Le devoir, 11 mars 1991, lundi 11 mars 1991
Montréal, lundi 11 mars 1991 4 Détail page 10 Volume LXXXII — No 58 ?Un peu de neige Max I Montreal Hong Kong Bélanger, Legault b14?84 73 73 _____________ Communitaliont D RoUtions n et yiaphismi iont intetcultuielles Toronto 85 refit» 65* + TPS + TVO ï** mm ‘mm* « : WËÈËImÊ- L'ENTREVUE DU LUNDI X, PHOTO JACQUES GRENIER PATRICK WATSON L’ambitieux projet de transformer Radio-Canada Page 9 Michel Venne CLAUDE RYAN n’a pas offert sa démission, assure le premier ministre, M.Robert Bourassa, mais il continue de réfléchir après avoir encaissé durement, samedi, un cuisant revers devant l’aile nationaliste du Parti libéral sur le plancher du congrès.Après la défaite de l’amendement qu’il avait proposé pour atténuer la position constitutionnelle du parti telle qu’exprimée par le rapport Allaire, le ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique avait précipitamment quitté les lieux, en se déclarant « déçu de ce résultat ».Il n’est pas réapparu hier au Palais des congrès où les 3000 militants libéraux réunis lui ont toutefois réservé une ovation, lorsque leur chef a fait son éloge.« Je regrette que M.Ryan ait été désapppointé, a-t-il déclaré à la clôture du congrès.Je voudrais l’assurer quand même que cela n’altère d’aucune façon la profonde admiration que nous avons tous pour lui.» En conférence de presse, il ajouta que « tous les militants libéraux souhaitent vivement que M.Ryan continue d’être très actif au Parti libéral ».M.Ryan est l’un des piliers du conseil des ministres.M.Bourassa, qui a parlé à quelques reprises à son ministre depuis samedi soir, n’a toutefois pas encore l’assurance qu’il participera à la prochaine rencontre du cabinet, mercredi.Plusieurs de ses collègues déploraient hier son absence et s’en inquiétaient.« M.Ryan est un phare, a déclaré le ministre de l’Environnement M.Pierre Paradis.Et lorsque le phare s’éteint, ne serait-ce que momentanément, dit-il, cela porte à la réflexion.» Avant de s’échapper, samedi, Claude Ryan a déclaré qu’il avait besoin de « réfléchir à tout ce qui regarde l’avenir ».Faut-il comprendre le sien comme celui du Québec.« Je vais mesurer toutes les implications de ce résultat », dit-il en exprimant le désir de consulter son entourage et ses proches conseillers.« Dans ces grandes choses-là, on n’agit pas seul.» L’amendement numéro 5 visait essentiellement à faire du document adopté ce week-end une base de négociation et prévoyait des discussions avec « le reste du Canada » plutôt qu’avec le seul gouvernement fédéral.Il a été battu à plate couture par le vote combiné des jeunes libéraux, des députés nationalistes, des délégués de leurs circonscriptions et de quelques ministres, notamment celui responsable du dossier constitutionnel au gouvernement, M.Gil Rémillard.Selon ce dernier, l’amendement proposé ouvrait la porte à des négociations constitutionnelles à 11 gouvernements, un processus rejeté par M.Bourassa le 23 juin, au lendemain de l’échec de l’accord du lac Meech.Voir page 4: Ryan Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, a dit hier, à l’issue du congrès de son parti qui a adopté le rapport Allaire, que son choix était d’abord celui du Canada et que la position du PLQ était négociable.Bourassa choisit d’abord le Canada Pierre O’Neill L’AILE SOUVERAINISTE du PLQ a remporté d’éclatante façon le débat constitutionnel qui s’est soldé par l’adoption du rapport Allaire.Mais Robert Bourassa a aussitôt voulu rassurer les fédéralistes, en proclamant que les libéraux venaient de choisir le Canada.Après la démonstration de force des Jeunes libéraux, l’amertume exprimée par de nombreux ténors de l’aile fédéraliste et la fracassante sortie du ministre Claude Ryan ont forcé le chef du parti à freiner l’enthousiasme des souverainistes.Profitant de son discours de cloture devant les 2700 délégués réunis au Palais des congrès de Montréal, M.Bourassa a senti le besoin de rappeler la longue tradition fédéraliste du parti.« Il nous faut comme premier choix développer le Québec à rinterieur au canada, dans une structure fédérale.» Applaudi à plusieurs reprises, le chef du PLQ a longuement insisté sur la nécessité de l’interprétation qu’il fallait donner aux conclusions des délibérations, en précisant que l’union économique que suggère de renforcer le rapport Allaire doit être assortie d’une forme d’intégration politique.« Nous avons des valeurs communes, deux siècles d’histoire commune.Le Canada est l’un des pays les plus enviés du monde.Les Québécois veulent pouvoir développer leur identité et assurer leur sécurité économique, mais ils préfèrent que cela se fasse à l’intérieur de la structure canadienne.L’Union monétaire implique une fiscalité commune, qui implique une forme d’intégration politique.L’important, c’est de concilier l’interdépendance économique fondamentale et le respect des identités nationales », a déclaré le pre- mier ministre.Adopté à l’issue de sept heures de débats, avec quelques amendements mineurs, le rapport Allaire propose essentiellement une nouvelle entente Québec-Canada, accordant l’autonomie politique du Québec et une plus grande intégration économique avec le Canada.Si d’ici 18 mois, le Canada accepte la nouvelle union, l’entente sera soumise à un référendum devant être tenu au plus tard à l’automne 1992.Advenant un refus du Canada, le référendum portera sur l’accession du Québec au statut d’État souverain.Dès les premiers instants du débat, dès les premiers votes de l’assemblée plénière, il est apparu évident qu’une irrésistible vague allait renverser toutes les oppositions au rapport Allaire.Le congrès a d’abord rapidement disposé d’un amendement initié par le ministre Pierre Paradis et son comté de Brôme-Mis-Voir page 4: Bourassa Ryan sent le besoin de réfléchir à l’avenir Entre deux chaises ANALYSE Gilles Lesage SORTANT de la grande salle du Palais des congrès où Robert Bourassa venait de livrer son discours de clô-ture aux militants libéraux, hier après-midi, Graham Eraser me demande : Faut-il interpréter les assises du PLQ à la lumière de l’adoption presque intégrale du rapport Allaire ou selon le message final du premier ministre et chef du PLQ ?Je ne sais que lui répondre.Aussi perplexe, une heure plus tard, au terme de la conférence de presse, je croise M.Bourassa : fîtes-vous satisfait ?demande-t-il, nar quois.Lui faisant part de l’interrogation du confrère du Globe and il ail.il répond : Mais je me situe au milieu, au centre, voyons.In medio stat virtus ?comme au Collège, que je fais.C’est en plein ça, lance-t-il en éclatant d’un grand rire et en s’éloignant, entouré de sa famille et de gardes du corps Tel est M Bourassa, accroché au centre, solidement assis entre deux chaises.La recette est parfois dangereuse, pas toujours infaillible, mais elle lui a permis, en fin de semaine, de sauvegarder, du moins pour le moment, l’unité de son parti.Tout aurait été presque parfait, n’eût été de ce qu’il appelle pudiquement le «désappointement» de M.Claude Ryan et du départ hâtif de son superministre, qui se sent toujours inconfortable entre deux chaises.Sans cet esclandre, tout le monde aurait été satisfait.Dès vendredi soir, le chef libéral avait demandé à ses troupes d’appuyer le rapport Allaire, le jugeant à la fois fédéraliste et reflétant le besoin de changement en profondeur recherché par les Québécois.Refusant toutefois toute étiquette, M.Bourassa se définissait d’abord et avant tout comme un libéral profondément québécois qui place l’intérêt supérieur du Québec comme premier objectif.En disant cela, il ne courait aucun risque.Son ralliement au rapport Allaire, qu’il avait influencé in extremis, il le faisait à la suite de ses militants, consultés et sondés pendant un an.Son flair lui disait clairement que s’il exprimait quelque réticence, c’est lui qui se serait fait rabrouer poliment par ses troupes.Et contrairement à ce que l’on peut penser, il affiche clairement la couleur : libérale.Ce que les militants comprennent bien en l’ovationnant à tout rompre pendant plus de deux minutes, ce qui est inhabituel chez les libéraux, en train de se québéciser.Samedi matin, pendant que les délégués discutaient sérieusement en ateliers régionaux (une première prometteuse au PLQ), puis secto- Volr page 4: Entre LE SILENCIEUX Le Dictionnaire du marginal LA PENSÉE du jour : « Les peuples heureux n’ont pas d’esprit.» Abstentionniste.— Électeur qui a pris le parti de ne pas en prendre.Frère.— En d’autres mots, notre semblable.De ce fait, chacun est bien avisé de s’en méfier.Compétence.— Incapacité de s’adapter au savoir-faire de la moyenne des travailleurs.Diplomate.- Personnage politique qui, fatigué des empoignades dans son pays, est chargé des embrassades à l’étranger.Campagne électorale.— Hostilités menées avec armes conventionnelles, soit pots-de-vin, vol, mensonge, calomnie et autres séductions démocratiques.Étiquette.— Distinguo commode permettant de classer les individus selon l’ordre mythologique.Argent.— Excrément inodore du veau d’or.ALBERT BRIE Israël veut reproposer le plan Shamir à Baker Un Palestinien poignarde quatre juives d’après AP.AFP et Iteuter JÉRUSALEM (AP) - Les dirigeants israéliens ont décidé hier de présenter le plan de paix Shamir, vieux de deux ans, au secrétaire d’État James Baker qui arrive ce matin à Jérusalem pour la partie la plus difficile de sa mission de paix au Moyen-Orient.James Baker, dont c’est le premier voyage dans l’État hébreu, doit se rendre dans une ville où les affrontements entre Palestiniens et Israéliens sont de nouveau très violents depuis hier.Le premier ministre Itzhak Shamir et les ministres du gouvernement se sont réunis hier pour discuter de la visite de M.Baker et ont décidé, selon la radio israélienne, que le plan de paix israélien de 1989 serait la base des discussions avec le secrétaire d’État.Alors que George Bush avait annoncé la semaine dernière qu’il proposerait un plan de paix global en échange de la restitution des territoires occupés, le plan israélien offre aux Palestiniens une autonomie limitée avec un contrôle israélien sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza.Avi Pazner, porte-parole de M.Shamir, a déclaré qu’Israël défendra son plan qui offre des élections aux Palestiniens et des négociations sur l’offre d’autonomie.À Jérusalem, un Palestinien a poignardé et tué hier quatre femmes juives à Jérusalem avant d’être interpellé par la police après avoir été blessé par balle.L’agresseur serait un Arabe de 26 ans, originaire du camp de réfugiés palestinien de Ja-balya (bande de Gaza).La police a précisé qu’il s’agissait « à coup sûr d’un acte terroriste et nationaliste ».Les victimes, qui attendaient un autobus à un arrêt lorsqu’elles ont été agressées, ont été transportées à l’hôpital Iladassah où elles sont tou- Volr page 4: Israël M JF / *»+ PHOTO AP v» *» >.V* MM À \ 'M * * ?** * r*l mM •+ .4%^ 300 000 Soviétiques réclament le départ de Gorbatchev Au moins 300 000 partisans de Boris Eltsine se sont rassemblés hier devant les murs du Kremlin, à Moscou, pour apporter leur soutien au président réformateur de la Fédération de Russie et réclamer le départ de Mikhaïl Gorbatchev.Aux cris de « Gorbatchev dehors ! », des manifestants brandissaient des banderoles qui proclamaient « Eltsine est notre espoir », « Oui à l’union sans Gorbatchev ».Page 7 CAHIER SPÉCIAI LES 30 ANS DU MINISTÈRE DES AFFAIRES CULTURELLES PARUTION LE 23 MARS DANS LE DEVOIR Date de tombée: 15 mars Réservation publicitaire: 842-9645 r 4 2 ¦ Le Devoir, lundi 11 mars 1991 «Un coup de poing important sur la table constitutionnelle» Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LE PARTI libéral du Québec vient d’assener « un coup de poing important sur la table constitutionnelle traditionnelle du Canada » a reconnu Marcel Masse, le ministre québécois dépêché par Brian Mulroney pour réagir à chaud aux événements de la fin de semaine mais Robert Bou-rassa a encore de l’espace pour manoeuvrer.Dans le camp fédéral hier, on mesurait déjà la distance prise par Robert Bourassa à l’égard des conclusions de ses militants pour conclure avec soulagement que le premier ministre québécois conserve des coudées encore assez franches pour accueillir une éventuelle offre fédéraliste qui ne rencontrerait pas toutes les exigences du rapport Allaire.C’est ainsi que même s'il qualifie de « très radicales » les positions des libéraux du Québec, Marcel Masse calcule que Robert Bourassa s’en est situé à une distance rassurante pour le gouvernement fédéral.« Il fait comme René Lévesque l’a fait à plusieurs reprises, affirme le ministre fédéral, les chefs de partis n’aiment pas être liés à 100 % à des résolutions de parti.» Une analyse qu’à distance, les deux partis d’opposition à Ottawa ont repris à leur compte.Il y a toujours une marge de manoeuvre, ont conclu Sheila Copps pour les libéraux et Audrey MclaughUn du NPD.Mais cette évaluation tempérée des politiciens d'Ottawa détonne par rapport aux premiers échos de l'opinion publique du reste du Canada, où la réaction est viscérale.« Qu’on les laisse partir tout de suite » réclamaient les uns après les autres les auditeurs de la tribune téléphonique pan-canadienne de la CBC quelques heures après le discours de Robert Bourassa à ses militants.Plusieurs affirmaient regretter amèrement que la tenue d’un référendum sur la souveraineté n’ait pas lieu immédiatement.« Tant qu’a moi, ils auraient dû se décider la semaine prochaine » raillait un interlocuteur de la région d'Ottawa.Il faut maintenant envisager la séparation du Québec, affirme de son côté le premier ministre de Terre- Neuve qui offrait comme une branche d’olivier au Québec un veto partiel sur la langue et la culture dans un discours prononcé dans la capitale fédérale vendredi soir.Quant au rapport Allaire, Clyde Wells a déjà indiqué à quelle enseigne il loge.Le premier ministre terre-neuvien préfère un Canada sans Québec que le Canada du rapport libéral.« Le Canada anglais ferait une grande erreur de ne pas tenir compte des décisions du parti libéral du Québec » a prévenu hier le ministre Marcel Masse.Nous avons 18 mois pour nous organiser, faute de quoi, il y aura un référendum sur la souveraineté et cette fois-ci, les libéraux feront campagne pour le oui aux côtés du Parti québécois.» maintenant venu « d’organiser un dialogue ».Le Québec ne veut pas d'un simple dépoussiérage, recon-nait-il, ce qu'il avance, c’est une toute nouvelle approche.Et même si dans ses discours de Toronto et de Québec le mois dernier, Brian Mulroney a rejeté en substance les principaux éléments du rapport Allaire : les négociation à deux et la décentralisation massive qu’il préconise, ses porte-paroles n’étaient pas disposés hier à dire que la proposition entérinée par les libéraux du Québec ne pourra être le véritable point de départ d’une nouvelle négociation.« Il y aura d’une façon ou d’une autre des négociations à un moment donné, prédit plutôt sur un ton caté- gorique le député Jean Charest, qui a ; suivi comme observateur l’ensemble des délibérations de la fin de semaine.« Quand on négocie, on en donne et on en prend.» Il est très difficile d’indiquer ce qu’Ottawa et le reste du Canada pourront vraiment retenir du rapport Allaire, indique pour sa part le ministre Masse.Mais dans un premier temps, les ténors conservateurs du camp fédéral insistent : les événements de la fin de semaine rendent encore plus impératif un changement à la formule d’amendement de la Constitution.« La formule actuelle ne permettrait pas de refaire le Canada même si c’était la volonté de tous les Canadiens », affirme Marcel Masse.Les libéraux fédéralistes sont généralement rassurés Michel Venne de notre bureau de Québec DÉCOURAGÉS la veille par l'échec de l’amendement Ryan, les libéraux fédéralistes ont été généralement rassurés hier par le discours de leur chef.Dans ce camp, comme dans celui des nationalistes, on trouve raison de se satisfaire des résultats de ce congrès.L'unité semble tenir, ne serait-ce qu'en apparence.Les fédéralistes, notamment les anglophones, s’accrochent au discours a forte connotation fédéraliste prononcé par M.Bourassa et souhaitent tous que le ministre Claude Ryan décidera de rester au sein de leur parti.Tandis que les militants de l’autre camp se satisfont de ce que le rapport Allaire, adopté sans amendement fondamental, constitue un message ferme et clair au reste du pays.« M.Bourassa a dit aujourd’hui (dimanche) ce que Ton voulait entendre hier », a déclaré le candidat libéral défait dans Westmount aux dernières élections, M.William Cosgrove.Membre du comité Allaire et de l’exécutif du parti, M.Cosgrove prévoit que l'hémorragie de militants anglophones que certains appréhendaient n’aura finalement pas lieu.« Par sa déclaration, M.Bourassa situe nos efforts pour changer la Constitution dans un cadre fédéraliste », opinait, ravie, Tex-députée de Jacques-Cartier Mme Joan Dougherty, laquelle soutenait il y a à peine deux jours être incapable de vivre avec le rapport Allaire tel que libellé.« M.Bourassa a clarifié l’objectif du Québec, dit-elle.Il a démontré notre bonne foi lorsque nous proposons au Canada une véritable dernière chance.» Selon Mme Dougherty, le premier ministre a « rétabli la confiance des militants fédéralistes » et a réussi de la sorte à préserver l'unité.Si la plupart des ministres ont fait des commentaires optimistes, le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson, réputé être l’un des ministres les plus résolument opposés aux thèses de la souveraineté, s'est réfugié dans un mutisme prudent.