Le devoir, 25 juin 1991, mardi 25 juin 1991
^ Vi-j-.; DÉCOUVREZ \heiHoche*.§ La beaut* par let plant*» N° 1 de la cosmétique naturelle Appelez pour connaître nos spéciaux du mois 878-3552 • 848-0922 • 939 1526 • 270 7299 Volume LXXXII — No 145 ?Ensoleillé.Max : 28 Détail page 6.Montréal, mardi 25 juin 1991 Toronto 85 cants 65* + TPS + TVQ > v*y DAVID PETERSON L’amertume des déchirements de l’après-Meech Page9 L'ENTREVUE Le feu de joie tourne au drame : deux morts à Québec Jocelyne Richer do noire bureau de Québec LE TRADITION N EL feu de joie de la fête nationale s’est transformé en feu de jungle, à Québec, alors que deux individus ont perdu la vie, l’un poignardé, l’autre brûlé vif dans le brasier, devant une foule saisie d’ivresse au point de barrer la route, à coups de bouteilles de bière, aux policiers et ambulanciers qui tentaient de s’approcher des lieux du drame.Les événements se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi, sur le Parc des Champs de bataillq, le bien nommé pour la circonstance, en présence de 60 000 personnes venues répondre à l’appel du Mouvement national des Québécois qui les avait invitées à montrer qu’on était « heureux d’être ensemble».Tous ne partageaient pas ce cri de solidarité puisque vers 23 h 30, les choses ont commencé à mal tourner uand un homme dans la trentaine a té poignardé à mort par un individu d’une vingtaine d’années.La victime, dont l’identité n’a pas encore été dévoilée, serait un homme de la région de Québec, connu des policiers.Quant à l’agresseur, un homme mesurant six pieds et au physique d’athlète, il est toujours au large.Une heure plus tard, un jeune homme de 25 ans s’est jeté dans le brasier où il est demeuré au moins une vingtaine de minutes avant que ses proches ne réussissent à sortir sa dépouille du feu.L’un d’eux a dû être hospitalisé, souffrant de brûlures aux mains.C’est la concubine de la victime qui, affolée, a appelé les policiers et les ambulanciers à son secours, mais ces derniers ont dû battre en retraite à deux reprises, paralysés par un barrage humain de fêtards armés de bouteilles de bières et bien décidés à leur bloquer le passage.Des véhicules de la Sûreté municipale ont été endommagés par divers projectiles.Treize personnes ont été arrêtées.Selon les informations recueillies par les policiers, le jeune homme décédé avait tenté par deux fois de se jeter dans les flammes, mais les personnes qui l’accompagnaient l’en avaient empêché.L’accès au brasier, qui normalement est entouré d’une clôture, avait été facilité par le fait que des gens avaient jeté des barrières dans le feu.Les enquêteurs chercheront à déterminer s’il s’agit d’un suicide ou si la victime a été poussée dans le brasier.Les sources policières ont indiqué qu’apparemment le jeune homme était en état d’ébriété avancé.Selon l’assitant-directeur du Service de police de Québec, M.Ray-nald Desjardins, l’hypothèse d’un geste politique, commis un soir de fête nationale par un patriote fanatique et désespéré, est totalement exclue.Quant au comportement hostile de Voir page 4 : Québec Les quatre factions du Cambodge s’entendent sur un cessez-le-feu PATTAYA,Thalande (Reuter) — Les dirigeants des quatre factions cambodgiennes se sont mis d’accord hier sur un cessez-le-feu mais restent divisés sur les modalités d’un plan général de paix.Norodom Sihanouk, chef des trois factions de la résistance, a précisé (lue le premier ministre Hun Sen avai.’ rejeté un plan de paix des Na- I ions unies, bien qu’il ait donné son accord au cessez-le-feu.« La résistance apprécie le plan.II un Sen en approuve une partie », a dil Sihanouk à l’issue d’une journée de négociations à Pattaya, en Thaïlande.L’ancien monarque a cependant précisé que les détails de l’accord de cessez-le-feu restaient à fixer.« Des nations amies membres des Nations unies pourraient être invitées à en vérifier le respect », a-t-il dit.Mais selon des sources thaïlandaises pro- ches de la conférence, les factions ne parviennent pas à s’accorder sur le nombre d’observateurs à inviter.Les Kmers rouges souhaitent un contrôle des Nations unies sur l’ap-plication du cessez-le-feu.« Nous proclamons notre acceptation de la cessation des hostilités au Cambodge et de l’arrêt de l’assistance militaire extérieure sous une supervision et un contrôle effectifs des Nations unies », a dit Khieu Samphan, chef des Khmers rouges.Mais le gouvernement refuse d’abandonner sa souveraineté au profit de l’ONU, comme le prévoit un plan de paix élaboré par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.Ce texte stipule que la souveraineté nationale sera incarnée en un Conseil national suprême, regroupant les représentants de la guérilla Voir page 4 : Cambodge Une foule joyeuse et animée dans la rue pour la Saint-Jean Des milliers de marcheurs exigent un référendum sur la souveraineté Paul Cauchon LES QUÉBÉCOIS sont encore une fois massivement descendus dans la rue hier à Montréal, pour assister à un défilé familial et populaire dans une atmosphère heureuse, défiant les difficultés économiques de la Fête nationale.Selon le comité organisateur des Fêtes la foule était « au moins égale à celle de l’année dernière ».Contrairement à l’année dernière les autorités policières renvoyaient les médias au Comité organisateur pour obtenir les informations adéquates.Le comité organisateur estime donc la foule à 350 000 personnes, mais plusieurs observateurs sont d’avis que la foule était moins compacte qu’en 1990 et ne dépassait pas 200 000.Quoiqu’il en soit on peut affirmer que le défilé de l’année dernière n’aura pas été un événement isolé puisque les Québécois ont pris goût à l’événement et ont fait de la Fête nationale 1991 un autre succès, malgré un contexte politique différent.Un défilé où l’on sentait moins de fébrilité que l’année dernière et où l’on avait moins l’impression que l’« Histoire s’écrivait », mais un défilé aussi réussi sinon plus : une grande fête populaire avant tout, dans le plaisir.La marche populaire qui suivait le défilé a également rencontré un bon succès.Le Mouvement Québec a toutefois réussi à politiser cette marche, en apportant des milliers de pancartes exigeant un vrai référendum au plus tôt sur la souveraineté.Le défilé, prévu à 14 h, a débuté avec plusieurs minutes de retard et s’est ébranlé à partir de l’avenue du Parc pour parcourir toute la rue Sherbrooke jusqu’au Stade olympique.Le défilé était conçu autour de sept grands géants illustrant les forces vives du Québec (les géants de l’histoire, de l’économie, de l’énergie, du travail, du sport, de la communication, et « un pays pour les Géants»).Chaque géant tirait un char allé gorique et chaque bloc était précédé et suivi par tout un système d’animation — au total 400 figurants, 100 amuseurs publics et 500 musiciens, encadrés par 800 bénévoles, tout ce beau monde croulant sous la chaleur d’une magnifique journée.Alors que l’année dernière le défilé s’ouvrait par un clin d’oeil ironique au passé, un mouton de Troie, cette année on a voulu assumer le passé sans complexe, en offrant comme premier char « les géants de l’histoire », un énorme sieur de Maisonneuve tirant son navire, précédé de deux échassiers-crieurs habillés très « Nouvelle-France ».Le défilé était très sonore et s’apparentait beaucoup plus à ce qu’on pouvait attendre d’une « vraie parade », avec plusieurs corps et clairons, des clowns, des animateurs, des mascottes.Succès donc pour un événement concocté à la dernière minute par l’équipe du producteur Jean Rémillard et du scénariste Marcel Lefebvre.L’aspect musical a semblé séduire les spectateurs, entre autres avec les musiques chaudes des percussions du groupe Séguin et cie, ou encore avec les rythmes brésiliens du groupe Blokos.Y fut également très remarquée la présence des différentes communautés ethnoculturelles de la métropole.A la suite des géants de l’économie une des séquences les plus surpre-Voir page 2 : Défilé f i-., J:.PHOTO JACQUES NADEAU Succès incontestable pour le grand défilé de la Fête nationale, intitulé « La marche des Géants ».Cette marche se concluait par une géante tenant le Québec dans sa main, derrière laquelle des dizaines de milliers de spectateurs ont emboîté le pas.Un tueur à gages américain incrimine la CIA dans la lutte au nationalisme québécois des années 60 Maurice Girard de In Presse Canadienne WASHINGTON - A la fin des années 1960, les services secrets américains auraient pris une part active à la lutte contre la montée du nationalisme au Québec, qu’ils auraient combattu d’au moins une façon : l’assassinat.À partir de Montréal, la CIA sur- veillait la situation politique qui devait, à l’automne 1970, conduire la province sous l’emprise de la Loi des mesures de guerre après l’enlèvement d’un diplomate, James Cross, et le meurtre d’un ministre, Pierre Laporte, par les terroristes du Front de libération du Québec (FLQ).Trois ans plus tôt, la Central Intelligence Agency (CIA) menait au Québec des opérations de déstabilisation à partir d’une antenne ano- nyme située sur la rue Mont-Royal, dans l’est de Montréal, où l’on forgeait également de fausses identités pour des fugitifs qui avaient collaboré avec les services secrets américains.Activement impliquée dans la lutte contre les gouvernements étrangers hostiles à Washington, la CIA aurait même ordonné à cette époque la liquidation de deux Québécois, exécutés par un dénommé Jules « Rico» Kimble, un truand de 45 ans qui purge présentement à El Reno en Oklahoma deux peines d’emprisonnement à vie pour meurtre.En toutes autres circonstances, il aurait fallu prêter une oreille critique aux aveux de Kimble, qui a parlé pour la première fois de son travail de tueur à gages au cours d’une interview diffusée à l’émission Voir page 4 : CIA 2 ¦ Le Devoir, mardi 25 juin 1991 >*?4 « Ll 4 Défilé nantes s’intitulait le « Rigodon multiethnique ».Sur une charrette l’animateur André Lejeune et son groupe faisaient danser 16 couples de danseurs habillés de vêtements de différentes communautés ethniques — il fallait l’entendre crier à la foule « En voulez-vous du folklore ?Voulez-vous l’apprendre à nos enfants ?Voulez-vous l’apprendre à nos ethniques ?» Si le défilé illustrait un Québec qui assume son passé et qui fait place à ses communautés ethniques, il soulignait également les réussites du Québec dans tous les domaines.Le char « les géants du sport » présentait un gardien de but tirant un Mont Everest sur lequel trônait un figurant, et dans une voiture suivait Yves Laforest, ce Québécois oui a réussi l’exploit de gravir la célébré