La presse, 3 août 1963, Supplément 1
[" JPI.§ijI fâ&ïiïià fë|£-fça mm m WI Lj\\ PRESSE I0DMBHQI \u2022«Mijrjt ; ¦>\u2022- MONTREAL, SAMEOI 3 AOUT 1963 soit pas plus lassé des ors et des merveilles de son palais, de ses fauteuils et de ses bustes, de scs camées, do ses torsades et de ses tentures.de ses danois et de ses tapis écarlates, de cette somptuosité d'antiquaire et d'esthète qui n'épargne ni les sommiers bleutés des combles ni le dessin précieux des bretelles du prince.Partout, toujours, dans les batailles ou les Ixnidoirs.beaucoup, énormément de goût, du plus sur et du plus théâtral, du plus fastueux et du plus décadent, du plus incontestable et du plus inutile Disons même du plus déplacé dans une histoire qui nous décrit en somme une double mort par décomposition : celle d'une classe et celle d'un homme.Peut-être a-t-on aussi le droit de se moquer éperdument du déclin de la noblesse sicilienne, de ne pas reconnaître dans les images finales les préoccupations de l'auteur de \u2018\"La terre tremble\", d'être peu concerné, déchiré par la mort d'un prince Salina.On s'en soucie pourtant, tant, à côté d'un Delon gentiment de sou époque mais pas du tout de celle de Garibaldi, le prince Lancaster a de virilité, de présence et de poids Et comme il lui en faut pour ne pas être éclipsé par son décor 1 Donc, gaierie admirable, et qui.Je ce point de vue.constitue le chef-d'œuvre de Visconti, mais galerie qui éblouit trop, absorl» trop, pour émouvoir.Lc> cadavres eux-mêmes y sont aseptisés.jeunes soldats moins fauchés par la mort qu'arlis-tiquement crispés dans une pose noble, apprêtée, sculpturale.\"Les draps des mourants sont toujours répugnants.dit Salina.\" C'est faux.Les draps de Visconti sont toujours d'une finesse, d'une blancheur éclatantes.11 reste qu'on ne voit pas quel cinéaste eût pu mieux interpréter que Visconti la splendeur de ce palais do Donnafügala.le sens profond de ce tableau de Greuze, \u201cLa mort du juste\", l'étrange lignée des Salina dans leur banc d'oeuvre ou dans leurs murs, emprisonnés da lents panoramiques et de travellings' latéraux.Et il faudrait ausi pouvoir analyser la lente et fascinante transformation des couleurs du bal,' des chaudes teintes orangées du début aux bleus e( aux verts livides de l\u2019aurore, une insensible gradation plus parfaite encore qua celle de \"Senso\".Sans doute l'histoire du \"Guépard\" nous parvient-elle un peu délayée dans un excès de pourpre et d'or.l,a festin du Festival débute cependant avec elle par un lwrs-4'belivra princier.Alain Pontaut servent les Festivals ?\" demandait-on en mai dernier sur la Croisetta à Armand Salacrou.\"A prendre des bains de mer, répondit-il.Et aussi, ce n'est négligeable, à avoir ac-d'un seul coup à la meilleure production de l'année et du monde.\u201d Et donc : à se rapprocher pour se connaître, à vaincre presque sans combat le manque de scrupules des marchands et l'excè3 de scrupules des censeurs, à faire qu'un public majeur ne se laisse plus traiter en pa-pauvre ou en enfant à éduquer le goût, à amincir les conformismes, à fournir des fondements à l'esprit critique.En effet, ce n\u2019ést pas négligeable.C'était hier soir l'ouverture officielle du 4e Festival du film de Montréal.On s'y pressait beaucoup, élégamment et bruyamment, dans l'atmosphèro onuuelle d'une fête retrouvée, et avant d'applaudir, en même temps que les capitales les plus favorisées du monde, le dernier Visconti ou le dernier Bunuel, on pouvait bien se demander dans quelques grou-: \u201cMais d'où nous sont venus cette soif, cette émulation, ces spectacles ?Qui a fait découvrir, à Montréal, Kobayashi, Resnais, Antonioni, Godard, Olmi ?\u201d Le Festival.Une fête, niais noa sans lendemain.Avant tout, le moyen d'un progrès.Une discussion sur soi qui passe par le monde.Et qui ajoute, cette année à la production du monde, trois longs métrages canadiens.Discours.Bcnde-annonce Petite animation percutante.Et.en effet, le dernier Visconti.Le morceau d'ouverture.C\u2019est vrai tout à la fois pour la noblesse sicilienne, pour le prince Salina et pour Luchino Visconti : les époques de décadence jettent, en s'éteignant, des lueurs raffinées et somptueuses.Et il est remarquable que, par des moyens uniquement plastiques, Viscoini soit parvenu à nous suggérer ce qu'évoquait Lampedusa lorsqu\u2019il parlait de \u201ccette richesse parvenue à sa propre fin, qui ne se composait plus que d'huiles essentielles et, comme les huiles essentielles, s'évaporait rapidement\".Ce \u201cGuépard\u201d est un prodigieux travail d\u2019illustrateur, dont le raffinement même \u2014 et quel que soit, ô viscontistes inconditionnels.l'aspect blasphématoire d'une telle affirmation \u2014 est évidemment responsable de l'évaporation de la matière humaine.On pourrait s'étonner que, proche de sa mort, brisé danî ses souvenirs, le prince Salina, à qui Burt Lancaster prête heureusement une force, une hauteur, une humanité bouleversantes ne ^6463975 Sans effort, il parvient à leur redonner un sens véritable et une importance toute neuve.Dans la vie.comme dans ses pièces, Dubé est profondément humain et profondément sincère.Il est dépourvu de cette pose qui caractérise Ja plupart des auteurs à la mode, de ce maniérisme destiné surtout à protéger contre l'indiscrétion des journalistes et contre les attaques trop directes des critiques.Marcel Dubé ne semble pas se soucier de l'impression qu'il laissera à ses interlocuteurs.\u2014 A l\u2019échelle individuelle.In liberté c\u2019est quoi précisément ?\u2014 Le droit de chercher sa vérité propre.actif, que/qi oe deux cents Trente-trois ans; à son poc-nies et une trentaine de pièces a /LA PRESSE CM RE AL, SAAAED1 3 AOUT 1963 \u2022r% jfÿy.:;:V m 1 É Ms- \\ JIPIIp Éiaü AJii mm 'fmlm ' _ ¦\t' \u2022 ' M ¦ mm ; mm .mm igKglp iis l'f ' F t»N 1951, il présentait à 1 Ermitage de Montréal sa première pièce : \u201cLe Bal Triste \u201d, Aujourd\u2019hui, Marcel Dubé est un écrivain qui a réussi.Pourtant il n'a que trente-trois ans et on comprend mal comment il a pu parcourir, en si peu de temps, l'immense distance qui sépare l\u2019écrivain arrivé de celui qui débute.11 serait injuste, en effet, de considérer qu\u2019il avait toutes les chances dès le départ.Né dans un milieu modeste, Dubé fut obligé de lutter pour se frayer un chemin; pour devenir tout d'abord étudiant et puis cet homme calme dont la simplicité et le naturel étonnent.Il parle lentement et il pèse ses mots.\u2014 Ce qui compte, c\u2019est la liberté, mais il est parfaitement illusoire d\u2019espérer l\u2019acquérir en dressant les peuples les uns contre les autres.La violence ne se justifie pas.Marcel Dubé n\u2019est ni nerveux, ni excité.Ce qui frappe surtout, c\u2019est sa façon de mettre l'accent sur certains termes.et le monde des \"sans grade\" Le vieux couple charmant du '\u2018Temps des lilas\", Janine Sut to et Jean Duceppe Liberté, vérité, Justice; trois thèmes qui caractérisent l'oeuvre de Dubé.Ce qu\u2019il y a de surprenant, c\u2019est qu\u2019ils _ ont marqué aussi bien les poèmes qu\u2019il avait écrits autrefois que ses pièces les plus récentes.L\u2019optique de Dubé ne change pas.Sa pièce \u201cLe Temps des Lilas\u201d a été jouée à Bruxelles, à Anvers et à Paris.Il a remporté le trophée Calvert, ainsi que d\u2019autres prix.Il est membre de la Société Royale du Canada .Dès lors il lui serait permis d\u2019abandonner ce monde des petits, des \"sans grade\u201d, qui n\u2019est pas fait pour plaire.Or, non seulement il s'acharne à le défendre, mais il estime aussi qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une mission.Attitude qu'on ne saurait justifier par ses origines modestes, mais plutôt par son sens de solidarité avec un milieu social qui l\u2019intéresse infiniment plus que celui des êtres plus brillants et plus faciles à dépeindre.Grâce aux Passe-Partout et aux Tarzans de \"Zone\u201d, il a sorti de l\u2019ombre des hommes nouveaux en quelque sorte.Des hommes pour lesquels il s\u2019agit de mener une existence qu\u2019on peut justifier et d\u2019avoir un but.Seulement pour être libres, ou plutôt pour se libérer de cette réalité stupide qui les entoure et qui les étouffe, ils sont parfois forcés d'écouter un chef, de faire de la contrebande et de voler.C'est là que se situe leur drame.Mieux que quiconque, Marcel Dubé a su rendre ce \\ide et cet espoir d\u2019échapper au déterminisme de la misère, de la bêtise et de l\u2019ignorance.\u2014 Comment découvrez-vous vos personnages ?\u2014 En les observant.Je m'installe dans mon coin et je me plais à les voir évoluer sans qu\u2019ils se soucient de ma présence.\u2014 Vous ne cédez jamais à la tentation de faire connaissance ?De poser des questions ?\u2014 Non.11 est malhonnête de s'immiscer dans l\u2019intimité des gens.Marcel Dubé n'a d'ailleurs pas besoin de s'imposer.Il ne raisonne pas à froid ses personnages.11 les sent.On a longtemps répété qu'un précipice sépare l\u2019élite intellectuelle du peuple.On aime, aussi, justifier l\u2019isolement de l'ar- tiste par l'incapacité des masses à le suivre et allègrement on leur jette en pâture des oeuvres qu\u2019on pourrait appeler \u201cfolkloriques\u201d.Reflets d\u2019une multitude de visages dans un miroir déformant qui, comme au Luna Park, transforme les hommes en pantins afin de faire rire ceux qui les observent.Dubé occupe une place à part.A force d'avoir pitié, à force d'aimer, il parvient à redonner au peuple sa dignité première.Grâce à lui il n\u2019est plus un monstre informe, mais se compose d'individus dont chacun a une densité humaine particulière.Ses personnages bougent, souffrent, disparaissent et reviennent.Ils sont à ce point vrais qu\u2019ils deviennent sympathiques.Ils ont beau parler \"jouai\", on finit par les comprendre et même par avoir honte.Car ils crient à qui veut les écouter que leur désespoir, leur tristesse et l\u2019absurdité de leur vie.sont nés de l\u2019indifférence des autres.De tous les autres qui n\u2019ont pas su, ou n'ont pas pu, les arracher à leur réalité sans lendemain.Dubé fait disparaître les cloisons qui séparent les classes sociales.Joseph, le simple soldat, n\u2019est pas né à des milliers de milles d\u2019ici; il se débat dans un univers qui est proche de tous et de chacun de nous.C'est un gars de notre pays, de notre province, à qui on a oublié d'expliquer pourquoi il est venu au monde et ce qui lui reste à faire.Alors, comme il est incapable de trouver tout seul, il s\u2019en va mourir en Corée, non point parce qu\u2019il est avide d'aventures, mais plutôt pour fuir sa honte de ne pas être un homme digne de ce nom.¦ \u2014 On a l\u2019impression que oon-s faites surtout confiance à ceux qui ont su vieillir.Marcel Dubé hésite un instant.\u2014 Elles sont admirables, nos mères de familles, dit-il, dévouées jusqu'à l'absurde, elles possèdent aussi une sagesse innée sans avoir jamais fréquenté les grandes écoles .En parlant des femmes de Québec, Dubé pense à sa mère.Il lui a gardé son attachement et sa reconnaissance pour cette enfance lumineuse qu'il a vécue bien que ses parents ne fussent ni riches, ni capables de lui assurer un avenir sans nuages.Le couple charmant que forment Blanche et Virgile dans \"Le Temps des Lilas\u201d, c'est en quelque sorte un hommage que Marcel Dubé leur adresse.Dans plusieurs de ses pièces, d\u2019ailleurs.on retrouve les personnages de nides travailleurs qui se sont résignés et qui ne se révoltent pas, mais qui osent croire que leurs enfants sauront mieux réussir.Ces hommes d'âge mûr qui se sacrifient pour leurs fils.Peut-on aimer assez pour sauver un être du désespoir et de la déchéance?(Monique Miller et Guy Godin dans \"Zone\"} \"Ce n'est pas la promotion sociale - ¦ .L- n «3352 1111 Sffl .R :\u2022' .\u2022 H \u2022'\u2022\u2022¦'\u2022:\u2022 j#*£*\u2022; ' : \u2022-/¦\u2022¦.r SI HS imhu 3\u201cs«Æ mm mmm >ïH -/' - : *5» hü mm, -V;;'i: :>\u201c \u2022\u2022 D ¦ ¦\u2022.;\u2022: JEAN BERAUD f V; \u2022\u2022\tS-\t\u2022'\t\".,' ¦¦\u2022' -: -¦\u2022\u2022; I .> qui sauvera ceux auxquels on a refusé, au départ, leur chance\" Dubé.contrairement à certains écrivains qui traitent des problèmes sociaux, n'accepte pas d'idéaliser.Selon lui, \u201cce n\u2019est pas en mettant un habit sur le dos d\u2019un gars qu\u2019on lui enlève sa tête de cochon\", et ce n'est pas la promotion sociale qui sauvera ceux auxquels on a refusé, au départ, leur chance.Les héros de Marcel Dubé ne savent ni condamner, ni manier l'ironie.Perdus dans un monde qui s\u2019était ligué contre eux, ils se cherchent une petite place.Une place minuscule dont chacun a besoin pour respirer et pour se chauffer au soleil.Us ne se défendent pas et ils n\u2019accusent personne.Ils essayent de découvrir leur propre chemin; Marcel Dubé, conscient de leur drame, parvient à le transposer dans ses pièces et à le rendre d\u2019autant plus saisissant qu\u2019il puise son inspiration dans la réalité tangible qui nous entoure.L'universalisme de son oeuvre réside dans les idées et les tendances qu\u2019il exprime, mais scs héros appartiennent à un monde qui est le Canada français.\u2014 Si je m\u2019en allais ailleurs, dit-il, je n\u2019écrirais plus rien de valable à mes yeux.Pour lui, \u201cl'appartenance à un pays et à un peuple implique la reconnaissance et l'acceptation de la fraternité immédiate\", Il ne croit pas qu'on puisse rompre ses attaches.\u201cExiste-t-il un homme qui se dise citoyen du monde, qui ait l\u2019heure de toutes les capitales, mais qui ne se reconnaisse aucune racine ?Nous étions des hommes sans visage, sans nom, sans identité, qui- après avoir tourné le dos à leurs origines croyaient avoir largué les amarres pour de bon.Mais quand nous sommes revenus sur les quais du départ il n'y avait plus personne pour nous reconnaître ___\u201d Ces paroles reflètent parfaitement la véritable préoccupation le Dubé, en tant que dramaturge et écrivain.Tout en admettant les imperfections et les lacunes du milieu qu\u2019il fait vivre dans ses pièces, il a le courage de faire ressortir la notion de la responsabilité et Les origines de Part dramatique (9) B Grander MATTHEWS, dans son \"Development of the Drama\", dit bien que c'est Lope de Vega qui, le premier, découvrit comment on retient l'attention d'un auditoire par l'enchaînement aisé de l'action et par l'étonnante variété des situations qui s'y succèdent, chacune étant adroitement amenée par celle qui la précède.On ne peut contester que les grands principes de la composition dramatique aient été découverts par les dramaturges ou par les critiques qui faisaient leurs observations d'après les oeuvres soumises à leur approbation.Lorsque les dramaturges ont voulu faire acte d'indépendance, ils s'en sont toujours bien trouvés, et en éclairant le champ des possibilités dramatiques de nouvelles lueurs, leur métier s'est trouvé élargi, et leur expression, plus accomplie.De ce désir de satisfaire le public, en même temps qu'en eux-mêmes leur sens d'une expression plus libre, l'art dramatique s'est trouvé enrichi et parfois renouvelé.C'est ainsi que, depuis le cinéma, le théâtre s'est libéré de bien des entraves.Il a introduit dans son action plus de mouvement.Mais c'est surtout dans la mise en scène, particulièrement dans la stylisation du décor et dans le jeu plus accentué de l'éclairage, que le théâtre a su faire son profit des quelques bons exemples donnés à l'écran silencieux.On ne pourrait en dire autant du cinéma, silencieux ou parlant, imitant le théâtre, mais cela c'est une autre-affaire ., .Le rôle joué par les universitaires dans le développement de l'art dramatique a été de tous temps remarquable, et il l'est encore .