Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 6 novembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1943-11-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
7ième ANNEE No 9 5 CENTS INDEPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur; Jean-Charles Harvey Administration et rédaction, 180 cat, me Sainte-Catherine («uite 44), Montréal Case postale 20, Station “N" — Tél.•PLateau 8471 6 novembre 1943 Aussi longtemps quo les choses iront sys I r n i a I i ipi cm c n t mol, je continuerai system atiquement « dire ipt 'elles no vont pas bien — Henri ROCHEFOHT Hnlactcur en chef; Etnilc.Charlcs llanicl LE PACTE À QUATRE Il fallait une bonne dore de naïveté pour douter du succctt •le la conférence des Quatre Angleterre, Etali-Unis, Russie, Chine - à Moscou.C’est l’intérêt qui mène le monde.Ces pni aines, ainsi que les autres Natioiu-Unie», sont tellement iiiterdépemlrntes dans la (juerre et dans la paix qu'elles ne sauraient refuser de collaborer entre elles sans commettre un suicide.Comment pouvions-noun espérer battre l'Allemagne sans l aide de 1T.H.S.S.?Et comment l’U.R.S.S.pouvait-elle battre I Allemagne sans nous?On sait la réponse.Etre uni t ou être battus.On choisit l'union.Il est bon pour tous qu’il en soit ainsi.Des peuples qui se sont isolés les uns des autres pendant plus de vingt ans prennent, dans un moment de crise, conscience de leur solidarité.Il était grand temps de dissiper certains cauchemars, de guérir certaines phobies, qui nous empoisonnaient J’exi.lence.Ea déclaration officielle de la conférence de Moscou indique à nen pas douter que chacun a mis de l’eau dans son vin, surtout a Rusùic peut-être.On lira, dans une autre page, un résumé ubétantie] de ce document désormais historique.Le désarmement otal lier* pays agresseurs, la reconnaissance de la souveraineté des netites nations admises dans l'organisation internationale mur maintenir la paix, la restauration de l’Autriche au rang I:- pui.-iance européenne, la mise en jugement et la punition des criminels de guerre, l’extermination du fascisme et ’élablisccmenl d’un régime démocratique en Italie, la constitution un conseil permanent ill's Nations-Unies pour régler d’un 'ommun accord les problèmes de guerre et d’après-guerre en lurope, il n’en faut pas plus pour nous convaincre que la iplomatie Eden-lIull-Mololov a joué une partie fort serrée, ù le réalisme des uns et des autres a triomphé.Pour qui sait lire entre les lignes, l’U.R.S.S.renonce à toute mention d’hégémonie sur l’Europe, en quoi elle avt pleinement 'accord avec la charte de l’Atlantique, où Churchill et Roosevelt epoussaient l’idée de conquête ou d’impérialisme comme but e guerre.Par là, on enlève aux russophobes et aux anticommu-^listes de tout poil un argument sérieux.On refroidit en même ' temps l’enthousiasme de certains russomancs, mystiques de la ?évolution ou snolxs impénitents, qui caressaient déjà le rêve d’un monde transformé en une infinité de républiques rouges.A En fait, le bon sens de Staline se révèle partout.Ce réaliste ,• tué chez lui le communisme, parce que ça ne marchait pas, ¦ que ça ne pouvait pas marcher.11 a tué le commintern.Il tue l’espoir d’une russification universelle, qui ne serait qu’une lourde absurdité.Il est évident, pour qui sait voir et penser, la Russie, à l’heure de la paix, aura plus besoin de nous ^e nous n’aurons besoin d'elle.Depuis plus de deux ans, on .jVre sur son territoire les combats les plus violents et les plus dévastateurs de toute l’histoire humaine.Vingt millions de Russes ont péri.Les régions les plus riches, les (dus industrialisées de ce pays ont été démolies, rasées, brûlées.On a fait le désert là où l’U.R.S.S.avait mis vingt ans d’efforts surhumains, là où elle mettait aussi tout son orgueil.Une grande, une très grande partie du travail gigantesque de l'époque révolutionnaire n’existe plus et doit être recommencé.La fin des hostilités trouvera donc la Russie dans un état lamentable, et elle ne peut en sortir par la propagande de nos russomanes de salon, mais bien par de» dollars, des machines, des matériaux, des techniciens, de l’industrie, du commerce et surtout de la sympathie internationale.Là est la réalité, là