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Titre :
Le Prix courant : journal du commerce
Journal de commerce de Montréal qui informe sur les affaires et les marchés en général, et sur la construction en particulier.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de Publication des marchands détailleurs du Canada Limitée,1887-1957
Contenu spécifique :
vendredi 13 juillet 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Quincaillier
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Le Prix courant : journal du commerce, 1900-07-13, Collections de BAnQ.

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Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Commerce, Finance, Industrie, Propriété Foncière, Assurance Pnblié par Alfred et Henri Lionais, édlteura-propriétairei, au No 25 rue Saint-Gabriel, Montréal, Téléphone Bell Main 2547, Boite de Poste 917.Abonnements: Montréal et Banlieue, $2.00 ; Canada et Etats-Unis, $1.50 ; France et Union Postale, 15 francs.L’abonnement est considéré comme renouvelé, à moins d’avis contraire au moins 15 Jours avant l’expiration, et ne cessera que sur un avis par écrit, adressé au bureau même du Journal.Il n’est pas donné suite à un ordre de discontinuer tant que les arrérages et l’année en cours ne sont pas payés.Adresser tontes communications simplement comme suit : LE PRIX COURANT, MONTREAL, Can.Vol.XXIX VENDREDI, 13 JUILLET 1900 No 2 LE PIQUE-NIQUE DES EPICIERS Ainsi que le Prix Courant l’a annoncé à différentes reprises, c’est le 18 juillet courant qu’aura lieu le pique-nique des Epiciers, dans la petite ville de Saint Jérôme dont le nom évoque le souvenir d’un brave et vaillant canadien,' Mgr Labelle, l’apôtre de la colonisation du Nord.Les pique-niques organisés par par l’Association des Epiciers ont toujours eu du succès,' grâce aux talents des organisateurs qui, ren-dons-leur cette justice, n’ont rien négligé, à chaque occasion, pour assurer l’agrément et le confort des nombreux excursionnistes qui prennent part au pique-nique.Le 18 juillet, donc, en route pour .Saint-Jérôme ! Un terrain a été retenu dans les environs de la ville de St-Jérôme.Une plateforme y sera construite - pour la danse et la musique.Une autre enceinte sera réservée aux tables du banquet-qui sera servi sur les lieux par M.P.S.Crevier, pro- priétaire de l’hôtel du C.P.R.Le départ du premier train de Montréal aura lieu à 7.50 a.m.; le second train partira à 8.35 heures.Les excursionnistes seront reçus à la gare par la fanfare de St-Jérôme qui les accompagnera jusqu’au terrain en traversant la ville.Là, il y aura musique et danse jusqu’au dîuer, qui aura lieu ver?1.30 hrs p.m.Après le dîner, la danse et les jeux recommenceront pour se terminer à l’heure du départ.Il y aura tout un programme des jeux qui sera fixé d’avance et des prix seront décernés à ceux qui en auront été jugés dignes.Pour le retour, le départ de St-Jérôme aura lieu à 5 heures pour le premier train et à 6 heures pour le second train.• Les arrangements seront faits pour un millier d’excursionnistes.Des voitures transporteront ceux qui voudront se rendre des terrains à la ville et vice versa à raison de 5c par tête.Le prix de chaque billet de chemin de fer, aller et retour, sera de 80 cents pour les adultes et 40 cents pour les enfants.Voici les noms des .présidents des principaux comités : Rafraîchissements, N.Chartrand.Chemins de fer, L.Picard.Musique, J.A.Dionne.Jeux, E.W.Farrell.Un programme très élaboré de l’emploi de la journée sera imprimé et distribuéjaux excursionnistes.A mercredi prochain ! PERSONNEL Monsieur Charles Chaput, de la maison L.Chaput, Fils & Cie, est parti hier matin en compagnie de Madame Chaput pour un voyage de quelques semaines à Old Orchard.Le papier «or lequel est imprimé “ Le Prix Cornant” est fabriqué par ia Canada Paper Ce.Montréal. 