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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
mardi 21 avril 1964
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1964-04-21, Collections de BAnQ.

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[" -V Montréal, mardi avril 1964 / saint Anselme, évêque, confesseur et docteur.IMPRIME ET PUBLIE AU 7 OUEST, RUE ST-JACQUES, MONTREAL, PAR LA COMPASNIE DE PUBLICATION DE LA PRESSE LIMITEE \u2022 80s ANNEE, No 1S9 \u2022 4 CAHIERS \u2022 68 PAGES LE PLUS\t^ GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D\u2019AMÉRIQUE\t.Les accords fédéraux-provinciaux Le texte du télégramme de M.Pearson aux premiers ministres des provinces.Un compromis-honorable qui sauve la situation : premier-Montréal de Vincent Prince.Pag* 15 Page 8 M.Pearson sauve les fameux \u201cbarèmes nationaux\u201d, mais au prix de la politique de suprématie.Page 42 M.Diefenbaker approuve les ententes, se contentant de critiques de détail.EDITION DE MONTRÉAL * 7o Page 43 De Québec et d\u2019Otta- refaite uniforme pour lous,\tLes prestations que touche- wa Ipc nrpmiprc mink Bràce à Hne formule, de com' ronl cotisants à leur re-yiv.iuu.ia iiiuiia promis qui s'inspire largement traite, à l'âge de 65 ans, pour- tres Jean Lesage et du projet mis au point par le vu qu'ils aient contribué a la Lester Pearson ont Gouvernement Lesage, mais caisse durant une période de , lr\t, .qui, modifié pour accommoder 10 ans, s\u2019établiront d'un mini- reildu publiques, hier les neuf autres provinces, ne mum de $25 par mois à un après-midi, simultané- l\u2019affecte en rien dans ses maximum de $104 par mois.A mpnt Ipc morlnlifpc Hp PrinciPes °1' son application.cette somme s'ajoute, à l'âge ment, les modalités\tde Lcs cotisations> qui\tseront\tde 70\tans.la pension de vieil- 1 accord intervenu Ven-\tversées à compter du\t1er jan-\tlesse\tactuellement en vigueur, dl\u2019edi dernier sur le vier 1966 Rar tous les contri- nui s'élève à $75 par mois.VP crimp nnivprcpl\tHp\tbuables qui gagnent\tde $600\tDes\tdispositions, dans le ré- îegune uimuiaei\tue\tà $5,000 annuellement\ttou de\tcime,\tassurent la protection de retraite.\t$l,000 s\u2019ils sont leur propre la veuve, de l'orphelin et de A compter du 1er janvier maître), représentent pour le l\u2019invalide.1066, si les Parlements fédéral travailleur 1.5% du salaire Le télégramme de M.Pear-et provinciaux le ratifient, les réel, soit un minimum de 90 son, envoyé vendredi avant-Canadiens et les Québécois se- cents par mois et un maximum midi à tous les premiers mi-ront pourvus d'une caisse de de $6.59.\tnistres provinciaux, vient à Québec récupère %ggm $225 millions en trois ans Annonces classées / 54 é 65 Ssndcs dessinées / 40 Courrier de Pauline / 12 Décès, Naissances, etc./ 66 Editorial / 8 Finance / 46 è 48 Horoscope / 17 les patrons / 60, 61 les Tribunaux / 16 Loisirs et récréation / 40 Mots croisés / 62 Nouvelles internationales / 53 Nouvelles métro / 66 Radie et Télévision / 44 Session fédérale / 15,41,43,45 Spectacles et Concerts / 50, 51 Sports / 36 è 39 Vie féminine / 10 à 14 Vie mondaine / 11 Votre médecin / 18 misme réaliste que peut-être jamais auparavant.Le Québec s\u2019est affirmé et je crois qu\u2019il a été compris .\u201d M.Jean Lesage, ministre des Finances, a jonglé avec les chiffres pendant une demi-heure pour démontrer mathématiquement qu\u2019il ne s'agit pas là de propagande politique, mais que c\u2019est là une situation réel- Les deux dernières conférences fédérales-provinciales valent au Québec d'ici la fin de 196& un supplément de revenus se montant è $225,000,000.\u2014\"Mais, a noté le premier ministre, l\u2019amélioration qui a suivi la conférence de novembre 1963, avait surtout pour but de corriger une injustice dont notre province était victime depuis que des arrangements fiscaux avaient été conclus pour la période allant de 1962 à 1967.\" IRENE EPOUSERA CARLOS LE 29 AVRIL \u2014 La princesse Irène de Hollande et le prince Carlos Hugo de Bourbon-Parme, d\u2019Espagne, ont donné hier une conférence de presse dans les appartements de la soeur du prince à Paris, pour annoncer leur mariage, en la chapelle Borghèse de la basilique de Sainte-Marie-Majeure, à Rome, le 29 avril prochain.Le gouvernement de La Haye annonce que cet événement ne donnera lieu à ^aucune célébration en Hollande.Aucun drapeau ne sera Jiissé sur les édifices publics et la famille royale n\u2019assistera pas à la cérémonie qui tombe, incidemment, la veille du 55ème anniversaire de la reine Juliana.Le prince Carlos soupçonne le gouvernement de La Haye de vouloir saboter son mariage avec la princesse.TMrhntn TA p AUJOURD'HUI mvM V ¦ * & m '1 x: XAL\u2019 ' V-: ù'ï H - mm«Ê3&à DERNIERE mm vtfLt.L .Li t s*i.'y>x£f La démocratie au Québec É GW* PAR RICHARD DAIGNAUIT Il DOMINIQUE ClIH L'AUTO Aujourd'hui, 15 papes sur l\u2019auto d\u2019aujourd'hui, cl ccilc de demain (2e cahier) CONGRES DU CTC Le Congres du travail appuie l\u2019entente intervenue entre les curateurs des syndicats maritimes et Paul Hall.Il déplore le nuinque de coordination dans les programmes scolaires, et dit non aux loteries provinciales (page 35) JUSTICE .-lit procès d'Yvon Dupuis, 15 aspirants-jurés sur 75 déclarent qu'ils sont opposés à la peine de mort (page 16) NEW YORK Lcs Noirs boycotteront l'Expo demain, malgré un arrêt de la cour (page 53) SOMMAIRE 1964 196S 1966 Les \"17\" sont très satisfaits GENEVE, (AFP) - Dam un communiqué, la commis-\u2022ion d«s \"17\" qui constitue la conférence du désarmement, exprime, aujourd'hui, \"sa grande satisfaction\" des mesures annoncées hier par MM.Khrouchtchev et John-ion concernant la réduction do la production de matières fissiles dans leurs deux pays.\"Les mesures parallèles visant è la réduction du matériel fissile ne constituent pas une mesure de désarmement\", a déclaré A la presse M.Semyon Tsarapkin, à l'issue de la séance de la conférence du désarmement.