montagne (il était accompagné de Sylvie Fréchette).Le dernier char, « un pays pour les Géants », commandité par la Société St-Jean-Baptiste, voulait émouvoir : une géante tenait dans la main la forme géographique du Québec, et derrière elle 24 jeunes chantaient doucement Gens du pays, suivis de 60 danseurs portant le fleurdelisé.Les spectateurs emboîtaient ensuite le pas pour marcher jusqu’au Stade olympique.Aux premiers rangs de la marche Jacques Parizeau et les ténors péquistes, puis Lucien Bouchard et son équipe, en un message directement adressé au premier ministre Bourassa pour la tenue d’un référendum.Le tout se terminait vers 18 h par une allocution de Janette Bertrand et de Serge Turgeon, patrons d’honneur des Fêtes, et par une Salut au drapeau.La foule se dispersait ensuite pour se rendre boulevard René-Lévesque au pied du Complexe Desjardins, où avait lieu en soirée le spectacle de clôture.Aucun incident particulier n’a été signalé.Dans la foule, en plus des produits officiels du Comité de la fête nationale, on pouvait voir de nombreux particuliers offrant à la vente des objets en tous genres, en une mini-industrie du nationalisme qui se développe de plus en plus : chandails et T-shirts maison, avec des portraits approximatifs de René Lévesque, appels au référendum, déclarations d’indépendance, et même un quidam qui vendait de grandes affiches couleurs de René Lévesque et de Félix Leclerc photographies ensemble, encadrés dans le plus pur stvle chromo.PHOTO PATRICK VILLENEUVE Le chef de l’Opposition, M.Jacques Parizeau, se présente au premier ministre, M.Robert Bourassa, et à son épouse, lors de la réception annuelle du corps diplomatique au Jardin botanique de Montréal hier juste avant le défile de la Saint-Jean.Bourassa et Parizeau célèbrent la St-Jean sur une note discordante Un bon conseil Faites vérifier votre tension artérielle I LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR Louis-Gilles Francoeur LE PREMIER MINISTRE, M.Robert Bourassa, s’est dit « étonné » de l'invitation du chef de l'Opposition, M.Jacques Parizeau, en faveur d’une marche populaire pour un référendum sur la souveraineté puisque, disait-il, la nouvelle loi 150, adoptée la semaine dernière, en prévoit justement un.En ce sens, l’appel du chef de l’Opposition lui apparaissait teinté de « partisanerie » politique.Le premier ministre a décoché ces deux flèches à l’endroit de l’Opposition tout en affichant une retenue verbale qui seyait avec le décor tout en nuances dû nouveau jardin chinois du Jardin botanique de Montréal où M.Bourassa recevait hier le corps diplomatique et les dignitaires de la Saint-Jean.« J'ai été étonné », a déclaré le premier ministre, d'entendre l’appel de l’Opposition car la Fête nationale est celle « de tous les Québécois, de quelque parti qu’ils soient ».Le premier ministre a même tenté de doubler M.Parizeau en invitant lui-même les Québécois « à être très nombreux (à cette marche populaire) et à y manifester leur foi dans l’avenir du Québec ».Un référendum sur la souveraineté ?Inutile de descendre dans la rue pour ça, selon M.Bourassa car le nouvel article 1 de la loi 150 prévoit « un référendum sur la souveraineté au plus tard en octobre 1992 ».Pour le jiremier ministre, il n’y a pas de contradiction à tenter par des expressions collectives d’unité à vouloir « changer le système politique canadien » en évitant notamment les coûteuses duplications de services entre les deux niveaux de gouvernement.Jouant avec habileté sur les deux tableaux créés l’un par son projet de loi et l’autre par l’interprétation de ses ministres en vue de négociations avec le Canada, le premier ministre finit par qualifier de « bizarre » la démarche du chef péquiste qui se préparait à ouvrir le défilé populaire.L’attitude du premier ministre, qui reproche à l’Opposition de s’opposer à un référendum sur la souveraineté pendant qu’il lui inflige la tâche de démontrer qu’il s’agit d’une opération de renouvellement du fédéralisme, irrite fort certains membres de l’Opposition.Un député de l’Est de la métropole, M.Michel Bourdon, qui assistait hier à cette rencontre protocolaire, pestait ouvertement contre tous ces journalistes qui ont attaqué le mot d’ordre de M.Parizeau de manifester massivement en faveur d’un « vrai » référendum sur la souveraineté.Pour M.Bourdon, il serait anormal que l’Opposition ne s’inquiète pas du double discours gouvernemental et ça Test davantage, à son avis, quand les journalistes se scandalisent de voir l’Opposition jouer activement ce rôle.Mulroney prévoit des offres ; non moins généreuses que Meech pour le Québec D'après la Presse Canadienne SAINT-IRÊNÉE — Le premier ministre Brian Mulroney a affirmé hier que les discussions constitutionnelles actuelles et les propositions qui en résulteront devraient être plus vastes que les négociations du lac Meech « mais non moins généreuses envers le Québec ».M.Mulroney célébrait la Saint-Jean à Saint-Irénée, dans sa circonscription de Charlevoix, où il a rencontré quelque 150 citoyens et citoyennes pour parler de la nécessité d’un Québec fort dans un Canada uni.Le premier ministre n'a pas voulu dire si le Québec devrait se contenter de moins ou de plus que ce que Meech contenait mais il a assuré que les Québécois y gagneront dans ce qui ressemble de plus en plus à une « ronde Canada ».Il n’a pas manqué de souligner qu’il y a exactement un an, au lendemain de la mort de l’accord du lac Meech (le 23 juin 1990), il avait ressenti beaucoup de tristesse en venant faire son petit tour de la Saint-Jean.Mais, aujourd’hui, M.Mulroney ne veut pas dramatiser la situation.« L’échec d’une négociation constitutionnelle, avec toutes les déceptions et passions que cela engendre, ne signifie pas la fin du Canada.Le Canada est plus fort que çà.Le Québec est plus fier que çà », a dit le premier ministre debout sur une tribune im- provisée, le dos au majestueux Saint-: Laurent, non loin de la principale bâtisse du camp musical du Domaine Forget.Le splendide après-midi de ce jour de la Saint-Jean et les lieux enchanteurs ne devaient cependant pas faire oublier la gravité des moments que vivent le Canada et le Québec.Le chef du gouvernement s’est à plu-' sieurs reprises référé aux discussions autour de l’unification de l’Europe pour plaider en faveur du maintien et du renforcement de l’union politique et économique Québec-Canada.I, ’ « Il est impossible d’atteindre la perfection en matière constitutionnelle, a dit le premier ministre en an-, glais à l’auditoire.Si Ton avait appliqué le critère de la perfections l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, le Canada n’aurait jamais, vu le jour et cela aurait été une perte, énorme.( « Nous pourrions subir une perte aussi dévastatrice si nous n’arrivons pas à faire preuve de toute la justice et de toute l’équité nécessaires pour maintenir l’harmonie entre nous de même que l’unité et la force du pays: « Les prochains 12 mois seront d’une importance cruciale à cpt égard.Tous les Canadiens et Canp* ¦ diennes devront utiliser cette période pour panser de vieilles plaies ,et non régler de vieux comptes », ji ajouté M.Mulroney.Ça fêtait aussi à Paris Michel Dolbec de la Presse Canadienne PARIS — Contrairement aux Montréalais, les Québécois de Paris ont célébré leur Fête nationale hier sous un ciel menaçant.Quelques gouttes de pluie ne les ont toutefois pas empêchés de fêter la Saint-Jean-Baptiste comme il se doit : à la bière et en chansons.Comme chaque année, la fête s’est déroulée à la Délégation générale du Québec, pavoisée pour l’occasion de drapeaux du Québec.Environ 600 Québécois, établis à Paris ou simplement de passage dans la capitale française, y ont pris part.La foule, massée dans la cour, débordant dans la rue Pergolèse, a chaleureusement applaudi le délégué général, M.André Dufour, quand il a souhaité « bonne fête à tous les Québécois et à tous leurs amis ».Tout le «Une fois, j’ai égaré mon chèque de pension du gouvernement.Vous pouvez imaginer à quel point ça m’a énervée.» .1- ; n o ¦ .iô) • ) > volet politique de la soirée a tenu dans ces applaudissements.« L’an dernier, a rappelé M.Dufour, la Fête avait été assombrie par la mort de l’Accord du lac Meech.Mais ce soir, personne ne parle de politique, tout le monde est heureux de prendre une bière ou un verre de vin et de rencontrer d’autres Qué* bécois.» Le poète Gaston Miron, qui était de la fête lui aussi, voit cette « indifférence » d’un très mauvais oeil.La vague souverainiste, selon lui, va faire long feu : « Avec les hommes qui sont à Québec, il n’y a rien à faire.Ça va repiquer du nez.» Aucun membre du gouvernement Bourassa n’assistait à cette fête po.pulaire.Arrivé à Paris quelques heures plus tôt, le ministre de la Justice G il Rémillard est allé célébrer le 24 juin à Bruxelles.Il sera de retour à Paris aujourd’hui pour assister ce soir à une réception officielle offerte par le délégué général à sa résidencé de l’avenue Foch pour souligner la Fête nationale.Pendant son séjour ici, M.Rémillard rencontrera plusieurs personnalités françaises, notamment le maire de Paris, M.Jacl ques Chirac.S//, '¦y ¦/¦¦¦¦¦ mm, .••• %.Wmï WW «Maintenant, grâce au dépôt direct, ma pension est déposée automatiquement dans mon compte chaque mois.» C’est à la fois pratique, sécuritaire et fiable.Le nouveau dépôt direct est conçu pour tous les prestataires de pensions ou d’allocations de Santé et Bien-être social Canada et d’Anciens combattants Canada.Le dépôt direct, c’est plein de bon sens.Grâce au dépôt direct, votre paiement sera déposé automatiquement dans votre compte.Ainsi, on évite les problèmes occasionnés par les retards, la perte ou le vol d’un chèque.À vous de choisir.Le dépôt direct, c’est volontaire.Pour tout renseignement (tu pour obtenir des formulaires d’adhésion au dépôt direct, veuillez vous adresser à la plupart des institutions financières, a un bureau d’Anciens combattants Canada ou à un bureau de pension de Santé et Bien-être social Canada le plus proche de chez vous.N’hésitez pas à vous renseigner.Puis, inscrivez-vous au dépôt direct et profitez de ses avantages.direct Profitez -en ! Un enfant tué par des chevaux à Mont-Laurier MONT-LAURIER (PC) - Les manifestations marquant la fête nationale en Outaouais ont été assombriçs par la mort d’un bambin de 5 ans.Alexandre Whear, de Matagami.qui a été piétiné par des chevaux qui ont pris le mors aux dents et foncé d((ns un groupe de spectateurs lors d’un défilé qui avait lieu dimanche soir à Mont-Laurier.Les deux chevaux qui tiraient un char allégorique et se sont emballés pour une raison inconnue, ont blessé en outre 17 personnes, dont cinq grièvement qui ont dû être transférées dans des hôpitaux de Montréal pour y êt re traitées.,,, SM taxe incluse Pour aussi peu que 60 $ (taxe incluse] votre annonce paraîtra les mercredi, jeudi, vendredi, samedi, durant 3 semaines.3 lignes 12 parutions pour 3 semaines - Les annonces peuvent être annulées en tout temps, la facturation s’établira alors ’ sur le tarif régulier jusqu'à concurrence de l'offre promotionnelle.