Le Prix courant : journal du commerce, 14 décembre 1894, vendredi 14 décembre 1894
LE PRIX COURANT __________ REVUE HEBDOMADAIRE__________- .» Du Commerce, de la Finanee, de l'Industrie, de la Propriété Poneière et des Assurances — & VOL.XY MONTRÉAL, VENDREDI 1-1 DÉCEMBRE, 1894 No 15 Certains annonciers ont leurs journaux favoris, de même que certaines personnes ont leurs histoires favorites, mais ces journaux favorisés ne sont pas toujours les favoris des lecteurs.En 12 flois_____ LE PRIX COURANT a augmenté son tirage de 1000 à au-delà de 2260; n’est-ce pas là une pr uve qu’il est le favoris des lecteurs ?Il n’y a rien d’étonnant à < ela, car le lecteur qui veut se renseigner sait qu’il peut dépendre sur les informations commerciales que nous donnons.De meme l’aunoncier sait exactement à quoi s’en tenir en nous donnant un contrat d’annonces, car chaque semaine nous donnons le chiffre exact de notre tirage.Semaine du 7 Décembre 225?abonnés réguliers 2257 dont 622 à Québec.Nous ne saurions trop attirer votre attention' sur l’importance qu’il y a pour un annoncier d’insister pour que le journal qui sollicite son annonce justifie au préalable de son tirage.Nous sommes à"l’entiêre disposition de nos annonciers et de ceux qui pourraient le devenir pour leur prouver nos prétentions.* t condamné ù l’immobilité et à l’impuissance tandis que le second passe où il veut va où il lui plaît et accomplit sûre ment ce que sa tête unique a décidé qu’une seule fois pourd’élection du maire.Comment les présidents des bureaux de votation peuvent-ils contrôler le droit d’un électeur ins crit dans leur arrondissement à voter pour l’élection du maire t Jusqu’ici, on avait soin, en confer Donnant les listes électorales, d’iu diquer par une croix les électeurs ayant un droit de vote dans l’arron dissement, mais ayant leur domicile privé dans un autre arrondissement.L’idée était de faire donner le vote pour le maire à chaque électeur dans l’arrondissement où il a son domicile.La croix indicatrice ré vêlant au président du bureau le fait que l’électeur avait son domici le ailleurs, lui permettait d’exiger de ce dernier le serment qu’il n’avait pas déjà voté ailleurs pour le maire.Mais, dans la pratique, ce système s’est trouvé offrir beaucoup d’in convénients.Certains présidents de bureaux de votation ont refusé absolument de recevoir le vo”te pour le maire d’un électeur non domicilié dans leur arrondissement, quelles que peuvent être Jos raisons de l’électeur de vouloir voter là et non ailleurs et malgré son droit incontestable de voter dans l’état actuel de la loi.D’autres propriétaires, dont les fonctionnaires civiques n’a LE PRIX COURANT 463 vaient pu établir l’identité, et dont le nom, par conséquent^ n’était pas marqué d’une croix, ont.pu voter pour le maire dans chaque quartier où ils étaient inscrits.Ce système prêtant, par conséquent, à l’arbitraire, et même entre des mains peu scrupuleuses, au favoritisme, on cherche le moyen de lé remplacer par un nouveau système exempt de ces inconvénients.Mais, aux dernières nouvelles, ou en était réduit à chercher tout simplement un palliatif, comme celui d’indiquer sur la liste électorale le domicile de UNE EXPOSITION UNIVERSELLE A MONTRÉAL Nous avons déjà-dit-un-niot-du Montagnes RocheusesT_Æouest par rique, ni sur ceux d’Europe, tandis que Montréal aura lés uns et les autres ; elle n’a rien au-delà de son étroit territoire borné à l’est par les chaque électeûr^-ce qui n’est pas chose facile pour les employés de l’Hôtel de Ville, même avec l’aide de l’Almanach des Adresses—ou bien d’exiger le serment de chaque électeur, chose qui compliquerait et retarderait beaucoup la votation.A notre sens, il n’ÿ a qu’une ma- nière de s’en tirer, c’est d’amender la loi et de la rendre d’une applica tiou claire, simple et saus coutesta-tion possible.Cela peut se faire de deux manières, de tendances fort divergeantes, que nous nous contenterons d’indiquer sans prendre parti pour l’üne ni l’autre, quant à pré- projet de tenir une exposition universelle—ou, plus modestement, internationale, à Montréal en 1896.Nous avons rencontré, depuis, le directeur de notre compagnie d’expo sition, M.S.C.Stevenson, et nous lui avons.deipandé ce qu'il y avait de sérieux dans ce projet.