Le devoir, 11 décembre 1990, Page(s) complémentaire(s)
1/ \ in It-1-| service technique 630-A Calhcarl.Montréal, centre-villi «66-3876 AGENT OFFICIEL ROLEX Vol.LXXXI — No 288 ?Ensoleillé Max.: 5.Détail page B-S Montréal, mardi 11 décembre 1990 60 CENTS Côte Nord Gaspésie Nouveau-Brunswick 60 cents Toronto 80 cents Le pdg de l’AMARC a violé les règles d’octroi de concessions LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : « Le travail se fait payer cher; c’est pour ça qu’on l'économise ».Les individus qui cherchent rageusement à vous convaincre ne visent qu’à affermir leur foi chancelante.Réfléchir, c’est se chercher des raisons.Chez plusieurs, le devoir est une passion froide.Ce qui se concocte bien annonce obscurément que les mots pour mentir coulent à l’avenant.La peur collective est une grande rassembleuse.Le verbe haïr se conjuge au mode vindicatif.ALBERT BRIE PHOTO JACQUES NADEAU M.Jean Émond, pdg de l’AMARC.Laurent Soumis LE PRÉSIDENT de l’Association montréalaise d’action récréative et culturelle (AMARC), M.Jean Èmond, a contourné en 1987 les règles d’octroi des concessions commerciales à La Ronde pour accorder un contrat à l'un de ses amis en dépit des recommandations contraires de ses services et à des conditions qui se sont avérées fort coûteuses pour la société paramunicipale.Le 6 août 1987, LE DEVOIR avait attaché le grelot en signalant l’octroi d’un contrat à M.Paul Lavoie pour l’exploitation d’une concession alimentaire à La Ronde sans aucune référence à un quelconque processus d’appel d’offres public.EXCLUSIF Au terme de ce contrat, l’AMARC s'engageait à fournir les équipe ments nécessaires à l’exploitation.Le pdg de l’AMARC, M.Jean Émond, avait alors soutenu qu’aucun autre concessionnaire n’était intéressé à l’exploitation en fournissant lui-même l’équipement.De documents, procès verbaux, rapports internes et témoignages ob tenus récemment par LE DEVOIR révèlent les faiLs suivants : ¦ Paul Lavoie était un ami personnel de Jean Émond; ¦ Jean Émond a écarté la recoin mandation de ses propres services qui privilégiaient un autre conces sionnaire jugé plus rentable et prêt à fournir lui-même l’équipement; ¦ le conseil d'administration n'a pas été appelé à trancher sur les différentes propositions; ¦ Jean Émond est intervenu au moment de la négociation du contrat pour diminuer le dépôt de garantie exigé; ¦ à la suite du bris de contrat par Paul Lavoie, l'AMARC n’a engagé aucun recours légal; ¦ outre les investissements dont elle aurait pu faire l’économie, l’AMARC n'a pas pu récupérer la totalité de sa créance.C'est le 16 janvier 1987, deux mois après la nomination de M.Émond à la présidence, que l’AMARC a entrepris la pré sélection pour trouver un concessionnaire pour l’emplacement 0-262 de La Ronde.Selon plusieurs témoignages, M.Émond fréquentait à l’époque M.Lavoie qui opérait à Montréal les restaurants Prévost et Le Royer.À ce moment, M.Lavoie n'avait pas encore obtenu les lettres patentes pour la création de la société 2428-9324 qui deviendra par la suite concessionnaire du 0-262.Sa charte a été enregistrée trois semaines plus tard, le 9 février 1987.Le 13 février suivant, cinq cadres de l’AMARC impliqués dans le dossier ont entrepris l'analyse des propositions écrites sollicitées entre temps auprès de trois sociétés pour l’exploitation du 0-262, dont celle de Voir page A-4 : AMARC SOCIÉTÉ Objectif : intégrer les immigrants Deux sociétés, un même objectif : intégrer et franciser les immigrants.En France, on a créé des « sites pilotes » pour faciliter la cohabitation des communautés d'étrangers avec les communautés locales.Au Québec, on ambitionne une plus grande régionalisation de l'immigration.Des textes de Sylviane Tramier, de Paris, et de Paul Cauchon.Page B-1 Le pari de Lech Walesa Lech Walesa, élu président de la Pologne dix ans après son irruption comme leader syndical, arrivera-t-il à recoller les morceaux d’un pays en plein désarroi ?L'analyse de François Brousseau.Page B-1 SOMMAIRE Éditorial Lech Walesa a été élu président de la Pologne avec une écrasante majorité, mais ce n’est qu’un ralliement de deuxième tour, et la campagne a dévié du débat sur les options démocratiques.Il viendra avec les prochaines élections