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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-03-15, Collections de BAnQ.

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Centre-Ville *845-8267 65* • tps • TVQ Montréal, vendredi 15 mars 1991 Toronto S5 cents Dégagement graduel.Max.: 3.Détail page B-7, Vol.LXXXII — No 62 ?Automobiles Place de Bleury SOCIÉTÉ PHOTO JACQUES GRENIER La gênante excellence des excellents Page B-l La mise en orbite d’une radio étudiante Québec lève le moratoire sur le programme d’assainissement des eaux Paule des Rivières LES MONTRÉALAIS ont depuis hier une nouvelle station radiophonique, C1SM, à la fréquence 89,3 FM.Compte tenu de la parcimonie avec laquelle les permis d’exploitation sont accordés ces temps-ci, les responsables étudiants de l’Université de Montréal avaient toutes les raisons de se réjouir hier.CISM, ou Communication et Information sur la Montagne, diffuse à partir d’un émetteur d’une puissance de 10 000 watts, permettant un rayonnement de 40 km, de Saint-Jean-sur-Richelieu à Sainte-Thérèse, de Jo-liette à Beaconsfield.L'émetteur de la radio de McGill, CRUT, a une puissance de 5700 watts.La station de l’Université de Montréal devient la PHOTO JACQUES NADEAU Pierre-Louis Smith, président de la nouvelle station.plus grande radio étudiante francophone en Amérique du Nord.CISM accordera une attention spéciale à la vie intellectuelle et sociale des universités et collèges, mais c’est toute la population montréalaise que ses fondateurs rêvent de séduire.Et s’il y a un son que la nouvelle station entend développer, c’est avant tout celui de la jeune chanson francophone.Cette intention était illustrée, hier, par la présence de l’interprète-compositeur Luc De Laro-chellière à la conférence de presse.« Il est très sain, a-t-il dit, qu’une station puisse organiser sa programmation libre des contraintes commerciales ».Environ 75 % des émissions seront musicales.Des émissions d’affaires publiques, sur les arts, la philosophie, les sports — « le lundi'a 15 h 30, ce sera « Les gérants d’estrade » — compléteront la programmation.La station sera en ondes sept jours par semaine, de 7 h 30 à 2 h du matin la semaine et de 9 heures à minuit le samedi et dimanche.En tout, 80 émissions.L’équipe de CISM accorde une place à toutes les musiques, de sorte qu’un grand nombre devraient y trouver quelque chose à leur goût.La station ne dédaignera pas le recours à la publicité, mais ces revenus seront marginaux, surtout au début, car la radio est la propriété de tous les étudiants de l’Université de Montréal, qui versent un dollar par session pour assurer son existence.La direction de l’Université pour sa part a prêté 300 000 $ aux responsables de la station.Des 250 personnes qui y travaillent présentement, seules deux reçoivent un salaire, soient la directrice générale, Mme .lune McCabe, et le directeur de la programmation, M.Marc de Roussan.La première a travaillé à CISM du temps où la station ne diffusait qu'en circout fermé, soit depuis le 7 octobre 1985, et a également été assistante-réalisatrice à Radio-Canada.Le second arrive de la radio Voir page A-4: Radio Frédéric Tremblay de la Presse Canadienne QUÉBEC — Le moratoire imposé au programme d'assainissement des eaux (PAE) du gouvernement du Québec est levé.Profitant de sa participation aux assises annnuelles de l’Association québécoise des techniques de l’eau (AQTE), tenues hier à Québec, le ministre de l’Environnement, Pierre Paradis, a annoncé que le Conseil du Trésor avait accepté, tard mercredi soir, de débloquer des fonds de 815 millions $ pour donner suite au programme.Le ministre Paradis a de plus annoncé une modification des critères d’admissibilité au PAE, qui ne seront plus que strictement financiers.« Nos interventions seront désormais guidées par le coût per capita du projet pondéré en fonction des gains environnementaux », a indiqué le ministre.Auparavant, le Conseil du Trésor avait fixé à 2800 $ le coût per capita maximal des projets.Ce critère avait été dénoncé vertement par le monde municipal, puisqu’il pénalisait les petites municipalités au profit des grands centres urbains, comme Montréal et Québec.Les gains environnementaux qui seront considérés auront trait aux améliorations apportées à la salubrité, à la prise d’eau potable, au volume de pollution, à là protection des habitats fauniques et a la récupération des usages de baignade.Il n’y aura plus à proprement dit de plafond imposé au coût per capita des projets.« En tant que représentant d’une circonscription rurale, j’ai défendu avec le maximun de conviction les petites municipalités, afin qu’elles puissent être dotées d’un réseau d’épuration des eaux », a fait valoir M.Paradis.Le ministre a précisé que 225 mu- Voir page A-4: Québec Aucune lueur de consensus à la Commission B.-C.Michel Venne de notre bureau de Québec LA COMMISSION sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec a ajourné ses travaux hier jusqu'à mardi sans être parvenue à dégager une voie qui lui permettrait d’atteindre le « large consensus » dont plu sieurs rêvent encore.Pour l’heure, la proposition des coprésidents MM.Michel Bélanger et Jean Campeau, qui prévoit notamment la tenue d’un premier référendum en 1991 sur la souveraineté, rallie une mince majorité de principe.Mais insuffisante pour permettre de parler d’un consensus significatif, selon les échos parvenus aux oreilles des journalistes.Les délibérations se déroulent toujours à huis clos.Les commissaires sont tenus au silence.Le litige qui sépare les 36 membres de la Commission en deux grands groupes quasi égaux, compte tenu de quelques dissidences, porterait toutefois autant sinon plus sur l’objet que sur la date du référendum que tout le monde s’entend pour voir apparaître dans le rapport de la Commission.D’un côté, les libéraux ont maintenu leur attachement à la proposition libérale voulant qu’un référendum ait lieu en 1992, soit sur une nou velle entente avec le Canada, soit sur la souveraineté du Québec dans le cadre d’une structure confédérale.De l’autre, péquisles et non-élus