Le devoir, 20 décembre 1990, Cahier A
' SO ans dexpédance i voire service Canon Technologies Numériques Télécopieurs Laser Imprimantes Laser Copieurs Laser \pour renseignements, appelez OE inc.1341-0E0E Vol.LXXXI — No 296 ?Ensoleillé Max : 6 Détail page B-7 Montréal, jeudi 20 décembre 1990 Côte-Nord Gaspôsie Nouveau Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 60 CENTS LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : .Si vous êtes triste, n’allez pas où vous avez ri ».S’il faut penser avant de parler, ne vous demandez pas pour quoi si peu de gens se taisent.« Joseph sortit de son caractère et passa au salon ».J’écris si peu aux miens que, chaque fois, j’ai l’impression de leur donner signe de survie.Il se voit des lois utiles; il ne s’en trouve pas d’agréables.Non-fumeurs, donnez-moi vos poumons, vous qui n’en faites rien.Les anges n’ont pas de sexe, parce que le sexe n’a rien d’an gélique ! ALBERT BRIE SOCIÉTÉ Faire un film, tâche de Sisyphe La mise en chantier d’un film au Québec est une opération si difficile que les plus gros noms (ci-dessus, Gilles Carie) s'y cassent parfois les dents et doivent abandonner leurs projets en cours de route.Nathalie Petrowski a enquêté et rapporte les frustrations du milieu cinématographique.Page B-1 La TPS à l’heure du système D Tous les consommateurs devront activer le « système D » en faisant leurs achats après le 1er janvier, écrit Claude Turcotte.Car la situation dans le commerce de détail risque alors d’être très, très confuse Page B-1 SOMMAIRE Éditorial Pour avoir délibérément ignoré les violations de droits et la corruption chez certains de ses pays membres, le Sommet de la francophonie se retrouve aujourd'hui au centre d’une controverse sur la dictature zaïroise.Il risque d’en sortir affaibli, écrit Lise Bissonnette en éditorial.Page A-8 La France prête à faire la guerre Le président François Mitterrand déclare que la France était prête à faire la guerre, si nécessaire, pour obtenir la restauration de l’indépendance du Koweit.Page A-7 Important contrat pour Marine La Société d'énergie de la Baie James a choisi la division hydro-électrique du Groupe MIL pour la réalisation de deux contrats d’une valeur totale de 200 millions $ Page A-5 Le libre-échange n’est pas la cause Il est temps que les Canadiens cessent de jouer à l'autruche et comprennent que le libre-échange n'est pas responsable des difficultés économiques que connaît le pays, dit l’ambassadeur canadien aux États-Unis, Derek Burney Page A-5 Gorbatchev menace de mater les Baltes Ottawa veut donner un statut aux artistes d'après Reuter et UP MOSCOU — Le président Mikhaïl Gorbatchev a dit hier qu'il était prêt à faire administrer directement par Moscou les régions les plus troublées, laissant entendre que cela pourrait inclure les républiques baltes.Dans un discours de trois quarts d'heure au Congrès des députés du peuple, où il a parfois laissé transparaître sa colere, Mikhaïl Gorbatchev a fait état de la profonde inquié- tude du Kremlin quant à la situation en Lettonie, en Lituanie et en Estonie, qui réclament leur indépendance.« Je tiens à souligner que, là où la situation devient particulièrement tendue et où il existe une grave menace pour l’État et le bien-être du peuple, j'aurai à mettre en place l'état d'urgence ou le régime présidentiel », a-t-il déclaré.« J’estime que le président devra assumer l'entière responsabilité d'une telle situation, car malgré mes tentatives de parvenir à un accord par la discussion, nous ne parvenons pas à nous entendre ».« Nous sommes extrêmement préoccupés par l'évolution des événements en Lituanie, en Lettonie et en Estonie.Il n’est pas bon qu’une part considérable de la population y soit privée de sa citoyenneté, alors qu’elle habite ces républiques depuis des décennies et a contribué de ma Voir page A-4: Gorbatchev Paule des Rivières POUR la première fois, le gouvernement canadien fait un pas vers la reconnaissance des artistes canadiens.Il a déposé hier aux Communes un projet de loi établissant deux organismes, un Conseil canadien du statut de l’artiste et un Tribunal des relations professionnelles entre producteurs et artistes.Les artistes pourraient prochainement avoir leur prore code du travail.Le projet de loi fait des créateurs et interprètes travaillant pour des institutions fédérales des « entrepreneurs indépendants », ce qui devrait leur fournir les munitions nécessai res pour obtenir d’importantes déductions fiscales auprès du ministère du Revenu, dans la mesure bien entendu où ils gagnent assez d'argent pour que des déductions soient avantageuses.Le parrain du projet, le ministre fédéral des Communications, M.Marcel Masse, a dit qu'il faudrait attendre le prochain budget pour obtenir des assurances à ce sujet.Le TYibunal canadien des relations professionnelles artistes-producteurs accréditera une association d’artistes pour chaque secteur, qui sera ainsi dûment mandaté pour négocier avec les producteurs.Des accords-cadres seront ensuite signés, pour assurer un ensemble de condi lions minimales pour les artistes.Le Tribunal disposera de tous les pou voirs nécessaires à l’arbitrage de griefs et au réglement de pratiques déloyales.Il pourra imposer des pci nés.Une seule association par secteur sera accréditée, qui aura le droit exclusif de négocier un accord cadre au nom des artistes.Cela n’empêchera naturellement pas les artistes d'obtenir des contrats individuels plus favorables que les accords-cadres.« MaLs chaque disposition fixée par un contrat devra être au moins aussi avantageuse que la disposition prévue par l'accord-cadre» Déposé trois ans presque jour pour jour après l'adoption d’une loi similaire à Québec, le projet s’inspire de la loi québécoise, sauf pour ce qui est de l’originalité fédérale d’un Conseil canadien sur le statut de l’artiste.Cet organisme correspond aux voeux de la communauté artistique Il étudiera notamment les moyens d'intégrer les artistes à certains programmes sociaux, notamment l'assurance chômage.Le président de l’Union des artistes, M Serge Turgeon, s’est réjoui du geste fédéral.• Le Conseil constituera un bon encadrement pour les politiques cultu relies dont le pays a grandement besoin ».a-l-il dit en rendant hommage à la ténacité de M Masse « qui a livré la marchandise ».Dans la mesure, ajoute-t-il, où le projet devient loi.Une telle loi couvrira des milliers d’artistes de la télévision, déjà relativement organisés, et de la radio, milieu en revanche très anarchique, ainsi que ceux de l'Office national du Film et du Centre national des Arts.Le directeur de la Conférence canadienne des Arts, M.Keith Kelly, a lui aussi applaudi au projet de loi, soulignant l’importance d'un cadre de relations de travail spécifique aux artistes, dont les conditions de Ira vail sont particulières, que l'on parle de la durée changeante des contrats qu'ils obtiennent ou de leur statut variable, qui s'apparente parfois à un salarié parfois a un travailleur auto nome Au Québec, l'Union des artistes et la Guilde canadienne des musiciens imposent des cachets minima aux producteurs et les artistes qui le peu vent obtiennent plus.Éventuellement, elles espèrent négocier des avantages sociaux qui échappent encore à la majorité des artistes, incluant l'éligibilité aux prestations de l'assurance chômage Hier cependant, le président de l'UdA a voulu rassurer les produc leurs en déclarant qu’« il n’est pas question d’étouffer les producteurs, en radio ou ailleurs » M Turgeon a dit que l’UdA travaillera de concert avec les producteurs, à un rythme respectant l’histoire des disciplines en question et en demeurant consciente qu’il s’agit là de droit nouveau Mais en radio, a-t-il dit, « c’est la jun-gle ».Voir page A-4: Ottawa PHOTO AP >! ml Pendant que les députés soviétiques discutent depuis le début de la semaine de l’avenir politique et constitutionnel de l’URSS, les Moscovites luttent quotidiennement pour obtenir des vivres qui font cruellement defaut dans la plupart des supermarchés de la capitale.Le rationnement a été imposé malgré l’aide alimentaire massive des pays occidentaux.* r PHOTO CP |f3 Rabroué par le député fédéral André Ouellet devant la Commission Bélanger-Campeau, hier, le président de l’UPA, Jacques Proulx, a par ailleurs reçu les félicitations du chef du PQ, Jacques Parizeau, pour sa position souverainiste.André Ouellet accuse l’UPA d’avoir intimidé ses membres en faveur de la souveraineté Michel Venne (le notre bureau de Québec LE DÉPUTÉ libéral fédéral André Ouellet a accusé hier la direction de l’Union des producteurs agricoles (UPA) d’avoir« intimidé » ses membres pour qu’ils appuient la souveraineté du Québec.Dans un échange vigoureux à la Commission Bélanger-Campeau, M.Ouellet a laissé entendre que la position défendue par l’UPA ne reflétait pas celle de la majorité de ses membres parce qu’elle avait été adoptée par un vote a main levée lors de son dernier congrès.C’est de « l’intimidation syndicale », s’est-il écrié.Un congrès syndical « ce n’est pas une élection au leadership d’un parti politique avec un congrès de ballou-nes », lui a rétorqué le vice-président de l’UPA, M.Pierre Gaudet.Dans les congrès de PU PA, dit-il, « le monde se lève quand il veut (pour voter en faveur d'une proposition) et quand il ne veut pas il reste assis (pour signifier son désaccord) ».Visiblement indigné, le président de l’UPA, M.Jacques Proulx, a rap pelé que les agriculteurs québécois n'étaient pas « des nationalistes de nouvelle vague », mais qu'au con traire ils avaient souvent combattu les politiques agricoles du gouvernement fédéral.Le vote pris à son dernier congrès, où 365 délégués sur 368 (99,2 %) ont appuyé l’option souverainiste, était l’aboutissement d’un processus de consultation dans les associations régionales, a-t-il précisé.Et un sondage interne démontrait que 72 % des 48 000 membres