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Titre :
Le courrier du livre
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Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1896-[1901]
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Le courrier du livre, 1896-12, Collections de BAnQ.

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Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Courrier du Livre Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 lias Sg® 8* ' > ’ •" •• .• ; '!:- JllÉSl ,8; X ; M.EEGER BROUSSEAU IMPRIMEUR DE EA REINE ' ' ¦ ¦KP m . Le Courrier du Livre LES BIBLIOPHILES DE NEW=YORK II.-JOSEPH SABIN i UAlND Joseph Sabin, libraire, bibliophile et bibliographe, succomba, miné par un travail excessif et trop assidu, —par le surmenage, pour mieux dire,—on suggéra l’inscription suivante sur son épitaphe : “ Tué par un dictionnaire.Il était un fervent 1 apôtre de l’abstinence totale, un teetotaler, et, dans sa jeunesse, il avait fait plusieurs conférences sur la tempéran-I ce.Il pratiquait à la lettre ce qu’il prêchait : l’eau pure était j son seul breuvage, et il ne faisait aucun usage de tabac.Mais sous le rapport du surmenage intellectuel, il était I loin d’être aussi modéré.Aux soins d’administrer un I grand commerce d’importation et d’exportation de livres, ! il ajouta les labeurs d’un éditeur, d’un compilateur de catalogues et la rude besogne d’encanteur delivres.Non J content de toutes ces sources de travail pour alimenter 1-—Adaptation de l’anglais de W.-L.Andrews.Nous devons nos remerciements aux éditeurs du Bookmcm, de New-York, pour la bienveillante permission qu’ils nous ont accordée de reproduire le portrait de M.Sabin publié p^r eux.Efi io6 LE COURRIER DU LIVRE sa grande activité, il entreprit la publication d’un ouvrage considérable et excessivement difficile à mener à bonne fin : nous voulons parler de son Dictionary of Books relatino to America.o Ce travailleur infatigable dans le domaine de la bibliographie et de la bibliophilie était né en 1821, à Brans-ton, Northamptonshire, Angleterre, et, à l’âge de quatorze ans, il entrait en qualité de commis chez un libraire et papetier d’Oxford, Charles Richards.Il émigra aux Etats-Unis en 1848.Il s’établit d’abord à Philadelphie, et il acheta à Chestnut Hill une ferme qui eût enrichi ses héritiers s’ils l’eussent gardée jusqu’à ce jour.En 1850, M.Sabin se rendit à New-York où il entra pour quelque temps, en qualité de bibliographe, chez les célèbres encanteurs cle livres Cooly, Keese and Company.En 1857, il retourna à Philadelphie où il s’occupa du commerce de livres artistiques ; mais au commencement de la guerre civile, comme il avait perdu la plupart de ses clients, il alla de nouveau chercher fortune à New-York où il s’occupa de la vente des livres à l’enchère.Mais ses efforts ne furent pas couronnés de succès et il dut retourner sur sa ferme où il se livra entièrement à la composition de son Dictionary of Books relating to America from its Discovery to the Present Time.Un an ou deux plus tard, il était encore à New-York, à l’emploi des fameux éditeurs Hurd and Houghton.En 1864, il se lança de nouveau dans les affaires et il acheta moyennant $9,000, le fonds cle commerce et la clientèle de Michael Noonan, un spirituel et populaire Irlandais, qui s’était amassé une petite fortune dans le commerce de livres neufs et d’occasion.Il s’établit sur la rue Nassau, numéro 64, où il demeura jusqu’à sa mort.La rue Nassau depuis la rue John jusqu’à la rue Beekman était, alors, l’endroit par excellence où se trouvaient les libraires d'occasion.Les ventes de M.Sabin, pendant les dix années qu’il fut dans le commerce de livres d’occasion, LE COURRIER DU LIVRE I 07 se sont élevées à au-delà d'un million de piastres.Pendant cette période, il a enrichi un grand nombre de bibliothèques publiques et privées de ce que l’on considère aujourd’hui comme leurs plus précieux trésors.Parmi les principaux clients de M.Sabin, on remarquait Almond-W.Griswold et William Menzies, de New-York, Henry-C.Murphy et T.-W.Field, de Brooklyn.Les deux plus éminents collectionneurs américains de la première moitié du siècle, John-Carter Brown, de Providence, et James Lennox, de New-York, avaient presque complètement cessé de bouquiner quand M.Sabin vint à New-York et il ne leur vendit que très peu de livres.Les ouvrages rares relatifs à l’Amérique étaient la spécialité de M.Sabin, et un grand nombre de ses clients furent induit par lui à consacrer leurs loisirs à la collection d’Américana.Plusieurs bouquins qui furent achetés chez lui sont aujourd’hui introuvables.Ce à quoi un collectionneur rêve de nos jours (à moins qu’il ne soit un novice) c’est de trouver, dans les échoppes de seconde-main des incunables comme le premier New-York Directory la première édition de la Cow Chase, d’André ; Late Fight at Piggzvacket, de Symmes ; un exemplaire de Virginia, de Hariot, la rare édition anglaise de DeBry, qui fut vendue à M.Kalbfleisch pour la somme rondelette de $1250 ; c’était un très haut prix dans le temps mais, en l’an de grâce 1896, nous ne pourrions pas nous le procurer au même prix autrement que par accident.M.Sabin a publié un fac-similé de ce livre très rare.Les livres rares et les incunables anglais n’étaient pas négligés pour tout cela par le bibliophile de la rue Nassau ; cependant, il est bon de faire remarquer que les premières éditions d’auteurs anglais étaient loin d’être en aussi grande vogue qu’aujourd’hui.Presque toutes les rares éditions anglaises qui font fureur de nos jours sont passées par les mains de M.Sabin.Ainsi, la première édition in-folio de Shakespeare et de Sir William Tite ; io8 LE COURRIER DU LIVRE les premières éditions de Chauncer, Milton, Ben Jonson, Spenser, Dryden, que les collectionneurs recherchent avec tant d’avidité, ont certainement lié connaissance avec les rayons de son échoppe.A cette époque, il y avait, de la part des acheteurs de vieux bouquins, une grande demande d’éditions in-folio.Le A fusée Français et le Musée Royal, Y Holy Land de Roberts, l’édition Boydell de Shakespeare, les œuvres de Hogarth, et toute la longue liste R in-folios éléphan-tins étaient des ouvrages prisés des amateurs.Les ouvrages surabondamment illustrés étaient aussi en grande faveur.Une dame anglaise, amateur enthousiaste des éditions illustrées, a attiré, il y a quelques années, l’attention des amateurs par une édition de l’ancien et du nouveau Testament qu’elle fit illustrer aux prix de £ 10,000.Mais revenons à notre bibliophile.Les publications de M.Sabin, en outre de son Dictionnaire, furent une petite revue mensuelle intitulée Bibliopolist.Cette petite revue portait le sous-titre suivant : A Literary Register and Repository of Notes and Queries.Cette revue fut fondée en 1869 et elle vécut jusqu’en avril 1877.