\"Ces mesures représentent toutefois, a-t-il poursuivi, un premier pas en avant et j'espère que le comité de 18 poursuivra ses travaux afin d'atteindre son but final: un accord sur les mesures qui élimineraient, dès maintenant, tout danger d'une guerre thermo-nucléaire.\" Le représentant américain, pour sa part, a dit: \"Les Etats-Unis espèrent que nous pourrons faire de nouveaux progrès.\" LA METEO NEBULOSITE VARIABLE MAXIMUM : 50 Victoire du bon sens .Ce qui était accueilli hier, au gouvernement provincial, comme une grande victoire pour le Québec est, en réalité, une victoire pour le bon sens.La véritable signification de celle victoire ne réside pas seulement dans les termes de l'accord dévoilé, hier, par Jean Lesage et Lester Pearson, termes qui reflètent un Voir DEMOCRATIE en page 2 Voir QUEBEC en page 2 Un autre ballon d'essai Danny monte à 3,000 pieds sous ia nacelle d'un ballon UlLL VAtUY.Californie, %»lf.B\u2019éfail Wfert \u2014t.rL rW ,t ,t^, mfl f&m, fit*/*.l'PIt \u2014 Va Btmaula ment it»e raotm farfwtl dit lf« mi de n.yj, «roi a&nrolBll 84N*rf( ÎB λp*a wur re*emr lee mdeg At hat-é?MCI Valley, «n Cahfrrae, a ]*» as ant que celui*! te coq* «ettaccrtent é pressé la plus jnenr» ne wnnvt-grr'4» aurfrô* i* te Vit.\tlorry.* le filet» dettf* \u2022 AÎWB au» Kt» balle* bvb* »\u2022 w \u2019\u2022saxt, levai» fruit J\u2019elt\u2019aMe é* im\t\u2022\"* Vtiliam Ferry eetenrtt* u»e f$r Ira \\rtx h»« ta aacrlle m* dirait: 'Mo*»**1».t{* v*i» youtny^o L* BP* Lu* -J* rü frap» t~*jf «l J» faillit »-» fer M a tir êc mrt â * w rty» l\u2019appui de la thèse, soutenue par le gouvernement québécois, des droits prioritaires ries provinces, en reconnaissant leurs besoins dans une hausse de 6% de l\u2019abattement fiscal, étalé sur deux ans,, rejoignant ainsi partiellement l'ultimatum Lesage d'avril 1963.En outre, Ottawa reconnaît les exigences particulières du Québec en lui accordant une compensation fiscale additionnelle de $32 millions, étalée sur trois ans, sur les allocations scolaires fédérales, qut Québec a rejetées, puisqu'il y oppose son propre programme.Sur le plan politique, l'accord relâche la tension accu- mulée de trois ans de négociations infructueuses entre Québec et Ottawa, retarde de trois années au moins l'échéance do la double imposition sur laquelle le gouvernement Lesage aurait été contraint de se rabattre pour (aire face à ses obligations croissantes, et évite au régime minoritaire de M.Pearson un affrontement! qui lui eût peut-être été fatal.Pour le premier ministre du Canada, la double imposition envisagée par son collègue du Québec eût été, en effet, aussi lourde de conséquences que pour M.Lesage lui-même, car les Québécois lui en auraient sans doute imputé la responsabilité.Ce n'est pas sans raison qu'on a prétendu que l'unité nationale eût été dangereusement compromise si une entente n'était intervenue sur le régime de retraite.On dit même que MM.Pearson et Lesage se sont sauvés l\u2019un et l'autre en sauvant du même coup la Confédération.A défaut d\u2019un compromis sur un projet aussi importait que celui-là, le premier ministre du Canada, en effet, eût peut-être été contraint de déclencher des élections; contre le Québec, il se serait produit un durcissement sans précé- dent, car on l'aurait accusé d'avoir fait obstacle à l'application d'une mesure sociale au nom de l'autonomie provinciale.La population québécoise elle-même, enfin, n'eût peut-être pas été disposée à subir la conséquence la plus immédiate qu'aurait conslitiée la double imposition.Sur le plan social, l'accord assure la transférabilité du régime uniformisé dans tout le pays bien que chacune des provinces soit libre rie l'administrer elle-même, et d'utiliser à sa guise les réserves accumulées qu\u2019il permettra de constituer à brève échéance, et sur lesquelles le Québec, pour sa part, compte beaucoup pour assurer l'expansion de son économie.Le régime aura un effet bénéfique, notamment, sur les travailleurs de 45 ans ou plus qui trouvent difficile de se replacer à cause du coût trop onéreux, pour l'employeur et eux-mêmes, de leur participation à une caisse privée, à cet âge relativement avancé.Sur le plan économique, la caisse permet aux provinces rie constituer des réserves financières considérables, qui pourront apporter un élément de solution à leurs problèmes economiques et financiers.par Jacques MONNIER QUEBEC.\u2014 Par trois fois, au cours de sa conférence de presse, M.Jean Lesage a répété que les contribuables de la province ont échappé à la \"double taxation\u201d.Et il a donné l\u2019assurance qu\u2019il n\u2019y en aura pas en 1964, ni en 1965, ni en 1966.\u201cC'est que, a-t-il expliqué, le premier ministre du Canada et ses collègues viennent de reconnaître, de .façon tangible, les droits et les besoins prioritaires des provinces.\u2014\"Une importante évolution s'est manifestée au cours des deux dernières semaines.Evidemment elle a été préparée par divers éléments, mais elle vient de se cristalliser.Un immense pas vient d\u2019être franchi.Au cours des années qui viennent, la marche se poursuivra avec plus d'opti- Rtvenus additionnels du Québec \u2022\tConférence de novembre 1963 (péréquation, droits successoraux) .$43,000,000\t$46,000,000\t$50,000,000 \u2022\tConférence d'avril 1964 1\u2014 Compensation fiscale pour allocations scolaires et prêts aux étudiants .$ 5,000,000 $13,000,000 $14,000,000 î\u2014 Abattement de l'impèt sur le revenu des particuliers.\t\u2014\t$18,000,000\t$36,000,000 Total .