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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-03-08, Collections de BAnQ.

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Centre-Ville «845-8267 Automobiles Ploce de Bleuty Vol.LXXXII — No 56 ?Entolelllé avec passages nuageux.Max.: -5.Détail pag« B-7.Montréal, vendredi 8 mars 1991 Toronto sscom* 65* • tps • TVQ Les Jeunes libéraux l’intégralité du rapport Allaire Pierre O’Neill LES RISQUES d’un affrontement entre fédéralistes et souverainistes s’accroissent au PLQ.Assurés de rallier à leur cause la majorité des 2800 délégués du congrès qui débute aujourd’hui à Montréal, les Jeunes libéraux demeurent intraitables et sont déterminés à défendre l’intégralité du rapport Allaire.Président de la Commission-Jeunesse, Michel Bissonnette a déclaré hier au DEVOIR qu’il n’est pas question de faire des concessions susceptibles d’altérer les principes et objectifs fondamentaux du projet de réforme constitutionnelle.Comptant pour le tiers de la délégation, les Jeunes libéraux s’opposeront à toute tentative de diluer la portée du texte concernant notamment, le rapatriement des pouvoirs.défendront la démarche référendaire, l'autonomie politique, le renforcement de l’union économique et les modifications aux structures politiques.À travers le lot des 56 propositions d'amendements, les Jeunes libéraux ont identifié les plus menaçantes et ils entendent intervenir massivement pour convaincre le congrès de les rejeter.C’est le sort qu’ils réservent à l'amendement parrainé par Claude Ryan et l’association du comté d’Argenteuil.Un texte qui vise essentiellement à préciser que la prochaine ronde constitutionnelle ne se fera pas à deux, comme le veut le rapport Allaire, mais à onze, c’est-à-dire, «avec le reste du Canada».Selon M.Bissonnette, c’est autour de cette proposition d’amendement que les échanges risquent de se prolonger et d’atteindre une certaine intensité.Résignés à l’adoption du rapport Allaire, les fédéralistes retire- rait une profonde consolation de l'adoption de cet amendement par le congrès.« L’on change la notion de négociations avec le gouvernement du Canada pour celle de négociations avec le reste du Canada.C’est fondamental.M.Bourassa a clairement stipulé que le processus était vicié et que le Québec ne négocierait plus à onze ».Mais les Jeunes libéraux n’entendent pas se satisfaire du rejet de la proposition Ryan.Ils défendront sur le plancher dû congrès une proposition d'amendement endossée par 14 associations de comtés, et portant la garantie que si les négociations entre le Québec et le Canada sont concluantes, l’entente qui s'en dégagera devra « respecter » le projet de ré forme articulé par le comité Allaire.Les confidences recueillies hier à travers les instances du parti et du Voir page A-4: Jeunes libéraux SOCIÉTÉ PHOTO JACQUES NADEAU La subtile et lente mutation des rapports Page B-l Washington n’entend rien imposer à Israël WASHINGTON (AFP) - Les États-Unis veulent être un « catalyseur » pour la paix au Proche-Orient mais ne dicteront rien à personne, a déclaré hier la Maison-Blanche après qu’Israël eut exprimé des craintes quant à la volonté du président George Bush d’obtenir une solution au conflit israélo-arabe.La présidence américaine a minimisé les réactions israéliennes au discours de M.Bush au Congrès dans lequel il avait réaffirmé mercredi que le conflit israélo-arabe devait être réglé grâce au principe de l’échange de territoires contre la paix conformément aux résolutions 242 et 338 de l’ONU.Plus tôt dans la journée, le ministre israélien des Affaires étrangères, M.David Lévy, avait mis en garde contre toute « pression sur Israël, qui nous éloignera de la paix.Israël n’a pas besoin d’être forcé ou poussé en direction de la paix ».« Notre pays souhaite toujours ap- L’Irak libère 2000 Koweïtiens, page A-7 pliquer son plan de paix et refuse la tenue d’une conférence internationale car cela signifje pour les pays arabes amener Israël devant un tribunal international », a dit M.Lévy lors de sa rencontre avec ses homologues européens.Le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Marlin Fitzwater, a indiqué que les responsables israéliens, dans leurs discussions avec le gouvernement américain, avaient « fait preuve de soutien » et montré de l’intérêt pour un rôle américain et la recherche de nouvelles voies pour obtenir une solution.Il a toutefois reconnu qu’il y avait « toujours eu désaccord » entre les États-Unis et Israël sur le principe de l'échange de territoires contre la paix.Mais, a-t-il dit, « nous ne voulons pas que des désaccords passés affectent des chances actuelles.Nous pensons que la guerre (contre l’Irak) offre une nouvelle occasion et un nouvel environnement pour tirer parti de cette situation pour entamer des discussions», a-t-il déclaré.Le porte-parole a estimé que le conflit du Golfe avait résulté en une plus grande volonté de paix qu’au-paravant de la part de toutes les parties proche-orientales.L’élaboration du principe d’échange de territoires contre la paix évoquée mercredi par M.Bush doit faire l’objet de consultations, a souligné M.Fitzwater.« Nous ne devons pas aller trop vite en besogne.Le premier pas est de tenter de rassembler (les différentes parties) et de discuter de ces questions.Nous n’allons dicter de solution à personne », a-t-il déclaré.« Nous n’allons pas dicter un plan définitif », a-t-il ajouté.Voir page A-4: Washington Les Canadiens boudent le comité du sénateur Beaudouin Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa LE COMITÉ fédéral chargé de trouver une façon de donner une plus grande voix aux Canadiens au chapitre constitutionnel est en panne d’interlocuteurs.Une semaine avant le début d’une tournée pan-canadienne, seulement 28 groupes et individus d’un bout à l’autre du pays, dont un seul au Québec, ont demandé à se faire entendre par le comité parlementaire chargé de trouver une solution de rechange à la formule d'amendement de la Constitution.De plus, aucun gouvernement provincial n’a répondu à l’appel du comité de députes et de sénateurs.Une invitation personnelle avait été adressée aux dix chefs de gouvernement des provinces le mois dernier leur donnant le choix de l’endroit et l’heure pour se faire entendre.Pour seule réplique : deux provinces, l'Ontario et l’Alberta, ont expédié aux greffiers du comité des copies des documents de réflexion pondus pour leurs propres commissions constitutionnelles.Le comité entreprend une tournée des capitales du pays le 18 mars.En principe, il avait donné jusou’à lundi prochain aux candidats à témoigner pour se manifester.Il partira comme prévu, ont affirmé hier ses responsables qui en sont à lancer une operation pour renflouer son programme d’activités.« Ce n’est pas assez pour justifier que le comité voyage, convient-t-on en effet dans l’entourage de la commission, mais, dans ce cas-ci, il faut qu’il justifie son existence.Son mandat prévoit qu’il voyage.» S’il n’est pas sans précédent qu’une commission parlementaire prenne la route sans avoir complètement rempli son carnet de rendez-Volr page A-4: Les Canadiens PHOTO AP «SAN I JL» ' ; Mk.* Quelque U 000 réfugiés albanais sont arrivés hier en bateau à Brindisi (sud de l’Italie).Un bon nombre d’entre eux se sont agglutinés sur les quais du port pour y passer la nuit.Réfugiés albanais : l’Italie affiche complet Tirana demande à l’armée d’endiguer le flot des candidats à l’émigration d’après AFP et Reuter BRINDISI — Onze mille réfugiés albanais environ, arrivés dans la journée d’hier en bateau à Brindisi, en Italie, ont, pour bon nombre d'entre eux, passé la nuit sur les quais du port, les capacités d’accueil de la ville étant amplement dépassées.En Albanie, le gouvernement a pris des mesures pour endiguer le flot des candidats à l’émigration, annonçant notamment la transformation du port de Durrës, d'où sont partis illégalement ces derniers jours des milliers d’Albanais pour l’Italie, en zone militaire, administrée et contrôlée par les forces armées.La situation reste tendue dans le port de Vlora (sud) où plusieurs milliers de personnes venues de tout le pays ont tenté de prendre d’assaut des bateaux pour se rendre en Italie.Le calme était en revanche revenu hier à Tirana où les affrontements de la veille entre la police et quelque deux à trois mille personnes cherchant à pénétrer dans les ambassades occidentales ont fait un mort et plus d’une dizaine de blessés, a indiqué un norte-parole du ministère de l'Intérieur.Un nouveau bateau, battant pavil- lon panaméen, le Legend, est entré au début de la nuit dans le port, avec à bord, selon la capitainerie du port, plus de 4000 réfugies albanais qui ont débarqué peu après en dépit des efforts des forces de l'ordre pour les convaincre de rester sur le batiment.Plus tôt dans la journée, deux cargos albanais avaient débarqué 3000 et 3500 réfugiés, et une demi-dou-Volr page A-4: Réfugiés Parizeau exige de Bourassa le courage de Lesage Michel Venue TROIS RIVIÈRES - Comme Jean Lesage un 1967, le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, doit avoir le courage dès l’ouverture du congrès libéral, ce soir à Montréal, de dire s'il est fédéraliste ou s’il est souverainiste, estime le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau.« Dans les moments cruciaux, on a la responsabilité d’être clair », a-t-il soutenu hier en conférence de presse, au terme d’une réunion de deux jours des 29 députés de son parti à Trois-Rivières en prévision de la reprise des travaux sessionnels de l’Assemblée nationale mardi prochain.M.Parizeau a sommé le chef libéral d’indiquer très tôt durant le congrès — «et quand je dis très tôt c’est vendredi soir» —, à quelle enseigne il loge.Les Québécois ont le droit de savoir, insiste le président péquiste.Assez de zig zag.Le moment de vérité est arrivé.Le chef de l’opposition a rappelé comment, au congrès libéral de 1967, le chef Jean Lesage avait clarifié son option dès l’ouverture des assises.« Je suis fédéraliste », avait-il déclaré, menaçant de démissionner si les propositions « séparatistes » de M.René Lévesque étaient adoptées.C’était courageux de sa part, fait remarquer M.Parizeau.M.Bourassa doit faire pareil.(Fin 1967, c’est finalement M.Lévesque qui avait claqué la porte, pour fonder par la suite le Mouvement souveraineté-association puis le Parti québécois).« Moi j’ai eu à démissionner (NDLR : du gouvernement Lévesque en 1984) sur cette question constitutionnelle, a souligné M.Parizeau.Et quand je suis revenu, c’est à partir d’une idée claire : ‘Je suis souverainiste et je veux que ce parti soit souverainiste’ ».Ce n’était pas sans risque, se souvient-il.La plupart des commentateurs qualifiant alors sa démarche de suicidaire.« Dans les moments cruciaux, il faut être clair », a-t-il martelé.La majorité des Québécois s’est branchée, les Canadiens anglais le sont, le premier ministre canadien M.Brian Mulroney a fait son lit en faveur de l’unité canadienne.« Il faut que le dernier des pas branchés se branche », dit-il.Voir page A-4: Parizeau LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA P E N S É E du jour « Qu’est-ce qu'une personne charitable, sinon quelqu’un qui a humanisé son égoïsme ».On veut réformer l’orthographe pour en faciliter l’usage à des gens qui n’écriront jamais.C’est le cerveau qui nous gouverne ; le coeur, lui, ne fait que marcher au pas.Il se rencontre des gens honnêtes chez les grands financiers, comme il s’en trouve chez les voleurs professionnels.Michel ne prépare pas son avenir parce qu’il ne veut pas vivre comme il sera.Loin de ses soldats sur la ligne de feu, le commandant dans son Q.G.pense sans le dire : « Il faut bien que je vous suive, je suis le chef ! » ALBERT BRIE Réalités de femmes Catherine Lord Catherine Lord, disparue prématurément en février 1990, nous a laissé une importante œuvre journalistique axée sur la condition féminine.Des préjugés sexistes aux problèmes économiques, de la santé à la psychologie des enfants en passant par la maternité et les relations de couple, tout l’intéressait.Cet ouvrage a été préparé par Martine D’Amours, Marie-Thérèse Bournival et Gloria Escomel.336 pages - 24,95$ COLLECTION PAPIERS COLLÉS Boréal A-2 M Le Devoir, vendredi 8 mars 1991 Le déficit budgétaire 90-91 dépassera les 2 milliards $ Frédéric Tremblay de la Presse Canadienne QUÉBKC — Le déficit budgétaire du gouvernement du Québec franchira la barre psychologique des deux milliards $ à l'occasion de l’exercice financier 90-91.En commission parlementaire, hier soir, sur l'évolution des finances publiques, le ministre des Finances, Gérard-D.Levesque, a indiqué que le déficit pourrait même atteindre les 2,5 milliards $, soit 750 millions $ de plus que prévu lors du discours sur le budget, en avril dernier.« Nous espérons que nous pourrons présenter le déficit à un niveau inférieur à 2,5 milliards $ », a indiqué le ministre.Déjà, lors de la présentation de la synthèse des opérations financières au 30 septembre 90, M.Levesque avait prévu un accroissement du déficit au-dessus des prévisions.Initialement anticipé à 1,75 mil-lard $, le déficit avait été révisé à la hausse en septembre à 1,98 milliard $.Le ministre est maintenant obligé de présenter des prévisions revues encore plus pessismistes.« Cette situation est attribuable à une forte détérioration de l’économie, particulièrement au cours des mois de décembre et de janvier », a expliqué le ministre des Finances, lorsqu'interrogé par le porte-parole de l’opposition en matière de finances publiques, le député péquiste Jacques Léonard.Le ministre a rappelé qu'au début de l’automne, on parlait de ralentissement de l’économie, alors que l’on se trouve maintenant en pleine récession.« Nous avons enregistré une forte baisse de nos revenus autonomes (qui proviennent en bonne partie de la taxe sur les ventes au détail) alors que nos dépenses ont continué à s’accroître », a précisé M.Levesque.Au chapitre des dépenses imprévues, le ministre a évoqué l’accrois- sement des sommes allouées à la Sécurité du revenu (aide sociale) évalué à 169 millions $.M.Levesque a également indiqué que la baisse tardive des taux d’intérêt avait maintenu à un niveau plus élevé que prévu les sommes d’argent consacrées au service de la dette (80 millions $).Comme autres raisons pour justifier l’accroissement du déficit, le ministre des Finances a précisé que la crise autochtone avait coûté 115 millions $ aux contribuables et que les services de santé avaient suscité des dépenses imprévues de 100 millions $.Le député péquiste de Labelle, Jacques Léonard, s’est insurgé devant cette nouvelle hausse prévue du déficit.« Comment le ministre des Finances peut-il justifier une telle augmentation alors que le gouvernement est allé puiser 1,7 milliard $ de plus en taxes directes et indirectes au cours de la dernière année ?», s’est questionné le député.M.Léonard n'a pas manqué de rappeler aussi au ministre des Finances qu’il avait refilé cette année une facture de 320 millions $ au monde scolaire.Si le déficit devait friser les 2,5 milliards $, il serait encore bien en deçà du sommet record atteint en 80-81 sous l’administration péquiste, alors qu'il avait touché le cap des 3,5 milliards $.Depuis, le gouvernement libéral était parvenu à ramener le déficit en 88-89 à 1,6 milliard $, et avait pu le maintenir à ce niveau l’an dernier.Au cours de sa présentation, hier, le ministre des Finances a laissé quelque peu entrevoir l’orientation de son prochain budget qu'il présentera d'ici quelques semaines.