du syndicat (40% des anglophones) sont en faveur de la souveraineté.L’UPA s’est employée hier surtout à défendre la thèse selon laquelle le reste du pays aurait tout autant qu’un Québec souverain avantage à maintenir les systèmes de quotas qui régissent le commerce des denrées au Canada.Le syndicat agricole soutient qu’un Québec souverain serait, à l’instar du Canada, signataire des accords du GATT et que cette signature serait une police d’assurance de part et d'autre contre une fermeture injustifiée des frontières.M.Ouellet a mis en doute ces affir matioas optimistes.Si le Québec sort du Canada, dit-il, rien n’empêchera les agriculteurs canadiens, les producteurs laitiers en particulier, de se suffire à eux-mêmes et de se doter à terme d’un plan de contingentement qui ferait perdre au Québec le marché qu’il détient actuellement dans le reste du pays.S'il est vrai que grâce au système des quotas, le Québec détient 48 % du marché canadien du lait de transformation, alors que sa population ne compte que pour 26 % de celle du Canada, les autres provinces, en particulier l’Ouest et l’Ontario, sont avantagées dans d’autres domaines, a soutenu le vice-président de l’UPA.Personne n’aurait intérêt à défaire le partage du marché canadien qui Voir page A-4: Ouellet +- Les manufacturiers prévoient perdre 30 milliards en 91 Michel Van de Walle de la Presse Canadienne L’ASSOCIATION des manufacturiers canadiens (AMC) prévoit que la récession économique en cours se soldera par la perte au Canada de 180 000 emplois manufacturiers, dont la moitié ne seront jamais retrouvés.La perte de production pour 1991 est évaluée à environ 30 milliards $.Pour se sortir de cette situation difficile, l’AMC réclame une baisse des taux d’intérêt ainsi que la réduction des dépenses publiques, de manière à réduire les déficits gouvernementaux.« Ce que l’on préconise, c’est de se serrer la ceinture à tous les niveaux », disait hier Robert Murray, l’un des membres du conseil d’administration de l’AMC lors d’une conférence de presse en compagnie du directeur général pour le Québec de l'organisation patronale, Richard Le llir.L’AMC se montre en particulier désabusée des politiques fédérales, visant au premier titre le maintien de taux d'intérêt élevés.L’organisme affirme que la récession actuelle a été déclenchée par la politique monétaire suivie par la Banque du Canada, politique qui a stimulé une hausse de valeur du dollar canadien qui est venue compromettre les exportations au moment de l’entrée en vigueur de l'accord de libre-échange.« On voit à quel point les industriels canadiens paient le prix de l'inaction du gouvernement fédéral dans la mise en place de l'accord de libre-échange, affirme l’AMC.Au train où vont les choses, les industriels canadiens pourraient fort bien se retrouver les dindons de la farce ».Tout en croyant que la récession actuelle sera moins prononcée qu’en 1981-82, M.Le llir s’inquiète cependant de ce que celle du début des années 90 est « structurelle » parce que liée à une perte de compétitivité des entreprises canadiennes, alors que celle du début des années 80 était « conjoncturelle » et le produit de facteurs mondiaux.Si le recul de l’économie cette fois sera moins prononcé qu’il y a dix ans, explique M.Le llir, c'est que les inventaires des entreprises sont plus bas, les taux d’intérêt sont également moins élevés, de même que l’inflation.Afin de stimuler un redémarrage de l’économie, M.Le llir souhaite une diminution substantielle des taux d’intérêt qui, selon lui, ne devraient pas être supérieurs de 2 % à ceux Voir page A-4: Les manufacturiers qjp chez BIRKS boîte bleue se cache un rêve.fL.v BIRKS itë>\ A-2 B Le Devoir, jeudi 20 décembre 1990 Getty voit l’Alberta jouer un rôle de leader pour l’unité du pays EDMONTON (PC) — Le premier ministre de l'Alberta Don Getty s’est dit prêt, hier, à aller prêcher l’unité \ canadienne au Québec, pour garder cette province au sein de la Confé- j dération.Il a reconnu cependant, dans une interview, que la tâche sera plutôt difficile dans les circonstances.Il y a le fait, a-t-il souligné, que les termes de l’entente du lac Meech ne sont plus acceptables aux Québécois, qui réclament maintenant plus de pouvoirs provinciaux.Le Canada anglais, d'un autre côté, voudra-t-il faire plus que Meech, lui qui a déjà refuse un statut spécial pour le Québec ?« Vous pouvez constater l’ampleur du problème, a-t-il dit.Il est plus grand ! qu’avant, pas moins ».Il n’en reste pas moins, a-t-il pour- j suivi, que « l’Alberta devra jouer un j rôle de leader au cours des mois et des années à venir, lorsque cette question (de la souveraineté du Qué- i bec) sera discutée ».La Commission Bélanger-Campeau, qui se penche actuellement sur l'avenir constitutionnel du Québec, j doit remettre son rapport à l'Assem- j blée nationale le 28 mars.S'il revient à l'Alberta de jouer un rôle prédominant, a noté M.Getty, ! c'est parce que plusieurs des autres j participants au débat de Meech ont quitté la scène politique et doivent déclencher des élections.« .Jetez un coup d’oeil à la carte politique du pays, a conseillé le premier ministre albèrtain.En Colombie-Britannique, vous avez un gouvernement dans sa cinquième année et des élections qui s'en viennent ».« Vous avez en Saskatchewan un gouvernement dans sa cinquième an- | née et des élections à l’horizon.Vous avez au Manitoba un gouvernement qui n'a qu’un siège de majorité et vous avez en Ontario un gouvernement complètement nouveau et inexpérimenté.Puis vous avez le Québec évidemment, avec un ordre du jour complètement différent ».En Alberta même, le candidat de i M.Getty à l'élection complémentaire d’Êdmonton-Strathcona, lundi dernier, n'a obtenu que 16 % des votes.Aux élections générales de 1989, le candidat conservateur en avait reçu 29 % En fait, le candidat conservateur Eric Young s’est classé troisième, derrière la libérale Nadene Thomas et le vainqueur, le candidat néo-démocrate Bame Chivers.HH* » ¦ * '¦ XJ.mm, ¦>m Jt PHOTO AP Le parfum de la colère Protestation spectaculaire et odoriférante des pêcheurs français hier, à Bruxelles, alors qu’ils ont déversé.15 tonnes de hareng devant les bureaux de la Communauté européenne.Cette originale initiative survient au moment où les ministres européens des Pêches envisagent de limiter les quotas de pêches dans les eaux européennes.Jean Chrétien s’attribue les qualités d’un chef national et ridiculise ses adversaires OTTAWA (PC) — Le leader libéral Jean Chrétien s’est attribué, hier, les qualités d’un véritable chef national, à la suite de.son passage devant la Commission Bélanger-Campeau, au Québec.« Je ne me sauve pas, a-t-il souligné aux journalistes.Je fais face aux responsabilités de tout chef national qui doit y aller et dire la vérité.Personne n’a parlé en faveur du Canada au Québec et à l'extérieur, au cours des six dernières années, et je vais le faire ».M.Chrétien s’est réjoui, d'un autre côté, de ce que le premier ministre Brian Mulronev ait « pris mes idées », à l’occasion d’un discours qu'il a prononcé dimanche à Buckingham.Le leader libéral a fait remarquer qu'il avait lui-même, trois jours au- paravant, fait circuler le texte du mémoire qu’il devait soumettre à la Commission Bélanger-Campeau.«M.Mulroney a reçu mon discours jeudi.J’ai su qu’il avait alors demandé qu’on lui trouve un auditoire pour dimanche.Et plusieurs des thèmes qu’il a développés sont très semblables à ce qui se trouvait dans le document distribué jeudi ».« J’espère que le chef néo-démocrate Audrey McLaughlin va prendre mes idées elle aussi, au lieu de laisser son député séparatiste ( Phil Edmonston) se rendre au Québec et donner une autre version».M.Chrétien a dit de M.Mulroney qu'il était toujours assis sur la clôture, au sujet de la question constitutionnelle.« Comme d’habitude, il n’est ni chair ni poisson, il ne change rien.Il essaie de faire plaisir à tout le monde.Mais c’est impossible.Vous ne pouvez pas faire plaisir à votre femme et à votre belle-mère en même temps».M.Herb Gray, leader des libéraux aux Communes, a protesté, pour sa part, contre un ajournement prolongé du Parlement après les Fetes.« Plusieurs questions très importantes requièrent l’attention du Parlement, a-t-il signalé, comme la détérioration de l’économie, l’augmentation du nombre de chômeurs, les faillites et les banques de nourriture ».Les Communes doivent siéger, de plus, pour que les libéraux puissent interroger le gouvernement sur la crise du golfe Persique.Les Nations unies ont autorisé le recours à la force contre l’Irak s’il n’a pas évacué le Koweit le 15 janvier.