parlementaires.L’éditorial de Lise Bissonnette.Page A-8 L’Irak demeure inflexible sur le Koweit L'Irak réaffirme sa détermination à ne pas céder un pouce du Koweit, qui restera une province de l'Irak, tandis que quelque 400 otages occidentaux quittent Bagdad.Page A-7 Les Québécois en proie à la morosité Plus que jamais pessimistes quant à la situation politico-économique, les Québécois ont perdu confiance en leurs dirigeants politiques, révèle un sondage CROP réalisé pour le compte du Conseil du patronat du Québec.Page A-2 Chrétien fera sa rentrée aux Communes en janvier Le chef libéral l’emporte dans Beauséjour avec 52 % des voix qui l’attendait diae, M.Chrét fendrait l’optio Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir constitutionnel du Québec.Citant en exemple les Acadiens, il fera valoir la semaine prochaine à Québec que les francophones à l’extérieur du Québec peuvent se sentir à l’aise partout au Canada et que les anglophones ont aussi leur place au Québec.M.Chrétien a rappelé qu’il était le seul chef d’un parti national qui avait osé fait valoir ses positions devant cette commission.Il a ridiculisé le mémoire présenté par le député néodémocrate Phil Edmonston, et l'absence des conservateurs fédéraux devant cette commission.« Les conservateurs n’ont pas présenté de mémoire à la Commission Bélanger-Campeau, a-t-il répété.Ils attendent de voir de quel côté le vent Voir page A-4 : Chrétien impatiemment à Shé-ien a précisé qu’il dé-n fédéraliste devant la d'après la Presse Canadienne SHEDIAC, N.-B.— Le chef libéral Jean Chrétien a remporté la victoire, hier, dans la circonscription fédérale de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick, mais non sans perdre quelques plumes au profit du candidat néo-démocrate, Guy Cormier.M.Chrétien l’a emporté avec presque 52 % des suffrages, contre 40 % pour son adversaire néo-démocrate.Aux dernières élections, le candidat libéral Fernand Robichaud avait amassé 58 % des voix.« Je suis satisfait, puisque mon objectif était de récolter plus de 50 % des votes », a dit M.Chrétien.À peine élu, M.Chrétien a dit qu’il souhaitait faire une entrée triomphale à la Chambre des communes pour lancer sa croisade fédéraliste alors que l’option souverainiste gagne du terrain au Québec.Devant un auditoire accueillant : PHOTO PC -.1 Les électeurs de la circonscription fédérale de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick, ont élu hier le chef libéral Jean Chrétien.La Tchécoslovaquie est au bord de l'éclatement, prévient Havel PRAGUE (Reuter) — La Tchécoslovaquie est au bord de l’éclatement, a averti hier le président Vaclav Havel, qui a demandé aux hommes politiques de son pays d’éviter une crise constitutionnelle sur la question du partage des pouvoirs au sein de la fédération.Il a réclamé au Parlement des pouvoirs présidentiels accrus, une cour constitutionnelle et des consultations par référendum, pour tenter de régler une querelle de plus en plus épineuse entre Tchèques et Slovaques.« Une crise constitutionnelle menace sans aucun doute, mais nous n’avons aucun moyen d’y faire face », a déclaré Vaclav Havel à l’Assemblée fédérale.« L’État n’est pas mis en danger de l’extérieur, comme cela s’est produit souvent dans le passé, mais de l’intérieur.Nous le mettons en danger par notre propre manque de culture politique, notre manque de con- science démocratique et de compréhension mutuelle et (.) notre manque d’expérience».Le president a tenu ces propos avant le début d’un débat parlementaire sur un projet de loi délicat, qui délègue de nombreux pouvoirs du gouvernement central aux deux républiques qui constituent la Tchécoslovaquie.Ce projet de loi a été mis au point par les gouvernements fédéral, tchèque et slovaque après des mois de négociations difficiles.Mais des députés de la république tchèque, la plus grande région du pays, veulent y apporter des amendements.Ils estiment que le projet fait trop de concessions aux demandes d’autonomie des Slovaques.Le Conseil national (Parlement) slovaque a annoncé qu’il proclamerait la primauté des lois de la république sur celle de la fédération tchécoslovaque si le projet de loi n’était pas adopté sans amendement.Vaclav Havel a déclaré qu’une telle décision « serait le début de l’éclatement de la Tchécoslovaquie en tant qu’État».