« Nous avons une faible marge de manoeuvre au niveau des revenus, le gouvernement doit jouer au chapitre des dépenses, voir quels sont les services moins essentiels à la population », a-t-il précisé.Au bout de chaque cigarette Un seul filtre: vos poumons avis de demande d'un permis d’alcool Régi# dêt parmi* d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé Pane l'art 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, aaaermanté et transmis é la Régla, s'oppoaar à une demande de permie ci-aprés énumérée, dans las ts jours de la préaanta publication.ou s'il y a au oppoaltlon, intervenir en faveurPana las 30 |ours da cette publication Cette oppoaltlon ou Intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envol au requérant ou à son procureur.par poata recommandée, at être adressée é La Régla dee permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame eat, aulte 9.200, Montréal, Québec, H2Y 1B6.Nom il Mrttit du requérant Nltura Oi la Endroit daminda deiploltatlon RATENAUDE.Marie Monique Marché Quatre Saisoni 7649, Papineau Montréal Dossier 682-910 PLACEMENTS SERGAKIS INC Picasao Restaurant et Bar Le Vieux St-Henrl 3802 4 3814, Notre-Dame Ouest Montréal Dossier 237-685 CAMMISANO.Vmcenzo Restaurant Calé Alt! 7970, bout St-Michel Montréal Dossier 883-132 2844-7522 QUÉBEC INC Biliz 54, PI de Bretagne Candiac Dossier 883-041 AYOUB, Allred Marché Centre D A 2374, Centre Montréal Dossier 165-472 2631-7297 QUÉBEC INC Les Jardins de Pierre Enr 467, bout des Seigneurs Terrebonne Dossier 325-498 MARCEL MÉTIVIER 1 Épicerie 7849.Papineau Montréal Autorisation 3802 4 3814, de danse dans Notre-Dame Par Ouest Montréal 1 Restaurant 7970, boul.pour vendre St-Michel Montréal 1 Restaurant pour vendre 1 Épicerie 7077.boul.Newman, Local 18 LaSalle 2374, Centre Montréal Changement 467, boul.de catégorie des de 2 Restau- Seigneurs rants pour ser- Terrebonne vir é 2 Restaurants pour vendre 1 Restaurant pour vendre 4879.boul Gouin LORRAINE B OLIVIER Marcel Métivier et Lorraine Bermer Olivier Enr 545, De Vannes Lachenaie Dossier 281-014 sur terrasse additionnel (suite à 1 cession; Montréal- Nord CHARTRE, Francine BuHet Prestige Enr 3822, rue Dandurand Montréal Dossier 878-900 1 Restaurant pour vendre (demande corrigée) 3822, rue Dandurand Montréal FERNAND LEGAULT.YVETTE MONETTE DUFORT Taverne 3014 3014, Masson Montréal Dossier: 154-435 Changement de catégorie d'une Taverne à Brasserie avec spectacles 3014, Masson Montréal 2845-9501 QUÉBEC INC Marché Thaï 2679.rue Ontario Est Montréal Dossier 883-355 1 Épicerie 2879,rue Ontario Est Montréal DIANA, Giacomo Pâtisserie Diana Enrg 1 Épicerie 3531,rue Bélair Montréal Québec 3531.rue Bélilr Montréal Dower 883-348 2649-9325 Aulorlullon 1487 4 1471.QUÉBEC INC.de dmiédini i Creecent Pizza Plne 1 Bir Montréal 1467 4 1471, Chtngtmtnt di catégorie dé Bir i Ree- Creacent Montréal Dower 351-825 taurant pour vendra i Bar terrwae additionnai (aulta à una cawion) ALIMENTATION 1 Épicerie 204,rua COUCHE-TARD St-Chirlaa INC.Alimentation Couche-Tard Inc.1800, St-Martin EU.Tour B Level.Bureau 280 Doiller: 883-397 Ste-ThéréM 2434-7282 Changement da catégorie 2191.Sta- QUÉBEC INC.Citharine Eli Taverne Lldo Enr.da 2 Tavarnaa Montréal j 2191, Ste- dont 1 aur ter- Catherlne Est raiM à 2 Bni- 1 Montréal wrlaa dont 1 Douler 59-535 aur tarraaw DESROCHES, 1 Raataurant 3841, Mawon : Jacques Resteurent Chez René 3841, Masson Montréal Dossier: 883-173 pour vendra Montréal 2758-0481 1 Restaurant 633.Maria- QUÉBEC INC pour vendre Vlctorln Restaurant 633 Enr 633.Marie-VIctorin Boucherville Dossier: 883-264 Boucherville RHONDA Changement 225.I FRANCES de capacité Chabanel SHAPIRO, d'un Ouest s SHARON KALI SKY Restaurant Montréal Restaurant pour vendre 225, Chabanel (suite à Ouest Montréal Dossier: 283-119 1 cession) 120841 CANADA 1 Brasserie sur 2300, 32e INC terrasse Avenue La Brasserie de Lachine Enr 2300,32e Avenue Lachine Dossier: 249-672 additionnelle Lachine GRISALES, Carlos 1 Restaurant 950, Roy Est Le Grand Cacao j 950, Roy Est j Montréal I Dossier 883-462 pour servir Montréal 1 86342 CANADA Changement 3686, Cite LTÉE de catégorie Vertu Brasserie Le Bazar de Taverneè Saint-Laurent 3686, Côte Vertu Brasserie Saint-Laurent Autorisation Dossier 49-973 de spectacles et changement de capacité 148146 CANADA Changement 975, Bernard INC de catégorie Pilon La Poudrière de 1 Taverne Beloeil 975, Bernard Pilon Beloeil , Dossier 282-277 â 1 Bar | 119165 CANADA Changement 3638, ! LTÉE de catégorie St-Denis Brasserie Cherrier de 2 Tavernes Montréal 3638, St-Denis dont 1 sur Montréal terrasse Dossier 202-341 a 2 Brasseries dont 1 sur terrasse RESTAURANT 1 Restaurant 1950.boul LA CABANE D'OR pour vendre de la LTÉE avec danse et Concorde i La Cabane d’Or spectacles » 15 1950, boul de I la Corcorde # 15 Laval J Dossier: 883-520 Laval 142181 CANADA Changement 1433, rue : INC de capacité de Crescent D J S Pub 2 Bars avec Montréal i 1433, rue Crescent Montréal Dossier: 377-440 danse Le président et directeur général Ghlelaln K.-Latlamme, avocat a a a a Mulroney contredit Clark sur l’OLP OTTAWA (PC) — La politique canadienne concernant le Moyen-Orient a paru plutôt confuse hier, après que le premier ministre Brian Mulroney et le ministre des Affaires extérieures Joe Clark se soient contredits au sujet de l’Organisation de la libération de la Palestine.M.Mulroney a déclaré que l’OLP s’était discréditée en appuyant l’Irak durant la guerre du Golfe, alors que la veille M.Clark avait dit que l’OLP jouerait un rôle important dans l’avenir de la région.« Quiconque a observé la position des actuels dirigeants de l’OLP, particulièrement dans leur appui à Saddam Hussein et en criant de joie quand les missiles Scud ont plu sur Israël, devra conclure que l’OLP et son chef M.Arafat se sont substantiellement sinon complètement discrédités», a dit M.Mulroney aux Communes.M.Clark, qui terminait un voyage au Moyen-Orient, a semblé avoir une opinion différente.« En autant que je suis concerné, l’OLP conserve un rôle important dans le règlement de la question pa-¦ lestinienne.Son autorité a été réduite par cette guerre, mais néanmoins elle conserve un rôle important ».Le Canada maintient des contacts diplomatiques avec l’OLP, mais toute discussion se déroule à un niveau inférieur à celui des ministres.MM.Mulroney et Clark ont déjà été en désaccord précédemment au sujet du Moyen-Orient.Ainsi M.Clark a vertement critiqué Israël pour ses interventions de répression dans les territoires occupés après le début des soulèvements palestiniens il y a plus de trois ans.Le premier ministre avait pris la défense d’Israël en jugeant qu'il avait eu recours à la force pour calmer la révolte.M.Lloyd Axworthy, critique libéral en ce qui regarde les affaires extérieures, a souligné que toute confusion de la sorte plaçait le Canada dans une position difficile pour être sérieusement considéré comme collaborant à la paix dans cette région.« Je suis assez inquiet de voir le gouvernement qui semble parler sur deux tons différents sur une question aussi importante et aussi délicate que celle-là, a-t-il dit.Cela démolit notre propre crédibilité quand on ne peut pas dire exactement ce qu’est notre politique».M.Mulroney a tenté de dire aux Communes qu’il n’y avait pas de désaccord entre sa position et celle de M.Clark, mais sans ajouter quoi que ce soit qui aurait pu clarifier ces différences apparentes entre leurs positions.« Tous les parlementaires.seront d’accord pour reconnaître que la direction de cette organisation affirmant représenter les Palestiniens s’est par ses propres gestes, à mon point de vue, complètement discréditée au cours de ces moments très difficiles qu’ont été les dernières semaines ».M.Les Scheininger, porte-parole du Congrès juif canadien à Montréal, a affirmé que son organisation avait été étonnée et vivement offensée par les remarques de M.Clark.« À un moment où les États-Unis, les pays d’Europe et les nations arabes comme le Koweit et l’Arabie Saoudite minimisent et même écartent toute crédibilité que pourrait avoir l’OLP dans des négociations de paix, il est très étonnant que M.Clark lui apporte un appui de ce genre », a dit M.Scheininger dans un communiqué.Un porte-parole de la mission de l’OLP à Ottawa a indiqué qu’il n’était pas surpris d'entendre des opinions divergentes mais, a-t-il précisé, il essayait vainement de comprendre la déclaration de M.Mulroney.« J’ignore si les deux hommes ont des programmes différents, a noté M.Abuali Nour.Mais c’est au peuple palestinien de juger la crédibilité de l’OLP et de Yasser Arafat».Une très grande majorité des Palestiniens appuient toujours l’OLP, a-t-il ajouté, en notant que l’organisation ne pourrait pas être ignorée m mise à l’écart dans toute future négociation de paix.Terre-Neuve se serre la ceinture SAINT-JEAN, T.-N.(PC) - Le ministre des Finances Hubert Kitchen a annoncé hier des compressions sans précédent, afin de réduire à 53,8 millions $ le déficit révu de 215 millions $, dans un budget de 3,5 milliards $ pour l’exercice financier 1991-92.« Si d’autres budgets dans le passé avaient été plus responsables, nous ne serions pas dans une situation aussi grave », a fait remarquer le ministre terre-neuvien en dépo- sant son budget à l’Assemblée législative.Les réductions atteindront d’abord les différents ministères, agences gouvernementales et programmes du gouvernement, qui devront économiser des millions de dollars.Quelque 2100 fonctionnaires à plein temps et à temps partiel vont perdre leur emploi, dont près de la moitié dans le domaine des soins de la santé.Les francophones hors-Québec n’entendent pas se mêler d’un référendum sur la souveraineté d'après la Presse Canadienne OTTAWA — La Fédération des francophones hors-Québec n’entend pas participer directement à un éventuel débat référendaire au Québec.Le président de la FFHQ, M.Guy Matte, a déclaré hier que la fédération n’avait toujours pas discuté officiellement de cette question, mais qu’elle éviterait probablement de s’impliquer directement, sur le territoire de la province.« Avec les positions que nous avons prises jusqu’à maintenant, je pense qu’il ne serait pas tout à fait légitime pour nous dialler se battre dans un camp ou dans l’autre », a-t-il déclaré, au cours d’une conférence de presse convoquée hier pour annoncer la position constitutionnelle de son organisme.Le directeur général de la FFIIQ, M.Aurèle Thériault, a ajouté que les francophones hors-Québec n’avaient pas l’intention de dire aux Québécois ce qu'ils devaient faire.Par contre, à l’extérieur du Québec, il n'est pas question d’empêcher les francophones de prendre position, a-t-il déclaré.« Le débat ne se fait pas seulement sur l’avenir du Québec, mais également sur l’avenir du Canada, a-t-il expliqué.Le Canada risque de changer, Indépendamment de ce que fera le Québec.Nous devons faire connaître nos vues sur ce à quoi il devrait ressembler.» La FFHQ est d’avis qu’il y a une place pour le Québec à l'intérieur d'une fédération canadienne, a affirmé M.Matte.Elle reconnaît toutefois l'importance d’une réforme en profondeur de la structure actuelle pour sauvegarder le pays.Mais si les Québécois décident d’aller de leur côté, la FFHQ respectera leur choix, a-t-il déclaré.Il a affirmé que les communautés francophones minoritaires ne disparaîtront pas du jour au lendemain.Il a rappelé que le fait français au Canada existait bien avant la création du Québec et l’adoption de lois sur les langues officielles.« Notre présence au Canada n’est pas dépendante de la présence du Québec », a-t-il soutenu.Il a toutefois reconnu que sans la présence démographique du Québec, Il sera plus difficile aux francophones minoritaires de conserver leurs droits.M.Thériault a fait observer que les communautés francophones du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario seraient probablement assez importantes pour justifier le maintien des législations provinciales en leur faveur.« Dans certains autres provinces, ce sera plus difficile, mais nous ne pouvons pas dire que les communautés vont disparaître », a-t-il soutenu.Il a affirmé que la francophonie était un apport important pour le Canada, qu’il aurait tout Intérêt à respecter.M.Matte a déclaré que le débat sur l'avenir des communautés minoritaires francophones advenant le départ du Québec était quelque peu prématuré puisque le pays n’en est pas encore là.Il reste encore entre un an et demi et deux ans pour trouver une solution à la crise actuelle, a-t-il déduré.Leadley, Gunning & Culp ! n r r.r n a r / o n a /, Notre client, une association de comptables et de professionnels de l'Impôt pour l'Amérique du Nord, en pleine expansion, se cherche présentement des associés au Québec.Pour se joindre à ces 135 partenaires qui travaillent au sein de cette association, les candidats devraient exercer les fonctions de comptable professionnel ou posséder de l'expérience en affaires comptables.Plus encore, les candidats doivent posséder de l'entregent et rechercher un meilleur contrôle de leurs revenus et de leurs habitudes de vie.Si vous croyez être qualifié, envoyez votre curriculum vitae à: M.Robert Jason 55 rue King, bureau 501 St.Catharines, Ontario L2R 3H5 Téléphone: 416-687-7366 Télécopieur: 416-682-1058 Une assemblée constituante pourrait renouveler le fédéralisme, dit la FFHQ Marie Tison de la Presse Canadienne OTTAWA — Lu Fédération des francophones hors-Québec a proposé de convoquer une assemblée constituante pour renouveler le fédéralisme canadien.Le président de la FFHQ, M.Guy Malte, a déclaré hier qu’une telle assemblée devrait compter autant d’é-lus que de représentants de groupes déjà reconnus dans la Constitution, comme les communautés linguistiques minoritaires, les autochtones, les femmes et les handicapés.Elle serait chargée d’élaborer un projet d’amendement constitutionnel qui pourrait par la suite être ratifié par le Parlement et les provinces en suivant la procédure de modification actuelle.Ce projet devrait traiter notam- LE DEVOIR ET T7X/ Écoutez Ciel, lisez le Devoir et parcourez le monde Écoutez Ciel MF et identifiez 4 mots passeport.vous pourriez vous retrouver sous le ciel de CHINE! CHINE TIRAGE LE 29 MARS 1991 Remplissez et retournez à: Ciel.C.P.98, Longueuil J4H 3Z3 Nom Prénom Adressé! Ville Code postal Telephone residence Telephone bureau Mois passeport Date de diffusion exutik eut/rs 0 \{jp H IB CH MH OFFICE NATIONAL DE TOURISME DE CHINE ment du statut du Québec, de la redistribution des pouvoirs, de l’autonomie gouvernementale des autochtones, du renforcement de lu dualité linguistique et de la réforme du Sénat.M.Matte a dévoilé, hier à Ottawa, la position constitutionnelle de la fédération, telle qu’adoptée lors de la dernière réunion de son conseil national.Il a soutenu que la FFHQ était en faveur d'un Canada fédéral, mais qu’elle reconnaissait le besoin de réformer la structure actuelle pour éviter le démantèlement du pays.Un professeur de science politique de l'Université de Toronto, M.Peter Russell, a abondé dans le même sens hier, alors qu’il comparaissait devant le comité mixte sur le processus de modification de la Constitution.Selon