¦ ¦ POUR NOEL, TENDEZ L£$ BRAS La Croix-Rouge nous a dit que tu donnes du sang.Nos parents et nous, on te remercie de tout notre coeur.Cette année, sur ta liste de Noël, pourrais-tu ajouter «un peu de sang» pour nous et tous les autres qui attendons un brin de ton temps pour vivre plus longtemps.Nous te souhaitons de belles fêtes et beaucoup d'amour! VOICE COMMENT VOUS SAUVEZ DES VIES Ces deux enfants ont cinq ans.En mai 1990, on a diagnostiqué une leucémie aiguë chez ce petit garçon.Pour combattre sa maladie, il aura besoin de nombreuses transfusions sanguines afin de prévenir les effets secondaires de ses traitements de chimiothérapie.Au Québec, un enfant sur 600 est atteint de cancer; 50% d'entre eux ont la leucémie.La fillette souffre d'anémie falciforme depuis l'âge de 4 mois.Pour vivre normalement, elle a besoin d'une unité de sang à chaque deux semaines.Ce sera ainsi toute sa vie.L'anémie falciforme est une maladie héréditaire se manifestant par la présence anormale de l’hémoglobine S dans le sang À l'heure actuelle, il y a plusieurs centaines d'enfants québécois qui en sont atteints.Au Québec, le sang donné sert tant au traitement des maladies qu'aux chirurgies et aux urgences, chez l'adulte comme chez l'enfant.EN BREF.Haro sur les robocops LES PARENTS québécois dépensent en moyenne plus de 250 $ par année en cadeaux pour chaque enfant.Huit organismes, regroupés sous la bannière de la Coalition contre la violence dans les émissions pour enfants, leur proposent plutôt cette année de laisser sur les tablettes les liobocop, Super Mario.Ninja Turtles et Captain Planet, et d’accompagner leurs enfants quand ils regardent des émissions violentes.Plutôt que d’en interdire l’écoute, la Coalition propose plutôt aux parents de parler avec leurs enfants de ce qu’ils y voient et de les aider à un regard critique.Le fonctionnaire qui travaillait trop OTTAWA (PC) — Un tribunal vient d’ordonner au ministère des Affaires extérieures de reprendre à son service un employé qui avait été congédié après avoir souffert d’une dépression nerveuse causée par une surcharge de travail.On a conclu que les fonctionnaires des Affaires extérieures avaient agi de mauvaise foi en congédiant l’agent du protocole Michel Labrèche.Celui-ci s’était plaint d’avoir été renvoyé après avoir subi un « burn-out », qu’il attribue au fait d’avoir eu à travailler entre 50 et 95 heures en temps supplémentaire chaque mois.Soulignant que l’ex-fonctionnaire avait toujours donné toute satisfaction auparavant, le jugement a aussi enjoint aux Affaires extérieures de verser à M.Labrèche, aujourd’hui sans emploi, son plein salaire à partir du jour de son renvoi.Le superviseur de M.Labrèche a affirmé devant la Commission que le poste d’agent du protocole implique de longues heures de travail.Mais la convention collective dont relève le poste fixe la semaine de travail maximale à 48 heures.Tout travail en temps supplémentaire doit être justifié par des circonstances spéciales.Reboisement partiel de l'Amazonie SAO PAULO, Reuter — Le gouvernement brésilien a approuvé pour la première fois un plan de reboisement partiel de l'Amazonie d’uri coût de trois milliards de dollars, a-t-on appris hier de source autorisée.Le plan, financé par l’industrie privée brésilienne et par des contributions étrangères, prévoit le reboisement en dix ans d’un million d’hectares dans les États de Para, de Maranhao et de Tocantins.Selon la Banque Mondiale, le Brésil a détruit 12 % de sa forêt amazonienne.Les députés du Bloc ne regrettent rien et voient l’avenir en rose Josée Boileau de notre bureau d’Ottawa « POUR LE PARLEMENT canadien, nous sommes le corps flottant dans la cornée, et c’est ce que nous voulions ».La formule est imagée, mais pour Jean Lapierre, qui la lance, elle trace un bilan satisfaisant des débuts du Bloc québécois aux Communes cet automne.Les députés du Bloc estiment en fait que leur seule présence a changé la dynamique en Chambre et au Canada.« Advenant un référendum au Québec, il ne pourrait plus y avoir de motions unanimes en Chambre pour défendre le fédéralisme comme ça c’est fait en 1980 », expliquait hier M.Lapierre.Forts de leur popularité au Québec (51 % des Québécois voteraient pour eux en cas d’élection, selon le sondage Omnibus Multi Réso publié par LE DEVOIR), les membres du Bloc ne regrettent pas l’aventure dans laquelle ils se sont lancés.Et encore moins depuis le passage de Jean Chrétien devant la Commission Bélanger-Campeau lundi.« Il a encore demandé qu’on lui laisse carte blanche, disait l’ex-dé-puté libéral Lapierre.Je lui ai fait confiance une fois, je ne me ferai pas avoir deux fois ».En fait, déploraient hier les députés du Bloc, il faudrait bien que le reste du Canada se mêle aussi du débat en cours.« Il y a une absence de leadership au Canada.Avec Mulroney et Chrétien sur la scène fédérale, on débat encore entre Québécois.Ça me semble malsain », commentait Gilles Duceppe.sans aller toutefois jusqu’à souhaiter que les discussions reprennent avec des leaders comme Clyde Wells.Par ailleurs, les cinq députés présents à la conférence de presse ont vivement répondu hier à certaines critiques qui leur ont été récemment adressées concernant leur absence en Chambre et aux divers comités parlementaires, ainsi que leur silence sur bien des dossiers.« Nous avons différentes tâches à assumer et nous les avons réparties, comme cela se fait dans tous les partis», a indiqué Gilles Duceppe.« On a réussi à retarder pendant trois jours et demi le projet de loi sur Hibernia alors que les trois partis étaient unanimes à l’adopter sans discussion », a renchéri le député de Richelieu, Louis Plamondon, en précisant qu’il fallait surtout que le Bloc soit présent à des moments stratégiques, ce qu’il a fait.Les députés ont également fait état des difficultés propres à leur groupe qui, faute d’avoir les 12 mem bres nécessaires, n’est pas reconnu comme parti aux Communes.Il reste certes les guerres de procé: dure, mais le Bloc n’a pas le goût de se lancer dans le même genre de guerre que les libéraux ont menée au Sénat contre la TPS.« On ne paralyse pas la Chambre pour le plaisir de la paralyser, notait Jean Lapierre.Nous avons quand même le respect de l’institution ».Les membres du Bloc ont cependant mis au point quelques tactiques de harcèlement, «du picossage» comme dit M.Duceppe, qui leur per met de faire sentir leur présence.Mais la procédure parlementaire ne facilite pas toujours les interventions du Bloc.Ainsi, hier, Jean La pierre a, à maintes reprises, appelé de décisions prises par le président de la Chambre, notamment lorsque celui-ci a enregistré le consentement unanime des députés alors que M Lapierre s’était opposé à la motion présentée.« Mes privilèges ont été» brimés par votre surdité, a-t-il fina lement lancé, exaspéré, au président Je demande un traitement adéquat, si ce n’est pour moi, au moins pour vos oreilles».En dépit de ces difficultés parle, mentaires, le Bloc croit toujours possible de recruter de nouveaux membres qui feraient passer leur nombre de neuf députés à 12.« Pour le moment, les autres s’accrochent aux portes de leur limousine, mais il viendra bien un matin où ils devront démontrer s’ils sont ou non du bord du Québec », affirmait le leader parlementaire.L’organisation du Bloc, elle, prend de plus en plus forme au Québec et l’on s’attend à pouvoir en parler plus en détail en janvier.Certains mem bres ont déjà fait connaître leur désir d’en faire formellement un parti.« Nous avons une crise de croissance à gérer, reconnaissait Gilles Duceppe.Mais c’est mieux que d’avoir à s’occuper de décroissance.» Bégin pourrait créer deux précédents au PQ QUÉBEC (PC) — La présidence d’une nouvelle instance du Parti québécois, le Bureau national, échouera probablement à Paul Bégin, qui assume depuis mars 1988 le poste de trésorier du parti.Il deviendra également en même temps, s’il est élu, deuxième vice-président du parti, un autre nouveau poste.M.Bégin demeure, jusqu’à maintenant, le seul candidat à cette nouvelle fonction et, de surcroît, le favori du président Jacques Parizeau.Le Bureau national, dont la formation a été proposée par le dernier conseil national, au début de décembre.deviendra réalité à l’occasion du prochain congrès national du PQ les 25, 26 et 27 janvier à Québec.Il sera composé de ,’ÎO membres, c’est-à-dire des présidents régionaux, des membres de l’exécutif national et des présidents de comités du parti.M.Bégin, un ancien président du PQ de la région de Québec et actuel président du comté de Louis-Hébert, devra abandonner sa tâche de trésorier pour assumer celle qu’il convoite.Il a expliqué, hier, que la toute nouvelle recrue du PQ, Mme Rita Dionne-Marsolais, pourrait fort bien assumer la relève à la trésorerie.Mme Dionne-Marsolais a déjà été déléguée du Québec à New York ( 1984-1987) et elle occupe aujourd’hui la vice-présidence d’une entreprise spécialisée en stratégies de chan gements pour les grandes entrepri ses avec des bureaux à Montréal et Toronto.La femme d’affaires était une fervente fédéraliste jusqu'à la mort de l’accord du lac Meech le 2,'J juin der nier.Elle est devenue officiellement membre du PQ le 5 décembre der nier.M.Bégin précise que ce nouveau Bureau national trouvera son utilité en servant de lien « organique » entre les gens de la base et l’exécutif national.C’est au Bureau, qui se réunira quatre fois par année selon les nouveaux statuts, que reviendra principalement la tâche d’élaborer le bud get du parti ainsi que le plan d’action.Selon M.Bégin, il serait souhai table que la présidence de ce Bureau soit assumée par un militant venant de l'extérieur de Montréal pour faire contrepoids et être plus à l’écoute probablement des régions.mu/t dç> ( ar/icf boutique*^ art ter 1498, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (514) 939-0000 > * 4 Le Devoir, jeudi 20 décembre 1990 B A-3 La Commission B.-C.prête Montréal obtient le Secrétariat international une attention spéciale aux qUj assurera la protection de la couche d’ozone coupures à Radio-Canada Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — Les coupures à Radio-Canada illustrent le fait que le Québec est devenu une province comme les autres, a soutenu hier la Coalition pour la défense du service français à Radio-Canada.Cette coalition regroupe ceux qui s’opposent à la fermeture des stations de Radio Canada à Rimouski, Matane et Sept-îles.Elle témoignait hier sur invitation spéciale devant la Commission Bélanger-Campeau qui étudie l'avenir du Québec.La porte-parole de la coalition, P’rance Dauphin, a expliqué comment le service français de Radio-Canada avait toujours écopé depuis quelques années par rapport à CBC, son vis-à-vis anglais.« Si vous voulez la souveraineté, dépêchez-vous de vous brancher parce qu’ils sont en train de vider la maison », a dit Mme Dauphin aux commissaires.« En 1980, le budget du réseau anglais était de 10 % supérieur à celui du réseau français.Trois ans plus tard, l’écart était de 80 % », a dit Mme Dauphin.