identifiés au courant souverainiste exigent que ce référendum porte sur la souveraineté.Selon certaines informations gla nées hier, la majorité des neuf commissaires non élus mais identifiés au courant souverainiste pourraient se rallier à une proposition pour un ré férendum l’an prochain — « on ne fera pas une grosse bataille pour six mois » —, à condition qu’ils obtien nent la garantie, par une loi ou autrement, que ce référendum aura lieu quoi qu’il advienne, et qu’il permettra aux Québécois de se prononcer nommément sur la souveraineté.L’idée d’un référendum à deux questions aurait surgi à un certain moment durant la discussion.Si par exemple le Québec et le Canada en venaient d’ici là à une nouvelle entente, les Québécois auraient le choix sur leur bulletin de vote d’entériner l’entente ou bien d’appuyer l’accession du Québec à la souveraineté.Rien n’indique que cette suggestion ait recueilli un large assentiment, surtout pas du côté péquiste, où l’on semble se méfier comme de la peste des formules alambiquées qui donnent au premier ministre Robert Bourassa la moindre marge de manoeuvre.« Quand on voit Bourassa détourner un congrès, on ne peut pas lui faire confiance sur quoi que ce soit en matière constitutionnelle », a déclaré le député péquiste Guy Chevrette à sa sortie de la grande maison blanche du Domaine Mai?.e-rets, en périphérie de Québec, où les commissaires se réunissent en conclave.Dans leur cas, la fumée est noire, pour reprendre l’analogie.« On est à mille lieues d’un large consensus, dit M.Chevrette.Les positions sont irréconciliables parce qu’il y en a qui sont accrochés à une véritable dernière chance au Canada et qu’il y en a d’autres qui sont accrochés à une véritable première chance au Québec ».Les députés du Parti québécois étaient généralement furieux, à la fin des délibérations, qui n’ont duré encore une fois que quelques heures en matinée.Mme Jeanne Blackburn, Voir page A-4: Consensus ¦*r PHOTO AP JjjigM?.• v iipp ¦RH Tm* .: 1 L’émir du Koweit embrasse le sol national L'émir du Koweit, Cheikh Jaber al-Ahmed al-Sabah, au premier plan, a embrassé le sol national lors de son retour au Koweit, hier, après six mois d'exil.La politique québécoise de protection des rives n’a pas de dents Louis-Gilles Franeocur LA POLITIQUE de protection des rives, du littoral et des plaines inondables, adoptée le 22 décembre 1987 par le gouvernement québécois, ne peut pas être invoquée par le ministère de l’Environnement pour refuser des certificats d’autorisation, des permis ou des attestations techniques ou, plus globalement, pour justifier quelque décision que ce soit de ce ministère.En somme, celte politique, présentée comme le pilier de la lutte gouvernementale contre la pollution diffuse, notamment en milieu agricole, n’a que la valeur indicative d’une « directive » gouvernementale.Si le ministre de l’Environnement peut s’en inspirer, il ne peut l’invoquer pour justifier ses décisions, d’autant plus que la valeur juridique de cette {>olilique repose non pas sur la Loi de l’Environnement mais sur celle de la Loi sur l’aménagement du territoire.qui relève du ministre des Af- faires municipales.Ce verdict sévère sur l’impossibilité de faire appliquer cette politique par le ministère de l’Environnement apparaît dans un avis juridique signé par Me Jean Deaudelin, du contentieux du ministère de l’Environnement.Ce dernier estime que seul un règlement général sur la protection des rives, du littoral et des plaines inondables permettrait au ministère d’éviter d’émettre des permis ayant l’effet contraire à celui recherché par cette politique dont le ministre de l’Environnement est le parrain officiel.Cet avis juridique a été envoyé en juillet dernier à la sous-ministre aux opérations régionales de l’Environnement, Mme Cécile Cléroux.Celle-ci voulait savoir si le ministère avait eu raison d’invoquer, en février 1990, la politique de protection du milieu riverain pour refuser à la municipalité de Charlemagne l’autorisation de construire un égout et un aqueduc sur le lot P-2 de cette municipalité, une permission préa- lable exigée par l’article 32 de la Loi de l’Environnement.Selon l’enquête du DEVOIR dans ce dossier, Charlemagne a finalement construit cet aqueduc et cet égout sur le lot P-2 sans avoir obtenu l’autorisation préalable prévue par la loi.Ce lot abrite aujourd’hui des commerces Appartenant à M.Yvon Sénécal, un homme d’affaires.Me Daudelin écrit qu’un défi aussi clair à la Loi de l’environnement rend possibles des poursuites contre Charlemagne, qui pourraient lui atti- rer des amendes pouvant atteindre 3000 $ par journée d’infraction.Dans le cas du lot P-2, les ouvrages sont en place depuis près de deux ans.Mais au ministère, on considère désormais ce dossier « clos », expliquait hier Mme Sylvie Marier, l’attachée de presse du ministre de l’Environnement.On craint, a-t-elle dit, que le promoteur allègue avoir eu une « permission verbale » d’un fonctionnaire.La loi ne prévoit aucune permission verbale, mais une auto-Volr page A-4: Politique LE CLUB DES ** 100 mTTS présentent EN SPECTACLE ASA Radio q* Québec Le 29 mars à 19h Le 30 mars à 14h et 19h Billets en vente à l'Olympia et aux guichets Ticketror et Télétron TEL.: 288-2525 A-2 ¦ Le Devoir, vendredi 15 mars 1991 La force de Desjardins derrière les immigrants en région QUÉBEC (PC) — Le Mouvement des caisses Desjardins est prêt à encourager la régionalisation de l’immigration « en tablant sur sa propre implantation à l’échelle du territoire québécois, sur la diversité de ses services financiers et sur sa volonté de travailler au développement des régions ».Comparaissant, hier, devant le Comité de la culture sur l'immigration, le président du Mouvement, Claude Béland, et le président de la Fédération des Caisses populaires de Montréal, Jocelyn Proteau, ont endossé les grandes lignes de l’énoncé poli-tique du gouvernement en matière d’immigration et ont offert de collaborer à sa mise en oeuvre.Grâce à son programme « Immigrant investisseur Desjardins », le Mouvement a l’intention de contribuer au recrutement d’immigrants investisseurs et entrepreneurs en collaborant, entre autres, à la réalisation de voyages de prospection et en s’associant à des actions de promotion des régions auprès de ces immigrants.Le Mouvement Desjardins pourrait aussi aider aux efforts de francisation en participant à un programme destiné aux maisons de premières lignes, comme les Centres d'orientation et de formation des immigrants (COFI) et les organismes non gouvernementaux oeuvrant dans le domaine de l'immigration.De son côté, l’Association des Vietnamiens de l’Estrie a souscrit aux grands principes de l'énoncé politique « qui fixe des objectifs à la fois généreux, nobles et réalistes».