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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-05-05, Collections de BAnQ.

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Le premier ministre de l’Ontario invite les provinces récalcitrantes à ratifier les accords de Meech au nom de l’intelligence et du sens des responsabilités, écrit Paul-André Comeau.Page A - 6 Idées Un spécialiste des relations de travail s’interroge sur le rôle et les fonctions de la convention collective de demain.Page A - 7 Georges-Hébert Germain L’ombre de Lafleur Le lancement de L'ombre et la lumière, la biographie de Guy Lafleur écrite par Georges-Hébert Germain, a créé cette semaine une secousse rarement égalée au Québec.Guy Ferland a rencontré le biographe et le sujet, Georges-Hébert Germain et Guy Lafleur.Page D -1.Délire Dali Montres molles, girafes en flammes et Vénus à tiroirs : Dali n'est pas seulement un virtuoses de l’illustration de fantasmes.Cent-trente-cinq de ses toiles sont exposées au Musée des beaux-arts de Montréal.Claire Gravel nous en parle.Page C-1 Pascau à CKVL L'animateur d'affaires publiques Pierre Pascau quitte la station CKAC et le réseau Télémédia pour CKVL, une rivale de la bande AM.M.Pascau fera l’émission matinale quotidienne, entre 6 h et 9 h, à compter du mois de juin.Page A - 3 Pierre Pagé chez les Nordiques Il incombera à Pierre Pagé, un Québécois âgé de 42 ans, de relancer les Nordiques vers les sommets de la LNH.L'annonce de son embauche comme directeur général a été faite, hier après-midi, par le président et co-propriétaire de l'équipe, Me Marcel Aubut.Page B -10 Le PQ jubile Le Parti québécois se réjouit du sondage Sorécom qui lui accorde 44 % des intentions de vote des Québécois, soit 3 % de plus que les libéraux.Le premier ministre Bourassa conteste la validité du sondage.Page A - 2 Avocats en grève L'ensemble des avocats criminalistes et des avocats de la Chambre de la Jeunesse de Montréal seront en grève générale à partir de lundi, pour protester contre le gel des honoraires versés par le gouvernement du Québec pour payer les causes d’aide juridique.Page A - 3 Le PQ courtise des députés conservateurs Landry confirme que son parti veut former une aile souverainiste à Ottawa DES TRACTATIONS secrètes entre des dirigeants du Parti québécois et i’aile nationaliste du caucus conservateur du Québec à Ottawa se poursuivent depuis des mois, afin d’en venir à la formation d’un groupe de députés souverainistes à la Chambre des communes.« On se parle dans le plus grand respect et on leur dit ce qu’on pense qu’ils pourraient faire d’utile pour le Québec et le Canada », a révélé hier le vice-président du PQ, Bernard Landry, au cours d’une entrevue au DEVOIR.Ces pourparlers informels qui prennent le plus souvent la forme de petits déjeuners, tantôt à Montréal, tantôt à Ottawa ou dans un comté, visent à convaincre les députés conservateurs que le rejet de l’entente du lac Meech par le Canada anglais incite à l’abandon de leur carrière politique, de rester pour faire la promotion de la souveraineté au sein même du sanctuaire du fédéralisme canadien.« Ce que je souhaiterais, précise Bernard Landry, c’est qu’au lieu de quitter Ottawa, ils y restent jusqu’à la fin de leur mandat, en formant un courant partisan distinct du Parti conservateur tout en le soutenant, un courant souverainiste qui s’efforcerait d’illustrer que la souveraineté est la meilleure solution pour le Québec et pour le Canada ».De ces rencontres que lui et d'autres personnalités du PQ ont eu ces derniers mois, M.Landry conserve l’impression et la conviction qu’elles ont suscité un vif intérêt auprès des députés conservateurs.« Comme hypothèse de discussions, l’accueil a été favorable.Pour la suite, c’est en leur âme et conscience qu’ils décideront.Ce n’est pas un petit geste, c’est un grand geste empreint de noblesse.Ils seraient investis de la lourde mission, non négligeable, d'assurer une transition harmonieuse du régime fédéral vers la souveraineté.J’espère uu'ils en auront le courage et la générosité.» Ce projet de former une aile souverainiste à Ottawa est apparu em- ballant à la plupart des députés conservateurs approchés et en tiraille d'autres, explique Bernard Landry, qui a constaté chez eux un grand respect pour leur chef oui les a fait élire.« M.Mulroney mérite leur respect ne fusse que pour avoir promis a Sept-îlesde réintégrer le Québec dans l’honneur et l’entousiasme.Ils se demandent comment concilier leur fidélité québécoise à un minimum de loyauté envers leur chef.Et plusieurs d'entre eux se trouvent dans une situation déchirante ».Voir page A-8 : PQ Jean Chrétien ne négociera jamais la souveraineté ital Hébert de notre bureau d'Ottawa M ÊM E STL conçoit que l’indépendance du Québec soit de nouveau dans l’air, Jean Chrétien affirme que, comme éventuel premier ministre, il ne participerait pas à la négociation d’un statut souverain pour le Québec.Il prévoit également que, dans l’éventualité d’un échec du lac Meech, la majorité des québécois sera « enchantée » de s’entendre d’une manière ou d’une autre avec le Canada anglais, laissant entendre qu’elle incitera le gouvernement du Québec à revenir à la table de négociations.Dans une entrevue diffusée par l’émission The Journal, au réseau anglais de Radio-Canada, une des pre- mières qu'il a accordée depuis le début de sa campagne au leadership, l’aspirant libéral commence à lever le voile sur ses intentions au-delà du 23 juin prochain.Une entrevue qui révèle que s’il devient chef du parti libéral, Jean Chrétien continuera de se camper dans le rôle d’homme fort du Canada qui l’a si bien servi au cours de sa campagne au leadership.Un rôle qui lui permet de fournir un contraste clair par rapport à Brian Mulroney, auquel il reproche, comme plusieurs au Canada anglais, d'avoir abandonné sa responsabilité de champion du Canada au Québec.