$48,000,000\t$77,000,000\t$100,000,000 Grand Total : $225,000,000 Les nouvelles offres d\u2019Ottawa aux provinces auront partiellement rejoint, en 1966, les revendications du Québec, qui réclamait du gouvernement fédéral.25% des impôts sur le revenu des particuliers qu'il prélève dans ie Québec, 25% des impôts sur les compagnies, et 75% des impôts successoraux.En effet, en 1966, l'abattement sera le suivant : 27-23-75.Le premier chiffre, qui représente l\u2019abattement sur les impôts sur les particuliers qu'accorde Ottawa au Québec, se décompose ainsi : 3% en compensation fiscale des allocations et prêts scolaires, dont le Québec souhaite assumer lui-mème la responsabilité : et 24% de l'abattement général accordé à toutes les provinces.Ces chiffres ayant paru étonner un journaliste présent, M.Lesage s'est exclamé : \u2014 \"Vous êtes médusé!\" \"Nous avons trouvé terrain d'entente\" (Pearson) Le Canada dépensera $8 millions pour garder ses troupes à Chypre OTTAWA.(PC) - Selon des sources bien informées, le gou-vernemem canadien a décidé de continuer à financer son contingent de 1,150 hommes à Chypre après l\u2019expiration rie son mandat de trois mois, le 27 juin.Toutefois, il n\u2019a pas renoncé à son obpectif, à savoir qu\u2019au point de vue financier, la force rie l\u2019ONU à Chypre devienne la responsabilité collective de tous les membres des Nations unies.A la prochaine assemblée générale de l\u2019ONU, notre pays exigera un état de compte et des contributions rétroactives de la part des membres de l'ONU.Celte réunion n'aura vraisemblablement pas lieu avant l\u2019élection présidentielle des Etats-Unis, en novcmbt'c, parce qu\u2019un grand nomhre de membres de l'ONU, y compris le Canada, ne veulent pas avant cette échéance s\u2019attaquer au problème de l'entrée de la Chine communiste dans l'organisation internationale.$8 millions Ceci veut dire qu'à moins d'un règlement rapide et imprévu du problème cypriote, le Canada aura déboursé quelque $8.000,000 pour dépêcher el maintenir son contingent à Chypre avant que l\u2019assemblée générale de l'ONU ait pu discuter du financement de la force de maintien de la paix dans l'ile méditerranéenne.La force de l\u2019ONU à Chypre a pu être mise sur pied parce que les pays participants \u2014 Le Canada, la Grande-Bretagne, la Suède, la Finlande et l'Irlande \u2014 ont accepté de défrayer le coût d'eniretien de leurs propres contingents pendant les trois premiers mois.La force est devenue \"opérationnelle\" le 27 mars.Pas avant le 27 juin Personne ne s'atlend que la force puisse quitter Chypre avant le 27 juin.Des plans ont été dresses en vertu desquels, du moins pour ce qui concerne le Canada, cette force restera en fonction.L'on n'a pas encore décidé si les troupes canadien- Voir CHYPRE en page 2 \"Cela a nécessité beaucoup de travail, de patience, de compréhension et de négociations\", a déclaré, hier, le premier ministre du Canada, au moment de rendre publie le télégramme qui contient les modalités de l\u2019accord intervenu entre Ottawa et les provinces, sur une caisse universelle de retraite.\"Nous avons trouvé un terrain d'entente qui tient compte de certaines observations faites par d'autres provinces que le Québec, un terrain d'entente sur lequel nous sommes confiants que toutes les provinces voudront se retrouver.\" \"Nous\tn'avons\tpas à\tnous excuser\td'avoir\tmodifié\tnos propositions originales, a dit M.Pearson.Québec n\u2019a pas accepté le projet fédéral, et nous n'avons pas accepté le projet québécois.\tMais\tnous avons tous deux trouvé un terrain d'entente et réalisé un compromis.\" \"Les données fondamentales de l\u2019initiative fédérale, dit-il, n\u2019ont pas été modifiées.Lorsque le Québec décida d'instituer sa\tpropre\tcaisse,\tnous modifiâmes notre projet do façon qu'il puisse se juxtaposer a celui du Québec.A la conférence fiscale d'avril, cette province fit connaître, pour la première fois publiquement, les modalités de sa propro caisse, de sorte que nous nous sommes rendus compta que les deux projets n'étaient pas aussi éloignés l'un de l'autre que nous l'avions cru d'abord.\u201cCette ressemblance fit renaître en nous l'espoir de produire un projet qui rallierait toutes les provinces, surtout en égard à leurs exigences pour une caisse qui fournirait des réserves pour l'investissement ries provinces, un projet qui, en même temps, serait uniforme jwiir l\u2019ensemble des Canadiens, d'un océan à l'autre.\u201d \"Le Québec, a ajouté le premier ministre, comme toutes les autres provinces, peut administrer lui-même sa caisse, cueillir les cotisations, investir les fonds, verser les prestations, mais les cotisations et les rentes, et tous les bénéfices de la caisse, seront les mêmes dans tout le Canada\u201d.\"Les droits ¦ légitimes des provinces et l'intérêt de tous les citoyens canadiens se retrouvent dans un régime de rc- La réduction de la production nucléaire devrait rapprocher les USA et l'URSS WASHINGTON.(PA, UPI>\u2014 La décision des Etats-Unis et do l\u2019URSS de réduire la production des matériaux nucléaires contribuera probablement à améliorer les relations américano-soviétiques, estime-t-on à Washington.Dans les milieux officiels, on espère que cette mesure, annoncée simultanément par le président Johnson et le premier ministre Khrouchtchev, suscitera une atmosphère plus favorable pour la poursuite des négociations sur le désarmement : améliorera les chances d\u2019un accord Est-Ouest en vue de contrôler la course aux armements nucléaires et conduira à des mesures destinées à décourager les attaques par surprise.Lcs réductions dans la production des matériaux nucléaires.qui seront également appliquées par la Grande-Bretagne, ne nécessitent pas d'inspection, en autant que l'on sache, et ont été décidées avant tout pour des raisons internes.Ajuster la production aux besoins Dans le cas des Etats-Unis, le président Johnson a indiqué clairement que ce pays n'a plus besoin de produire du plutonium et de l'uranium enrichi au rythme dont il est capable.M.Johnson a précisé que son gouvernement, tout en maintenant intacte sa force nucléaire, avait décidé de réduire d'un total de 20 pour cent la production de plutonium et.de 40 pour cent celle de l'uranium enrichi, sur une période de quatre ans.