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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 7 avril 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1945-04-07, Collections de BAnQ.

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IKÏ 8ième ANNÉE No 31 S CENTS LE JOUR 7 avril 1945 Aussi Ion fuient fis que les choses iront sys lent n ti quement mal, je continuerai sys lent u liquement à dire qu'elles no INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Administration et rédaction, ISO est, run Sainte-Catherine (suite 41), Montréal Case postale 20, Station “N” — TéL M’Lateau ft471 vont pas bien — Henri ROCHEFORT Rédacteur en chefs Emilc-Clinrlea'llanir! RADIO-DÉSUNION Un Canadien de langue française nous «dresse d’Edmonton l'article suivant: Le Canada a douze millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement, pour pour paraphraser feu Rochefort.L’un des plus aigus est celui des "droits" d’une minorité gui n’en est pas une.Un autre, non moins dangereux.est le refus systématique d'examiner objectivement des questions théoriques qui, mises en pratique, risquent de créer la désunion, provoquent des difficultés inutiles et finissent par créer des préjugés qui demeurent.L’interprétation abusive des "droits" de la langue française au Canada a directement conduit à une autre interprétation: celle par laquelle les provinces de langue anglaise seraient tenues de reconnaître le français partout chez elles au même titre qu l'anglais.Quand on considère qu'une grande partie de la population est allogène, en ce sens qu'elle n'est ni d’origine anglo-saxonne ni de descendance française, on se rend compte que l'on crée de toute pièce un problème insoluble en voulant défendre certains droits par des procédés souvent .inqualifiables.Rien ne pouvait provoquer des réactions plus Inquiétantes que ce projet irréfléchi d'un poste de radio exclusivement français, présenté à la législature de l'Alberta.Particulièrement à une époque où, grâce à une politique spécifiquement québécoise, les Canadiens français n'ont pas précisément bonne presse dans une grande partie du pays.C'est ainsi que rien ne pouvait être plus Indiscret que cette proposition d’établir un poste de radio français en Alberta sous le fallacieux prétexte de défendre la langue française, comme li des émissions du calibre auquel nous sommes malheureusement habitués pouvaient permettre une survivance que rien n’entrave, sauf peut-être les manoeuvres maladroites des touche-à-tout de l'Ouest.Visiblement, il y avait derrière cette demande, à première vue légitime, quelque chose de plus qu’un simple désir de défense.Qu’en principe il soit désirable d'accorder certaines libertés légitimes aux citoyens d’un pays, personne ne le conteste.Mais lorsque certaines manoeuvres politiques transparantes se parent du manteau de ces "libertés" pour mettre la main sur un puissant moyen de propagande on peut comprendre les réactions de la grande majorité de U copulation.Naturellement ces réactions sont défavorables à la population de langue française tenue pour responsable d’une tentative dans laquelle elle n’eàt pour rien.Il s’ensuit un courant d’opinion hostile, une accentuation des préjugés malheureux déjà existants.Et tout cela ppr suite d'une intempestive demande, qui ouvre la porte toute grande à d autres demandes encore moinslégitimes.Presque immédiatement, une opposition s'est faite contre le projet.S'il y avait quelques raisons, de courtoisie, d’accorder quelques heures de radio en français, il n'y en avait aucune de créer de toute pièce un poste exclusivement français.D autant plus que le contrôle du poste aurait appartenu à des éléments non pas alber-tains, mais bien directement importés de la province de Québec.Dans 1 esprit du public, le rapprochement a été immédiat.On a voulu y voir une tentative de colonisation québécoise dans l Ouest, une tentative d imposer, par étapes et avec toutes les précautions oratoires habituelles, un particularisme racique qui n'a pas sa raison d'être M Alberta.Car on arrive très vite de cette manière à la formule de la reconnaissance légale d'une sorte d autonomie nationale en marge de l'Etat.Et comme fl y a beaucoup de minorités dans u* **’ °n court * fragmentation du Canada *n brandissant des droits imaginaires.La constitution de 67 reconnaît aux Canadiens de langue française le droit de conserver |*ur langue et leur religion.Pas un mot sur le bilinguisme officiel, si ce n’est le droit de parler français au Parlement.Mais ceci ne vaut que dans le domaine fédéral.Dans le champ des provinces, celles-ci demeurent maîtresses de réglementer l'instruction publique.Elles ne sont pas tenues de forcer, par des moyens plus ou moins détournées, l’enseignement de la langue