Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1965-10-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" tmsmst m&MxSliW I *\t% mmm iütffi , mm \u2022\u2022 mm ËfMiïW .s ( I III III II mm wmmm sÉftilf :\u2018:A im; ItSSlIllf WAtej;d>?;vrV -V; \u2022 \u2022 ¦ i» * BmsâM j'&^îr^ï.Ssi «vCîjUV *T- v\u2019*1 ÉÉBS'îx&i ¦sas»»?ÉÉlii >v>>- 0k*& SSSgg vv w.¦ f^î\u2018 \u2022\u2019 *- * wmM.(>*( à nos directeurs t; troupes\u2014ces Argus ,eu quête du chef-d'oeuvre, \u2014 afin pi\u2019ils se penchent sur ce texte le monsieur Poquelin, si co n\u2019est J.qi fait.Monsieur P * que-lui -a eu h nujturge à pren-h * n n la m un et j meltr * eu s-lle Je a mi .e, eu particulier, au TNM, Celte entreprise th-IJ-irai: iispose des talents et dei moyens pour faire rendre à l'auteur lo \"l'Avare\" les grandes et dation s comiques dont Je 11 crois capable.En jouant monsieur Poquelin, le TNM pourrait, du même coup faire justice do cette fausse accusation qu'on lut a faite Je toujours i» rabattra sur Molière.LA PRESSE, MONTREAL, AA MELT là OCTOBRE 1965 3 mmm U 'J&k Poésie et symbole\", de Paul Wyczynski g'|l r.-ml Wyczynski, directeur du Centre de Recherches de littérature eanadienne-française de l'Université d'Ottawa, fait une assez curieuse figure dans nus lettres.Polonais de naissance, Il a fait des études universitaires à Lille avant d'arriver à Ottawa, où il a entrepris l'étude de la littérature eanadienne-française avec une passion d'érudition, un souci du petit détail exact (jui ont peu de précédents dans notre pays.On lui doit un gros ouvrage sur les sources et l\u2019originalité de l'oeuvre de Nelligan, auquel on peut reconnoitre une certaine autorité sans souscrire aux rapprochements un peu farfelus qui l\u2019encom-lnont.Il a également donné quelques articles, notamment aux \"Archives des lettres canadienne s \u201d, qui sont publiées sous sa direction.On y découvre beaucoup de renseignements à peu pi cs Inédits, mais aussi des absences inexplicables, des î aies de l'érudition, et surtout, dans certains cas, une confusion intellectuelle assez inquiétante.M.Wyczynski, sans doute, a beaucoup lu, beaucoup cherché.Il lit plusieurs langues, et peut élayer ses thèses par des exemples puisés dans dis littératures qui nous sont à peu près inconnues.Ce sont ses thèses elles-mêmes qui parais-icnt fragiles, bâtie à coups d\u2019emprunts littéraires et philosophiques q'ni ne sont pas toujours bit n assimilés.Son dernier livre.\"Poésie et symbole\" (1), ruai que à cet égard un progrès très net par rap-j orl à ses études précédentes.Mais il s\u2019y trouve encore de redoutables confusions.M.Wyczynski fuit, par exemple, dans l'introduction: \"Les Irais études au coeur du volume font voir dans quelle mesure la poésie eanadienne-française appai lient à l'art symboliste : Nelligan, Saint-Denys Carneau el Anne Héborl retiennent notre attention en raison de leurs expériences humai-rus cl de leur art original qui ne le cède guère :.r la véritable signification ne tous les états de vie ?Ne serait-ce pas l'indice t'a.ce qu'on a trop longtemps c< n-sidéré, les unes à part des a ¦ très, les différentes vocations Kn réalité, toutes sont eoinpn mentaircs et chacune révole mieux son originalité lorsqu'on l'examine en relation avec à -antres.ont l'habitude de faire leur semblable.Les chefs d'Klat grosse pelote durant l'exercice de leurs fonctions.Le lecteur perspicace aura déjà deviné qu'il sera question de remplacer la quille du bateau, le \"Sandford\u201d, par une quille faite des lingots fondus du trésor du Duce.Avec une progression toujours ascendante, une vie que relève le caractère opposé des trois principaux personnages, un mélange d'imagination originale et d'observation