\"En ajustant la production à nos besoins, a-t-il dit à un déjeuner de l'Associated Press, nous réduirons les tensions tout en conservant toute la puissance nucléaire.\" Au moment où le discours du président était remis à la presse, à 2 heures hier après-midi, l'agence Tass publiait également une déclaration de M.Khrouchtchev.Celui-ci annonçait que le gouvernement soviétique a décidé d'arrêter immédiatement la construction de deux nouveaux et puissants réacteurs atomiques destinés à produire du plutonium et de réduire \u201csubstantiellement\" au cours des prochaines années la production d'uranium 235 destiné aux armes atomiques.Voir ARMES-A en page 2 traite qui offrira les mêmes avantages, ou qu'ils vivent\", a-t-il dit.\"Le Québec, dans ses discussions avec nous, nous a assuré que les voeux de lous les Canadiens seraient mieux servis dans une structure fédérale, et que s'il était résolu a sauvegarder les droits des provinces, ce n\u2019était pas dans le but de disloquer le Canada, mais rie renforcer son unité.\" \"Telles furent également notre croyance et notre détermination.Et je crois que tous les députés de cette chambre et tous les gouvernements provinciaux partagent ces sentiments\", a-t-il dit en terminant une allocation qui devait, rie temps à autres, provoquer des réactions dans l'opposition, notamment, que M.Pearson avait conçu son programme de retraite \"au jugé\".Satisfaction des chefs provinciaux par U Presi» C»nadjenn« A l'exception du premier ministre de l'Alberta, M- Ernest Manning, qui a refusé de faire tout commentaire, il semble bien que la nouvelle entente entre Ottawa et les provinces au sujet du régime rentes de retraite et des partages fiscaux ait fait bien-des heureux parmi les premiers ministres provinciaux.Le premier ministre de l'Ontario, M.Robarts, a donné son appui entier au projet révisé de caisse de retraite mais n'a toutefois pas précisé si son gouvernement administrera lui-même le fonds de retraite, à l'instar du Québec.Parlant en chambre, un peu apres la déclaration de M.Pearson, à Ottawa, M.Robarts a déclaré : \"Je suis très satisfait de l\u2019accord qui permettra d'établir un régime de rentes de retraite uniforme dans ses termes, ses conditions, ses cotisations et ses prestations et dont l\u2019aire d'application s'étendra du Pacifique à l'Atlantique.\u201d L'Ontario a toujours fait campagne pour un tel régime, a dit M.Robarts.\"Cet accord entre Ottawa et les provinces me rend d'autant plus aise qu'elle prouve qu'il nous est possible à nous citoyens de ce pays de corriger notre façon rie penser do façon telle que nous puissions trouver à nos problèmes des solutions qui satisfont tout le monde et qui nous laissent avec un sens de l'unité nationale\".Selon M.Robarts, cependant, les provinces devraient avoir le pouvoir d'amender le projet de régime rie rentes rie retraite.De son côté, le premier ministre de la Colombie-Britannique, M.Bennett, a dit au cours d'une conférence de presse que l'accord permettra l'investissement dans sa province de plus de $500,000.000 nu cours des prochaines années.Maintenant.Voir SATISFACTION en page 2 Ottawa a ses petits privilégiés de l'information par Pierr» O'NEIL OTTAWA \u2014 On dit qu\u2019à Paris les nouvelles s'achètent.Pour avoir accès à ta \"grande\u201d nouvelle les courriéristes doivent faire des dépenses fastueuses.C\u2019est le prix que la population paye pour être in-farmée à temps et le mieux possible de ce qui se passe.A Oftatna, ce n\u2019est pas aussi compliqué mais c\u2019est aussi mauvais.Ainsi vendredi soir dernier, alors que des journalistes \"s\u2019arrachaient\" à compléter leurs informations sur les négociations intergouvemementales, des privilégiés étaient mis au courant des derniers développements.Quelques journalistes triés sur le volet pour leur prestige, leur compétence ou d'autres raisons insoupçonnées ont en effet été invites à une séance d\u2019information sur ce qu\u2019allait dire le premier ministre trois jours plus tard.D\u2019autres ont tenté sans succès de s\u2019y faire inviter.Une troisième catégorie a été laissée pour compte.Ainsi samedi matin, de grands journaux pouvaient raconter toute l'histoire pendant que des secrétaires de ministre annonçaient qu'au cours de la semaine, M.Pearson avait fait une vraie colère ou sujet des fuites, et pendant que des ministres se plaignaient à votre humble serviteur des fuites effarantes qui s\u2019étaient produites dans le gouvernement.Et qui je vous prie informait les journalistes prestigieux vendredi soir ?Nul autre que le bras droit du premier ministre lui-même, le tout-puissant M.Tom Kent, négociateur en chef du fédéral dans toute l'affaire.Hicn entendu, les journaux Canadiens-français de Montréal nouaient pas été invites à ces séances d\u2019informations, ce.qui nous semble intéresser nu premier chef 1rs citoyens de la province de Québec.On ne peut s\u2019empêcher de rappeler, en racontant cette petite histoire, qu\u2019eu novembre dernier les journaux \"étaient tombes à bras raccourcis\u2019\u2019 sur le dos de M.Lesage.quand il avait dit ici à un courriériste parlementaire de tendance conservatrice qu\u2019il ne, répondrait pas aux questions d\u2019un journaliste qui est près de l\u2019opposition.A ce .moment.les journaux s'étaient offusqués.Im bonne affaire l M.Lesage qui faisait une erreur.Parions qu\u2019il n\u2019en sera pas de même celte fois-ci, et qu'on passera joyeusement l'éponge sur cette erreur qui d'ailleurs, s'est déjà produite dit-on.Il- est facile de dire que pour de simples raisons de tactique, il eût été habile de la part du bureau du.premier ministre