« Le seul obstacle à la mise en oeuvre de la politique du gouvernement, a ajouté le président de l’Association Ngo Thanh Kiet, est d'ordre politique.Il faut que le Québec ait le pourvoir total dans l’immigration pour assurer non seulement son développement économique, social, démographique et culturel normal, mais l'avenir même de la société québécoise.» La préférence de Bush pour un Canada uni tient de l’ingérence, croit le Bloc québécois Huguette Young de la Presse Canadienne OTTAWA — La visite du président américain George Bush, mercredi à Ottawa, a laissé un arrière-goût désagréable dans la bouche du Bloc-québécois, qui croit qu’il aurait dû éviter cette déclaration.Se plaignant officiellement hier auprès de l’ambassade américaine de l’ingérence américaine, le leader parlementaire du Bloc, Jean La-pierre, s’est dit offusqué de la teneur des propos du président Bush.La veille, ce dernier avait cité sa préférence pour un Canada uni, lors de sa visite officielle avec le premier ministre Brian Mulroney.Tout en se défendant bien d'intervenir dans la politique intérieure du Canada, M.Bush avait répondu aux journalistes que les États-Unis aimaient faire affaire avec un Canada uni.Sans vouloir prédire l’avenir, M.George Bush s’était dit heureux de l’existence d’un Canada unifié, un pays amical et un allié indéfectible.« Devant l’inconnu, on doit cependant se poser des questions.mais je n’irai pas plus loin », avait-il soulevé en réponse aux questions des média.Le premier ministre était alors intervenu pour dire que le président lui avait dit vouloir conserver les relations fécondes entretenues entre les États-Unis et son voisin du Nord et que les États-Unis tenaient à un Canada fort et uni.M.Lapierre soutient que le premier ministre Mulroney a voulu profiter de la popularité du président Bush pour se faire du capital politique.Il laisse entendre que le président américain s’était fait prier par son interlocuteur pour se prononcer sur la question de l’unité canadienne.M.Lapierre est allé plus loin en supposant que le premier ministre avait profité des bons offices de M.Bush en lui prêtant des propos qu'il ne voulait pas dire.« Je pense que le président des États-Unis, s’il ne connaît pas encore notre premier ministre, doit maintenant savoir qu’il a le défaut majeur de l’exagération.» M.Lapierre a dressé un parallèle entre l’intervention du président avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l'art 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté ettransmisàlaRégie s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur.par poste recommandée et être adressée a La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec, H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la Endroit demande d'eiploitatlon ENTREPRISES CARADU QUÉBEC LTÉE Chalet B BQ 5825 boul Décarie Montréal Dossier 883-736 2430-5526 QUÉBEC INC Brasserie Notre-Dame 698, Notre-Dame Ouest Montréal Dossier 336-586 BARRETTE Jocelyn Dépanneur B 3 4320 rueWestley St-Hubert Dossier 246-991 BAR SHAD-0 INC Bar Shad-0 inc 3711 boul St-Laurent Montréal Dossier 369-132 2760-6870 QUEBEC INC Le Bistro Le Québécois 5345,rue Maricoud St-Huben Dossier 865-055 GESTION CREGEMON INC O'Toole's 7800 boul Taschereau 3rossard Dossier 660-357 2531-7678 QUÉBEC INC Bar Chez Mimi 117 boul des Laurentides Laval Dossier 215-327 BROCHETTERIE BRODARDINC Brochetterie BrodardInc 1094.rue Girouard Montréal Dossier 883-991 114669 CANADA INC La Brique 32.Ste-Catherme Ouest Montréal Dossier 883-793 LACOMBE, Yves Restaurant Le Près 100, rue Dubois St-Eustache Dossier 860-312 L'AIL ET L’AMOUR INC Frites Alors! 1155.Van Horne Montréal Dossier 884-189 2687291 CANADA INC Restaurant Yogi 1231.Ste-Cathe- 1 Restaurant 5825 boul.pour vendre Décarie Montréal Changement 698.Notre- de catégorie Dame Ouest de Taverne à Brasserie Montréal 1 Épicerie 1725, Godin St-Hubert Changement 3711 boul St- de capacité et Laurent addition d'autorisation de danse dans un Par avec spectacles (suite à cession) Montréal Permis addi- 5345.rue tionnel 1 Bar Mancourt sur terrasse Autorisation de danse spectacles et films dans un Par St-Hubert Changement 7800 boul de capacité Taschereau d'un bar danse et bar sur terrasse Brossard Changement 117 boul des de catégorie laurentides de Taverne avec danse et spectacles a Bar avec danse et spectcles Laval 1 Restaurant 1616 Ste- pour vendre Catherine (Dans aire Ouest commune) - P-17A Montréal 2 Bars avec 32.Ste- danse et Catherine spectacles Ouest Montréal Permis 100,rue additionnel 1 Dubois Bar sur terrasse St-Eustache 1 Restaurant 5235 A.pour vendre Avenue du Parc Montréal 1 Restaurant 1231, Ste- pour vendre Catherme 1 Bar Ouest Montréal rine Ouest Montréal Dossier 884-049 2849-6180 QUÉBEC INC Le Fort de France 7100.Côte-des-Neiges, app.517 Montréal Dossier.730-093 NGUYEN.Thong Huu Dépanneur Laurier 1420, Laurier Est Montréal Dossier 883-595 RESTAURANT ANNABEL INC Le Calé du Boulevard 999, Maisonneuve Ouest 18e étage, Montréal Dossier: 876-169 BRASSERIE OU ROUTIER DE BROSSARD INC Le Bistro du Routier Enrg.2100.Mario Brossard Dossier 175-406 MASSY, Ghislam Le Coin en Or Enr 16060.rue Sherbrooke Montréal Dossier 884-510 MOTEL DES NATIONS INC Motel des Nations Inc 7355 boul Marie-Victorm Brossard Dossier 163-881 BAR RESTAURANT L INVITÉ INC Bar Restaurant L'Invité Inc 1270.Bernard Ouest Outremont Dossier 185-736 DISTRIBUTION ALIMENTAIRE AUBUT INC Distribution Alimentaire Aubut Inc 