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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 23 mai 1990
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-05-23, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXI - No 118 ?Nuageux avec quelques averses Max.: 13.Détail page 14 Montréal, mercredi 23 mai 1 990 Côte-Nord Gaspesre .Nouveau-Bruns*,ck 60 centsToronto 80 cents 50 CENTS (y%.we ALPINE SVSTEMS GAMME COMPLETE DE SACS A DOS ET DE SACS DE WAGE 3525.chemin Queen Mary Tél 739-4451 /2141 UJOURD’HUI Éditorial La crise qui secoue le gouvernement ne devrait pas pousser les députés conservateurs du Québec à plier bagage et devrait inciter Québec à exiger une nouvelle ronde de négociations constitutionnelles, écrit Paul-André Comeau.Page 6 Idées Texte intégral de la lettre de démission de M.Lucien Bouchard, député conservateur de Lac-Saint-Jean, à titre de ministre fédéral de l’Environnement.Page 7 Gorbatchev ne cède pas Mikhaïl Gorbatchev rencontre à Moscou les présidents de Lettonie et d'Estonie, mais il n’adoucit pas sa position vis-à-vis des trois États baltes.Page 5 Des étudiants insatisfaits du résultat de l'élection en Roumanie.Triomphe confirmé Les résultats officiels des élections roumaines confirment la très nette victoire du président par intérim Ion lliescu et du Front de salut national (FSN).Page 5 Unigesco: perte de 6 millions $ L'ajout des résultats de Sodisco ne permet pas à Unigesco de neutraliser les mauvais résultats de Provigo, si bien qu’Unigesco a connu un déficit net de 6 millions $ à son dernier exercice.Page 9 Yves Séguin Construction: 6 % sur trois ans Le nouveau décret sur les conditions de travail dans la construction, annoncé par le ministre Yves Séguin, représente une hausse annuelle de salaire supérieure à 6 %, qui coûtera environ 800 millions $ en trois ans.Page 3 Portes ouvertes dans 16 musées 25 000 visiteurs sont attendus en fin de semaine dans 16 institutions muséales de la métropole qui ouvriront gratuitement leurs portes.Page 18 PHOTO CP Lucien Bouchard aux Communes, hier.PHOTO CP Robert Bourassa à l'Assemblée nationale, hier.Bouchard exhorte Québec à se méfier du «traquenard Meech» ital Hébert de noire bureau d'Ottawa DANS LE SILENCE d’une Chambre des communes consternée et sous les yeux d’un Brian Mulroney à la mine déconfite, Lucien Bouchard a invité Robert Bourassa à mots à peine couverts hier à quitter la voie du lac Meech pour celle d’un second référendum qui corrigerait, celui-là, le virage fédéraliste d’il y a dix ans.Confirmant de vive voix qu’il siégera désormais au Parlement fédéral comme député indépendant, l’ex-lieutenant québécois du premier ministre Mulroney a enterré « le beau risque » et prédit que seule l'humiliation attend maintenant le Qué bec au détour du lac Meech.Pour faire passer l'accord, accuse en effet Lucien Bouchard, Brian Mulroney, par le biais des ajouts que préconise à l’unanimité le comité spécial sur la Constitution, a « conclu une alliance avec ceux-là mêmes qui veulent passer Québec sous les fourches de l’humiliation ».« J’abjure, poursuit-il, le premier ministre du Québec d'éviter le traquenard tendu pour lui et d’épargner au Québec un nouveau camouflet.S’il refuse d’assister à la conférence.il aura l'appui de tous les Québécois ».Décrivant ensuite en conférence de presse le fédéralisme comme une formule stérile et dépassée et le lac Meech comme un compromis négocié « à genoux », l’ex-ministre fé déral lance un appel à peine voilé à un nouveau consensus québécois : « Il va falloir, explique-t-il, que le Québec reconstitue sa force politique.ce n’est pas une question de parti, les lignes de parti sont plus ou moins effacées».Le premier ministre n’a pas quitté son siège aux Communes pendant que celui dont il a avait fait son bras droit au Québec se vidait le coeur.Mais sentant les coups qui allaient s’abattre sur lui, Brian Mulroney avait déclaré à la Chambre quelques minutes plus tôt : « C’est moi qui ai négocié le lac Meech.sans conseiller nationaliste à mes côtés.De toute évidence, l'ayant négocié moi même, il n’est pas question de participer à ce qui le diluerait ».Et même l'opposition libérale, par la bouche du député André Ouellet, semblait se sentir obligée de tendre une perche au premier ministre en difficulté : « Le rapport Charest ne fait qu'explorer des voies de discus Voir page 8: Bouchard Bourassa ne refusera pas le dialogue constitutionnel Bernard Descôteaux —¦ de notre bureau de Québec LE PREMIER MINISTRE Robert Bourassa est prêt à participer à une ultime conférence sur l’accord du lac Meech en dépit des multiples pressions l’invitant à cesser tout dialogue avec le Canada anglais.La politique de la chaise vide, affirme-t-il, n’est pas opportune à ce moment-ci.Le gouvernement québécois doit aller défendre son point vue et demander au Canada anglais de « respecter sa signature », a en effet fait valoir hier le premier ministre qui ainsi rejetait l’opinion exprimée tant par l’ex-ministre Lucien Bouchard à l’occasion de sa démission du cabinet Mulroney que par plusieurs de ses propres députés et ministres.Le piège que plusieurs voient dans la tenue d’une telle conférence n'existe pas, assure M.Bourassa.« Il n’y a aucune indication que le Québec serait nécessairement isolé », a-t-il dit à l’Assemblée nationale non sans rappeler qu’il n’avait eu encore aucune invitation à se rendre à Ottawa.Tout dépendra du résultat de la tournée des capitales provinciales faite par le sénateur Lowell Murray qui, hier soir, était à Québec.Le Québec, a affirmé le premier ministre, n’a rien à craindre d’une telle rencontre.Le danger, a-t-il prétendu, est d’autant moins grand que le gouvernement québécois n’irait pas à une telle rencontre avec l’intention de modifier ses positions.« D’aucune façon, le Québec sera humilié dans une telle conférence puisque sa politique est le respect de la signature donnée et qu’aux yeux de l’histoire sa politique sera perçue comme étant celle qui a été faite dans l'honneur et la dignité », a assuré le premier ministre.Depuis août 11)86, le Québec ne cesse cesse d’être fidèle à sa ligne de conduite.11 a toujours respecté sa parole et sa signature, a aussi rappelé M.Bourassa en précisant qu’il appartient au Canada anglais de respecter la sienne.Le Québec, moins que jamais, ne peut envisager des changements à la substance même, à l’intégrité de l’accord du lac Meech », a dit le premier ministre selon qui il existe théoriquement au moins une chance que le Canada anglais comprenne que le Québec ne peut accepter sur la question de la « société distincte » des amendements qui seraient des reculs pour le Québec.L’intérêt du Québec est de main- Volr page 8: Bourassa Le dollar s’affaisse Jean-Pierre Legault L’EFFET Bouchard s’esl lour dement fait sentir, hier, sur le dollar canadien qui a perdu près de deux I iers de cent par rapport à la devise américaine pour clôturer à 84,15 cents US.Dès l’ouverture du marché nord américain, les cambistes ont senti une certaine panique.Tôt hier malin, ils ont constaté la pression à la baisse qui s’exercait déjà à Londres sur la foi des rumeurs de démission de M.Bouchard.Le billet vert est descendu jusqu’à 83,82 cents US vers l’heure du lunch.Les ventes de dollars canadiens ont été massives.Des maisons japonaises étaient Voir page 8: Le dollar PHOTO AP W Dans une banlieue de Jérusalem, un militaire israélien fait feu sur des manifestants palestiniens.Les émeutes gagnent , Jérusalem et Amman d'après AFP et Reuter JÉRUSALEM — C’est au coeur même de Jérusalem, en Israël, que Y intifada, le soulèvement palestinien, s’est étendue hier, au surlendemain de la tuerie de Rishon le Zion qui a vu sept Palestiniens tomber sous les balles d’un lueur fou.Mais la répression s’est aussi manifestée à Amman, en Jordanie, où la police a tué deux manifestants palestiniens dans un camp de réfugiés.Pendant ce temps, le Conseil de sécurité de l’ONU, à New York, a ouvert ses travaux pour délibérer sur la situation dans les territoires occupés, avant d’ajourner peu après.Le leader de l’OLP Yasser Arafat attendait encore, hier soir, un visa des États-Unis pour assister à ces délibérations.À Jérusalem, durant toute la journée, la Ville sainte a été le théâtre de manifestations, d’échauffourées et de poursuites entre manifestants et policiers, alors que, lundi, les régions arabes d’Israël occupaient le devant de la scène et que dimanche la Cisjordanie et la bande de Gaza occupées s’embrasaient.À Jérusalem-Est, souvent épargnée par le soulèvement, des centaines de jeunes Palestiniens, entourés de dignitaires religieux et musulmans et portant des drapeaux noirs en signe de deuil, ont tenté à plusieurs fois de défiler dans les rues.D'importantes forces de police ont chargé « très violemment » les manifestants qui ont été, selon la radio militaire isralienne et des témoins, dispersés à coups de grenades lacrymogènes.Dans la Vieille Ville, une touriste, dont la nationalité n’a pas été précisée, a élé blessée par des pierres lancées par un groupe de Palestiniens masqués et une bouteille incendiaire a été lancée dans un appartement situé dans le quartier juif, provoquant un début d’incendie.Des hélicoptères survolaient encore la Ville sainte hier en fin d’après-midi.Les appels au calme n’ayant pas été respectés, le gouvernement israélien a durci le ton.Les Arabes israéliens « ont déliassé les limites du supportable et Israël ne restera pas les bras croisés en attendant que cessent les actes de violence », a déclaré à la Knesset, devant le groupe parlementaire du Likoud (droite nationaliste), le premier ministre israélien Yitzhak Shamir.M.Shamir a encore ajouté que la violence dans les territoires « n’est pas spontanée ».« Toute tentative d’imputer le massacre de Rishon le /.ion à un changement de la politique israélienne est une déformation des faits », a ajouté le chef du gouvernement de transition qui voit dans « la haine violente des Arabes et dans leur désir de tuer », l’élément Voir page 8: Les émeutes La Fête nationale des Québécois finira en chansons DEUX GRANDS SPECTACLES de clôture de la Fête nationale se tiendront le 2,3 juin prochain sur les Plaines d’Abraham à Québec et le 24 sur l’île-Sainte-Hélène à Montréal.Ils mettront en vedette Gilles Vigneault, Michel Rivard.Paul Piehé, Diane Dufresne et Laurence Jalbert (un nouvel auteur-interprète qui fait sensation depuis six mois).Quant au grand défilé du 24 sur la rue Sherbrooke à Montréal, « notre mandat est de renouveler le défilé traditionnel en brisant son statisme » de déclarer Richard Blackburn, concepteur de l’événement.Le maire Jean Doré accueillait hier à l’hôtel de ville de Montréal le comité des Fêtes nationales, afin de rendre publics de nombreux détails techniques concernant les célébrations du 24 juin.Il apparaît clair que plus on approche du 24, plus la Fete nationale prend une large dimension symbolique.Hier, plusieurs intervenants retrouvaient spontanément des expressions entendues pendant les années 70, alors que le nationalisme québé- cois était en expansion.« De partout nous arrivent des signes d'effervescence patriotique, lance d’emblée Jean Dorion, président de la Saint-Jean-Baptiste et président du comité des Fêtes.Nous recevons des demandes sans précédent pour obtenir des fleurdelisés.Les Québécois sont une nation, ils ont le droit de décider de leur avemr.La Fête nationale est un de ces lieux de consensus où nous pourrons nous retrouver.Nous nous engageons à faire de cette fête un événement majeur de rassemblement, pour regrouper tous nos compatriotes autour de notre drapeau, sans bannières politiques».M.Dorion a même révélé que son organisme bénéficiait des conseils d’un comité aviseur secret de dix Voir page 8: La Fête ST-4 Lituanie L INDEPENDANCE EN PLEUR5 OU EN FLEURI «Quelle lecture tonifiante pour les Québécois que cette chronique d’une indépendance en marche! Il faut savoir gré à Alain Stanké, Lituanien d’origine et Québécois d’adoption, de nous avoir servi, dans ces pages ferventes, cette magistrale leçon de courage politique.» Hélène Pelletier-Baillargeon Alain Stanké 144 pages — nombreuses illustrations —19,95 $ Stanké les éditions internationales alain stanké Itée, 1212, rue saint-mathieu, montréal h3h 2h7 (514) 935-7452 1 l I 2 I Le Devoir, mercredi 23 mai 1990 «M.Lévesque, vous aviez donc raison», commente Chartrand en devenant un député indépendant Pierre April — de la Presse Canadienne OTTAWA — Le député conservateur de Verdun-Saint-Paul, M.Gilbert Chartrand, a démissionné, hier, du caucus conservateur pour siéger comme indépendant.« En remettant ma démission du caucus conservateur, a indiqué M.Chartrand aux Communes, j’ai le goût de prononcer une phrase à laquelle je pense depuis quelques mois : M.(René) Lévesque vous aviez donc raison ».Comme son collègue de Mé-gantic-Compton-Stanstead, M.François Gérin, qui a démissionné du caucus conservateur vendredi dernier, M.Chartrand a précisé que ses principes et convictions l’obligeaient à prendre une position plus ferme et l’amenaient à différer d'opinion sur les grands débats de l’heure dont celui entourant l’accord du lac Meech.Lui aussi n’a pas apprécié que certains membres du cabinet et le premier ministre Brian Mul-roney tentent de bâillonner ceux qui n’appuient pas les recommandât ions du Comité Charest sur la résolution d'accompagnement présenté par le chef du gouvernement du Nouveau-Brunswick Frank McKenna.« J'ai l’intention dorénavant de .participer pleinement au débat " entourant cet accord, a dit M.Chartrand, car il implique l’avenir du Québec.Je ne peux observer une politique du silence sur ce dossier important car j’aurais honte devant mes enfants et mes petits-enfants s'ils me di-saienl dans plusieurs années ¦ Tapa, grand-papa, tu étais là et tu n’as rien dit ni rien fait’.Ce n’est pas en muselant les membres de la députation gouvernementale que nous pourrons trouver une solution adéquate au problème ».Le député démissionnaire a précisé que le rapport Charest contient, selon lui, d’autres amendements à l’accord du lac Meech.« En tant que Québécois, a-t-il ajouté, je trouve ces amendements inacceptables et je con- PHOTO CP Gilbert Chartrand tinue à croire et à dire que l’accord original doit être maintenu-.D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ce comité (Charest) a été formé».M.Chartrand a par ailleurs expliqué qu’il vouait toujours une admiration profonde au premier ministre Mulroney qui, selon lui, s’est laissé entraîner par le reste du Canada.« Je considère toujours le premier ministre comme une personne fiable et honnête, a-t-il précisé, car il a consenti tous les efforts possibles afin que les ententes du lac Meech soient respectées dans leur intégralité ».Dans un geste de solidarité à l’endroit de leur député, les membres de l’exécutif de l’Association l’C de Verdun-Saint-Paul ont remis officiellement leur démission auprès du PC-Canada afin d’ap-puver le geste du député Gilbert Chartrand et de protester contre tout amendement à l’accord du Lac Meech.L’exécutif, qui représentait plus de 1200 membres, entend continuer à oeuvrer au sein de la circonscription en défendant « l'Option Québec ».Le député Chartrand, un autre qui a appuyé l’option souveraineté-association en 1980, a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 1984.Plus effacé que certains de ses collègues nationalistes, il a fait peu de bruit au cours des six dernières années et peu de gens s’attendaient à ce qu’il soit le deuxième député à remettre sa démission.Les Américains songent à imposer des «crédits;* de recyclage» aux divers fabricants de pneus ISHs-Gilles Francoeur LA CONSIGNE sur les pneus, ce n’est pas pour demain aux États-Unis.Et pour cause, car nos voisins du Sud pensent à un autre système, les « crédits de recyclage », qui font l’objet de deux projets de loi au Congrès américain.Le nouveau système vise à « responsabiliser » les manufacturiers de pneus, que les médias ont pratiquement oubliés depuis llagersville, Saint-Anne-des-Plaines et Saint-Amable.Le projet de loi H R-4147, introduit à la Chambre des représentants des États-Unis le 28 février par le représentant démocrate de la Californie, M.Esteban Torres, pose comme principe de base que le nombre de pneus qu’un manufacturier pourra vendre dans une année sera déterminé par le nombre de pneus qu’il aura récupérés et recyclés.En somme, les ventes seront plafonnées par le nombre de « crédits de recyclage » que les fabricants obtiendront par recyclage ou en les achetant des autres manufacturiers plus performants au plan environnemental.Quant au nombre de « crédits », il dépendra de la valeur envi- ronnementale de la méthode de recyclage utilisée.Ainsi, le déchiquetage d’un pneu pour réduire son volume d’entreposage rapportera un quart de point, tout comme sa combustion à des fins énergétiques peu performantes comme de vieilles cimenterie ou des centrales thermiques.Un manufacturier pourra par contre obtenir jusqu’à un demi point par pneu brûlé si la combustion atteint les seuils de performance les plus élevés que l’on connaisse et ce, en l’absence de toute pollution.Un manufacturier pourra obtenir un crédit de trois quarts de point s’il arrive à réutiliser un vieux pneu de façon non polluante ou à recycler partiellement ses composantes.Un plein crédit sera accordé à ceux qui sauront réutiliser totalement un pneu (re-chappage) ou à recycler totalement ses composantes chimiques (noir de carbone et huile) comme pourrait le faire le procédé québécois de pyrolyse sous vide.Un projet de loi similaire a été présenté au Sénat des États-Unis par le sénateur Timothy Wirth, un démocrate de la Californie, qui a moins de chance de faire passer son projet en 1990 que son pendant à la Chambre, dont l’adoption pourrait intervenir dès l’automne prochain.Le taux de recyclage obligatoire pour tout le monde augmenterait de 5% par année pendant 10 ans.Le reste seulement serait objet de crédits.C’est l’Environnemental Protection Agency (EPA) qui aurait pour tâche de mettre le système sur pied deux ans après l’adoption de la loi.Et l’EPA pourrait modifier par règlement la valeur des crédits pour forcer constamment les industriels à utiliser les solutions les plus performantes au plan environnemental.Les États-Unis produisent chaque année 279 millions de vieux pneus dont 84 % sont enfouis ou empilés dans des dépotoirs comme celui de Saint-Amable.Certains dépôts, comme celui de Westeliff, en Californie, contiennent plus de 35 millions de carcasses.Il est patrouillé 24 heu res par jour par des hélicoptères et par des gardiens armés, accompagnés de chiens policiers.Il remplit une vallée entière à mi-flanc des montagnes! Un adjoint du sénateur Wirth, qui n’a pas le droit de commenter un projet de loi parrainé par son patron, a expliqué hier que ce système est « beaucoup plus performant que la consigne» utilisée aux États-Unis comme au Québec pour les canettes et bouteilles.Plus efficace, dit-il, parce que le gouvernement et les contribuables n’ont pas à payer pour son administration.La consigne, ajoute-t-il, ne détermine pas avec précision le volume recyclé : on espère que son succès sera élevé en souhaitant qu’jl ne le soit pas trop pour ne pas rendre le fonds déficitaire par des paiements supérieurs aux entrées aç-! I cumulées.; I Avec les crédits de recyclage: 1 poursuit l’adjoint au sénateur, on sait j que le nombre de pneus recyclés I sera supérieur aux ventes! Et les frais du système sont facturés aux consommateurs du bien polluant, pas aux autres.L’efficacité du système repose sur le fait que la valeur économique du pneu dépasse le montant de la consigne : il équivaut à la vaï leur du pneu fabriqué qui ne peut sortir de l’entrepôt sans le crédit libérateur.Les projets de loi Torres-Wirth; auxquels une trentaine de coparrains se sont associés, ne fait évidemment, pas l’affaire des manufacturiers re; groupés dans le Rubber Manufactw rers Association, qui l’ont qualifié de « cauchemar » administratif et tech- 1 nique.Par contre, les industriels du )| recylage, regroupés dans la National I Tire Dealers and Retreaders Asso- I dation ont manifesté plus d’accueil I d’autant plus que ce système crée- 1 rail un véritable marché de la récu- 1 pération et du recyclage en lieu çt place de l’actuel système d’élimination.Le Canada « regrette » un choix de l’OTAN Le centre d’entraînement pour les vols à basse altitude sera situé en Turquie OTTAWA (PC) — Le ministre de la Défense Bill McKnight a dit « regretter », hier, la décision que vient de prendre l’OTAN d’annuler son projet de construire un centre d’entraînement pour les vols aériens à basse altitude.L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord hésitait entre deux endroits pour ce centre, dont le coût QUÉBEC (PC) — Le ministre des Finances et doyen des députés à l’Assemblée nationale Gérard 1).Levesque se remet d’une intervention chirurgicale à l’abdomen subie hier à l’Ilôtel-Dieu de Québec.Le ministre a été admis dimanche était estimé à 500 millions $: Konya, en Turquie, et Goose Bay, au Labrador.Mais l’amélioration des relations entre l’Est et l’Ouest a fait comprendre aux ministres de la Défense de l’OTAN, réunis à Bruxelles, que la construction d’un tel centre n’était plus nécessaire.M.McKnight a fait remarquer que à l’hôpital.Le médecin traitant a indiqué que l’intervention s’est très bien déroulée.M.Levesque, âgé de 64 ans, devra prendre quelques semaines de convalescence avant de retourner au travail.le choix de Goose Bay aurait provoqué le développement économique de cette région et permis au Canada de faire « une contribution positive aux objectifs de sécurité de l’alliance ».Le ministre a cependant assuré que la décision de l’OTAN ne signifiait pas la fin de la base de Goose Bay.Si l’OTAN avait donné suite à son projet, a-t-il dit, il y aurait eu jusqu’à 40 000 vols par année.Il n’y en a pas moins actuellement de 7000 par année, grâce à des ententes bilatérales avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne de l’Ouest et les Pays-Bas.M.Peter Armitage, porte-parole de l’Association des Innus de Nskapi-Montagi, a prédit pour sa part que le nombre de vols va augmenter à quelque 18 000 par année en 1996, en vertu des seules ententes bilatérales.Les Innus, de concert avec des écologistes et des pacifistes, se sont toujours opposés à ce centre, qui pourrait détruire la façon traditionnelle de vivre des autochtones, en effrayant le caribou, et endommagerait l’environnement.Mme Sheena Lambert, de l’Alliance canadienne pour la paix, s’est réjouie de l’abandon du projet de l'OTAN qui, selon elle, « a finalement reconnu que la guerre froide est finie ».« Nous savons, a-t-elle déclaré, que M.McKnight est déçu, mais nous, nous exultons.» Le maire de Goose Bay, M.Harry Baikie, n’a manifesté aucune surprise devant la décision de l’OTAN.Il faudra tout simplement chercher ail leurs des moyens de développement économique, a-t-il dit.