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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-10-30, Collections de BAnQ.

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DEVOIR — 10 nus dchoa uni PtRSAffS ü-t' ces plus grandes sélections de tapis Persans & Orientaux en ville V > achetons, vendons, évaluons, nettoyons ' / à la main et réparons les taps Persans & ûientaux ™ Piece Boneveeture, S vt’JU V Mart ,S, f Vf ’irailit-7M7 Vol.LXXXI — No 252 ?Ensoleille Max 9 Detail page B-6.Montréal, mardi 30 octobre 1990 C.'teSo’.; iUsv« N>'.>*a, .•** .» ts1 cents \vcm|o to cents 60 CENTS / / SOCIETE Les deux combats de Melançon Le candidat à la mairie de la Coalition démocratique, Pierre-Yves Melançon mène deux combats.Si celui qu’il livre à .Jean Doré est plutôt symbolique (les sondages lui accordent 1 % des suffrages), celui qu’il mène contre la pauvreté des Montréalais, lui, est passionné.Laurent Soumis l’a rencontré.Page B-l Le droit de cité de la différence Chassés de l’ouest de la ville dans les années 70, les gais de Montréal ont investi en douceur le quartier centre-sud.Organisés, représentés, les homosexuels sont pour ainsi dire sortis de l’ostracisme dont ils étaient jadis victimes.Un reportage de Caroline Montpetit.Page B-l Éditorial M.Chrétien a livré son discours à la mauvaise adresse : depuis juin dernier, il y a des choses qu’on ne peut plus dire au Québec.L’éditorial de Lise Bissonnette Page A-8 PHOTO AP M.Gorbatchev en compagnie du président Mitterrand hier à Rambouillet.Paris et Moscou signent un traité La France et l’Union soviétique signent un traité d’entente et de coopération qui marque une nouvelle étape dans leurs relations et prévoit des consultations rapides entre les deux pays en cas de crise internationale Page A-7 Rolland vend à des Allemands Deux mois après la fermeture de son usine de Mont-Rolland, la compagnie Rolland a cédé le contrôle d’une de ses filiales au géant allemand du papier décor, PWA Dekor Page A-5 Les couples pourront-ils échapper à la loi 146 après le 31 décembre ?Michel Venne = de notre bureau de Quebec LES COUPLES mariés qui désirent se soustraire à la loi 146 sur le partage du patrimoine familial ont peu de chances d’obtenir un délai allant au-delà du 31 décembre pour le faire La ministre déléguée à la Con- dition féminine, Mme Violette Tré panier, croit en effet que les couples concernés ont eu tout le temps et l’information nécessaires pour prendre une décision éclairée, a-t-on indiqué à son cabinet.Aujourd’hui, en commission parlementaire, plusieurs groupes familiaux ou féminins de même que le Barreau du Québec viendront lui dire qu’elle a raison.Seule la Chain bre des notaires, qui s’élait déjà maintes fois opposé à cette loi con traversée, viendra soutenir l'opinion contraire.La Chambre des notaires ap puiera son exposé sur un sondage CROP réalisé récemment qui dé montrerait que 75 % des gens qui ré fléchissent à l'opportunité de se sous traire à la loi ne savent pas qu'ils ont jusqu’au 31 décembre (à condition qu'ils se soient mariés avant le 1er juillet 1989) pour le faire Jusqu'à maintenant, quelque 23 000 couples sur 1 310 000 couples mariés au Québec (soit 1.75%), se sont pi é\ alus du droit de renoncer à l'application de la loi, prévu à Par tide 4'.’ Cette législation, adoptée dans la controverse en juin 19S9, modifie le Code civil pour forcer les époux à partager à parts égales, lors.de la dissolution de leur manage, un path moine familial constitué des résidences principale et secondaire, des meuDles.de l'automobile et îles ré gimes de retraite acquis durant leur Voir page A-2: Le» couple» L’URSS écarte toute attaque militaire dans le golfe Persique d après AFP et Reuter PARIS — Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a jugé hier mac ceptable toute option militaire dans la crise du Golfe, et a affirmé croire en la possibilité de progrès diploma tique.A New York, hier matin, le Conseil de sécunté a adopté une nouvelle résolution condamnant les exactions irakiennes au Koweit et imputant à l'Irak la responsablilité des dom mages de guerre.Le président François Mitterrand a déclaré que la France réclamait la libération de tous les étrangers retenus en otages en Irak, tandis que le retour hier soir en France de 270 des 327 ressortissants français otages de l'Irak a été bien accueilli (voir page A-7).Tout en écartant une solution militaire de la crise du Golfe, M.Gor batchev, à l'issue d’un sommet franco-soviétique, a averti le prési dent irakien de ne pas « se lancer dans des spéculations » sur une éven tuelle fissure au sein de la coalition anti-irakienne.Estimant qu'une conférence inter arabe pourrait contribuer à la soiu tion de la crise, il a jugé le moment venu d’inclure pour de bon le facteur arabe, il a toutefois rappelé qu’il y avait « des exigences qui doivent être satisfaites », faLsant allusion aux résolutions des Nations unies exi géant le retrait total et incondition nel des forces irakiennes du Koweït Sans autre précision, il a préconisé une « initiative de l'Arabie Saoudite » pour une solution de la crise, alors que l'envoyé spécial soviétique, Evgueni Primakov, arrivait hier dans le royaume wahabite et s'entretenait avec le chef de la diplomatie saou dienne, le prince Saoud al Faysal M Gorbatchev, qui a dit avoir reçu un télégramme de M Primakov hier à l'aube, a indiqué qu'il y avait « des possibilités de progrès » dans la solution de la crise du Golfe, alors que le ministre soviétique des Affai res étrangères Edouard Chevard nadze avait déclaré, samedi soir à Paris, qu’il n’y avait pas « pour l ins tant beaucoup de raisons d’être op timiste ».La mission de M.Primakov a « montré que la position du président Hussein n’est plus la même, qu'il y a des réflexions nouvelles », a affirmé le numéro un soviétique, tandis que M Mitterrand déclarait que « les données du problème posé n’ont pas fondamentalement changé depuis le 2 août », date de l'invasion du Koweït par l'Irak.De son côté, le chef de la diplomatie* irakienne affirmait à Bagdad qu'il était ?toujours optimiste sur la réussite des demarches diplomati ques », après avoir eu deux entre tiens avec M.Primakov, dont c’était la deuxième visite en Irak depuis le début du mois d’octobre Selon des sources autorisées ira kiennes, l’émissaire soviétique a ob tenu la promesse de la libération pro chaine de 1000 Soviétiques actuellement bloqués en Irak, en plus des Voir paye A-2.L’URSS ,kTa* „ K i *¦*¦* M toi O AP Les navires canadiens dans le golfe Persique ont procédé, hier, à des manoeuvres de ravitaillement Au cen- f-tre, le ravitailleur Protecteur, entouré des destroyers Athabaskan, en haut, et Terra Nova, en bas.Bélanger et Campeau ne se limiteront pas aux seules options acceptables au Canada Michel Venne ===== de notre bureau de Québec LA COMMISSION Bélanger-Campeau ne doit pas limiter sa réflexion aux seules solutions qui seraient acceptables au reste du Canada, ont soutenu hier ses deux coprésidents.Il n’appartient pas à cette commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec de redéfinir le Canada, ont bien établi MM.Michel Bélanger et Jean Campeau dans une entrevue diffusée à l’émission Le Point, de Radio-Canada.« Il ne faut pas que nous soyons limités en nous disant : il faudra faire accepter cela par les autres donc n'allons pas plus loin parce que peut-être ils n’accepteront pas », a déclaré M.Bélanger, celui des deux coprésidents que l’on identifie le plus au courant fédéraliste.« Il faut aller jusqu’au bout en définissant clairement et très ouvertement, sans accepter de faux-fuyants, qu’est-ce qui est important pour l’avenir du Québec », a-t-il ajouté sous le regard approbateur de son collègue.M.Bélanger fait remarquer que l’Assemblée nationale ne demande pas à la commission de tenir compte de ce qui serait acceptable à d’autres ou qui serait acceptable en théorie.« On nous demande de dire où devrait aller le Québec, à partir d’aujourd’hui et de ce qui a été acquis dans le passé, dit-il.Qu’est-ce qui serait essentiel pour préserver une société libre et démocratique, une économie ouverte et concurrentielle.une société qui va permettre de développer l’identité québécoise».« A partir du moment où cela est sur la table, la vie continue, poursuit l’ancien banquier.Ce sera à l'opinion publique, au Parlement, à d'autres de dire comment ça peut s'intégrer dans le reste du tout canadien ou pas.On n’est pas là pour refaire le Canada.On n’est pas là pour faire quoi que ce soit contre.On n’est pas là pour faire la part des autres».Dans ce contexte, « rien n'est exclu », pour le coprésident Campeau.Ni la souveraineté, ni même le statu quo, que rejette cependant son partenaire.M.Bélanger croit en effet que « si on accepte te statu quo, on n’aurait pas de questions sur l'acceptation par le Québec de ta Constitution de 1982 et on ne serait pas là ».