155, Atwater Montréal Dossier 884-494 ALAIN PICHÉ S MARIUS CASTONGUAY Pub de Fleurimont Montréal Enr.5885 Papineau Montréal Oossier 182-972 DUOMO CONSTRUCTION INC GUERRINO MASSIRONI Restaurant II Centro 1232.rue Stanley Montréal Dossier 643-924 COUSINEAU.Jean-Jacques Épicerie J J Cousineau Enr 3556, Windsor St-Hubert Dossier 164-475 ROBERT SAURO INC Alimentation Poivre 4 Sel Enr 865, Ste-Catherine Est local R 30-31-32, Montréal Dossier 884-312 1 Bar addition- 1214, rue nel Changement de catégorie d'un Restaurant pour vendre à 1 Bar avec danse Suite à 1 cession de 2 Restaurants pour vendre 1 Épicerie (suite à changement d'emplacement) Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Peel Montréal 1420.Laurier Ést Montréal 2580 boul.Daniel Johnson Laval Changement 2100, Mario de catégorie Brossrd de Taverne à Bar 1 Restaurant 16060, rue pour vendre Sherbrooke Montréal 1 Bar près 7355 boul d'une piscine Marie Victorin Brossard Changement 1270, de capacité Bernard d'un Bar sur Ouest terrasse Outremont 1 Épicerie 155, Atwater Montréal Changement 5885, de catégorie Papineau d'une Taverne Montréal danse et spectacles à Bar danse et spectacles 1 Restaurant 1232,rue pour vendre Stanley Montréal 1 Épicerie t Épicerie 3556, Windsor St-Hubert 865, Ste-Catherine Est local R 30-31-32, Montréal Bush et les propos-chocs du président de Gaulle, qui avait déclaré, perché sur le balcon de l’hôtel de ville de Montréal en 1967 : « Vive le Québec libre».« Que chacun se mêle de ses affaires et que chacun garde ses bebelles dans sa cour », a avancé le leader du Bloc québécois.Le député de Shefford a soutenu que seuls les Québécois pouvaient décider de leur avenir collectif et que toute influence extérieure à ce propos était malsaine.Dans cette veine, il a fait parvenir une lettre à l’ambassadeur américain Edward Ney en guise de protes- Le président et directeur général Ghlslaln K.-Laflamme, avocat Québec tation contre l’ingérence du président Bush dans les questions intérieures du Canada.« Ses propos étaient, de toute évidence, dictés par le premier ministre, écrit-il, M.Brian Mulroney, qui a voulu abuser de la popularité et de la crédibilité de votre président en exagérant grandement son implication dans les affaires intérieures du Canada.» Pour sa part, M.Mulroney a été très succinct : « Qu’est-ce qu’ils savent eux (le Bloc québécois), a-t-il répliqué aux journalistes à l’issue de la période des questions.Ils n’étaient pas avec le président Bush.J’étais là, je sais ce qu’il m’a dit.» Mme Sheila Copps, chef adjoint libéral, a dit ne rien trouver de mal à ce qu’un chef d’État étranger souhaite l’unité du Canada.Pour elle, il est évident que le Bloc québécois fait un plat de la déclaration de M.Bush puisque cette formation vise la destruction du Canada.De son côté, le chef néo-démocrate Audrey McLaughlin estime que toute cette affaire est un faux débat, puisque les propos du président Bush sont sans conséquence et que c'est au premier ministre Mulroney de dévoiler son plan d’action constitutionnel.Le PQ chiffre la «désastreuse performance» de l’économie agricole sous les libéraux Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — L’agriculture québécoise décline à cause de l’inertie du gouvernement Bourassa, déplore l’opposition péquiste.Lors d’une conférence de presse où il a dressé hier le bilan 1990 de l'agriculture au Québec, le député d’Ar-thabaska Jacques Baril a accusé le ministre Yvon Picotte de « cacher les performances désastreuses de l’économie agricole derrière le bilan de l’industrie bio-alimentaire».Le député Baril a signalé que la production intérieure brute (PIB) agricole a chuté de 1,1 % en termes réels par rapport à l'année précédente, soit 0,3 % de plus que l’ensemble de l’économie.La part du PIB agricole ne représente plus que 1,4 % de l’ensemble de l’économie comparativement à 1,9% en 1985.M.Baril a également noté que le nombre d’emplois en agriculture a chuté de 25 000 depuis 1985.Seulement 60 000 personnes oeuvrent maintenant dans ce secteur d’activité alors qu'il y en avait 85 000 en 1985.Les revenus des agriculteurs québécois ont haussé de 3,6 % l’an dernier, un pourcentage en bas du taux d’inflation, alors que ceux des agriculteurs terre-neuviens ont augmenté de 8,4 % et ceux de Colombie-Britannique de 10,3%.M.Baril déplore que le programme sur la stabilisation des revenus agricoles ait été modifié de façon à ce que moins de producteurs en jouissent.De plus, la réglementation pour l’admissibilité des jeunes agriculteurs aux primes d’établissement et aux rabattements d’intérêt a été modifée de sorte qu’il est plus difficile de se qualifier.Le député péquiste a également affirmé que la souveraineté du Québec serait extrêmement avantageuse pour l’agriculture.Plusieurs arguments plaident en faveur d’une pleine récupération de la souveraineté pour le Québec, a-t-il affirmé: Ottawa subventionne la recherche agricole à 60 % dans les autres provinces et seulement à 20 % au Québec.Le Québec paie sa part des 800 millions $ versés pour le transport des grains, même si cet argent sert surtout dans l’Ouest du pays.Le transport des patates de l’île-du-Prince-Édouard est subventionné, de sorte que ce produit vient concurrencer celui des producteurs québécois au Québec même.M.Baril a également rejeté les prétentions du député fédéral André Ouellet, membre de la Commission Bélanger-Campeau, qui soutient que la souveraineté serait désavantageuse pour les Québécois car ils produisent 48 % des produits laitiers au Canada et verraient le marché canadien bloqué.