à titre d’exemple, elle a cité le cas de l’émission d’information Le Point qui devait se contenter l’an dernier d'un budget de 3,3 millions $, tandis que l’émission équivalante au réseau anglais, The Journal jouit d'un budget de 8 millions $.« Il me semble que les francopho- Caroline Montpetit LE BARREAU du Québec a qualifié hier d'« actuel » et de « contemporain » le volumineux projet de réforme du Code civil présenté mardi à l’Assemblée nationale par le ministre québécois de la Justice, M.(îil Rémillard.Selon Me Suzanne Vadboncoeur, directrice de la législation au Bar reau, cette réforme du (’ode civil s’ajuste aux nouvelles réalités de la société québécoise sans en devancer les débats, en légiférant notamment sur les contrats de mères-porteuses, et sur le consentement d’un patient à l'octroi de soins médicaux, .« Le ministère de la Justice a retenu 75 % des suggestions faites par le Barreau au moment des audiences publiques sur la réforme du Code ci- Isahclle Paré MALGRÉ l’économie qui s’essouffle, la campagne de souscription de ('entraide aura permis d’amasser plus de 23,5 millions $ en dons, un record de croissance jamais égalé depuis la fondation de l’organisme.Il s’en est fallu de peu pour atteindre l’objectif de 24 millions $ que s’était fixé Centraide et jamais la population n’aura été si généreuse, a affirmé hier le président du conseil d’administration de l’organisme, M.André Bérard.Les dons alloués à Centraide ont connu cette année une croissance de plus de 10 %, la plus forte en 15 ans.("est avant tout les dons individuels qui ont bondi de façon spectaculaire, avec une augmentation de 31 % par rapport à l’an dernier.L’opération téléphonique TéléCentraide déclenchée le 14 octobre, qui a permis de récolter plus d’un demi mil lion $ et 3500 dons supplémentaires, y est pour be&ucoup.Les compagnies, elles aussi, ont délié plus facilement les cordons de leurs bourses, et leurs contributions, en hausse de 7,2 %, ont aidé à cette croissance historique Le même engouement s’est fait sentir chez les campagnes menées par les employés, dont les montants nés ont droit à une même qualité d’information dans le Canada.Comment se fait-il que pour faire l’information en français, ça coûte moins cher ?», s’est demandé Mme Dauphin.Selon la coalition, il faudra « une consécratiQn du caractère distinct du Québec » pour que le service français de Radio-Canada puisse tenir le coup, obtenir un financement convenable, réfléter la créativité des au teurs et des artistes québécois et produire une information convenable.La coalition a obtenu l’appui de plusieurs intervenants à la Commission Bélanger-Campeau, notamment celui du président de l’Union des artistes, Serge Turgeon, du chef du Bloc québécois Lucien Bouchard, du président de la CSN (ïérald Larose et de la représentante de l’opposition péquiste, le député de Taillon Pauline Marois.Pour sa part, le député libéral de Matane à l’Assemblée nationale, Claire-Hélène Ilovington, a fait un vibrant plaidoyer contre la décision prise par Radio-Canada de fermer trois stations dans l’Est du Québec.« À mon avis, c’est un manque de respect de la population de l’Est du Quebec.C’est aller à l’encontre du développement régional.L’Est du Québec est en train de payer pour le maintien de la politique de bilinguisme dans l’Ouest du pays », a dit Mme Ilovington.vil, précisait hier Me Vadboncoeur.Comme le Barreau, le projet de loi s’oppose aux contrats de mères-porteuses, tout en reconnaissant d’autres nouvelles techniques de reproduction, comme les bébés-éprouvettes.Pour nous, les contrats de mères-porteuses font du corps de la femme comme de celui de l’enfant un bien de consommation, ce qui est inacceptable.D’autre part, nous croyons que l’obligation d’obtenir le consentement d’un patient pour octroyer des soins médicaux limitera les abus de l’acharnement thérapeutique.C’est une réforme qui confirme révolution de la société sans la révolutionner ».Le Barreau du Québec se réjouit également de certains amendements apportés à l’avant-projet de loi du ministère, qui accordent la préséance à un contrat conclu entre recueillis se sont accrus de 8%.« Vous êtes au courant de la récession qui entraîne des faillites avec leur cortège de mises à pied.Ces circonstances rendent encore plus extraordinaire la réponse enthousiaste du public et des entreprises.Par leur geste, ils ont voulu adresser un message d’espoir aux plus démunis », a commenté le président du conseil d’administration de Centraide.L’objectif de départ de 24 millions $, a rappelé M.Bérard, n’avait pas été fixé arbitrairement, mais bien en fonction des besoins grandissants ressentis par les 200 organismes à but non lucratif qui seront assurés de poursuivre leurs activités pendant l’année à venir.Quelque 20 000 bénévoles ont mis la main à la pâte lors de cette campagne annuelle.Il existe 17 branches du mouve ment Centraide au Québec, qui fi nance plus de 800 organismes bénévoles voués à aider les personnes vi vant sous le seuil de la pauvreté, en perte d’autonomie, handicapées, psychiatrisées ou toxicomanes.C’en traide apporte aussi son aide aux groupes d’aide aux sans-abri, aux personnes atteintes de sida ou de cancer et aux familles aux prises avec des problèmes de violence con jugale.Louis-Gilles Francoeur MONTRÉAL a hérité hier du Secrétariat international qui doit gérer le Fonds multilatéral grâce auquel les pays développés vont fournir entre 4 et 7 milliards $ pour la mise en place à l’échelle internationale d’une politique globale de protection de la couche d’ozone.C’est le deuxième organisme affilié à l’ONU, après l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), à s’établir au Canada.En réalité, les deux organismes seront pratiquement voisins au centre-ville de Montréal.C’est à l’instigation du ministre fédéral de l’Environnement, Robert de Cotret, que le Secrétariat international, qui comptera une vingtaine d’employés, s’installera à Montréal.La décision d’installer à Montréal le Secrétariat chargé de synchroniser la mise en place des plans nationaux de protection de la couche d’ozone a été annoncée par le Dr Mostafa Tolba, le directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et par le sous-ministre adjoint aux politiques d’En- Huguette Young de la Presse Canadienne TORONTO — Le démantèlement du Canada n’est pas négociable, a déclaré hier le premier ministre onia rien, M.Bob Rae, en annonçant la création d’un comité de l’Assemblée législative chargé de faire le point sur la question constitutionnelle.En brisant son silence sur cette question depuis son élection à la tête du premier gouvernement néo-démocrate de l'Ontario le 6 septembre, M.Rae a catégoriquement affirmé que l’Ontario n’accepterait pas que le Québec se retire de la fédération canadienne.« Le démantèlement de la fédération que constitue le Canada n’a aucun sens pour le gouvernement de l’Ontario et nous nous y opposons carrément, a-t-il précisé dans un discours à Queen’s Park.Si le processus se met en branle, personne ne peut entretenir l’illusion qu’il va être sans douleur.Ce ne sera pas le cas.Les résidants de toutes les parties du pays vont être plus pauvres dans tous les sens du terme, si on devait envisager sérieusement un tel traumatisme ».Le premier ministre ontarien a précisé aux journalistes qu’il y avait deux parties.« Tout en déterminant ce que sont les clauses « abusives » d’un contrat entre deux parties éclairées, on maintient la valeur exécutoire d’un contrat.L’avant-projet de loi suggérait, par exemple, des recours pour un debiteur délinquant, dans la mesure où l’on pouvait établir que cette dette était « démesurément gênante ».Le nouveau projet trouve un juste équilibre entre les deux », pré-cise-t-cUe.Le Barreau du Québec s’est d’autre part immédiatement engagé à fournir l’enseignement nécessaire à ses avocats pour adapter leur pratique aux suggestions du projet de réforme.Il participera également à la commission parlementaire qui aura lieu cet été sur le projet de loi.Du côté de la Corporation des médecins du Québec, le président Augustin Roy a également salué la proposition du ministre de rendre obligatoire le consentement du patient avant d’octroyer des soins médicaux.« C’est un principe qui fait déjà partie de la déontologie des médecins.Le projet de réforme du Code civil donne à ce principe force de loi.À l’heure qu’il est, il existe toujours des exceptions à ce principe, dans les cas d’urgence par exemple, pour les personnes incapables d’offrir un consentement éclairé, ou dans le cas d’enfants» a-t-il Plus tôt cette année, les avocats vironnement Canada, M.Robert Sla ter.Le Secrétariat chargé de gérer ce fonds a été créé en juin dernier lors de la conférence de Londres.C’est au cours de cette rencontre internationale qu’il fut décidé de cesser toute production de CFC à l’échelle mondiale d’ici 1997.Un premier pas avait été franchi, trois ans plus tôt, à Montréal alors qu’une vingtaine de pavs convenaient d’une réduction de 50% des CFC d’ici l’an 2000.Les chlorofluoro-carbones (CFC), plus communément appelés fréons, sont abondamment utilisés en réfri gération, en climatisation et comme agents moussants ou nettoyants.Une fois libérée, chacune de ces molécules grimpe jusque dans la stratosphère où elle détruit des atomes d’ozone durant une période pouvant aller de 50 à plus de 100 ans.L’amenuisement de la couche d’ozone, selon les chercheurs, pourrait provoquer une augmentation importante des cancers de la peau chez les êtres humains et des mutations génétiques chez les animaux et les plantes de nature à compromettre l’économie ou la survie alimentaire de pays entiers.toujours lieu d’assouplir les structures fédérales actuelles, mais que le Canada devait rester entier et uni.