« Il est évidemment décevant que nous n’ayons pas eu le centre, a-t-il reconnu, mais nous avons encore les ententes bilatérales et les vols, à basse altitude qui se déroulent actuellement.» Gérard D.Levesque se remet d’une intervention chirurgicale _ « » »U* HW-»*' e a e o -T-/ %%%%%%%%%% ASSURANCE l23456',8'a firettï no® adieu*6 Votre iU**»™ îc*»a S***»- COURT** A 0 • /.¦P* SPRINT ET FIREFLY À PARTIR DE 8395$* UN AN D'ASSURANCE AUTO GRATUITE À D'UNE SPRINT OU FIREFLY 'Taxes, transport et préparation en sus 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annuelle de salaire supérieure à 6 %, qui coûtera environ 800 millions $ en trois ans.Une somme raisonnable si l’on considère que la masse salariale annuelle de l’industrie du bâtiment s’élève à environ de 2,3 milliards $, a déclaré hier le ministre du Travail Yves Séguin en conférence de presse.Il a expliqué les grandes lignes du décret le plus volumineux de l’histoire avec ses 123 pages, au lieu de la vingtaine habituelle.Le décret qui, pour la première fqis, a une duree de trois ans, abaisse l’âge de la retraite de 58 à 55 ans, dès le 1er janvier prochain.La préretraite à 55 ans et la durée de trois ans du décret figuraient parmi les principales demandes syndicales sur lesquelles s’entendaient les différents syndicats.Les hausses salariales prévues sont de 4,5% la première année, P° ha ainsi qu’une augmentation de 1 % ur les avantages sociaux, suivie de ausses de 4,5 % et de 5 % respectivement pour les deux années suivantes.« La préretraite va encourir un coût approximatif de 1 % par année de plus.C’est une bonification majeure, très importante pour les travailleurs et qui a une incidence financière directe sur la rémunération », a dit le ministre.« L’ensemble de ces mesures fait de ce décret un très bon contrat de travail, qu’on pourrait même qualifier de très avantageux pour les travailleurs.Ne serait-ce que la préretraite à 55 ans, je pense que c’est une mesure qui, à elle seule, est majeure et inattendue dans l’industrie, a déclaré M.Séguin.Il y a très peu d’éléments sur lesquels on n’a pas été très sympathique pour les travailleurs ».Le système de négociations dans la construction prévoit une table centrale ainsi que 19 tables particulières représentant 22 métiers.Des ententes étaient intervenues à plusieurs de ces tables au cours des négociations.« On a respecté dans le décret toutes les ententes intervenues aux ta- bles de métiers.Plus encore, on les a accordées aux autres pour qu’il y ait équité.Ça représente approximativement, en terme de rattrappage financier pour les travailleurs, entre 1 et 10 % par année à chacune des années de la convention de trois ans ».M.Séguin a souhaité que ce soit le dernier décret dans l’industrie de la construction et il a répété l'engagement qu’il a pris vendredi devant une commission parlementaire de réformer à l’automne la loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction, qui remonte à 1969, « pour trouver de nouveaux mécanismes, de nouvelles façons aux deux parties de négocier leurs conditions de travail».La Commission parlementaire de l’économie et du travail siégera dans différentes régions du Québec dans le cadre d’une vaste entreprise de consultation en vue de cette réforme et les débats sur la question seront télévisés.Par ailleurs, le décret fixant les conditions de travail des ouvriers de la construction a été accueilli bien différemment d’un syndicat à l’autre.À la FTQ-Construction, l’organisation qui représente le plus grand nombre de travailleurs, on juge le décret « plutôt négatif ».Toutefois, au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (international), on y voit « des bonifications sur plusieurs points ».À la CSN-Contruetion, on est plutôt déçu devant le fait que « les priorités de la coalition syndicale n’aient pas été retenues».Après avoir analysé le décret de 123 pages chacun de son côté, les trois membres de la coalition syndicale devaient se réunir pour faire le point, puis donner une conférence de presse, vraisemblablement aujourd’hui ou demain.Hier après-midi, la FTQ s’affairait encore à soupeser les effets de cet autre décret qui tiendra lieu de convention collective jusqu’en 1993.Toutefois, en réaction préliminaire, le directeur général Yves Paré a dit juger le tout « plutôt négatif ».« À première vue, il n’y a pas de quoi se péter les bretelles.On avait des demandes importantes, comme la réduction de la semaine de travail et le contrôle du temps supplémentaire, mais ce décret ne règle absolument rien aux problèmes de l’industrie », se plaint M.Paré.M.Paré se fait même plus cinglant.« Ils ont tenté d’acheter la paix des ouvriers de la construction pour trois ans».Autre son de cloche au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction, où le président-directeur général Maurice Pouliot avoue quil « s’attendait à pire que ça ».Bien sûr, il aurait préféré une convention négociée.Toutefois, il voit notamment « des choses potables » dans ce nouveau décret et des « bonifications sur plusieurs points».M.Pouliot se réjouit notamment de l’abaissement de l'âge de la retraite de 58 à 55 ans, et ce, dès le 1er janvier prochain.« C’était une priorité du Conseil provincial ».L'Association des entrepreneurs s’y disait prête, mais seulement en 1993.M.Pouliot note aussi avec satisfaction que le ministère du Travail a respecté les ententes qui avaient déjà été conclues avec les employeurs, concernant les clauses propres à chaque métier de la construction.Dans sa réaction préliminaire, le coordonnateur de la CSN-Construction, M.Jean-Noël Bilodeau, se dit déçu.La CSN devait étudier le do- cument pendant encore plusieurs heures hier soir.M.Bilodeau constate que le décret « est à 95 % des éléments du texte patronal remis le 11 mai ».Les priorités des trois syndicats, comme la sécurité d’empioi, l’ancienneté par chantier, la lutte contre le travail au noir et la réduction de la semaine de travail, ne s’y retrouvent pas.Avec les augmentations de salaire consenties — 4.5 et 5 % — on sait déjà qu’en 1990, les ouvriers ne toucheront même pas l’Indice des prix à la consommation, déplore-t-il.« Ils ont voulu tout ‘patcher’ et ne rien changer en profondeur », juge M.Bilodeau.L'abaissement de l’âge de la retraite de 58 à 55 ans en 1991 est * un minimum » à ses yeux.A la CSD, le président Claude Gin-gras estime que l’adoption d’un autre décret ne fait que confirmer l’échec de ce système de négociation.Il admet néanmoins que « le gouvernement est allé au-delà des offres patronales et, pour une fois, il ne s’est pas limité à appuyer aveuglément les volontés des technocrates de l’Association des entrepreneurs en construction ».Les camionneurs indépendants rentrent chez eux sous la menace Mine Montpetit LES QUELQUE 1500 CAMIONNEURS indépendants qui bloquaient, depuis lundi midi, l’accès de plusieurs routes du Québec ont dû rapidement rentrer chez eux après que le ministre des Transports et de la Sécurité publique Sam Elkas les eut menaçés de comptes de remorquage pouvant aller jusqu’à 5000 $, en fin de soirée, hier.« J’avise tout le monde de rentrer chez eux, le ministre n’a pas coopéré du tout », a explique M.Collin Boivin, administrateur de l’Associaton des camionneurs indépendants du Québec.Plus tôt dans la journée, M.Elkas, avait accepté de rencontrer le président de l’Association des camionneurs indépendants, M.Pierre Miller, à condition que ceux-ci se rangent sur l’accotement.Les camionneurs indépendants revendiquent notamment un contrôle plus serré des permis et des charges de l’ensemble des camionneurs circulant sur les routes québécoises, et la création d’un code de déontologie uniforme pour tous les camionneurs de la province.« Les États-Unis et les autres provinces canadiennes ont une réglementation bien précise que nous devons respecter lorsque nous traversons les frontières, explique M.Collin Boivin, administrateur à l’Association des camionneurs indépendants du Québec.Pour entrer aux États-Unis, il faut avoir un casier judiciaire vierge et payer les taxes sur l’essence et sur le kilométrage.Chez les entrepreneurs en transport américains qui font circuler leurs camions au Québec, on embauche souvent des camionneurs qui ne possèdent pas de permis, qui ne paient pas EN BREF.Le Canada sera membre de l’OIM GENÈVE (AFP) — Le conseil de l’Organisation internationale des migrations (OIM) se réunira aujourd’hui à Genève pour décider d’admettre le Canada comme 36e État membre.Le Canada étant l’un des principaux pays de réinstallation, son admission est considéré comme un « événement important » dans la vie de cette organisation.Le conseil se prononcera également sur la demande de statut d’observateur de l’Ouganda.Pas de tabac i GENÈVE (AFP) — La troisième journée mondiale sans tabac, organisée le 31 mai par TOrganisations mondiale de la santé (OMS), sera axée sur le thème : « Une enfance et une jeunesse sans tabac ».Cette journée mondiale sans tabac « aura pour but d’aider les gouvernements, les collectivités, les groupes et les individus à risques à prendre conscience du problème que pose l’usage du tabac pour les enfants et de les encourager à prendre des mesures appropriées pour le combattre ».À l’occasion de cette journée, l’OMS appelle gaiement les fumeurs à observer 24 eures d’abstinence et à « faire ainsi n premier pas vers l’abandon éfinitif de cette habitude nocive ».RAOULDUGUAY «L’Ecologie du cerveau» CAUSERIE LITTÉRAIRE MERCREDI 23 MAI, 20h.VIEUX PRESBYTÈRE DE LONGUEUIL 340, rue St-Sylvestre o.(accès rue St-Sylvestre) 442-7012 Entrée libre commandité par la Caisse Populaire de Longueull les taxes québécoises et qui sont souvent d’anciens détenus ».Les camionneurs revendiquent également l’imposition de tarifs uniformes, qui limiteraient les écarts de salaires des camionneurs indépendants.Ses tarifs, autrefois réglementés par les lois fédérales sur le camionnage, ont été abolis au moment de la signature du traité de libre-échange entre le Canada et les États-Unis.« Le gouvernement québécois n’ira pas réinstaurer des tarifs qui viennent d’être abolis par le fédéral.Ce que les camionneurs nous demandent, c’est d’instaurer une convention collective.Ce n’est pas le rôle du gouvernement de faire ça », réplique Johanne Denault, attachée de presse du ministre Elkas à Québec.En avril dernier, le ministre des Transports Sam Elkas affirmait toutefois son intention de présenter au conseil des ministres un mémoire, préparé par le ministère des Transports.Ce mémoire recommande l’ajout de 132 contrôleurs routiers sur les routes du Québec, pour assurer la perception des taxes et le contrôle des permis et des charges chez les camionneurs circulant au Québec.Ces mesures, promises depuis longtemps par le ministre Elkas aux camionneurs, devaient entrer en vigueur au printemps.« Si les camionneurs trouvent que nous ne bougeons pas assez vite, c’est simplement que la mise en vigueur d’un tel projet est extrêmement complexe », poursuit Mme Denault.Les entreprises de camionnage, qui affichaient il y a deux ans un taux de profit de 8 à 11 %, ont vu ce pourcentage fondre à zéro avec la déréglementation fédérale.Le taux Montréal-Toronto se situe actuellement de 350 $ à 400 $ alors qu’il était, il y a deux ans, 1400 $.Cette somme allait à la compagnie Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Département d'histoire de l’art Professeur ou professeure en histoire de l’art Le Département d'histoire de l'art de la Faculté des arts et des sciences cherche un professeur ou une professeure à plein temps en histoire de l’art.Fonctions Enseignement de 1er et de 2e cycles; direction de mémoires et de thèses; projets de recherche à développer dès son entrée en fonction.Exigences Doctorat en histoire de l’art ou équivalent; expérience de l'enseignement universitaire et de la recherche, dossier de publications; compétence pour dispenser des cours à caractère théorique et méthodologique; intérêt b marqué pour l’art actuel.Traitement Selon la convention collective.Date d'entrée en fonction Le 1er septembre 1990.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae, une copie du dossier académique avec liste des publications ainsi que le nom et l'adresse de trois personnes susceptibles de fournir des lettres de recommandation avant le 20 juin 1990 à: M.Luis de Moura Sobral Directeur Département d'histoire de l'art Université de Montréal C.P.6128, succursale A Montréal (Québec) H3C 3J7 Conlormtmtnl lux txlganctt priicrltis m mitlèra d Immigration tu Canada, cal avis da concoura a adraaaa aux clluyana canadiens al aux résldanta permananla.de transport qui payait ensuite le camionneur.Pour contrer ce déficit, les entreprises de camionnage ont dû refinancer leurs entreprises et allonger le cycle d’entretien de leurs véhicules, notamment.Au chapitre des perturbations routières, dans la région de Montréal, on comptait hier cinq points de blocage : Lacolle, Valleyfield, Granville, Vaudreuil et Lachenaie.Le flot de circulation se faisait au compte-gouttes si bien que de nombreux automobilistes ont été pris dans des bouchons de circulation.Toutefois, seuls les camionneurs étaient frappés d’interdit de circulation.Cet interdit a été maintenu malgré le dégagement de toutes les voies de circulation en mi-journée.Dans la grande région de Québec, on notait trois points de blocage : Boischatel près de l’île d’Orléans, Ca-couna et Saint-Antonin près de la frontière du Nouveau-Brunswick.En Abitibi, à Arntfield, à 15 kilomètre au sud de Rouyn-Noranda, le blocus amorcé lundi en début de soirée était toujours en place 24 heures plus tard.On estimait à une trentaine le nombre de camions qui bloquaient la route.À Louvicourt, à 30 kilomètres de Val d’Or, 70 camions demeuraient stationnés sur le rebord de la route.En Estrie, à Frelighsburg, 110 camions étaient toujours paralysés hier.Au Saguenay, les camions étaient paralysés à Laterrière, près de Chicoutimi; à Hébertville près d’Alma; à Chambord, près de Roberval, et à Delisle, près d’Alma.Un total de 300 à 350 camions attendaient pour reprendre la route.Dans la régio;n de la Mauricie, 700 camions demeuraient stoppés à Drummondville et 400 à Louiseville.PHOTO CP Plus de 800 personnes se sont réunies lundi dans le cimetière Juif centenaire de Gloucester, où une vingtaine de tombes avaient été vandalisées, vendredi.Unanime, le Parlement dénonce la profanation des cimetières juifs OTTAWA (PC) - Les Communes ont à l’unanimité condamné hier la profanation des cimetières juifs au Canada.C’est une Chambre consternée devant les événements qui a approuvé une motion déposée par le leader libéral en Chambre Jean-Paul Gauthier, déplorant « les actes d’intolérance et de racisme dans la société canadienne (.) qui se sont traduits par du vandalisme dans les cimetières ».La motion a invité tous les Canadiens à s’opposer à de tels gestes violents et destructeurs.Lundi, quelque 1000 personnes de différentes croyances ont par- ticipé à un service commémoratif à la suite de la profanation d’un cimétière juif à Gloucester (Ontario), municipalité voisine d’Ottawa.La semaine dernière, on avait renversé des stèles funéraires et avec des bombes à peinture on avait dessiné des symboles nazis sur d’autres.Dimanche, 500 personnes se sont réunies à l’hôtel de ville de Nepean, près de Gloucester, pour aussi dénoncer le racisme et la violation d’un cimetière juif à Sainte-Foy, près de Québec, ainsi qu’en France et en Angleterre.160 experts se penchent sur les déchets nucléaires PARIS (AFP) - Tous les pays utilisant l’énergie nucléaire se préoccupent de plus en plus de la gestion des déchets nucléaires, question que nul ne peut exclure et pour laquelle les solutions seront obligatoirement terriennes et souterraines, dans l’état actuel des techniques.Pendant quatre jours du 14 au 17 mai, à Stockholm, 160 experts des pays membres de l'Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE se sont penchés sur une évaluation des modèles mathématiques utilisés dans les recherches sur l’évacuation des déchets radioactifs, et ont constaté leur totale validité.Ce symposium sur « la validation des modèles d'écoulement et de transport dans la géosphère » des déchets radioactifs, organisé par le Service d’inspection nucléaire suédois (SKI) et l’AEN, a permis de constater que les modèles réalisés étaient totalement fiables en ce qui concerne les analyses de sûreté.Mais ces experts ont souligné la nécessité impérieuse de réaliser des laboratoires souterrains et des enquêtes de sites poussées dans les différentes couches géologiques envisagées pour l’entreposage, définitif ou à long terme, des déchets.Le sel, l’argile, les schistes, le granit sont les quatre formations considérées les plus sûres.« Toutefois, a souligné un participant, il convient d’harmoniser la théorie avec la pratique».Pour les différentes couches géologiques et les sites envisagés, il conviendra d’obtenir le maximum d’informations sur l’écoulement des eaux souterraines à grande profondeur et le transport éventuel dans la formation rocheuse des radionucléides susceptibles d’être libérés.Information F, ' * wLA «r Ville de Montréal Assemblée du conseil L'hôtel de ville de Montréal est situé au 275, rue Notre-Dame Est (métro: Champ-de-Mars).La prochaine assemblée du Conseil aura lieu le lundi 18 juin 1990.Assemblées publiques Commissions permanentes du Conseil Mardi 29 mai 1990, 14 h, salle du Conseil Commission de l'administration et des finances Étude du Règlement modifiant le Règlement sur les commissions permanentes du Conseil de la Ville de Montréal (7261) Ce projet de règlement prévoit la création d'une nouvelle commission permanente du Conseil, soit la Commission sur l'éthique.Cette commission, composée de cinq membres du Conseil, aura pour mission d'étudier la demande présentée par un membre du Conseil relativement à la conduite d'un autre membre, eu égard aux règles énoncées dans le Code d’éthique des élus de la Ville, adopté par le Conseil municipal le 14 mai 1990, ainsi que la demande d'interprétation de ce code, présentée par un membre du Conseil qui appréhende de se retrouver dans une situation de conflit d'intérêts.Le projet de règlement prévoit des modalités et des mécanismes quant au rôle et au fonctionnement de la Commission.Lundi 4 juin 1990, 9 h 30, salle du Conseil (*) Commission du développement communautaire Délibération et adoption du rapport intitulé "Sommaire des réalisations et des projets en cours dans le domaine de l'environnement" Mardi 5 juin 1990, 9 h 30, salle du Conseil Commission de l'administration et des finances Délibération et adoption des rapports intitulés: Visite du Service de l'approvisionnement et des immeubles Rapport du vérificateur pour l'exercice financier terminé le 31 décembre 1989.On peut se procurer la documentation relative à certains thèmes dans les bureaux ACCÈS-MONTRÉAL, ainsi qu'au bureau de la Division des commissions et des comités du Conseil.Renseignements: 872-3770.* Cette assemblée remplace celle prévue le 24 mai 1990, à 13 h 30.Assemblées régulières des Comités-conseils d'arrondissement AVIS PUBLIC est donné que les prochaines assemblées régulières des Comités-conseils d’arrondissement se tiendront aux dates, heures et endroits indiqués ci-dessous: Ahuntsic - Carlierville: Lundi 28 mai, à 19 h Complexe sportif Claude-Robillard 1000, av.Émile-Journault Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce: Lundi 28 mai, à 19 h Centre Monkland 4410, av.West Hill Mercier - Hochelaga-Maisonneuve: Mardi 29 mai, à 19 h Centre Pierre-Charbonneau 3000, rue Viau Plateau-Mont-Royal -Centre-sud: Lundi 28 mai, à 19 h Fraternité des policiers 480, rue Gilford Rivière-des-Prairies -Pointeaux-Trembles: Mardi 29 mai, à 19 h Buffet Ciociaro 8600, boul.Maurice-Duplessis Rosemont - Petite-Patrie: Lundi 28 mai, à 19 h Église Saint Arsène 1025, rue Bélanger Est Sud-ouest: Mardi 29 mai, à 19 h Centre Monseigneur-Pigeon 5550, rue Angers Ville-Marie: Mercredi 30 mai, à 19 h Hôtel de ville, salle du Conseil 275, rue Notre-Dame Est Villeray - Saint-Michel: Mardi 29 mai, à 19 h Pavillon Jean-Paul II 7920, boul.Saint-Laurent Le 23 mai 1990 Le greffier de la Ville, Léon Laberge VIVRE MONTREAL ET EN PARLER 4 ¦ Le Devoir, mercredi 23 mai 1990 L ACTUALITE INTERNATIONALE La menace du Pacte de Varsovie n’existe plus, déclare l’OTAN Le projet de centre d’entraînement de pilotes à basse altitude est abandonné d'après AFP et Reuter BRUXELLES - Les pays de l’OTAN, tournant la page après 23 années certitudes, ont décidé hier de réviser leur stratégie militaire.Selon les ministres de la Défense ds pays de l’Alliance, « la menace du Pacte de Varsovie n’existe plus » et l’organisation, qui tiendra un grand sommet plus tard cette année, doit déjà commencer à en tirer les conséquences.Devant la disparition de la menace militaire d’un Pacte de Varsovie en pleine déliquescence, les ministres de la Défense alliés ont annoncé qu'ils renonçaient à augmenter chaque année de 3 % leur budget.« Nous sommes parvenus à la conclusion que la menace d’un pacte de Varsovie uni n’existe plus», a déclaré le général Vigleik Eide, président du comité militaire de l’OTAN.« Nous voulons procédé à une révision complète », a ajouté le général norvégien.Les alliés occidentaux souhaitent que la France prenne part à ces discussions sur la nouvelle stratégie de l’OTAN, a pour sa part déclaré le mi- nistre italien de la Défense, Mino Martinazzoli.La France fait partie de l’Alliance mais à quitté son commandement intégré en 1966.L’OTAN a par ailleurs annoncé l’abandon d’un projet de centre d’entrainement de pilotes qui devait coûter 500 millions de dollars et que la Turquie et le Canada avaient refusé d’accueillir sur leur territoire.Cette base, dont ont parlait depuis cinq ans, aurait servi à l’entrainement aux attaques à basse altitude de pilotes de 11 pays de l’OTAN.Au sujet des « 3 % », Le Pentagone avait annoncé le 18 mai que les États-Unis ne demanderaient plus à leurs alliés de l’OTAN d’accroître annuellement, dans cette proportion, leurs budgets de défense.Le ministre belge Guy Coeme, commentant ces décisions, les a qualifiées d’« historiques ».« La stratégie que l’OTAN a décidé de revoir a été arrêtée en 1967 et la norme des 3 % qu’elle abandonne date de 1977 », a-t-il dit.Cela montre « la capaicté de l’OTAN de s’adapter à l’environnement international », a déclaré M.Coeme à l’issue de cette première journée du Comité ministériel des plans de défense (CPD).