« Le Québec ne produit que 8 % du boeuf, 12 % de l'agneau et 17 %des oeufs.On devra continuer à acheter ces produits de l’extérieur et tout cela devra être négocié selon les besoins», a déclaré le député.D’ailleurs la souveraineté ne fait pas peur aux agriculteurs québécois, comme en font foi des sondages qui indiquent que les producteurs appuient la souveraineté dans une proportion qui dépasse les 90 %, a signalé le député d'Arthabaska.Un bilan modeste mais optimiste sur la cueillette sélective des déchets Lia Lévesque de la Presse Canadienne MALGRÉ un démarrage plus difficile que prévu et le lâchage en cours de route de l’Union des municipalités, Collecte sélective Québec pense avoir atteint en partie ses objectifs d’aider à l’implantation de la collecte sélective des déchets au Québec.L’organisme sans but lucratif Collecte sélective Québec (CSQ) tenait hier son assemblée générale spéciale.CSQ recueille des contributions volontaires auprès des entreprises, dans le but d'aider les municipalités du Québec à implanter leurs programmes de collecte sélective des déchets.Pour sa première année, Collecte sélective Québec a recueilli 2,5 millions $ auprès de 306 entreprises.Il s’agit là d’un succès modeste, puisque l’objectif initial était de recueillir quelque 100 millions $ en sept ans, soit en moyenne 14 millions $ par année.Malgré ce fait, le directeur général André Martel refuse de se laisser aller au pessimisme.« On n’est pas loin de l’objectif fixé au départ, bien au contraire.L’objectif, c’était d’aider les municipalités à implanter leurs projets de collecte sélective, avec des programmes d’aide financière.» M.Martel soutient même qu’« il n’y a jamais eu d’objectif de 100 millions $ » et que, de toute façon, Collecte sélective « n’aura pas besoin d’autant d’argent que prévu », pour atteindre ses objectifs.« On va recueillir suffisamment d’argent pour rencontrer les programme d'aide financière qu’on a », a-t-il répliqué aux journalistes qui l'interrogeaient à ce sujet.Les entreprises ont donné moins que prévu, surtout dans deux secteurs, celui des papetières et celui des restaurants, pharmacies et commerces de détail.Pour l’an prochain, Collecte sélective Québec souhaite recueillir 4,5 millions $ en contributions des entreprises.En 1990, quelque 450 000 $ ont été versés aux municipalités pour les aider à implanter leurs programmes de collecte sélective des déchets.Interrogé par un membre, en assemblée générale, M.Martel a indiqué que le 550 000 $ restant sera versé à d'autres municipalités dès le mois d’avril.En 1991, Collecte sélective Québec compte verser aux municipalités quelque 3,5 millions $ s’il parvient à L'institut d’administration publique du Canada Groupe régional de Montréal En collaboration avec LE DEVOIR vous invite à un déjeuner-réflexion avec Madame Janine Beaulieu Directrice de la CI DEC Ville de Montréal sur le thème L’impact économique et social de l’industrie culturelle à Montréal Le jeudi 21 mars 1991 de 7 h 45 à 9 h 00 lôtel Méridien, Basilaire 2, Complexe Desjardins Réservation: (/inette Guilhault EN A P 522-3041 Membres 10.’ Non Membres 15 ! a a ponmipocrion recueillir 4,5 millions $.Collecte sélective Québec a reçu une gifle avec le retrait de l’Union des municipalités (UMQ) de son conseil d'administration.L’UMQ voulait ainsi protester contre le fait que les efforts pour réduire la production de déchets à la source sont insuffisants.Là n’est pourtant pas le rôle de Collecte sélective Québec, expliquait hier M.Martel.L'UMQ n’appréciait pas que ce soit d’abord des regroupements de 100 000 habitants et plus qui soient aidés prioritairement.L’UMQ voulait également protester contre l’ampleur des frais d’administration de Collecte sélective Québec.M.Martel explique que ces frais restent dans la bonne moyenne pour un organisme du genre.Les frais d’administration de 884 000 $ sont « nettement et grandement inférieurs à tout ce qu’on connaît chez les entreprises parallèles », justifiait-il.Malgré ces débuts difficiles, M.Martel reste optimiste pour l’avenir.« Je suis convaincu que le mouvement est irréversible.On va réussir.» Aujourd’hui, un Québécois sur quatre est desservi par la collecte sélective des déchets, soit 1,6 million de personnes.En tout, 199 municipalités ont instauré la collecte sélective sur leur territoire.Actuellement, environ 80 % de nos déchets municipaux sont enfouis; 15% sont incinérés et le reste, 5 %,est recyclé, indiquait M.Martel.« Lasagne » et « Noriega » sont libérés sous cautionnement SAINT-JÉROME (PC) - Six mois après leur arrestation au plus fort de la crise de l’été dernier à Oka, Ronald Cross (Lasagnel et Gordon La-zore ( Noriega) ont été libérés sous cautionnement, hier.Les deux Mohawks ont calmement accueilli la décision du juge Jean-Guy Riopel, de la Cour supérieure du Québec, qui a estimé que rien ne permettait de démontrer de façon satisfaisante que les accusés en liberté constitueraient un danger pour la société.« Je suis soulagé, mais pas autant qu’eux », a commenté l’avocat de la défense Owen Young, à l’extérieur du tribunal.Le juge Riopel a fixé le cautionnement des deux Mohawks à 50 000 $ chacun et leur a ordonné de rester à la réserve South Wold près de London, en Ontario, sous l’autorité du conseil des chefs Oneida.Ils devront également s’abstenir de communi- [ quer avec plusieurs autochtones et non-autochtones de la région d’Oka.Les deux accusés avaient échoué dans leur première tentative d’obtenir un cautionnement, l’automne dernier.Ils ont eu l’occasion de se reprendre et de faire un nouvel essai quand la Couronne a décidé de recourir à la procédure d’accusation préférentielle, ce qui éliminait l’étape de l’enquête préliminaire.Tous deux, ainsi que Roger La-zore, relâché auparavant sous cautionnement, font face à 59 accusations reliées aux événements d’Oka, notamment d’agression, de possession d’armes et de menaces.Me Young a indiqué que le procès devait débuter le 2 avril.Pagé souligne l’importance d’assister les élèves inadaptés Caroline Montpetit LE MINISTRE québécois de l’Éducation, Michel Pagé, a réaffirmé hier son appui aux élèves en difficultés et troubles d’apprentissage et a évoqué la nécessite, pour les éducateurs et enseignants de la province, de les assister et de les dépister dès le début du cours primaire.Dans son discours d’ouverture du 16ème congrès international de l’Association québécoise pour les troubles d’apprentissage, le ministre a rappelé aux participants que ces étudiants représentaient 140 000 des enfants fréquentant l’ensemble des! écoles de la province.Une propor tion qui a monté en flèche au cours: des dix dernières années.Le ministère de l’Éducation du Québec consacrera à ces étudiants un milliard de dollars de son budget de 1991-1992.La majorité de ces élèves (48,7 %), soit 79 000 au Québec, précise le ministre, sont aux prises avec des difficultés légères d’apprentissage, soit d’hyper-activité, de difficulté d’élocution, de difficultés psychologiques passagères ou autres.