Le Prix courant : journal du commerce, 31 août 1894, vendredi 31 août 1894
PRIX GOURANT REVUE HEBDOMADAIRE YOL.XIY MONTRÉAL, VENDREDI 31 AOUT, 1894 No 27 ÇA ET LA.L’intérêt pour le commerce dans la crise ministérielle qui vient de se terminer à Québec par le retrait de la démission de M.Hall, était restreint au choix de son successeur.La solution qui a été donnée à la crise est probablement la meilleure ¦que les hommes d’affaires pussent désirer.M.Hall a bien consenti, à son corps défendant, aux taxes qui grèvent le commerce et l’industrie de Montréal ; mais, entouré comme est de négociants et d’industriels, représentant une circonscription électorale essentiellement commerciale et industrielle, on -pouvait compter qu’il adoucirait ces taxes dans la mesure du possible et qu’il les abolirait dès que la nécessité en serait disparue.Or, parmi les successeurs probables de M.Hall, on n’a mentionné que les noms de personnages de langue anglaise représentant une population rurale dans les cantons de l’est.Que le nouveau trésorier fût M.White, M.Pope ou M.Hac-kett, le résultat pour nous était toujours le même ; c’était la continua^ tion de la politique qui consiste à taxer les commerçants et à épargner les cultivateurs.Les taxes sur le commerce passaient à l’état d’institution inébranlable.Il avait bien été question—il y a longtemps—de M.Morris, le député de la division St-Laurent, de Montréal.Mais M.Morris s’était déjà compromis en opposition à la taxe sur le commerce et son avènement au trésor eût signifié un changement de front complet dans la politique fiscale dn gouvernement.Aussi n’en a-t-il plus été question pendant la période aiguë de la crise.Enfin, tout est bien qui finit bien ; M.Hall-nous reste, tant mieux ! les coquilles et que l’on verse les œufs—blanc et jaune ensemble^ dans un récipient de forme cylindrique, appelé tambour, qui est ensuite, une fois plein, fermé hermétiquement.Le tambour est ensuite emballé dans une caisse carrée^mais cela ne les regarde pas.bourrée de paille, et supporte ainsi très bien le transport L’air étant exclus, les œufs se conservent, dit- par conséquent, nous y trouvons quelques avantages, nous n’avons pas à en savoir gré aux démocrates plus qu’aux républicains.Ils ont pour eux ; nous y fait leur tarif trouvons notre affaire, tant mieux, on, parfaitement pendant un temps assez long.Pour les employer, on les extrait du tambour au moyen d’un robinet.Chaque tambour contient de 1,000 à 1,500 œufs.C’est en Italie que l’on a imaginé ce nouvel emballage pour les œufs.Les prix réalisés sont en moyenne Un confrère parisien nous signale un nouveau mode d’exportation des œufs qui se pratique, paraît-il, en Europe.Il s’agit seulement des œufs destinés à la pâtisserie.Ces œufs sont expédiés en quelque sorte brouillé», c’est-à-dire que l’on brise de 6£d.(13c) la douzaine en été, en allant jusqu’à 16 et 18c en hiver.On les vend aussi au gallon.Voilà une idée dont nos exportateurs pourront peut-être tirer parti; eux qui ont si souvent eu à se plaindre des réductions trop libérales pour déchets faites par leurs correspondants en Angleterre sur leurs consignations.Le .prix n’est peut être pas très engageant, mais il y a des compensations : fret moindre, moins de risque de briser ou de gâter les œufs en route etc.Le tarif des Etats-Unis est chan gé.Le délai pendant lequel le président pouvait le désavouer est expiré.M.Cleveland a préféré ne pas exercer son droit de véto, tout en refusant de signer la loi qu’il considère comme une compromission regrettable.Ce n’est pas ainsi qu’il aurait voulu voir son parti tenir la promesse de réformes fiscales contenue dans son programme électoral.Il se propose donc d’employer tous les moyens constitutionnels pour obtenir, par des amendements, à la prochaine session du congrès, une •amélioration du tarif, en ce qui concerne surtout l’admission en franchise des matières premières.Le tarif américain n’a pas été fait, que nos lecteurs y prennent gîrtde, dans le but de favoriser le commerce avec le Canada, mais dans le seul but de favoriser le commerce et T’mdustrië~dës- Etats-Unis.Et si, LA.SITUATION DES BANQUES La tranquillité du commerce pendant tout le mois de juillet se reflète dans le tableau de la situation des banques au 31 juillet que nous avons rçproduit, la semaine dernière, de la Gazette du Canada.La circulation des banques a diminué, malgré les sommes payées à la campagne pour l’achat de 400,000 meules de fromage ; mais il n’y a que ce produit qui ait eu du mouvement: le beurre a été en majeure partie mis en entrepôt dans les glacières des grands centres pour le compte des fabricants ; le foin était inerte et les autres produits n’étaient pas encore prêts pour le marché.La diminution nette de la circulation a été de $750,000 ; ce n’est pas énorme, mais enfin c’est une diminution.Bien autrement accentuée est la diminution des escomptes : $4,200,000 dans le mois.Si l’état de la circulation donne la mesure du commerce des produits agricoles, maintenant surtout qu’il n’y a que peu de travaux importants à la campagne, le chiffre des escomptes donne bien la mesure de l’activité du commerce en général et de l’industrie.Cette diminution de $4,-2QO,000 dans le portefeuille des banques par le remboursement d’autant de billets, traites ou mandats échus, n’a augmenté le§ effets en souffrance que de $200,000 environ ; de sorte que, si la liquidation des échéances dejuilleta causé des pertes, ce n’est pas sur les banques que ces pertes ont le plus porté.Les comptes des dépôts du public qui ont augmenté dans l’ensemble de $1,633,000 fournit une autre preuve de la stagnation des affairés^ car, tandis que les dépôts placés à long terme et portant intérêt ont augmenté de $1,7.09,00.0, les dépôts Le papier sur lequel est imprimé “ LE PRIX COURANT ” est fabriqué par la Canada Paper Co., Montréal 756 LE PRIX COURANT en compte-courant, c’est-à-dire la caisse des capitaux roulants du commerce et de l’industriè accuse une légère diminution : $56,000.Les $1,200,000 dont les banques n’avaient plus le placement én escomptes ont été employées en partie aux Etats-Unis, où le compte créditeur de nos banques a augmenté de $1,600^000 et en Angleterre, où elles ont $700,000 de plus.Elles ont augmenté la quantité de valeurs mobilières qu’elles possédaient, de $200,000 et il leur est resté en caisse, .en monnaie et billets du gouvérne-ment fédéral $2,000,000 de plus qu’à la fin de juin.Les espèces figurent-dans ce surplus pour $440,000 ; et les billets du Dominion pour $1,560,000.Le gouvernement fédéral a commencé à trouver le placement de sa nouvelle émission de $5,000,000.Le fonds de garantie delà circulation est diminué de $10,000.Cette diminution provient du retrait de la partie de ce dépôt fournie par la Commercial Bank de Winnipeg, dont les liquidateurs, ayant retiré la circulation, se sont fait rembourser ie dépôt de 5 p.c7,~ qui la gàràn-tissait.Cette banque est la première qui ait été mise en liquidation sous l’empire de la nouvelle loi et la rapidité avec laquelle sa circulation a été retirée, sans qu’on eût besoin de toucher aux fonds de garantie, est une preuve de l’efficacité de la protection assurée par la nouvelle législation aux porteurs de billets.La banque avait environ $250,000 de billets en circulation ; elle a eu à payer aux porteurs de ces billets environ $6,000 d’intérêt, ce qui représente 4 mois et 12 jours d’intérêt, entre la date de la suspension de paiements et le rachat.Voici un tableau comparatif résumé de la situation des banques au 30 juin et au 31 juillet 1894 : PASSIF.S0 JuiD 31 Juillet .1894 1894 Capital versé.$62,112,883 $82,156,855 Réserves.27,157,706 27,160,750 Circulation.$30,264,169 $29,801,772 Dépôts des gouverne- - mente.8,529,841 6,470,573 Dépôts publics remb.à demandé.65,006,011 64,950,318 Dépôts publics remboursables après avis.109,924,925 111,633,147 Dépôts ou prête d’autres banques garantis.116,265 89,268 Dépôts ou prêts d'autres banques non garantis.2,352,405 2,705,296 Balances dûes à d’autres banques au Canada.168,796 112.521 Balances dûes à d’autres • banques à l'étranger.121,213 127,751 Balances dûes à d'autres banques en Angleterre.6,521,705 6,562,778 Autres dettes.?.207,285 263,181 Totaux, passif.$221,292,707 $221,716.648 ACTIF.- * Espèces,,.*.$ 7,488,513 9 7,779,735 Billets du Dominion.14,016,698 15,600,145 Dépôts en garantie de la circulation.'.1,831,979 >,821,268 Billets et chiques d’autres .banques,.6,462,944 6,776,646 Prête & d’autres banques en Canada, garantis.90,000 76,557 Dépôts faite à d’autres ' banques au Canada.3,287,255 3,839,382 l)ûàd’autres banquessur échanges journaliers.228,299 102,832 Balances dûes par banques étrangères.16,650,822 17,261,616 -Balances dûes par banques .anglaises.3,086,167 3,713,057 Obligations fédérales.,.3,167,413 3,133,230 Valeurs-mobilières, .-.tt y 19,080,101 19,283,107 Prête sur titres et valeurs 14,600,916 14,677,518 Escomptes et avances en coure.206,958,912 202,720.760 Prête aux gouvernements 489,722 190,456 EfTete en souffrances.2,811,395 3,016,800 Immeubles.928,151 942,359 Hypothèques.623,800 623.463 Immeubles occupés par les banques.5,366,188 6,396,612 Autres valeurs.1,413,934 1,670,686 Totaux, actif.$307,542,429 $308,105,729 Quelques comparaisons pour finir : PASSIF.31 juillet.221,H6,648 30'juin.;.$221,292,707 Augmentation.$ 423,941 ACTIF.31 juillet .tt.,.308,105,729 30 juin.$307,542,429 Augmentation.$ 563.300 Augmentation du passif.-.,-.423,941 Augmentation nette de l’actif.$ .139,359 .30 juin.Actif.§307,642,429 Passif.221,292,707 Excédant.$ 86,249,722 31 juillet.Actif.Vjx.$308,106,729 Passif.221,716,648 Excédant.$ 86,389,071 MODES ET NOUVEAUTÉS Marché de Nottingham.—Le commerce de dentelles a été un peu plus actif cette semaine et un bon courant d’affaires a été fait en quelques genres de dentelles de coton et d’eutre-deux.Les fabricants sont très occupés à préparer les nouveaux dessins mais il n’y a encore que fort peu de nouveautés en montre.Les dentelles de soie sont sans amélioration.Les points d’Irlande, les broderies suisses et autres articles de ce genre sont" de vente difficile.Dans les ruchés, il n’y à de demande que pour certaines spécialités.Le rideau de dentelle n’a pas d’animation et les fabricants comme les apprêteurs n’ont que des commandés insuffisantes.La dentelle unie a des affaires modérées Huxpri?antérieurs.Quelques sortes de cachemires et de bonneterie mé-rino se vendent assez bien et il y a I une demande soutenue pour les sous-vêtements de laine, mais les articles de coton sont ternes.Marché de Bradford.—Il y a beaucoup d’activité dans le marché des laines et les prix ont une tendance à la hausse.Les articles anglais sont en bonne demande ; mais, quoique les prix soient plus élevés, les producteurs ne sout pas pressés de vendre aux prix offerts, car ils pré-tèndent que les cotes des marchandises à l’intérieur sont plus basses que-celles du marché-de Bradford, La tendance des laines croisées est encore à la haussé et sur ces marchandises il se fait de bonnes transactions.La position des mérinos s’améliore et la demande augmente.L’alpaca et le mohair sont fermes.Le marché des filés n’a rien de bien intéressant.Les marchands sont plus disposés à vendre, mais en face de la hausse exigée par les tisseurs, ils n’osent pas accepter de commandes pour livraison future.Tant pour l’Angleterre que pour l’étranger, le volume des affaires est plus considérable et les fabricants demandent des prix en hausser- Les marchandises en pièces pour l’exportation n’ont pas beaucôup varié ; pour le marché local, la demande s’améliore lentement.Marché de Lyon.