« Je ne négocierai pas la souveraineté du Québec, je la combattrai », lance-t-il d’emblée.La séparation du Québec est une « possibilité », admet-Volr page A-8 : Chrétien Peterson exhorte les récalcitrants à ratifier Meech Bffntal Hébert —;-de notre bureau d'Ottawa L’ONTARIO ne s’engagera pas sans le Québec sur la voie d’une résolution d’accompagnement à l’accord du lac Meech.C’est le sens du message que David Peterson est venu livrer per-sonellement au comité spécial sur la Constitution devenant ainsi le premier premier ministre ontarien de l’histoire à se présenter devant une commission parlementaire fédérale.Queen’s Park, a expliqué David Peterson, serait disposé à étudier et même à adopter une série de nouveaux amendements à la Constitu- tion avant le 23 juin prochain, mais seulement si une telle démarche avait l’appui unanime des autres provinces.« C’est très important que le Québec ne soit pas isolé », a promis le premier ministre de l’Ontario aux députés conservateurs québécois du comité qui le remerciaient pour la fermeté de son appui au lac Meech.« Aucune province ne devrait se retrouver isolée », précise-t-iL David Peterson a également fermé la porte à tout prolongement des délais prévus pour la ratification de l’accord.« Il y a toutes sortes de trucs pour le faire, s’exclame-t-il, Voir page A-8 : Peterson a.x?PHOTO PC Norsk Hydro inaugure son usine de Bécancour Convaincus d'avoir doté Bécancour de la meilleure usine de magnésium au monde, les dirigeants de Norks Hydro ont présenté leur joyau au public et aux médias, hier, en laissant entendre que l’usine va s’agrandir au cours des prochaines années.Le premier ministre Bourassa et le président de Norsk Hydro, Torvild Aakvaag, en ont profité pour mettre à l’épreuve un échantillon de la marchandise telle qu’elle sera fabriquée à l’usine de Bécancour.Voir page B -1 L’hôpital Louis-H.Lafontaine en tutelle DEPUIS 15 heures hier l’hôpital Louis-H.Lafontaine est placé en tutelle par le ministre de la Santé et des Services sociaux, parce que le conseil d’administration refusait d’appliquer l’ensemble des recommendations annoncées au début d’avril pour régler les problèmes de cet hôpital psychiatrique.Le ministre Marc-Yvan Côté a nommé hier comme fondé de pouvoir M.Réjean Cantin, président de la Régie de l’Assurance maladie du Québec, qui a déjà occupé les postes de directeur général de l’hôpital Robert-Giffard et de sous-ministre au ministère.Le 6 avril dernier, le ministère avait annoncé une restructuration en profondeur de l’institution.L’hôpital doit être scindé en trois corporations distinctes : l’une s’occupant des malades âgés chroniques (le Centre d’accueil Gouin-Rosemont), l’autre du programme de réadaptation en déficience intellectuelle (le Centre d’accueil Charleroi), et Louis-H Lafontaine, qui conserve sa vocation de lits de courte et de longue durée pour malades psychiatriques.La réforme prévoit que l’entité Louis-H.Lafontaine devrait passer de 1200 patients psychiatriques à 350 d’ici dix ans.Voir page A-8 : Tutelle N.La CSN s’apprête à redéfinir sa vision du combat syndical 2 000 délégués participent au 55e congrès de la centrale « Boileau « C’EST CERTAINEMENT un congrès majeur, tant au niveau des orientations, des choix à la direction que de la cohésion du mouvement.» Monique Simard ne pouvait mieux définir le 55e congrès de la CSN qui s’ouvre aujourd’hui à Montréal et qui rassemblera pendant une semaine plus de 2000 délégués de la centrale.À l’ordre du jour : la vision même du combat syndical pour les années 90.Il y sera donc question d’emploi, de co gestion, de formation professionnelle, d’indépendance du Québec, du pluralisme ethnique de la so- ciété ., sur fond de changements possibles à la direction de la centrale, tous les postes de l’exécutif, sauf celui du président Gérald La-rose, ayant été mis en jeu.En début de semaine, l’ancien président de la Fédération des affaires sociales, M.Yves Lessard, a fait connaître ses intentions de briguer les suffrages à la première vice-présidence de la CSN, un poste-clé que Mme Simard occupe depuis sept ans et qui ne lui avait jusqu'à maintenant jamais été contesté.À l'appui de sa candidature, M.Lessard fait valoir son désir « de redonner à la CSN son caractère combatif » et de « promouvoir la lutte in-Volr page A-8 : CSN Monique Simard Mona Latif Ghattas Vol.de 174 pages - 16,95S «JSjfSp t WMm Mona Latif Ghattas a su trouver les mots âpres et justes pour dire la rencontre d’une Québécoise d’origine amérindienne et d’un réfugié, qui n’ont pour identité que leur déracinement. A-2 ¦ Le Devoir, samedi 5 mai 1990 Une plainte contre Lévy rejetée Clément Trudel LA PLAINTE portée contre l’ingénieur Marc Levy devant le comité de discipline de l’Ordre des ingénieurs du Québec pour actes dérogatoires à sa profession vient d’être rejetée.Les trois membres du Comité de discipline — le président Jacques Paquet, avocat, et les ingénieurs Mi ville Gagnon et Jean-Louis Dontigny — ont tenu à l’automne trois journées d’audition en l'absence de l’intimé, représenté par Me Michael Stober qui n’a pas fait entendre de témoins.Marc Levy réside en Floride depuis le 24 août 1988, au lendemain de l’incendie, à Saint-Basile-le-Grand, d’un entrepôt de BPC dont il était propriétaire.Aucune poursuite n’a été intentée contre l’ingénieur Levy à ce jour.Cet accident écologique a coûté au gouvernement québécois 37 millions $, déclarait en février le ministre de l’Environnement, M.Robert Paradis, sans qu’il ait été possible de récupérer une partie de ces sommes.Le syndic de l’Ordre des ingénieurs, Luc Laliberté, et Me Michel Venne au nom de l’Ordre, reprochaient trois choses à l’ingénieur Levy : sa fuite en Floride, qui constituerait une dérobade à ses responsabilités; son refus de collaboration depuis le 24 août 1988 avec les autorités compétentes ( Menviq, la municipalité de Saint-Basile, SQ, Commissaire aux incendies) ; son refus systématique de rendre