française.Pas plus qu’elles ne sont tenues de légaliser l'ukrainien ou l’Allemand.Quand on étudie la question sous un angle j^ctif, s aperçoit que la création d'un poste c radio français en Alberta impliquerait aussi a création de postes en d'autres langues.Bien t'tC serait la Tour de Babel.Et les promo- e^I!4 6 J lc^c nc 50,11 nen mo’ns 9UC des 9cns gui, dans le Québec, sont les premiers à nier les oits des minorités et à combattre les droits ^prescriptibles de la majorité anglaise du pays QUE VEUT MAURICE ?La semaine dernière, un jésuite politicien, du nom de Bouvier, prononçait, devant une poignée de haptistarda de la vieille capitale, un discours bicarré sur les allocations familiales.Le reverend père approuve le principe de cette loi généreuse, qui vaudra annuellement environ 75 millions de dollars aux familles québécoises, mais il n’est pas content et il le dit.U est scandalisé, il pâlit d’horreur, il se voile pudiquement la face, le reverend père.Savez-vous pourquoi?Parce que, dit-il, M.King, ce vieux caebotier, a violé la Totonomie, Eli! oui, la Totonomie, la vierge à barbe, qui a depuis longtemps passé l’àge canonique «qui, 40118 ^ rePar,l protecteur de plusieurs générations tie célibataires vertueux, a perdu tous les charmes susceptibles de produire la moindre occasion prochaine tie pécher.Savez-vous comment M.King a violé la Totonomie du peuple-élu?Si vous desirez le savoir, lisons ce compte-rendu d’un quotidien de Québec: “Le bill 1(>1 (loi fédérale tics allocations familiales), conçu dans l'esprit d’un régime totulitaire Iqu il est cruel, ce régime qui donne au moins 75 millions par année aux petits enfants de chez nous!) et passé en vitesse à la l.hambre et au Sénat, fut une profonde déception.Plusieurs l’ont appelé “la manoeuvre d’Ottawa” qui achète l’électorat à 1 approche des elections fédérales (or, il paraît qu’un jésuite, ça ne fait jamais de politique), (,ar le bill sur les allocations familiales peut être tant une démission politique et sociale que nationale.Démission politique, puisque c’est l’acceptation de la mainmise absolue de l’Etat fédéral sur les allocations et l’enlèvement des droits accordés par la constitution de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord.Ce bill s’attaque aux droits des provinces en éducation, en droit civil et dans leur initiative sociale, en empiétant sur les pouvoirs des pères de famille, en ne faisant aucune distinction entre les enfants légitimes et illégitimes.(Les parenthèses inscrites dans ce paragraphe sont de nous).Ensuite, le révérend père loue .M.Duplessis d’avoir tenté, par une loi spéciale, de rendre à la Totonomie sa traditionnelle virginité.Nous voudrions des précisions.Ici, nous éprouvons tous un pressant besoin d’exactitude.Que veut au juste le jgsuite Bouvier?Que veut notre Maurice?En quoi et comment le bill accordant au moins 75 millions de dollars par année aux petits enfants de chez nous est un affront à l’autorité du père de famille?En quoi et comment 1a loi sera plus juste et généreuse quand elle sera sous l’égide de quelque congrégation pieuse?En quoi et comment la misère des petits sera-t-elle mieux secourue?En quoi et comment la foi du Christ, du doux Christ, qui disait: “Laissez venir ù moi les petits enfants?” sera-t-elle mieux sauvegardée?En quoi et comment la vie catholique et française de notre réserve providentielle scra-t-ellc diminuée?Nous avons de fortes raisons de croire que la vierge Totonomie se plaint à tort, nous affirme à tort qu’on a attenté sciemment et efficacement à son intégrité.S’il faut ajouter foi aux racontars, M.Duplessis, pressé île toutes parts pur îles gens habitués â être préalablement consultés dans l’élaboration de tout projet de loi qui comporte la distribution d’un tas d’argent aux foules “soumises et obéissantes”, profite simplement de 1 occasion à lui offerte de ménager les susceptibilités cléricales, en cas d’élections prochaines, et de créer une bonne grosse Clvec te aoarire Défense de la langue Un pieux journal de la métropole consacrait tout dernièrement un premier-Montréal à l'oeuvre des écoles françaises en Ontario.Il y était question de la survivance, de la langue, etc., dans ce style "fleuri" qui caractérise la bonne feuille.On y parlait notamment d'un grand zélateur du mouvement, un Père Charles, et l'on citait de lui cette parole émouvante: “La presse, c’est l'oeuvre qui accote toutes les autres.’’ La langue française est entre bonnes mains en Ontarijj!.Les actions pas catholiques de VInaction Catholique Il y a quelques mois, en page 4, l'Action Catholique se scandalisait fortement d’apprendre qu’il était question de construire une brasserie à Valdor.Voilà que le même journal, en date du 26 mars, nous annonce la naissance de la "Distillerie Montmorency”.Est-ce pour faire la réclame de cet enfant nouveau) Est-ce parce que le dernier bébé est laurentien, et même montmo-rencien, qu’il est légitime et qu'il ne s'attire pas les foudres du grand quotidien catholique).Curieux, tout de m.me.J.S.