de convoquer plus de journalistes canadiens ¦ français.Après tout-\u2019\u2018l\u2019histoire de l\u2019année\" concernait bien assez les gens du Québec.Mais ça ne règle pas la question.L\u2019idéal serait que tous les journalistes puissent avoir accès au même moment aux mêmes informations, à une information à laquelle tous sans exception s\u2019intéressaient depuis au delà d'une semaine.Quand les journalistes dé-couvrent des nouvelles importantes.des \"scoops\", personne ne se plaint.Mais lorsqu\u2019au bureau du premier ministre, on décide de rendre semi-publique une information de la plus haute importance.aucun journaliste ne devrait en être privé, ni pour des raisons de politique, ce qui n'était sans doute pas le cas, ni pour d'autres raisons.double taxation *T\u2014 2/LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 21 AVRIL 1964 Les Etats-Unis poursuivront le survol de Cuba De notr« dernière édition d\u2019hier WASHINGTON, (AFP, UPI, PA) \u2014 Les Etats-Unis enten-dent poursuivre leurs vols rie reconnaissance au - dessus rie Cuba qui résultent de leur accord avec l'URSS en octobre 1962, a affirmé hier le secrétariat d\u2019Etat américain.\"Toute intervention de la part du gouvernement cubain contre ces vols de reconnaissance, ajoute-t-on, créerait une situation des plus dangereuses\u201d.Cet avertissement de Washington a été formulé au moment où circulent des rumeurs voulant que les dernières troupes sviétiques qui s'apprêteraient à quitter le sol cubain remettraient le contrôle de 24 missiles antiaériens au gouvernement cubain.DEMOCRATIE SUITE DE LA PAGE 1 régime de transition, la véritable signification réside surtout en ce ci que l'on semble être en voie de sortir d'une impasse politique et constitutionnelle dont les effets destructeurs se faisaient sentir à tous les ni/eaux.Il était devenu évident qu'Ottawa ne pouvait plus continuer à gouverner le pays tout en étant en état de guerre constant avec le Québec et certaines autres provinces.En outre la machine administrative fédérale se trouvait incapable de fonctionner efficacement dans un régime de centralisation excessive; elle avait besoin de consultations suivies ûvsc h; administration; provinciales.Probablement plus que tout autre facteur, c'est la confrontation du régime de rentes du Québec et du régime de pension du Canada qui a le plus contribué à faire ressortir les faiblesses de l'administration fédérale en qui la plupart des politiciens semblaient vouer une très grande confiance.L'ampleur des concessions fiscales que le gouvernement Pearson o consenties à l'en-semblo des provinces signifie qu'Ottawa devra procéder à une revision de son rôle dans la politique canadienne.Celte nécessité sera encore plus évidente lorsque l'on aura terminé les négociations en vue d'une formule de compensation fiscale pour les provinces qui préfèrent ne pas participer à tel ou tel programme conjoint.La fin de l'état actuel de crise et de tension aura également ses effets bienfaisants à Québec t elle procurera évidemment plus de fonds ou Trésor provincial et aidera à maintenir le train des réformes entreprises depuis 1960.Les luttes fédérales-provin-dales, telles que celles que vivons depuis plusieurs années, accaparent beaucoup d'énergie politique au Québec.Personne n'a encore calculé les pertes de temps occasionnées par ces luttes constitutionnelles stériles au conseil des ministres et au sein de l'administration provinciale, mais elles doivent être considérables.Quant aux électeurs, ils feraient mieux d'employer leur passion à autre chose qu'à prendre parti entre Québec et Ottawa.Les conflits i constitutionnels servent souvent à distraire l'opinion publique des sérieux problèmes intérieurs de la province, comme ce fut le cas sous le régime Duplessis.Le gouvernement Lesage a certes réalisé de grandes choses depuis I960, mais si l\u2019opinion publique avait été plus vigilante, nous n'aurions probablement pas connu des inepties comme le Code du travail; le patronage serait peut-être aussi mieux aboli qu'il ne l'est, et certains ml n i s t ères ressembleraient moins à ceux de la belle époque de Taschereau et Duplessis.(Tout droits réservés) SCOUT, TOUJOURS PRET ! Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.LOUIS ROBICHAUD, foulard au cou et chapeau sur la tète, esquisse un large scUrirc alors qu\u2019il fait le salut scout sous le regard amusé de son fils, JEAN-CLAUDE.Cette scène a été captée par le photographe hier au cours d\u2019une cérémonie où M.ROBICHAUD a été faii scout honoraire de la troupe St.Dunstan.M.Jodoin demande aux syndiqués de lutter pour l'unité du pays M.Claude Jodoin .président du Congrès du travail du Canada, a fait hier une violente sortie contre \"les idées séparatistes de politiciens insignifiants et de fanatiques à l\u2019esprit étroit\u201d.Parlant a l\u2019ouverture de l\u2019assemblée biennale de la centrale syndicale qui groupe 1,175,000 membres, M.Jodoin a demandé aux syndiqués canadiens de lutter pour préserver l\u2019unité du pays.\"Je n\u2019ai pas l\u2019intention de laisser les petits politiciens, les fanatiques à l\u2019esprit étroit saboter l\u2019avenir du Canada, a-t-il dit, il est temps que ceux qui croient en un Canada fort et uni parlent ouvertement.Ne nous laissons pas leurrer\".M.Jodoin a également parlé de la situation économique actuelle, de l\u2019automation, des législations sociales et ouvrières, et ries affaires internationales.Quelque 1600 délégués participent à ces assises qui ont débuté hier et se termineront vendredi après-midi.L* rôt» dti syndicats Le premier orateur du congrès, Mgr Paul Grégoire, évé-que auxiliaire de Montréal, a rappelé aux délégués une parole de Jean XXIII : \"Vous êtes des corps intermédiaires, a-t-il dit, situés à mi-chemin entre le public et le privé.Bien orientés, bien ordonnés, (vos) organismes favoriseront la promotion de l\u2019ouvrier.