Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le devoir, 1990-07-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Mr ÎIBIT.Coniuissez-vous tous les at anlagvs «J» nJUAl d'un Rt'F.R autogéré pentonnalisé?lIlAfli A HA .Informcz-tous auprès de nos !,sT3\T courtiers en placements Montreal: (514) 875-4810/.W.V7700 Québec (4I«) 647-W26 Vol.LXXXI — No 156 ?Ensoleillé.Max.: 23.Demain: risque d'averses.Détail page B-5.Montréal, samedi 7 juillet 1990 3 CAHIERS —1,25$ AUJOURD’HUI Éditorial Que pourra-t-il bien sortir de la commission < élargie » de MM.Bourassa et Parizeau ?L’éditorial de Lise Bissonnette.Page A-6 Idées Le peuple haïtien réclame, non pas d'abord des élections, mais justice et respect des droits fondamentaux, estiment les représentants des communautés missionnaires.Page A-7 Queen Charlotte Islands Totem (Halna), d’Emily Carr.** V ïîïs r-, i Emily Carr, génie solitaire Le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa présente jusqu'au 3 septembre une rétrospective de 180 oeuvres d’Emily Carr.Page C-1 Eltsine veut démocratiser le PC Boris Eltsine a proposé au 28e congrès du Parti communiste soviétique de changer le nom du parti et de l’appeler le Parti socialiste démocratique.Page A-4 Saint-Raymond reprendra vie Le groupe Malette et Rexfor injectent 125 millions $ dans l’usine de Papiers Saint-Raymond qui reprendra vie dès septembre prochain.Page B-1 Denise Leblanc-Bantey wMà Leblanc-Bantey candidate ?Le candidat souverainiste dans Laurier/Sainte-Marie pourrait bien être une candidate puisque l'un des plus sérieux aspirants au titre est Mme Denise Leblanc-Bantey, ancienne ministre péquiste et souverainiste convaincue.Page A-2 Nos excuses Nos lecteurs auront compris que le cahier « C » de la présente édition est bel et bien notre « Cahier du samedi » et non « Le plaisir des livres », comme l’indique l’en-tête.Nos excuses.La Saint John intente une poursuite de 1,5 milliard $ contre Marine Industrie LASAINT JOHN Shipbuilding a intenté une poursuite d’un montant de 1,5 milliard $ contre le Groupe Marine Industrie (MIL) qui fabrique actuellement, et contre une somme s’établissant à 389 millions $, trois des douze frégates que la Saint John doit livrer au gouvernement fédéral d’ici 1996.Au cours de l’entretien qu'il nous a accordé hier après-midi à ses bureaux montréalais, M.Robert Tes- sier, président et chef de la direction de Groupe MIL, s’est dit d'avis que l’objectif recherché par la Saint John est « de se débarrasser de leur seul concurrent sérieux », soit MIL.Selon M.Tessier, cette poursuite, et le montant qui lui est attaché, est « complètement farfelue et insensée ».Pour le grand patron de cet important groupe industriel, il ne fait aucun doute que Saint John veut mettre à bas, et de manière définitive, la division navale de MIL afin d’avoir la possibilité de réclamer par la suite du gouvernement fédéral l’aide fi- nancière qui lui permettra de compléter son mandat et d’obtenir la marge bénéficiaire souhaitée.C’est dans cette volonté de mettre à mort le naval de MIL que s’explique, selon M.Tessier, la démarche amorcée hier par la Saint John, et non dans les arguments que cette dernière a exposés dans le libellé de sa poursuite.La compagnie basée au Nouveau-Brunswick reproche à MIL d’être en défaut par rapport à la construction même des frégates, du contrôle des coûts, et des délais.Le président de MIL estime que la poursuite de la Saint John est, par ailleurs, une reconnaissance implicite des problèmes qu’elle rencontre.Pour la première fois, la Saint John « admet publiquement éprouver de sérieux problèmes en rapport avec le projet des frégates».La Saint John ayant le statut de maître d’oeuvre, c’est elle qui commande à Marine la marche a suivre à bien des niveaux.Depuis le début des travaux, la Saint John, sur une base régulière, communique à la MIL un cahier de charges qui comprend toutes les opé-rations et fonctions qui doivent être réalisées.Paradoxalement, la Saint John fait