-G.“commission” m’i de» ami» politique» seront rasé» et grassement payés.Chose certaine, la loi Duplessis ne compte aucun autre avantage, aucun! Car, eu pareille matière, la famille qui recevra $25 par mois pour avoir fait des enfants ne »e souciera pas plus de la Totonomie que de sa première chemise.Voyons un peu: le père de famille aura-t-il moins d'autorité, moins de droit», avec la loi fédérale qu'avec la loi provinciale?Evidemment non.Lu distribution par le provincial sera-t-elh plu» économique que la distribution directe du fédéral?Bien au contraire.Le code civil de notre province en recevra-t-il un accroc important?Ou sait bien que non.Nos dispensateurs universels de charité» faites à même le» fond» du voisin y perdront-il» du prestige et même des occasions de mordre a la galette?Peut-être un peu, mais enfin .La morale publique en sera-t-elle mise en danger?Allons donc! Ah! j’entends d'ici un individu qui se masque d'hypocrisie et qui me crie: “Vous mettez sur le même pied l’enfant légitime, l'enfant fabriqué sou» contrat, et l’enfant illégitime, fabriqué sans contrat.” Je les mets sur le même pied — et nos législateurs fédéraux font de même — parce que ces enfauts-lû, devant Dieu, sont exactement sur le même pied, et qu’il» devraient l’être aussi devant les hommes.Il est temps de parler franchement île certaines cruautés d’un régime qui »c dit chrétien.Il y a, dan» nos institutions, pa» mal de pauvres petits à qui la société fait injustement et outrageusement porter la faute des parent».On en connaît qui, ù trois au» et plu», n’ont pas encore appris à sourire et ne savent pas même articuler une phrase.Ils ont été élevés en série, ils ont poussé comme des Végétaux insensible» et muets.Il» n’ont jamais lui “le lait des humaine» tendresses”.D’autre», par milliers, sont morts prématurément parce que, parait-il, il valait mieux pour eux qu'ils fussent de petits auges.Pour ceux-là, souhaitons que.les cinq ou six dollars mensuels soient réellement un secours et un salut.(i.ir rien au monde n’est plus lamentable, plus inhumain et plus déchirant que l’état de ces pauvres paria» dans certaines crèche» et orphelinat».Un peu partout, dan» ce» sanctuaires où les bonnes intentions ne manquent pas, il est un mot, une chose que l'on ignore totalement, et c’est humanité.D’autres, tels les pharisiens conduisant la femme adultère jusqu’aux pieds du Christ, exhaleront leur pudeur offensée à la vue d’une fille-mère qui a le courage et la conscience d'élever son enfant.Celle-là est une mère comme les autres, une mère parfois plus admirable que se» contemptrices, celles-ci fussent-elles dames île Sainte-Anne, et je ne vois nullement pourquoi le code civil garde à son égard le» rigueurs du moyen-âge, pourquoi on lui refuserait, à elle et au fruit d’une faute pardonner, le pain qui fait vivre et le respect qui est une condition de rachat.L’homme qui, par ses heures d’égarement, écrivit “Notre maître le passe” devait savoir que ce passé est rempli de poids très lourd».Nous le» traînons à notre pied, il» nous blessent, nous font saigner, et ils retardent notre marche ver» l’avenir plein de lumière et plein de miséricorde.Quand doue, au lieu de prêter l’oreille à un bouvier quelconque, écouterons-nous la voix du sauveur nouveau, qui nous dit, comme Jésus aurait dit lui-même: “Coupez ces lien» maudits et marchez!” Jean-Charles HARVEY Gagnerons-nous Clvec te la paix?ùt iûSSfmb^C Ié9islativc d'Alberta, le pre- SCÜlg CCOSSdiS.ministre S pçl nmnnnrA r r\n¥ r t* ! r* rvrA.rtf ^ itr ministre s est prononcé contre le projet qui! ’5a,t' avant tout, à i incorporation d une asso-tiat.on d origine trouble, peut-être une succur-de J Ordre de Jacques Cartier.Un des membres de l'assemblée, le lieutenant dateur Liesemer fit une remarque fort juste Quand il souligna que les différences raciales ** citoyens canadiens ont été trop longtemps etenues et doivent disparaître.Il se déclara le bill en disant: "je ne saurais rien •PProuvc; qU{ vise j Sparer une partie des "" J ISuitt A ta paya H.- Un blessé a besoin de tro:s transfusions de sang pour avoir la vie sauve.Un Ecossais consent à lui donner de son sang.Après la première transfusion, le blessé lui donne $550, et après la < deuxième.