—La semaine que nous venons de passer n’a pas apporté lé plus petit changement dans l’état de notre marché.Elle a été aussi calme, aussi nulle que la dernière.Les affaires, depuis quelques temps, se bornent à peu près aux livraisons de la marchandise vendue à livrer au moment de la récolte.MaisJ comme vente, au jour le jour, elles sont réduites à la plus simple impresion.Il faut en prendre son parti et supporter patiemment cette mévente momentanée qui, du reste, était prévue.Chacun sait bien qu’à peu d’exceptions près, juillet, août et quelquefois septembre, ne sont pas des mois de grande activité.En attendant, et dans l’intérêt de l’article, nous conseillons vivement aux détenteurs de ne pas solliciter en vain la fabrique comme ils ont l’habitude de le faire.N’ayant pas de besoins immédiats, pas encore de commissions, celle-ci ne pent écouter les propositions qui lui sont faites.Il en résulte que ces offres dont elle est accablée ne servent qu’à déprécier les cours qui, sans cela, feraient une très belle résistance.Voici les prix cotés pour l’argent pendant le cours.de cette huitaine : 28 ll^U^et 28 13216 à Londres, et 62$ à 63 à New-York.Ce n’est LE PRIX COURANT 757 encore que de^a fermeté.Mais espérons qu’elle est le prélude de la hausse annoncée.Les changes en Orient^sont sans variation.Bn Amérique, la question du bill douanier est toujours sans solution, ce.qui n’empêche pas les Américains de continuer leurs achats au Japon.Ils en sont à 1,750 balles contre 610 en 1893.A Hong-Kong, l’épidémie qui sévit depuis plusieurs mois est en décroissance.Nous sommes curieux de savoir quel sqra à Canton le résultat de la quatrième récolte par rapport à cèllë de l’année passée.La guerre cette fois est bien déclarée entre la Chine et le Japon.Malgré le désir des puissances européennes, surtout de quelques-unes, d’en voir bientôt la fin, nous croyons pas qu’elle arrive de sitôt.Si cette querelle doit avoir une certaine importance au point de vue séricole, ce n’est que plus tard que nous l’apercevrons, et surtout, si elle doit être de longue durée, comme on semble vouloir le dire.Les Italiens ont fait en Amérique de nombreuses ventes, la semaine dernière.Us sont encore sous l’impression du fait et par conséquent très fermes.Le marché de Marseille est calme.Point jde vente en grège Syrie à em régistrer.En cocons, il ne s’est fait qu’un seul lot de 1,875 milles An drinople blancs à 8 francs.Le marché de Londres est calme, comme ceux du continent, cependant, la demande est un peu moins nulle qu’elle ne l’était les semaines précédentes.On cote nominalement 9^6 pour Tsatlée Eléphant Bleu, 7?6 à 7;9 pour Goldkilin.A ces prix il s’est vendu quelques lots, mais les détenteurs sont pour la plupart peu disposés à accepter les cours actuels.CHOSES DE-QUÉBEC L’hostilité de la compagnie Allan à l’égard de la ligne rapide Hud-dard était bien à prévoir.MM.Allan, ont publié dans les journaux anglais une lettre où ils disent que, s’ils s’opposent au projet de M.Huddard, c’est qu’ils le considèrent impraticable : s’il en eût été autrement, disent-ils ; s’ils eussent cru possible, tant au point de vue physique qu’au point de vue financier, de faire un service régulier de 20 nœuds, ils n’auraient laissé à personne le'soin de Rétablir.Si plau sible que soit cette prétention, «die ne tient pas devant le fait ,que la ligne Allan a, depuis une dizaine :7 » d’années, constamment augmenté la vitesse de ses paquebots dont un, entr’autres, le Parisian, fait des traversées très rapides ; de même, d’ailleurs, que le Vancouver,, de la ligne Dominion.On peut en conclure que les MM.Allan voulaient bien suivre le progrès, mais lentement, à leur convenance, sans tenir compte des intérêts immédiats de notre commerce.Le gouvernement, moins dédaigneux des intérêts publics que les MM.Allan, a trouvé en M.Huddard l’homme qu’il lui fallait pour Tancer l’entreprise et nous leur souhaitons, nous, surtout, de Québec, le plus complet succès.Un comité de citoyens de St Sauveur, de Québec, qui s’est donné la mission de surveiller l’administration municipale, vient de formuler le vœu que le cens d’éligibilité (qualification foncière) des échevins soit aboli.Avant que cette question n’ait pris trop de consistance parmi le peuple, nous prierons les contribuables de Québec, déjà si chargés de taxes de tous genres, de jeter un coup d’œil sur la ville de Montréal, où, malgré l’énorme prépondérance du vote ouvrier dans l’électorat, l’on n’a pas voulu abolir la qualification foncière, restée la seule sauvegarde de la bonne administration des deniers civiques.Québec a besoin de ne pas se laisser entraîner dans la démagogie ; il y est déjà assez avant pour que son crédit n’en soit pas toujours très solide à l’étranger.Enfin, il se produit un mouvement pratique en faveur de la construction du pont sur le St Laurent à Québec.M.Berlinguet a dû, ces jours-ci, soumettre à une réunion importante les projets de ce pont qui lui ont été adressés, -parmi lesquels un projet venant de l’éminent ingénieur français, M.Eiffel.Nous espérons qu’on ne laissera pas dormir la question et qu’elle sera agitée tant qu’on n’y?aura pas donné la solution que tout Québec attend.LES ESSENCES L’odeur particulière et caratéris tique des fleurs, feuilles, fruits, racines, écorces et bois, est due à la présence d’une huile essentielle.Sans cette huile, il n’y aurait ni liqueurs ni parfumerie, et.l’on ignorerait ce que sont les épices.Dans quelques plantes, l’huile ne se 'trouve que dans la fleur, comme pour la rose et la violette ; dans d’autres elle est dans le fruit comme pour la muscade.Pour d’autres encore on la trouve dans les bourgeons non développés, comme le clou de girofle.Pour certains lauriers c’est l’écorce qui en est le receptacle ; pour l’orange et le citron, l’huile essentielle est dans l’écorce du fruit.Dans le sud de l’Allemagne, on trouve une plante dont la tige est couvërte de glandes remplies d’huile qui répandent upe odeur semblable à celle du citron.Les paysans disent que la vapeur exhalée par cette jdante pendant les nuits chaudes de l’été pourrait allumer une chandelle ; mais ce fait n’a pas été vérifié scientifiquement.La principale essence fabriquée aux Etats-Unis est l’essence de menthe (peppermintLes Etats de New-York et du Michigan en produisent 100,000 livres par année, ce qui représente 15,000 tonnes de matière première.Cette matière, ce sont uniquement les fleurs fraîches de la menthe poivrée, qui sont traitées par la distillation.Un acre de terre produit environ 11 livres d’essence.On l’emploie dans la parfumerie et pour parfumer des confiseries et des cordiaux.L’Europe consomme beaucoup de liqueurs à l’essence de menthe et elle importe la plus grande partie de cette essence des Etats-Unis.C’est aussi un remède familial populaire très recommandé pour les maladies des enfants.L’essence de menthe joue un rôle important dans le traitement du choléra.Enfin tout le monde connaît les pastilles à la menthe que l’on trouve dans les plus petites boutiques de sucreries.L’Italie fournit l’huile d’orange et l’huile de citron qui sont tirées de l’écorce de ces fruits.La production en est presque exclusivement restreinte aux Calabres et à la Sicile.L’essence de bergamotte vient de l’écorce d’une sorte de petite orange d’un parfum délicat.De même les essences de “mandarine” et de “tangerine.” L’extraction se fait de différentes manières.Les uns enveloppent les écorces dans un linge de toile ,et expriment le jus par pression ^-La-jus qui sort, sous forme d’un liquide laiteux trouble, consiste principalement en essence et en eau.On le met dans un endroit frais pour le faire reposer et clarifier.L’essence, étant plus légère que l’eau, monte à la surface et on l’enlève facilement avec une cuiller ; mais il faut plus de précautions pour la séparer des fibres végétales qui y flottent, invi-sibjes à l’œil nu.Si l’on ne la débarrassait pas de ces fibres, ces dernières se décomposeraient et déna- 758 LE PRIX COURANT tareraient le parfum.L’essence de bergamotte est employée principalement dans la parfumerie.Pour la conserver, il faut qu’elle ne soit exposée ni à l’air ni à la lumière; autrement elle se gâterait.La meilleure huile de citron est obtenue au moyen du procédé de l’éponge.On fait tremper l’écorce de citron dans l’eau pendant 20 minutes ; puis un ouvrier prend un morceau à la fois et le pressant contre une éponge à ' grain dur, frotte l’écorce contre l’éponge.Ce frottement brise les cellules qui contiennent ' l’huile et cette huile est aussitôt absorbée par l’éponge que l’on n’â plus qu’à presser dans un vase.Le liquide obtenu est clarifié de la manière qui a été décrite ci-dessus.Une autre méthode consiste à faire rouler doucement et rapidement le fruit autour d’un bassin dont l’intérieur est couvert de petites pointes de çlous.Les clous perçant les cellules d’huile et l’huile qui en coule, s’échappe par un trou percé ail fond du bassin.Le consul général dés Etats-Unis en Italie rapporte que presque toute l’éssence d’orange ou de citron qui est importée d’Italie est falsifiée avant d’arriver aux Etats-Unis.L’essence de bergamotte, la plus coûteuse, est falsifiée par l’addition d’huile d’oranges douces, d’essence de térébenthine, d’huile minérale, de poix et d’essence de menthe.- La poix sert de colorant et l’on y ajoute de la stéarine pour augmenter le volume et le poids.La falsification la plus grave est celle qui se fait au moyen de l’essence de térébenthine, -qui est si proche parente, en composition chimique, de l’huile de citron que les analystes ne réussissent qu’à grand’peine à en découvrir la présence.Les meilleures sortes d’essences d’oranges et de citrons sont exportées en France et en Allemagne.Les parfumeurs français exigent la qualité et sont prêts à la payer le prix.Il peut paraître étrange que des essences falsifiées aient gagné des récompenses aux expositions de pré- férence à l’article pur.Une des raisons de ce fait c’est que leur parfum est souvent plus agréable lorsqu’elles sont étendues d’eau.L’essence de citron, lorsqu’elle est falsi fiée avec une essence de térébenthine presqu’inodore, a un parfum plus agréable que lorsqu’elle est pure.Un mélange d’essences de bergamotte, de citron et d’orange douce est plus agréable à l’odorat que l’essence pure.Ou prétend que les essences se conservent mieux lorsqu’elles contiennent de la térébenthine.Les essences d’orange douce et de citron, sont les plus difficiles à falsifier sans qu’on s’en aperçoive.L’essence de limon s’obtient de la même manière que celle du citron.L’essence de citronnelle est obtenue par la compression de l’écorce.On produit aux Etats-Unis, outre l’essence de menthe, des quantités considérables d’essences de lavende, de sassafras et de bouleau.L’essence de bouleau est extraite de l’écorce de l’arbre ; celle de’ sassafras, des racines écrasées du sassafras, arbuste du genre laurier qui est très commun dans l’Améfique du Nord.La plus grande partie de la production se fait dans un rayon de soixante-milles autour de Baltimore, où se trouve le principal marché de cet article; mais des colons isolés du New Jersey en font aussi de petites quantités.L’essence d’anis est employée dans la fabrication deliqueurs, principalement de 1’anisette, et aussi en médecine.L’huile de graine de céleri est utilisée quelquefois comme