— « C’est le coprésident fédéraliste qui dit que le statu quo est exclu », a demandé l’animatrice Madeleine Poulin.— « Madame, c’est vous qui me dites fédéraliste, j'en suis flatté, mais ce n’est pas moi qui le dis ».Les deux coprésidents ont réaf firmé leur conviction qu’il sera possible de recueillir un consensus sur l’essentiel au sein de cette commission dont on a déjà commencé à départager les membres souverainistes de ceux qui ne le sont pas.« Le mot consensus est très important, dit M.Campeau II faut que le.Québécois ressortent grandis de cette opération-là Ce n’est pas le temps de diviser les Québécois entre eux ».Voir page A-2: Bélanger Les plaintes sur F affichage ont augmenté de 26 % en 90 Jéân-Pierre Proulx LES PLAINTES touchant l’affi chage public et commercial ont connu de 1988 89 à 1989 90, une aug mentation de 26 % : elles ont grimpé de 1556 à 1969.Elles représentent 56 % de toutes les plaintes reçues cette année à la Commission de protection de la langue française (CPLF), contre 44 % l’an précédente, révèle le dernier rapport annuel de la CPLF rendu public hier.La loi 178, adoptée à la suite du jugement de la Cour suprême tou chant l’unilinguisme dans l’affi chage, permet maintenant l’affi chage bilingue à l’intérieur des établissements indépendants comptant moins de 50 employés.L’année 1989 90 marquait la pre mière année de son application puisque le règlement s’y rappor tant ne s’est effectivement appli quée qu’à compter de juillet 1989.Au total, la CPLF a, du 1er avril 1989 au 31 mars 1990, reçu 3545 plaintes à propos de présumées contraventions à la Charte de la langue française, soit sept de moins seulement qu'en 1988 89 À part les plaintes sur l’affichage, la seule autre augmentation observée touche les inscriptions sur des produits, mais elle est minime 434 cette année contre 425 l’an passé .Pour le reste, les plaintes ont di minué dans toutes les catégories possibles d’infraction raisons so ciales (427 en 1988 89 contre 395 cette année), droits linguistiques fondamentaux (notamment celui Voir page A-2: Les plaintes Jf "F PHOTO JACQUES GRENIER Wrra Même si ce commerçant de la rue Green, à Westmount, a apposé l'écriteau La Diligence dans sa vitrine, Il n'est pas à l’abri des plaintes formulées en vertu de la loi 178.BIRKS GUCCI chez BIRKS S t A-2 Le Devoir, mardi 30 octobre 1990 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bélanger Pour l'ex président de la Caisse de dépôt et placement, la commission doit « aller chercher une grande majorité de Québécois qui seront prêts a se diriger dans la même direction ».Il fixe la barre à 75 % des membresde la commission.M.Bélanger préfère ne pas fixer de chif fre 4 L’URSS 1500 dont on lui avait promis l’élar gissement durant sa première visite à Bagdad.Kn visite au Maroc, M William Waldegrave, secrétaire d’État au Foreign Office, a en revanche répété ce qu'il avait déclaré la veille à Al ger, c’est-à-dire que son pays n’ex cluait pas l’option militaire même s’il « espère comme lout le monde qu’il y aurait une solution pacifique» Exprimant sa joie de voir revenir les quelque 300 Français otages de itterrand a ré l’Irak, le président Mittei clamé» la libération de tous lesota ges, quelle que soit leur origine » Par ailleurs, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté hier une résolution imputant à l’Irak la res ponsabilité de dommages de guerre résultant de son occupation «lu Ko weit.Le document invite les États con «•«•rnés à faire connaître leurs pertes financières ainsi nue tout mauvais traitement infligé à des civils Le vote, acquis par l.'i voix et deux abstentions (Cuba et U* Yémen), avait été reporté de 48 heures à la demande de l’UltSS La résolution, qui touche à divers aspects de l’occupation irakienne, exige aussi qu’il soit mis fin immé diatement à la détention de tous les otages et aux destructions de biens privés auxquelles sont accusées de se livrer les forces irakiennes au Koweït File exhorte en outre Bagdad à réapprovisionner les étrangers et les quelques ambassades encore actives dans l’émirat, qui manquent d’eau et de vivres.L’URSS avait demandé samedi au Conseil de reporter le vote à la der mère minute, dans l’espoir que les entretiens engagés à Bagdad par l’émissaire soviétique Kvgueni Primakov avec les dirigeants irakiens débouchent sur une solution paci fique de la crise.Mais Kvgueni Primakov a quitté Bagdad hier matin sans avoir pu amener le président Saddam Hussein à un compromis Après l’adoption de la résolution, des responsables américains ont noté qu'elle laissait la porte ouverte à une intervention militaire en menaçant l'Irak de nouvelles mesures — non précisées — s’il ne se confor mail pas au texte adopté ni aux pré cédentes mesures décidées par le Conseil depuis l'invasion du Koweït.La résolution, qui témoigne en cela d’un geste de bonne volonté de Washington envers les pays non ali gnés, charge le secrétaire général Javier Perez de Cuellar de poursui vre les efforts diplomatiques jHiur un règlement pacifique de la crise.Craignant de voir la situation évoluer vers un affrontement armé, la Colombie, Cuba, la Malaisie et le Yémen avaient mis au point une réso lui ion de paix distincte, dont certains dispositions seront prises • pour le règlement final du conflit.Le document ne précise pas comment l’Irak devra dédommager les pays concernés Mais, selon certains diplomates, le fait qu’il demande aux États de rassembler des preuves de dommages encourus pourrait constituer un premier pas vers une incul pation ultérieure pour crimes de guerre — ce qui risque toutefois de se révéler extrêmement difficile, soulignent d’autres diplomates.4 Les plaintes passages ont été intégrés au docu fin ment final, qui a pour principaux au leurs les États-Unis et la Crande- d’être servi en français), langue de l’administration, du travail, des catalogues et des dépliants, des con trats, des factures et des reçus L’examen des statistiques à compter de 1988 1984 montre par ailleurs que l’année 1986 87 marque une rup turc significative quant au nombre de plaintes.Pour les trois années précédentes, on dénombre, en moyenne, 1746 plaintes par année Mais en 1986-87, elles grimpent soudainement à .’1912 L’année suivante ( 1987 88), quel ques organismes et individus s’étant concertés, on constate un bond spec taculajre 15 992 plaintes ! Mais l’année suivante, leur nombre retombe à •'(55.'t puis, cette année, à 2545.Bref, en excluant l'année 1987-1988, la moyenne annuelle des plaintes, de puis quatre ans, est de 2670 On ne connaît pas le nombre moyen de plaintes touchant le seul affichage pour toutes ces années, mais on sait qu’elles sont passées de 629 en 1985 86 à 1954 l’année suivante.• -V •« \ •X.jj PHOTO CP Bretagne.Un pou avant le vote, l’ambassadeur irakien Abdoul Amir al Anbari avait dit que les résolutions du Conseil « permettent aux partisans de la guerre ( ) et de l’agression de dire explicitement qu'ils ont épuisé tous les moyens de réaliser la paix, qu’ils ont échoué ( ) et que la guerre est la seule option qui reste ».Le président du Conseil, David llannay (Grande-Bretagne), a dit que les États allaient « établir des bi lans systématiques » (des dommages subis), de façon à présenter des re vendications précises •< dès que des soit à peu près le même nombre que née ( 1969), Les travaux se poursuivent à Estevan Les travaux de construction du barrage de Rafferty, près de la ville d’Estevan en Saskatchewan, se poursuivaient hier malgré une dispute qui oppose les gouvernements provincial et fédéral Les deux gouvernements ont porté leur différend devant les tribunaux Les avocats fédéraux se présenteront à Regina aujourd'hui pour obtenir une injonction contre les travaux PATEK PHILIPPE GENEVE /.i montre lit /i/»s liri'stifiirusr ,n i monde I \( /(/SI/ ( lie/ KAU VM ANN St \ Il K I S |() A 11 I I I K S 1)1 I’ I I I S I ».I Jl‘)5 Crescent, IcL: (514) ll-IH 1)595 cette anne Toutes les plaintes n’aboutissent lias cependant à l'ouverture d’un dossier.Certaines sont déclarées irrecevables, d’autres sont réglées (depuis cette année) au stade d’une préenquête.Au total, la CPI,F a ouvert cette année 2611 dossiers d’enquête, soit 18,7 % de plus que l'année précédente.Toutefois, explique-t-elle, celte augmentation lient au fait qu’on a rouvert des dossiers techniquement fermés par suite du jugement de la Cour suprême de 1988.Touchant l’affichage, le nombre de dossier ouvert est passé de 1524 en 1988-89 à 2568, ou de 67 %.