état, dans sa poursuite, des griefs qu elle a à l’encontre de MIL en matière de délais, alors que c’est elle, de rappeler M.Tessier, qui, au fond, en a la gérance.Kn effet, depuis que la construction des frégates a commencé, la Saint John a effectué pas moins de 45 000 modifications aux plans nécessaires à l’assemblage des trous frégates de MIL.Mieux ou pire, la Saint John continue d’imposer pas moins de 150 modifications par semaine.Autant de Voir page A-8 : Poursuite L’OTAN n’a plus d’adversaires L’Alliance atlantique tend la main aux pays ae l’Est LONDRES (AFP) - L’Alliance atlantique, donnant la priorité au politique sur le militaire lors d’un sommet historique à Londres, a offert son amitié à l’Est et ainsi ouvert une nouvelle ère pour l’Europe divisée depuis 40 ans en deux blocs hostiles.Pour son lie sommet, qui s’est terminé hier, l’OTAN avait un double objectif : convaincre l’URSS qu’elle a intérêt à ce que l’Allemagne unifiée reste membre de l’Alliance, et persuader sa propre opinion publique que le lien politico-militaire entre l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale doit être maintenu malgré la détente Est-Ouest.« La Communauté atlantique doit se tourner vers les pays de l’Est, ses anciens adversaires du temps de la Le chaos rè d'après AP et AFP PARIS — La police a chargé hier une foule de 10 000 personnes qui manifestaient au centre de Tirana, la capitale de l’Albanie.Une situation chaotique s’est installée à Tirana, où l’afflux de la population vers les ambassades étrangères s’est amplifié dans la plus grande confusion, tandis que les négociations entre les autorités albanaises et les pays européens concernés pour tenter de dénouer la crise étaient toujours dans l’impasse.Alors que le comité central du Parti du travail albanais (Parti communiste au pouvoir) était réuni depuis mercredi soir, le pouvoir semblait hésiter sur la réponse à donner à cette crise, annonçant l’octroi de visas de sortie pour les réfugiés mais empêchant toute aide humanitaire de leur parvenir et faisant échouer une réunion avec les ambassadeurs des quatre pays de la CÉE représentés en Albanie (France, RFA, Italie et Grèce).Plus de 2000 personnes étaient ré- guerre froide, et leur offrir son amitié », proclament les dirigeants alliés dans la déclaration finale.Force est de constater que vis-à-vis des Soviétiques, l’OTAN a fait une série de gestes sans précédent et plus spectaculaires les uns que les autres.À commencer par la déclaration de non-agression, qu’elle propose à l’ensemble des 35 pays de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), aussi bien ceux du Pacte de Varsovie que les neutres et non-alignés.L’invitation à M.Gorbatchev de venir s’adresser au Conseil de l’OTAN à Bruxelles constitue un soutien sans précédent à un dirigeant soviétique en exercice au beau milieu du Voir page A-8 : OTAN a Tirana fugiées hier, en fin d’après-midi, dans une dizaine d’ambassades européennes à Tirana, dont un millier dans la seule ambassade de RFA et 230 dans celle de France, créant une situation sanitaire difficile, aggravée par la forte chaleur (plus de 40 degrœ centigrades) qui régné actuellement en Albanie.Selon un diplomate joint par téléphone à Tirana, plusieurs ambassades ont été affectées hier matin par des coupures de courant inexpliquées qui, s’ajoutant à des coupures d’eau, ont rendu la situation très pénible.