- Le projet, nous a-t-il répondu, est très sérieux ; les personnages qui l’ont mis à l’étude sont des gens d’expérience en ces sortes de choses, qui sont prêts à y mettre un fort montant de capitaux et qui y consacreront tout le temps, l’énergie et l’intelligence nécessaire.M.Stiles, leur représentant, a été l’agent du gouvernement anglais à l’exposition de Chicago et à celle de San Fran-•cisco.Dans l’exercice de ses fonctions à ces deux expositions, il s’est trouvé en contact avec beaucoup d’exposants et avec les agents des différentes puissances et c’est de ses conversations avec ces personnes qu’a surgi l’idée de l’exposition in-teruatiouale de Montréal: : sent.On peut : lo donner droit de vote pour l’élection du maire à Un certain nombre de ces exposants lui ont déjà promis leur con l’Océau Pacifique.Et cependant l’exposition était organisée le 1er janvier 1893 et elle a parfaitement réussi, avec quatre mois seulement de préparation.Ainsi présentée, l’exposition universelle de Montréal prend des couleurs très séduisantes.Avant de nous prononcer définitivement à ce sujet, nous nous proposons d’étudier plus à.fond les ressources dont M.Stiles et ses associés peuvent disposer et celles sur lesquelles ils peuvent compter, leurs plans, et leurs méthodes d’affaires.Mais nous ue pouvons pas cacher que le projet nous paraît renfermer des possibilités d’un immense intérêt pour la ville et pour le pays.Melbourne a bien eu son exposition internationale ; pourquoi pas Montréal 1 Le Canada vaut bien l’Australie.Quelle magnifique occasion de montrer à nos voisins du sud et à nos frères de l’est l’immense variété de nos ressources naturelles, de nos tier ôù il éstînscrit sur la listeélec torale .Ce serait le vote plural—imité des Belges—en faveur des propriétaires ou des commerçants, se est Torganisation d'expositions, sont associés avec lui.Il a, par conséquent, sous la main, un noyau tout formé, autour duquel gravitera richesses inexploitées, qui n’attendent pour fleuri r-a-u-grand soleil- spécialité -que-ht-phiie d’or de leurs capitaux:;- hommes de professions etc., qui ont j le reste de l’exposition des intérêts dans plusieurs quartiers.Montréal est admirablement placé pour tenir une.exposition univer- On peut encore : 2o n’admettre à voter pour l’électiou du maire que les électeurs résidant dans la ville, en ne donnant le droit de voter pour le maire que dans l’arondisse ment de votation où l’électeur a son selle; c’est la métropole commerciale et industrielle du Canada ; c’est la tête de la navigation maritime du pays ; elle est le centre d’un territoire assez peuplé pour garantir une foule considérable de visiteurs.domicile.Ce serait l’exclusion des E]le Mt à té par chemin de fer, électeurs non-résidants ; mais, après ldefcou8les centreg deg Efcat8.Unifj tout le maire représente la popula- j Qnfc 1>habitQde de lui envoyer tion de Montréal et il n’y aurait pas, j jeurs touristes tons les étés et qui dans cette .xclusion, d’injustice pa-1 lui enverront pendant l’exposition, tente envers les gens qui résident leur population qui peufc s’offrir un extra muras Ceux-là auraient tou-, de quelques heure8.jours le droit de voter pour l’é ection; ^ dites pour8uivait M.des échevins, c’est à-dire qu’on ne ateven80n que le teilip8 est bien leur enlèverait aucune -part du cou- courfc ’ g, préparer d>ici à i896.trôle réel qu’ils ont le droit d’exercer sur l’administration civique ; mais le maire élu ainsi serait, plus encore qu’aujourd’hui, le représentant des citoyens de Montréal.Comme il n’y aura pas d’élection municipale en 1895, on a le temps île discuter ces deux propositions assez longuement pour faire un choix auquel l’on demanderait à la législature de donner force de loi, à la session de 1895.et de leur faire en même temps constater les progrès de notre industrie, les trésors de notre agriculture, de notre élevage, de notre exploitation forestière ! Quelle occasion splendide pour nos industriels de mesurer les progrès de leurs concurrents, en comparant sur place nos produits avec ceux de l’étranger ! Nos négociants y trouveraient toutes les facilités possibles pour se mettre en relations avec les exportateurs dont ils écoulent les produits au Canada.Et nos ouvriers, quelle bonne au- baine pour eux ; dans une période