aphrodisiaque.L’huile de laurier et l’huile de gingembre servent à parfumer certaines liqueurs, de même que l’huile d’allspices et l’huile distillée des fleurs de la marjolaine odorante.On peut en dire autant de l’essence de vanille et de l’essence de muscade.L’essence de térébenthine est une huile essentielle que l’on obtient par la distillation de la résine brute.L’essence d’eucalyptus sert à augmenter le volume des eaux de cologne.Elle est de plus précieuse comme antiseptique.L’eucalyptus qui forme la plus grande partie des forêts d’Australie, a été transplanté avec succès et est maintenant très répandu en Californie.On a même essayé de l’acclimater au Canada, à cause de sa propriété de chasser les fièvres de marais.La gomme-résine que l’on appelle la myrrhe donne à la distillation une essence utilisée par les parfumeurs.La plus extraordinaire peut-être de toutes, les huiles essentielles, c’est l’essence produite par la distillation de l’ambre qui est une gomme fossile provenant d’un conifère d’une espèce disparue.On en trouve l’emploi dans la médecine çt dans la parfumerie.Elle a la propriété de dissoudre l’ambre, qui autrement est très difficile à dissoudre.Nous rappelons & nos abonnés que le prix de l’abonnement est strlotement payable d’avanee.ESSAI DES LAITS PAR LA PRÉSURE Note de MM.R.Lézé et E.Hilsont, présentée par M.P.P.Dehêrain Dans l’exploitation industrielle des produits du lait, on a remarqué souvent que la coagulation du lait par la présure se produisait eu des temps variables suivant les circonstances, et que les propriétés du caillé formé, pouvaient être aussi très différentes.Nous avons étudié les conditions de cette coagulation et déduit de nos recherches un procédé pratique d’appréciation de la qualité âes laits.Notre méthode consiste simplement à ajouter à une chopine de lait, porté et maintenu à la température de 93°, une quantité déterminée de présure titrée, et à noter le temps nécessaire à la prise en masse du liquide.La présure du commerce est ordinairement titrle à la force de 1 sur 10,000 ; on entend dire par là que 1 pinte de cette présure pourrait coaguler 10,000 pintes de lait frais et pur, portés à 95° en 40 minutes.Nous prenons une quantité de présure dix fois plus grande pour déterminer la coagulation en 4 minutes.A cet effet, nous commençons par préparer une solution décime d’une bonne présure du commerce dans l’eau distillée, et à la chopine de lait nous ajoutons nn centième de Chopine de notre solution au dixième.Le temps est noté au moyen d’nn compteur à secondes.Ce temps de prise est variable et nous avons étudié les causes agissantes susceptibles de hâter la coagulation ou de la! retarder.Influence de la température.—Vi ngt-trois essais effectués à des températures variables, sur différents laits nous ont montré que le maximum d’action de la diastase devait être dans les environs de 100° ; il eût été préférable d’adopter cette température pour les épreuves.Nous avons conservé la température de 95" parce qu’elle est ordinairement choisie pour les titrages commerciaux.Influence de Vacide carbonique.— Un lait examiné aussitôt après la traite se coagule plus vite que s’il est essayé seulement deux ou trois heures après.Il est vraisemblable d’admettre que cette accélération est due à la présence de l’acide carbonique, car nous avons trouvé pour : lo Du lait très frais venant de la traite, un temps de prise égal à 3 • minutes 43 secondes ; LE PRIX COURANT 759 2o Ce même lait, dont on avait extrait les gaz par la machine pneumatique, 4 minutes 35 secondes ; 3o Le même lait que le numéro 1, une heure J après la traite, 3 minutes 56 secondes.Une vérification directe prouve que l’acide carbonique accélère la coagulation : Lait frais avec 6 p.c.d’eau distillée 3’ 38”.Lait frais avec 6 p.c.d’eau de seltz.2’ 24”.Id.bouilli avec 6 p.c.d’eau distillée 14’ 20”.Id.bouilli avec 6 p.c.d’eau de seltz, 5’ 5”.Influence des matières solides inertes:—Les matières solides inertes et en particulier les matières grasses ajoutées ou se trouvant dans le laie abrègent le temps de la coagulation.Matières grasses.Lait écrémé.6’ 4 ” “ “ avec 20 p.c.crème 4’20” “ “ “ 30 “ “ 3’ 24” “ “ “ 60 “ “ 2’ 48” Sciure de bois lavée Lait naturel, 1 chopine.3’ 15” “ avec un grain de sciure de bois.;.2’ 56” Lait avec 2£ grains de sciure de bois .2’ 22’’ L’amidon nous a donné des résultats analogues., Influence de Veau.—L’eau ajoutée au lait retarde la coagulation : Lait type.3’ 11” Le même avec 5 p.c.d’eau 3’ 14” “ “ 10 “ “ 3’ 20” “ “ 20 “ “ 3’ 41” “ “ 30 “ “ 4’ 8” “ “ 50 “ “ 5’ 40” Influence d’un chauffage préable du lait —Le chauffage préalable retarde la coagulation : Si le lait n’a été .chauffé auparavant que jusqu’à 140° ou même 160°, l’action retardataire n’est pas très sensible ; mais> à des températures plus hautes, l’augmentation du temps de prise devient de plus en plus grande ; du lait qui a été porté à l’ébullition ne se coagule plus ensuite que mal et très lentement.Influence de l’état d’altération du lait.—Nous avons étudié parallèlement la marche de l’acidification dans un lait \ voie de désorganisation et la durée des temps de prise.Les temps de coagulation reste à peu près constants tandis que le lait est sain ; ils diminuent rapidement quand le lait commence à être atteint et sont d’autant plus courts que le lait devient plus acide.Conclusions.— En résumé, après plusieurs centaines d’essais effec- tués depuis quatre mois environ, nous sommes arrivés à cette conclusion que l’épreuve, à la présure, peut donner, dans la pratique, d’utiles renseignements sur la qualité d’un lait.Un lait de bonne qualité se coagule, par la présure, en trois minutes et demie ou quatre minutes ; le caillé est net, homogène, d’un beau blanc de porcelaine.Si les tçmps de coagulation sont très différents de quatre minutes, si le caillé est.grumeleux ou terne, le lait est douteux et doit être examiné de plus près par l’analyse.Des temps de coagulation très considérables peuvent faire sou pçon-ner l’addition d'eau ou d’un sel alcalin préservateur ; il faut se rappeler que l’ébullition seule retarde beaucoup.Si les laits se coagulent rapidement, c’est qu’ils contiennent des matières étrangères ou qu’ils sont déjà attaqués par les organismes.Un lait naturel qui se coagule en moins de deux minutes est impitoyablement à rejeter, aussi bien pour l’alimentation que pour les usages industriels.AMBRE ET AMBROIDE.Sur les côtes allemandes de la Baltique, les pêcheurs d’ambre postent des sentinelles qui les avertissent lorsqu’une tempête se prépare.Le vent du large, soufliant vers la terre avec furie, remue les eaux souvent avec une telle violence, qu’elles déracinent, soulèvent et roulent d’énormes roches reposant au fonds de la mer.C’est alors que la tempête jette sur le galet de la côte de grandes quantités d’herbes sous marines.C’est le temps de la moisson pour nos pêcheurs.Ils entrent dans l’eau aussi loin qu’ils peuvent et saisissent, avec les mains, avec des crochets, avec des filets, ces paquets d’herbes dans les racines desquelles l’ambre se cache.Ils passent ces paquets aux femmes qui restent à leur portée, dans l’eau, aussi jusqu’à la ceinture.Les iemmes le.v déposent sur le rivage, les fouillent avec le plus grand soin et, après avoir enlevé l’ambre qui peut s’y trouver, jettent au rebut les herbes désormais sans utilité pour elles.C’est un métier dur et précaire, avec lequel ces pauvres gens gagnent misérablement leur vie.Et cepen dant ils paraissent heureux et contents et ils croissent et se multiplient comme dans les autres pays du monde.Il y a aussi des plongeurs qui vont faire la récolte au fond de la mer.Leur costume est semblable à celui que nous Sommes habitués à voir aux plongeurs, avec une construction un peu différente, cependant.Le casque n’est pas placé droit sur les épaules ; il penche en avant, afin que le plongeur, en rampant au fond de la mer à la recherche do l’ambre puisse voir plus facilement l'objet de ses recherches.Il lui faut chercher l’ambre parmi des monceaux de roches plus ou moins grosses et dans les buissons formés par les herbes marines.Le récif le plus renommé pour la “ pêche ” de l’ambre se trouve un peu au nord-est du promontoire de Samland sur lequel brille le phare Bruster Art.C’est là que se réunissent les embarcations des plongeurs.Ces braves gens travaillent en équipes, sous la direction d’un inspecteur pour chaque équipe.Lorsque les plongeurs sont fatigués, ils sont ramenés à la surface par leurs camarades restés à bord ; l’inspecteur les débarrasse de l’ambre qu’ils ont mis dans un espèce de sac qui leur entoure la taille ; on les laisse respirer et se reposer un instant, puis ils redescendent.Malgré le travail ardu, le froid quelquefois intense, les périls qu’ils courent, ces plongeurs continuent leur métier d’une année à l’autre avec très peu d’accidents.Les plongeurs restent sous l’eau de quatre à cinq heures par jour, suivant la saison et le temps.En automne, quoique le froid soit intense, leur travail est si dur que, lorsqu’ils remoutent pour se reposer, ils sont souvent baignés dè sueur.En hiver, la mer est couverte de glaces et la pêche est suspendue.Le produit de la pêche varie beaucoup.Le plus gros morceau d’am-6re qu’on ait encore trouvé est déposé au Musée Royal, à Berlin.Il pèse dix-huit livres.Mais le plus souvent les morceaux varient entre la groïseur de la tête d’un homme et celle des grains de gravier.Les gros morceaux sont les plus rares et partant les plus précieux.Les petits morceaux proviennent probablement de la désintégration de plus gros, sous le frottement occasionné par le mouvement des eaux de la mer.Les gros morceaux se trouvent généralement enchâssés entre les roches ou retenus dans les broussailles de la végétation sous-marine.Le sol de la presqu’île de Samland est fornié de trois séries distinctes de couches superposées.La plus profonde est une couche de sable à teinte verdâtre ; au-dessus on trouve une couche de terrain carbonifère 760 LB PRIX,COURANT avec les sables légers et la glaise grise qui appartiennent à cette formation.Et par dessus le tout on trouve une couche de sable et de marne dans laquelle sont semés des blocs erratiques de granit.Ces trois couches contiennent de l’ambre, mais dans les deux couches supérieures on ne le trouve qu’à de rares intervalles ; au contraire il est distribué régulièrement et abondamment dans la plus profonde.C’est dans celle-ci que l’on trouve la fameuse veine de sable glaiseux qu’on appelle “ terre bleué ” qui est le grand magasin de l’ambre.Cette veine varie de 4 à 24 pieds en profondeur j elle contient, outre l’ambre des débris de bois et des fossiles : crabes, moules, oursins, dents de requins, de sauriens, etc.Après que l’on a retiré l’ambre de la “ terre bleue,’’ on le laye et on le nettoie, on l’emballe dans de grands sacs et on l’expédie à la ville principale du pays : Kœnigsberg.LAon le classe en une certaine de sortes différentes, suivant la grosseur, le poids, la couleur, l’épaisseur et les^livers-usages-auquel il est destiné.La principale consommation de l’ambre, naturellement, se fait dans l’industrie des articles pour fumeurs : bouts de pipes* de por|e-cigares et porte-cigarettes.La Di-.jouterie l’emploie également et eh fait divers articles, principalement des colliers.Des chapelets d’ambre forment partie du bagage de tous les explorateurs qui s’enfoncent dans l’intérieur de l’Afrique et ces objets font l’objet d’une exportation considérable