lui, une assemblée constituante serait plus légitime, plus démocratique, et obtiendrait de meilleurs résultats que le mécanisme qui a donné naissance à l'accord du lac Meech.Comme la FFHQ, il a suggéré de soumettre les résultats de cette assemblée au Parlement et aux législatures des provinces en suivant les règles actuelles.Il a proposé de laisser aux provin- ces le choix de composer leurs propres délégations, en faisant appel à des membres du gouvernement et de l’opposition, et même à des non-élus.Toutefois, chaque délégation ne devrait avoir droit qu’à un vote.Le professeur Russell a affirmé que le Québec pourrait décider de ne pas participer à une première ronde de négociations pour permettre au Canada anglais de s’entendre sur une position commune.Il se joindrait alors à l'assemblée dans une deuxième ronde.Selon lui, la première ronde pourrait avoir lieu à l’hiver 1992, et la deuxième, au printemps.Cependant, un autre professeur de l’Université de Toronto, Mme Katherine Swinton, de la faculté de droit, est immédiatement venue s’opposer à cette idée devant le comité.Elle a affirmé que l’assemblée du professeur Russell ressemblait étrangement à une conférence des premiers ministres, sans le nom.Elle a fait valoir que la constitution d’une telle assemblée provoquerait de tels débats qu'elle retarderait l’étude des vrais problèmes du pays.Elle a ajouté qu’il était loin d'être sûr qu’un tel mécanisme puisse créer un plus grand consensus.if lotoquébec RÉ S U LTATS OtO-ouéhpr Tirage du 91-03-06 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi loto - q u é b e c_ ; GAGNANTS LOTS 6/6 0 10 000 000,00 S 5/6 + 11 122 037,60 $ 5/6 447 2 296,50 $ 4/6 28 584 69,00 S 3/6 550 977 10,00$ 1^—17 23 28 43 49 ventes totales: 29 791022,00$ No complémentaire: 29 PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 12 500 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 91-03-09 Tirage du 91-03-06 E^tra, Vous pouvez jouer jusqu A 20 h les soirs de tirage NUMÉROS 412970 1 29 70 29 70 970 70 0 LOTS IOO OOO S I OOO S 250 $ SO S 10 $ 2 S Tirage du: 91-03-06 Vous pouvez miser jusqu A 2 I h les soirs de tirages Prochain tirage: 91-03-08 PU I 1 i 1 n 12 20 26 27 31 38 40 41 47 50 54 57 59 67 69 T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalité! d encaissement des billet! gagnants paraissent au verso des bllleti.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. Le Devoir, vendredi 8 mars 1991 ¦ A-3 Un univers médiatique d’abord de langue anglaise Jean-Pierre Proulx LES JEUNES francophones de 15 à 24 ans vivant hors Québec écoutent ou regardent avant tout les médias audio-visuels de langue anglaise, ils font de même pour les médias écrits et pratiquent surtout leurs activités culturelles dans cette même langue.C’est ce que révèle une quatrième tranche de l'enquête « Vision d’avenir » menée par la Fédération des jeunes Canadiens français auprès de 4000 d’entre eux.Le directeur de la recherche, M.Roger Bernard, commente ainsi ces résultats : « L’espace médiatique est occupé par la culture de la majorité (anglophone).Les jeunes francophones ne se voient pas; la communauté, ainsi que son histoire et sa mémoire sont absentes; médiatique-ment, ils n’existent pas».L’enquête a mesuré douze activités.Résultat : dans les douze, « le comportement linguistique n’est jamais à prédominance française lorsque nous considérons les moyenne globales ».L'indice de comportement linguistique pour chacune des activités a été établi comme suit : 1.uniquement en français 2.surtout en français 3.autant en français qu’en anglais 4.surtout en anglais 5.uniquement en anglais.Pour la télévision, l’indice moyen est de 3,9; pour la radio, de 4,0; pour les jeux vidéo, de 4,1, et pour les films sur vidéo-cassettes de 4,4.On n’a pas trouvé de différences significatives selon la concentration des francophones dans leur région.En ce qui concerne les médias écrits, l’indice moyen est de 3,5 pour les journaux; de 3,7 pour les revues et magazines; de 3,6 pour les bandes dessinées et de 3,4 pour les livres.Ici on observe une tendance à une plus grande utilisation du français (mais tendant à l’égalité avec l’anglais) dans les régions à forte concentration francophone.Enfin, pour ce qui est des activités culturelles, l’indice moyen est de 4,3 pour le cinéma; de 3,6 pour les spectacles, de 3,1 pour les activités de théâtre et de 3,2 pour l’écriture « par plaisir ».Pour la recherchiste Jacinthe Morin, le résultat sur l’écriture « par plaisir » est le plus significatif puisqu’il ne concerne pas une activitié de consommation, mais de production.On écrit autant en français qu’en anglais, mais avec une tendance à écrire dans cette dernière langue, même dans les régions majoritairement francophones.Le Conseil de la langue française mène actuellement au Québec une enquête auprès des jeunes à partir des mêmes indices.Les données québécoises paraîtront dans le rapport final de l’enquête « Vision d’avenir ».Chicoutimi est la plus pauvre OTTAWA (PC) — C’est à Chicoutimi que le revenu personnel disponible après impôt a été le moins élevé, en 1988, parmi les 25 villes choisies par Statistique Canada.Avec un revenu moyen de 12 650 $, Chicoutimi se trouve derrière Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), qui s’élève à 13 185$, et Saint-Jean (Terre-Neuve), qui atteint 13 322 $.En tête du classement, on retrouve Toronto (18 449 $), Calgary (17 683 $) et Kitchener (17162 $).Une comparaison du revenu avant impôt montre que 18 des 25 régions urbaines étaient au-dessus de la moyenne canadienne per capita de 17 182 $.Frulla-Hébert finance sept projets tout en se démarquant d’Ottawa i 1 i i 1 I i S f '‘fÇ» - - ¦ .-, .-4*- • ' i i«~4< - 1 — -*** -i 1 ¦ 1.IVT ,• > - :;jzzliztïM£î2 r-'-y* inaiL mJL, iJLm ÿmmm VL+tJ | Eg :nmm PHOTO JACQUES NADEAU Le vrai de vrai Il existe toutes sortes de façons de démontrer sa foi dans l’unité canadienne.Pour José Antoine, de Montréal, solidifier la feuille d’érable fédérale mérite bien qu'on y sacrifie 600 cannettes de boisson gazeuse.Hydro dépensera 19 millions $ pour amoindrir les impacts d’un barrage sur l’environnement Rollande Parent de la Presse Canadienne HYDRO-QUÉBEC déposera à la fin d’avril auprès du ministère québécois de l’Environnement les études menées relativement à l’aménagement hydro électrique de la rivière Sainte-Marguerite dans lesquelles la société d’Etat suggère une mesure de 19 millions $ visant à amoindrir les impacts.Il importe de rappeler que l’aménagement hydro-électrique de la rivière Sainte-Marguerite, située entre Port-Cartier et Sept-îles, comporte le détournement de deux affluents de la rivière Moisie, coupure qui entraînera une diminution du débit de la Moisie variant de 42 % à 13,5 %, selon l’endroit.Cette diminution du débit constituait une menace pour la pêche sportive et pour les habitats d’élevage des jeunes saumons et les frayères.Pour corriger ces impacts, Hydro-Québec a rendu publique hier en conférence de presse sa proposition visant à construire au coût de 19 millions $ un ouvrage permettant la restitution d’eau dans la Moisie afin d’y maintenir, au besoin, le niveau d’eau à une hauteur favorable à la pêche sportive et aux habitats d’élevage et De fraie des saumons.On estime que le nombre de saumons qui remontent la rivière chaque année pour se reproduire varie entre 12 000 et 32 000.Cette rivière est réputée pour la taille de ses saumons.Le responsable de l’administration de l'ensemble du projet, Gaston Bol-duc, évalue que la mesure d’atténuation proposée fera diminuer de 64 mégawatts la production d’électricité à cet endroit.Globalement, le projet d’aménagement de la Sainte-Marquerite consiste à construire une centrale souterraine de 846 mégawatts de 90 kilomètres de l’embouchure de cette rivière et à détourner les rivières aux Pékans et Carheil.En dollars de 1988, le projet était évalué à environ 1,3 milliard $.Le rapport d’études de l’avant-pro-jet, dont l’étude d’impacts, sera transmis au ministère de l’Environnement à la fin du mois d’avril assorti d’une demande d’un certificat d’autorisation.Si tout va bien, Hydro-Québec prévoit que le début de la construction de la route d’accès pourrait commencer en juillet 1991.La réaction des différents groupes environnementaux, des pêcheurs sportifs et de la communauté mon-tagnaise touchés par ce projet d’Hy-dro-Québec indiquera au ministre s’il doit y avoir audiences publiques.La réalisation du projet s’étendra sur neuf ans et la mise en service est prévue pour l’an 2001, indiquent les prévisions d’Hydro-Québec.Pour les Montaganais, les travaux d’aménagement hydro-électrique inonderont des zones archéologiques, entraîneront la perte d’une petite partie d’un chemin utilisé pour le portage et l’accroissement de l’accessibilité du territoire, reconnaît la conseillère en environnement Geneviève Corfa, chez Hydro-Québec.« Les Montagnais craignent l’augmentation de la compétition avec les Blancs dans l’exploitation des ressources fauniques », a-t-elle indiqué.Ils perdront également 10 des 60 lots de piégeage, en tout ou en partie.Selon Mme Corfa, l’intégrité du territoire est importante pour les Montagnais, tout au moins symboliquement du fait que très peu de familles montagnaises vont dans les bois, a-t-elle dit.Des négociations sont en cours avec les Montagnais.Comme pour les travaux à la Baie James, la présence du mercure sera stimulée par l’aménagement de la rivière Sainte-Marguerite, prévoit lly- Pierre Roberge de la Presse Canadienne EN FAISANT PART d’un financement supplémentaire pour sept projets de culture et de patrimoine en région métropolitaine, la ministre des Affaires culturelles du Québec Liza Frulla-Hébert a souligné hier la différence de fonctionnement entre Québec et Ottawa, au sujet d'un institut mort-né annoncé en février par le ministre fédéral des Communications Marcel Masse.« Le gouvernement fédéral, a déclaré la ministre, commence par annoncer un investissement, sous condition bien sûr que nous y allions de notre côté.Alors à Québec on doit se taper les analyses, à savoir si le projet sera réalisé ou non».« Moi, je peux vous dire que nous ne faisons pas d’annonce sans être sûrs que le projet est réalisable et sera complété», a lancé Mme Frulla-Hébert à propos de cet « ins-titut de recherche» prévu pour Montréal et auquel le budget Wilson a retiré les 45 millions $ planifiés par M.Masse.Sans compter le risque de « duplication avec ce qui se fait déjà à l'Institut québécois de recherche sur la culture », a renchéri la ministre.L’un des sept projets annonçés hier est la future « salle musique-danse » de 800 places de l’UQÀM, que le MAC finance à raison de 3 millions $ et le secteur privé, au premier chef l’homme d’affaires Pierre Pé-ladeau, pour 2,2 millions $.Le gouvernement fédéral aussi va contribuer pour 3 millions $ à ce projet, un subside qui n’est pas annulé tel que mentionné la semaine dernière à Ottawa.Après vérification auprès du ministère fédéral des Communications, Mme Frulla-Hébert explique que, lors du dépôt du budget Wilson, le projet à l’UQÀM a été confondu avec une autre salle.Avec un partage de disponibilité 80-20% musique-danse, la salle ser- dro-Québec.C'est dans le réservoir de Carheil, le plus au nord, que la présence de mercure augmentera le plus pour atteindre des niveaux supérieurs à ceux observés à la Baie James.Les études prévoient qu'il faudra attendre 25 ans avant que la consommation du grand corrégon et du grand brochet revienne à ce qui est recommandé à l’heure actuelle, soit respectivement six repas et deux repas par semaine.Dans le cas du touladi, il faudra attendre 30 ans.Mais Mme Corfa a cru remarquer que ¦< le problème du mercure ne semble pas inquiéter les Montagnais qui fréquentent surtout le sud où il n’y a pas de problème ».Hydro-Québec prévoit effectuer un suivi médical.L’aménagement de la Sainte-Marguerite comporte un barrage de 150 mètres de hauteur implanté à l’amont des rapides qui permettra la création du réservoir; une galerie de huit kilomètres reliant la prise d’eau à la centrale; une centrale souterraine d’une puissance disponible maximale de 787 mégawatts, un évacua-teur de crue, des routes permanentes pour accéder aux ouvrages de production.vira notamment à l’ensemble I Mu-sici, la Société de musique contemporaine du Québec, le département de musique de l’UQÀM et la compagnie Montréal-Danse.Le financement du MAC en région métropolitaine, en tout 10,4 millions $, découle du « plan d’accélération » annoncé en janvier par le premier ministre Bourassa pour l’exercice 1991-92.Les sept projets, à réaliser d’ici avril 1992, ont un devis de 22,13 millions $ en incluant l’argent privé.Les six autres concernent la Place des Arts, où les 2,65 millions $ de Québec aideront à poursuivre les travaux de réfection de l’avant-scène et de sonorisation dans la salle Wilfrid-Pelletier.Les municipalités de La Prairie (rive sud) et Lachenaie (rive nord) touchent un total de 1,86 million $ pour construire des bibliothèques.à Terrebonne, un supplément de 1 million $ est voué à la mise en valeur du complexe de l’île-des-Moulins, « un modèle d'utilisation contemporaine de bâtiments anciens », souligne Mme Frulla-Hébert; l’achèvement des travaux serait suivi de la cession du site à la ville de Terre-bonne, qui le gère déjà.À Montréal, le MAC a prévu 1,6 million $ pour le réaménagement de la rue de la Commune, qui longe le contour original du Vieux-Port; le fédéral doit y aller de 2,7 millions $, la ville de 2 millions $.Le septième projet est la réfection de l’église Saint-Patrick, qui remonte aux années 1830.Le Québec a prévu une enveloppe de 300 000 $ pour ce projet.Davantage de policiers OTTAWA (PC) — Les rangs des défenseurs de la loi et l’ordre ont continué de grossir l’an dernier au pays, alors que le nombre des agents de police grimpait de 3,4 %, portant les effectifs des corps policiers à 56 034 personnes, a révéle hier Statistique Canada.En hausse pour une sixième année de suite, la proportion d’agents par rapport à la population a atteint 211 agents pour 100 000 Canadiens.Au Québec, cette proportion est la plus élevée de toutes les provinces, puisqu'on y a recensé 217 policiers pour 100 000 personnes.Le ratio le plus maigre appartient à l’Ile-du-Prince-Édouard, où la présence policière se chiffrait à 145 pour 100 000 citoyens.Le rapport est cependant nettement plus élevé dans les Territoires, où, pour chaque tranche de 100 000 personnes, on relevait 385 et 400 agents de la paix au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest respectivement.À l’intérieur des forces de police, les femmes sont restées majoritairement confinées aux tâches de soutien, l’application proprement dite de la loi demeurant largement une chasse-gardée masculine.Elles représentaient 21 % des effectifs policiers totaux en 1990.Cependant, 6,4 % de tous les officiers étaient des femmes, constate l’agence fédérale, qui signale que le déséquilibre est en voie de s’atténuer.L’expansion des effectifs des services de police était on ne peut plus marquée dans la branche des escouades anti-drogues, qui, à elles seules, ont occupé plus de 2000 officiers (3,6 % du total) en 1990, soit une hausse de 4,2 % par rapport à 1989.mMWm m \ (Approximatif) TIRAGE SAMEDI i Ça change pas le monde.Sauf que.0 btoquébec A-4 ¦ Le Devoir, vendredi 8 mars 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Parizeau Le chef péquiste ne se fait guère d’illusion cependant.