\" Mgr Grégoire, qui remplaçait S.Em.le cardinal Paul-Emile Léger, retenu à l\u2019hôpital par la maladie, a poursuivi en disant que les syndicats, comme corps intermédiaires, sont \"indispensables, car une voix isolée ne parvient pas à se faire entendre\", mais les travailleurs, par leurs syndicats, peuvent faire valoir leurs revendications.Mgr Grégoire a mis en garde les délégués contre le danger d\u2019appuyer leur action sur le désir exclusif, d\u2019un bien-être matériel plus grand.\"Votre aspiration à la promotion humaine, dit-il, doit reposer sur les impératifs de l\u2019ordre moral, pas seulement sur l\u2019intérêt matériel\u201d, L'Expo, facteur d'unité Le maire de Montréal, Me Jean Drapeau, a pris la parole immédiatement après l\u2019évêque auxiliaire de Montréal, pour souligner avec force l\u2019importance du rôle économique primordial joué par la métropole en faveur du pays tout entier, et il n affirmé en d\u2019autres mots que l\u2019Expo, A cause même de ses répercussions économiques est un important facteur d\u2019unité canadienne.Bien plus, il a affirmé que sans l\u2019Expo 67, Montréal, et par ricochet, le Canada, au- raient été menacés d\u2019une situation économique déplorable.Le maire Drapeau a invité tous les Canadiens, par la voix ries syndicats du CTC, à considérer l\u2019événement comme canadien, engageant le pays tout entier, et devant avoir des effets d\u2019un océan à l\u2019autre.Le milieu du travail organisé, a-t-il dit, est plus susceptible de comprendre cela.L\u2019Expo 67, a-t-il poursuivi, est un événement trop grand pour une seule ville, fût-elle la métropole, et pour un seul pays.C\u2019est .pourquoi tout le Canada doit s\u2019y intéresser, et c\u2019est aussi la raison pour laquelle les pays du monde entier sont invités à y apporter leur contribution.M.Drapeau a été chaudement applaudi par les quelque 1,500 délégués du congrès, venus de toutes les parties du Canada.ARMES-A SUITE DE LA PAGE 1 Le chef soviétique ajoutait que son gouvernement veut employer plus de matières fissiles à des fins pacifiques, dans les centrales atomiques, dans l\u2019industrie, l\u2019agriculture, en médecine, pour la réalisation d\u2019importants projets scientifiques et techniques, y compris la distillation de l\u2019eau de mer.Pas d'inspection Des porte-parole américains ont souligné qu\u2019il n\u2019y a pas eu de marchandage entre Johnson, Khrouchtchev et le premier ministre de Grande-Bretagne, sir Alec Douglas-Home.Aucune mesure d\u2019inspection n\u2019est prévue entre les trois puissances pour vérifier si les projets annoncés seront appliqués et les adversaires de ce genre de désarmement par \u2018\u2018exemple réciproque\u201d y voient une faiblesse.C\u2019est un commentaire qui a étç fréquemment entendu au Capitole.Mais les porte-parole de 1 administration soutiennent que la mesure ne compromet ni la sécurité des Etats-Unis ni sa supériorité dans la puissance nucléaire.Le président Johnson, explique-t-on, a pris cette décision parce que les Etats-Unis n ont plus besoin de produire les matériaux nucléaires au mêmn rythme que par le passé et il l\u2019aurait fait même si M.Khrouchtchev n\u2019avait pas décidé d\u2019en faire autant.M.Johnson aurait fait part de son intention au chef du Kremlin il y a cinq semaines.Mais la réponse fut lente à venir de Moscou.Le président manda alors l\u2019ambassadeur soviétique, M.Anatole Dobry-ninc, vendredi dernier et lui communiqua qu\u2019il annoncerait la décision américaine dès lundi.Durant la fin de* semaine, M.Johnson fut avisé -pie M.Khroucrtehev avait également l\u2019intention de procéder à une réduction de la production nucléaire.SPECIALISTE EN METALLURGIE APPLIQUEE Noir» client «il 1 la recherche d\u2019un métallurgiste ou d'un ingénieur en métallurgie, pouvant effectuer de» analyie» technique» et économique» de problème» d u»u-re rencontré» dan» l\u2019exploitation, le broyage, la concentration et le boulettage du minerai de fer.le candidat choiii aura pour rripontabilité l'organitation de programme» d'expérimentation et l\u2019étude de la diiponibilité et de la réilttance de nouveaux matériaux.Il agira également comme conteiller technique dan» la tolution de problème» de moindre Importance.L'étude de» métaux ferreux et non ferreux, de» plattique».du caoutchouc ain»l que d\u2019autre» matériaux, fera partie Intégrante du programme.Ce po»te eit une occation ineipérée d'allier une con-naiaaartee technique hautement ipécieliaée à de» analy »e» d'ordre économique, dan» la aolution de problème» pratique».Notre client offre un salaire fort alléchant.Discrétion et réponse assurées TECHNICAL SERVICE COUNCIL 1500, RUE STANLEY, MONTREAL 25, VI.9-8066 2 HOMEWOOD AVE., TORONTO 5, WA.5-3168 Depuis 1927, le umrvic9 de plocement ion» but lucratif pour ingénieurs, hommes de science ^ef admirt't\u2022 irateurt.\tf Un pas en avant En commentant la décision q.de Moscou, le président a déclaré qu\u2019il \u2019\u2019s\u2019agit là d\u2019un signe encourageant, d\u2019un pas en avant que nous accueillons avec l\u2019espoir que nous pourrons un jour vivre dans un monde où la menace de guerre cessera d\u2019exister.\u201d De son côté, M.Khrouchtchev a souligné dans sa déclaration que l\u2019URSS \"s\u2019efforce de saisir toute occasion de parvenir, dans Jes relations internationales, à une meilleure compréhension entre les Etats en ce qui concerne la nécessité d\u2019éviter une guerre nucléaire\u201d.A Washington, la réaction à la décision de l\u2019administration Johnson était partagée.Plusieurs démocrates se montraient toutefois prudents et, dans l\u2019ensemble, les républicains étaient sceptiques.Certains leaders du Congrès ont réclamé une vérification internationale de l\u2019application des mesures annoncées hier.A Londres.le premier ministre sir Alec Douglas-Home doit i faire aujourd'hui une riéclara-| tion aux Communes pour an-; nonccr une réduction équlva-I lente de Va production nuclcai-I re britannique.SATISFACTION SUITE DE LA PAGE 1 a-t-il dit, nous n\u2019aurons plus nu Canada deux ou trois régimes de rentes mais bien un seul.Un projet plus acceptable Pour M.Louis Robichaud, premier ministre du Nouveau-Brunswick, les changements apportés par Ottawa à son projet de caisse de retraite le \"rendent beaucoup plus acceptable\".