pour le littoral de la Mer Rouge, la côte des Somalis, l’Inde et le détroit de Malacca.La Chine importe beaucoup d’ambre, mais à l’état brut, et le fait convertir par ses habiles ouvriers en cent ornements divers.L’ambre n’est pas de mode, actuellement en Angleterre ni en France, comme bijouterie j mais en Hollande on en fait des épinglettes, des boucles d’oreilles et des colliers.Autrefois, on attribuait à l’ambre une puissance mystérieuse pour préserver du malheur et l’bn voyait des pères léguer à leurs enfauts des chapelets d’ambre.Il a encore un autre emploi, celui-ci dans l’industrie, et ne consommant guère que les plus petits morceaux, trop petits pour être eïn ployés en colliers ou en chapelets ; on en fait du vernis.On vient d’émettre tout récemment la théorie que les violons .célèbres de Stradivarius et de ses contemporains devaient leur perfection de ton, dans une certaine mesure, à ce qu’ils étaient vernis à l’ambre, et que c’est à ce même vernis à l’ambre que nous devons la conservation des couleurs des tableaux des anciens maîtres de la peinture.Ces petits morceaux d’ambre sont encore utilisés d’une autre manière.On en fait l’ambroïde ou ambre comprimé.L’ambroïde est fabriqué avec de tout petits morceaux .d’ambre que l’on a layés avec soin, grattés et portés par la chaleur à une condition de semi-fusion, puis que l’on a comprimés en blocs sous une énorme pression hydraulique.Ce produit est plus dur même que l’ambre naturel et peut servir absolument à tous les mêmes usages, quoique ne coûtant qu’un tiers du prix.LES EPICIERS DE PARIS Nous empruntons à notre confrère de Paris L’Epxcerie Française le compterendu de fa promenade de la Ohambre syndicale de l’épicerie française.Nos lecteurs verront que leurs confrères de France savent aussi prendre de temps en temps une joumée de récréation :, Favorisée par un temps relativement beau, notre excursion à Compïègne et Pierrefonds laissera un bon souvenir aux collègues qui n’ont pas craint de se déranger et des regrets aux autres.Rendez-vous était donné gare du Nord à 8J heures.A l’heure indiquée, nous étions presque tous réunis, et à 9 heures moins cinq, confortablement installés dans des wagons réservés, nous filons vers Compiègne.Des voitures nous attendent à la gare et nous conduisent au château que nous visitons en entier sous la conduite de guides ; c’est superbe.Le parc aussi est splendide, nous n’avons malheureusement pas le temps de le visiter en entier.Nous le parcourons un peu vivement, car il est l’heure de déjeuner et nos estomacs crient famine.Nous prenons le chemin du restaurant où la table est dressée.Un menu très bien compris, auquel nous faisons tous honneur, donne satisfaction aux appétits les plus exigeants.La fin du déjeuner nous^réserve une surprise.Un des membres les plus sympathiques du Syndicat, M.Guédras, qu’un deuil récent éloignait de nous, avait tenu à se faire représenter par un panier de champagne.Nous avons regretté l’absence de notre collègue et fort bien accueilli son envoi.Il est près de deux heures, et nous nous disposons à remonter en voiture.DanB les quelques groupes qui se forment, j’entends que l’on commente très sévèrement l’absence de la plus grande partie de notre Ohambre Syndicale.On dit même que, pour voter, tout le monde est prêt, mais que lorsqu’il s’agit de passer de la parole aux actes, ce n’est plus la même chose.Je reproduis sans rien ajouter et laisse aux abstentionnistes le soin de méditer ces quelques paroles, peut-être un peu dures, mais certainement méritées.En voiture, Messieurs ! Nous nous exécutons et partons pour Pierre-fonds.' .Quelle magnifique promenade, dix-sept kilomètres en pleine forêt.Toutefois nous descendons de voiture pour aller contempler le Hêtre d’Antin.• .Notre collègue, M.Ménard, en profite (je dois vous dire qu’il est photographe amateur), pour prendre quelques vues.Il nous prie même de nous réunir et nous tire en groupe.Nous remontons en voiture, la plus franche gaîté règne parmi nous, et il est environ 4 heures quand nous arrivons à Pierrefonds____ Visite détaillée du Château, qui du^e de une heure et demie à deux heures, et'en route pour dîner.L’Hôtel des Etrangers est le lieu choisi pour notre repas du soir.Nous sommes très bien reçus.Le souper est peut-être un peu moins confortable que lé déjeuner, nous sommes peut-être un peu plus serrés, mais, la bonne humeur aidant, nous passons sur ces quelques petits ennuis et arrivons au dessert.Décidément.M.David est un homme à surprises.Il nous tenait encore un panier de champagne en réserve, mais offert, celui-là, par notre estimé collègue M.Moureaux.Il aété aussi bien accueilli que celui du déjeuner.Les coupes se remplissent et votre serviteur boit à la santé : Des Dames qui ont fait l’honneur de nouh accompagner ; A nos collègues ; A la prospérité des affaires du Syndicat.M.David, notre collègue, principal organi -ateur de cette promenade, avec cette facilité d’élocution qui lui est propre, remercie les dames présentes en des termes plus flatteurs, regrette le mauvais temps que nous subissons depuis quelques jours, puisqu’il est une des principales causes de l’abstention de beaucoup de nos collègues.Il constate avec peine que nous avons reçu beaucoup de lettres d’excuses de la part des membres de la Chambre Syndicale, et veut croire que ces excuses sont réellement fondées.Après quoi LE PRIX COURANT 761 adresse tous ses remerciements à M.Ménard, qui a promis une épreuve photographique à chacun de nous.Nous trinquons encore et nous nous levons de table pour prendre le train de neuf heures quatre minutes.En arrivant à Paris, nous nous séparons enchantés de notre excursion et prenons rendez vous à l’année prochaine.Je pe puis terminer sans adresser nos plus sincères félicitations à M.Desroches, le Directeur des Voyages Economiques.C^&st beaucoup A^lui que nous devons d’avoir passé une journée aussi agréable.Dupkest.des aliments et un dépôt de grains compléteront l’ensemble.Tous ces oiseaux, dindons, oies, canards, exigent un parcours étendu où, conduits chaque jour, ils trouveut le principal de nourriture, ne recevant, ù la basse-cour, qu’un complément en graines variées.Nous rappelons à nos abonnés que le prix de l’abonnement est strictement payable d’avance._____¦ ¦ — —— ¦ ¦ ¦_ _ COMPTES-RENDUS CHAMBRE DE COMMERCE DE TROIS-RIVIERES AVIS A NOS ABONNÉS.Avec le numéro de ce jour, nous envoyons à nos abonnes de la campagne leur compte d'abonnement, auquel nous les prions de répondre sans retard par un envoi de la somme qui leur est réclamée.- I Nous prions également, nos abonnés de Montréal de réserver bon accueil à la visite de notre collecteur.BEVUE COMMERCIALE ET FINANCIÈRE BASSE COUR D’un caractère querelleur, les dindons exigeront toujours un emplacement spécial, isolé des autres oiseaux.Exposé au sud-est ou au sud, suivant le climat, établi sur un sol bien sec, leur logement sera chauffé, au besoin, pour les élèves très -délicats dans leur jeune âge.Lorsque la crise du rouge sera pas sée, devenus robustes, ils percheront sous un hangar attenant, les perchoirs disposés horizontalement sur une seule hauteur, évitant ainsi aux oiseaux de se salir mutuellement ; une épaisse couche de sable fin facilitera l’enlèvement des déjections et permettra de recueillir les oeufs.La cour annexée, sera bien saine et à l’abri des vents froids.Les paons ont les mêmes exigences que les dindons.Les oies demandent un local bien sec, bien aéré, un sol recouvert de litière sèche fréquemment changée, et un ensemble tenu très proprement.Un cours d’eau, ou à son défaut une mare bien aménagée où ces oiseaux aiment se baigner leur facilitera l’entretien de leurs plumes et aussi rendra leur santé des plus florissantes.Pour l’engraissement, après avoir été gavées, elles seront enfermées dans des compartiments très justes, où elles sont laissées jusqu’au prochain repas.Ces épinettes seront placées dans un lieu peu éclairé et de température constante.Les canards seront enfermés la nuit dans un local bien sec, bien aéré ; là quelques divisions isoleront les canes couveuses, une cour sera en communication avec la cabane.L’eau est indispensable aux canards et, à défaut d’un ruisseau, il faut établir des bassins leur permettant de s’ébattre.Une cuisine pour la préparation A l’assemblée générale de la chambre de commerce tenue le 7 août 1894, étaient présents : Mr.P.A.Drolet, vice-président, au fauteuil ; MM.T.E.Normand, Ls Brunelle, Ths Bournival, J.O.Malone, Ls.Badeaux, R.W.Williams, A.D.Ritchie, J.A.Gagnon, F.Valentine, L.E.Dufresne, P.V.Ayotte et J.A.Frigon.Le procès verbal de la dernière assemblée est lû et adopté.M.T.E.Normand attire l’attention de la chambre sur certaines plaintes formulées par les exportateurs et les agents des Compagnies de steamers, relatives aux charges imposées par la Commission du Hâvre de Trois-Rivières.Après quelques paroles d’explication de Mr.J.O.Malone et de M.Normand sur la nature de ces charges et les demandes faites par les exportateurs et les Compagnies de steamers,il est résolu, sur motion de M.R.W.Williams, secondé par M.Ths.Bournival, que le secrétaire soit autorisé à écrire à la Commission du Hâvre, exposant les griefs et les demandes des exportateurs et des Compagnies de steamers, et priant la Commission de bien vouloir prendre ces remarques en considération.Le secrétaire est aussi autorisé à écrire à la Commission du Hâvre de Trois-Rivières, relativement à certaines charges imposées sur le foin qui est traversé de Trois-RivièreB à Ste Angèle de Laval.Sur motion de M.Ls.Badeaux, secondé par M.J.Petitclerc : Il est résolu que la chambre de commerce fasse publier ses délibérations dans le Trifluvien.M.T.E.Normand donne avis qu’à la prochaine assemblée il fera une motion concernant les engagements de la Compagnie du Pacifique Canadien, vis-à-vis la cité et le port de Trois-Rivières en vertu de l’acte fédéral de 1891.Puis l’assemblée est ajournée au 21 courant.' Par ordre, Jos.A.Frigon, Àsst.