minutieuse des milieux évoqués, de ITtalic où se trouve le tré toi- enfoui.Hollaran, le héros, fait en Afrique la connaissance de deux anciens combattants de la guerre d'Italie.Ces deux êtres, In brute Coertze qui se transformera en honnête homme, et le lâche Walker qui se révélera un assassin, ces aventuriers confieront leur secret à l\u2019armateur.H s'agit ni plus ni moins d'un trésor en lingots d'or et en bijoux ayant appartenu à Mussolini.Toute vie, à des rythmes < i sous des formes différentes, » appelée, tôt ou tard, à opte pour les mêmes valeurs.la s plus profondes découvertes humaines et chrétiennes ne sont !e monopie d'aucun état de vie: tous nous sommes appelés, dans le cadre de notre état, à entrer en communion ne vie avec le Seigneur.Le point de départ est vrai- (1) Robert Laffont 4/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 OCTOBRE 1965 - ïv ¦£ a»téMamWi - \u2022'S MWj ,>/\u2022- y*-( parutions feto l.: M1 (MM M «m * *»* * ikmCm : \u2022\t* m >irt «*< wâsm ÆWmMi m*' D\u2019AMERIQUE INC ¦\t«V,1 !» mmmm formes conventionnelles.Aussi Içs Inventions ne manquent pas, depuis d\u2019étranges jeux de mobiles, de lumières, d\u2019ombres, de boules même, Jusqu\u2019aux dernières recherchés en Op et cr* Pop, en passant par les objets les plus abracadabrants.C'est le côté divertissement de la confrontation.Mais ce qui frappe plus profondément, c\u2019est le sérieux do l\u2019exposition.On sent uno volonté do no pas s'enfermer dans l\u2019abstraction, de s\u2019ouvrir à la réalité du monde, et le témoignage porté sur notre temps est généralement angoissant.Le style le plus courant est un néoexpressionnisme qui retient peu de l\u2019informel ou du figuratif an-Richürd Gorman.Une gravuro cienne manière, de Tib Beament.Une sculpturo ,,.\t.\t.,\t.d\u2019Yves Trudeau.\tL lnspiratlon eL lcs, Préocc\u201c- pations sont sensiblement diffé-Les huiles de Janine Gania- \u201e\u201e\u201e.che-Paquet, \"Répercussion\u201d et e\"te8 d*ns,leS P\u201cys la Clv1\u2019 \u2018\u2018Matin\u2019\u2019, sont d\u2019honnêtes gam- satlPn n>V'ÜV* EN COULEURS CANADIENI 1204 \u2022 »?, 5U-Cclhtrin« CANADIEN ¦T^Vy\u2019 M&wâ fm&Mt 3ggjj| COMPLEMENT DE PROGRAMME UNE FE/W/V1E A ABATTRE Bibi Andersson tourne son premier film.aux Etats-Unis L 'ALLURE est en mime diens en tant que femme nu fils temps jeune et posée, le km- du chef, lire est amusé et légèrement \"C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une fem-naïquols et les yeux francs et me qui a vécu dans les deux espiègles.Elle écoute poliment camps, qui connaît les deux,\u2019\u2019 les questions et répond avec la dit-elle.\"Je suis d'ailleurs ir.candeur calculée ' qjtl, aŸa'nt tout peut-être, i carattérlseLUa femme sc\u2019àqdinave modç'rjtç.Bibi Andersson que le carton^ d'invitation présente comnid\u201d!!'1* ferrune de huit films d'Ingmar Birgmnn,\" en est à sa première épreuve hollywoodienne : la conférence de presse, qui tient autant de la visite des parents à l'école maternelle ?que du repas #»> uves.ptto v ist arrivée la Vcifie de StocK-\\L holm, après avoli'-termiii^ï^ f deinier Bergman, \"Personal\u201d\u201d' cl doit commencer Incessamment le tournage de son premier film américain.Quelques méticuleux du corps journalistique veulent d'abord être sûrs qu'on ne les a pas eus.Elle avoue : elle est déjà venue k Hollywood, mais \"Duel at Diablo,\u201d- dans lequel elle Jouera aux côtés do Sidney Poltier et de James Gainer, est son premier film américain, les projets antérieurs n\u2019ayant pas abouti.Ensuite ce sont les questions dis correspondants qui ont bénin de citations et qui demandent ce qu'elle pense des rôles érotiques de sa carrière.