-1.65 S la ligne supplémentaire nous acceptons swn 3% rabais suppié mentalre avec cartes de crédit Les annonces classées ¦ Gouvernement I du Canada Government of Canada Canada LE DEVOIR , 286-1200 4 4 Le Devoir, mardi 25 juin 1991 ¦ 3 Une fête comme un beau dimanche tranquille Josée Boileau et Paul Caucbon DANS LES quartiers de Montréal hier, la Saint-Jean avait plutôt des allures de dimanche qui se languit.Peu de rassemblements, des rues calmes et désertes.Seuls quelques événements bien précis ont réussi à attirer les gens.C’était le cas notamment hier matin à l’Eglise Saint-Jean-Baptiste où la troupe Les Sortilèges, qui a l’habitude de communiquer son entrain à ses spectateurs, a entraîné la foule à danser dans les rues du Plateau Mont-Royal.Pendant ce temps rue Bélanger, dans la petite Italie, des enfants aux joues barbouillées de fleurdelisés furetaient autour de tables aménagées à leur intention.La fête était cependant encore à venir avec un spectacle rock en soirée.Mais déjà la musique attirait quelques résidants du quartier.¦ Les autres fêtes prévues prenaient du temps à démarrer : dans le quartier Villeray et au Parc Jarry, c’était le calme plat en fin d’avant-midi, en dépit de l'horaire officiel qui prévoyait des activités dès 10 h 00 le matin.; PHOTO JACQUES NADEAU Un rarissime drapeau canadien flottait en cette fête nationale, mais les partisans de la souveraineté ont vite fait de le transpercer d’une demande de référendum au plus vite.La ferveur de la fête, c’était donc ailleurs qu’il fallait la chercher : par ces voitures qui passaient avec des drapeaux ou des ballons volant au vent ; par ces jeunes qui, rue Berri, affichaient drapeau au balcon en plein déménagement ; par ces chansons québécoises qui sortaient à tue-tête de fenêtres ouvertes ; par ce concours de ballons bleus et blancs auquel semblaient se livrer deux triplex de la rue Saint-Denis, coin de Castelnau.Par ces passants encore qui arboraient leur T-shirt de la Fête nationale .bien surpris de croiser un Asiatique qui portait, lui, un chandail où le mot Canada surmontait des cavaliers de la « police montée ».! La plupart des fêtes de quartier ont en fait eu lieu dimanche.Mais la veille aussi, l’atmosphère était des plus calmes sur les différents sites, si l’on excepte le quartier Saint-Michel.Là-bas, au parc René-Goupil, le syndicaliste Michel Chartrand a tenu un discours ardemment patriotique et indépendantiste qui lui a attiré de vifs applaudissements des centaines de personnes présentes.: Ailleurs, l’heure était plutôt aux divertissements tels que préparés par les diverses communautés culturelles de Montréal.Ainsi, plusieurs centaines d’habitants du quartier Côte-des-Neiges ont passé l’après-midi et la soirée du 23 juin dans le parc Jean-Brillant où avaient lieu un souper international et le spectacle de groupes africains.En soirée, 300 personnes ont pour leur part assisté à la fête organisée au Parc Lafontaine par la communauté iranienne.Dans le quartier chinois, une grande banderole invitait la population à fêter la fête nationale en français et en chinois, alors qu’à l’Union française un orchestre tentait de dérouiller la poignée de spectateurs à l’aide d’un bal musette.Mais pour vraiment voir du monde dimanche soir, il fallait arpenter la rue Sainte-Catherine et suivre les milliers de jeunes qui affluaient vers l'intersection Ontario et Berri.C’est là que se tenait le spectacle de clôture du Festival international rock de Montréal, avec Daniel Lavoie, Marjo, Vilain Pingouin et autres.En Cette veille du 24 juin les 50 000 spec-tkteurs avaient facilement annexé le spéctacle aux célébrations officielle!», en arborant drapeaux et chandails aux couleurs québécoises.Le Mouvement National des Québécois, maître d’oeuvre des fêtes à la grandeur du Québec, estimait pour sa part que les fêtes populaires avaient remporté un « succès exceptionnel », particulièrement dans l’Ou-taouais et à Québec où au moins 3.0 000 personnes ont assisté à un grand spectacle au Pigeonnier.i CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde en 1892 55 Si Jacques Montréal.Québec Canada.H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax (5141845 7871 Tél 15141987-6242 Agents de brevets d'invention nt de marques de commerce SWABEY OGILVY RENAULT AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE Une Société dont SWABEY, MITCHELL HOULE, MARCOUX » 8HER et le cabinet juridique OGILVY RENAULT sont les associés 1001, boul.de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126.Télex: 05-24355 Facslmilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA Un beau défilé, une belle foule et une belle atmosphère Josée Boileau ON A EU chaud, mais on a aimé ça ! On a aimé les marionnettes, les rigodons, Claude Béland et Louis La-berge, le plaisir d’être ensemble et l'atmosphère bon enfant.« C’était mieux que l’an passé ! », a tranché une dame en ramassant sa chaise une fois le défilé terminé.« Ah non ! Quand même pas ! », a rétorqué son mari.Le meilleur et le pire ne se discutent pas, mais tous deux se sont finalement entendus pour dire que les chars allégoriques étaient vraiment réussis et qu’ils avaient passé un bel après-midi.Toute la foule semblait du même avis.Moins nombreuse que l’an dernier — en dépit des chiffres officiels, quiconque marchait de Jeanne-Mance jusqu’au Stade olympique pouvait constater que la foule n’était pas aussi dense, ni aussi compacte que l’an dernier, sauf aux abords du stade —, moins « politicienne », l’assistance gardait toutefois un enthousiasme qu’au fond on ne lui attendait pas vraiment cette année.Le défilé d’hier, n’avait cependant rien à voir avec celui de l’après-lac Meech, alors que la foule trompait l’attente en lançant des slogans for- tement teintés d’indépendantisme.Cette année, la politique s’affichait, mais elle ne se clamait pas.Si les drapeaux du Québec étaient de mise, si les T-shirts appelant sous toutes les formes à la souveraineté remportaient un franc succès — dont un tout nouveau qui remplaçait la petite Cosette de Victor Hugo par Robert Bourassa sous le titre Le misérable—, si les pancartes réclamant « un vrai référendum sur la souveraineté .et rien d’autre » ne manquaient pas, si même une pétition circulait pour réclamer l’indépendance unilatérale du Québec, le coeur était malgré tout davantage à PHOTO JACQUES NADEAU La Fête nationale a débuté hier matin, à 10 h, par une messe traditionnelle à la St-Jean à l’église St-Jean-Baptiste de Montréal, célébrée par Mgr Jean-Claude Turcotte.vente û m estivale' 'T -sr*' 1346, ave Greene, Westmount 935-2 pott- * PHOTO JACOUES NADEAU Pour plusieurs participants, dont cette jeune fille le message était bien clair.la fête, dans son sens le plus ludique, qu’à la veillée d’armes.Coin Sainte-Famille, par exemple, les résidants d’un immeuble lançaient par les fenêtres des rouleaux de papier de toilette qui donnaient à la rue des airs de New York les jours de grand défilé.Coin Bordeaux, un Père Noël « québécois » s’amusait à saluer la foule de son balcon.Coin Davidson, on jouait du coude en toute bonne humeur.Les affaires se faisaient aussi avec la même désinvolture : chaleur aidant, les vendeurs de crème glacée faisaient évidemment des affaires d’or, « presque mieux que tout mon été » disait même l’un d’entre eux, mais sans trop déranger.Des jeunes moussaient la vente de T-shirts indépendantistes sous de comiques « Achetez-en, ils sont super-écoeurants ».Un autre vendeur, nochalam-ment appuyé sur son produit, des boxers aux couleurs du Québec, semblait, lui, bien au-dessus de ses affaires.Et puis, les gens avaient vraiment envie d’entendre André Lejeune qui, avec une belle énergie, les invitait à swigner.Envie aussi de battre les mains au rythme des batteurs brésiliens, de s’ébahir des confettis lancés par les Géants de la parade, de se lancer sous les jets d’eau qui jaillissaient d’un autre char, de fredonner « Gens du pays » quand on les y invitait.POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR > 842-9645 La foule était aussi plus bigarrée que l’an dernier : son caractère multi ethnique sautait aux yeux, et les Africaines en boubou, les Asiatiques, les Latinos, tous, présents de l’Ouest jusque dans l’Est, appréciaient autant que les Québécois de souche le spectacle qui se déroulait devant eux.« Dix piastres », lançaient même, coin Darling, de jeunes Haïtiens qui cherchaient à vendre des T-shirt au slogan : « Je suis Québécois à 101%».Les membres des communautés ethniques sont toutefois restés spec- ; tuteurs, et très peu d’entre eux se sont mêlés aux marcheurs qui, par dizaines de milliers, ont par la suite ; fermé le défilé.Ces marcheurs, eux, ont conclu la parade en famille, tranquillement, les plus militants en clamant « On veut un pays », les autres en chantonnant du Beau Dommage, La complainte du phoque en Alaska, le Blues de la métropole.Et en saluant joyeusement ceux qui les regardaient passer.TRAITEUR 5 soupers à la maison pour 2750$ 'fikieh CUltlHe! I 260, Notre-Dame Ouest 9876272 j»0000r>î8 quelques minutes de Québec, profitez de tous les plaisirs de l'été, de l'atmosphère chaleureuse du Manoir, de son théâtre d'été et des délices de sa bonne table.Notre FORFAIT ÉTÉ comprend la chambre, le petit déjeuner, le repas du soir et la pratique gratuite des activités sportives: piscine intérieure et extérieure, voile, planche à voile, pédalo, canot, tennis, mini-golf, bicyclette, sauna, bains tourbillons.Saison régulière Haute saison * Prix par personne, par jour en occupation double.Taxe et service en sus Nous vous proposons aussi: LE FORFAIT THÉÂTRE • LE FORFAIT GOLF • L'EXCURSION EN RAFTING MANOIR HÔTEL DE VILLÉGIATURE ET CENTRE DE CONGRÈS 40, Ave du Lac, Ville du Lac Delage, (Québec) GOA 4P0 RÉSERVATIONS: (418) 848-2551 1-800-463-2841 ?HH 4 ¦ Le Devoir, mardi 25 juin 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 CIA « Premieres », une série de documentaires produits par la chaîne de télévision Arts and Entertainment et animée par Jack Perkins, journaliste qui a couvert l’assassinat de Martin Luther King pour le compte de NBC News.Mais le témoignage de l’ex-agent de la CIA est corroboré par un juge de la Louisiane, Jim Garrison, qui a eu l’occasion à plusieurs reprises de s’entretenir avec le sicaire américain à propos d’une autre controverse, le meurtre du président John Kennedy.