« Notre pays cesserait d’exister, la Tchécoslovaquie serait inévitablement plongée dans le plus grand chaos juridique », des États tchèque et slovaque séparés n’auraient aucune chance de survivre et le monde leur tournerait le dos, a-t-il ajouté.« Nous serions maudits par les fu-Voir page A-4 : Tchécoslovaquie Ottawa n’a pas l’intention de modifier la loi sur la santé, comme l’exige Côté Les omnipraticiens appuient la réforme des services de santé Marie Tison de la l'rosse Canadienne OTTAWA — Le gouvernement fédéral n’a aucunement l’intention de modifier la Loi canadienne sur la santé, en dépit du désir exprimé par le gouvernement du Québec.Il a enjoint le gouvernement québécois de respecter cette législation.Certains aspects de la réforme québécoise des services de santé inquiètent quelque peu Ottawa, qui a communiqué avec Québec hier pour obtenir plus d’information.Dans le cadre de la réforme, présentée vendredi dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux Marc-Yvan Côté a proposé des « frais orienteurs » de 5 $ pour toute visite non urgente à un centre hospi- talier, et un « impôt-services » sur certains programmes, comme l’as-surance-médicaments et les services dentaires.La Loi canadienne sur la santé interdit actuellement l’application d’un impôt sur les services médicaux de base.Le ministre ('ôté a toutefois exprimé son désir de faire amender cette législation.Hier, le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social Perrin Beatty a été clair : le gouvernement fédéral n’a pas l’intention de modifier la Loi canadienne sur la santé.11 a affirmé que ceux qui désiraient y apporter des modifications devaient justifier leur position.Il a fait remarquer que la Loi canadienne sur la santé interdisait spécifiquement la surfacturation et les frais modérateurs.Les frais orien- teurs de 5 $ de la réforme Côté ont attiré son attention, mais il a refusé de les condamner avant d’avoir étudié de près la réforme dans son ensemble.Il a demandé à son personnel d’écrire au gouvernement québécois pour obtenir des informations sur la nature exacte des changements proposés, mais aussi pour lui faire savoir que la Loi canadienne sur la santé demeurera telle quelle, et que le gouvernement fédéral s’attendait bien à ce que toutes les provinces la respectent.Il a ajouté qu’Ottawa ne croyait pas en la « taxation des malades ».M.Beatty a refusé de dire ce qu’il entendait faire s’il constatait que Québec violait effectivement la Loi canadienne sur la santé.Voir page A-4 : Ottawa Isabelle Paré LES MÉDECINS omnipraticiens se disent prêts à suivre le ministre Côté dans sa réforme du système de santé, mais émettent des réserves sur une application pure et dure de la régionalisation des effectifs médicaux.Contrairement au président de la Corporation professionnelle des médecins, le Dr Augustin Roy, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) est plus que d’accord avec l’essence du Livre blanc sur la santé présenté vendredi par le ministre Marc-Yvan Côté.Le président de la Fédération, le Dr Clément Richer, tient d’ailleurs à ce que la distinction soit faite.« Je m’inscris en faux contre les déclarations du Dr Roy qui soutient que la réforme n’est que de la poudre aux yeux.Tout le monde du réseau de la santé ne peut se tromper en même temps.Nous sommes d’accord avec l’essence du projet, même si l’application de certains éléments soulève des inquiétudes », a-t-il précisé hier.Ces inquiétudes touchent d’abord l’inclusion des cabinets privés dans les plans d’effectifs médicaux par région prévus par la réforme.D’accord Voir page A-4 : Omnipraticiens LONGINES CHEZ B1RKS Dans chaque boîte bleue se cache un rêve BIRKS & J A-4 ¦ Le Devoir, mardi 11 décembre 1990 Le Conseil de presse cherche des moyens pour assurer sa survie Caroline Montpetit DÉCHIRÉ par les discordes internes, sous-financé, menacé d’abandon par plusieurs de ses souscripteurs, ou carrément ignoré par des géants de la presse québécoise comme les entreprises Québécor, le Conseil de presse du Québec, en assemblée annuelle hier à Montréal, a sommé ses défenseurs chez les journalistes, dans le public et au sein des entreprises de presse de trouver des solutions à court terme pour assurer sa survie au cours de la prochaine année.