$25.Mais après la troisième, ij avait, tellement de sang écossais dans ies veines qu’il se contenta de le re-J mercier., (Kaki) * Non» avons gagné la guerre.La victoire sur le» Allemand» ne semble plus être qu’une question de semaines, peut-être de jours.M.Samuel Roseninaii, envoyé spécial du président Roosevelt en Europe, u exprimé mercredi l’opinion que le* armées alliées de l’ouest et l’armée rouge de l’est feront leur jonction rn Allemagne dans une semaine ou dix jours.La résistance organisée ne saurait se prolonger longtemps dans le Reich, quand celte jonction aura été effectuée.La victoire peut donc survenir pendant que les délégués des Nations ;l nie» seront en conférence à San-l ranrjsco, et même avant l’ouverture de cette conférence, le 25 de ce mois.Celte possibilité même avail provoqué certaines rumeurs à l’effet que In Conférence de sécurité serait remise ou, purement et simplement, annulée.Nous croyons que, au contraire, l'imminence de la victoire rend plu» nécessaire, plu» urgente que jamais, cette conférence.L’accord, l’accord le plus complet possible, doit »»¦ faire, cl au pins tôt, entre les nation» victorieuses, si celles-ci veulent gagner la paix comme elles ont gagné la guerre.L’annulation j fie la Conference de San-Franriseo équivaudrait, pour le» Nations Unies, à une défaite diplomatique.De graves débat» doivent s'y dérouler; fie» questions très discutées doivent v être soulevées.Mais, précisément, il ne saurait y avoir d’entente complète tant que les problème» qui subsistent entre allié-n’auront pas été réglés d’une façon acceptable à tou».On a pu dire de San-Franeisco que c’e»t ‘Tàboutissernent logique de tontes les conférences que les chef» des trois puissances militaires les plus importantes du monde ont tenues depuis le début de la guerre”.A ce» diverses conférences, de» points importants sont toujours demeurés en suspens.Au-»i longtemps que la victoire demeurait imprécise et encore lointaine, la solution de certains problèmes pouvait être remise à plus tard.Rien ne saurait plus, aujourd’hui, être indéfiniment remis.D’autre part, le» trois grandes puissances Etals-Uni», Grande-Bretagne et U.R.S.S.—, si elles ont fourni le plu» gro* de l'effort, n’ont cependant pas gagné seules la guerre et ne peuvent disposer sans les consulter du sort des moyens et petit-Etats.Rien ne serait plus contraire aux principes démocratiques au nom desquels nous avons combattu.Les entretiens de Dumbarton Oak» ont préparé la prochaine Conférence de sécurité, au cour* de laquelle doit s'esquisser l’organisation future /Je la paix.C’est cette conférence qui décidera de notre ultime victoire.La part de» Américains dans la victoire militaire des Nation» Unies est énorme.Ils pourront, sans être contredit».*e vanter d’avoir fait plus qu’aucun autre peuple pour le triomphe commun «ur les puissance* de l’Axe.Au cours de cette guerre, I les gar- de I Oncle vam se seront battus, et admirablement battu-, ‘tir tous les continents.Le matériel de guerre ann rieain aura aidé â la victoire -or tous le» fronts.Et l'Europe et l’ \-iour cause, ils peuvent se ratlrajrer en reprenant en choeur le refrain d'Heildelbcrg: ".gaudcainus agitur." ou encore: "hh liât mein I lerz m Heildclbeig vcrlo-ren.” ¥ v v "La bombe qu’a pas pete.I out comme une bombe de célèbre mémoire, celle qui devait faire sauter le f>ont de Ramagen n’a pas fait explosion, il s’en est suivi la chute de la ligne de défense du Rhin.\x nombre de vie» épargnées est incalculable et la guerre a pris une toute autre tournure.De statique «jti'ellc était, elle c*t sérieusement redevenue dynamique et l’on est en droit d’éprouver une sombre satisfaction à voir les effet* du Blitzkrieg dans sa jiatne d’origine, i Aux dernières nouvelle», le front nord a pivoté pour prendre à revers la Flollande encore occupée.I>e nettoyage des Pays-Bas simplifiera énormément la tâche des Alliés en faisant disparaître les j bases d’où partaient les robots à grande puissance.Anvers, sous le feu constant «Je ces fusées, ne pouvait donner tout ! son rendement.Une fois la menai-*.disparue, le grand poit jsourra travailler a pleine capacité.Et certainement, les armées alliée* en ont plus que jamais besom.Plus au sud.il n'est pa» possible de fixer une ligne bien nette du Font qui est fluide au possible."Star and Ntripes", journal de l’armée américaine faisait savoir dernièrement à se» lecteurs «jue l’avance ultra-rapide de* trouj>cs empêchait la publication de cartes, les fronts mdi«jués ayant été largement dépassés.Il semble que l'on soit déjà rendu devant Osnabrück «jui.avec Munster, est jsassé à l'Histoire lomme ville où hit signé le I raité de Westphalie.On te bat dans les rues de Kassel et les avant-gardes américaines sont devant Eisenach, en Saxe ducale.l-a Ruhr est donc entièrement encerclée et avec la prise prochaine de ce district industriel s’évanouit le dernier espoir allemand d'une résistance prolongée.Patton se dirige à toute allure vers l-eipzig, «le N»|ioléonienne mémoire.Il semble que le Reich soit virtuellement coupé en deux, dès maintenant.