À propos je de PATEK PHILIPPE IIOI.KX Hi vnii-mN CB£I |’|M,|| BREITUNg| des raisons sociales, il a grimpé 127 à 401, ou de 215% La Commission n’a pas tenu un compte exact des dossiers rouverts pour ce motif technique, mais elle évalue leur nombre à environ 500.Kn faisant l’hypothèse que 400 de ces dossiers touchaient l’affichage et 100 les raisons sociales, les premiers auraient tout de même augmenté de 41 % et les seconds de 127%.Pour tous les autres articles de la loi, la CPI.F a ouvert en 1989-90substantiellement moins de dossiers qu’en 1988 89: ¦ droits linguistiques fondamentaux, notamment, celui d’être servi en français : 181 contre 57; ¦ la langue de l’admimstation : 92 contre 48; ¦ langue du travail : 35 contre 28; ¦ inscriptions sur les produits, éti quetage, mode d’emploi : 425 contre 224; ¦ catalogues et dépliants : 464 con tre 79; ¦ contrats : 22 contre 7; ¦ factures et reçus : 154 contre 95.La Commission a par ailleurs réglé en 1989 90 à peu près autant de dossiers qu'elle en a ouvert, soit 2662.Là-dessus, 3055, ou 83 %, ont été fer més, la situation dénoncée ayant été rapidement corrigée* par les contra verianLs eux-mêmes.Kn outre, 66% des dossiers ouverts en 1989-90 ont été fermés au cours du même exercice, dont 83 % où la situation a été corrigée.La Commission se loue par ail leurs d’avoir institué la méthode de la préenquête à l’automne 1989.Klle lui permet un traitement accéléré des dossiers « qui paraissent suscep-tiblies d’une correction rapide ».Klle a traité ainsi 113 plaintes qui ont abouti dans 81 cas à un redressement de la situation, au rejet pour irrecevabilité de 23 autres et au traitement par enquête formelle de 9 cas.Les mises en demeure ont par ailleurs considérablement diminué.Kl- Après cette date, il sera trop tard ! Profitables • 10/4 % d’intérêt la première année • Pour chacune des années suivantes jusqu'à l'échéance, en 2002, le taux d'intérêt annuel de cette émission sera déterminé et annoncé au moment de la nouvelle émission.Sûres et encaissables en tout temps • Garanties par le gouvernement du Canada Vous pouvez les encaisser quand bon vous semble.Ne tardez plus.Achetez vos nouvelles Obligations d'epargnedu Canada aujourd'hui même! Les Obligations d’épargne du Canada SAVOIR PREVOIR (anuria les sont passées de 382, l'an passé, à 84, cette année, ce qui « met en rebef, note la Commission, les résultats de l’approche incitative de correction ».De la même manière, seulement 16 dossiers ont été transmis au procureur général contre 104 l'année précédante.De ces 16 dossiers, 11 ont fait l’objet à ce jour d’une dénonciation du procureur général.On ne note pas combien d’entre elles ont été disposées par les tribunaux ni de quelle manière.4 Les couples union par l’un ou l’autre des conjoints.La loi donne 18 mois aux couples mariés avant le 1er juillet 1989 pour se soustraire d'un commun accord et par acte notarié à son application.Ce délai expire en principe le 31 décembre.Tous les autres couples peuvent également renoncer au partage du patrimoine familial, mais seulement lors de la dissolution de leur union.La Chambre des notaires considère que tous les couples, qu’ils se soient mariés avant ou après le 1er juillet 1989, devraient pouvoir renoncer à son application en tout temps, tant que durera leur union.Au contraire, le Barreau du Québec, tout comme le Conseil du statut de la femme, l'AFKAS, la Confédération des organismes familiaux (COFAQ) et la Fédération des associations de familles monoparentales ( FAFMQ) estiment qu’il faut maintenir le caractère exceptionnel de ce privilège et ne pas prolonger le délai déjà prévu à la loi.Il s’agit d'un délai de transition, rappelle le Barreau dans le mémoire qui sera présenté aujourd’hui.« La Loi 146 étant une loi ‘remédiatrice’, on ne saurait prolonger indûment la période pendant laquelle les époux peuvent s’y soustrau e sans remettre en question le fondement même de cette loi, écrit le Barreau.Continuer de permettre aux époux de renoncer à son application équivaudrait à en nier le caractère universel et obligatoire et à mettre en doute les principes égalitaires qui la sous-tendent ».M.Denis Perreault, le secré taire général de la COFAQ (qui re groupe près de 140 associations fa miliales à travers la province), af firme que les organismes membres recueillent de nombreux témoignages de personnes (essentiellement des femmes) victimes de pressions indues de la part de leur conjoint pour qu'elles acceptent de se soustraire à la loi.« Ces négociations donnent lieu à des menaces et à du chantage, soutient pour sa part la porte parole de la FAFMQ Mme Madeleine Bouvier.Prolonger le délai, c’est prolonger cette situation », dit-elle.Le BAPE dit non au lac de Bromont Louis-Gilles Francoeur LK BURKAU d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) vient de rejeter le projet de Bromont qui veut construire dans ses murs un lac artificiel, le lac Marchessault, en dérivant une partie des eaux de la rivière Yamaska.C’est parce que le devis de lac arti fieiel préparé par la ville aurait créé une piscine sans vie et remplie d’eau trop polluée pour la baignade que le BAPE refuse le projet qu’on lui a présenté.Mais les commissaires ne "ferment pas la porte à un projet modifié, affirmant même qu’ils n’au raient pas d'objection de principe à la construction d’un lac artificiel si la ville arrivait à en faire un milieu sain pour la faune aquatique et pour les baigneurs.Le BAPE signale toutefois aux contribuables de Bromont que les coûts de réalisation de l’immense baignoire municipale « seraient vraisemblablement supérieurs aux pré visions » de la ville, une décision fi nale qu’ils auront à prendre pour sa voir « si un tel projet (lire un projet amendé comme le BAPE le souhai terait) est à la mesure de leurs 30 octobre par la PC et l'AP 1988 la direction des Jets de Winnipeg congédie son directeur gé rant John Ferguson qui occupait ce poste depuis 1978 1987 le double médaillé des jeux de Los Angeles.l’Ontarien Alex Baumann, prend sa retraite 1985 trente jours après avoir été enlevés par des hommes armés, trois membres du personnel de l'ambassade soviétique à Beyrouth sont relâchés dans le quartier musulman de la capitale libanaise 1982 premières élections en Argentine depuis dix ans.1982 des incidents provoqués par une secte musulmane dissidente dans le nord-est du Nigéna font 350 morts, dont 100 policiers 1981 mort de Georges Brassens.00 ans.197-1 fusilliers-marins et policiers hollandais donnent l'assaut à la chapelle d’une prison, près de la Haye, et libèrent 15 otages qui étaient aux mains de détenus depuis quatre jours.1972 Sean O'Sullivan devient à 20 ans le plus jeune député au Canada II démissionnera en 1977 pour devenir prêtre 1971 le Toronto Telegram publie son dernier numéro après 95 ans d'activité.1915 décès de Sir Charles Tupper, Père de la confédération, à l'âge de 94 ans.Ils sont nés un 30 octobre: l'écn-vatn russe Fédor Dostoievski (1821-1881); le pilote de course français Maurice Trmtignant (1917 ); le cinéaste français Louis Malle (1932 ); le cinéaste français Claude Lelouch (1937 ).moyens ».Non seulement le BAPE demande t-U une recalibration du projet en fonction des taux de pollution plus élevés identifiés dans la Yamaska, mais il ajoute que la ville doit dépo ser, en cas de récidive, un plan permettant d’assurer de façon perma nente la qualité de l’eau à l’entrée et à la sortie de son éventuelle piscine municipale.D’autre part, une autre commission du BAPE a recommandé à Québec d’autoriser l'agrandissement de la marina de Valley field, mais à des conditions très strictes.Ainsi le BAPE exige que les sédiments dragués pour cet agrandis sement soient égouttés avant d'être enfouis sécuritairement.D’autre part, on exige d'aménager le nouveau fond de l'eau pour que les espèces aquatiques ne perdent rien de leur habitat : la commission justifie cette exigence envers ce projet de peu d'impacts par le fait que « la réa lisation d’une multitude de petits projets ayant de faibels impacts contri bue à la disparition progressive des habitats fauniques ».Enfin, on demande au promoteur d’engager les fonds en principe con sacrés à l’achat des futurs quais pour que le projet ne se termine pas par un simple dragage.Enfin, deux volets du projet, soit le réglage d'un cheval d'accès et la pose de trois conduites d’eau devront être vérita blement justifiés avant d'être autorisés.LES MÉDICAMENTS, FAUT PAS EN ABUSER! Santé et Services sociaux Québec I ! Le Devoir, mardi 30 octobre 1990 ¦ A-3 Le Canada anglais n’a pas un mot à dire sur l’avenir du Québec, prévient Lucien Bouchard Pfirre O'Neill l-E CANADA ANGLAIS n'a pas un mot à dire dans la définition de l'avenir politique du Québec, estime Lucien Bouchard « Ça se passe au Québec, par nous et pour nous ».Cette mise en garde à l'autre sob t ude, le leader du Bloc québécois l'a formulée hier devant le Canadian Club, un auditoire composé en bonne part d'hommes d'affaires et d’administrateurs anglophones.Respectueusement écouté, tièdement accueilli, il s'est efforcé de faire comprendre à ses auditeurs que les Québécois attendent des « autres » qu’on leur reconnaisse la liberté démocratique de choisir dans quel cadre politique ils vivront « Le Québec a maintenant la parole.Non pas seulement parce qu'il veut la prendre, mais aussi parce qu'on la lui a donnée Celui qui refuse la main qu'on lui tend, qui dit non à l'autre, le renvoie à lui-même.Nous sommes plusieurs à savoir que nous n'avons plus rien à attendre des Wells, Fil mon et McKenna » Et à Jean Chrétien qui déclarait dimanche que le « Canada n'est pas négociable ».Lucien Bouchant répb que « La souveraineté n'est pas négociable ».lui rappelant que le Qué bec est un peuple et a le droit de dé cider de sa souveraineté sans de mander l'opinion du chef du Parti li béral du Canada.