À la remise du rapport annuel du CPQ, le président de cet organisme de régulation du travail journalisti que, M.Marc Thibault, a ouverte ment lancé la question aux quelque cinquante personnes présentes à la réunion.« Dès avril prochain, la question du financement se reposera.Nous vous demandons aujourd’hui : qu’allons-nous faire pour passer au Ira vers de la prochaine année ?», a précisé M.Thibault.Au terme de six jours d’audiences publiques sur son orientation et son avenir, le Conseil de presse comme les organismes publics qui s'intéressent à sa survie envisagent plus que jamais la possibilité de réclamer une législation de l’État sur le financement du Conseil de presse.« Ce qui se dégage des mémoires recueillis au cours de ces audiences, c’est que plusieurs associations journalistiques, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, la Fédération nationale des communications et l’Association des journalis- tes indépendants du Québec, ainsi, que des organismes publics se sont prononcés en faveur, à divers degrés, d’une intervention de l’État », précise Louis-Gilles Francoeur, président du comité sur le statut du Conseil de presse.En assemblée hier à Montréal, des représentants d’organismes publics, comme l’Institut canadien d’éducation des adultes (ICEA), le ministère québécois des Communications, ont en outre déploré le manque de visibilité du Conseil de presse du Québec dans les médias québécois, et son absence des grands débats de fond impliquant les médias d’information.« Lu Presse s’est déjà engagée à publier les décisions du Conseil de presse qui concernaient ses journalistes, a suggéré l’éditeur-adjoint du quotidien de la rue Saint-Jacques, M.Claude Masson.File pourrait aussi s’engager à publier toutes les décisions rendues par le Ci’Q.» Le président du CPQ s’est de plus interrogé sur la participation des journalistes comme individus au financement du Conseil de presse, qui avait pourtant été créé à leur initiative en 197.1 « Je pose la question à des journalistes qui seraient présents dans la salle.Seriez-vous prêts à augmenter votre part de financement au Conseil ?» Le Conseil de presse doit faire rapport au cours des prochaines semaines du résultat des audiences publiques qui ont été tenues sur son orientation.Des membres des directions de l’information du DEVOIR.de La Presse et de Télé-Métropole étaient présents à l’assemblée du Conseil de presse hier à Montréal.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Omnipraticiens avec les plans d’effectifs dans les hôpitaux, va encore pour l’accréditation obligatoire des cliniques privées, mais le ministre Côté pousse trop loin en plaçant les effectifs des cabinets privés sous le joug des régies régionales, estime le Dr Richer.«.Les contraintes déjà prévues étaient suffisantes pour palier le manque de médecins dans les hôpi taux.Ajouter une contrainte supplémentaire ne va que nuire à la mobilité interrégionale des médecins », soulève le président de la Fédération.Cette mesure pourrait même être une arme à double tranchant et pousser les médecins à ne plus aller en région de crainte d’y être confinés à tout jamais, plaide le Dr Richer.Car, une fois enregistré dans une région, l’omnipraticien y sera-t-il limité ?s’inquiète le Dr Richer.« Qu’arri-vera-t-il des médecins qui divisent leur pratique entre Montréal et la Rive-Sud ?, de ceux qui sont déjà à Amqui et veulent revenir à Montréal ?», ajoute-t-il.« On était prêt à faire plusieurs pas.Mais cette dernière contrainte va peut-être créer des problèmes plus importants que ceux auxquels devait répondre la réforme », soutient la Fédération.Autre ombre au tableau, estime la FMOQ, la régionalisation des enveloppes de la Régie de l’assurance-maladie du Québec, dont les fonds 4 Ottawa Au bout de chaque cigarette Un seul filtre: vos poumons Ottawa s’apprêterait à consacrer 3 milliards $ en cinq ans à l’environnement Josée Boileau île noire bureau d'Ottawa LE GOUVERNEMENT conservateur présente officiellement ce matin son fameux Plan vert qui doit tracer le programme environnemental fédéral pour les cinq prochaines années.Mais déjà hier l’opposition libérale, qui a eu en main dimanche soir une copie du plan, y voyait essentiellement un outil de propagande qui, en l’absence de mesures législatives, perd de son impact.