« Nous voulons que le Canada reste une confédération, mais nous reconnaissons qu’il y aura des changements et que le statu quo n’est pas acceptable », a-t-il répondu aux jour nalistes qui le pressaient de questions.Pour éviter les erreurs du passé, M.Rae a ajouté que la prochaine ronde de discussions constitutionnel les ne devait pas être axée sur les revendications du Québec, mais devait répondre aux aspirations de toutes les provinces.Ainsi, a-t-il précisé, la formule de l’accord du lac Meech qui misait sur les cinq conditions du Québec a échoué parce que les autres provin ces n’y trouvaient pas leur intérêt.Dans ces circonstances, a-t-il ajouté, il vaut mieux réorienter le processus et permettre à tous les citoyens, dont les Ontariens, d’intervenir dans ce débat.Dans cette veine, a annoncé M.Rae, un comité multipartite de l’Assemblée législative dirigé par le député Tony Silipo, de la région de Toronto, verra à tâter le pouls des citoyens sur cette question.En vertu de l’aide juridique du Québec mettaient par ailleurs à la disposition de la population un « mandat en cas d’incapacité » qui permet à tout citoyen éclairé de mandater quelqu'un pour refuser ou accepter l’acharnement thérapeutique.M.Roy a par ailleurs mis un bémol aux clauses du projet de loi qui invalideraient dans tout le Québec les contrats de mères-porteuses.« À ce sujet, je trouve que le ministre Rémillard a agi très vite.Il s’agit d'un phénomène complètement nouveau, qui est légal à certains endroits aux Etats-Unis.Le projet de réforme fait en sorte que cette pratique serait illégale au Québec.Et je pense que des couples voudront l’utiliser quand même », précise M.Roy, qui ajoute toutefois que les mères-porteuses demeurent un phénomène très marginal de la pratique médicale.Par ailleurs, la Société canadienne d’hypothèque et de logement s’est réjouie des clauses du projet du ministre Rémillard qui permettraient la prise d’hypothèque sur les biens meubles d'un consommateur.« Le projet permettra par exemple de garantir les hypothèques sur des maisons mobiles, ce qui a posé problème dans le passé », a précisé M.Denis Pagé, directeur de la succursale montréalaise de la SC 1IL.La SC11L ne s’apprête toutefois pas à offrir dans l’immédiat des garanties sur les hypothèques de biens mobiliers, comme les automobiles.Jusqu’à tout récemment, précisait hier M Slater dans une entrevue accordée au DEVOIR, 56 pays ont ra tifié le Protocole de Montréal, soit 28 pays développés et 28 en voie de développement.Une autre tranche de 28 autres pays songe à rejoindre le peloton de tète dans cette lutte, la première à mobiliser des pays de tous les continents au-delà des allé geances et des idéologies.L’amincissement sans précédent de la couche d'ozone, constatée en 1989 par des experts de plusieurs pays, a obligé les signataires à accélérer la mise au rancart des fréons mais, en même temps, l’urgence de la situation soulevait un débat avec le tiers monde.Ces pays ont en effet besoin de s'équiper en systèmes de réfrigération efficaces et peu cou teux pour préserver leurs denrées alimentaires et accélérer leur développement économique.Le recours aux CFC leur serait tout autant pro fitable qu'il l’a été aux pays dévelop l*és si ces derniers n’avaient pas déjà ruiné à leur seul profit la couche d’o • zone.Les pays riches ont donc convenu de payer la différence entre les so d’un plan d’action à deux volets, le gouvernement publiera d’abord un document de discussion vers la fin de janvier.Des audiences publiques d'un bout à l’autre de la province suivront en février.Il n’est pas exclu que ce comité constitutionnel tienne des audiences au Québec.Coïncidence ou non, ce comité publiera son rapport intérimaire vers la fin de mars, soit le même échéancier visé par la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir constitutionnel du Québec.L’Ontario devrait publier son rapport final vers le 27 juin, a précisé un haut fonctionnaire digne de foi.Comme d’autres avant lui, M.Rae a ajouté que la thèse d’un fédéralisme renouvelé n’avait pas eu beau coup d’échos devant la Commission Bélanger-Campeau.Une question de temps, cette option deviendra plus concrète pour les Québécois, sou-haite-il, lorsque toutes les parties auront terminé de parler de symboles et avanceront des solutions réelles.À Québec par ailleurs, le ministre des Affaires canadiennes C.il Rémillard a trouvé « intéressante » l’initiative de l’Ontario de créer un comité d’étude sur la Constitution, mais rap pelle que ce sont les Québécois seuls qui vont décider de leur avenir.« Entre le Québec et l’Ontario, il y a des relations privilégiées tout à fait spéciales puisque l’Ontario est notre principal partenaire commercial, a dit hier le ministre Rémillard à la presse à sa sortie de l’Assemblée nationale.Je trouve la création du comité intéressante parce que cela signifie qu’ils réalisent que la situation est très sérieuse », a poursuivi M.Rémillard.lutioiLs dommageables et des nouvelles filières chimiques, soit les produits de remplacement que de grands manufacturiers comme Dupont sont en train de mettre sur le marché.Ces produits contiennent encore des molécules dommageables pour la couche d'ozone dans des concentrations d’environ 5%.Une somme de 160 millions $ a été versée dans le Fonds nniltilatétal, somme qui sera augmentée à 250 millions $ le jour où la Chine et l'Inde signeront le protocole.L’ensemble des dépenses de ce programme sur une vingtaine d'années pourrait atteindre 7 milliards J, a affirmé hier M.Slater.C'est ce fonds que le Secrétariat qui s'implante à Montréal va gérer de concert avec la Banque Mondiale, le Programme des Nations unies pour l’environnement et le Programme de développement des Nations unies.Chaque pays en voie de développement présentera son plan national pour la protection de la couche d’ozone.Ces plans comprendront des mesures réglementaires et fiscales ainsi que des transferts technologiques.Le comité exécutif du Secrétariat déterminera l'enveloppe* financière qui permettra la mise en place des plans approuvés.Les fonds proviendront pour 25 % des États-Unis, pour 13%du Japon, pour 12 % de l’URSS et pour 11 % de l’Allemagne.Le Canada fournira une contribution de 3,64 % du total requis.Ouvert et fermé à la Ville de Montréal durant le temps des Fêtes LES BUREAUX de la Ville de Montréal seront fermés à compter de midi le lundi 24 décembre pour rouvrir le jeudi 27 décembre à 8 h 30.Ils seront aussi fermés à compter de midi le lundi 31 décembre pour rouvrir à 8 h 30 le jeudi 3 janvier 1991.11 n’y aura pas de collecte des ordures ménagères les 25 décembre et 1er janvier, ni de collecte sélective des matières recyclables.Le Centre de tri et d’élimination des déchets sera fermé les 25 et 26 décembre ainsi que les 1er et 2 janvier Les 24 et 31 décembre, il fermera à 20 h.Les marchés Jean-Talon et Atwater seront fermés les 25 et 26 décembre ainsi que les 1er et 2 janvier, lisseront cependant ouverts jusqu’à 17 h les 24 et 31 décembre.Les activités du Service des loisirs et du développement communautaire suivront l’horaire suivant : ¦ le Jardin botanique et l’Aquarium seront ouverts tous les jours de 9 h à 18 h, les jardins extérieurs de 8 h au crépuscule; ¦ l’Aquarium sera fermé les 24 et 5 décembre, et le 1er janvier; ¦ les bibliothèques et les maisons de la Culture, la Cinémathèque, La Phonothèque, les arénas, les piscines intérieures, les centres d’activités seront fermés les 24, 25, 26, et 31 décembre ainsi que les 1er et 2 janvier.Pour obtenir plus de renseignements sur les services offerts par le Service des loisirs et du développement communautaire, on peut téléphoner au numéro 872-6211.LIBRAIRIE HERMÈS 1120, av.laurier ouest outremont, montréal H2V 2L4 tél.: 274-3669 de 9h.à 23h30 362 jours par année WW Le plus grand choix de montres suisses de renommée internationale XI Eh» Montres Ebel, à partir de 1125$ Seulement chez: x GBGL Les Architectes du Temps 1911 V K A 11 F M A N N M Ai nus lo A IL II ERS DI PUIS I') S-I 2195, rue Crescent *(514) 848-0595 > M | PATEK PHILIPPE ( atiter ROLEX Bi \n< I’mN GBGL I’lMd 1 BREITLING | Elle a supporté les épreuves de rinquisition helvétique: la Datejust de Rolex.% ROLEX Rolex Oyster Datejust.-Rojoute/iie GAMBARD Vente et service technique 6T0-A Cathcart, Montréal, centre-ville 866-3876 Des employés de Radio-Canada, Christian Martineau (à gauche), de Québec, France Dauphin, de Montréal, et Marc Charette, de Matane, ont comparu de vant la Commission.Le Barreau célèbre le nouveau Code civil Le volumineux projet de réforme est qualifié d’« actuel » et de « contemporain » Récolte record de Centraide Rae crée un comité constitutionnel mais précise que le démantèlement du Canada ne sera pas négociable A-4 M Le Devoir, jeudi 20 décembre 1990 La CÉCM décide d’attaquer la loi 107 sur le fond en Cour suprême Jean-Pierre Proulx LA COMMISSION (les écoles catho liques de Montréal a finalement dé cidé hier soir, par 11 voix contre 10, de contester en Cour suprême la loi 107 sur le fond, loi qui établissait les commissions scolaires linguistiques plutôt que confessionnelles.La loi avait subi il y a quelques mois avec succès en Cour d'appel un test de validité constitutionnelle.Mme Denise Soucy-Brousseau avait laissé planer des doutes il y a deux semaines, après son élection à la présidence, sur les intentions ul times du Regroupement scolaire confessionnel sur la poursuite du débat en Cour suprême.Klle les a levés d'entrée de jeu en lançant le débat de près de deux heu res qui a mené au résultat que l’on sait.Il est de mon désir que la loi 107 fasse l'objet d'une décision de la Cour suprême, a-t-elle dit.Klle a qualifié ensuite d’historique la décision qui venait d’être prise.Les considérants de la résolution sont tous de nature technique sauf un qui évoque les engagements pris, au niveau de la population, par les commissaires du Regroupement scolaire confessionnel à l’effet de défendre le maintien d’une commission et des écoles catholiques.Dans son intervention, la présidente a invoqué en outre la defense de la spéficité de la CKCM, de son