« Chaque déclaration de Kimble est vraie.Le seul renseignement qui ne l’est pas, c’est quand on a tenté de lui faire croire qu'il travaillait pour le Klu Klux Klan (organisation raciste).Procédé de désinformation classique utilisé par les services de renseignements américains quand vient le temps de se débarrasser d’un collaborateur», affirme le juge.« Kimble ne ment pas.C’est un maillon d’une chaîne, mais un maillon précieux », ajoute le magistrat, auteur du livre Sur la piste des assassins — Enquêtes et témoignages sur le meurtre du président Kennedy.« À cette époque, j’avais un contact là-bas (à Montréal) avec la CIA et je m'y rendais régulièrement », a raconté Kimble, habillé pour l’interview de l’uniforme du détenu et qui portait des verres fumés.En 1967, il habitait un appartement sur la rue Mont-Royal.Selon sa petite amie de l’époque, Kimble possédait une voiture dans laquelle il gardait des armes et de la dynamite, dont il se serait servi pour commettre ses basses oeuvres.« La CIA se servait d’un bureau comme couverture.Je ne me souviens plus de l’adresse, mais c’était au Québec, vous savez, qui voulait se ; séparer du Canada et où les francophones essayaient de prendre le contrôle.J’étais là-bas et j’avais fait une couple de missions.— Quel genre de missions ?— J’ai fait deux meurtres, là-bas, au Canada.— Pouvez-vous nous dire s’ils avaient une connotation politique ?— Oui, ils étaient reliés à la politique.La CIA était sur place.Vous savez, elle avait un homme à l’intérieur, il y avait un endroit qui servait de couverture.» Interdit aujourd'hui par une directive de la Maison Blanche en vigueur depuis quelques années, l’assassinat politique perpétré par les agents de la CIA faisait partie, à cette époque de la guerre froide et du conflit au Vietnam, de la panoplie des moyens utilisés par les services secrets pour influencer la conjoncture internationale.Au cours des dernières heures, un ex-ministre québécois responsable de la sécurité publique a confirmé à la Presse Canadienne le rôle de la CIA au Québec à la fin des années 1960.« On m’a parlé de cette adresse sur Mont-Royal et du travail de la CIA », a indiqué, en requérant l’anonymat, l’ex-député, qui a obtenu ces renseignements du minuscule service de « l’intelligence » (espionnage) de la Sûreté du Québec.« Mais on ne m’a jamais parlé d’assassinat commis pour le compte de la CIA au Québec.» Le documentaire de la télévision ne précise pas le nom des victimes.C’est en fait un peu fortuitement que Kimble a parlé de ses activités à Montréal pour expliquer les circonstances qui l’ont amené à aider James Earl Ray à se procurer une nouvelle identité et à fuir en Angleterre, où il devait être interpellé deux mois plus tard.Intitulé « Qui a tué Martin Luther King ?», le documentaire examine la thèse du complot dans l’assassinat du pasteur noir, qui a déclenché en 1968 les pires émeutes de toute l’histoire des États-Unis.— « Comment avez-vous pu savoir que l’adresse sur Mont-Royal servait de couverture de la CIA ?, a-t-on demandé à Kimble.— Je l'avais appris par mes propres sources à mon premier voyage.Puis, quand je me suis présenté, j’ai donné le mot de passe et on m’a laissé entrer.On m’a reconnu.» Le Montréal de la fin des années 1960, agité par la crise politique et la violence, est au centre de la théorie du complot.Dans les quelques mois [Éditio; R ESULTATS loto-québec ' V < I TIRAGE DU 1 23 juin 1 lot de 50 000 $ (no non-décomposable) 155E550 4 lots de 10 000 $ (nos non-décomposables) 177C798 401D713 446C301 580D835 - * 20 lots de 5 000 $ (nos non-décomposables) 464A397 534B555 507C259 343D892 254E445 575A711 652B458 534C677 684D741 292E765 214B387 117C359 675C143 118E700 510E665 442B782 280C430 161D597 226E917 685E845 I 1 - fl r « w S » TIRAGE DU 16 juin 1 lot de 50 000 $ (no non-décomposable) 323E686 4 lots de 10 000 $ (nos non-décomposables) 677B451 537E958 199C558 633E078 20 lots de 5 000 $ (nos non-décomposables) 133A958 153A658 182A543 626A680 344B235 540B543 680B315 311C483 491C023 492C027 191D115 337D287 346D235 530D748 113E762 301E159 358E823 369E856 475E818 668E890 TIRAGE DU 9 juin 1 lot de 50 000 $ (no non-décomposable) 592B080 4 lots de 10 000 $ (nos non-décomposables) 111A247 258D229 237D026 274E150 20 lots de 5 000 $ (nos non-décomposables) 598A658 604B482 455C342 643C472 606D134 113B328 649B17Q 525C880 179D887 621D816 161B790 203C762 607C135 208D845 112E194 283B140 345C787 507C564 531D835 538E590 TIRAGE DU 2 juin 1 lot de 50 000 $ (no non-décomposable) 551E580 4 lots de 10 000 $ (nos non-décomposables) 542A137 455B706 569A622 102C908 20 lots de 5 000 $ (nos non-décomposables) 122A282 497A258 189C697 565D292 386E225 257A514 565A090 255C682 646D615 512E920 319A934 4763737 341D781 147E496 550E045 335A754 656B389 437D019 149E913 659E401 TIRAGE DU 26 mai 1 lot de 50 000 $ (no non-décomposable) 111D264 4 lots de 10 000 $ (nos non-décomposables) 276B373 371D607 177C695 409D010 20 lots de 5 000 $ (nos non-décomposables) 274A845 395A550 428A052 631A166 568B134 646B479 205C984 242C914 453C512 480C613 526C227 624C321 326D598 329D458 379D347 539D565 565E544 579E427 586E682 615E334 Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité * mç précédant le meurtre de Martin Luther King à Memphis au Tennessee, James Earl Ray se rendait régulièrement à Montréal ; il agissait comme passeur entre le Québec, La Nouvelle-Orléans et le Mexique.Le juge Garrison confirme que Ray connaissait bien Montréal, ou il y avait rencontré pour la première fois un certain Raoul, personnage énigmatique dont on n’a jamais réussi à retrouver la trace.Non plus d’ailleurs que celle de Kimble, recherché longtemps par un journaliste québécois, jusau’à ce qu’il décide de se confier à la télévision américaine.Pourtant il a été établi qu’à une certaine époque, Kimble et Raoul vivaient à quelques rues l’un de l’autre, dans l’est de Montréal.À Washington, il y a quelques années, un comité du Congrès sur les assassinats politiques a fait enquête sur la rumeur de complot.Mais, comme dans le cas du président John Kennedy, on n’a jamais réussi à en prouver l’existence.Ni à confirmer l'implication de Raoul qui, selon le témoignage de Ray, serait le véritable assassin du pasteur noir.Théorie que partagent des experts américains, dont un ancien chef de cabinet du Pentagone, Fletcher Prouty, qui a démissionné de ses fonctions pour ne pas être lié à ce qu’il appelle une « conspiration » du silence par le FBI et la CIA.En 1968, après un procès qui aura duré deux heures et demie, James Earl Ray reconnaissait sa culpabilité dans l’assassinat de Martin Luther King à la suggestion, regrette-t-il ajourd’hui, de son avocat Percy Foreman, qui prétendait ainsi lui éviter la pendaison.À ce jour, l’existence de Raoul reste nébuleuse, un mystère qu’on a de la difficulté à élucider.Toutefois, en post-scriptum au documentaire, on affichait en surimpression la note suivante : « Une fois ce film terminé, nous avons trouvé un ex-agent de la CIA qui était au courant de la situation politique au Canada dans les années 1960.lia confirmé qu’un faussaire de CIA travaillait en 1967 à Montréal.Son nom : Raoul Miori ».4 Québec la foule à l’égard des secouristes et des policiers, M.Desjardins l’attribue à la consommation gargantuesque d’alcool qui rend les gens « irrationnels ».Le soir du drame, il y avait sur place 61 policiers chargés d’assurer la sécurité, soit seulement un de moins que l’an passé.Selon M.Desjardins, il est illusoire de croire qu’on pourrait éviter que de tels incidents se reproduisent en accroissant le nombre de policiers.Son avis est partagé par le maire de Québec, M.Jean-Paul L’Allier, qui estime qu’on ne doit pas céder à la tentation d’augmenter substantiellement la présence des forces de l’ordre.Ces incidents, dit-il, nous rappellent qu’« il y a un coût à la liberté », et que dans « les pays où les fêtes nationales sont encadrées par des me- PHOTO JACQUES NADEAU Dans la foule des dizaines de milliers de marcheurs du défilé de Montréal, les pancartes politiques côtoyaient les drapeaux, pancartes exigeant «un vrai référendum sur la souveraineté et rien d’autre».sures de sécurité strictes, la répression politique est à l’avenant ».Quant au président du Mouvement national des Québécois, l’organisme qui chapeautait les célébrations, il est d’avis qu’il faut conserver la formule du feu de joie sur les Plaines, « une activité qui fait partie de la symbolique de la St-Jean depuis des siècles ».Mais, pour minimiser le risque de dérapage, M.Sylvain Simard propose de mieux encadrer la consommation d’alcool.Il faudrait, selon lui, vendre sur place la bière dans des contenants de carton, au lieu de laisser les joyeux lurons se présenter à la fête leur caisse de 24 sous le bras.O loto québec R E S U L T A T S Tirage du 91-06-21 27 29 31 ______ 43 45 50 54 59 65 66 67 68 69 Prochain tirage: 91-06-24 NUMÉROS 979333 7 9 3 3 3 9 33 3 33 3 3 3 Tirage du 91-06-21 LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25 $ 5 S 9 7 9 3 3| 1 000 $ 9 7 9 3 H ioo$ 9 7 9 HH 10 $ NUMÉROS 379497 7 9 4 9 7 9 49 7 49 7 9 7 Tirage du 91-06-21 LOTS 100 000 $ * 1 000 $ * 100 $ * 25 $ * 5 $ * ' La valeur du lot est doublée lorsqu'un billet gagnant contient le symbole »2X» Tirages du 91-06-17 au 91-06-22 K 3 4 LUNDI 874 6723 MARDI 909 2434 MERCREDI 458 1546 JEUDI 267 8457 VENDREDI 499 7438 SAMEDI 376 3720 NUMEROS 818382 1 8 3 8 2 8 3 8 2 3 82 82 Tirage du 91-06-21 LOTS 250 000 $ 2 500 $ 250 $ 25 $ 10 $ NUMEROS MOBILES 9 9 9 3 4 1 000 $ 9 3 9 8 100 $ 6 25 25 $ EQtra NUMEROS 012601 1 2 6 0 1 2 6 0 1 6 0 1 0 1 1 Tirage du 91-06-22 LOTS 100 000 $ 1 000 $ 250 $ 50 10 2 Tirage du 91-06-21 NUMEROS DECOMPOSABLES NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 1171426 500 000 $ 4561759 250 000 $ 171426 5 000 $ 561759 5 000 $ 71426 500 $ 61759 500 $ 1426 100 $ 1759 100 $ 426 25 $ 759 25 $ 26 5 $ 59 5 $ NUMEROS NON DECOMPOSABLES LOTS NUMÉROS 100 000 $ 3082799 50 000 $ 1992973 2338829 5 000 $ 1106927 1552329 2001272 2160156 2373855 2745700 3140856 3180989 3213011 3236594 3396591 3504352 3962666 3985594 4295532 4385193 4828595 Le billet donne droit à 4 tirages consécutifs SELECT Tirage du 91-06-22 ÊB*Æ*fT*1 Tirage du VmA 91-06-22 No compte No compte- mentaire mentaire 2 20 24 35 36 40 45 43 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 3 44 2 524 39 564 LOTS 1 000 000,00 S 14 098,70 S 640,80 $ 52,10 S 5,00 S MISE-TÔT 6 13 18 21 GAGNANIS LOI 189 264 en O I .VENTES TOTALES: 1 495 367,00 $ GROS LOT: 1 000 000 $ A CHAQUE TIRAGE PROCHAIN TIRAGE: 91-06-29 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 10 241 14 685 285 966 LOTS 5 426 150,50 $ 93 429,30 S 3 101,40 $ 97,50 $ 10 $ VENTES TOTALES.20 196 186,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 10 000 000,00$ PROCHAIN TIRAGE.91-06-26 T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités déncaisscment des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.4 Cambodge cl du gouvernement, et que le pays sera placé sous administration étrangère dans l’attente d’élections libres.Prié de dire comment le cessez-le-feu pourrait être mis en oeuvre en l’absence de l’ONU, Hun Sen a répondu lundi soir : « Nous continuons à y travailler.» Phnom Penh redoute en outre que l’accord de cessez-le-feu ne soit pas appliqué dans les régions rurales contrôlées par les Khmers rouges.Il exige aussi qu’il mentionne le génocide perpétré par les Khmers rouges, au pouvoir de 1975 à 1979, et garantisse qu’ils ne reviendront pas à la tête du pays.