« L’Alliance en sort plus crédible et renforcée ».Le général Eide, après avoir affirme à la presse que les Alliés étaient parvenus à « la conclusion claire que la menace d’un Pacte de Varsovie uni n’existe plus », a ajouté que les forces soviétiques en tant que telles restent « très impressionnantes et constamment modernisées».Le général Eide résumait le rapport qu’il venait de soumettre aux ministres.Pour la première fois, ce document n’était pas intitulé « évaluation de la menace » mais « évaluation du risque » de guerre, reflétant le nouvel état d’esprit des Occidentaux.Selon un haut responsable américain, les Alliés, 15 jours après avoir décidé un réexamen de leur doctrine nucléaire, ont demandé cette fois à leurs experts de se livrer à une double étude : ¦ la première, à court terme, « photographiant » la situation militaire actuelle, alors que l’unification de l'Allemagne n’est pas encore entrée dans les faits; ¦ la seconde, plus complexe et à plus long terme, sur les conditions geos-tratégiques qui prévaudront après la conclusion des négociations de désarmement (conventionnel/CFE ou nucléaires/START) et la démocratisation des pays de l’Est.L’objectif est de revoir les fondements de la stratégie alliée en cas d’agression : la « riposte graduée » (recours possible à l’arme nucléaire) et la « défense de l’avant » (lâcher le moins possible de terrain).Déjà des nuances significatives sont apparues en marge du CPD entre les Britanniques, qui veulent absolument conserver ces deux concepts et les Italiens, qui estiment que rien n’est tabou.Ce travail de réflexion entre dans la préparation du sommet de l’OTAN prévu les 5 et 6 juillet à Londres.Il ne sera cependant pas terminé à cette date, a estimé le responsable américain.Il appartiendra alors aux dirigeants alliés d’orienter les débats sur la réforme de l’Alliance.Le gouvernement polonais ne veut pas discuter avec les cheminots en grève Solidarité désavoue les grévistes mais prône des négociations VARSOVIE (AFP) — Le gouvernement a refusé d’envoyer, comme le demandait Solidarité, une délégation à Gdansk pour ouvrir des négociations sur la grève des cheminots qui paralyse depuis plusieurs jours l'ensemble du réseau ferroviaire de la Poméranie occidentale, au nord de la Pologne, a-t-on affirmé hier soir de source proche de la direction du syndicat (KK).« Solidarité continuera à faire pression sur le gouvernement pour qu’il entame des négociations et fera tout pour résoudre le conflit »,a déclaré à la presse la porte-parole de la KK, Mme Barbara Malak.Dans une déclaration publiée hier, la K K a condamné la grève des cheminots, mais affirmé qu’il est « indispensable d’entamer immédiatement des négociations » et d’« envoyer une délégation » à Gdansk.La direction de Solidarité a affirmé qu’il serait « dangereux de ne pas entamer de telles conversations, dans la mesure où le conflit pourrait alors s’étendre à la Pologne toute entière ».Pour sa part, le ministre du Travail, l’ex-dissident Jacek Kuron, a réaffirmé hier soir à la télévision que « cette grève est menée en dehors des structures syndicales et le gouvernement ne peut négocier qu’avec les syndicats ».« Le gouvernement, a-t-il ajouté, ne cédera pas devant les demandes salariales.Si le gouvernement cède, il y aura d’autres grèves, avec pour résultat des étalages vides, des files d’attente, un effort de la société gaspillé ».Écoutez Ciel et parcoure le monde Écoutez Ciel MF et identifiez 4 mots passeport.vous pourriez vous retrouver sous le ciel de ITTALIE! i s ARABIE SAOUDITE Egypte OMAN Dhofir ^ Salala RÉP.DÉMOCRATIQUE POPULAIRE o^Oamqul Al-Gnavdal SOMALIE Tharmud RÉP./^RABE DU YEMEN DU YEMEN SANAA I.Kamara i-ADEN '-#2- >va /y/ir^sh-Stiaab Ditr.de Bib et-Mandeb Al Hawrah I.Socotra 200 300km SOMALIE Le Monde Il n’y a plus qu’un seul Yémen ADEN (Reuter) — La naissance de la République du Yémen, fruit de l’unification du Nord-Yémen pro-occidental et du Sud-Yémen marxiste, a été proclamée hier à Aden, mettant fin à trois siècles de partition.Le nouvel État est, avec 13 millions d’habitants, le plus peuplé, mais aussi l’un des plus pauvres, de la Péninsule arabique.Approximativement de la taille de la France, il occupe une position stratégique importante, puisque contrôlant l’accès à la mer Rouge.L’ancien président nord-yé-ménite, Ali Abdullah Salem, a proclamé l’unification hier à midi, après avoir été élu président du Yémen uni par les deux Parlements siégant en commun à Aden, l’ancienne capitale du Sud.« Le nouvel État a abattu pour toujours les frontières imaginaires créées durant la partition et se dirige maintenant vers une nouvelle ère », a-t-il déclaré.Après avoir prêté serment, son premier acte a été de hisser le nouveau drapeau yéménite — rouge, blanc et noir — au-dessus du Parlement d’Aden.La fusion entre les deux États est intervenue rapidement, et avec six mois d’avance sur le calendrier fixé.L’unification n’a été décidée qu’en novembre dernier.Mais les importantes différences économiques et politiques entre les deux Yémens ont conduit à laisser de nombreuses questions en suspens.Le Nord-Yémen, de loin le plus peuplé des deux États avec 10 millions d’habitants, reste une société largement dominée par les questions ethniques et religieuses.Le Sud-Yémen socialiste a au contraire imposé la laïcité depuis la fin de la tutelle britannique, il y a 23 ans.Les gouvernements des deux pays s’opposaient depuis des années.Une courte guerre avait même éclaté entre eux en 1972.Le processus d’unification n’a pu être entamé que quand le régime marxisant du Sud-Yémen a entamé sa « perestroïka » l’an dernier.Seul un millier de musulmans fondamentalistes du Nord ont manifesté lundi leur opposition à l’unification, déplorant que la nouvelle Constitution ne soit pas exclusivement basée sur la Cha-ria, la Loi islamique.Sanaa, l’ancienne capitale du nord, est la capitale du Yémen uni.Aden, sa rivale du sud, en est le principal centre économique du fait de sa situation de port maritime.Si Saleh a été élu président du nouvel État, c’est un homme du Sud, Ali Salem Al-Baidh, secrétaire général du Parti socialiste au pouvoir, qui a été désigné hier par le Parlement, composé des deux anciennes assemblées, comme vice-président.Le Parlement a également élu trois hommes, l’un venant du nord, les deux autres du sud, avec qui Saleh et al-Baidh formeront le Conseil présidentiel.Parmi eux, l’ancien premier ministre sud-yéménite, Abdel-Aziz Abdulg-hani.Le Conseil présidentiel supervisera les tâches législatives et exécutives durant la période de transition de 30 mois qui doit suivre la déclaration d'unité.Des élections sont prévues en 1992.Le Yémen espère maintenant que les compagnies pétrolières vont trouver de nouvelles réserves de pétrole dans son sous-sol.Les deux anciens Etats étaient déjà de petits producteurs.Remplissez et retournez à: Ciel.C.P.98.Longueuil J4H 3Z3 Telephone Dureai Mois passeport Date de diffusion Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.ITALIE 31 mai 1990 Tirage le Tirage du 90-05-21 Vous pouvez miser jusque 21 h les soirs de tirages Prochain tirage: 90-05-23 I, Massacre présumé j de 50 étudiants opposants au Zaïre j d'après AFP et Reuter BRUXELLES — Peu après avoir annoncé qu’il se libéralisait en légalisant deux partis d’opposition, le régime du président zaïrois Mobutu Sese Seko est maintenant accusé d’avoir perpétré un massacre contre des étudiants de la ville de Lubumbashi, au sud-est du pays, foyer de l’opposition.Plus de 50 etudiants auraient été égorgés, tués à l’arme blanche par les « troupes d’élite du régime zaïrois » dans la nuit de vendredi 11 mai au samedi 12 mai dans cette ville, a affirmé hier le quotidien belge Le Soir, citant « de nombreux témoins ».Selon ce journal, qui cite des « informations concordantes, accablantes », ces événements présumés ont provoqué une « émotion certaine » dans les milieux politiques belges.Dans un communiqué publié samedi, M.Mark Eyskens se déclarait « préoccupé » par les graves événements qui s’étaient déroulés sur les campus universitaires au Zaïre.En réponse à ce communiqué, les autorités zaïroises, citées par l'agence officielle Azap.se sont ; déclarées lundi» surprises et in- ; dignées » de la réaction belge.Selon Azap, ces « incidents » n’ont ; fait que quatorze blessés sur le campus de Lubumbashi, il y a une dizaine de jours.Le Soir affirme que dans la nuit du 11 au 12 mai, « un corn- ; mando de la brigade spéciale présidentielle, arrivé par avion, a ; attaqué le campus avec une vio- ; lence inouïe.Des informations concordantes sont d’ailleurs par- ; venues en Zambie où des etu- ' diants de Lusaka auraient mani- ; festé devant l’ambassade du ; Zaïre à Lusaka ».Spécialiste des pays en déve- ; loppement, la journaliste qui si- ; gne ces informations dans Le ; Soir, Colette Braeckman, s’était ; vu refuser un visa par les auto- ¦ rités zaïroises lors de l’annonce ; des mesures de démocratisation au Zaire le 24 avril dernier.Un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères a ; déclaré hier n’être pas en mesure ; de confirmer l’information.Il a ; précisé que l’ambassadeur de ; Belgique à Kinshasa s’était rendu à Lubumbashi lundi.Houphouët-Boigny j accepte de discuter j ABIDJAN (Reuter) — Le président ivoirien Félix Houphouët-Boigny a accepté hier d’entamer des pourparlers avec les pompiers en grève, qui avaient fait dans la journée le siège de son bureau à Abidjan.Les pompiers, qui font partie de l’armée, ont déclaré que le président leur avait promis d’examiner leurs exigences vendredi et lundi prochain.Ils demandent l’amélioration de leurs conditions de travail et la retraite à 55 ans.Arrivés dans des véhicules de lutte contre l’incendie et des taxis réquisitionnés, les contestataires avaient pénétré hier dans l’enceinte du palais présidentiel, avant de se rendre au domicile du président ivoirien.Les policiers, qui avait eux-même observé une grève de 24 heures lundi, n’ont pas fait grand-chose pour les empêcher d’entrer dans le palais.La Côte d’ivoire est durement touchée par des grèves et des manifestations depuis que Houphouët-Boigny a annonce en février un plan d’austérité.Bien que le président ivoirien soit revenu sur les baisses de salaire, l’agitation continue.La semaine dernière, les appelés, qui exigeaient une amélioration de leur solde et un allongement du service militaire, avaient envahi l’aéroport avant d’obtenir satisfaction auprès des autqri tés.Lundi, les policiers ont tiré en l’air dans les rues d’Abidjan et provoqué de gigantesques embouteillages.Les ouvriers des postes et télécommunications, et ceux de l’électricité ont appelé à la grève les 1er et 2 juin si les salaires ne sont pas augmentés d’ici la fin du mois.Moubarak dénonce l’immigration juive LE CAIRE (Reuter) — L’afflux de juifs soviétiques en Israël, sujet qui doit dominer les débats du sommet arabe la semaine prochaine, pourrait être le détonateur d’un nouveau conflit au Proche-Orient, a estimé hier le chef de l’État égyptien Hosni Moubarak.S’adressant aux dirigeants de l’Internationale socialiste (IS) réunis au Caire, Moubarak a déclaré que l’immigration juive « menace de faire sauter le processus de paix et de placer l’ensemble de la région au bord d’une nouvelle confrontation sanglante ».Moubarak, qui a pris la parole en tant que président du Parti national démocratique, au pouvoir en Égypte, a exhorté ITS à faire front « face au danger que représente l’immigration des Juifs soviétiques dans les territoires palestiniens occupés ».L’avertissement égyptien a été lancé au lendemain d’une recrudescence des affrontements israélo-palestiniens qui ont fait 21 morts parmi les Palestiniens en Israël, en Jordanie et dans les territoires occupés depuis dimanche.« Au moment où tout le monde prône la paix, vous (Israéliens), faites obstacle aux efforts de paix », a-t-îl dit par la suite à la presse, apostrophant l’État hébreu.Moubarak, dont le pays est le seul État arabe à avoir conclu la paix avec Israël, a estimé que l’immigration en Israël n’était en soi pas un problème.« Mais au nom de la paix et dans les intérêts d’Israël et des nations arabes, les immigrants ne devraient pas s’établir dans les territoires occupés», a-t-il estimé.Les pays arabes se sont déclarés vivement préoccupés par la récente accélération de l’immigration de juifs soviétiques.Plus de 33 000 Juifs soviétiques sont arrivés en Israël au cours des quatre premiers mois de l’année.Les autorités estiment qu’ils seront 150 000 d’ici la fin décembre.À Bagdad, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe se sont réunis mardi pour préparer le sommet de la semaine prochaine, réclamé par l’OLP pour débattre avant tout de l'arrivée de Juifs soviétiques en Israel.Le chef de la diplomatie irakienne Tarek Aziz a déclaré aux ministres qu’une réponse arabe commune était nécessaire sur la question de Immigration juive et ce qu’il a appelé les ambitions territoriales de l’Etat hébreu.« Le sommet se réunit dans des circonstances extrêmement sensibles.La sécurité panarabe est confrontée à des menaces d’un type spécial », a-t-il ajouté.La Syrie et le Liban sont les seuls États de la Ligue arabe, qui compte 21 membres, à avoir refusé de prendre part au sommet de Bagdad.Da mas et Beyrouth réclament un lieu de réunion « plus neutre » et un sommet mieux préparé.Les Ouest-Allemandes préfèrent F avortement à la mode de la RDA HAMBOURG (AFP) — Une majorité d’Allemandes de l’Ouest préfèrent la législation est-allemande, libérale sur l’avortement, à celle de RFA, beaucoup plus restrictive, selon une enquête réalisée par le quotidien ouest-allemand Bild auprès de ses lectrices.Selon cette enquête à paraître mercredi, 40,5 % des 1030 lectrices ayant répondu au questionnaire sont favorables à l’adoption par l’Allemagne unifiée du système de RDA, où l’avortement est libre jusqu’au 3ème mois de grossesse.Il faut y ajouter 6,5 % de femmes qui prônent l’avortement totalement libre et 16,4 % qui tempèrent cette exigence par l’obligation préalable ( de s’entretenir avec un conseiller.A l’opposé, 14,1 % soutiennent le maintien de la loi ouest-allemande, qui n’autorise l’interruption de grossesse que pour raisons de santé et sur avis d’une commission médicale, et, plus radicales, 22,4 % souhaitent une interdiction pure et simple de l'avortement.Du côté des hommes, l’hostilité contre l’avortement est plus forte : 37 % d’entre eux se prononcent pour son interdiction totale, contre 30,7 % pour l’adoption du système est-allemand.On note encore que 66,2 % des femmes interrogées se disent « personnellement opposée à l’avortement », i Le Devoir, mercredi 23 mai 1990 ¦ 5 L ACTUALITE INTERNATIONALE Rencontre « désagréable » entre Gorbatchev et les présidents baltes Exécution en masse des conjurés éthiopiens MOSCOU (AFP) - M.Mikhaïl Gorbatchev a rencontré hier après-midi à Moscou les présidents de Lettonie et d’Estonie, mais il n’a pas adouci sa position vis-à-vis des trois Etats baltes, a rapporté l’agence estonienne Info.Le président soviétique a reçu ensemble l’Estonien Arnold Ruutel et le Letton Anatolijs Gorbunovs pendant 20 minutes, à l’issue de la réunion du Conseil de la fédération ; sur les questions économiques, a précisé cette agence semi-offi-;1 cielle dans un communiqué parvenu à Moscou.Qualifiant cette rencontre de ; « désagréable pour les deux par- ties », M.Ruutel a déclaré à l’agence estonienne : « Moscou et les pays baltes ont un réel désir d’entamer les négociations, mais M.Gorbatchev a confirmé qu’il exigeait que les trois États baltes annulent leurs décisions sur l’indépendance ».Jeudi, M.Gorbatchev avait de-I mandé à Mme Kazimiera Pruns-kiene, premier ministre lituanien, « d’annuler ou de suspendre » la déclaration d’indépendance lituanienne.M.Ruutel a précisé que cette exigence « n’est pas réaliste dans la situation politique actuelle ».Il a , indiqué que les trois présidents s’apprêtaient à signer une lettre commune avec une proposition officielle pour entamer des négociations sur l’indépendance.« Nous nous consulterons et dans un avenir proche, nous enverrons une proposition au président Gorbatchev », a-t-il ajouté.Le président estonien a souligné qu’il espérait que la question balte serait ré-i solue au sommet soviéto-améri-cain.Les deux représentants baltes ont pris part à la réunion du Conseil de la fédération à titre d'observateurs.Le président lituanien Vy-tautas Landsbergis avait demandé au téléphone la nuit précédente à son homologue estonien de représenter la Lituanie pendant la rencontre avec M.Gorbatchev, selon M.Ruutel.M.Landsbergis participait aux MOSCOU (AFP) — Le député progressiste Boris Eltsine a présenté hier son programme pour la Fédération de Russie (RSFSR), se prononçant, en plein Kremlin, pour une « souveraineté réelle » de la plus grande répubüque d’URSS.M.Eltsine a pris la parole devant le Congrès (Parlement) de la Fédération de Russie après Vitali Vorotnikov, membre du Bureau politique, qui avait défendu le thème de la « souveraineté de la RSFSR dans une Fédération renouvelée ».Abondant dans ce sens, M.Eltsine a accusé, devant 1000 congressistes, la « politique impérialiste du centre » et le « système administratif centralisé qui tente désespérément de se maintenir à flot » d’être responsables des dégâts constatés aujourd’hui en Russie.M.Eltsine a poursuivi : « Il est indispensable que la Russie soit souveraine.Cette souveraineté doit être économique, mais évidemment aussi politique, et elle doit être réelle pour donner à la Russie les moyens de sortir de la travaux du Conseil suprême (Parlement) lituanien, réuni en session extraordinaire pour débattre d'un projet de lettre à M.Mikhaïl Gorbatchev, dans lequel Vilnius envisage de suspendre l’application de « décisions » adoptées le 11 mars, jour de la proclamation de l’indépendance, a-t-on appris de source informée au parlement lituanien.Ce texte à la formulation ambi- cnse ».M.Eltsine a notamment proposé que la Russie puisse « conclure des accords économiques avec l’étranger de façon autonome », ajoutant qu’elle devait être « propriétaire de ses ressources et de son potentiel industriel ».La Russie produit 90% du pétrole et 70 % du gaz soviétiques.Le dirigeant réformiste a défendu la liberté totale de l’individu et de l’entreprise dans ses initiatives économiques.Il a ajouté qu’il fallait « défendre l’économie de la République à l’étranger, notamment en menant une politique financière basée sur des échanges en devises ».Il a également prôné l’adoption d’une loi « qui interdise l’utilisation des ressources économiques et du potentiel intellectuel, militaire et humain de la Russie afin de poursuivre une politique de diktat ou d’intervenir dans les affaires des autres États ou des autres nations ».güe ne fait pas précisément référence à la déclaration d’indépendance elle-même, dont la suspension est exigée par M.Gorbatchev pour l’ouverture de négociations avec la Lituanie, relèvent les observateurs.Mais il ne l’exclut pas non plus.Selon ce projet de lettre, la direction lituanienne « a décidé de suspendre l'application de documents légaux découlant de l’acte sur l'établissement de l’État lituanien, et d’autres décisions du 11 mars 1990, à partir du moment où les négociations bilatérales auront commencé» avec Moscou.D’autre part, un projet de lettre alternatif a été indu dans les dé bats.Il s'agit d’un texte plus précis, qui énumère les lois adoptées après le 11 mars qui pourraient être suspendues, a-t-on ajouté de même source.Les députés, qui devaient adopter ce document hier, avaient décidé d’entendre d’abord un rapport sur la situation économique de la république après plus d’un mois de blocus économique.Ils ont ensuite longuement débattu du projet de texte, dont une troisième version a été élaborée mais aucun vote n’avait eu lieu en début de soirée.Par ailleurs à Moscou, un député lituanien membre d’une délégation venue de Vilnius a lu mardi à la tribune du Soviet Suprême d’URSS un message du parlement de sa république sur le blocus économique et énergétique imposé par Moscou depuis le 19 avril.Cette délégation était menée par M.Eduardas Vickas, le député qui a proposé samedi à Vilnius de suspendre la déclaration d’indépendance lituanienne.ADDIS A B F, B A (AFP) - Douze des 14 généraux ou responsables militaires éthiopiens impliqués dans la tentative de coup d'Etat contre le président Mengistu Hailé Mariam, le 16 mai 1989, ont été exécutés pour « haute trahison », a annoncé hier le quotidien gouvernemental Ethiopian Herald.Parmi les suppliciés figurent les généraux llailu Gebre-Mikael et Worku Zawdie, respectivement commandant de l’armée de terre et de la police aux moments des faits, et deux généraux de corps d’armée.De lourdes peines de prison ont été infligées aux deux autres inculpés, selon le quotidien.11 s'agit du contre-amiral Tesfaye Birhanu, ancien commandant de la marine, condamné à 15 ans, et d’un général, condamné à 10 ans.Le tribunal militaire de la Cour suprême, qui avait ouvert le procès le 19 décembre, a rendu son verdict samedi, mais la date des exécutions n’a pas été précisée par le quotidien.Les 14 chefs militaires étaient accusés de tentative de renversement du gouvernement par la force, d’avoir stocké des armes, mobilisé des forces, répandu des tracts incitant au soulèvement et provoqué la mort d’innocents, notamment le ministre de l'Industrie, le général IUtile Gior-gis liable Mariam.Selon le tribunal, qui a entendu 92 dépositions de l’accusation, les accusés avaient également établi des contacts avec des « bandits», ennemis de la nation, dont le but est la désintégration de l’Éthiopie, une allusion aux rebelles indépendantistes du Front populaire de libération de l’Erythrée (FPLE).La tentative de coup d’État, la première depuis la révolution de 1974 qui devait porter le lieutenant-colonel Mengistu au pouvoir trois ans plus tard, avait été lancée alors que le chef de l'Etat se trouvait en visite officielle en Allemagne de l’Est.La « révolte des généraux » avait démarré le matin du 16 mai, alors que des avions de chasse et des héli- coptères avaient survolé Aildtt Abeba, où des blindés et des troupes avaient été déployés.Dans la capitale, les unités loyales au président avaient repris l'avau tage en quelques heures, notamment au ministère de la Défense, et la po pulation ne s’était pas associée à la tentative de coup.La rébellion s’était poursuivie pen dant deux jours à Asmara, chef lu U de la province de l'Erythrée et quaf tiei-général de la deuxième armé* qui compte environ 150 IKK) hommes La menace contre le régime ava pris un tour dramatique le 18, lorsque les rebelles du Fl’LE avaient an noncé un cessez-le-feu de deux s* manies, pour aider les militaires îv belles d'Asmara à en finir avec le i gime du président Mengistu.Le général Demisie Bulto, con mandant de la deuxième armée et chef de la rébellion à Asmara, avait été tué lors île l’assaut des troupes I dèles au président.Au total neuf généraux avaient été tués dans la rébellion, dont le minis tre de la Défense, le général 11 aile Giorgis liable Mariam, abattu pai les rebelles.Par ailleurs, les rebelles ér> thréens, par la voix de M.Anuleim cael Kaitsai, responsable du FPI.F (Front populaire de Libération de l'Érythrée) pour l'Europe, ont dé claré hier que le conflit en Erythrée, qui dure depuis JO ans, a été « déli bérement archivé» par les Nations unies.M.Kahsaia ajouté que l'ONU de vait prendre ses responsabilités poui tenter de mettre fin au conflit et ac cepter les demandes du FPLE pout l'organisation d’un référendum en Erythrée.Le dirigeant du FPLE a rappelé que les discussions entre son organi sation et le régime d’Addis Abeba étaient suspendues à la suite du refu du gouvernement éthiopien d'auto riser la participation d’observateurs de l’ONU à des négociations sur 1« fond.Eltsine veut libérer la Russie de l’URSS Bousculade au lendemain du raz de marée d’Iliescu et du FSN Bonne tenue du « parti hongrois » BUCAREST (Reuter) — Un émissaire du premier ministre roumain a été frappé et molesté hier par des contestataires, après avoir tenté d'amorcer le dialogue avec les grévistes de la faim sur la place de l’Université de Bucarest.Alors qu’il quittait la place, où il avait discuté avec les manifestants anti-gouvernementaux, Sever Geor-gescu a été hué et frappé à plusieurs reprises, avant de se réfugier à l’intérieur de l’Hôtel Intercontinental.Georgescu avait auparavant déclaré à la presse que le gouvernement excluait tout recours à la force pour faire évacuer la place.Le premier ministre Petre Roman l’avait chargé d’offrir aux grévistes une assistance médicale et d’examiner leurs exigences.Les résultats officiels des élections roumaines ont confirmé hier la très nette victoire du président par intérim Ion Iliescu et du Front de salut national (FSN).Après dépouillement de plus des trois quarts des bulletins de vote, Iliescu était crédité, aux présidentielles, de 86,0 % des voix.Radu Cam-peanu du Parti national libéral obtient 10,2 % et Ion Ratiu, du Parti national paysan, 3,8%.Aux législatives, la surprise est venue de la seconde place de l’Union démocratique magyare de Roumanie (UDMR).Avec 7,4 % des voix, elle devrait devenir la principale force d’opposition parlementaire au FSN, d’après les résultats encore partiels des élections de dimanche.Le FSN, qui a pris le pouvoir en décembre au moment de la chute de l’ancien dictateur Nicolae Ceau-sescu, est assuré d’une majorité des deux tiers dans chacune des deux chambres.L'UDMR pourrait remporter 29 des 387 sièges de l’Assemblée nationale et huit des 119 sièges de sénateurs.L’UDMR est l’un des partis défen- dant les intérêts des quelque 2 millions de Roumains d'origine hongroise essentiellement rassemblés en Transylvanie, une région que se sont longtemps disputé la Hongrie et la Roumanie.Cette communauté représente environ 9 % de la population roumaine.La revendication d’une plus grande autonomie a été la cause des affrontements qui ont eu lieu en mars dans la ville de Tirgu Mures entre Roumains nationalistes et Roumains d’origine hongroise et avaient fait quatre morts.Un porte-parole du gouvernement a estimé que la présence de représentants de la communauté d’origine hongroise dans les assemblées serait un facteur d’union plutôt que de division.