est la carte maîtresse jouée par la diplomatie des démocraties occidentales, filles secours dont il aura un besoin al*olu et urgent, Staline ne les attend pas de l’Europe, encore moins de l’Asie: il les attend de nous, c’est-à-dire, des nations britanniques et des E#iU •Unis.C’est pourquoi je considère comme une stupidité ggofsière ces prédictions d’anciens fascistes, qui, depuis des mois, noiil cessé de nous menacer d’une paix séparée entre la Ru-sie et l’Allemagne, puis d’une reprise de la propagande moscoulaire dans une Europe mure pour la soviétisation.On devrait pourtant •avoir que l’U.R.S.S.meurtrie, sanglante, en partie détruite, aura bleu d’autres chats à fouetter.Elle n'ira pas perdre son temps à heurter le sentiment national de ses vobins et à déplaire aux ppissance» qui sont nécessaires à son relèvement.Répétons-le, c’est l’intérêt qui mène le monde.\J; Dans les dispositions prises à l’égard de l’Italie, deux aspects nous frappent: d’abord, l’anéantissement du fascisme et de toutes les institutions fascistes, et c’eat là sans doute une des exigences de la Russie auxquelles il faut applaudir; ensuite, rétablissement d’un régime vraiment démocratique, et c’est là une des exigences Rden-Hull auxquelles il faut encore applaudir.Un régime où l’on consacre et pratique la liberté de parole, de foi politique, de presse et d’assemblée publique est éminemment modelé sur celui que connaissent depuis longtemps les peuples anglo-franco-américains, fies libertés-Iâ n’existent ni en Russie ni dans les autres Etats totalitaires.Nous ne saurions les perdre sans trahir toutes nos institutions, toutes nos habitudes, toute notre joie de vivre.Elles seules peuvent protéger le faible contre les abus de la forçe, contre les monstruosités de l’étatisme, contre une bureaucratie fatale à l'action et à la légitime ambition de l’individu.C’est que, voyez-vous, nous tenons à notre vie démocratique.Cette vie-la nous paraîtra d’autant plu, grande, plus précieuse, qu’elle semblera s’éloigner de nous un jour.Il n y a rien comme le recul pour saisir les ligne* générales d'une construction grandiose.De près, elle nous paraît pleine de défauts, pleine de taches.De loin, c’est de la lumière.Et puis, qui n- commet jamais de fautes?Rappelons-nous ce.mots de lord Tweed-muir: -It is better to be wrong than to be (h art." PARIS - AN - DER - SEINE par Jean MALAQUAIS Nous avons publié, le 3 septembre, le poème de Jean Malaquais ‘‘C'était un jeune homme blond Ce poème de l'auteur des "Javanais" a suscité un vif intérêt de' nos lecteurs et nous sommes heureux de leur offrir aujourd’hui un nouveau poème de Malaquais qu'on considère comme l'un des meilleurs écrivains français de la jeune génération.Dernièrement, Jean Malaquais a réussi à quitter la France lavalo-hitlérienne et il habite actuellement le Mexique.Son "Journal de guerre" vient d'être publié A New-York.Paris-an-der-Seine a paru originairement dans la revue new-yorkaise "Partisan Review." —Monsieur avez-vous oui parler de Paris-sur- [Seine Je voudrais y aller pour un jour—une heure— ) revoir la maison où je suis né I.a rue où je suis né Les rues où j allais par les pluvieuses nuits Sur les traces de mes millions d'abeilles Glaner le miel de mes rêves Monsieur du guichet —Paris-sur-Scinc—oui—il me semble avoir ouï C était un terrible pays Une vestale terrible coiffée de bastilles et de fdômes Comme d'une mantille d argent Mon fils—car j'ai un fils—il a dix ans Parfois m'en parle Au dessert ça le passionne Le passé Les siècles passés l.es temps anciens Les villes ensevelies englouties les Pompées les freines Saba Les vieux pastels de l'histoire —Monsieur du guichet Je voudrais à Paris-sur-Scinc revoir Le pavé onduler en Place de Grève et Les faubourgs charrier des glaçons de sang et La banlieue arborer son rouge ceinturon et Sainte Geneviève bénir les glaïeuls et —Chut—pas si fort— Sainte Geneviève est morte dit-on Condamnée dit-on Par le ccnt-quarante-neuvième tribunal d'excep- ft ion Pour dévergondage public -Monsieur du guichet Je voudrais savoir si à Paris-sur-Scinc l'autorn- fne file sa laine Dans les arbres de mon enfance Si les vieux hôtels toujours racontent à quelles Iprofondeurs remontent Ma