à l'étranger, notamment en Angleterre et aux Etats-Unis.Durant la Renaissance italienne, ce sont des universitaires qui découvrent les beautés, les vérités du drame ancien, et qui, en le faisant connaître au peuple, lui révèlent la culture antique et ses plus illustres représentants.Ce sont eux qui, après s'étre rendu compte du nouveau mode de vie et de l'esprit du temps, indiquent les moyens d'adapter les formes et les sujets anciens au goût du peuple dans leurs traductions ou leurs imitations.Ce n'est pas tellement par les auteurs et les acteurs qu'ils produisent qu'on doit juger, au théâtre, la valeur de l'apport universitaire.C'est plutôt par l'influence qu'il exerce sur le public, dont il développe le goût, le jugement et le sens de la mesure.SI l'ouvre cette parenthèse avant d'arriver è la période éllsabéthaine, c'est que bien des gens se demandent A quoi peut servir l'enseignement de la dramaturgie dans les collèges ou universités, qui ne sont pas faits, prétendent quelques-uns, pour cette étude inutile, quand ils n'ajoutent pas : malfaisante.Rappelons d'abord l'énorme influence exercée par les études et les spectacles universitaires de la Renaissance sur le théâtre populaire.Cette époque ne reconnaissait pas de moyen plus propre â familiariser les élèves avec l'antiquité qu'en leur faisant étudier et même interpréter les théâtres grec et latin, ce qui leur enseignait les belles manières et, indirectement, vulgarisait les classiques dans le peuple.A notre époque, tout cela serait encore un bienfait, et l'on n'a qu'â évoquer tes arides souvenirs que nous a laissés l'étuda des langues mortes pour l'admettre.Ajoutons que si le répertoire du théâtre de diverses époques était pratique dans nos collèges et universités en rapport avec les etudes en cours, la jeunesse étudiante se rendrait mieux compte de ce qu'ont accompli les autres peuples, tout en ressentant davantage les responsabilités do notre race au regard des autres.Le théâtre devient souvent un complément psychologique de l'histoire.Points de vues plus larges, idées plus saines et moins conventionnelles, appréciation de nos faiblesses et désir de donner meilleure mesure de nos propres forces, voilà quelques-uns des résultats qu'on peut obtenir en connaissant les diverses races par leur théâtre.Tout cela, pour un peuple trop habitué à vivre replié sur lui-même, trop peu expansif et trop fermé aux autres, est sans doute bien appréciable.Nos universitaires, à l'instar des universitaires américains qui ont créé véritablement l'art dramatique cher nos voisins, se rendront-ils compte un jour du rôle qui les attend dans ce domaine, voisin de tous les autres ?Ce rôle a paru bien beau aux universitaires américains, qui l'on accepté avec enthousiasme et le jouent déjà depuis bien des années avec des résultats admirables, puisqu'ils ont su créer un théâtre autonome, original, tout à fait différent du théâtre anglais.(A SUIVRE) LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963/3 de la solidarité des classes à l\u2019échelle nationale et son attitude, à cet égard, rejoint celle de la plupart des grands écrivains, tels que Zola, Dostoievsky ou Pasternak, par exemple.Virgile du \u201cTemps des Lilas\u201d, comme Moineau de \u201cZone\", sont tout aussi authentiquement canadiens que le docteur Jiva-go est russe.Marcel Dubé est-il compris par le large public ?Fait significatif, ses pièces restent généralement plus longtemps à l'affiche que celles de la plupart des dramaturges canadiens et cela ne tient ni à la langue dont il se sert, ni à sa façon de présenter ses personnages, mais surtout et avant tout à leur réalisme.\u2014 Quels sont vos projets d'avenir ?\u2014 Deux romans en préparations, huit pièces de théâtre, trois scénarios de films et plusieurs traductions et adaptations pour la radio et pour la télévision.La liste est trop longue pour la citer en entier, retenons uniquement quelques titres : \u201cMaurice Richard\u201d, \u201cLes héros s'endorment\u201d, \u201cLa bataille de l\u2019électricité\u2019\u2019 et \u201cL'or noir\u201d.Il semble bien que cette année encore Marcel Dubé se lèvera souvent à cinq heures du matin, à son habitude, peur couvrir des pages et des pages de son écriture régulière qui ne ressemble guère aux \u201cgribouillages\u201d, désormais classiques, des écrivains de talent.Dans la solitude de son cabinet de travail naîtront d\u2019autres Florences et d'autres Josephs, mais aussi des textes qui touchent de près l'actualité politique et éconono-mique.Marcel Dubé n'est pas un écrivain qui vit en marge de l\u2019évolution de son pays.Ce n\u2019est ni un rêveur, ni un fantasque, mais plutôt un homme qui sent le désespoir et le vide des autres hommes et qui parvient à reconstituer d\u2019une façon magistrale leur univers.Alice Parizeau L'ennui, l'indifférence, le vide .(Juliette Huot dans \"Un simple soldat\") Dans \"Zone', Marcel Dubé lance un appeli pitié pour les jeunesI Pour n'avoir pu trouver une place dans cette patrie qui était pourtant sienne, Joseph, le héros du \"Simple Soldat\" se fera tuer en Corée 5**!®jp SEMAINE cinéma ALOUETTE ! \"Cleopatra\".de Joseph L.Mankiewicz, avec Elizabeth Taylor, Ri-chnrd Burton et Hex Harrison.Le nez, les décolletés, le décor et les amoureux impériaux de la reine d'Egypte.Mâtinée à 2 (K).Soirée a 1) 00 dimanche: 7 30.AVENUE: \"Sparrows Can't Sing\", comédie anglaise rie Joan Littlewood, avec James Booth et Barbara Windsor.1:30, 3 30, 5:30, 7:30, « 30.BEAUBIEN : \"Un cadeau pour le patron\" it Barab-bas\".CANADIEN et PLAZA i \"Le petit vagabond\".12.00, S:lû, 0 20.9:4\") \"Le roi des imbéciles à l'auberge du cheval blanc\".1:35.4:50, 8:05.CAPITOL : \"The Longest Day\".10:15, 1:35, 5:00.8 20.JDim.12:55, 4 35, 8.10.CHAMPLAIN : \"Un cadeau pour le patron\".12:15.4:11.8:07.\"Barabbas\", avec Sil-vana Matigano et Anthony Quinn.2:01, 5:57.9:53.CHATEAU, RIALTO, ROSEMONT, SAVOY : \"King Kong vs Godzilla\".12:50, 3 45.6:40.9:35.\"The Traitors\".2:30, 5:25, 8:20.CINERAMA \u2014 THEATRE IMPERIAL : \"How the West was won\", 8:30 tous les soirs, mar., mere., et jeudi.2:00 sam.et dim.: 4:45.CREMAZIE : \"Un cadeau pour le patron\".12:10, 4:06, 8\t02.\"Barrabas\".1 56, 5:52, 9:4».DORVAL : Salle dorée : \"Boccacio 70\".8 33.Mere, sam.et dim.à 1:00.Salle rouge \"Love Is a Bail\".9\t15.\"A Cold Wind in August\".7:50.Mere.sam.et dim.à 1:00.ELECTRA : \"La rançon de la peur\".12:30, 3:40, 6:50, 10:00 \"Dompteur de tem- mes\".1:55, 5:05, 8:15.ELYSEE : Salle Alain Resnais : \"Cléo de 5 à 7\", d'Agnès Varda, avec Corinne Marchand et Antoine Bourse411er.7:30.10:00, .Sam.5, 7:30, 10:00.Salle Eisenstcin : \"Déjeuner sur l\u2019herbe\".Même horaire.FRANÇAIS et RIVOLI : \"Le monstre aux yeux verts\".1:10.4 25.7 55.\"Le monstre au masque\".2:45, 6:00, 9:30.\"Liston vs Paîterson\".1:00, 7:40.GRANADA et PAPINEAU : \"Le monstre aux yeux verts\".3:00.6 II).9:40.\"Le monstre au masque\".1:05.4:30, 7:45.\"Liston vs Patterson\".2:45, 9:25.KENT : \"Boccaccio 70\".12:55, 3:35, 6:20, 9:G5.LAVAL : \u2019 La fille dans la vitrine\".12 00.2:35.5:05, 7:40.10:20.\"Vers le Cap\".1:25.4:05, 6:30, 9:10.LOEW'S : 4e Festival International du Film de Mont-léal : Aujourd\u2019hui :\t2:30 : \"The Chair\" et \"Jane\" de Leacock.6:00 : \"Halleluyah the Hills\", de Mekas.9:15 : \"This Sporting Life\", de Lindsay Anderson.Dim : 2:30 : \"Le signe du lion\" de Eric Rohmer.6:00 : \"Procès de Jeanne d'Arc\", de Robe _ Bresson et \"The Annanackv\", ne René Bannière.9:15: \"Pour la suite du monde\", de Michel Brault et Pierre Perrault.MERCIER : \"Le dompteur de femmes\".12:20.3:30, 6:40, 9:50.\"La rançon de la peur\".2:04' 5:14, 8:24.LE PARISIEN : \"Les dimanches de Ville-d'Avray\", avec Nicole Courcel et Hardy Kruger, 12:30, 2:40, 4:55, 7:05, 9:25.LITTLE CINEMA PLACE VILLE MARIE : \"Il Poste\", de Ermanno Oimi, avec Sandro Panzcri.A Milan, en 1961, le \"Voleur de bicyclette\" de l essor économique.NATIONAL : \"Les trois belles du Colonel\".12:30.3 10.6:30, 9:50 \"Un verre de whisky\".1:35, 5:00, 8:15.OUTREMONT : \"Boccacio 70\".12:55, 3:35, 6:20, 9:05.PALACE : \"Spencer's Mountain\", de Delmcr Daves, ' avec Henry Fonda et Maureen O\u2019Hara.PASSE-TEMPS : \"Exodus\", avec Paul Newman.2:55, 8:20.\"Atlantis terre engloutie\"- 1:10, 6:30.\"Pilote casse-cou\".12:50, 6:10.PLACE VILLE-MARIE : \"Huit et demi\", de Federico Fellini.Une oeuvre gigantesque et magique.Avec Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale et Anouk Aimée.RITZ : \"David et Golith\", \"Bagarreurs du Pacifique\" et \"Les joyeux voleurs\".A partir de 12:45.SAINT-DENIS : Dans le cadre de la Semaine du Film Français, aujourd'hui : \"La garçonne\".12:30.2:52, 5:14, 7:36.9:58.Demain : \"La vérité\", de Clouzot, avec Brigitte Bardot et Sammy Frey.Même horaire.LA SCALA : \"C'est pas une vie, Jerry\", \"La malédiction des Pharaons\" et \"Le bourreau du Nevada\".SEVILLE : \"Lawrence of Arabia, avec Peter O\u2019Toole, Alcc Guineas et Anthony Quinn.Le soir à 8:15.Sam.et mere, à 2:15 et 8:15.Dim.à 2:15 et 7:45.SNOWDON : \"Love and Larceny\".8:30.Merc , sam.et dim.2:00 et 8:30.STRAND : \"King Kong vs Godzilla\".11:40, 3:00, 6:20, 9:40.\"The Traitors\".10 15, 1:30, 4:55.8:15.WEST MOUNT: \"Shadows\", de John Cassavetes.1:50, 3:50, 5:50, 7:50, 9:45.4/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963 .TjïÇ: rç- y-vT mam ¦Mm SasïæsMîiîS .\u2022 \u2018V -, U De gauche à droife : M.He/vé Massenet, arrière-petit neveu du compositeur, qui habite Montréal depuis un an, et ses parents, Mme et M.Yves Massenet, ce dernier le petit-neveu du musicien.* filles, dont une vit encore, et un fils.M.Pierre Bessand-Massenet.homme de lettres qui habite Paris.e L'opéra de Massenet est basé sur le roman épistolaire \u201cLes Souffrances du jeune Werther\u201d, de Goethe.Le roman lui-même s\u2019inspire d'un épisode de la vie de l'auteur allemand.Le sentiment qu'éprouve Werther est un amour sans issue pour une jeune fille, Charlotte, promise à un autre, et qui devient l\u2019épouse de ce dernier, nommé Albert.Albert devient l\u2019ami do Werther et lui permet de voir sa femme après le mariage.Charlotte n'avoue jamais sou La première parisienne eut lieu exactement onze mois après, le 16 janvier 1893.précisément à l\u2019Opéra-Comique qui avait refusé l'ouvrage plus tôt, et cette fois, bien sur, en français.La célèbre salle de la rue F a v a r t a.depuis, présenté \u201cWerther\" .plus de mille fois.La première américaine de \"Werther\" eut lieu dès l'année suivante, soit le 20 avril 1394.au Metropolitan Opera de New York, avec comme interprètes Jean de Reszké et Emma Eames.\u201cWerther\u201d y fut repris en 1910, avec cette fois Geraldine Farrar et Edmond Clément.lequel vint, à la même époque, chanter l'oeuvra à Montréal.on entendra respectivement Richard Verreau.Fernande Chioc-chio, Claire Gagnier, Napoléon Bisson et Yoland Guérard.Rappelons que les variétés Lyriques ont présenté \u201cWerther\" en avril 1938, avec Jacques Gérard, Anna Malenfant.Marthe Lapointe.Lionel Dau-nais et Louis Bourdon.Rappelons encore que Masse-net ne fut pas le seul à écrire un opéra inspiré par le \u201cWerther\" de Goethe.Déjà, en 1801, un compositeur du nom de Vincenzo Puccita avait écrit un \u201cWerther\", qui cependant fut éclipsé par l'ouvrage de Massenet.Claude Gingras LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963 /S Parmi les documents que M.Yves Massenet a apportés au Canada figure cette lettre datée de 1897 dans laquelle son illustre grand-oncle parle de l'achat d'un piano.Pendant une répétition de \"Werther\u201c : Jacques Beaudry, le chef d'orchestre -, Fernande Chiocchia (Charlotte) ; Richard Verreau (Werther) -, et Irving Guttman, le i metteur en scène.^ L y aura deux Massenet dans la salle lundi soir lors de la première de \u201cWerther\u201d.II s\u2019agit de MM.Yves et Ilervé Massenet, respectivement petit-neveu et arrière-petit-neveu de l'illustre compositeur.M.Yves Massenet, petit-fils de Camille Massenet (l'un des frères du musicien), est un magistrat à sa retraite: lui et sa femme visitent présentement leur fils, Hervé, jeune homme d'affaires établi au Canada depuis un an.J'ai eu cette semaine le plaisir de rencontrer ces membres de la famille Massenet.M.Yves Massenet précise que Jules Massenet était le cadet d'une famille de 12 enfants et non de 21, comme l'indique à tort le \u201cLarousse de la musique\u201d.II ajoute que Jules Massenet fut le seul musicien de carrière de la famille.Camille Massenet, pour sa part, était officier de génie Jules Massenet étant mort en 1912.mon interlocuteur rappelle que.jeune homme, il eut plusieurs fois l'occasion de rencontrer son célèbre grand-oncle et même de l'entendre toucher du piano.Et quelle personnalité possédait Jules Massenet ?\"Il était plein de son art; c'était un très gros travailleur.Toujours bien mis.pas bohème pour deux sous\u201d, précise-t-il.M.Yves Massenet croit qu'il y a présentement dans le monde une centaine de descendants de la famille Massenet.Toutefois, précise-t-il, il n\u2019y a actuellement que deux descendants en ligne directe du compositeur.Jules Massenet n'a eu qu\u2019un enfant, une fille.Laquelle a eu trois enfants : deux Salinger et le fantôme iM.ll GILLES MARCOTTE J.D.SALINGER est l\u2019un des écrivains les plus sympathiques, les plus brillants et les plus agaçants que je connaisse.Et je pense qu\u2019il n'a jamais été aussi sympathique, aussi brillant, aussi agaçant que dans son dernier livre, qui comprend deux nouvelles : \u201cRaise High the Roof Beam, Carpenters\u201d et \"Seymour, an Introduction\u201d (1).Des nouvelles?Enfin, c\u2019est peut-être un peu beaucoup dire.J'y verrais plutôt deux pièces détachées, deux fragments d\u2019une grande fresque dont l'ensemble nous échappe encore.Ni début, ni fin.D\u2019entrée de jeu, nous sommes immergés dans un milieu romanesque dont l\u2019auteur refuse, par une sorte de distraction, de nous fournir toutes les données.La nouvelle ne commence pas, elle se poursuit ; elle ne sc termine pas, mais s\u2019ouvre sur de nouvelles questions, de nouvelles possibilités.Dans \"Franny and Zooey\u201d, la matière était encore limitée, elle se prêtait à des conclusions au moins temporaires.Ici, toutes les limites sont disparues, la saga de la famille Glass devient une sorte d\u2019infini mathématique, ou si l\u2019on préfère, l\u2019expression d\u2019un secret si dense et si complexe qu\u2019il ne saurait se prêter qu'à des vues essentiellement fragmentaires.A mesure qu\u2019on approche de ce secret, le récit se désintègre.comme si, dans son rayonnement, il devenait impossible de nommer quoi que ce soit.Dans le dernier livre de Salinger, il apparaît de plus en plus clairement que le lieu de ce secret est Seymour, l'aîné de la famille Glass.Dans une nouvelle du premier livre de l\u2019auteur, \"Un Jour rêvé pour le poisson banane\u201d, nous avions assisté au suicide de Seymour.Suicide enrobé de mystère, se prêtant à toutes les interprétations imaginables.Puis, dans \u201cFranny and Zooey\u201d, Seymour, ou plutôt l\u2019ombre de Seymour, était réapparue ; on y lisait de multiples allusions à son suicide, mais surtout il s'y révélait comme le \u201cgrand frère\u201d par excellence, celui qui sait tout, celui qui aurait pu réduire comme en se jouant les angoisses de Franny.Et c\u2019est au nom de Seymour, peut-être plus qu'au sien propre, que Zooey apportait ce qu\u2019on catholique\u201d ?Bans quelle mesure, quand elle en parle, l\u2019Eglise respecte-t-elle l'autonomie de l'Etat et du citoyen ?La Fol peut-elle inspirer les comportements politiques des fidèles ?Existe-t-il une voie possible entre le cléricalisme et le laïcisme ?PARUTIONS » L'OMBRE DU PHARAON, roman pour enfants, par L.