Eh bien, voyez ce qu’on a fait pour l’exposition deSan Francisco.L’idée de tenir une exposition d’hiver à San Francisco n’est née que pendant celle de Chicago, vers le mois d’août 1892 et, d’abord, on ne croyait guère qu’elle pût être profitable.San Francisco est située à 8 jours de chemin de fer des parties les plus ' peuplées des Etats-Unis ; elle ne pouvait compter, par conséquent, ni sur les visiteurs de l’est de l’Amé- qui d’après les apparences, serait autrement une période de décroissance dans l'activité industrielle, ils ver^ raient la plus dévorante activité régner pendant un an ou 'dix huit mois ! On nous dit que les promoteurs de l’exposition espèrent recevoir environ un million de piastres en subventions diverses.S’ils offrent les garanties nécessaires, il ne nous paraît pas impossible qu’ils obtiennent cette somme ; la cité de Montréal ne pourrait pas leur refuser $100,000, dût-on les emprunter pour cela ; le gouvernement provincial devrait doubler cette somme ; nous demanderions le reste au gouverne- 464 LE PRIX COURANT ment fédéral et aux compagnies de chemins de fer et de navigation.Avec le capital propre de la compagnie, avec ce que dépenseront les exposants et les visiteurs étrangers, c’est une somme de quatre à cinq millions qui serait dépensée à Montréal pendant l’été de 1896., N’est-ce pas à faire rêver 1 mais ne nous laissons pas emporter par notre imagination ; prenons d’abord nos mesures, en gens pratiques,pour ne pas nous mettre entre les mains de faiseur» ; puis, ce point éclairci travaillons de toutes nos forces, avec entente à la réalisation de notre exposition universelle Nous tiendrons, sans doute, à ce .que la nationalité canadienne française ait sa part légitime dans l’administration de cette entreprise ; mais nous espérons qu’on én bannira autant que possible ce particula risme qui fait loucher certains de nos concitoyens, chaque fois qu’on leur montre un projet où les capitaux anglais et l’intiuence anglaise doivent avoir la prépondérance.Rappelons-nous que, de toutes les façons, les plus clair des bénéfices ira à nos compatriotes ; ouvriers, industriels, Comité d’ensilage, MM.Fieher, Bour-beau et Lemieux.Comité relatif aux machines et aux instruments : MM.Chicoine, Siméon Larochelle et Gabriel Desroches.M.T.D.Bourdeau, assistant inspec teur, présente son rapport annuel dans lequel il est fait beaucoup d’observations aussi importantes que pratique.Le Révd.M.Coté, curé de St Flavien, comté de Shefford, fait quelques observations confirmant les remarques de M.Bourdeau.M.Coulombe parle contre les petites fabriques, il considère qu’elles font à l’industrie une compétition ruineuse.Le Révd.M.Coté traite la question de la fabrication du beurre en hiver, il donne sur ce sujet une quantité de renseignements fort pratiques.M.Milton MacDonald, M.P.P., demande une loi pour restreindre le nombre des fabriques.Il croit que la convention devrait sérieusement s’occuper de la question.M.Jos.Girard, M, P.P., parle eu lac St Jean et demande la même amélioration à la convention.M.J.D.Guay, de Chicoutimi, croit que si la convention s’occupe de la question, elle devra aussi s’occuper d’exprimer -son opinion quant à savoir si une telle loi devrait avoir un effet rétroactif.Il est ensuite adopté une résolution, nommant un comité chargé de s’occuper de cette question.M.Barnard croit que le meilleur moyen d’éviter la compétition est le les moyens de faire faire cet entretien.M.Barnard propose immédiatement la formation d’un comité dans le but énoncé par M.Môntminy et sa proposition est adoptée à—^invitation de M.le président- L’honorable ~M; Beaubien constate que l’industrie laitière a sauvé la province en mettant de l’argent dans le gousset du cultivateur lorsque la récolte dé grains et de foin manquait, Il félicite les promoteurs de la société des progrès accomplis par leurs efforts.L’hon.Commissaire se déclare heureux de voir le clergé s’intéresser aussi activement aux progrès de l’industrie laitière.Il rappelle les commencements de notre histoire, les jours malheureux où le colon canadien n’avait d’autre ami que le prêtre, qui, tout en s'occupant de son éducation, le dirige dans l’industrie agricole tant par st s conseils que par ses exemples.Il recommande l’instruction