—A Bibliography of Bibliography ; or, a Handy Book about Books which relate to Books.-Une série de dix-sept volumes de ré-impressions d’ouvrages américains devenus rares, dix grands in-quarto et sept in-octavo.Il fut fait deux éditions de ces ré-impressions : une édition de luxe sur grand papier, et une édition ordinaire.C’était l’époque des livres imprimés privément et des éditions sur grand papier, des livres qu’un critique a défini par ces mots : “ simples petits ruisseaux de texte dans une prairie de marge.”—Une ré-impression, en trois volumes, des Anecdotes of Revolution, de Garden, dont trois éditions furent publiées simultanément : une édition ordinaire, une édition grand papier, et une édition que M.Sabin appelait assez justement “ blanked folio ”.L’édition caractéristique “ blanked folio ”, surpassait tout LK COURRIER DU LIVRE 109 ce qui s’était vu et contribua à faire tomber en défaveur les éditions sur grand papier.Elles reparurent de nouveau plus tard, sous un nom déguisé ; on les nomma : ¦“éditions de luxe\ La première collection importante de livres cataloguée par M.Sabin, fut celle du comédien W.-E.Burton, en i860.En 1864, il catalogua la collection d’un vieil antiquaire écossais, John Allan, d’agréable mémoire.Le titre sur le couvert ne fut pas fait par Sabin.Il était mal fait, selon lui ; et, craignant qu’on ne le lui attribuât, il ajouta après son nom : “ compilateur de ce catalogue^ du couvert excepté.Parmi les cent cinquante bibliothèques—et même plus —que Sabin a cataloguées, on compte celle du dispicle shakespérien, Richard-Grant White, qui disait à tous ceux qui lui parlaient de son catalogue : “ Les simples mortels, qui croient que la bibliographie est un sujet facile, devraient faire un apprentissage sous Joseph Sabin.” Les ventes de livres à l’enchère qui ont été faites sous la direction de M.Sabin, ont été les plus considérables qui aient eu lieu en Amérique.La dernière prisée qu’il a présidée a été la vente Brinley.Cette vente fut divisée en cinq parties.La troisième partie avait été annoncée pour le mois de mars 1881, mais elle fut forcément remise par suite de la maladie de M.Sabin, et de la recommandation formelle qu’il avait reçue de ses médecins de prendre un repos absolu.Cependant, M.Sabin commença la vente le 4 avril, et il la conduisit à bonne fin.A cette vente, il eut le plaisir et la grande satisfaction professionnelle de vendre à l’enchère le seul exemplaire de la Bible dite Mazarine qui ait été vendue de ce côté-ci de l’Atlantique.Cette Bible fut achetée par feu Hamilton Cole pour la modique somme de $8,000.Cette vente créa une profonde sensation dans le monde des bibliophiles ; mais cette sensation fut encore plus I IO LE COURRIER DU LIVRE grande lorsque cet ouvrage fut de nouveau mis à l’enchère, lors de la vente de la collection de Brayton Ives.Cette fois la Bible fut achetée par un citoyen de Chicago et elle fut payée $14,800.M.Sabin commença l’édification de son Dictionnaire vers i860.Le prospectus fut publié en décembre 1866, et le premier fascicule parut en 1867.Il en parut quatre-vingts à des intervalles irréguliers jusqu’à la mort cleson auteur.L’ouvrage est fait par ordre alphabétique, et à la mort de M.Sabin, il était rendu aux lettres P a, et renfermait la description de cinquante-huit mille ouvrages différents.Les manuscrits que M.Sabin laissa à sa mort sont maintenant révisés par M.Wilberforce Eames, delà Lennox Library, de New-York, et trente-six fascicules additionnels ont été publiés depuis, complétant l’ouvrage jusqu’au mot Smith.Dans le cours de sa revision, M.Eames a dû rencontrer occasionnellement des notes du fondateur de l’institution où il agit comme bibliothécaire, car M.Lennox avait pris un intérêt tout particulier au travail gigantesque de M.Sabin, et il lui apportait avec plaisir le secours de ses connaissances et de son esprit inquisiteur.M.Sabin était un véritable amateur de livres et un patient et munitieux bibliographe.Il était plutôt bibliophile que marchand.Il s’occupait plutôt à discuter la valeur de ses livres au point de vue bibliographique qu’il cherchait à les vendre.Un jour, un jeune homme lui apporte dans le but de le lui vendre, un exemplaire du Mexican Boundary Survey, publié par le gouvernement américain.M.Sabin fit remarquer au jeune homme que l’ouvrage n’était pas complet, mais qu’il devrait y avoir un second volume.Lejeune homme insiste jusqu à ce que M.Sabin mit fin à la discussion en lui disant plaisamment : “ Jeune homme, si cet ouvrage était renfermé en un volume, ça ferait un livre aussi épais que votre tête.” LE COURRIER DU LIVRE ï 1 I M.Sabin est mort le dimanche, 5 juin, 1881, tué par l’excès de travail, “ tué par son Dictionnaire ” auquel il avait travaillé jour et nuit depuis i860.Il y avait travaillé à bonne heure le matin et tard le soir.Aussitôt qu'il avait un moment à sa disposition, soit en chemin de fer, soit en bateau, il y travaillait, révisait son manuscrit, corrigeait ses épreuves.Sa mort, bien qu’elle ne fût pas tout à fait inattendue n’a pas laissé que de créer une profonde sensation dans le monde des bibliophiles où il était universellement connu et estimé.Sss funérailles furent dirigées par le Rév.Dr Collyer et il fut inhumé dans le Cypress Hill Cemetery, à New-York.Il a laissé un nom estimé de tous et des travaux qui lui assurent l’immortalité.RAOUL RENAULT. 112 LD COURRIER DU LIVRE LES EX=LIBRIS ’ex-libris est un petit carré de papier sur lequel est inscrite une devise quelconque au-dessus d’un ‘^=^3 écusson ou d’une figure allégorique.Le nom du propriétaire, et quelquefois la date, sont gravés au bas.Ces petites pièces, armoriées pour la plupart, se placent au recto du couvert d’un livre et nous font connaître le propriétaire du bouquin.L’usage en remonte à plusieurs siècles et nous en connaissons qui datent de très loin, même du seizième siècle.J’ai des pièces françaises par devers moi qui doivent dater du seizième siècle, s’il faut en juger par le papier sur lequel elles sont imprimées : “ex-libris Tassin de la Renardière ”, “ ex-libris Tassin Seurrat.” Ces deux pièces sont semblables : dans un oval plus ou moins régulier, représentant une palette d’artiste, il y a un croissant dans la partie supérieure de l’oval, avec une étoile de chaque côté, et dans la partie inférieure, un coq ou un oiseau quelconque emprisonné dans une équerre.L’oval ou la palette est entourée d’ornements qui n’ont, apparemment, aucune signification.Au bas, on lit l’inscription : “ ex-libris Tassin de la Renardièresur l’une ; “ex-libris Tassin Seurrat”, sur l’autre.J’ai un autre ex-libris de la même famille : celle de Tassin Baguenault, une belle pièce lithographiée celle-là, avec le croissant, les deux étoiles et le coq (devenu hibou) dans un écusson supporté par un lion et une lionne. LE COURRIER DU LIVRE ÏI3 La manie de collectionner les ex-libris est devenue très intense aux Etats-Unis, et le nombre des amateurs est relativement grand.Presque tous les bibliophiles américains ont leur ex-libris.Quelques-uns sont de véritables petits bijoux.Un artiste de New-York, M.E.