« Il ( Hun Sen) n’a pas bougé d’un pouce sur le plan des cinq », a déclaré un diplomate occidental.1 .a France s’est réjouie de l’accord de cessez-le-feu.« Un grand pas a été franchi », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Daniel Bernard.Les résultats obtenus à Pattaya laissent « espérer la fin de la guerre, a-t-il ajouté.La France rend hommage au prince (Norodom) Sihanouk dont le rôle a permis d’aboutir à ces résultats.» Le Vietnam, qui a vainement tenté jusqu’à présent de normaliser ses relut ions avec la Chine et les États-Unis en raison de la persistance du conflit cambodgien, s’est également félicité de l’accord.« Si la nouvelle est vraie, nous pensons que c’est encourageant.Il est vrai que c’est un pas en avant vers la paix », a dit le vice-premier ministre Le Mai lors d’une conférence de presse.22 juin par la PC et l'AP 199(1: mort des accords du Lac Meech ; à Terre-Neuve, le premier ministre Clyde Wells refuse que l’Assemblée législative vote sur l’entente constitutionnelle.Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, réplique que le Québec est maintenant libre d'as sumer son propre destin.1989: le commandant Jacques Yves Cousteau entre à l’Académie française.1988 : l’autouroule 20 est baptisée Autoroute Jeun l.esagc.1987 : le Québec devient la première province à ratifier l’entente du Lac Meech : le génie de la danse, Fred Astaire, meurt à l’âge de 82 ans.1981 : l'ayatollah Khomeiny limoge le président Abolassan Bani-Sadr, élu démocratiquement à la présidence de la République islamique d’Iran.1980 : le pape Jean-Paul II procède à la Matification de Kateri Tekakwitha, de Mgr François de Montmorency Laval et de Marie Guyard.1976 : la Chambre des Communes abolit la peine de mort.•973 : l'Allemagne de l'Ouest et l’Allemagne de l’Kst sont admis aux Nations unies.1969: l'actrice et chanteuse Judy Garland meurt d’une surdose de drogue.1955 : on commence l'insUdlation d’un câble de communications transatlantique à Clarenville, Terre-Neuve.A ï LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mardi 25 juin 1991 Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie date heure lieu Noramco Mining 24-06 11 h 00 Vancouver Hope Brook Gold 25-06 10 h 00 Toronto Unicorp Canada 25-06 11 h 30 Toronto Golden Day Mining Exploration 26-06 10 h 00 Montréal Morgan Financial Corporation 26-06 10 h 00 Toronto TIE Telecommunications Cdn 26-06 10 h 00 Markham European Inv and Priv Fund 26-06 10 h 30 Montréal MRRM 26-06 11 h 00 Dorval Bombardier 26-06 11 h 00 Montréal Dylex 26-06 11 h 30 Toronto * Spectrum Gold 26-06 12h 00 Montréal : ; Exploration minière du Nord 26-06 14 h 30 Amos Hartco (Les Entreprises) 27-06 9 h 30 Montréal • Inverness Petroleum 27-06 10 h 00 Calgary Oasis (Resources) 27-06 10 h 00 Montréal Maax 27-06 10 h 30 Sainte-Foy Union Energy 27-06 11 h 00 Toronto Barexor(Minerais) 27-06 13 h 00 Montréal Mirandor (Exploration) 27-06 15 h 00 Montréal Brex (Exploration) 27-06 14 h 00 Montréal * Tandem Resources 27-06 16 h 30 Toronto Globex Mining Entreprises 28-06 9 h 00 Montréal Fairfield Exploration 28-06 9 h 30 Montréal : Consoltex Canada 28-06 10 h 00 Montréal : Etac Sales 28-06 10 h 00 Toronto Ocelot Industries 28-06 10 h 00 Calgary Archer Communications 28-06 10 h 00 Calgary Cons.Enfield 28-06 10 h 00 Toronto Cons.Canadian Express 28-06 14 h 00 Toronto Charan 28-06 15 h 00 Richmond Hill ÉCHÉANCE DE BONS DE SOUSCRIPTION CIBC Canadian Dollar Put Symbole : CM.WT.D Valeurs : dollar Canadien.Base de souscription : prix d'exercice du dollar canadien = 0,835 $.M PTANT.K R ED ERIC K WHITFORD, huissier.432 3848.DE L'ÉTUDE ROGER WHITFORD 4 ASS.HUISSIERS.335-384H.ST-JÉ RÛMK le23 mai INI.Avis est donné, conformément à l'article 1571d du Code civil, qu'une con-venhon de cession el transport général de toutes créances, comptes de livres, réclamations el demandes, actuels et futures, de ACCESSOIRES DE MODE GARINO LTÉE /GARINO FASHION ACCESSORIES LTD, taisant artaires également sous le nom et la raison sociale de LES MODES BOND STREET-/BOND STREET FASHIONS ayant sa principale place d'affaires au 8815, RUE DU PARC.MONTRÉAL, QUÉBEC.H2N1Y7 en faveur de Banque République Nationale de New York (Canada) datée du 20 AOÛT 1990, a été enregistrée au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL le 24 AOÛT 1990, sous le numéro 4313009 Le 18 juin 1991, Banque République Nationale de New York (Canada) AVIS Avis est donné, contormément à l'article 157td du Code civil, qu’une convention de cession et transport général de foutes créances, comptes de livres, réclamations et demandes, actuels et futures, de 162339 CANADA INC., faisant affaires également sous le nom et la raison sociale de LIGNE POWER-/POWERLINE, ayant sa principale place d'affaires au 433, RUE CHABANEL O .MONTRÉAL, QUÉBEC, H2N 2J4 en faveur de Banque République Nationale de New York (Canada) datée du 16 AVRIL 1990, a été enregistrée au bureau d’enregistrement de la division d'enregislremenl de MONTRÉAL le 20 AVRIL 1990, sous le numéro 4269026 Le 18 juin 1991, Banque République Nationale de New York (Canada) a Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal CTB.14910.A le mardi 9 juillet 1991 Région Maisonneuve FOURNITURE, SUR DEMANDE, DE MAIN-D'OEUVRE POUR L EXECUTION DE TRAVAUX DE CONSTRUCTION OU DE MODIFICATION DANS DIVERS POSTES DE TRANSPORT Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 25 000 $ Prix du document : 25 S (taxes incluses) CTL13030.A le mardi 9 juillet 1991 AMÉNAGEMENT DE L'EMPRISE DE LA LIGNE 450 kVc.c.RADISS0N-NIC0LET - DES CANTONS SECTION HERVEY JONCTION - NIC0LET (Soumission partielle acceptable) (Supports 2175 à 2211 et 2227 à 2262) Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : Non requise Prix du document : 25 $ (taxes incluses) CTB.14908A le mardi 16 juillet 1991 Poste Manicouagan Comté de Saguenay TfUWAUX DE GENIE CIVIL ET INSTALLATION ÉLECTRIQUE CONNEXE Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 60 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) CTC.12706.A le mardi 16 juillet 1991 Poste Saguenay Comté de Jonquiôre TRAVAUX DE TERRASSEMENT A L'EMPLACEMENT DE L'AGRANDISSEMENT DU POSTE ET DU MODULE DE COMPENSATION SÉRIE, ET TRAVAUX D'AMÉNAGEMENT PAYSAGER Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 70 000 $ Prix du document: 25 S (taxes incluses) CTL13025.F le mardi 16 juillet 1991 FOURNITURE DE 744 CAISSES D'ASSEMBLAGE DE PINCES DE SUSPENSION Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000$ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) Les documents d'appels d'offres peuvent être consultés ou obtenus du lundi au vendredi de 8 h 30 à12hetde13hà16hà l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement el Services Service Achats et Contrats 855, rue Sainte-Catherine Est, 3s étage Montréal (Québec) H2L4P5 Pour renseignements : (514) 288-5903 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre (ff-lydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ontobtenu le documentd'appel tf offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'Intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter foule soumission.Le chef de service Achats et Contrats Antonio Pinho, ing.APPELS D’OFFRES pour 14 h heure de Montréal BGT.17066.F EHY.14563.A LSB.12042.F le mardi le mardi le mardi 9 juillet 1991 9 juillet 1991 9 juillet 1991 Région Richelieu Centrale Beauharnois FARDIER SURBAISSÉ AVEC COL CONSTRUCTION DE FOURNITURE DE TRENTE-HUIT DE CYGNE DÉTACHABLE, DU TYPE CANALISATIONS (38) GRILLES À DÉBRIS EN ACIER HYDRAULIQUE (CAPACITÉ SOUTERRAINNES ET DE PUITS 77111 kg - 85 TONNES) D ACCES DANS LES VILLES DE VAUDREUIL ET SAINT-LAZARE Admissibilité : Admissibilité : Admissibilité : Place d'affaires au Québec Principale place d'affaires Place d'affaires au Québec au Québec Garantie de soumission : Garantie de soumission : Garantie de soumission : 10 000$ 150 000$ 50 000 $ Prix du document: Prix du dxument : Prix du dxument : 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes Incluses) FCP.16492A GML10021A IAE.12231A le mardi le mardi le mardi 16 juillet 1991 16 juillet 1991 16 juillet 1991 Poste Kingsey Région Laurentides Région La Grande Rivière Comté de Richmond INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES Centrale Rapide Sept FOURNITURE ET INSTALLATION TRAVAUX CONNEXES DE ET DE PUITS D'ACCÈS À D'UN PONT ROULANT D'UNE GÉNIE CIVIL DIFFÉRENTS ENDROITS DES SECTEURS UVAL ET LANAUDIÈRE CAPACITÉ DE 100 TONNES Admissibilité : Admissibilité ! Admissibilité : Principale place d affaires au Québec Principale place d'affaires au Québec Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : Garantie de soumission : Garantie de soumission : 10 000$ 40 000$ 15 000$ Prix du document : Prix du dxument : Prix du dxument : 25 S (taxes incluses) 25$ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) IPI.10825.A LLR.11008A LSN.11015.A le mardi le mardi le mardi 16 juillet 1991 16 juillet 1991 16 juillet 1991 Région La Grande Rivière Comté Abitibi-Ouest Région Maisonneuve Centre communautaire PROJETS : PAND0RA- Centrale Carillon de Némiscau L0UVIC0URT, RESSOURCES AUR RÉFECTION DU BÂTIMENT ET PALMAROLLE-RENAUD POSTE DE TRAITEMENT CONSTRUCTION SUR PORTIQUES DES EAUX USEES EN BOIS D'UNE LIGNEÀ120 kV Admissibilité : Admissibilité : Admissibilité : Principale place