balancier, on l’enfonçait dans une plaque de plomb de même dimension, fondue et dressée avec soin.Cette opération donnait pour premier produit une matrice où la lettre est en creux ;—cette matrice, placée dans un mandrin et abattue, au moyen d’un mouton, sur la matière en fusion, procurait un cliché saillant que l’on retirait avant que la matière 11e se fût refroidie ;—on le dressait alors en dessous, on l’ébarbait, on le taillait en biseau, les parties qui figurent les cadrats étaient creusées et l’on pouvait tirer à dix, quinze ou vingt mille exemplaires sans qu’il y parût.Plusieurs autres procédés se sont produits depuis.Le cli-chage a fait, depuis une vingtaine d’années, de rapides progrès.înTous 11e signalerons pas dans ces notes furtives les diverses phases par lesquelles est passée la Stérêotypie, nous nous bornerons à signaler le procédé employé de nos jours, procédé de beaucoup moins dispendieux que le procédé Didot.Lorsqu’une page de composition est terminée et que l’éditeur désire conserver des formes pour un tirage réitéré, il fait porter la composition au cliclieur qui prend l’empreinte au plâtre ou au papier pour obtenir en creux la reproduction exacte de la matière composée.Une fois la matrice préparée, le cliclieur renvoit la forme à l’atelier de composition où le caractère peut être utilisé de.suite.Cette opération se fait en très peu de temps.Les matrices peuvent être conservés indéfiniment, pourvu qu’elles soient placées dans un endroit sec, et lorsqu’on s’en sert avec précaution, on peut en retirer un grand nombre de clichés.La galvanoplastie est employée pour la reproduction, en cuivre, de la composition, et spécialement de la gravure.Les ressources de la Stérêotypie sont immenses.Il n’en est 66 LE COURRIER DU LIVRE pas moins vrai qu’un éditeur, soucieux de bien faire, refusera le concours de cette industrie moderne, dont tous les avantages se trouvent compensés et au-delà par la pensée d’avoir fait un beau livre, tiré à petit nombre, pour les délicats, qui, avec raison, n’aiment pas voir ce qu’ils possèdent vulgarisé au détriment de l’art et de la rareté.Depuis l’invention de la Stéréotypie, un grind nombre d’ouvrages de mérite, signés par des auteurs célèbres, atteignent des prix ridiculement bas dans les encans, et l’on peut souvent se les procurer à un cinquième de leur valeur primitive chez les libraires d’occasion, qui eux les ont achetés pour une bouchée de pain.Par contre, on rencontre des ouvrages de peu et souvent d'aucune valeur, mais qui n'ont pas été stéréotypés, dont les prix sont devenus fabuleux, pareequo le bou-qnin est devenu rare.La Stéréotypie, a notre humble point de vue, c’est tout au plus bon pour les livres de classe, les livres techniques, les traités, les romans secondaires et les livres propagande.Stéréotyper un ouvrage de grand mérite, c’est en ravaler la valeur.Plus un ouvrage est remarquable, plus il doit être tiré à petit nombre et vendu grand prix, à moins qu’on veuille en faire un livre de propagande.ECHOS ET NOUVELLES On était généralement sous l’impression que le premier roman anti-esclavagiste publié aux Etats-Unis était V Uncle Tom’s Cabin de H.Beecher Êtowe.Mais on vient de découvrir que Archy Moore, par Hildreth, l’avait précédé.Benjamin Franklin fut-il un plagiaire ?Telle est la question que se pose une des collaboratrices du Bookman, Kate Stephens, sans la résoudre d’une manière satisfaisante.Cependant, Mlle Stephens conclut que Franklin a cherché a imiter le genre de Swift et qu’il s’est efforcé d’acquérir la belle phraséologie de Fauteur de Gulliver.La livraison de septembre du Bookman renferme une bibliographie de l’œuvre Robert Louis Stevenson. LE COURRIER DU LIVRE 6 7 Voici un autre procédé pour enlever les taches de graisse sur les feuilles d’un livre : couvrez l’endroit maculee avec de la craie pulvérisée, et frottez.Répétez l’opération