88 LE PRIX COURANT LE CHEMIN 1)U SUCCES En affaires, il ne faut rien négliger de ce qui doit et peut conduire à la réussite.Les petits détails si 'insignifiants qu’ils puissent paraître ne sont pas à négliger.C’est le commerce de.toutes les lieures qui donne le résultat de la journée, ce sont les ventes de tous les jours qui produisent le total du mois et les totaux des mois qui donnent le chiffre de l’année.C’est donc une attention de tous les instants dans le magasin qui fera que le résultat final sera plus ou moins bon.De même, le chiffre des affaires dépend de toutes les ventes, petites ou importantes, c’est la réunion de toutes les sommes, entrées dans la caisse qui formera un gros total.Les petits ruisseaux font les grandes rivières ; leur nombre amène la masse d’eau qui alimente les fleuves.Dans le magasin de détail les petites ventes sont les plus nombreuses et bien que la plupart n’apportent que quelques centins dans le tiroir de caisse, c’est par dollars que le marchand compte sa recette du jour.Le petit client, qui n’achète que pour quelques sous, n’est donc pas un client à dédaigner.Il donne peut-être un peu plus de travail au personnel du magasin qu’un client qui achètera davantage, mois ce serait une mauvaise politique que de lui accorder moins d’attention qu’à un acheteur qui dépense davantage.Ce ne sont pas toujours les clients (jui achètent peu qui se montrent les moins difficiles à servir ; en règle 'générale c’est plutôt le contraire qui a lieu, mais est-ce que leur argent ne vaut pas celui des autres, et ne contient-il pas cent centins dans la piastre comme le billet de banque d u client sérieux.Dans certaines maisons de commerce on a une bonne habitude qui devrait être adoptée partout, c’est quand on est en présence d’un client grincheux, difficile à servir, maussade—on les connaît bien vite, de le mettre entre les mains du cduimis le plus patient et le plus calme qui soit pour le moment inoccupé.Par sa bonne humeur, par sa patience, par son calme, le commis a une grande influence sur ces clients qu’un- employé moins bien doué éloi-gnerait'du magasin." • C’est, en effet, une grosse perte pour le marchand qu’un client qui s’en va pour ne plus revenir.Il ne faut pas considérer seulement la vente actuelle mais songer aussi et beaucoup aux ventes futures.Quand un acheteur entre une première fois dans un magasin, patron et commis doivent avoir en tête cette idée : voici un passant à traiter de façon qu’il devienne un client assidu et permanent de la maison.Compter sur la clientèle de passage c’est bâtir sur le-sable.Il faut à une construction des fondations solides, capables de la supporter ; une maison de commerce n’est solide que si elle est établie sur des assises fortes et résistantes qu’on ne peut trouver que dans une clientèle stable et fixe.Tout marchand qui est corps et âme à son affaire se crée toujours ce genre de clientèle sans laquelle il n’est succès ni durable, ni possible et tend toujours à l’accroître.Le patron doit, autant que possible, connaître tous ses clients et les bien connaître ; il n’est pas absolument nécessaire qu’il sache leur nom, mais il arrivera par l’observation à connaître leurs goûts, le genre de marchandises qui leur convient, par conséquent ; de cette façon, il saura les satisfaire et si avec cela il sait à l’occasion leur dire un-bon mot, leur témoigner de l’intérêt, il s’en fera des amis qui reviendront certains d’être bien reçus et bien traités.C’estià le grand secret qui mène au succès. LE PRIX COURANT 89 LES BOITES DE LIVRAISONS Le Grocer's Review a, sous la signature de “ Rambler,” un petit paragraphe qui ne manque pas d’intéresser les épiciers : u Dans un magasin d’épiceries, je remarquai, l’autre jour, un lot de boîtes spécialement faites pour la livraison des ordres.Le nom de l’épicier avait été frappé à chaud sur les quatre faces.Elles avaient bonne apparence, mais considérant le fait que tous les épiciers ont des quantités de boîtes vides ayant contenu des marchandises et qui ne leur coûtent rien, je me demandais s’il était sage de faire une dépense pour avoir des boîtes spéciales.La réponse de l’épicier peut être intéressante pour d’autres.Voici ce qu’il me dit: j’avais l’habitude de me servir de mes vieilles boîtes pour livrer les ordres, mais il semblait qu’elles disparaissaient au fur et à mesure que j’en avais.On ne les laissait pas dehors et cependant elles étaient toujours rares quand il fallait livrer les ordres.Je pouvais obtenir trois cents pour chaque boîte avec son couvercle et je calculai qu’il m’en coûterait mains cher d’acheter des boîtes, de les faire marquer et de les garder que de laisser filer mes boîtes dans lesquelles j’avais reçu des marchandises.Les clients n’out pas l’idée de conserver les boîtes qu’ils voient avoir été faites