« C’est la confusion, les gens vont et viennent, la police laisse faire, des centaines et des centaines d’Albanais tournent dans et autour des ambassades», a-t-il indiqué.Deux avions transportant du personnel médical ainsi que des tentes, lits, vivres, médicaments et équipement sanitaires attendaient toujours en fin d’après-midi l’accord des autorités albanaises pour pouvoir décoller de RFA et de France à desti-Volr page A-8 : Tirana üiiiiiiiiiimiiriiii descendant direct, mais surtout digne, de Milt Jackson.Dès la première pièce, qui se caractérisait par une progression rythmique construite simultanément par les membres de ce quartette, Hutcherson s’est lancé dans un propos qui avaient la Voir page A-8 : Be-bop PHOTO JACQUES NADEAU Le vlbraphoniste Bobby Hutcherson Typiquement be-bop iline Montpetit et le Truffaut LES instruments « bizarres » du jazz étaient hier soir à l’honneur alors que le vibraphone de Bobby Hutcherson occupait la scène du Théâtre du Nouveau- Monde et que le violon de Jean-Luc Ponty prenait la vedette à la salle Wil-frid-Pelletier.Accompagné de Santé De Briano à la contrebasse, Billy Drummmond à la batterie et Rob Schneiderman au piano, Bobby Hutcherson a révéle avec une facilité déconcertante qu’il était le Michel Bélanger xmrrait présider a commission constitutionnelle ÜÜ» Lesage .¦ de notre "bureau de Québec M.MICHEL BELANGER serait appelé à présider la commission mixte itinérante que MM.Robert Bourassa et Jacques Parizeau s'emploient à créer pour examiner l’avenir constitutionnel du Québec.C’est du moins ce que Radio-Canada annonçait hier soir.Si tel est le cas, la nouvelle ne sera confirmée, au plus tôt, que mardi prochain, alors que le premier ministre et le chef de l’opposition se rencontreront à nouveau pour mettre au-point les modalités sur lesquelles leurs conseillers se seront entendus au préalable.Hier soir, le bureau du chef du gouvernement confiait au quotidien LE DEVOIR qu'il n’y avait rien d’officiel dans cette nouvelle.Le nom de M.Bélanger est l’un de ceux que les deux chefs politiques ont évoqué lors de leur tête-à-tête de vendredi dernier.Mais il y d’autres personnes dont les noms circulent aussi.Par exemple, celui de M.Jean Campeau, , ancien président de la Caisse ae dé- I pôt et placement, a circulé avec insistance au début de la semaine.Mais là non plus, il n’y a rien d’officiel.Les rumeurs vont d’ailleurs bon train.MM.Parizeau et Bourassa s’entendent sur le profil d’un président non engagé politiquement, mais bien impliqué dans son milieu et rompu aux affaires et aux finances.À partir de là, toutes les spéculations tournent autour d’une dizaine de personnalités, du président du Mouvement Desjardins, M.Claude Béland (qui décline, faute de temps), en passant par MM.Campeau et Bélanger, Claude Bélanger, Serge Saucier, Louis Bernard, Robert Normand, et quelques autres.Au début de la soixantaine, M.Bélanger a récemment pris sa retraite de la présidence de la Banque nationale.L’un des premiers artisans de la révolution tranquille, à titre de jeune technocrate auprès du ministre René Lévesque, il fut haut fonctionnaire durant une quinzaine d’années avant de présider la Bourse de Voir page A-8 : Bélanger m mm J’avais six ans et je voulais voir la mer.Nathalie Petrowski JE N’AVAIS jamais vu la mer.J’allais bientôt avoir sept ans, le monde entier me restait encore à découvrir : le monde et ses environs.Mais l’insistance que mes parents mettaient à me parler de la mer et de l’importance du jour où je la verrais p'our la première fois, m’avait convaincue que la mer allait changer ma vie.Avant notre départ, mes parents avaient même décrété que ce serait en quelque sorte mon vrai baptême, le premier ayant eu lieu à un âge informe où je ne faisais pas encore les nécessaires distinctions entre les éléments et les êtres humains.La mer changerait tout cela.Je la voyais déjà.C’était un bain-tourbillon turquoise où j’avancerais la tête avant de me baptiser de son eau salée.Notre cortège s’est ébranlé aux petites heures du matin.La Citroën déglinguée de mon père croulait sous le poids des bagages et de la tente qui nous servirait de chaumière pendant deux semaines.Nous étions tellement chargés que la Citroën penchait d’un côté comme une outre sur le point de crever son abcès.La Citroën n’était pas la seule obèse de l’histoire.Il y avait également ma mère, enceinte jusqu’aux oreilles et arborant fièrement son ventre comme un ballon de plage dans lequel j’aurais aimé donné un grand coup de pied de dedans.Non pas que j’entretenais la moindre hostilité à l’endroit de