* La souveraineté ça ne se quête pas, ça ne se qué mande pas.Ça se prend, ça s'assume » Le chef des bloquâtes trouve d'ailleurs que Jean Chrétien ne fait pas très séneux quand il vient au Québec pour promettre une fois de plus une réforme constitutionnelle, lui qui était aux côtés de Trudeau au centre Paul-Sauvé en 1980 et qui a orchestré le rapatriement unilatéral de 1982.« 11 pourra participer au débat comme citoyen québécois, mais pas plus ».Dans la plupart de ses interventions pubüques, Lucien Bouchard lin provise, parle d'abondance et avec émotion.Pour la circonstance, il a lu un texte sur un ton un peu saccadé Généralement, ses arguments sont essentiellement d'ordre historique, culturel et linguistique.Il avait choisi hier d’invoquer des arguments économiques, plus appropriés à la culture et auxpréoccupa Dons de son auditoire.A la tribune d'honneur, il s’est fait entourer de Québécois francophones qui ont gra dué dans la classe des affaires : Claude Béland, du Mouvement Desjardins; Paul Berthiaume, président et chef de direction du Groupe des Coopérants; Pierre Péladeau, pré- sident et chef de direction de Que becor.Louis Bernard, premier vice président de la Banque l-aurentienne du Canada, Rita Dionne Marsolais, vice-présidente de Paradigm Société Conseil Inc , François Jean Coutu, vice président exécutif du Groupe Jean Coutu et Jean Roch Boivin, un ami d'abord et aussi le vice-président aux Ressources humaines et à l'administration de Via Rail.Après avoir évoqué le coup constitutionnel de 1982, puis le rejet de Meech par le Canada anglais, deux sombres épisodes qui ont selon lui contribué à l’instabilité politique, le chef du Bloc québécois s'est employé à démontrer au monde des affaires qu'il n'y a pas de stabilité écono nuque sans stabilité politique • La stabilité économique a beaucoup plus à craindre du statu quo que de l’émergence d'un Québec en pleine possession de tous ses pouvoirs.Car.le Québec doit assumer sa souvenu-noté, non seulement pour des raisons politiques et culturelles, mais aussi pour des raisons économiques » Le malheur, selon M Bouchard, c’est que le fédéralisme canadien n'est pas efficace et qu'il concentre ses decisions économiques au siège du gouvernement à Ottawa, qui a installé son baromètre à Toronto « Nous disons non à un Québec assu jetti à des décisions prises par les au très, à son détriment ».Cela dit.il lui parait acquis qu'un Québec souve rain sera une nation commerçante, faisant le meilleur accueil à l’investissement et au commerce étrangers, fidèle à ses engagements finan eiers et à la recherche du plus grand nombre de partenaires économiques possible.Mais pour définir cette avenir po litique dans les meilleures condi rions, Lucien Bouchard voit fur gence d'agir.À cet égard, il a eu des mots sévères à l’endroit de celui qui fut jadis son ami et plusieurs années son chef politique.La commission d'enquête annoncée par Brian Mul roney lui apparaît être une mesure dilatoire parmi d’autres.« Il faut écarter tout programme constitu tionnel dont l'adoption serait, d'en trée de jeu.subordonnée à l’agré ment d'Ottaw a ou de qui que ce soit au Canada anglais On lia plus à at tendre quoi que ce soit de personne et les initiatives dilatoires du fédéral ne devraient pas nous abuser » Quoi qu'il en soil M Bouchard re connaît que du droit à l'autodéter mutation découle une exigence es sentielle il ne peut être exercé que par le peuple québécois lui même 11 s’ensuit que la position constitution nolle adoptée par le gou\ ornement québécois requerra la sanction d'une consultation démocratique auprès de la population l u réfereiium si la commission Bélanger Campeau dé gage un large consensus ou une élection générale, si c'est plutôt la dm sien qui ressort de ces délibérations \près Jean Chrétien et Brian Mul roney, c'est Robert Bourassa qui a eu droit aux foudres du leader des souverainistes d'Ottawa Dans le dossier d'aménagement hydro éloc trique du territoire de la Grande Ba leine, l'ancien ministre fédéral de l’Environnement estime que le gou reniement Bourassa n'a pas fait ses devoirs et se soucie très peu de la protection de l'environnent Seuls le Parti québécois et Jacques Pari/eau échappent à la mauvaise humeur politique de Lucien Bouchard, qui refuse de s'immiscer dans leur débat interne sur les mo dalités d’accession à la souveraineté.Référendum ou pas, il lui paraîtrait inconcevable qu'un gouvernement québécois puisse déclarer la souve ranieté sans avoir obtenu au préa labié le mandat de la majorité des Québécois Le PC ne soumettra pas de mémoire à la commission sur l’avenir du Québec Chantal Hébert Je notre Sureau 0 Ottawa SKl'l.K FORM \TION politique fé dét ale à s’en abstenir, le Parti conservateur n'a pas l'intention de sou mettre de mémoire à la Commission Bélanger-Campeau Par absence de consensus au sein du caucus du Québec, confirment ses membres, mais également pour ne pas lier les mains de Brian Mulroney qui lancera ses jours ci une « réfie xion canadienne » • 11 n'est pas dans notre intérêt de se 'garocher' dans la rue pour dire aux gens ce qu'on pense, affirme en effet le président du caucus du Québec Unit é Harvey, selon qui les dernières personnes à dc\ oir intervenir dans le débat ac tuellement sont les politiciens Les gens en ont soupé des états d'âme des politiciens», soutient le député Meme si ses troupes au Québec commencent réclamer une soin turn de rechange fl l'accord du lac Meech, sans laquelle elles se plai gnent de ne pas pouvoir donner la ré plique au Bloc québécois, le premier ministre n'a d'ailleurs manifeste ment pas l'intention de donner le ton au débat qui s'amorce » On est en train d'écouter les Alberlams, les Mnnitobains et les Québécois ».ex pliquuit hier Brian Mulroney qui n'a pas voulu dire combien de temps il se donnait pour articuler une non voile position constitutionnelle Ses députés attendent plutôt d'un jour fl l'autre l'annonce du lance ment d'une commission nationale dont le mandat consistera en priorité à fournir le cadre d’une vaste discus sum sur l'avenu du pays D'ici là, le premier ministre s'en tient à situer le débat dans son contexte le plus large 11 retient la notion d'un certain Canada, « une idée merveilleuse », a t il soutenu hier, mais il n'exclut pas une nouvelle structure politique « 11 n'x a rien qui dise qu’une formule constitutionnelle arrêtée depuis 125 ans soit nécessairement la meil leuro ».dit t il à ce sujet l'n cadre que les militants de l'aile québécoise, qui vont se réunir la fin de semaine prochaine pour étudier des scénarios précis pour l'après-Meech, iHiurraient trouver trop flou à leur goût Des piliers du gouvernement au sein du caucus voudraient bien que le premier ministre relance le débat au pays avant de se présenter à ses troupes du Québec vendredi prochain « Le n'est pas une néces sité absolue, mais ça contribuerait à éclaircir le débat ».estime André Harvey Car le caucus lui même est très divisé sur l'après Meech • Le caucus du Québec n'est pas capable de dé gager une position de consensus à presenter a la commission ».constate le député Jean Pierre Black burn Identifié au courant nationaliste, il a d'abord pensé fl présenter lui même un mémoire à la commis sion, puis a décidé de s'abstenir.D’autres députés envisageraient tie se présenter individuellement à la commission québécoise, mais aucun n'a encore formalisé ses projets Le Parti libéral fédéral, sous la direction de l'ancien ministre Serge .loyal, prépare un mémoire pour la commission élargie A la lumière du discours prononcé par Jean Chrétien dimanche, il faut s'attendre à des oi tent al ions assez sommaires Le chef libéral (édéi al se donne en effet jusqu'à la prochaine élection pour doter son parti d'une position constitutionnelle précise I e Bloc québécois, dt* son côté, va tenter dès cette semaine de préciser sa pensée sur la portée d'une souve-i aineté dont il a fait son cheval de bataille PHOTO CP Présent au Club Canadien, Pierre Péladeau s'est entretenu durant quelques instants avec Lucien Bouchard.Le Collège LaSalle est sauvé Sylvain Blanchard LE Ci 1LL1ÎG.E LaSalle ne fer niera pas ses portes.C’est ce qu'ont annoncé hier la direction du collège et les représentants syndicaux du personnel enseignant et non enseignant après avoir conclu une entente de principe sur un plan de sauvetage de l'entreprise, incluant un comité d’adaptation de la main-d’oeuvre.Des deux côtés, on refuse pour l'instant de dévoiler les détails de l’entente, ceux-ci devant d’abord être soumis aux syndiqués qui se réuniront jeudi en assemblée générale.