autonomie budgétaire, de son intégrité administrative et territoriale, toutes des choses qu’à son avis la loi 107 met en danger.Bref, a lancé la présidente, la CECM n’a rien de commun avec les autres commissions scolaires.La CECM, a-t-elle ajouté, veut en même temps mieux assurer ses droits dans la perspective des changements constitutionnels que pré pare la Commission Bélanger-Campeau.Les commissaires du MÉMO ont pour leur part fait valoir une série d’arguments en faveur des commissions scolaires linguistiques et con- tre l’appel en Cour suprême.La CECM, en favorisant le statu quo, oblige des immigrants à étudier dans des écoles françaises de la CE PGM qui est un organisme anglophone.C'est confier les poules au renard, a dit le commissaire Robert Cadotte.La CECM a déjà dépensé plus de 350 000 $ dans cette cause alors que les besoins pédagogiques sont criants, a pjaidé le commissaire Marcelin Noël.L’opposition a d’ailleurs réussi à faire dire à la présidente qu’elle était prête à défendre sa cause à n'importe quel prix.Le procureur de la CECM, Me Marcel Cinq-Mars, évalue à quelque 75 000 $ le coût de ses honoraires pour la première année, mais ignore ce qu’il en coûtera après.Les évêques du Québec, y compris celui de Montréal, a plaidé M.Kenneth George, ont accepté le principe des commissions scolaires linguistiques.Aucune structure ne peut remplacer la foi des catholiques, a-t-il dit.Il a traité les commissaires RSC d’intégristes qui considèrent les élèves comme des catholiques en puissance plutôt que comme des jeunes à éduquer .On a encore invoqué l’autorité morale de l'ex-ministre de l’Éducation, M.Claude Ryan, iju’on ne peut pas soupçonner d’héresie, ou encore le consensus des personnels de la CECM et celui de la population tel que le révèle un dernier sondage : 62 % sont en faveur des commissions scolaires linguistiques.Le MÉMO s’étant, apres un échange d'une heure, mis à harceler la présidente sur les coûts de l'opération, la majorité s’est servie de la question préalable pour mettre fin au débat.L'assemblée a commencé par un petit spectacle : les commissaires du MÉMO sont sortis pendant la prière (un Ave), la présidente ayant refusé de la remplacer par une minute de silence, tout en offrant de l’ajouter à la prière.En septembre dernier, au début de la campagne électorale en vue des élections du 18 novembre, la CÉCM a décidé d’inscrire un avis d’appel en Cour suprême du jugement de la Cour d'appel rendu quelques semaines plus tôt.Elle a en meme temps décidé de retarder après les élections sa prise de position sur le fond.Cette décision obéissait à d’évidentes considérations stratégiques.Les candidats du RSC se gardaient ainsi une marge de manoeuvre face au MÉMO qui les accusait d'avoir déjà dilapidé 300 000 $ pour un débat futile.Au cours de la campagne, jamais le RSC s’est-il engage par écrit à poursuivre le débat judiciaire meme si son président défait, M.Michel Pallascio, a affirmé à quelques reprises sa volonté de procéder si son parti reprenait le pouvoir.Le résultat du scrutin du 18 novembre mettant presque coude à coude le MÉMO et le RSC a incité ce dernier à la réserve.Sitôt élue, la nouvelle présidente, Mme Denise Soucv-Brousseau, a refusé de dire si la CÉCM poursuivrait le débat judiciaire.Lorsque la Cour suprême aura tranché — les protestants ont de toute façon fait appel — et si l’issue est favorable au gouvernement, ce lui-ci entend mettre en oeuvre sa ré^ forme des structures scolaires dans l'ensemble du territoire.À Montréal toutefois, la loi 107 prévoit qu'il faudra maintenir la CÉCM et la CÉPGM dans des frontières qui pourraient toutefois être réduites, vraisembalement aux dimensions de celles de la Ville de Montréal.Sur ce même territoire se superposeraient les commissions scolaires françaises et anglaises regroupant tous les non catholiques et les non protestants, mais aussi les catholiques et les protestants désireux de s'y inscrire.Si la Cour suprême confirme cependant le jugement de la Cour d’a|> pel, le gouvernement pourrait aller plus loin, et abolir complètement la CÉCM et la CÉPGM pour les rem placer par des commissions scolai res françaises et anglaises, tout en maintenant intact le droit des mino rités catholiques ou protestantes, se Ion le cas, de faire dissidence.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Ouellet existe présentement, soutient M.Gaudet, rapjielanl à titre d’exemple que le Québec achète chaque année 90 % du blé (82 millions $) et 93 % du boeuf (750 millions $) qu'il consomme des provinces de l’Ouest.Le vice-président de l’UPA fait remarquer que le partage actuel n’est pas garanti, même si le Québec demeure au sein de la Confédération.Le débat doit être refait chaque année.Et le Québec ne tire son épingle du jeu que grâce à sa force de négociation.Par ailleurs, l’Association minière du Québec a mis en garde la Commission contre les conséquences sur l’économie d’un choix constitutionnel radical.Les « perturbations politiques » qui s'ensuivraient pourraient déstabiliser l’industrie et faire perdre des emplois au Québec.L’association qui regroupe les principales entreprises minières au Québec (21 000 emplois, une production annuelle de 2.8 milliards $) recommande d'opter pour un fédéralisme renouvelé et recommande d’éviter toute précipitation.« Nous ne prévoyons aucune difficulté majeure dans une révision fondamentale de la Constitution », a soutenu le directeur général M.Claude Drouin.Il faut éviter une crise constitutionnelle, dit-il.Car « s’il y a une crise, ça se peut que les investisse ments cessent pour un certain temps ».L'industrie minière québé- Drouin, et les fonds sont limités.Se Ion lui les perturbations politiques peuvent faire fuir les investisseurs lesquels pourraient toutefois fort bien s'accommoder de négociations, même prolongées, sur le renouvellement du fédéralisme à l’intérieur du Canada.Le constitutionnaliste M.Henri Brun a soutenu quant à lui l’option souverainiste.S'il appuie le maintien d'une relation entre un Québec souverain avec le reste du Canada, il suggère qu’elle se fasse « le moins possible dans des structures politiques ».Le fédéralisme renouvelé, dit il.placerait toujours le Québec sous le joug centralisateur de l’autorité canadienne et implique de facto l'abandon par le Québec de la compétence de définir ses compétences.Le diplomate à la retraite .lean-Yves G renon favorise lui aussi un partenariat de type communautaire et apolitique entre le Québec et le reste du Canada.Un deuxième palier de gouvernement de nature politique comporterait selon lui le danger de voir ressurgir les conflits qui caractérisent le fédéralisme actuel.Il suggère de créer sur le modèle euro péen une communauté économique canadienne et de soumettre un projet de cette nature à un référendum pan-canadien.Le professeur de philosophie de l'université McGill, M.Charles Taylor, suit le courant inverse.Il plaide en faveur d'un fédéralisme décentralisé.Selon lui, ce régime a été et demeure favorable au rayonnement du français et comporte plusieurs avantages pour les Québécois.Il affirme que les Canadiens anglais, même s'ils ont refusé Meech, accepteront des modifications plus profondes dans la mesure où il n’est plus question de redéfinir le Canada — « il n'est plus question d’une trahison envers l'essence du Canada déjà exis- tant » —, mais bien de construire un nouveau pays.L’Union des municipalités du Québec a réitéré de son côté le désir du milieu municipal de voir reconnu dans la constitution québécoise le statut des municipalités.L’UMQ rejette le statu quo constitutionnel, mais ne se prononce sur aucune option de rechange et réclame la tenue d'un référendum assorti d’une campagne d'information adéquate, dès le dépôt du rapport de la Commission au printemps prochain.La Société professionnelle des auteurs et compositeurs du Québec a réclamé quant à elle le rapatriement au Québec des pleins pouvoirs en matière de droits d’auteurs et de communication et suggère que le Québec se dote d'une loi du droit d'auteur plus conforme que la loi canadienne à notre tradition juridique et à celles qui sont en vigueur dans le reste de la francophonie.Le conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail du Québec (regroupe 150 femmes et 25 groupements) opte pour la souveraineté.Dans son mémoire, cette association soutient que les Québécoises pourraient intervenir plus efficacement dans un Québec souverain, qu elles auraient un plus grand pouvoir de revendication et d’influence que celui dont elles bénéficieraient en se tournant vers le fédéral.La Commission termine aujourd'hui sa première ronde d’audiences publiques.+ Les manufacturiers pratiqués aux Etats-Unis.En vertu de ce raisonnement, le taux d’escompte canadien devrait donc se situer aux environs de 8,5 %.Et l’AMC aimerait bien que le dollar canadien ne soit plus que de 77 ou 78 cents en regard de la devise américaine.Parce qu'il est identifié par l'AMC comme un facteur d’alimentation des taux d'intérêt élevés, le déficit fédéral doit être réduit dans les plus brefs délais, affirme M.Le llir.Cela signifie de sabrer dans les dépenses, dans les programmes.