jusqu’à ce que la tache soit disparue.C’est une recette américaine.Nous ne l’avons pas expérimentée.Les journaux annonçaient, il y a quelque temps, que Madame Henry Ward Beecher, l’auteur du fameux roman Uncle Tom’s Cabin était retenue à sa chambre, à Brooklyn, par une attaque de coqueluche.C’est la quatrième fois qu’elle est atteinte de cette maladie.Elle a célébré son quatre-vingt-quatrième anniversaire de naissance il n’y a pas longtemps.Vous accusons réception d’une jolie plaquette intitulée : Les deux ,Papineau, par M.L.O.David.M.David emploie ses loisirs au culte de la littérature et de l’histoire.Son étude sur les deux Papineau est très intéressante.La mort du célèbre bibliophile baron Jérôme Bichon appelle l’attention sur les collectionneurs.Voici quelques-unes des spécialités qui ont passionné certains personnages • Le roi Georges IV collectionnait des théières ; le roi Louis de Bavière, de vieux drapeaux ; Louis XIV s’intéressait aux vieilles clefs, aux vieilles serrures et aux horloges.Une de ces dernières a été achetée récemment par M.de Rothschild et a été payée la somme respectable de 33,600 livres sterling soit 840,000 francs.La princesse Maud, tille du prince de Galles, collectionne les dents de baleines, d’éléphants, de phoques et d’aligators.Le prince de Bismark fait collection de thermomètres, et la princesse Marie de Roumanie, de flacons de parfumerie.Enfin il existe à Philadelphie un riche négociant qui conserve religieusemsnt de vieux bâtons de policemen.La publication de la sixième édition du Dictionnaire de Médecine des Docteurs Bouchut et Després vient d’atteindre sa lie livraison.Dans les livraisons 7 à 11 nous signalerons comme particulièrement intéressants les articles suivants : Coxalgie, Croup, Dartres, Diabète, Dysenterie, Eczéma, 68 LE COURRIER DU LIVRE Electricité (traitement par V), Embolie, Emphysème, Empoisonnement, Epilepsie, Erysipèle, Estomac (maladies de V), Fièvres, Fistules, (maladie du), Folie, Fractures, Gale Goutte Gravelle, Grossesse, Hêmorrhargie, Hernies, Hypnotisme, Hystérie, Inflammation, Intestins {maladies des) Kystes, Laryngite.Chaque livraison cle 64 pages avec de nombreuses illustrations dans le texte, 1 fr.L’ouvrage complet formera 26 livraisons.—Uuue livraison par semaine, chez tous les libraires.La saison des ventes de livres à l’enchère est commencée après trois mois de vacances.Aux Etats-Unis, de même qu’en Europe, il y a de nombreuses ventes de livres à l’enchère dans les grandes villes.A Eew-York, il y a deux en-canteurs qui font une spécialité de vendre des livres et tout ce qui s’y rattachent.Aussi, du mois de septembre au mois de juin, y a-t-il presque tous les jours une ou deux ventes.A Boston, à Philadelphie, à Chicago, à Cincinnati, à Washington, il y a aussi de nombreuses ventes.Souvent, ces ventes sont très considérables et très importantes.Lorsque les collections à vendre ont une grande valeur, le catalogue est préparé et la vente est annoncée au moins un mois à l’avance, pour permettre aux amateurs de se rendre à la prisée ou d’y envoyer leurs enchères.Lors de la vente de la fameuse collection Maxwell, plusieurs amateurs d’Angleterre ont traversé l’Atlantique expressément pour assister à la vente.Mais les plus belles pièces ont été achetées par des Américains.BIBLIOGRAPHIE THE PRIMARY FACTORS OF ORGANIC EVOLUTION, par E.D.Cope.Open Court Publishing Company, éditeurs, Chicago, III.In-8, toile, tête dorée, 550 pages,121 ill.La science a fait des progrès énormes aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années.Il n’y a pas encore bien longtemps, les Américains semblaient, la plupart, apathiques à toute manifestation artistique et scientifique.Mais depuis LE COURRIER DU LIVRE 69 quelques années, l’élan a été donné plutôt par les hommes dintingués d’origine étrangère qui ont élu leur domicile aux Etats-Unis que par les