« Le collège restera ouvert parce que nous avons obtenu la certitude des différents analystes financiers qui ont scruté le bilan de l’entreprise qu’il y avait moyen d’éviter la fermeture », a indiqué hier au DEVOIR M.Jacques Leten-dre, secrétaire-général du syndicat des employés professionnels et de bureau de la FTQ, syndicat qui représente les travailleurs du Collège La-Salle.Aucun compromis cependant n'est intervenu entre les parties sur le nombre de professeurs qui obtiendront leur permanence au cours des deux prochaines années.On se souviendra que cette question avait fait l’objet d'une sentence arbitrale en août dernier et qu'elle fut à l’origine de la décision du collège de fermer l’établissement.La direction soutenait alors que l'octroi de la permanence à 48 de ses chargés de cours en 90, puis à 83 autres la deuxième année de la convention collective allait plonger l'institution dans une impasse financière qui rendrait impossible la poursuite de ses activités.Une position contestée par les syndiqués qui ont exige, et obtenu, l'accès aux états financiers du collège.« Nous savons maintenant que la surv ie de l’institution ne dépend pas de cette question, explique M.Letendre.En conséquence, tout compromis sur le nombre de professeurs qui auront droit à leur permanence est exclu pour l'instant ».Selon le porte-parole syndical, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec étudie présentement la possibilité .d'injecter des fonds dans la relance de l'entreprise.' Du côté de la direction du collège, on se contente d'indiquer qu'un plan de relance sera élaboré au cours des prochaines semaines et que les détails concernant les démarches entreprises par les différentes parties impliquées dans 'le dossier seront rendus publics vendredi.La Cour décidera si des briseurs de grèves travaillent à la SAQ Sylvain Blanche-.' LE SYNDICAT des travailleurs de la Société des alcools du Québec, qui représente les 840 employés d'entrepôt de la SAQ, en grève depuis trois semaines, tentera de prouver jeudi en Cour supérieure que l’entreprise a recours à des briseurs de grève pour effectuer la livraison de ses produits.Faute de preuves, la Cour avait rejeté jeudi dernier l’injonction provisoire demandée par le syndicat pour mettre fin à cette prétendue prati que « Cette fois, on demande une injonction permanente et on est prêt », dit Benoit Gosselin, vice-président du syndicat.On peut clairement démontrer que la SAQ ne retient pas uniquement les services de ses cadres pour effectuer les livraisons faites normalement par nos membres.Mieux, nous sommes désormais en mesure de prouver que l’employeur utilise trois succursales de son réseau comme mini-entrepôts où s'approvisionnent des camionneurs privés payés par la SAQ».\ la SAQ, on nie catégoriquement l'utilisation de briseurs de grève dans le présent conflit.La directrice des communications de la société d'État, Mme Danielle Maisonneuve, explique que les livraisons des camionneurs privés, de même que celles effectuées depuis quelques jours par des embouteilleurs, ne contreviennent à aucun article du Code du travail.« Le juge leur a dit la semaine dernière et leur redira jeudi ».« Quant aux mini entrepôts dont parle le syndicat, ils sont utilisés par nos clients, restaurateurs ou hôte bers, qui viennent chercher ce dont ils ont besoin par leurs propres moyens.Des cadres aussi s’y ren dent pour approvisionner des succursales.Je ne vois pas d'illégalité là-dedans ».Actuellement, une cinquantaine de cadres font le travail de près de 400 employés directement affectés à la distribution des produits.Les succursales de la SAQ demeurent ouvertes parce que les cadres distribuent es sentiellement les produits les plus populaires, lesquels correspondent à 80% des revenus de la société.Devant l’incertitude provoquée par cette grève et l’approche des Fêtes, les clients de la SAQ achètent présentement en quantité, ce qui a permis à la société, en octobre, d’augmenter ses ventes de plus de 10% par rapport aux chiffres anti cipés Une dizaine de séances de négociations ont eu lieu depuis le début delà grève, mais tout reste encore à faire pour permettre aux parties, sans contrat de travail depuis juin, de signer une nouvelle convention collective.Pour le syndicat, les négociations achoppent sur les salaires, la sous-traitance, la sécurité d’emploi et l'assurance collective.Pour la SAQ, sur les horaires de travail, le temps supplémentaire et la mobilité du person nel.Les 640 employés d’entrepôt de la Société des alcools du Québec sont en grève pour la première fois en vingt ans.Montréal lésine sur des congés de maternité JÉpSelle Paré BIEN QU’ELLE se dise résolument moderne face aux femmes, l'administration municipale lésine à accorder des congés de maternité décents à ses 250 employées professionnelles dont la convention de travail est échue depuis février 1988.En cours depuis deux ans, les négociations entre le Syndicat des professionnels et la Ville se heurtent notamment au refus de l'administration d’accorder un supplément au chômage pour rehausser le traitement des femmes professionnelles en congé de maternité Traitement qui, pour l’instant, est limité à 30 % de leur salaire.« Pour nous, c’est totalement inacceptable.Le montant maximal payé par la Ville ne constitue que 5 % du salaire et totalise 30 % avec l'assu range-chômage.Les femmes cols blancs de leur côté peuvent être assurées de 65 % de leur salaire », ob jecte M Michel Vézina, président du Syndicat des profesionnels, qui regroupe 500 employés dont 50 % sont des femmes.Architectes-paysagers, designers industriels, recherchistes, professio-nelles de la gestion, des communications, bref 35 fonctions différentes sont affiliées au Syndicat des professionnels.En raison de leur salaire élevé, la Ville rebute à garantir à ces professionnelles la même proportion de salaire pendant leur grossesse, résume M.Vézina Mais selon M Michel Goyer, chef de service aux relations professionnelles, les exigeantes du Syndical des professionnels paveraient la voie à une inéquité interne entre diffé rents syndicats.« On reconnaît que le problème est plus criant chez les professionnelles, mais nous avons huit autres unités où certaines femmes ont des conditions salariales parfois équivalentes, défend M Goyer Certaines bibliothécaires du syndicat des cols blancs sont aussi dans la même position », ajoute-t-il.Si la Ville rechigne à donner son accord sur cette question, elle se dit toutefois prête à s'asseoir pour étudier la question de façon globale et produire un rapport sur le sujet d'ici l'année prochaine.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 Des modifications comptables ajoutent huit milliards $ à la dette canadienne Mânon Cornellier de In Presse Canadienne OTTAWA — Des modifications un portantes aux comptes publics fédé raux ont eu pour effet d’augmenter la dette canadienne de 8,4 milliards $ au 31 mars 1990, a annoncé hier le Conseil du Trésor.("est le président du Conseil, M Gilles Loiselle,qui a fait connaître ses chiffres hier après avoir déposé aux Communes les Comptes publics du Canada, quatre volumes noircis de colonnes et de chiffres faisant état des opérations financières du gouvernement et des sociétés de la Couronne Les changements comptables annoncés hier portent ainsi la dette accumulée du pays à 358 milliards $ Ils ont aussi pour effet d'augmenter le déficit de 367 millions $ pour l’année fiscale 1989 90, pour un total de 29 milliards $ au 31 mars 1990.Il parait surprenant que le gouver nemenl choisisse des méthodes comptables donnant une image dé favorable de sa situation financière Mais selon le ministre Loiselle, il s’agit de rehausser la qualité de la ges lion de l’Etat et de rendre les comp tes plus fidèles à la réalité.En fait, cela fait des années que le vérificateur général Kenneth Dye demande au gouvernement de procéder à ces changements.Les modifications qu’il exigeait pour enfin donner une bonne note au gouvernement jiour sa tenue de b vres sont de trois ordres.D’abord, les actifs des sociétés de la Couronne qui dépendent du gouvernement pour leurs dépenses en capital sont intégrés aux comptes publics nationaux, réduisant ainsi la dette de 90 millions $ Puis, 6,7 milliards $ s’ajoutent à la dette afin de tenir compte des coûts imprévus de l’indexation au coût de la vie des régimes de pension des CARTES D’AFFAIRES ROBIC 55 St-Jacques Montreal.QueL»^ Canada, H2* 3X2 Télé* 05 268656 Fa* 5U, 845 78^4 Tel 1514 987 6242 Agents de brevets d'invention ot de marques de commerce mjmsMiamm SWABEY 0GILVY RENAULT AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE Une Société dont SWABEY, MITCHELL HOULE, MARCOUX i SHER et le cabinet juridique OGILVY RENAULT sont les associés 1001, bout de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514 ) 345-7126.Télex: 05-24355 Facsimilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA fonctionnaires Le reste vient de la reconnais sanee par le gouvernement des us ques potentiels associés à ses prêts faits a des pays étrangers « ("était connu depuis longtemps que certains éléments n'étaicnl pas incorporés dans nos comptes.Nous l’admettions candidement ».a in diqué le ministre Loiselle ( "est |xmi clarifier les finances du pays que son ministère a accepté de procédci à ces changements Quant à l'impact sur le déficit, M Loiselle ne le juge pas insignifiant mais croit qu'il soit possible de le gé ici .