-Sec.BONNE OCCASION A VBHTSRZI un COFFUK-FOUT (safe) absolument neuf, d'une marque bien connue-Avantage exceptionnel.S'adresser au bureau du Prix Courant, chambre 102, bâtisse New York Life.Montréal, 30 août 1894.FINANCES.La banque d’Angleterre regorge d’or, dont elle ne sait que faire ; elle a beau maintenir un taux d’escompte à 1 p.o.au-dessus du taux du marché libre, ses billets s’en vont et l’or rentre.Le fait est que l’abondance de capitaux et de numéraire devient une source d’ennuis ; on est trop porté à se lancer dans des spéculations hasardeuses lorsque le commerce légitime devient si peu productif.Le |seul moyen de relever le taux de l’intérêt serait de souscrire un emprunt chinois d’une centaine de millions.A moins de cela, on est condamné à voir les fonds se donner pour rien, devenir a drug in the market, comme disant les anglais.Le taux de l’intérêt, hier, sur le marché libre, à Londres, était de 9[16 à $ p.c.La banque d’Angleterre maintient son taux à 2 p.c.A New-York, on commence à constater de la demande de tonds pour les Etats de l’Ouest et du Sud, pour le mouvement des récoltes.Le trésor, en livrant aux banques des greenbacks pour répondre à cette demande, tâche de faire rentrer de l’or dans ses caisses.Le syndicat des distilleries a dû emprunter de fortes sommes pour payer les droits d’accise sur son stock de wiskey avant la mise en vigueur des nouveaux droits, mais ces sommes ont été empruntées principalement dans d’autres villes ; cependant, ces emprunts ont fait retirer des dépôts placés à New-York.Les prêts à demande restent à 1 p.c., les rêts à terme sont un peu plus élevés : elj à 2 p.c., pour courte échéance et de 3 à 4 p.c., pour longue échéance.Les effets de commerce sont escomptés à 3 ou 4 p.c.A Montréal, le marché des capitaux est tranquille, avec plus d’offres que de demande.Les prêts remboursables à demande se négocient à 4| p.c.auprès des banques d’émission et a 4 p.c.auprès d’autres institutions.Les olients réguliers en bonne situation obtiennent tout l’escompte qu’ils peuvent désirer, pour de bons billets endossés à 7 p.c.Le mouvement dès fonds par le canal des banques est dans la bonne moyenne des qaatre dernières années pour la même date.Le change sur Londres est encore plus facile.Les banques vendent leurs traites à 60 jours à une prime de 9J à 9§ et leurs traites à vue à une primo de 9J à 9|.Les transferts par le câble sont à 9| de prime.Les traites à vue sur New-York font de 1;16 à J de prime.Les 762 LE PRIX COURANT francs valaient hier à New-York 5.18} pour papier long et 6.17} & papier court.La bourse a été assez active, par moments, cette semaine, mais principalement snr les valeurs industrielles.Les banques n’ont en que quelques ventes.La banque de Montréal n’a pas eu de vente depuis lundi, jour où elle a fait 221.La banque de Toronto a été vendue aujourd’hui à 240} et la banque Molson à 167}.La banque des Marchands faisait hier 166 et la banque du Commerce 141.La banque d’Hoohelaga a encore été vendue 127 et la banque Ville-Marie 70.Les banques canadiennes sont cotées en clôture comme suit Vend.Aeh.Banque du Peuple xd 120 “ Jacques-Cartier.116 110 “ Hocnelaga.127 1264 “ Nationale «S “ Ville-Marie Le Gaz, le Riohelien et les Ohars Urbains ont donné lieu à des transactions très actives, surtout les derniers.Le Gaz est descendu, de 170 qu’il était lors de notre dernière revue, a 163}, dernier cours.La victoire qu’il a remportée sur la compagnie rivale a été payée par une diminution de prix qui fait peut-être croire à une diminution des profits nets.Le Richelieu que nous avions laissé à 81} a fait aujourn’hui 84} pnis 84} et enfin 84.Les Ohars Urbains ont étéles plus actifs de ia cote.Non seu- www Uiuo nuuuo UO 1C» vUlo.1TUU HOU* lementIls ont maintenu la hausse ac qnise, mais ils l’ont augmentée, ns ont mit jusqu’à 165} et olOturènt à 164} pour les anciennes actions et ils font de 149} à 160} pour les nouvelles.' Le Pacifique faisait hier 69 ; il eBt aujourd’hui à 67.Le Gable fait 141} après avoir fait hier 142.La Royal Electric est à 120, la Bell Telephone à 140}, le Télégraphe à 161}.La Montreal Ootton Co.a fait hier 131: la Merchants Manufacturing Oo.a été vendue lundi à 108.OOMMEROE.Les signes d’une reprise commerciale restent encore à l’étatde signes, mais ils augmentent en nombre, en importance et en étendue.La reprise, d’ailleurs, ne peut pas être soudaine, ces choses la ne vont pas par sauts et par bonds.Mais celui qui a la patience d’examiner la situation actuelle avec des yeux intelligents et exercés, ne peut manquer de constater qu’elle s’améliore un peu.Ne serait-oe que parceque l’on ne parle plus autant de la crise, paroequ’on se plaint moins de la dureté des temps parceque, voyant l’avenir sous des couleurs plus riantès, on a mis vigourensement l’épaule à la roue pour sortir du bourbier.Un effort d’ensemble, donné de tout cœur, par les gens de bonne volonté, peut faire beauooup en ce sens.La réoolte n’a pas encore oommencé sensiblement à se mouvoir; l’avoine apportée aux marchés par les cultivateurs est le seul grain nouveau qui ait encore ôté réalisé.Le foin nouveau n’est pas assez seo pour être pressé ; celui de l’année dernière attend que le prix dés marchés aux Etats-Unis soit établi avec les nouvelles conditions de tarif.Mais l’Industrie fromagère remporte un véritable succès, partout où elle est établie, les cultivateurs sont à l’aise, indépendants du crédit et maîtres de choisir leur temps pour disposer des autres produits.Le prix sans précédent obtenu pour le fromage d’août réjouit non seu- lement les patrons des fromageries, mais le commerce tout entier, y compris l’industrie et la finance.Alcalis.—Marché peu actif et Bans changement ; prix soutenus : potasses premières |4.00; (secondes $3.70; perlasses $6.60 par 100 livres.' Boia de construction.—La destruction du stock de bois de M.Booth à Ottawa diminue encore les existences disponibles aux scieries^et s’il survenait une demande un peu active, il est certain qu’une hausse serait faoile à établir.Mais pour le moment, les achats pour l’automne étant faits pour nos commerçants, qui n’ont d’ailleurs eu "besoin qne de peu de stock, et les Etats-Unis n’étant pas encore dansle marché, les affaires sont tranquilles et, conséquemment, les prix stationnaires.Anx dos de la ville, c’est toujours la même tranquillité qui règne.La demande pour la campagne commence à diminuer.Charbons et bois de chauffage^—Rien encore de changé dans les charbons durs, ni dans la houille.Le bois de chauffage sec eBt à peu près introuvable.Le.bois bûché l’hiver dernier tient tout le marché et se vend à des prix fermes.Cuirs et peaux.—L’exportation de notre place est fort légère en ce moment, et coipme les tanneurs -d’Ontario et de Québeo la tiennent bien approvisionnée, leB stocks dépassent de oeau-coup la demande.Les fabricants de chaussures n’achètent de petitesquanti-tés pour leurs besoins immédiats et ils sont les maîtres de la situation ; on est trop heureux d’accepter leurs prix, leurs conditions etc.Le plus souvent ils achètent en dessous du prix coûtant Pas n’est besoin, alors, de s’étonner qu’une crise menace l’industrie québec-quoise de la tannerie.Draps et nouveautés.—De belles indiennes américaines à bon marché, à très bon marché, même, viennent faire concurrence aux nôtres et les actionnaires denos compagnies de coton ne voient pas sans une certaine satisfaction les manufactures de Lowell fermées par suite de la grève de leurs ouvriers.La reprise des affaires aux Etats-Unis va mettre fin à cette invasion de notre .marché et nous rendre le contrôle de la consommation canadienne.Les lainages sont assez tranquilles, les ^fabriques au Haut Oanada ne voulant plus travailler que sur commandes, n’avaient que peu d’échantillons à offrir ; mais là encore, le tarif américain va probablement faire du changement.Nos' laines pouvant pénétrer aux Etats-Unis, ayant par conséquent un marché beaucoup plus large, seront payées nn peu plus cher, et, il faudra que les lainages se vendent aussi un peu plus cher.Le commerce de nouveautés, au détail, est un peu meilleur à la ville, mais il reste encore bien tranquille à la campagne.Les collections Bont passables.Épiceries—Le marché des thés est très excité.Il n’y a pas en ville de ligne de thé qui n’ait été haussée d’au moins 2}c par livre ; mais ce n’est rien auprès de ce qui va suivre, dit-on.On Earle couramment de 20 à 26 p.c.de ausse.Un correspondant du Commercial Bulletin de New-York, écrit que les thés de Formose ont haussé de 60 p.c.Nos lecteurs, tout èn se tenant sur la' réserve, ne se laisseront pas prendre en dépourvu.Les sucres sont très fermes à New-York où les granulés sont maintenant à 5c.Un mot en confidence pour nos leo* teurs : Les raffineries Redpath et 8t-Laurent vont fermer leurs portes la semaine prochaine, sous prétexte de réparation et de nettoyage des machines, mais en réalité, pour laisser écouler tont le stock actuellement disponible et augmenter les prix ensuite.Les raffi-neurs prétendent qu’ils perdent de l’ar- ' gent aux prix actuels—Ne le dites pas à personne.Les Birops sont également fermes ; les mélasses sont stationnaires.Quelques maisons ont commencé à coter les fruits secs à arriver, mais nous ne pouvons encore donner lçp prix.Un autre renseignement recueilli à travers les branches et quî fera une certaine sensation.On nous a laissé entendre que la combinaison des marchands de gros pour le pin dejruyper en fûts prend fin Bamedi prochain.Ce sera le temps d’acheter le gin à bon marché.Le saumon en boîte est coté à arriver à *120 pour la marque Lynx.Les premiers arrivages sont attendus dans une dizaine de jours.A noter anssi une baisse sur la lessive concentrée Greenbank, que l’on vend aujourd’hui à 8.00 la grosse et 70c.la douzaine.Fers' ferronneries et métaux.— Nous avons changé notre liste de prix du clou coupé, suivant le prix maintenant adopté par tout le commerce.Nous/"^ devons, en explication de ce que non/ disions la semaine dernière, ajouter que les maisons canadiennes qui avaient continué à facturer le clou à $1.90 se sont empressées de donner crédit à leurs clients pour la différence.Les marchands canadiens ne prétendent pas se laisser couper l’herbe sous le pied, par aucune maison anglaise, et ils ne sont jamais les derniers à conper les prix, quoique certains manufacturiers soient enclins parfois à faire des faveurs à leurs concurrents de langue anglaise.Nous notons également une baisse sur l’étain et l’acier.Mais nous croyons que cette baisse sera - de courte durée, car les prix eh Angleterre ont déjà recommencé à monter.Les fontes ont un mouvement normal, comme d’habitude à.cette saison où l’on fait des stocks pour jusqu’au printemps.Les prix sont sur la base de $19.60 à $20.00 pour la Summaries, à quai.Il y a une demande modérée pour les tôles et-ferblancs aux prix que nous oo-tons.A propos du clou, nous ne serions pas étonnés de le voir changer de prix la semaine prochaine, il doit y avoir, samedi prochain, une réunion des manufacturiers pour décider la question.Huiles,peintures et vernis_L’huile de pétrole est un peu plus active mais aux mêmes prix.Lee huiles de poisson sont stationnaires.L’huile de lia bouillie est en baisse de lo par gallon.Les peintures sont très fermes.Les verres à vitres ont monté de deux points en Belgique ; mais les prix de notre place sont encore les mêmes.Poisson.—Le marché du poisson n’est pas encore très actif ; il se vend cependant quelques petits lots de temps à autre à des prix fermes.Nous augmentons de 60o le prix de la morue sèche.Proÿuits chimiques.—Toujours de la fermeté dans le camphre, le soufre, le salpêtre etc ; mais il y a une baisse dans la sonde caustique.Salaisons.—Marché ferme Bur notre place dans toutes les lignes avec hausse à Chicago., LE PRIX COURANT 763 Revue des Marchés .Montréal, 31 août 1894.GRAINS ET FARINES MARCHÉS DE GROS Les marchés anglais sont fermes, quoi-qné sans beaucoup d’affaires, le commerce comme la spéculation, attendant des nouvelles plus précises de la récolte générale et s’intéressant surtout aux délibérations du congrès de .Vienne-congrès de négociants en blé de tous les pays d’Europe, guipasse en revue les rapports des récoltes et établit, pour la gouverne des marchés, les quantités probables de l’offre et ae la demande.Une dépêche de Londres du 27 août dit que les espérances qu’avait fait naître l’apparence de la récolte ont été détruites.par les pluies incessantes qui ont régné en Angleterre depuis quelques jours et qui ont presque ruiné la récolte.Mais ce n’est guère pour nous qu’un détail, la production anglaise indigène n’étant pas actuellement 10 ?.c.de la consommation.MM.L.Norman & Oie, de Londres, écrivent à la date du 13 août Depuis notre dernier rapport du 4 courant, le commerce de blé n’a fait preuve d’au-cuno animation ,• mais dès les premiers jours de la semaine, la hausse du maïs et la température défavorable ont produit une plus grande fermeté et ont amené de la demande pour les chargements à la côte qui.dans quelques cas, ont rapporté un prix un peu plus élevé.Aujourd’hui, cependant, sur les avis d’Amérique, les affaires ont été tranquilles et le marché clôture faible, les acheteurs s’étant rétirés.Le volume des transactions pendant la semaine a été très petit ; on a pavé les prix suivants, ?.i.f.La Plata, chargements à la côte, 18 à 19s 3d ; Australie, de 23 à 23s 6d.Les blés de Russie et de l’Inde, sont tenus à des prix trop élevés.Les blés américains sont aussi tenus trop haut pour le marché, mais les détenteurs paraissent disposés à faire des concessions.En blé dur de Manitoba le marché est tranquille.La seule vente rapportée est celle de 8,000 minots en route à 23s 9d c.i.f.et de 16,000 minots à expédier en août-septembre, à 23s 6d c.i.f.