« Ce sont des citoyens roumains.Ce sera beaucoup mieux pour eux de pouvoir exprimer publiquement leurs problèmes et de dialoguer, plutôt que de recourir à la force et à des voies secrètes », a-t-il déclaré.L’U D M R a annoncé qu’elle resterait dans l’opposition et continuerait à dénoncer la fraude électorale, tout comme les autres partis battus lors des élections législatives.Les appels du FSN en faveur d’un gouvernement de coalition risquent dès lors de rester vains.« Un candidat qui finit avec plus de 90 % des voix n’a pas besoin d’une coalition », a dit Radu Campeanu, le candidat du Parti national libéral (PNL) à l’élection présidentielle.Campeanu a déclaré à Reuter que l'élection a été « frauduleuse à 20 ou 25 %, aussi bien lors des opérations de vote que lors du dépouillement ».Il juge « purement et simplement inacceptable » la position du chef de la délégation officielle d'observateurs américains, Gerald Pratt.Pratt avait déclaré : « Nous n’avons pas vu d’exemples de tentatives pour influencer le résultat».Deux dénonciations contre les élections roumaines BUCAREST (AFP) - Un grand nombre de votes dans deux régions roumaines auraient du être annulés èn raison de graves irrégularités par rapport à la loi éléctorale, a déclaré hier un groupe d’observateurs de la Fédération internationale Helsinki pour les droits de l’homme.: « Si nous étions responsables (de (’organisation du scrutin), un nombre substantiel de votes auraient du être annulés», dit un rapport de la mission de 34 personnes, qui s’est rendue dans 152 bureaux de vote dimanche.Leurs réserves portent essentiellement sur la Moldavie, au nord de la Roumanie, et l’Olténie et sa métropole Craoiva, au sud.Les observateurs critiquent l’absence de représentants de partis de ^opposition dans la plupart des bureaux de vote visités en Moldavie et Olténie.Ils affirment que des gens nommés par le maire, et non le bureau électoral, ont aidé des gens à voter.Ils citent également des cas où çes aides, dont certains en uniforme, sont entrés dans les isoloirs de leur propre initiative.Enfin, ils déclarent que plusieurs personnes, notamment des vieux couples, sont entrées ensemble dans les isoloirs.Des membres du bureau électoral ont eux-mêmes glissé les bulletins dans les enveloppes, ajoutent-ils.Par ailleurs, selon M.Andreas Khol, secrétaire exécutif de l’Union démocratique européenne (UDE), qui chapeaute les partis chrétiens et conservateurs d’Europe, le président roumain Ion Iliescu et son gouvernement « n’ont pas de légitimité démocratique et ne se trouvent pas sur le même niveau que les nouveaux gouvernements de Hongrie, de Tchécoslovaquie ou de Pologne».« M.Iliescu dispose maintenant de tous les moyens pour ériger un régime totalitaire» a la suite d’un scrutin « qui ne peut pas être qualifié de démocratique », a déclaré M.Khol à Vienne, lors d’une conférence de presse.Soyez prêt pour la TPS proposée.rvenue c, taxe sur ic» '¦«oouirsErs, DO/S-je M''NSCRWe?.en consultant tout d’abord le cahier d’information sur la TPS que toutes les entreprises au Canada ont reçu par la poste.Si vous ne l’avez pas reçu, ou pour toute question, faites le 496-1494 ou, à l’extérieur de Montréal, 1800361-8339 du lundi au vendredi de 8 h à 17 h ou passez en prendre un au bureau de poste.Dispositif de télécommunication pour malentendants: 1800465-5770 Préparez-vous: ¦ Pour savoir de quelle façon la TPS proposée touchera votre entreprise.¦ Vous aurez tout le temps voulu pour choisir les mesures administratives qui vous conviennent.¦ Vous apprendrez comment bénéficier des remboursements de la taxe de vente fédérale.¦ Vous pouvez recevoir l’aide nécessaire pour adapter votre système c ’ ’ ; et préparer votre personnel au changement.¦ En plus d’obtenir de l’information et de l’aide en personne ou par téléphone, vous pouvez consulter la base de données contenant des questions et réponses sur la TPS, par modem, en composant le 1800267-4500.Revenu Canada est là pour vous informer et vous aider à vous préparer en vue de la TPS proposée.Faites une bonne affaire.Préparez-vous maintenant pour la TPS.Revenu Canada Revenue Canada Douanes et Accise Customs and Excise Canada ! < 9908 6 ¦ Le Devoir, mercredi 23 mai 1990 Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs Christian Charron FAIS CE QUE DOIS Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Jean Francoeur, Jacques Chabot Albert Juneau, Directeurs adjoints: Michel Lefèvre Guy Deshaies, Pierre Cayouette Pour éviter tout isolement Cap sur la solidarité entre le Québec et ses élus conservateurs POU R éviter tout isolement du Québec, obligation pour les élus conservateurs du Québec de ne pas céder au fatalisme, de ne pas plier bagage.Pour éviter toute forme d’isolement, nécessité de la part du gouvernement de M.Robert Bourassa de mettre sur pied une stratégie offensive en obligeant ses partenaires à engager le 24 juin une nouvelle ronde de négociations.Telle sont les conclusions paradoxales qui s'imposent à la suite de cette journée d’intenses émotions à la Chambre des Communes.La démission de l’ancien ministre fédéral de l’Environnement, M.Lucien Bouchard, n’a laissé personne indifférent.Son intervention au Parlement ramène tout un pays à la situation d’il y a dix ans.Le référendum sur la souveraineté-association n’a rien réglé parce que tout s’est gâché dans une entreprise menée au pas de charge dans un domaine où les gants blancs sont la moindre des précautions.La perspective de réécrire une variante de ce même thème doit être écartée comme la pire des hypothèses.Au cours des quatre prochaines semaines, le Canada et le Quebec s’apprêtent à revivre à l’accéléré un épisode douloureux dont les Canadiens anglais avaient trop hâtivement dégagé une conclusion erronée : le Québec profond n’avait pas tourné la page en 1980.Une majorité de ses citoyens avait misé sur un nouvel arrangement constitutionnel dans le cadre canadien plutôt que de relever le pari lancé par le gouvernement du Parti québécois.En tirant sa révérence, M.Lucien Bouchard a sans doute donné publicité et lustre à la thèse de la souveraineté-association.L’impact international de cette intervention ne doit pas être minimisé : la nouvelle a d’abord fait le tour des capitales de la francophonie où M.Bouchard s’est créé une réputation des plus enviables grâce à son importante contribution aux Sommets de Paris, de Québec et de Dakar.Ailleurs, la réaction est tombée, catégorique et rude : dégringolade du dollar.Mais la véritable crise va se vivre ici, et l’étranger s’étonnera encore longtemps de ces joutes constitutionnelles qui déguisent en fait le mal canadien.Personne n’a le droit de jeter la pierre à quiconque a agi selon sa conscience.Mais la décision de M.Bouchard n’en est pas moins regrettable au moment où le Québec a plus que jamais besoin d’alliés, de défenseurs au sein du pouvoir fédéral.Car c’est là qu’en définitive se tranchera l’option finale qui résume la hantise actuelle : le Québec est-il amené vers une forme d’isolement qui annoncerait la répétition de 1981-82 ?Cette perspective à elle seule devrait inciter tous les députés et ministres conservateurs à demeurer au poste jusqu’à ce que tombe la dernière carte.Ils expriment et traduisent les aspirations profondes et somme toute modestes de tout un peuple.Ultimement, ils détiennent l’équivalent d’une police d’assurance sur le sort du gouvernement : il ne s’agit pas d’agiter la menace d’un chantage, mais bien de compter ses forces.Doit-on évoquer l’une des conséquences vraisemblables d’une démission massive de ces élus uébécois ?Leur départ entraînerait à brève chéance une véritable crise gouvernementale, des élections anticipées.C’est la réédition, légèrement modifiée, du scénario de la défaite en Chambre du gouvernement de M.Joe Clark et du retour au pouvoir de M.Pierre Elliot Trudeau.Aujourd’hui, l’entrée triomphale serait réservée à M.Jean Chrétien.Le Premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a habilement refusé de brûler les ponts au moment où montent les enchères et où il devient difficile de faire le partage entre la parade forte et l’imbécilité crasse.Au delà des positions réaffirmées à satiété depuis avril 1987, un autre facteur doit être pris en considération.Il s’agit de certaines dimensions du rapport Charest, qui se situent à l’extérieur des exigences québécoise : élaboration d’un processus de révision constitutionnelle « plus démocratique », amélioration du statut des autochtones, enchâssement dans la constitution du bilinguisme au Nouveau-Brunswick.Ces éléments devraient constituer l’ossature d’une stratégie offensive de la part du Québec.Il y a là matière à capitaliser tout en écartant les accusations grossières et injustes qui ne manqueraient de fleurir dans ces divers milieux.Pour éviter le danger réel de l’isolement, rien de tel que l’offensive — ne pas confondre avec la fuite en avant.Le Québec devrait obliger les autres à s’engager, dès le 24 juin, dans une nouvelle ronde de négociations en se faisant le champion désintéressé de certaines causes, importantes en soi mais qui ne sont pas directement pertinentes à son propre cheminement.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Tuerie dans la bande de Gaza Relancer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens LA V AG U E de violence qui déferle sur les territoires occupés contribuera-t-elle, paradoxalement, à relancer le processus de pacification ou, au contraire, ne fera-t-elle que renforcer la position des extrémistes ?Un jeune civil israélien, sans doute déséquilibré, a tiré sur un groupe de Palestiniens, tuant d’un coup sept d’entre eux.Pour mater ceux qui ripostèrent, pierres et cocktails molotov à la main, l’armée israélienne ouvrit le feu et fit sept autres victimes.Depuis, les affrontements se poursuivent, faisant d’autres morts, même en Jordanie.Ces incidents surviennent au moment où le gouvernement israélien cherche, sans succès, à fprmer un gouvernement majoritaire.La coalition d’union nationale, formée du Likoud et du Parti travailliste, a éclaté à la mi-mars à la suite d’un désaccord sur le projet américain d’organiser un dialogue israélo-palestinien.Le parti de M.Yitzhak Shamir, la principale formation politique du pays, a été profondément déchiré par les débats sur la question palestinienne et les propositions de Washington.Dans l’immédiat, il n’est pas sûr que ces événements profiteront plus à un camp qu’à un autre.L’extrême droite — en progression au cours des dernières élections — y trouvera la confirmation que l’intransigeance et l’obstination auront raison de la « menace palestinienne ».À l’opposé, la campagne de la gauche en faveur d’un rapprochement et d’un dialogue deviendra plus difficile.Bref, il est probable que la situation politique en Israël continuera d’être aussi confuse et incertaine.À moins que les États-Unis tirent parti de cette conjoncture pour reprendre l’initiative et intensifier leurs pressions auprès du gouvernement israélien afin qu’il donne suite à leur proposition destinée à ouvrir les pourparlers avec les Palestiniens.Ces derniers pourraient être tentés par ailleurs de laisser monter la pression, cette stratégie ayant produit des dividendes dans le passé sur le plan diplomatique.Mais elle comporte aussi des limites et des risques.Les Palestiniens ne doivent pas ignorer la tension très élevée qui règne à l’intérieure de la société israélienne.La tuerie qui a éclaté dans la bande de Gaza pourrait bien marquer le retour de la violence dans les territoires occupés.Mais elle pourrait aussi, curieusement, donner une nouvelle impulsion au processus de paix si Washington et les autres pays concernés usent de leur influence pour convaincre les parties que la voie de l’affrontement est sans issue.Le monde a profondément changé depuis un an.Le Proche-Orient, Israël et les Palestiniens doivent en prendre acte.— ALBERT JUNEAU La patrie avant les partis ?Bien servi par les événements, le PQ retrouve la ferveur IL SEMBLAIT étrange, voire masochiste, que le Parti québécois souligne avec éclat, en fin de semaine dernière, le dixième anniversaire du référendum.D’habitude, on essaie d’oublier ses défaites pour ne mettre en relief que ses bons coups.Pourtant, le conseil national que le parti fondé par René Lévesque a tenu à Alma — au royaume « souverainiste » du Saguenay — a permis de constater que l’assoupissement post-référendaire est bel et bien chose du passé.Les événements servent bien les troupes de M.Jacques Parizeau, qui sait d’ailleurs manoeuvrer avec habileté pour en tirer le maximum de dividendes.Les avatars du Lac Meech amènent de l’eau au moulin.Sans compter le fameux télégramme de M.Lucien Bouchard qui, à point nommé, a fait revivre de façon spectaculaire le grand rêve du père fondateur.Déjà de mise, l’enthousiasme et la ferveur ont regagné les rangs souverainistes.Les partisans d’Alma avaient quelques bonnes raisons de pavoiser.Depuis les élections de septembre, le projet souverainiste a fait des gains importants dans la faveur populaire, mais cette remontée a pris du temps à se manifester envers le PQ.Depuis quelques semaines, toutefois, le taux de satisfaction envers M.Robert Bourassa a piqué du nez, de sorte que, dans les intentions de vote, les deux principaux partis jouent du coude.On est fort loin d’un appel au peuple, et ces indices sont aléatoires.Il y en a pourtant d’autres qui ne trompent pas.La campagne de financement a rapporté près de 1,4 million $, ce qui est fort honorable en année post-électorale.Mieux encore, le membership continue de grimper, se situant désormais autour de 138,000.On est certes loin des 300,000 fervents de la période référendaire.Mais la remontée indique que le PQ est redevenu l’alternative obligée dans notre système bipartisan.Parmi les bons points de la fin de semaine, il y a la publication d’un manifeste souverainiste, qui fera l’objet d’un colloque à l’automne.Au-delà de l’idéal et des grands principes, il importe que M.Parizeau et ses ouailles nous disent noir sur blanc ce qu’ils feraient, advenant que les Québécois leur fassent confiance en majorité.À première vue, il y a un monde entre la souveraineté-association, telle que la concevait M.Lévesque, et l’indépendance convoitée par M.Parizeau.Même si ce dernier ne veut pas figer sa stratégie dans le ciment, il se doit de dire ce qu’il ferait du pouvoir.Surtout dans la conjoncture actuelle, les réponses concrètes aux nombreuses questions des Québécois ne sont pas anodines.Pas de chèque en blanc.Notons par ailleurs que l’euphorie de la fin de semaine n’a pas fait perdre à la majorité le sens de la mesure.Par exemple, tout en préconisant que tout se passe en français dans les écoles dites françaises, le PQ met plus l’accent sur les mesures incitatives que sur la coercition.On n’attire pas les mouches avec du vinaigre.L’opposition officielle doit, par ailleurs, tout mettre en oeuvre pour ne pas se faire doubler par M.Bourassa.À la guerre comme à la guerre, le premier ministre, qui a amorcé un virage nationaliste en décembre 1988 (avec la loi 178) n’a pas l’intention de se laisser damer le pion par les « séparatistes ».Sans vergogne, il continuera de jouer dans les plates-bandes indépendantistes.Un front commun, une coalition, la patrie avant les partis ?Cette dernière formule de M.Bernard Landry est fort belle et attrayante.Mais on n’en est pas là.Et il n’est pas sûr qu’il faille le souhaiter.Dans l’immédiat, il importe plutôt que les deux principaux partis se définissent, disent où ils logent et proposent des choix aux Québécois.La perplexité est grande.Libéraux et péquistes doivent s’employer à la lever.— GILLES LESAGE TIRÉE DU JOURNAL LE MONDE LETTRES AU DEVOIR Des billets mais pas de place J E FAISAIS partie des quelque 75 personnes qui se sont trouvées frustrées d’un spectacle de Clémence Desrochers à la Maison de la culture Mercier le 16 mai à cause de la décision d’un fonctionnaire de l’endroit, qui avait jugé bon de distribuer beaucoup plus de billets qu’il n’y avait de places disponibles.Nous sommes rentrées chez nous, profondément insultées.Si quelque fonction honorifique ne vous avait pas retenu ailleurs, vous auriez pu constater sur place la peine et la colère de ces gens du quartier qui, munies de leur billet depuis deux semaines, s’étaient rendus un bon quart d’heure avant le début de la représentation .pour apprndre que la salle était déjà pleine ! J’imagine ce qu’a dû être l’indignation de Mme Desrochers de voir son public être traité avec autant de mépris.Non seulement la personne responsable de cet affront n’était pas au travail mais les gardes de sécurité n’ont trouvé rien de mieux à faire que d’appeler cinq voitures de police pour faire évacuer les protestataires, gênés de la suffisance dont faisaient preuve vos employés, qui nous ont dit qu’il est pour eux coutumier de distribuer ainsi des billets en surnombre.Après tout, ce n’est que pour le « monde ordinaire ».Je crois qu’une enquête s’impose sur le mode de distribution des billets de spectacles dans « vos » bien bourgeoises Maisons de la Culture.Pensez à vos élections .vous avez perdu 75 voix hier ! — GHYSLAINE OUIMET Montréal, le 17 mai.Comment étudier Lettre nu ministre de l'Éducation LES ÉCOLES enseignent d’abord à lire, à écrire et à compter, puis donnent différents cours qui seront suivis d’examens plus ou moins prochains.Mais comment étudier n’est malheureusement pas enseigné à l’école.Lire et écouter ne font que faire connaître ce qu’on pourra savoir, si on comprend et surtout si on apprend.Etudier n’est-ce pas une série d’opérations précises qui engendrent le savoir ?Tous les métiers doivent être enseignés et appris, ce qui permet de les pratiquer avec joie, facilité et certitude.Comment se fait-il qu’à la fin du primaire ou au début du secondaire, on ne montre pas une méthode expérimentée capable de faire savoir et de rendre libre, Beaucoup d’échecs scolaires sont souvent dûs à l’ignorance d’une méthode naturelle et certaine d’étudier pour savoir et réussir.Avec au moins 60 % on peut obtenir un diplôme.En fait, on ne sait que ce qu’on acquiert soi-même.Pour avoir 100 %, ne faut-il pas viser le maximum de la compétence ?N’est-il pas nécessaire qu’un travailleur intellectuel, jeune ou âgé, découvre le plus tôt possible le cycle complet de l’étude — qui est d’abord de connaître et de comprendre, puis d’apprendre jusqu’au savoir ou pouvoir dire ou faire ce qu’on connaît — et qu’il apprenne comment connaître, comprendre, apprendre pour savoir ?Pourtant, la méthode naturelle d’étudier s’expérimente en quelques heures.Ce savoir éclaire en- suite toute la vie scolaire jusqu’à l’université, la vie sociale et professionnelle.Étudier est un travail de l’esprit, faisable par tout étudiant qui sait lire.Ne croyez-vous pas qu’il est de première importance que les étudiants de tous les niveaux sachent vraiment au plus tôt comment étudier avec joie et assurance, comme des travailleurs motivés et compétents ?Quand on sait comment étudier, on a du plaisir à connaître (cours, lecture, observation), de la satisfaction à comprendre, de l’ardeur au travail d’apprendre, pour atteindre enfin la joie de savoir ou pouvoir dire ou faire.— P.-E.BELLEAU Québec, le 17 avril.Bravo ! Mme Ruffo JE SUIS étonné et satisfait qu’en-fin une personne de votre rang social lève le voile sur une situation qui depuis longtemps requiert une dénonciation publique.