-B.French, qui fait une spécialité de ce genre de gravures, a fait de véritables pièces d’art pour MM.Baillie, Godfrey, Lefferts, Bierstadt, Werner et pour le Grolier Club, de N ew- Y ork §9 ¦A.T.I EMA X KWXV -ÿ txUjxuAtb çxfmitl'L WMÏi De même que la bibliophilie a ses traités, ses guides, ses manuels, les collectionneurs d'ex-libris ont aussi les leurs.Nous signalerons quelques-uns de ces manuels pour l’édification de nos lecteurs : 1.Allen (Charles-Dexter).American Book-Plates.A guide to their study with examples.New-York, 1894.In-12, XIV—437 p.Cet ouvrage renferme un grand nombre de fac-similés d’ex-libris américains.C’est le premier ouvrage de longue haleine consacré exclusivement aux ex-libris américains.On vient justement de faire une nouvelle édition, considérablement augmentée, de cet ouvrage. LE COURRIER DU LIVRE II4 2.Bouchot (Henri).Les ex-libris et les marques de possession du livre.Paris, 1891.In-8, 104 p.Nombreux fac-similés.3.Hardy (M.-J.) Book-Plates.London, 1893.In-8, XVI—175 p.Imprimé avec soin sur papier de luxe, et renfermant de nombreux fac-similés d'ex-libris anglais.¦g C-BJte ¦5'.^ O M «HH 3SSB 4.Gagnon (Philéas).Essai de bibliographie canadienne.—Inventaire d’une bibliothèque comprenant imprimés, manuscrits, estampes, etc., relatifs à l’histoire du Canada et des pays adjacents, avec des notes bibliographiques.Québec, 1895.In-8, X—711 p.M.Gagnon est le seul amateur canadien cpii ait publié, que je sache une liste d'ex-libris canadiens.Les numéros 4746 à 5018 do son ouvrage sont exclusivement consacrés aux ex-libris canadiens.Il donne des fac-similés des plus rares et des plus remarquables.Ces quatre manuels sont absolument indispensables à quiconque veut se lancer dans la collection des ex-liôris. LE COURRIER DU LIVRE 115 Les ex-libris canadiens sont peu communs, surtout les pièces armoriees, et ceux qui les collectionnent ne sont pas nombreux parmi les Canadiens-Français.C’est au plus'si nous en comptons deux ou trois.Cependant ces petits papiers ne manquent pas d’être intéressants ; ils sont souvent les seules pièces que nous connaissçms de graveurs qui furent célèbres.Les amateurs Canadiens-Anglais sont plus nombreux.Je mentionnerai, entre autres, MM.James Bain, J.-J.Murphy et H.-F.McIntosh, de Toronto.LIo 0IAN QUEBEC “ Nous ne pouvons, dit M.Gagnon, qu’encourager tous ceux qui ont une bibliothèque, à adopter une marque de possession quelconque pour leurs livres, Ils leur donneront ainsi un état civil régulier.On fait bien mettre son chiffre sur les harnais, les voitures, les vaisselles, etc.Les livres d’un amateur méritent bien autant d’égards, car ils sont appelés à durer plus longtemps et à donner des jouissances d’un ordre supérieur.Tel qui se sent quelque penchant à laisser passer son nom à la postérité, n’y arrivera jamais plus sûrement. LE COURRIER DU LIVRE 116 “ Ici au Canada, les ex-libris n’ont été l’apanage que d’un bien petit nombre de personnes.A venir jusqu’à 1850, nous n’en avons que quelques-uns qui soient gravés ; presque tous sont de simples étiquettes imprimés avec des caractères d’imprimerie, entourés d’un cadre d’ornements typographiques.Toutefois, vers 18.30, deux graveurs de Québec, Smillie et Jones, ont signé quelques beaux spécimens de gravures pour les Hoffman, McCallum, Stewart, Wright.Smillie surtout que nous connaissons mieux que Jones, était un graveur de talent peu ordinaire ; pour s’en convaincre, on n’a qu’à examiner avec attention les charmantes petites vues qui ornent le Picture of Quebec, de 1829, qui sont de lui.“ Le premier ex-libris canadien que nous possédons, portant une date, est celui d’Anne Watt, de Québec, 1795 ; c’est un simple petit morceau de papier sur lequel le nom, le lieu et l’année sont imprimés.Nous en possédons plusieurs autres plus anciens ; mais ils ne portent pas de date.” Afin de donner une idée des ex-libris à nos lecteurs nous reproduisons quelques fac-similés de pièces canadiennes.Les pièces que nous reproduisons représentent deux types différents : l’étiquette typographique, l'ex-libris de Mgr Plessis ; et les pièces armoriées, celles de Samuel Wright et de William Smith.Ces deux dernières pièces ne sont pas communes.1 Laurent.1.—Si quelques-uns de nos lecteurs avaient des ex-libris en leur possession, et qu’ils n’y attacheraient aucune importance, nous Ifur serions grandement obligés s’ils nous les faisaient parvenir.En retour, nous tâcherions de leur être agréable d’une autre manière.Pour enlever un ex-libris du couvert d’un livre, il suffit d’humecter la pièce avec un peu d’eau tiède et Vex-libris se détache alors facilement.Le Directeur du Courrier du Livre. LE COURRIER DU LIVRE 117 DU PRET DES LIVRES es livres ont toujours été la passion des honnêtes gens, disait le poète polyglotte Vadius Ménage ; si nous paraphrasons cette pensée devenue célèbre, nous dirons que les livres ont été le goût et la passion raisonnée des hommes paisibles, rangés, d’un esprit correct et systématique.Un Bibliophile aime ses volumes d’un amour particulier, d’un amour quelque peu vaniteux, de ce même amour de propriétaire que Gavarni a immortalisé dans cette légende de bourgeois possesseur : Mon Mur ; un Bibliophile dit : “ Mes Livres ” avec la même intonation satisfaite et glorieuse ; il ressent pour eux une tendresse mêlée de crainte, de pudeur, d’effarement bizarre qui se comprend et s’analyse facilement.Si, dans les mains du gros propriétaire, le plâtre se fait or, les livres deviennent joyaux dans celles du Bibliophile ; il vit au milieu d’eux dans une quiétude sans égale, dans le bonheur intime du droit de possession, dans des ravissements béatifiques et infinis ; il passe de longues heures à les contempler, à les aligner, à les soigner, essuyer, épousseter avec une joie enfantine-; il les connaît page par page, ligne par ligne ; il les apprécie par des affinités variées de sensations douces et charmantes ; il pense enfin avec Montaigne que ses bons et sûrs amis, que ses livres, sont encore la meilleure munition qu’il puisse trouver à cet humain voyage.L’Emprunteur, Bibliophage et insouciant, ne calcule rien de tout cela ; il tombe au milieu de ces doctes jouissances, comme un renard dans un poulailler ; il arrive et laisse gravir impunément ses convoitises sur les rayons où juchent les volumes que son esprit voudrait dévorer ; il implore avec des paroles caressantes, il jure ses grands dieux qu’il fait un emprunt forcé ; il affirme que le livre demandé sera couvert soigneuse- 118 LE COURRIER DU LIVRE ment, enveloppé, serré sous clef, loin des regards indiscrets et des mains malheureuses ; il invoque l’amitié la plus confraternelle, la sympathie la moins déguisée et promet de rendre le livre dans la huitaine.