\"Vous favey, je n\u2019étais pas dans 'Le Silence,' \" précise-t-elle habilement.B faut \u2022 pourtant' bien qu'elle y f asse, car dans ce premier film américain elle tient un rôle de femme av ec un F majuscule, tans pour autant être la vedette rie l'histoire.Sous la direction de Ralph Nelson, cinéaste d'origine suédoise déjà associé avec Sidney Portier pour \"Lilies of ibe Field,\" Mlle Andersson joue h rôle d'une épouse de clierni-rul capturée par.les Âpaches et forcée de vivre parmi let ln- «eula femme de ce drame qui se pa$5£ en 1880.et doit-le sujet principal est la contribution noir*, à la colonisation dt rtifiest.\" Pour amorcer d'avance les Questions chauvinlstes, le producteur Fred Engel, qui se SAINT-PENIS et Bijou 1594, ST-DENIS VI.2-3171 1030, PAPINEAU 524-19 83 si » d'aujourd'hui Pour la jeunesse Pour la jeunesse d'hier ® i *1\t¦ les deux violents Aussi A L\u2019AFFICHE Cinémas cope en couleurs SUITE EN PAGE 21 >\t!*\u2019 M -jv^t £95^ - Ce film ne sera monlM i-.-tmmmrntm Tî IL H'Y A PAS BUE FEMME AU MONDE OUI M\u2019AIT RÊVÉ D\u2019ÊTRE ANGÉLIQUE IL H'Y A PAS UH HOMME AB MORDE OBI N\u2019AIT REVE D\u2019ANGÉUQBE MICHELE MERCIER ROBERT HOSSEIN liant ANGELIQUE 12.00 3.20 6.35 10.00 S > f \u2019''-V* ' ÜÊliSs \"Bonjour ! Je reviens du Japon : cinq mois d'une étrange solitude! \u2014 Micheline Beauchemin SUITE DE LA PAGE J trios navales.Tout une année, à patienter, .le voulais aller eu Europe.Et je suis partie, en 1952.Et j'y suis restée, cinq ans.C\u2019e fut la \u201cGrande Chaumière\u201d, le dessin avec Zadkine, l\u2019étude du vitrail, j\u2019aimais eut ait, à Chartres.Et puis j\u2019ai voyagé un peu partout.Espagne, Italie, Afrique.En Grèce, je suis restée six mois.J'y ai fait de la broderie, comme tout le monde.C\u2019était comme une vogue.Là, j\u2019ai pris mon vrai virus !\u201d Elle revient, elle a une petite chambre rue Sl-Mathieu.Enfin, en \u201859, elle obtient une bourse du Conseil des arts et elle peut emménager rue Ste-Eamille dans un atelier normal.\u201cIl faut de l\u2019aide, me dit-elle, ces recherches auprès des manufacturiers, cela coûte très cher, les expériences, ça ne rapportent pas tout de suite.\u201d Là-bas, Micheline Beauche-miu étonne tes tisserands japonais qui sont plus tradiliouua-listea.Elle veut tisser avec do l'aorylite, du verre, de l\u2019aluminium ! \u201cUn tisserand d\u2019aujourd\u2019hui fait toujours du tissage même s'il n'utilise plus la laine ! souligne-t-elle avec raison.On est un peu.stupéfait mais ou accepte la jeune avant-gardiste du Québec, on l\u2019aide, ou lui trouve des échantillons.pas de métiers spéciaux pour ces ouvrages uniques.Les métiers ne font que fil) pouces.Là-bas, il y a des métiers pour exécuter jusqu'à 40 pieds, sans couture.Et Micheline Beauchemin est d'une curiosité insatiable.Elle a réalisé des pièces avec un relief de huit pouces ! Nous sommes proches du bas-relief, de la sculpture véritable.Et pourquoi pas des tissus sculptés, pourquoi pas une architecture de textiles, une sculpture de tissus ?Les rêves, les délires surréalistes vont donc tous se réaliser peu à peu, bientôt.\"Rien n\u2019est impossible, J\u2019ai discuté, là-bas, avec des techniciens spécialisés, avec des scientistes, tout est possible, alors quand je vois, ici, le, premier venu qui dit, en hochant la tête : \u201cC\u2019est pas possible ! \" C'est faux.S'agit de trouver du temps, de la collaboration, ça c'est important et les moyens aussi ! \u201cAux Beaux-Arts, dans mon temps, nous ne recevions pas la formation voulue.Ça change\u201d.Je lui pose la question : être femme, ça aide ou ça nuit Y \"Au début, c\u2019est plus difficile.Ou sourit.Il y a encore des réserves mais ça va mieux.Et on est.plus gentil avec une femme, une fois l'incrédulité surmontée.