« Je regarde ça avec un oeil ouvert », déclarait-il aux débuts des assises.Dans une déclaration sibyllline, il a fait allusion samedi aux prochaines étapes du débat, notamment celle de la discussion au conseil des ministres.Le ministre Pierre Paradis est parmi ceux que le discours de Robert Bourassa a rassurés.L’interprétation généralement entendue ce week-end veut que le gouvernement conserve avec le rapport Allaire une bonne marge de manoeuvre.Le premier ministre Ta confirmé hier.C’est pourquoi plusieurs députés fédéralistes ne se sont pas formalisés du fait que le texte de la résolution adoptée samedi ne précise pas formellement qu’il s’agit d’une base de négociation.« L’important dans tout ça c’est qu’on a 18 mois pour arriver à une entente », soutient le député de Vi-ger, M.Cosmo Maciocia.Selon lui, M.Bourassa n’a pas d’autre choix que de négocier avec le reste du Canada le partage des pouvoirs.Par essence, la position libérale est négociable.« Un gouvernement a toute la marge de manoeuvre qu’il veut bien se donner, dit le ministre des Affaires internationales, M.John Ciaccia.Il doit respecter l’esprit des discussions.Il faut regarder le rapport, mais aussi les déclarations du premier ministre.Le sens de la décision des militants c’est de refuser les négociations à 11, mais l’élément négociation est toujours présent.» Le message officiel véhiculé à partir de samedi après-midi, après la défaite de l’amendement Ryan, c’était que les militants voulaient « la fermeté pas la fermeture».« La tâche de polir les contours d’un accord appartient au gouvernement du Québec », précisait le président du comité constitutionnel, Me Jean Allaire, dans un discours samedi.Pour le député de Vanier, le nationaliste Jean-Guy Lemieux, le rapport Allaire est une autre version de « l’étapisme ».Il n’est pas question pour lui de parler d'indépendance totale.Il préfère l’expression « souveraineté tranquille », une grande autonomie politique doublée d’une association économique qui se réalisera à terme, une fois, faut-il comprendre, que le reste du Canada aura rejeté, d’ici à la fin de l’automne 1992, la dernière chance que lui offre le Parti li-béral « On ne parle pas d’indépendance, on parle de rapport de force et de stratégie », soutient le député de Vi-mont, M.Benoit Fradet.« Le Parti libéral a démontré en fin de semaine le sérieux de sa démarche.Oui il y a une deuxième hypothèse (NDLR : celle de la souveraineté si la négociation échoue) et un référendum, dit-il.Mais ce qui est important pour le moment, c’est de s’engager à demander plus d’autonomie à l’intérieur de la fédération.» Jotoquébec RE s u ltats loto-québec _2 A A li 18 21 22 23 24 25 27 28 34 49 52 54 57 5?62 64 Prochain tirage: 91-03-11 Tirage du Tirages du NMhoiJ 91-03-08 ilnWilhui m.91-03-04 au 91-03-09 NUMÉROS LOTS 485611 50 OOO $ 3 4 8 5 6 1 1 5 OOO $ 5 6 11 250 $ LUNDI 050 0615 6 1 1 25 $ MARDI 360 4537 1 1 5 $ MERCREDI 680 9744 JEUDI 185 7107 4 8 56 1 | 1 OOO $ VENDREDI 381 7041 4 8 56H 100 $ SAMEDI 169 9049 4 8 5 ¦¦ 10 $ Tirage du FHti *4 \ Tirage du w 91-03-08 LUI! ( l ».91-03-09 NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 173873 250 OOO $ 0 0 5 0 4 6 100 OOO $ 7 3 8 7 3 2 500 $ 0 50 4 6 1 000 $ 3 8 7 3 250 $ 5 0 4 6 250 $ 8 7 3 25 $ 0 4 6 50 $ 7 3 10 $ 4 6 10 $ NUMÉROS MOBILES 6 2 $ 3 2 2 9 5 1 OOO $ 8 17 4 100 $ 72 7 25 $ Tirage du UjgudSUi 91-03-08 NUMÉROS DÉCOMPOSABLES NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 1916069 500 OOO $ 4202985 250 000 $ 916069 5 OOO $ 202985 5 OOO $ 16069 500 $ 02985 500 $ 6069 100 $ 2985 100 $ 069 25 $ 985 25 $ 69 5 $ 85 5 $ 8 g 15 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 1 5/6 58 4/6 2 367 3/6 35 172 Tirage du 91-03-09 19 23 26 No complémentaire 31 LOTS 615 301,20 $ 29 755,60 5 342,00 S 37,70 S 5,00 S MISE-TÔT 15 24 30 33 GAGNANTS LOT VENTES TOTALES: 1 159 330,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 800 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 91-03-16 Tirage du 91-03-09 8 13 22 34 43 45 GAGNANTS LOTS No complémentaire 16 NUMÉROS NON-DÉCOMPOSABLES LOTS NUMÉROS 100000$ 3693731 50 000 $ 1655186 3930042 5 000 $ 1196398 2501455 3182373 4236916 1356836 2653314 3204269 4280969 1450547 2906861 4153470 4789802 2136942 2934749 4212443 4863856 2398833 6/6 1 5/6+ 25 5/6 745 4/6 38 643 3/6 676120 13 249 075,30$ 76 062,40 $ 1 951,80 $ 72,30 $ 10$ VENTES TOTALES.39 881 894,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 2 000 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE.91-03-13 Le billet donne droit à 4 tirages consécutifs Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Libman se dit inquiet alors que Landry ne voit que de l’ambiguïté d'après la Presse Canadienne LE VICE-PRÉSIDENT du Parti québécois, Bernard Landry, estime quant à lui que « les libéraux ont accepté de ne pas choisir ».Présent dimanche sur le parquet du congrès pour participer à une émission de télévision, M.Landry a indiqué que certains libéraux ne se contenteraient pas de la position « ambiguë » du PLQ.« Je pense que les libéraux ont encore raté une occasion — ils en avaient eu une il y a 20 ans alors que René Lévesque leur avait dit de choisir la souveraineté, a rappelé M.Landry.Ici, un certain nombre d’entre eux a choisi la souveraineté, sauf que dans son discours, le premier ministre a jeté des tonnes de glace là-dessus.« Ce discours est une apologie du fédéralisme.Ceux qui espéraient la clarté se retrouvent dans l’ambiguïté, un peu plus grande qu’avant, même : fédéraliste et souverainiste en même temps.L’ambiguïté n’est pas une vertu démocratique, M.Bou-rasa cultive cela et il a réussi encore une fois.« Je pense que les souverainistes du PLQ sont sincères : dès qu’ils verront que le premier ministre pose des gestes incompatibles avec la souveraineté ou qu’il ne la poursuit pas dans le sens du congrès, tôt ou tard ils vont aller se battre sur le vrai terrain », a soutenu M.Landry, ouvrant visiblement les bras aux éventuels transfuges libéraux.Le chef du Parti Égalité, Robert Libman, venu lui aussi participer à une retransmision télévisée du congrès libéral, s’est dit de son côté inquiet des décisons prises au congrès libéral.« Je tremble, et je pense que tous les fédéralistes au Québec s’inquiètent après ce qui s'est passé cette fin de semaine.Un parti traditionnellement fédéraliste au Québec qui prend un virage souverainiste comme ça, c’est un moment très im- Robert Libman portant au Québec », a-t-il dit.Selon M.Libman, le chef libéral a voulu, dans son discours, « jeter un bonbon aux fédéralistes et aux anglophones pour les calmer, pour les retenir dans le parti ».« M.Bourassa a avoué dans son discours que la seule différence entre le projet libéral et le projet pé-quiste, c’est la forme que prendrait l’association économique.Ce n’est pas un discours fédéraliste », a-t-il soutenu.Bernard Landry Les libéraux ont dépassé l’objectif de leur campagne de financement de 25 % Norman Delisle de la Presse Canadienne LE PARTI LIBÉRAL a recueilli plus de 5 millions $ au cours de sa campagne de financement 1990, a indiqué hier la présidente de l’opération, la ministre de la Condition féminine Violette Trépanier.L’objectif de la campagne, qui était de 4 millions $, a été dépassé de 25%.« Le financement, c’est un peu comme l’argent pour une famille », a soutenu Mme Trépanier, qui s’est dite très heureuse de ce résultat, compte tenu de la récession économique qui frappe le Québec.C’est dans la région de T Est rie que les résultats ont été les plus probants pour le PLQ, cette région dépassant son objectif de 45 pour cent grâce à des fonds recueillis atteignant 290 000 $.Par contre, la traditionnelle faiblesse du PLQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean se traduit au niveau de la campagne de financement.Seule- ment 117 000 $ ont été amassés dans cette région, soit à peine 73 % de l’objectif qui avait été fixé à 161 000$.Les résultats détaillés dans chacune des 125 circonscriptions montrent que c’est surtout dans les comtés représentés à l’Assemblée nationale par un ministre que la campagne a été la mieux réussie.Dans Outremont, dont le député est le ministre de l’Industrie et du Commerce Gérald Tremblay, les libéraux ont recueilli 192 000 $, soit plus de cinq fois l'objectif original de 37 000 $.D'autres comtés qui ont largement dépassé leur objectif sont ceux de Charlesbourgdu ministre de la Santé Marc-Yvan Côté (165 000 $, soit 300 %) et Chomedey de la vice-première ministre Lise Bacon, qui a multiplié son objectif par trois avec des fonds de 114 000$.Par contre, les libéraux ont connu un échec complet dans trois circonscriptions électorales, soit une cueillette de 25 $ dans le comté de Bertrand sur la Rive-Sud métropolitaine, de 10 $ dans celui de Johnson (Es- trie) et aucune somme dans celui d'Ungava, au Nunavik.Ces trois comtés sont détenus traditionnellement par des députés du Parti québécois.Dans l’ouest de Montréal, le financement a trébuché dans certaines circonscriptions à majorité anglophone, comme D’Arcy-McGee (seulement 300 $ amassés) ou Notre-Dame-de-Grâce (seulement 16 % de l’objectif).Depuis 1985, le PLQ amasse annuellement entre 5 et 8 millions $ pour garnir sa caisse électorale, tandis que le principal parti d’opposition, le Parti québécois, recueille annuellement quelque 2 millions $.La loi traitant du financement des partis politiques stipule depuis 1977 que seuls des électeurs, et non des entreprises ou des associations, peuvent verser des contributions financières aux partis politiques.Elle interdit les caisses occultes.La loi limite également à 3000 $ par année le maximum des contributions qu'un citoyen peut verser.H % Le Devoir, lundi 11 mars 1991 ¦ 3 Bourassa est disposé à « discuter » de La CSN juge Ottawa seul la réforme fiscale avec les municipalités responsable de la récession PC et LE DEVOIR LE CONGRES LIBÉRAL du weekend, largement dominé par la question constitutionnelle, a vu aussi quelques autres sujets timidement émerger dans les discussions et discours du week-end au Palais des congrès de Montréal.C’est ainsi qu’une passe d’armes est survenue entre le Parti libéral et les collectivités locales, l’Union des municipalités régionales de comté ayant demandé samedi la démission du ministre Claude Ryan, invoquant le « scandale » des nouvelles dépen- ses que celui-ci veut refiler à ces collectivités.En guise de réponse, le premier ministre Robert Bourassa a donné hier l’assurance que son gouvernement était disposé à « discuter » avec le monde municipal relativement à cette réforme fiscale, présentée l’automne dernier par M.Ryan.« Cela vaut la peine qu'on puisse au moins en discuter.Nous sommes prêts à dialoguer avec les autorités municipales, à écouter leurs représentations », a déclaré le chef du gouvernement alors qu’il s’adressait aux quelque 3000 militants libéraux, au terme de leur congrès.Mais il n’est pas question que son ouvernement recule sur le principe e transférer l’équivalent d'un demi-milliard de dollars de charges fiscales à l’ensemble des municipalités du Québec.Plus tard en conférence de presse, M.Bourassa a nié que son ministre Claude Ryan ait refusé de dialoguer avec les représentants municipaux.Mais il a écarté toute possibilité de décréter un moratoire d’un an sur l’application de cette réforme.« Le moratoire existe déjà, a-t-il dit, puisque la réforme ne s’appliquera que L’Opposition attend le chef du gouvernement de pied ferme André Bellemare de lu Presse Canadienne QUÉBEC— Le débat constitutionnel retrouvera sa place dans le salon des élus à compter de demain quand l’Assemblée nationale reprendra ses travaux sessionnels à Québec.Le grand absent de la session d’automne, le premier ministre Robert Bourassa, sera de retour après avoir subi l’ablation d’une tumeur maligne (mélanome) en septembre dernier.Cette intervention chirurgicale avait tenu le chef du gouvernement à l’écart pendant tout l’automne.Il est revenu de sa convalescence en janvier.Ce n’est certes pas l’Opposition qui va se plaindre de la présence du premier ministre en Chambre à qui elle pourra enfin adresser des questions (et elles sont nombreuses) sur des dossiers aussi chauds que la constitution, la fiscalité municipale, les finances publiques, l’état de l’économie (la récession, l’augmentation du chômage, le ralentissement des investissements, etc.), les coupures dans le budget du ministère de l’Environnement, notamment.Au lendemain du congrès du parti au pouvoir, après le dépôt du rapport de la commission Bélanger-Campeau prévu au plus tard le 28 mars, il y aura matière à alimenter le débat sur l’avenir du Québec entre l’étude de projets de loi et du budget d’ici à l’ajournement de juin.Au plan législatif, le projet de loi 120 sur la réforme du régime de la santé et des services sociaux du mi- nistre Marc-Yvan Côté constituera la pièce majeure de même que le projet de réforme du Code civil (parrainé par Gil Rémillard), la loi la plus importante après la Constitution.Dans les deux cas, les ministres responsables espèrent faire adopter le principe de leur projet de loi (deuxième lecture) avant le 22 juin.Entre-temps, le président du Conseil du trésor et le ministre des Finances devront faire des acrobaties pour tâcher de ne pas trop écorcher les finances publiques dans la présentation des crédits budgétaires (avant le 28 mars) et du budget 1991-92 prévu pour la fin avril ou début mai.Les dépenses du prochain exercice financier commençant le premier avril se situeraient dans les 38 milliards $.Quant au budget du ministre des Finances Gérard D.Lévesque, il n’annoncerait rien de bien bon pour le contribuable, surtout après la publication de celui d’Ottawa.Le ministre a vivement déploré la réduction de quelque 700 millions $ sous forme de transferts fiscaux ou autres d’Ottawa vers Québec.De plus, M.Levesque confirmait pas plus tard que la semaine dernière que le déficit budgétaire dépasserait les deux milliards de dollars en 1990-91 (il atteindrait même les 2,5 milliards $).Augmentation de taxes (sur la bière, le vin et l’alcool ?), ou d’impôt ou compressions budgétaires plus sévères encore ?Vous avez le choix mais il faudra que le ministre des Finances trouve un moyen de freiner l’endettement des Québécois dans son prochain budget.Parallèlement aux questions de pain et de beurre, il faudra s’attendre à de vives discussions sur l'avenir constitutionnel du Québec.À ce sujet, le gouvernement n’écarte pas la possibilité de voir le PQ réclamer un débat sur le rapport Bélanger-Campeau qui doit etre déposé au plus tard le 28 mars à l’Assemblée nationale.La loi qui a mis en place cette commission élargie (qui n’est pas parlementaire) ne prévoit pas de débat lors du dépôt du rapport, contrairement à une commission parlementaire dont tout rapport est susceptible de faire l’objet de discussions.Le Parti québécois ne ratera sûrement pas une occasion de parler de constitution, d’avenir politique du Québec et tâchera d’amener le gouvernement à faire appel au peuple le plus tôt possible (référendum ou élection) afin de clarifier une fois pour toutes le statut constitutionnel du Québec.D’autres projets de législation porteront sur la protection des consommateurs (louage de biens à long terme), l’aide financière aux étudiants en formation professionnelle, l’enseignement privé du pré-scolaire au collégial, la protection de l’environnement (les rejets industriels), l’aide financière à des immigrants, la fiscalité municipale (réforme Ryan).L’UQ donne un coup de barre vers les sciences appliquées Jean-Pierre Proulx L’Université du Québec entend donner un coup de barre du côté des sciences appliquées.C’est le sens du « plan sectoriel de développement » que ses gouverneurs viennent d’adopter avec l’objectif explicite de hausser ses effectifs étudiants dans ce secteur.L’UQ, explique le document préparé par sa vice-présidence à la planification, a centré à l’origine son développement sur les sciences de l'éducation, les sciences humaines et celles de la gestion.Elle a « été jusqu'à maintenant moins impliquée que d'autres dans le secteur des sciences pures et appliquées».Dans l’ensemble de son réseau, seulement 10% des étudiants, en moyenne, se sont inscrits dans ce secteur depuis dix ans.Après quelques années de croissance, surtout en 1982 et 1983, le nombre des effectifs « n’a toujours pas décollé ; il a plutôt stagné de 1983 à 1986 et même diminué depuis 1985».On y comptait 12 206 étudiants en 1984 contre 8 333 en 1988.Plus de 4 000 nouveaux étudiants s’y étaient inscrits en 1983, contre 2 288 en 1988.Les nouvelles inscriptions n’étaient plus en 1988 que de 57 % de ce qu’elles étaient en 1984.Les baisses sont toutefois davantage observables chez les étudiants à temps partiel qu’à temps complet, et davantage au premier cycle qu’aux deuxième et troisième, où elles sont en croissance, quoiqu’en nombre limité.Les effectifs y sont passés de 516 à 1982 à 714 en 1988.Cette tendance n’est toutefois pas unique à l'UQ.Dans l’ensemble des autres universités québécoises, il y a globalement régression depuis 1986-87, quoique ce ne soit pas le cas à Laval, à l’Université de Montréal, à l’École Polytechnique et à Sherbrooke.Chose certaine, la part de la clien- tèle que détient l’UQ n’a pas cessé de diminuer depuis 1984 pour passer de 31 % à 24 % en 1987.Le plan confie donc à chacune des constituantes le soin de développer de nouveaux projets dont la réalisation dépendra à la fois de l’obtention du financement, mais aussi de l’approbation du Conseil des universités.