Étant moi-même passé dans les dédales du système judiciaire à l’âge de 12 ans, je sais la cause directe de l’échec social de plusieurs enfants qui ont eu la malchance de ne pas avoir eu la chance .et la compétence de leur côté.J’ai pu constater depuis les 20 dernières années que beaucoup de changements ont été apportés au niveau des droits des enfants; hélas ! pour satisfaire l’opinion publique et non pour vraiment changer une situation déficiente.Personne (ou si quelqu’un le faisait une presssion monstre s’abattait sur lui) n’appliquait vraiment ces droits, avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui.J’ai encore à la mémoire des intervenants qui vraiment voulaient aider les jeunes, pas à se conformer au système mais à s’adapter en société; mais ces gens ne sont pas demeurés longtemps au travail, la pression des noncha-lantsëtait trop forte.Ou les personnes se conformaient, ou le stress était trop fort, et elles quittaient leur emploi.J’espère de tout coeur que vous ne ferez pas comme les autres et ne vous désintéresserez pas de cette cause.Parce que si vous le faites, dans 20 ans un autre homme, comme moi, va être assis dans une cellule condamné à perpétuité à rejeter la société parce que la société ne l’a pas compris ni aidé, lorsqu’il en avait besoin.Si vous n’arrivez à faire les changements qui s’imposent à la cour juvénile, jamais les problèmes qui sont les mêmes aux pénitenciers fédéraux, ne seront réglés.Bon courage Madame la juge Ruffo.— ANDRÉ CHARRON 632 630A Archambault, 9 mai.Solidaires JE VOUS écris tant au nom du Centre canadien d’oecuménisme qu’au nom du Conseil interreligieux de Montréal pour exprimer notre désarroi, consternation et horreur quant à la profanation des tombes et la mutilation de corps dans le cimetière de Car-pentras en France.Cet événement fâcheux a été suivi par d’autres, ailleurs en France et en Italie.Même les cimetières de Montréal n’ont pas échappé à de tels actes scandaleux.Nous présentons notre profonde sympathie à la communauté juive et sommes solidaires avec elle en ce moment de douleur et d’axiété, et nous nous consolons en remarquant l’ampleur de la condamnation que l’Église, les officiels, les citoyens et les commerçants ont manifestée en France.Notre seul espoir d’éliminer de pareils actes disgracieux de ra- cisme réside en une dénonciation générale, rapide et sans équivoque.Nous encourageons les chefs des religions canadiennes ainsi que les membres du gouvernement à mener la marche.— Katherine MACDONALD Montréal, le 17 mai.Du 19 août 1942 NOUS sommes à la recherche soit de Français immigrés de Sainte-Marguerite au Québec, soit de Québécois présents lors du débarquement du 19 août 1942.Le Maire — ALAIN MERAULT Mairie de Sainte-Marguerite-sur-mer 76119 Varengeville-sur-mer Téléphone : 16 (35) 85.12.34 le 7 mai.Déclaration du directeur LE SYNDICAT des journalistes du DEVOIR a demandé ma démission.Un amalgame de raisons idéologiques, professionnelles, administratives et autres, a tenu lieu d’analyse de la situation du journal et a conduit à la trop facile solution du lynchage, assortie d’une rofession de foi et d’un appel un comité de salut national.Cette solution expéditive est, malheureusement, tout à fait impropre à régler de façon solide et durable les problèmes qu’éprouve LE DEVOIR.Le 15 mai dernier, à l’occasion de l’assemblée annuelle des actionnaires, j’ai exposé, à partir de données objectives et mesurables, les caractéristiques permanentes de la précarité de ce journal, telles qu’illustrées par l’expérience des dix dernières années.Seule conclusion possible, confirmée par les résultats de 1989 : LE DEVOIR ne peut plus faire l’économie d’une révision en profondeur, laquelle commande la démarche rigoureuse que j’ai annoncée.En toute modestie, mais conformément aux responsabilités qui m’incombent, je conduirai cette démarche le plus loin possible.Dans la foulée du désintéressement et de la générosité que les lecteurs et amis du DEVOIR nous ont récemment manifestés, il faut espérer que le syndicat des journalistes s’emploie à faciliter cette délicate entreprise plutôt que de la rendre encore plus ardue.— BENOIT LAUZIÈRE LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Ouebecor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3381 Abonnements (514) S44-5738 ¦ LE DEVOIR .(USPS =003708) is published daily by L'Imprimerie Populaire, Limitée, 211 rue St-Sacrement, Montréal.Québec H2Y txt Subscription rate per year is $ 439 OO USD Second Class Postage paid at Champlain.N Y U S POSTMASTER send address changes to Insa, PO Box 1518.Champlain NY 12919-1518 I I ( Le Devoir, mercredi 23 mai 1990 ¦ 7 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Québec risque d’être à nouveau isolé Seul un État québécois doté du mandat clair de récupérer ses pleins pouvoirs pourra négocier en position de force l’association canadienne de demain PHOTO JACQUES GRENIER Le ministre démissionnaire, M.Lucien Bouchard.• ***• 1**1 ',•* »****'< ‘Mm DOCUMENT EUCIEN BOUCHARD J- !Voici la lettre de démission que le Jdéputé de Lac-Saint-Jean a fait «parvenir lundi le 21 mai au Jpremier ministre du Canada, M.[Brian Mulroney ( * U AND, répondant à votre ap-J pel, je suis entré, il y a un peu plus de deux ans, en politique ¦active, tous les chefs de gouvernements du pays avaient accepté de ¦vous suivre sur la voie de la reconciliation nationale.Tous avaient compris alors que cette voie passait d'a-Jbord et avant tout par un geste de réparation que l’ensemble du pays de-¦vait poser à l’endroit du Quebec, os-Jtracisé par le coup de force de mon-isieur Pierre-Elliott 'IYudeau.! À l’issue d’une négociation serrée, .l’accord du lac Meech a fixé les conditions de l’adhésion du Québec à la JConstitution.Ces conditions, tout le > monde au Québec les a trouvées bien îminces.Elles ont même fait dire à plusieurs que le Québec effaçait à ,'trop bon compte la vilenie de 1982."Mais, au fond d’eux-mêmes, les Québécois avaient le goût de tendre la main à leurs concitoyens et de s’épargner les heurts d’une autre crise constitutionnelle.Ils ont ainsi voulu fonder l’avenir de ce pays sur un fédéralisme ouvert et chaleureux, à la différence du fédéralisme actuel dont les Québécois se sentent exclus et incompris.Des modifications à des éléments essentiels S’armant une fois de plus de patience et faisant à nouveau confiance, ils ont ainsi largement appuyé le premier ministre Bourassa quand il a réduit à l’os le prix du pardon du Québec et de son retour dans la famille constitutionnelle.C’était aussi ma démarche personnelle et c’est ce qui a inspiré mon entrée en politique.J’ai mené, en moins de six mois, deux campagnes électorales, toutes deux essentiellement fondées sur la ratification de l’accord du lac Meech et la conclusion du traité de libre-échange.J’ai fait le pari que les signatures Jraîchement apposées au bas de l’ac-'cord du lac Meech seraient respectées.; Mais comme tous les Québécois, • j’ai assisté ensuite avec une conster-I nation et une tristesse grandissantes j aux réactions qui se sont manifes-i tées dans l’ensemble du Canada an-; glais, à l’encontre de l’accord.Ce qui ; devait être une démonstration de gé- nérosité et de respect pour le Québec ; a, au contraire, accentué la ligne de • fracture de ce pays et donne libre J cours à une recrudescence de préjugés et d’émotions qui ne font honneur à personne.C’est ainsi que le Québec, dont il s’agissait d’obtenir le i'pardon, a été au contraire mis sur la ; sellette.>: Les francophones, dans tout le ! pays, ont assisté à de nouvelles ma-; nifestations d’intolérance.Pendant i que le drapeau du Québec était foulé | au pied, les supporteurs du « Oui » ré- • férendaire se sont fait accuser de ra-! cisme et de trahison.J’ai été, entre ¦autres, surpris de constater que ceux qui font profession d’exalter la liberté d’expression ne souffrent pas qu’un ministre fédéral, dix ans après , le fait, rappelle le désintéressement, J la noblesse et la fierté de René Lévesque et des tenants du « oui ».La simple mention du droit à l’autodétermination leur donne de l’urticaire.Et comble de l’ironie, d’autres provinces, répudiant les signatures de leur premier ministre (l’une d’elles s’est particulièrement signalée en déchirant l’acte de ratification de l’accord déjà adopté par sa Législature) y sont allées de leurs réclamations.Ce qu’on appelle « la liste d’épicerie ».Plusieurs de ces demandes portent modification à des éléments essentiels de l’accord.Et tout cela s’accompagne d’exhortations presque incantatoires à la flexibilité et à la négociation.Le Québec se fait ainsi couramment reprocher son manque de souplesse, son refus de diluer encore les pauvres petites cinq conditions qu’il a timidement posées à sa réintégration constitutionnelle.Je n’ai rien contre l’idée de lancer une discussion propre à préparer d’autres modifications a la Constitution, comme par exemple sur l’égalité des sexes et le resserrement des garanties aux autochtones.Mais je ne puis et ne pourrai jamais souscrire à une démarche, quelle qu’elle soit, susceptible d'altérer l’accord lui-même.C’est pourquoi j’ai appuyé la formation de la Commission parlementaire, tout en précisant que l’accord du lac Meech devrait être adopté tel quel, sans aucune modification, simultanée ou subséquente.J’ai aussi, à plusieurs reprises, fait savoir que je ne pourrais accepter que le rapport de cette Commission formule des recommandations qui changent d’une façon ou d’une autre le fragile équilibre étabü par l’accord.C’est donc avec stupeur que j’ai appris, la semaine dernière, en Europe, que ce rapport propose, comme base de discussion a une éventuelle conférence des premiers ministres, une liste de quelque vingt-trois modifications, dont plusieurs changent l’essentiel des conditions de l’accord.Je pense, notamment, la banalisation du caractère distinct de la société québécoise par l’inscription, dans la même disposition, de l’égalité des communautés anglophones et francophones du Nouveau-Brunswick; je songe aussi à sa dilution encore accrue par la proposition Le Canada anglais n’a pas pris le Québec et ses exigences minimales au sérieux d’une application conjointe de la Charte des droits et libertés.Je m'inquiète pareillement de la suppression recommandée de la règle de l’unanimité pour opérer la réforme du Sénat et de tous les dangers que laisse planer sur le veto du Québec la formule anbiguë d’un mécanisme « d'approbation régionale ».Et surtout, je considère totalement inacceptable la recommandation d’attribuer au Parlement et au gouvernement fédéral non plus seu- lement un rôle de protection de la dualité linguistique, comme le stipule l’accord du lac Meech, mais bien un rôle de promotion.L’Assemblée nationale du Québec s’est déjà clairement exprimée, et d’une façon quasi unanime, sur sa détermination à rejeter toute modification à l’accord du lac Meech.C’est dire qu’on connaît déjà l’issue d’une conférence fédérale-provinciale où les premiers ministres provinciaux se verraient présenter par le premier ministre du Canada l’ensemble des propositions de la commission parlementaire.Le gouvernement fédéral ne peut se contenter de déclarer qu’il n’infirmera pas les acquis du gouvernement du Québec.À partir du moment où notre politique officielle est de ne pas isoler le Québec et de faire ratifier Meech tel quel, il est contradictoire et éminemment dangereux de soumettre à la discussion des positions qui modifient cet accord.Le gouvernement du Québec ne pourra souscrire à ces propositions.J’en suis sûr, autant que je l’espère.Le Québec se trouvera, de nouveau, isolé.C’est ce qu’il fallait à tout prix éviter.Le rôle de victime qui a été dévolu, en 1982, au Québec n’est déjà pas si glorieux qu’il faille, en 1990, lui faire jouer celui de coupable.Par un hypocrite détournement de l’opération initialement conçue, on autorisera ainsi certains historiens à faire porter par le Québec l’odieux d’avoir sabordé, en 1990, vos efforts de réconciliation nationale.C’est là toute la portée de la dynamique mise en branle par le dépôt du rapport de la Commission parlementaire.Ce rap port, je dois le dire, Monsieur le premier ministre, il me paraît que c'est celui des adversaires de l’accord du lac Meech.Pas étonnant qu’ils en soient tous si contents.J’en imagine même plusieurs en train de jubiler, M.Jean Chrétien en tête.Je rejette ce rapport et me refuse aussi à lui donner la caution de mon silence.Une décision qui blesse une amitié très ancienne J'éprouve en conscience l'obligation de me retirer de votre gouvernement.Je vous demande de me décharger de mes responsabilités ministérielles et de celle de responsable politique du Québec Je souhaite bonne chance à mon successeur à l’Environnement et l’assure à l’avance de mon appui.Je formule surtout le voeu que vous lui manifestiez le support que vous m’avez donné.Je quitte ce portefeuille avec déchirement, sachant l’importance cruciale du combat qu’il faut livrer dans ce domaine.Vous voudrez bien transmettre à mes collègues du cabinet et du caucus tout mon respect aussi bien que mes meilleures salutations.J’ai été honoré de servir avec eux.Je n’épiloguerai pas sur la difficulté que j'éprouve a prendre la décision que je vous communique aujourd’hui.Elle blesse une amitié très ancienne et maintes fois éprouvée.Mais dès lors que se pose une question de principe, il n’y a pas d’autre choix.L'un des premiers parmi les combattants de la souveraineté, j’ai couru le « beau risque », si bien nommé — et en même temps légitimé — par M.René Lévesque.Personne ne l’a fait avec plus de loyauté que moi.Vous devez savoir que j’apprécie au plus haut point les qualités de coeur et d'intelligence que vous mettez au service du pays.J’aurais souhaité qu’il me soit possible de vous aider davantage.Nous avons parcouru ensemble de longs bouts d’itinéraires communs.Il y avait déjà eu des divergences dans nos vues sur l’avenir du pays, mais jamais dans les sentiments de respect et d’amitié que nous avons entretenus.Je suis d’autant plus peiné de ce qui vient nous séparer que j’éprouve une grande admiration pour le courage et la lucidité avec lesquels vous avez entrepris votre oeuvre de réconciliation.Au reste, mon départ ne laissera pas de soulager une certaine opinion qui exige des élus du Québec à Ottawa une adhésion inconditionnelle, pour ne pas dire sacramentelle, à la formule actuelle du fédéralisme.Je conserve mon siège de député de Lac-Saint-Jean.En m’élisant deux fois pour les représenter à Ottawa, mes concitoyens m’ont rendu le plus beau témoignage de confiance qui puisse exister.Je reste en politique fédérale, à tout le moins le temps d’une réflexion, et notamment pour consulter mes électeurs.Je siégerai comme indépendant à la Chambre des communes.J’userai de ma liberté de parole, pleinement retrouvée, dans le sens des intérêts du Québec et du Canada.Je crois profondément qu’il faut repenser ce pays.Il faut cesser de s’acharner à faire entrer le Québec dans le moule d’une province comme les autres.Au-delà des argumentations juridiques, il y a pour cela une raison péremptoire : ce moule, les Québécois ne l’acceptent pas.Leur réalité même le fait éclater.Les Québécois, en particulier, doivent redéfinir le degré, les structures et les conditions de leur participation à l’ensemble canadien.Pour moi, cette participation, qu'on l’appelle associative, confédérative ou autrement, requerra une autre négociation : une vraie celle-là, portant sur des enjeux fondamentaux.Authentique, cette négociation devra l’être aussi par la vigueur du ressort qui en tendra la dynamique.Autrement dit, il faudra désormais discuter à partir d’une position de force.Seul un État québécois démocratiquement nanti d’un mandat clair, fondé sur la récupération de ses pleines attributions, disposera de l’autorité politique nécessaire pour négocier l'association canadienne de demain.Comme le font voir les tribulations de l’accord du lac Meech.le Canada anglais n’a pas pris le Québec au sé,-rieux avec ses exigences minimales.Qui commence à négocier à genoux risque fort de terminer à plat ventre.Mais, dans l'immédiat, la conclu sion de l’accord dans sa forme initiale s'impose.11 ne faut pas y dérager, même au risque qu’il échoue.Tous pourront alors identifier les véritables naufrageurs qui, autrement, Dans l’immédiat, la ratification de l’accord dans sa forme initiale s’impose.Il ne faut pas y déroger, même au risque qu’il échoue se donneront des allures de sauveteurs frustrés dans leur louable entreprise.Je regrette profondément que les députés conservateurs, imiin bres de la Commission parlementaire, aient formé cette alliance avec les libéraux de MM.Trudeau et Chrétien et les néo-démocrates de Mme McLaughlin, ("était paye)" l’unanimité trop cher.Je délesterais qu’il puisse être dil que les tenants du fédéralisme à la Trudeau ont exigé pour leur signature un prix plus élevé que le Québec pour 4 sienne.Je me dissocie également de l’attitude équivoque que le gouvernement fédéral a adoptée vis-à-vis celles des recommandations de la commission qui vident de leur sens les conditions du Québec.En définitive, mieux vaut l'honneur dans le désaccord que l’accord dans le déshonneur.El de toute façon, rien ne serait pire que le déshonneur dans le désaccord, sort réserve à ceux qui tenteraient, en vain je veux le croire, de convaincre le Québec de se présenter à une conférence piégée, en vue de lui arracher d’ul limes concessions qui ne sauraient être qu’humiliantes.Tout cela fait mal à dire, surtout à vous, et probablement davantage à entendre.Mais, je me devais de le faire.Je vous sais fidèle à vos rêves et à vos engagements de jeunesse.Vous accepterez, j’en suis sûr, que je le sois aux miens.Je vous prie d’accepter l’expression de mes sentiments respectueux et l’assurance de ma reconnaissance et de mon appui pour tout ce que vous avez fait et ferez pour le Québec et le Canada.Les bibliothèques scolaires au Québec Le ministère de l’Éducation ne semble pas pressé d’agir LIBRE OPINION PAULETTE BERNHARD 1 Professeur adjoint à l'École de ! bibliothéconomie et des sciences ! de l'information à l'Université de -Montréal LES BIBLIOTHÈQUES scolaires, lorsque conçues comme de véritables sources d’information et de formation, ont le vent dans les voiles dans un nombre croissant de pays développés et en développement.À la suite des réformes des programmes d'enseignement de la dernière décennie allant dans le sens d’un apprentissage actif et significatif, elles sont de plus en plus considérées comme essentielles aux processus d’enseignement et d’apprentissage.Qu’on les nomme bibliothèques, médiathèques, centres multimédia, centres de ressources, centres de documentation ou centres d’information, elles ont un rôle grandissant à jouer pour permettre l’adaptation et la préparation des jeunes à la société dite « de l’information » actuellement en émergence.Une nouvelle forme d’alphabétisation Il s’agit en quelque sorte d’une nouvelle forme d’alphabétisation, qui comprend le développement d’habiletés de penser, d’habiletés de re- cherche et d’exploitation de l’information, ainsi que des habiletés informatiques de base correspondantes.À négliger cette composante du projet éducatif de l’école primaire et secondaire, on risque de handicaper gravement et la progression des jeunes vers des études plus avancées — comprenant la formation continue — et leur capacité d’insertion à un marché du travail en constante évolution.Les résultats d’une étude américaine menée en 1987 grâce aux données de la banque School Match et portant sur toutes les commissions scolaires publiques ainsi que sur 14 850 écoles privées ont montré que les dépenses relatives aux services fournis par les bibliothèques/média-thôques scolaires représentaient la variable la plus importante reliée au succès scolaire.Or les bibliothèques scolaires américaines, qui se sont surtout développées à partir des années 1960, connaissent ces dernières années un renouveu considérable, particulièrement stimulé par la publication en 1988 de lignes directrices résolument axées sur la notion d’information : Information power : guidelines for school library media programs.En Grande-Bretagne, la politique officielle d’éducation émise en 1985 identifie les bibliothèques et les ressources d’information qu’elles contiennent comme des composantes de base pour le programme éducatif de chaque école.De nombreuses recherches, principalement subventionnées par la British Library, y ont été conduites ou sont en cours autour du thème du développement des habiletés d’information en éducation, aboutissant jusqu’à présent à une cinquantaine de publications.En France, le ministère de l’Éducation a décidé, en 1989, de créer enfin un statut accessible aux 6500 do-cumentalistes-bibiothécaires qui sont en poste dans les centres de documentation et d’information (CDI) des établissements d’enseignement secondaire et d’ouvrir, en mars 1990, 400 premiers postes au nouveau CAPES (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement public du second degré) consacré au domaine de la documentation.Les bibliothèques scolaires/communautaires connaissent également un essor remarquable dans les régions rurales d’Australie et de Nouvelle-Zélande.Dans ce dernier pays, un plan de développement a été élaboré en 1987.Au Canada, au moins sept provinces anglophones ont élaboré des documents relatifs au développement des bibliothèques scolaires : la Colombie-Britannique en 1978, l’Ontario en 1982, l’Alberta en 1985, le Manitoba, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse en 1987.Ces provinces ont aussi à leur actif de nombreuses réalisations.Changements en cours dans plusieurs pays Quant au Québec, il a mis sur pied une commission d’étude en 1988 dont le rapport Les bibliothèques scolai- res : plus que jamais, publié l’année suivante, propose un plan de redressement assorti de cinquante-trois (53) recommandations.Au niveau international, relevons que la Banque mondiale elle-même s’intéresse au rôle des bibliothèques scolaires dans les pays en développement et qu’elle a financé un séminaire sur cette question, tenu à Washington en 1982.De son côté, l’U-NESCO est en train de préparer une nouvelle version des Directives pour la conception et l’organisation de médiathèques scolaires dont la première édition date de 1979 (en anglais) et de 1981 (en français).Il s’agit là, nous semble-t-il, d’une remarquable convergence d’intérêts, de décisions et d’actions qui témoignent de changements en cours dans les programmes d’études, dans les méthodes d’enseignement et dans les processus d’apprentissage.La philosophie qui sous-tend ces initiatives est celle d’apprentissages se basant le plus possible sur les ressources d’information disponibles dans les bibliothèques scolaires (de même que dans d’autres bibliothèques et centres de documentation) et planifiés conjointement par l’enseignant et le bibliothécaire/documentaliste.L’exploitation de la bibliothèque scolaire et le développement des habiletés d’information correspondantes sont donc intégrés aux programmes d’étude, se renforçant et s’approfondissant d’année en année par une évolution en spirale.Cependnt, alors que des politiques sont élaborées et mises en oeuvre dans le monde anglophone et même en France, où les bibliothèques scolaires ont été longtemps peu développées mais où elles ont connu ces dernières années un essor considérable, le ministère de l’Éducation du Québec ne semble pas pressé de donner suite aux recommandations du rapport qui lui fut remis il y a déjà plus d’un an en avril 1989.Il est pourtant urgent d’agir, si l’on tient à ce que les jeunes d’aujourd’hui — en particulier les quelque 42 % des étudiants québécois qui quittent l’école secondaire pour aller directemenmt sur le marché du travail (données de 1987) — soient et restent alphabétisés, non seulement en matière de compétence linguistique et d’habiletés de base (écriture, lecture, calcul), mais encore en matière de recherche, de traitement et d’exploitation de l’information.Un défi de taille Et le plan d’action ne devra pas seulement comprendre des budgets pour l’acquisition de documents visant à mettre à jour les fonds souvent très désuets des bibliothèques scolaires — point sur lequel les réactions au rapport ont été particulièrement vives.Il devra aussi, en priorité, énoncer une volonté politique — qui aura un effet d’entraînement, puis prévoir l’engagement d’un personnel adéquat en nombre suffisant pour pouvoir répondre aux besoins de ces nouvelles manières d’enseigner et d’apprendre.Le Conseil supérieur de l’éduca- tion, le Conseil de la langue française et l’Alliance des professeurs de Montréal en 1987, la Centrale de l'enseignement du Québec en 1988, le Comité d’étude sur les bibliothèques scolaires en 1989, appuyé par vingt-cinq rencontres avec des groupes ou associations professionnelles de même que par une trentaine de communications, et enfin l’Association québécoise des professeurs de français, par la plume de son présidertt en 1990, toutes ces instances ont pris acte de la situation difficile des bibliothèques scolaires québécoises ét réclament la mise en oeuvre d’un plan de redressement., Le défi est de taille, et il convient de le percevoir globalement.Mais qe contentera-t-on de déclarations d’in tention et de recommandations ?’ Avis de l’éditeur Les textes envoyés au DEVOIR pour la page Des idées, des événements doivent être signés.L’adresse et le numéro de téléphone sont également requis, mais seulement pour fins d’identification dans nos dossiers.Prière de ne pas dépasser quatre pages et demi dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention d’Albert Juneau.LE DEVOIR ne s’engage pas à : publier tous les textes reçus et se réserve le droit d’en réduire la longueur au besoin.t i d ¦ Le Devoir, mercredi 23 mai 1990 Le débat final sur l’avortement s’engage par les arguments des ennemis du projet Marie Tison - - — de la Presse Canadienne OTTAWA — Les députés pro-vie ont dominé, hier, la première journée du débat final sur le projet de loi sur l’avortement.Plus d’une quinzaine de députés conservateurs et libéraux se sont levés en Chambre pour appuyer des amendements qui restreindraient le droit à l’avortement, alors que moins d’une demi-douzaine se sont prononcés pour une plus grande liberté de choix.Seulement une poignée de députés conservateurs se sont levés pour appuyer le projet de loi tel quel, et encore, certains l’ont fait à contrecoeur parce qu’ils estiment qu’une mauvaise législation est préférable à pas de législation du tout.Si le comité parlementaire, qui a étudié le projet de loi pendant plusieurs semaines cet hiver, n’a proposé aucun amendement, de simples députés des trois partis en ont proposé une trentaine.À la fin d’avril, le président de la Chambre des communes n’en a accepté que 14, dont seulement deux de tendance pro-choix.Hier, les Communes ont entrepris de débattre de ces amendements.Les députés passeront au vote à ce sujet tard ce soir.Ce n’est cependant que mardi prochain qu’ils voteront sur le projet de loi proprement dit.Déposé le 3 novembre dernier, le projet de loi interdit tout avortement, sauf lorsqu’un médecin détermine que la poursuite de la grossesse menace la santé physique, mentale et psychologique de la mère.Le député libéral de Glengarry-Prescott-Russell, Don Boudria, qui a présenté une bonne demi-douzaine d’amendements pro-vie, a déclenché les hostilités en proposant une modification qui aurait pour effet d'interdire tout avortement, sauf lorsque la vie de la mère est en danger.Il a expliqué que le libre choix d’une personne ne pouvait pas s’effectuer aux dépens d’une autre personne, obtenant ainsi l’appui de plusieurs députés.Trois députés conservateurs se sont ligués pour présenter une série d’amendements visant à resserrer les critères permettant un avortement thérapeutique.Le député de Fraser Valley East, Ross Belsher, a proposé de ne permettre l’avortement que lorsque la santé de la mère est gravement menacée.Son collègue de Kitchener, .John Reimer, a ajouté qu’une telle décision ne devrait se prendre que s’il n’y a pas « d’autre traitement médicalement acceptable pour diminuer le risque pour la santé ».Le député de Markham-Whitchurch-Stouffville, Bill Atte-well, a ajouté son grain de sel en proposant de limiter l’avortement a celles dont la santé physique ou morale est menacée.Deux députés libéraux, qui avaient présenté des amendements semblables, ont donné leur appui à M.Attewell.M.Boudria est repassé à l’attaque avec des amendements visant à faire passer de deux à 20 ans la sentence prévue pour ceux qui contreviennent à cette législation, lia affirmé que la sentence proposée par le gouvernement n’etait pas assez sévère, et qu’il était nécessaire de faire comprendre à la population qu’il s’agissait d’un crime grave.« Quelqu’un qui fait du ski nautique à la nuit tombée risque la meme sentence que quelqu’un qui contrevient à la loi sur l’avortement, qui supprime une vie », a-t-il lancé.M.Boudria a cependant choisi de retirer un amendement qui aurait soumis à la législation certains moyens contraceptifs et la « pilule du lendemain».De son côté, le député néo-démocrate de New Westminster-Burnaby, Dawn Black, a retiré un des deux seuls amendements pro-choix parce qu’il devait être complété par une modification qui n’a pas été acceptée par le président Fraser.Sans cet ajout, l’amendement n’avait aucun sens, a-t-elle déclaré.Elle a cependant invité les députés pro-choix des trois partis à appuyer son deuxième amendement, qui décriminalise totalement l’avortement.La ministre de la Justice, Kim Campbell, s’est portée à la défense de son projet de loi, en affirmant que tout amendement risquait de rompre le fragile équilibre établi entre les droits des femmes et l’intérêt de la société à protéger le foetus.Elle a également dit craindre que les amendements proposés rendent la loi inconstitutionnelle.Si les députés pro-choix ne se sont pas précipités en Chambre hier, une série de groupes favorables à une libéralisation de l’avortement ont convoqué une conférence de presse hier matin pour annoncer la tenue de manifestations à travers le pays, vendredi, pour protester contre le projet de loi.Mme Carolyn Egan, du Réseau d’action pro-choix, a notamment affirmé que des femmes et des médecins allaient délibérément enfreindre la loi si elle devait être adoptée.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 La Fête membres, chargé de le conseiller quotidiennement sur l'évolution de la situation politique, alors que l’accord du lac Meech agonise toujours au pays.Jean Dorion se dit cependant très confiant de la maturité de la population montréalaise et il ne prévoit pas de manifestation disgracieuse lors du défilé.Pour l'auteur Michel Rivard, il est clair qu'« on va chanter la fierté d’un pays qui existe déjà dans nos têtes et dans nos coeurs ».Et pour Gilles Vi-gneault, « l’Histoire est une voiture qui ne met jamais les freins».Le spectacle du 23 à Québec et du 24 à Montréal coûtera 650 000 $ en tout.On avait d’abord annoncé le Parc Jarry comme lieu de l’événement mais Pile Sainte-Hélène a finalement été choisie pour sa grande capacité d’accueil, sa sécurité, l'absence d'impact écologique et sa vue imprenable sur le centre-ville.On y attend plus de 100 000 personnes à 21 h.Le spectacle sera produit par Mario Bourdon, coproduit et diffusé par Radio-Canada, commandité par la Brasserie Labatt.Mouffe assurera la direction artistique et René-Richard Cyr la mise en scène.Quant au défilé du 24 juin en après-midi, U se déroulera sur la rue Sherbrooke, de l’avenue du Parc à Pie-IX.Le défilé en tant que tel s’étendra sur deux kilomètres, et devrait prendre environ une heure à se dérouler devant un observateur immobile.Son coût s’élève à 725 000 $, et on prévoit qu'un demi-million de spectateurs y assisteront.Montréal au ('entre permanent.3131 sherbrooke est, de fl hà 1H h ; àChomedey (l.aval).sous sol de l'église Saint-Norbert 3155.boni.< artier ouest, de 10 h B0 à 20 h 30.à Duvernay ( l.aval).École Le Virage.1701 rue de l'Kcole.13 h .'10 à 20 h HO.et a lahroville ( Laval).Caisse populaire SI-Edouard de Lahreville.4005.bout Ste-liose (angle 15e av ).de lit h 30 à 20 h 30.liens 1)37 2790 ¦ Le jeudi 24 mai à 18 h 30.la Société des en n mus canadiens invite Mme Jacqueline Det > Moellon à un dîner-causerie, au restaurant ¦¦ La Vieille France ».50 rue si Jacques tmélro Place d'Armes) lié-serv 733 0754 ou 733-0911 ¦ Ce soir à 10 b 30.la Bibliothèque publique de Pointe-Claire vous invite à assister à un diaporama de l'exposition esti vale /’/ancles, potions t*Z parchemins scientilicu llebnucn îles manuscrits de la Ue; 1/or/e au Vie siècle.Celte présenta-I ton.donnée en anglais, aura lieu au 100 rue Douglas shand.Entrée libre Rens 630 121X.¦ ( e soir à 20 h.George (îershwm ( 1898-1037) par Pierre l.apalme, à l'Auditorium si \lbert le Grand.2715, chemin de la ( ôte Sic-Catherine à Montréal Hens.332-4120 ¦ Concert-bénéfice par la chorale Le Choeur Chanterelle du Collège Laval, ce soir à 20 h, en l'église Ste Madeleine-Sophie Barat, 10 777, av.Sl-Charles, Ahunt-xic liens 3X9-9315.¦ Concert-bénéfice pour la Fondation Chapelle de la Réparation, le dimanche 27 mai à 19 h 30, à la Grande Chapelle du Sanctuaire de la Réparation au Sacré-Coeur.3050 de la Rousselière, près de la rue Sherbrooke à Pointe aux Trembles, liens 642-5391.¦ Viol, inceste anonymes (VIA), groupe de soutien « mixte » pour les personnes qui sont passées par le viol et/ou l’inceste, vous ui\ lté tous les mercredis soirs à 20 h, au 4441.boni Décarie liens.: 745-2413 ¦ Le Centre d'aide aux familles d'alcooliques et de toxicomanes (CAFAT) vous invite à participer à son groupe de soutien, les mercredis soirs au Centre communautaire de Vimont, 1900 rue Bédard, Vimont à Laval de 19 h 30 à 22 h.Rens.: 669-6262.Le défilé sera formé de 10 chars allégoriques et de 40 séquences (les séquences encadrant les chars pour former des tableaux).2000 figurants y participeront.On remarque que le défilé est conçu par des créateurs relativement jeunes qui se sont distingués ces dernières années par l’organisation d’événements culturels marquants.Ainsi, Jacques Renaud, qui a organisé les fêtes de rue du Festival Juste pour rire, agit comme producteur délégué.Richard Blackburn, qui dirige le Théâtre de la Dame de Coeur, célèbre pour ses marionnettes géantes et sa scénographie originale, en est le concepteur et directeur artistique.Normand Latourelle, un ancien directeur général du Cirque du Soleil, en dirige la production.« Le défilé présentera des moments théâtraux, sorte de bas-relief surdimensionné, explique Richard Blackburn.Chaque tableau est en mouvement, et l'ensemble du mouvement sur un tableau dure deux minutes ».Le défilé sera télédiffusé par Radio-Canada, et on tente toujours de conclure des ententes pour qu’il soit également diffusé par Télé-Métropole.Le premier char sera commandité par la Société Saint-Jean-Baptiste et sera animé par des jeunes de toutes les origines ethniques.Le deuxième, commandité par la Ville de Montréal, veut célébrer les 50 ans du droit de vote des femmes.Les autres chars porteront les thèmes de l’école, les affaires, la « distance apprivoisée », « nourrir le Québec », le syndicalisme, les arts au Québec, les >< couleurs de l’énergie » et l'ouverture du Québec sur le monde.Les responsables du comité se disaient insatisfaits hier de la contribution de l’entreprise privée au défilé.Il manque en effet 184 000 $ pour boucler le budget.Le cas échéant, on fera appel au public en vendant des objets promotionnels sur les lieux.I>rgatusiition d’éducation et d'information logement de Côte-des-Neiges (t il-l II.) offre des rencontres d'in formations à l'intention des locataires du quartier Ces rencontres ont lieu tous les mercredis à 14 h et à 19 h 30 au 3600 Van Morne, hur 200 Hens.: 73X 0101.¦ I.' Xssocialion des hommes séparés et divorcés de Montréal.46X9 Papineau, local 344, lient un café-rencontre tous les 2e mercredis du mois, ainsi qu'une conférence tous les 4e mercredis du mois.Hens : 596-0471.¦ \ la Bibliothèque de BeaconsfieId.ee soir à 19 h 45, Claire Gagnier de Coup d'oeil sur l'art présentera : l.'impressio-msme.un nou\eau regard.Hens.: 697-9040 ¦ Compeer Montréal .-Entre Amis, organisme à but non lucratif qui aide à la réinsertion sociale de personnes ayant des problèmes en santé mentale, a besoin de bénévoles.Hens : 272-5X18.¦ Dans le cadre de ses soirées d'animation gratuites, le centre de croissance par le rê\ e, l' Arc En-Ciel, vous invite à une rencontre intitulée Rêver pour.s'éveiller à lu vie, ce soir à 20 h, au 1028 Henri-Bourassa esl à Montréal.Rens.: 388-2334.Le Collège Ahuntsic accueillera, les 23 et 24 mai, deux groupes d'étudiants et d'étudiantes de deux provinces canadiennes, dans le cadre d'un échange qui a pour object if de sensibiliser les participants et participantes à deux sujets l’Accord du lac Meech et la situation des droits linguistiques au Canada.Hens.389-5921, poste 2122.¦ A tous les Marchand de la région (le Québec et des environs, invitation spéciale à venir rencontrer le nouveau conseil d’administration de l’AFM à une réu mon qui sera tenue à Québec, le 2 juin 1990 à 14 h.dans les locaux de la Fédération des familles souches québécoises inc , situés au Pavillon Casault de l’Université Laval.¦ Les familles Théberge se donnent rende/ vous le 1er juillet 1990, à St-François de Monlmagny.Pour renseignements : Association des Familles Théberge inc.Case postale 130, St-François (Montma-gny) G0K 3A0.4 Le dollar prêtes à se délester de billets verts et certaines banques américaines, actives à New York, ont été « très impliquées » dans les transactions sur notre devise.Le dollar était à ce point faible que la légère baisse des taux américains, qui aurait dû lui être profitable, n’a eu aucun effet bénéfique.Dans un tel contexte, la Banque du Canada est intervenue massivement et à plusieurs reprises, pesant de tout son poids pour enrayer la chute.« Chaque fois que le dollar reprenait un peu de terrain, la banque centrale était derrière le mouvement », a expliqué M.Éric Giasson, cambiste à la Banque Nationale.La baisse de 61 centièmes de points confirme le malaise qui sévit sur les marchés internationaux en regard de la devise canadienne, et la démission du ministre Lucien Bouchard n’est venue que concrétiser un état de fait.Car, la forte baisse d’hier n’est, de l’avis de tous, pas le fait de spéculateurs, mais plutôt d’investisseurs qui n’agissent habituellement pas sous le coup de l’émotivité.L’incertitude politique qui plane sur le pays est en effet difficile à comprendre dans ses ramifications pour les investisseurs étrangers qui délaissent le dollar.L’an dernier, 11 milliards $ d’obligations ont été souscrits sur le marché euro en devise canadienne.Aujourd'hui, pour des gens très loin du Canada, « peut-être la prudence s’impose-t-elle », déclare M.François Leroux, de l’École des Hautes études commerciales.Prudents dans leurs prédictions, les cambistes croient néanmoins possible bientôt une correction violente du cours du dollar canadien.« Ça regarde mal », explique l’un d’eux qui, pressé de questions, ose avouer que le dollar pourrait chuter jusqu’à 83,33 cents US.4 Les émeutes essentiel du conflit.De son coté, M.Yaakov Turner, intendant général de la police, a lancé une mise en garde à la radio adressée aux habitants de Jérusalem-Est et aux 700 000 Arabes israéliens.« Nous avons jusqu’à présent tout fait pour éviter que le sang ne coule, mais il y a une limite et je leur conseille de faire attention», a-t-il dit.En soirée à Jérusalem, près de 3000 Israéliens, proches du mouvement annexionniste Goush Emounim (« le Bloc de la Foi »), ont défilé dans les ruelles du secteur oriental de Jérusalem, quelques heures après les violents accrochages de l’apres-midi.Yitzakh Shamir a harangué les manifestants devant le mur des Lamentations à l’issue de ce défilé, qui marquait le début des commémorations du « 23e anniversaire de la réunification » de la Ville sainte.La manifestation s'est déroulée sous l’étroite protection d’un important dispositif de sécurité déployé dans la Vieille Ville de Jérusalem.Ailleurs, le renforcement du dispositif répressif a partiellement atteint ses objectifs, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où la Direction unifiée du soulèvemenl avait décrété dimanche, en signe de deuil, une grève générale de trois jours.Après les manifestations géantes de dimanche dans le secteur de Gaza, les heurts ont été sporadiques hier, mais ont néammoins fait deux nouvelles victimes palestiniennes.En Cisjordanie, où l'armée semble avoir le contrôle de la situation, le couvre-feu a été maintenu sur les grandes villes et aucun affrontement majeur n’a été signalé.Dans les régions arabes d’Israï, en dépit d’une forte tension, un calme relatif a régné après la journée d’émeutes de lundi.En revanche, en Jordanie, deux manifestants palestiniens ont été tués, et 25 autres personnes blessées, lors de heurts entre la police et des Palestiniens qui protestaient contre le maassacre de dimanche.La police a abattu Arafat al-Salal, un adolescent de 14 ans, dans un camp de réfugiés palestiniens à Ir-bid, dans le nord de la Jordanie, lors d’affrontements avec des jeunes qui lançaient des cocktails Molotov, a-t-on précisé de même source.Un autre jeune a été tué près du camp de Rousseifa, au nord-est d’Amman, a-t-on ajouté.Le chef de l’Organisation de libération de la Palestine, Yasser Arafat, a demandé à l’ambassadeur et représentant de l’OLP en Jordanie d’essayer de calmer les camps de réfugiés, en particulier celui de Baqa, au nord de la capitale jordanienne, a dit un porte-parole de l’organisation.À Washington, le président George Bush a demandé a Israï de taire preuve d’une « retenue maximum » dans les territoires occupés, et a appelé de ses voeux un gouvernement israélien déterminé à poursuivre le processus de paix au Proche-Orient.Dans un communiqué, le président américain a exprimé sa « sympathie » pour les familles des ouvriers palestiniens qui ont été assassinés dimanche par un Israélien, et ses condoléances aux familles des dix autres Palestiniens qui ont été tués par la suite, dimanche et lundi, par des tirs de soldats israéliens.Le président Bush s’est déclaré « profondément préoccupé » par les violences qui ont suivi la tragédie de dimanche.La Maison-Blanche a affirmé que les États-Unis étaient « préoccupés par les pertes infligées par l’armée isrélienne ».Dans son communiqué, M.Bush a affirmé qu'il n’était « pas suffisant de déplorer ce qui s’est passé et d’appeler à la retenue».Il a ajouté qu’il attendait « l’émergence rapide d’un gouvernement israélien qui soit capable^ prendre des décisions sur les questions de la paix et qui soit déterminé, comme nous le sommes, à faire avancer le processus de paix ».À Montréal, quelque 200 manifestants ont défilé, boulevard René-Lévesque, pour protester contre l’État israélien et demander son boycott par les pays occidentaux, comme on l’a appliqué à l’encontre de l’Afrique du Sud.4 Bouchard sions.Aucun des membres du comité n’a voulu imposer 23 concessions au Québec », soutient maintenant le député de Papineau.À Ottawa, la journée d’hier s’est déroulée dans le climat des grandes crises politiques.Dès la première heure, Brian Mulroney rencontrait ses ministres du Québec pour finir, en soirée, avec le caucus québécois au grand complet.Exception faite du député de Verdun, Gilbert Chartrand, qui mijotait son départ depuis la semaine dernière, les députés et ministres conservateurs du Québec serraient encore les rangs hier soir.Mais au moins une dizaine d’entre eux, y compris le ministre Benoit Bouchard, ne cachent pas qu’ils n’attendent que l’échéance du 23 juin ou même, dans certains cas, le prochain écart du Canada anglais pour tirer des conclusions définitives sur leur expérience du fédéralisme.Et certains, comme le député Jean-Pierre Blackburn, espèrent carrément que le geste de Lucien Bouchard amènera le Canada anglais à « s’ouvrir les yeux » sur la gravité de la situation actuelle.« Quand vous voyez les piliers du temple qui s’écroulent, il ne faut pas attendre que le pays tout entier s’ef-frondre », s’exclamait-t-il alors qu’il était encore sous le choc des déclarations de l’ex-ministre de l’Environnement.« On nous disait de ne pas faire de menace pour le lendemain du 23 juin, de ne pas bluffer, et bien me voici, je ne bluffe pas, j’ai quitté le cabinet.Quand nous vous disons que quelque chose va se passer après le 23 juin, croyez-nous », avertissait de son côté Lucien Bouchard lui-même au terme de sa conférence de presse.Et même s’il exhorte encore le Canada anglais à se rallier au lac Meech, « peut-être la dernière main que lui tendra jamais le Québec », dans sa lettre de démission, Lucien Bouchard ne laisse aucun doute planer sur ses conclusions.