( in ne devrait pas s'inquiéter ; de l'effet sur la dette publique parce • que ces oliligalions, de toute façon, I existaient cl il n'aurail pas été ques I ion de ne pas les assumer », a t il ! ajouté J ( 'e souci de clurcté s'étendra aussi • à l'avenu aux dépenses de voyages'" des ministres Depuis hier, le Conseil du Trésoi publie mi rapport semes II ici soi l'ensemble des dépenses de vos ages des ministres tandis que la -lléfense nationale dévoile à chaque I mois le coût de l'utilisation de ses ; Challenger par les inmLsIrcs (voir en I page A 4) ; Ecoutez Ciel et parcourez le monde^p** mm.cxwtik OJUTO Complétez et retournez a: Ciel, C.P.98,5 — Longueuil, J4H 3Z3 V," R' s rapatriant les Français retenus en otage en Irak et au Koweït Selon les informations des auto niés françaises se trouvaient à bord du Boeing 747 265 Français et dix neuf autres ressortissants neuf Grecs, quatre Britanniques, deux Philippins, un Allemand, une Espa gnôle, un Libanais et un Tunisien \près cette nouvelle libération plus de 3700 Occidentaux restent t e tenus en Irak et au Koweït Bntan niques (1400) et Américains (1100) sont les plus nombreux Plusieurs chaînes de télévision re transmettaient en direct l'arrivée des otages 67 des Français rapatriés servaient de boucliers humains dans des sites stratégiques éparpillés en Irak I av ion s'était dans un premier temps rendu de Koweït à Bagdad, avec 57 Français bloqués au Koweït, dont une demi douzaine de membres de l'ambassade de France, qui était restée l'une des dernières missions diplomatiques ouvertes en dépit du blocage de l'approx isioiineinent eu vivres par les autorités irakiennes A Pans toute la journée les pro dies des otages ax aient attendu Lap pareil, dont le départ annoncé a été retardé à plusieurs reprises l c gouvernement était représenté par Mme Edw ige Avive, ministre délégué aux Affaires étrangères, chargé des Français de l'étranger Le Parlement irakien avait décidé mardi dernier de laisser partir tous les Français retenus en otage, « en hommage à l'initiative du président François Mitterrand pour un règle ment des problèmes de la région pailles moyens pacifiques » Hier soir le Parlement a diffusé un message au peuple français ami souhaitant que les relations fi anco irakiennes de viennent exemplaires et servent de modèle Une quarantaine de Français, des hommes d'affaires, des personnes possédant la double nationalité, ainsi que des religieux, ont toutefois choisi île ne pas rentrer en France.\u sommet curo|)écii i i i Israël durcit les conditions d’entrée pour les Palestiniens JÉRUSALEM ( Renier) Israël a durci hier les conditions d'entrée pour les Palestiniens de Cisjordanie el de la bande de Gaza et a déclaré illégal le groupe radical Djihad is lamiquc Le ministre de la Défense Moshe Arens a décidé lors d’une réunion avec les commandants de l’armée, de la police et de la police secrète d'interdire l'entrée en Israël de pin sieurs milliers Arabes convaincus d'activités dirigées contre l’État hé breu.Tout Palestinien emprisonné sans jugement dans le cadre de lois d’ex ception sera interdit d’entrée, a dé cia ré un conseiller de Moshe Arens en précisant que les mesures pre naient effet immédiatement.Les autorités militaires ont emprisonné plus de 20 (MK) Arabes depuis le début de l’intifada, en décembre 1987 Moshe Arens a justifié la mise hors la-loi du Djihad islamique, Lun des trois groupes chapeautant Lin sui i eci ion palestinienne, en l’accu sa ut d’avoii organisé des dizaines (Ludions Icrroristes contre Israël La fermeture temporaire des ter riloires, la semaine dernière, et le durcissement des condilions (l’entrée font suite à une éruption de violence entre Arabes et Israéliens Des Palestiniens avaient réagi à la lliort (le 22 des leurs loi s (le la fusil lade du Molli du I (‘triple, le 8 oelo lire, en s’en prenant à des Israéliens, en tuant trois el en blessant sept Selon des journaux israéliens, 8(HH) Palestiniens étaient déjà interdits (l’entrée en Israël el 7000 autres le seront à leur tour par les nouvelles mesures Garavouvousdfc: LE DEVOIR *SSgg OUVERT ;eNDreDI de 9H00 A 16H30 Renseignements (514)844-3361 Administration (514)844-3361 Rédaction (514)842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514)842-9645 numéro sans Irais 1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot Pour les abonnemenls postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514) 332-3891 ou (514) 844-5718 Québec.(418)845-2080 Extérieur— Indicattl 514.1 -800-361-6059 Indicattl 418.1-800463-4747 Indicattl 819.1-800-361-5699 Indicattl 613.1-800-361-5699 A-8 ¦ Le Devoir, mardi 30 octobre 1990 EDITORIAL À la mauvaise adresse C7 EUT ÉTÉ le monde à l’envers si le chef du Parti libéral du Ca-nada, M.Jean Chrétien, avait laissé le moindre interstice ouvert pour examen de l’option souverainiste, dans son discours dominical aux militants, le premier d’importance au Québec depuis son élection à la tête du parti, en juin dernier.Choisi par des fédéralistes pour être fédéraliste, M.Chrétien ne pouvait changer de peau.Cela en dit long sur l’état de son parti au Québec que d’y voir s’agiter une faction inquiète au point de lui demander de jouer avec l’hérésie.M.Chrétien a choisi son camp, et tous ceux qui se sont ralliés après juin par calcul politique ne peuvent plus cul tiver l’ambiguïté, et prétendre que la réflexion qui s’engage au PLC sur l’avenir du Québec et du Canada est plus large qu’il ri’y parait.Les discours de M.Chrétien ne sont pas des échafaudages laca-niens à décoder jusqu’au douzième sens.Celui du 28 octobre était limpide.Comme on le verra dans les extraits que nous publions aujourd’hui, le chef du PLC s’en tient à une défense orthodoxe de « l’idéal canadien ».C’est le fédéralisme, selon lui, qui a fait don aux citoyens de leurs meilleurs acquis collectifs, la protection sociale, les chartes des droits, même la progression de la vie française en Amérique.Il oppose assez curieusement le fédéralisme à « l’individualisme » qui lui répugne, en laissant entendre que les états non fédérés sont par définition moins portés au partage, a la générosité, à la compassion, à la tolérance.On pourrait le chicaner longtemps sur ce type de postulats, qu’il propose comme vérités révélées et que l’histoire canadienne s’amuse à contredire sans cesse.Mais nul doute qu’il y croit.Plutôt satisfait des résultats de la Confédération à ce jour, il ne saurait donc proposer un changement radical de modèle.Il dit clairement qu’il souhaite « un gouvernement central fort » et que s'il y a réaménagement des pou voirs, ce sera dans l’échange mutuel :pas de dévolution unilatérale d'Ottawa vers les provinces.On retrouve là la vieille idée du fédéralisme fonctionnel, chère à son prédécesseur et mentor Pierre Trudeau : une distribution des pouvoirs selon la seule efficacité, sans égard aux réalités ou aux poids politiques, l’inverse même de ce qu’ont tou jours voulu les gouvernements québé cois.Quant à la réforme des institutions, elle se limite à celle du Sénat, qu’il sein ble destiner à devenir une Chambre des régions, le Canada se répartissant entre quatre grands ensembles : l’Ouest, les Maritimes, l’Ontario et le Québec.Il ne dit pas encore à quoi servirait ce Sénat revu et corrigé.Ceux qui s’intéressent toujours à ce genre d’exercice de remodelage de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique retrouveront dans le discours de M.Chrétien une version à peine altérée des grands projets que proposait régu lièrement M.Trudeau au cours des années soixante-dix, et qu’il n’a pas pu mener à terme dans le fouillis des tractations de 1981 qui lui ont permis de rapatrier la Constitution.Mais c’est moins la linéarité de la pensée qui frappe ici, encore qu’elle soit saisissante, que le choix qu’a fait M.Chrétien de privilégier, en matière constitutionnelle, un programme qui ré-[xind surtout à l’évolution des demandes de l’( )uest canadien.Et de venir le dire à Montréal Tandis que le Québec évoluait vers un « autonomisme » de plus en plus marqué depuis les lendemains du référendum de 1980, l’Ouest jouait aussi du muscle politique et se mettait à pousser sur un pro- II y a des choses qu 'on ne peut plus dire, sur la fédération canadienne, depuis