¦À Montréal, l’UQ constituera un « pôle intégrateur » en sciences de l’environnement ; elle décerne déjà une maîtrise et un doctorat dans cette discipline et possède la chaire de recherche Hydro-Québec.De « nouvelles perspectives » se dessinent avec la création du centre d’excellence de l’ACDI, la collaboration avec le cégep Sorel-Tracy et l’industrie « pour le développement de la recherche sur le contrôle des déchets industriels » et l’ouverture d’un baccalauréat en génie de l’environnement.¦À Trois-Rivières, l’UQ veut devenir « un pôle intégrateur » en technologie industrielle, en étayant la programmation existante, mais aussi par l’implantation d’une maîtrise en génie industriel, le développement de la recherche en électronique industrielle, la préparation d’un doctorat en génie électrique, l’ouverture d’une chaire en électronique, l’implantation d’un centre de rechereche sur l’hydrogène.¦À Chicoutimi, l’UQ projette un doctorat en ingénierie.¦À Rimouski, l’université veut se doter d’un baccalauréat en génie unifié.¦ Hull deviendrait un « pôle intégrateur » dans le domaine des sciences de l’information.L’UQAIl dispose déjà de programmes et de ressources en informatique.Elle proposerait un programme de génie informatique, et de nouveaux programmes notamment en sciences cognitives.¦ En Abitibi-Témiscamingue, on implanterait une deuxième année de baccalauréat en génie unifié en col- laboration avec l’UQAC.¦L’Institut national de la recherche scientifique ouvrirait un centre de recherche en sciences des matériaux tandis que l’Institut Armand-Frap-pier aurait une Centre de recherche sur l’innovation technologique et la conception de vaccins.¦ L’École de technologie supérieure décernerait une maîtrise en technologie des systèmes et la Télé-Université créerait un laboratoire de recherche en informatique congnitive.L’UQ entend en même temps pousser plus à fond l’étude de la conjoncture dans le domaine des sciences appliquées, particulièrement sur les besoins de formation en biotechnologie, en gestion de la technologie et sur les sciences et technologies de l’information.Elle fera en outre un « bilan interne » plus approfondi de ses activités dans les sciences biologiques, les sciences de l'informatique et l’ingénierie.On y analysera particulièrement l’évolution des effectifs étudiants, les programmes offerts et la situation de la recherche.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde en 1892 55 St Jacques Montreal, Quebec Canada, H2Y 3X2 Telex 05 268656 Fax (5141845 7874 Tel (5141987-6242 Agents de brevets d'invention nt de marques de commerce Les 13 millions $ du 6-49 ont été gagnés au Québec PC) — Une seule personne ou un seul groupe de personnes, qui a fait l’acquisition de son billet au Québec, délient la combinaison gagnante lui permettant d’empocher la somme de plus de 13 millions $ accordée, samedi soir, lors du tirage du Lotto 6-49.Le montant exact remporté par le billet gagnant est de 13 249 075,30 $.D’autre part, 25 détenteurs de billets mériteront respectivement la somme de 76 062,40 ï pour avoir misé juste pour le 5/6 plus.Un total de 745 billets gagnent, de leur côté, la somme de 1951,80 $ dans la catégorie des 5/6.Un montant de 72,30 $ sera remis par ailleurs aux 38 643 détenteurs de 4/6 gagnants.Enfin, 676120 billets pourront obtenir la remise de 10 $ pour avoir visé juste avec trois des six numéros gagnants du tirage de samedi soir.SWABEY OGILVY RENAULT AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE Une Société dont SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX1SHER et le cabinet juridique OGILVY RENAULT sont les associés 1001, bout de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126, Télex: 05-24355 Facsimilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA l’an prochain.» Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau — qui a par ailleurs refusé de donner hier sa réaction globale au congrès libéral —, a cependant commenté la « passe d'armes » sur la question municipale survenue ce week-end.M.Parizeau a trouvé le ministre Ryan « terriblement cassant » avec les représentants municipaux quand il est allé défendre « le pelletage de nouvelles dépenses » vers les municipalités.Par ailleurs, l’environnement a eu droit à une mention dans le discours de Robert Bourassa.Ce dernier a rappelé que l’objectif de son gouvernement était « de concilier de façon réaliste le développement économique et la protection de l’environnement ».C’est pourquoi, a-t-il dit, son gouvernement favorise le développement d'une forme d’énergie « propre et renouvelable », dans la lignée, a-t-il souligé, de ce que prêchent l’écologiste français René Dumont, le rapport Brundtland et le Club Inter-Action.Par ailleurs, se plaignant de l’absence des questions sociales dans le débat politique actuel, quelques centaines de manifestants, parlant au nom de diverses organisations, avaient défilé samedi, jusqu’aux portes du Palais, pour dénoncer « le congrès de la honte », citant pêle-mêle l’incurie ou les « politiques injustes » du gouvernement et du Parti libéral en matière de logement, de frais de scolarité ou encore d'aide sociale.Autre sujet traité samedi par les congressistes et ayant donne lieu à de vifs échanges : l’« imputabilité externe » des hauts fonctionnaires devant les instances politiques.Selon les délégués de la tendance souverainiste au sein du PLQ (notamment Jean-Guy Lemieux de Vanier), les grands commis de l’État devraient à l’avenir répondre de leurs dépenses devant une commission parlementaire, et non simplement devant des instances administratives « internes».En vain, le président du Conseil du trésor Daniel Johnson a tenté de faire valoir qu’une telle pratique n’était concevable qu’en régime présidentiel.Mais les congressistes en ont décidé autrement, faisant adopter l’idée de l’imputabilité externe — donc politique — des hauts fonctionnaires.Dans un autre ordre d’idées, M.Bourassa a signalé hier que la démographie était une des priorités de son gouvernement.Le premier ministre a évoqué le récent accord avec Ottawa en matière d’immigration et les primes offertes par Québec pour la naissance de nouveaux enfants.Enfin, un passage du discours de clôture du premier ministre a été consacré aux communautés culturelles, dont il a loué le rôle dans la société québécoise : « On sait jusqu’à quel point le Parti libéral du Québec, le gouvernement du Québec et l’ensemble de la société québécoise considèrent comme un de leurs actifs les plus précieux la diversité culturelle.» Dans ce même passage, M.Bourassa a aussi parlé de la nécessité de « sécuriser les droits qui sont accordés aux autochtones».Isabelle Paré LA DÉBANDADE économique qui frappe le Québec est avant tout une récession « made in Canada ».La souveraineté s’impose donc plus que jamais comme la seule issue, la seule façon d’assurer la survie du Québec.C'est par ce constat que le président de la CSN, M Gérald Larose, a ouvert hier la réunion conjointe de deux jours que tiennent les instances du secteur privé de la CSN afin de formuler une offensive contre la récession.« La récession est 'made in Canada’.Elle est due à un gouvernement qui fait payer aux régions périphériques l’échec de sa politique centrale.Au coeur de cette récession, la question nationale prend tout son sens.Le Québec doit décider de se prendre en main sinon ce sont nos acquis qui risquent d’être laminés.Il en va de notre avenir », a tranché M.Larose dans son discours d’ouverture.Dix ans de politiques laissant libre cours aux seules forces du marché, le libre-échange, les réformes de la fiscalité sont autant de mesures dictées par Ottawa qui ont érodé chaque jour davantage les minces filets de protection sociale que se sont données les provinces, a souligné M.Larose.« On prévoit que le Québec n’aura plus du tout de tranferts fédéraux en 1998 », a-t-il dit, insistant sur l’urgence d'agir.Le chef syndical n’a d’ailleurs pas manqué de critiquer au passage la position prise en fin de semaine par les libéraux du Québec réunis en congrès à Montréal, convaincu que le rapport Allaire ne peut mener qu’à l’éclatement du Canada.« En désarticulant le Canada, le rapport Allaire nous est aussi défavorable car il affaiblit le principal partenaire économique que sera le Canada après la souveraineté », a souligné Gérald Larose.La vice-présidente de la CSN, Mme Monique Simard, a de son côté fait état des principaux dégâts causés par la crise actuelle, pointant du doigt la hausse du taux de chômage au Québec de 8,9 % à 12 % en six mois et les 96 000 emplois perdus en 90 dont 58 000 dans le seul secteur des services.« Nous avons tiré des leçons de la crise de 1982.Il n’est pas question que les travailleurs et travailleuses paient encore pour une situation qui a été causée par des politiques du gouvernement canadien et par l’absence de politiques cohérentes et efficaces du gouvernement québécois », a-t-elle dit, d'avis que la présente crise s'annonce encore plus dévastatrice que celle de 1982.Quelque 5362 travailleurs affiliés à la CSN auraient perdu leur emploi depuis le début de la récession, et 6300 autres seraient directement affectés, soit par des mesures de temps partagé ou des mises à pied temporaires, indiquent les plus récents chiffres de la centrale.Aussi, après les constats posés hier, les instances du secteur privé de la CSN ont mis en relief la nécessité pour les diverses centrales syndicales, tant au Québec qu’ailleurs au pays, de liguer les efforts pour mieux se prémunir contre les politiques fédérales.« Il ne faut pas céder à la fatalité, il y a des moyens d'agir et raffiner nos stratégies au niveau sectoriel, régional et national », a insisté M.Larose.Un plan d'action commun contre la récession sera d'ailleurs proposé aujourd’hui par la CSN au terme de ces deux journées de réflexion.EDUCATION Déclaration de solidarité Le Centre de recherche pour le développement international du Canada, une société d’État fédéral, va cosigner la « Déclaration de solidarité pour réaliser l’éducation pour tous » publiée conjointement vendredi par l’UNICEF, l’U N ESCO, le Programme des Nations unies pour le développement et la Banque mondiale.Ce document, élaboré il y a un an à la conférence mondiale tenue à Jomtiem, en Thaïlande, vise l’engagement des nations afin de « satisfaire les besoins éducatifs fondamentaux en l’occurence : l'expansion des activités de protection de la petite enfance, l’universalisation de l’accès à l’éducation primaire et son achèvement, l’amélioration des résultats de l’apprentissage, la réduction de l'analphabétisme des adultes, l’expansion des formations à des compétences essentielles destinées aux adolescentes et aux adultes, la mobilisation des médias en faveur de l’éducation fondamentale ».On sollicite des efforts particuliers en faveur des jeunes filles et des femmes ainsi que « pour atteindre les plus pauvres parmi les plus pauvres ».L’ETS dit oui à la formation fondamentale Dans un mémoire qu’elle vient de soumettre au Conseil des collèges, l’École de technologie supérieure se déclare favorable à ce que les étudiants qui empruntent la filière de la formation professionnelle au collège reçoivent une « formation fondamentale contribuant au développement intégral de la personne », en même temps qu’une préparation « a l’exercice d’une fonction de travail à caractère technique ou technologique ».L’ETS se déclare aussi favorable à l’« approche-programme » pour permettre cette double formation.Ces deux concepts de « formation fondamentale » et d’« approche-programme » sont au coeur de la lente, mais apparemment irrémédiable réforme interne à laquelle s’adonnent actuellement les cégeps.A propos de votre 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Montréal, lundi 11 mars 1991 SOCIETE L'ENTREVUE DU LUNDI ________________ PATRICK WATSON L’ambition de transformer Radio-Canada Paule des Rivières LORSQUE Stanley Hart, du bureau de Brian Mulroney, l’a informé que son partenaire à la présidence de Radio-Canada serait Gérard Veilleux, secrétaire du Conseil du trésor, Patrick Watson a senti la déprime l’envahir.Encore un secrétaire du Conseil du Trésor à Radio-Canada.Encore, selon toute vraisemblance, quelqu’un de la vieille mentalité, qui verrait les réalisateurs comme des mauvais enfants qu’il faut avoir à l’oeil.Cette joumée-lâ, Patrick Watson était à New York pour préparer une émission télévisée, depuis le Lincoln Center.Il prit tout de même l’avion le lendemain pour aller rencontrer ce drôle d’oiseau qui passait sa vie dans les corridors du pouvoir, ce que Watson, trop occupé à courir le monde et à nous le faire voir, n’avait jamais fait.Les deux hommes se recontrèrent à trois heures dans une chambre d’hôtel à Ottawa et se quittèrent à 22 h à la résidence de M.Veilleux.Le déclic s’était produit.Les deux hommes sont ravis du partage des rôles dont ils ont convenu.M.Veilleux joue « U faut changer les attitudes pour que les réseaux deviennent le reflet de toutes les régions.Nous sommes tous médusés par la politique nationale.Mais il faudrait s’intéresser aux dramatiques, aux variétés.Créer des téléthéâtres qui se déroulent à l’extérieur de Montréal.Il faut oublier les explications, avoir confiance et présenter des choses qui bougent.» ; les pompiers et s’occupe de la ges-$ tion quotidienne, loin des médias et ; autres curieux, et M.Watson élabore les grandes stratégies et politiques, j II se décrit comme l’ambassadeur du , public auprès de la société.Il sillonne présentement le paysd’Est en il Ouest pour recueillir les commentai-I res sur ce que devrait être Radio-Ca-: nada.Toute une commande ! Je suis / là, dit-il, pour protéger les intérêts du , pays à l’intérieur du Conseil d’admi-% nistration.« Nous avons immédiatement par-! tagé toutes sortes de désirs et d’ambitions pour Radio-Canada et pour le • pays.Nous sommes deux amateurs - sans remords du Canada dans son entier, nous voulons nous servir de Radio-Canada comme outil de con-¦! naissance de soi, des Canadiens».M.Watson poursuit : Radio-Canada a manqué le bateau dans son rôle d’être le reflet de ce qui se passe à travers le pays.Les lacunes sont immenses.La radio l’a très bien fait, la télévision non, concentrée dans les métropoles ».( À ce que je sache, Radio-Canada ce n’est ni Radio-Alberta, ni Radio-Québec).Quand je suis ail-’ leurs qu’à Montréal, au Québec, les ¦ gens se plaignent de n’avoir que des nouvelles de Montréal, et c’est la ! même chose ailleurs au pays, avec, par exemple, les Francophones hors \ Québec».Comment peut-on avancer une ¦ chose pareille, sans broncher, quelques mois après avoir mis la clé à l porte de 11 stations régionales ?Est-îj ce de l’inconscience ?De la provo-I cation ?Le nouveau président de Radio-j Canada ne bronche pas.Il refuse de pleurer sur les fermetures des sta- PHOTO JACQUES GRENIER MHMBH tions régionales.« Matane et les autres fournissaient-il des images de l’Est du Canada au reste du pays ou se parlaient-ils entre eux ?C’est triste mais nous avions remarqué que ces postes étaient préoccupés par leur réalité locale.Et ce n’est pas la mission de Radio-Canada ».«J’espère que nous pourrrons transformer la culture sociétale de Radio-Canada au niveau de la programmation, afin que les réseaux soient davantage le reflet de toutes les régions, même si nous sommes plus démunis (depuis les compressions).Il faut changer les attitudes pour que les réseaux deviennent le reflet de toutes les régions.Nous sommes tous médusés par la politique nationale.Les journalistes sont très professionnels et sont le reflet de ce qui se passe dans le pays.Mais il faudrait s’intéresser aux dramatiques, aux variétés.Créer des téléthéâtres qui se déroulent à l’extérieur de Montréal ».D’ailleurs, c’est frappant, M.Watson, dont les grandes réalisations sont des émissions d’affaires publiques et qui maîtrise le documentaire, WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊmÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊmÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊKÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊHÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊm «Je ne fais que répondre à la vie» l’aille des Rivières SONT-CE ses parents, tous les deux des éducateurs, qui lui transmirent le goût et le talent de la communication ?Toujours est-il que Patrick Watson a très tôt découvert sa voie : à 13 ans, il était un des comédiens de la dramatique radiophonique Kootenay Kid à CBC.Commençait alors une histoire d’amour avec la Canadian Broadcasting Corporation, qui dure encore aujourd'hui.« J’adore Radio-Canada, j’adore la radiodiffusion », dit-il encore, à 62 ans.C’est à la télévision surtout que Watson s’est fait connaître, notamment avec This Hour has Seven Days, (1962-1964) le plus célèbre magazine d’affaires publiques canadien, qui déterrait les scandales à la pelletée.Watson c’était l’enfant terrible mais aussi incarnation idéale de CBC Patrick Watson est né à Toronto en 1929 et est le quatrième d’une famille ùt cinq enfants.Il obtient une maîtrise en arts de l’Université de Toronto et poursuit des éludes de doctorat à l’Université du Michigan.Le journalisme ne lui suffisant pas, il se fait cinéaste et écrivain.Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment Alter Kgo, Alexander Dolgun’s Story, Zero to Airtime, Fasanella's City el Conspirators of Silence.Il adapta également pour la scène le Livre de Job.11 a été associé à plusieurs émissions prodigieuses qui ont marqué l’histoire de la télévision, dont Venture, Lawyers, Live from the Lincoln Center, The Chinese, The CBS Cable Network, The Watson Report, The Canadian Establishment, Flight for the Passionate Affaire.Et c’est encore une fois comme animateur qu'il réussit en 1989 un nouveau coup de maître, avec la série Démocracies, sur l’état et les racines de la démocratie, présentée simultanément à Radio-Canada et CBC.Il co-anime les deux.11 prédit qu’à la fin du prochain siècle, « nous verrons des démocraties partout, sauf en Iran et en Arabie Saoudite ».Car même dans les pays où des tentatives de révolution ont échoué, les échecs ne peuvent être que temporaires à son avis car « une fois qu’il a goûté à la liberté, l’être humain ne peut oublier sa saveur ».Il prédit également la remontée du sentiment national, comme une sorte de riposte à la globalisation des enjeux.Il parle un français plus que respectable, un très bon français, et prend plaisir à chercher l’expression juste au cours d’une conversation.Un voyage à Québec avec son père à l’âge de 13 ans lui a inoculé la fièvre.Par la suite, il cherchera toutes les occasions de parler la langue de Molière.Il a étudié en littérature française et perfectionné la langue plus tard aux côtés de Jacques Cousteau avec qui il a eu la chance de travailler.Et les loisirs dans tout cela ?Il y a quelques années il mettait un point final à un hobby qui l’a passionné pendant la majeure partie de sa vie, l’aviation.« Trop de tracasseries administratives ».Cette passion de l’aviation est née d’un drame : Patrick avait 20 ans lorsque son frère aîné et adoré, un pilote de chasse, a trouvé la mort au cours d’une séance acrobatique.Par amour pour son frère, Patrick a obtenu son brevet de pilote d’avion et repris le flambeau du ciel.Depuis qu’il a laissé l'avion, il s’adonne avec un zèle renouvelé à la plongée sous-marine, activité qu’il partage avec son épouse.Entre deux saucettes dans les Bahamas, à l’affût des caves sous-marines, peut-être verrez-vous les Watson déambuler bras dessus bras dessous sur la Main, par un beau soir de printemps.Ils viennent en effet de louer un « loft » au coin des rues Saint-Laurent et Duluth.«Je ne fais que répondre à la vie», résume-t-il.parle beaucoup en entrevue de dramatique et de variétés, comme s’il avait compris que c'est là que se cachent les vrais messages culturels.Et il a ce merveilleux conseil aux Canadiens par trop soucieux de tout rapporter, tout dire, tout expliquer : « Il faut oublier les explications avoir confiance et présenter des cho- | ses qui bougent ».Il dirige lui-même, dans ses temps perdus, la réalisation d’une série de courts longs métrages de 60 secondes (tourne avec une caméra 35 millimètres) et racontant des moments de notre passé.Il s’agit d’un projet réalisé grâce à la Fondation Bronfman, qui offrira les films en cadeau aux télédiffuseurs.Chaque épisode relate un fait passé, avec ce qu’il faut de mystère et d’humour.Les scénaristes ont déniché de vrais petits bijoux et M.Watson insiste énormément sur la qualité dramatique des Heritage Minutes.Il s’agit la, dit-il d’un des seuls jobs qu’il peut accomplir sans être en conflit d’intérêts.Ce projet de film « me nourrit ».Car, vous l’aurez compris, Patrick Watson aime que son esprit soit constamment sollicité.Bien que son travail à la direction de Radio-Canada soit officiellement un job à temps partiel, trois jours par semaine, il y consacre beaucoup plus de temps et rien n’indique que cela changera prochainement.Sur tout, Patrick Watson discourt simplement et franchement.Depuis son accession à la direction de la Société d’État, il n’a pas changé d’habit et porte toujours les mêmes « adi-das ».La même mèche vient battre son front, pendant qu'il parle avec animation.S’il dit des choses qui pourraient lui valoir des ennuis, plutôt que de ravaler ses propos, il hausse les épaules : « ce que je dis me causera peut-être des problèmes mais c'est le fun, non ?».« Je n’ai pas besoin de ce job-là ; mais j’aime cela parce que je suis optimiste ».Dans son esprit le destin du pays et celui de la Société d’État sont liés.« Pourquoi n’a-t-on jamais fait une émission spéciale regroupant Mit-sou, Jim Corcoran, Ann Murray et Gordon Lightfoot ?Ce serait extraordinaire, cela rassemblerait tout le pays.Ce sont des génies de la chanson.Le Canada anglais ne connaît pas Jim Corcoran, les Québécois ne connaissent pas Ann Murray ».Dans cet esprit, il ne serait pas surprenant que la présidence de Radio-Canada invite le Québec, par exemple, à faire davantage écho aux réalités des autres régions du Canada.Mais attention.Sans franchir cette ligne qui conduirait la direction à privilégier une option dans le débat constitutionnel.« Nous n’avons pas le droit de mener le débat.C’est pour cela qu’en 1968 j’étais contre cette disposition de la loi qui exigeait de RC qu’elle fasse la promotion de l’unité nationale.Cela pour moi faisait partie de la propagande.Avec la crise d’octobre, Trudeau a téléphoné au président de Radio-Canada en l’enjoignant de dire à ses journalistes de pas trop critiquer les mesures de guerre.Le président a obtempéré, les journalistes aussi.Même s’il y a a eu peu de retombées de cette disposition, c’est le point qui nous conduit vers un diffuseur non pas public mais de l’État.Cela est inadmissible.Patrick Watson admet sans mal q"’;l était trop optimiste lorsqu’il a accepté la présidence de Radio-Canada : il croyait que les compressions budgétaires exigées par Michael Wilson pouvaient être limitées à l’administration et aux départements inutiles.« Mais Juneau (son prédécesseur, Pierre Juneau) avait déjà beaucoup réduit.Et puis le système d’imputabilité était peu clair.Il était difficile d’obtenir des chiffres.Il a fallu quelques mois de travail pour savoir où nous en étions.Nous avons pris con- naissance des prévisions pessimistes du secteur des ventes d’annonces ».« La chose la plus importante qui découle de ces compressions, c’est le répit qu’elles nous donnent.Nous étions dans une situation quotidienne désespérée.Nous consentions sans cesse à de petites coupures qui menaient invariablement à d’autres coupures.Maintenant, si l’on a six mois de stabilité, l’on pourra réorienter la mentalité de la programmation et aussi travailler avec les gars du Conseil du Trésor pour établir une fois pour toutes l'idée que Radio-Canada doit avoir un système d’allocations parlementaires indépendant des caprices des politiciens et des fluctuations du marché.Une base financière stable.Trois ans, cinq ans.Le budget serait établi pour au moins trois ans, pour permettre une planification.La BBC, note M.Watson, a la garantie que les tarifs de ses permis ne changeront pas pendant trois ans».MM.Watson et Veilleux espèrent, une fois obtenue cette assurance de stabilité, préparer à l’automne prochain un plan en consultation avec le « II faut établir une fois pour toutes l’idée que Kadio-Canada doit avoir un système d’allocations parlementaires indépendant des caprices des politiciens et des fluctuations du marché.Une base financière stable.Le budget serait établi pour au moins trois ans, pour permettre une planification.» personnel, la population, les députés, pour le futur de Radio-Canada, acceptable à la population.D’où les consultations présentes pan-canadiennes.Ceci dit, M.Watson a déjà ses idées.Du côté anglais, il y a beaucoup trop de programmation américaine aux heures de grande écoute.Et aux deux réseaux, il y a trop d’émissions présentées uniquement dans le but de faire du fric, et non pour servir le public.« Pour moi la radio et télévision publiques sont un service au public.Il est inadmissible de ne penser qu’aux profits.Face aux coupures des derniers six, sept ans, la société, avec un mélange de courage et de témérité, a dit cela ira.Nous irons chercher plus de publicité.Résultat ?Nous avons maintenant un excellent groupe de commis-voyageurs.Mais nous sommes victimes des changements du marché.On a délaissé beaucoup de groupes qui auparavant seraient montés aux barricades â la défense de Radio-Canada si elle était menacée.Il faudrait que la proportion de recettes publicitaires diminue radicalement.Non pas sortir entièrement du marché mais utiliser la publicité pour nos buts plutôt que d'etre utilisés.Le mandat est corrompu».C'est justement ce que les amis de Patrie Watson lui disent, ses amis de travail des temps révolus, qui n’hésitaient pas à haranguer les patrons qui leur coupaient l’herbe sous le pied et leur faisaient des misères lorsqu’ils dénonçaient trop vivement un politicien.« J’espère que je ne les décevrai pas », dit celui qui, qu’il le veuille ou non, est passé de l’autre côté de la clôture.m PHOTO JACQUES GRENIER 10 ¦ Le Devoir, lundi 11 mars 1991 AVIS PUBLICS Avis est par les présentes donné que THI HONG MAI TRAN, domiciliée au 4765 rue Bouchette.app 16.ville de Montréal, province de Québec, s'adressera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de HONG MAI PHAM Montréal, ce 6 mars 1991 MY TRAM DUONG, Procureurs de la requérante.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-194657-916 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT MARIE YVA SENATUS.Partie demanderesse c.PIERRE LOUIS ANTOINE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à PIERRE LOUIS ANTOINE de comparaître au greffe de celle cour situé au 1 est.Notre-Dame est, Montréal, salle 1 100.dans les trente (30) jours de la dale de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la déclaration en divorce a élé remise au greffe à l'intention de la partie défenderesse.Pierre Louis Antoine.Lieu: Montréal Date: 1er mars 1991 DOMINIQUE DIBERNARDO.P.A AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE Dans l’affaire de la faillite de LOUIS CODERRE, représentant.domicilié et résidant au 175, William Paul, s 104, Verdun.Québec H3E 1P1 AVIS esl donné que LOUIS CODERRE a tait cession de ses biens le 15 lévrier 1991 et la 1ère assemblée des créanciers sera tenue aujourd'hui le 11 mars 1991 à 11 hOO au bureau du Syndic au 50 Place Crémazie ouest.Suite 1105 à Montréal Montréal, ce 11 mars 1991 JEAN FORTIN ET ASSOCIÉS INC.Syndic.50 Place Crémazie ouest Suite 1105 Montréal.Québec H2P 2W9 TM.: (514) 382-3260 PRENEZ avis que la compagnie .SYSTÈMES D'ALARMES COBRA INC.demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre Montréal, le 1er novembre 1990 Le président Simon Azoulay.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 505-04-000158-915 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LUIGI BUCCI.Partie demanderesse c.FRANCINE MARTIN, Partie défenderesse -ét- PROTONOTAIRE DU DISTRICT JUDICIAIRE DE LONGUEUIL,-et-CURÉ DE LA PAROISSE DE STE-JULIE, -el-LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE DU CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE LONGUEUIL, Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE esl donné à Francine Martin de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111 Jacques-Cartier esl.Longueuil.Québec, salle RC-31.dans les quarante (40) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie a été remise au greffe à l'intention de Francine Martin.Lieu: Longueuil Date 6 mars 1991 ELIZABETH S.GOBEILLE.MO KI NI T IA BOISSONNim Associrs AVIS DE FAILLITE DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: JACQUELINE PATRY domiciliée et résidant au 2149, Comtois.Sillery (Québec) AVIS est par les présentes donné que la débitrice a fait cession de ses biens le 5e jour de mars 1991 La première assemblée des créanciers sera tenue le 22e jour de mars 1991, à 10hOO, au bureau du Syndic, 126.rue St-Pierre.6e étage, Québec (Québec).DATÉ DE QUÉBEC,ce 6e jour de mars 1991, SERGE MORENCY, C.A SYNDIC U C0*1*1 11!•» IN iN*4XVA»H.ifl CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-194609-917 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROSPERO CACERES ORELLANA, Partie demanderesse c.LIDIA LOPEZ, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné è LIDIA LOPEZ de comparaître au gretle de celte cour situé au PALAIS DE JUSTICE DE MONTRÉAL, 10 rue Notre-Dame est, salle 1100, dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la demande de divorce a élé remise au greffe à l’intention de LIDIA LOPEZ Lieu: Montréal Date: 5 mars 1991 MARIE HÉLÈNE BÉLISLE.DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: 127551 Canada Inc.de la ville de Longueuil, dans la province de Québec AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ qu'une ordonnance de séquestre a été rendue contre 127551 Canada Inc.le 2 le jour de février 1991, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 19e jour de mars 1991 à 15:45 heures, au bureau du séquestre officiel, au Complexe Guy-Favreau, 200 ouest, boulevard René-Lévesque, Basilaire 00, chambre 07.en la ville de Montréal, dans la province de Québec.Daté de Montréal, ce I lè jour de mars 1991.Sylvain Vincent, Administrateur 01 Caron Bélanger Ernst &Young Inc.Syndic I Place Ville-Marie Bureau 2400 Montréal (Québec) H3B 3M9 LA METEO Accu-Weather ' prévisions météorologiques jusqu'à midi, le 11 mars J_ y compris les hautes *t basses * températures pour le* villes .WhiUhorw 22 28 Churchill 16 24 Edmonton 6 -12 Vincouv#» Coigani StftkJtoon Victors Thundtr Bay Réflma .11 Winnipeg Denver P*o#f* ¦ 01*41 Si.u Wrèlh.r.In \ Si John $, Goosa Bay Fredanclony Ouabac#/;3 -7* _ 1 -0'Saini Johrî^ Seuil SI#.Men.0tu„t, kaW* -6 ' ¦-« V, * r , Toronlo J?v 2 -1 Ne* YOfk ChÎÎ?*-W'nd#°^*'* ) y72 *0 9 1 -_____L.Washington n qy Situation générale: une faible neige, associée à une bande nuageuse qui se déplaçait lentement sur le centre du Québec, est tombée sur ce territoire, hier, mais n'a laissé somme toute que des traces ou de très faibles quantités; seul l'extrême ouest de la province devait connaître, hier soir et la nuit dernière, un ciel dégagé.Et il en sera ainsi pour ce secteur aujourd’hui.Par ailleurs, aujourd'hui, les conditions du temps devraient graduellement s'améliorer sur le nord-est du Québec pour faire place à un peu de soleil.Demain, il y aura un dégagement sur le sud-ouest alors que le soleil brillera ailleurs, notamment sur la Côte-Nord et le Saguenay—Lac-Samt-Jean Les températures demeureront près des normales saisonnières au cours des prochaines heures, sauf sur l'extrême est de la province, et elles resteront relativement douces.MONTRÉAL Nuageux avec un peu de neige.Vents devenant modérés Max.: -4.Probabilité de précipitations 50 %.Demain, il doit y avoir un dégagement, LEVER DU SOLEIL 6 h 15 COUCHER 17 h 54 QUÉBEC Abitibi et Témiscamingue ensoleillé avec passages nuageux plus fréquents en après-midi.Max - 6 Le ciel de demain sera variable Réservoirs hydroélectriques Cabonga et Gouin: nuageux avec éclaircies el possibilité d averses de neige Max 8 Probabilité de précipitations 30% Demain s'annonce ensoleillé avec des passages nuageux.Pontiac, Gatineau et vallée de la Lièvre temps ensoleillé avec de fréquents passages nuageux Max.-5 .Un dégagement s'annonce pour demain Laurentides nuageux avec un peu de neige.Max.5 Probabilité de précipitations 50 %.Demain se déroulera sous un dégagement Hull-Otlawa généralement nuageux Vents devenant modérés.Max.: -4.Probabilité de précipitations: 20 %.Un dégagement est au menu de demain.Cornwall: nuageux avec un peu de neige.Vents devenant modérés Max.: -4, Probabilité de précipitations: 50 pour cent.Demain, il doit y avoir un dégagement.Trois-Rivières.Drummondville et Beauce.laible neige intermittente se changeant en averses de neige dispersées en après-midi.Vents devenant modérés Max : -4.Probabilité de précipitations: 70%.Le ciel de demain sera ensoleillé avec des passages nuageux Estrie nuageux avec laible neige intermittente Vents devenant modérés.Max.: -5.Probabilité de précipitations: 70 %.Un dégagement s'annonce pour demain.Lac-Saint-Jean et Saguenay: la matinée réserve un peu de neige et.par la suite, il y aura dégagement alors que les vents seront modérés.Max.: -5 Probabilité de précipitations: 50 %.Demain, le ciel sera ensoleillé avec des passages nuageux La Tuque et réserve faunique des Laurentides.de même que les régions de Charlevoix et Rivière-du-Loup: laible neige intermittente en matinée: en après-midi, Il y aura des éclaircies.Les vents seront modérés par endroits.Max -5.Probabilité de précipitations: 70 %.Du temps ensoleillé, avec des passages nuageux, est au menu de demain.Québec: faible neige intermittente cessant en mi-lournée; des éclaircies en après-midi Vents devenant modérés.Max.: -4.Probabilité de précipitations: 70% Demain sera ensoleillé avec des passages nuageux Rimouski.Baie-Comeau et vallée de la rivière Mata-pédia: un peu de neige en matinée: des éclaircies par la suite.Vents modérés.Max -3.Probabilité oe précipitations: 50 %.Le ciel de demain sera ensoleillé avec des passages nuageux Samte-Anne-des-Monts.parc de la Gaspésie, Gaspé et parc Forillon: nuageux avec éclaircies.Vents modérés Max de 0 à - 3: min - 6 Aperçu pour demain ciel variable.Sept-lles dégagement partiel Vents modérés.Max.0 Du temps ensoleillé, avec des passages nuageux, est prévu pour demain.Basse-Cète-Nord, ile d'Anticosti et secteur à l'ouest de Chevery: ciel variable.Vents modérés Max.: 0.Demain, mardi, le temps s'annonce nuageux et venteux.Secteur de Chevery et à l'est de ce secteur ciel variable Max 0.Demain sera venteux et il y aura de la neige et de la poudrerie Source: Environnement Canada EPILEPSY CANADA ÉPILEPSIE CANADA PILEPSIE Participez n avec nous avec votre dès maintenant association locale AVIS DE PRESENTATION D'UN PROJET DE LOI D'INTÉRÊT PRIVE Ftdudu Colin Wetlty Webster Avis est, par tes présentes, donné que les trois fiducies créées par donation par Colin Wesley Webster au prolit de (eue Beverley Frosst Webster, ses descendants et leurs conjoints par voie d'actes signés respectivement les 20 lévrier 1942.26 février 1943 et 29 mai 1944 devant J H.Hutcheson, notaire, s'adresseront au Parlement du Québec.au cours de la présente cession, aux fins de demander l'adoption d'une loi à caractère privé visant à modifier les périodes de division de biens des fiducies, è uniformiser le contenu des trois actes de fiducie, i clarifier les pouvoirs discrétionnaires des fiduciaires.