vrais Américains.Si vous voulez vous convaincre de la justesse de notre observation, vous n’avez qu’à parcourir la liste des écrivains qui font fureur aujourd’hui chez 110s voisins et vous y reconnaîtrez une foule de noms d’origine étrangère.L’ouvrage qui nous occupe en est un de haute envolée.S’il n’est point fait au point de vue catholique, il n’en est pas moins d’un intérêt primordial pour tous ceux qui s’occupe de sciences et surtout pour les médecins et chirurgiens.L’auteur est un homme distingué, membre de la United-States Academy of Natural Sciences et professeur de zoologie et d’anatomie comparée à l’Université de Pennsylvanie.LES BIENFAITEURS DU CANADA.—Prêtres et Religieux, par G.Vekeman, G.Vekeman, 'éditeur, Montréal.In 16,.64 p.Prix 15 cts.Cette brochure a été écrite dans un but de propagande et en réponse à un pamphlet de nos bons radicaux de Montréal.Nous prions nos lecteurs de contribuer à la répandre parmi le peuple.Le respect de l’autorité religieuse commence à s’émousser chez notre population et il est temps d’y apporter un remède efficace.Ce remède, vous l’avez dans cet opuscule qui ne manquera pas de faire du bien.BOOKS AND READING, by Brother Azarias, of the Brothers of the Christians Schools.The Cathedral Library Association, éditeurs, New- York.In-12, 225 p.Voici un petit ouvrage très recommandable.Il est destiné à guider les jeunes gens dans le choix des auteurs qu’ils doivent lire.Les bons auteurs, les auteurs qu’011 11e ploit pas ignorer, sont mentionnés.En outre, il donne des conseils très pratiques sur la manière de lire avec profit.HISTOIRE DU PALAIS ÉPISCOPAL DE QUÉBEC, par Mgr Henri Têtu.Pruneau & Kirouac, éditeurs, Québec.In-S, 804 p.nombreuses gravures.$1.00.L’histoire du palais épiscopal de Québec est intimement liée à 1 histoire de la ville de Québec.Elle n’est pas étrangère à l’histoire de la colonie sous la domination française, 70 LE COURRIER DU LIVRE car les prélats qui ont habité le palais pendant les premières années de la Nouvelle-France, ont joué un rôle important dans les affaires du pays.Ce travail, dit l’auteur, “ se divise tout na urellement en deux parties ; car faisant abstraction de quelques résidences passagères des évêques, il y eut deux palais épiscapaux proprement dits : celui de Mgr de Saint-Yallier, situé sur remplacement de l’ancien palais législatif, et celui de Mgr Tur-geon, qui est l’évêché actuel.” Cette histoire est bourrée de notes intéressantes et inédites, recueillies un peu partout.OUTLINES OF CHURCH HISTORY.—Adopted from the German of the Very Rev.Théodore Drcber, D.D., by Rev.Bonaventure Hammer.B.Herder, éditeur, St-Louis, Mo.In-IG, toile, YII-133 p.45 cts.Ces notes sur l’histoire de l'Eglise, traduite de l’Allemand, sont divisées en trois parties.L’église dans l’antiquité chrétienne, au moyen âge, aux temps modernes.Dans un appendice l’auteur donne une liste chronologique des papes et des conciles œcuméniques, avec notes explicatives.BUDDHISM IN TRASLATTONS—par Henry Clarke Warren.Published by Havard University, Cambrige, Mass.In-S, toile, NX-520 p.Cet ouvrage considérable et curieux forme le troisième volume de la série dite Ilavard Oriental Series, publiée avec la co-opération de plusieurs savants par M.Charles Rockwell Lanman, professeur de sanscrit à la Havard University, de Cambridge, Mass.Comme son titre l’indique, cet ouvrage est une traduction des livres sacrés de l’ancienne langue hindoue, des écrits de Bouddha, un prince indien qui vivait l’an VII avant Jésus-Christ.Ce prince donna son nom à la doctrine qu’il prêcha.Il s’était retiré dans le désert pour acquérir la sagesse.On lui donna d’abord le nom de Cakia-Monni, c’est-à-dire le Soli.taire, puis ensuite celui de Bouddha, c’est-à-dire le Sage.Sa doctrine consiste essentiellement dans quelques préceptes de morales, par la pratique desquels on peut parvenir, dans une série