« Dans 50 % des cas, on peut iden tifier dès le primaire un enfant qui présentera des difficultés d’appren tissage au niveau secondaire, ajoute t-il.Nous notons aussi qu'il y avait très peu de communications entre le secteur de la recherche qui se fait au Québec en cette matière et le monde de l’éducation.» Le ministre a également rappelé aux participants qu'il existe toujours une grande disparité entre les coin missions scolaires du Québec quant à la façon d’intégrer ces élèves dans le cadre de l'école régulière.Ce congrès, basé sur le thème « Créer un partenariat », vise notamment à mieux intégrer l’ensemble des étudiants.Plan d’urgence du Vatican pour mieux distribuer les prêtres à travers le monde CITÉ DU VATICAN (AFP) - Le Vatican a annoncé hier un plan d’urgence pour favoriser une meilleure distribution des prêtres dans le monde.Le plan a été présenté à la presse par le ministre du pape pour l'éducation catholique, Mgr Pio Laghi.Il prévoit un déplacement des prêtres des pays européens, où ils sont le plus nombreux, vers les pays d’Amérique latine et surtout au Brésil, où la pénurie de prêtres est particulièrement forte.Le plan dénonce le « grave déséquilibre » sacerdotal entre le Nord et le Sud de l'Église catholique.« Il est surprenant de noter comment la pénurie la plus dramatique de prêtres se vérifie en Amérique latine, c’est-à-dire dans le continent où vit le plus grand nombre de fidèles de l’Église catholique : 378 millions, soit 43% des catholiques dans le monde.Ces derniers sont assistés par 53 000 prêtres, soit 13 % de tous les prêtres de l’Église ».« Par contre, ajoute le document, les catholiques des pays européens et de l’Amérique du Nord, qui représentent 39 % des catholiques du monde entier, disposent de 294 000 prêtres, soit 73 % des prêtres catholiques ».D’où » l’urgence de réduire le grave déséquilibre sacerdotal existant ».Le pays qui a le moins de prêtres catholiques au monde par rapport aux fidèles est Cuba où chaque prêtre est en moyenne responsable de 20 000 catholiques.Mais la région où la pénurie atteint un « niveau véritablement angoissant » est le Nord-Est.du Brésil : le record revient au diocèse d’Ilhéus où chacun de ses 30 prêtres doit se consacrer au salut de 45 000 âmes.Le Nord-Est du Brésil est donc considéré par le Vatican comme le premier objectif pour un « secours d’urgence » dans le domaine sacerdotal.Le Saint-Siège fait principalement appel à Malte, à l’Irlande, a la Pologne, à l’Italie et à l’Espagne, pour fournir des prêtres aux pays de pénurie.Un plan à plus longue échéance est également proposé.11 prévoit notamment que ces derniers pays, plus « riches» en prêtres par rapport au nombre de leurs ouailles, consacrent des séminaires spéciaux aux exigences de l'évangélisation dans les régions frappées par la pénurie sacerdotale.( 'es plans sont appuyés par le pape •lui a adressé hier une lettre aux prêtres du monde entier, à l'occasion du Jeudi Saint, les invitant à la générosité. Le Devoir, vendredi 15 mars 1991 ¦ A-3 in ni - c.* ' « «Ml Canada PAVEZ A L'ORDRE DE DOLLARS NOTE Ryan est prêt à des ajustements mineurs face aux municipalités ULTRAMAR verse à nouveau une somme de 10 000 $ pour enrichir la collection des Sciences de la Terre de l'Université du Québec à Montréal Grâce à un engagement de 100 000 $ échelonné sur une période de 10 ans, Ultramar Canada poursuit son aide afin de permettre à l’UQAM de se procurer des livres et périodiques hautement spécialisés en Sciences de la Terre.Sur la photo, M.Alain Ferland, à gauche, vice-président, Affaires environnementales et corporatives et M.Pierre Renault, à droite, vice-président, Ressources humaines, Ultramar Canada remettent à M.Guy Berthiaume, directeur général de la Fondation de l’UQAM, le chèque de 10 000 $.«Le Québec a toujours été distinct» Jeanne Sauvé reçoit le prix Liberté-Alcan des femmes journalistes Marie Laurier « LE QUÉBEC a toujours été distinct », a fait valoir hier Mme Jeanne Sauvé en recevant le prix Liberté-Alcan en hommage justement à cette liberté d’expression qui a toujours caractérisé cette journaliste de métier.Car c’est bien en sa qualité de communicatrice que l’ancien député, ministre et gouverneur général a reçu cette distinction de la part du Cercle des femmes journalistes et de la compagnie Alcan, elle qui milite depuis sa jeunesse dans des milieux où l’engagement social et politique constitue le fondement même d’une carrière en escalade de responsabilités et qui n’a jamais craint d'exprimer sa pensée profonde.Un Québec distinct, donc, pour cette Manitobaine de naissance qui doit « au mouvement féministe d’avoir élevé la voix contre le cloisonnement des tâches et l’ostracisme dans l’accès aux professions », a-t- elle rappelé fort justement, consciente d’etre un parangon de cette mentalité.Le prix de la liberté, Jeanne Sauvé en connaît le poids pour avoir ouvert la brèche dans plusieurs champs d’activités traditionnellement réservés aux hommes : première femme du Québec à occuper un poste à Ottawa, première femme président de la Chambre des communes et première femme gouverneur général.Un palmarès impressionnant qu’elle ne doit qu’à sa propre détermination et à son idéal de service, saisissant les occasions et les défis qui lui étaient proposés pour s’engager à fond dans l’action.