è étendre les pouvoirs en matière d'investissement et è déterminer la nomination des fiduciaires Toute petsonne ayant des motils d'intervenir sur ce projet de loi d'intérêt privé doit en informer le directeur de la législation, Assemblée nationale, édifice Honoré-Mercier, bureau 2 68.1025, rue Saint-Augustin, Québec G1A 1 A3 MONTRÉAL, le 4 mars 1991.Les procureurs des requérants OGILVY RENAULT.AVIS AUX CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que la corporation G.G.M.FASHION INDUSTRIES INC.du 5455 de Gaspé, suite #600, Montréal (Québec) a déposé une cession le 6 mars 1991 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26 mars 1991 à 10h30 au bureau du syndic soussigné.Les preuves de réclamation et procurations dont l'usage est projeté à l'assemblée doivent être au préalable déposées entre les mains du syndic.P.L.MARGLES, C.A Syndic Laventhol & Horwath Mandataires • Syndics de faillite Receivers «Trustees in Bankruptcy 1 Westmount Square, Suite 200 Montréal, Québec H3Z 2P9 Téléphone: (514) 932-4115 Fax: (514) 932-6766 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION GESTION NORCLER INC.• 2550-7184 PRENEZ AVIS QUE la compagnie .GESTION NORCLER INC,.demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.St-Hubert.ce 5rème jour de mars 1991 LAFRENIÉRE LANGLOIS avocats Procureurs de la compagnie Gestion Norcler Inc.AVIS est par les présentes donné que te contrat en date du 15 mars 1985 per lequel UNITED BEDDING 1984 INC.a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures è la Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au bureau de fa division d'enregistrement de Montréal, te 19ème jour de mars 1985 sous le numéro 3567181.Banque de Montréal AVIS est par les présentes donné que te contrat en date du 16 avril 1990 par lequel 167172 CANAOA INC a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures è ta Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le tOème jour de mai 1990 sous le numéro 4276922 Banque de Montréal Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 25 avnl 1989 par lequel LUCERNE FURNITURE (1984) INC a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures è la Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le 10 mai 1989 sous le numéro 4151221.BANQUE DE MONTRÉAL Renseignement : 280-3460 La secrétaire de la Communauté COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL AVIS ^ COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE SÉANCE PUBLIQUE DATE: 14 mars 1991 HEURE: 19 h 00 LIEU : Complexe Guy-Favreau Centre des conférences Salle des Saules 200, boul.René-Lévesque ouest Niveau 00 Montréal (Métro Place d’Armes) SUJET PRÉVU : La compétitivité des entreprises de la Communauté urbaine de Montréal : Impacts de la réforme fiscale sur le transport en commun et sur les décisions d'investissement.CJne période de questions est prévue au cours de la séance.Pour poser des questions, les Intervenants doivent s'inscrire entre 18 h 45 et 19 h 00.Le 11 mars 1991 Appels d offres Ville de Montréal Service des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 heures aux dates ci-après énoncées, au Service du gretle de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal H2Y 1C6, pour: Soumissions Date „ 774g d’ouverture Travaux de planage de chaussées d'asphalte sur différentes rues de la Ville de Montréal.20 mars 1991 s 9220 Enlèvement et transport des déchets, Territoire de Terre des Hommes 1991 20 mars 1991 Les personnes intéressées peuvent se procurer tes documents relatifs à ces appels d'offres en s'adressant à compter du 11 mars 1991, aux endroits suivants: SOUMISSIONS 7749 Module voirie et circulation, Division ingénierie municipale, au 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.440, contre un dépôt non-remboursable de 43,00 $ (soumission simple), 70,00 $ (soumission groupe) (T.P S.incluse) en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Directeur des finances de la Ville de Montréal Informations: 872-3280 SOUMISSIONS 9220 Module du génie de l'environnement, Division gestion des dossiers de l'environnement, les documents seront disponibles au 700, rue Saint-Antoine Est, bureau 2.100 contre un dépôt non-remboursable de 56,00 S, en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du directeur du Service des finances de la Ville de Montréal.Informations: 872-3301 Un chèque visé devra accompagner la soumission 9220: — D91-TDH-A : 1 000,00$ — D91-TDH-B : 2 000,00$ Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur tes formulaires spécialement préparés à cette tin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet eftet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n’assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou tes soumissionnaires.Le grenier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 6 mars 1991 LE DEVOIR DISTRIBUÉ EN FLORIDE JUSQU’A LA FIN DE MARS 1991 Les vacanciers trouveront LE DEVOIR aux endroits suivants: HOLLYWOOD BEACH SUNDRIES 328 Johnson Street DELI FOOD MARKET 302 Johnson Street DANIA LUCKY 7 STORE 1414 S.Federal Hwy Pompano Beach MIAMI BEACH GOLDEN SHORES 18190 Collins Avenue SUNSHINE FOOD MARKET 18110 Collins Avenue FORT LAUDERDALE A1A CUNNINGHAM'S A1A Oakland Park POMPANO OCEANSIDE 31 N.A1A Extension CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-002024-912 COUR SUPÉRIEURE ME MARCEL PLANTE, Demandeur C.SERGE CLARK, Détendeur, ORDRE est donné à SERGE CLARK de comparaitre au gratte de cette cour situé au f, rue Nctre-Dame est, dans ta cité de Montréal, dans les 30 (trente) jours de la date de fa publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration a été remisé au gratte de cette cour è l'Intention de la partie délenderesse, MONSIEUR SERGE CLARK.Montréal, le 7 mars 1991.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-005803-916 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT CREDIT CHRYSLER CANADA LTÉE, Partie demanderesse c.JOSEPH MAZIG, -et- CASCADE FORD LTÉE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné è JOSEPH MAZIG de comparaitre au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, à Montréal, salle 1.100, dans tes trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la déclaration et du bref de saisie avant jugement a été remise au greffe à l'intention de JOSEPH MAZIG Lieu: Montréal Date: 6 mars 1991.GILBERT CHAPADOS CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-04-000715-915 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT JUANA DEL CARMEN MARTINEZ MEDRANO, Partie demanderesse c.JORGE ADALBERTO VILLATORO MARTINEZ, Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JORGE A0AL-BERTO VILLATORO MARTINEZ de comparaitre au greffe de cette cour situé au PALAIS DE JUSTICE 0E MONTRÉAL.10 rua Notre-Dame est, salle 1100.dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR, Une copie de la demande en déchéance parentale a été remise au gretle à l'intention de JORGE ADALBERTO VILLATORO MARTINEZ Lieu: Montréal Date: 5 mars 1991.MARIE HÉLÈNE BÉLISLE AVIS AVIS EST DONNÉ par les présentes conformément aux dispositions de l'article 31 de la Loi sur les pouvoirs spéciaux des corporations (LRQ ch.p.16), que les garanties cédées par l’acte de fiducie d'hypothèque, de gage et de nantissement intervenu entre 2414-9676 Québec Inc., d’une part et LA COMPAGNIE MONTRÉAL TRUST, à titre de fiduciaire, devant Me Pierre Lapointe, notaire, le 27 septembre 1984, et enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement d'Artha-baska, sous le numéro 249993 et au bureau de la division d'enregistrement de Montréal sous le numéro 4362320 le 27 septembre 1984, sont devenues exécutoires le 25 février 1991.L'agent pour La Compagnie Montréal Trust Richard J.Messier, c.a.OJ Caron Bkanger Ernsts, Young Inc I Place Ville-Marie, Bureau 2400 Montréal (Québec) H3B 3M9 Gt Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 14 h heure de Montréal CTB.04915A le mardi 9 avril 1991 POSTE JACQUES-CARTIER Comté d« Portneuf CMF.13001A le mardi 16avril 1991 POSTE NIC01ET Comté de Ntcolet TRAVAUX DE GÉNIE CIVIL ET D'INSTALLATION ÉLECTRIQUE CONNEXES CONSTRUCTION D'UN BATIMENT D'ENTRETIEN ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 100 000$ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 150 000$ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) Les documents d'appels d'offres peuvent être consultés ou obtenus du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h à l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats 855, rue Sainte-Catherine Est • 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements : (514) 289-5903 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressôàsoumissionnerdoitfoumir son numérode téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service Achats et Contrats Antonio Pinho, ing.LES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Chat sauvage d'Afrique.— Carpette.2— Présence de pus dans les urines.— Énerve.3— Mât d'un voilier.— Tracas.4— Calcium.— Insecte.5— Année-lumière.— Céréale.6— Percer avec une épée.— Roche poreuse.7— Écart de conduite.8— Plancher.— Troupe de chiens.— Ricané.9— Bâtiment de ferme.— Éperon.10—Dignitaire ottoman.— Urne.11 —Premier mois de l'année républicaine.12—Relatif aux artères.— Sans eau.Verticalement 1— Vaste.— Volt-ampère.2— Puma.— Teindre en ocre.3— Oestrus.— Cours d'eau qui se jette dans un autre.4— Percer.— Pli.5— Adore.— Ranger.6— Dont la peau est tachetée.— À demi.7— Étage d'un bâtiment.— Biographie.8— À toi.— Argument è base de propositions.— Aluminium.9— Oiseau-trompette.— Homme de main.10—Lien de consanguinité.— Garçon.11 —Céans.— Possédé.— Aiguail.12—Seille.— Sommet.Solution de samedi I 2 3 4 S 6 7 B 9 10 11 12 ' PY.LONjEHAlElVljFj ' «q.c/m/in i EÉo;v;e; ’ ALT! tuDEMLEU Till N U I Ré L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'Information générale Josée Boileau, François Brousseau, Jean Chartier.Yves d'Avignon, Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes).Louls-G L'Heureux, Caroline Moritpetit, Bernard Mortier, Isabelle Paré.Clément Trudel ; à l'Information culturelle Pierre Beaulieu.Paule DesRivières, Marie Laurier, Robert Lévesque Nathalie Petrowski à l'Information économique Robert Dutrisac, Jean-Pierre Legault.Serge Truffaut, Claude Turcotte à l'Inlormatton politique Pierre O'Neill (partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa).Jocelyn Coulon (politique internationale).Laurent Soumis (politique municipale), aux affaire* sociale* Paul Cauchon (questions sociales).Jean-Pierre Proulx (éducation, religions).Louis-G Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail); Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis).Danielle Cantara, Thérèse Champagne.Monique Isabelle (clavistes), Denise Babin (secrétaire è ta rédaction).Suzanne Marchand (adjointe â la direction).Christyne Ouellet (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice),Jacqueline Avril, Christiane Beniamin.Caroline Bourgeois.Francine Gingras.Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault.Lise Major (publicitaires).Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon, Céline Poissant (maquettistes); Johanne Brunet (secrétaire) L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Louis Huot, Jean-Guy Lacas, Rachel Leclerc-Venne.Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross, Isabelle Baril, Linda Thériault (secrétaire à l'administration) LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Michelle Aile (directrice) ; Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida LES ANNONCES CLASSÉES Marie-Hélène Alarie, Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Christiane Vaillant LA SOLLICITATION TÉLÉPHONIQUE Yves Williams, Patrick Koczan (coordonnateurs), Patrick Salasse, Micheline Ruelland, Louise Paquette, Raymond Paquln, Jean-Marc Ste-Marie.Françoise Coulombe, Jean-François Lapointe LE DEVOIR est publie par I Imprimerie Populaire Limitée, société a responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II esl composé et imprimé par Imprimerie Dumont.7743 rue Bourdeau, une division do Imprimeries Québécor Inc , 612 ouest rue Salnl-Jac ques Montréal L Agence Presse Canadienne esl autorisée a employer el é dllfuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR esl distribué par Messageries Dynamiques division du Groupe Québécor Inc .située au 775.boul Leboau, St-Laureni Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0856 Dépôt légal Bibliothèque nalioriale du Québec (514) 844-3361 , Abonnements (514) 844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published daily by L'lm-pnmeria Populaire Limitée 211 rue St-Sacromenl Montréal, Québec M2Y 1X1 Subscription rale per year is S 439 OO USD Second Class Postage paid at Champlain NY USPOSTMASTER send address changes to tnsa, P Q Box 1518, Champlain, N Y 12919-1518 t Le Devoir, lundi 11 mars 1991 ¦ 11 REGARDS SUR LE MONDE Tendances à la désagrégation dans le monde arabe Image de l’islam altérée, désarroi des populations : les prédictions du dictateur irakien sont démenties les unes après les autres Gilles Kepel Le Monde LA COHÉSION et l’influence internationale du monde arabe vont se ressentir des conséquences de la guerre du Golfe à l'inverse exact des prédictions naïves et triomphalistes de Saddam Hussein.L'infrastructure de l'Irak est détruite, le Koweit a été dévasté et l’Arabie Saoudite, qui disposait d’une manne de pétrodollars, doit aujourd’hui emprunter sur le marché des capitaux.Les fautes politiques du dictateur de Bagdad ont permis aux armées de la coalition de s’installer au Moyen-Orient — transplantées, pour partie, de l’ancien « théâtre » centre-européen où elles faisaient face à celle du défunt Pacte de Varsovie.Ces soldats victorieux détiennent désormais des atouts majeurs dans la nouvelle donne régionale qui devrait voir le jour à l'issue des combats, et cela pèse sur l’autonomie de décision des pays arabes de la région.L’unité arabe, symbolisée peu ou prou par la Ligue du même nom, déjà fort mal en point avant la guerre, est moribonde.L’Égypte comme la Syrie, traditionnellement réticentes envers un Irak trop puissant, ont été parmi les belligérants les plus actifs contre ce dernier.Quant au Maghreb, il est en passe de constituer un pôle autonome, à la recherche d’une difficile communauté de destin qui le sépare du Proche-Orient et en fait le flanc sud de l'Europe, dans une interdépendance inégalitaire contre quoi les manifestations pro-irakiennes d’Alber, Tunis ou Rabat ont tenu lieu de protestation, en parlant le langage du désarroi.Symboles de l’arabisme, les Palestiniens ont vu leur position internationale se dégrader de nouveau, et l’OLP, alignée sur Bagdad, sort diminuée poütiquement de la guerre.Enfin, l’image de l’islam est profondément altérée : en-dehors du monde musulman, cette religion est plus que jamais associée, dans les représentations collectives, au djihad que Saddam H ussein et ses émules veulent lancer à l’assaut des Constantinople d'aujourd’hui.Parmi les musulmans eux-mêmes, l’unicité du message divin, son propos, le mode de mobilisation des fidèles, sont brouillés.Plusieurs États arabes refusent de laisser leurs ressortissants partir au pèlerinage en juin, taxant les Saoudiens d’impiété pour avoir appelé des « infidèles »> à la rescousse — ces même Saoudiens qui étaient le parangon de l’intransigeantisme islamique et les principaux banquiers de la réislamisation.L’échec du djihad de circonstance brandi par Saddam Hussein se retourne en son envers, la fitna, la grande discorde au sein de VOumma, de la communauté des croyants.Hantise des oulémas — les docteurs de la loi —, la fitna est le mal suprême dans le langage politique de l’islam : en dressant les musulmans les uns contre les autres, en divisant leurs rangs, elle amoindrit, affaiblit, le dârel islam, au sein duquel campent les armées victorieuses des « infidèles ».Dans cette vision des choses, le président irakien, dont l’intérêt tardif pour la religion n’a pas unanimement convaincu les mosquées, demeurera l’un des fauteurs de fitna les plus considérables de cette fin de siècle.Pour essayer d’interpréter la signification de la guerre du Golfe dans le monde arabe d’aujourd’hui et envisager qu'elles peuvent en être les conséquences, il faut d’abord la situer dans l’impasse