agricole afin de faire abandonner la routine qui entrave le progrès de l’agriculture, il recommande aux cultivateurs d’envoyer leurs fils puiser cette instruction agricole sur leB fermes modèles.Ces écoles qui, il y a deux ans, ne comptaient que 20 élèves en comptent aujourd’hui 85, et il ne doute pas qu’avant peu, le nombre se chiffrera à plus de 200.Sur le marché anglais, le beurre australien fait une rude concurrence an beurre canadien.Le gouvernement d’Australie accorde 4 cts par livre Bur le beurre d’exportation.M.le commissaire espère que le gouvernement canadien en arrivera, lui commerçants et cultivateurs Donc, une fois l’affaire démontrée légitime et établie sur des bases solides, pas d^abstention sous prétexte que ce sera une entreprise anglaise ! LA CONVENTION DE LA SOCIETE D’INDUSTRIE LAITIÈRE La Convention de^a Société d’industrie Laitière réunissant, la semai; ne dernière, à St-Joseph, comté de Beauce, près de 300 personnes ve nues de toutes les parties de la province.Parmi les personnages distingués qui y étaient présents, nous signalerons M.Louis Beaubien, Commissaire de l’Agriculture à Québec, MM.G.A.Gigault; assistant-commissaire, Milton Macdonald, M.P.P., Girard, M.P.P., du Lac St-Jean, 9.A.Fisher, ex-M.P., pour Brome, S.Fostçr, J.C.Chapais, Ed.A.Barnard, directeur de l’Agiiculture, James Fletcher, de la ferme expérimentale d’Ottawa, l’hon.juge Pelletier, M.Linière Taschereau, J.de L.Taché, Dr W.Grignon, coufé render agricole, P.E.Dallaire, T.E.Castel, secrétaire de la société d’industrie laitière de la province de Québec et un grand, nombre de membres du clergé.Ire Journée.Après le discours d’ouverture par M.le président, on procéda à la formation „des oomités comme Buit : transport du lait par le propriétaire de la fabrique.LuDi^Grignon donne quelques conseils touchant les soins à donner aux vaches laitières.- A la Béance du soir a lieu l’ouverture officielle de la convention par l’honorable M.Beaubien.Le président communique à la convention des lettres d’excuse de la part de son Eminence le Cardinal Archevêque de Québec et de l’honorable sénateur Bolduo, puis M.Chassé présente au président, M.l’abbé Môntminy, au nom de la société, une adresse pleine d’éloges pour ce vaillant champion de l’industrie laitière dans la province et dans le district de Québeo en particulier.M.l’abbé Môntminy y répond par un éloge de la Beauce, dont il signale les progrès agricoles, les ressources naturelles et les richesses minières.Passant ensuite à la question pratique, il demande l’établissement d’un système d’inspection qui permette de classer à sa juste valeur le beurre et le fromage que nous expédions sur les marchés étrangers.L’industrie laitière, si fioris-sante dans notre province, est sujette à une plaie qui lui fait beaucoup de mal : lea petites fabriques.Dans ces petites fabriques, on n’a pas le moyen de faire bien et, malheureusement, elles se multiplient et deviennent de plus en plus petites.Ça été la source du mauvais fromage expédié à l’étranger et qui a jeté de l’ombre sur nos suc cès obtenus à Chicago.Il se prononce fortement en faveur de l’œuvre des syndicats.Aprèi avoir signalé les œuvres accomplies par la société d’industrie laitière, œuvres considérables et dont la province bénéficie tous les jours, il signale le mauvais état général de nos chemins et il appuie fortement sur la nécessité deles améliorer.Il suggère la fondation d’un comité qui se chargerait d’étudier et de propager aussi, à accorder un octroi sur le beurre exporté, surtout lorsqu’on pourra l’ex- porter dans des conditions aussi avantageuses que l’Australie.M.Fletcher, de la ferme expérimentale d’Ottawa donne une conférence en français sur le traitement des maladies des planteB par le vert de Paris et la bouillie bordelaise.2ehe journée A l’ouverture de la séance du matin on procède à l’élection des officiers.Les élus sont : Président hoporaire, M.de la Bruère ; vice-président honoraire, M.Bernatchez, M.P.; président, Rév.M.Môntminy; vice-président, A.S.Fisher, de Enowlton ; secrétaire-trésorier, M.de Castel ; directeurs, T.C.Carters, Arthabaska, Phil.Veilleux, Beauce ; Robert Ness, Beauharnois ; H.A.Foster, Bedford ; J.Girard, M.P.P., Chicoutimi; Michel Monet, Iberville; S.Ohagnon, Joliette; J.O.Chapais, Ka-mouraska; Gabriel