-N.Lnvolle.Collection \"Belle Humeur\", Desctée de Brouwer.La Cité de l'Horizon,'construite sur l'ordre du Pharaon Akhe-naton, roi pacifique, né à une époque barbare, fut la capitale éphémère du plus grand empire du monde.Cette Cité fut le théâtre d'une experience fantastique voulue par Akhenaton.homme pieux et souverain éclairé, peut-être le plus grand artisan de la paix de.tous les rois de l'his-toire.Au milieu d'un décor qu'il aimait, dans une ville ordonnée par lui dans le moindre détail, que la reine lui donna, voici la lumineuse image d'Akhenaton, Pharaon d\u2019Egypte.Et aussi l'histoire de son \u201combre\u201d, un humble esclave totalement dévoué à sa personne, \u2022 LE CHRETIEN ET LA POLITIQUE, par J, Jullien.Des-clée.Ait moment où l'actualité manifeste plus (pie jamais l'importance capitale de la politique.beaucoup de chrétiens se tiennent à l\u2019écart, soucieux d'éviter de se fourvoyer dans ce guêpier.Et pourtant l'Eglise les engage à prendre au sérieux leur vie de citoyens.Mais l'Eglise a-t-elle le droit de le faire V Jusqu'où et comment ?V n-t-il une \u201cpolitique pourrait appeler la \"solution\u201d.On voit donc Salinger s\u2019approcher de plus en plus de Seymour, et du secret qu\u2019il recèle.Les deux nouvelles de ce dernier livre n\u2019ont affaire qu\u2019à Seymour.Autre nouveauté : c\u2019est un membre de la famille Glass qui prend la plume.Buddy, le professeur de littérature, l\u2019écrivain.Il a écrit, notamment, un roman qui ressemble fort à \"Catcher in the Rye\u201d.Buddy ne serait-il pas Salinger lui-même ?Peu satisfait de décrire la famille Glass de l\u2019extérieur, Salinger n\u2019a-t-il pas décidé d\u2019y entrer, sous le déguisement de Buddy, et de transformer la fiction en autobiographie (peut-être fictive, nous ne savons rien de la vie de Salinger)?Cette absorption du romancier par sa fiction est surtout \t \t Éfi\tAixiee- High lhe rtoef Betm, -\u2022 1 n\tC^penfeÆs T.' - - -\t \u2022 1 \u2022' .\tëeywouti \tîvu Int/Çtf^uction \tJ, D.5^in|e^ ¦¦¦Kl 9HH\t sensible dans la deuxième partie du livre, \u201cSeymour, an Introduction\u201d, où Salinger, non seulement se fait le prospecteur du mystère Seymour, mais introduit dans le texte les problèmes, les manies, les moindres idiosyncrasies de l\u2019écrivain qu\u2019il est.A un point tel que Seymour s\u2019éloigne, se dissipe, s'efface.Seymour devient un dieu, un ange, un En étudiant les grands problèmes de la vie politique, l'auteur répond à des questions vitales pour les chrétiens engagés et importantes pour tous ceux qui s\u2019intéressent à l'action de l'Eglise dans le monde.\u2022 BARBARA, roman, par Wayne Robinson.Robert Laffont (dist.Fomac).On fait la connaissance du tank \u201cBarbara\u201d et de son équipage: le chef de char d\u2019abord, le sergent Walter Barska, un grand gars du Kentucky, le chargeur Morris et le tireur Steve Prokelli, le pilote Wallace Lee, un garçon taciturne au charme dévastateur, et enfin l'aide-pilote, le petit rouquin John Phillips.Ce livre est l'histoire de BARBARA, de son équipage, du commandant Grandal, du colonel Grant, du bataillon \u201cLance\u201d.de tous ces hommes venus de tous les coins des Etats-Unis pour libérer l'Europe du joug nazi.Ils ne s'appelaient pas Grant, Grandal, Ross.Barska, mais ceux qui ont vécu cette épopée les reconnaîtront.Et tous les autres aimeront aussi ces hommes simples, parfois durs, ces hommes qui, pour la plupart, faisaient la guerre malgré eux, mais la faisaient avec ténacité, avec courage.\u2022\tLETTRES A MES FILS, par Jean Onimus.Desclée de Brouwer.D'où sont nées ces lettres à Michel et à Jean-Pierre que publie Jean Onimus ?Comme bien souvent, entre ce père et ses fils s'est établi, un jour, le silence, cet épais silence qui sépare, plus radicalement qu\u2019une frontière, les adultes et les adolescents, les contraignant à vivre en une réciproque ignorance.Et lorsque parler est devenu impossible, il reste une seule issue : écrire.Jean Onimus a choisi la lettre pour dire à ses fils ce qu\u2019il croyait de son devoir de leur dire: la lettre s'accommode à merveille de la confidence, elle supporte cette familiarité, cet abandon, ce ton à la fois fervent et discret qui conviennent à des échanges d'âmes.O GESTES, roman, par Se-vero Sarduy.Traduit de l'espagnol par Henri Sylvestre.Editions du Seuil (dist.Fomac).Severo Sarduy est Cubain.Au centre du récit, une chanteuse noire de La Havane, joyeuse, brusque, obsédée, sans cesse au bord du vertige .\u2022\tSCENES DE LA VIE D'UN FAUNE, roman, par Arno Schmidt.Collection \"Lettres nouvelles\", Julliard.Les acrobaties verbales d\u2019Ar-no Schmidt, ses véhémances, ses jeux de mots à la Queneau, mythe, tou! ce que l\u2019on voudra sauf un homme \u2022 il est sacrifié au langage même qui tente dé le recréer.La petite part d\u2019existence que Salin ger lui avait attribuée dans ses récits préct dents lui est retirée au profit de l\u2019auteur de Buddy-Salinger.Ce qui vit dans ce texte ce n\u2019est pas Seymour, mais Buddy devant Sev mour, Buddy et sa tentative quasi désespérée de susciter un Seymour à la mesure de son rêve Buddy et son délire verbal.11 va sans dire que Buddy est un écrivain extrêmement brillant agile, souvent très drôle, plein de maniérismes \u2019 comme Salinger.Mais Seymour ?Seymour, dont Salinger prend soin de nous avertir qu\u2019il est \"le principal personnage de sa série en cours sur la famille Glass\u201d ?Tout se passe, dans ce dernier texte, comme si l\u2019auteur le détruisait dans la mesure même où il veut s\u2019en approcher.Que restera-t-il de Seymour quand Salinger se décidera enfin à en parler ?Je serai l\u2019homme le plus étonné du monde s\u2019il réussit à en faire un personnage entièrement vivant, autre chose enfin, que ce nuage qui ne cesse de passer sur l\u2019univers de la famille Glass .En fait, plus que ce texte consacré expressément à Seymour, la première nouvelle du livre, \u201cRaise High the Roof Beam, Carpenters\u201d, réussit à évoquer la présence de Seymour.Peut-être parce que, précisément, il y fait figure d\u2019absent?Seymour est celui qui\"n\u2019est jamais là, qui s\u2019en va toujours.Buddy vient assister à son mariage, et tombe en pleine pagaille : le marié n\u2019est pas là.Ce qui vient ensuite, on l\u2019imagine assez bien pour peu qu\u2019on ait pratiqué Salinger.C\u2019est un chapelet d\u2019événements apparemment insignifiants, parfois loufoques, de plaisantes inanités, qui nous conduisent, sans que nous y prenions garde, vers une sorte de révélation ambiguë.Admirons en passant la technique éblouissante d\u2019un écrivain qui sait très exactement où il va et peut se permettre, en conséquence, les détours les plus inattendus.Nous apprenons que Seymour était très, très heureux d\u2019épouser Muriel ; que cette seule pensée le faisait défaillir de bonheur.Défaillir, justement.Comme si le bonheur qu\u2019il vivait, qu\u2019il prévoyait, était, à la lettre, insupportable.Ineffable, insupportable.Me trompé-je en disant que Seymour est l\u2019homme des pures essences, possédé par un désir d\u2019absolu qu\u2019on peut dire, au choix, angélique ou démoniaque ?Un tel homme ne peut évidemment pas se marier comme tout le monde.D y a pour lui quelque chose d\u2019absurde dans la cérémonie du mariage, dans la convention sociale qu\u2019elle implique.Il avait écrit : \u201cOh, God, if I\u2019m anithing by a clinical name, I\u2019m a kind of paranoiac in reverse.I suspect people of plotting to make me happy.\u201d Le bonheur, est-ce donc cela qu\u2019il faut fuir à tout prix ?Seymour s\u2019enfuit avec Muriel et tout le monde est content, mais nous savons, nous, ce qui va se passer.Voir \u201cUn Jour rêvé pour le poisson banane\u201d.Nous commençons a soupçonner pourquoi Seyniour s\u2019est suicidé.C\u2019est un fantôme, et les fantômes ne survivent pas au bonheur.(1) Little, Brown and Company, Boston et Toronto.i 6/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963 son goût de la parodie et du paradoxe, son recours à toutes sortes d'argots et au dialecte bas-saxon 'entre autres', lui ont valu la solide réputation d'être intraduisible.Jean-Claude Hémery, germaniste, écrivain lui-même, est depuis longtemps un familier de son oeuvre.Sa traduction du \"FAUNE'' est mieux qu'un tour de force: elle retrouve miraculeusement l'allègre respiration du texte original respiration du texte original, ses véhémences, scs aspérités, ses facéties verbales, son lyrisme.\u2022 PARADOXES.ET REALITES DE NOTRE ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, par Michel Savard, c.j.m.Centre de Psychologie et de Pédagogie.Dans cet ouvrage de 145 pages.édité au Centre de Psychologie et de Pédagogie, l'auteur, qui est présentement préfet des études au Collège des Eudistes de Rosemont et conseiller pédagogique à la Faculté de l'Université de Montréal, traite de la promotion professionnelle du laïcat dans l\u2019enseignement secondaire.Depuis 15 ans, en effet, la montée du laïcat dans l'enseignement des collèges classiques est constante et, comme le dit le Père Angers dans sa préface, \u201cirréversible\u201d.Fort heureusement, cette montée implique un élargissement des horizons, un rajeunissement de l'esprit et une meilleure intégration des collèges dans la société.Elle ne se fait pas sans heurts, cependant, et elle appelle parfois des rajustements fort douloureux pour certaines personnes.L'auteur analyse tous ces problèmes, en laissant de côté les préjugés et les opinions outrancières.Trois grandes idées ont retenu son attention.La première est l'apport particulier des clercs et celui des laïcs au sein d'une institution où collaborent dans une étroite solidarité les deux catégories de professeurs.La seconde s'attache au recrutement et à la préparation academique du personnel enseignant.Il est, en effet, malheureusement trop vrai que dans le corps professoral actuel, tous ne possèdent pas les dons nécessaires à l\u2019enseignement, et la profession contient dans ses rangs des intrus qui ont réussi à s'y glisser à la faveur de la pénurie croissante des maîtres.Il est temps que les autorités des maisons de formation soient alertées et obligent certains candidats à se retirer.Enfin, la troisième idée, et non la moindre, développe une thèse fort chère à S.Em.le Cardinal Léger : le métier d'enseignant considéré comme une véritable fonction ecclésiale.L\u2019église est éducatrice, en effet, et elle 'exerce cette fonction jusque dans les matières profanes.Cette fonction enseignante de l\u2019Eglise revêt donc le laïc chrétien qui l\u2019exerce d\u2019une dignité nouvelle et lui impose des responsabilités accrues, car il accomplit alors une oeuvre d\u2019Egli-se et non plus seulement une oeuvre sociale.¦ OLE CIVI LISE PEUT!! CROIRE?par A Desqueyrêt Desclée de Brouwer.Le civilisé peut-il croire Théologiquement, la questic est résolue : L Eglise a toi jours enseigné que les hon:m< de toutes les races peuvet faire leur salut sous tous 1 climats, sous tous les régim politiques et sous toutes les vilisations.Dès les premiers siècle FEglise enseignait que le sa! était possible aux hommes bres et aux esclaves : au XI siècle, Léon XIU rappelait J dépendance de l'Eglise vis-a-des formes de gouvernement tant dans l'Encyclique \"Diut' num\u201d de 1881 que dans I mortale Dei\u201d de 1885 sur constitution chrétienne o Etats, puis, en 1892, dans la tre au Clergé de France.Pie reprenait la même àoetti dans la lettre sur le Swot datée de 1910.Dans Reri Ecclesiae\u201d.de 1920.sur missions.Pie XI rappelai.1 ej lité des races et des ovin tions face à l'Evangile.Pie enfin, dès sa première ency< que, enseignait que 1 Egase luait avec joie tous les rame-; ethniques.Cet enseignement fait plus de doute dans 1 Eg de Dieu.Mais historiquement ou ciologiquemeitt.toutes jcs c lisations ne se valent ,Pas 1 Rome païenne a persécute chrétiens : le Moyen Age J a réservé au contraire une i\u201d ce de choix.Quelle pmee ¦ fait la civilisation moderne \"Gilberte\" \u2014 ou la simplicité de s'aimer soi-même I L est rare qu'un auteur parle avec toute sa vie.surtout de nos jours, où la mode veut que l\u2019on ait le coeur étroit et l\u2019intelligence froide, où l'aventure se meurt dans un regard \u201cserein\" Jeté sur le moude, un regard distant, hautain et orgueilleux, comme si l\u2019homme d'aujourd'hui, éduqué dans la relativité et psychanalysé, avait oublié ce doux et simple va-et-vient de sol-même et des autres, de soi-même et de la vie, A travers les lettres de Gilberte Rongier (1), peintre et femme, prend chair le drame d'un être qui a conservé jusqu\u2019à la fin de sa trop brève existence la simplicité d'aimer, la passion de la vie, le goût du présent, de ce remue-ménage des occupations et des préoccupations, de l'humour, de ce vouloir-vivre farouche qui utilise la blague pour conjurer le malheur, sans jamais toutefois céder à l'illusion.Gilberte Rongier mourut en 1960, à l'âge de 38 ans.Depuis 6 ans, elle souffrait d'un cancer dont on s\u2019était Ingénié à lut taire le nom.Ecartée de la vie parisienne, de son mari et de se3 amis, tels Henri Thomas, Etienne Lalou, Arthur Ada-mov ; contrainte à des séjours fréquents à la campagne et dans des cliniques, elle écrit à ceux qu\u2019elle aime, à son mari surtout, à qui, chaque jour, elle raconte ce qu\u2019elle voit, ce qu\u2019elle ressent, ce qu\u2019elle voudrait être.Deux mouvements la déchirent : la croissance de la maladie et la fureur de peindre, de projeter, comme elle dit, tout ce qui se tord en elle.A mesure qu\u2019elle domine sa souffrance \u2014 et à certaines heures, son désespoir \u2014, se libère en elle une force qui sans la maladie et la hantise de la mort aurait sans doute mis plus de temps à surgir de sa profondeur.\u201cFallait-il attendre la maladie pour me dénouer, me décrisper, m\u2019ouvrir au monde?Quelque chose en moi se défait tous les jours; les dernières défenses sont tombées, le dernier or- gueil; le monde entre en mot comme chez lui.