« Je suppose que M.Bourassa fera tout ce qu’il peut pour éviter de le faire, mais je souhaite que les militants libéraux, sur le plancher du congrès, lui demandent avec insistance de dévoiler ses couleurs, le forcent à s’exprimer clairement », dit-il.Refusant de s’aventurer à prédire l'issue du congrès, M.Parizeau s’attend toutefois à ce que tout le monde affirme être en accord, mais sans que personne ne donne la même interprétation de ce consensus.Le Parti québécois a par ailleurs arrêté sa stratégie parlementaire pour les deux premières semaines de travaux à l’Assemblée nationale.En tête de liste des préoccupations de l’opposition officielle : la récession, et surtout le « manque d’imagination et d’idées » du gouvernement pour relancer l’économie.Vient ensuite la question constitutionnelle, évidemment, et la fiscalité municipale.En particulier, l’opposition réclamera le retrait du projet de transfert de 500 millions $ de dépenses aux municipalités annoncé en décembre par le ministre Claude Ryan et dénoncé avec véhémence mercredi par le chef péquiste.Les députés du Parti québécois ont l’intention par ailleurs de se lancer dans une « critique agressive » du « désengagement » de l’État dans plusieurs domaines, notamment l’environnement.Il réclamera enfin et de nouveau la tenue d'audiences publiques sur la réforme de la santé et des services sociaux qui suscite le désenchantement dans les milieux de la santé depuis quelque temps.Déjà, selon M.Chevrette, une centaine d’organisations auraient manifesté leur désir de se faire entendre à ce sujet.?Washington Interrogé sur la question d’un Etat palestinien, que n’a pas mentionné M.Bush mercredi, le porte-parole a répété que les États-Unis entendaient voir les différentes parties discuter de cela elles-mêmes.^ M.Fitzwater a indiqué que les États-Unis n’envisageaie'U pas de discussions du type de celles de Camp David où le président Jimmy Carter avait réuni le président égyptien Anouar el Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin pour les inciter à la paix.Dans les territoires occupés, des personnalités palestiniennes ont accueilli avec une satisfaction prudente les propositions du président américain Georges Bush pour trouver une solution au conflit israélo-arabe.Le dirigeant nationaliste proche de l’OLP, M.Fayçal Husseini, a affirmé hier devant la presse que « désormais, la balle est dans le camp d’Israël.Il faut attendre la manière dont l’État Hébreu répondra au président américain, qui a évoqué les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’ONU, et comment les États-Unis réagiront à la position israélienne ».Pour sa part, le maire de Bethléem, M.Elias Freij, qui s’était publiquement prononcé durant la guerre contre l’occupation du Koweït par l’Irak, a déclaré aux journalistes : « Je remercie le président Bush pour ses déclarations très intel- ligentes.Il a mentionné les points essentiels pour régler le conflit du Proche-Orient sans nommer les parties qui y sont impliquées.Il est l’homme de ce siècle ».M.Freij a demandé aux États-Unis de reprendre le dialogue avec l’OLP, interrompu le 20 juin 1990 à l’initiative de Washington.M.Ghassan al-Khatib, professeur à l’université de Bir Zeit, en Cisjordanie occupée, et proche du Parti communiste palestinien, a estimé qu’il y a « des éléments nouveaux » dans le discours du président américain, « car il évoque la question essentielle du conflit, à savoir le principe d’un échange de territoires contre la paix ».Pour M.Moustapha Natche, ancien maire par intérim de Hébron et proche du Fatah, les déclarations de M.Bush, « mentionnant les résolutions 242 et 338, sont positives et j'espère qu’elles seront suivies d’actions concrètes pour appliquer la légalité internationale ».M.Ryad al-Malki, proche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP de M.Georges Haba-che), a affirmé « qu'il y a des signes positifs, mais nous voulons savoir ce qui se passera dans la réalité, car nous avons connu de nombreuses déceptions dans le passé».4 Réfugiés zaine de petits bateaux, la plupart des chalutiers, ont débarqué chacun quelques dizaines de personnes.Les réfugiés ont été regroupés en plusieurs points du port et organisés pour passer la nuit à la belle étoile.De la nourriture leur a été distribuée à tous, essentiellement des sandwichs et des fruits, et du lait aux enfants, ainsi que des couvertures et des vêtements pour certains, en raison du froid et du vent très vif.Les bousculades et les bagarres constatées dans l’après-midi ont fait «ni ¦M.LE CONGRES DU PARTI LIBÉRAL LE GRAND MOMENT EST ARRIVÉ LA SALLE DE NOUVELLES S’INSTALLE AU CONGRÈS CKAC73 place à une ambiance plus détendue.Les carabiniers italiens avaient cependant fort à faire pour discipliner cette foule, établir des files d’attente et empêcher les plus hardis de sortir du port.Les seuls réfugiés autorisés à sortir du port étaient ceux qui étaient emmenés en ambulance vers l’hôpital de Brindisi.Il s’agissait de quelques femmes enceintes et de personnes victimes de fractures ou de contusions et malaises dus à la faim.« Plusieurs sont d’excellents simulateurs, et ont réussi à se faire emmener plusieurs fois à l’hôpital, qui chaque fois les renvoyait au port », notait un secouriste.Plus d’une soixantaine de réfugiés ont été emmenés en ambulance hier après-midi.La plupart des réfugiés albanais, s’exprimant en italien, s’affirmaient hier soir persuadés que les autorités italiennes leur permettront de rester.« Ou alors, on nous permettra d’aller en Amérique, ou dans d’autres pays d'Europe, comme nos frères qui sont venus en juillet de l’an dernier », affirmait l’un d’eux.Quelques dizaines de jeunes gens, cependant, avaient rembarqué sur un bateau de pêche, en attendant de retourner en Albanie.« Nous ne pensions pas que ce serait comme ça, nous espérions être mieux accueillis, il n’y aura pas de travail pour nous ici », expliquait l’un de ces candidats au retour.Beaucoup de ces jeunes Albanais semblent d’ailleurs avoir pris la décision de partir très subitement.L’un d’eux demandait ainsi aux journalistes de l’argent pour pouvoir téléphoner à sa famille, « parce que je n’ai pas pu les prévenir de mon départ ».Selon certaines informations, le retour, à vide, des bateaux albanais dans les ports de Durrës ou Vlora pourrait ne pas être autorisé avant quelque temps, afin de les empêcher de faire de nouveaux aller-retours entre l’Albanie et l’Italie, comme l’ont fait plusieurs bateaux de pêche au cours des derniers jours.En Albanie, le gouvernement a déclaré hier le port de Dèrres zone militaire et a interdit tous les rassemblements à Tirana, Durrës et dans les villes côtières de Vlore et Sheng-jin, pour tenter d’enrayer cet exode.La télévision albanaise a montré des images de milliers d'autres personnes, agglutinées sur le port de Durrës dans l’espoir de monter elles aussi à bord d’un bateau en partance pour l’Italie.Selon les garde-côtes italiens, un bateau de pêche avec 25 personnes à bord a lancé un appel de détresse à une vingtaine de milles de Bari, un port du sud de l’Italie.Deux avions des patrouilles navales italiennes sont partis à sa recherche.Quatre autres Albanais, également partis de Durrës en chalutier, ont été blessés lorsqu’un incendie s’est déclaré à bord, ont signalé les autorités du port de Bari.En Yougoslavie, 542 Monténégrins de souche, pour la plupart des femmes et des enfants, ont fui mercredi soir l’Albanie pour le Monténégro, après avoir obtenu l’autorisation des autorités de Tirana, a rapporté l’agence yougoslave Tanjug.De source diplomatique, on a déclaré que des représentants du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) à Belgrade avaient été reçus hier par les autorités yougoslaves pour examiner le problème des réfugiés albanais monténégrins.Mais on a précisé que le sort de ces immigrants ne relevait pas du HCR, mais du gouvernement du Monténégro.+ Jeunes libéraux gouvernement témoignent du sentiment d’angoisse qui gagne les rangs libéraux à quelques heures de l’ouverture des assises.Une dernière journée d'intenses tractations entre le bunker, le bureau de Claude Ryan, la direction du parti et la Commission-Jeunesse.Fédéralistes et souverainistes sont demeurés sur leur position.Le premier ministre et chef du parti aura une dernière chance de rapprocher les deux tendances et d’éviter un affrontement, cet après-midi, à la réunion des membres du comité exécutif.De part et d’autre, on ressent l’appréhension d’un affrontement.Quoique sérénité et prudence ont jusqu’ici caractérisé les interventions publiques des ténors des deux clans.Personne n’a entendu William Cosgrove ou Michel Bissonnette soulever le spectre de la scission ou de démissions en bloc.L’hypothèse la plus véhiculée veut que si les Jeunes libéraux l’emportent sur toute la ligne et que le virage souverainiste heurte de front, humilie les convictions fédéralistes de Claude Ryan, le ministre pourrait décider de tirer sa révérence.Quoi qu’il en soit, c'est à Robert Bourassa qu'il reviendra ce soir de proclamer officiellement l’ouverture du congrès.Il en profitera pour lancer un appel à l’unité, mais prendra bien soin d'afficher neutralité et non-ingérence dans le débat.Entre-temps, le secrétariat est débordé d’appels de gens désireux d’assister sur les lieux mêmes du congrès, demain à compter de 14 heures, aux échanges entre tenants et opposants du rapport Allaire.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonda rn 1H9?55 St Jacquos Montréal.Québec Canada, H2Y 3X2 Télex 05 258656 Fa/ I614i 845 7874 T*il 15141987 6242 Agents de brevets d'invention nt de marques de commerce L’écrivain Yves Préfontaine remporte le prix Québec-Paris PARIS (AFP) — Le prix Québec-Paris a été décerné hier à l’écrivain Yves Préfontaine pour son oeuvre de poésie Parole tenue: poèmes 1954-1985, a annoncé la délégation générale du Québec à Paris.Ce prix, doté d’une bourse de 2000 $ du gouvernement du Québec et de 4000 francs de la ville de Paris, a été attribué à M.Préfontaine au premier tour de scrutin par un jury composé d'écrivains et de critiques français.Créé en 1961, à l’époque sous le nom de Prix France-Canada, cette récompense littéraire a déjà couronné l'oeuvre d’écrivains connus du Québec.Fille avait été attribuée l’an dernier à Jacques Poulin pour son roman Le vieux chagrin.Né à Montréal en 1937, Yves Préfontaine a publié ses premiers poèmes à l’âge de 15 ans.Après une mai-trise en anthropologie a l’Université de Montréal, il vient en 1966 à Paris où il anime des émissions pour l’ORTF et poursuit des études de sociologie à l’École pratique des Hautes études.Depuis son retour au Québec, en 1970, il enseigne dans différentes universités montréalaises et occupe différents postes dans la fonction publique québécoise et à Radio-Canada.EN BREF.Contestation à l’université Laval QUELQUE 530 professeurs de Laval, soit la majorité, ont signé une pétition pour s’opposer à la récente réforme des structures de l’université Laval.L'université a confié à deux conseils les responsabilités jusque-là dévolues à son seul conseil : le conseil d’administration, qui sera composé pour 50 % de représentants de l’extérieur, et le conseil universitaire composé majoritairement d'universitaires.Les pétitionnaires déclarent : « Un modèle de direction de l’université qui prévilégie un système de prise de décision plus centralisée au détriment de la collégialité, sans garantie évidente d’une plus grande efficacité, nous est inacceptable.Nous demandons la poursuite du débat engagé, le maintien de la Charte actuelle et la réforme du Conseil de l’université qui en réduirait la taille et en modifierait la composition de manière à répondre aux objectifs fixés par le recteur ».En réponse, l’universtié fait valoir que la pétition était dirigée contre un premier projet qui a été modifié depuis.Mais le syndicat demeure néanmoins oppose au projet final.Nouvelle étude sectorielle: les « humanités LE CONSEIL des universités a entrepris une nouvelle étude sectorielle qui porte sur les « humanités », révèle son rapport annuel paru hier.Le Conseil a, à ce jour, successivement étudié le génie, l’éducation et les sciences sociales.Le Conseil a en outre entrepris, en 1989-90, l’examen de sept nouveaux programmes en provenance de Laval, de l’UQ et de Sherbrooke.« Les universités ont soumis peu de projets de nouveaux programmes en 1989-90, comparativement aux années précédentes », note-t-on.Depuis 20 ans, 507 nouveaux programmes ont fait l’objet de ses recommandations, dont 70 % ont été accueillis favorablement et 23 % défavorablement.Dans 7 % des cas, l’étude a été suspendue.Nominations à l’UQ LE GOUVERNEMENT du Québec a nommé M.Jacques Plamondon pour un second mandat de cinq ans comme recteur de l’Université du Québec a Hull.Il avait été auparavant vice-recteur aux ressources humaines à l’Université de Sherbrooke où il a commencé sa carrière comme professeur de philosophie.Par ailleurs, Québec a nommé M.Claude Pichette directeur général de l’Institut Armand-Frappier.Lui aussi ancien de l’Université de Sherbrooke, M.Pichette a ensuite été recteur de l’UQÀM, puis président des Caisses d’entraide économique.Moins de cours dispensés par les « réguliers » LES PROFESSEURS réguliers de l’Université de Montréal ont dispensé une proportion moindre de cours en 1989-90 qu’en 1988-89, soit 56,4 % contre 63,1 %, révèle un document de l’Assemblée universitaire.Il n’y a qu’en éducation physique, en optométrie, en sciences de l’éducation et en sciences infirmières ou l’on observe la tendance inverse.Dans cette dernière faculté toutefois, seulement 39 % des cours sont dispensés par des professeurs réguliers.Dans quelques facultés ou départements, c’est encore une minorité de cours qui sont dispensés par des réguliers : soit en lettres et sciences humaines, 46 %• en musique, 38 %; en médecine (section science de la santé), 41 %; en sciences de l’éducation, 48 %; en théologie moins de 50 %.Au premier cycle, c’est en sciences qu’on retrouve la plus grande proportion de cours donnés par les professeurs réguliers, soit 74 %, en médecine vétérinaire, 78 % et en pharmacie, 82 %.L’UdeM a par ailleurs engagé 236 professeurs réguliers entre le 1er juin 1987 et le 31 décembre dernier: 74 % étaient des hommes et 26 % des femmes, 12 % avaient moins de 30 ans, 34 % entre 30 et 34 ans, 24 % entre 35 et 39 ans, 20 % entre 40 et 44 ans, 6 % entre 45 et 49 ans et 3 %, 50 ans et nine 300 millions $ pour loger l’UQUÀM L’UQÀM vient de publier son plan directeur des espaces pour l’an 2000, qui devrait coûter 300 millions $.On prévoit recevoir à cette époque 21 500 étudiants à temps complet (ETC).Le plan, précise-t-on, « dépasse largement les moyens financiers de l’UQÀM, et requiert pour se réaliser d’être intégralement financé par des subventions spèciales ou d’autres sources de financement ».Les projets de constructions nouvelles concernent le « site des arts » situé entre Sherbrooke et Président-Kennedy et entre Kimberley et Saint-Urbain.On compte y aménager un « ensemble multifonctionel » (dont un musée de la science), le pavillon Kimberley (pour les sciences de l’environnement), ainsi qu'une maison des professeurs étrangers et des résidences pour étudiants.On veut construire aussi un complexe sportif.Jean-Pierre Proulx ?Les Canadiens vous, celle-ci, indique-t-on chez les greffiers, génère une hostilité inhabituelle.