d'affaires Principale place d'affaires Principale place d'affaires au Québec au Québec au Québec Garantie de soumission : Garantie de soumission : Garantie de soumission : 20 000$ 60 000$ 10 000$ Prix du dxument : Prix du dxument : Prix du dxument : 25$ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) 25$ (taxes incluses) Les documents d'appels d'offres peuvent être consultés ou obtenus du lundi au vendredi de 8 h 30 è 16 h 30 à l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION RÉGIONALE Direction Approvisionnement de l'exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d'actif 140, bout.Crémazie Ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P 1C3 Pour renseignement! : (514) 385-2830 Le montant de 25 $ est NON (REMBOURSABLE et doit être payé sous (orme de chèque ou de mandat à Tordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra èt/e sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel tf offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises é soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande du document tfappel d’offres.Hydro-Québec se réserve le droit do rejeter toute soumission.Le chef de service Achats, Contrats et Surplus d'actif I René Cantin, ing.I COMMUNAUTE URBAINE DE MONTRÉAL Ssf AVIS ** D'ENTRÉE EN VIGUEUR Le Conseil de la Communauté urbaine de Montréal, à son assemblée tenue le 20 décembre 1989, a adopté le règlement suivant : "Règlement 75-5 modifiant le règlement 75, tel que déjà modifié, concernant le régime de rentes des cadres de la Communauté urbaine de Montréal" é Le règlement 75-5, enregistré auprès de la Régie des Rentes du Québec le 10 juin 1991, entre en vigueur le 1er janvier 1989.Ce règlement peut être consulté au Secrétariat de la Communauté, 2.Complexe Desjardins, bureau 2104, Montréal.La secrétaire de la Communauté Appel d’offres Ville de Montréal Service des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 heures aux dates ci-après énoncées, au Service du greffe de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal H2Y 1C6, pour: Date d’ouverture Soumission * 7808 Construction d'un pavage de ruelle.Ruelle ouest de la rue Shearer.10 Juillet 1991 Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d offres en s'adressant à compter du 25 juin 1991, aux endroits suivants: SOUMISSION Module de voirie et circulation, Division ingénierie municipale, au 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.440, contre un dépôt non remboursable de 46,44 $ (soumission simple), 75,60 $ (soumission groupe) (T T C.) en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Directeur des finances de la Ville de Montréal.Informations: 872-3280 872-3282 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires ' spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement Identitiée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 20 juin 1991 ; i i i : appel d’offres Gouvernement du Québec Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec Services professionnels reliés à l’informatique PROJET : Émission des permis Dans le but de se doter d'un système d'émission des permis, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation tient un concours pour la sélection d'une firme dont le mandat sera de réaliser une partie des travaux requis dans le cadre de ce projet.Les documents relatifs au concours peuvent être examinés et obtenus de 8 h 30 à 12 h 00 et de 13 h OO à 16 h 30 moyennant des trais non remboursables de 50 $ soit en argent, sous forme de chèque visé ou mandat-poste, à partir du 25 juin à l'adresse suivante: Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation 20OA, Chemin Ste-Foy, 9ème étage Québec (Québec) G1R4X6 À l'attention de monsieur André Roy Les propositions devront parvenir à l'endroit ci-haut mentionné pour le 8 juillet 1991 à 15 h OO, date et heure de la clôture de la réception des propositions.Un cautionnement de soumission ou un chèque visé équivalent à 10 % du coût estimatif des biens émis à l’ordre du ministre des Finances sera exigé.Seules peuvent être considérées aux tins du concours, les personnes phyiques, sociétés ou corporations ayant une place d'affaires au Québec Le ministère n'est tenu d'accepter aucune des propositions reçues.GUY JACOB, Sous-ministre Québec a ?a a Avis public Ville de Montréal Service du greffe RÉGLEMENTS 8855, 8856, 8857, 8858, 8859, 8860, 8861, 8862, 8863, 8864, 8865, 8866, 8867, 8868, 8871, 6872 et 8873.Avis est donné que le Conseil municipal à son assemblée du 17 juin 1991, séance du 18 juin 1991, a adopté les règlements suivants: 1) Règlement 8855 — Règlement modilianl le règlement intitulé "Autorisations d'utilisation de terrains, de construction et d'occupation de bâtiments à des lins spécifiques" (2713): — La Fondation Richmond du Canada Inc - occupation aux fins d'un centre de transition - 6885, 16e Avenue; — Madame Marie-Marleine Jean-Baptiste - occupation du 1er étage du 5407, avenue Van Horne - maison de chambres e! de pension pour personnes âgées autonomes; — Royal Institution tor the advancement of learning et l'Hôpital Neurologique de Montréal - construction et occupation d'un entrepôt; — Collège d'enseignement général et professionnel du Vieux Montréal -agrandissement de l'entrée principale - 255, rue Ontario Est; 2) Règlement 8856 — Règlement modifiant le Règlement de zonage relatif aux garderies (8277) — Garderie Le Plssentlit 3) Règlement 8857 — Réglement modifiant le Règlement sur les exemptions en matière d'unités de stationnement (5984): — Les Constructions Marino et Serge Inc.— Monsieur Dominlco Rasciella 4) Règlement 8858 — Règlement modifiant le Règlement portant approbation de la phase I du plan de construction, de modification el d'occupation de la tête d'ilol située au nord-est des rues Rachel et Boyer (7518).5) Règlement 8859 — Règlement portant approbation du projet de construction et d'occupation d'un bâtiment situé au sud de la rue Jean-Brillant et à l'ouesl du chemin de la Côte-des-Neiges, dans le quartier de Côte-des-Neiges 6) Règlement 8860 — Règlement modilianl le Règlement de zonage des quartiers de Sainle-Cunégonde, de Saint-Henri, de Saint-Paul, de Sainte-Anne, de Saint-Gabriel et de Saint-Joseph (2875).7) Réglement 8861 — Règlement modiliant le Règlement de zonage du quartier de Rivière-des-Prairies (5882).8) Règlement 8862 — Règlement modiliant le Règlement de zonage des quartiers de La Fontaine, de Laurier, de De Lonmier, de Saint-Denis, de Saint-Jean-Baptiste, de Saint-Michel et d'une partie des quartiers de Bourget, de Crémazie, de Saint-Eusèbe, de Saint-Georges, de Saint-Laurent et de Saint-Louis (4980) 9) Réglement 8863 — Règlement modifiant le Règlement concernant certains établissements de bric-à-bric et d'eftets d'occasion (2791).10) Réglement 8864 — Règlement modiliant le Règlement portant approbation du plan de construction et d'occupation d'un développement résidentiel, sur un emplacement situé à l'est du boulevard Marc-Aurèle Fortin, au nord de l'avenue André Ampère, dans le quartier de Rivière-des-Prairies (7317) 11) Réglement 8865 — Règlement permettant d'occuper le domaine public avec des marches d'escalier existant en façade du bâtiment portant les numéros 7553 à 7557, avenue Querbes, à Montréal.12) Réglement 8866 — Règlement modifiant le Règlement permettant d'occuper avec des structures proposées (tunnels) le tréfonds d'une partie de la rue Metcalfe et d'une partie de ruelle située à l'est de cette rue à Montréal (8373).13) Réglement 8867 — Règlement sur la citation comme monuments historiques de l'église Saint-Joseph de [ Montréal et de son ancienne sacristie, situées au 550, rue Richmond.14) Règlement 8868 — Règlement changeant le nom du parc Saint-Vincent-Ferrier en celui de Gérard-Lalonde 15) Réglement 8871 — Règlement modiliant le Règlement sur l'étalage des imprimés érotiques (7504).16) Réglement 8873 — Règlement modifiant le Règlement sur le traitement des membres du Conseil (8079).Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 19 juin 1891 SOCIETE L'ENTREVUE DAVID PETERSON L’amertume des déchirements de l’après-Meech Chantal Hébert de notre bureau d’Ottawa UN AN PLUS tard, David Peterson a encore dans le fond de quelque placard trois ou quatre chemises que lui avaient expédiées des électeurs attentionnés pqndant que s’éternisait au Centre dus conférences d’Ottawa l'ultime rencontre à onze destinée à rescaper i accord du lac Meech.C’est tout ce qu’il a gardé de la dernière tentative de respiration ar-ticielle pour sortir l’accord de son agonie.Douze semaines plus tard, l’échec du lac Meech aidant, il laissait sa chemise politique sur les chemins électoraux de l’Ontario.Mais il a encore sur le coeur les événements de juin dernier.Et pas ceux que tout le monde s'entend aujourd’hui pour dénoncer, à savoir la conférence à 11 premiers ministres, derrière des portes closes, devenue presque une caricature à force d’être décrite comme le complot de onze hommes, blancs, en complets-cravates, tjui trament le sort du pays.À ce sujet, pas de mea culpa.« C’était la politique à son mieux, insiste-t-il plutôt.D’être parvenus à partir de positions aussi intraitables a s’entendre sur un compromis tenait du miracle.C’était rien de moins qu'un compromis héroïque.» Pour David Peterson, la tragédie est urvenue ensuite, pendant les œ’WÊÊtÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊm « Nous rampons lentement vers une solution, mais c’est très volatile, c’est fragile.Si on met côte à côte le discours du Québec et celui du Canada, il n’y a toujours pas de point de rencontre, mais la marge semble tout de même moins large.» umBÈÊÈiÉÈÈÊÈmmÈÊÊm •rois semaines qui ont suivi.Une accumulation de « stupidité, de vanité et de duplicité », denonce-t-il sans vouloir toutefois préciser davantage à quoi, des vantardises de Brian Mul-roney qui n’a pas pu attendre pour clamer qu’il avait joué du dé au bon moment aux revirements de Clyde Wells, de Terre-Neuve, il s’en prend avec le plus de véhémence.« Ce serait presque une farce si les conséquences n’avaient pas été aussi graves, ironise-t-il plutôt avec une pointe d’amertume.En plus, elles étaient toutes prévisibles.» Quand il regarde le pays aujourd'hui.du haut de sa chaire de professeur d’université ou du fond de son fauteuil d’avocat de grandes corporations, David Peterson trouve en effet partout des traces de l’échec de ces trois semaines de juin 1990.Ainsi, il est toujours convaincu d’a- I PHOTO CP David Peterson, maintenant recyclé en professeur d’université et avocat à Toronto, ne s’éclipsera pas tant que la question de l’avenir du pays ne sera pas réglée.voir été le premier à être emporté par la tourmente de l’échec.