ma mère mais son ventre qui enflait à vue d’oeil m’inquiétait.Je ne savais trop quel terrible secret allait en jaillir.Et puis il n’y Jlten fan avait pas que l’inquiétude, somme toute normale, il y avait aussi la jalousie, un tant soit peu légitime pour l’enfant unique que j’étais.C’était peut-être la première fois que j’allais voir la mer mais aussi la dernière que je passerai l’été seule avec mes parents.Hit la perspective de partager tous mes futurs étés avec un inconnu ne me portait pas à profiter de mes dernières heures de gloire.Je n’avais que sept ans, l’âge incertain qui préfigurait l’ingrate que j’allais devenir ; alors au lieu de me réjouir, je boudais comme seuls les enfants sur le point de ne plus l’être savent le faire.Nous avons traversé la frontière des États-Unis avec l’aube et en prenant ma première bouffée d’air américain, j’ai cru que c’était fait et que la mer mythique n’était plus qu’à portée de main.Je fus cruellement déçue en découvrant que nous en avions encore pour toute la journée à rouler en sol américain, toute une journée à loucher du côté du ventre de ma mère dont j’avais peur à chaque instant qu’il éclatât de rage ou de joie.Le voyage a duré un peu moins de douze heures par une chaleur torride et un soleil implacable qui faisait gondoler la route et fondre le béton de milliers d’autoroutes que nous franchissions sans jamais nous arrêter sinon pour nous soulager dans Voir page A-8 : Mer PHOTO JACQUES GRENIER Nathalie Petrowski ’"l/llcs «ureiii esrues pierreBflto* IMUaüce ¦sa A-2 ¦ Le Devoir, samedi 7 juillet 1990 Dans Laurier/Sainte-Marie Denise Leblanc-Bantey soupèse l’éventualité d’une candidature ^Josée Boileau LE CANDIDAT souverainiste dans Laurier/Sainte-Marie pourrait bien être une candidate puisque l’un des plus sérieux aspirants au titre est Mme Denise Leblanc-Bantey, ancienne ministre péquiste et souverainiste convaincue.« J’ai été approchée par des gens dü comté et par M.Lucien Bouchard, confirme Mme Leblanc-Bantey, et je ne suis pas du tout indifférente à cette invitation.En fait, je me donne jusqu'à lundi pour réfléchir.» Depuis sa démission du Conseil des ministres du gouvernement Lévesque en 1984 et sa décision de ne pas se représenter aux élections de 1985, Mme Leblanc-Bantey s’est volontairement tenue à l’écart de la politique.Mais le Québec de l’apres-Meech lui semble soudain bien emballant, assez dit-elle « pour avoir à nouveau envie de participer».« Des raisons personnelles, professionnelles et familiales sont à sou- peser, mais d’un autre côté l’heure est suffisamment importante pour que j’accepte de considérer sérieusement l’idée de me représenter.Je mène présentement une réflexion profonde et terriblement exigeante pour moi.C’est torturant.» En fait, il est clair pour l’ancienne ministre que le temps est à nouveau venu pour elle « de contribuer à la vie politique ».Après tout, ajoute-t-elle, « mon grand rêve se réalise : c’est l’abandon par le Parti québécois du combat pour la souveraineté qui m’a fait quitter la politique.Ceux qui ont agi comme moi se sentaient bien isolés à l’époque et voilà qu’on découvre qu’on avait raison.Comment alors rester indifférente ?« Mais est-ce que me présenter dans Laurier/Sainte-Marie est la meilleure façon ?Ça reste à voir.Ce qui est sûr par contre c’est qu’il faut une candidature souverainiste dans le comté pour que le premier message percutant lancé le 24 juin par les Québécois soit suivi d’un deuxième », analyse-t-elle à voix haute.Mme Leblanc-Bantey est actuel- lement directrice d’un organisme communautaire qui s’occupe de réinsertion sociale et elle travaille à la rédaction, pour Radio-Canada, d’un téléroman historique sur les îles-de-la-Madeleine.