« On nous téléphone pour nous dire des choses comme : Mul-roney devrait se tirer une balle dans la tête », raconte-t-on au comité.Depuis le début de janvier, de tels appels reviennent au moins une fois par semaine et toujours en anglais.« Nous avons un problème » convient le coprésident du comité, le sénateur Gérald Beaudouin, qui admet que s’il n’a jamais pensé qu’on se bousculerait aux portes de sa commission, il s’attendait à une réponse plus encourageante.« C’est paradoxal que d’un côté, on dise que le public ne participe pas assez et qu’ensuite, quand un comité se déplace dans toutes les capitales du pays, on ne se manifeste pas », se plaint-il.Contradictoire également pour le député libéral manitobain Ron Duhamel selon qui les Canadiens sont peut-être trop timides pour venir témoigner.« La question est tellement technique, c’est peut-être intimidant.» Mais la timidité n’explique ni l'absence de tous les gouvernements provinciaux, ni celle de la plupart des organismes qui se plaignaient pendant l'agonie de l’accord du lac Meech de l’absence de consultation publique entourant les négociations constitutionnelles.Exception faite du Conseil autochtone du Canada, de la F’édération des francophones hors-Québec et du Conseil ethnoculturel canadien, la plupart des groupes de pression pancanadiens n'ont en effet pas répondu à l'appel.En tout et partout, le comité a actuellement en main une dizaine de soumissions en provenance de l'eront vendus par autorité de Jus tice.les biens et effets du défendeur saisis en celte cause, consistant en ensemble d'étagères blanches, lot de petits pots à fleurs, lot de panier en osier, lot de ballons décoratifs, en semble d’articles décoratifs, couron ne.s décoratives, ensemble de carte.-de souhaits, etc Conditions A R GENT COMPTANT ÉTUDE VA LAD K & ASSOCIÉS, 9*7 7683 Mont réal.le5 mars 1991 Province de Québec.District de Montréal.COUR DU QUÉBEC No 500-02-033380-903 JOHN G LA N NAKIS, demandeur vs- VASSI I.IOS (BASILE) 7.ER VAS.défen (leur Le 20 mars 1991 à lOhOO de l'a vant midi à la place d'affaires du dé fendeur.au no 1863.Lévesque, en la cité de l^ival.district de I-aval se ront vendus par autorité de Justice les bieas et effets du défendeur, sai -LS en cette cause, consistant en: jack pour transmission, coffre en métal blanc, coffre en métal bleu coffre en métal rouge, étagères er bois support orange pour transmis -ion.etc Conditions A KG E N I < OMP1 \NT ÉTUDE VALADE A ASSOCIÉS.987 7683 Montréal le ; mars 1991 IT o vin ce de Québec.District de Montréal COUR DI QUÉBEC NO 760 02-001752 901 ASSURANCE J G POULIN k ASSOCIÉS INC.demanderesse.vs HELENE FILION A JACQUES BEDARD, défendeurs l.e 21 mars 1991 â lOhOO de l'avant midi au domicile des défendeurs, au no 302.rue Beaubien, en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets des défendeurs saisis en cette cause, consistant en sofa 3 places, vidéo Toshiba.TV couleur Toshiba enceintes accoustiques système de son Hitachi, cassette deck Phillips meuble pour système de son noyer, set de chambre â coucher, etc Conditions ARGENT COMPTANT ÉTL'DE VALADE 4 ASSOCIÉS 987 7683 Montréal, le 5 mars 1991 Province de Québec.District de Montréal.COI R DU QUÉBK< NO 500 12 000423 874 MICHEL YVON SI ROIS, demandeur, vs SYLVIE DES FOSSES, défende resse l>* 20 mars 1991 â lOhOO de l'a vant-midi au domicile de la défen deresse.au no 85.rue Salaberry.en la cité de St Hubert, district de \jon-gueuil seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la dé fenderes.se saisis en cette cause consistant en véhicule automobile Suzuki Sidekick '89.bleue véhicule automobile Toyota Tercel 90 noire 1 lave vaisselle Kenmoore.TV cou leur Rca A accessoires, vidéo VHS Rca A accesoires Conditions \R GKNT COMPTANT ÉTUI)K VA I.ADE 4 ASSOCIÉS.9OT 76K3 Monl réal.le 5 mars 1991 Province de Québec.District de Montréal.COUR DU QUÉBEC.No 500-02-020878-901.SOCIÉTÉ EN COMMANDITE SAMSON, demanderesse.-vs- FRANCE BER TR AND, défenderesse CINDY BAR.Tierce-saisie.Le 20 mars 1991 à 12h00 de l'avant midi à la place d'affaires de la tierce-saisie, au no 4200.lHème rue.en la cité de Uval district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la tierce-saisie, saisis en cette cause, consistant en lot de HO chaises en cuirette noire, lot de 20 tables en arbonte brun 1 table de billard Brunswick commerciale.etc.Conditions ARGENT COMPTANT FRANK ALBERT SON.huissier.647 6400 PELLETIER.BERNIER A MARTINI B AU LT HUISSIERS Montréal le 6 mars 1991 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-194650-911 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT JEAN RENÉ THIERSAINT.Partie demanderesse c MARIE DINA DORCELV, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MARIE DINA DORCELY de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 rue St-Antoine est, Montréal (Québec), salle t .100, dans les 30 (trente) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe de cette cour a l'intention de Marie Dîna Dorcely Lieu Montréal Date 28 lévrier 1991 RÉAL PLOURDE.PA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 505-02-000644-910 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL.partie demanderesse c ANDRÉ PALLAI ET RICHARD BOURBEAU, Parte défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné a ANDRÉ PALLAI et RICHARD BOURBEAU de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111 ooul Jacques-Cartier est.Longueuil.dit district, dans les 30 (trente) |Ours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie du bret d assignation, de la déclaration, et avis 1191 C p c a été remise au greffe de cette cour a I intention de ANDRÉ PALLAI et RICHARD BOURBEAU Lieu Longueuil Date 6 mars 1991 YVAN ALLY, PA Prenez avis que l'Association des médecins de langue française du Canada entend déposer un projet de loi lors de la cession de printemps de l’Assem-Plée nationale Ce projet de loi a pour ob|et le transfert des biens de la Société médicale de Montréal à l’Association des médecins de langue française du Canada, plus particulièrement le transfert d'un certificat-action émis par la UNUM, compagnie d'assurance-vie.Toute personne désirant intervenir concernant ce projet de loi doit en informer le directeur de la législation auprès de l'Assemblée nationale.POULIOT, MERCURE Procureurs Association des médecins de langue française du Canada.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-194672-915 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT JUNG HEEKIM, Partie demanderesse c.IHSAN RAHMAN.Parties défenderesses ASSIGNATION ORDRE est donné à IHSAN RAHMAN de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 rue St-Antome est, Montréal (Québec), salle 1100.dans les 30 (trente) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe de cette cour à I intention de ISHAN RAHMAN Lieu.Montréal Date 1er mars 1991 MARIE-HÉLÈNE DELISLE, P A.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE BEAUHARNOIS NO 7604)5-000107-910 COUR SUPÉRIEURE BANOUE NATIONALE DU CANADA, Demanderesse •VS- CAROLE HANDFIELD.-et- GUY PICARD.Province de Québec.District de Montréal COUR DU QUÉBEC.NO: 540-27 001295 901 PERCER T EU R DES AMENDES, demandeur.-vs- NORMAND I.AH AIE, défendeur.Le 21 mars 1991.à lOhOO de l'avant-midi, à la place d'affaires du huissier de justice, au no 150 boul Ste-Rose.en la cité Ste Rose.Laval district de Montréal seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: automobile de marque Ford Escort 1986.séné * 1FABP3194GW288055, licence DG N 769 Conditions: ARGENT COMPTANT.JEAN-CLAUDE BÉLANGER.huissier, 622-9222.ROBERT JASMIN & ASS.HUISSIERS.Mont réal le 6 mars 1991.Province de Québec.Distnct de Terrebonne.COUR MUNICIPALE.NO: C90-029435.VILLE DE STE THÉRÈSE, demanderesse, -vs-MARC ALLARD, défendeur Le 19 mars 1991, à lOhOO de l avant midi, au domicile du défendeur, au no 205 rue Cloutier, en la cité de Bois briand.district de Terrebonne, seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en 1 camion Mazda B200 noir et gris.« plaque F< '51446.« séné J M 20 F2140G0500183 Conditions ARGENT COMPTANT FRANÇOIS BERTRAND, huissier, 622-9222 ROBERT JASMIN & ASS.HUISSIERS Montréal le 6 mars 1991 Défendeurs, -ET- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D ENREGISTREMENT DE VAU-DREUIL.Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné a Carole Handfiei et Guy Picard de comparaître au greffe de cette cour situé au 180, rue Salaberry, Vaileyfield, Québec, dans les 30 (trente) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie du BREF D'ASSIGNATION et de la DÉCLARATION a été remise au greffe de cette cour a l’intention des défendeurs VALLEYFIELD.ee 27 février 1991 ROGER LEDUC.Me Paul Lamarre, Avocat 370.chemin Chambly.~200 Longueuil, Québec.J4H 3Z6 Tél (514)677-914A PROCUREUR DE LA DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-02-003000-911 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT L.E PROTONOTAIRE ADJOINT PARK AVENUE CHEVROLET OLDS-MOBILE CADILLAC INC Partie demanderesse c RONALD BELAIR, CONSULTANTS EN INFORMATIQUE RONALD BÉLAIR INC Partie délenrteresse ASSIGNATION ORDRE est donné è la partie défenderesse de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 rué Notre-Dame est, Montréal (Québec), salle 1 100, dans les 30 (trente) |Ours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie du bret d'assignation et de la déclaration pour chacune des défenderesses a été remise au greffe de cette cour à l'intention de celles-ci Lieu Montréal Date 22 lévrier 1991 GILBERT CHAPADOS.PA AVIS AUX CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que la corporation RESTAURANT VILLA GRECQUE INC du 640 ouest, rue Jarry, Montréal (Québec) a déposé une ces-sionle5mars199letquelapremiere assemblée des créanciers sera tenue le 21 mars 1991 a I1h00au bureau du syndic soussigné Les preuves de réclamation et procurations dont l'usage est projeté a l'assemblée doivent être au préalable déposées entre les mains du syndic P L.MARGLES, C A Syndic 4-1 Laventhol & Horwath Mandataires • Syndics de faillite Receivers • Trustees in Bankruptcy 1 Weslmount Square, Suite 200 Montréal, Québec H3Z 2P9 Téléphone: (514) 932-4115 Fax: (514)932-6766 AVIS est donné par les présentes que CENTRE D'AUTO S.J.D.S, INC.a, le 31 juillet 1986, cédé et transféré à FIRESTONE CANADA INC.toutes ses créances comptables et autres, actuelles et futures, à titre de garantie, et que cette Cession a été dûment inscrite dans la division de Montréal, le 19 septembre 1986 sous le numéro 3773012.Ce 8è jour de mars 1991.FIRESTONE CANADA INC.et BRIDGESTONE/FIRESTONE CANADA INC.Province de Québec, Distnct de Terrebonne, COUR MUNICIPALE, NO: C90-0063860.VILLE DE BLAINVILLE, demanderesse, vs-GILLES BEAUREGARD, défendeur.Le 21 mars 1991, è 10030 de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 120 rue Des Peupliers, en la cité Blainville, distnct de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en ensemble de salon en tissus grus, 2 tables de salon en bols, étagère murale en mélamine noire 3 mex, téléviseur 20 pouces, couleur, Granada, système de son JVC, lecteur disque comptact, cassette, amplificateur table tournante, 2 boites de son.Conditions: ARGENT COMPTANT.FRANÇOIS BER TRAND.huissier, 622-9222.ROBERT JASMIN 4 ASS, HUISSIERS.Montréal, le 6 mars 1991.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 16 janvier 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 174148 CANADA INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 25ième jour de lévrier 1991, sous le numéro 4362757.Le 27ième jour de février, 1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.Avis est par les présentes donné que le Transport général de créances en date du 7 février 1991 à la BANOUE TORONTO-DOMINION de foutes dettes, présentes ou futures, payables à L.DAVIS TEXTILES CO.LTD.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 26ième jour de lévrier 1991, sous le numéro 4363144, Le 1er jour de mars.1991 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.AVIS est par les présentes donné que le contrat en date du 26 lévrier 1991 par lequel 2849-4680 QUÉBEC INC.a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le 28ème jour de lévrier 1991 sous le numéro 4363970.Banque de Montréal, le 1er mars 1991.Avis public Ville de Montréal Service du grefle ORDONNANCE Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 27 février 1991, a édicté l'ordonnance suivante: Ordonnance no 23-14 Ordonnance modifiant l'Ordonnance sur le stationnement réservé aux résidants édictée en vertu du Règlement relatif à la circulation et à la sécurité publique (1319, modifié, article 128).CE 91 00484.Copie de cette ordonnance peut être obtenue au bureau du Greffier, bureau 16, Hôtel de Ville.LÉON LABERGE Greffier de la Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 6 mars 1991 appel d’offres Gouvernement du Québec MINISTÈRE DE LA JUSTICE PROJET Le ministère de la Justice demande des soumissions cachetées pour l'acquisition de services protessionnels de sept (7) contractuels afin d'assurer les (onctions attribuées à des analystes programmeurs oeuvrant dans la section Architecture de traitements à la direction des Systèmes informatiques du bureau de Montréal.Le contrat sera d'une durée minimale variant de quatre-vingt (80) jours-personne à cent vingt (120) jours-personne par candidat pour un total six cent quatre-vingt cinq (685) jours-personnes, débutant à la signature du contrat et se terminant au plus tard le 15 décembre 1991 CONDITIONS: — Seuls sont admis à soumissionner les fournisseurs ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu les documents nécessaires à cette fin.— Si le fournisseur compte plus de cent (100) employés, H devra être détenteur d'une attestation émise par le ministre des Approvisionnements et Services, à l'eftet qu'il s'engage à implanter un programme d'accès à l'égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé.INFORMATIONS: Les fournisseurs obtiendront tous renseignements, ainsi que le dossier de soumission complet, a compter du vendredi 8 mars 1991, au bureau de Québec de la direction des Systèmes informatiques, au 1200, rte de l'Église, 3e étage, Ste-Foy, (Qc) G1V 4M1, à l'attention de madame Raymonde Robltaille (tél.: (418) 643-8109), Heures d'ouverture du bureau: 8h30 à 16h30 (fermé de 12hOO è 13hOO).CLÔTURE DES SOUMISSIONS: A 15h30 (heure locale en vigueur), le mercredi 27 mars 1991, au ministère de la Justice, à la direction dos Systèmes informatiques, au 1200, rte de l'Église, 3e étage, Sfe-Foy (Qc) G1V 4M1.où se tiendra l'assemblée publique d'ouverture des soumissions à l'heure et è la date de clôture ci-dessus précisées.Le ministère de la Justice du Québec ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.Québec ?a a a Transport Québec Québec ?D a ?APPELS D’OFFRES Sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d'affaires) est situé au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque cette licence est exigée), et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d’appel d'oftres du projet.Les Intéressés peuvent consulter ou obtenir le dossier d'appel d'oftres, de même que les renseignements nécessaires à la présentation d une soumission, en s'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Ministère des Transports 700, boul.Saint-Cyrille Est 20e étage Québec (Québec) G1R4Y9 Tél.: (418) 644-8848 Service des contrats Ministère des Transports 255, boul.Crémazle Est T”étage Montréal (Québec) H2M 1L5 Tél.: (514 873-6061 Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission Le sous-ministre Jean-Marc Bard.F.C.A .Projet no 102-0904-0 — Terrassement, structure de chaussée, drainage et aménagement d'espaces verts, sur la route 132, dans la municipalité de Gaspé, M R C.La Côle-de-Gaspé, circonscription électorale de Gaspé.Longueur de 1.54 Km.On peut obtenir le dossier d'appel d'ollres du projet moyennant une somme de 20 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 69 000 $ ou — chèque visé: 34 500 $ La réception des soumissions est laite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20" étage, Québec (Québec) G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra lin le jeudi, 4 avril 1991 à 15 h.Projet no 651-0105-0 — Terrassement et structure de chaussée, sur le 7" Rang, dans la municipalité de Saint-Dominique s d., M.R.C.des Maskoutains, circonscription électorale de St-Hyacmthe.Longueur de 2,1 km.