“ Orge.—En sympathie avec le maïs, l’orge est pins ferme, mais les acheteurs ne répondent pas à la hausse.Les nouvelles de l’intérieur sont que la pluie a fait beaucoup de dommages.Avoine.De fortes expéditions de Russie ont eu l’effet de baisser le marché et il a fallu accepter des prix plus bas.Pas de demande pour Pavoiue à expédier, En pois, pas d’affaires Les pois canadiens blancs sont offerts à 25s-6d c.i f.mais c’est un peu plus cher que les acheteurs ne veulent payer.7 “ Foin étranger en petite demande.Le foin canadien sain livré à Londres est coté £4 Pour future expédition, les vendeurs demandent £3 10s c.i.f., mais ne trouvent pas d’acheteurs.” Voici les quantités qui ont été rapportées aux congrès de Vienne, pour les pays en dehors de l’Europe : Indes anglaises.268,302,600 minots.Etats-Unis.390,000,000 “ Canada.63,000,000 “ Pour les pays d’Europe, en prenant 110 comme représentant la bonne récolte de l’année dernière, on donne le tableau suivant : Blé Orgo Avoine 100 93 96 99 94 98 107 107 105 120 100 116 117 110 106 82 97 86 87 90 90 67 40 40 87 92 112 102 100 102 100 100 106 100 100 95 102 102 Le rapport comprenant la Grande Bretagne a évidemment été donné avant les pluies signalées par la dépêche que nous citons plus haut.Le Marché Français du 11 août donne les détails suivants sur la situation du blé en France.‘‘Le temps a fait mine aujourd’hui de vouloir s’améliorer un peu ; il n'est presque pas tombé d’eau et le ciel commence à s’éclaircir.Il serait grand temps pour la culture que nous ayons une température plus clémente afin de permettre la rentrée des blés dans de meilleures conditions, car les craintnsdeviennent de plus en plus vives dans nos régions Nord et Ouest.“Le manque de siccité du grain nouveau continue à s’observer sur la plupart des marchés où des échantillons ont déjà été présentés et il en résulte une petite reprise de la demande pour les blés vieux, dont les cours sont un peu mieux tenus.’! - .Beerbohm cote les marchés français de province très tranquilles.Aux Etats-Unis, la récolte, à peu près terminée, est considérée comme équivalant à celle de l’année dernière, soit dans les environs mais un peu en-dessous de 400,000,000 de minots.Les arrivages aux principaux centres sont considérables ; la ‘’visible supply” a augmenté, la semaine dernière, de quatre millions de minots, tandis que les exportations sont très restreintes.La seule chose qui puisse soutenir et peut-être relever les cours, c’est la consommation qui se fait du blé par les animaux.Le blé d’inde, auparavant employé à cet usage, est plus cher que le blé.La récolte de blé d’inde était estimée audl août 1,600,000,000 de minots, soit cinq cents millions de moins que l’année dernière ; c’est-à-dire qu’il n’y en aura pas pour l’exportation.Les marchés de spéculation sont assez irréguliers, avec cours à peu près stationnaires.A Chicago on cote le blé sur août 52Jc ; sur septembre 53Jc ; sur décembre, 66Jc sur mai, 61|c.A New-York, blé sur août, 671c ; sur septembre 57|c sur décembre 60§c ; sur mai, 65|c.Les dépêchés de Manitoba n’ont encore signalé aucune gelée sérieuse, de sorte que l’on peut considérer dés à présent comme sauvée la magnifique récolte de blé —16,600.000 minots—de cette province.Les échantillons exhibés jusqu’ici sont classés No 1 dur ; de fait, la qualité est aussi belle, sinon plus belle que l’ahnée dernière.Le commerce de vieux blé est tranquille à Winnipeg, &SÂ8 il va falloir qu’il reprenne quelque activité si l’on veut, que le vieux blé fasse place au nouveau dans les élévateurs.Les cours livrables à flot, Port William, varient de 69 a 60c pour les acheteurs à 60 ou 61c pour les vendeurs.Dans le Haut Canada, le blé se vend tranquillement.Les meuniers paient de 61 à 62c livré au moulin.L’avoine est offerte de tous côtés et & bon marché; les pois sont assez bien tenus, l’avoine est en baissé.A Toronto ori cote: blé blano vieux, 64c ; blé du printemps.56o ; blé roux d’hiver, vieux, 54o ; pois vieux, 66 à 67c; do nouveaux, 66c ; orge à moulée, 39 à 40o ; avoine vieille, 27 à 28c ; do nouvelle, 25 à 26c.A Montréal, l’avoine est complètement tranquille, en gros.Les besoins de la consommation locale trouvent ce qu’il leur faut sur les marchés de détail et l’exportation étant nulle, la demande manque.Il n’y a eu que quelques ventes de chars d’avoine nouvelle d’Ontario à des prix équivalant à 33 ou 34o livraison à Montréal.On offre l’avoine vieille aux -cours de 36 à 36c sans trouver d’aohe-teurs.Les pois sont encore calmes, la récolte qui se fait en ce moment varie beaucoup ; à peine donnera-t-elle un rendement modéré, mais elle sera certainement supérieure à celle de l’année dernière.Pour l’exportation, qui en prend ohaque semaine quelques milliers de minots.les pois valent, ici, de 71 à 72o en entrepôt.L’orge aura certainement un meilleur mouvement cet automne en raison de l’abaissement du tarif aux Etats-Unis ; mais on ne perçoit encore peu de chose dans cette direction, la vieille récolte étant épuisée, et la nouvelle encore trop fraîche.Pas de nouvelles du sarrazin sur le marché.Les farines sont toujours ternes, sans vie.La boulangerie achète encore au jour le jour ; la campagne fait quelques achats de chars, mais ces commandes sont transmises directement aux moulins.Les farines d’avoine ont baissé de 10 à 16c par quart.Le son et le gru sont fermes ; la moulée est plus faible.Nous cotons en groB : Blé roux d’hiver, Oan.No 2.$0 00 à 0 36 Blé blanc d’hiver “ No 2.0 00 à " 00 Blé du printemps “ No 2.0 63 à 0 54 Blé du Manitoba No 1 dur.0 73 à 0 74 “ No 2 dur.0 71 à 0 72 “ No 3 dur.0 00 à 0 00 Blé du Nord No 2.0 00 à 0 00 Avoine.0 33 à 0 36 Blé d’inde, en douane.v 0 00 à 0 00 Blé d’inde, droits payés.0 68 à 0 60 Pois, No 1.0 82 à 0 83 Pois, No 2 (vieux).0 71 à 0 72 Orge, par minot.0 48 à 0 49 Sarrazin, par 60 lbs.0 46 à 0 48 8eigle, par 66 lbs.0 00 à 0 00 FARINES Patente d’hiver.$3 60 à 3 80 Patente du printemps.3 66 à 3 86 Patente Américaine.6 00 à 6 10 Straight roller.3 00 à 3 10 Extra.2 60 à 2 80 Superfine.2 50 à 2 60 Forte de boulanger (cité).3 46 à 3 60 Forte du Manitoba.«3 35 à 3 46 EN SACS D’ONTARIO Medium.$1 46 à 1 5Q Superfine.1 16 à 1 25 FARINE D’AVOINE Farine d’avoine» standard, en barils.4 40 à 0 00 Farine d’avoine granulée, çn barils.4 40 à 4 60 Avoine roulée en barils.4 40 à 4 60 MARCHÉ DE DÉTAIL - Il y avait encore beaucoup d’avoine nouvelle au marché de mardi ; et les 764 LE PRIX COURANT prix, en conséquence, ont été.faibles.On pouvait acheter à 76c la poche, à prendre tout le voyage ou bien à 80 ou 85c à prendre une ou deux poches seûlè-ment., En magasin, les commercants vendent l’avoine de 86 à 90 par 80 livres.Le blé-d’inde jaune des Etats-Unis fait 76c par minot, et le blano 80c.Les pois No.2 valent 76 o et les pois cuisants de 90 à $ 1.00 par 60 lbs.La graine de lin par minot dè 60 lbs vaut 90c à 11.00.¦ L’orge No.2 de la province vaut de (1,00 à.$1.06 par 96 lbs.La farine ae seigle vaut $2 par 100 lbs.La farine d’avoine vaut $2.20 à $2.30 par 100 lbs.-“-‘- BEURRE MARCHÉS ANGLAIS ».On écrit de Liverpool : - “ La demande reste tranquille pour le beurre du continent et les prix sont géné-râlement un peu plus bas.Pour lps beurres d’Irlande la demande est encore restreinte et les prix Bont plus faibles en sympathie avec les offres à expédier qui sont en baisse, le marché clôturant tranquille.Voici les cours : Danois extra fancy, 98s : seconds, 90 à 92s.” On écrit de Bristol : “ La température reste encore humide et variable et il y a encore abondance d’herbe aux pâturages.La fabrication dix beurre frais dans nos campagnes est considérable, et diminue la demande pour le beurre importé.Les marchés sont sans grandjchangement, mais peut-être un peu en faveur des acheteurs.Les crémeries canadiennes, pour livraison en septembre-ôctobre, sont en baisse de 2 à 4s par quintal.” MARCHÉ DE NEW-YORK.Les arrivages sont régulièrement absorbés par la demande looale, ce qui maintient le marché dans nne position ferme, pour les beurres fins de première qualité ; mais il y a accumulation de qualités secondaires et ces qualités Bont en conséquence faibles et difficiles à vendre.MARCHÉ DE MONTRÉAL L’exportation n’a rien fait cette se maine en beurre de beurreries et les fabricants commencent à se lamenter Le commerce local prend bien tout ce qu’il peut écouler, mais ce débouché n’est pas suffisant quoique la consommation en ville s’approvisionne presque exclusivement de beurre de beurrene.Les commerçants paient encore 19o à la campagne pour le beurre livré ohaque semaine ; mais pour le commencement d’août on ne veut donner que 18}, pour ce qu’il y a de mieux, et de 18 & 18}o pour le bon beurre oiyUnaire.Quant au .illeur peut obte- .* Jques acheteurs, d’autres n’en veulent paa^du tout.Les épiciers paient 20o à la tinette, et 19Jo par lots, pour le beurre d’août, 19c pour l’autre.Le beurre des townships se vend très lentement aux environs de 17c ici ; on le paie de 16 à 16c à la campagne.Le beurre de l’ouest est complètement sans vie.FROMAGE MARCHÉS ANGLAIS On écrit de Londres : ¦ “ Les commissionnaires en fromage canadien essaient de faire monter le marché en exhibant des oablegrammes ce que l’on attribue à -leur désir de vendre leur stock ; mais le marché n’y répond guère.Le fromage canadien fancy se vend 47s, le beau 46s, l’améri-caip, de 44.à 46s.” On écrit de Liverpool : “ Le fromage a pris un ton in peu meilleur, la demande de .la consommation accuse une amélioration considérable et les détenteurs demandent le plein prix.Le marché clôture ferme avec les cours des qualités fancy un peu en hausse.On cote: canadien extra fancy de 47s à 47s 6d.do des Etats-Unis 46s à 46s 6d.” On écrit de Bristol : “ Le cours des évènements en ce qui concerne ce marché déroute les importateurs.La .demande de la consommation ne dépasse pas—si elle atteint—la .moyenne ; les détailleurs en général, n’achètent pas de fortèB quantités ; de fait, on dit qu’ils'n’achètent pas autant que de coutume ; et malgré cela, les prix e.' i.f.ont considérablement augmenté, surtout pour les livraisons futures.Les importateurs n’achètent que prudemment.Les cours pour le disponible sont de 45s 6d à 47s, pour les meilleurs fromages canadiens avec les Etats-Unis à ls de moins.” 7- '• MARCHÉSTDES ETATS-UNIS Canton, N.Y., 26 août.—Au marché, aujourd’hui, 2600 meules ont été vendues & lOo ; 200 meules à prix secret.On a vendu 360 tinettes de beurre à 21c.Ogdenaburg, N.Y., 26 août.Il y avait en vente aujourd’hui 1372 meules.Les enchères ont été assez actives : 569 meules ont été vendues à 10} et 264 à 101]16.Watertown, N.Y., 26 août.— A la chambre de commerce, samedi, les ventes de fromage ont été de 4000 meules : prix du marché 10c.Utica, N.Y., 27 août.