« Il s’agit tout simplement d’une série de promesses pour le futur, qui ne sont pas renforcées par un projet de loi », déplorait hier le député et whip de son parti, M.David Ding- wall.Selon les renseignements obtenus par le député libéral, le gouvernement consacrera 3 milliards $ à l’environnement au cours des cinq années qui suivront le 1er avril 1991.Cette somme sera répartie entre huit secteurs : la dépollution de l’air, de l’eau et de la terre (850 millions $) ; le soutien au renouvellement des ressources en agriculture, foresterie et dans le secteur des pêches (350 millions ?); la protection des espaces et des espèces (175 millions ?) ; l’Arctique ( 100 millions ?) ; la protection globale de l’environnement, notamment au sujet de l’émission de gaz carbonique (C02) (575 millions $) ; les forums de décision (500 millions?); l’écologie au foyer (275 millions?); les mesures d’urgence (175 millions?).Si les liberaux reconnaissent que 3 milliards ?constituent une somme intéressante, ils jugent malgré tout que le plan comprend d’importantes lacunes.Ils notent entre autres qu’aucune somme n’a été prévue pour remettre à neuf ou installer, dans les municipalités, les installations de traitement des eaux de vidange.De plus, le gouvernement ne renouvellerait pas son engagement, pris en 1988, de réduire de 20 % d’ici l’an 2005 les émissions de gaz carbonique au Canada.Enfin, fixer la date d’entrée en vigueur du plan en avril prochain ne fait que retarder une démarche commencée depuis déjà 18 mois, disent encore les libéraux.Le plan avait été promis en 1988 par le ministre de l’Environnement de l’époque, M.Lucien Bouchard, mais depuis les réticences gouvernementales et de l’industrie en ont retardé la présentation.Le premier ministre Brian Mul-roney a récemment déclaré que ce plan sera l’une des plus ambitieuses législations de l’histoire de son gouvernement.Aux Communes hier, le vice-premier ministre Don Mazankowski a pour sa part répondu aux premières critiques en conseillant à l’opposition d’attendre le lancement officiel pour obtenir des réactions gouvernementales.seront octroyés en fonction du nombre et de l’état de santé de la population.Comment pourra-t-on évaluer les coûts reliés à l’éclatement des familles.le sida, la violence, les drogues ou autant d’autres facteurs non calculables qui influencent l’état de la santé ?, s’interroge le Dr Richer.Trop rigide, la répartition du budget en 17 enveloppes fermées risque aussi d’être inéquitable, selon la Fédération.« Comment aurait-on pu prévoir les 5000 examens médicaux de Saint-Basile ?, l’épidémie de rougeole de l’automne dernier dans l’ouest de l’île ?C’est une formule complexe qui ne laisse aucune flexibilité et pourrait pénaliser Montréal », a avancé le Dr Richer.Le ministre Côté a déclaré que les objectifs de sa réforme n’étaient pas négociables, mais s’est dit prêt à consulter le « comment ».D’accord sur les objectifs, c’est sur ce « comment » que les omnipraticiens attendent des réponses claires du ministre Côté.liards ?au Québec au chapitre de la santé,, soit 2,4 milliards ?en points d’impôt et 1,2 milliard?en argent.4 Tchécoslovaquie turcs générations et la communauté internationale nous traiterait d’idiots ».Vaclav Havel a rappelé aux députés que des sondages d’opinion ont montré que les gens veulent à une majorité écrasante le maintien d’un État fédéral, même dans la très nationaliste Slovaquie qui constitue le tiers oriental du pays.La majorité des Tchécoslovaques pensent que «les tentatives pour faire éclater l’État ne sont qu’un jeu auquel s’adonnent les politiciens et ne reflètent pas les véritables intérêts du peuple », a ajouté le président sous les applaudissents polis des 300 députés.La consultation par référendum devrait devenir l’arbitre constitutionnel suprême, a-t-il poursuivi.Mais le pays a aussi besoin d’une cour constitutionnelle et de pouvoirs présidentiels renforcés.