politique à laquelle sont arrivées les sociétés arabes, plus d'un quart de siècle après l’indépendance de leurs États.La guerre a surtout été le révélateur par excellence d'une crise radicale de société — et les incantations de Saddam Hussein ont créé l’illusion que l’issue à cette crise pouvait résider dans l’aventure guerrière, la violence réelle ou symbolique contre un Occident aussi ostensiblement haï et vilipendé qu'intensément convoité et secrètement admiré.Cette crise de société se noue au moment où arrive à l’âge adulte la première génération qui n’a jamais connu la domination coloniale.Fille de l'explosion démographique et de l'exode rural, elle a eu aussi massivement accès à l’éducation — et cela pour la première fois.Elle se trouve aujourd'hui globalement exclue du bien-être, du partage des responsabilités, et même, bien souvent, de la dignité humaine, par les nomenkla-turas, les oligarchies ou les familles qui ont accaparé le pouvoir depuis les indépendances.Cette jeune génération, dans des pays où la majorité de la population a aujourd’hui moins de 25 ans, nourrit des « aspirations démocratiques » au sens large, dans la mesure ou elle souhaite avoir la part qui lui revient dans la gestion des affaires publiques, mais se sent dépossédée.Or ces aspirations ne peuvent se concrétiser comme telles, faute d'une « culture démocratique » vécue, qui repose sur la représentation légale et libre des citoyens, assure la rotation des élites sur la base de la compétence et du savoir, et permet aux dirigeants de quitter le pouvoir sans être nécessairement assassinés ou renversés par un coup d’État.Introuvable démocratie Ce paradoxe de la « démocratie introuvable » dans le monde arabe n’a nulle part été mieux illustré que dans l’Algérie de 1990 : lors des premières élections libres organisées en 28 ans d'indépendance, les Algériens ont massivement voté pour le Front islamique du salut ( FIS), dont les dirigeants vouent aux gémonies cette meme démocratie.Pour comprendre comment l’aspiration démocratique se retourne en son contraire, et débouche sur l’expression récurrente de la violence, il faut revenir sur la genèse du système politique arabe d’aujourd’hui.De manière schématique, l’équilibre des pouvoirs dans le monde musulman s’était établi entre un souverain, généralement devenu tel par un coup de force et le corps des clercs religieux, ou oulémas.Celui-ci s’assurait que l’exercice du gouvernement ne contrevenait pas trop aux injonctions contenues dans les textes sacrés, notamment dans le domaine de la justice sociale.Les oulémas occupaient ainsi une position centrale : ils pouvaient morigéner le prince — voire menacer de déclencher le djihad contre lui — et en contrepartie, prêcher la paix civile à leurs ouailles.Dans les faits, ils ont eu fort peu recours au djihad, de peur que celui-ci se retourne en fitna, en une sédition qui ruine l’unité des croyants.Mais le djihad était une épée de Damoclès, en quelque sorte, qui limitait l’arbitraire du prince.La domination coloniale a supprimé ou amoindri le pouvoir du prince musulman, mais elle a d’ordinaire cherché le compromis avec les oulémas, confirmés dans leurs prérogatives et leurs biens, dans la mesure où ils étaient parmi les garants principaux de l’ordre et de la stabilité.Dès les indépendances, en revanche, la plupart des jeunes États du monde arabe n’ont eu de cesse qu'ils suppriment toute autonomie des oulémas, montrés du doigt comme rétrogrades.Leurs biens fonciers, généralement mal gérés, ont été nationalisés, et les insitutions qui reproduisaient leur corporation — comme l’université Al Azhar au Caire ou la Zeitouna en Tunisie, par exemple — transformées en instruments de légitimation religieuse du pouvoir d'un Nasser ou d’un Bourguiba.Rupture des équilibres L’équilibre politique traditionnel des sociétés musulmanes était ainsi PHOTO AP Réservoirs d’eau au Koweit.Entre le développement économique et les barbelés, entre la démocratie et la préservation de l’identité, le monde arabe est à la croisée des chemins à la suite de la guerre du Golfe.rompu.Mais rien de concret n’est venu s’y substituer pour limiter l’arbitraire du pouvoir, la dictature du parti unique alüé à l’armée, qu’il s’agisse du FLN algérien, des Baas syrien ou irakien, du Néo-Destour tunisien, etc.Plus grave, ces dictatures « modernes» se sont parées des idéaux de la démocratie ou du socialisme, dont elles ont habillé leurs exactions, suscitant, chez ceux-là mêmes qu’elles oppressaient, des sentiments pour le moins ambivalents envers cette « démocratie » de pure rhétorique.Pour asseoir leur emprise populaire, ces régimes ont souvent cultivé un chauvinisme arabe à connotations xénophobes, dont l’idéologie baassiste constitue la théorisation la plus poussée et dont le FLN algérien a fait l’un de ses ressorts dans son acharnement à proscrire la langue française.Les aspirations démocratiques de ces masses jeunes, urbaines, éduquées, ont été bloquées par les no-menklaturistes et les prédateurs qui ont accaparé le pouvoir et la richesse depuis les indépendances.Au long des quinze dernières années, cette frustration démocratique de la jeunesse s’est principalement exprimée à travers le seul canal qui lui était ouvert : les mouvements de réislamisation.Face à l’arbitraire des gouvernants, qui faisait écho à celui des sultants ou des émirs d’an-tan, ces mouvements ont cherché à remplir la fonction laissée vacante par des oulémas affaiblis ou fonctionnarisés.Mais cet islamisme putschiste, qui n’était pas sans filiation avec le militantisme gauchiste, donna, vers le milieu des années 80, des signes d’essoufflement.Il céda la place à des mouvements de réislamisation « par le bas », qui n’avaient pas d’ambition révolutionnaire explicite, mais qui s’employaient à fournir des palliatifs aux carences de l’État dans tous les domaines sociaux (éducation, santé, encadrement de la jeunesse, chômage, etc.), à réorganiser, autour du réseau des mosquées, une sorte de contre-société qui obéissait strictement, à la lettre et dans la vie quotidienne, aux injonctions des textes sacrés.Ces mouvements « par le bas », dotés au contraire des précédents, d’une réelle implantation populaire, ont bénéficié de la mansuétude des pouvoirs établis qui voyaient en eux un dérivatif aux formes radicales et politiques de la réislamisation, ainsi que de subsides considérables eri provenance notamment d’Arabie Saoudite.et du Koweit.Contre-sociétés islamiques Les rois de la péninsule, soucieux de la propagation de l’islam à l’échelle de la planète, observaient d’un bon oeil cette forme de religiosité qu’ils croyaient conservatrice, et dont ils pensaient que l’allégeance se facturerait en pétrodollars.Un certain nombre de ces mouvements ont connu un tel développement qu'ils ont, de fait, occupé une place pondérante dans leur nation : c’est le cas du FIS en Algérie ou du Mouvement de la résistance islamique ( H amas) dans les territoires occupés.Pourtant, la contre-société à référence islamique qu’ils ont structurée, à Bab-el-Oued comme à Gaza, est aujourd’hui confrontée à une impasse, car son expansion repose la question de l’accès au système politique, toujours bloqué par les grou pes au pouvoir.En Algérie par exemple, avec les élections locales de juin 1990, le FLN a recouru à une manoeuvre dilatoire, espérant piéger le FIS dans la gestion des municipalités qui sont le lieu par excellence où se concentrent les problèmes sociaux insolubles comme le logement.Le monde arabe — le Maghreb en particulier — ne forme pas un univers clos, imperméable aux flux qui lui viennent du Nord, contrairement à ce que fut longtemps la situation dans les pays de l’Est, « préservés » de la contamination capitaliste.La Méditerranée n'est pas le rideau de fer : les personnes, les marchandises, les idées et les images circulent d’une rive à l’autre.L’« événement », chaque soir à Alger, y compris chez ceux que la politique éducative du FLN a voulu couper de l’accès à la langue française, c'est le journal de 20 heures à Paris, reçu grâce aux antennes « paradia-boliques » contre lesquelles s’égosillent les leaders du FIS et les caciques du FLN.C’est dire que, à côté du recours à un mode d’expression des aspirations démocratiques qui s’est inscrit comme il a pu dans un système politique hérité du passé musulman, il y a cet intérêt, cet appétit, pour ce que l’Europe si proche présente comme modèle culturel, comme accès à un bien-être convoité.La fascination pour Saddam, qui s'est donnée libre cours au Maghreb tant qu’a duré la guerre, avait deux causes plus profondes et complexes que ce qu’on y a vu d’ordinaire.Par-delà l’idolâtrie du Scud, le culte de la viriüté du chef arabe qui, enfin, frappait Tel-Aviv, par-delà la dénonciation de l’Occident « hypocrite » qui a volé au secours du Koweit mais n’a jamais contraint Israël à se retirer des territoires occupés, il y a deux revendications fondamentales.La première naît de la frustration politique de la jeunesse.Acculée à l’impasse, elle a trouvé un dérivatif temporaire dans le soutien à un homme fort d'autant plus admiré qu’il symbolisait, par sa razzia sur les richesses pétrolières des émirs, la volonté de la masse des jeunes d’exproprier ceux qui ont accaparé le pouvoir et l’argent depuis trois décennies.Le caractère quasiment aveugle de ce soutien en dit long sur l’ampleur du désarroi et l'absence de perspectives tangibles de changement social et politique.Les contradictions des religieux Il n’est pas impossible que ce désarroi affecte aussi les mouvements islamistes, sanctionne leur incapacité à s’emparer effectivement du pouvoir, et à incarner concrètement l’alternative et le changement.Le FIS algérien et, dans une moindre mesure, le mouvement An Nahda tunisien ont, contraints et forcés, emboîté le pas à leur base militante pour soutenir le dictateur irakien, un homme qui avait pourtant liquidé physiquement son opposition religieuse.Il y a là une contradiction profonde, que la surenchère à la haine anti-occidentale ne devrait pas masquer trop longtemps.De plus, ils se sont aliénés le considérable appui financier qu’ils recevaient de la péninsule arabique : nul doute que les princes saoudiens ou koweitis demanderont désormais aux mouvements de réislamisation qui sollicitent leurs largesses quelle a été leur attitude pendant la guerre.Rien ne permet de penser que la défaite du « martyr » Saddam favorisera l'essor islamiste, si la coalition victorieuse sait faire les ouvertures nécessaires.La seconde revendication, que les manifestations de rue au Maghreb ont mise à nu, concerne le rapport avec l’Europe.Contrairement à ce que diverses réactions à chaud ont pu laisser croire, l’enthousiasme proirakien ne signifiait pas la rupture définitive des rapports entre les deux rives de la Méditerranée.Bien plu- tôt, il exprimait la prise de conscience dramatique d’une inéluctable communauté de destin entre le Maghreb et l’Europe Le jeune Algérien diplômé et chômeur qui manifeste au cri de « Mitterrand assassin » n’en tentera pas moins sa chance quelques jours plus tard pour obtenir un visa et émigrer vers la France.Cette contradiction n’est qu’apparente : le projet migra toire est une aventure hasardeuse qui mène d’une frustration insupportable aujourd'hui à une réussite aléatoire, demain, mais qui risque fort de s’achever par une situation d’exclusion au fond des banlieues.La guerre du Golfe, en permettant à cet ensemble de frustrations de s’exprimer à leur paroxysme, a eu une fonction, peut-etre salutaire, de catharsis, à la manière dont la tragédie grecque, en exacerbant les passions, en les montrant, permettait de les identifier et de les exorciser.Pour peu qu’on sache interpréter les signes qu'elle a suscités, elle permet de discerner assez précisément les problèmes majeurs du monde arabe d'aujourd'hui et de situer les difficultés des relations entre celui-ci et l'Occident — et plus radicalement, entre le Maghreb et l’Europe.En finir avec l’autocensure Il n’est plus possible aujourd’hui de dissimuler l’impasse politique et la situation de désarroi, d’explosion sociale, qui gangrè c.a la jeunesse de ces pays.Les Etai .ropéens ont témoigné longtemps une solidarité sans failles à des régimes hostiles aux aspirations démocratiques de la masse de la jeunesse.Les effets pervers de cette politique apparaissent aujourd'hui clairement car, comme la crise de ces derniers mois vient de le manifester, l’explosion est aux portes de l’Europe et la concerne donc directement.Les gouvernements maghrébins, qui évoquent avec insistance, depuis le cessez-le-feu, la perspective d’une banque européenne pour le Maghreb sur le modèle de celle qui a été créée pour les pays de l’Est, doivent comprendre que celle-ci a eu pour préalable l’institution de la démocratie au-delà de l’ancien rideau de fer.Pour l’Europe, l’ère de l’autocensure est désormais dépassée : la tension franco-marocaine de ces derniers mois, si elle a suscité sur le moment des aigreurs, n'est pas sans rapports avec l’indice d’assouplissement révélé par la libération de la famille Oufkir.Il est clair que cela ne résout pas l’ensemble de la question démocratique, mais c’est là le minimum qu’il faut entreprendre — sauf à estimer que les principes de l’État de droit ne peuvent franchir la Méditerranée.Quant aux mouvements de réislamisation dont les militants seraient tentés par une nouvelle vague de djihad, il ne faut leur laisser aucune illusion sur la détermination à les réduire avec la même vigueur dont la coalition a usé face à Saddam Hussein.Mais ces hypothèques ne pourront être levées si des progrès substantiels ne sont pas faits vers le règlement des trois principaux problèmes structurels du Proche-Orient : l’autodétermination des Palestiniens, le rétablissement du Liban dans sa souveraineté et une redistribution de la rente pétrolière qui favorise de manière plus équitable le développement de la région.De la capacité de la coalition à amenerà des positions acceptables Israël, la Syrie et les pé-tromonarchies dépendra demain largement la capacité des Arabes à sortir de l’impasse.Paradoxalement, l’espoir, aux lendemains de la guerre, a moins que jamais l’apparence d’une chimère.Gilles Kepel, auteur du récent livre La revanche de Pieu, chercheur au Centre national de recherche scientifique de France et professeur à l'Institut d’Etudes politiques de Paris, a écrit spécialement cet article pour Le Monde.LE DEVOIR en a préparé ici une version légèrement abrégée.a déclenché une perestroïka au pays d’Hassan II Le conflit Anne Hoffstetter colin born I ion spéciale RABAT — Les transistors ont été rangés, les bulletins de nouvelles ont cessé de rythmer les journées, et souvent les nuits, des marocains.La vie a repris son cours mais plus rien n’est exactement comme avant.Avant la guerre.« Le conflit a fait tomber les masques », dit-on ici.Les objectifs des coalisés sont apparus clairement.Il ne s’agissait ni de libérer le Koweit ni de faire respecter un quelconque droit international mais de défendre les intérêts économiques et stratégiques des Occidentaux dans la région du Golfe.« On a voulu détruire l’Irak », écrit Khalid Jamaï, le rédacteur en chef de L'Opinion, principal journal d’opposition, « parce qu'il avait atteint un certain niveau technologique et scientifique et était sur le point de devenir une puissance nu-claire ».Il ajoute : « Cette guerre est un message sanglant pour tous ceux qui, dans le tiers monde, voudraient .'remettre l’hégémonie et la civilisation occidentales en question et de-;manderaient une parité entre le ;Nord et le Sud.» ; Des accusations qui traduisent ;bien le sentiment d’injustice ressenti Ipar les Marocains qui ne peuvent ! trou ver de mots assez forks pour fustiger la politique des « deux poids.deux mesures » menée par les puissances occidentales.Pourquoi cet empressement à faire respecter (en tuant des dizaines de milliers de civils au passage) les résolutions de l’ON U lorsqu’elles concernent un pays arabe, et ne pas faire preuve de ia même fermeté quand il s’agit de résolutions exigeant d’Israël le retrait des Territoires occupés (la première de ces résolutions, la célèbre « 242 » date de 1967 ! )?Pourquoi ce même Israël peut-il disposer de l’arme nucléaire alors que l'on parle de limiter — voire d’interdire — les ventes d’armes et le transfert de technologie dite « sensible » aux pays arabes ?Les intellectuels marocains qui, pour la plupart, ont fait leurs études en France et cru en un modèle occidental de démocratie et de respect des droits de l’homme déchantent aujourd’hui : « Notre déception est colossale, on a été dupés jusqu’à la moëlle.» Ni eux, ni les gens de la rue n’acceptent les souffrances endurées par le peuple irakien qu’ils ont soutenu depuis le début du conflit.Ils s’interrogent inlassablement.Comment a-t-on pu déverser, en six semaines de conflit, quatre fois la quantité de bombes larguées pendant toute la Seconde Guerre mondiale ?Comment a-t-on pu utiliser le napalm ?Combien de morts ne présentant I PHOTO AP Hassan II, roi du Maroc.aucune blessure visible aura fait la terrible « effeuilleuse de marguerites », cette bombe à dépression dont la déflagration brutale et l’onde de choc d'une violence inouïe fait éclater les poumons à l’intérieur du corps ?Pourquoi l’usage de ces armes prohibées par la Convention de Genève de 1980 ?