compte à ses clients au sujet de son système d’entreposage de 20 000 gallons de bi-phényles polychlorés.Aucun de ces points n’est retenu par le comité, compte tenu de la preuve présentée.La fuite en Floride et le manque de collaboration ne sont pas « en relation avec son travail d’ingénieur », notent les membres du comité de discipline dans leur décision datée du 30 avril 1990.De plus, l’intimé « n’a pas fait preuve d’absence de toute collaboration » comme le lui reprochait le syndic, si l’on se fie à une lettre datée du 16 novembre 1988 où Levy avoue au ministère que l’incendie lui a fait perdre sa crédibilité.Levy souhaitait que le Menviq prenne « possession légale » de deux entrepôts et des matières qu’ils contiennent (p.11 ).La preuve a aussi permis de savoir que le 24 janvier 1989, à Miami, Marc Levy avait rencontré volontairement deux enquêteurs de la Sûreté du Québec.Le comité a aussi rejeté la prétention du syndic suivant lequel « la profession d’ingénieur avait bien servi » Levy pour l'obtention des permis d’entreposage de BPC ; « le comité.n’s rien trouvé dans la preuve qui pouvait appuyer cette affirmation».Les infractions reprochées à Levy étaient postérieures à l’incendie du 23 août 1988.Le comité a décidé que Levy n’avait enfreint ni l’article 2.01, ni l’article 3.03.03 du Code de déontologie; que l’on ne pouvait considérer que Levy avait, par sa conduite, dérogé à la Loi des ingénieurs ou au Code des professions.« Tout en étant conscient de l’importance de son rôle », dit le comité, il faut être « conscient des limites de sa juridiction ».Un jugement rendu en 1975 par la Cour d'appel du Québec fixe en effet les paramètres où s'exerce la juridiction d’un comité de discipline.« En prétendant juger la conduite de l’intimé, dans les circonstances révélées par la preuve, qui n’ont aucun rapport avec du travail d'ingénieur, le Comité de discipline s'arrogerait une juridiction qu’il n’a pas.Réactions au dernier Sorécom Le PQ se Bourassa réjouit mais.n’y croit pas Côté demande aux hôpitaux de «rationaliser» 16 millions $ îard Descôteaux la Presse Canadienne LE RETOUR du Parti québécois en tête du palmarès politique après huit années d’absence ne peut s’expliquer autrement que par un transfert d’électeurs libéraux qui deviennent souverainistes dans la foulée du débat sur l’accord du lac Meech.C’est ce que disait constater hier le vice-président du Parti québécois, Bernard Landry, à la suite de la publication d’un sondage Sorécom réalisé dans la dernière semaine d’avril et donnant à son parti une avance de trois points sur le Parti libéral.Pour sa part, de passage hier à Bé-cancour, le premier ministre Robert Bourassa a mis en doute les résultats de ce sondage.« Cette firme a toujours sous-estimé le vote libéral », a-t-il déclaré à la presse, laissant entendre que la popularité du gouvernement est plus grande que ce qu’en dit ce sondage.Les changements enregistrés par la firme de sondages sont « dans la marge d’erreur », dit M.Bourassa, si on les compare à ceux publiés juste avant les élections.¦< Sorécom nous donnait 45, 46 avant les élections, nous avons eu 50 et fait élire les trois quarts de nos candidats », dit-il.Réalisé pour le compte de CKAC et du quotidien Le Soleil entre le 20 et le 29 avril, ce sondage montre que le Parti québécois aurait remporté une élection tenue à cette date avec 44 % des intentions de vote, le Parti libéral recueillant 41 %, le NPD 6 %, Ie Parti égalité 5%.Depuis novembre 1981, c’est la première fois que les péquistes réussis- Ce n’est certainement pas étranger au fait que depuis 1981 jusqu’à il y a un an, le PQ avait été déchiré par les chicanes internes, a dit M.Landry.Cette remontée du PQ s’explique toutefois d’abord, a-t-il précisé, par le débat sur l’accord du lac Meech qui a servi ces derniers mois de révélateur à beaucoup d’électeurs libéraux.Plusieurs sont devenus souverainistes à la faveur de ce débat et ont cru que le Parti Québécois mieux que le Parti libéral était le véhicule pour faire la souveraineté.Ce transfert d’électeurs libéraux vers le PQ que traduit le sondage So-recom était prévisible.Du moins, le PQ l'avait vu venir, a soutenu M.Landry citant des sondages réalisés par les services de recherche péquistes.Il y avait toujours plus de transferts d’électeurs libéraux vers le PQ que l’inverse, a-t-il dit.La situation économique est aussi un facteur qui explique ce revirement, dit par ailleurs le porte-parole péquiste.Ce n’est jamais facile pour un gouvernement lorsque l’économie ralentit, fait-il valoir en rappelant les difficultés qu’a connu le gouvernement Lévesque en 1982 à ce chapitre.Cet élément, ajouté à l’usure du pouvoir, explique fort probablment que le taux de satisfaction à l’endroit du gouvernement Bourassa ne soit plus que de 40 %.Depuis novembre dernier, ce taux est en baisse constante, passant graduellement de 52 % à 42 % en février.En mars, il était remonté à 46 % mais il retombe aujourd’hui.Ce sondage ne peut que réjouir les péquistes mais, constatera, M.Lan- dry, il faudra voir maintenant si les prochains sondages consolideront la remontée péquiste.Le premier ministre du Québec a par ailleurs refusé de tirer quelque conclusion quant au jugement que porte la population sur la performance de son gouvernement a partir des résultats de cette enquête sur ce sondage.« Même en tenant compte de la conjoncture économique et constitutionnelle qui est loin de nous être favorable, en tenant compte des marges d’erreur, nos résultats sont aussi bons », dit-il.M.Bourassa a aussi soutenu qu’il était trop tard, à 50 jours de la date limite pour la ratification de l’accord du lac Meech, pour envisager qu’on puisse y faire des modifications.