—Au marché d’aujourd’hui, on a vendu : 68 meules à 9}c, 3,810 à 9|c, 1440 à 9|o, 3,798 à 10c, 40 à 10}c.Il a été vendu aussi 115 tinettes de beurre de crémerie, entre 22} et 23}.Little Falla, N.Y., 27 août.— Ventes de la journée - 110 meules à 9}c,1114 à 9|o, 4.709 à 10c, 390 à commission.Beurre : 78 tinettes de crémeries de 21 à 22c, 26 de beurre de ferme, de 20 à 22c.MARCHÉS D’ONTABIO London, 25 août.—Les 'fromagers ont pris congé aujourd’hui ; en conséquence il n’y a pas eu de marché.Belleville.28 août.—Au marché au jourd’hui, il n’y avait que onze fromageries représentées, les autres ayant passé contrat pour la production de la fin de la saison.On a mis en vente 720 fromages blancs et 100 colorés.Le prix de 10}c a été offert et refusé, la plupart des fromagers parlant de vendre par contrat la fin de la saison.Les marchés qui se tiennent d’otdi naire le mardi, ont été ajournés à la semaine prochaine.Woodstock, 29 août.— En vente 2600 fromages, première quinzaine d’août.Les vendeurs demandent 10}c, les acheteurs offrent 10} à 10jjc pas de vente.Napanee, 29 août.—En vente, 385 fro mages blancs et 1,600 colorés ; ventes, 66 à 10}c.MARCHÉ DE MONTRÉAL Le Haut Canada n’ayant presque plus d’herbe pour nourrir ses vachoa laitières et voyant sa fabrication de fromage diminuer considérablement, re fuse de vendre ou exige des prix très élevés ; de sorte que c’est encore avec notre fromage de Québec que les exportateurs sont obligés de remplir leurs commandes et, naturellement, on le leur fait payer le prix.Depuis quinze ; ours, le prix de notre fromage est monté de près de le par livre, malgré âue la cote à Liverpool n’ait monté que e 2s par 112 livres.Et il n’y a pas de difficulté à le vendre.*• Il se vend comme de la galette chaude,” nous disait un commissionnaire.Lundi, au quai, il y avait en veute environ 4,500 meules, qui se sont vendues de 10} à 10}c ce dernier prix n’étant payé que pour des lots spéciaux de choix; mais dès mardi et à venir jusqu’à aujourd’hui, 10} a été le prix régulier payé pour le bon fromage blanc ou coloré: Le marché restant ferme et actif, il y a tout lieu de croire, que le mouvement de hausse n’est pas terminé et on peut raisonnablement espérer avoir un peu plus cher encore sinon lundi prochain, an moins dès lë second lundi de septembre.Voici les exportations de la semaine : Par Pour Fromage Beurre Numidian.Liverpool.2,94f> .Vancouver.“ 6.361 .Lake Ontario.-, 3,563 40 Mariposa.“ 2,030 .Sarmatian.Glasgow.982 184 State of Georgia Glasgow.1,520 210 Monte Videan.Londrès .21,602 100 Escalona.“ 1,598 184 Toronto.Bristol.9,031 64 Bengore Head.“ 2,149 .Totaux.60.781 772 Sem.oorresp.1893 .24,951 1,138 EXPORTATIONS JUSQU’A DATE : ' 1894.867,037 3,995 1893.779,899 26,462 ŒUFS Les arrivages des provinces maritimes ayant cessé et ceux d’Ontario n’étant que normaux, la situation du marché s’éclaircit et les prix sont un peu mieux tenus.L’exportation pour l’Angleterre a repris son cours ; mais les expéditions aux Etats-Unis n’ont encore lieu qu’à titre d’essai.Nous cotons ici de 9} à lOjc pour les œufs mirés, suivant quantité.MIEL ET CIRE Le miel coulé de trèfle blanc vaut aujourd’hui de 8 à 9c la livre.La cire vaut toujours de 26 à 30c._ POMMES DE TERRE A Boston, on cote les pommes de terre : des environs, choix $1.60 à $1.76 le quart ; de l’est, $1.50 le quart ; Roses et Houlton, 45 à 48c le minot ; Hebrons, 48 à 50c ; New Hampshire 40 à 45c.A Montréal, il n’y a encore qu’un marché de détail pour les pommes de terre, qui Be paient de 60 à 65c la poche.- FRUITS Marché toujours libéralement, approvisionné et prix faciles.Lçs raisins canadiens ont fait leur apparition, mais quelques paniers ont été cueillis trop verts.Pas de changement de prix pour les fruits exotiques., FOIN PRESSÉ ET FOURRAGES A Boston on cote : Choix'à fancy en grosses - balles.,$1610 à $16 60 Choix à fancy en petites , balles./.14 50 à 15 50 Beau à bon.13 00 à 14 00 LE PRIX COURANT 765 Pauvre à ordinaire.10 00 à 12 00 Mêlé.9 00 à 10 00 Paille de seigle.11 00 à 12 00 “ .d’avoine .9 00 à 10 00 Arrivages de la semaine 132 chars de foin et 42 chars de paille ; semaine précédente 137 chars de foin et 63 chars de paille.Sur les arrivages de la semaine, il y avait 31 chars pour l’exportation.Le surplus de foin a subi quelque diminution pendant la semaine écoulée, mais il y a encore beaucoup de foin sur les voies de garage.Il y a au Canada beaucoup de vieux foin tenu en disponibilité pour le moment où le bill du tarif deviendra loi, pour avoir le bénéfice de la réduction des droits: Nous nous attendons, par conséquent, à de forts arrivages cette semaine.La demande est bonne pour le foin aux prix cotés.Les foins No 2 et moyens sont terneB.(Circulaire de MM.Hosmer Robinson & Cie, de Boston).A Montréal, le marché ponr l’exportation par voie de New-York conserve nn peu d’activité ; mais le foin est tout chargé anx points de concentration snr les rivières et canaux, de sorte que les localités de l’intérieur éloignées des voies navigables, n’ont pas l’avantage de cette exportation.Pour les Etats-Udis, il a du y avoir de fortes expédi tions ponr boston ces jours-ci, en consignation Les affaires ferme sont pins hésitantes Les acheteurs font des offres anx anciens prix moins les (2:00 de réduction snr les droits : les vendeurs au Canada consentent bien à nne réduction, mais ils voudraient au moins partager le bénéfice de la réduction des droits.Dans cés conditions, les affaires traînent et, sauf pour les commandes reçues avantle changement du tarif, les expéditions sont retardées.Il faudra probablement attendre quelques jours pour voir l’effet produit sur les cours des marchés de Boston et de New-York, et l’on se basera sur ces cours, une fois établis.Les prix des fourrages en détail sont sans changement.Nous cotons au détail A part du commerce des farines et grains eto., que nous faisons, nous nous occuperons aussi à l’avenir de la vente à commissions des produits agricoles de toute sorte, qui nous seront confier par Mrs.les commerçants de la ville ou de la campagne, une avance libérale serait faite en recevant les marchandises.E.Durocher & Cie, 97 Commissaire.VIS DE FAILLITE ( DANS I.'aKKAIRE DE HORM.DAVID,, Marchand de chaussures, No.1111 rue Ontario, Montréal, failli.Los soussignés vondront par encan public, en bloc, il leurs salles, N’o.89 ruo St-Jacqucs, Mere-edi, le S Septembre 1894.à II brs a.m.L'actif mobilier appartenant il la faillite et consistant.en : Un stock du chaussures bien assorti et se montant, d'après l'Inventaire, à.$1,591 29 Garnitures du magasin.98 10 Dettes de livres suivant liste.69 85 $1,760 51 Le magasin No.1111 rue Ontario, sera ouvert, mardi, le 1 Septembre, pour insp.’ction.l*our plus nmples informations, s'adresser il CHARLES DF.SMARTEAU, curateur, 1598 ruo Notre-Dame, Montréal.MARCOTTE FRERES, Kncanteurs.i VIS DE FAILLITE * Dans l'affaire do RANGER A CIE.Marchands do meubles, No 1165 rue Ontario, Montréal, faillis.I-æs soussignés vendront par encan public, en bloc, sur les lieux.Vendredi, le 7 Septembre 1891.A 11 brs &.m., L'actif mobilier appartenant (i la faillite des susnommés, comme suit, savoir : Lot No 1—Stock de nu-nbles se montant, d'après l'inventaire à.$ 983 11 Lot'No 2—Fixtures, comprenant un coffre fort, 1 desk garde-soleil, etc.102 25 Lot No3—Roulant, comprenant un cheval, un express, buggy, harnais, utc .120 00 Lot No 4—Les dettes do livres suivant liste, seront, vendues séparément.1,671 50 Ls magasin Kern ouvert jeudi, le 6 septembre, pour inspection, l'onr toutes autres informations, s’adresser é , , , CHS.DESMARTEAU, Curateur, .No 1598 rue Notre-Dame.MARCOTTE FRERES, Encantcurs.Foin pressé No 1, la touue 8 00 à 0 00 do do N o 2 do .6 50 à 7 00 do do No 3, do .0 00 il 00 00 Paille vieille do .3 60 à 4 60 Moulce.extra la touue 21 00 à 22 00 do No 1 do 20 00 à 21 00 do No 2, 00 00 à 19 00 Uru blano do 00 00 à il 00 do No 2, do CO 00 à 20 00 do No 3, do 00 oo à 19 00 Son (Manitoba) do 00 00 â 00 00 do (Ontario) do 16 50 à 17 00 do au char 15 50 à 16 00 Blé-d’inde jaune in .ulu 00 00 il 23 00 Farine de blé-d ’inde, granulée 100 lbs 1 7 0 i 1 75 Farine de ble-d ’liiüe commune 100 lbs.1 20 à 1 25 Blo d’iude broyé la touue 00 00 à 24 00 MARCHÉ AUX BESTIAUX Il y avait lundi, aux abattoirs de l’est.Bêtes à cornes.450 Moutons et Agneaux.300 Veaux.50 Nous pouvons donner les prix suivants comme prix moyens : Bétail ponr exportation la lb.3j à 3§c Bêtes à cornes, 1ère qualité la lb.3j à 3|c “ 2e “ “ 2i à 3 c “ 3e “ “là 2Jc Moutons.“ 3 à 3Jc Agneaux la tête.(2.25 à ( 3 50 Veaux.la tête (2.00 à ( 6.00 Porcs sur pied,'les 100 lbs.(6.60 à ( 6.60 AVIS DE FAILLITE DANS I.'AKKAIRE DE THEODORE DELORGE, Pcintro-décoralcur, No 4105 rue Sle-Cntherinc, Montréal.Failli.Les soussignés vondront par encan public les immeubles cédés par le failli, savoir lo.A la porte du bureau du Contrôleur de la ville de la Côte St.Antoine, mardi, le 25 Septembre 1891, à 10 heures a.m.un lot do terre situé Avenue Elm, dans la Côte St Antoine, connu et désigné au p au ofliciel et au livre do renvoi de in dite ville de St.Antoine sons le No 134 du cadastre, subdivision No 375, mesurant 25 pieds sur l'Avenue Elm par 108 pieds de profondeur, sans construction dessus érigée.2o.A la porte do l'Eglise Notre Dame do Grilco, mardi, le 25 Septembre 1894, à midi, une étendue de terrain de la contennnce de six lots, siluéoâ Monklands, paroisse do Notre Dame do Grâce, connue et désignée au plin officiel et au livre de renvoi de la municipalité de Notre Dame do Grâce -0U8 les numéros de cadastre 1, 2, 3, 4, 47 et 18 (un, deux, trois, quatre, quarante-sept et quarante-huit mesurant en superficie 49 000 pieds plus ou moins sans maison ou autre construct ion dessus érigée.3o.A la porte de l'Eglise do lu p-irotsse St-Lau rent, comté Jnrques-Cartior,mardi le 25 septembre 1891 à 4 heures p.m.un lot do terre situé Avenue O'Brien, paroisse de St, Laurent, comté Jacques-Cartier.connu et.désigné au plan officiel et au livre de renvoi de la dite paroisse de St.Laurent sous le numéro de cadastre 242, sudi vision 62, mesurant 40 pieds de front sur l'avenue O'Brien par 82J pieds dq profondeur sans construction mais avec clôture.Les dits immeubles seront vendus suiets à toutes hypothèques, taxes cl autres chai-ges au jour et à la date de la vente.Pour toutes autres informations, s'adresser à —' BILODEAU & RENAUD, curateurs, 15 rue 8t Jacques, Montréal MARCOTTE FRERES, Encantcurs.Renseignements Commerciaux " DISSOLUTIONS DE 80CIÈTÉ6 Montréal.— Racicot & Quévillon, ‘ forgerons.Delphis Turcot & Fils, entrepreneurs.J.Abel & Fils, épiciers.A.Bastien & Oie, épiciers.A.Desjardins & Oie, tabacs etc.'.N, J.Holden & Oie.huiles etc.Calgary Terr.—Maloney & Johnson, instruments aratoires.Lawrence Station.ÛDt.— Norton & Rorke, magasin général.- .Pointe anx Trembles (Hoch.) Q.— Collerette dt Tessier, entrepreneurs.Toronto.—Qreene, McLaren & 06., chaussures en gros.St Henri de Montréal.— Gagné & Lavoie, manufacturiers de portes et châssis.NOUVELLES 80CIÉTÉS Montréal.—A.Bastien & Oie, épiciers ; Augustino Racine, épouse d’Alphonse Bastien, seule.District Telegraph Co.; John Murray, seul.The Taylor Medioine Co.; Maurice Hlndle, seul.Wm.Richmond & Oo., restaurant; Dame Annie Baker, épouse de Wm.Richmond et John W.Hillard.M.O.Yale, modiste; Marie Oharette, épouse de Geo.Henry Yale.N.J.Holden & Oie, huiles, etc.; Norman J.Holden, gérant et Geo.E.Muir, commanditaire.Tressider & Wood, entrepreneurs'; John J.Tressider et John G.Wood.H.P.Labelle & Oie, meubles ; Dame Marie Duchesneau, seule.Dme J.Labelle, modiste ; Pomélia Parent, épouse de Joseph Labelle.Roony et Albers, bourreurs; Patrick Roony et Wm.Albers.Québec— Job.Oarbonneau & Frère, sculpteurs.Jos.Oarbonneau & Michel Oarbonneau.G.Tremblay & Cie, cordonniers.Geo.Tremblay et Jos.Bergeron.DÉCÈS.Drayton, Ont.