spécialement pour la livraison des ordres, mais ils conserveraient invariablement l’autre sorte de boîtes et se trouveraient insultés si je leur faisais des remontrances à ce sujet.Non seulement je vends mes vieilles boîtes mais celles dont je me sers maintenant ont un aspect plus commercial.JOURNAL-MARCHANDISE Le premier ministre du Canada a une bien piètre idée des journaux.Pour lui c’est de la marchandise.Dans un journal, il ne voit que le produit de la pulpe de bois, le papier, la matière.Il est vrai que le premier-ministre doit avoir un profond dédain; quand ce n'est pas un souverain mépris, pour les attaques ou les éloges personnels dont certaines feuilles l’abreuvent.Tantôt traîné sur la claie, tantôt élevé sur le pavoi, Sir W.Laurier se dit assurément qu’il ne mérite ni autant d’honn'eur, ni autant de boue ; qu’il n’est ni si haut, ni si bas que ses admirateurs et ses détracteurs le disent.Partant de là, le chef du gouvernement ne paraît pas éloigné de croire qu’éloges outrés, flatteries, adulations cherchent un salaire, comme les injures, la diffamation de caractère, les blessures espèrent une récompense.Journaux à vendre et journaux vendus tirant profit de leurs colonnes, marchandise en un mot, telle est l’opinion que le premier ministre émet sur la presse du pays et il la taxe comme marchandise.* M.Mul.ck, le ministre des Postes qui n’a reçu ni les mêmes éloges ni les mêmes injures que le Premier-Ministre, n’en est pas moins ardent —il l’est même davantage à frapper les journaux.S’il faut équilibrer les recettes du budget des Postes et boucher le trou du penny postage, il y aurait peut-être une façon1 plus intelligente d’établir une distinction de tarif entre le journal qui séjourne dans la province où il est né et celui qui voyage dans les autres provinces du Canada.Le ministre qui a fait voter la loi du port de letÆre à deux sous poulies pays de l’Empire Britannique ne fait pas preuve d’une grande lo- 90 LE PRIX COURANT gique quand il impose une taxe différente sur un journal, selon qu’il est transporté à une plus ou moins grande distance dans le Canada même.Il y a dans le journal autre chose qu’une marchandise.Le travail de la pensée, le produit du cerveau humain, comptent pour quelque chose dans la confection du journal et il est heureux qu’on les puisse fixer sur une matière pour qu’ils ne périssent pas, mais demeurent et se répandent au loin.Le journal est une force que les gouvernements intelligents savent ménager quand ils ne vont pas jusqu’à la protéger.Est ce que d’ailleurs le journal n’est pas l’instrument par excellence d’instruction, d’éducation du peuple ; il est le vulgarisateur des sciences et des découvertes ; le porte-paroles de ceux qui pensent et qui savent à ceux qui ignorent ou .ne trouvent pas le temps de penser.Le journal est un grand remueur d’idées, sans lui bien des questions attendraient encore leur réponse, bien des problèmes n’auraient pas encore reçu leur solution.Pour le commerce, pour l’industrie, c’est un promoteur qui n’a pas son pareil ; sans lui la science agricole serait encore dans les langes ou tout au moins n’aurait pas passé de la théorie dans la pratique.Tout homme qui sait lire, lit un journal.Combien, même parmi ceux qui ont une certaine instruction, lisent des livres î Bien peu, comparativement.En taxant et en surtaxant les journaux, on verra la fin de la presse à bon marché, c’est-à-dire qu’on privera ceux qui en ont le plus besoin, de la seule lecture instructive qui était à leur portée.Le gouvernement en augmentant la taxe sur les journaux a commis une sottise dont tôt ou tard il subira '° les conséquences.LA.BANQUE D’HOCHELAGA C’est avec une satisfaction mar« quée que les nombreux amis de cette banque canadienne-française ont lu le rapport des directeurs sur le résultat de l’année financière terminée le 31 mai dernier.Par les chiffres publiés, ils ont constaté combien les progràs de cette banque ont été rapides et combien s’était élargie la clientèle de cette excellente institution.Le mouvement des affaires et de la clientèle est tel à la banque d’Ho-chelaga que l’emplacement relativement spacieux occupé par les bureaux de son siège principal au coin de la Côte de la Place d’Armes est devenu absolument insuffisant.Depuis que la Banque du Peuple a suspendu ses paiements, c’est