¥ ¥ ¥ Aux portes de Vienne On ne jieut dire si le* Allemands trouveront un autre Sobieski pour sauver Vienne une fois de plus.C’est douteux.Dans la désorganisation qui semble jreser sur le Reich, une seule chose énerge: la volonté des dirigeants de tout sa-cri fier, le pays compris, à leur propre sécurité.Aussi, il y a gros à parier que Vienne sera lui aussi sacrifié, comme le fut Bu«lapc»t.La marche sur la cajntale autrichienne est quelque chose de plus «|u‘unc avance sur une capitale d’une imjiortance primordiale en Europe centrale.Ule est le prélude à une offensive de grande envergure dans la vallée du Danube et laisse présager d’une jonction jiossible de» armées américaines avec le* Iroujie» russe* (|ucl(jue part en Bavière, ce lierceau du nazisme.Ainsi, nous ¦serons arrivé* à la fin du cycle, de ce cycle nouveau «Je» Niebelungen, revu et augmenté.Dr plus, la prise de Viennr, à |»art son effet moral certainement imjsorlant.couperait définitivement l'Italie du reste des "fronts”.Déjà on apprend «jue le* "frtmts oubliés", celui des Al|ie* en particulier, donne de* signes de recrudescence d’activité.Ce qui laisse sujrposer que d’ici peu on assistera à une grande offensive entreprise en vue «le liquider définitivement le mussolmisme en Italie.Déjà la grande voie «Je communication nor«l-su«J est coupée par la prise de Wienar-Neustadl.L'avance russe menace aussi la I ché-coslovaquie.le* choses en sont arrivées au point où le gouvernement Benès peut se préjsarer à retourner, pour gouverner sur place.En Silésie, les armé«\ de Konev ont enregistré des avances intéressante», tandis «|iie Zhukov s’ajiprete visiblement à dfznner son grand coup.A ce proof»* «m est invinciblement appelé a faire un rapprochement.Zhukov est encore devant Frankfort sur l’Oder, tandis que le* Alliés ont prn L rankforl sur le Main.El il y avait le Rhin à fran-chir! L'histoire des "Deux Me.s-sieur* de J rankfort", «juoi.Avec «luclque* différence* jwurtant.Au lieu d'être une comédie, c'est une tragédie.¥ ¥ ¥ Le chaos en Allemagne A l’heure qu’il est, il n’y a pour ainsi dire plus de gouvernement dans le Reich.Le jiarti nazi con-tiriue, certes, à dominer.Mai» il ne gouverne plu», dans le sens réel du mot.On assiste a un exode ou plutôt a une fuite des dirigeant* ¦ Page 3 “Canada in world war II” I i« i un pays qui, avec une petite population de 11, 11(10,(MM) «I habitant» est 1 une îles plu» riches nation* industrielles et commerciale» «lu globe.I.e livre de M.Boa* le démontre.Que sera l’avenir?Le» ressource* «lu Canada «ont à peine entaillée*.Sa production actuelle pourrait être multipliée par «lix et par vingt qu il resterait encore une large place pour d'iliiimiibraldcs initiative».Lent millions d'étre» humain* pourraient vivre à l’aise »ur cette terre pleine de.promesse*.Le «pi’il y faut, rc sont île* homme* pour y r leur talent et leur esprit tic travail, ce «mit «les capitaux pour mettre à profit «les ressource» «an» nombre.N’ims croyons que «les livre* comma Canada in World War II contribueront beaucoup à bâter un tel développement, parce qu'il» non* feront mieux connaître, Il appartient à un étranger «le la veille, William S, Boa*, hollaiului» bien connu, «le prendre l’initiative d’uiuj publication de ce genre.Il faut lui «avoir gril d’avoir «aisi, dï'« non arrivée en ce pay*, les possibilité* inouïe* du Canada, Non» autre».Canadien* «le vieille «ruche, mm» somme* tellement habitin'* à vivre au milieu «le rahnndunro et à ronsblércr eontnto un phénomène naturel la grandeur et l’état prc*erdii dan» le Pacifique, mai» à effectuer même un «Jebarquement sur le sol sacré du Japon! Et en même temps, aprèi avoir vaincu la menace sous-marine en Atlantique, de mener une «am|>agne d'Allemagne plu* terrible que celle de Tu-renne dans la Palestine! Que ce soit sur mer, sur terre ou dans le» airs, c’est partout la victrnre anglo-saxonne.Plu» particulièrement américaine.C 'est un bilan qu’aucun sophisme n’arrivera à effacer! Quand on joue le* Don Juan On peut s’appeler a identiquement don Juan et avoir une personnalité égale à éro.Au point de vu« politique, tout au moins.Don Juan, le seul fils «le feu l« roi Alphonse XIII qui ne »oit pas inapte jdiysiqtmmen! et mentalement à régner, a lancé un manifeste au jieuple espagnol, en demandant le retour «le la monarchie, Le prétendant invite Franco à «jemusion-ner ei à lui céder la place.Comme il fallait s’y atten«Jre, Madrid n’a pa» fait un accueil chaleureux à cette proposition.Mai* le peuple n’a eu aucune réaction* C'était peut-être ce qu’attendait le prétendant qui peut penser que, si la masse ne r montre aucun enthousiasme pour la monarchie, il y a des chance* jrour qu'elle n’en montre guère