« Un tournant historique pour le Canada, de la dimension de l’exécution de Louis Riel, affirme-t-il aujourd’hui.La débâcle du lac Meech a fait monter en graine le Bloc québécois, donné un nouveau souffle au PQ et est grandement responsable de la montée du Reform Party.« « Aujourd’hui, décrit-il, le pays tout entier est un terrain fertile pour la politique de protestation.Nous avons été les premiers à y goûter.Le N PD en Ontario en a été une manifestation.Le pire, c’est que sitôt les néo-démocrates au pouvoir, ç’a été leur tour de devenir la cible de ce genre de politique.» La dernière année, David Peter-son l’a suivie à distance, mais attentivement.Aujourd’hui, il est plus optimiste que l’automne dernier, mais si peu.« Nous rampons lentement vers une solution, mais c’est très volatile, c’est fragile, évalue-t-il.Si on met côte à côte aujourd’hui le discours du Québec et celui du Canada, il n’y a toujours pas de point de rencontre, mais la marge semble tout de même moins large.» Dans cet esprit, il a peu d’illusions sur l’ardeur que mettent depuis des mois Ottawa et les provinces à s’en- tendre sur la meilleure façon de parler de constitution.« Quand on parle de forme, c’est qu'on ne sait pas quoi faire du fond, ou qu’on sait qu’il est impossible de s’entendre, tranche-t-il.Un vieux truc de politicien pour gagner du temps que je connais bien.» Piètre opinion également des trucs imaginés par ses ex-collègues pour tirer leur épingle du jeu à dix contre un que leur a donnés Robert Bourassa le lendemain de la mort de Meech.Le référendum par exemple sur lequel se sont repliés Jean Chrétien, Frank McKenna et à un moindre degré Brian Mulroney.« Une idée dangereuse, qui risque de déchaîner toutes sortes de forces incontrôlables, prédit David Peterson.L’équivalent, ajoute-t-il, d’un Je vous salue Marie, à prononcer à la dernière extrémité.» L’assemblée constituante du NPD et de Clyde Wells ne l’impressionne pas non plus : le fruit de l’imagination de politiciens qui ont peur, calcule-t-il.« Ils sont tellement sous le choc et veulent tellement éviter de manipuler le sujet constitutionnel qu’ils voudraient élire des gens pour une journée, leur dire d’écrire une constitution puis de disparaitre à tout jamais.» Pour sa part, l’ex-premier ministre ontarien croit encore que si solution il doit y avoir, les politiciens devront prendre les devants et le risque de se faire couper le cou au prochain tournant politique.« 11 n’y a pas de héros politiques au Canada en ce moment, reconnaît-il au terme d’un bref tour d’horizon des Mulroney, Chrétien, McLaughlin, Rae et Bourassa.Mais ils ont tous du pouvoir et la plupart ont de la place pour manoeuvrer d’ici leur prochain rendez vous électoral.De toute façon, s’ils attendent que Parizeau prenne le pouvoir, alors, c’est la fin de tous les espoirs canadiens.» Sa prescription : que les politiciens canadiens arrêtent de regarder par-dessus leur épaule et qu’iLs prennent leurs responsabilités.« Si on attend les sondages pour régler le problème, on ne le fera jamais.Les poli ticiens sont élus pour forcer les gens à faire appel à leurs meilleurs sentiments.» Le danger, prévient-il, c’est qu’en ce moment, les gouvernements menacent de prendre leurs pires craintes pour des réalités.Au Québec, le Bloc monte en flèche.Il y a dix jours, le Reform Party a fait un ravage dans la province de David Peterson : 6000 personnes à Toronto, presque la moitié autant dans la capitale fédérale.« Il faut les prendre au sérieux, convient-il, terriblement au sérieux, mais un rallye ou même six rallyes politiques réussis ne constituent pas « Si on attend les sondages pour régler le problème, on ne le fera jamais.Les politiciens sont élus pour forcer les gens à faire appel à leurs meilleurs sentiments.Le danger, c’est que les gouvernements prennent leurs pires craintes pour des réalités.» un changement politique permanent.Il ne faut pas que les gouvernements se laissent emporter par l'engouement du moment.» David Peterson, en d’autres mots, encourage les autres, Robert Bourassa y compris, à s’engager sur le chemin que lui-même a suivi et qui l’a mené à la retraite politique prématurée.Quand on le lui fait remarquer, il devient catégorique.« C’est un prix qu’il vaut la peine de payer, les politiciens, à la fin de la jpurnée, doivent se tenir debout et ne peuvent pas contourner leurs responsabilités.» Et même s’il jure que David Peterson professeur universitaire donnerait le même conseil à David Peterson premier ministre, il reconnaît qu’il parle en homme qui n’a plus rien à perdre.« Je suis fini, je suis sorti de la politique.» La priorité de Taxe Québec-Toronto Chantal Hébert de notre bureau d’Ottaua EN MAI I960, Bill Davis avait attendu 20 jours avant un référendum pour venir prendre la parole une seule fols en sol québécois.Il n’y est jamais retourné.Bob Rae, dix mois après son élection à la tête de la province voisine, n’a pas encore prononcé une allocution au Québec bien qu'il ait visité une première fois Robert Bourassa récemment.Entre les deux, David Peterson avait fait de la reconstruction de l’axe Québec-Toronto sa priorité.À l’entendre, ces ponts qu’il a rebâtis constituent la portion de son héritage qu’il veut le moins voir dilapidée.« Que ce soit avant ou après une rupture, nous allons devoir nous parler, insiste-t-il, au sujet des relations entre Québec et le reste du Canada.Je préfère de loin parler de mariage et de comment s’entendre que de discuter de divorce et de partages des biens.» C’est beaucoup pour parler des avantages du mariage Canada-Québec qu’il fera, demain, devant la Chambre de commerce de Montréal, sa propre rentrée au Québec, mais aussi pour rafraîchir la mémoire des Québécois sur les meilleurs côtés du visage ontarien.« Je suis sorti de la politique, un homme fini, convient-il, mais je m’intéresse passionnément au sort du pays.» En fait, à l’écouter parler, on sent bien que tant que la question de l’avenir du Canada sera en suspens, il ne s’éclipsera pas complètemenl du décor.Pas plus en passant que Bill Davis qui a accouché récemment avec 21 autres vétérans de la politique d’un plan de décentralisation des pouvoirs pour le Canada.Depuis sa défaite de septembre dernier, David Peterson a repoussé les avances de Brian Mulroney qui lui a fait des offres, confirment des proches de l’ancien premier ministre ontarien.Il s'est recyclé dans l'enseignement universitaire, est devenu membre d’une prestigieuse firme d’avocats, décore la table de plusieurs conseils d’administration et parcourt le monde pour la cause de la démocratie.Il revient tout juste d’un voyage à Prague, où il a participé, à l’invitation des gouvernements français et tchécoslovaque, à un colloque réunissant 150 personnalités internationales autour du thème de la réunification de l’Europe.Plus tôt cette année, il a fait partie d'une équipe d’observateurs lors des élections en Guyane.Il exclut un retour en politique.« J’ai donné 15 ans de ma vie, j’ai détesté perdre, mais je ne m’ennuie pas des pressions de l’emploi de politicien.» Mais à Prague, il a passé une partie de son temps, avoue-t-il, à parler d’unité canadienne avec Ed Broadbent, l’autre invité canadien.« Un homme qui voit le Canada comme moi », confie-t-il.Aujourd’hui, le silence entre Québec et le reste du Canada l’inquiète.L’isolement relatif de Bob Rae sur la scène nationale aussi.À mots couverts, il parle de son inquiétude de voir l’Ontario ostracisé pour ses politiques économiques.Queen’s Park pourra-t-il jouer un rôle sur le plan constitutionnel ?, se demande-t-il en voyant l’hostilité générée par les politiques néo-démocrates d’Est en Ouest ?Comment Bob Rae peut-il s’attendre à faire accepter une Charte des droits sociaux en Alberta ou au Québec ?, ajoute-t-il.Les deux hommes se parlent-ils ?Oui, régulièrement, répond David Peterson.Mais, soupire-t-il, sur la constitution, le premier ministre de l’Ontario ne m’écoute pas beaucoup."s ^ .d S " M O '•O 5 C O Ç+ a) / >o > r.«P O) (P *• de Pierre-Yves Lemieux, m en s Yvon Leroux, du 22 juin au 31 août à 20630 THÉÂTRE la grange des soeurs de MARIEVILLE: Marieville, sortie 37 autoroute des Cantons de l'Est (460-2161) (Mil 447-6026)— « Quelle famille > de Francis Jotfo, m en s François Cartier, du 4 juin au 31 août, mar au ven.à 20630, sam 196 et 21630 THEATRE DU LAC BROME: Knowlton (243- MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.MARDI 25 JUIN LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • danses slaves op.72 nos 4 à 8 (Dvorak) • symphonies Wq 182 nos 4-5-6 (CPE Bach) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour violon no 2 en sol majeur (Haydn) • concerti pour pianoforte op.13 nos 1-2 (JC Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 kV.V 0361)— .Billy Bishop Goes to War » de John Gray et Eric Peterson, m en s.Elsa Bolam, du 26 juin au 6 juillet, mar au sam 20630, matinées les mar et jeu.à 146 THÉÂTRE DU MANOIR DU LAC DELAGE: 40 ave du Lac, Lac Delage (848-1818 ou 1 -800-463-2841)— € La chatte el le hibou » de Bill ManhoH, adaptation de Josée La Bossière.m.en s.Fernand Rainville, du 22 juin au 31 août, mar.au sam.à 20630, les sam 6162627 juillet el le 3 août représentations à 196 et 226 THÉÂTRE MOLSON: 12 chemin des Patriotes.St-Charles-sur-Richelieu, autoroute 20 est, sortie 113 (584-2293)— « Urgence en lolie » texte et m.en s Larry-Michel Demers, du 30 mai au 31 août.mar.au sam à 21h .les sam.2627 juillet 196 et 22630 THÉÂTRE PONT-CHATEAU: Autoroute 20 sortie 17, Coteau du Lac (4563224)— » Ho mes vieux.'dè ; Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvan Canuel, du 11 ; juin au 1er sept., mar.au ven.20630, sam.196 el : 226 ' ’ THÉÂTRE LA POUDRIÈRE: Ile Ste-Hélène (954-1344)— « Six Guitry m'étaient contés ¦ à compter du 4 juin, mar au sam.à 20630 THÉÂTRE DU VIEUX ROCHER: 15, 6e ave.) Grand-Mère (8165361716)— ¦ Des clowns el des hommes > de Yves E.Arnau, m.en s.ClaudeÇol- , berl, mar.au ven.20630, sam.à 21 h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE: 867! ! chemin Sl-Pierre, Terrebonne (492-4777)— .La mandragore > de Jean-Pierre Ronfard.du 14 juin au 31 août, mer au sam.à 20630 A SURVEILLER La Ligue de l'épilepsie du Québec, organisme dont la mission est de promouvoir l'intégration sociale et le mieux-être des personnes handicapées, est à la recherche de personnes épileptiques intéressées à travailler.Rens, : 612-6877.