juin dernier jet de « Canada des régions » dont la réforme du Sénat est devenue la clé.Certes M Chrétien est encore loin d’épouser la thèse, née dans les Prairies, d’un Sénat « triple E » (élu, égal, efficace) et tant qu’on ne saura pas à quoi il le ferait servir — il a récemment manifesté une volonté de restreindre ses pouvoirs — il serait exagéré de conclure qu’il est en voie de couper l’herbe sous le pied con quérant du Reform Party en « piquant » ses idées.Mais il est non moins remar quable que le seul élément de oro-gramme inséré dans son discours était une invite à Calgary ou à Vancouver plutôt qu’au Québec même, à la veille du début des travaux de la commission Bélanger-Campeau.On ne saurait mieux illustrer révolu lion récente du Parti libéral du Canada, qui commence à flirter — timidement — avec l’idée du régionalisme, et qui épouse mieux certains des griefs qu’en-tretiennent des provinces elles aussi très insatisfaites de la Confédération.L’importance qu'on accorde au Sénat, qui n’était qu’un accessoire dans la panoplie de M.Trudeau, en témoigne assez.Mais sur la question du Québec, la porte est toujours close, à moins que le credo Libéral vise tout au plus à en faire « une région comme les autres » faute de pouvoir dire aussi brutalement qu au-trefois qu’il s’agit d’une « province comme les autres ».Le moins que l’on puisse dire c’est qu’un programme aussi chenu, livré au surplus à la mauvaise adresse, n’est pas à la veille de saisir les Québécois, ru par l’intellect, ni par le coeur.M.Chrétien porte en sus un énorme problème de crédibilité : on ne peut reprendre ainsi, à peine amendé au goût d’une partie du pays, un vieux programme de M.Trudeau et demander aux Québécois d’attendre des précisions qui, prédit-on, viendront dans deux ans aux prochaines élections fédérales.Et c’est encore plus bizarre de voir M .Chrétien prétendre, dans une grande envolée, que ce sont les désenchantés du fédéralisme qui ont désormais « le far deau de la preuve ».Qu’ils doivent expliquer comment « l’indépendance ou la souveraineté favorisera davantage les valeurs telles que la générosité, la tolérance, l’équité sociale, la diversité culturelle, les droits des individus et des minorités ».Ce genre de discours éthique au soutien du fédéralisme qui aurait le monopole de la vertu relève de la théorie pure.Certes, c’est celui dont rêve l’Europe et que reprenait le premier ministre français, M.Michel Rocard, dans un récent entretien avec LE DEVOIR que cite M.Chrétien.Mais le même M.Rocard reconnaissait du même souf fie que certaines fédérations n’ont pas su accommoder les mouvements nationaux légitimes, et il laissait assez clairement entendre que le Canada en était, qu’il avait ignoré sa « sociologie ».("est ce dont nous avons eu une démonstration éclatante durant la pénible saga des accords du lac Meech.Cet épisode ineffaçable laisse aux fédéralistes, et crûment, « le fardeau de la preuve » que leur système favorise davantage la tolérance et la diversité.La moindre déviation de l’orthodoxie a soulevé, et notamment chez les troupes de M.Chrétien dans les autres provinces, une véritable hystérie, et mobilisé les énergies pour un efficace combat à mort contre un arrangement fédéral plus souple, « asymétrique » comme la vie l’est le plus souvent.Il y a des choses qu’on ne peut plus dire, sur la fédération canadienne, depuis juin dernier.Les rédacteurs de discours devraient s’en aviser.LISE BISSONNETTE LETTRES AU DEVOIR Contre la vente du tabac dans les pharmacies EN RÉPONSE à plusieurs articles publiés récemment dans les médias écrits, nous avons cru bon d'exprimer notre appui à la récente initiative de l’Ordre des pharmaciens du Québec visant ;1 interdire la vente des produits du tabac dans leurs établissements.Puisque le tabac est un produit toxique causant HOOO décès par année au Québec, il est grand temps que les pharmaciens, en tant que professionnels de la santé, décident de jouer un rôle de chef de file dans le contrôle de l’épidémie du tabac au Canada N’est il pas paradoxal qu'un pharmacien puisse vendre un produit nocif à la santé d'une part et de vendre des médicaments d’autre part ?U est clair que l'Ordre des pharmaciens du Québec a choisi de faire la promotion de la santé plutôt que de la maladie.La protection de la santé publique doit primée I .e Conseil canadien sur le tabagisme et la santé tient à féliciter l'Ordre des pharma ciens du Québec pour le leadership dont il a fait preuve dans ses démarches pour inter dire la vente de produits de tabac dans les pharmacies.Quelle serait l’utilité du Code de déontologie si les pharmaciens et les phar maciennes décidaient de continuer à vendre des produits du tabac ?Andrée Dumulon Conseil canadien sur le tabagisme et la santé Ottawa, 29 octobre 1990 Éliminer la dépendance des toxicomanes J'AI rencontré l'autre soir une revenante, une ancienne camarade de classe devenue héroïnomane puis prostituée.La vingtaine à peine entamée, elle donnait l'impression d'une femme de 40 ans fatiguée, travaillée, à bout de souffle.Je refuse de m’apitoyer bêtement.Elle vit sa vie et je n'ai pas à lui faire la morale.Je comprends toutefois qu elle n'a pas les coudées franches.Elle vend son corps pour acheter l'héroïne dont son corps a désormais besoin.Elle connaît sûrement l'impasse de sa situation.Sans doute aurait elle besoin d’aide.Mais on adopte à son égard des mesures toutes aussi contradictoires qu’ineffi caces : répression policière ou réhabilitation globale.Les traitements actuels de désintoxication exigent souvent un genre de saut quantique existentiel.On veut faire passer d'un monde à l’autre, du mal au bien en misant essentiellement sur la bonne volonté du rescapé.Le recrutement est difficile et les échecs fréquents.On ne brise pas un cercle vicieux en proposant une solution parallèle et abstraite.Réglons un problème a la fois : puisque les toxicomanes se prostituent et volent pour payer leur drogue, la distribution gratuite des drogues à dépendance forte devrait lo- giquement démotiver cette criminalité obligée.Je propose d’éliminer socialement la dépendance économique des toxicomanes de façon à les rendre plus libres d'éliminer eux-mêmes leur dépendance physique (ce qui est déjà un gros morceau, merci).L’Angleterre et ia Hollande appliquent déjà avec succès des mesures similaires.Le Québec n’a pas à rester en arrière, pris entre une morale réprobatrice et la bonne conscience inefficace.Morency DuchasteJ Montréal, 19 octobre 1990 L'horrible recours au « métal organisé » LA CRISE du golfe Persique se poursuit et même s'intensifie.Le déploiement d'un arsenal de guerre gigantesque de plus de 700 000 hommes étonne à l'heure de la « détente >• Est-Ouest et au moment où l’Organisation des Nations unies semble plus déterminée à jouer son rôle fondamental, soit celui d'assurer la paix par la compréhension et la coopération.Alors comment se fait-il que l’on puisse encore privilégier l’utilisation de la violence, le recours au •• métal organisé » pour résoudre les conflits entre les nations Comment se fait-il que l'on préconise encore cette approche si coûteuse alors que l’on recherche tant à apprendre à mieux vivre ensemble sur cette planète devenue si petite ?11 y a lieu d'être inquiet, car au moment où on commençait à croire, avec la chute du mur de Berlin, en l'avènement d’une paix universelle et durable, voilà que se présente cette opération absurde que constitue celle du « Bouclier du désert ».Cette opération, avec l’embargo économique qui l'accompagne, constitue la pre LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de I information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Albert Juneau Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette Jacques Chabot Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS mière phase d'une guerre réelle et totale.A son origine, un acte de provocation certes, mais beaucoup plus profondément que cela un monde occidental en crise qui cherche désespérément à conserver le contrôle de l’énergie que gaspille le coeur de son industrie, l'automobile, un monde également qui ne peut supporter l'idée de devoir partager les ressources stratégiques planétaires avec les pays les plus pauvres, un monde donc qui n’a pas encore appris à respecter la nature et les autres sociétés et cultures.Jules Dufour Société terrestre pour l’obtention de la paix Chicoutimi, 14 octobre 1990 Les drames familiaux : un moratoire ?MERCI à Pierre Râtelle de nous avoir informés sur la violence et l'effet Werther (LE DEVOIR du 19 octobre).Il nous a très bien démontre que l'avalanche de drames familiaux que le Québec a connue dernièrement ne vient pas de notre caractère distinct (comme certains l'ont prétendu) mais d'un effet d'imitation.Cet effet Werther s’observe partout où l'on publicise les drames.Je me souviens que peu de temps après l'ouverture du métro en 1967, lorsque l'on publiait la nouvelle d'un suicide dans le métro, on pouvait voir l'effet d’imitation dans les jours qui suivaient.C’est ce qui a amené les professionnels des départements de santé communautaire (DSC) à conclure une entente avec les médias.Ces derniers s’engageaient à ne plus publier les informations sur les suicides.On avait remarqué une baisse radicale de ces actes dans le métro.Cette entente dure encore.Pourquoi ne ferions-nous pas la même entente pour les drames familiaux ?Danielle Jasmin Montréal, 23 octobre 1990 Anglophone et québécois C’EST avec étonnement que j'ai écouté Céline Dion refuser le prix Félix avec l'expression « Je ne suis pas anglophone.je suis Québécoise.» L’implication de ces mots, intentionnelle ou non, c'est qu’on ne peut pas être à la fois anglophone et québécois.