—C’est, hélas ! la cigale qui quémande à la fourmi.Et la cigale est oublieuse ! La fourmi ne doit pas se laisser séduire, elle doit être calme et indexible et répondre sans cesse et toujours par le plus formel refus.Le Bibliophile qui prête un livre se fait injure à lui-même ; il travaille à ses peines, à ses insomnies, au châtiment de sa générosité.Un bienfait en ce sens est toujours perdu, et le distique mirlitones-que que fit Charles Nodier pour son ami Guibert de Pixéricourt est encore ici le meilleur axiome à citer : Tel est le triste sort de tout livre prêté : Souvent il est perdu, toujours il est gâté.Lorsqu’une bibliothèque est bien classée, bien ordonnée, bien cataloguée, il faut se faire la loi rigoureuse de n’en laisser aucun volume, ne fût-ce que pour un seul jour, même au prix de registres spéciaux qui porteraient inscrits le titre du volume prêté, le nom et l'adresse de l’emprunteur.—Richard Hcber, l’infatigable collectionneur anglais, comprenait fort judicieusement cette loi toute d’importation et non d’exportation : “Un Bibliophile, disait-il, doit posséder trois exemplaires du même livre : l’un pour la montre, le second pour son usage particulier, le troisième pour prêter à ses amis à ses risques et périls.’’ Dans un sage règlement de Sorbonne, de Libris et de Librariis, mis en vigueur en 1321, il était interdit de prêter un volume sans exiger en échange un gage d’une valeur réelle, plus grande que celle du livre communiqué-Voici du reste le texte de cet article: “Ut nullus liber prestetnr extra domum alicui nec socio nec cxtranec su b juramento, nisi super radium amplius valons et in re que servari potest : puta, auro, argento vel libro ; et hœc LE COURRIER DU LIVRE 119 vadia serventur in cista ad hoc depntatad • Richard de Bury disait de même dans sont excellent traité sur Y Amour des Livres : “ Si l’on vous demande un livre, prêtez-le, mais exigez un gage en échange.” Le roi Louis XI fit demander à la Faculté de Médecine de lui prêter un manuscrit du plus grand intérêt, écrit de la main de Rusés, célèbre médecin arabe du Xe siècle, afin de le faire transcrire 1 .Voici la réponse de la Faculté (1471) : “ Sire, combien que toujours avons gardé très-précieusement le dit livre, car c’est le plus beau et le plus singulier thrésor de nostre Faculté, et n’en trouve point guère de tel; néanmoins que de tout nostre cœur, désirons vous complaire et accomplir ce qui vous est agréable, comme tenus sommes, nous avons délivré à vostre envoyé le dit livre pour le faire inscrire, moyennant certains gages de vaisselle d’argent et autres cautions qu’il nous a baillés, en seureté de nous le rendre, ainsi selon les statuts de nostre Faculté faire se doit.priant Dieu, Sire, etc.” Le roi s’exécuta, fournit à la Faculté un gage de 12 J 00 marcs d’argent et 20 livres sterling et se constitua caution pour cent écus d’or.Nos Bibliothèques publiques, soit dit en passant, auraient bien dû conserver la bonne tradition des anciennes Universttés ; que de livres dont nous n’aurions pas aujourd’hui à déplorer la pe*te! Ce gage, qui était une condition sine quâ non du prêt des livres, au moyen âge, ne saurait exister dans les rapports intimes et familiers de notre société policée.Le refus seul est donc possible.Le Bibliophile qui prête un volume s’en repent toujours; ce sont d’abord des craintes vagues, un sentiment curieux d’inquiétude qui l’obsèdent ; un agacement inconscient qui le tracasse ; il sent qu’il lui manque quel- 1—Hisiorla Unioersitatis Parisiensis, par du Boulay, tome Y, p.885. 1 20 LE COURRIER DU LIVRE que chose, et la place béante laissée par l’absent sur les rayons de sa bibliothèque le fait frémir furtivement.“ Il n’y a rien que l’on rende moins fidèlement que les livres, dit sentencieusement un moraliste ancien; l'on s’en met en possession par la même raison que l’on dérobe volontiers la science des hommes desquels on ne voudrait pas dérober l’argent.” Un livre prêté est en effet à moitié perdu, l’emprunteur le plus honnête s’accoutume à sa vue, il en remet de jour en jour la restitution et arrive, sans qu’il y songe, à se faire tacitement une morale à la Bilboquet : “ Ce livre pourrait bien être à moi, il devrait être à moi, il est à moi.” Au surplus, on ne se gêne guère avec les livres des autres, on en use sans façon ; ce sont les mains humides, les cendres du cigare, la poudre de l’écritoire, que sais-je! Tout contribue à maculer les pages virginales.Il est rare que le bouquin vagabond ne revienne pas légèrement détérioré comme un écolier qui aurait fait des fredaines ; ce ne sont quelques fois que des taches insignifiantes, que feuillets froissés ; mais aussi, plus souvent, le pauvre volume porte des stigmates indélébiles ; sa reliure est çneurtrie, ses pages sont déchirées, et ses gardes n’ont su le défendre des plus vilaines atteintes.André Chénier posséda un Malherbe de l’édition de Barbou petit in-8° (1776) avec la notice et les notes de Meunier de Ouerlon ; il le prêta, et son Malherbe lui revint tout maculé d’encre, dans un pitoyable état.Sur la marge de la première page, le poète admirable des .longs corridors sombres a écrit de sa propre main les lignes suivantes : “ J’ai prêté, il y a quelques mois, ce livre à un homme qui l’avait vu sur ma table et me l’avait demandé instamment.Il vient de me le rendre (1781) en me faisant mille excuses.Je suis certain qu’il ne l’a pas lu; le seul usage qu’il en ait fait a été d’y renverser son écritoire, peut-être pour me montrer que, lui aussi, il sait commenter LE COURRIER DU LIVRE I 2 I ANCIENNE PLACE DU MARCHE, A QUEBEC et couvrir les marges d’encre.Que le bon Dieu lui pardonne et lui ôte à jamais l’envie de me demander des livres ! ” L’indignation d’André Chénier n’est pas bien féroce ; combien de Bibliophiles qui, loin d’aimer et d’apprécier Malherbe autant que le malheureux poëte, se fussent récriés davantage ! Certain chanoine espagnol assassinait les acquéreurs de ses livres, afin de pouvoir les leur reprendre ; c’était certes un terrible Bibliomane, bon à mettre aux Petites Maisons ; mais un Bibliophile raisonnable qui enverrait 122 LE COURRIER DU LIVRE très succinctement ad Patres l'emprunteur qui lui rapporterait une Bible de Mayence couverte d’encre ou de graisse n’aurait rien de reprehensible, et, mon Dieu ! nous serions les premiers à plaider pour lui les circonstances atténuantes.Souvenons-nous de cette anecdote gasconne de deux o amis couchés dans la même chambre : “ Pierre, dors-tu ?dit l’un à son camarade.