\u201d La maladie lui procure la générosité d\u2019aimer la vie sous toutes ses formes, d'aimer les hommes, même ceux qu\u2019elle rencontre à deux reprises à Trois-Epis, ces malheureux et ces humiliés, qui \u201csont presque tous sortis d'une dépression nerveuse et dingues Au début de son séjour forcé parmi les malades, elle monte dans sa chambre pour peindre, aussitôt son petit déjeuner avalé.Alors elle retrouve sa place, \u201cma petite place Inconfortable dans le monde\".Elle se définit encore contre les autres et tout se disperse en elle quand elle ne peut peindre.Mais après quelques jours, elle comprend que son art ne lui défend pas d'entrer dans la communauté immense de la misère, vaste comme la terre.Elle se fait l\u2019amie des plus déshérités, mais le malheur des autres, comme sa maladie à elle, la brûle comme l\u2019énigme la plus injuste tout en lui apprenant l\u2019amour.' Elle ne sait pas ce qu'il faut croire, s\u2019il est possible même de croire en quelque chose.\u201cOn se ferait pleurer\", dit-elle, dans un raccourci typique pour exprimer, sans trop y insister, le fond tragique de la condition humaine.\u201cOui, cette maison est un grand monument terrible et toutes ces vies grouillantes de drames me font peur.Je suis maintenant prise dans l'engre- nage \u2014 c\u2019est celle qui a perdu une jambe dans un accident do chemin de fer, celle qui est mariée avec un fou, celle qui a été violée par son père à douze ans.Et je ne sais plus où sont les valeurs, je ne sais plus rien .\u201d, Le récit qu\u2019elle fait, par petites touches désinvoltes, des misères côtoyées constitue un témoignage de premier ordre sur ces \"déclassés\" enfermés, parfois pour la vie, dans ces maisons retirées du monde, \u2014 que l\u2019on dit \u201cmaisons de santé\u201d ou de repos, \u2014 ces espèces de châteaux macabres d'un empire honteux.Quant à elle, la mort l'a déjà sous son emprise.\u201cJ'ai la fièvre et même des grosseurs au cou et à la cuisse.On parle de rayons, ce qui ne me fait pas rire car je sais ce que ça représente, et je ravale ma rage contre l'injustice de ce monde.Pourquoi moi?D\u2019un autre côté, je dois payer puisque tout le reste est assez parfait ; je devrais savoir que rien ne me sera donné\u201d.De temps en temps, le goût du suicide lui vient.Son exil lui pèse.Ses confidences à son mari et à ses amis se multiplient.\u201cJ'aime les gens qui savent tout le mal que je me donne pour vivre.\u201d Ses lettres illustrent à merveille la fraternité profonde et la magnifique liberté des artistes et des écrivains authentiques, si souvent considérés comme des désaxés par ceux qui ont fait profession de routine bourgeoise ou bien-pensante.Le traitement n\u2019en finit pas de la tuer, mais Gilberte croit encore au miracle.\u201cCes jours derniers, si pénibles, j'ai travaillé un peu quand même, j'ai fait des gouaches, et il parait que j'ai maintenant du talent; les rares amis qui ne sont pas en vacances aiment beaucoup ce que j'ai fait à l\u2019hôpital.Oui, j'ai celte satisfaction, et Cha-tou me dit que je tiens le bon bout.Il me manquait une souplesse, un laisser-aller, une réelle joie de peindre qui était toujours étouffée par ce que j'avais à dire.\" Mais \u201cquand reprendrai-je une vie normale auprès de mes amis ?\u201d II n\u2019y a plus de via normale possible pour elle et la fièvre la tient tremblante du matin au soir.Malgré la douleur et l'angoisse, Gilberte trouve, dans chaque minute de répit que lui laisse sa maladie, le courage de dire oui à la lumière, â la couleur et aux êtres, et de peindre ce qu\u2019elle contemple.Quelques jours avant sa mort, un ami l'observe: \"Elle s'est installée pour peindre sur le plancher de sa chambre.Jamais elle n'avait travaillé avec autant d'assurance, de fermeté.Elle commence trois gouaches.procède par grands rythmes de traînées noires sur lesquelles elle place des tous purs.des bleus, des orangés, des rouges.\u201cElle travaille très vite.On retrouve un instant les paysages entrevus en descendant de Saint-Privat, mais Gilberte no peint plus de paysages; elle jette sur le papier ce qu'elle sent profondément, et ce3 grands rythmes sont terribles, tragiques.\" Quand les pinceaux lui tombèrent des mains, ce fut pour mourir inconnu du grand public.Mais la peinture avait gagné en même temps quo la mort.Ses toiles ont commencé, du moins à Paris, à entrer dans la vie des hommes.De même sa correspondance qui, malgré son caractère tout personnel, est trop proche de l\u2019universelle angoisse de vivre et de mourir pour ne pas nous rejoindra tous.Après avoir lu ces lettres, écrites avec chaleur et nervosité, ce \u201clivre bouleversant où le bonheur de vivre éclate â chaque page, et dont le sujet profond est la mort\" 'Marguerite Duras1, il nous semble que nous avons perdu l'amie la plus chère.Et parce que ce livre affirme si fortement la grandeur et la richesse de la vie, la mort de Gilberte no peut pas ne pas nous paraître, comme à Etienne Lalou, \u201cinjuste et révoltante\u201d.Ne faut-il donc assumer son destin que pour mourir ?Pierre Vallières (1) \u201cGilberte\" (Grasset) Joseph Peyré donne une suite aux \"Remparts de Cadix\" L E capitaine de Saint-Armou continue dans \u201cL\u2019Alcade de San Juan\u201d (1) de fuir celle qu'il aime et qui le déteste tout comme il avait fait dans le précédent roman de Joseph Peyré, \u201cLes Remparts de Cadix\u201d.Ami fidèle du frère de la patriote espagnole Cayetana, le Béarnais entre et sort dans Cadix assiégée aux temps des guerres de Napoléon.Cette fois c\u2019est la retraite des armées françaises devant les soldats de Wellington.Le roi Joseph doit quitter l'Es- pagne et Saint-Armou rentrer en France.Entre temps, la vie â Cadix est décrite avec un juste coloris et dans le mouvement souhaité par le lecteur de tout roman d'aventures\" guerrières et amoureuses sur un fond de toile historique.Chaque fois que Saint-Armou retrouve Don Jaime, dont la nationalité et la politique le séparent, mais à qui l\u2019amitié l'unit, les scènes sont décrites et dialoguées avec chaleur et charme.Celles où Saint-Armou entra chez Caye- lana par la fenêtre, pour la braver, sont typiquement espagnoles par le goût que prennent les deux acteurs à se haïr ou plutôt à jouer leurs rôles de deux êtres jeunes qui se cherchent malgré la haine officielle de la fille noble de Cadix et la bravade du Béarnais supposé descendant de Henri IV.Le mouvement incessant du roman évoque des images cinématographiques, mais avec plus de densité psychologique que l'écran n'en montre dans les fresques historiques qu'il noie sous les apparences et le trompe-l'œil.Sans être un second d'Arta-gnan.Saint-Armou est brave et romanesque, recherche un ennemi dangereux qu'il finira par tuer en duel, s\u2019introduit sans être reconnu au milieu de ses adversaires, fait de rapides conquêtes amoureuses, traîne à sa suite une sorte de Sancho Pança, évite les escarmouches, se rit des pièges, n\u2019est jamais blessé et boit à plein bord le vin de sa santé et de sa jeunesse.C'est le type du Français léger, tel que les étrangers aiment à l'imaginer.Ce roman aurait pu être écrit par un Espagnol.La Cayetana, figure de contrastes et d'humeurs correspond également au caractère ibérique tel que l'étranger le voit.La jeune fille, qui déteste l'ennemi de son pays, facilitera son évasion de Cadix par la mer.C'est que l'homme, en Saint-Armou, elle ne le déteste pas du tout.Les deux personnages jouent les rôles classiques chers au théâtre héroïque de Calderon ou de Corneille: s'il n'y avait la guerre, on se serait retrouvé très tôt au pied des autels.Dans \u201cL'Alcade de San Juan\u201d, le roi Joseph n'est qu\u2019une ombre mais l\u2019apparition muette de Wellington sur son cheval ou dans son carrosse est impres- sionnante.Parmi les personnages secondaires appareil à point nommé une sorte d'indicateur et d'espion qui a partout ses entrées grâce à son occupation de vendeur d'eau fraîche, Joseph Peyré est un écrivain méticuleux qui a la passion do décrire en détails des uniformes militaires.Il se rend si bien compte de cette manie qu'il la fait porter sur les épaules de l'un de ses personnages.haut gradé dans l'armée française.Le climat particulier qui règne chez les militaires cantonnés en Espagne est marqué par l'auteur dans une évolution qui va du doute sur le destin de Napoléon jusqu'à la résignation devant la défaite inévitable.Pas plus que son frère, le roi-fantôme de l'Espagne, l'Empereur n'appa-rait dans le roman.D'ailleurs il est aux portes de Moscou.C\u2019est encore plus par l'atmosphère et le détail que le nouveau roman de Joseph Pey- ré a du mérite.La psychologie de ses personnages est logique mais sans surprises, tandis que les menus faits de la rue, les embuscades, les rumeurs et les messages envoyés ou reçus tissent l'étoffa du récit.Il n'y a pas là de souvenir de la civilisation arabe, â Cadix ou à Cordoue, mais dans la climat, la façon de vivre, l'aspect physique des maisons et des rues, un caractère particulier se dégage qui fait comprendre que ces Espagnols sont autres que ceux de Madrid, au nord.Joseph Peyré ne montre sou érudition que dans la description des uniformes.Il la cacha partout ailleurs.Mais on devine les lectures et les méditations qui ont précédé l\u2019écritura d\u2019un tel roman qui recrée aveu aisance une époque éloignée dans le temps.(1) Flammarion Marcel Valois PETIT FORMAT .Une nouvelle collection: \"VOICI\" La collection de livres de poche \u201cVoici\u201d, venant des mêmes éditeurs que \u201c10 18\u201d, est destinée.semble-t-il, à un plus large public populaire.Comme sa parente, elle offre une très grande diversité.On en jugera par les premières parutions: Deux romans, l'un de Françoise Mallet-Joris, \u201cL\u2019Empire céleste\u201d (Prix FéminaL l'autre de Stella Zilliacus, \u201cUne petite voix\u201d.Dommage qu\u2019on ne nous apprenne pas qui est Stella Zilliacus .Dans la section \u201cTémoignages\u201d, des souvenirs du grand explorateur Paul-Emile Victor.\u201cLa Voie lactée\u201d, et un livre de Richard Thoumin, \u201cLa Guerre do 1914-18 racontée par ceux qui l'on faite\u201d.Dans la section \u201cScience \u2014 Information\u201d, enfin, un ouvrage de F.Jackson et P.Moore: \u201cL\u2019Univers est-il habitable?\u201d 10/18 Les dernières parutions de \u201d10/18\u201d soutiennent la réputation de cette collection, qui s\u2019est affirmée dès le départ comme l\u2019une des plus dynamiques et des plus éclectiques.Deux oeuvres majeures de la littérature religieuse du vingtième siècle : \u2014Du Père Henri de Lubac, s.j., \u201cLe Drame de l'humanisme athée.\u201d Le Père de Lubac analyse l\u2019athéisme contemporain, tel que l'ont fondé Nietzsche.Auguste Comte, Feuerbach et Marx, et soutient qu\u2019il ouvre les voies où la personne s\u2019asservit ., \u2014\u201cLes Fins dernières\u201d, de Romano Guardinl.Est-ce que la perspective des \u201cfins dernières\u201d amène le chrétien à se détacher de la vie présente ?Romano Guardini répond par la négative.Les \u201cfins dernières\u201d sont au contraire ce qui donne à la vie poids, sens et valeur.Dans la série du \"nouveau roman\u201d, un Robert Pinget : \u201cGreat Flibustex\u201d, avec une étude d'Olivier de Magny : \u201cRobert Pinget ou le palimpseste\".Une analyse d\u2019Emmanuel d\u2019Astier : \u201cSur Staline\".Au delà de Staline lui-même, d\u2019As- tier étudie le stalinisme, phénomène issu à la fois des nécessités révolutionnaires et des constantes originales du peuple russe.De l\u2019écrivain suisse Rodolphe Toepffer, \u201cVoyages et aventures du docteur Festus\u201d.Deux siècles après que le philosophe Descartes eut parcouru le grand livre du monde et peu avant que le savant Cosinus n\u2019entreprenne, avec les malheurs que l'on sait, de visiter la planète, le docteur Festus.ayant hésité entre l'âne et le cheval et, finalement, choisi un mulet, se met en route pour son \u201cvoyage d\u2019instruction\u201d.Voici le récit, cocasse et mouvementé, de ses tribulations .Côté roman, 'Xes Affinités électives\" do Goethe (suivi d'une étude de Henri Thomas).\u201cIsraël Potter\" de Herman Melville, et un livre peu connu du précurseur du roman policier moderne, \u201cLe Dossier no 113\u201d, d\u2019Emile Gaboriau.Des textes sur \u201cLe Scarabée\", du célèbre naturaliste J.-H.Fabre, choisis et présentés par Jacques Brosse; de Cau-laincourt, confident de Napoléon, \u201cDe Moscou à Paris avec l\u2019Empereur\u201d.PETITE BIBLIOTHEQUE PAYOT Deux classiques de la pensée et de l\u2019art contemporains : \u201cLa Formation de l\u2019action\u201d, de C.Stanilavski (préface de Jean Vilar) et \u201cL\u2019Evolution des idées en physique\u201d, par Albert Einstein et Léopold Infeld.Une étude sociologique, \u201cLes Bandes d\u2019adolescents\u201d, par H.Bloch et A.Niederhoffer.TIME READING PROGRAM En fait U ne s\u2019agit pas Ici, à proprement parler, de \u201clivres de poche\u201d, mais de \"paperbacks\" ije ne trouve pas le mot français* de format moyen, présentés dans une toilette typographique exceptionnemment réussie.Le choix des oeuvres est également de qualité.Signalons, parmi les dernières parutions : \u2014\t\u201cBrave New World\u201d, d\u2019Al-doux Huxley.\u2014\t\u201cThe Bridge of San Luis Rey\", de Thornton Wilder.\u2014\t\u201cIn Defense of Women\u201d, de H.L.Mencken.\u2014 \u201cThe Screwlape Letters\u201d, de C.S.Lewis.Cette belle colleciton est publiée par Time Incorporated.MARABOUT Dans la collection \u201cMarabout-Université\", parution du premier volume de 1\" \u2018Histoire universelle\u201d de l'historien suédois Cari Grimberg.Cet ouvrage comptera douze tomes.Il a été traduit par Gérard Colson et adapté sous la direction de Georgcs-H.Dumont, \u201cL\u2019Histoire universelle\u201d de Cari Grimberg présente cette originalité de ne pas s'en tenir aux prouesses guerrières et aux tractations diplomatiques, mais d\u2019accorder beaucoup d'importance à la vie quotidienne.Dans la même collection, une importante étude d'Alan Bullock intitulée \u201cHitler ou les mécanismes de la tyrannie\u201d.Deux tomes : ' L\u2019ascension\u201d et \u201cL'apogée et la chute\", NEW AMERICAN LIBRARY Dans la collection \u201cSignet Classic\" : \u2014\u201cLa Salle and the Discovery of the Great West\u201d, du grand historien américain Francis Parkman.\u2014'\"Oblomov\u201d, roman da Ivan Goncharov, l\u2019un des écrivains russes les plus importants du dix-neuvième siècle.