« Seul un État québécois démocratiquement nanti d’un mandat clair, fondé sur la récupération de ses pleines attributions, disposera de l’auto- A SURVEILLER Collectes de sang de la Croix Rouge à Le feu de Saint-Amable ne serait pas criminel SAINT-AMABLE (PC) - L’hypothèse de l’incendie criminel au dépotoir de pneus de Saint-Amable est à toutes fins pratiques écartée, a révélé hier un porte-parole de la Sûreté du Québec.Selon les enquêteurs, tout indique que l’incendie aurait été causé par une négligence ou un accident.Par ailleurs, les résultats des analyses de l’air, de l’eau et du sol qui ont été réalisées lors de l’incendie seront connus aujourd’hui.Le maire de Saint-Amable, M.Jacques Doyon, fera aussi à ce moment le bilan de l’opération.Déjà, le maire Doyon estime que les coûts directs assumés par sa municipalité atteignent de 400 000 à 500 000 $.Ce montant ne comprend toutefois pas tous les frais encourus par les différents ministères et organismes qui ont participé aux opérations.Il faudra également ajouter les coûts de remise en état des lieux.Jusqu’à maintenant, environ 500 000 litres d’eau polluée par des hydrocarbures ont été récupérés et les travaux de drainage des sols avoisinants se poursuivent sous la surveillance des autorités municipales et de l’Environnement.Par ailleurs, les agriculteurs de la région de Saint-Amable seront indemnisés par le gouvernement, si les tests réalisés sur les terres agricoles voisines du lieu de l’incendie de pneus démontrent qu’elles ont été contaminées, a promis hier le ministre de l’Agriculture, M.Michel Pagé.Interrogé par l’opposition en Chambre, M.Pagé a ajouté que si les échantillonnages démontraient au contraire que les produits agricoles peuvent être commercialisés sans danger pour les consommateurs, le gouvernement s’associera volontiers à une démarche de promotion et de mise en marché.En outre, le ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, a ajouté que dès jeudi un appel d’offres public sera lancé pour la caractérisation des lieux ainsi que l’identification des solutions possibles.Enfin, le ministre de la Sécurité publique, M.Sam Elkas, a soutenu que la sécurité dans les autres dépotoirs les plus importants au Québec avait été encore renforcée depuis vendredi soir.Il a admis toutefois que la Sûreté du Québec n’avait pas les moyens d’effectuer une surveillance continue, 24 heures par jour, mais qu’elle avait augmenté le rythme des patrouilles.rité politique nécessaire pour négocier l’association canadienne de demain », écrit-il.En Chambre et en conférence de presse, c’est aux Chrétien, Wells, Fil-mon et Carstairs que le ministre a réservé ses mots les plus durs.Ce sont, dit-il des « pompiers incendiaires et des apprentis-sorciers politiques ».Quant à Frank McKenna, qui a le premier mis en doute l’issue finale du lac Meech, l’ex-lieutenant québécois de Brian Mulroney l’a comparé en pleine Chambre des communes « au loup qui appelle à la rescousse la bergerie qu’il vient de saccager ».Hier la plupart des premiers ministres du Canada anglais ont observé en silence la crise politique que vivait le gouvernement fédéral.David Peterson, de l’Ontario, a cependant soutenu que l’allégeance au fédéralisme de Lucien Bouchard lui avait toujours semblé suspecte, ce qui ne l’a pas empêché de convenir que son départ compliaue encore la situation.Mais maigre le contexte actuel, le premier ministre ontarien préconise toujours la convocation d’une conférence constitutionnelle de la dernière chance.De son côté, le premier ministre Mulroney a de nouveau confirmé que l’opération qu’il a entreprise pour rescaper le lac Meech est mal engagée.« Les progrès n’ont pas été substantiels », rapporte-t-il à l’opposition.Mais Brian Mulroney maintient tout de même qu’un déblocage est encore possible.Selon plusieurs sources, tout indique cependant que certaines provinces, signataires de l’accord, ont révisé à la hausse leurs exigences pour souscrire à une éventuelle résolution d’accompagnement.Hier, dans la capitale fédérale, certains utilisaient le mot « farfelu » pour décrire les nouvelles demandes déposées par certains premiers ministres.Dans tous les cas, c’est aujourd’hui que l’émissaire constitutionnel fédéral Lowell Murray fera rapport à son patron.4 Bourassa tenir le dialogue, surtout à un mois de l’échéance.Même au plus fort de la guerre froide, rappelle M.Bourassa, l’Américain Foster Dulles parlait au Soviétique Gromyko.« Peut-être que les premiers ministres en fin de course y penseront à deux fois avant de ne pas ratifier l’accord », dit-il tandis que dans son entourage on souligne que le boycott d’une conférence aurait l’effet contraire.Tous comprendraient alors que le Québec vient de tirer la ligne.La « politique de la chaise vide » servirait d’autant moins les intérêts du Québec que les partenaires actuels du Quebec seront toujours les mêmes quel que soit le statut du Québec, note par ailleurs M.Bourassa.Ne serait-ce que pour des raisons de géographie, il faudra se parler encore.C’est d’entrée de jeu que le premier ministre Bourassa devait préciser hier ses intentions quant a sa participation à cette éventuelle conférence, voulant faire taire tous ceux qui de plus en plus nombreux le pressaient de rompre le dialogue.Visant tout particulièrement Lucien Bouchard dont les pressions avaient été les plus éclatantes, il a ainsi lancé sur un ton péremptoire : « C’est moi qui suis premier ministre, c’est moi qui décide ».Il rappelait aussi qu’en matière de conférence constitutionnelle, il n’était pas tout à fait un amateur.Ces deux réparties ne visaient pas que M.Bouchard, mais aussi l’opposition péquiste qui, forte de l’appui que constitue pour elle le geste de M.Bouchard, essayait hier d’accentuer la pression.M.Bourassa visait peut-être encore plus les membres mêmes de son gouvernement qui ces derniers jours ont été nombreux à recommander à leur chef de ne pas participer à une rencontre des premiers ministres.D’ailleurs M.Bourassa avait l’occasion de leur transmettre directement son message hier soir à l’occasion d’une réunion du caucus.Parmi les députés qui avaient ex-rimé cet avis, il y avait des mem-res de l’aile nationaliste du caucus libéral tels Jean-Guy Lemieux et Guy Bélanger, mais aussi des ministres tel Marc-Yvan Côté qui vendredi dernier avait lancé : « Que voulez-vous qu’on aille faire là ?» D’autres ministres, tout en faisant confiance en M.Bourassa, entreprenaient pour leur part de hausser le ton.Tel Gaston Blackburn qui admettait que la situation actuelle nous force à entrevoir des alternatives que dans un autre contexte nous n’aurions pas examinées ».Tel Yves Séguin qui, hier, notait que le Québec « était rendu de mauvaise humeur » et qui disait être tenté de jouer le même jeu que certaines provinces et de revoir à la hausse les demandes du Québec, par exemple dans le domaine de la péréquation.C’est justement un secteur où le Québec paie plus que sa part, près de 2 milliards $ par année, a-t-il dit, non sans noter que les trois provinces qui s’opposent à l’accord du lac Meech sont celles qui tirent le plus de bénéfices de la péréquation.Ces députés et ministres étaient hier fortement impressionnés par la démission de Lucien Bouchard.Nombreux étaient de fait ceux qui y voyaient des aspects positifs.Ainsi, le ministre Gil Rémillard affirmait qu’il s’agissait d’une « démission en faveur de l’accord du lac Meech ».Le premier ministre Bourassa disait pour sa part souhaiter que cette démission faite dans la dignité fasse « réfléchir ceux qui au Canada anglais ont besoin de réfléchir sur la compréhension du Québec ».Tous les députés libéraux, ministres compris, profitaient de l’occasion de ces commentaires sur la démission de M.Bouchard pour rappeler que le Québec ne bougera pas de sa position.Même les membres de l’aile fédédraliste de la députation libérale, Henri-François Gautrin, René-Serge Larouche et même la ministre Lisa Hébert, le rappelaient avec insistance.Le premier ministre Bourassa précisait d’ailleurs qu’il avait probablement tracé la voie à M.Bouchard ayant été le premier à condamner le rapport Charest.23 mai par la PC et l'AP 1986: le président Ronald Reagan impose des droits compensatoires de 35 pour cent sur les importations de bardeaux de cèdre canadien ; dix morts et 80 blessés dans l’explosion d’une voiture piégée à Beyrouth: Corazon Aquino, présidente de la République des Philippines, rencontre pour la première fois des dirigeants de la rébellion communiste qui ont déposé les armes.1983: des avions sud-africains al-laquenl des bases de guérillas au Mozambique, en représailles de l’explosion d'une voiture piégée à proximité du quartier-général de l'armée de l'air, à Pretoria.1982: le pape Jean-Paul II commence les rites qui conduiront à la béatification du frère André (Alfred Bessette) et de mère Marie-Rose.1981 : des extrémistes de droite occupent une banque de Barcelone et prennent 200 personnes en otages en exigeant la libératon de quatre officiers putchistes.1977 des Sud-Moluquois prennent 161 otages dans une école hollandaise et s'emparent d'un train pour attirer l'attention sur leurs revendications indépendantistes.1975: dans un hôpital de Londres, les médecins réussissent à garder en vie un bébé pendant 16 heures en reliant son système sanguin et son système rénal à un coeur et des reins de babouin.1972: le président Nixon et Léomd Brejnev se rencontrent à Moscou.1971 : le bilan d'un tremblement de terre qui a détruit la ville de Bin-gol, dans l’est de la Turquie, est porté à 1000 morts.1969: des émeutes en Malaisie font plus de 500 morts, en majorité des Chinois.I960: les autorités israéliennes révèlent qu'Adolf Kichmann a été capturé en Argentine et ramené en Israël ou il sera jugé pour crimes de guerre.1934: les gangsters américains Bonnie Parker et Clyde Barrow, Bonnie et Clyde, sont abattus par la police dans une embuscade.1903 première traversée des États-Unis en automobile, de San Francisco à New York, sur une Winton.1873 fondation de la Gendarmerie Royale du Canada.Ils sont nés un 23 mai: le naturaliste suédois Cari Von Linné ( 1707-1778); le médecin autrichien Franz Mesmer (1753-1815); la chanteuse Rosemary Clooney (1928-.)./ » LA VIE ECONOMIQUE Hong Kong Bélanger, Legault Montréal, mercredi 23 mai 1990 SM IM 23 23 Design Communication Marketing Provigo pèse lourd Le boom de la téléphonie cellulaire chez Unigesco coûte encore cher à BCE Mobile Turcotte L’AJOUT des résultats de Sodisco n’a pas suffi à Unigesco pour neutraliser complètement les mauvais résultats de Provigo, si bien qu’Uni-gesco a connu un déficit net de 6 millions $ pendant l'exercice annuel terminé le 31 mars dernier, comparativement à un gain de 6,3 $ millions l’année précédente.« Nous ne sommes pas satisfaits de ces résultats, mais pas surpris non plus », a déclaré M.Daniel La-rouche, vice-président Affaires publiques de cette société de portefeuille.Il note deux caractéristiques dans ces résultats, à savoir l'effet de Sodisco sur les ventes et l’effet de Provigo sur les bénéfices.Selon lui, la rationalisation du secteur alimentaire chez Provigo et le réalignement de l’entreprise vers des activités exclusivement alimentaires ont affecté les états financiers de 1989, ce qui ne devrait pas être le cas à nouveau en 1990.Les revenus d'Unigesco ont donc fait un bond considérable au cours du dernier exercice annuel en passant de 121,9 millions $ à 497,1 millions $, ce qui s’explique par l’intégration de Sodisco dont l’acquisition a eu lieu en début d’exercice et par la croissance d’Aliments Excelco.Unigesco a déclaré un bénéfice de l’exploitation poursuivie de 461 000 $, comparativement à 9,3 millions $ un an auparavant.Par action ordinaire, après versement des dividendes aux actionnaires privilégiés, il s’agit là d’une perte de 5 cents par action, contre un bénéfice de 29 cents un an auparavant.Ce recul, précise-t-on dans le communiqué émis par Unigesco, est « la conséquence directe de la baisse du bénéfice de l’exploitation poursuivie de Provigo », dont Unigesco détient 26 % des actions.La rationalisation des activités du secteur de l’alimentation chez Provigo a contribué en effet à amputer de moitié le bénéfice de l’exploitation poursuivie de cette compagnie en 1989-1990.Pour sa part, Aliments Kxcelco a vu les résultats de son exploitation poursuivie augmenter de 11 % sur l’exercice précédent, alors que « le Groupe Sodisco n’a pas déçu les attentes élevées d'Unigesco ».Le bénéfice d’exploitation de Sodisco pour les 11 mois terminés le 31 mars 1990 a affiché une hausse de 17 % sur la période de onze mois correspondante de l’exercice antérieur.Par ailleurs, Unigesco a comptabilisé des résultats d’activités aban- Coup d’oeil boursier Indice TSE-300 3540.54 + 19.29 Dollar canadien (Cents US ) 84.15 - .61 Indice de la Bourse de Montréal 1827.76 + 11.38 Indice Dow-Jones 2852.23 + 7.55 Or (Toronto, US$) 374 sans changement (PCI données, provenant de deux sources.D’une part, Unigesco a inscrit à ses résultats sa quote-part des résultats des activités abandonnées par Provigo, découlant de sa décision de vendre Médis, Distribution aux Consommateurs et Sports Experts.Cette quote-part s’est élevée à 5,3 millions $ en 1989-1990.D’autre part, Unigesco a également comptabilisé séparément, à titre d’activité abandonnée, les résultats de ses activités de torréfaction de café jusqu’à la vente de celles-ci, le 8 mars dernier.Ces activités se sont soldées par un bénéfice de 1,8 million $.Au total, les activités abandonnées soit Unigesco, soit par Provigo, ont engendré une perte de 3,5 millions $ en 1989-1990.Ceci a eu pour résultat de ramener le résultat avant postes extraordinaires à une perte de 3 millions $, ou 18 cents par action ordinaire, contre un bénéfice de 8,4 millions $, ou 26 cents par action, l’an passé.Unigesco a en outre encouru des postes extraordinaires provenant également de deux sources.Il y a d’abord un gain extraordinaire de 13,2 millions $ après impôts, à la suite de la cession de ses activités de torréfaction de café, mais il y a une perte extraordinaire de 16,1 millions $, résultant de sa quote-part des pertes extraordinaires de Provigo.La quasi-totalité des pertes extraordinaires de Provigo, explique-t-on encore dans le communiqué, ont été Voir page 10 : Unigesco Chartier LA COMPAGNIE de téléphonie cellulaire BCE Mobile change son équipe de direction au moment où elle annonce une perte de 3,1 millions $ pour le premier trimestre de 1990.C’est la filiale Bell Cellulaire qui affiche la pire performance, assumant à elle seule 2,4 millions $ de cette perte.Le président du conseil, M.Charles Sirois, a expliqué à l’assemblée des actionnaires que des dépenses d’amortissement supplémentaires ont été introduites relativement aux éléments d’actif cellulaires.C’est celui qui fut vice-président exécutif de Mitel des années 1976 à 1983, M.John McLennan, qui assumera dorénavant la présidence de l’entreprise.La semaine dernière, c’était Mé-motec, une autre société dans laquelle BCE a une position fort importante, qui annonçait des pertes.Il ne semble donc pas que les placements RÉ A aient été extraordinaires pour BCE.M.Sirois a expliqué aux actionnaires que son but est de mettre en place une infrastructure de réseaux pour le cellulaire, le téléavertisseur et le téléphone.L’intégration de ces réseaux créera des megacellules qui fonctionneront par satellite pour les vastes territoires, un système cellu- BCE Mobile veut mettre en place l'Infrastructure pour offrir un réseau personnel de communication.laire avec capacité numérique portante nettement plus forte et finalement une panoplie de système de microcellules pour utilisation à l’intérieur des édifices.« Ce réseau personnel de communication, va révolutionner le monde de la communication.Il simplifiera la tâche de l’utilisateur », a déclaré M.Sirois.La compagnie a diminué la durée d’utilisation moyenne des éléments d'actif du secteur cellulaire, celle-ci passant de 15 ans en 1988 à 10 ans.BCE Mobile participera aussi avec d’autres compagnies de BCE à la formation d'un fonds d’investissement ayant pour mandat la recherche d’interventions sur la scène internationale.La compagnie affiliée bénéficiera notamment du support de Bell Canada International.BCE Mobile investit quant à elle 12 millions $ dans le fonds.Pour une pé riode de quatre ans, BCE Mobile aura droit d’acquérir juusqu'à 30% de n’importe lequel investissement fait par ce fonds.La compagnie compte maintenant 154 000 abonnés du service téléphonique cellulaire, par rapport à 97 000 voici un an.Bell Cellulaire a en effet ajouté 12 000 abonnés au seul premier trimestre.Dans la région de la capitale canadienne, Bell Cellulaire a en effet procédé à un investissement de 7,1 millions $.La zone de desserte va ainsi de la frontière du Nouveau Brunswick à Windsor, ce qui en fait le plus long corridor de services cellulaires au monde, un corridor de 1800 kilomètres.Finalement, National Pagette offre un système de téléavertissement et de secrétariat téléphonique d’un bout à l'autre du Canada.En mars, N P a acquis une entreprise de téléa-vertissement à Red Doer, en Al berta.Les revenus de National Mobile ont totalisé 6,5 millions $ sur un total de 73 millions au premier trimestre pour toute la compagnie.Cette filiale de BCE Mobile a perdu 900 000$ durant cette période.Hypocrat renvoie ses actionnaires faute d’avoir déniché 1,5 million $ Québécor fait 42 millions $ grâce à Maxwell Graphics Van de Walle de la Presse Canadienne PARCE qu’il lui manquait encore une pièce pour compléter le casse-tête de sa restructuration financière, la compagnie Ordinateurs Hypocrat a retourné chez eux hier les petits actionnaires qui s’étaient présentés à une assemblée spéciale et a reporté sa tenue au 13 juin prochain, même heure, même hôtel.Le président, Yves Marmet, s’est dit « mal à l’aise » devant cette situation mais il a expliqué aux actionnaires présents qu’il ne pouvait les faire voter sur une résolution autorisant rémission de nouvelles actions en l’absence d’un élément essentiel du plan de restructuration.Il en a toutefois profité pour faire le point et répondre aux questions.La pièce qui manque encore, c’est une somme de 1,5 million $ que les dirigeants d’Hypocrat espéraient bien avoir en main hier pour compléter l’opération redressement mais qui, « pour des raisons de procédure », affirmaient-ils, n’avait pas encore été complètement négociée.« Nous sommes fort confiants de l’obtenir », assurait M.Marmet, estimant à une ou deux semaines encore le délai qu’il faudra pour conclure la transaction.M.Marmet a refusé d’indiquer la provenance de ce 1,3 million $ man- quant mais à la Société de développement industriel du Québec, un porte-parole confirmait lors d’un entretien téléphonique que la société d’État est actuellement en négociation avec Ordinateurs Hypocrat.L’entreprise, rappelons-le, a éprouvé de sérieuses difficultés financières qui l’ont obligé en décembre dernier à recourir à la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.Spécialisée dans les systèmes informatisés de gestion destinés aux établissements des secteurs de la santé et des services sociaux, Ordinateurs Hypocrat n’était plus en mesure d’assumer la lourde dette contractée en 1987 pour procéder à une acquisition.Depuis le mois de décembre, les dirigeants d’Hypocrat ont négocié un arrangement avec leurs divers créanciers, dont la Banque canadienne impériale de commerce à qui la compagnie devait une somme de 9 millions $.En mars, les créanciers acceptaient un arrangement prévoyant le paiement de 20 cents pour chaque dollar de réclamation.Quant à la banque, elle acceptait de restructurer sa créance sous diverses formes, dont 4,2 millions $ sous forme d’actions privilégiées d’Ordinateurs Hypocrat et 1 million $ pour acquérir 3 millions d'actions ordinaires ou bons de souscription de l’entreprise.Cet accord est conditionnel à l’obtention par Ordinateurs Hypocrat, d’ici au 31 mai, d’un financement additionnel de 1,5 million $.C’est cette somme que les dirigeants espéraient avoir en poche et annoncer hier.Tout en se disant confiant de l'obtenir avant le délai du 31 mai, M.Marmet se montrait aussi convaincu que la banque ne remettrait pas en cause son entente si ce 1,3 million $ manquant n’était obtenu qu’après l’expiration du délai.Au terme de l’exercice 1989, Hypocrat avait essuyé une perte nette de 16,2 millions $, incluant une radiation exceptionnelle d’éléments d’actifs de 13,3 millions $.Au terme des six premiers mois de son exercice 1990, la perte nette est de 2,5 millions $, ou 0,14 $ par action, en regard d’un chiffre d’affaires de 5,5 millions $.Les résultats du premier semestre ne tiennent pas compte des arrangements avec les créanciers.Le vice-président et trésorier, André Marmet, prétendait hier qu’avec la restructuration de la dette, Hypocrat devrait retrouver la rentabilité au quatrième trimestre de l’exercice en cours.Cela ne sera toutefois pas suffisant pour clôturer l’année 1990 avec un bénéfice.Il soutient cependant que la compagnie affichera des profits l'an prochain.je Truffaut L’INTÉGRATION des 14 imprime ipr Gr ries de Maxwell Graphics au Groupe Québécor s’avère être une opération si complexe qu’elle ne se fera pas selon le principe utilisé lors de l’arrimage, en 1989, des imprimeries de Publitech, anciennement de Bell Canada, au groupe de M.Pierre Péla-deau.Lors de l’entretien qu'il nous a accordé hier, M.Jacques Beauchamp, vice-président finances de Québécor, société qui chapeaute Groupe Québécor, Donohue et Imprimeries Québécor, a confié que « le travail d’intégration de Maxwell Graphics au groupe est fort différent de celui de Publitech à cause de la taille fort imposante » des 14 imprimeries concernées.Acquises au coût de 510 million-s $ US à l’automne de 1989, les imprimeries de Maxwell Graphics ont rejoint Québécor de façon définitive en février dernier.Soit en plein milieu du premier trimestre de l’exercice financier en cours qui a permis à Québécor de dégager un bénéfice net consolidé de 46 millions $, ou 1,92 $ par action.Ce revenu de 46 millions $ comprend un gain comptable net, exceptionnel et non récurrent, de 42 millions $ après impôt.Ainsi que l’a indiqué M.Beauchamp, cette somme provient de « l’émission d’actions qui avait été effectuée pour financer l'acquisition de Maxwell Graphics ».L’inclusion des résultats propres à Maxwell Graphics à la division imprimerie ont évidemment gonflé les totaux.Ainsi, au chapitre des revenus la croissance a été de 43 % pour se fixer à 242 millions $.Selon l'analyse fournie par Québécor, c’est au cours du présent trimestre que l’effet « Maxwell » se fera sentir.Maintenant, si du 46 millions $ on soustrait ce gain comptable exceptionnel de 42 millions $, le bénéfice net réalisé par l’ensemble des activités du groupe s’établit à 4,1 millions $, ou 0,18 $ par action, soit une performance identique à celle qui fut enregistrée en 1989.Pour ce qui est des revenus de Groupe Québécor, au sein duquel sont rassemblées les fonctions édition, la distribution et le commerce de détail, ils ont atteint les 98 millions $, soit une augmentation de 7 % sur le trimestre correspondant l’an dernier.Du côté de Donohue, la déprime qui frappe présentement le secteur des pâtes et papier n’a pas épargné cette entreprise qui a vu son revenu fléchir de 160 millions % à 151 millions $ cette année.Outre le fait que ce secteur traverse une période difficile, M.Beau-champ a mentionné qu’il fallait constamment composer avec un taux de change défavorable par rapport au dollar américain.Or, « dans notre cas il faut préciser que Donohue ex-Voir page 10 : Québécor L’aventure Gorbatchev franchira une troisième et décisive étape i-Pierre Legault APRÈS des mois, sinon des années, de tergiversations, de recul et d’hésitations, l’U RSS, ce géant en crise, aura enfin bientôt un « programme de réforme vers une économie de marché contrôlée ».Les grandes lignes de l’aventure sans précédent seront connues dans les détails d’ici quelques jours.Pour le moment, outre les fuites faisant état d’une forte hausse des prix, peu de choses ont été rendues publiques, si ce n’est que Moscou entend ne pas provoquer de choc trop percutant sur une population déjà étourdie par la première phase de la perestroïka.La réforme s’échelonnera donc sur cinq ans, et non sur deux comme initialement prévu.L’aventure Gorbatchev,sur le plan économique, dépasse, et de loin, toutes les tentatives de reciblage du berceau du socialisme.En 1957, Khrouchtchev y allait de ses réformes.Kossyguine en 1965, Brejnev en 1973 et encore en 1979.Aujourd’hui, la situation est telle — c’est bien connu — que tout le système doit être revu.D’autant que les timides mesures engagées depuis trois ans n’ont en rien amélioré les choses.