\"Que le gouvernement fédéral ait consenti à accroître les abattements fiscaux et les paiements de péréquation me démontre d'une façon claire qu'Ottawa est bien décidé à sauvegarder la vie de la Confédération.\u201d Le premier ministre du Manitoba, M.Duff Roblin, est en vacance pour deux semaines mais avant de partir samedi dernier il a déclaré au cours d'une entrevue, rendue publique hier, que son gouvernement n'avait pas l'intention d'administrer le régime de rentes de retraite.N'ayant pas encore, à ce mo-ment-là, tous les détails de l\u2019accord, M.Roblin n'a pas dit s'il était oui ou non satisfait mais il a précisé que si notre pays devait se doter d'un régime de retraite, mieux valait que celui-ci fut de portée nationale.Le premier ministre Stanfield, de la Nouvelle-Ecosse, étant lui aussi en voyage, c'est le ministre des Finances, M.G.I.Smith, qui s'est chargé hier d\u2019exprimer le point de vue du gouvernement de cette province au sujet de l'accord fédéral-provincial.\"Nous accueillons avec satisfaction les modifications apportées au projet fédéral de régime de retraite\", a-t-il dit en faisant remarquer toutefois que celles-ci ne seraient une amélioration que dans la mesure où \"elles contribueraient à la mise en force d'un régime national\u201d.Enfin, de Terre-Neuve, le premier ministre Smallwood a affirmé \"qu'il était très heureux\u201d de l\u2019entente intervenue entre Ottawa et les provinces.\"Notre budget n'en sera pas affecté, cette année, a-t-il dit, mais pour les prochaines années, les sommes additionnelles seront les bienvenues.\" CHYPRE SUITE DE LA PAGE 1 nés de Chypre seront relevées au bout de six mois, comme ce fut le cas au Congo, ou au bout d'un an, comme en Egypte.Le Canada a déjà commencé à retirer ses troupes de la force des Nations unies stationnées au Congo dont la mission est censée expirer le 30 juin, après quatre ans de service.Le gouvernement s\u2019interrogeait au sujet du retrait de ces forces, invoquant la raison d\u2019économie, mais il s'encourage à la pensée qu'un rapprochement se dessine entre la Belgique et le Congo.La ligne de ravitaillement des Nations unies avec le Congo n\u2019existe plus et la décision concernant le retrait de la force des Nations unies ne pourrait que difficilement être renversée.Des signaleurs Les soldats canadiens au Congo, dont un grand nombre sont des signaleurs, sont graduellement retirés à mesure que les contingents nationaux auxquels ils étalent rattachés, sont rapatriés.Au plus fort de la mêlée, il y avait 300 soldats et 22 aviateurs canadiens au Congo.H n'y a plus maintenant que 230 soldats et quatre aviateurs.Les signaleurs canadiens seront probablement les derniers à partir.QUEBEC SUITE DE LA PAGE 1 Mais, pas une seule fois, au cours de sa conférence de presse, le premier ministre n'a fait allusion à une victoire qu\u2019il aurait remportée.Pourtant, le télégramme qu'il avait reçu vendredi de M.Lester B.Pearson confirmait une fois de plus ce que la mère du député de Québec-Ouest, Mme Xaveri Lesage, disait le soir de son élection le 22 juin 1960 : \u2022\u2014\"Jean est né sous une bonne étoile.\" Alors qu\u2019il y a quinze jours, toute la presse au Canada prédisait le naufrage de la Confédération canadienne e t que le Québec s\u2019insurgeait contre le manque de compréhension d'Ottawa.M.Jean Lesage pouvait s\u2019enorgueillir d'avoir obtenu, par sa ténacité, que le caractère particulier du Québec soit reconnu par le gouvernement fédéral.\u2014\t\"Désormais, a conclu le premier ministre avec confiance, le dialogue entre les Canadiens d'expression française et les Canadiens d'expression anglaise pourra être plus facile et plus fructueux.Grâce à ce dialogue et grâce à la compréhension que l'on aura les uns des autres, nous pourrons travailler ensemble à l'élaboration d\u2019une Confédération d\u2019un type nouveau ., .\u2019\u2019 M.Jean Lesage n\u2019a pas caché que l'insatisfaction générale à ia suite des pourparlers intergouvemementaux du commencement d'avril à Québec avait jeté, dans le pays, \u201cdes germes de division d\u2019une extrême gravité\u201d.\u2014\t\"On poussait le Québec à prendre des décisions justifiées par ses responsabilités, décisions dont, nous ne l\u2019ignorions pa$, les conséquences se seraient fait sentir pendant des années.Il n'y avait vraiment pas d\u2019autre issue.Il y allait de l\u2019avenir du Québec, et de la du Canada français\", a ajouté le premier ministre.\" Le télégramme de M.Lester B.Pearson a écarté le spectre de la double taxation: car sans l'attitude nouvelle du gouvernement fédéral, un \"intolérable déséquilibré\" entre les besoins des provinces et leurs ressources fiscales aurait subsisté, selon l\u2019expression de M.Lesage.Mais le Québec gagne sur tous les tableaux : En plus d\u2019obtenir une déductibilité plus forte pour l\u2019impôt sur le revenu des particuliers, de bénéficier d'une compensation fiscale à la place des prêts aux étudiants et les allocations scolaires fédérales, de voir son projet de régime de retraite partiellement adopté par Ottawa, le Québec va commencer d\u2019ici huit jours à négocier pour être en mesure de bénéficier, à partir du 1er janvier 1965, de son droit d option sur les programmes conjoints.Et, au point de vue fiscal, n est-il pas possible d'espérer d autres améliorations 7 -Certainement, a répondu Al.Jean Lesage à un journaliste.Cela se discutera aux réunions du comité spécial qui va cire chargé d\u2019étudier le problème des besoins provinciaux prioritaires.N\u2019oubliez pas que déjà $43,000,000, qui viennent d\u2019etre récupérés, sont noyés dans les déficits des commissions scolaires ! Le premier ministre a révélé que le tournant dans les négociations avec Ottawa remonte au 8 avril dernier.M.Claude Morin, sous-ministre des Affaires fédérales-provincinles, avait communiqué avec M.Tom Kent pour lui parler du régime universel de retraite ; M, Kent était aussitôt venu à Québec ; M.Lesage avait dirigé les pourparlers, et l\u2019on avait examiné toute la question fiscale ; les tractations s\u2019étaient poursuivies ensuite par téléphone.On sait le reste.Mais tout n\u2019est pas encore dit.