—James Northgreaves, hôtel, décédé.Hamilton, Ont.—D.H.Gonld, chaussures, décédé.Port Arthur.Unt.—R.J.Inglis, eaux gazeuses, décédé.Toronto.— Edward Lawson, thés et chocolats, décédé.Halifax, N.E.—Jos Quinn,restaurant, décédé • St Jean, N.B.Fred Blackadar, vaisselle ; décédé.- FONDS EN VENTE Ottawa, Ont.—A.Workman & Oie, ferronnerie ; fond annoncé en vente.Montréal— Bazinet & Desliôres, nouveautés, ; vente aujourd’hui.J.M.Martin, restaurant ;en vente sur soumissions.P.Rivard & Oie, hôtel ; en vente aux enchères.Hormisdas David, chaussures ; vente aux enchères le 6 septembre.Perth, Ont.—John McMaster, magasin général ; vente aux enchères le 6 sept-.embre.* Toronto.—J.Eaton & Co, nouveautés et confections, vente sur soumissions.Brussels, Ont.—Maria Hoore, modiste etc., offre son fond en vente." 766 Thessalon, Ont.—0.H.Stibbs, hôtel, en vente.PONDS VENDUS .Wellandport— Alex.Makeague, sellier : fond vendu & Mathew Ball.Woodstock.— The Bain Wagon Oo ; vendu à John McKellar.Montréal.—O.Deslauriers, buvette ; vendu à Qeo.F.Moore.Phillips & McGovern, nouveautés ; fond vendu à 55c dans la piastre.Bowmanyille, Ont.— Mme.Hyslop, boulangerie ; fond vendu il Fred.Olarke.—Vancouver, 0.A.— P.Oaiey, hôtel ; Freeman & Ooté, successeurs.Fergus.—Fred.Armstrong, épicier ; vendu à Harry Mitchell.INCENDIES.Paria Ont_Gillies Bros, bois et char- bon, dommages.Brandon Man.—Alexander, Kelley & Oie, moulins à farines etc, incendiés.Winnipeg Man.—Northern Elevator Oo; élévateur incendié, assuré.Victoria.— J.T.Burrows, tailleur; dommages Joseph Marymont, confections ; incendié.Bryanstori Ont.—R.8.Beattie, magasin général, inoendié.Oahawà Ont.—F.W.Brooks,marchand tailleur ; incendié.Cornwall Ont.—G.R.Phillips, ferblanterie ; dommages, aBSjuré.Ottawa.— John R.Booth, scierie ; stock de bois incendié.Little Ola ce Bay.—Mrs- McPherson, nouveautés; incendiée, assurée.' Coverdale N.B.—0.A.Steeves, soierie; incendié.Durham.—N.G.& J.MoKechine, magasin général et moulin ; dommages.Peterboro.—W.Collins & Oo, épioiers; incendiés.Toronto.—W.Lander & Co, malles, etc-, dommages ; assurés.NOUVEAUX ÉTABLISSEMENTS.Virden, Man.—James Morrison, ouvre une banque privée.Montréal.—Joseph T.Abel, épicier ; A.P.Tippet & Oo, agents de manufactures.Toronto.—B.H.Greene & Oo, chaussures en gros.DEMANDES DE SÉPARATION DE BIENS St-Vincent de Paul— Mme Mathilde Gagnon, épouse de M.Emmanuel Au-clair, marchand.' Montréal— Mme Marie Désormeau, épouse de M.Jérôme Lecompte, commerçant.Mme Marie Brien dit Durocher, épouse de M.Jean-Baptiste Malepart.Mme Corinne Leblanc, épouse de M.Isidore Boileau, commis.St-Henri de Montréal.—Mme Alzlre Oharest, épouse de M.Phiiias Dufresne, photograpne.DIVIDENDES DE FAILLITES Lachine.—Roch Michaud (Gougeon & Michaud), failli ; premier dividende de 25 p.c.payable à partir dull septembre.John McD.Harris, curateur.Montréal.—Théo.Delage, failli; premier dividende payable à partir du 8 septembre.Bilodeau & Renaud, curateurs.Fréchon & Oie, faillis ; premier dividende payable à' partir du 20 septembre.Kent & Turcotte, curateurs.Théo.Geoffirion, failli ; premier divi- , LE PRIX COURANT dende payable à partir du 11 septembre.Chas.Desmarteau, curateur/ .* Huntingdon.— Boyd & Oie, .faillis ; dividende sur Vente d’immeubles, payable à partir du 6 septembre.W.S.MacLaren, curateur.CURATEURS Bic.—Madame Nap.Ouellet, faillie ; Henry A.Bédard, curateur.St- Valentin, — Ohas.Hubert & fils, faillis ; H.St-Mars & O.N.E.Boucher, curateurs.Cyrille H.Hébert, failli ; H.St-Mars et O.N.E.Boucher, curateurs.Montréal.— J.E, Painchaud & Oie, faillis ; Kent & Turcotte, curateurs.Philip Henry, failli ; Wm.Alex.Caldwell, curateur.A.Turcotte & Oie, faillis ; Kent & Turcotte, curateurs Hiram Friedam, failli ; Radford & Walford, curateurs.FAILLITES QUÉBEC Montréal.— Oompanio (Marie Fortin veuve L.H.Oompain,) resiaurant ;de-mande de cession et assemblée de créanciers., N.H.Thibault & Oie.(Marie-Louise Orevier épouse de Nestor Henri Thi-banlti, marchands de bois ; demande de cession.Pierre Lemieux, hôtel, cession ; passif environ $5,000.Assemblée des créanciers le 5 septembre.Thomas L.Clark, manufacturier, cession ; passif environ $29,000 ; assemblée des créanciers le 5 septembre.Ouban Oigar Oo.(Ernest Felloy et John Lavine), cession ; passif environ $12,000 : assemblée des créanciers le 5 septembre.George Eady, vaisselle, cession ; passif environ $10,000.Assemblée des créanciers le 4 septembre.St-Henri de Montréal.—Louis A.Picard, nouveautés, cession ; passif environ $4,500.Assemblée des créanciers le 4 septembre.ONTARIO Hamilton.—Herbert Gosnay, matelas ; cession à D.Blakeley.J Paisley.—RoBina Alt, magasin gé aérai ; cession à J.B McOallum.Toronto.—The Toronto Lumber Manufacturing Oo ; cession à G.M.Gardner.Geo.Williamspn, épicier ; cession à R.Tew.V Wm Greig, provisions ; cession à Z.Gallagher.North Bay.—Bunyan & Flannery, magasin général; cession à John Ferguson.Cornwall—A.Blanchard, nouveautés, cession.Shelburne.—James Dick, magasin général' ; cession à D.Blakeley.Stayner.—C.J.McRae, magasin général ; cession à Henry Barber & Oie.Amprior.—Alex.Meuzies, pharmacie, cession., Brantford.—W.J.Adams, entrepreneur ; cessiou à Ohas.E.Oies.Quelph.—Galbraith & Oo, bonneterie ; cession à Ohas.L.Dunbar.ONTARIO Niagara Falls-—J.Jarvis, épicier ; cession à H.S.Stephens.Walkerton,'—Robert Lockhart, manufacturier : cession à O.W.StoveL Cornwall.—Henry E.Larine, [boulan-1 ger ; cession à D.E.McEntyre.Wiarton.—M&ry A.Pettman, épicier ; cession à Jos Patterson.MANITOBA ET TERRITOIRES Wawanesa.—Richard Harry, cordonnier ; cession.COLOMBIE ANGLAI8E.Nanaïmo.—Hirst Bros, magasin géné- -ral ; cession.NOUVELLE ECOSSE Porters Lake.—Cas.A.B.Purdy, bois de sciage ; cession.NOUVEAU BRUNSWICK.Campbellton.—W.A.Mowatt & Oie, magasin général ; cession & J.O.McKenzie., EN DIFFICULTÉS Campbellford, Ont.— Success.E.G.Burke, boîtes en papier; etc.Assemblée (^créanciers.Montréal.— Excelsior Printing Oo.offre 20 p.c.à ses créanciers.- CONCORDATS Tremblay, Q.—Henri Côté, magasin général ; concordat & 50 pour cent.QHS.DESMARTEAU Comptable, Auditeur et Commissaire No 1598 nie Notre-Dame.SPÉCIALITÉ 2 REGLEMENTS D’AFFAIRES DE FAILLITES.BILODEAU & RENAUD Comptables, Auditeurs et Commissaires, No.15 rue St - Jacques, Montréal.Spécialité : Règlement des AflUres de Faillites.Téléphone 2003.F.VALENTINE COMPTABLE U LlflDITEO» DE FAILLITES TROIS-RIVIERES.Renseignements confidentiels donnés an commerce.NAP.MATTE, Comptable, Auditeur et Liquidateur.BUREAU 2 * ' Bâtisst^cU la Banque Nationale, 75 RUE ST-PIERRE, BiSSE-YMIJ QUEBEC.Tél.Bell,'bureau, 73L ' TéL Bell, résld-, 878.Spécialité:—REGLEMENTS DE FAILLITES.ROMEO PREVOST & CIE Comptables Auditeurs, Liquidateurs et Fidéi-Commiasalres.SPÉCIALITÉ DE COLLECTIONS Bâtisse Hew York Life, CHAmBSia&.81i MONTERAI- 767 .LE PRIX GOURANT BOURSE DE MONTREAL.Cotes de MM.L.J.Forget & Oie, Courtiers, 1715, rq^Notre-Dame, à Montréal.SKMA1NK.DU 21' Août au 31 Août Clotuke du 30 Août 1891 Capital.Pair des Va- leurs.Capital versé.Réserve.Plus haut.Plus bas.Vendeurs.Achotours Aohotours BANQUES.Bank of Montréal'.Ontario Bank.,.Bank of British N.America Banque du Peuple.Molson’s Bank.Bank of Toronto.Banque Jacques-Cartier.Merchant’s Bank.,.6,000,000 345.000 1.333,333 600.000 ¦Merchant’s Bank of Halifax Eastern Township Bank_____ Quebec Bank.T.Banque Nationale.510.000 650.000 550.000 30,000 250.000 Union Bank.Canadian Bank of Commerce Banque Ville-Marie.6,000,000 Banque d’Hochelaga.; Ottawa Bank.250.000 CHEMINS DE PER.Canadian Paclflo.Duluth SS.St Atlante.do do F Montreal Street Railway .000,000 10,000 000 2,000.000 TELEGRAPHES, Etc.Commercial Cable____x-d.Montreal Telegraph.x-d Bell Telephone Co.x-d.2,000.000 2.500.000 DIVERS.Montreal Gas Co.x-d Royal Electrlo.Intercolonial Coal Co.do p North West Land Co.1.000.000 500 000 1,400,000 Canada Paper Co.Montreal Loan & Mortgage C Guarantee Company of NT A.Diamond Glass Co.Richelieu St Ontario Nav.Co.500,000 500,000 304.600 500 000 1,350.000 CUES DE COTON.Montreal Cotton Co.Canadian Col.Cotton Mills.Merchant’s Manf g Co.Dominion Cotton Mills.1.000.000 3.000,000 1,000,000 3.000.000 OBLIGATIONS.Bell Telephone Co.Bonds.Canada Central Bonds.Champlain St St.Lawrence Bonds Pacific Land G rant Bonds.Colored Cotton Mills Bonds.Dominion Cotton Mills Bonds.Li BANQUE DU PEUPLE.The JAMES ROBERTSON Co.,limitée PEINTURES PREPAREES DIVIDENDE 116.Les actionnaires do la Banque du Peuple sont par les présentes notifiés qu’un dividende semi-annuel de buis et demi (3j) pour cent pour les six mois courant a été déc’aré sur le fonds capital, et sera payable au bureau de la banque, Lundi, le troisième jour de S ptembre prochain et les jours soi-vanta.Le livre de transfert sera fermé du 15 au 31 Août inclusivement.• Par ordre du bureau des directeurs, J.a BOUSQUET, Montreal, *7 juillet 1894.Caissier.Marchands de METAUX et Fabricants de TUYAUX en PLOMB Coudes en nlomb comprimé, PLOMB DE CHASSE, Mastic, BLANC DE PLOMB.Spécialité de l'en-velope des FILS ELECTRIQUES recouverts de Plomb : aussi SCIES RONDE», SCIES A MOULINS, GODENDARDS et autres scies.Bureaux: 144 RUE WILLIAM Usines : coin des rues William et Dalhousie MONTREAL.Marque de “ ISLAND CITY ” Commue., , t .«rte que, s’il y _____.naritime, les cuiras- Peinture à Plancher*]0114 obli«é8 de 86 tenir à es de ce canon et de lancer en 12 hrs.P en papier No.1.—4 doz.à la caisse.2 40 2.-6 “ .0 80 3.-4 “ .0 45 10.-4 “ .2 10 12.-1 “ 0-70 Poissons.Harengs Shore.; .1 brh^O 00 ¥û0 “ .) brl.0 00 0 00 Labrador.brl.0 00 6 25 tt ‘‘ ¦.••)b.0 00 0 00 Harengs Cap Breton.brl.0 00 5 60 „ .“ )brl.0 00 0 00 Morue sèche.owt.4 75 5 60 ! No 1 en quart.lb.0 00 6 60 ! No 1 large quart.qt.0 00 0 00 “ No 1 Draft lb.0 00 0 00 Morue désossée.lb.6 00 6 50 Poisson blanc lao Snp.) brl 0 00 0 00 Traite des lacs.iqt.000 0 00 Saumon labrador., -brl.0 00 13 00 Saumon do .)brl.0 00 0 00 Maqüereau No 1.brl.0 00 0 00 ____“_____No 2.brl.0 00 0 00 _ “ r, ,No3.v.brl.0 00 0 00 Saumon ColombieA.) brl 0 00 6 60 do do baril 0 00 12 00 Anguille.lb, 0 00 0 00 Produits de-la ferme.! (Prix pay it par let ipleiert.) Beurre.Townships frais.“ .016 017 ’’ 2de quai.•- 0 15 0 16 De lOuest.“ 0 14 0 15 -Rouleaux.“ o 00 0 00 Beurre de beurreries frais.*' 0 19 0 20 Fromage.~r‘ De l’Ouest,.la lb.0 10 0 lô) De Québec,.“ 0 10 0 1C) Petites meules.“ 0 10-1)10) Œuft.-‘— -s— Mirés à la caisse.0 10 0 10) Non mirés à la oalsse.0 08 0 09 Birop et sucre d’érable.Sirop d’érable en qrts la lb.' 0 04 0 06 “ en oanistre.0 60.0 65 Sucre.lalb.0 05 0 08 Miel et aire.Miel coulé.la lb.6 05 0 07 Miel blanc nouveau “ 0 08 0 08) Miel en gateaux.’’ 0 08) 0 14 Cire vierge.V.7.“ 0 26 0^7 Bis._ ., , sacs ) sacs poches ) p.J.1 à 4 sacs.3 95 4 00 4 05 4 10 69 390 395 400 4 05 10 24 385 390 395 400 25 et plus.3 80 3 86 3 90 3 95 B.14 4 sacs.3 45 3 50 3 55 3 60 6 9 3 40 3 45 3 60 3 65 10 24 335 340 345 360 25 et plus.3 30 3 35 3 40 3 45 Bnglith tip le.En sacs de 260 lbe.1 Prix en gros 1 à 4 sacs.3 30 6 9 .3 25 WM, .820 Riz ” Crystal "-1 En sacs de 25 lbe.le sao, 1 35 ’’ 60 ’’.ir*.” 2 60 Salaisons, Saindoux, etc.Lard Canada Short Cut Mess
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