\u2014\u201cThe Good Soldier Schweik\u201d, du romancier tchécoslovaque Jaroslav Hasek.Un classique de la satire antimilitariste.Dans la collection Mentor-Omega, \"The Confessions of St.Augustine\", traduits par Rex Warner, avec une introduction de Vernon J.Bourke.Dans la collection Mentor, \u201cThe Philosophy of Aristotle\", choix de textes et commentaires de Renford Bambrough.Une nouvelle collection : \u201cReadings in the History of Mankind\u201d, comportant des ouvrages écrits en collaboration, sous la direction de Guy S.Métraux, secrétaire général de la Commission internationale pour une histoire du développement scientifique et culturel do l'humanité (UNESCO).Les deux premiers titres, \u201cThe Nineteenth-Century World\u201d et \u201cThe Evolution of Science\".LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963/f Paul Morin ou le desfin de l'artiste canadien-français )m4 '-i JEAN VALLERAND EUe poète Paul Morin est mort.Je viens de relire l'article que mon camarade Jean O\u2019Neil lui a consacré dans ces pages samedi dernier et je me remémore les commentaires de Victor Barbeau à son sujet exprimés à la télévision il y a deux semaines environ.Je n\u2019ai pas connu Paul Morin, je ne l\u2019ai jamais rencontré, jamais vu.Les seuls souvenirs que j\u2019ai de lui sont des souvenirs de lecture.Mes confrères de Versification et moi-même venions de découvrir la poésie par Baudelaire, Verlaine et Rimbaud; Paul Morin était le seul poète canadien, avec Emile Nellîgan.qui trouvât grâce à nos yeux.Les \u201cPoèmes de cendre et d\u2019or\u201d et \u201cLe Paon d'email\u201d nous apparaissaient dans leur parnas- sisme comme un prolongement de la poésie de Hérédia, nous nous sentions, à cause des puissances révolutionnaires qui y bouillonnaient.plus près de Nelligan, mais nous avions lu l\u2019abbé Brémond et n\u2019étions pas totalement réfractaires à la poésie pure, rituel du verbe, magie des mots, splendeur formelle des photnè-nes et des rythmes : je crois bien que c\u2019est par ricochet de nos contacts avec les poèmes de Morin que nous cocmençames à croire .aux vertus esthétiques de la ciselure et des estampes japonaises.Le mot \u201cengagement\u201d n\u2019existait pas encore, mais nous savions fort bien que Morin était tout le contraire d\u2019un artiste \u201cengagé\u201d, qu\u2019il était très exactement un artiste \u201cdégagé\u201d; c\u2019est pourquoi nous l'admirions sans l\u2019aimer.A réfléchir à ce que l\u2019on dit de lui, maintenant qu'il est mort : \u201cUn esthète et un dilettante dans l\u2019histoire de nos lettres\u201d, \u201cIl était à l\u2019écart\u201d, \u201c11 était homme du monde plus qu\u2019écrivain peut-être\u201d, ne pouvant me résoudre à croire qu'il ne fût que cela, un virtuose, ayant appris de la vie que l'on n\u2019est jamais \u201cdégagé\u201d et que le dilettantisme est un masque,, j\u2019éprouve le besoin de relire Paul Morin pour découvrir le vrai Paul Morin.Bien sur, les jugements hâtifs posés sur lui au lendemain de sa mort confirment ce qu\u2019il y a trente ans j'éprouvais à le lire.Mais je voudrais tellement que nous n\u2019ayons pas su le lire et que l\u2019on ne sache pas, aujourd'hui enco- re.deviner le secret de son isolement.Et en même temps j\u2019ai peur que tout cela soit vrai, que Paul Morin ait été la plus discrète victime de cette tentation qui guette tous les artistes canadiens-français, celle de se réfugier, de retraiter dans un silence qui aura toutes les allures du mépris.Paul Morin n\u2019aura pas été le seul à renon cer à l\u2019action, à renoncer à oeuvrer; son renon cernent aura eu plus d\u2019élégance, son décou ragement plus de dignité, son angoisse plus d secret.Je pense à un autre artiste, de tempé rament très différent, qui lui aussi, pendan les vingt dernières années de sa vie, se mûr dans une solitude où il n\u2019acceptait que quelque rares intimes avec qui il se libérait dans de discussions souvent violentes de ses admira lions comme de ses préjugés : le pianiste e compositeur Alfred Laliberté.\u201cIl était à l\u2019écart\u201d.Nous le sommes tous écrivains, musiciens, peintres, nous somme tous des étrangers dans la Cité, des bête curieuses, notoires pour un temps dans le zo de la vie artistique canadienne, oubliées 1 lendemain et abandonnées \u201csans palpitation d l\u2019âme.\u201d Pourquoi ?Est-ce notre faute ?Est e la faute des autres, le public.Est-il de notr destin de faillir à la fonction essentielle d l\u2019artiste qui est, qu\u2019on le veuille ou non, d'êt le miroir où un peuple se reconnaît ?La mort de Paul Morin, les commentair superficiels qu\u2019avec désinvolture énoncent ce qui l\u2019ont connu, le problème de savoir si s dilettantisme fut légende ou refuge, l\u2019immen fiction joyeusement acceptée que l\u2019on tis autour de cet \u201cinconnu\u201d que l\u2019on définit deux ou trois phrases bien tournées, évoque la paradoxe fondamental de notre existence artistique.Les artistes canadiens-français ont-ils 1 auditoires qu\u2019ils méritent, sont-ils les premif responsables de l\u2019isolement où tôt ou tard |£ sont entraînés ?N\u2019ont-ils pas plutôt, à cause du | pragmatisme foncier du public, d\u2019autre issi&èf5 que la fuite dans le silence, le mépris, la morgue.la névrose, l\u2019alcoolisme ou l'acceptation,': de la difficulté d'être ?y fCLAUDE GINGRAS [Schubert et j Beethoven par le [Quatuor Juilliard SCHUBERT : Quatuor cil sol majeur, op.nil (Epie, LC-SÎHiO BC-12G0) BEETHOVEN s Quatuors eu (a mineur, op.95, et en ta majeur, op.135 iRCA Victor, LM-2632 LSC-2C32) L __ E QUATUOR JU1LLIARD est l\u2019un des deux ou trois premiers quatuors à cordes au monde actuellement.C\u2019est incontestablement le plus parfait quatuor d\u2019Amérique et, sur le plan international.les mélomanes le placent, en général, immédiatement après l\u2019Amadeus.Le Quatuor Juilliard, qui est de formation relativement jeune, est composé de Robert Mann et Isidore Cohen, violons, Raphael Hillyer, alto,et Clans Adam, violoncelle.Il joue régulièrement à travers le monde et les amateurs de musique jle chambre montréalais ont eu fréquemment le très grand plaisir de l\u2019entendre, soit à Pro Musica (dont il clôturait la dernière saison), soit au Ladies' Morning Musical Club.Très en demande, le Juilliard.(pii était jus-i qu\u2019ici sous contrat exclusif avec RCA Victor, se partage maintenant entre cette maison et la firme pic, qui est une subsidiaire de Columbia.Deux F fcj , , enregistrements du Julliard, sur l'une et l\u2019autre étiquettes, viennent justement de paraître ce mois-ci.y\to r Cet enregistrement du quinzième Quatuor, en [ sol majeur, de Schubert, op.161 fno 887 dans le catalogue Deutsch) vient à point.11 n\u2019existait qu'une version de cette oeuvre, faite par le Budapest, chez Columbia, il y a déjà plusieurs années.Nous avions besoin d'une gravure rafraîchie, musicalement et .phonographiquement, de cette oeuvre majeure du \\ répertoire.Cette version, la voici.Une version défini- 8/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963 tivc, pour ainsi dire, et qui pourrait difficilement être surpassée, non seulement en ce qui concerne l\u2019exécution et l\u2019interprétation, mais aussi en ce qui a trait à l'enregistrement, lequel est, par bonheur, Tune des plus belles réussites d\u2019Epic.La perfection du jeu de chaque instrumentiste et de l'ensemble sert admirablement bien la pensée de Schubert, dont ce quatuor \u2014 son dernier \u2014 semble être le résumé.On trouve là en effet cette sérénité et cette fraîcheur caractéristiques de l\u2019art schubertien, et aussi une véritable profondeur de pensée (deuxième mouvement).Le \u201cscherzo\u201d pétillant es* une page unique dans la musique de chambre.Musicalement, ce ri-rnier Quatuor de Schubert renferme également des audaces assez étonnantes qui.nous dit William Mann, annoncent Bruckner et Bartok .Bref, un disque très important, à cause de l\u2019oeuvre, de l'interprétation et de l\u2019enregistrement, et qui embellira toute discothèque.© L\u2019art du Quatuor Juilliard reste le même devant Schubert ou Beethoven et devant les micros d\u2019Epic ou de RCA Victor.Ces exceptionnelles qualités musicales que le Juilliard mettait tantôt au service de Schubert, il les fait maintenant servir à deux Quatuors de Beethoven : l\u2019Opus 95, en fa mineur, et l\u2019Opus 135.en fa majeur.La comparaison avec la récente version de l\u2019Opus 95 par l\u2019Amadeus est inévitable.Les deux versions se ressemblent à plus d\u2019un point de vue : même sonorité orchestrale, même énergie, même puissance, même profondeur de pensée, bien que j\u2019avoue une certaine préférence pour la version Amadeus.Cependant, l'enregistrement de l\u2019Opus 95 par l\u2019Amadeus fait partie d'une collection de trois disques non disponibles séparément, collection qui comporte en outre les trois Quatuors de l\u2019Opus 59 ainsi que l\u2019Opus 74 ; par contre la version Juilliard est offerte sur un seul disque, avec au verso une interprétation des plus émouvantes du Quatuor op.135, l\u2019avant-dernier de Beethoven.VARIETES Cordes et pianos \" My S 11 e n t Love \" < Camden, CAL-754 / CAS-754) A l'orchestre des \" Living Strings\u201d se joignent, pour ce nouvel enregistrement, deux pianos (non identifiés) dont le clinquant s'incorpore avec une suavité indicible au nuage des cordes.Au programme : des mélodies populaires, \"la\u201d Polonaise de Chopin, \u201cle\u201d Concerto de Tchaikowsky_ LE THEATRE LYRIQUE DE MONTREAL prisent» TOUS LES BEAUX SOIRS h 8.30 p.m.AU PARC LAFONTAINE iMÂSCOTTE OPERETTE EN 3 ACTES Direction t LIONEL DAUNA1S EÜlcti r $1.50 et $2.00 en vente eux guichets du théStr# Réservations : 872-4487 Température incertaine: 872-4440 LE TOUR DU MONDE Quatre nouvelles rues, ouvertes il y a quelques semaines dans le nord-est de Montréal, portent des noms de compositeurs canadiens : ce sont les rues Guillaume-Couture, Alcxis-Contant, Ernest-Lavigne et llenri-Miro.Ces rues sont situées dans le quadrilatère Rosemont - de Re-pentigny - Beaubien - Lange-Jier, tout près du Cimetière de l'est.- Vfl lîarry Belafonte, le populaire chanteur de folklore américain, donnera Line série tie représentations à la Place des Arts la saison prochaine.Belafonle vient d\u2019effectuer une tournée en Ontario (Toronto et Ottawa).Rappelons qu\u2019il vint chanter à Montréal il y a une dizaine d\u2019années, au théâtre Sc ville.Il était à pou près inconnu à l\u2019époque.Même que son nom ne voulait rien dire : on l'appelait \u201cThe boy who sings Matilda'\u2019 (car cette chanson fut son premier succès).¦ CO.- - .- CAMP MUSICAL JMC MONT ORFORD CONCERT DES CAMPEURS le samedi 3 août à 8 h.30 o.m.Concertos de Haydn, Mozart, Beethoven, Vivalj Symphonie No 8 de Schcoert \u2022 HENRY SZERYNG, violoniste Charles Reiner au piano le dimanche 4 août à 8 h.30 p.m.\u2022 MATINEE - MARIONNETTES de Micheline Legendre le mercredi 7 août à 3 h.\u2022 CINEMA - LE GRAND SECRET Film français en couleurs de G.Calderon le mercredi 7 août à 8h.30 p.m.\u2022 CONFERENCES DE JEAN VALERANI le mardi 6 août et le jeudi 8 août, 8 h.30 RESERVATIONS : Le Centre de Disques, 2000 Crescent VI.5-354] $.\u2014s* JACQUES KEABLE LOUEZ PHILIPS \"63 TV PORTATIF 19 PAR MOIS minimum de 3 moi* ou $11 PAR MOIS pour la suite du monde CANAL 2 et réseau français de Radio-Canada A'y mm* s U à U# Consolidated RadioLtdl %-/ry\\+* ' toi ISisi X*i^;V*rf5S Dimanche à 8 heures, grande première canadienne GRAND PRIX DU FESTIVAL D'ËVREUX Un film tourné dans une île # découverte par Jacques Cartier et peuplée par Rabelais ' L'Amérique latine, par une Sud-Américaine, Louise Darios UI SONT ces Sud-Américains?Qui sommes-nous, pour eux?C\u2019est à cette question que s\u2019essaie à répondre Louise Darios qui, de dimanche en dimanche, nous fait découvrir les Amériques.Déjà, nous avons souligné les faiblesses de cette émission, sur le plan de la télévision.Mais nous avons dit aussi que pour autant, il ne fallait pas négliger de suivre la série.Elle est riche à ce point qu\u2019il devient impossible de ne pas oublier les faiblesses, que les conditions dans lesquelles le tournage a été fait expliquent abondamment.Le témoignage de Louise Darios est authentique.Authentique, car elle est engagée personnellement dans le destin de ces Amériques.Louise Darios est Péruvienne d\u2019origine, Canadienne depuis plusieurs années, et ses enfants ont choisi l\u2019Amérique latine comme patrie.\u2014 Certains reprochent à votre émission, Louise Darios, de se porter trop à la défense de l'action des Etats-Unis, en Amérique du Sud.Qu\u2019en pensez-vous ?\u2014 Il n\u2019v a aucune raison de ne £as vanter cette action.Quand les atins d\u2019Amérique demandent un mouchoir aux Etats-Unis, c\u2019est un drap de lit qu\u2019ils reçoivent.Vous me comprenez ?Il suffit de voir avec quelle rapidité les Américains se rendent toujours, quand il y a nécessité, au secours des Sud-Américains.Un tremblement de terre, par exemple, a eu lieu, au Chili.Les Yankees, les maudits Yankees, comme on les appelle là-bas, étaient les premiers rendus, avec les hôpitaux volants, des tonnes de matériel, etc.C\u2019est la vérité, je l\u2019ai vu.S\u2019il y a tant d\u2019enfants qui ont quotidiennement du lait à boire et de quoi manger, c\u2019est encore à cause des maudits Yankees.Ils jouent un rôle d\u2019idiot.On les hait, on les déteste, mais ils y sont toujours, \u2014 Mais n'y a-t-il pas, quand même, plusieurs formes d\u2019exploitation, par les Américains ?\u2014 Au début du siècle, alors que les Sud-Américains étaient considérés comme des sauvages, des arriérés, il y a eu des horreurs.Mais pensez aux horreurs, plus terribles encore, des Espagnols et des Anglais, en Amérique latine.Et les Américains, surtout depuis la dernière guerre, traitent les Sud-Américains comme des pachas.Regardez les grandes exploitations américaines, au Chili.\u2014 Mais les Sud-Américains ne souffrent-ils pas d\u2019une impossibilité de puissance effective ?\u2014 Au Chili, par exemple, les habitants ont monté une immense entreprise, d'où les Américains sont strictement absents.Cela est indépendant.II est possible d\u2019agir, en dehors des Américains.Si les Américains sont si détestés, partout, c\u2019est à cause de la propagande très subtile des communistes.C\u2019est une propagande non pas en faveur de la Russie, mais contre les Etats-Unis.\u2014 Mais j'ai peine à croire que la seule propagande communiste puisse maintenir cet état d\u2019esprit ?\u2014 Je vous l\u2019affirme, c\u2019est la vérité.Les pires exploiteurs de l\u2019Amérique latine, ce ne sont pas les Américains, ce sont les Latins eux-mêmes, quand ils deviennent grands propriétaires.Alors ils peuplent leurs domaines de concitoyens qui sont traités en esclaves.