d’existences successives, à trouver le repos dans un anéantissement final qui est le nirvana. LE COURRIER DU LIVRE 71 Le bouddhisme comptent aujourd’hui en Asie des millions de sectateurs ; il a ses prêtres, ses temples, ses monastères.La franc-maçonnerie et le satanisme cherchent à substituer cette religion sans base au christianisme.Le Dr Bataille^ dans son ouvrage Le Diable au dix-neuvième siècle, l’a dénoncé comme ayant des accointances avec la haute franc-maconnerie.Le livre qui nous occupe est une traduction des principaux écrits sacrés de Bouddha.Ces écrits sont curieux à lire, mais ils ne doivent pas être laissés entre les mains des personnes qui n’ont pas une instruction suffisante pour y décerner le vrai du faux.M.Warren, en réunissant en un faisceau les principaux passages de la littérature hindoue a ¦ fait une œuvre de vulgarisation qui peut avoir son utilité.AMERICA AXD EUROPE.A Study of International Relations.G.P.Puiman’s Sons, éditeurs, Neio-York.In-12, 128 p.Sous le titre général de : Questions of the day, la maison Putman publie depuis quelque temps déjà, de très intéressantes études.Le volume qui nous occupe aujourd’hui renferme trois études pleines d’actualité.La première, par David A.Wells est intitulée : The United States and Great Britain et porte le sous-titre suivant : Their true governmental and Commercial Relations ; la seconde, par Edward J.Phelps, a pour titre : The Monroe Doctrine ; et la troisième, Arbitrations in International Desputes, est signée par Carl Schurz.Nous accusons réception, avec remerciements, d’une jolie plaquette intitulée : A brief History of the OUI Fort Niagara# Cette étude est due à la plume de M.Peter A.Porter.L’histoire du vieux fort ISTiagara, construit par Lasalle et Frontenac, est intimement liée à l’histoire de la Nouvelle-France.Cette courte esquisse ne manquera pas d’intéresser vivement ceux qui s’occupent d’histoire et spécialement ceux qui aiment à fouiller dans les détails intimes de nos belles annales historiques. •L è’.V- !cv-(5 ».:v\ $> :,« - * • • - ' : .¦ ¦¦ V~V'iV .u .•À'î;r^.A*’ ,** ¦••¦- Vsx&'Sà-'i r*'i* »» ’•' f&rer» *æY»& .5?'.U : "U.- fee/*** ' >v £ V- BESE&ES .VA.k«KKf a .*:« Si/-' SîSSs MM, LE CHATEAU SAINT-LOUIS après sa dernière restauration (1800-12) —Incendié le 23 janvier 1834.— Voyez Le Fort et le Chateau St-Louis, par E.Gagnon, 1 vol.in-12, .'¦‘; : ' .: : : ïX'i'A Wfttgj ‘ '-*,y :> *iæ ' ¦ - :.:A v *V C s 'MMMs an.,- t-*-V >'-•.v iÿr;, viCWSÎV.*2 gpgsfeS Bwm, g&ireü I The B00KMflN_^> I - ^— _A LITERAY JOURNAL y^ vl Le Bookman entretient ses lecteurs sur les publi- y^ cations anglaises et américaines, et donne des articles y^ appropriés sur les livres,les bibliothèques,etc.Il compte yf parmi ses coll aborateurs les principaux écrivains y^ anglais et américains.Il est profusément illustré.y^ Abonnement : Un an, $2.00.y^ ^ DODD, MEAUD & Company, Editeurs ^ ^ 149 & 151, FIFTH AVENUE, N.Y.;!Protect your ideas; they may bring you wealth.!!;;; ! Write JOHN WEDDEKBURN & CO.Patent Attor-;!!;{, ;neys, Washington, D.C., for their $1,800 prize offert»'! ¦ and list of two hundred inventions wanted.Siiustraied *}few~2/ork LE MEILLEUR JOURNAL HUMORISTIQUE ET SATIRIQUE DU MONDE Illustré par C.D.Gibson, A.B.Wenzell, S.N.Van Schaick, Johnson, Süllivant, et plusieurs autres artistes distingués.Publié tous les mardis.En vente chez tous les marchands de journaux, io centins le numéro.$5.00 par année, payables d’avance.Numéro spécimen gratis.Juii.>96-1 an.AI ÏY An ATFl 1RS __________HAWKIN’S PICTURE OF QUEBEC; with üisto -.rical recollections.Québec: Printed for the Proprietor by Neilson & Cowan, 1834.—Un beau volume in-8, de viii-477 pages, avec 14 gravures hors texte, en parfait ordre et complet.—Cet ouvrage aune reeiie valeur historique et est très rare aujourd’hui.S’adresser à LEGER BROU
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