« Le ministre des Finances Michael Wilson eu une belle occasion en 1985 de contrer presque définitivement le déficit, estime M.Le llir.Mais il a reculé sur presque toutes les mesures après la manifestation sur la Colline parlementaire au cours de laquelle une dame avait apostrophé le premier ministre Mul-roney en lui disant : Tu nous as menti, Charlie Brown'».Le dirigeant de l’AMC croit que le | Canada doit réduire le coût de ses services, dont certains sont jugés luxueux.En guise d’exemple de mesures à prendre, M.Le llir a suggéré que l'administration des passeports i soit confiée à l’entreprise privée, tout comme l'émission des permis de i conduire au Québec.Il croit aussi que plusieurs programmes sociaux pourraient être administrés par un ! seul organisme, plutôt que de relever de divers groupés bureaucratiques.Mais en même temps que l’on demande de réduire les services et de | « se serrer la ceinture », l’AMC réclame du gouvernement québécois l’abolition de la taxe sur le capital que doivent verser les entreprises.Il propose aussi de s’inspirer d’une législation belge de 1989 destinée à « sauvegarder la compétitivité du pays » et qui contient entre autres mesures la réduction des cotisations patronales à la sécurité sociale dans les domaines exposés à la concurrence internationale.La législation belge évoquée par l’AMC donne aussi à l'État le pouvoir d’augmenter les déductions fiscales pour les investissements et les activités de recherche-développement ainsi que la possibilité « d’encadrer les hausses salariales ».Mais, nuance M.Le llir, la situation en Belgique ne peut être comparée ou transposée au Canada.Il existe là-bas une concertation patro-nale-syndicale qui n’existe pas encore ici.+ Gorbatchev mère indiscutable au développement de leur économie».Le président lituanien, Vytautas Landsbergis, a immédiatement réagi à ce discours en déclarant que l’imposition de l’état d’urgence ou de l'administration présidentielle directe en Lituanie serait « une nouvelle forme d’occupation » présiden-tielle directe dans les régions troublées d’URSS.« Les accusations de séparatisme pourraient être utilisées comme prétexte pour imposer la loi martiale ou l’administration présidentielle, a indiqué M.Landsbergis dans un communiqué parvenu à Moscou.Dans notre cas, il s'agirait d'une nouvelle forme d’occupation, qui serait imposée par décret présidentiel, mais il (M.Gorbatchev) n’est pas notre président », a ajouté le dirigeant lituanien.M.Gorbatchev « tente de tromper l'opinion publique en présentant l’objectif des États baltes de reconquérir leur indépendance comme un problème de séparatisme », a souligné M.Landsbergis.Le combat de la Lituanie pour l’indépendance « est celui d’un État annexé contre l’oppression de la puissance annexante, et non une tentative de séparer un État d une des ses composantes », a estimé le président lituanien.Les gouvernements et les parlements indépendantistes des trois républiques, qui y ont remplacé les communistes après les élections de cette année, veulent y limiter les droits civiques des personnes installées depuis l’annexion des anciens États baltes par Staline, en 1940.Ils estiment devoir protéger l’avenir des autochtones, qui ne représentent qu’un peu plusde 50 %de la population en Lettonie et 60 % en Estonie.Il n’v a jusqu’à présent pratiquement pas eu de violence dans les républiques baltes.Plusieurs attentats à la bombe sans gravité ont cependant eu lieu ces derniers jours à Riga, capitale de la Lettonie.Le Front populaire au pouvoir y voit l’oeuvre de ses opjxisanLs communistes, qui chercheraient ainsi un prétexte pour amener Moscou à la répression.Le Parti communiste letton a pu blié hier un communiqué démentant toute participation à de telles actions et accusant Riga de calomnie.L’intervention de Mikhaïl Gorbatchev, consacrée à la défense de son projet de nouveau traité de l’U nion élargissant les droits des républiques, contenait également des références à la Modavie, l’Ossétie du Sud, la Géorgie et le llaut-Karabakh.La Moldavie est limitrophe de la Roumanie.De violents incidents y ont opposé les autorités moldaves aux régions sécessionnistes de Ga-gouzie, où vit une minorité turque, et du Dniestr russophone.En Géorgie, les communistes ont perdu le pouvoir le mois dernier au profit d’un gouvernement nationaliste.Celui-ci a aboli l’autonomie de l’Ossétie du Sud, dont la population essentiellement musulmane cherche elle aussi à faire sécession.Le Haut Karabakh, enclave arménienne dans la république d'Azerbaïdjan, constitue depuis près de trois ans un foyer d’agitation et de conflit larvé entre les deux républi ques, et de violentes émeutes y ont fait des centaines de morts.L’intervention directe du Kremlin évoquée par Mikhaïl Gorbatchev était réclamée dans un document diffusé au Congrès par les chefs militaires soviétiques, rejoints par des communistes traditionalistes et des écrivains nationalistes russes.Le document dénonce la menace que font peser sur l'État des « forces antipopulaires et antisocialistes » et porte notamment la signature du patriarche Alexis, de l’Église orthodoxe russe, du général Mikhaïl Moisseiev, chef de l'état-major interarmes, du chef de l’armée de terre Valentin Varennikov et du commandant des forces navales Vladimir Tchernavine.4 Ottawa Le projet de loi pourrait mourir au feuilleton, mais M.Masse n’est pas inquiet car un second dépôt serait possible l’an prochain.Ce projet avait été promis par M.Masse qui avait mis sur pied un groupe de travail pour étudier cette question.Mais bien avant, il y a sept ans, des représentants de la communauté artistique, dont l’UdA, avaient demandé au ministre libéral du Travail de l’époque, M.André Ouellet, d'agir.La loi fédérale définit trois catégories d’artistes : les créateurs, c’est-à-dire les auteurs d’oeuvres artistiques, littéraires, dramatiques ou 20 décembre par la PC et!'AP 1986: les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole lisent des plafonds à leur production pour imposer un prix de 18$ le baril Ils sont nés un 211 décembre: l'historien allemand Léopold Van Ranke (1795-1836): l'actrice américaine Irène Dunne ( 11)04-); la chanteuse française fidith Piaf (1905-1963); Léonid Brejnev, homme d'Etat soviétique (1906 1982).coisc est canadienne, ajoute M LE DEVOIR devoir suNd' Renseignements (514) 844-3361 Administration (514)844-3361 Rédaction (5141 842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514) 842-9645 numéro sons frais ‘ * 1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.Québec.Extérieur — Indicatif 514.Indicatif 418.indicatif 819.Indicatif 613.(514)332-3891 ou (514) 844-5738 .(418)845-2080 1-800-361-6059 .1-800-463-4747 .1-800-361-5699 .1-800-361-5699 i v-vr ¦ - ¦ i*rVi‘r -1-^' k 'Cl ¦!» ¦/ LES ENFANTS DU MONDE TENDENT LA MAIN V ; 'tji'ji.' %, mr Wr 1 y.JmMMïëà •, k&i/htm, fssm’ ‘¦dZ/mmssL "iSj&tjfcf $!»«?• V&h M 'V W - M I, I % è .ts* i' îfa % "fÇh *’ ,J ii.fiv') M-fl WmC/ : i-:.;¦ tW m w :* asr te?»." J?lin ûim Unicef w Fonds des Nations Unies pour l’enfance A NOEL, PARTAGEZ! Les cartes de vœux UNICEF représentent l'espoir pour tous les enfants du monde.Vous pouvez les obtenir chez les dépositaires autorisés ou a la Boutique UNICEF Commandes postales et téléphoniques acceptées.Grâce à vous, UNICEF peut faire beaucoup.• I carie _ des sels de réhydratalion orale UNICEF pour 9 enfants 0 10 caries 60 doses de vaccins contre UNICEF “ la rougeole 0 100 cartes _ immunisation de 600 enfants contre UNICEF les six principales maladies infantiles A Noël, partage/, vos souhaits avec les cartes UNICEF ou faites parvenir votre don au Comité UNICEF de votre région.Unicef 0) Comité IJNICI i Québec 209, rue Sl-Paul Ouest Montréal (Québec) 112Y 2AI (514) 288-5134 (514) 288 1305 musicales, les interprètes et les per sonnes qui participent à la création dans les domaines des arts de la scène, de la musique, de la daase, des variétés, du cinéma, de la radio, de la télévision, des enregistrements so nores, de la vidéo et du doublage, de la réclame publicitaire, des métiers d’arts et des arts visuels.Il appar tiendra au Tribunal de déterminer si oui ou non les techniciens, ou les exé-cutanLs, peuvent appartenir à des as sociations d’artistes.Au Québec c’est non.AFFAIRES MUNICIPALES La CUM adopte son budget LA COMMUNAUTÉ urbaine de Montréal (CUM) s’apprêtait hier soir à adopter son budget 1991 comprenant des dépenses de 975,7 millions $.Le budget de la police s’élèvera à 372,2 millions $; celui de la station d’épuration des eaux usées à 35,2 millions $.Le déficit d'opération de la Société de transport (STCU M ) de la Communauté urbaine de Montréal (STC) devrait atteindre 157,5 millions $.Le service de la dette coûtera 300,4 millions $.L'augmentation des dépenses devrait s’élever à 7.1 % l’an prochain, ce qui contraindra les municipalités à hausser leur contribution de 10 %.Un plan de 651 millions $ LA CUM a également adopté hier soir son Plan triennal d’immobilisations comprenant des investissements de 651,6 millions $ d’ici 1993.Les travaux de prolongement du métro et le traitement de eaux usées goberont chacun le tiers des sommes affectées au programme.Le reste des investissements se partagera entre la mise en place du système de télécommunications du service de police, la construction et l’aménagement de certains immeubles, et l’acquisition et l'aménagement de parcs régionaux.Discours de gauche, budget de droite LA COALITION démocratique de Montréal (( DM ) estime que le budget Cousineau qui sera adopté cette semaine accroît le fardeau des plus démunis et allège celui des nantis.La Coalition estime en outre que l'administration utilise des jeux comptables pour diminuer artificiellement le budget de la Ville, notamment en dissimulant 300 millions $ dans divers fonds et sociétés paramunicipales.La G DM dénonce les coupures dans les serv ices de loisirs et le peu d’effort consenti pour la cueillette sélective et le recyclage des déchets domestiques, et pour le financement du transport en commun.CARTES D’AFFAIRES ROBIC F omlô on 1892 55 Si Jacques Montreal, Québec Canada.H2Y 3X2 Télex 05 268656 f ax (514)845 78/4 Tél (514)987 6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce SWABEY 0GILVY RENAULT AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE Une Société dont SWABEY, MITCHELL HOULE, MARCOUX 8 SHER et le cabinet juridique OGILVY RENAULT sont les associés 1001, bout, de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126, Télex: 05-24355 Facsimilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA 5.LA VIE ECONOMIQUE Montréal, jeudi 20 décembre 1990 Un contrat de 200 millions $ permet à Marine de souffler jusqu’en 1995 De gauche à droite : MM.Robert Tessier, Royal Demers, Benoit Michel et Jean Guy René lors de la signature du contrat entre MIL et la SKBJ.IgSf! yï Serge Truffaut LA SOCIÉTÉ d’énergie de la Baie James (SÉBJ) a choisi la division hydro électrique du Groupe MIL, filiale de la Société générale de finan cernent (SGF), pour la réalisation de deux contrats d’une valeur totale de 200 millions! Selon les informations communiquées hier par M Mario l’éloquin, adjoint au président et responsable des communications de MIL Tracy, ces contrats ont été accordés par la SEBJ dans le cadre des projets La Grande I (LG 1) et Laforge I (LA I).L'addition de ces deux contrats a permis au carnet de commandes de MIL Tracy, membre du groupe Mil,, d'excéder les 430 millions $.Quant à leur impact sur la main-d'oeuvre, ils permettront de garantir de l'emploi a 350 personnes d’ici 1995 « dans l’ensemble des secteurs de l'entreprise, incluant la filiale Milthom, a La chine ».Dans le cas de Laforge, le contrat annoncé stipule que MIL devra eons truire six groupes de turbine-alternateur de 142 MW.Pour ce qui est de La Grande, le contrat prévoit la réalisation de quatre turbines de type dite Hélice et de quatre alternateurs de 120 MVA.