\" James Bond, les films de cowboy, au moins il y a de l\u2019action, A la recherche du temps japonais I \u201cTu vois, c'est épatant, l,e \u2022 \u201cgars dans ces films qui le codpe une cigarette en deux à un mille de distance.\u201d U Elle rit en posant sa main devant sa bouche.Nous parlons des anciens films, des séries, de \u201cL\u2019homme invisible.\u201d Elle aime toutes les musiques : classique, jazz moderne : \u201cMais je ne tombe pas à genoux devant le bruit.\u201d Et le théâtre Y \u2014 Au théâtre, c\u2019est différent, ça n'est pas le \u201clieu\u201d pour l\u2019action.Ionesco oui.Beckett, je sais plus.Au fond, je crois que j\u2019aime ce que je ferais si j'en faisais.Eu ce temps-ci, elle lit du Bertrand Russell : \u201cMais au Japon, j'ai lu tout sur leur théâtre et j\u2019en ai vu.C\u2019est bizarre, il n'y a pas de frontières pour eux, au théâtre.Ils meurent et puis ils réapparaissent ! Ils se changent en n\u2019importe quoi,- ils sont des lunes, des oiseaux.Aucune convention.Pas do logique et le temps est aboli.On se retrouve dix ans plus tard, on parle de l\u2019ombre d'un arbre, et il descend des porteuses, un arbre ! On veut s'asseoir et une chaise est mise au même moment.Y a jamais une chaise vide au théâtre japonais, pas de mobilier Inutile.\" Je lui parle des sources d\u2019influence, du l'actualité, de l\u2019engagement : \u201cNon, J\u2019ai toujours tout tiré de moi-même.Ais-jo tort de continuer ainsi ?Je no sais pas.J\u2019ai des échanges, des amis.Il y a surtout les oeuvres d\u2019art.Les livres, la musique, le théâtre pour influencer un créateur.Tiens, mêrqe si lu connais tel musicien depuis très longtemps, un mur- 'V.Djns le sella do dessin .\u2019es ateliers Kawashima I\t' ALan-A-Ja\" lui expédie des échantillons.\u201cLes Japonais sont gentils et très généreux.Je coupais certaines habitudes, lâ-has, les tisserands de la grande salle ne vont pas dans la salle des dessinateurs.Je passais partout, j'allais aux laboratoires, chez les teinturiers, -\u2019éfjit merveilleux pour moi.II\tfallait, liicii sûr, enlever ses souliers, savoir saluer, etc.On conserve toutes ces vieilles laçons et c'est bien.Nous avions toin des uniformes bleus, à la \u201cpause-thé\" on jouait avec des pièces pyrotechniques, c\u2019est très beau, ('es feux d\u2019artifice sont emballés dans de joyeux papiers de couleurs.Une vio formidable.Il n'y avait que la barrière des langues.C\u2019est dommage.\" \u2014 Et ici ?\u2014 Ici, c\u2019est différent.Il y a la production, peu da recherche, tes manufactures n\u2019ont Kilo me parle de son grand tapis mural crocheté à l\u2019église St-Jean-Vianney.\u201cUne grande partie de mes \"choses\" sont faites \u201cau crochet\".C'est mie vieille manière de faire, qui date de plus loin encore que l'Egypte ancienne.C\u2019est une technique qui permet d'allier tous les matériaux.Je songe aux matières plastiques, ça n\u2019est pas péjoratif le plastique, il y aurait une façon de s\u2019en servir.On pourra eu tirer des merveilles, un jour.\" Au ciné m a, Micheline-la-curieuse aima que l'on se servo da tonies les possibilités do l\u2019appareil.Son film : \u201cLe Baron du Crac\".Cocteau Y Non, c'est un peu malsain, morbide.Tu sais, j\u2019aime pas \u201cla nouvelle vague\", la genre de \u201cLa Natte\u2019\u2019, la chronique de la via quotidienne.Je préféra ù ce3 films réalistes \u201cGoldfinger\u201d, tous le* ceau de sa musique va soudain te le rendre d\u2019une intimité in-surpassable.L\u2019oeuvre est un ami sûr.Je ne suis pas intéressée à connaître Russell, à la rencontrer, je le lis.Et 11 y a toii3 ceux qui sont morts qui vivent, je lis le \"Journal\u201d Je Camus.C'est formidable.Il parie.On obtient par les oeuvres ce qu\u2019il y a de plus précieux chez les êtres.Je peux communiquer avec un poète chinois et ceci à des milliers d\u2019années de distance.C\u2019est merveilleux.Tu vois, c\u2019est ta plus grande richesse de l\u2019Iiom-m>\\ pouvoir lire, pouvoir écrire\".Cette jeune femme devient grave et me dit : \"Je sais bien, ii faut les bonnes circonstances.Pour être disponible à toutes ces merveilles de la culture, il ne tout pas être dans la misère, faut vivre dan* de bonnes conditions.