Dumont, Montroa-gny ; Jos.Dérome, Québec; M.Chi-coyne, Montréal ; J.L.Lemire, Richelieu ; J.de L.Taché, Rimouski ; M.Ca-mirand, St-François; Milt McDonald, St-Hyâcinthe ; Dr Grignon,Terrebonne, M.l’abbé Gérin, Trois-Rivières ; D.O.Bourbeau, Gaspé ; M.Vaillancourt, Ottawa; M.Guay, du Progrès du Saguenay.M.Barnard est élu ingénieur consultant de la Société d’industrie Laitière de la province de Québec.Il recommande aux fromagers de se former en syndicat, afin d’améliorer la qualité du fromage.L’infériorité du mau vais fromage, dit-il, fait baisser la supériorité du bon, et ce mauvais fromage a contribué à déprécier le fromage canadien sur les marchés étrangers Afin de faire cesser cet état de choses, il suggère l’inspection qui, par uue marque spéciale, distinguera le bon fromage du mauvais.C’est une mesure qui est du LE PRIX COURANT 4(55 ressort du gouyerqegieut, fédéral et il espère bièn qu’il ne tardera pas à l’appliquer.Quant aux mauvais.chemins auxquels M.Montminy a fait allusion, il croit que le meilleur moyeu d’y remédier est d’en gager tous les cultivateurs à entretenir la partie du chemin qui passe devant ou sur leur propriété.M.Qigault, assistant commissaire de l’agriculture fait part à l’assemblée des observations recueillies pendant son voyage en Europe.Nous espérons pouvoir reproduire in extenso ce travail important.A.M.Gigault succède M.A.Taschereau, avocat, de la Beauce.Il fait une revue des progrès agricoles accomplis .depuis vingt ans dans notre province.Mais il y a encore beaucoup à faire, tant dans la culture des terres que dans la propagation des cercles agricoles.On progrès, entre autres, à accomplir c’est la protection des vétérinaires licenciés contre le charlatan.Le gou-vèrnement devrait intervenir dans ce sens.M.Taschereau considère que l’industrie laitière est une oeuvre vraiment nationale.O’est elle qui fait notre prospérité.Quant à la question de supprimer les petites fabriques, c’est un problème difficile à résoudre.La Beauce compte 85 fabriques laitières et nous avons droit d’être fiers des résultats obtenus jusqu’aujourd’hui, surtout lorsqu’on songe qne ces fabriques ont produit cette année, pour une valeur de $300,000.En terminant il recommande -eUaméliorer-autanl que puaslble l’agri- culture dans toutes ses branches.M.Clément, vendeur de Saint-Denis de Kamouraska, parle de la nécessité d’empêcher que le fromage soit expédié des fabriques avant qu’il ait atteint le degré de maturité voulu.M.J.de L.Taché donne lecture de la requête qui sera prochainement présentée au Ministre de l’Agriculture et dont nous avons reprodùit le texte, puis il propose, secondé par M.Ohapais, que les messieurs dont les n>ms suivent for*.ment le comité qui sera chargé de présenter cette requête au Commissaire de l’Agriculture : M.McDonald, M P.P., Girard, M.P.P., M.Bernatchez, M.PP., D.O.Bourbeau, Fisher, Dérome, L.P.Bernard, L.J.Lemire, A.Ohicoy.ne, J.A.Vaillancourt,' A.A.Ayer, Chs.Préfontaine et le Kév.M.Gagnon, du séminaire de Québec.Cette proposition est adoptée à l’unanimité.~ 3me journée Immédiatement après l’ouverture de la séance, M.de Castel secrétaire de la société, fait la distribution des diplômes aux inspecteurs de fromageries.Les diplômés- sont, avec la mention très bien Albert W.Woodard, Sutton ; J.E.Gareau, St André Avelin ; L.P.La-courcière, Batiscan.Avec la mention bien D.J.Parent, St-Aimé j J.E.Hudon, St-Jérôme ; Ch.E.Bennet, Montebello ; N.E.Clément, Ste-Anne de la Pérade.M.le président, le Revd.M.Montminy félicite chaleureusement les diplômés et exprime l’espoir que le nombre des méritants continuera de s’accroître.Il termine en invitant M.le docteur God-bout, le député du comté de Beauce, au fédéral, d’adresser la parole à l’assemblée.M.le docteur Godbout débute par un bel éloge du vaillant président de la Société del’Industrie Laitière de la province deQuébeo.Le.Révd.M.Montminy, malgré les multiples occupations de son ministère, il trouve encore le moyen de consaorer une partie de son temps au progrès et au développement de______l’agriculture.L’importance des" travaux accomplis par la convention est si grande qu’ils ne peuvent tarder à produire d’heureux fruits.Il exprime l’espoir que le gouvernement fédéral fera droit à la %re-quête qui lui