\"Les Américains essaient, présentement, de provoquer le partage des terres, mais les grands propriétaires résistent.L\u2019Amérique leur dit qu\u2019il sera bientôt trop tard, essaie Ear tous les moyens d\u2019aider vérita-lement le Sud,* mais à l\u2019intérieur même, l\u2019exploitation est la pire.Les Américains ont donné, donné.Au tremblement de terre du Chili, par exemple, beaucoup de matériel donné a été revendu par les Chiliens .Et pensez à ces jeunes Américains du Corps de la Paix, qui vont vivre en Amérique latine, avec les plus pauvres, qui vivent comme eux, qui les aident, tout en étant détestés.Comment résistent-ils ?Je ne sais pas.Tout ce que raconte Louise Darios nécessiterait un papier beaucoup plus long.Il faut presque craindre de ne pas rendre justement certains propos.11 faut bien renvoyer les intéressés à son émission.Une émission qui a d\u2019ailleurs été faite dans des conditions qui relèvent à plusieurs moments du récit d\u2019aventure.Il a fallu combien de temps, pour réaliser et mettre au point cette série ?Deux ans.Quand, dans la présentation, on dit que \u201ctexte et narration\u2019\u2019 sont de Louise Darios, on oublie qu\u2019elle est partie seule du Canada, qu\u2019elle a parcouru, avec son fils, l\u2019Amérique latine, qu\u2019elle a employé, dans les divers pays, des cameramen, ce qui fait que la série, de valeur cinématographique inégale, a été tournée par plusieurs cinéastes, que le manque d\u2019argent l\u2019a forcée à demander, très souvent, des aides bénévoles.La série ne nous fera malheureusement pas visiter la totalité de l\u2019Amérique latine.C\u2019est un continent.Et vaste.C\u2019est à l\u2019automne, que Louise Darios veut repartir pour là-bas, avec, cette fois, du moins l\u2019espè-re-t-elle, et nous avec elle, un équipement plus impressionnant que le petit magnétophone portatif dont elle s\u2019est servie, pour les musiques et les bruits.Répéfons-le.Ce témoignage sur l'Amérique latine est particulièrement impressionnant.Il est un document.Il ne relève pas seulement de l'étude froide, scientifique.Il n'est pas un regard instantané sur un continent millénaire en voie de déranger la planète moderne, il n'est plus un élément parmi d'autres, du grand jeu des forces mondiales.Il tient, ce témoignage, à un destin personnel.Il tient non seulement à la raison mais au coeur.Depuis le temps que les Européens et les Américains du Nord donnent leur petite idée de l'Amérique du Sud, il est captivant d'entendre \"la petite idée\" d'une véritable Sud-Américaine, émotivement engagée dans ce destin, et dont les racines ne sont certes pas coupées par les quelques feuilles brunâtres de ce petit livret qui s'appelle passeport canadien.Ce ne sont plus les enquêteurs qui parlent, c'est un témoin.Que les propos n'aient pas toujours la même sonorité, la même intensité, qui s'en étonnera ?LES FILMS '¦ À LA T.V.* ^ NOTE : Les postes émetteurs se réservent le droit de modifier leurs horaires sans avis préalable.2:00 p.m.\u2014 Canal 10 : \u201cRue des Saussaies\u201d (Français, 1950).Film policier avec Anne Vernon et Maurice Regamev.\u2014 Un agent de police s'introduit dans une bande de criminels.2:00 p.m.\u2014 Canal 12 : \u201cMorocco\u201d avec Gary Cooper, Marlene Dietrich et Adolphe Menjou (1930).\u2014 Un drame sentimental s'ébauche à la Légion Etrangère, lorsqu\u2019une jolie dame choisit entre un homme riche mais méprisable et un légionnaire qui n'a que son amour à lui offrir.0:00 p.m.\u2014 Canal 10: \u2018 Les caprices de Suzanne\u201d (Américain, 1947).Comédie dramatique avec Joan Fontaine et George Brent.\u2014 Un amoureux est amené h connaître le passé de sa fiancée.SUITE PAGE 13 1130 Bernard 0.Tél.CR.3-7261 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963/9 t n .; \u2022 ïh; : ¦ .DU SAMEDI 3 AOUT AU VENDREDI 9 2 3C F M.5 !CEFT \u2018 \u2022 Montiéa) « : wptz c i Pl«tlifcu*fl £ !CJ£S * j Cur.tll , I WCAX , | CFCM ^ Eürlif'C'.CO , ] co;»rr c I Mcr.iica ie ! cftm **', Montrai IM.M \u2022 Cuitte -JCHLT ' 1 ShtifcicCfe \u201c I Morttcl » SAMEDI 9 00 A M.Cap».Kangaroo 9 30 A M.Ruff'n Rede\th 5^cw Cartoons\t 9 45 AM\t Chri»fi»n 5c\ticnce 10 00 A M.\t Th* Alv n S\tlow Shari Lewis\tShow 10 30 A M.\t M.-ghty Mcu\t?» King leonar\tJo 11 00 AM.\t Km Tin T.n\t fu,y\t 11.30 A M.\t Roy Roger* Atake Keen Liberal A'ts\t- for Daddy MIDI 3 Ïk7e fort ' 8,12 Scope 10 le Québec chante AOUT 10 45 P.M.10 Nouvelle» 11:00 P.M.3 5 6 News 7\t\u201cAge-T tecre*'' 8\tNe vs C Sport» 12 New» 11:10 P M.3 \u201cHere come Mr Jordan\" t Sport» 8 Sport» Final 10 la citadelle du silence'' 12 Fuite 11:20 P.M.t A^ Age of Kings 12 Fuite fc Canadian Fro Football 11.30 P.M.12 F erre Bertcn Heur LUNDI 4 C0 P.M.Secfet Storm Match Game Scarlett Hill Gè'den Shew leur de France 4 30 P.M.Millionaire Jane W y men Vacat en Time F lm Destination danger Sir Lancelot l 00 P.M.M.F; p o Hcmpcpper Present* Fa\u2019her Knows Ecst Ask U* Zcc du capitaine Ecr.horr-rre Su'f r te Party 5 \u20195 P.M.3 G jîck Draw McGraw 5.30 F M.' 4 Le F'tite tem-êire 5\tCartoons 6\tCn Safari 7\tDçrr.:cr des Mohicans 6 Cartoons 5 45 P M.3 Eczc the Clown 6 00 P.M.L'aventurier des mers Cartoons L'Avenîurïes des Mers Kcckey end his friends Dennis The Menace Melody Ranch 10 Télé-Métro 12 Johnny Jellybean Show 6 15 F M.3 World cf Sports 5 New* t 30 F.M.Tcléjournal News Frends !e route Ca'toon» Metro 7\tTélé-Builetln 8\tRocky end H s Friend* 12 FuTe t 45 P.M.Ncuy'-v^ ipenive» \u2022Vai?cr Crohklte \u2019 ûuv.sportives H '\u2022\u2019«-/ end Brinjdey New* 10 Spcr*-imagfes 7:C'J P.M.2 47 Aujourd'hui 3 Sea Hunt 5\tEnsign C'tcil 6\tSeven-O-Ore 6 Maverick 10 Nouv.12 Father Knows Best 7:15 P.M.10 \u201cl'inconnu du Palace*1 3 4,7 5 6 12 2,4.7 3 6 8.12 2,4,7 3 t 12 2,4,7 3 t 6 10 12 2,4.7 5 6 10 2 47 3 8,12 10 2 3 4 6 7 1C 10 12 t 10 6 8 10 12 5 6 8 12 3 5 6 h 10 3 5 6 10 12 5 £.13 2,4,7 3 5 8 10 12 7:30 PJA.To Tell the truth Cîné-pcijcicr Film Cher*i-Up Sher non £ CO * JM.Le Belle saison Tv* Get e Secret Stump The Stars The Fltntîooet 8\t30 P.M.Peule aux oeufs d'er Vacation Playhouse Singalcng Jubile* Hennesey 9\t00 P .M.lés contes de Maupasscot Jack Eenny Heur Telescope Sing Along with //itch Ttlé-Pcker Mitch Miller 9\t30 P M.Histoire vécue //.cHafe's Navy Kraft Mystery Theatre Comment ?Fcutquci ?10\t0C P.M.Ttléjournal Password E«n Casey News Découverts '63 10 30 P.M.\u201cTragique décision'' Tightrope Aventure dan* ies Ilea Temp* present Sunset Strip Sous le ciel ce Montré el 10.45 F.M.Nouv.Pulse n ee p.m.News Eleventh Hour New» News Sport» 11:15 P M.Viewpoint Night Eeat \u201cMara\" Fuhe 11 20 F.M.^Monday Night Bowling* Final Edition 11 34 P M.Tonight Shew \u201cThe Storm\" F erre Ecrtcn F erre Eertcn Hour MARDI 4 CO P.M.Secret Storm Match Game Scarlett Hill Garden Shew MlantcyanT 4.30 P M.Millionaire Jane Wyman Vacation Time Ici-lnteipol Sir lar>C4.*ct 4.45 P.M.Newt Picture Page 5.00 F.M.Grand prix Hornpopper Present* Pepeye Father.Knew» Best Ask Us Zco du capitaine Bonhomme Surpriso Party Ferry Mason ' Story of Alexander Graham Eel I 9 00 F.M, 10:43 P.M.ft 13 F.M.8 Night Beat 10 Nouvelles Oz2'e end Harriet 7 30 F.M.3\tMarshall Dillon 4\tDétente 5\tLaramie 6\tOur Man Higgins 7\tPolice des Plaines 12 '\"The System\" 6 00 P.M.9,4,7 \"Le Chevalier de Majson-Rouge\" 3 ilcyd Bridges Show 6 Car 54, Where Are You ?t Leave It to Beaver 6:20 P.M.2/ 7 U-s Grands de «a char,«cn 3 Talent Seeds 5\tEmpire 6\tFc rry 8 9 30 P.M.2,4.7 Jeunesse oblige 3 Ficture This 5\tDick Powell 6\tGhost Squad TO Club du disque 10:00 P.M.2,4,7 Téléjournal 3 Keefe ErasseJle's Variety Gardens 8 12 The Eleventh Hour 10 Dix sur dix 10:15 P.M.2,4,7 Commentaire 10:30 P.M.2,4,7 \"Jeunesse rebelle\u2019* 5\tTreilwest 6\tlive and Learn 10 Un e;r d'ecccrdécn 3 5 6 8,12 10\t11:00 P.M.Eleventh O'clock Reporter Eleventh Hour Repot Newt New» Sport» 3\tIlilS P.M.Vermont Edition 6\tViewpoint 8\tNight Beet 10\t**Pari»-New York'* 12\tPulse 3\t11:26 P.M.\"Penage Home'* 6\tFinal Edition 5\t11:34 P.M.Tonight Show 6\t\"Paratrooper\" 8,12\tPierre Berton Shew 3\tMERCREDI 4 00 P .M.Secret Storm 5\tMatch Game 6\tScarlett Hill 8\tGarden Show 10\tUne demi-heure avec.3\t4:30 P.M.Mike Stephen'* Shew 5\tJane Wyman 6\tVacation Time 10\tAventures d'outre*mer 12\tSir Lancelot 2.4.7\t5:00 P.M.Epée de Florence 3\tHornpopper Present* 5\tFather Knows Beit 8\tAsk Us 10\tZoo du capitaine 12\tBonhomme Surprise Party 3\t5:15 P.M.Robin Hoed 2\t5:30 P.M.la P'tite semaine 4\tLa p'tite lemeire 5\tCartoons 6\tQuick Draw McGraw 7\tRin Tin Tin 8\tCartoon# 3\t5 45 P.M.The Deputy r\tHuntley & Brinkley 2\t6:00 P.M.Médard et Earnaké 4\tMédard et Ea-r.afcé 5\tRocky and his friends 6\tPhil Stive** Show 7\tMelody Ranch 10\tTéic-Méîro 12\tJohnny Jellybean Shew 3\t6:15 P.M.World cf Sport* 4\tNouvelles sportive* 5\tNews 2\t6 30 F.M.Tcléjournal 3\tNew* 4\tFrench 1» toute 5\tSports 6\tMétro 7\tTélébulletin 8\tJunior Auction 12\tPulse 3\t6:45 P.M.Waiter Crcr.kite 4\tNouv.sportive» 5\tHuntley-Erinkley Report 6\tNews 7\tEdition iportive 10\tSpcrt-lmegci 2\t7:00 P.M.Aujourd'hui 3\tRipcord 4\tPsncrerr.a 5\tArt Unkletter Shew 6\tWheelspin 7\tte courrier du vétérinaire 8\tAdventure* in Paradise 3:30 P M.La P'tite semaine Cartoons Mike Mercury & H* Super Car furie Cartoons 5:46 P.M.Th* Fiinstcne* 6:00 P.M.Vedettes en pantoufles Vedettes en pantoufles Rocky and his friends Huckleberry Hound Lévis Bouliane Télé-métro Johnny Jellybean Shew 4:10 P M.Sports, Weather News 6 30 F.M.Téléjeu ^*1 News F-ends la route Sports Metro Télé-bulletin Charlie Chan Fulse 645 P.M.Nouvelles sportives Walter Cronkit» Huntlcy-Brinkley Report News Sports-Images 7 00 P.M.4 10 Aujourd'hui Huckleberry Hound Fanera ma leave It to Eeaver Seven-C-One Hawaiian Eye Nouvelles Eeeny and Cecil 7:15 P.M.La Science et la Vie \"Le héros des dames*1 5,4,7 10 12 Détective international Ici Scotland Yard 77 Sunset Strip 2 3 x 5 t 7 £ 12 2,4.7 3 5 t> K> 3 4 5 t 8 10 12 10 12\tD»rnür« édition Rocky »nd hi» Friends 10\t7:15 P.M.Aventure» deni let He» 3\t7:30 P.M.CBS Report* 4\tDétente 5\tThe Virginian 6\tlet'» Talk Mu»ic 7\tTrait* du visage 12\tHeve Gun Will Tr»vel 4\t7:45 P.M.Boîte aux chanson* 6\tGolf 8\tNew* 2.4,7\t6:00 PJA.\"Voule2*veu* jouer avec 6\tmoi\" My Three Sen* 6\tFather Know* Best 12\tThe Riflemen 10\t6:15 P.M.Avec une chanson 2/,7\t6:30 P.M.I'tic tic Cutfcec 3\tsot.;» cas» 6\tFront end Centre &\tHerviescy 10\tFelice det Fleiree 12\t\"The Malta Etcr/\" 2\t9 00 PM.Votre courier 3\tEeverfy H'Jic e* 4\tPourquoi ?Cc~r-.»r- f 5\t*ir»ft\t/ T-«(~i 6\tEer.C«ey, V.D.7\tRefere'Ccm 8\tThe Un?c«.chab'e* 10\tRemous 2.4.7\tÏJ0 F.M.Copain, copain ¦3\tD»ck Van Dyke 10\tAvec piaiiir 2,4,7\t10:00 P.M.Tt'éjcurral 3\tHollywood 5\tThe Eleventh Hour 6\tNew* £\tThe Third Man 10\tDernier* /«court 2,4,7\t10:15 P.M.Commentaire \t10:30 P.M.Hitchcock Present! The Jack Petr Shew lé tète del autres 4 30 F.M.Millionaire Jane Wyman Vacation Time film Ficture Page Sherlock Holmes Sir Lancelot 10H5 F.M.Commentaire 10.30 P.M.5:00 PM.\"Lola Montes'* News Le hockey en vacances Roquet, be I lei oreille* Hornpopper Presents Father Know* Best Ask Us 2oo du capitaine Bonhomme Surprise Party 10:43 P-M.Nouvelles News 5:15 P.M.11:00 P M.Yogi Eear Your 11 O'clock Reporter Newt News 5.30 PM.la p'tite terra Careens \u2019trr.1 C-d* Carson 11 15 PM.artccrt t 7 8 12 t 7 4*1 \u2019«TO Vé-fc- erin Ycc Eear « tec sport i iUty Report Hunfley-Bi vers it£ P M.C« troche e- -e btcc***- e\" face wcky ir< ^a-r.cor 5 'r&aric Rioferc é 15 PM rente c Scc'-s *e « spe Météo, Sccrts Seem-mace 7.00 PM 4 30 Té^^evrreî Fre-c* a £ 45 5 45 PM.12 00 A M.4 00 P.M.Secret Storm 3 Parr\u2019ca «.-*L £\tF:-r.t £ Night Etat TO 'fC»*r-T.-t* 2\t\u2018 re 11:26 P.M.3\t*'Tr:«.Skipper Su'pt'scd Hit Y/.fe\" 6 f c fc -cn *1 24 P.M.5\tTonight Shew 6\t\"The Men »Vho AVc didn't Talk\" 6 \"'/ether Ware Tights1* !2 f i.;»m.t F a .'-toute 12 CO A M.12 News t«M«9CI«IHIt««eHtmiMmMM«8IIMUH«6IMieU!Htl«6Cei«mi«4QeHeifM«H4«fM6tM«4M«l4M«M4f«ICflM«««6966C:\u20acC3956««éqie Fantaisies du samedi Concert interna*.cftcl Subsistance de l'homme Nouv.tperfive» Nouvelles Cycle Pré.«7 La langue bien perdue A travers le temps l'espace Allégro Nouvelle» Reportage 8.30 10.00 10.30 11.CO 12.C0 7.CÜ 1.15 1.30 3.00 5.30 6.00 6.15 6.3C 7.00 7.30 8.00 £ 15 8.30 900 Jazz-Club 30 minutes d'5n forma t ion* Visite aux charscnn'er» Nouvelles scor\u2019-ves, Aux pcr\u2019es de !a nuit Nouv., E\u2019ues «f Insomnie* CBM New» Scout World Ciery Sa*urday Date Saturday Sports Date Pretfey et rrûuv.Do W £o! NcwV-, Pai^arè* canadien Grands orchestre* de cer.se Ncuv., Fiesta tropical» Ncuv., Gardez la droit# Editorial s pen If Nouvelle* Autour de îe tab!# LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963/11 6.33 6.5J 7.53 8.30 8.55 9.30 11.30 lî 35 12.00 1.00 2.00 3.00 4.00 5.00 6.00 6 15 7.00 7.30 8.00 8.30 9,00 Nouv., Autour de U tiblt Nouv., Album d'ItaKt Nouv\u201e Corde» é danser Nouv., //.iilqv» tud-sméficaîn* Nouv., Montré*! d*n»# Nouv.,Montréal dar.se Novu.iporlivrt Montréal dansa Masse de minuit du bt CJAD 1T ; IM Ne**, Pa.î Hyji-M New», Da*e Bo*»r News, Dave Bo*er News, Dave Boxer New».Dave Bo**' News.Sport» News.5>d Ross Dave Boxer News.5id Pots Dave 8o«er News.$d Ross News.5d Rois DIMANCHE CKAC 2 30 3.00 4.00 5\t00 600 6.15 6\t30 6.40 6.45 7.00 7.15 7.30 8.00 8.30 9.00 10.00 10.30 10.45 11.00 11.10 1 11 >3 Balada an province Nouv., Balada an province Nouv., Balada an province Nouv., Mu»îque-0* Volant Musîc*0-vbl#nt Forum des sports Actualité» Intermède Chronique romaine Rosaire Les cordes qui chantent Théâtre français A l'heure de Ps'î» Comédia musicale Nouv., Albums populaires Nouv., Albums populaires Nations Unies Nouvelle» Bonsoir le» sportifs Tempo '73 Tempo '63 Nouv., 900 8 55 9.00 CEF Nouv., Botte 4 musique Méditation Nouv., l'heure du Concerto Récits! Nouv., Histoire da la musique américaine 10.00 10.30 n oo 12.00 30 minutas déformation» Cabsrer du soi' Nouv.sportives Nouvelle* 8 00\tSr-AntOHM\t! 124»\tNo\tjv., le monda 8.15\tCHaniorn'»\u2019» cs-\u2019ad en» j\tP»r\tla au Canada 9,00\tMou*., Quroir*\t' j 17 30\tJar\td r.» plantureux 9.20\tVive !e dimanche\tj 12.45\tNo\t.rt*iîé* 9.30\tle m*.ra vfus pari*\t1.03\tNo\t-.-île» 9.45\tVive le d-:rran\"h« m-avtv 1.15\tFo\t\u2022\u2018ore 10.00\tNouvelles \u2019\tj 1.30\tla\tseptième jour 10,15\tVive ie d.«\u2019¦anche rra,;r 2.00\tNo\t- Svf q.5*-'a 10.30\tla parole e»» A\trou\tet \tr» \u2022 j?-.t\t1 3.00\tNo\t.5-C quatre roues j 10.45\tB-d< Cabaret du » ncf-.e \tCKVL\t\t\t10.00\tNouv., Route 123 \t\t\t\t\t10.15\tEditorial 9.03\tChyrci\tRepo\tfer\t10.45\tRoute 123 8.15\tNew»\t\t\t11.00\tNouv.Rou\u2019e 123 8.30 9 45\tOn îh\ti «pot\t\t12.00\tNouv., Jusqu'à l\u2019au 9.03\tNew»\t\t\t\t 9.20\tVo^cet\tof P'\tophecv\t\tCKLM 9.30\tg.-;t ih\t1 iras!