— Pourquoi ?répond ce dernier.— C’est que, si tu ne dormais pas, je t’emprunterais un louis.— Alors.je dors.” A doncques, dormons-nous toujours ; soyons sourds à la voix attendrie et suppliante des emprunteurs ; gardons nos livres en avares, en égoïstes, si l’on veut, quelque pénible que le refus nous soit.Gardons précieusement nos livres, ne les prêtons pas ; c’est le plus sûr moyen de conserver la tranquillité intérieure, la paix de la conscience, le bonheur sans nuage, l’ivresse paradisiaque de nos voluptés bouquinières.Octave Uzanne. LE COURRIER DU LIVRE 123 LA VENTE BEAUDET 0N a vendu à l’enchère, à Québec, les 24 et 25 novembre dernier, une assez importante collection d’ouvrages relatifs à l’Amérique et d’ouvrages canadiens.Cette collection appartenait à M.l’abbé P.-E.Beaudet.Le catalogue, qui était d’ailleurs très mal fait, comprenait 445 numéros et la vente a rapporté à peu près $500.00.Parmi les ouvrages les plus importants, nous mentionnerons les suivants : Les Anciens Canadiens et les Mémoires de P.-A.De Gaspé, première édition ; Histoire de la Nouvelle-France, par Lescarbot, édition Tross ; Histoire du Canada, par Sagard, édition Tross ; Catalogue d'ouvrages sur Ihistoire de l'Amérique, par G.-B.Faribault ; Cantiques de Marseilles, Québec, 1800; An accurate and interesting accotent of the hardships and sufferings of that Band of Heroes who traversed the Wilderness in the campaign against Quebec in 1775, Henry, 1812 ; Mœurs des sauvages américains, par Lafitau ; Histoire de l'Amérique Septentrionale, par Bacqueville de la Potherie ; Histoire de la Nouvelle-France, par Charlevoix, petite édition ; Memoirs of the Administration of the colonial Government of Lower-Canada, by Sir fames- Henry Graig and Sir George Prevost, par Christie ; Rituel de Québec, par Mgr de Saint Vallier, 1703 ; Extraits des Registres du Conseil Supérieur et des Registres de l Intendance, par François-Joseph Cug'net, 1 775 ; Vie de la Mère Marie de l'Incarnation, par Charlevoix ; Grand Voyage au pays des Hurons, par Sagard, édition Tross ; Bref récit et succincte narration de la navigation faite en 1535-36 par le Capitaine Jacques Cartier, édition Tross ; Récit des voyages et des decouvertes du P.Marquette ; Histoire du Canada, par Brasseur de Bourbourg ; Mgr de Laval, par LE COURRIER DU LIVRE I 24 le même ; Histoire du Canada, par Garneau, première édition ; Report of the State Trials before a general Court Martial.A complete history of the rebellion of 1837 ; History of Canada, par Smith ; Relation des Jésuites, première édition ; Histoire de la Nouvelle-France, par Charlevoix, grande édition ; Annuaires de l’Université-Laval, collection complète ; le Foyer Canadien, avec primes, collection complète ; les Soirées Canadiennes, collection complète ; le Naturaliste Canadien, collection complète ; la Revue Canadienne, collection complète.La vente, en général, a été bonne pour Québec.Il y a des choses, cependant, qui se sont vendues excessivement bon marché ; c’est pour cela que nous ne mentionnons pas les prix obtenus pour les ouvrages cités, car nous craignons de mettre nos lecteurs sous une fausse impression, quant à la valeur réelle de ces ouvrages.1 1 Nous sommes en mesure de fournir à nos lecteurs des catalogues de la vente avec les prix obtenus marqués en encre en regard de chaque numéro.Prix, 25 centins.Adressez : Le Courrier du Livre, Québec. LE COURRIER DU LIVRE I25 ECHOS ET NOUVELLES On a découvert, l’hiver dernier, un fragment du texte original hébreu de l’Ecclésiastique.Il a été acheté en Palestine par Mmes Lewis et Gibson.Les fellahs ont la coutume de se partager, en divers morceaux, les anciens manuscrits qui tombent en leur possession, afin qu’en les vendant par parties à différentes personnes, ils puissent en retirer un plus grand bénéfice.Dernièrement, la Bibliothèque bodléienne, à Oxford, a acheté neuf feuillets hébreux qui paraissent appartenir au même manuscrit, et sont la continuation des passages publiés par le Dr Schechtcr.Ces neuf feuillets renferment près de dix chapitres, XL, 9 à XLIX, 10, parmi lesquels se trouve par conséquent le célèbre éloge des grands hommes de l’Ancien Testament (XLIV-XLIX), sauf la fin.L’examen paléographique du manuscrit permet d’en fixer la date au douzième siècle.M.Adolphe Xeubauer, sous bibliothécaire de la Bibliothèque bodléienne, à Oxford, prépare la publication des neuf nouveaux feuillets de l’Eclésias-tique.On annonce la publication d’un ouvrage inédit de Taine : Carnets de voyage en France.On annonce également deux drames inédits de Victor Hugo : Une aventure de don César de Bazan, sorte de suite à Buy Bias, et Maglia, qui serait, à ce qu’on prétend, une suite du Boi s’amuse.ydfcy' On est à prélever des souscriptions pour l’érection d’un monument à Mgr d’Hulst.Ce monument serait placé à l’Université catholique de Paris, sur ce champ de bataille où il n’a cessé de lutter pour la cause du haut enseignement chrétien.yCk-%.Les autographes sont en baisse en Europe.Les lettres de grands hommes commencent à ne plus trop séduire les amateurs.Ça se passe de mode.A chaque adjudication, on constate que les enchérisseurs se font de plus en plus rares.Une dizaine de personnes, seulement, se partagent ces dépouilles épistolaires, et la lutte manque d’ardeur.Dernièrement, on vendait, à Paris, une intéressante collection de lettres.Cette vente n’a donné qu’un résultat de 2,090 francs, et bien des autographes ont été rachetés par le vendeur. 126 LE COURRIER DU LIVRE Une importante lettre d’Honoré de Balzac n’a été payée que 70 francs, et une lettre de Mirabeau, 22 francs ; 31 lettres d’académiciens ont été adjugées à 26 francs ; 53 lettres d’artistes dramatiques, 85 francs ; 31 lettres de conventionnels, 55 francs; 22 lettres de la famille de Bonaparte, 17 francs ; 102 lettres des généraux Pichegru, Moreau, Marbot, Junot, Changarnier, Trochu, etc., 60 francs ; 115 lettres de littérateurs connus, 49 francs ; 12 lettres de souverains français : Henri II, Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XIII, 30 francs ; 18 lettres de souverains étrangers, 22 francs ; 12 lettres de cardinaux, 5 francs 50.