sera présentée prochainement, à l’effet d’obtenir des réfrigérateurs sur les steamers.Quant à lui, il fera tout en son pouvoir pour le faire adopter.Il termine en remerciant, au nom du comté, le président et tous les membres de la Société de l’Industrie Laitière.M.J.O.Chapais, assistant commissaire de l’industrie laitière à Ottawa, fait ensuite une conférence très étudiée.Notre industrie laitière, dit-il, a remporté de grands succès à Chicago, mais il ne faut pas en rester là.Il ne faut pas se laisser séduire par les délices de Oapoue.Il est nécessaire de lutter encore afin d’améliorer encore plus notre production.Après avoir traité la question du pâturage et les diverses herbes qu’il convient d’y semer pour avoir un.pâturage abondant et de qualité supérieure, il aborde la question de l’ensilage et donne des renseignements forts importants sur les diverses sortes de blé-d’inde à employer comme nourriture pour les vaches durant l’hiver, il conseille le système du fourrage foin hache et placé ans des boites dans lesquelles on i’humecte.__Tons ceux qui ont eu rn cours A ce-sytu tôme s’en sont bien trouvés.Il considère qne la vache canadienne est la meilleure et il le prouve en citant les opinions des 'étrangers à ce sujet.Nous n’avons donc pas besoin d’aller chercher ailleurs des animaux sous prétexte d’améliorer la race quand nous possédons une race de vaches laitières, la vache canadienne, que les étrangers recherchent parce que, comme laitière elle-est la plus féconde et produit à bon marché un lait de qualité supérieure pour le fromage canadien.M.Chapais termine sa conférence en parlant de l’entretien des chemins.Comme les autres orateurs qui l’ont précédé à la tribune, il déplore le mauvais état des chemins et insiste sur la nécessité de les améliorer.Puis il déclare quel’opinion émise cet après-midi, qu’on pouvait faire plus de fromage avec du lait maigre qu’avec du lait gras, est tout simplement une hérésie en industrie laitière.M Barnard traite ensuite la question de l’élevage des porcs en vue au mar-„ ché anglais et en'vue de l'amélioration de l’industrie laitière.Et la convention s’est ajournée.LE COLPORTAGE Nos amis de Québec n’ont pas voulu se contenter de suivre le mouvement que nous avons inauguré ; ils ont commencé un pétitionnement spécial pour leur district.Nous leur en savons infiniment gré, et pour nous et pour nos abonnés du district de Montréal qui seront enchantés de se savoir si bien secondés.Voici la requête que l’on a fait signer dans le district de Québec : Que les colporteurs ne paient que $25 pour le droitjdè parcourir la ville, de frapper à toutes les portes, d’arrêter les passants pour offrir et vendrejeurs marchandises, de faire leur poste d’af-fairesjie chaque endroit où ils s’arrêtent-pour les fins de leur négoce.Que les colporteurs profitent de tous les avantages de la cité pour les $25 prix de leur licence, qui ne représente pas même les frais du luminaire du plus petit magasin.Que les requérants n’ont aucunement l’intention de causer le plus léger préjudice aux marchands colporteurs, qui ne font comme c’est leur droit du reste, que profiter des avantages que leur accorde la loi, et qui seraient, nous en sommes sûrs, tout à fait disposés à contribuer pour une plus large part à l’impôt civique.Mais que d’un autre côté il y a une autre catégorie de marchands qui, pour faire le commerce dans les conditions ordinaires, sont nécessairement obligés de supporter de très fortes dépenses qu’on peut ressortir comme suit : Dépenses généralement très élevés pour le loyer d’un poste Dépenses de luminaire convenable.et de chauffa- ge- Dépenses pour taxes municipales comme propriétaire ou locataire d’abord, et com ne commerçant ensuite et sous forme de taxes d’affaires de douze et demi pour cent qui, à elle seule, prélevée comme elle l’est, sur le plus petit agasin, représente bien au-delà du montant d’une licence pour colportage.Qu’en sus de tont cela il y a encore les taxes provihcîatsrqui représentent' un joli montant.Que toutes ces principales dépenses réunies diminuent considérablement les profits que le marchand faisant le commerce régulier peut réaliser chaque année._ Qu’il est bien évident que les marchands qui supportent tout le fardeau des taxes et sont obligés