plu* contre L restauration.Dc|nm, de» monarchiste» c«/n* vaincus, comme le duc d'Albe, ambassadeur à Londres, mit abandonné le service de J'ranco pour sa ranger tous la banière royale, J'ranco se trouve «Une dan» une position «Jélicate: il ne lui reste presque plu* de représentants «hplo-rnatifjue* dan* ie* endroit» qui comptent, (Butta A ta pmja M du soviétisme universel, mais reste pas moins un fait, a décision de se faire représen- 1 .San Francisco par un simple ; issadeur, au lieu d’envoyer ne délégué un homme respon-comme Molotov, indique bien ‘ les Soviets ne manifestent plus i J intérêt pour la conférence, a » que l'on ne soit qu'en face | r habile manoeuvre.Quant à ; stance marquée pour obtenir un ! : vote, on ne peut l’expliquer ! comme une tentative polie de j tage.I! n'y a en effet aucune j jaraison possible entre les dif- j its Etats qui composent le ! monwealih britannique, par , pie, et les nombreuses "répu- ; ie» autonomes de Soviétie.A ompte.l’Amérique pourrait se | mer de 48 voix et la France j :inq «xi six au moins .si .’on , compte des colonies évoluées simplement de 1 Afrique du j i.'one, la position russe, à cet ! d, es iv/'n r/(» Victor lliiffo.à iris amis ris* lu lionne presse Ainiro, het-vnus.Ctrl, c'est Le lus (les dfvéts.C'Iu hurle rn inç'iH( un binedlCAt von; I 'si lotit, c'est vieux, c'est noie.Cela fa II des gazettes.I‘ ici loue!leurs du siècle, d grands coups (Ir garcettes Ils nous mènent en; ciel Ils font, hit mes grimauds, Ile l'dmc rt de Jési s dci querelles (le.mois Comme a Hymne,: ,u temps des Jeans ni des Kudoj.es.\l éflons-nou» ; te sont des gredins orthodoxes.Ils ((Ululent fuit pousser des ci s il Juvénal.lu diuuirlére aux j/mu gils s'ébat su, leur Journal, Comme sur les murais lu g vue et lu bécasse.II.i cilrnl /’uqu'ltn, l'usral, Housse,tu, Uoçoace, Voltaire, Diderot, l'aigle au vol inégal, Dn uni l'official et In théologal.C esprit étant gênant, ces saints le congédient.Ils rnelle.nl Escobar sous bande et l'expédient Aux bedeaux rayonnants, pou, quatre franc» par mol».Avec le vieux savon des jésuites sou, nuis Ils lavent nolle époque Incrédule ni pens Ire, El le bficher fournil sa cendre rt leur lessive.Heur gazelle, où les mots dn venins aon( verdis, Est la seule qui toit repue au paradis.Ils sont la, tout puissants ;el lundis que leur bande l'rêrhe ici-bas la dime et défend la prébende, Ils font diet Jéhovah la pluie cl la beau temp».Iéange uu glaive de feu leur ouvre rt deux ballanl» Ixi porte bienheureuse, effrayante et vermeille; 'Joue les matins, rt l'heure oü l'oiseau se réveille, Quand l’aube se dressant ira bord du ciel profond, Hougit en regardant ce que les hommes font, f.l que des pleurs de honte emplissent sa paupière, éluit, ils grimpe, I Id •haul, el, cognant ches suint l'itrre, Jettent rt ne portier leur journal impudent.Ils écrivent rt Dieu comme rt leur intendant, CiiUquant, gou, mandant, e( lui demandant compte Des ,évolutions, des vents, du flot qui monte, De l'astre au pur regard r/u'tls voudraient voir low her De ce qu'il fait tourner noire terre et marcher Noire esprit, et, d'un timbre ornant l’eucharistie, fis cachettent leur lettre immonde avec l'hostie.Jamais marquis, voyant son tarasse broncher, N'a plus superbement tutoyé son cocher; El bien que, ne sachant comment mener le monde, Ce pauvre vieux bon Dieu, sur qui leur foudre gronde, Tremblant, cherchant un trou dans ses fleur éclatants Ne sait oü se fourrer quand ils sont mécontents.Victor H IKK) fl.es Châtiments) Il s’est levé solennellement et a lu à l’assemblée attentive une lettre dans laqulle un digne pasteur presbytérien assurait que M.Aubrey, en ses temps de collège, avait renoncé à croire à la divinité du Christ.l e Sénat américain a vite compris qu’un tel homme ne pouvait fou* aucun prétexte devenir Administrateur de l’électrifica-tion rurale.4 4 4 ’Matière d’éducation Qui n’a lu le délicieux Ertnhon de .Samuel Butler?En voici quelques passages, étonnamment actuels.L/auteur est reçu à diner dans un Collèze de ce pays imaginaire.I .a conversation roule évidemment sur les questions d’éducation: — “I^e vénérable professeur de Sagesse Mondaine, vieillard de près de quatre-vingts ans, mais en-! core vert, me parla très sérieusement sur Ce sujet.(.