\" profond que les mot*.Un vieux tisserand et mol, nous nous sommes compris.Nous avons travaillé ensemble, sans un mot.Nous avions le même métier, tu comprends, ça aide I Et puis, on découvre qu\u2019on parle trop, que les mots sont gaspillés, vains.\u201d Il se fait tard, hélas, et elle doit continuer ce travail pour le hall du \"Star\u201d.Son oeuvre sera posée près de la murale de Mousseau et de la sculpture de Gord Smith et il y a l'atelier à trouver: \u201cAinsi en voyageant, loin, on découvre que l\u2019art est vraiment un langage universel.Voyager folie a aussi séjourné au Mexique, vrai tisserand-globe trotter) non, c\u2019est pas toujours facile, par toujours agréable.On devient comme, comment dire, poreux Y Oui, on enregistre tout et plus fortement, chaque contact, chaque geste prend de l'Importance, Alors, tu vola, on redevient plus vivant, plus attentif à la moindre manifestation da la vie et ça n'a pas de prix.\u201d Notre photographe a fait son travail et Je regarde s\u2019éloigner une Jeune femme, une artiste d\u2019ici, attentive à tout, curieuse de toute réalité mais distraite d\u2019une autre réalité.Ella nie disait: \u201cOn me dit ceci, cela, on m\u2019annonce tel changement, telle nouveauté apportée à In via courante et Je me dis: que d'agitation, que d'agitation!\u201d.C\u2019est que la petite filla mystique du couvent des soeurs a retrouvé sa ferveur d\u2019antan citez ses amis du pays du soleil levant 1 Claude Jasmin photo Michel Gravel.LA PHESSK \"J\u2019ai découvert un autre niveau de communication.Plus profond que las mots .\" Et elle ma parle des petits ennuis quotidiens \u2014 \u201cse chercher un local\u201d \u2014 les soucis de vivre dans la ville avec les autres.\u201cAu Japon, au début de mon séjour, ce fut terrible.On n'imagino pas.On crois que c\u2019est merveilleux de voyager, de s\u2019exiler à l\u2019étranger.C\u2019est exotique mais quand tu no peux pas même téléphoner, à l\u2019épicerie \u2014 est-ce bien une épicerie \u2014 tu cherches du savon, tu ne sais pas.tu ne peux plus trouver comme ici par l\u2019étiquette, tu te sens perdue, sais-tu ?Une fois, je croyais prendre du Lite sur une tablette, c\u2019était, je ne sais plus, une sorte de nouille.Est-ce une boîte de poisson ?Non, c\u2019est des épices quand tu ouvres la boite à la maison ! Il te faut un interprète.Et cela empêche la vraie communication.\u201d \u201cMais j'ai découvert un autre niveau do communication.Plus C'EST UH GENRE DE FILM POUR ADULTES.J AVEC UH ACCENT ADOLESCENT TOMMY 8188 joor Mctatâ ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL présente Opéra en quatre actes do VERDI nu pupitre: ZUBIN MEHTA WILFRID PELLETIER / 29 AIDA: VIRGINIA ZEANI RAOAMESi JOHN VICKERS RICHARD CASSILY / 21-23-31 AainerlSi LILI CHOOKASIAN Amonasro: VICTOR BRAUN \u2022 Le rôti YOLANO GUÉRARD \u2018 ' La Messagen GEORGES FORGET Ramphisi JOSEPH ROULEAU THOMAS PAUL 11-18 TROUPE DES GRANDS BALLETS CANADIENS Mise en scène: Irving Guttman Chorégraphie: Anton Dolln Choeur do l\u2019OSM Direction: Marcel Laurencella 24/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 0CT03RE 1965 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.