« Une première série de 13 heures est complétée et comme c’est un travail d’équipe, même si moi je me retire le projet peut continuer », s’empresse-t-elle de préciser.Elle sait toutefois que d’autres personnes ont également été approchées par le groupe de Lucien Bouchard, « que je ne suis pas la seule à réfléchir ».La liste des candidats possibles reste malgré tout relativement courte : trois ou quatre noms selon les plus récentes informations.La personne finalement choisie devrait toutefois être présentée par M.Lucien Bouchard lui-même mercredi soir prochain lors d’une assemblée tenue dans le comté par le Mouvement souverainiste du Québec, une organisation distincte du groupe de M.Bouchard.Les éditeurs québécois tardent à réagir au coup de pouce financier d’Ottawa ice Lafuste LES ÉDITEURS canadiens apprenaient mercredi dernier qu’ils bénéficieraient, les premiers, dès avril 91, d’un fonds de 33 millions $ financé par le ministère des communications au profit des industries du cinéma, du disque et de l’édition.Un programme réparti sur cinq ans, administré par la Banque fédérale de développement et destiné à donner un coup de pouce aux entreprises culturelles canadiennes qui « ne contrôlent qu’une faible part de leur propre marché et qui distribuent des produits importés » précisait à cette occasion le ministre Marcel Masse.OTTAWA (PC) - La Cour d’appel fédérale a confirmé hier que les paiements de transfert fédéraux destinés à couvrir les programmes de bien-être social du Manitoba sont illégaux tant que cette province récupère des prestations versées en trop à même les chèques mensuels des assistés sociaux.Mais le jugement de la Cour d’appel fédérale, qui risque de compromettre le versement de 5 milliards $ en paiements de transfert aux provinces, a aussitôt été gelé en attendant l’issue de l’appel logé par le Manitoba en Cour suprême du Canada.La majorité des autres provinces récupèrent elles aussi leurs « trop- Si la nouvelle a été favorablement accueillie côté canadien anglais, elle n’a pas encore suscité des réactions tangibles dans le milieu de l’édition québécoise.Il faut dire que, pour l’heure, la question de la disparition des tarifs postaux préférentiels retient, semble-t-il, davantage son attention.Selon la directrice générale de l’Association des éditeurs québécois, Johanne Guay, le milieu se dit plutôt prudent n'ayant pas toutes les données en main : « À première vue, c’est une bonne chose.» Ce Fonds du fédéral est une source financière complémentaire de la Société générale des industries culturelles (SO-GIC).Réclamé depuis quelques années payés » en les déduisant des chèques mensuels d’assistance sociale.Mais comme le plan fédéral d’assistance sociale oblige les provinces à subvenir aux besoins essentiels des assistés sociaux, le tribunal a décrété les déductions illégales dans la mesure où elles laissent les prestataires incapables de se procurer les « nécessités de base » (aliments et vêtements).Le tribunal maintient ainsi la décision de première instance rendue l’an dernier par le juge Max Teitel-baum de la Cour fédérale, décision que contestaient Ottawa et quatre provinces.par le milieu de l’édition canadienne anglaise, « ce fonds, dit-elle, permettra aux maisons d’édition, que les institutions financières considèrent souvent comme des entreprises à haut risque et pas toujours rentables, de s’adresser directement à un organisme centralisateur.» Reste à savoir si les éditeurs québécois auront facilement accès à ce fonds, dans S idles proportions et selon quels cri-res ?Autant de questions qui restent en suspens car rien ne semble avoir été défini sur ce plan-là.Une chose est sûre dit-on à l’Association où l’on cherche, dans un premier temps, à remettre les pendules à l’heure : ce fonds n’est pas un programme d’aide qui compenserait la disparition des tarifs postaux préférentiels annoncée l’an dernier et confirmée tout récemment par le ministère des communications.Certes, une partie du montant que la Société canadienne des Postes prenait à son compte selon l’accord conclu avec le ministère (de l’ordre de 220 millions $ l’an dernier pour l’envoi de livres, périodiques et journaux) sera reversée dans l’industrie en 1993 mais encore là, la prudence est de mise.