était 1 un ’des professeurs les plus influents de l’Université, et on disait qu’il avait peut-être fait plus que tout autie personnage actuellement vivant pour supprimer toute espèce d’originalité.a i .n est "Notre affaire", dit-il, pas d’aider le» étudiants à penser par eux-mêmes.Certes, c'est bien la dernière chose que ceux qui leur veulent du bien pourraient les encourager à faire.Notre devoir est de faire en sorte qu’ils pensent comme nous, ou du moins comme nous trouvons utile J* dire que nous pen'oni." ".Et pourquoi." dit un pro-fe*seur."un homme désirerait-il valoir mieux que ses voisin»?Qu’il *e contente de ne pa» leur être inférieur." “J'essayai timidement de dire que je ne voyais pa* comment aucun progrès pourrait se faire en science ou en art *ans aucune ambition personnelle, et par suite sans rivalités."Evidemment, et c'est pourquoi nous somme* ennemi* du progrès," répliquèrenl-il*." (traduction: Valéry Larbaud).On 'e souvient que |e recteur d'une grande université laurentienne s’écriait: " Ailleurs, on apprend aux jeune- gens comment penser.Ici nous faisons mieux: nous leur ap-prenons quoi penser!" Sans commentaires., .Pierre GEL! NAS & Page 6 LE JOUR Montréal, samedi 7 avril 1943 DEMAIN a I ARCADE i -, .' ’• / ¦?' .: ,â ÉT M MAliUEL ( imillll.lt, «-n volette dan* "Chrlsllm-”, M lt, )0Urnaux, et la j •h, A.exander Osguod, Hors /»ffe reçut une multitude de - S LèJ i %\ in mmm memen*.par le préaident de UjGrlffl compagnie, aux ualne» de la Do ce Barber.John Dow, Levi Mortel! jeune fille rtf .demandes en maruiye, entre autres minion Textile", M Blair Gordon, Thornaa Griffith Joaeph W.Stoca ,eue dlln ,ujif néqocvint, qui fit ¦ r maire J.-W.Genest M.K -C se ., .S»mut\-G, Srnith and nev eli , atsonne me ni foui contrôlée o Milia surintendant de l'uaine et i Haakill.(autre- "Une M Alfred Clément, le plu» ancien j Voiia lu» gentille artiste SIMONE Simon et JEAN-PIERRE Al Mo\> dan» le célèbre film “l-ue aux Dame»”, d don, président de la Dominion Textile: D but bien simple de cette reunion eat de commémorer la fondation de la première fllatute d* coton au Canada, Il y a 100 an» aujourd'hui, et de rendre un humble hommage a la poigftée de» plonnlera canadien» qui ont crée une grande industrie canadienne, grâce à leur courage et leur Initiative.C’e*t quelque» moments de répit que noua prenons aujourd'hui, durant 5S an» de guerre, pour regarder dan» le passé; et Jamais autant qu'aujourd'hul pouvons-noua profiter de cette petite rétro-spectlon.C'eat d'autant plu» avantageux que beaucoup parmi noua somme» porté» à lie pas peaer k leur valeur le» geste» important* de no.» ancêtre», leur» risque» et leur» *nrrlfh;ca.mai» il faut bien tenter de s'imaginer le» difficulté» qu'af-frontlcrent les premiers pionniers qui vinrent dans ce pays pour y trouver leur subsistance dans ce qui était une région sauvage; Il faut »e rappeler que cea gens n'avalent paa beaucoup plu» qu’une hache et deux bons bras pour se construire une maison.Pour la même raison, on ne peut apprécier au Juste les entrepris,'* commerciales de» pionniers ;on ne peut comprendre que le premier marchand de Sherbrooke, âpre» avoir risqué toutes se» économies dan» un magasin, pouvait risquer de tout perdre dan* un an, si le commerce ne marchait pas.Mais, ce fut le courage de ce* homme» ! qui développèrent le commerce et I attirèrent plus de colons, au con-! fluent du Magog et du St-Fran-çots, et lancèrent le mouvement du progrès qui fit de Sherbrooke la Reine des Cantons de l'Est.Combien plus Intrépides durent être le» pionnier» qui lancèrent une industrie complètement nouvelle! SI nous ne pouvons le comprendre parfaitement, il convient du moin», de l'admettre et d'en être reconnaissant.la SHERBROOKE COTTON-FACTORY J'ai ici un photostat d'une loi adoptée par l'Assemblée législative de la province du Canada (C’était avant la Confédération) portant la date du 20 mars 1815.Cette loi fondait "une compagn’e Incorporée, à actions conjointe*, dans le village de Sherbrooke, dans le district de St-Françols, en cette province, devant porter le nom de The Sherbrooke Cotton Factory”, Cette loi, adoptée il y a 100 an», aujourd'hui, fut le début de la première industrie du coton, au Canada.L'histoire du commerve est plutôt vague; on n'enregistra que très j peu d'événement» qui aboutirent i aux importants développements d'nujourd'hui.Il se peut qu'or, ait fabriqué du coton avant cette date, mais |e 29 mars 1815 est, une date mémorable, vu qu'elle incorpore 11 première manufacture de coton ,u Canada.Pour la première fois un groupe d'homme» mirent leur* économies en commun dan* une entreprise manufacturière.Volcj ceux qui demandèrent au gouvernement la permission de former cette compagnie.Vous en reconnaître* plusieurs, qui sont f passé» à l histoire du Canada, à celle de* Cantons, et qui ont servi à nommer plusieurs rues de Sherbrooke.Alexander-T.Galt, Arba Stlm-«on.William Rlichlo, George W.Brooks.William» Arms, Daniel Thompson, HoIlL» Smith, Joseph Pennoyer.William Lloyd, William Brooks.Joseph-H.Terrill, R.