d’occuper et maintenir à grand frais un poste d’affaires, se trouvent placés dans une position très désavantageuse pour supporter la concurrence du colporteur.Que de fait on constate chaque année une diminution considérable dans le commerce régulier.Que grâce à cette diminution les postes de commerce perdent de leur valeur locative et la caisse municipale se trouve ainsi privée d’un bpau revenu que l’octroi de licences de colporteurs à vingt-cinq piastres ne compensera certainement jamais.O’est pourquoi vos pétitionnaires vous demandent respectueusement de leur accorder la part -de protection à laquelle Ils croient avoir droit comme contribuables de cette Cité, et d’augmenter le coût des licences pour colportage en proportion des avantages que les colporteurs en retirent.A la suite de la présentation de cette requête, qui a été signée par tous les marchands de Québec, le conseil de ville a abrogé ses réglements concernant le colportage et il s’est adressé à la législature, au nom de toute la ville de Québec, pour demander une loi générale dans le sens iudiqué par notre requête.’ Nous espérons que cet exemple 4fl6 LE PRIX COURANT stimulera le zèle de ceux de uos lecteurs qui sont en retard, afin que l’on ne dise pas que le district de Québec a été le seul à travailler pour la suppression de cette “ plaie 'du commerce^-=- QU’EST CE QUE LE VINATGRE 1 Le vinaigre ou vin aigre, comme son nom l’indique, est un vin devenu acide par une seconde fermentation où l’oxygène de l’air est absorbée et fixée par l’action d’un champignon microscopique que l’on appelle vulgairement la mère du vinaigre.I Le vrai vinaigre, ou vinaigre de | vin contient, outre l’acide acétique, de l’acide malique, de l’acide tar-: trique, de la potasse, de la chaux et la matière colorante du vin.La bière est aussi susceptible de s’acidifier de la même façon, de même le cidre et les jus de fruits.Ces liquides portent en eux les germes de la fermentation acide que l’exposition à l’air peut développer, pourrait s’adresser aux fabriques du pays bien connues comme produisant du vinaigre par fermentation et non par distillation.Nous r commandons spécialement ce sujet à-l’attention-des épiciersr Un bulletin récent du Revenu de l’Intérieur traite la question du vinaigre à l’acide acétique et eu conclut que ce n’est pas du vinaigre.Ceux qui en vendent s’exposent par conséquent à être poursuivis pour infraction à la loi sur la falsification des denrées alimentaires et sont passibles dJnne amende de $100.1 sence d’une forte proportion de manganèse.La question du soufre ne présente pas de difficultés sérieuses, car avec des minerais bien grillés et des fon FABRICATION DE L’ACIER A OUTILS EN SUÈDE Dans une note, traitant de la fabrication de l’acier en Suède, lue devant l’Institut des ingénieurs américains des mines, M.Odelstjer nu donne les indications suivantes, relatives à la fabrication de l’acier à outils.L’alcool étendu d’eau peut égale Pour la fabrication de la première ment être couverte en—vinaigre, - dasse-d^eiers-dara-àr-outils, il est mais il faut la présence de quelque matière intermédiaire propre à opérer la fixation de l’oxygène, comme le jus de viande, 4e sang, la farine.L’acide acétique pyroligneux est produit, par la distillation du bois ; il est de même origine que l’alcool méthylique et comme ce dernier, nuisible à la santé.La loi défend sévèrement l’emploi de l’alcool méthylique pour la consommation et en restreint l’emploi aux usages industriels.De même la loi considère comme un vinaigre falsifié, nuisible à la santé, du vinaigre fait avec de l’acide acétique éteudu d’eau et coloré artificiellement.Les usages du vinaigre dans l’alimentation et dans les industries alimentaires sont si nombreux et si importants qu’il est nécessaire .de mettre le public en garde contre l’acide acétique transformé en vinaigre que des fabricants peu scrupuleux mettent dans b- commerce.Nous connaissons un épicier qui fait encore mieux ; il achète l’acide acétique et le rê.EÜTTEA.Y dz, SOItT, Entrepots : Rués Oalhousie, St-Paul et St-Andre, QUEBEC Emmagasinage u franco ou on douane ” à taux modérés.Marchandises reçues sur connaissements-Assurance effectuée sur les marchandises hangarées, si on le désire.Télâpnone 77L U7X MEDAILLE D’QR Offerte