« Nous sommes rendus au point où il faut l’accepter tel quel ou le rejeter», dit-il.Il serait irréaliste de penser, a-t-il ajouté, que 11 parlements, et le Sénat, disposent d’assez de temps pour étudier de nouveaux amendements à l’accord avant le 23 juin.M.Bourassa a répété que son gouvernement n’accepterait « aucune diminution des pouvoirs qui sont accordés au Québec » dans l’entente actuelle, mais qu’il était ouvert à des discussions sur l’ordre du jour d’une deuxième ronde de négociations constitutionnelles, après la ratification de l’accord tel quel.De nouveau, il a affirmé qu’il ac cepterait d’assister à une conférence des premiers ministres « s’il y a la moindre chance de briser l’impasse et de convaincre les provinces récalcitrantes d’accepter Meech».Paradis presse les villes de revenir au comité de liaison sur l’environnement îelle Paré QUÉBEC — Le ministre de l’Environnement, Pierre Paradis, a pressé hier le monde municipal de mettre fin au boycottage du comité de consultation sur l’environnement, invoquant l’urgence de régler certains dossiers environnementaux.Déchets dangereux, lieux d’enfouissement sanitaires, assainissement de l'air, approvisionnement en eau potable et decontamination des sols, sont autant de questions auxquelles le ministre Paradis désire trouver des solutions concrètes rapidement.« Les défis que nous avons à relever sont encore nombreux et nous ne réussiront que dans la mesure où il y aura une collaboration des élus municipaux », a souligné le ministre devant les 1900 membres de l’Union des municipalités du Québec(UMQ), réunis en congrès à Québec.L’UMQ, qui boycotte depuis le mois d’avril toutes les instances de consultation du gouvernement pour protester contre la brèche de 320 millions $ ouverte dans leur champs d’impôt foncier par Québec, s’est montrée hier prête à faire quelques concessions.A Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente « Dans la mesure où le citoyen est lésé dans sa vie de tous les jours, le retour au comité de liaison fait partie de notre position.Dans les cas d’urgence, l’UMQ n’a d’aucune façon l’intention de pénaliser la population », a indiqué le président de l’UMQ, M.Camille Rouillard.Cependant, l’Union n’entend participer à des discussions avec Québec que si le sujet discuté ne comporte aucune incidence fiscale sur les municipalités, a tenu à préciser M.Ralph Mercier, vice-président de l’UMQ et maire de Charlesbourg.Au moment où le ministre Paradis supplie presque les villes de revenir à la table de discussion, le maire de Charlesbourg n'a d’ailleurs pas manqué de rappeler à M.Paradis le peu de cas qu'il a fait de l’opinion des municipalités lors de l’élaboration de son projet de loi sur les dépôts de déchets dangereux.« Vous vous étiez engagé à nous consulter avant le dépôt du projet, ce qui ne fut pas le cas.Cela a entraîné pour les villes des millions de dollars en coût et des pertes de revenus entraînées par le développement de ces sites», a rappelé M.Mercier.À ce titre, le ministre Paradis s’est engagé à ce que ce projet de loi ne franchisse pas l’étape de l’adoption de principe sans que l’UMQsoit invitée en commission parlementaire à faire des représentations.La question de l’environnement a d’ailleurs pris une grande place à ce congrès de l’UMQ, où le principe « Penser globalement, agir localement », a été défendu tant par le ministre que les élus municipaux.Le nouveau partage des responsabilités en matière d’environnement est aussi au coeur des préoccupations des participants à ce congrès.Mais en ces heures où responsabilité rime trop souvent avec fiscalité, le monde municipal se fait prudent.Et ce, même si le ministre Paradis a donné sa parole que toute nouvelle redistribution des responsabilités entre Québec et les villes s’accompagnerait de ressources financières.Les villes sont d’autant plus concernées par ce nouveau partage des responsabilités environnementales qu’un sondage récent réalisé par l’U MQ démontre que l’administration municipale est la plus souvent identifiée comme étant le gouvernement le plus influent sur la qualité de vie.De fait, 50 % des répondants estiment que leur qualité de vie découle au premier chef de leur gouvernement municipal, 38% invoquent le gouvernement provincial et seulement 12 % pointe du doigt le gouvernement fédéral.Le développement social, notamment le rapport du Conseil des affaires sociales « Agir ensemble », a aussi suscité de nombreuses discussions, de même que le développement économique local.Cauchon Le ministre de la Santé et des Services sociaux Marc-Y van Côté avertit l’ensemble du réseau : l’année 90 sera « une année difficile », et il demande aux hôpitaux un effort de rationalisation de l’ordre de 16 millions $ pour 1990, en plus de mieux surveiller l’utilisation d’une autre somme de 30 millions $, à laquelle il impose des projets précis.Du même souffle, le ministre commence à définir les balises de la réforme du système qui sera annoncée cet automne : les modifications qui seront apportés au fonctionnement du réseau verront d’abord à accroître la capacité d’adaptation du régime.Les trois mots clés sont complémentarité, décentralisation et déréglementation.Le ministre ne songe aucunement à imposer un ticket modérateur.Il ne semble pas favorable non plus à l’instauration d’une large système privé parallèle, parce qu’on pourrait ainsi créer « deux classes, d’un côté des centres d’excellence qui attirent la crème, et de l’autre des centres qui attirent les pauvres».Quant aux multiples sources alternatives de financement proposées ces dernières semaines, il ne les endosse pas avec enthousiasme : « avant de verser dans un financement alternatif, nous avons l’obligation d’avoir un bon rendement pour 11 milliards $ », évoquant le coût très impressionnant du système de santé universel actuellement assumé par les Québécois.Le ministre, dont l’intervention clôturait hier le congrès de l'Association des hôpitaux du Québec, a insisté fortement sur l’absence de complémentarité entre les éléments du réseau.