Évoquant le traumatisme pour le Québec de l’échec de l’accord du lac Meech et tout en se gardant de faire allusion aux autres commissions subséquentes de recherche sur l’avenir de la Constitution canadienne, Mme Sauvé estime que cela ne saurait à ses yeux justifier le bilan négatif des 123 ans de l’expérience canadienne.Elle croit encore possible une reconnaissance formelle de la réalité canadienne, compte tenu de la vigueur déployée pour réclamer des pouvoirs accrus nous permettant de poursuivre, avec la vigueur que réclame l’évolution, l’élan créateur du Québec.Et elle résume sa pensée en ces termes: « Le Québec a toujours été distinct.Cette réalité a imprégné tous nos rapports avec le pouvoir central depuis le début de la Confédération.Il s’agit maintenant de le faire reconnaître de façon plus formelle.Le Canada anglais pour une large part n’a pas compris le sens du pacte qui le lie au Québec.Dans l’accord du lac Meech, il a vu une asymétrie inacceptable, incompatible avec le fédéralisme.» Poursuivant sur cette lancée, Mme Sauvé, que l’ancien premier ministre Pierre Trudeau avait tenu à venir saluer avant de s’esquiver dans cette réunion davantage mondaine que politique, croit qu'« une partie appréciable de la population canadienne est partie prenante aux aspi- rations du Québec », cette idée étant étayée par son observation personnelle d'une volonté de changement du régime fédéral, venant notamment des provinces de l’Ouest.« Le mal du Canada, c’est l’érosion du consensus à ce sujet qui nous a emmurés dans une pratique de critique endémique du gouvernement central », a soutenu celle qui occupé la lus haute fonction de la diplomatie titre de 23e gouverneur général et commandant en chef du Canada de 1983 à 1990.L’heure est venue de faire un choix, et cela se fera par la négociation, en tenant compte de nos acquis plutôt que de faire table rase de tout ce qui existe déjà et de recommencer à zéro.Cet exercice devrait conduire vers une orientation plus profonde sur ce que nous souhaitons vraiment pour ce pays, a conclu la 4e récipiendaire du Prix Liberté-Alcan apres Mmes Solange Chaput-Rol-land, Renaude Lapointe et Thérèse Sévigny.Pierre April r/e lu Presse Canadienne QUÉBEC — Le ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, est devenu plus conciliant hier en promettant de tenir compte de certaines situations particulières et de représentations qui lui seront faites sur les modalités d’application de sa réforme de la fiscalité municipale.Toujours inflexible cependant sur la nécessité de transférer aux municipalités des responsabilités financières additionnelles de 500 millions $ dans la voirie locale, la police et le transport en commun, M.Ryan a commencé à plier sur la façon d’y parvenir dans le cas, entre autres, des municipalités qui viennent de fusionner ou se proposent de le faire.Au cours de la période des questions à l'Assemblée nationale, hier, le ministre a confirmé, après avoir ren-contré un groupe de députés de son parti, « que des ajustements sont en préparation parce que c’est évident qu'aucune municipalité ayant été le sujet d'un regroupement ou envisageant un regroupement à échéance prochaine sera pénalisée par une réforme comme la nôtre».« Des députés ministériels, a-t-il dit.m’ont déjà soumis des propositions très constructives.» Invité par le critique de l’opposition Francis Dufour à rencontrer les élus et contribuables municipaux pour leur expliquer sa politique, M.Ryan a par ailleurs indiqué qu’il était prêt à affronter tous les élus municipaux qui souhaitent discuter de sa réforme.« Il y a certaines arrêtes (dans la réforme), a-t-il ajouté, qui deman- deront à être adoucies.Il y aura les programmes de péréquation et d’égalisation qui viendront aplanir bien des difficultés.» M.Ryan a parlé d’exagération dans les propos des adversaires de sa réforme.« On oublie trop facilement que certaines parties du programme connaîtront une application graduelle ou différée », a-t-il indiqué.¦< Quant aux modalités particulières, a précisé le ministre, nous sommes prêts à examiner tous les cas qu'on nous soumettra.Déjà beaucoup nous ont été soumis et nous ont permis d’envisager des ajustements intéressants.S’il y en a d'autres qu’on peut faire sans perdre de vue l’objectif gouvernemental, on va les faire volontiers.» De son côté, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, (ïérald Tremblay, a souligné qu’il a déjà discuté avec des groupes de gens d’affaires des conséquences coûteuses de la réforme de la fiscalité municipale et les à invités à lui proposer des solutions qu’il s’empressera de soumettre à l’analyse de M.Ryan.« Le ministre des Affaires municipales, a-t-il dit, a convenu, dans les 48 heures, de rencontrer les différents intervenants et de regarder s’il n'y a pas des façons de faire certains accommodements.» Par ailleurs, le ministre Ryan a promis de prendre les mesures nécessaires afin de mettre au pas les municipalités de 10 000 habitants et plus, « hors-la-loi depuis de nombreuses années », parce qu'elles refusent de se doter d’un corps policier.« Tout le monde va rentrer dans la loi, a-t-il déclaré.» Médecins et psychiatres de Louis-H.-Lafontaine pressent Québec d’obéir au jugement en leur faveur Isabelle Paré LES PSYCHIATRES et médecins de l'hôpital Louis-llippolyte-Lafontaine affirment que le jugement annulant la mise en tutelle de leur institution devrait suffire pour convaincre Québec de redonner à l'hôpital son fonctionnement normal le plus tôt possible.Et cela, même s’il ne fait pas de doute aux yeux du Conseil des médecins, pharmaciens, dentistes (CMDP) de l’hôpital Louis-H.-Lafontaine, que le ministère de la Santé et des Services sociaux fera appel du jugement prononcé en sa défaveur mardi par la Cour supérieure.« Nous ne serons pas surpris si le ministère conteste cette décision devant la Cour d’appel.Il fera tout pour gagner du temps.Mais pour nous, ce qui importe, c’est que l’hôpital retrouve au plus tôt son fonctionnement normal », a insisté hier le Dr Claude Vanier, l'un des membre du CM DP qui a contesté en cour la tutelle imposée par le ministre Marc-Yvan Coté en mai 1990.Pour toute réponse, hier, on indiquait au cabinet du ministre Côté que le contentieux disposait de trente jours pour décider de faire appel ou non de ce jugement et que le ministre Côté se réservait le moment de faire des commentaires.Malgré tout, le Conseil des médecins s’est réjoui de verdict rendu par le juge Danielle Grenier, de la Cour CARTES D’AFFAIRES supérieure, qualifiant d’« arbitraire, abusif, déraisonnable et illégitime » la mise en tutelle de l’établissement, de même que l’ultimatum donné par le ministre Côté au conseil d’administration pour destituer le chef de département de psychiatrie.Bien que contents, les médecins savent que d’ici l'expiration du délai, cette décision ne changera rien à la mainmise qui règne sur l’hôpital.