« Les alliés ont bien limité leurs pertes en vies humaines, comme ils l’avaient promis, dit-on ici.Mais à quel prix ?» Ces questions sont encore sur toutes les lèvres.Elles resteront longtemps dans les mémoires.Rancune et colère ont creusé entre les populations maghrébines et les Occidentaux (et tout particulièrement la France, ex-colonisateur, partenaire économique privilégié, et dont on attendait une autre attitude que ce «suivisme» aveugle des États-Unis) un fossé qui sera long à se combler.S’il peut jamais l’être vraiment.« La rupture entre le Nord et le Sud, entre l’Europe et le Monde arabe, entre les rives Nord et Sud de la Méditerranée, entre la France et le Maghreb est complètement consommée », vient d’écrire l’ex-président de l'Organisation marocaine des droits de l’homme, ancien haut responsable de l’UNESCO.Les leçons de la guerre C’est dans ce climat plus que morose qu’un Maroc profondément meurtri vient de célébrer le 30e anniversaire de l’accession au trône du roi Hassan II.Habituellement marqué par de nombreuses festivités à travers le royaume, l’événement a été célébré cette année avec la plus grande sobriété.Le souverain a prononcé le traditionnel discours à la nation — bilan de l'année écoulée — et accordé les non moins traditionnelles mesures de grâce.La libération à cete occasion de la famille Oufkir a fait grand bruit dans les médias français.De nombreuses associations de défense des droits de l’homme se réclamaient en effet la remise en liberté de Fatima Oufkir et de ses six enfants en résidence surveillée depuis 18 ans après l’attentat manqué, fomenté contre le roi, par le général Oufkir.La fin de cette longue détention n’a soulevé aucune émotion particulière dans la population qui se souvient encore de la répression aveugle qui s’était abattue sur le Maroc à l’époque du général.Une population qui espérait surtout la libération des prisonniers politiques : islamistes, militants de gauche et manifestants arrêtés lors de la grève générale du 14 décembre dernier.Or les 2268 détenus qui ont bénéficié de remises de peine partielles ou totales seraient uniquement des prisonniers de droit commun et non les détenus politiques attendus.Mais cet espoir déçu ne doit pas occulter le réel processus démocratique en cours.De la motion de censure de mai 1990, rejetée par le Parlement mais timide «grande première» dans l’histoire politique du pays, aux 500 000 personnes en colère descendues dans les rues de Rabat huit mois plus tard, pour clamer le soutien à l'Irak, bien du chemin a été parcouru.Interventions « musclées » au Parlement des députés d’opposition et des chefs syndicalistes, révision des lois relatives à la détention préventive et à la garde à vue, création d'un Conseil consultatif des droits de l’homme, autant d’indices qui révèlent l’existence d’un courant de démocratisation dans lequel s’inscrit le dernier discours du roi.Après avoir admis qu’un déphasage se produit parfois entre la société et ceux qui en conduisent le destin, le roi a promis de veiller « à ce que les élections à venir soient des élections libres et sincères comme l’exige toute démocratie réelle et authentique».La population marocaine profondément traumatisée par le conflit du Golfe ressent aujourd’hui amertume et colère.Mais, pendant cette guerre, pour la première fois, elle s’est exprimée : pour l’Irak, pour Saddam Hussein, contre l’Occident .et contre la limitation de son droit d’expression.Et le pouvoir a dû, sinon dialoguer, du moins tenir compte de cette énorme pression populaire.Une leçon que, ni d’un côté ni de l’autre, on ne semble vouloir oublier, une conséquence indirecte mais positive d’un conflit qui — telle une boîte de Pandore — libérera pendant longtemps, pour les peuples arabes et les autres, le pire et le meilleur, en tout cas l’inattendu. 12 ¦ Le Devoir, lundi 11 mars 1991 CINEMA ASTRE I: (327-5001) - Hard Waylh 10,9 h 20 II: Sleeping with lha Enemy 7 h, 9 h III: Silence ot the Lam be 7 h, 9 h 30IV: King Ralph 7 h 15— Mlaery9l\ 15 BERRII: (268-2115) — Le alienee dee agneaux 2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 15 II: Maman l'ai ralt l'a-Won 2 h 30,4 h 45, 7 h 15,9 h 30 III: Mleery 2h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15IV: Edward aux main a d'argent2 h 40, 4 h 50.7 h, 9 h 20 V: Oing al Dong le film 2 h 45,5 h.7 h 10, 9 h 15 BONAVENTURE I: (661 -2725) - Hard Way 7 h 20, 9 h 40 II: Silence ol the Lambe 7 h, 9 h 20 BROSSARO I: (465-5906) - Mleery 7 h 15.9 h 30 II: Le alienee dee agneaux 7 h.9 h 25 III: Edward aux malne d'argent 7 h 10,9 h 35 CARREFOUR LAVAL 1 : (668-3684)- Oing et Dong le tllm sem 9 h 20— L hletolre eana tin 2 sem 7 h 10 2: Mleery sem 7 h 30.9 h 45 3: Sleeping with the Enemy 7 h 05, 9 h 204: King Ralph 7 h, 9 h 25 5: Un lllc à la maternelle 7 h 30, 9 h 45 6: Le alienee dee agneaux 7 h.9 h 40 CENTRE EATON 1 : Mil- La cade verte 12 h.2 h 20,4 h 40,7 h 05, 9 h 25 2: Bethune 1 h 30,4 h 15.6 h 50, 9 h 20 3: Hamlet 12 h 30, 6 h 10,9 h Megathon, la couree du elicle 3 h 15 4: De quoil'me mêle encore 1 h 20.3 h 20,5 h 20, 7 h 20,9 h 25 5: Le parrain J 2 h.5 h 15,8 h 30 6: The Field 12 h 10, 2 h 30, 4 h 50,7 h 10.9 h 35 CINÉMA EGYPTIEN 1: 1455 Peel Mil- The Grillera 1 h.3 h 10 5 h 15,7 h 25 9 h 40 2: Alice 1 h.3 h 10,5 h 15.7 h 25,9 h 40 3: Awakenlnge 2 h, 4 h 25.7 h.9 h 30 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- Green Card! h 20,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: - Le parrain 38 h 30- 2: Bethune 7 h, 9 h 15 3: Carte verte 7 h 10,9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurenl.Mil (843-6001) — mar Je eule l'un deux Doc-ieure, menteure, lemmee 20 h CINÉMA PARIS: Mil (875-7284)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1:6361 Trans-Ca-nada — Home Alone 7 h, 9 h 10 2: Warlock 7 h 15— Awakenlnge 9 h 30 3: Hard Way 7 h, 9 h 25 4: Silence ot the Lambe 7 h, 9 h 40 5: Sleeping with the Enemy 7 h 10, 9 h 20 6: Dance a with Wolvee 8 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— mar Le che, aujourd'hui et toujoure/Le jeune rebelle 18 h 35— A tout prendre 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559)-Green Card6 h 50.9 h 25 2: He Said, She Said 6 h 45,9 h 10 CINÉPLEX I: (849-4518) — La gloire de mon père 1 h 20, 4 h 15, 7 h.9 h 15 2: Un lllc i la maternelle 1 h, 7 h — King Ralph 3 h 30, 9 h 15 III: La captive du déaert 1 h 05,3 h 10,5 h 15, 7 h 20, 9 h 25 IV: Hamlet 1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 25 V: The Grillera 1 h 30, 4 h 30.7 h, 9 h 15VI: Awakenlnga 1 h 30.4 h 30.7 h.9 h 30VII: L hla-tolre aana lin 21 h, 3 h 05,5 h 05, 7 h 10,9 h 10 VIII: Company ol Strangera 1 h 05.3 h 10,5 h 15, 7 h 20, 9h 25IX: L éveil 1 h 15,4 h 15.7 h 05, 9 h 35 AIDEZ CLAUDE ST-JEAN à remporter la victoire sur l'ataxie de Friedreich Depuis 15 ans, Claude livre une lutte acharnée à cette maladie.Comme tous les ataxiques, Claude a besoin que la recherche progresse très vite.ENVOYEZ VOS DONS pour financer la recherche et l'amélioration des conditions de vie des personnes atteintes.Si vous désirez recevoir un reçu pour (ins d'impôt.Nom: Adresse: Fondation Claude St-Jean C.P.3725, succursale B Montréal, Qué.H3B 3L7 JE GAGE SUR MA VICTOIRE! LE DEVOIR Écoutez Ciel, lisez le Devoir et parcourez le monde Écoutez Ciel MF et identifiez 4 mots passeport.vous pourriez vous retrouver sous le ciel de CHINE! EHINE TIRAGE LE 29 MARS 1991 | lêé*iÉêÉaAÉÉ>Éi> Remplissez et retournez à: Ciel.C.P.98.Longueuil J4H 3Z3 Teiepnone residence Mots passeport Code postal Telephone bureau Oate de diffusion Cxütik tuurs 0 \0fUPCHIMA 0 OFFICE NATIONAL DE TOURISME OE CHINE COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Un thé au Sahara 1 h 45, 4 h 15, 7 h.9 h 35 II: Il danae avec tea loupe 1 h 30,5 h.8 h 30 III: Le château de ma méra\ h 15.3 h 20,5 h 10,7 h 15.9 h 15IV: Le petit criminel 1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30,9 h 40 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bout Dorcheslei, Mil (283-8229)— Cargo 19 h— Moody Beach 21 h (12 au 14 mars) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— Lea patenta terrlblea 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210)- L'éveil 7 h, 9 h 20 DAUPHIN I: (721-6060) - Alice 7 h 15,9 h 3011 : La gloire de mon père 7 h, 9 h 15 CINEMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Silence ol the Lamba 7 h 15.9 h 35 2: Awakenlnga 7 h, 9 h 25 DORVAL I: (631-8586) - Green Card 7 h 10.9 h 25 II: Shipwrecked 7 h 15,9 h 20 III: New Jack City 7 h 20.9 h 30IV: Scenea trom a Main h, 9 h DU PARC 1: (844-9470)- The Door»6h30.9h 25 2: Shipwrecked7 h 05.9 h 25 3: Scenea trom a Mail 7 h, 9 h DU PLATEAU 1; (521-7870)- De quoi l'me mêle encore 1 h 30.3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30 2: Le Parrain 312 h.3 h, 6 h.9 h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) - LA.Story! h 05,9 h 25 II: The Doora 6 h 20.9 h 15 FAUBOURG 8TE-CATHERINE 1: (932-2230)-Hard Way 12 h 40,2 h 55, 5 h 15.7 h 30,9 h 402: Dancea with Wolvea 1 h 30.5 h 8 h 30 3: Sleeping with the Enemy 12 h 45,2 h 45 5 h, 7 h 10,9 h 20 4: Home Alone 1 h 15,3 h 15,5 h 15, 7 h 15,9 h 16, mer 1 h 15, 3 h 15,5 h 15.9 h 30 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I:(671-6129)- Green Card7h 10.9 h 25 2: The Doora 6 h 20, 9 h 15 3: De quoi l'me mêle encore 7 h 25,9 h 35 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Planète bleue entre ciel et terre (Ir ) du mar au ven 10h 11h 45.13h 30.19h sam 13h 30,17h , 19h, dim 11 h 45,13 h 30,17 h, 19 h ven sam dern sped 22h 30— Blue Planet et To Fly mai au dim 15h 15, 20h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - The Doora 12 h 30, 3 h 25.6 h 20,9 h 15 SUR SCENE L’AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul.Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22h 1S à 02h 30— Michel Cusson 8 The Wild Unit, du 14 au 17 mars BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)— Les Beaux Esprits el Cari Tremblay présentent le Festival d'harmonica, du 13 au 17 mars— Le 13 mars, Harmonica Zeke BAR 2080: 2080 rue Clarke, Montréal (285-0007)-Jazz mar au ven à 21 h 30 BIBLIOTHEQUE NATIONALE: 1700 St-Denis.Montréal (842-3532)— Tangente dans le cadre de la série Danses Fraîches présente les chorégraphes Sarah Bild et Mario Veillette.le 11 mars à 20h 30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scoll el Geoffrey Lapp, en permanence, lun 19h à 24h , mar.20h.à 01 h .mer.au ven 18h.à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven à compter de 22h., sam.à compter de 21h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun de 17h.à 19h .mar de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau, les dim de 19h à 24h CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— • Jeux de lemme • de Krzysztof Zanussi et Edward Zebrowski.adaptation de Barbara Grzegorzewska.m en s Alexandre Hausvaler, à compter du 20 mars, mar au sam à 20h CEGEP MAISONNEUVE: 2700Bourbonmére, Montréal— Conférence: Le projet Grande Baleine, avec Michel Yergeau el Roméo Diom Saganash.le 11 mars à 19h 30 CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tntorium, 255 est Ontario, Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Istanbul, de Constantinople à Byzance, avec Henri Goemaere, du 11 au 15 mars, lun au mer é 20h , jeu à 19h , ven à 19h et 21h 30 CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Atelier d'interprétation piano, avec Monique Deschaussées, le 11 mars de 10h à 18h CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Montréal (270-7848)— Les Lundis Juste Pour Rire, le 11 mars à 20h 30 COLLÈGE LIONEL-GROULX: Auditorium.100 rue Duquet, Ste-Thérèse (430-3120 poste 203)— L'Option théâtre du collège Lionel-Groulx présente • La critique de l'escole des femmes > el • L'impromptu de Versailles • de Molière, m en s François Tassé, du 16 au 19 mars à 20h , matinée le 17 mars à 15h ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario.Montréal (526-6582)— « Rictus » texte et m en s Anne-Marie Provencher, du 22 tév.au 17 mars, mar au sam â 20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum.Montréal (521- LE DEVOIR ltS$0oi\ oüV3^ Renseignements (514)844-3361 Administration (514)844-3361 Rédaction 1514) 842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité .(514)842-9645 numéro sans frais .'.'.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) >44-7457 Montréal.(514) 844-5738 Québec.(418) 845-2080 Extérieur— Indicatif 514.1-800-361-€059 Indicatif 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatif 613.t-800-361-5699 La télévision du lundi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CM CBFTfR.C.) VOS Montreal 17h30 / Ce soir La course Europe-Asie Un signe de feu g Dallas g Le Téléjournal g Le Point/météo/sport L’heure G Cinéma WCAX(CBS) ° J Burlington News News g The Golden Girls Evening Ç Shade Major g Dad The People’s Choice Awards g News America Tonight The Arsenio Hall Show fc-) WPTZ(NBC)1 Plattsburgh News News g Jeopardy! A Current Affair The Fresh Prince .g Blossom g Cinéma : Lethal Weapon— Am.87 Avec Mel Gibson et oanny Glover News The Tonight Show CBMT(CBC) Montréal Newswatch Country Canada Max g Glick The Fresh Prince .g Northwood Material World g Designing Women g The National g The Journal News Newhart g Kale & g Allie fffiï CRM (TVA) tiU Montreal Le TVA g Montréal Charivari Entre chien et loup g Les héritiers du rêve L’or du temps g Ad Lib Le TVA g réseau 23h50/Mongrain de sel Ct\ CFCF(CTV) VI-0 Montreal Puise g Entertainment Tonight Rescue 91 llp Murphy g Brown The People’s Choice Awards g News g News The Arsenio Hall Show CT8 TV5 (Télé Francophones Des chiffres et des lettres La cuisine des anges Le journal de FR3 Latitude Sud Expédition pèche Le voyage de Monsieur Perrlchon Vlva Le journal de TF1 Tÿf] CIVM (R.-Q.) 10 Montréal Passe- Partout Téléservice Omni Ç science National Geographic g Globe-Trotter Nord-Sud Médecine apprivoisée Québec inc.Cinéma : Une lemme est une lemme —Fr.60 Avec Anna Karina el Jean-Claude Brialy m SS** Musique vidéo Fax: L’inloplus Rock Velours : VJ : Sonia Benezra Musique vidéo Rock en bulle 21h15 / Musique vidéo WVNY(ABC) Burlington News Ç Ail Perfect Strangers MacGyverg Cinéma : Lucky Day— Am.91 Avec Chloe Webb et Olympia Dukakis News g Nighlline Love Connection fôÊT Much ^ Music 19 h /Muchwest Fax Big Ticket / Straight Shooter Vidéocllps Spotlight / Tes! Pattern rtïôt VERMONT ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer g Newshour The Nightly Business.Vermont Report Big Bird’s Birthday g Or Let Me Eat Cake Ot Moose And Men : The Rocky and Bullwinkle Story Nova g (23h45)/Cinéma : House Calls rtïE) 4-SAISONS Montréal La roue chanceuse Zizanie Salle des nouvelles Dossiers mystères Cinéma : Top Gun Sacrifice—km.89 Avec Jim Elded et Timothy Hicks Le Grand Journal Q Sports Plus Elle écrit au meurtre Æ7) WCFE [±L) (PBS) 3-2-1 ?Contact The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer g Newshour Mystery ! ?Poirot II : The Mysterious Alfalr al Styles The Avenger LAVAL I: (688-7776) - II: La carte verte 7 h, 9 h 25 3: Bethune 7 h 10.9 h 30 4: La parrain 111 8 h 5: De quoi l'me mêle encore 7 h.9 h LAVAL 2000 1: (687-5207)- Edward aux malne d'argent 7 h 15.9 h 35 2: Maman l'ai raté l’avion 7 h, 9 h LOEWS l:(861 -7437) - Green Card 12 h 35, 2 h 50, 5 h 05, 7 h 15,9 h 35 II: Scenea trom a Mail 1 h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 20,9 h 25 III: He Said, She Said 12 h 15, 2 h 30, 5 h, 7 h 25, 9 h 45 IV: L.A.Story 12 h 45, 3 h, 5 h 05.7 h 15,9 h 30 V: Good-lellaa 12 h 05.3 h 05.6 h 05,9 h 05, jeu 12 h 05.3 h 05,9 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 Un tllm brat aur Tamour 19 h — Une poignée de tempe 21 h — Salle 2 Lucien Brouillard 19 h 30— Mon tantôme d'amour 21 h 30 P AL ACE 1 : - Shipwrecked 12 h 25, 2 h 35, 4 h 45,6 h 55,9 h II: New Jack City 12 h 45.2 h 55, 5 h 10, 7 h 25,9 h 40 III: The Godfather 31 h 30, 4 h 45,8 h, IV: L!onheart\2 h 10,2 h 25,4 h 40, 6 h 55.9 h 10 V: Fire, Ice and Dynamite 12 h.2 h 15.4 h 30.6h 45,9 h VI: No Retreat, no Surrender 12 h 55,3 h, 5 h 05, 7 h 10,9 h 15 PARADIS I: (354-3110)— Edward aux malne d'argent 7 h 10.9 h 30 II: Mleery 7 h.9 h 15 lit: Un lllc è la maternelle 7 h— Le alienee dea agneaux 9 h 20 PARI8IEN I: (866-3856)- Le mari de la coll-teuae 12 h 50 5 h 10.9 h 30 — Z- autrichienne 2 h 50, 7 h 10 II: La dlacrète 12 h 45, 2 h 56,5 h 05, 7 h 15.9 h 25 III: Cyrano de Bergerac 12 h 30, 3 h 20, 6 h 10,9 h IV: Uranua 12h 15,2 h 30,4 h 45,7 h, 9 h 15 V: Lacenalre 1 h 30.4 h.6 h 30, 9 h 10 VI: Love-moi 12 h 50.3 h, 5 h 10, 7 h 20.9 h 30 7: Tombe du ciel 1 h, 3 h 45,6 h 20,9 h 05 PLACE ALEXIS NIHON M935-4246) - Silence ot the Lamba 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 30 11 : War-lock 1 h 30.4 h 15,7 h 15,9 h 40 III: King Ralph 1 h 30, 4 h 15.7 h.9 h 35 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Un flic è la maternelle 7 h.9 h 15 2: Maman l'ai raté l'avion 7 h 05,9 h 10 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)— The Kraya 7 h 15— Labyrinth ot Paaalon 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - The Doora 6 h 20.9 h II: De quoi l'me mêle encore 7 h 20.9 h 20 III: Bethune 6 h 30,9 h IV: La parrain 111 8 h V: Megathon, la couree du alècle 6 h 40.9 h VI: La carte verte 7 h, 9 h 15 4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente « Durocher le milliardaire ¦ texte et m en s Robert Gravel, du 6 au 30 mars, mar au sam â 20h 30 MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario.Montréal (598-5810)— Théâtre Oncle Vania, d'«nlon Tchékhov, m en s Lou Fortier, présenté par le Théâtre Populaire du Québec, du 7 au 17 mars à 20h RESTAURANT-THEATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— L’Archipel présente • Comme il vous plaira • de William Shakespeare, m en s Alexandre Hausvater.traduction Normand Chaurette, du 21 tév au 30 mars, mar au sam 20h 30, dim.15h RISING SUN: 5380 St-Laurent.Montréal (278-5200)— Brasal Blue Monday avec Paul Arthur 6 The Shuttle Kings, le 11 mars SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherme.Montréal (253-8974)— • Tu taisais comme un appel • texte et m en s de Marthe Mercure, du 19 mars au 13 avril, mar au sam à 20h 30 SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Ca-therine, Montréal (253-8974)— • Henri 1V • de Luigi Pirandello, m en s Alice Rontard.