« Le manque de complémentarité, voire la concurrence entre les établissements, les ressources communautaires et le secteur privé de production de services a assez duré ».Illustrant son propos par différents exemples, Marc-Yvan Côté s’est étonné de ce que deux hôpitaux dans la même région « se chamaillent pour avoir chacun leur scanner alors qu’il y a de la place pour un demi ».Il s’est étonné de ce qu’à Montréal « deux fois plus d’hôpitaux qu’à Toronto offrent des services tertiaires en cardiologie ».Évoquant la « désinstitutionalisation », il a fait valoir que des hôpitaux « persistent à offrir des services » alors que d’autres ressources plus légères et mieux ancrées sur le terrain peuvent faire à meilleur coût.Alors que les centres hospitaliers se plaignaient de manquer d’argent et voyaient venir avec appréhension la TPS, la hausse de facture d’Hydro-Québec et des modifications au calcul des cotisations de la CSST, Marc-Yvan Côté a admis d’emblée qu’il venait plutôt leur annoncer de mauvaises nouvelles.Le ministre demande aux établissements d’économiser au total 16 millions $ sur l’ensemble des activités « non reliées à la clientèle ».Mais de cette somme, 9,1 millions $ seront réaffectés dans le réseau pour financer des projets « qui représentent des engagements du ministère ».Ces activités « non-reliées » n’étaient pas définies clairement hier.Marc-Yvan Côté a évoqué le coût des médicaments, expliquant par exemple qu’il n’était pas nécessaire de prescrire les antibiotiques les plus chers.De plus, dans le budget des établissements, une certaine somme est dégagée pour répondre à de nouveaux besoins.Cette somme, le « coût de système », correspond à 1 % du budget annuel pour les centres hospitaliers.Au total, elle correspond à près de 47 millions $.Le ministre demande maintenant que 30 de ces 47 millions $ soient accordés pour des projets bien précis : l’arrivee de médecins en régions éloignées, l’ouverture de services tels la scanographie, la médecine nucléaire, ou encore l’introduction de médicaments très coûteux.Pour Henri Favre, président de l’Association des hôpitaux, « nous serons confrontés à la décision de réduire les services ou d’augmenter le déficit ».M.Côté s’est dit prêt à écouter la semaine prochaine les représentations qui lui seront faites par les établissements, mais il avait beaucoup de messages à leur passer hier.Il a déploré que « l’évolution et le développement du système obéit trop souvent à une logique de production plutôt que de répondre aux besoins », et il a avertit tout le monde : il ne s’agit plus de mettre les problèmes sur la place publique pour acheter la paix du ministre.Ottawa rétablit le financement des centres de femmes pour un an Boileau DANS UN geste surprise, le gouvernement fédéral a annoncé hier qu’il rétablissait pour un an le financement des centres de femmes dont les subventions de fonctionnement avaient été coupées lors du budget fédéral du 20 février dernier.Les groupes de femmes étaient les premiers étonnés de cette annonce.« Nous ressentons à la fois beaucoup d’incrédulité, de joie et de fierté », s’est exclamée la responsable du Regroupement des centres de femmes du Québec Mme Françoise David.Pour Mme David, il s’agit là d’une véritable victoire puisque depuis deux mois, les centres de femmes avaient multiplié les actions pour faire valoir leur point de vue.Une manifestation devant les bureaux de comté du secrétaire d’État Gerry Weiner était d’ailleurs prévue pour lundi.Suite à la décision gouvernementale, elle a finalement été annulée.Mme David ajoute toutefois que la A LA FINE POINTE DES BESOINS ACTUELS CERTIFICAT DE GÉRONTOLOGIE Tout indiqué pour les intervenants et intervenantes impliqués dans le milieu, ce programme vous permettra d approfondir vos connaissances en gérontologie.Avec ce certificat vous pourrez accroitre l'efficacité de vos interventions auprès des personnes âgées.DATE LIMITE D'ADMISSION: LE 1" JUIN 1990 Annuaire et demande d'admission: 3335, chemin Queen Mary Métro Côte-des-Neiges Téléphone: 343-6090 Cet été, offrez-vous des VACANCES BIEN MÉRITÉES! \ ?.JÜSi Mm * a."î** ¦'¦Aa Une multitude de plages dorées qui glissent doucement vers L’EAU LA PLUS CHAUDE AU NORD DE LA FLORIDE.Venez à la belle province du Nouveau-Brunswick cet été.N’oubliez pas vos bâtons de golf, vos jumelles, votre canne à pèche, votre bicyclette, vos chaussures de marche, votre maillot de bain, votre planche à voile, votre voilier, et surtout votre sens de l’aventure.Pouvez-vous en obtenir autant ailleurs?Si près de vous?Pour si peu?Appelez-nous donc dès aujourd’hui pour obtenir gratuitement votre pochette de voyage du Nouveau-Brunswick.Vous y trouverez une foule de renseignements utiles ainsi que des cartes routières.Ou encore écrivez-nous à: Tourisme Nouveau-Brunswick, Succursale LD, C.P.12345, Fredericton, Nouveau-Brunswick, E3B 5C3 Canada.M»]»] Wr ., .WËm.m f WÊÈÊÈÊÊÊ Nouveau-Brunswick POUR OBTENIR GRATUITEMENT VOTRE POCHETTE DE VOYAGE, COMPOSEZ, DÈS AUJOURD'HUI, NOTRE NUMERO SANS FRAIS: 1-800-561-0123 AIDEZ-MOI V r Dr.Henry Morgentaler Le 4 juin, je dois subir un autre procès pour avortement illégal à Halifax.Le gouvernement de Nouvelle-Écosse a passé une loi interdisant l'avortement en clinique Suite à cette loi, ma clinique à Halifax a été fermée par une injonction.Des centaines de femmes des provinces atlantiques sont obligées de voyager jusqu'à Montréal pour obtenir des avortements médicaux.Aidez-moi à combattre un gouvernement réactionnaire qui délibérément expose les temmes à des graves risques à leur santé.Aidez-moi à obtenir pour les femmes des Maritimes ce que j'ai pu obtenir pour les temmes du Québec — l'accès à l'avortement médical dans des conditions de sécurité et de dignité.Je me bats seul contre un gouvernement puissant.Votre appui m'est indispensable pour pouvoir continuer cette bataille et la gagner.S'Il-vous-plalt envoyer votre contribution au: FONDS DE DÉFENSE MORQENTALER 2090 Honoré Beaugrand Montréal, Québec H1L5Y6 bataille n’est pas encore complètement gagnée puisque le financement n’est assuré que de façon transitoire et qu’il ne touche que les centres de femmes et non l’ensemble des groupes affectés par les coupures.