« De fait, pour l’instant, c'est le statu quo.La tutelle demeure, mais ce qu’on voulait faire, c’est diffuser le message que cette situation ne peut plus durer car notre principale lâche est de continuer à s’occuper des patients », a fait valoir le Dr Vanier.Depuis la mise sous tutelle de l’hôpital en mai dernier, appliquée par le fondé de pouvoir du ministre, le tuteur M.Réjean Cantin, les patients sont inquiets, préoccupés par leur avenir et celui de leurs médecins, affirme le Dr Vanier.Depuis la mise à l’écart du conseil d'administration de l'hôpital, les quiproquos se multiplient.Les employés syndiqués se sont rebutés en novembre au plan de réorganisation de l'hôpital décrété par le ministre Côté, et tous les psychiatres, 61 médecins pour combler 42 postes, ont vu le re- H btoquébec Tirage du 91-03-13 RÉ S U L T A T S loio-québec GAGNANTS LOTS Vous pouvez 6/6 1 1 967 845,40 S miser jusqu'à 5/6 + 16 46 463,00 S 20 h le mercredi et le samedi 5/6 316 1 799,00 S 4/6 16 935 64,50 S 3/6 323 306 10,00 S 18 25 41 VENTES TOTALES: 16 902 333,00S No complimentai re: PROCHAIN GROS LOT (APPROX'MATIF): 2 000 000,00 S PROCHAIN TIRAGE: 91-03-16 Tirage du 91-03-13 Vous pouvez jouer jusqu a ® 20 h les soirs de tirage NUMÉROS 491414 9 14 14 14 14 4 1 4 1 4 4 LOTS 100 OOO $ 1 OOO S 250 S 50 S 10 S 2 S nouvellement de leurs nominations, normalement reconduites à tous les deux ans, reporté au 31 avril.« La situation est grave car 7000 personnes, 1900 patients à l’interne et quelque 5000 à l’externe, sont traitées à Louis-H.-Lafontaine.Il serait impensable de congédier tous les psychiatres, mais cette situation fait que le climat d’instabilité et de harcèlement à l’hôpital a maintenant atteint' son comble », a ajouté hier le Dr Vanier.PHOTO JACQUES GRENIER Jeanne Sauvé reçoit le Prix Liberté-Alcan des mains de M.Robert Salette, vice-président chez Alcan.Fièvre du printemps autour du rapport Picard-Sexton jourd’hui n’est plus en mesure de payer ».Et.qui accentuerait l’écart entre le nombre de propriétaires et de locataires au Québec.25 % des Montréalais sont propriétaires, comparativement à 54 % pour l'ensemble des Québécois.Selon l'Association, le rapport Pi-card-Sexton propose, au nom de la stabilisation de l'emploi et du revenu des travailleurs de la construction, une panoplie de mesures « aberrantes» qui auraient plusieurs autres conséquences néfastes pour le secteur de l'habitation.« Par exemple, ajoute Mme Leblanc, elles élimineraient complètement les 10000 entrepreneurs autonomes des chantiers de construction, une présence qui assure pourtant une saine compétition des prix dans l’industrie, t'es mesures auraient aussi pour effet d’assujettir les travaux de rénovation résidentielle au décret de la construction, ce qui, iné-vitablement, accentuerait le phénomène du travail au noir dans ce secteur ».Chaque année au Québec, 23 millions d’heures de travail ne sont pas déclarées au fisc par des ouvriers de la construction.Une perte de 450 millions $.Commandé en 1989 par Québec pour établir les modalités d’application d’un régime de stabilisation du revenu et de l’emploi dans l’industrie de la construction, le rapport Picard-Sexton est toujours à l'etude par le ministre Normand Sherry, et ce, au grand dam de la FTQ et de la CSN qui occupent depuis des mois différents bureaux de députés pour rappeler au gouvernement ses engagements face à ce régime et sortir le ministre de son mutisme.M.Sherry a déclaré mardi que sa position serait connue au printemps, mais cela n’a nullement diminué l’ardeur des syndiqués de la construction qui continuent d’accroître leurs pressions sur les ministériels.Sylvain Blanchard DEVANT le déluge d’informations déversées sur les députés provinciaux par les représentants syndicaux des travailleurs de la construction au sujet du rapport Picard-Sex-ton, l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) a senti le besoin hier de réitérer sa vive opposition à ce document qui permettrait aux travailleurs qui se retrouveraient en chômage de bénéficier, en plus de l’assurance-chômage, d’un montant forfaitaire provenant d’une caisse payée par les entrepreneurs.Farouchement opposée à cette re-commandation, l’APCHQ (tout comme l’Association des entrepreneurs en construction du Québec), soutient qu’un tel régime aurait pour effet d’augmenter démesurément le prix des maisons.Ce que réfute les centrales syndicales, qui voient dans le rapport l’espoir de mettre un frein au travail au noir, éternel problème dans cette industrie.L’objectif du régime de stabilisation du revenu et de l’emploi proposé dans le document de MM.Picard et Sexton est d’équilibrer le revenu des ouvriers entre les périodes de pointe et les temps morts, le problème étant que les ouvriers de la construction travaillent en moyenne 6 mois par année et gagnent 21 000 Mais l’APCHQ ne voit pas le dossier sous cet oeil.« L’octroi d’un supplément de prestations d’assurance-chômage pouvant s'élever jusqu’à 150 $ par semaine ne tient nullement compte de la récession actuelle et s’effectue au mépris de la capacité de payer des ménages québécois », explique Ma-delaine Leblanc, porte-parole de l’Association.« La création d’un tel régime augmenterait d'environ 1500 $ à 2000 $ le coût d’une propriété de 100 000 $, une somme que le consommateur d’au- ROBIC Fonde on 1H9?55 St Jacques Montreal.Quebec Canada, H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax (514)845 7874 Tél 1514)987 6242 Agents de brevets d'invention nt de marques de commerce Tirage du: 91-03-13 Vous pouvez miser jusqu a 21 h les soirs de tirages Prochain tirage: 91-03-15 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.14 15 18 20 24 27 31
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