noblesse ma gloire — Taisez-vous—j'ai un fils— Vous me feriez révoquer—il a dix ans — Tenez—a dessert—il n'y a pas longtemps — —Monsieur du guichet Je voudrais connaître — Vous voudriez connaître ch bien prenez le [train pout A Changez à B couchez à C débarque: it l) et là La puce à l'oreille mais la main à la bourse Demandez secrètement Ténébreusement L’anonyme gondolier Le passeur Le rameur Le transbordeur Celui qui sait la démarcation La zone L'interzonc Celui qui connaît le Styx mon ami comme le l pouilleux Ses poux —Je prends le train pour A —Prenez le train pour A prenez-le pour Z Pour l’une quelconque des trente-deux aires de fia rose des vents Dieu est partout et tous les chemins Mènent en Allemagne AVIATION CIVILE Traitant lundi dernier route qu’ü a découverte, I’Alaeka Highway, qui eu i I ce chemin, anime le nôtre, on e*l tout qui iraient du Canada, centre lericnnc» parfaite» en un p a y» L’ igné pouf établir de grande* tt aerien momie, aux Pologne, sa production était en pleine activité, ! ses usines en plein roulement.h: propriété j individuelle avait disparu: tout fonctionnait au I nom de l'état, pour le compte de la nation, pour ] le but de la victoire.C’est grâce A cette organi-i sation totalitaire que lAllemagne espérait écraser le monde et qu elle a sugjugué la presque! 0 aurait pu être eomtruit .Ia.-LiX J.ITT."* être une telle vue du bonheur totalité de l’Europe Quelque déplorable que pui économie sociale au point de des peuples, de l essor artistique de la nation et de l'évolution individuelle des citoyens, il faut reconnaître qu elle donne des résultats économiques plus intenses que l'initia.ive privée.I] est donc nécessaire, dans des circonstances exceptionnelles, de recourir à l'économie totalitaire.Les pays alliés ont reconnu le fait.Il fa bien le reconnai re.Si les gouverner*.::.-, laient sauver leurs nations — e* devoir de les sauver — il leur -fallait organ, er la victoire voulait dire organiser la nation; et cela signifiait prendre en main toutes les ressources des pays alliés, ressources humaine » ai)*-*.le d nos tout dan »i non* •veloo ne grand'* un petif la na!‘ allions not r ;e;Il de l’a ligne* intf »lc de < ne , le méticj la victoire, interdire tb-iation civile a nationale-, n* guerre, pour n Non* e*pé-rons présente# à l'e-yrit •ur ce problème ca l Eniilc-Charlw HAMEL T—f~ryrtr lo fair If visiter nous donne la même fièvre jusqu’à Rio et Saô-i’t'ilo, T 'M-kÀ mm mm v;-y ||gg ¦wf.: *p?t imâ • || >¦• hB h pplpiwii^s: H mM émm§m£ \HfeBBBB wSmm ':'LÀ.V; Mil» £%93Mfr'"' SSp?.V^r.'-^AV * }, f&A* * rrSP i • vit £•$&>• ¦ ggn a » 1 F'*#?: 9&jM )HMB /*knç-X «à® SlÿAàjPV^: Â'fjtit'V*': ^SMSSpaf ¦ > *-4, iT v'** LeDîE.S.MOORE, Professeur de Géologie à l’Université de Toronto, rapporte que le Gouvernement de l’Ontario décrit Coulais comme une très riche région métallifère et comme le plus grand dépôt de magnétite qui ait jamais été reconnu au Canada.George W.McLeod, B.Sc., Directeur Général de l’Algoma Ore Properties (filiale de l’Algoma Steel) rapporte que des gisements de 70,000,000 de tonnes de minerai ont été reconnus sur une partie des propriétés de la compagnie.Les gisements de sidéritc connus sous le nom de New Helen, déjà en cours d’exploi- tation, et les gisements de magnétite d« Coulais, maintenant bien reconnus, permettent de considérer le Nord de l’Ontario comme une excellente région métallifère et justifie la politique de primes accordées par le Gouvernement de l’Ontario pour toute découverte de formations métallifères.Ces vastes gisements de minerai constituent d’amples réserves de fer et d’acier pour les industries du Canada qui sont une garantie pour les Obligations de la Victoire émises par le Canada.JAMES DUNN, Président, Algumi Or* Properties.Ltd.LE JOUR Pspc 2 ™1"mmmm POUR UN COMITÉ LE FRONT CIVIL CANADA-BRESIL I .aire.! 9ran de t1-*i«> >* *«¦ diru un* /{:.;¦‘ A tre ca l’initlati-vp d un * limité ('iinudit-BrésII.organisme grour«ralt le» j .sentiment j ie et efficace.I X’oilâ pour le» In mai* Ü existe aiieni de | indiscutables ,t dont l< j la valeur déviaient susciter les j j plu* noble» ambition».Prenons par exemple le ca» du ! Rréall, un nu vouloir en aucune fa- ; ¦ t on * I! y a quelque