« C’est la désorganisation la plus complète présentement sur le plan économique », soutient M.Philippe D'Arvisenet, directeur du service des études économiques au siège social de la Banque nationale de Paris.La première phase de la perestroïka a semé le chaos.« Par exemple, auparavant le commerce avec l’étranger passait par une agence gouvernementale.Maintenant, plus de 150 organismes sont habilités à délivrer les autorisations nécessaires ».Le déficit budgétaire atteint maintenant 14 % du produit national brut (3 % aux États-Unis).La situation economique se dégrade à vue d’oeil.L’URSS peine à rencontrer ses obli- gations auprès de ses fournisseurs de l’Ouest.L’inflation, en rythme annualisée, dépasse 7 %.48 milüons de Soviétiques vivent maintenant sous le seuil de la pauvreté, estime M.Stanislas Chataline, une des principaux conseillers du président Gorbatchev, selon l’AFP.Le nombre de chômeurs s’établit à 6 millions de personnes.On connaît déjà les mesure que comporte la «deuxième phase», celle qui s’est mise en branle il y a un peu plus d’un mois.Elle ne se fera pas sans mal.À compter de juillet, 70 % des sociétés d’État seront mises en vente.Les étrangers pourront posséder la totalité d’une entreprise.Les deux tiers des prix seront libéralisés dans un an.Ce rétablissement d’une « vérité des prix » est une condition essentielle a la convertibilité éventuelle du rouble.La tâche sera titanesque; l’économie soviétique est plongée dans une crise structurelle et conjoncturelle.Il faut jouer sur les deux tableaux à la fois en s’assurant, dans la mesure du possible, que les conditions de vie, déjà difficiles, des populations n’empirent pas de façon dra- Des solutions différentes en Europe de l’Est -Pierre Legault A MESURE que se désagrège le bloc soviétique qui, il y a peu, respirait à l’unisson, apparaissent des différences marquées sur le plan économique.Aucune solution unique ne saurait assurer un passage de ces pays dans leur ensemble vers l’économie de marché.D'autant que certains recueillent plus que d’autres les faveurs des pays à économie de marché.Indépendance accrue des sociétés d’État, privatisations, transformations des systèmes de prix, monétaire et bancaire, panoplie de lois favorisant la création d’entreprises, permettant la propriété privée, les « joint ventures», convertibilité prochaine des monnaies.Les choses se déroulent à un rythme tel qu’il est difficile d’en suivre l’évolution au jour le jour.L’issue finale n’est pas encore clairement définie.Les objectifs le sont cependant.« L’Est est à coup sûr en route vers un type d’économie mixte », explique M.Georges Sokolov professeur et conseiller au CEPII, a Paris.« Il faut cependant différencier les attitudes de ces pays face à l’avenir immédiat sur le plan économique.« La Roumanie a décidé d’attendre un peu avant de procéder.La Bulgarie regarde encore à gauche et à droite, tentant de se faire une idée.La Tchécoslovaquie est, quant à elle, la chanteuse d’opéra de ces pays, clamant avec joie ’on y va, on y va, on y va’.La Pologne a plongé dans le bain sans bouée de sauvetage et les Allemands de l’Est n’ont pas vraiment été consultés sur le type de changements qu’ils voulaient.L’Allemagne de l’Ést n’a pas vraiment donné son avis, on lui a imposé.» Tous les experts s’entendent, le passage vers l’inconnu ne peut pas ne pas être douloureux.Déjà, les si- fnes à cet effet sont nombreux.Les conomies de ce qui constituait le bloc de l’Est ont enregistré l’an dernier, selon la Commission économique pour l’Europe de l’ONU, leur pire performance depuis la fin de la Voir page 10 : Solutions matique.S’ajoutent les problèmes engendrés par la montée des nationalismes qui vient réduire la marge de manoeuvre de Moscou.Certes, les transformations en cours dans les pays de l’Est et particulièrement en URSS font régulièrement les manchettes, mais c’est M.Clide Crook, éditeur de la revue The Economist, qui a le mieux cerné l’envergure du phénomène en cours, pour illustrer la méconnaissance — de la part des économistes occidentaux — des régimes qui s’effondrent.« Les économies planifiées ne sont pas de simples versions d’économies de marche mal gérées et plusieurs observateurs n’ont pas saisi l'ampleur des différences ».Prix, marché, propriété, profit et crédit, des termes couramment utilisés dans le jargon économique, n’ont pas la même signification lorsque énoncés dans les pays de l’Est.L’URSS pourtant a été pendant des décennies une puissance économique qui faisait trembler le monde capitaliste.Qu’est-ce qui a provoqué sa chute ?D’abord, le mauvais réglage macroéconomique a engendré des problèmes conjoncturels.Le déficit budgétaire a bien dû être financé par des emprunts, certes, mais aussi par la création monétaire.La masse monétaire globale en U RSS s’élève à quelque 4000 milliards de roubles.L’économie s’est trouvée noyée sous un flot de liquidités sans véritable Voir page 10 : Gorbatchev Le compte Bénéfices Plus, le summum des comptes épargne-chèques.ENRICHISSEZ VOS PLACEMENTS TRUST GENERAL + Tous les avantages d'un compte épargne-chèques et des dépôts garantis de court terme réunis.+ Possibilité d'une marge de crédit.Jusqu'à .29 % Ce taux peut changer sam préavis Le taux d'intérêt le plus élevé est versé sur tout le solde du compte lorsqu'il atteint un nouveau palier.BONI DE %* pour les personnes de 60 ans et plus! *(• boni ne peut être jumele o aucune outre promotion Laval 682 3200 Pointe Claire 694 5670 Ville Mont Royal 341 1414 Outremofll/Vmcent d Indy 739 3265 Outremont/Laurier ?72 4 7 77 MtirUnlvtrilty 871 7200 Mti/Piace Ville Marie 861 8383 6995 boul Gouln 0 745 1515 Anjou 35b 4780 LaSalle 366 0730 Brossard 466 2500 SI Lambert 466 8666 C.3C M Le Devoir, mercredi 23 mai 1990 LA VIE ECONOMIQUE 4 Solutions seconde guerre mondiale : baisse générale ou stagnation de la production (sauf en Tchécoslovaquie et en RDA), montée fulgurante du chômage, pénuries généralisées.Et les changements en cours ne rapporteront des dividendes que dans quelques années.Entretemps, ces populations devront supporter un taux d'inflation à deux chiffres, des conditions de travail plus dures et moins sures qu’auparavant.« C’est un grand choc culturel, précise M.Sokolov.Mais dans certains phys, le facteur politique — une part de liberté déjà conquise, la possible indépendance — rend les choses plus gérables ».C’est le cas notamment de la Pologne où la population encaisse sans mot dire.« Le gouvernement y profite d’une période de gj-âce ».Mais certains tireront mieux leur épingle du jeu.« La Hongrie et la Tchécoslovaquie qui s’étaient déjà engagé dans une forme de libéralisation de leur économie sont présentement les mieux placés, suivis de près par la Pologne », explique M.Helmut Laumer, directeur de l’Ins-titute Fuer Wirlschaft Forschung, de Munich.À ses yeux, l’URSS vient en fin de liste à cause du retard accumulé dans son développement éc-ponomique et des difficultés politiques qui n’iront qu’en s’accroissant.En fait, Hongrie, Tchécoslovaquie et Pologne possèdent un atout important sur leurs partenaires : leur « mémoire collective ».« Ils se souviennent du système légal et économique en vigueur jusqu’au début de la dernière grande guerre », précise M.Horst Sebert.Taille, importance stratégique et rôle historique aideront les pays d’Europe centrale à passer au travers des années difficiles, à jouir d’une aide des pays à économie de marché.AVIS PUBLICS r VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements T.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées 2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumen-5 tant le matin de la vente en cas d'annulation.La Chrmbre de* huissier* du Québec ¦ ' .:imita, Province de Québec, DIS-.I itICT DK JOl.IKTTK, COUK DU ‘QUÉBEC.No.705-02-001594-8tM.('.HUMAINE REMY, partie deman ,deresse, VS JEAN PAUL MACA-, BEE.partie défenderesse Le 30 .mai 1990 à 14h00 au 1272.Des Chê-.nés.Mascouche, district de Joliette, -eront vendus par autorité de Justice.les biens et ellets de JEAN PAUL MACABEE, saisis en cette cause, consistant en: 1 set de salle à manger 7 mcx noir.I horloge noire, I lave vaisselle, 1 tour micro-ondes Sanyo, I bibbolhéque 5 mcx, noire, etc.Conditions: ARGENT COMP l’ANT et/ou CHÈQUE VISÉ Infor mation: DANIEL LAROCQQUE, ¦ huissier.(514)471 8078 JACQUES ¦ LANCTÔT HUISSIERS, 500 boul.^ Des Seigneurs, suite 203, Terrebonne, Qe, J6W 113 Montréal le 19 mai 1990_____________________________ jCanada.Province de Québec, DIS- • IRICT DE QUÉBEC, COUR DU QUÉBEC.No: 200-27-015040 891 iPERCEPTEUR DES AMENDES j EN SA QUALITÉ DE SAISISSANT, Ipartie demanderesse, VS DENIS i DRAPEAU, partie défenderesse Le ! 4 à 8% s’est traitée à 768 865 exemplaires.La minière Placer Dome a monté de % à 20% et 128 125 actions ont changé de main.Parmi d’autres valeurs qui ont retenu l’attention, Alcan a gagné % à 24%, Northern Telecom % à 30% et Canadian Pacific % à 22.Banque royale a perdu % à 21%, Banque nationale % à 8%, TransCanada Pipelines % à 15% et Banque de ;Mbntréal % à 26%.Sur 442 titres mis en jeu 143 étaient gagnants, 130 perdants et 169 stables.XXM VALEURS INDUSTRIELLES BANCAIRE PRODUITS FORESTIERS ^îî,38 ^973 I 1827,76 1 1594,63 j 1624,87 26,90 13.4ÎX | 2582,20 SERVICES PUBLICS 1618,51 MINES ET METAUX 46,19 1990,74 ' INDICE RÉA R.C M.P.VARIATION DES TITRES | 1251,64 TORONTO Activité modérée TORONTO (PC) — L’activité était modérée, hier, à la Bourse de Toronto et ' l’indice composé TSK-300 a fini en hausse 19,29 à 3540,54.Le volume des échanges a gonflé à 26,3 millions d’actions au lieu de 22,8 millions vendredi.Dans les industrielles, Nova Corp.a gagné 1/4 à 8%, Canadian Pacific % à 22, Irico % à 31%, Alcan % à 25>4 et Laidlaw B % à 26.Toronto-Dominion Bank a perdu % à 17%, Royal Bank % à 21>4 et United Corp.1% à 29.Dans les mines, ; American Barrick a gagné un à 23%, Agnico-Eagle Mines % à 9% et Placer ¦ Dome % à 2014.Mentor Exploration a cédé un à 5, Hudson Bay Mining and Smelting % à 6% et Blawk Hawk sept cents à 94 cents.Dans les pétroles, Saskatchewan Oil gagne % à 13%, Cimarron % à 10% et Morgan Hydrocarbons cinq cents à 4,50.Bow Valley Industries abandonne % à 13%, Poco Petroleum • '4 à 614 et Place Resources A six cents à 68 cents.TSE 300 VALEURS INDUSTRIELLES PRODUITS DE CONSOMMATION COMMUNICATIONS S' 19,49 \ ^ 10,0/ I 3540,54 | 1889,50 .a 4P — r l£,/3 I 4957,07 s.*â r 0 v I 6268,73 HAUTE TECHNOLOGIE 10,77 769,04 AURIFERES ^87,90 PÉTROLE ET GAZ VARIATION DES TITRES 6769,83 I 4192,28 NEW YORK Nouveau record: 2852! NEW YORK (AFP) — Wall Street a établi un nouveau record, hier, à l’issue d'une séance marquée par des fluctuations incessantes du Dow Jones de part et d’autre du record de la veille L’indice Dow Jones des valeurs vedettes a clôturé à 2852,23 en hausse de 7,55 points.Quelque 205 millions d’actions ont été échangées.Le nombre des hausses a été supérieur à celui des baisses: 810 contre 692, et 482 titres restaient inchangés.En hausse de plus de 20 points dans la matinée, Wall Street a ensuite évolué irrégulièrement sous la pression de prises de bénéfices après les hausses des dernières séances, indiquent lek analystes.Le marché new-yorkais a bénéficié par ailleurs du recul des taux d’intérêt à des bons du Trésor à 30 ans, qui s’établissaient à 8,61 pc mardi après-midi contre 8,68 lundi soir.Alors que certains analystes tablent sur une reprise durable de Wall Street, d’autres prévoient un retour à la baisse si la Réserve fédérale américaine retarde la prise de mesures destinées à accélérer le recul des taux d’intérêt à long terme aux Etats-Unis.Walt Disney a progressé de 3 à 119%, Proctor and Gamble a gagné 1% à 79% et Motorola 1% a 79%.Deere a perdu 1% à 757«, UAL a cédé 2 à 151% et Honeywell 1>4 à 99%.r» DOW JONES DOW JONES DOW JONES SERVICES INDUSTRIEL 65 TITRES TRANSPORT PUBLICS ^155 \ / S | 2852,23 I 1036,14 | [ 1169,63 | 213,03 S ET P 400 S ET P 500 358.43 NYSE VARIATION DES TITRES 418,20 692 / DEVISES Voici les taux des devises étrangères tels que fournis hier matin par la Banque Nationale.Les cotes sont en monnaie canadienne et varient d’une banque à l’autre Afrique du Sud Rand 0,4478 Hong Kong Dollar 0,1520 Afrique franco Franc CFA 0,004199 Inde Roupie 0,0687 Allemagne-Ouest Mark 0,7069 Israel Sheqels 0,5858 Antilles Angl Dollar 0,4387 Italie Lire 0,000964 Australie Dollar 0,9045 Jamaïque Dollar 0,2190 Autriche Schilling 0,10052 Japon Yen 0.007780 Bahamas Dollar 1,1820 Liban Livre 0,00191 Belgique Franc 0,03434 Mexique Peso 0,000423 Danemark Couronne 0,1858 .Norvège Couronne 0,1832 Espagne Peseta 0,011339 Nouv -Zélande Dollar 0,6782 États-Unis Dollar 1,1820 Portugal Escudo 0,008023 Finlande Mark 0,3008 Royaume-Uni Sterling 1,9962 France Franc 0,2100 Suède Couronne 0,1945 Grèce Drachme 0,007204 Suisse Franc 0,8319 Hollande Florin 0,6288 Vénézuela Bolivar 0,02544 L’ARGENT AU CANADA LE DOLLAR CANADIEN L’OR A LONDRES AU CANADA 1,00 MONTREAL INDICE GÉNÉRAL VOLUME (en millions) MMJVIMMJ VIMMJVLMMJVM 24 25 26 27 30 1 2 3 4 7 8 9 10 11 14 15 16 17 18 22 A B ACSI-Bio ADS AMCA Int AMCA9 5 AME Ltd Aur Res Abii Prce Actidev Agnico E Agro prB Air Cando Alto energ Alto N Gs Alcan Alu Aldono M Algo Sr 1 Algo.A Am Borne Amtsco Artopei (Astral A lAtco I Auberges Audrev Avcorp B Corp A BC Tel BC GAS BCED BCE SrO BCE wt BCE Inc BCE Mbl 7640 3900 4168 900 2000 4000 6900 500 24258 7100 83745 1545 100 211418 2111 710 76 48950 4300 300 790 5500 500 12570 1700 200 9450 10100 2200 11300 7755 71063 5000 5 5 50 50 365 355 $20% 20% 160 158 390 390 SI 5’ s 15 95 95 $9% 9 13 13 $9% 9'.$16% 161.S16’4 16‘4 S2514 24% 27 27 260 260 360 360 S231 ; 22% 100 100 395 395 $10 10 $10% 10% 300 300 235 220 76 76 $29% 29 $18 17% $14% 14% 34 34 $37% 37% 375 365 $39% 39% $21% 21% 5 - 1 50 365 ?10 20% ?1.156 - 2 390 ?10 15 95 9% + % 13 - 11 9% 16% ?V.16% ?% 24% + % 27 - 6 260 360 23% ?1 100 395 ?10 10 - % 10% 300 235 ?15 76 29% ?% 17% 14% 34 ?2 37% - % 365 - 5 39% ?% 21% ?1% y***»*» HM lai fam.Ql BCE CopI 1000 $22% 22% 22% Bgr pm A 500 $9% 9% 9% ?% IBMTC O 2565 280 780 280 BP Con 1000 $18% 18% 18% Bq Lour 1600 $16% 16 16 Bque Not 199435 $9 8% 8% — ' 4 Bq Nol sr9 1200 $23% 23% 23% — % Bq Naf sr7 500 $20% 20% 20% — Va Bq Royale 160489 $21% 21% 21% — % BqRy 1 45 7200 $15% 15% 15% - Va BqRv 1 88 500 $20% 20% 20% Bq Ry.srF 500 $24% 24% 24% Bq T-D 104784 $17% 17% 17'/.- % B lmp sr8 1000 $23% 23% 23% ?% B Imp.srô 1800 $24 23% 24 ?'/e Bq.C.lmp 37923 $26% 26% 26% — % Bque Mil 104823 $26% 76 26'8- % BMO Sr3 300 $24% 24% 24% — Va Bq N ECOS 52713 $13% 13% 13%- % B NE Sri 250 $22% 22% 22% B NE sr3 500 $18% 18% 18% B NE sr4 650 $23% 23% 23%- Va Boton 10800 $9% 9% 9% ?Va Belmorol z 300 28% 28% 28% Beslor 500 85 85 85 - 5 Biochem 41130 $15% 14% 15 + i4 Btomira 500 245 245 245 + 10 Bocenor 900 85 85 85 ?10 BF Roval 465 100 100 100 Bomb A 19408 $17% 17% 17% ?V.• Bomb B 69140 $18 17% 17% Bomem 500 70 70 70 ?10 Bow Val 4700 $13% 13% 13% IB Brick A 200 465 465 465 - 10 Brascan A 3050 $20% 20% 20% BrConOil 1500 18 18 18 + 3 Brunswick 1000 $9% 9% 9% ?% FONDS COMMUNS DE PLACEMENTS MEMBRES olncome 8.33 vSpec.Opp.F 1.21 ynAction 10.09 ABC Funds oMMF (1106)10 00 Montreal Trusl Gr vnEquilibre 8.81 vnFully Mgd 526 oRSP Growl 10.27 ynBoionced 983 vnOblig.8.67 vnFund Volue 4 96 vSunrise 42 vnDividend 883 20-20 Group Fin Admax Inv.Sunrise II 11.20 vnEquifv 23 47 oAmerican 10.35 oAme Perlor 5.19 oSunsel 1258 ynlncome 7.74 oCdn Assel A 345 oCaptom Equ 4.77 oUS Growth 1836 ynlnternall 27.23 oCdn Growth 11.82 voCoptoin Inc 4 87 oWorld 1036 vnMM (11.70)10.00 oDividend 9.73 oCdn Perlorm 5.01 United Group vnMtge 9 75 NON-MEMBRES AGF Group Accum 11 80 vnRsp Bal 9 85 AIC Group oAmer Grth 9 74 Accum R 1068 ynRsp Equ 21 57 Advntage 10.39 oCdn Bond 4 24 American 689 vnRsp Inc 16.49 oValue 10.02 oCdn Equ 8 77 MMF Ox Flanagan o 31900 15 13 13 - 2 Fleet Aero *000 130 IX 130 Fleet Aero 1 1200 140 IX IX Fiel CCon AU43ô$Iô’i 16*» 16*.Fiel C inv 75540 $22% 22*» 22% - Fiel Ci B 5400 $20 19% 19% - Fiel CFm 9 3180 $21 x% 21 - Fiel CFm B ?900 $?: 22% 22% - Focus nmc 20 25 $17% 17*» 17*»- % For fis inc 2700 $20*» X .X% FSesn Hl 18100 $16 « 15% 16 - Franco o 86*90 $73 72% 72':- G H GW Uhl 30526 $34 j 34 34 % .i Galoche 66 750 340 325 340 ?15 Ganaall 5000 355 345 355 ?10 Gaz C p ô00 $21*» 21% 21% Geoc Comp 200 120 IX IX ?5 Geddes o 10420 1 78 171 171 - 7 GMC 48«5 $58 57% 58 ?1% Gen Trstco 100 $7% 7% 7 s G Trustco P 1000 $20 : X ; X% Gesco A * 1500 250 250 250 ?X Giant Bov O187Q0 62 55 55 - 5 Gibraltar 600 $9-4 9% 9*.?« Glomis 59050 280 260 280 ?!5 Gienayre 5600 $10 « 9% 10 ?4 Global Gov 11250 $7% 6% 7% Goldcorp l 3590 480 465 480 ?5 Goldcorp w 10000 24 24 24 4 1 Gld Kmghl o 102970 $15*» 14% 15 ?% Gl Queen 100 190 190 190 Gidn Rul 2000 115 115 115 G Star o 2600 105 105 105 Goidex o 14J00 365 350 350 - 15 Goidpost o 1200 21 21 21 Goidqst 0 10000 45 45 45 Goldsil o Z1 SO 27 27 27 Goldstak o 16000 155 150 155 ?10 Graft G 500 415 415 415 - 35 Groll G P 4500 $33 * X 33 % ?4 4 Grandma 17000 19 18 18 - 1 Granduc 7000 175 170 175 - 5 Granges 32014 170 16?162 - 3 Grande o 1 8832 85 70 85 ?6 GL Group 1200 $19% 19% 19% ?' 8 Gl WL.te 770 2000 $24 ; 24' : 24% Gl W L.feco 500 $13% 13% 13% Glr Lenor o Z 333 46 46 46 Grn Forest 100 260 260 260 Grnstne o 1100 470 460 470 ?5 Grevhnd 250 $31*.31*« 31*.?% Growth 1 5700 $15».15% 15% — % Gull Res 57376 $15% 15% 15% ?% Gull R IP 15850 470 460 470 ?10 Gullstrm o 25250 18 18 18 ?' : Gwil Ind 200 275 275 275 ?25 Haley 3400 350 3X 350 ?10 H Group 1075 $9 9 9 Hmrsn C Bp 500 $25% 25 a 25% Harris A 6400 485 485 485 ?X Hoyes D 1009 $1?12 12 HCure A ol 13201 115 107 no - 5 Heenan S O 1250 8 8% 8 : - Hees Inti 24590 $24' b 24 24 Hees w 14300 365 340 350 ?X Hemlo Gld 214747 $14% 14% 14% ?High Rivr 0 3000 88 87 87 Highrdg A o 1300 205 X5 X5 Hiyhwod o 4000 99 95 99 ?9 Hilcrest o 350 150 150 150 Hollmgr 1 24048 $11 ».11% 11% - % Holmgr w 14500 300 280 300 - 10 Home B t 10500 205 X5 X5 - 5 Hope Brok 4935 85 81 81 - 4 Hope B w 74700 50 46 50 ?5 Horizon o 3400 107 100 100 - 3 Horsham I 53200 $10% 9% 10 HBay Mn S 7538 $6% 6% 6% — *8 H Bay Co 3728 $29 28*» 29 ?% HBC A p /38 $19 19 19 Hyul Ph o 21500 2 75 255 275 ?X Hydra Ex o 2000 85 85 85 I J ISG Tec o 3000 133 125 125 - 15 lean o 7000 47 47 47 ?4 imasco L 57205 $36' : 36% 36 % imsco L Cp 1000 $23 23 23 - Imp Melol 12300 155 145 145 - 10 Imp Oil A 55104 $60*4 60 60 - i.Imp Oil B Z3$60% 60% 60% Inco 857240 $31*» 30*8 31% ?Inco 7 85 700 $20% X% 70% Innopoc 1500 $5% 5% 5% — »?Intensity o 7178 57 57 57 Intr Cly P 3891 $8% 8 8 - i4 Intr Ctv w 3979 50 48 48 - 2 Intero A 11500 $20 X X ?1 Interactn o 16300 50 45 47 - 3 Interhome 20134 $47% 46*4 47% ?IBM 2324 $139% 138 138 ?2 1 Dunrn Ao z50 135 135 135 l Epitek Z100 33 33 33 1 Forest A 3885 $8% 7*.7*4- 1 Geogrop o 2000 145 145 145 IMtigny B OI0650 165 152 162 ?10 I Movie Gr 4668 255 250 250 - 5 l Petro o 1700 248 248 248 - 2 l Plotinm o 57600 55 48 52 - 2 Inti Polir 3200 150 150 150 - 10 1 Pursuit 8000 80 79 79 - 6 l Retail o 11450 129 127 129 ?1 1 Semi Tch 6100 $7 7 7 1 Ventoc o 218277 45 43 44 ?2 1 Ventoc 19341 425 420 420 ?10 l Ventoc 7423 6 6 6 Intrqust o 71500 37 X 37 ?7 Invenlrnic 100 230 230 230 ?10 Inverness 20300 $5% 5% 5% inverns 875 500 $10% 10% 10% ?14 Inv Grp 15200 $21*4 71*4 21*4 Ipsto 5406 $17 16% 16*4 4 % Irwin Toy 1 714 $5 5 5 islond Tel 124 $15% 15% 15% Ivaco A 1 1075 $10% 10% 10% ivaco C p 200 $43*4 43*4 43*4 ?% Ivaco D p 600 $22% 22% 22% ?i4 ivoco E p 100 $20% 20% 20% - Ivoco 2nd 675 $14 « 14 14 Ivoco 2nd 700 $14 4 14 4 14 4 Ivoco 2nd 1 1700 $24 23*.23*4 JDS R p 500 $19% 19% 19% - Jarmock 7200 $16'4 15% 16% ?*8 Janock 120 4900 $11 10% 11 4 Jascan o 5700 47 47 47 - 2 Jordon P 2000 65 65 65 - 1 Joss Enr o 4059 240 240 240 ?0 Journey I 10600 SI0% 10 10 - Joulel o f 7500 21 X 21 K L Kaufel GB t 400 $9*4 9% 9».?% Kelsey H 1300 $21 20 * 4 21 ?i4 Kerr Add 400 $19% 19% 19% - .LSI Logic 700 100 00 00 Lo Fosse o 61541 37 29 30 ?1 Labolt 8903 $21% 20% X%- % Lac Mnrls 671150 $13 12*8 12% ?' 8 LOC Mnrl w44600 210 90 10 ?18 LOC M llw 110800 250 35 40 ?10 Lofrg Corp 1125 $22 22 22 ?'4 Laidlow A 157300 $26% 25*4 26 ?% Loidlw B t 752169 $26% 25% 26 ?14 Laidlow G 35850 534% 34% 34% ?1 L Ponask 3000 1?12 12 4 3 Londmrk 1 1000 10 10 10 Lourosia o 7500 8 8 8 Lour Bk 1400 $16% 16 16 - ' 8 LaurGr B 200 $7 7 7 Lour Lite 600 $25% 25 25% Lawsn M Af 500 S314 8 8 - % Leons Frn 200 $27% 27 27 - 1 Levon o 2300 28 28 28 .- 1 Liberian 100 513% 13% 13% — Lidco Ind ?000 20 X X - 1 Linomor 1200 415 15 15 -25 Linear T 400 $7% 7% 7% ?' .Loblaw Co 13980 516% 15% 16 ?% Loewn Gr 14537 $22% 21% 72 ?Loewen a 2873 $29% 28% 29% ?% Lwen Ondi 2307 400 95 95 - 5 Lonvest 10760 $21 20 » 4 X*4- % Lonvest A 900 520% X*8 X%- 8 Lvtlon M o 82600 14 1?13 - 1 M N 900 511’; 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(une histoire à suivre) Cur Inc 1 10u 14 12 11% 12 ?I.Von san 318 11 47*2 at) 100% 102% ?1H Cyprus s 80 5 565 24% 24 : 24*.- 1 Moi goo 1 17 2400 37V» 36% 37 ?% DatoGn 2S87 «% 9% 9%.% McrgGr 25e 190 10*» 10% 10% ?% Doiopl 46 2% 2% 2% Mo< ton M 16 2566 40% 39% 40 - % Deere 2 14 8*98 uX** *5'» 7S%- % Motel » 1 72 88 6X 14% 13% 14 - % OeitoAr 1 X\3 10 1668 *1 77% m>— » Motor 10 76 21 7332 u» 70 V, 79%.*% DensMt 1 32 12 7)4 19% 10% 18%- * NBi 174 516 9 32 9 32 -1 r De Soto 40 144 47 46% 46%— % NCR 1 40 IJ 2348 6»% *9 69% ?% DetEd 1 *1 9 17S4 26% 27 NL Ind 60 8 547 H% 17% 10% ?% Dexter 88 13 1500 72% 21% 7?'.NUI 1 56 17 101 18 17*1 10 4 % DionoCp 2) 5% Si 5% NACCO 60 10 106 64% 64% 641; « % DifltICm 10 X65 24% 73% 24%.% Natl do 617 5% 5% 5% ?'» Digital 18 6«v 91*.90% •1% ?% 1 34 14 192 23% 23'* 73*» Disney y* X *912 119% 117» 119’4 ?1 Nil 18 390 15'* 14% IS'» .Diyrsln '8 31 4% 4 .4 .% N Med F 72 17 2 777 37'» 36% 37 ?% Domtar SO 125 10% 10% 10% NiSem.199 S4 8% 8 1%.- D»?nlley 96 15 W 44% 44 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35»» 35*» CnIICp 7 60 17 1X5 29*.29 29% ?% Merck 1 80 71 9896 u81 80% 81% Vor ion 76 71 3070 77V.76*4 76 %— '/• BenICp ?X 10 546 53% 5J 53% ? particulier Libre.Hyp 12 % 114 500 5 4987559.CENTRE-VILLE, 2445 Quesnel.grand 4)4, 3e étage, 2 balcons, stat., 104900 5.931-9583.CONDO au Lac Brome, 1200 pi ca , 2 chambres, sous-sol, foyer, terrasse sud, piscine, tennis, planche à voile, accès au lac, abri fiscal, etc.Jour: 932-3471, soir: 2583911 CONDO pour une semaine de vacances, contrat de 49 ans, valeur de 79005 pour 65005:6265123.OUVERNAY, Laval, condo de luxe neul, face à la Rivière, 8e, 3 chambres, 2 s/bains, air climatisé, tapis, 2 stationnements.Jour; 667-3061, soir: 682-2427 ILE DES SOEURS.Verrière II, coin nord-ouest, 12e, climatisé, 2 chambres, 2 s/bains, solarium, terrasse, 2 garages, vue ville/fleuve, impeccable, 255 000 5.Pas d'agents, soir 7692898 (ou répondeur).ILE DES SOEURS, Verrières a chambre, vue panoramique sur ville, beaucoup commodités.Rés.: 761-6987, bur.: 2785435, F 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