« Vous devez me connaître assez après un an pour savoir que je ne reve pas de pouvoirs personnels plus importants.J’ai même longtemps été convaincu que la future Constitution devrait limiter les pouvoirs présidentiels », a-t-il dit.Mais il a ajouté que les derniers événements et l’analyse juridique de la Constitution actuelle, « instable et pleine de lacunes », l’ont amené à penser qu’il ne pourrait pas remplir son mandat sans une autorité supplémentaire temporaire.Il a déclaré sans autre précision qu’il soumettrait bientôt au Parlement un projet de loi augmentant ses prérogatives.4 AMARC « Pour l’instant, je cherche des informations, a-t-il déclaré.Mais nous avons l’intention de respecter les dispositions de la loi ».La Loi canadienne sur la santé prévoit explicitement des sanctions en cas de surfacturation et de frais modérateurs.Le gouvernement fédéral doit alors déduire des sommes qu’il doit transférer à la province les montants prélevés illégalement.Lorsqu’une province viole l’un des principes édictés dans la loi, comme l’universalité, l’accessibilité et la transférabilité, le ministre peut, à sa discrétion, retenir les transferts fédéraux.En 1990-91, le gouvernement fédéral devrait transférer 3,6 M.Lavoie.À la suite « d’une évaluation économique comparée », ils ont alors re-commandé la proposition de M.Harry Pearson, vice-président de Cara, une entreprise de gestion opérant Harvey’s et Le Chalet suisse.En fait, la proposition Pearson comportait un investissement de 175 000 ?du concessionnaire, le versement d’un loyer annuel de 50 000 ?en plus d’une redevance de 15 % sur les ventes brutes qui aurait valu à l’AMARC un revenu annuel supplémentaire de 45 000 ?compte tenu des ventes déclarées de l’année précédente, pour un total de 95 000?.Par contre, la proposition Lavoie, qui sera finalement retenue, ne comportait qu’un loyer annuel de 80 000 ?, assorti d’une redevance de 10%, mais payable seulement sur les ventes excédentaires à 400 000 ?, un volume supérieur du tiers à celui de l’année précédente.Pire, l’AMARC devait elle-même prendre en charge les investissements évalués à 175 000 $.Pour toutes ces raisons, les cadres de l’AMARC ont jugé que la proposition Pearson était « la plus avantageuse » et présentait « les meilleures perspectives de succès tant commercial qu'économique », sa « vaste expérience étant une variable essentielle à la mise en place des équipements, meubles et autres éléments de ce type de commerce à 22 jours ouvrables de l’ouverture de La Ronde ».Incidemment, les principaux cadres qui se sont prononcés sur le dossier ont été congédiés peu de temps après leur recommandation.Le 9 avril 1987 (le jour même où le président de l’AMARC se voyait confier également les pouvoirs de directeur général), le conseil d’administration a accepté la « proposition » Lavoie contraire à la recommandation des services internes.Le procès-verbal ne fait état d’aucune autre proposition acheminée au conseil.Le 1er mai suivant, avant qu’aucun contrat ne soit encore signé, M.Lavoie a enregistré au nom de sa société la raison sociale « Grillade Le Relais » et a déclaré faire affaire à l’adresse « 0-262, La Ronde ».Le jour même, à la suite d’un appel d’offres public, l’AMARC a décerné un contrat de 91 766?pour « l’achat d’équipement » destiné à la concession de M.Lavoie.Ce n’est que deux semaines plus tard, le 15 mai, que l’AMARC a accepté « le contrat de concession à intervenir » avec la société 2428-9324.Incidemment, la ratification de ce contrat de cinq ans est intervenue quelques minutes à peine avant que le conseil d’administration confie à un comité « le mandat de définir une politique de concessions et d’étudier les procédures et les types d’appel d’offres» qui devaient désormais s’appliquer à l’AMARC.A ce moment, le pdg de l’AMARC est intervenu à nouveau pour modifier la pratique habituelle concernant les dépôts de garantie.Ainsi, au lieu d’un dépôt équivalent à 25 % du loyer annuel, M.Lavoie n’a finalement versé que 10% (8000 ?) pour une concession dont le chiffre d’affaires était estimé à au moins 300000?.Pour compléter l’installation de la concession et à la suite d’un appel d’offres « sur invitation », l’AMARC a octroyé le 29 mai 1987 sept contrats supplémentaires d’une valeur totale de 60 150 ?