\tWorld\t\t 9.45\tSocîsi\tv Tour\t\t\t 10.03 10.30\tSongs E'ern»\tof CK.f l light\tp*apl»\t8 00\tVarîé'é* dominicale» 10 45\tJewish\tTheoio\tgîcal\t3.33\tNouvelle» 11.00 P.M.12.30 2.00 4.00 3.00 5.45 6.00 6.25 6.30 6.45 7.00 7.30 8.00 9 30 10 30 11.00 1.00 1.30 200 2.30 3.00 3.30 4 00 4 30 500 5.15 5.30 5.45 6 30 7.00 8 00 8\t30 900 9\t15 Church Hour Sur la srand'route Grand route Sur la orand'route Nouv., Grand' route Nouvelles Grand' route Sport» en revue Sur la grand'roufe Nouvelles Etoiles de demain Calling ali cars The little Players of the air Callrng aü cars Back to God Hour Name* in the news c JMS Nouvelles \u2014 Parade des a'tistes Editorial Nouvelles Parada des artistes Nouv., Dama de coeur Nouv., Dame de coeur Nouv., Route 128 Nouv., Route 123 Nouv., Route 123 Nouv., Route 123 Editorial Nouv., Route 123 Cockta?! dansant Nouv., Route 128 Nouv., Route 123 Nouv., Rouie 123 Nouv., Route 123 Nouvelles Route 123 8.31 9.55 9.00 9.15 9.30 9.55 10.10 10.15 10.30 10.55 11.15 11.30 11.45 11.55 12.00 PM 12.30 12.55 1.00 1.30 1.45 1.55 2.30 2.55 3.00 3.55 4.30 4.55 5.00 5.31 5.35 6.00 6.30 6.53 7.31 7.55 8.30 8.55 10.00 10.45 11.30 11.35 12.00 Variété» dominicales Nouvelle» Politique Bon d^mcnche Nouv., Bon dimanche Nouv., Bon dimanche Hebdo-sport Bon dimanche Nouv., Bon dimanche Nouv., Vie croissante Orgues populaires L'Heure St François Les petit» ensembles Nouvelles Buffet musical Nouv., Buffet musical Nouvelles Buffet musical Nouv., Choc-magazine Buffet musical Nouv., Autoroute 1570 Nouv., Autoroute 1570 Nouv., Autoroute 1570 Nouv., Autoroute 1570 Nouv., Autoroute 1570 Nouv., Autoroute 1570 Nouv., As du clavier As du davier Editorial sportif Chansons canadiennes Autour de la table Nouv., Autour de la tabla Nouv., Album d'Italie Album d'Italie Nouv., Retour au bercail Nouv.Retour au bercail Nouv., Retour eu bercail Cordes é dan:*r Nouv., les plus belles chansons Nouv.sportives Un moment de détente Sous les étoiles 9.15 8.30 8 45 9.00 9.30 9.45 10.00 10.30 11.00 11.30 CJAD Sunday Serenade Scouting Jewish Hour New\u2019», School United Church Christian Science News Israel Sings News, Route 800 Garden Gate 11.43 12.00 PM 12.30 12.45 1.00 2.00 3.00 4.00 5.00 6.00 7.00 10.00 11.00 11.15 5.00 6.00 6.30 6.40 6.45 7.00 7.15 7.30 8.00 9.00 9.30 10.00 8.00 10.45 11.00 11.10 12.00 5.00 5.45 5.55 6.00 6.15 6.30 6.45 7.00 7.30 9.00 8.30 9.00 10.00 Route 803 \u2014 Paul Hughes News, Good Old Days News The Mayor Reports News, Route 800 News, Routa BOO News, Route 800 News, Route B00 George Morrison News, Rod Dewar News, Rod Dewar News, Route 800 The World Tonight Alexander Kendrick LUNDI CKAC Salut les coDalr.t Nouv., Revue sportiva Nouvelles Commentaires On veut savoir le rosaire Coeur 4 coeur Paris-Rome Nouv., Mélodies canadienne» Nouv., Albums populaires Félicitât.ons Du pain sur la planche Couchining Conference Nouvelle» Bonsoir les sportifs Du pain sur la planche Nouv., Du pain sur I» CBF Nouv., Métro-magazine Entracte Nouv.sportives Nouv.Dansons la capucine Les jeux de l'été Reportage Nouvelle» Comédie musicales Sonates Nouv., Ecrivains et artistes Musique de chambre Nouvelles \u2014 Jardin* français 30 minutes d'informations 10.30 11.Oü 12.00 5.00 5.30 5.50 6.00 6.10 6.15 6.30 7.00 7.30 7.35 8.00 B.30 9.00 11.00 10.30 11.00 11.30 12.00 5.00 5.25 5.30 6.00 6.15 6.30 7.00 8.00 8.25 9.00 10.00 10.30 10.45 11.00 11.05 Adagio Nouvelles, Aux portes de la nuit Nouv., Rendez-vous minuit CBM News, Tempo News Headlines Mtl.Livestock Report News On Parliament Hill Byline let's Travel A communiquer Business Barometer Assignment Radio International Summer Fallow Broadway Holiday Concert Cameos Distinguished Artists Concert Time Concert Cameos News CKVL Hit Parada M.Baromètre Hit Parade Hit Parade Sports *n revua Hit Parade Hit Parade Bonsoir mes amis Nouvelles Bonsoir mes ami* Nouvelles Bonsoir mes amis Prière du soir Nouvelles Bonsoir mes ami* Journal da 11 heures Parades des orchestres CJM5 5.00\tNouvelles 5.30\tHit Parada 5.55 Hit Parada 6.00\tAngélus 6.10 Sports 6.15 Editorial 6.30\tPolicier-Reporter 6.45 Hit Parade 7.00\tNouv.Club des Loisirs 7.13 7.30 7.43 8.00 8.30 9.00 10.30 10.55 11.00 11.15 U .30 5.00 5.30 5.55 6.00 6.30 6.45 7.00 7.30 7.45 8.00 8.30 8.45 9.00 9.30 9.45 10.00 10.30 10.45 11.00 11.30 11.43 5.00 5.30 6.00 6.20 6.30 6.40 7.00 7.30 7.45 7.45 8.00 8.30 9.30 10.00 11.00 11.10 11.15 Club des loisirs Club des loisirs Club des Loisirs Club des loisirs Nouv., Club des loisirs Rendez-vous CJM$ Rendez-vous CJM5 Sports Café provincial Café provincial Nouv., météo CK LM Gardez la droite Editorial sportif Nouvelles Autour de la table Montréal chante Nouvelles Album d'Italie Album d'Italie Nouvelles Bonne soirée Bonne soirée Nouvelles Bleu, blanc, rouge Nouv., Choc Nouvelles Choc Choc Radio-]ournal Rythme et chanson Chansonnettes françaises Nouvelles CJAD News, Dave Boxer News, Dave Boxer News, Al Cauley Don Chevrtar Racing Dave Boxer News, World o?Mus'a Simpson's Car Draw-News Calling AU Britain* New-s \u2014 Calling All Britain* Souding Board Continental Concert News, Concert The World tonight Leslie Roberts Terry McConnell U CSF/FM Samedi 3 août 12.00\u2014RESUME (2 min.) dé- lai! de rès TOURBILLON 1.00\u2014NOUVEAUX DISQUES 5vi3lO: niste i fiev.Victor soptan la Sot du Co George Rà hier, p.a-dc Proko- An i des cc Prêtre : de Ravel ei < ge\u2019es.re de icerts .dir.mélo-; Du- 2.00\u2014FANTAISIES MUSIQUE EN 4.00\u2014SONATES 234, 4Û0 j aseking.p>anis-ate no 6 en ré, et 1er mouve-une Sonate en si majeur, K.400 >:art).4.30 -LES CLASSIQUES FRANÇAIS *'Çjj\tnfonia pasto\trelia\u2019\t\u2018 en re\tmajeur (Gos\tSCC) f\tOr- che\tstre Ars V\t'-¦\u2022a.\tel îr.He?\tmann Scherc\t;hent\t Air\ts et variât,\tons\t(Ra- me.\tau): Rosalyn\ti Tü:\treck.da-\t.eciniste.\t\t 5.00\u2014L'HEURE L'Orchest Art dor DU THS Salnt- Gols- Leins- 6.00\u2014RADIO-JOURNAL 6.15\u2014RE5UME (2 min.) Lecture de l'horaire défailli de la soirée.LE MONDE EN MUSIQUE Suite pour violon et piano (Szalowski) i K< \"-\u2018stof Jakowicz et Maria Ma-rawska, Danses des compagnons do David, op.6 (Schumann) i Wilhelm Kempff, planiste.7.00\u2014\tCHANSONNETTES Récital Georges Brassens.8.00\u2014\tCONCERT Concerto pour hautbois, trompette et basson (Bis-dovic Vaillant, Paul Hon-cogli) i Pierre Pierlot, Lu-gne et Ensemble Jean-Marie leclair, dir.Jean-François Paillard.Andante et variations en fa mineur (Haydn) ¦ Cari Seemann, pianiste.Symphonie no 41 en do majeur, \"Jupiter\" (Mozart): Orchestre philharmonique de Berlin, dir.Karl Bohm.9,00-Concerto no 2 en si bémol pour piano et orchestre (Beethoven) i Wilhelm Kempff et Orchestre philharmonique dA Berlin dir.Ferdinand Leitner.Extraits des Chants bibliques, op.99 (Dvorak) t Dietrich Fischer-Dieskau, baryton, et Joerg Demus, pianiste.Sonate no 8 en sol majeur pour violon et piano (Beethoven): Erica Mo-rini et Rudolf Firkusny.10.10-Symphonie no I en ré (Mahler) : Orchestre philharmonique d'Israël, dir.Paul Klecki.11.00-\tJAZZ Le Septuor Rpnny Scott et le Trio Dave Goldberg.11.30-MODERATO CANTABILE Andante tranquillo du Concerto pour violon et orchestre (William Walton) : Zino Francescatti et Orchestre symphonique de Philadelphie.\"Bring Fair\u201d (Delius) i Orchestre philharmonique royal, dir.sir Thomas Beecham.Dimanche 4 août 12.00\u2014\tRESUME (2 min.) DE LONDRES AU CANADA Sviatoslav Richter, pianiste i Variations sur le thème ABEGG (Schumann): Sonate en sol majeur, op.14 no 10 (Beethoven) i cinq Etudes, op.10 nos 1, 6.10.Il et 12 (Chopin) et Fantaisie en do (Schubert).1.00\u2014DU PAYS DE FRANCE Concerto no 2 en ré majeur pour violon et orchestre (Jean-Marie Le-clair): Jean Pierre Wal-lez et orchestre de chambre.dir.Jean-François Paillard.Sonate no 6 pour hautbois et harpe (Nicolas Chédeville) : Jacques et Simone Vandeville 1.30-Les\t50 ans du Theàfre des Champs-Elysées.2.00\u2014\"Amphion\" (Honegger) i Irma Kolassi, Georgette Spanellys.Edmée Sabran, Berthe Kal, Camille Maurane et Orchestre national de la R.T.F., dir.Eugène Bigot.\"Le Bal\" (Lesur) : France Clidat, pianiste.Symphonie concertante (Evelyne Piicque): Orchestre national de la R.T.F., dir.Chârles Bruck.3 30\u2014Récital Jacques 3rd 4.00\u2014MUSIQUE D'AVANT 1800 Sonate en la majeur.K.331 (Mozart) i Wilhelm Kempff, pianiste.Concerto no 25 en do majeur pour piano et orchestre, K.503 (Mozart)i André Tchaïkowsky et Orchestre symphonique Gürzenich de Cologne, dir.Gunter Wand.5.00\u2014\tCOMEDIES EN MUSIQUE \"Das Dreimaderlhaus\u201d (Heinrich Berté sur des thèmes de Schubert) : solistes, choeur et Orchestre philharmonique de Vienne, dir.Karl von Pauspaertl.6.00\u2014\tRADIO-JOURNAL 6.15\u2014RESUME (2 min.) Lecture de l'horaire détaillé de la soirée.MUSIQUE SACREE Vêpres solennelles des confesseurs el \"Exulte'a Jubilate\" (Mozart) : Erna Berger, soprano j Marge Hoffgen, contralto; Horsî Wilhelm, ténor, Ferdinand Frantz, beryton, Choeui de la cathédrale Sainte Hedwrge e* Orchestre philharmonique de Berlin, d r.Karl Fors*ar.7.00\u2014\tCHANSONNETTES Hervé Brousseau, Pauline Julien et Claude Lé-veillée.I u È WJMiïJM JMItHlI .POUR LA SUITE DU MONDE.»G< 8.00\u2014CONCERT Symphonie en da majeur (Bizet) : Orchestra national de la R.T,F., dir.sir Thomas Beecham.Semais pour clarinette et piano (Sàinf-ôaëns).Reginald KelS et Joel ko sen.8.45\u2014\"Ein Heldenieben\" (Richard Straus») i Or-chestre philharmonique royal, dir.sir Thomas Beecham.9.30-Sonata no 27 en mi mineur, op.90 (Bee- thoven) : Solomon, pianiste.Divertimento no 2 en ré majeur, K.131 (M.ozart)i Orchestra philharmonique royal, dir.sir Thomas \"-eechem.10.10\u2014\"Love en Bath\u201d (Haendd-Beecham) i Msa Hollweg, soprano, et Orchestre philharmonique royal, dir.sir Thomas Beecham.11,DO\u2014LE BEAU DANUBE BLEU Solistes et orchestres de la Radio d\u2019Autriche.12/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963 11.30-MODERATO CANTABILE Deuxième mouvement du Concerto en ré mineur pour deux violons et orchestre (Bach) i David et Igor Oisirakh et Orchestre philharmonique royal.Deux mouvements de la Sonate no 1 en si mineur pour flûte et clavecin (Bach)i Jean-Pierre Rampai et Robert Veyron-laciou.Fantaisie et fugue en do mineur (Bach, arr.Elgar)i Orchestre symphonique de Philadelphie, dir.Eugène Ormandy. les films À LA T.V.SUITE DE LA PAGE 9 8:30 p.m.\u2014 Canal 2 : \"Deux nigauds cow-boys\u201d ZANUCKS Jerry lewis' toRPmz _PS JjjfftS tous les samedis soir PALACE CANADIENNE ,imi \"ET MOURIR DE PLAISIR\" __En Technicolor - MEL FERRER.ANNETTE VADIM AUJ : \"Critic'» Choice\" at \"I Could Go On Singing\" 1191 RUE DE LA MONTAGNE JEAN LESSARD el son orchestra MARCEL BARSETTI el son trio DANSE CONTINUELLE ADMISSION: 1.00 UCPSÏMP Climatisé I \"DAVIO & USA' kf IiKrIWIb:\tDullea.\"A TASTE OF HONEY' a vendred-, portet ouvertes A 5 00 p m., Janet Margolin, Keir R»ta Tushinham.Lundi ORK Salles climatisées I ¦\u2022A CHILD IS WAITING-.Bon l,nc.«»r, York I 'THE MOUSE THAT ROARED \\ Couleun! berg.En plus, au Van Horne seulement j \"GIRL Guy Rolfe.Nadine Tallier.Dernier spectacle cor VAN HORNE Stationnement pour les clients du cinéma York 4 compter de 6 h.p m.au Garape Mansions Frai* de service 25*.Au Van Horna.pare da stationnement.Aujourd'hui à lundi \"Kid Galahad\" Couleur, Elvis Presley, Oig Young DAMON AND PYTHIAS\" Couleur, Guy Williams \"RAWHIDE TRAIL\" Rev Reason $1[fit COMMODORE COMM.DEMAIN ft.4-8560 \"Sous le del bleu d'Hawaii\" Coulaur, Elvis Prasley, Joan Blackman \"SAFARI\" Coulaur.Victor Mature, Janet Leigh Aujourd'hui dernier jour \"KONC-A\" Coulaur, Michael Gough, Margo Johns SOCIETES ET GROUPES D'AMIS S VP.SIGNALER 932-1510 LES DROGUES Curt Jurgens, Eva Bartok Sft ÇaiHteiNj 4 mm Un miracle cinématographique ~*un chef-d'oeuvre!\u201d -N.Y.nues u,ant( ®aris ?memœ Ce film dévoile ce que les hommes pensent mais n\u2019osent dire.Joacph £ Levina FEDERICO FELLINI\u2019S PLACI VILLE MARIE ante °apf| HARDY KRUGER NICOLE ÇOURCR PATRJCIAfGOZZI L'.SERGE a BOURGUIGNON ! l\u2019affiche MARCELLO MASTROIANNI \u2022 CLAUDIA CARDINALE \u2022ROSStUA FALK-BARBARA STEELE -ANOUK AJMEE-SANDRA MILO HORAIRE : 12 h.2.20.4.35, 7h\u201e 9.30 UN.1-2697 DERNSERE SEMAINE Enfin à Montréal/ Un film de ERMANNO OLMf IL POSTO wrJ/e// Vnema semaine Air climatisé 430 OUEST.RUE STE-CATMERINE S,1U cUmtlisi* INFORMATION 666-2644 1er prix de la critique à Venise PASSE TEMPS monTRosE 1\t>1°° IIUR6IR I.RA 7-1990 mm .» ¦ \u2014 -.\u2014 ¦.k ALOUETTE ^TOHmuaviii'u* DIMANCHES VILLE DAVRAY Visconti : \"Crime et Châtiment77 ROMR.(AFP) \u2014 Luchino Viscont'.de retour du Festival de Moscou où son \u201cGuépard\" a été bien accueilli, a annoncé que les Soviétiques lui ont proposé de tourner \u201cCrime et Châtiment\u201d sur les lieux mêmes où Dostoïevski a situé son roman.Les acteurs seraient soviétiques.\"Cest une proposition très Intéressante et jy réfléchis\", a conclu Visconti, qui .avant de préparer \u201cL\u2019Etranger\u201d, d\u2019après Albert Camus, doit diriger les \u201cNoces de Figaro\u201d à l'Opéra de Rome.Eric Johnston: état inchangé WASHINGTON.(AFP) -L\u2019état do santé do M.Erio Johnston, président do l'Asso- Un film fastueux : \"La Bible\" PARIS.(AFP) \u2014 \u201cLa firme cinématographique américaine \u201cColumbia\u201d fournira 20 millions de dollars au producteur italien Dino do Laurentis pour le tournage de \u201cLa Bible\u201d, aux termes d'un accord signé entro lo producteur et MM.Léo Jaffe et Mike Fronzevitçh, vice-présidents de \u201cColumbia\u201d, annonce â Paris la société américaine.Le film nécessitera plus d\u2019un an de tournage en Italie, en Egypte et en Espagne.Il couvrira les épisodes de la Genèse, ¦ >ia création, le jardin d\u2019Eden, Adam et Eve, Caïn et Abel, le déluge, la Tour de Babel, Abraham, Isaac, Ksail, Jacob, Joseph et ses frères.Les metteurs en scène Luchino Visconti et Orson Weiles sont les deux premiers réalisateurs engagés.On sait d'autre part que le français Robert Bresson a préparé dans les en-virons do Rome l'épisode \u201cAdam et Eve''.Lo drnmaturgo Christopher , Fry travaille depuis deux ans tt l'adaptation.L'amour a l oge atomique Do quelle manière les hommes vivant aujourd'hui, sont-ils amenés â modifier leurs contacts avec les autres, en particulier avec leur femme, sous I emprise du socialisme d'une part, des événements atomiques, d'autre part ?Tel est lo sujet du film de Mikhail Romm, \u201cNeuf jours d'une année\u201d, que présentera le 4o Festival international du film de Montréal, lundi â août â \u2018J: 15 heures du .soir.Il raconte neuf Jours d'une nnnéo de vie conjugale d'un chercheur atomiste qui a reçu uno \u201cdose\u201d de rayons Roentgen.Pour celui qui a choisi de s'attacher à la recherche scientifique, qui en a accepté les sacrifices et qui sait la mort présente, que signifie la vio de ménage et ce qu'on appelle les sentiments Que deviennent l'amour et la vie dans cet univers de science fiction ï \u201cNeuf jours d'une année\u201d est un film d'interrogation anxlcu-so sur le drame do la vie et de la mort, un film do réflexion lu-cido sur le conflit de l'amour ft du travail.C'est aussi lo premier document qui ne soit pas didactique sur la vie d'un centre nucléaire.Co film moderne, d'une Jeunesse de coeur et d\u2019esprit stupéfiante, a été réalisé par un homme de 60 ans, un vieux routier du cinéma connu dès avant-guerre par une adaptation du \u201cBoule de Suif\u201d de Maupassant et deux films sur Lénine.\u201cNeuf jours d'une année\u201d, grand prix de Karlovy-Vary 1962, est selon la critique parisienne, \u201cl\u2019une des oeuvres les plus belles et les plus importantes qu\u2019ait produite le cinéma soviétique au cours de ces dernières années\u201d.dation cinématographique d'Amérique (Motion Picture Association of America) continua à être critique, déclare l\u2019hôpital do l\u2019Université George Washington où M.Johnston est entré le mois dernier.Un administrateur de l'hôpital a fait savoir qu'il n'y avait eu \u201caucun changement au cours de la nuit\u201d.M.Johnston souffre d'une congestion cérébrale.-*- LE FILM ACCLAME PAR TOUT L'UNIVERS TEL QU'IL FUT PRESENTE DANS LES PRINCIPALES CAPITALES DU MONDE ! 42 veoErrfs internationales / m ltEEŒZtR Un garçon.une fille.sur Spencers Mountain i \\ En Vftdeffei HENRY FONDA MAUREEN O'HARA A L'AFFICHE technicolor panavision Salle climatisée Æa SEMAINE SALLE CLIMATISEE TODD-AO FUEL» BROKE/GEORGE CQIE/HUMECRONYK / CESARE DUOVS/KEEEETH HAIGH/ROBOT IcOOWAll rai® lilffi\tmü iiK BILLETS PRESENTEMENT EN VENTE - COMMANDES POSTALES ACCEPTEES MATINEES - Lun.à jeu., i 2 h.- S2.00 Vend., ttn., dim.et fêle», 4 2 h.