quln/.c an», elite.Mais comme il était l’un des mai- rite économique russe.C'était te tutelle* pair, que, se plaignaient* temps ur le poète satanique, Charles Baudelaire, qui avait lui Cazotte dans son adolescence et qui s'était inspiré de ce conteur pour quelques-unes de ses poésies.Ilcurs du Mal (1857).C’est à Cazotte, afiirme Roger Allard, que plusieurs des poèmes de Baudelaire doivent "leur frénésie démoniaque".En effet, dans son sonnet si connu du "possédé”, Baudelaire reprend lui a été aussi chère qu au, l’exclamation de Ca/olle, en y inct- héros par qui il fait raconter son étrange histoire.Quelle est exquise la psychologie humaine de Biondctta, de ce Belzé-buth, dont rien dans la réalité ne trahit l'origine et qui n’est qu’une femme vivante, aimante et vibrante d’amour! I imidc et triste au début, tant qu'Alvar ne lui prête aucune attention, dès qu'elle devine en lui tant un cri issu de toutes les fibres de son être tourmenté: Il n'est pas une fibre en tout mon coeur tremblant Qui ne crie: O mon cher Bclzc-bulh, je l'adore! Les italiques sont de Baudelaire, qui nous prévient ainsi qu’il s’agit d’unc citation."Mais les vers de Baudelaire, note l’abbé Grillcl, ren- quo Je rltuls les parole» du professeur Stl'oumlllne qui écilvutt en 13Ï7-."Notre tâcha n'est pa* d'r tuilier les loi» économique», mal* ôp le» changer Non» ne somme» lieu par aucune loi.Il n'exlate aucune forteresse que nous ne puissions prrwlrc.ta question du tempo est sujette à In dérision de» homme»,” mon maître de Parte, bien connu en Amérique, riait de ces "enfantillages".Aujourd'hui, la question est tranchée par la vto elle meme.Il faut être volontairement aveugle four ne pas reconnaître le miccc» complet de» trot» plan» quinquennia qui ont transformé la «truc-ture économique de l'Union Soviétique et qui ont créé la hn»0 maté-ltelle industrielle et ng/icole, de lu réelstnneo contre l'agrcssluii hitlérienne.Ce "miracle" do l'cx-pérlcnee économique rw»»e n'est rien d'autre que lu victoire de lu VOLONTE HUMAINE »nr le» force» de la nature, »ur le» obstacle» extérieur», prétendu» Insurmontable».Ce succès de L’HOMME, ce »uc-cè« d’un peuple prêt ii tous le» sacrifice» pour atteindre le but visé, mérite d'être étudié et médité plu» particulièrement pur l» ! < llnnt m "It }nr , (h t fiber J.I'HI.Pavons la voie à nos armées i*°i Ain net rno'i Lrlit WHI Smith .Square' ( hr adquarlrr» of trif Hm.îIi I.ïlxjur Parly) fourth.y, within the framework of tin» over-1 obligation, its position pape Sixte IV Cependant au point *1“ vi'e strictement humunltatrc, elle fut un bien, puisqu'elle préserva a péninsule des guerrii de religion qui, en Franca seulement, tirent périr un million d'hommes.Et l'on peut s'étonner qu ; les écrivains protestants, qui sj montrent si sévères pour l’inquisition espagnole, n'aient que des éloges pour les souverains protestants.Le seul ngne d'Elizabeth a fait périr plus d'innocents que toutes les inquisitions du monde n'ont condamné d'hérétiques dans une duré* de six siècles.'' A propos de la guerre t'e Céces-slone, vous vous etonnez de l'Importance accordée au geste du Père Glbeault, vous en comprendrez.le pourquoi si vous vous rappelez que ce manuel, comme l'in-dique son titre, est un,» Histoire Générale de l’Eglise et qu'il est fait pour des élevés canadiens: il Importait donc de montrer le soutenir vivace et l'emprise immense laissés par le* missionnaire» (rnn-'.ais dans Ces réglons où l'autorité o'aucun gouvernement n'était encore pleinement reconnue.J'avoue que j'aimerais, si le temps nie le permettait, vous sui-tr< dan» toutes le» autres remarques que vous faite» a propos de ce manuel que je crois loin d'être pai fait puisque, dans une édition lefondue.actuellement sou» prez Les interprètes de “FAÛST” Bien qu'il ne doive y avoir qu’une seule représentation du "Faust” de Gounod au Saint-Denis le vendredi eolr 5 novembre, France-Fi'.m met autant de soin à la préparer que s'il s'agissait d'un spectacle de sa série annuelle d'opéra.Marcel Chabrier dans “Les Conquérants” à l’Arcade notions d Histoire Goncraie | *e' j* suis efforcé le l'aroé- erf mais où j’ai tâché d'être correspondante; en dixième on- ‘lor z-me et douzième ils étudieront i -uM® et Impartial.LHUtotre Générale proprement j En publiant cette lettre.ALEXANDER K1FNI8 On sait que ces "saisons", toujours trop courtes au gré res spectateurs, sont marquées d'un cachet d'excellence qui a remis tout à dernier, ld octobre, von » manuel distingue même entre les deux inquisitions: ".inquisition romaine t;ut demeure dans le domain» de» idées et s'est perpétue.» jusqu'à «O?jour» par ie tribunal de rjn-dex, et l'inquisition espagnole, Institution surtout politique composée tn majorilt.de laïques bien que li dominicain Toroucniiii^ «»n fù* un Liomeni lt chef LinquiSiUca c*p*i- pcrmHirez à.vus lect°,Jr’3 d'tnto j .* * ** ** • .'.fait 1 opera en honneur a Montréal.Crf,MA rt ! E* représentation sera denc di- Maints auteurs dramatiques ont abordé le problème classique de l'amour et do l’argent mais peu l'ont solutionné avec autant d'habileté que Charles Méré dans "Les Conquérants" qui prendra l’affiche demain soir à l'Arcade.La famille Brandon, le père et ses deux fils, barons de la finance ont été croqués sur le vif et la plume de Méré a trouvé des mot* terribles pour fustigés ces gens qui se croient tout possible parce qu'ils ont des sacs d’or.Mais le père Brandon a une fille, Jeanne qui ne pense pas comme le reste d.» sa famille et lorsque son futur mariage avec le chic Henri de Belmont viendra déranger certains projets financiers des frères Brandon c’est le père lui-mèine qui mettra le holà.Certes l'on peut s'imaginer que l'amour va triompher de l'argent mais il faut voir comment Chartes Méré a su résoudre le problème 3ans verser dans un dénouement facile et con-[\entionnel.Méré a écrit une oeuvre puissante et d'un réalisme j étonnant.Ces deux qualités vont tout de suite l'imposer au public.La distribution des “Conquérants” est nombreuse et forte.Nommons Mlle Germaine Giroux.MM.Marcel Chabrier, Jean-Paul Kingsley, Marc Forrez.Denis Drouin, Henri Lctondai.Willie Fréchette, Edouard Monnet et Mme Elisa Gareau.Chabrier et Mlle Giroux ne pouvaient pas désirer plus beaux rôles et à çn juger par la demande actuelle don billets cette oeuvre s'annonce cornai une des sensations de la cinquième saison consécutive de l'Arcade.Aux habitués, donc, de faire diligence.Les plus beaux yeux.(Suite) Quand notre philosophe eut philosophé à son aise, en dépit du poteau et de la pelure de banane, la jeune fille, à son tour, prit la parole."Je ne puis concevoir, dit-elle d'une voix caressante, qu un homme puisse vivre de cette façon et se dire presque heureux.Encore moins un Jeune homme.E*t-ce vraiment vivre que de vivre sans désirs ni passions?Quoique je vous connai-'se à peine, je vous plains de tout mon coeur.J’aimerai», il me aemble, agrémenter votre vie de quelque souffrance véritable: celle de l'amour, par exemple.Aimer, dit le proverbe, c'est vivre.Voua ne connaissez rien de l’amour: vous ne connaissez rien de la vie.Aimez! souffrez! vivez! Ça en vaut la peine.Vous restez là à vous regarder penser, végéter, tel un hindou stupide *e contemplant le nombril.Vous renoncez volontairement, délibérément, à tout ce que la vie a de meilleur.Pensez, mal» agissez aussi.Distribuez mieux votre vie.Le plu» grand philosophe est celui qui s* moque de tous les autres.Il s'appelle Epicure.Il n’a Jamais été réfuté et ne le «era Jamal».Essayez et vous verrez.Ah ! vou» êtes étonné.Vous ouvrez de grand» yeux.Voua me preniez sans doute pour une petite fille qui ne pense qu'à ses chiffons.J'ai étudié comme vous la philosophie.Mats j'ai été as»ez «âge pour jeter ce» bouquin* à la poubelle.” Ayant dit tout cela, lentement, posément, Lise ouvrit son sac à main, en sortit un bâton de rouge à lèvres et un petit miroir, et peintura sa Jolie bouche.Jean n» revenait pas de ce qu'il venait d'entendre.Comment une petite fille de 18 ans pouvait-elle se permettre de lui faire la leçon à lui un philosophe de ce calibre.Il tomba de son haut et s’aperçut qu'en effet il Ignorait presque tout du monde et de la vie.Revenu chez lui, entre le» quatre mur» de sa chambre encombrée de livres, de revues, de Journaux de toutes sortes, Jean alla s'asseoir à sa table de travail, et là, le coude appuyé sur la table, le front soutenu par sa main ouverte, il s’abandonna, tel Volney