par l’Honorable Joseph SKeyhn, à l’Exposition Provinciale de 1894, à Québec, a été décernée à JOBIN & ROCHETTE Fabricants de Chaussures Magasins ; .Coin des Rues Sous-le-Fort et Si-Pierre.BASSE-VILLE, QUEBEC.Manufacture ; Coin des Rues Colomb et Voltigeurs.ST-ROCH, QUEBEC.MECHANICS SUPPLY CO.95 RUE ST-PIERRE, QUEBEC.Importateurs et Marohanos d’Ontils et de Fournitures de Plombiers, d’Appareils à Vapeur, à l’Eau Chaude, à Gaz, Machinistes, Ingénieurs, Eté.O-XfcOS HT DBTAIii.Nous avons les stocka lea plus considérables de la province dans ces lignes et nous pouvons les vendre au plus bas prix., (Patent applied 15 90 1 924 00 00 00 00 16 50 00 17 50 00 24 00 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Bronze.“ Blanc glacé " Premium.0 50 0 58 0 50 0 58 0 65 0 73 0 38 $0 36 0 48 0 56 0 66 0 66 0 66 0 74 0 83 0 42 Chooolat hygiénique de Cowan en tins de 1 lb., la douz.$7 25 or,i.m Chocolathygiénlquodo Cowan-pP„“™.on tins del lb., la douz_ » “ Phospt 3 75 .° uo , la douz.2 25 Chocolat hygiénique de Cowan en tins de 5 lbs., la lb.0 55 Chocolat hygiénique do Cowan on tins del lb., li Essence de chocolat de Cot an non sucre, en paquets la dz.1 40 Essence de chocolat do Cowan sucré, en Uns de 4 lb.,la dz.2 25 Drogues et Produits Chimiques Acide tartrique.la lb.0 33 0 35 “ carbollque.0 30 0 40 “ oxalique.0 10 0 12 “ citrique.050 055 Alun.lb.0 01J 0 24 .- 0 15 0 09 0 16 0 60 2 75 0 15 0 00 0 80 0 70 0 25 Aloësdu Cap.0 14 Borax raffiné.0 07 Bleu (carré).0 12 Bromure de Potass.0 55 Bicarbonate de Soude.brl.2 70 Bichrom.de Potasse.lb.0 10 Pearlino, boite.5 00 Camphro anglais.lb.0 75 Camphro américain.0 60 Chlor.de Potasse.0 23 Chlorure de chaux.0 02) 0 05 Crémo de tartre.0 20 0 22 Cendres de Boude.0 ul) 0 02 Couperose, 100 lbs.0 80 1 00 Garance.lb.0 00 0 00 Glycérine .lb.0 18 0 20 Gomme arabique.lb.0 50 1 25 Gomme éplnetle.lb.0 25 0 00 Indigo Madras.lb.0 70 0 80 Indigo Bengal.lb.1 50 1 75 Soda é laver par 100 lbs.0 76 0 90 Soda à péte par baril.0 00 2 50 Soufre poudre lb .0 u2 0 03 Soufre bétons •' .0 02 0 03 Soufre en sac (rock) par 100lbs.1 50 2 00 Soda caustique 60° 100 lbs 2 15 2 25 Soda caustique 70° 100 lbs 2 40 2 50- Sels d'Epsom.1 50 3 00 8el de soude.100 lbs 0 90 0 95 Extrait de Campéche lb .0 10 0 11 Extrait do en paquetslb.0 12 0 14 Sulfate de morphine .lb.1 9C 2 On Sulfate de oui vre.lb.0 4) 0 06 8trychnlne.oz.0 90 1 00 Sumac.la tonne65 00 70 00 Y lbr+50 Phosphore.lb.0 60 lodure de potasse.lb.4 00 Sulphate do Quinine .oz.0 40 Salpêtre .lb.0 06 Vert do Paris.0 00 Vitriol™ 4"75 0 75 4 25 0 45 0 7) 0 15 Produits Pharmaceutiques.Prix en gros Huile do ricin (castor), lalb.010 & P il “ “ " 1 oz.p.doz 0 35 “ “ ** 2 “ 0 55 Huile de ricin (castor),1 oz.p.dozO 7û .4 r‘ 0(0 .6 “ 1 00 “ de foie de morue, demiards par doz 1 OC “ “ “ Wyeth's demiards par doz 6 50 •' “ “pargaL 1 20 à 1 50 Trésor des nourrices, par doz 1 10 Sirop Dr Coderre (5 p.c.) “ 1 75 Hop Bitters, " 7 (0 Radway Ready Relief, “ 190 Pain Killer, par doz 1 75 à 2 uo Eau de Cologne.1 50 0 OO " " Hoyt’s.1 85 1 90 Eau de Floride, Murray & Lanman.4 75 Essences.55c, fl, 1 50 1 75 “ café.$2, 3 50 6 75 Spécialités de L.Hobitaille, Joliette.Doz.Gros Elixir Résineux Pectoral Restaurateur de Robson Pilul.antiblli.du Dr Noy Spéc.antiasthmat.gr.“ “ “ petite Antlcholérlq.du Dr Ney Salsepareille grando “ petite “ Onguent antihémor.“ “ antidart.“ Onguent magique gr.‘‘ “ magique neLj' "Pommade" o.les cors ** Baume Catarrhal gr."1 “ " petite “ Tue-douleur dentaire1' Poudre dépuratl ve.Vink Spécifique du prof.Vink "Vermifuge-“** "" " $1 75 $18 OO 3 50 38 00 1 50 6 25 3 25 3 50 7 00 3 75 1 75 1 75 1 75 _L6Û_ 1 75 7 00 3 50 1 75 1 75 600 TW 15 00 65 00 33 00 40 00 90 00 40 00 18 00 18 00 18 00 10 00 18 00 75 00 36 00 18 00 18 PO 65 00 42 00 COWAN'S CACAOS ET CHOCOLATS EXQUIS.CAFÉ ET ICINGS.~ The COWAN COMPANY, (Ltd.,) TORONTO.CANADIAN LEAF TOBACCO CO.Toujours en mains un grand assortiment de .TABAC EN FËD1LLË PRÉPARÉ, NATUREL ET A LA VAPEOR En balles do 50 livres ou on boites de 100 livres.Demandez les échantillons et les prix.CANADIAN LEAF TOBACCO CO., JOLIBTTH.POU K LES ATHLETES PENDANT : L’Entrainement.JOHNSTON’S POUR LKâ MALADES ET LES CONVALESCENTS MANUFACTURE D’ACIER FONDU A ESSEN, (Allemagne.) 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