« aux firmes jugées les moins coûteuses et susceptibles d’exécuter et de fournir les matériaux à l’intérieur des délais imposés».Le procès-verbal indique curieusement que les fournisseurs n’avaient que 24 heures pour livrer les matériaux et entreprendre les travaux.C’est dans ces conditions rocam-bolesques que se sont déroulées, tout au long de la saison 1987, les opérations de la Grillade de M.Paul Lavoie, un établissement licencié fréquenté assidûment par le pdg de l’AMARC, selon de nombreux témoins interrogés par LE DEVOIR.Le 2 décembre 1987, malgré toutes les conditions généreuses faites par M.Émond, son ami demandait finalement la résiliation du contrat de cinq ans « à cause d’un chiffre d’affaires moindre que prévu », notamment en raison du conflit de travail à La Ronde, et « du volume d’activité réalisé ».Malgré les assurances verbales que M.Lavoie aurait reçues, l’AMARC a refusé de réviser son loyer à la baisse.Il a fallu attendre quatre mois, jusqu’au 22 janvier 1988, avant que le conseil d’administration ne rompe à son tour l’entente de cinq ans et se décide à saisir le dépôt de garantie de 8000 $ en paiement d’une créance de 9179,69 ?.Si la pratique habituelle en matière de dépôt de garantie avait été respectée, la société pa-ramunicipale aurait alors pu récupérer jusqu’à concurrence de 20 000?.Aucun procès-verbal ne témoigne d’un recours en dommages et intérêts dans cette affaire.Aux dernières nouvelles, la société de M.Lavoie est actuellement passible de dissolution pour avoir omis de déposer depuis 1988 ses rapports annuels auprès de l’Inspecteur général des institutions financières.4 Chrétien va souffler.Quant à moi, il n’y a qu’une seule solution, la solution canadienne et je veux défendre aux Communes les meilleures options pour le Québec, et le Canada.Et ce qui est meilleur pour le Canada est un pays uni d’un océan à l’autre ».M.Chrétien avait d’ailleurs donné un aperçu dimanche de la vision qu’il entend défendre sur la scène nationale.Selon lui, un Québec indépendant profiterait davantage aux « bourgeois » et négligerait « le petit peuple.» Heureux de sa victoire, M.Chrétien a fait savoir qu’il ne siégera probablement pas à la Chambre des communes avant le mois de janvier.Le chef libéral qui en était à sa neuvième campagne électorale, a remporté plus de 50 % des suffrages, un peu moins que son prédécesseur, le député libéral sortant, M.Fernand Robichaud.Ce dernier qui avait démissionné de son siège pour l’offir à M.Chrétien, avait raflé 58 % des voix aux élections générales de 1988.Le taux de participation était de 82 % il y a deux ans, alors que tard hier soir, le Bureau des élections a rapporté qu’il était d’environ 60 % dans Beau-séjour.Selon les derniers résultats recueillis hier soir auprès de 140 bureaux de scrutin sur 142, M.Chrétien a remporté 17,192 voix, contre 12,604 voix pour le candidat néo-démocrate, et 2,579 voix pour le parti COR, le Confederation of Regions Party, un parti qui s’oppose au bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick.Le Parti héritage chrétien a récolté 281 voix, le Ralliement acadien, un groupe nationaliste, 437 voix, et le Parti rhinocéros, 244 voix.Les conservateurs n’étaient pas présents dans cette élection partielle.Le libéral Fernand Robichaud avait gagné par une majorité de plus de 12 000 voix aux élections de 1988.En 1988, les conservateurs représentés par l’ex-ministre du Tourisme, M.Orner Léger, avaient récolté 27 % des suffrages exprimés, le NPI), 10%, et le COR, un peu plus de 4 % des voix.Le candidat néo-démocrate, Guy Cormier, pêcheur et organisateur syndical de 42 ans du petit village de pêche de Cap-Pelé a remporté environ 38 % des suffrages exprimés.Déçu de la tournure des événements, il s’est dit quand même heureux de gruger dans la majorité des libéraux.Le N PD qui a le vent dans les voiles dans les sondages d’un bout à l’autre du pays, comptait mener la vie dure à M.Chrétien, un candidat perçu comme un Québécois parachuté dans une circonscription aca- y LES fNFANTS DU MONDE 4J1NDENT LA MAIN \ *7 tu % V § :¥û -¦M l§Ét“ % l imb1- %jj ih A- < X.% frf WM \ ç .mSSA ‘ .X%.£' M V '%¦& 5 & ‘ r.-p¦ WM ; ii fy a*®»-’ • M 'Æ W VM4> 1 M- IJPw'./ m Jr C Unicef Ü Fonds des Nations Unies pour l’enfance nyUwÿ.,, y'Il" .il" J JL yil+ii yjw+ mm» s&S A NOEL, PARTAGEZ! 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