\u2014 $2.50 SOIREES - Lundi 4 (eudl 4 B K.- $3 09 Vendredi, temedi et fêle*, 4 B b.\u2014 $3.SU Dimanche, 4 7 h.39 \u2014 S3.50 AUJOURD'HUI à 2 et 8 p.m.SALIE CLIMATISEE 14/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963 «ai\t?VfJËyBi\t ALAIN PONTAUT\t \"HUIT ET DEMI\" .Film italien.Scénario de Fellini, Pinelli, Floianc et Fond!.Réalisation de Federico Fellini.Interprètes t Marcello Mastroianni fGuida Ansel mi) Anouk Aimée (luisa Anselmi) Claudia Cardinale (Claudio) Sandra Milo, Rossella Falk, Madeleine Lebeou, etc., \u2022 Comme \u201cHuit et demi\u201d, fabulation autobiographique où Fellini se délivre de ses dépressions, de ses délires et de ses monstres, se prête peu à l\u2019analyse, empruntons à son auteur même la description de cette symphonie parfois cacophonique, en précisant déjà qu\u2019en des séquences d\u2019un rythme et d\u2019une richesse inoubliable, elle opère momentanément la synthèse envoûtante de l\u2019univers fel-linien : \u201cC\u2019est un metteur en scène qui traverse une crise.Une crise générale dans son travail et dans sa vie privée.Ayant à écrire un scénario, il imagine une séquence dans laquelle les hommes abandonnent la Terre.C\u2019est une façon de dire que sa crise fait partie d\u2019une crise beaucoup plus vaste qui touche tous les hommes et qu\u2019il n\u2019y a rien à faire.C\u2019est donc l\u2019humanité entière, Eglise catholique en tête, qui s\u2019entasse dans un gigantesque navire spatial.\u201cSeulement il n\u2019arrive pas à concrétiser ses idées.Alors il raconte des histoires, même au producteur, il promet des rôles, il tient des conférences de presse.Tout cela pour qu'on lui fiche la paix, pour gagner du temps, espérant arriver, d\u2019un moment à l\u2019autre, à comprendre où il en est.Mais il n\u2019y arrive pas.Finalement, le film ne se fait pas, les décors inachevés sont abandonnés à la pluie et au vent.Tout se disperse.\u201d En fait, c\u2019est un film modeste et très orgueilleux; l\u2019histoire, faussement abandonnée, structurée jusque dans ses visions les plus folles, est fulgurante; elle ne ralentit pas un seul instant, mais rebondit, ricoche et se déchaîne, alors même qu\u2019elle décrit les vicissitudes d\u2019un film et d\u2019un auteur en panne; la fin n\u2019est pas exactement une disper- sion, mais une fascinante farandole en blanc de tous les personnages de la vie de Guido (ou de Fellini) qui dansent dans les décors de façon baroque et somptueuse.Auparavant, ils auront transformé le réel en folie, la dépression en surréalisme, la stérilité supposée en force créatrice, l\u2019impuissance en prodigalité, les bains-douches en purgatoires, les embouteillages en enfers, les plages en cirques métaphysiques, les confessionnaux en sculptures angoissantes, les promeneurs en fantômes, le cinéma en démence bienfaisante, ses contraintes en une extraordinaire liberté, ses producteurs .en ce qu\u2019ils sont vraiment.C\u2019est terrifiant et c\u2019est magique.Fellini fait exactement ce qu\u2019il veut du cinéma, le nourrissant à chaque plan, à chaque mot, de ses inventions les plus éprouvées et les plus nouvelles, les plus sombres et les plus dynamiques, dans un luxe d\u2019images qui ne le distrait jamais de son propos: \u201cJe voulais, dit Guido, faire un film honnête, sans mensonge, qui aurait pu être utile à tout le monde, pour enterrer ce qu\u2019il y a de pourri en chacun de nous.Mais, en fin de compte, je suis moi-même incapable d'enterrer quoi que ce soit.Je voudrais tout dire et je n\u2019ai rien à dire.Et je me retrouve maintenant avec une grande confusion dans la tête.Rosella, pourquoi tes esprits ne me viennent-ils pas en aide?Tu me disais toujours qu\u2019ils étaient chargés de message pour moi.\u201d \u201cTu as une attitude trop infantile, répond Rosella.Ils disent toujours la même chose: que tu es libre, que du dois choisir, qu\u2019il ne te reste pas beaucoup de temps.Dépéche-toi.\u201d MARCELLO MASTROIANNI et Jean Rougeul dans une scène de \u201cHuit et demi\", de Federico Fellini.C\u2019est donc cette liberté et cette hâte que Fellini, magistralement, nous donne à voir, en les plongeant sans cesse, par ses éclairages blancs, ses décors de funambule, l\u2019extraordinaire agilité de sa caméra et de son montage, dans une atmosphère qui serait celle de l\u2019épouvante si ne la tempéraient une vitalité, une santé prodigieuses, toujours présentes, en transparence, comme la beauté de la Saraghina sur son visage détruit.Oui, \u201cHuit et demi\u201d est \u201cun objet prodigieux.\u201d Ce n\u2019est pas nous qui le disons, mais un cinéaste et critique, Pierre Kast, qui, réticent à \u201cLa Strada\u201d, sceptique à \u201cLa Dolce Vita\u201d, professe généralement à l'égard de Fellini un mépris faiblement tempéré.Voici ce qu\u2019il dit de \u201cHuit et demi\u201d : \u201cUne fantastique générosité, une absence totale de précautions et d\u2019hypocrisie, une sincérité évidemment dépourvue de complaisance, et un grand courage artistique et financier caractérisent cette entreprise stupéfiante.\u201d \u201cHuit et demi\u201d, intellectuellement et esthétiquement, est un effort lyrique, pathétique et forcené vers l\u2019unité, au- delà des contradictions, des obstacles internes ou externes.De cette permanente inquiétude naît une oeuvre, de cette folie baroque, une architecture fortement charpentée, dans une négation passionnée des conventions et des valeurs reçues, dans une recherche néo-franciscaine \u2014 au-delà des fausses richesses \u2014 d'une sorte d\u2019équilibre.Surtout Fellini parvient à faire un film, aujourd'hui, avec autant d'ambition et de rigueur qu'il écrirait le pocme, l\u2019essai ou le roman de sa vie.Mais, à Cannes, devant un public qui s\u2019attendait peut-être à retrouver dans \u201cHuit et demi\u201d (huit films et demi: c\u2019est, on le sait, un titre-bilan» les frissons et les scandales de \u201cLa Dolce Vita\u201d, Fellini tint à faire cette mise au point : \u201cHuit et demi\u201d n'est pas un film à sensation.D\u2019ailleurs, ce n'est même pas un film, c'est un homme, et un homme, ça ne s\u2019explique pas.\u201d Oubliez donc tout ce qui précèdp.\u201cHuit et demi\u201d, en effet, ne s'explique pas.Il faut le voir.(Cincma Place Ville-Marie) -, ' HENRY FONDA, Virginia Gregg et Wally Cox dans une scène de \u201cSpencer's Mountain\" de Delmer Daves.Ci \"SPENCER'S MOUNTAIN\" Film américain.Scénario de Delmer Dares, d'apres le roman de tari Homner.Réalisation de Delmer Doves.Interprètes t Henry Fonda, Maureen C Marc, James MacArtbur ., .De \u201cHuit et demi\u201d, .il y a trop de choses à dire, et de \u201cSpencer\u2019s Mountain\u201d pas tout à fait assez.Fellini, se disant à bout de souffle, invente sans arrêt, et Delmer Daves, qui n\u2019a guère d\u2019invention, tout au moins dans ce film, ne semble pas se tracasser outre-mesure à ce sujet.Je dis bien : dans ce film, car Daves, dont le grand-père, à la belle époque, accompagnait les convois vers l\u2019Ouest, s\u2019est bâti, par quelques bandes remarquables, la réputation d'un homme qui prend le western au sérieux.Comme, dans \u201cBroken Arrow\u201d, il savait exprimer son amour des grands paysages, sa sympathie aussi pour les Indiens, dont il nous restituait les conditions d'existence avec un grand, un courageux souci de vérité I Daves est aussi l\u2019auteur d\u2019un très grand film, \u201cCow-Boy\u201d, que jouaient, en 1958.Glenn Ford et Jack Lemmon, et où se chamaillaient, à la poursuite d'un troupeau, un vacher chevronné, un débutant mélancolique, dont les personnalités étonnantes se modifiaient progressivement.Est-ce le même homme ?\u201cSpencer's Mountain\u201d, de l\u2019épopée de l'Ouest, ne garde-t-il que le décor ?La pet ite famille de castors qu\u2019il nous montre est pourtant vraie et sympathique.Le paysage dans lequel elle évolue est de toute beauté.Henry Fonda.Maureen O\u2019Hara, James McArthur sont d'excellents comédiens.Le réalisateur connaît encore merveilleusement son métier.Mais le sujet, en dépit des montagnes, est trop étroit, trop quotidien, pour que ce géant s\u2019v ébatte à son aise.¦ (Palace) LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1963,15 Climatisé 1 Sitgos réservés.VITTORIO GASSMAN dans \"LOVE AND LARCENY\", CinémaScopa, avae Anna Maria Ferraro.Film Italian avec sous-titras an anglais.Matinées marc., sam., at dim., i 2 h.p.m.En soirée i 3 h.30 SNOWDON LES AVENTURES EPIQUES COTES XESNAIi MORALES \"J'oîme Clés d# midi à minuit\u2014A.?«tno-tivtoutefois de nettes reset ses Adultes, des réserves.RARABflAS : I.d 4 rouyeiï* rt t\u2019dceéptaitiriii du chiisfi^tusun! par lin être* fruste forment 1*» trame du film.I.es nombreuse» scène* de violence doivent être replacées le ri>nte\\te de i\u2019epoque Adultes et adolescents.BOCCACIO 70: (>s trois sketches a- situant au niveau du désir actuel e» comportent des images très audaeieu-e< S'il y a atténuation par 1 r ton de comédie dans le premier, pvr contre le troisième croupit dans un climat proche de nd pose un mais A lia npreinte de A proscrire.POUR LE PATRON, i déroule dans un i cl on s sent une re-.\u2022ls\ts qui obli- unseiüff A déconseil- MEILLEUR Corinne MARCHAND dans un film 6* ACNES VARDA FILM DE p.m.¦! ^NEE !\tDIMANCHE à 2 h.15 \u2022»\t^ Cofcjmi»a ^retxManaTH: SAM SPCSa- pAViÛ L5AN Pwirfon of DERNIERE SEMAINE ÜfTRMCE OFÂRARÎ4 TECHNICOLOR ENFANTS de 10 \u2022 16 an» A MOITIE PRIX A toutes les matinée» Super Panavision 70 La guichet ouvra de midi i 9 h.p.m.SEVILLE WE.2-1139 CLIMATISEE EISENSTEIN un fiim de jean renoir DEJEUNER SUR L'HERBE DERNIERS JOURS r|nulour< CLEO DE CINQ A SEPT: I.'évo \u2022 ion «te la jeune femme devant Adul t*s, d*?s réîerv CLEOPATRA Lundi, 12 août 9 h.Î5 ART BIAKEY et (et JAZZ MESSENGERS A décons- L'HERBE DEJEUNER Mardi, 13 ooût 6 h.15 TRIO RENE THOMAS ART BIAKEY Bt Im JAZZ MESSENGERS ORCHESTRE LEE GAGNON CARMEN McRAE, chanMuie et on tria OUINTETTE NICK AYOUB DUKE ELLINGTON ET SON ORCHESTRH DUKE ELLINGTON ET SON 0RCHESTR3 TRIO RENE THOMAS QUATUOR DE J.J.JOHNSON COLEMAN HAWKINS A TRIO PIERRE LEDUC TRIO MARTIAL SOLAl BILLETS EN VENTE AU LOEW'S ET LA SOCIÉTÉ DES FESTIVALS DE MONTRÉAL 9 h.15 DIMANCHES DE VILLE O AVRAY, Mercredi, 14 août 6 h.15 9 h.15 i\u201et\\vé Adulte», d-s r黫fve» DOMPTEUR DE FEMMES.LE l .i te tiv, lit»: \u2022\u2022 l 1 .' >¦» motive \u2022< i eterwn Adulte» de» réserve».HOW THE WEST WAS WON ( «* Irit rend hommage au courage et !i persévérance de» pinnnUtre d» 15 août 6b.15 9 h.15 7&SL£M0/lf\u20ac CLAIR mPIAÜJZI défaillitnrt\u2019.il.- certain1» U-i Adulte» et adolescent*.HUIT ET DEMI cote pn Adulte», de» réserve».KING WONG VS GOOZIL t- pi.»»isoire : Adulte» et cent*.LAWRENCE OF ARABIA idoles FILM du COMBAT PATTERSON vs LISTON ATTRACTION SPECIALE FRANÇAIS ?RIVOLI ?QRANADA ?pAPINEAU belle* qu.fîlte* Jiui'i u:i\u2019' » Adulte» »t adolescent» THE LONGEST DAY i u»»uie Adultes des réserve».PP! present Maint, JJlà.SALLE CLIMATISEE NOUVELLES DE L\u2019ECRAN 8 h.30 r.'.wM.w.WA'O «sïiiiÉSS; CE SOIR ïmm Enfants, latînéei, \u2022 t Dim.METRO OOLDWÏÎ ____X.VTER Jtr n&wruc Les comédiens français .Tac- ^ ques Perrin et Alain Cnny en- fcS t Durent Rosanna Sehiaffmo dans ' l.i corruption\", dont Mauro Bolognini a commence le tour-naze.Jacques Perrin est un ttr jeune homme qui envisage de O détenir prêtre lorsqu'il rencon- g\\ tie Rosanna Sehiaffmo H ahan- V donne alors son projet a la sa- O tisfaction de son père Alain @ t\u2019uny1.riche éditeur sans sent- a pules La première scène de sé- ** duction eptre Perrin et Schiaf- jjsj fùto a été tournée a bord i'un yacht au laree d'Anzto; prés de j§ss HOI THE MST WAS ION .¦\"\t1 .- .\u2014\u2014- \u2014 'TirruNiroi r»o» VOYEZ COULEUR King Kong enlève u« frein dens les air» Le jet de flamme» radioactives de Godzilla incendia des villes entières King Kong éventro une montagne Godzilla attrape de» jets au vol et les massacre par terra Duel des monstre» les plus gigantesque» de l\u2019histoire au sommet du mont Fuji.-TECHNICOLOR* ~ Attention ipvciaU accordé* «uk organisation» d« groupa \u2014 AV.3-7104 Un film à la foi» d'amour m TOUT NOUVEAU violence ., de suspente spectaculaire ! A Toho Company Ltd.Picture * A Universal Reieasa MAT.MAR.MLR., JEUDI 2 h.S h.30 tout fît aot'i, dimanche co/r;p»jj Autti .biliett rètervèt *n vente .\u201e .CHEZ FAUCHEE ELECTRIQUE, RAYON DES DISQUES \u2014 E.» province, oua prmcioouM TERMINUS D'AUTOBUS CIE TRANSPORT PROVINCIAL TOUTE IA DIFFERENCE EST LA et DIM.STRAND! CLIMATISE CHATEAU! RIALTO Sophia Loren, qui tourne \u201cHiet.aujourd'hui et demain\" sous la direction de Vittorio de Sica.a tenu à démentir des rumeurs de presse la concernant et a déclaré : \"Je n'ai pas l'intention de me faire naturaliser française ni d'aller habiter en Corse.\" AU CINEMA VOUS ASSISTEZ MAIS A VOUS PARTICIPEZ CLIMATISE CR.7-3700 het ouvert SAVOY IROSEMOUNT LE DIMANCHE midi 6 9 p.m.PATRICK ALLEN ¦ jacqueunc élus CLIMATISE un aiEusr MMir»i - ur î-Tiaz RA 1^930 Réser.: AV.8-5603 A.LONTREAL, SAMEDI 3 AOUT 1953 3 6/LA PRES ClfctMA O\u2019IfSAi 35 OUISf.MILTON MU.VI.)-«0S3 ELYSEE Le Monstre auMasQue F EST I VA L DE MONTREAL PLUS FÉROCE QUE JEKYLl^f^ PLUS MONSTRUEUX QUE FRANKENSTEIN PLUS SANGUINAIRE QUE DRACULA .LA SOCIÉTÉ DESr FESTIVALS DE MONTRÉAL u'V.V-' -î-it \"PAKE,S\t\"LES DIABLES IMIISCRETES\u201d\tA 1 HEU! ES\u201d /'\u2019X\t jm i!|K ¦m t TED RAY-JEAN KENT\t|gltl \tSPENCER TRACY FRANK SINATRA (COULEURS) Tél.i RA.1-5107 IIgid 1615 ST-CATHERINE £.U.4 It65 6610 ST DtNIS DU.6-^2iO Wa w jur la 1 ère fois 15 SUPERBES PROPEJCTIOIVS INEDITES E.V COULEURS /364< WtUJNGTON LA GARÇONNE CLIMATISEE SALLE habitants du \"plus grand Paris\" étaient allés au théâtre au cours des dix dernières années contre 41% en novembre 1956, date de l\u2019enquête précédente.39% n'y sont pas allés contre 59% en novembre 1956.BRIGITTE BARDOT MARIE-JOSE NAT______ PAPINEAU et BLVD ST-JOSEPH Réalisateur: Henri-Georges Clouiot JENNIFER ROBARDS.zasgraa .«\u2022Un» LOUIS JOURDAN BERNARD BL!ER_ «WIlffWSTDi FONTAINE \"TENDRE EST LA NUIT7 Réalisateur: George» Lampin 'EGALEMENT A L'AFFICHE ES COULEURS SAUT&J: 1.] I fParis Je t âinw MILLIE PERKINS LE JOURNAL D'ANNE MICHÈLE MORGAN JEAN-CLAUDE BRIALY (CINEMASCOPE) DAVID ET GOLIATH Réalisateur: Francois Villiers .YWOOO.CVO**1* CinémaScope - Couleurs Pierre Cressoy, Orson Wells 0»OBC* DENONCIATION LES BAGARREURS DU PACIFIQUE ANNIE GIRARDOT JEAN-CLAUDE PASCAL Burt Lancaster, Virginia Mayo LES JOYEUX VOLEURS\" Réalisateur: Jean Delannoy j Rex Harrison, Rita Hayworth URMPMR' 5ERGE SAUVION\tS ___ MAGALI DE VENDEU1L ' jji SAILS CLIMATISEE i/J\u2014' wia-ss-rr eou si-t*ms RA.t-6uo ju-qitt juASWJcruem £.r AFFAIRE D'UNE HUI JEAN MARAIS GEORGES MARCHAL Réalisateur: Claude Boissot LA MOME PIGALLE « \u2022->-)\"\u2022* tou*-?» les nuar-ce» de îa beauté sonore de» disque» stéréo eT MODELE AWARD 45*7 F 7/ AFC av;: s tir-.g p iUsar.e Perform an.-* de 24 watt» fi 4543.!.Change: logés dan» de 20 JO!) ç « vo l'M.'t\" »' la «'\u2022 .-v t de s >11J3 bo s contreplaq .i aux 1 g.e» * mplss rehausser» la beauté de voue decor, f » o>er ''¦oye-\u2018 ma?t* acajou.A EJàS PRIX FAUCHER! 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