—Il faudra désormais correspondre avec beaucoup de gram!s hommes pour en retirer retirer un honnête profit.Uous accusons réception d’un magnifique almanac, publié par l’Apostleship of Prayer, de Uew-Vork.Cet annuaire est intitulé : Almanach and Calendar of the Apos-tleslup of Prayer, League of the Sacred Heart.M.le Hr X.-E.Dionne, bibliothécaire de la Bibliothèque de la Législature de Québec, et madame Dionne sont revenus le 10 de ce mois d’un voyage de trois mois en Europe.Ils ont visité les principales villes de France, de Belgique, de Suisse et d’Italie.M.Dionne s’est surtout appliqué à visiter les archives des principales villes de France, et il nous revient avec une foule de matériaux intéressants et inédits.Uous bénéficierons avant longtemps de ses recherches, car on nous informe qu’il doit publier incessamment plusieurs ouvrages.Les lecteurs du Courrier du Livre auront leur petite part, sans aucun doute.Uous avons annoncé, il y a quelque temps, la publication du Catalogue des ouvrages publiés par l’Imprimerie Générale de A.Côté et Cie.Ce catalogue a été assez bien accueilli des amateurs.L’Im-primerie Générale de A.Côté et Cie a été pendant longtemps l’atelier le plus considérable de Québec.Il est sorti un grand nombre d« volumes de ses presses, parmi lesquels il s’en trouve de très importants et de rares.Pour 11’en citer qu’un seul, nous mentionnons les Relations des Jésuites.Cependant, il est regrettable que ce catalogue soit incomplet.Uous avons retracé jusqu’à ce jour, sans faire de LE COURRIER DU LIVRE I 27 recherches spéciales, au delà de trente omissions, parmi lesquelles il se trouve des ouvrages importants.On nous dit que M.Côté a l’intention de publier une nouvelle édition de son catalogue.Fort bien ; mais cette nouvelle édition devra être aussi complète qu’il est humainement possible de la faire, autrement elle ne vaudra pas le papier sur lequel elle sera imprimée.Toutes ces publications ont leur importance, elles sont un record, un livre d’or dans lequel nos enfants et nos arrières petits-enfants pourront retracer les travaux de leurs aïeux ; mais il faut qu’elles soient complètes et que la description des ouvrages soit faite fidèlement, scrupuleusement.Du rabâchage, les amateurs 11’en veulent point ; il leur faut quelque chose de précis.M.EBGER TROUSSEAU Notre éditeur, M.Léger Brousseau, vient d’être nommé à la position d’imprimeur de la Reine.Nous profitons de la circonstance pour publier sa photographie et donner à nos lecteurs quelques notes biographiques sur son compte.M.Brousseau est le fils aîné de feu Lé.o;er Brousseau, éditeur-propriétaire du Courrier du Canada jusqu’en 1890, date de sa mort, et de Gfeorgiana Gfarneau, sœur de l’honorable Pierre Garneau.Il est né à Québec le 3 décembre 1867.Il a fait ses études au Collège de Lévis et a été admis à l’étude de la médecine en 1887.Mais à la mort de son père, le 9 février 1890, il a abandonné l’étude de la médecine pour prendre charge de l'administration du Courrier du Canada, charge qu’il a remplie avec talent jusqu’à ce jour.Le Courrier du Canada est passé entre les mains de MM.L.-J.Demers et frère, éditeurs propriétaires de Y Evénement, comme éditeurs et administrateurs, M.Chapais demeurant le propriétaire et directeur.Nos plus sincères félicitations à INI.Brousseau sur sa nomination et nos meilleurs souhaits de succès dans sa nouvelle carrière.Cette nomination est bien vue de la presse en général. 128 LE COURRIER DU LIVRE BIBLIOGRAPHIE PÉCHEURS DE TERRE-NEUVE — Récit d’an ancien Pêcheur.Union 'pour VAction Morale, éditeurs, Paris.In-12, 87 p.Cette plaquette est reproduite de la petite revue X Union pour lAction Morale, publiée à Paris.C’est un récit authentique des aventures d’un pêcheur sur les côtes de Terre-Neuve.Cette Union, qui publie cette brochure, s’adresse à tout homme qui, dans quelque pays, dans quelque condition que ce soit, en s’appuyant sur n’importe quelle religion ou philosophie, consent à subordonner ses intérêts particuliers, immédiats, à l’accomplissement de ce qu’il croit bon et vrai ; de là son titre.L’abonnement à la Revue est de 11 francs pour l’union postale.COURS D’ECONOMIE SOCIALE, par le R.P.Ch.Antoine, S.J.Guillaumin et Cie, éditeurs, Paris.In-8, X—658 p.“ Cet ouvrage n’est pas un traité, mais — son titre l’indique—un cours, enseigné depuis plusieurs années à des étudiants et à des hommes désireux de s’initier aux problèmes sociaux.C’est pourquoi il se présente en toute simplicité sous forme de leçons et garde l’allure d’un enseignement didactique.“ Les principales questions soulevées de nos jours sous le nom générique de question sociale touchent au monde moral et religieux en même temps qu’à l’ordre économique ; aussi ce livre s’inspire-t-il de trois sciences distinctes que nous appellerons à témoigner à leur tour : le droit naturel, la théologie et l’économie politique.Cette triple lumière éclairera notre marche.” (Extrait de la Préface).Cet ouvrage est une étude approfondie de la troublante question sociale.Elle est faite simplement et de manière à être comprise de tout le monde. LE COURRIER DU LIVRE I 29 Ce livre a sa place dans toute bibliothèque un tant soit peu sérieuse, et nous le recommandons fortement aux institutions religieuses et aux bibliothèques publiques.RECHERCHES SUR L'ORIGINE ET LA SIGNIFICATION DES NOMS DE LIEUX—(France, Corse et Algérie), par E.Teiffer.V.-Eug.Gauthier et Cie., éditeurs, Nice.In-8, toile, 321 p.Cet ouvrage est un excellent manuel, bien coordonné et facile à consulter.Il est utile à tous ceux qui s’occupent d’histoire.LA RUSSIE ECONOMIQUE ET SOCIALE à l’avènement de S.M.Nicolas II, par le Yte Combes de Lestrades.Guillaumin et Cie.éditeurs, Paris.In-12, X—459 p.Dans cet exposé, dit l’auteur dans son avant-propos, aussi complet et, en tous cas, aussi consciencieux que possible, de l’organisation économique et sociale de la Russie au moment où les destinées de l’Empire ont été remises entre les mains de S.M.Nicolas II, on ne trouvera aucune comparaison, aucun parallèle entre les détails de cette organisation et ceux de la nôtre.” L’auteur n’a pas voulu se servir de comparaison de crainte de fausser le jugement de ses lecteurs.Une doctrine peut donner de bons résultats ici et être un désastre là-bas.Cet ouvrage est donc purement historique ; la critique n’y est pas entrée.Au lecteur de tirer ses conclusions.La Russie a attiré beaucoup l’attention du monde entier depuis quelque temps ; elle est la patrie d’une grande nation; il est probable qu’elle jouera avant longtemps un rôle prépondérant sur les destinées de l’Europe.Alors il est bon que nous la connaissions, que nous soyons initié à son rouage administratif, et il n’y a pas pour cela de meilleur moyen que d’étudier l’ouvrage oui fait le sujet de cette notice.LETTRES INTIMES DE MARIA EDGEWORTH pendant ses voyages en Belgique, en France, en Suisse et en Angleterre, en 1802, 1820 et 1821.Guillaumin & Cie, éditeurs, Paris.In-12, XXXV—231 p. LE COURRIER DU LIVRE 130 Miss Edgeworth est un auteur anglais fécond et bien vue du monde littéraire au temps où elle vivait.Un grand nombre de ses ouvrages ont été traduits dans o o plusieurs langues et ont eu les honneurs de plusieurs éditions.Le présent volume est une traduction de ses lettres de voyages par Mlle P.G.avec une introduction et notice biographique de Mme W.O’Brien.Ces lettres sont simples et intéressantes.Elles racontent naturellement les sensations de l’auteur, ses impressions sur les hommes et les choses.PROTECTION AND PROSPERITY.