-D Morklll.Charles-E.Stimson Wtl- AVU DE RRRFETE l’Otll DIVORCE tr A\IS fst donn^ par Ipb prA^^n* tt«’U!Sn.OI50KaES ALFRED F R K • METTE, gérant de la cité et dis-•ct d« Montréal dan?Ia Provin-" d* Québec, s'adressera au Parlo-ment du Canada, a sa présente ou - ^chaîne session, afin d'obtenir un o de divorce d'avec son épouse N unes I^eblanc de la môme place.;» 'ur cause d'adu'tôre et désertion.l’at^ A Montréal, province de ISIS**’ C€ Jour de Janvier Lafontaine X Lafontaine, Procureurs du requérant, 520 l'dlfîce des Tramwaj*!.1.VJ ouest, rue Craig Montréal M).p.Q I Le Vrai Chez-Soi Hôtel St-Regis 392.RUE SHERBOURXE RA.tl3ô TORONTO Cotton Factoiy mérite une attention spéciale, de la part de toute l'industrie du pays, par le fait qu en plus d'être la première filature de coton du Canada, elle fut la première compagnie manufac-1 turlèrt a responsabilité limitée" fondée dans notre pays Le He article de l’Incorporation ouvrit une nouvelle ère dans la vie commerciale du pays.La responsabilité, limitée aux placements réel» de» actionnaires, a bien servi le Canada.Iy?s épargnants groa et petit», furent encourages à économiser et a faire de* placement» dan» les nouvelle» entreprise* qui assurèrent plus d'emplois aux Canadiens.C'était toute une étape nouvelle dan» la vie commerciale, lorsque ce hill apparut à la Législature et sir John-A.MacDonald (pas encore airé) y fit dea objections, parce que c’était la première mise en pratique du principe de la responsabilité limitée; il recommanda finalement une grande prudence.I.e comité fut favorable au hill, fortement Impressionné par les capitaux engagés — 8,000 livres sterling.ou $10,000 — une somme colossale pour l'époque.Aujourd'hui, il faut des millions, les épargnes de millier* d'actionnaires, pour ériger une manufacture, mais ce.» $40,000 lancèrent l’une des plus importante* Industries modernes du Canada.DEBUT DE LA FILATURE D'après les détails historiques qu'on a pu retrouver, Adam Lomas, né en 1800 dans le Lancashire, fut Rppclé à gérer une compagnie du Massachusetts, à l'âge de 27 an*.En 1842, Il s'aventura au nord et vint s’établir à Sherbrooke, louant une propriété de la Compagnie des Terre» pour ériger une filuture de laine, la première filature complète du Canada, rvpc métiers, en plus des cardes; elle fabriqua les premier* lainages du pays.La Sher-hroqke PoLLrm _Facinry_ engagea xtma* comme gérant, et pendant que les actions étaient sur le marché, U aernble qu’elle a loué une partie de la filature de laine de Lomas, pour y fabriquer dea cotonnades.Plus tard, on construisit la nouvelle filature qui devait être à peu pré» à l’emplacement actuel de l'usine de la Southern Canada, sur le Magog, près du St-François Elle avait 1,200 fuseaux.Aujourd’hui, la filature de coton actuelle en a 70 608.En 1853, l'autre employait 20 personnes; ici la Dominion Textile emploie plus de 900 personnes! Et elle fabriquait du coton Jaune, au début, dont 4.500 verges en juillet 1849.A Sherbrooke.on en fabrique 3 millions de verges par mois maintenant! Finalement, la Sherbrooke Cof-ton échoua, on ne sait trop comment, probablement à cause d’une série d'incendies.Toujours est-il qu'elle disparut, mais elle avait été un début.Quant à Lomas, s’il l'acheta, Il ne réussit pas très bien et, à sa mort, en 1870, i! l'avait abandonnée depuis Ion-lamps.Mais, ensuite, d'autres filatures se fondèrent, dont l'une à Thorold, Ontario, et Victor Hudoo lança *a compagnie de coton d'Hochelaga, qui devint plus tard la succursale d'Hochelaga de la Dominion Textile.D'autres manufacturiers échouèrent, d'autres réussirent dans la suite.M.Gordon a appuyé ensuite sur les gros risques qu'encoure une industrie et le.» pertes qu elle subit avant de réussir, deux faits qu’on ne doit jamais oublier.Nous allons, dit-il, poser une plaque à notre filature, aujourd'hui, pour célébrer le centenaire de la fabrication d i coton au Canada.C'ést une magnifique manufacture qui constitue l'une des plus importantes unités manufacturières de lindustrie canadienne des textiles.cieusir Ouau! Allez-y voir!.Le digne ln-l>, sylphides, le Unirt-"l» f.rn i\ f j % fjlpnidPA, i .*¦ iwnrx'',»n »»*•" ! k\ miKMiinir, lu- t’si«t H a i A Ile ma q ni parer qu’elle est l’alliée du Japon Mais s'il a fallu plus ,li quatre ans à la qui mie république and-amérimine pour *e* r endu j compte dv mint tire tragique et îles conséquences , ép om ‘niables de rr double fuit, rest que i Argentine a toujours été met nous dans Ir fond de sa conscience et quille a préféré se déclarer en son temps, j pour dés motif» 'le diplomatie et sur lout de politique Ultér leur®.On auiail tort de rr-.ire, n effet, que I .Irgi'tt-line ait jtimaii favorisé les puissances de l'.lxe.En se détériorant ai en le temps, tes Radicaux ¦ donnaient l’occasion à l'armée, de.s'empare du pouvoir en II).10, et d q placer ri nouveau 1rs conse.i.; valeurs Ceux-ci s'y trouvaient eut ore en /9
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