À lire les journaux, c'est bien dans ce sens que la majorité de l'auditoire a compris le message.Moi aussi, je suis Québécois.A l'étranger pendant plusieurs années, j'ai toujours été fier de me déclarer Québécois.Et quand j'ai décidé de rentrer « chez moi », c’est au Québec que je suis revenu.Et pourtant, je suis anglophone ! Il me fera grand plaisir, Mme Dion, d'entendre que j'ai mal compris votre message, et que vous comptez les anglophones québécois comme faisant partie du grand auditoire que méritent vos talents.William J.Cosgrove, tng.Montréal, 25 octobre 1990 LE MONDE IL VAUT Mift/X 0Rf Vi^X if £N &0NNE WW Que KM if flÉMflR "T- BLOC-NOTES Quand Yvon Charbonneau fait dans le recyclage IL Y A quelque chose d’intrigant, sinon d’inquiétant, dans le fait qu’ayant à peine complété et publié son rapport sur les déchets dangereux au Québec, M.Yvon Charbonneau devienne vice-président, à l’environnement, de la firme de génie conseil SNC.Non pas qu’il n'ait pas la compétence requise, mais parce que la transition est étonnamment rapide entre le mandat public que le gouvernement lui avait confié et le mandat privé qui en découle pour lui.Les deux étant distincts, on ne saurait prétendre qu’il y a conflit d’intérêts à coup sûr, mais il y en a au moins l’apparence.Ce qui, en cette matière hautement délicate, revient au même.Ardent syndicaliste, homme de conviction et de détermination, M.Charbonneau a décidé il y a deux ans, après 14 ans à la présidence de la CEQ, de réorienter sa carrière.Quand la ministre responsable, Mme Lise Bacon, l’a nommé président de la commission d’enquête, l’an dernier, il y a eu une petite commotion.Comment un aussi illustre profane pouvait-il mener à bien, sans esclandre, une tâche si difficile, si éloignée de ses préoccupations professionnelles?Pourtant, tous en conviennent, il a dirigé cette démarche avec ardeur et fermeté.Que SNC, le sachant disponible, obtienne ses services, il n’y a rien là qui surprenne.Ce qui laisse perplexe, c’est que M.Charbonneau n’ait pas laissé s’écouler une bonne période de refroidissement entre son ancien et son nouveau mandat.Il est ahurissant, à dire le moins, qu’au début du mois d’octobre, il propose un nouveau cadre de gestion environnementale, et qu’à la fin du même mois, il soit en charge de ce dossier auprès d’une importante firme d’ingénieurs qui, de toute évidence, tentera de tirer son épingle du jeu dans ce contexte en mouvement.Le nouveau vice-président part avec une longueur d’avance.L’expérience acquise depuis un an, les contacts établis, les confidences et secrets recueillis en cours de route, constituent des atouts précieux pour un entrepreneur géant qui, comme quelques d’autres, tente de développer un secteur de pointe.Le rapport Charbonneau a été somme toute bien accueilli, mais il soulève réticences et résistances en certains milieux.Le président se proposait, avec raison, d’en promouvoir les grands axes auprès du public, de l’expliquer et de le justifier, bref, de passer à la défense et à l'illustration des quelque 153 recommandations.Cette démarche essentielle est désormais esacamotée.Dommage.Maintenant qu’il s’est lui-même vivement recyclé, comment M.Charbonneau peut-il se faire le fervent propagandiste, impartial et indépendant, d’un rapport dont on peut craindre que des parties importantes soient enterrées ?Ainsi que le note le critique péquiste en matière d’environnement, si le gouvernement avait besoin d’un bon prétexte pour laisser de côté les tranches les plus substantielles du document de près de 500 pages, M.Charbonneau vient de le lui donner.Qui surveillera et talonnera le gouvernement ?demande avec raison le Dr Denis Lazure.Le principal auteur du rapport ne peut décemment jouer ce rôle, étant devenu entrepreneur privé, avec des intérêts personnels à faire valoir.À vrai dire, cet incident fait surgir à nouveau le problème des initiés, de ce que les anglophones appellent les « insiders ».Après avoir piloté avec succès le dossier du Mouvement Desjardins à l’Assemblée nationale, l’ancien ministre Pierre Fortier en est devenu président de la toute neuve Société financière.Après avoir contribué à faire en sorte que Sternberg reste en mains québécoises, l’ancien chef de cabinet du premier ministre Bourassa, M.Mario Bertrand, a pris la direction de la filiale des Magasins M.Il y a ainsi des exemples de promotions rapides qui laissent pantois.La bonne foi et l'intégrité des personnes en cause restent intactes, à moins de preuves du contraire, mais il reste des doutes dans l’opinion publique.Et cela est fort dommageable.À Ottawa, les hauts fonctionnaires doivent pour un certain temps se tenir loin de postes privés qui pourraient les placer en conflit d'intérêts.A Québec, il n’y a rien de tel si ce n’est le respect du serment d’office, avec la discrétion et la loyauté qu’il commande.L’an dernier, MM.Fortier et Bertrand ont sûrement respecté ce devoir.De même, nul ne peut présumer que M.Charbonneau se servira de son siège, encore tout chaud, de président de la commission d’enquête, pour donner des avantages indus à son nouvel employeur.Mais la question est là, lancinante, et le risque, bien présent.M.Charbonneau a autant le droit que quiconque de bien gagner son pain quotidien.Le métier de démarcheur ou de lobbyist est aussi honorable que n'importe quel autre, y compris pour un ex-militant syndical de premier plan.Mais son recyclage aussi aeccéléré porte atteinte, qu'il le veuille ou non, à sa crédibilité comme nouveau chevalier, sans peur et sans reproche, de l'environnement.GILLES LESAGE A PROPOS.d’initiation aux sciences DE PLUS en plus d'individus se montrent sensibles à la place des sciences dans la société et, plus particulièrement, au rôle qu'elles tiennent dans leur vie.C'est dans ce contexte d'émergence d'une sensibilité accrue par rapport à la culture scientifique qu'il faut situer la question de l'initiation aux sciences de la nature auprès des jeunes enfants, contexte somme toute favorable à des engagements prometteurs.Les orientations retenues concernent principalement l'école, mais sollicitent aussi la participation des autres lieux voués à ta promotion de la culture scientifique; elles misent sur les forces actuelles pour susciter des élans nouveaux chez les différents partenaires responsables de cette initiation.(.) En vertu de la nature de sa mission, l’école est ici plus directement interpellée.Il faut rappeler toutefois la situation tout à fait particulière des sciences de la nature qui prévaut au primaire : cette discipline n'est pas considérée comme une matière principale, contrairement à la mathématique et à la langue maternelle; elle n'est pas confiée, règle générale, à un enseignant spécialiste, à la différence de la langue seconde, de l'éducation physique et même des arts, dans beaucoup de cas; elle occupe', en principe, peu de temps dans l’horaire; enfin, elle n'a pas occupé une place importante dans la formation des enseignants eux-mêmes, de sorte que la sensibilité de ces derniers à la culture scientifique n'est ni spontanée, ni très marquée.Les chances de relance de l'éducation scientifique à l'école reposent en quelque sorte sur une série de petits atouts qui, réunis, représentent un potentiel dynamique.Ces atouts tiennent d’ailleurs beaucoup à la personne de l’enseignant et à l'enfant lui-même.Ainsi les sciences de la nature sont confiées à un titulaire qui connaît bien ses élèves et qui est responsable de l'aménagement de son horaire; de plus, son statut de généraliste lui permet de présenter les sciences comme un volet important de la culture de base, sans risque de déployer un discours trop spécialisé à leur propos.Mais, le principal atout dans la relance de l'enseignement des sciences de la nature réside par-dessus tout dans la conviction que les enfants peuvent comprendre et qu’ils éprouvent de la joie lorsqu'ils comprennent.SOURCE : L’Initiation aux sciences de la nature chez kes enfants du primaire.Avis au ministre du Conseil supérieur de l'éducation, quatrième trimestre 1990.
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