—-An account of tariff legislation and its effect in Europe and America, by Geo.B.Curtiss, with introduction by Hon- William McKinley, Hon.Levi P.Morton, Hon.ThomasB.Reid.Pan-American Publishing Company, éditeurs, New-York.In-8, 896 p., portraits.Cet ouvrage est le premier ouvrage traitant à fond les questions de tarif au point de vue des industries d’un pays.L’introduction par les trois principaux chefs du parti républicain donne de l’importance à l’ouvrage.Le sujet est divisé en six parties : i° Abrégé d'histoire commerciale jusqu’en 1459 ; 20 l’ancienne Angleterre sous le libre-échange ; 30 l’Angleterre moderne sous la protection ; 40 Retour de l’Angleterre au libre-échange et les résultats obtenus vis-à-vis les industries ; 50 La protection des industries domestiques en Europe et ailleurs ; 6° La question du tarif aux Etats-Unis.Cette dernière partie est nécessairement la plus étendue ; elle n’embrasse pas moins de 200 pages.Cette étude d’économie politique est bien faite et a mérité de nombreux compliments à son auteur de la part d’hommes distingués et juges en la matière.HISTOIRE DE LA COLONISATION FRANÇAISE.Tome I : La Nouvelle-France, par Eugène Guénin.Arthur Fourneau, éditeur Paris.In-12, 894 p.Cette histoire de la colonisation française dans la Nou-velle-Lrance, doit nous être agréable.C’est notre his- LE COURRIER DU LIVRE I3I toire à nous qui sommes les descendants de ceux qui ont défriché ce pays, la hache d’une main et le fusil de l’autre, pour se défendre des attaques subreptices des sauvages ; c’est toujours avec plaisir que nous accueillons les travaux historiques qui nous concernent que publient nos cousins germains de là-bas.D’ailleurs, cette étude sur la Nouvelle-France est bien faite.L’auteur a puisé aux meilleures sources, il a mis à contribution la plupart de nos auteurs canadiens.Dans sa préface il reproduit une lettre de M.Faucher de Saint-Maurice, qu’il a trouvé dans un exemplaire de XHistoire du Canada, de Garneau, achetée par lui chez un libraire d’occasion.Cette lettre accompagnait l’envoi de l’ouvrage de Garneau, et était adressée à un député français.Cette lettre est vibrante, elle mérite d’etre reproduite : “ Mon cher ami, cette première édition de XHistoire du Cnnada, a été achetée par mon père en 1845.A cette époque nous nous doutions de ce qu’avaient été les nôtres ; nous savions qu’il avait passé au-dessus du berceau de nos anciens des émanations de poudre, des cris de guerre, des cliquetis d’épées et de tomahaws, des hourras cie victoire.On se racontait ces choses clans les familles, tout en causant de la France qui ne revenait pas.Nous possédions les grandes lignes de notre passé, mais nous ne connaissions pas encore les héroïques détails de notre épopée nationale, Garneau nous les à révélés.“ Mon père, un vieux de la Nouvelle-France, m’a souvent pris sur ses genoux pour me raconter et pour commenter ce que ses pères avait fait chez nous, chez vous, en Amérique, au nom delà vieille France.Enfant, j’ai souvent feuilleté ces chers volumes.Ils sont rarissimes aujourd’hui ; de plus ils sont relique de famille.“Je vous les donne, ces livres, puisque vous aimez notre pays, cette Alsace, cette Lorraine perdue pour LE COURRIER DU LIVRE nous,—mais non pour les vôtres,—depuis 1763.Vous les lirez au coin du feu, en songeant à notre glorieux passé, en disant à nos frères d’outre-mer d’aider à notre avenir qui ne le sera pas moins.“ Mon père est mort en priant pour la France.Si son cœur était venu en contact avec ce cœur chaud et patriotique que je vous connais, il se serait fait un plaisir de vous offrir lui-même cette Histoire dit Canada.“ Il est mort : je le remplace, et je ne fais en ce moment qu’obéir à sa voix.Sur son lit d’agonie je l’ai souvent entendu répéter ces mots auxquels je m’unis avec vous de toute mon âme : Puisse Dieu protéger la France.“ Faucher de Saint-Maurice.“ Québec, ce 15 septembre 1883, 124e anniversaire de la bataille des plaines d’Abraham.” OLIVIER D’AXET, par Ernest Sageret : P Têqiri, éditeur, Paris.2 vol.in—12.Olivier d’Aaet est virilement pensé et solidement écrit.Voilà un livre dont on ne dira pas qu’il a été fait en un jour avec des livres lus de la veille.”—-L’auteur s’est nourri de l’histoire et de la langue de l’époque, et sa brillante imagination n’altère point la couleur locale.Le roman s’ouvre par un saisissant récit de la fatale journée d’Azincourt (25 octobre 1415).Olivier dA.net, blessé et prisonnier, veille auprès du corps de son père lâchement massacré après la bataille, par sir Drynok, un Anglais félon, qu’il avait lui-même reçu à merci, au plus chaud de l’affaire.Mal lui en a pris dele réclamer à lord Talbot .Humilié, le haineux Drynok accable de mauvais traitements et abreuve d’outrages le fier gentilhomme dont le superbe dédain l’exaspère.Préférant la vengeance à la rançon, il l’emmène captif à sa résidence d’Olford Castle, et le fait jeter dans un cachet noir et fétide, où suinte une humidité glaciale, où grouillent, visqueux et rampants, les hôtes habituels des tombes . LE COURRIER DU LIVRE 133 Le sombre et farouche Drynok est retourné en France : le fils des preux va mourir .Lady Drynok s’émeut à la fin, et son cœur s’ouvre à la pitié.Elle fait transporter le prisonnier dans une chambre, elle le soigne avec une sollicitude inquiète et touchante.Bientôt, la mâle beauté de ce jeune homme que n’ont pu abattre les plus rudes épreuves, allume en elle une passion folle, irrésistible.L’ardente Galloise crie son amour à Olivier et Olivier lui avoue que la jeune et noble damoiselle d’Ivry, sa fiancée, l’attend là-bas, sur la terre de France.Il ne trahira pas la foi jurée.Pâle de honte et frémissante de rage, l’amante dédaignée profère de terribles menaces.Olivier met tout son espoir en Dieu, et Dieu lu envoie un sauveur.Le sauveur est Moricet, le brave et fidèle écuyer, qu’il a dépêché, après Azincourt, auprès de sa mère et de sa fiancée.Le