« Nous allons continuer à lutter pour tous les groupes, mais aussi pour que le Secrétariat d’État revienne aux budgets qu’il nous accordait il y a deux ans, alors que l’an dernier nous avions déjà dû subir des coupures de l’ordre de 15 %.» Au total, 74 centres de femmes répartis dans l’ensemble du Canada, dont 39 au Québec, verront leur financement assuré pendant une autre année.L’aide pourra être prolongée dans les provinces qui contribuent elles aussi au financement des centres.La ministre fédérale responsable de la Condition féminine, Mme Mary Collins, a reconnu que ce sont les représentations faites par les centres de femmes qui l’ont convaincue de leur utilité.« Lors de mes visites dans ces centres, on m’a rappelé maintes et maintes fois leur role pour ce qui est d’aider les femmes à se prévaloir des services qui leur sont offerts », a expliqué la ministre.Le 1,2 million $ requis pour la prolongation du programme sera prélevé sur le budget de fonctionnement de différents ministères. Le Devoir, samedi 5 mai 1990 M A-3 » Pascau àCKVL ïain Blanchard PIERRE PASCAU quitte CKAC et le réseau Télémédia pour CKVL.Il a remis sa démission hier, immédiatement après son émission.Il a été impossible de connaître les véritables raisons de son départ.M.Pascau, qui partait en vacances hier, n’a pu être rejoint, tandis que le directeur général par intérim de CKAC, M.Jacques Lina, s’est refusé à tout commentaire sur cette question.Il s’est dit cependant « surpris » et « choqué » du geste de M.Pascau, « car il m’a très clairement signifié mercredi qu’il respecterait son contrat et que les rumeurs qui circulaient sur son départ n’était que des bobards ».Une source bien renseignée soutient que « son départ n’a rien à voir avec une question d’argent, ni avec le fameux conflit qu’il avait avec Suzanne Lévesque depuis que celle-ci s’était permise de fumer une cigarette en studio ».« La vraie raison, c’est Pierre Pascau qui la connaît, bien sûr.Mais une chose est certaine : les cotes d’écoute de L’Informateur sont en légère baisse depuis deux ans et M.Pascau a connu ses meilleures années à CKAC alors qu’il travaillait en compagnie de Pierre Arcand, celui-là meme qui a acheté récemment le groupe CKVL-CKOI.Dans l’esprit de bien des gens, il était évident que ce n’était qu’une question de jours avant que M.Arcand annonce l’arrivée de son ex-collègue à CKVL.» À CKAC, on ne trouve pas le départ de l’animateur vedette très drôle, car Jacques Lima soutient que le contrat de M.Pascau avec CKAC se terminait en août 91.« Il s’agit d’un bris de contrat et nos avocats examinent actuellement les recours qui pourraient être utilisés pour que nos droits soient respectés.» M.Lima s’est refusé à tout commentaire sur la réaction des annonceurs ou sur toutes les questions liées aux importantes recettes publicitaires que CKAC réussissait à aller chercher entre midi et 14 heures grâce à la popularité de Pierre Pascau.« Ce que je peux vous dire, c’est qu’on a très rarement vu dans l’histoire de la radio un animateur réussir à transporter son auditoire d’une station à une autre.La formule gagnante de L'Informateur, c’est la nôtre, celle de CKAC.» Pierre Pascau sera au micro de CK VL à compter de juin.Il animera alors rémission du matin, entre 6 h et 9 h.Les employés de la station ont accueilli cette nouvelle avec satisfaction, certains même en applaudissant.M.Pierre Béland, l’associé de Pierre Arcand dans les Communications Mont-Royal, l’entreprise qui se portera acquéreur de CKVL-CKOI une fois la bénédiction du CRTC reçue, affirme que Pierre Pascau a été mis sous contrat parce qu’il était « disponible ».« Je ne veux pas m’embarquer dans un débat juridique avec vous.CKAC dit qu’il était sous contrat jusqu’en 91.Moi je dis que Pierre Pascau nous a fait part de sa disponibilité.S’il n’avait pas été disponible, on ne l’aurait pas engagé.» Et son contrat ?« Il voulait un contrat à long terme, on lui a donné.On parle d’un contrat d’au moins cinq ans, renouvelable.Il ne devient ni actionnaire, ni associé de l’entreprise et il fera à peu près le même salaire qu’à CKAC.» MM.Béland, Arcand et Pascau se connaissent depuis de nombreuses années.Ce sont des gens, dit-on, qui, sur le plan professionnel, s’entendent à merveille.Arcand a créé L'informateur et fut le patron de Pierre Pascau jusqu’en 88, l’année où lui et Pierre Béland quittèrent Télémédia pour acheter CFCF-AM et CFQR-FM.« Avec l’arrivée de Pierre Pascau à CKVL, la station va prendre un virage, explique M.Béland, le virage de l’information.Une information axée sur les nouvelles régionales qui nous rappellera la belle époque du matin à CKVL.» C’est Richard Desmarais qui, à compter de lundi, remplacera temporairement Pierre Pascau au microphone de CKAC.& Fini le péage sur le pont Champlain PHOTO JACQUES GRENIER Le ministre fédéral du Travail, ministre d’État aux Transports et responsable de l’île de Montréal, Jean Corbeil, a annoncé hier l'abolition immédiate et permanente du péage sur le pont Champlain.Cette décision vise, selon le ministre, à améliorer la circulation sur le pont.