\"Cn peut se demander par exemple, a fait observer M.Lesage, quel droit de priorité on peut reconnaître à l'éducation par rapport à la Défense nationale dans les circonstances actuelles.C\u2019est la première question qui vient à l'esprit.Il y en a bien d\u2019autres.\u201d Le chef du gouvernement québécois a fait un vif éloge du ministère des Affaires fédérales-provinciales, de son personnel et de scs collaborateurs.Les dossiers préparés par le ministère et les chiffres précis qui appuyaient le paidoyer du Québec, il y a trois semaines, ont grandement influé sur les dernières décisions d\u2019Ottawa, pen-se-t-il.La météo Lever du soleil t 4 h.51 Coucher du soleil t i h.41 MAXIMUM t S0 Bureau météoroloclque du Canada.DORVAL.(PC) \u2014 Régions do Montréal» Otawa «t Cantons de l'Est : nébulosité variable.Températures près de la normale.Vents légers.De l'est de 15 k 20 milles cet après-midi.Maximum à Montréal» Ottawa et Sherbroke 50.Aperçu pour demain : pluie.Frais.Réglons d'Abitibi» fontlâc-TImls* camlngue et Laurentides : ensoleillé.Nuageux tard l'après-midi.Vents légers.De l'est de 15 i 20 milles cet après-midi.Maximum à Val d'Or, Rouyn, Noranda.Témiscamin-gue et Ste-Agathe 50.Aperçu pour demain » neige et pluie.Frais.Réglons de Québec» Rlmouskl» Lsc St-Jean, Bale-Comeau» Caspé» Sept-llos et St-Maurke j ensoleillé.Températures près de la normale.Vents légers.Maximum à La Tuque.Chicoutimi.Québec 50; à Baie-Comeau.Rivière-du-Loup, MontOoli.Gaspé et Sept-lles 45.Aperçu pour demain t pluie ou nelee.Frais.Elizabeth fête ses 38 ans aujourd'hui LONDRES.(UPI, PA) - La reine Elizabeth fête aujourd\u2019hui son 38e anniversaire de naissance.Elle passera calmement la journée en compagnie de son mari, le prince Philip, et de ses quatre enfants, au château de Windsor.Une amie intime de la reine a révélé que celle-ci aimerait avoir un cinquième enfant.Bien que les drapeaux flottent à tous les mâts aujourd\u2019hui en Grande-Bretagne, les Britanniques ne fêtent pas leur reine le jour même de son anniversaire.La célébration de ce jour est reportée en juin alors que la température es) généralement plus propice aux festivités.Un multimillionnaire canadien défend l'apartheid sud-africain Arc français (French Arch)\u2014 Arc en brique, plat sur le dessus et cn dessous, construit de briques ordinaires non ouvrées cn forme de claveau mais posées de manière à être en pente vers l\u2019extérieur à compter du milieu de l\u2019arc.->- TORONTO.(PC) - L\u2019industriel multi-millionnaire Garfield Weston, président du conseil d\u2019administration de \"George Weston Limited\u201d et de \"Weston Bakeries Limited\", a déclaré hier à Toronto qu\u2019il était abso-ment ridicule de vouloir accorder le droit de vote aux Noirs d\u2019Afrique.M.Weston, dont les usines embauchent 6,000 hommes en Afrique du sud.défendait la politique d\u2019apartheid sud-africaine à l\u2019Assemblée annuelle de \"George Weston Limited\u201d, Il a affirmé que l\u2019Afrique du sud n\u2019avait jamais été un pays de couleur (\"black country\").Il faut préciser les choses, a-t-il dit.Et d\u2019ajouter : \"Il est ridicule d\u2019essayer d\u2019obliger, par le moyen des Nations unies, le gouvernement sud-africain à accorder le droit de vote à des millions de gens de couleur dont les moeurs ne sont pas les nôtres et qui ne possèdent aucune notion de morale chrétienne.\" Le riche industriel, qui revient d\u2019un voyage de trois mois en Afrique du sud.a déclaré que le mot \"apartheid\" signifiait seulement que \"vous isolez les Noirs dans leurs propres districts\u201d.La compagnie \"Weston Limited\u201d a révélé, au cours de son congrès annuel, qu\u2019elle avait connu le chiffre d\u2019affaires le plus élevé de son histoire pour un trimestre, après que les profits réalisés cn 1963 eurent connu une augmentation de près de $1,500,000.M.Weston, qui en plus de \"Weston Limited\u201d, dirige les destinées d\u2019un nombre considérables de compagnies, telles que \u201c Somerville Limited \", \"Eddy Paper Company Limited\u201d, \"Sidney Roofing and Paper Co.Limited\", etc., a affirmé, au cours de son allocution, que ia politique d\u2019habita- tion du gouvernement sud-africain pour les Noirs était aussi bonne que celle du gouverne- .ment britannique, et \"croyez-moi, a-t-il ajouté, tout petit Noir ou toute maman noire peut faire appel au gouvernement pour la solution de n\u2019importe quel problème social\".M.Weston a dit que le gouvernement d\u2019Afrique du sud avait relevé le niveau de vie de la population africaine de 596 par année et il a pressé les Canadiens d\u2019aller vérifier sur place si ses propos étaient exagérés.\"Dans notre compagnie, a .enfin déclaré M.Weston, nous employons des garçons blancs, des garçons bantous et des garçons de la tribu Basuto, qui tous travaillent ensemble, et jamais je n\u2019ai vu un air maussade sur aucun de leurs PHARMACIES Professionnelles SARRAZIN & CHOQUETTE Prop IUC C MOQUE TT I Do
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