« Marcel Masse nous assure que le tarif livres restera inchangé jusqu’en 1992.Les augmentations seront dictées seulement par le taux d’inflation.Mais en 1993, 25 millions $ seront versés à des éditeurs dans des programmes qui restent à discuter.» En d’autres termes, le système de redistribution devra être souple et il devra y avoir une compensation à l’inévitable augmentation des tarifs postaux.Autant de questions à régler qui d’ores et déjà font l’objet de discussions avec le ministère.Un jugement compromet 5 milliards $ en paiements de transfert fédéraux VENDREDI LE 17 AOUT • La démocratie en éducation • Le défi de la pluriethnicité • La bataille des frais de scolarité • La coopération internationale DANS LE DEVOIR PHOTO JACQUES GRENIER Denise Leblanc-Bantey Devine veut animer un front de l’Ouest pour l’après-Meech RÉGINA (PC) — Le premier ministre de la Saskatchewan Grant Devine a convoqué ses homologues de l’Ouest à une conférence spéciale, les 26 et 27 juillet, pour former un front commun à la suite de l’échec de l’accord du lac Meech.Si les provinces de l’Ouest n’unissent pas leurs efforts, a déclaré M.Devine, elles vont être écartées par le Québec et l’Ontario, qui accaparent actuellement toute l’attention du gouvernement fédéral.« Nous en avons déjà assez de cela dans l’Ouest, a-t-il dit.Il faut que nous parlions avec force, avec une force régionale.« Nous devons avoir, de toute évidence, une voix unie et forte.Nous avons besoin d’un consensus sur des points comme l’agriculture et le commerce, la finance, l’environnement.» Une province comme la Saskatchewan, a-t-il fait remarquer, qui a une population d’un peu plus d’un million, ne peut pas s’attendre à retenir l’attention d’Ottawa.Mais la population combinée des quatre provinces de l’Ouest peut faire sentir son poids politique et économique dans les luttes qui s’annoncent au cours des mois à venir.Réunis à Lloydminster, petite ville à la frontière de l’Alberta et de la Saskatchewan, les quatre premiers ministres pourront préparer l’ordre du jour de la conférence des premiers ministres provinciaux de Winnipeg, en août.Le premier ministre Robert Bourassa a déjà fait savoir qu’il n’assistera pas à cette rencontre.« Nous allons nous assurer qu’on se penche sur nos préoccupations et nos désirs, de façon habituelle, de sorte qu’on ne puisse pas nous oublier.» Le premier ministre de l’Alberta, Don Getty, a annoncé son intention de participer à la réunion de Lloydminster, mais il s’est demandé si c’était le bon temps.« On a parlé d’un ordre du jour à établir pour les premiers ministres, a-t-il dit.Mais à la fin de juillet, est-ce le bon moment pour tenir une réunion préparatoire à une conférence (nationale) des premiers ministres provinciaux en août ?» Les premiers ministres Bill Van-der Zalm, de la Colombie-Britannique, et Gary Filmon, du Manitoba, n’ont pas encore répondu à l’invitation de M.Devine.L’échec de l’accord du lac Meech, a soutenu M.Devine, a rendu les choses pires pour les provinces de l’Ouest.« Ce qui préoccupe les gens d’ici, et cela depuis des générations, c’est que toute l’action a tendance à se produire dans le centre du Canada.Fit ce qu’ils entendent actuellement, ce sont uniquement des nouvelles » du Québec et de l’Ontario.Le Canada que nous avons aujourd’hui est différent du Canada d’avant l’échec de l'accord.La bataille économique et politique ne fait que commencer sur la façon de bâtir cette nouvelle confédération.« Au cours de la prochaine ronde des négociations constitutionnelles, les demandes de la Saskatchewan vont être nombreuses et onéreuses, soyez-en sûrs.» m K «i ' ^ k beaux tapis de Perse Nous possédons le plus vaste inventaire en ville de ! tapis de Perse et tapis orien-| taux de qualité, i Un nouvel arrivage se corn-j pose de 2,000 tapis, neufs.' antiques et semi antiques, i tapis réguliers ainsi que tapis | de couloirs.¦ Venez voir nos nouveaux ta-! pis.jftasliir.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.