« Depuis l’ouverture du pont, en 1962, l’achalandage quotidien est passé de 7300 à 120 000 véhicules » a-t-il affirmé.Le ministre a d’autre part annoncé un programme de réfection du pont Champlain dont les travaux devraient commencer au mois d’août.Ces travaux se feront de nuit et le nombre de voies du pont sera réduit de 20 h à 6 h.M.Corbeil a fait savoir qu’il avait mis au point un plan de sécurité et engagé une firme d’experts-conseils pour s’assurer que l’enlèvement des péages et les travaux de réfection se fassent sans danger pour les automobilistes.Le gouvernement fédéral dit avoir finalement cédé à des pressions croissantes des chambres de commerce de la Montérégie et d'un grand nombre de municipalités pour l’élimination des péages.Le solliciteur général enquête sur la liquidation de Balmet elle Paré uis-Gilles Francoeur LE SOLLICITEUR général du Québec, M.Sam Elkas, a demandé au contentieux de son ministère de lui faire rapport la semaine prochaine sur le dossier de la Balmet parce qu’il veut « voir si c’est légal ce qui s’y fait».C’est ce qu’a déclaré hier au DEVOIR, Mme Johanne Deneault, l’attachée de presse de M.Elkas.Le ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, intrigué par certaines références à la Floride dans le dossier de la Belmet, a demandé à son collègue Elkas d’examiner la chose de plus près.Invité à donner la version du solliciteur général, Mme Deneault a précisé que l’examen du dossier Balmet par le contentieux servirait à déterminer si le ministre déclencherait une enquête policière.À Saint-Jean, le porte-parole de la ville, M.Pierre Dion, confirmait hier que différentes personnes, dont un conseiller municipal, M.Yvan Roy, avaient rapporté cet hiver des va-et-vient de camions qui semblaient déplacer des équipements.La ville a même craint un moment, dit-il, que les frère Singerman, les propriétaires de la Balmet, ne planifient une reprise des activités a Saint-Jean.Le 20 février, a précisé M.Dion, on a aussi assisté au déménagement d’un tas de matériel entreposé à la Balmet, possiblement de cendres ou des poussières, qui aurait appartenu à Alliage Sharper, une des compagnies que M.Dion attribue à la famille Singerman.Le fait que certains documents officiels de la faillite aient été signés et assermentés en Floride intriguait fort hier certains fonctionnaires du ministère où l’affaire a suscité un branle-bas dans plusieurs services et au niveau de la haute direction.L’attachée de presse de M.Elkas explique que ce dernier a préféré référer le dossier au contentieux plutôt qu’aux enquêteurs de la Sûreté du Québec pour la raison suivante : « On ne peut pas faire enquête parce que ce serait présumer qu’il y a eu des actes criminels » dans le dossier.« Pour le moment, ajoute Mme Deneault, on ne peut pas en dire davantage.Ça ira au début de la semaine prochaine.» Le ministre de l’Environnement précisait de son côté qu’il déposera d’ici le 15 mai un projet de loi pour forcer l’application du principe « pollueur-payeur » en matière de sols contaminés.Le ministre avait fait préparer en décembre ce projet de loi par un bureau privé d’avocats pour l’obtenir plus rapidement et le faire passer avant la fin de l’année dernière.Il n’a pas réussi.Il a néanmoins donné avis du dépôt de son projet de loi au début de l’année et s’il le dépose avant le 15 mai, il a de fortes chances de le voir adopté avant la fin de la session en cours.Le ministre n’a pas révélé la manière dont il s’y prendrait dans ce projet de loi pour protéger le gouvernement et les contribuables contre les entreprises non solvables ou dont les actionnaires se réfugient derrière la loi des compagnies pour se soustraire aux séquelles de leur mauvaise gestion environnementale.Une étude du comité de révision de lois du Barreau canadien préconisait, il y a quatre ans, qu’on fasse une première entorse au principe de la responsabilité limitée des actionnaires dans le cas des infractions à l’environnement.Parce qu’on les découvre souvent après que la compagnie a disparu.M.Paradis a toutefois donné un indice sur le moyen qu’il envisage en déclarant : « Si les compagnies s’échappent, l’immobilier, lui, ne s’échappe pas et c’est ce lien immobilier qui nous a manqué », a-t-il dit sans vouloir préciser davantage.Le ministre se référait visiblement au cas de Marc Levy qui avait transféré ses actifs en Floride avant l’incendie de Saint-Basile-le-C.rand.Mis à l’abri dans un autre pays, ces lianné c actifs ont jusqu’ici échappé à toutes les tentatives du Québec de se faire rembourser même une part des 30 à 40 millions $ que lui a coûté le célèbre incendie.M.Paradis a aussi précisé que le nouveau projet de loi ne pourra s’appliquer au cas de la Balmet rétroactivement « du moins en ce qui touche les dispositions pénales », donnant à entendre que la partie n’était pas terminée.La ville de Saint-Jean reconnaissait hier par son porte-parole qu’elle pourrait bien écoper du coût de la décontamination du terrain de la Balmet si ce terrain devait lui revenir pour non-paiement de taxes.Mais comme le ministre Paradis, Saint-Jean annonce déjà qu’elle se prévaudra du fonds de 250 millions $ mis sur pied par Ottawa et le provinces pour décontaminer les sites « orphelins », c’est-à-dire sans propriétaires légaux connus.Hier un haut fonctionnaire de l’Environnement indiquait au DEVOIR que cette « répétition du cas Levy » aux dépens du Trésor public allait sûrement relancer le débat sur la création d’un « super-fonds » québécois auquel les entreprises polluantes contribueraient financièrement .avant de disparaître.Cela donnerait au ministère de l’Environnement des moyens d’intervention qu’il n’a pas et qu’il doit réclamer, cas par cas, du gouvernement.Les États-Unis se sont équipés d’un « Superfund », il y a quelques années, qui compte actuellement plusieurs milliards.Et on le dit insuffisant pour faire le travail de décontamination et de réaménagement qui s’imposerait du côté américain.mSBmmP A Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente K.ENTREZ DANS LE MONDE CAPTIVANT DU JOURNALISME • ENCAN PUBLIC • ENCAN PUBLIC • ENCAN PUBLIC ENCAN TAPIS PERSANS et ORIENTAUX Pour non-paiement de traites bancaires à la date d'échéance NOUS AVONS ÉTÉ MANDATÉS DE LIQUIDER PAR ENCAN PUBLIC UNE GRANDE QUANTITÉ DE TAPIS DE PERSE ET AUTRES, INCLUANT: lapis de soie, laine, Qum, Nain, Isfahan, Tabriz, Kashan, Bakhtiar, Heriz, Bokhara, tapisserie française, Kashmiri, des tapis d'Iran, Pakistan, Chine, URSS et Afghanistan et plusieurs autres.Toutes taxes fédérales, douanes et autres déjà payées par courtiers cautionnés.Grandeurs à partir de 1' x 1 ’ à 10' x 17'.Valeurs de 100 $ à 40 000 $ par pièce Pas de réservation, pas de minimum Bienvenue au grand public.Marchands exempts de taxe avec numéro de taxe.MERCREDI, 9 MAI 19h30 (Inspection à compter de 18h30) B LES ENCANS ELEC AUCTIONS INC.Liquidateurs -Encanteurs (514) 683-0661 au 2111 B, Saint-Régis Dollars-des-Ormeaux (entrepôt arrière) (Direction: Transcanadienne, sortie Des Sources nord, droite sur Brunswick, droite sur Deacon et gauche sur Saint-Régis.) 