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 20 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 32 000 $ ou — chèque visé: 16 000 $ La réception des soumissions est laite au Service des contrats, 255.boul.Crèmazie Est, 1"' étage.Montréal (Québec) H2M 1L5 L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra hn le mercredi, 3 avril 1991 à 15 h.' Projet no 700-1811-1 — Tonte de gazon sur les autoroutes 5 et 50.dans les municipalités de Chelsa.Gatineau et Masson.M R C des Collines de I Outaouais et de la Commu nauté urbaine de lOutaouais.circonscriptions électorales de Gatineau.Chapleau et Papineau Longueur de 33.3 km Lorsque le fournisseur compte plus de cent employés, il doit être détenteur d une attestation émise par le ministère des Approvisionnements et Services, à l'effet qu'il s'engage a implanter un programme d'accès a l égalité conforme à la charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé L obligation explicitée précédemment s'applique pour tout sous contrat d'un montant de 100 000 S ou plus et s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent employés On peut obtenir le dossier d'appel d offres du projet moyennant une somme de 5 $.toutes taxes incluses, non remboursable payable en especes, par chèque ou par mandat poste à l ordre du ministre des Finances Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission 2 600 $ ou — cheque visé 1 300 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats.255.boul Crèmazie Est.1" étage.Montréal (Québec) H2M 1L5 L ouverture des plis se fera au bureau de Montréal a l'adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 27 mars 1991 a 15 h.Projet no 884-1998-1 — Réfection de glissières de sécurité sur la route 111, dans diverses municipalités.M R C La Vallée de L'Or et Abitibi, circonscriptions électorales d Abitibi Est et d Abitibi Ouest Longueur de 2 700 mètres On peut obtenir le dossier d'appel d offres du projet moyennant une somme do 5 $.toutes taxes incluses, non remboursable payable en especes, par cheque ou par mandai poste a l'ordre du ministre des Finances Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission 20 000$ ou — cheque visé 10 000 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats.700.boul Saint Cyrille Est.20” étage.Québec (Québec) G1R 4Y9 L ouverture des plis se fera au bureau de Québec a l'adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le mardi, 26 mars 1991 a 15 h.APPELS D’OFFRES SPÉCIFIQUE Projet no 62-00001 Fourniture de tuyaux circulaires en béton armé pour drainage et ponceaux Seulos les personnes, sociétés, compagnies et corporations, pouvant fournir des tuyaux circulaires en béton armé dont l entiére fabrication est réalisée au Québec et ayant obtenu le document complet d'appel d offres, sont admises à soumissionner Toute entreprise québécoise de plus de 100 employés doit, pour se voir adjuger une commande de 100 000 $ et plus, s engager au préalable à mettre en place un programme d'accès à l'égalité dans l'emploi, conforme a la Charte dos droits et libertés de la personne Cette obligation s'applique également pour tout sous contrat d un montant de 100 000 $ et plus, s'adressant a un sous contractant ayant plus de cent (100) employés Pour être priso en considération, la soumission doit être présentée sur les formules fournies par le Ministère Les endroits ou I on peut examiner ou obtenir sans trais les documents et les renseigne ments nécessaires à la préparation de la soumission sont Service des Contrats Service des Contrats Ministère des transports Ministère des transports 700.boul St Cyrille Est OU 255.Crèmazie Est 20" étage 1"'étage Québec (Québec) Montréal (Québoc) G1R4Y9 H2M 1L5 Téléphone (418) 644 8840 Téléphone (514) 873 6061 La réception dos soumissions ost laite au Service des contrats 700.boul Saint Cyrille Est.(20").Québoc (Québoc) G1R 4Y9 L ouverture des plis so fera au bureau do Québec è l'adresse précitée La réception dos soumissions prendra fin le jeudi 4 avril 1991 è 15 h.Le Ministère no s'engage «1 accepter ni la plus basse ni toute autre soumission Le Sous-ministre, Jean-Marc Bard, F.C.A. Le Devoir, vendredi 8 mars 1991 ¦ A-7 L’ ACTUALITE INTERNATIONALE L’Irak libère 2000 Koweïtiens Selon le Pentagone, la rébellion anti-Saddam gagne du terrain NICOSIE (Reuter) — Des camions de l’armée irakienne ont ramené hier soir des centaines de Koweitiens à la frontière de leur pays, quelques heures après que Bagdad eut annoncé que 2000 ressortissants de l’émirat et 21 journalistes occidentaux portés disparus seraient libérés aujourd’hui.La chaîne de télévision CNN a diffusé des images où apparaissaient dix-sept camions et autocars irakiens remplis de passagers qui faisaient route vers la frontière koweïtienne.Elle a dit que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se chargerait des prisonniers à leur arrivée dans l’émirat.Le convoi, en provenance de la région de Bassorah où s’activent des rebelles chiites irakiens, était précédé de véhicules du CICR et placé sous escorte militaire américaine.Les véhicules se sont arrêtés devant les positions occupées par les Américains sur la route de Safwan depuis la semaine dernière, et les Koweitiens ont explosé de joie.À Washington, le secrétaire américain à la Défense, Dick Cheney, a déclaré que les troubles civils dirigés contre le régime dé Saddam Hussein se propageaient vers le nord de l’Irak, mais que le président irakien semblait garder la haute main sur l’armée.« Il y a maintenant un grand nombre de villes où des incidents sont signalés », a-t-il déclaré lors d'une interview accordée à des journalistes.« Mon impression est que (le mouvement! s’étend (.) Les effets de l’agitation, ou des troubles civils, sont plus importants qu’il y a quel- 3ues jours », a-t-il dit en notant que es combats s’étaient étendus du sud au centre de l’Irak.Le porte-parole du Pentagone, Pete Williams, a déclaré à son point de presse quotidien que les troubles affectaient une douzaine de villes, soit près du double de ce que signalaient un peu plus tôt des agents de renseignement américains.Dick Cheney a souligné que ce qui restait de l'armée Irakienne, et notamment de la Garde républicaine, semblait soutenir Saddam et qu'il était très difficile de prédire le dénouement des luttes en cours.L'Irak, isolé à l'extérieur et en butte à des rébellions à l'Intérieur, avait fait savoir un peu plus tôt qu’il libérerait 2000 otages koweïtiens et 21 Journalistes étrangers qui sont au nombre d’une quarantaine portés disparus dans le sud de l'Irak.On n'a pas signalé la présence de Journalistes dans le convoi.PHOTO AP line centaine de soldats de la 24e Division d’infanterie mécanisée des États-Unis ont quitté hier l’Arabie Saoudite.Les soldats américains du Golfe vont regagner leur pays à raison de 5000 par Jour environ.Environ 40 000 soldats et civils koweitiens ont été enlevés durant l’occupation irakienne de l'émirat.La Croix-Rouge a rapporté qu’irakiens et Alliés étaient convenus à Ryad de rapatrier au plus tôt des dizaines de milliers de prisonniers de guerre irakiens et de civils koweitiens.Les deux parties « ont signé un accord de principe dans lequel ils conviennent de procéder aussi rapidement que possible au rapatriement global », dit un communiqué du CICR.Un porte-parole du CICR a dit que l’expression « rapatriement global » signifiait le retour d’environ 60 000 prisonniers de guerre Irakiens détenus par les Alliés ainsi que des Koweïtiens arrêtés ou enlevés au Koweït par les Irakiens.Bagdad a déjà libéré 45 prisonniers alliés et dit ne pas en détenir d'autres.Selon une liste établie par l'armée américaine à Ryad, 35 journalistes sont portés disparus et ce pourrait aussi être le cas de trois uutres.À Washington, le Pentagone a annoncé ue deux journalistes de lu chaîne BS avalent été ramenés hier, sains et saufs, en territoire sous contrôle militaire américain.À Beyrouth, l’opposition islamique irakienne a affirme qu’elle contrôlait toujours Bassorah, démentant ainsi des informations américaines selon lesquelles la Garde républicaine de Saddam H ussein y prenait le dessus sur les insurgés.« La situation sur place est calme et sous le contrôle des forces de l'insurrection», a déclaré Abou Mai-them al Sakir, membre de l’Assemblée suprême de la révolution islamique d’Irak (SAIRI), en ajoutant que des ijillllers de soldats gouvernementaux s’étalent rendus ou avalent été capturés.Sur le front intérieur irakien, la SAIRI a affirmé que deux brigades Irakiennes avalent été capturées mercredi alors qu’elles marchaient sur Amara, près de la frontière iranienne.Dans un communiqué, le Parti islamique Dawa, une de ses composantes, ajoute que, outre Bassorah, les Insurgés tiennent toujours les villes de Nasslriva, Amara, Samawa, Dtwanlya, Nadjaf, Kerbala, Hllla et Kout en dépit de contre-attaques des forces gouvernementales.Dans le nord du pays, des Kurdes se seraient emparés d'un certain nombre d’au- tres villes.À Damas, un autre porte-parole de l’opposition a annoncé que des unités fidèles au président Saddam Hussein encerclaient les villes saintes chiites de Kerbala et de Nadjaf et se préparaient à lancer l'assaut contre les rebelles.Hussein al Tadjer, porte-parole de l’Organisation d’action islamique, a cité des informations selon lesquelles une importante manifestation d'opposants s'était déroulée pour la première fois à Bagdad.Craignant à l’évidence que les troubles ne gagnent la capitale, le gouvernement Irakien a déployé dans les rues des commandos de la Garde républicaine.Les médias officiels gardent le silence sur les événements du sud, mais un quotidien kurde fidèle au régime a dénoncé des » tentatives d'annihilation de l'Irak par des forces hostiles ».En Arable suoudlte, le retrait de l'armée américaine a débuté avec le départ symbolique d’une centaine d’éléments de la Me Division d’infanterie mécanisée.Les soldats américains du Golfe vont regagner leur pays à raison de 5000 par Jour environ et 14 500 d’entre eux seront évacués duns les premiers jours.Plusieurs partis indiens souhaitent des élections NEW DELHI (Reuter) — L'ancien premier ministre RaJIv Gandhi semble être le seul dirigeant de l'opposition indienne opposé à des élections anticipées dont la convocation éventuelle était examinée hier par le président Ramaswamy Venkataraman.Au lendemain de la démission du gouvernement minoritaire de Chandra Shekhar, Rajiv Gandhi a accusé ses rivaux d'essayer de contraindre le président à décider de telles élections.« Il est malheureux qu’un dictât soit imposé au président », a déclaré Rajiv Gandhi après une rencontre avec Ramaswamy Venkataraman.Mais aucun autre parti ne veut que le président donne une chance à RaJIv Gandhi de tenter de former lui-même un cabinet, sans passer par des élections, La plupart des journaux Indiens demandaient également hier des élections anticipés.« Le président doit (.) dissoudre la Chambre basse avant que des gouvernements croupions ou minoritaires prêts à jouer les girouettes pour survivre déversent un peu plus d’ignominie sur la démocratie parlementaire », écrivait Y économie Times, qui reflète le point de vue des milieux d’affaires.Chandra Shekhra a notamment justifié sa démission en accusant le parti de Rajlv Gandhi, le Parti du Congrès, d'avoir trahi sa promesse de soutenir son gouvernement.Chandra Shekhar ne disposait que du soutien de 54 des 515 membres du Lok Sabha, la chambre basse du Parlement Indien.Le Congrès l’avait aidé à accéder au pouvoir en novembre dernier en lui offrant son soutien.Les personnalités des principaux partis indiens sont allées nier de réunion en réunion.Selon des sources politiques, le Congrès tentait de rallier le soutien de parlementaires, tandis que les autres partis s’efforçaient de contrer toute tentative du Congrès de revenir au pouvoir.Le Congrès est le parti le plus important au Lok Sabha.Mais il a perdu sa majorité absolue lors des élections de 1989.Selon des diplomates et des analystes politiques, Ramaswamy Venkataraman peut encore demander à Rajlv Gandhi ou à un autre dirigeant d'essayer de former un gouvernement, en faisant valoir que l’Inde, durement affectée par la guerre du Golfe, ne peut pas se permettre d'organiser maintenant des élections.Mais Rajlv Gandhi a déclaré après ses entretiens avec le président : « Nous n’avons pas demandé (à former un cabinet) ».Aylwin demande aux Chiliens de tout faire pour la paix et la réconciliation Clément Trudel LE PRÉSIDENT Patricio Aylwin vient de demander aux 14 millions de Chiliens de tout faire pour que règne un climat « de paix et de réconciliation ».Cette voie peut se révéler ardue dans un pays où, malgré l’abolition récente de la police secrète (CNI), au moins 1200 de ses membres ont été incorporés à une armée que dirige, juqu’en 1998, l’ancien dictateur, le général Augusto Pinochet.Au Chili, on a découvert en 1990 de nouveaux charniers et une analyse du CIÉDHAL (Comité canadien in-ter-Églises des droits humains en Amérique latine), parue en janvier, rapporte des bruits sur l’existence de « 300 sites clandestins » de sépulture dont certains pourraient se trouver dans des installations militaires, ou sous de nouvelles constructions.Le « rapport Rettig », du nom du juriste qui présidait la Commission sur In vérité et In réconciliation, a été remis le 8 février au président du Chili.Les huit commissaires, de di- POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 vers horizons, avaient entendu depuis avril dernier plus de 3000 témoignages sur les injustices et les atrocités commises sous la dictature du général Pinochet.Jamais toutefois ils n'entendirent le colonel Luis Fontaine, assassiné le 10 mai dernier, la veille du jour où il devait donner des entrevues sur le meurtre de trois militants communistes kidnappés et assassinés en 1985 alors que Fontaine dirigeait le Centre des communications des Carabiniers.M.Aylwin a dévoilé, le 4 mars, les grandes lignes du rapport Rettig dans une allocution télé-radiodiffusée, dont le texte intégral a paru le 6 mars dans le quotidien La Epoca.Il y a pris neuf engagements, dont celui de présenter dès ce mois-ci un projet de loi pour ne pas laisser sans suite les recommendations du rapport, notamment en créant une « pension unique de