à-dire depuis cinq ans, la direction de la banque d’Hochelaga a été continuellement sollicitée d’acheter l’immeuble occupé par et propriété de la Banque du Peuple ; avec non moins d’insistance qu’on en mettait à leur offrir, les directeurs de la Banque d’Hochelaga ont décliné ces offres.Tout le monde sait avec quelle prudence et avec quel souci des intérêts de sa cliente et de ses actionnaires, les affaires de cette dernière banque sont menées ; aussi personne ne sera-t-il surpris que ses directeurs n’aient pas voulu aliéner une partie des capitaux dont ils disposent pour faire une pareille acquisition.Acheter l’immeuble, c’était convertir un capital productif en un capital-mort ; c’était entrer dans une voie qui avait si mal réussi à la Banque du Peuple.L’expérience consommée des directeurs de la Banque d’Hochelaga leur évitait de commettre une pareille faute, malgré tous les dehors alléchants dont on pouvait l’entourer.Le site cependant est bien choisi pour une banque, l’emplacement LE PRIX COURANT 91 est vaste et répond bien aux besoins d’une institution financière dont le développement s’accentue chaque jopr.Aussi, la banque d’Hochelaga, ne pouvant plus rester bien longtemps dans ses bureaux actuels sans que la rapidité des transactions en souffre, a-t-elle pris le parti non pas d’acheter mais de louer les bureaux précédemment occupés par la banque du Peuple et qui, avec quelques modifications nécessaires, s’adapte-teront on ne peut mieux aux opéra-tioni d’une banque absolument moderne au point de vue de l’installation, de la facilité d’accès et de la rapidité du travail dans les divers services.-— La Banque d’Hochelaga vient donc, au moyen d’un long bail, de s’assurer la possession de vastes et magnifiques bureaux offrant toutes les commodités à une clientèle qui ne peut qu’augmenter grâce à l’énergie, à la sagesse, à la prudence, au travail et au dévouement incessants des directeurs,.d’une administration et d’un personnel d’élite.Au printemps prochain, la banque d’Hochelaga prendra possession de ces nouveaux bureaux ; d’ici là, les modifications nécessaires seront apportées à l’aménagement intérieur qui, nous le répétons, ne laissera rien à désirer à la clientèle pour les facilités et le confort.Spécialités avantageuses.—Signalons au commerce de détail les spécialités de M.J.T.Gaudet, pharmacien à Joliette.Elles donnent satisfaction et profit.Parmi ces spécialités dont nous cotons les prix dans nos prix-courants, citons: * Restaurateur de Robson, Elixir Résineux Pectoral, Pilules Anti-Bilieuses Dr Ney; Pastilles Vermifuges Françaises, Anti-Gholêtique Dr Ney, AntiAsthmatique, Poudres Condition Prof.Vink, Colis Cure Prof.Vink, Spavine Cure Prof.Vink.U y a de l’argent à faire avec ces spé-c ialités.‘ CHANGEMENT DE NOM La Gazette du Canada en date du 7 juillet publie l’avis suivant : Avis est par les présentes donné qu’à une assemblée des actionnaires de la Banque Jacques Cartier tenue à Montréal au bureau principal de la banque le 3 juillet courant, le règlement suivant fut adopté : RÈGLEMENT Le nom de la Banque Jacques Cartier est changé en celui de “ La Banque Provinciale du Canada.” Par ordre, Tancrêde Bienvenu, Gérant Général.Montréal, 3 juillet 1900.EN CHINE Les Chinois établis au Canada sont gens généralement paisibles et soumis aux lois comme en font preuve les statistiques criminelles.Ils ont bien, au point de vue des revenus de la municipalité de Montréal, un grand tort, celui de préférer se laisser incarcérer en masse plutôt que de payer la taxe imposée sur les buanderies dont ils sont les exploitants.Mais ce n’est pas là un crime, c’est tout au plus un pêché véniel, une-façon de protestation qui leur enlève momentanément la liberté qui nous est si chère à nous gens de race blanche et que les Chinois semblent moins priser.Ils préfèrent passer de longs jours en prison et garder les $50 que la municipalité impose sur les buanderies.C’est affaire à eux et cependant si nous en croyons les études et les récits des étrangers qui ont habité et, pratiqué la Chine, les Chinois sont chez eux réduits à la misère par les taxes et les impôts de toute nature aussi arbitraires souvent que lourdes à supporter.; Le chinois que nous connaissons 92 LE PRIX COURANT e a M\ 1C.A ' m &.é AL ~
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