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honoraires versés par le gouvernement du Québec pour payer les causes d’aide juridique.Les 286 avocats criminalistes de Montréal refuseront pour une période de dix jours de défendre toutes les causes entendues en Cour du Québec en matières criminelle et pénale, et les 27 avocats de la Chambre de la Jeunesse refuseront tout dossier pour une période de temps illimitée.« Pour l’instant, nous décrétons une grève de dix jours, qui pourrait se prolonger si le gouvernement ne bouge pas sur ses offres », explique Me Michel Massiotte, président de l’Association des avocats de la dé fense de Montréal.Au bureau du ministre de la Jus-tice Gil Rémillard, on avait toujours aucune indication d’une avance possible du président du Conseil du trésor, Daniel Johnson.Les honoraires versés aux avocats de pratique privée pour les causes financées par l’aide juridique n’ont pas changé depuis 1981, en matière criminelle, et depuis 1984, dans toutes les autres matières.Les avocats de pratique privée demandent des augmentations variant de 19 à 23%.« Parmi les causes que nous défendons, 90 % sont financées par l’aide juridique, et les honoraires sont tellement bas qu’il devient difficile de gagner sa vie », explique Me Alain Beausoleil, vice-président de l’Association des avocats de la Chambre de la Jeunesse de Montréal.Pendant cette période de grève, les avocats criminalistes de Montréal continueront de défendre les dossiers des personnes détenues, et les causes devant être entendues en Cour supérieure, en présence d’un jury.Cette prise de position pourrait toutefois signifier une engorgement sérieux des procédures au Palais de Justice de Montréal, où une trentaine de causes sont entendues tous les jours en matières d’adoption, de protection de la jeunesse, et de jeunes contrevenants, et quelque 300 causes sont entendues quotidiennement en matière criminelle.Les procureurs de la Couronne de Montréal ont également annonçé hier qu’ils appuieraient les avocats de la défense dans leur action.« Advenant qu’un juge décide d’entendre une cause sans avocat de la défense, le procureur de la Couronne exprimera sans doute en cour son appui au mouvement de grève, poursuit Me Massicotte.11 se pourrait qu’un juge décide d’entendre une cause sans avocat, mais toute la jurisprudence sanctionne le droit d’un accusé à être défendu et ce serait une prise de position exceptionnelle.» Les avocats permanents de l’aide juridique, qui n’ont pas de revendications majeures quant à leurs salaires, tenaient une assemblée générale hier soir pour décider s’ils appuieront ou non les avocats de pratique privée dans leur mouvement de grève.Le Devoir est finaliste pour le prix M ichener OTTAWA (PC) — Le quotidien montréalais LE DEVOIR est au nombre des sept finalistes en lice pour le prix Michener de journalisme 1989, qui sera attribué le 19 juin prochain.Le prix, fondé par l’ex-gouver-neur général Roland Michener en 1970, est décerné chaque année à un média écrit ou électronique pour un reportage d’intérêt public qui apporte une contribution jugée exceptionnelle à l’avancement de la société.Le quotidien montréalais a été choisi pour un supplément spécial publié en langue française et inuktitut, portant sur une proposition de gouvernement autonome pour les communautés inuit du grand nord québécois.Les autres finalistes pour 1989 sont le Reader’s Digest de Montréal, pour un reportage sur l’affaire Donald Marshall, le Kingston Whig-Standard pour un supplément sur le suicide d’une détenue en prison, Southam News pour un rapport sur l’état de l’environnement au Canada, le Sunday Express de Saint-Jean, Terre-Neuve, pour une série de textes sur les agressions sexuelles à l’orphelinat Mount Cashel, l’équipe de The Journal de Radio-Canada à Toronto, pour un documentaire télévise sur le sort des enfanLs du Soudan, et le poste de radio CKNW de Vancouver pour un documentaire sur les dangers de l’abus de drogue et d’alcool.VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES Provenant de collections et successions diverses Les 15 et 16 mai, 1990 Catalogue sur demande par Ir ministère iégor de Saint llippolyte Commissuire-I’riseur assisté de L’Ilon.Serge Joyal c.p.Expert ¦y/"*; .WfarM '*>**?** W Jean Dufy (1HSS-1964) "À marée basse" Pierre («ouvreau (1922- ) "Parce ;4 Vuv>' O* \ Preface de ( amille l.aurin Presentation de Michel Plourde La question posée en 1890 attend toujours sa réponse Cahier du Québec, No 101, 288 pages, 19,95 $ éditions hurtubise hmh Itée 7360, boulevard Newman, Ville LaSalle (Québec) H8N 1X2 Téléphone (514) 364-0323 Le dernier mot, à Terre-Neuve, appartient à l’Assemblée législative qui ne doit pas et ne peut pas se déclarer liée au préalable par les résultats d’un référendum sur le plan légal.Ce n’est pas notre avis.Une partie de la resolution Wells est non seulement conditionnelle à la tenue d’un référendum, mais elle subordonne la décision de l’Assemblée au résultat du référendum; l’Assemblée abdique son pouvoir discrétionnaire au profil du corps électoral.Pareille subordination n’est autorisée en aucune façon par la Constitution; le processus d’amendement par référendum fut écarté en novembre 1981, ne l’oublions pas ! Une assemblée législa- Soi ;iéth Pour Lés Estants I lAST'ICAI'l S nu Québec IPUMI POLITIQUE lmitcee**ion] !iu$"
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