dans ses ruines, à une rêverie profonde.Dans sa pensée bien ouverte et frlssonante, revenaient en écho» les paroles de Use.Il se revit marchant auprès d’elle, et frôlant, par Instant, la peau moite de son bras.Quoi, se dit-il, serait-ce le coup de foudre?Jamais auparavant 11 n'avait ressenti ce trouble Intérieur.Ses Idées prenaient un autre cours.Il fit quelques raisonnements qui lui parurent faux.Voyons, dit Jean, qu'est-ce qui cloche?Ront-ce les prémisses ou les conclusions?Il revint à la charge, les écrivit sur une feuille de papier, et finit par se perdre dans un labyrinthe de syllogismes ridicules.Je n’y comprends plus rien, afflrmat-il, de plus en plus troublé; je raisonnai* mieux avant l'omelette sur le pavé, la choee eet évidente.'D'où vient c* changement?C'eet curieux, je ne me sen» plus moi-même.Mon "moi” a subi une transformation soudaine, étonnante.Qu'estt le plus conventionnel de la pic-1 ce, il nous est quand même appa- j ru, quelque paradoxal que cela pa-[ raisse, comme le plus humain.Peut-être est-ce dû à l'excellente interprétation de M.Henri Letondal, : délicieux en ce rôle qui rappelle ! i beaucoup celui qu'il tenait dans le j ; Président 11nudccocur.On ne sau- 1 i rait souhaiter plus de bonhomie et j de naturel.E.-Ch.H.De» baignoire* mobiles sont e.-n-pUjyées dans des centres indus- j : : .'-Is de Grande-Bretagne, où les mouvements de guerre de la po- ; puiatron ont amené une pénurie j t* baignoires.On wmptc 15 salir* de ba,n roulantes parcourant j te pay?, fournissant gratuitement j r.r.v.rcn 2.000 bain* nar semaine,: les serviette* et le savon compris, i D’abord roman célèbre vendu dans le monde entier puis pièce de théâtre au succè» toujours re- ouvelé "Le Rosaire” e*t aujourd'hui un film vibrant qui attirera les fouies dès sa mise à l'affiche ramedl au Saint-Denis."Le Rosaire" est 1* titre d'une chanson que chante l'héroïne Jeanne de Champel et qui dans la vie de deux èties un rôle pathétique au possible.Jeanne de Champel, riche belle même «I elle a dépassé la première jeunesse, préfère l'amitié à l'amour.Son grand ami Gérard Délavai en l’écoutant un soir chanter le "Rosaire” comprendra que cet être, d'élite doit être sa femme.Il lui propose le mariage.Ne se sachant plu» très jeune Jeanne refuse.Le» mois passent.Gérard devenu neurasthénique a été victime d’un accident de chasse.I! y a perd) la vue.Apprenant cela Jeanne comprend que l'amour et le devoir ne font plus qu’un et elle se présentera chez Gérard comme garde-tna-iade.Ce n’est que des mol» plus tard qu'elle révélera son Identité en chantant à nouveau "Le Horaire".Dé» lors malgré les cruautés du destin le bonheur pourra renaître Cette oeuvre puissante i ’’Stormy Weather” est Jouée par Lmiisa de Momand, André Luguet, Hélèn* Robert, Charlotte Lysés, Pierre Juvenet.Camille Bert e\ Georges Flateau.Le film est appelé à un formidable succès.Le second fiim à !'affiche sera "P.ap'nael le tatoué ' avec Fernande!, Armand Aimos, P.ené Benin, Monique Rolland, Léon BéUère» et Madeleine Sologne.Il n’est plus nécessaire d'insister sur le 'Aient de Fernande!.Premier comique de France tous ses film* sont autant de feux de Joie auxquels le public fai, toujour* un chaleureux accueil chanson», dont la variété fait l'agrément.I»en» Horne obtient la faveur den cinéphiles dans l'Interprétation nuancée de |n chanson - thème "Stormy Weather", qu’elle chante au milieu d'un vicient orage Bill Robinson e»t.un danseur né gre qui a du feu dans !?» Jambes et objectifs civils en Belgique, afin de ! un *ol,r,r« éclatant de blancheur et briser la résistance pro-brltanrdque, de K»1*1* »•* »Hm est aussi prétexte parmi la population civile.Portant * Présenter l’inlmltahle Fat» Wsi-l’unlforrne des aviateurs de la !"r' P|ano *' *on orchestre, les R.A.F., il descend en parachute et.l Ni-hola" '!nn'1 ,!f» danse» ex- en bon anglais, dit que le raid fut centrlque», et d'autre» vedettes, qui organisé à 1» demande de la R A F jorH gagné la faveur général* aux A son étonnement, la population | Ltats-Lnis belge s'offre de le rapatrier en An- au programme du gieterre.Dès lors le nazi qui Joue I ^"pltol est "Passport to Suez" Il au britannique, refuse de dévoiler j '! un flim d'*ot!on qui fait un son nom.Puis ce n'est qu'une suite agréable contraste avec le film mu-palpitante d’aventures où les Nazis , steal D abondants sujets courts et les Allié.Jouent d adresx* pour I complètent ce programme lubstan-se vaincre sur ce terrain de la guer- t *' re d'espionnage et de contre-expion-nage.