â compter du 12 mars â 20h SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— OSM matin symphonique Métro, Mariss Jansons.chel.Vladimir Ovchinnikov, pianiste, oeuvres de Liszt et Mahler, le 12 mars à 10h 30— OSM Grand Concert, Mariss Jansons.chel.Vladimir Ovchinnikov, piano, oeuvres de Fiala, Liszt et Mahler, les 12-13 mars à 20h STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les |0urs.lun 12h â I8h , mar au dim 10h à 18h — pour renseignements 252-8687 STUDIO D'ESSAI CLAUDE-GAUVREAU: UQAM, 405 est Ste-Catherine, Montréal (987-3456)— Local J-2020 • Les amoureux atomiques > conception et m en s de Caroline Caza.du 13 au 16 mars à 20h 30 matinée le 14 mars à 13h THEATRE BISCUIT: 221 St-Paul O , Vieux-Montréal (845-7306)— « Concert > spectacle de marionnettes.sam.dim.à 15h jusqu'au 10 juin THEATRE D’AUJOURD'HUI: 1297 Papineau, Montréal (523-1211)— • Baby Blues > de Carole Fréchette.m en s Gervais Gaudreault, du 15 mars au 7 avril, mar au sam 20h , dim.15h THEATRE ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271 -0813)- Ma Chère Pauline présente .Le sang de Michi > de Franz Xaver Kroelz.traduction Jean-Luc Denis et Marie-Elisabeth Mort, m en s Paul Le-lebvre, é compter du 5 mars, mar au sam â 20h THEATRE MOYSE: 853 ouest Sherbrooke.Montréal (398-6795)— Les étudiants en art dramatique de McGill présentent » Twelfth Night or What You Will • de Shakespeare, du 13 au 16 mars THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherme.Montréal (861-0563)— • On ne badine pas avec l'amour • de Allred De Musset, m en s Olivier Reichenbach, du 12 mars au 6 avril, mar au ven 20h.sam 16h et 21h THEATRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Ouceppe présente • Le prix ¦ d'Arthur Miller, m.en s.Yves Desgagnés, du 20 tév au 30 mars, mar au ven 20h.sam 16h.30 et 21h THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins.Montréal— • Des restes humains non-identiliés et la véritable nature de l’amour • de Brad Fraser, traduction et m en s André Brassard, du 18 mars au 13 avril, mar.au sam.à 20h , dim.à 15h THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— • La larce de l âge • de Denis Bouchard, Suzanne Champagne.Rémy Girard et Pierrette Robitaille.m en s Normand Choumard, du 26 tév au 23 mars.mar.au ven.à 20h, sam 16h et 21h , dim à 15h THEATRE ST-DENIS: 1594 Sl-Dems, Montréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Schonberg, du 17 janv.au 14 avril, Ir mer jeu sam dim 20h, matinée sam à 14h, angl mer ven 20h, dim 14h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Caroline Tellier.pianiste, le 11 marsà 17h GRAND THEATRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Cremazie, Québec (418-643-8131)— • Les belles-soeurs > de Michel Tremblay, m en s Serge Denon-court, du 26 tév.au 23 mars, mar au sam.a 20h THÉÂTRE PERISCOPE: 2 est Crémazie.Québec (418-529-2183)— • L ite de mon trère • de Richard Aubé, m.en s.Lise Castonguay, du 12 au 23 mars à 20h .le 17marsà 15h  SURVEILLER Ce soir à 19 h 30, conférence intitulée : cause première de la guerre : l’écrasement et le saccage d’un pays innocent.Selon lui, on devrait accepter cela : ce n’est pas, à ce qu’il juge, casus belli.Après tout, un petit pays devrait accepter de se laisser dévorer par un plus fort.Devrait-il peut-être remercier l’envahisseur ?L’Irak, pays de 20 millions d'habitants, était devenu la 4e ou 5e puissance militaire du monde.On se souvient de la guerre terrible qu’elle livra à l’Irak pendant plusieurs j années.La prise du Koweit était un pays de facilité.Devait suivre l’Arabie Saoudite et peut-être la Jordanie.L’objectif final était Israël.Un nouveau dieu de la guerre dominait le Moyen-Orient sous peu.C’est presque la première fois que les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité appuyent une action commune de taille.Les Nations-unies ont mis l’Irak au ban de la civilisation et avec raison.Et une vingtaine de nations ont joint leurs forces armées à la coalition.« L’intensité de la riposte américaine » dont parle votre pigiste devrait se j lire : « L'intensité de la réaction mondiale à l’attaque contre le faible Koweit».Peut-être que les Nations-unies vont enfin ! jouer le rôle qui devrait être le leur d’inter- 1 venir ici et là dans le monde, suivant les be- | soins, pour régler des situations qui alertent j la terre entière : guerres fratricides causant ' des famines et la mort de millions d'inno- j cents, par exemple.Cela ne veut pas dire une intervention militaire, mais souvent seulement l’arrêt de livraison d’armes aux adversaires et l’aide humanitaire.Si on peut transporter des armes très lourdes l’autre côté de la planète, on peut aussi bien assurer i la livraison de nourriture aux pays lointains menacés par la famine.Il pourrait arriver qu’un contrôle serré des ventes d’armes soit un des résultats heureux du conflit du Golfe.M.Latouche — sans doute que le soleil de | Californie est responsable de cette lubie amusante — imagine les États-Unis intervenant au Canada pour assurer ses approvisionnements en matières essentielles, et, si je comprends bien ses allusions, pour empêcher la séparation du Québec ?Tout de même, un minimum de bon sens.Cette colonne de la page éditoriale du DE- i VOIR fera gémir, sans doute, les esprits équilibrés.Ça sonne faux et enfantin même.De la mesure, s.v.p.John E.Valllllée Grand-Sault, 1er mars 1991 Il faut se sortir de là LE PAYS qui aura bientôt une dette de 400 milliards, c’est le nôtre; le Canada.Peut-on affirmer que c’est encore notre pays.Arrivera-t-on à payer une telle dette ?On arrive même pas à payer son intérêt chaque année.J’aurai trente-deux ans bientôt, et l’idée que nous aurons tôt ou tard à faire les efforts pour payer cette dette m’angoisse énormément.Les jeunes de mon âge s’intéresse peu aux problèmes politiques et économiques du pays; parce qu’ils croient que d’un gouvernement à l’autre, c’est toujours du pareil au même.Mais bien pire encore, ils se croient impuissants à changer quoi que se soit, quand il s’agit des affaires du pays.Et lorsque je prends conscience d’un problème aussi grave que celui de la dette canadienne, je me dis que quelque part, les gens que nous avons mis au pouvoir, montrent des signes d’impuissances.Si le gouvernement doit sans cesse injecter du nouvel argent c’est pour satisfaire l’électorat en vue de se faire réélire.Mais l’heure n’est plus aux gâteries électorales, le moment est venu plus que jamais de se serrer la ceinture.Il faut que nous fassions le nécessaire pour nous libérer du carcan de cette dette.Nous ne sommes pas encore le 53ième état américain, ni un pays du tiers-monde, LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSOMMETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de I information Pierre Cayouette, Jacques Chabot, Guy Deshaies FAI8 CE QUE DOI8 mais nous sommes sans contredit près d’être un pays qui ne s’appartient plus.Les Canadiens s’imaginent-ils qu’une faillite nationale n’est pas possible ?C’est à chacun de nous à pousser sur le gouvernement pour qu’il prenne les moyens pour nous sortir de là.Le gouvernement pourrait commencer par couper les dépenses; il pourrait favoriser la création d’emploi, amener les Canadiens à quitter l’assurance-chômage et le bien-être social.Il pourrait privatiser le plus d’entreprises possibles; mettre des tiquets modérateurs pour les soins médicaux.Il faut que nous les Canadiens, apprenions à apuyer notre gouvernement en place.Aujourd’hui, j’entendais l’opposition critiquer le budget Wilson en chambre.Quel enfantillage d’entendre des adultes responsables (l’opposition) critiquer les uns (le parti conservateur) parce que ces derniers essais de prendre les moyens pour arriver à payer le déficit de la dette.Il faut se sortir de là.Alain Magnan Montréal, 4 mars 1991 Le fédéralisme, rempart des droits et libertés ?SELON M.André Ouellet, le fédéralisme est la meilleure ( ?) forme de gouvernement, le rempart ( ?) pour protéger les droits et libertés des individus, que ne le sont les États unitaires; pointant ainsi injustement le Québec en marche ves son indépendance; stigmatisant ses compatriotes québécois.Affirmation fausse ! Affirmation injuste ! Affirmation partisane ! Quel contraste frappant, saisissant, inattendu que le témoignage suivant, témoignage judicieux, historiquement véridique : « J’ai toujours cru, et je le crois davantage au fur et à mesure que j’apprends notre histoire, que le Québec est un endroit profondément démocratique et possède un dossier extraordinaire en ce qui a trait à l’innovation démocratique » ( La Presse, 27 octobre 90).Qui s’exprime ainsi ?Guy Bouthillier, Pierre Pascau, Lise Payette, Gilles Proulx ?Que non ! Royal Orr ! Que l’on me permettre de rappeler toutefois, ne serait-ce que très suecintement, quelques faits historiques si peu reluisants qui ne sont point à l'honneur du fédéralisme canadien.Notamment, cette histoire honteuse des discriminations, des injustices criantes, flagrantes, racistes, à l’égard des Canadiens français, des Italiens, des Japonais, des Indiens et des Métis, et même des Chinois.Léandre Fradet Québec, 27 février 1991 /irf/CHAffOBscct/e //i f/jt/faZTE Lb î iV/ f i/y W Jeffrey Simpson L’Ouest en quête de changement IMAGINEZ que la vice-première ministre Lise Bacon démissionne du cabinet de Robert Bourassa.Imaginez que, deux ou trois semaines plus tard, le ministre des Finances Gérard-D.Lévesque remette sa démission en disant qu’il ne peut plus travailler avec M.Bourassa.Il y aurait ensuite les départs de Claude Ryan, de Marc-Y van Côté, de Pierre Paradis et de Daniel Johnson.Bref, essayez d’imaginer la réputation politique qu’aurait le premier ministre Bourassa si onze — je dis bien onze — de ses ministres offraient leur démission, y compris quelques-uns des plus influents.Si vous arrivez à vous faire une idée sur ce scénario de désastre, vous pourriez comprendre ce qui se passe en Colombie-Britannique (j’écris depuis Victoria, capitale de cette province).Le premier ministre William Vander Zalm vient tout juste de perdre un ministre respecté, Mel Couvelier ( Finances), le plus ancien des membres du cabinet.C’est le onzième ministre à quitter le cabinet Vander Zalm.La vie politique de Colombie-Britannique a souvent été très colorée et émotive.Les gens d’ici pensent souvent à la politique en termes de cirque ; ce qui se produit maintenant, c’est une farce.Alors que des élections doivent être décrétées au plus tard cet automne — Vander Zalm a été élu majoritairement en 1986 — personne ne croit que le Crédit social puisse cette fois l’emporter.La défaite du Crédit social implique que le leader néo-démocrate Mike Harcourt deviendra premier ministre avant la fin de 1991.Et si, comme on s’y attend, les conservateurs de Grant Devine sont défaits lors d’élections tenues cette année, le Canada se retrouvera avec trois gouvernements néo-démocrates — Qntario, Colombie-Britannique et Saskatchewan — alors que l’on en vient au stade critique du débat primordial sur l’unité nationale et sur la réforme de la constitution.Mike Harcourt a un comportement amical.Il est considéré comme un néodémocrate modéré ; réputation que lui ont value ses années passées à la mairie de Vancouver.À son poste de chef de l’opposition, Harcourt a voulu faire prévaloir pour le NPI) une image de gros bon sens.Bref, c’est un homme pragmatique.MAIS il est aussi un Canadien de l’Ouest — ses ancêtres sont arrivés dans les Prairies il y a plus d’un siècle — qui exprime plusieurs des soupçons et des griefs que nourrit couramment l’Ouest.Pin l’interviewant la semaine dernière dans son bureau, je lui ai demandé de me parler de l’Ouest, de la constitution et du Québec.« Ce qui devrait sauter aux yeux c’est que le changement le plus grand, dans l’après-Meech au Canada, ne s’est pas produit au Québec, ni en Ontario, ni dans les Maritimes.Il s’est produit dans l’Ouest », a-t-il dit.« Quelle que soit votre attitude politique, un déclic s’est produit dans l’Ouest l’an dernier.Jamais plus le Canada central ne pourra réussir dans sa façon de bousculer, de faire chanter et de bluffer les gens de l’Ouest.Par Canada central, je veux dire l’Ontario et le Québec qui jouent à la routine du bon flic et du mauvais flic et qui disent « si vous n’acceptez pas ceci, le pays va s’effriter ».Les gens de l’Ouest, croit Harcourt, ont été de « bons Canadiens » disposés, tout au long du débat sur Meech et des autres discussions constitutionnelles, à différer le temps où leurs demandes trouveraient une solution.« C’est du passé », déclare ce chef néo-démocrate.« Jamais plus nous ne jouerons à ce jeu.C’est le point de vue que je tente de véhiculer au Québec.Je ne suis pas certain que l'on veuille entendre ou que l’on daigne écouter, mais c’est un fait.» L} OU EST est en quête de changemenLs constitutionneLs et économiques combinés.Quand je lui ai demandé ce qu’il mettrait de l’avant comme demandes spécifiques quand il serait premier ministre de Colombie-Britannique, Mike Harcourt a refusé de donner des détails.« En tant que premier ministre, je ne m’engagerai pas dans un nouveau round de dialogue constitutionnel tant que le peuple de Colombie-Britannique ne se sera pas exprimé en profondeur sur le Canada et sur le rôle de la Colombie-Britannique au sein du Canada.Ce qui implique, au minimum, une commission parlementaire bipartite qui avec les gens de Colombie-Britannique examinera l’avenir du Canada.» Ceci parait passablement simple.On compte huit commissions parlementaires, fédérales ou provinciales, qui depuis la mort du lac Meech ont mandat de rechercher l’avis des gens sur la constitution.Ce qui comprend le rapport Allaire dont le contenu faisait l’objet de discussions ces jours-ci au congrès du PLQ, à Montréal.Mais jetons un coup d’oeil au calendrier.Si Harcourt devenait premier ministre de Colombie-Britannique en octobre ou en novembre, la commission qu’il envisage de créer ne pourrait conclure ses travaux avant la fin de l’hiver ou au début du printemps, en 1992.C’est de Colombie-Britannique que pourraient venir les délais au prochain round sur la constitution, ou la nécessité de suivre un calendrier fort serré, comme ce fut le cas pour le Manitoba durant le débat sur Meech.« Nous voulons que ce pays refasse une confédération.Mais cela doit se faire sans que les gens de Colombie-Bitannique se sentent coincés par la chronologie et forcés d'en venir à des accommodements », dit Harcourt.On peut être sûr, étant donné la composition à la base du NPI), que M.Harcourt demandera que le prochain round sur la constitution donne satisfaction aux aborigènes et aux groupements de femmes.De fait, M.Harcourt a été un opposant à Meech en raison de l’insuccès de Meech à satisfaire ces groupes, et à cause de la façon même de négocier autour de ce projet d’entente.M.Harcourt pense-t-il que le Canada se scindera ?« Je pense que c’est peu vraisemblable.je suis d’un optimisme profond quant à l’avenir du Canada.Quand nous aurons traversé le processus de repenser le Canada, nous nous mettrons à regarder ailleurs dans le monde, à prendre en considération notre position avantageuse.La conclusion sera que nous sommes le pays le plus libre, le plus prospère et le pays le plus prometteur au monde.Je crois qu'il est important pour les Canadiens de tenir compte de ce que nous avons accompli dans cette aire géographique immense, difficile et peu peuplée.C’est une réalisation étonnante.Je crois que nous ne sommes pas assez fiers de ce que nous avons réalisé.» EN RAISON de cette position avantageuse, les Canadiens travailleront avec vaillance pour modifier la Confédération et la rendre conforme aux réalités modernes.Le parti de M.Harcourt a souvent représenté une force centralisatrice au Canada, mais Mike Harcourt se dit ouvert à la décentralisation en ce sens que les services gouvernementaux devraient être gérés par les échelons les plus rapprochés du peuple.En bon néodémocrate, il insiste sur l’existence de normes minimales pour l'ensemble du pays.Et le transfert de compétence pour l'administration (devolution) ?Pourquoi pas ?répond-il.Il reste possible qu’un miracle se produise en Colombie-Britannique, empêchant M.Harcourt d’accéder au poste de premier ministre à Victoria.Ou que M.Vander Zalm démissionne et laisse la place à quelqu’un qui serait en mesure de restaurer promptement la crédibilité du Crédit social.Pour l’instant, presque tous, dans cette province, comptent les jours qui permettront à Mike Harcourt de revêtir le titre de premier ministre de Colombie-Britannique.
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