réparation » aux proches parents des victimes de violations des droits.Ce discours du président chilien fut marqué, lundi, par un appel aux forces armées et aux Carabiniers, pour que ces forces de sécurité aident à localiser les « disparus ».En 2000 pages, les huit commissaires de la commission Rettig sont unanimes à condamner les très nombreuses violations des droits humains qui se sont produites au Chili du 11 septembre 1973 (coup d’État dirigé par Pinochet) au 11 mars 1990, date d’entrée en fonction d’un président élu démocratiquement, Patricio Aylwin.Le document fournit une courte notice biographique de 2279 personnes mortes ou disparues par suite de « violence politique » (164 cas) ou de PHOTO AP Patricio Aylwin « violation des droits humains ».641 cas restent à approfondir, la commission n’ayant pu se former une opinion sur les éléments qu’on leur avait fournis ; on confiera cette tâche à un Institut de droit public que les élus chiliens seront appelés à créer.Les deux tomes du rapport contiennent des passages très critiques sur le système judiciaire.On y déplore notamment que la Cour suprême du pavs n’ait pas réagi « avec l’énergie nécessaire », ce qui aggrava le « processus de violation systématique des droits humains ».Cette lacune a ainsi « conféré aux agents de répression une certitude croissante d’impunité pour leurs actions délictuelles».Ce passage du rapport explique que le président Aylwin ait confié son intention de procéder à une réforme du système judiciaire.Le président Aylwin déclare que l’Histoire jugera dé la « légitimité du 11 septembre 1973 » mais il se dit persuadé que la nouvelle démocratie chilienne devra se bâtir sur le respect de la vérité qui « fut cachée très longtemps » parce « que certains dénonçaient (les violations).mais que ceux qui devaient enquêter ne le firent pas».Aylwin affirme que « justice n’est pas vengeance », mais que la justice exige que l’on sache où se trouvent les disparus (du temps de la dictature) et que l'on détermine les responsabilités personnelles.Dans sa plus récente analyse, le CIÉDHAL mentionnait qu’il restait 217 prisonniers politiques au Chili, à la fin de décembre.Le comité, qui a son siège à Toronto, croit que « l’impunité (des tortionnaires) affaiblirait l’autorité morale » du nouveau gouvernement chilien, car l’armée aurait alors « le sentiment qu’elle n’a pas à répondre de ses crimes».L’une des idées-clés du CIÉDHAL rejoint la préoccupation d’un grand nombre de Chiliens : « Que les responsables du terrorisme d’État et des crimes contre l’humanité commis sous la dictature comparaissent devant les cours civiles compétentes et soient punis, peu importe leur statut et leur grade » et malgré la Loi d'amnistie que fit voter le général Pinochet pour empêcher les poursuites contre lui et ses aides.LE MONDE EN BREF Résultats des élections au Bangladesh DACCA (AFP) — La Commission électorale a annoncé hier les résultats définitifs des élections législatives du 27 février dernier au Bangladesh, confirmant la nette victoire du Parti national du Bangladesh (BNP).Le BNP de la Begum Khaleda Zia remporte 138 sièges sur les 300 du Jatiya Sangsad (Parlement) et son principal rival, la Ligue Awami de Sheikh llàsina Wajed, en obtient 85.Ces résultats ne portent cependant que sur 294 sièges, six étant encore inoccupés : quatre restent à pourvoir lors d’élections prévues le weekend prochain.Les scrutins pour deux autres sièges ont été reportés aux 14 et 28 mars à la suite de la mort de certains candidats.Le président par intérim du Bangladesh, M.Shahabuddin Ahmed, a souligné vendredi dernier que le BNP n’est pas en mesure de former un gouvernement majoritaire.Outre les 300 sièges pourvus par élection, 30 sièges suplémentaires, réservés à des femmes, sont à pourvoir par des personnalités choisies par les députés élus.Une fois la chambre au complet, la majorité absolue est donc de 166 sièges.M.Ahmed a demandé aux députés nouvellement élus de modifier la Constitution, afin qu’il puisse quitter ses fonctions.Le Parti Jatiya de l’ex président Hussain Mohammad Ershad, renversé par un mouvement démocratique en décembre dernier, a remporté 35 sièges, le Jamaat-e-Islami (droite islamiste) 18, le Parti communiste et la Ligue Awami de Krishak Sramik cinq chacun.Trois candidats indépendants ont été élus et cinq petits partis ont décroché un siège chacun.Choléra en Équateur : deux morts QUITO (AFP) — L’épidémie de choléra qui s’est déclarée au Pérou a fait deux morts en Équateur, où 31 malades ont en outre été recensés, a annoncé hier le ministre équatorien de la Santé, M.Plutarco Naranjo.Le premier mort sur les 31 cas enregistrés dans les zones frontalières avec le Pérou a été enregistré à Bajo Alto dans la province d’El Oro.Une fillette est en outre morte à Machala, dans cette même province, a annoncé hier le ministre de la Santé.L’état d’urgence sanitaire a été déclaré dans les provinces d’El Oro et de Loja.Selon les derniers chiffres du ministère péruvien de la Santé, 258 personnes sont mortes et 54 907 autres sont atteintes du choléra, apparu le 4 février dernier au Pérou.Conférence au Zaïre BRAZZAVILLE (Reuter) — Le chef de l’État zaïrois, Mobutu Sese Seko, a annoncé l'organisation d'une conférence constitutionnelle (dont il n’a pas précisé la date!, au lieu d’une conférence nationale reclamée par l'opposition, rapporte l'hebdomadaire zaïrois Le Potentiel.Le journal estime que cette décision « coupe la poire en deux entre l'opposition qui réclame une conférence nationale et les pouvoirs publics » qui la rejettent.Soixante-deux partis politiques ont été légalisés depuis l'instauration du multipartisme au Zaïre le 24 avril 1990, rappelle-t-on.Des temps d’antenne leur sont alloués à la télévision et à la radio nationales depuis dimanche dernier.La presse écrite, 2ui a un caractère privé, leur a toujours ouvert ses colonnes.Par ailleurs, les vèques zaïrois ont publié une déclaration réclamant une conférence nationale, qui, sans verser dans des « règlements de comptes, doit faire une critique saine du passé, pour assurer l’avenir du Zaïre ».Réduction de moitié des troupes américaines WASHINGTON (AFP) — Le Pentagone prévoit de réduire d'environ 50 % les troupes américaines basées en Europe — actuellement plus de 300 000 militaires — probablement d’ici cinq ans, a déclaré hier leur commandant en chef, le général John Calvin, devant la commission sénatoriale des forces armées.Selon le général Galvin, les réductions actuellement en cours devraient ramener les forces américaines à 201 000 militaires à la fin de l’année fiscale 1991 (30 septembre).Il a toutefois souligné que le conflit dans le Golfe avait perturbé le planning en nécessitant l'envol de 90 000 soldats américains basés en Europe.« Un bon pourcentage de ces derniers » seront rapatriés après leur retour sur des bases européennes pour régler leurs affaires personnelles, a-t-il précisé.En janvier 1990, les États-Unis, leurs alliés européens et l'Union soviétique se sont mis d’accord pour ramener les troupes américaines et soviétiques en Europe centrale à un maximum de 195 000 hommes, les États-Unis pouvant avoir en plus 30 000 hommes dans d'autres parties du continent.Hun Sen est pessimiste PHNOM PENH (AFP) — Les Khmers rouges reviendront uu pouvoir au Cambodge si l'actuel statu quo politique et militaire est altéré, u déclaré le Sremler ministre cambodgien Hun Sen dans un discours public prononcé hier Phnom Penh.M.Hun Sen, qui s’exprimait à l’occasion d’un meeting regroupant quelque 10 000 personnes, a également lancé un uppel à un cessez-le-feu uu Cambodge et à la cessation de raide militaire extérieure aux différentes factions cambodgiennes.Il a notamment demundé uux pays voisins du Cambodge, le Laos, la Thaïlande et le Vietnam, de mettre un terme à l’acheminement de cette aide militaire via leur territoire.M.Hun Sen a par ailleurs renouvelé son appel aux Nations unies visant à l’envol d’une mission d’enquête dans les camps Installés à la frontière de la Thaïlande et contrôlés par les diverses factions de l'opposition armée au régime.Il a également appelé le Conseil national suprême cambodgien (CNS) à se réunir au plus tôt afin de discuter de la situation intérieure.Le CNS, composé de six représentants du gouvernement de Phnom Penh et de six représentants des trois mouvements de la guérilla cambodgienne, pourrait se réunir à Bangkok, a-t-il suggéré.Le CNS, représentant la souveraineté du Cambodge, s’est réuni pour la dernière fois en décembre 1990 à Paris afin de discuter du plan de paix de l’ONU pour le Cambodge.M.Hun Sen a réitéré le refus de son gouvernement de démantèler son administration et ses forces armées.« Si nos forces sont désarmées, les Pol-Potistes essaieront de s'emparer du pouvoir », a-t-il dit.LE DEVOIR DISTRIBUÉ EN FLORIDE JUSQU’A LA FIN DE MARS 1991 Les vacanciers trouveront LE DEVOIR aux endroits suivants: MIAMI BEACH GOLDEN SHORES 18190 Collins Avenue SUNSHINE FOOD MARKET 18110 Collins Avenue FORT LAUDERDALE A1A CUNNINGHAM'S A1A Oakland Park POMPANO OCEANSIDE 31 N.A1A Extension Pompano Beach HOLLYWOOD BEACH SUNDRIES 328 Johnson Street DELI FOOD MARKET 302 Johnson Street DANIA LUCKY 7 STORE 1414 S.Federal Hwy A-8 ¦ Le Devoir, vendredi 8 mars 1991 EDITORIAL De la «taverne» au cirque Spicer LES DÉBOIRES n’en finissent plus de miner le Forum des citoyens sur l’avenir du Canada.Après que ses réunions en groupes restreints, à travers le Canada, furent assimilées à des propos de taverne, voilà qu’elle est accusée, entre autres tares, de banaliser la question fondamentale du Québec et de dilapider des fonds publics.Pour faire bonne mesure, le cirque de M.Keith Spicer est boudé au Québec, notablement par les enseignants.Pis encore, il semble discrédité par le gouvernement même qui l’a créé : sans attendre le rapport de la thérapie pan-canadienne, M.Mulroney recrée un groupe de travail sur l’unité canadienne, lui aussi doublé, apparemment, par les études secrètes d’un comité secret de sous-ministres.Même le sérieux Comité mixte Beaudoin-Edwards ne lève pas de terre, notamment au Québec.Ça fait beaucoup de monde et de confusion autour du patient, fort mal en point depuis l’échec du lac Meech.En acceptant, « au nom des intérêts du Québec », de faire partie du Forum, début novembre dernier, M.Robert Normand se proposait de véhiculer les réalités québécoises partout à travers le Canada et d’y recueillir une information de première main sur l’état du Canada anglais.« Ce qui permettra aux lecteurs du Soleil d’être les mieux renseignés sur le sujet », confiait même le président et éditeur du quotidien, s’engageant à revenir périodiquement sur le sujet.Trois mois plus tard, dans une entrevue avec La Presse Canadienne, il se disait empreint « d’un scepticisme dynamique, mais d’un fort scepticisme » quant aux résultats de cette vaste consultation auprès des « citoyens ordinaires ».M.Normand entretenait de sérieuses réserves sur la qualité du processus de consultation.Les assemblées de cuisine, les rencontres de discussion entre 10 ou 12 personnes, ne donnent lieu qu’à des dialogues superficiels, dit-il.« Ça manque de profondeur.Ça fait un peu conversation de taverne où l’on change le monde entre deux bouteilles de bière.» En dépit des tensions et frictions, l’exercice restait valable et il n’avait pas l’intention de quitter la caravane.Même les détracteurs les plus sévères de la catharsis à la Spicer n’en espéraient pas autant.Mais ce n’était que de la petite.bière.Il y a huit jours, M.Normand récidive, dans son journal cette fois, ainsi qu’il l’avait promis, dans une entrevue « exclusive » qu’il avait lui-même proposée.Non seulement exige-t-il une « réorientation en profondeur » du Forum, mais il l’accuse de banaliser la question québécoise et même de dilapider les fonds publics.La consulta- tion reste superficielle, escamote la raison d’être de la Commmission, à savoir la réforme des structures politiques canadiennes, ne fait intervenir la question québécoise qu’en troisième lieu, et le reste.Ironie du sort, le même jour, un sondage Angus Reid-Le Soleil en confirme un précédent qui, dès novembre, faisait ressortir le manque de crédibilité du Forum auprès des Canadiens : deux sur trois, et même trois Québécois sur quatre, pensent que le groupe Spicer est un truc pour défendre les idées de M.Mulroney.Probablement un peu masochiste sur les bords, M.Normand reste pourtant membre d’un organisme dont il torpille, comme à loisir, une crédibilité chancelante dès le départ.Ce n’est pas le moindre mystère de cette ruade.Cette fois pourtant, le coup porte.M.Normand a semé la zizanie parmi les Le Forum des citoyens reflète fort bien l'humeur d'un pays déboussolé commissaires.L’un, M.Roger Tassé, l’invite à quitter son poste s’il ne veut pas être solidaire de décisions auxquelles il a participé.C’est le bon sens même, mais M.Normand s’accroche, comme s’il était en service commandé pour faire crever un abcès.Une autre collègue se sent visée et se défend bien d’avoir dilapidé des fonds publics, même si elle a travaillé chaque jour du mois de janvier à 600 $ par jour.M.Spicer, qui en a pourtant vu d’autres au cours de sa carrière turbulente et semée de quelques esclandres, se dit mystifié.On le serait à moins.La sortie virulente de M.Normand a au moins eu le mérite de nous apprendre que le budget du Forum, en pleine explosion, avait été réaligné et resserré.Après quatre mois à peine, il avait dépensé quelque 18 millions $.Mais pour les quatre mois qui restent, M.Spicer, qui n’a pas la réputation de regarder à la dépense, prévoit se restreindre à quelque 10 autres millions $.Ce qui, surtout dans un laps de temps aussi court, en fait la commission d’enquête ou d’étude la plus dispendieuse au pays.Il est vrai qu’il en coûte cher de donner la parole aux citoyens, d’imaginer des formules originales et de les adapter sans cesse.Mais, à en juger par le diagnostic même du commissaire Normand, 28 millions $, c’est énorme pour un exercice aussi frivole que futile, en tout état de cause.D’autant que les frustrations et attentes des Canadiens seront par la suite analysées par des experts, à coups de millions supplémentaires, évidemment.Les commissaires ont lavé leur linge sale en famille, si l’on peut dire, et décidé de passer l’éponge sur l’incartade de l’impénitent Normand.Pourtant, étrangement, celui-ci se dit déçu, trois jours plus tard, de l’interprétation de ses propos par certains journalistes.On se demande bien pourquoi.Il a été cité au texte, par son propre journal, sans autre rectificatif qu’une réplique de M.Spicer, dans l’opinion des lecteurs.En dépit des apparences, donc, le commissaire de Québec persiste et signe.Si bien alimentée, l’opposition parlementaire s’est payé un festival durant toute la semaine.Passons vite sur les inévitables demandes de démission ou menaces de faire comparaître MM.Spicer et Normand devant un comité des Communes.Mais l’opposition a bien raison de faire ressortir que le Forum ne sera d’aucune utilité à l’unité nationale s’il continue de dépenser sans compter et si ses commissaires ne s’entendent même pas entre eux.