“Au revoir” à Claire Garnier Claire Garnier (Inicndra sûre ment une j’randr artiste interna-f onalr.Dimanche soir, elle a charmé une Iois de plus l'auditoire.déjà conquis, je crois, avant même qu'elle ait ouvert sa jolie bouche car cette miurioniic en faut est adorable dans sa simplicité.Souhaitons que l'attitospli.re «le New York n’étiole pas notre v)it au contraire toute favorable au au contraire toute favorable ;>u développement de sa personnalité et, surtout, au pcrfcctionne-nent du don incomparable qu elle a reçu.la- programme d'“au revoir” organisé en rbounctir de Claire Gagnier par Raymond Daoust, avec le concours de jeunes artistes canadiens, était un peu chargé.Quelques numéros auraient pu en être retranchés sans enlever à l'intérêt de la vrirce.Mlle Hibottc a sûrement du talent, mais il semble lui manquer encore celui de pla;re.Dr même, la musique de Mlle Raymond peut être tris belle, mais ne m'a pas toucher.Roger Garreau a une vo x chaude.un jeu vivant, ma s i a /lu moins, ce soir-là.1 ava * assez mauvaise mémoire.Il ne possédait pas son rôle et l’interprétation de l’oeuvre qu’il donnait avec Hu-guette éflignj s’eu e>t ressentie.Dommage ' Ifcrn'-rs demeure tou-, gra/ ,euse.I ) -n; > H arme révélation pour artiste tense.bilitt film à lafflch* sera Palace Ia second Th* 7th Victim" avec Tom Conway „« w OOC” et Isabel Jewtll.(?t.st un f :m de v»Orvette Fs-CCD d horreurs comme la en 2e semaine sait en produire.L« lieu de l'action est New-York.I mystère et ' firme RKO Capitol “Corvette K-22V a obtenu un tel sucré» res derniers Jours au cinéma Ha.ace, que la direction s décidé de le retenir à i affiche pour une lîcrthc jours aussi hour a rp beaucoup.Quant à Pierre lui qui a vraiment gr à Mlle (ïagnier ! (Juf d'ardeur, de vie in-.et que due de cette send-raffin'’" qui le posaèilc ciitiè- t «I renient ! Il a lu c (pu n'a pa» été goûté /|r toute I assistati- r » un conte de J- ci ; -, larierc, (pii sait rendre s'm hommage de |>oète à la terre, au ciel et à ses étoile», .Je ne sais si ( ’Lui r ( iagnier avait elle-même cho.si l«-s pièce» (piVlle a interprétées Si oui, elle a fait preuve d’un goût remarquable.I out était délicieux à entendre.C.L.U.uimu Kiri I* M f • MOWtf act»r m rnwuAiù AHtff UttlHi Mlf Most 04Vtt> MVCI Tw mam tyjmtji IICMAU* LAMt MUA AAimt» BIST FOOT*! H MU- n| HA&Cf JHSSu iSEIlïB^rê^.D-, rer i homtr r-ià.(j seconde semaine Cette pel i le » tournée avec la plu» entière, coloration de la marine royale caber,ne Tou* le» détal.» de la Loew 8 “Boit Focrt Forward” Vr.fi roii.i - h», ry«• j f n]t» *'Hcul Foot For •.*.ard* %fi.fi.dli Rp«*r * A f i i- rjryfjr •• « j* {/ m YsAmc w u) K un way, du "Stormy Weather' est le t : tre navigation d'un cor.vo; et de la pro- (‘«t la \ d'un refrain populaire qui fi* sensa- tection assurée aux convoi» en hau- non no tion Il y a quelques années Cettt* •» mer sont habilement Inséré» dans L'act chanson a été glorifiée à .écran j a produe'ion | 'lAmifi dans une superbe comédie mimical*! On y volt deux attaques, la pre- ! Dix 6 qui demeurera une autre serr.a.r.e a mière pa- un sous-marin ennemi, et ?ion à l'affiche du cinéma Capitol, tx* 'a seconde, par l'aviation nazie On amateurs de musique populaire mo- est muet d admiration devant l é- ; publlcii derne seront bien Inspirés de se tonnante résistance des matelot* ! (\fi l'en rendre au Capitol eex Jours-c! Ils d» la corvette K-22.1 J,e» specta- ! rf-rnont y applaudiront un chef d'orchestre teur» et auditeur* apprendront, avec rny vi aussi réputé que Cab Calloway dans quel désintéressement avec que VirRlnl.des rythmes dont lui seul a le t»- patriotisme nos marin» e»-ort«nt r.u«U» : cret.“Stormy Weather" ne prê- 'f,s r-onvg.* k port I^ r j %r.\T P -x èiAry- sasss a&jgüi »|I 5J ?¦¦£'¦¦¦’;¦ '¦! K>*tr.f.t sxfsm .'&sp£ *V,J V *."'’ ¦s-A: **.