voici, prêt à tout entreprendre, à tout oser.Comment s’introduit-il céans ?Comment arrache-t-il de sa prison le sire d’Anet ?Un merveilleux chapitre nous le raconte.Drynok apprendra, au retour, ce que peut une femme en fureur : Quid furens fœmina possit.Très haute et très vindicative, dame Drynok a disparu, laissant après elle un amas de cendres et de ruines.Enfin, voici Jeanne d’Arc, la grande Libératrice.Elle a pris Jargeau, elle a délivré Orléans, elle livre bataille à Patay.Olivier qui rudement besogne au plus épais, reconnaît Drynok, et le provoque au combat singulier.Les deux hommes s’attaquent avec furie, et se font des blessures mortelles.L’Anglais expire en blasphémant, le chevalier de France en criant : Vive Jeanne d’Arc ! THE BIRDS OF MONTREAL, by Ernest D.Wintle.TF.Drysdale & Co., éditeurs, Montreal.In-8, toile, XIV—281 p., gravures.Voici un ouvrage d'histoire naturelle très bien fait.C> L’auteur y travaille depuis plus de quinze ans. 134 LE COURRIER DU LIVRE En 1839, le Dr.Hall avait retracé 208 espèces d’oiseaux qui fréquentaient Montréal et ses environs.De ces 208’, 13 ne sont plus reparus, et 6 ont été classés parmi des espèces déjà mentionnées.M.Wintle a découvert 65 autres espèces, ce qui met la présente liste à 254 oiseaux d’espèces différentes fréquentant les environs de Montréal et dont on a des records.Ces 254 espèces, M.Wintle les décrit amplement dans son ouvrage que nous recommandons fortement aux amateurs.CHRETIEN OU AGNOSTIQUE, par l’abbé Picard.E.Plon, Nourrit et de., éditeurs, Paris.In-S, XY—587 p.L’ouvrage : Chrétien oil agnostique s’adresse à la jeunesse des écoles, jeunesse piquée par le doute.Il a pour but de répondre aux objections savantes ou mi-savantes de l’incrédulité contre Dieu, contre l'âme et contre le surnaturel chrétien.Cet ouvrage comprend deux livres: le Spiritualisme et le Christianisme.Dans le premier livre, l’auteur commence par établir la thèse de M.Brunetière: que la science n’explique ni les origines ni les fins, et surtout qu’elle ne peut donner le pain moral à l’humanité.Dans son second livre, l’auteur aborde les faits chrétiens.Il étudie Jésus et sa Religion, et il montre très bien que l’ouvrier et l’œuvre ne peuvent s’expliquer autrement que par le surnaturel.Il fait ressortir ensuite l’impuissance de l’incrédulité à expliquer la genèse de la foi chrétienne.Le résultat d’un tel livre—à la fois manuel et ouvrage de critique—-est de rendre plus accessibles à la jeunesse les grands problèmes que souvent on se fait un devoir de lui dérober, et de montrer clairement aux jeunes gens qu’il n’y a pas de milieu entre l'Eglise et le scepticisme.Tout jeune homme intelligent, et soucieux de Xau delà, sera donc chrétien ou agnostique.Selon le mot de f y .LE COURRIER DU LIVRE 135 ' / .Strauss: c’ést tout ou rien, à prendre ou à laisser—die halben und dieganzen.LES BASES DE LA CROYANCE, par A.-J.Balfour; traduit de l’anglais par G.Art, préface de Ferdinand Brunetière.Montgredien et Cie, éditeurs, Paris.In-8, NLYII—292 p.“ Quand on disputerait au livre de M.A.-J.Balfour sur les Bases de la Croyance tous ses autres mérites, on aurait tort, assurément, mais il lui en resterait encore un qui serait ce que l'on appelle “ un signe des temps.” Il en a d’autres, j’ai hâte de le dire ; et, par exemple, on ne saurait exposer des idées souvent plus abstraites ou plus déliées, non seulement avec plus de clarté, mais avec plus d'humour que M.Balfour.On n’est pas moins pédant, ou plus dégagé comme nous disons ; on n’a pas une manière plus familière et plus sérieuse à la fois de traiter les questions que nos philosophes se plaisent à envelopper d’obscurité métaphysique ; on ne se met pas avec plus d'aisance ni de complaisance à la portée des esprits simplement cultivés, des “ gens du monde ”, et des hommes politiques, puisqu’enhn, comme on le verra, c’est aux hommes politiques aussi que ce livre s’adresse.” Cette appréciation est extraite de la préface de M.Brunetière.Cet ouvrage a été bien accueilli en France.Quoi qu’il émane d’un auteur protestant la presse catholique a décerné des éloges à l’écrivain aux vues larges qui l’a fait.LES ELEGANCES DU SECOND EMPIRE par Henri Bouchot.Librairie Illustrée, éditeurs, Paris, In-12, XVIII—253 p., 48 gravures.Comme le titre l'indique, cet ouvrage est une étude sur la coquetterie du second empire.L’auteur fait une revue du luxe de l’époque : luxe dans la toilette, luxe dans l’aménagement, luxe dans la décoration intérieure.Et pour graver dans l’esprit du lecteur les élégances qu’il décrit, il reproduit quarante-huit photographies des plus célèbres.La partie typographique de ce volume fait honneur aux éditeurs. i36 LE COURRIER DU LIVRE FABLES FOR THE TIMES, by H.-B.Philips, illustrated by T.S, Sullivant.R.II.Russell & Son, éditeurs New-York.In-4, toile, ill.Cet ouvrage forme un splendide album, élégamment relié?et superbement illustré, imprimé sur beau papier glacé.C’est un recueil de fables modernes avec gravures en regard.Les gravures sont remarquables et sont de nature à affermir davantage la réputation d’artiste de M.Sullivant, le spirituel caricaturiste du Life, de New-York.LES TRAGIQUES publiés avec étude, additions et notes, par Charles Read.E.Flammarion, éditeur, Paris.2 vols in-8.Cet édition est publiée par les soins d’Agrippa d’Aubigné Elle était prête dès 1870, mais la guerre franco-allemande en a empêché la publication.La mort de l’auteur arrivée quelque temps après cette guerre néfaste avait mis dans l’oubli son travail.M.d’Aubigné vient payer un tribut à la mémoire de Charles Read en publiant son travail.LE SOLDAT FRANÇAIS à travers l’histoire, par Théodore Cahu.E.Flammarion, éditeur, Paris.Iu-12, 313 p., vignettes.Le travail de M.Cahu est divisé en deux parties.Première partie : Avant la Révolution : les soldats gaulois, romains et francs ; le soldat féodal ; le soldat de l’ancienne monarchie.Deuxième partie : Depuis la Révolution : le soldat de la première République ; le soldat du premier Empire ; le soldat de la Restauration ; le soldat de la Charte ; le soldat du second Empire ; le soldat de la défense nationale ; le soldat de la troisième Républication.Ces études sont accompagnées de gravures.NOS GRAVURES Nous devons la plupart de nos vignettes à l’obligeance de notre ami M.F.Carrel, qui a bien voulu nous les passer pour la circonstance.M.Carrel voudra bien accepter nos plus sincères remer elements.Léger Brousseau, Editeur du Courrier du Livre. CARNIVAL NUMBER! 1 The j TELEGRAPH g ___ ^ Qj.__ » «> Î | A Magnificient Pictorial Souvenir of | ! (QUEBEC CITY & ITS SUMMER f f V & WINTER AMUSEMENTS., f s s FRENCH
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