À ce compte, ne sont-ils pas le reflet de l’humeur même des Canadiens, le baromètre d’une immense méfiance et d’un multilogue de sourds ?La guigne s’acharnant sur les éprouvés, les enseignants québécois refusent de s’associer à la vaste consultation que le Forum lance dans les écoles primaires et secondaires du pays.On ne saurait blâmer la CEQ d’inviter M.Spicer à communiquer avec les associations d’étudiants, dont les membres ont le droit de vote, plutôt que d’organiser des débats en maternelle et au premier cycle.À vrai dire, toute l’affaire a été si mal lancée que le président Spicer en est tout étourdi.Tout ce qu’il sait désormais, c’est qu’il est Canadien, sans aucune affiliation, même pas fédéraliste.Imaginez le boucan à la Chambre des communes et au Canada anglais.Après les ratés, après les dénonciations, ne plus se rappeler du premier article du credo que l’on est censé promouvoir, il y a de quoi se faire vouer à tous les diables.Ou se jeter en bas du plus haut pont du Canada ! Mais M.Spicer a la couenne aussi dure que son collègue Normand.De la taverne, le Forum est passé au cirque.Il ne sait plus où donner de la tête, comme le pays dont il tente désespérément de prendre le pouls, fuyant et désordonné.On n’est pas sorti de la taverne ! GILLES LESAGE LETTRES AU DEVOIR Les travailleuses refusent de reculer l ON POURRAIT être tenté d’avancer que les choses ont beaucoup changé dans le monde du travail depuis que les femmes, par le biais de leur revendications et de leurs actions collectives, ont réussi à arracher quelques mesures au gouvernement et au patronat québécois.Cependant, le fait que les femmes aient réalisé quelques gains n’a pas entraîné la modification profonde des « institutions » auxquelles elles les ont arrachés et ces dernières continuent de résister activement aux changements amorcés.C’est à cette importante résistance que se heurtent quotidiennement nombre de travailleuses dans le dossier du retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite.Cette mesure législative a été introduite dans la loi sur la santé et la sécurité du travail en 1981.Elle prévoit qu’une travailleuse exposée à des conditions de travail dangereuses pour elle à cause de son état de grossesse ou pour l’enfant à naître ou allaité e, peut demander à son employeur d’être réaffectée à une tâche ne comportant pas de dangers.À défaut d’une telle réaffectation, la loi stipule que la travailleuse peut se retirer du travail et recevoir une indemnité de remplacement du revenu de la Commission de la santé et de la sécurité du travail jusqu'à l’accouchement ou jusqu’à la fin de la période d’allaitement selon le cas.Mais le fait que les travailleuses aient arraché le retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite au gouvernement, au patronat et à sa mutuelle d’assurance, la CSST, ne signifie pas que la bataille soit gagnée.En effet, le patronat et la CSST ont développé plusieurs tactiques, toutes plus malhonnêtes les unes que les autres, afin de sabrer dans les droits que la loi et la j urispru-dence reconnaissent aux travailleuses.De son côté le ministre du travail, M.Normand Cherry, n’est pas des plus actifs dans ce dossier qui ne semble pas être une de ses priorités.Les employeurs se cachant à l’abn de tout reproche de la CSST, offrent donc des réaf fectations absurdes et bidons qui forcent les travailleuses à s’engager dans une mécanique d’appel de plusieurs années.Une telle tactique a évidemment pour effet d’annihiler les droits des travailleuses puisque le litige est bien souvent tranché longtemps après que ces dernières aient accouché ou qu’elles aient terminé l’allaitement.Le patronat retourne également aux vieilles méthodes.En effet, on assiste à une va gue de congédiement de travailleuses qui font une demande de réaffectation ou une réclamation pour retrait préventif.On force donc les travailleuses à déposer une plainte pour congédiement illégal et à régler tout le litige sur le lien d’emploi avant que la CSST ne statue sur la question du retrait.On annihile ici aussi, à cause des délais, les droits des travailleuses.Les travailleuses ont mené de nombreuses luttes au Québec afin d’obtenir de meilleures conditions de travail et des programmes comme celui du retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite.Elles ont aussi travaillé longtemps à modifier les mentalités quant à la compatibilité entre le travail et la grossesse.Les femmes n’accepteront pas de reculer sur ces questions.Les travailleuses enceintes ou qui allaitent de même que l’ensemble des travailleurs et travailleuses ont le droit de travailler dans des milieux sains et elles verront à ce que ce droit soit respecté.Liane Flibotte Sherbrooke, 6 mars 1991 » À qui profite la Journée de la femme DEPUIS plusieurs années, on consacre le 8 mars à la Journée internationale de la femme.Cette fête soulève plusieurs questions.À qui profite-t-elle d’abord et surtout ?Cette journée aide-t-elle les femmes à mieux vivre ?D’une année à l’autre, le nombre de femmes violentées, violées, volées, méprisées et même assassinées augmente : 90 Québécoises furent tuées en 1990, en plus du nombre de blessées ou d’handicapées pour la vie.Les médias d’information débordent de crimes et de témoignages négatifs infligés aux femmes âgées, monoparentales, pauvres et souffrantes.À qui profite cette journée ?Surtout aux femmes riches, revendicatrices, autonomes, capables de se défendre et de bien figurer dans la société.Elle contribue à rétrécir les inégalités juridiques dans l’emploi des salariés du public et du parapublic.Cette journée réjouit des féministes dans leurs téléromans qui cherchent à prendre des hommes en défaut et ainsi valoriser artificiel- LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descoteaux Directeur délégué à / administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Jacques Chabot.Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS lement le rôle de la femme dans une société imparfaite.Cette journée du 8 mars n’aide pas les femmes démunies, abandonnées, maltraitées, mal aimées.Elle n’arrête pas les avortements, les familles mal parties, les divorces, la misère chronique des assistées sociales qui se nourissent péniblement avec leur petit chèque de bien-être, qui sont dépressives à la pensée de voir leurs enfants dans le besoin matériel et mental Des féministes oublient ou pensent mal aux femmes sans ressources.Les féministes ont gagné des petites victoires comme l’égalité dans les emplois gouvernementaux ou dans le partage du patrimoine.Dans leur obsession d’égalité des sexes, elles poussent des femmes à s’enrôler dans l’armée et partir à la guerre comme cette jeune réserviste américaine de 26 ans, mère de trois enfants, qui s’embarqua pour le golfe Persique en décembre.Les sopranos féministes se cachent dans leur maison ou leur bureau d’affaires, mais incitent les petites au combat et à des nouvelles souffrances.Le féminisme manque parfois de féminité.Je suis pour l’égalité de la femme et de l’homme, non seulement dans les lois ou dans le travail rémunérateur, mais surtout dans la vie quotidienne.Le monde se bâtit avec le concours des deux sexes et doit évoluer aussi dans le respect de la fille et du garçon, de la femme et de l’homme quels que soient ses muscles ou son pouvoir financier.L’amour de soi et de son prochain, voilà le point de départ de l’égalité et du bonheur.Denise Hamel-Jobln, m.a.Ancienne Lorette, 26 février 1991 Contre l'affichage porno LES PROPRIÉTAIRES de sex-shops et de cinémas « spécialisés » se plaignent du projet de règlement municipal, réclamé par la population, qui les empêcherait d’afficher des images pornographiques bien en vue des passantes et des passants.À les entendre, il y aurait atteinte aux « droits » des commerçants.Mais, la vue appartient-elle aux commerçants d’images de femmes.L’été dernier, le Collectif masculin contre le sexisme a sondé la population qui voisinait le cinéma porno L'Amour.lien est ressorti que 82 % des 1024 personnes interrogées considéraient que « la prévalence de ces images à Montréal est humiliante et constitue une attaque sérieuse à la dignité humaine, contrevenant ainsi aux droits les plus fondamentaux ».Le personnel et les propriétaires des commerces avoisinants du cinéma L’Amour partageaient ce point de vue et ont signé la pétition avec enthousiasme.Les droits des femmes et de la population en général doivent avoir priorité sur la misogynie et la volonté de profit de quelques individus.Fernand Boucher Montréal, 4 mars 1991 t-H?mm ¦jtfâim LE MONDE Jean-Robert Sansfaçon Malheureuse à en mourir ISABELLE et Germain sont dans les affaires, dans la mode.Elle a 35 ans, lui 39.Us sont mariés depuis sept ans, sans enfant.Expositions par-ci, parades de mode par-là, les voyages, les restaurants.Ni l’un, ni l’autre n’a d’argent, toute cette frime c’est pour les contrats, pas même pour le plaisir.Et en bout de ligne, c’est tout juste s’il reste de quoi payer le loyer.Germain vient de quitter Isabelle pour une autre.Isabelle ne le prend pas.Ce n’était pourtant plus d’amour fou entre ces deux-là, plutôt la guerre.Cette guerre des tranchées où l’on se tire dessus à coups de petites vacheries quotidiennes.Mais le rejet, parfois, c’est comme un coup de couteau en plein coeur.Ça vient rouvrir les vieilles cicatrices d’enfant._ Ce jour-là, c’était lui le vaurien, le lâche.Alors Isabelle s’avale un cocktail de tout ce que la pharmacie contient de chimie.« Pour te punir mon salaud, je te droppe la super dose.Si tu ne m’aimes plus, pourquoi je m’aimerais, moi, pourquoi ?» Ambulance et urgence du Royal Victoria.Parce que même quand on habite coin Saint-Laurent et Crémazie, on n’a pas le choix de son psychiatre, l’ambulance nous conduit au Royal Vie, à l’autre bout de la ville.Sur place, on lui donne les premiers soins et on l’installe sur une civière, dans le corridor.En moins de temps qu’il lui en faut pour reprendre ses esprits, Isabelle remet la main dans son sac et avale le contenu de la bouteille de somnifère.Re-lavement, sérum et tout le tralala, les infirmières ne la trouvent pas drôle, la petite.Isabelle est consciente que quelque chose ne tourne pas rond.Après tout, elle n’est pas folle, seulement déprimée, déprimée et triste à en mourir deux fois plutôt qu’une.— Depuis longtemps, c’était comme si je retenais à bout de bras un mur de briques en train de s’effriter.Puis là, le mur s’est effondré, sur moi, sans que je puisse rien faire.LE CRI d’alarme lancé, quelqu’un viendrait sûrement à son secours, la dégager de sous ces tonnes de briques écrasantes.Mais le lendemain, le médecin est convaincu que la crise est passée, il lui signe son congé et lui remet une prescription de somnifères et d’anxiolytiques.Et un rendez-vous dans un mois.Or le malheur ce n’est pas une chique de gomme collée sous une semelle : ça ne s’en va pas en se frottant les pieds sur le ciment.Une semaine plus tard, Isabelle n’a encore rien réglé.Pour tout dire, elle n’existe même plus.Elle tourne en rond, passe ses journées à penser à Germain, ou au grand trou noir qui l’a remplacé.Et c’est à nouveau le drame, les pilules à pleine poignée, copieusement arrosées de vin blanc.— Je pensais que ce serait plus efficace.Mais j’ai eu trop mal et j’ai averti mon voisin.Le voisin la transporte à l’urgence la plus près, celle de Jean-Talon, où on lui refait la cérémonie du sauvetage.On la garde pour la nuit et le lendemain, comme elle demande à pouvoir être suivie de façon plus intensive, on la transfère à nouveau au Royal Vie.Tout se passe en anglais.Il y a bien quelques psychiatres qui parlent français, lui-dit-on, mais faudrait revenir un autre jour.Pour l’instant, c’est le baragouinage.On lui offre de passer quelques jours dans l’établissement, ce qu’elle accepte volontiers.Pas question de revenir à la maison pour s’y perdre à nouveau entre les murs devenus si froids, dans ce lit beaucoup trop grand.LA PREMIERE nuit, elle occupe seule une chambre pour deux où elle peut se reposer un peu.Puis au matin, elle apprend qu’elle est en « cure fermée » pour 7 jours et qu’elle devra passer toutes ses journées en jaquette.Elle n’a même plus droit à sa trousse de maquillage.Le lever est à 7 h, les appels sont interdits passé 21 h et, malgré la sévérité du régime, aucune rencontre avec le médecin n’est prévue dans la journée.Ni le lendemain, ni le surlendemain.Dès la seconde nuit, une autre patiente prend place près d’elle dans la chambre.La jeune femme est en crise, elle crie, elle frappe.Isabelle doit se défendre, elle ne dort plus, déprime de plus en plus.— On me donnait des médicaments pour réduire mon angoisse, mais ça me rendait amorphe.Et comme je ne dormais plus, j’étais de plus en plus fatiguée, désespérée.Isabelle demande donc pour une autre chambre.On lui offre la seule chambre disponible.Une chambre avec un matelas par terre et rien d’autre.Les portes ne se ferment pas et dès le premier soir, au retour d’une rencontre au fumoir, Isabelle est accueillie dans son lit par un homme qui a revêtu sa propre jaquette et qui l’invite à coucher avec lui.Le cauchemar en plein cauchemar ! — J’étais horrifiée, je tremblais de tous mes membres.Il n’y avait que des hommes dans les chambres autour, et que des cas chroniques.On ne m’en avait rien dit.Sous le choc, elle insiste pour voir le médecin et exige son conge.À cause de la cure fermée, il lui faut obtenir l’avis favorable de trois psychiatres, un genre de tribunal du mental.Ils sont là, assis devant elle qui la questionnent, l’évaluent, toujours en anglais.Heureusement qu’elle connaît un peu la langue, mais pour les nuances, faudra repasser.N’empêche que ça marche, Isabelle est une femme instruite, elle connaît les codes entre gens du monde.Un des trois psy lui confie même : — En tout cas, votre problème ce n’est pas l'intelligence ! Intelligente, oui, mais toujours aussi malheureuse et sans ressources.Elle a entendu parler d’une unité de soins externes quotidiens dans le même hôpital et elle donne même le nom d’une psychiatre de bonne réputation.Il n’y a plus de places disponibles.Au cours des jours suivants, elle revient à la charge pour qu’on lui fournisse les coordonnées d’un « centre de crise » où, lui a dit une amie, il serait possible de passer quelques jours.Le psy n’est pas au courant, il va s’informer.Effectivement, un tel endroit existe, même que certains collègues connaissent bien, en voici le numéro de téléphone.ACCOM PAG NÉE d’une copine, Isabelle se rend visiter le centre logé dans une grande maison du sud-ouest de Montréal.Le personnel est jeune, sympathique.Sur les trois étages, il n’y a cependant que trois chambres pour les « clients », le reste c’est pour le personnel.Elle devra cohabiter avec deux psychiatrisés chroniques en crise, accomplir les tâches ménagères, la vie de groupe quoi.Pour Isabelle « c’était beaucoup trop me demander ».Quelques jours plus tard, elle tente une dernière fois de s’enlever la vie en absorbant une dose d’anxiolytiques deux fois plus forte que la dose mortelle, lui dira le médecin.Elle reviendra passer deux jours aux soins intensifs du Royal Vie, avant d’obtenir son congé et de retrouver sa.liberté.Mais pourquoi est-ce si compliqué de trouver à Montréal le filon correspondant au problème ?Pourquoi est-ce si difficile d’obtenir un suivi à la mesure de ses difficultés ?Pourquoi, malgré la loi, malgré le gros bon sens, être forcé de se faire soigner en anglais dans certains quartiers francophones de Montréal ?Pourquoi ?(À suivre)
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