\*S • ' ** »ç*à,T-iVjSj >,< k' re -.! Pages immortelles de Joseph Prudhomme Comment ces bon» Frère» du Sacré-Cœur apprennent enfant» a devenir de» “ nationaieux ” avant aux d’etre de» hommes, A propo» d’EDUCATION nationale:.Orrîfitt #pH- .?* upc f national wne (t*t lune oc* pUifî tir ! huffti&itf.Or.< etf te tuf/email mi.2 .’.me W 1(1 deior0U0,'\ gross» lettres et bien lisibles, que murale.,, 'l'on distribuerait sur les murs de Q.Sur quoi pourrait porta j;i (faiic fj des corridors de l'école, celle décoration tnutalc?' telles que: If.u) Sur nos symboles pu-1 "//» font de mauvais valets car Iriotiquei: le drapeau canadien- j ils ont l'éwic trop haute.français, la feuille d'érable, la fleur "l.c peuple canadien-framjais delis; Iconstitue une nation.h) les scènes canadiennes, telles I "En garde contre le mirage amé- ____________________________________! tic nia “Devenons nos propres mailles."Soyez plus que des citoyens honnêtes, soyez des upôtics, des chefs."/.'américanisme entre chez nous non pas comme un voleur, mais comme un gangster.“C'est faux de prétendre que la race canadienne-françaisc ne peut pas réussir en affaires.sentences patriotiques.Qu est-ce qui aiderait à métissage ( l iens, tiens, tiens, la plètement fou.Le Vrai.Servie» irréprochable Chez-Soi HOTEL ST.REGIS Mtt, Ut K 8IIK11HOUKNK BA.IIS.» TORONTO un face d* I’, Victor était mort phtisique.Quant à elle, s’étant brise la colonne Vertébrale à la chasse, elle passait la majeure partie de ses journées sur une chaise longue, soit à l'hôtel Castellano, tue de Grenelle, soit au château de Lor-inols, près de Montlhéry, où résidait son père et où, avant de se décider à lui écrire, elle avait peut-être entendu parler de Balzac par les Girardln.Balzac était, depuis la "Physiologie du Mariage", l'auteur préféré des femmes.Il recevait beaucoup de lettres d'inconnues.Deux de ses quatre liilsons principales (avec Mme Hansloa et avec Hélène de Valette 1 commencèrent de cette façon.Son Intrigue avec la marquise de Castries n'eut pas un début différent.La marquise signa d'abord ses lettres d'un pseudonyme nnglais, puis elle se fit connaître, il alla la voir et tomba éperdument amoureux d’elle.Sa passion pour cette fragile statuette de chair pâle et transparente, que couronnait un énorme turban de cheveux d’or, acheva de faire de lui un fanatique de la légitimité.Oui, l'organisation sociale était bonne qui avait permis l'éclosion d'une telle merveille! Oui, tout ce qui s’opposait au rétablissement d'un état de choses si conforme aux voeux de la Nature et de la Providence, était mauvais! La cause de la monarchie et celle de la reli- Igion se confondaient dans j coeur.Il s'en ouvrit à l'oncle de Mm» de Castries, le duc de Fltz-Jame» j qui le fit collaborer au "Rénov; j teur" et à !a "Quotidienne" C .,1 | ie temps où la duchesse de Beip.j tentait de soulever la Vendée.Balzac se sentit l'âme d’un chevalier |du moyen âge.Il se fit, U tenu de sc faite le doctrinaire du pan, légitimiste, non sans publier erne temps les "Contes drolatique, Dieu, le Roi et Cupidon! C-!a ne semble avoir choqué personne Heureux temps.L’épisode décisif de la "flirtation" — ie mot n'existait pas encore — de Balzac et de Mme d; Castries se situe à Genève où après une saison à Aix-les-T;E|n,' ils étaient venus visiter ens ni bit l'ancienne villa de Byron.Que tj.passa-t-il exactement?11 redr» dit à Genève en pleurant.San» doute l’avatt-clle acculé à un» exigence majeure qu'elle repoussa en l'humiliant.Il s'en vengea d'abetd dans une page demeurée inédite du "Médecin de campagne", roman dont il avait eu l'idée au corns d'une excursion faite avec elle dans le massif de la Grande Char, treuse, puis dans "Ne touchez pas à la hache" (premier titre de La Duchesse de Langeais”) qui est peinture de l'ànie d’une coquette et le récit de son châtiment.A Genève, cc n’avait pas été la rupture.Il la revit à Paris, mai* iis s’en voulaient réciproquement Là-dessus intervint Sainte-Beuve avec qui elle se lia comme elle s'était liée avec Balzac et que ce dernier ne pouvait supporter.Il y eut entre la marquise et Balzac d'autres reprises de tendresse, suivies d'autres orages.Un jour, elle lui tendit un piège; elle lui fit écrire par la gouvernante anglaise de‘son fils, vieille miss aux
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.