« Pour ces deux con trais, MIL-Tracy fournit la conception, la fabrication, le montage sur site, et participe à la mise en service des groupes».L'obtention de ces mandats est le résultat des efforts de diversification que poursuit ce groupe industriel de puis plus de deux ans, dans le but de ne pas être captif de la très hasar deuse sphère d’activités qu’est la construction navale.Grâce à ces commandes, MIL Tracy aura la possibilité d’élargir sa gamme de produits et donc, par voie de conséquence, de se positionner sur d'importants projets tant au Québec qu’au Manitoba.C'est en tout cas la certitude de M.Péloquin qui a mentionné à cet égard qu’en 1991 MIL aurait l’occasion de proposer ses services en conception, fabrica lion, montage et entretien des systèmes énergétiques.Én effet, dans le créneau hydro électrique, et selon les informations fournies, le Groupe MIL va soumissionner dès l’an prochain sur des contrats afférents au rééquipement de Manie 5 ainsi que sur des contrats qui seront alloués en vue de la mise en service de Laforge 2 et de Éast-inain.Dans le créneau nucléaire, MIL Tracy serait fort bien placé pour obtenir d'Énergie atomique Canada le mandat consistant à fabriquer la calandre d'un réacteur qui serait édifié en Corée.Si MI L rafle ce contrat, en viron 12 millions! s’ajouteront à son carnet.Aux États-U nis, cette entreprise entend capitaliser sur le vaste pro gramme de réfection qui a cours présentement au sein des centrales hydro électriques.« On lorgne sé rieusement de ce côté parce que les Américains ont épuisé leur énergie hydro électrique », de confier M Po-liquin.Selon ce spécialiste, différents États sont d’ores et déjà dans l’obligation de moderniser leur infrastructure énergétique.Dans cette perspective, MIL veut attaquer avec agressivité ce marché monétaire-mént prometteur Par ailleurs, dans le but d'élargir la gamme de produits que celte fi lialede Groupe MIL, il a été décidé de raffermir les liens existants avec le groupe industriel français GEC Alsthom qui « dispose d'une expertise dans une foule de créneaux ».< )n se souviendra qu'avec 35 % des parts, G KC Alsthom est le deuxième plus important actionnaire de Groupe MIL derrière, bien évidemment, la SG F.Rejointe à ses bureaux montréalais, Mme Lilian Eigl.responsable des communications, a indiqué que les négociations amorcées il y a plus de quatre mois entre les ordres gou vernementaux afin de trouver une solution financière aux problèmes de MIL se poursuivaient Rien de nou veau n'a donc transpiré.Plus tôt cette année, la SG F avait annoncé que Marine Industrie av ait enregistré des pertes de plus de 300 millions! à cause du contrat des frégates.Le libre-échange n’est pas la cause des difficultés économiques actuelles au Canada — Derek Burney WASHINGTON (PC) — Il est temps que les Canadiens cessent de jouer à l'autruche et comprennent que le libre-échange n’est pas responsable des difficultés économiques que connaît le pays.C’est le message qu’a transmis, hier, l'ambassadeur canadien aux États-Unis, Derek Bumey, alors qu'il donnait sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année.Abandonnant sa réserve habituelle, M.Bur ney n'a pas caché son irritation de vaut les critiques qui pleuvent sur l’accord canado américain de libre-échange.« Je trouve.disons frustrant, pour employer des termes diploma tiques, de lire toutes ces manchettes à propos des emplois perdus à cause du libre-échange, a-t-il dit.Je considère que c’est pratiquer la politique de l’autruche en matière d'économie.Il va falloir que les Canadiens se sortent la tête du sable parce que le monde continue de tourner, et que nous allons devoir faire plus atten tion à ce qui se passe vraiment dans une économie globale plutôt que de chercher à inventer de faux boucs émissaires pour tout ce qui peut arriver à notre économie.» Avant d’être affecté à Washington, il y a deux ans, M.Burney a été le chef de cabinet dujiremier ministre Brian Mulronev.A ce titre, il a été impliqué de près dans les négocia tions de l’accord de libre-échange, dont il a toujours été par la suite un des plus solides défenseurs.« N’importe quel économiste respectable.sait qu'une plus grande ouverture des marchés crée un climat favorable aux investissements, d’insister M.Burney.L’investissement entraîne la croissance, la croissance engendre de meilleurs revenus, et de meilleurs revenus signifient de meilleurs emplois.» Selon M.Burney, le surplus de la balance commerciale du Canada a augmenté de 9 % depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange, et ce même si l’actuel dépérissement de l’économie « n’est de toute évidence pas des plus propice à l’expan sion du libre-échange ».Décidé à clouer le bec de ceux qui imputent au pacte de libre-échange la perte de milliers d’emplois au Canada, l’ambassadeur a soutenu que plusieurs des secteurs d’activité qui ont annoncé des mises à pied récem ment, parmi lesquels des eompa gmes aériennes, des brasseries, des entreprises de construction et même Radio-Canada, ne sont pas couverts par le libre-échange.« Si c’est plus facile de rédiger un article ou de faire la manchette en faisant du libre-échange le bouc émissaire de tous les maux économiques du pays, les gens vont le faire », s’est-il indigné, ajoutant : « Prétendre qu’on peut arriver à empêcher le monde de changer, en disant que si on annulait l'accord de libre-échange, tout irait biemalorssi vous croyez ça, c’est de la naïveté ».La semaine passée, un sondage ef- fectué par Gallup indiquait que seulement 31 % des Canadiens étaient favorables au traité de libre-échange, comparativement à 44 % lors d'un sondage mené deux ans plus tôt.On a rapporté que M.Burney aurait écrit au département américain du Trésor, à propos d'un conflit pos sible au sujet des automobiles de fabrication canadienne, pour le prévenir que le libre-échange « est moins populaire que jamais au Canada », et que le gouvernement néodémocrate ontarien serait plus qu’heureux d'avoir une autre raison de critiquer l’accord bilatéral.M.Burney a indiqué hier que certains fonctionnaires américains sont conscients que l’accord est en discrédit auprès des Canadiens, mais cela n’empêcherait pas le Canada de devenir partenaire à part entière d'un nouvel accord de libre-échange avec, cette fois, le Mexique et les États-Unis.La situation économique inquiète la Réseve fédérale Ainsi, la détente pourra se poursuivre sur le taux des fonds fédéraux.La banque centrale, mieux connue sous le nom de la Fed, hésitait à laisser ce taux, actuellement de 7,25 % env iron, descendre sous le taux d’escompte.Les fonds fédéraux sont passés de 7,5/16 % à 7 % peu après l’annonce de la décision de la Fed.Le marché devra surveiller atten livement pendant quelques jours les opérations de la Fed sur le marché afin de déterminer le nouvel objectif des fonds fédéraux.Les grandes banques américaines devraient également abaisser leurs taux dans les prochains jours.Elles les maintiennent à 10% depuis le 8 janvier, en dépit de la détente des taux du marché et de l’assouplissement de Fed, afin d'assurer leur rentabilité.Mais désormais, elles n’ont plus le choix, notent les économistes.« Les banques commerciales devraient s'aligner cette semaine », prévoit Michael Moran.Il s’attend à une réduction d’un demi-point du taux de base à 9,5%.Seules quelques petites banques ont réagi à la baisse des fonds fédéraux en réduisant leurs taux de base, mais la décision de la Fed devrait inciter les autres banques à s’aligner.D’ailleurs, la Norwest Bank du Min nesota n’a pas tardé en ramenant son taux de base de dix à 9,75 % dès la décision de la Fed.Par ailleurs, le département du Commerce a annoncé, hier, que le produit national brut (PNB) américain a progressé de 1,4 % en rythme annuel au troisième trimestre 1990.Le département a révisé en baisse sa précédente estimation faisant état d’une croissance de 1,7 % pendant cette période.Fin octobre, le gouvernement avait estimé à 1,8 % l’augmentation du PNB de juillet à septembre, avant de ramener cette hausse à 1,7 % fin novembre.Les chiffres publiés hier sont définitifs.La croissance américaine était tombée à 0,4 % au deuxième trimestre, après s’être établie à 1,7 % lors des trois premiers mois de l'année (rythmes annuels également).Elle Des travailleurs de Hyundai rejètent la syndicalisation WASHINGTON (AFP Reuter) - En réduisant son taux d’escompte mardi, la Réserve fédérale a montré qu elle s'inquiétait de voir l’économie américaine plonger dans la récession.
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