¦ L'Association des familles Poitras tiendra un grand rassemblement les 5-6-7 juillet à Trois-Rivières au sous-sol de l’église Ste-Marguerite, 1325 rue Brébeuf.Rens.: (819 ) 378-4795.¦ Badminton le mardi, de 18 h 30 à 22 h 30.du 25 juin au 27 août au Centre Étienne Desmarteau, situé sur la rue Bellechasse et la 13e avenue à Rosemont.Rens.: J ASS inc, au 388-8727 ou 642-0139.¦ Tous les mardis, des dîners-causeries et des belles rencontres à 13 h 30.au Centre des femmes du Plateau Mont-Royal, 5148 rue Berri à Montréal.Le 25 juin à 13 h 30, nous vous présenterons « Remous».Rens.: 273-7412.¦ La Maison de la miséricorde, 830.2e Ramsay, St-Kélix-de-Valois, vous invite tous les mardis à 20 h à une veillée de prière.Tous les 1er mardis de chaque mois, personne ressource.Rens.: 889-4100.4110.¦ Un grand rassemblement provincial des Fréchette est prévu à Drummohd-ville au Domaine Trent, sortie 181, près du Parc des Voltigeurs et l'autoroute Jean Lesage (autoroute 20), le dimanche .7 juillet à lt h.Rens.: (819)478-2629.¦ Détour Nature offre des cours de kayak et de canot les 6 et 7 juillet.Inscr.: 271 -6646.¦ Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; à Place Alexis Nihon, 3e étage, 1500 rue Atwater, de 10 h 30 à 17 h; au Le Grand Hôtel, Verrière A & B, 777 rue University.de 9 h 30 à 16 h 30; au Groupe immobilier Louis-Dreyfus, Hall d’entrée, 1981 McGill College, de 10 h à 16 h 30, et à Ste-Agathe, École secondaire Fleus-des-Neiges, 99 rue Ste-Agathe, de 14 h 30 à 20 h 30.¦ Un cours de relaxation sera donné au Centre Info-Femmes animé par Martine Graffin.Un groupe de jour débutera le mardi 25 juin de 13 h 30 à 15 h 30 et un groupe de soir débutera le jeudi 27 juin de 19 h a 21 h.Réserv.: 355-4529.Le choeur Cammac se réunit tous les mardis soirs, pour chanteurs amateurs qui désirent former un ensemble vocal tout en se familiarisant avec la théorie et le solfège.Les réunions ont lieu à l'Église St-Sacrement au 500 Mont-Royal est.Rens.: Jean-François au 484-2636.’ ¦ Dès le mardi 25 juin, les amateurs de danses traditionnelles internationales retrouveront les mardis folkloriques présentés par le groupe folklorique lon-gueuillois la Troupe joyeuse, ("est gra-tuil.Rens.: 679-0359 ou 679-3943.¦ Les Services sociaux juifs à la famille du Baron de Hirsch font du recyclage de meubles.Le CSSFJ viendra chercher gratuitement tout meuble en bon état que vous n'utilisez plus et le donnera à une famille dans le besoin de la communauté.Rens.: 485-1112.poste 316.¦ Le CLSC Lac-Saint-Louis offre un service d'écoute et de références individualisé nommé CONTACT.Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h au 145, av.earlier.Pointe-Claire.Rens.; 631-3720 et 697 A tous les parents et amis d’alcooliques ou de toxicomanes, le Centre d’aide aux familles d'alcooliques et de toxicomanes (CAFAT) offre des services pour aider tous les membres de la famille : écoute téléphonique, évaluation, consultation individuelle, thérapie familiale et de groupe, etc.Rens.: 669-6262.¦ .Compeer Montreal/Kntre-Amis recrute des bénévoles pour oeuvrer en santé mentale.Un organisme sans but lucratif.Compeer aide à la réinsertion sociale d’individus ayant des problèmes en santé mentale parle biaisd'une relation amicale avec un bénévole.Rens.: 272-5818.¦ l.e Centre Pierre Hénault est un organisme à but non lucratif qui offre des services à la famille et à l'entourage de la personne vivant le sida.L'ensemble de nos services est assuré par des bénévoles qui bénéficient d'une formation de base en relation d'aide et d'un suivi au cours de leur démarche auprès des familles.Rens.: 522-3339.Fumer, c’est gaspiller Argent et santé La télévision du mardi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO osas'-’ 17h30/C«»oir L'avocat du diable Baseball / Expos rs kiefs LeTétéjoumaip Le Polm/météo/sport L'heure G Rencontres fô-j WCAX (CBS) Burlington New Newp The Golden Girls Rescue 911 p Cinéma : The Queen ol Mean—km.90 Avec Suzanne Pteshette et Lloyd Bridges New The Arsenlo Hall Show ®ÏÏ£S' Inwl New p Jeopardy! Wheel of Fortune Matlock g Law » Order g Quantum Leap p New The Tonight Show osssr11 Newswatch Dewassip Junior Hlgn The Family Man g Cinéma : My Doctor, My Lover—Can.91 Drame biographique de J.Zarttsky Métro The National p The Journal News Newhartp Kate 4P Aille œ>ÏÏT’ Le TVA P éd.18 hres Charivari Fais-moi un dessin Coffre-fort Formule 1 (4e de 13) p Le match de la vie Dans le décor LeTVAp réseau Des mots pour le dire (23h45) eaW1 Puise p trenamment Tonight p No Place Like Home Mattock g Roseanne Head of p The Class Law 4 Order p Newp New The Arsenlo Hall Show mViSÇIëi Francophone» H— n II 1 fl» n • et des lettres L'Euromag (18M5) Le journal dem Envoyé spécial Tous é la une Derniers far-west Journal de Aî m asr» Passe- Partout Lassie Le monde merveilleux de Disney Voyage en Nunavik Route des vacances Beau et chaud Cinéma : Hombre—km.67 Avec Paul Newman et Fredric March Beau et chaud ®SSq“ Musique ¦jj/.vroeo Fax: Llniopius Flashback Musique vidéo Rock en bulle 21H15 / Musique vidéo eSOS» New P Star Trek Who's the Boss?g Head of g The Claw Roseanne Coach g China Beach p Newp Nlghtllne Love Connection HD sa 19h/Muchwest Fax Rapcity VMéodlps Spotlight/ Jellyfish Vldéodlps VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNeiHehrer Newhourp The Nightly Business.Crossroads Nova g Frontline p p.o.v.p Cinéma : Two For The Scosûw Tô» 4-SAISONS Monlréal La roue chanceuse Coup de foudre Au nom de la loi Cinéma : SukMez-mol docteur-Am.78 Avec Dom De Luise et Joanne Woodward Le Grand Journal Sports plus Le parta fcT) WCFE (PBS) 3-2-1 P Contact The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshourp Nova g Adirondack WCFE Report to Members and Viewers Bradshaw on Homecoming Cinéma CULTURE ET SOCIETE Montréal, mardi 25 juin 1991 Une finale toute ferveur pour Les Misérables r f + - Sylvain-Claude Filion DÈS LA FIN du dernier couplet, comme à chaque représentation, le tonnerre a éclaté dans la salle, le public s’est levé d’un bloc pour rendre hommage aux 37 comédiens et 20 musiciens qui ont fait revivre au théâtre Saint-Denis le drame musical d’Alain Boublil et de Claude-Michel Schônberg.f Mais, dimanche soir, la ferveur était particulièrement électrique.La troupe des Miz faisait ses adieux à Montréal après 183 représentations, rendant l’ovation qui s’est étirée sur près de 10 minutes, le public sifflait, crj^it, Robert Marien pleurait sur la scène, des spectateurs s’en approchaient pour balancer leurs bouquets, les applaudissements étaient interminables et personne ne semblait vouloir sortir de la salle.L’orchestre a multiplié les points de re- prise.Et en ultime salut, juste avant d’entonner Gens du pays pour remercier la foule en délire, toute la troupe est revenue sur scène en brandissant non pas le drapeau rouge des barricades, mais des fleurdelisés.La clameur a redoublé, l’émotion a atteint son comble.Ce 23 juin, peu avant minuit, une gl ande histoire d’amour ne voulait pas prendre fin et se prolongeait désespérément en émouvants adieux.À l'affiche depuis le 17 janvier à raison de huit représentations par semaine, Les Misérables aura tenu l’affiche durant 22 semaines.Montée à Montréal avec un budget de 3,8 millions $, la production québécoise des Misérables accuse quand même un déficit de 600 000 $.Au terme de la tournée de 10 semaines qui débute à Winnipeg le 3 juillet et à Ottawa le 10 août, les producteurs Cameron Macintosh et Ed et David Mirvish comptent pouvoir faire leurs frais, mais sans profits.Et, ils sont pleinement satisfaits de l’expérience montréalaise.Les Misérables aura aussi fait con-naitre aux Montréalais la talentueuse Louise Pitre, qui a incarné Fantine pendant un an à Toronto avant de reprendre son rôle dans la production montréalaise.Elle est déjà morte plus de 500 fois dans les bras de Jean Valjean.Élevée à Montréal-Nord, elle a passé les 10 dernières années dans la Ville-Reine, polissant ses talents de comédienne et de chanteuse, et décrochant un Dora Award (l’équivalent canadien des Tony) pour sa prestation dans Blood Brothers, en 1989.Sur scène pour la première fois à Montréal, elle ne regrette vraiment pas la vie à Toronto.« Je n’avais jamais chanté à Montréal et, pour moi, c’était revenir chez nous.Le public ici est tellement chaleureux, surtout les francophones.» Revenir à Mont- réal après 10 ans a été une expérience intense.« J'ai redécouvert une partie de moi que je croyais oubliée depuis longtemps.J’ai réalisé que mon coeur était québécois et que tout ça m'avait manqué.Un soir, pendant les répétitions, juste avant Noël, on a improvisé un petit party sur le plateau.Daniel Jean avait amené son violon.Peter Mika s’est mis au piano et ils se sont mis à jouer des sets carrés que callait Daniel La-flèche.On a chanté des chansons à répondre.Je pleurais ! J’ai senti ma culture, mon héritage me revenir.C’est chez moi, ici, et je m’y sens bien.Il faut que je vive ici et j’espère travailler à Montréal.» Ce ne sera pas pour tout de suite.Car, en compagnie de Stéphanie Martin (Êponine) et le chef d’orchestre David Abell, Louise Pitre quittera la troupe après Winnipeg pour se joindre aux répétitions de la production parisienne qui se feront sous la direction de John Caird, lequel a signé la création des Miz il Londres, en 1985.Les Misérables ouvriront à Paris le 23 octobre, et on s'attend à tenir l'affiche pendant au moins deux ans, malgré la polémique nourrie par les puristes parisiens qui divise déjà la ville en deux clans.Louise Pitre est assurée d’y tenir le rôle de Fantine pendant au moins neuf mois et participera à l’enregistrement de l'album qui, en raison de tergiversations et de craintes financières, n’a pas pu être réalisé à Montréal.Nul doute que les Français préféreront un disque réalisé chez eux.Quant à Robert Marien, le metteur en scène Richard Jay Alexander lui a proposé d’aller tenir le rôle de Jean Valjean sur Broadway.Marien, qui jongle déjà avec d'alléchantes propositions pour la télévision, réserve sa réponse pour l’automne.Il n’est pas certain, par ailleurs, d’avoir en- vie d’élever ses deux enfants dans le voisinage new-yorkais.En tout, 300 000 personnes auront vu Les Misérables h Montréal.Cameron Macintosh a déjà manifesté son intention de produire un autre spectacle d’envergure à Montréal.S'agira t il de Miss Saigon, comme il l’a déjà laissé entendre ?Oliver, qui fait rage à Londres ?De la nouvelle oeuvre à laquelle travaille déjà le tandem Boublil-Schônberg ?Quel qu'il soit, et à cinq mois de la venue de Phantom of the Opera, Louise Pitre est convaincue que Montréal peut accueillir d’autres comédies musicales.« Il y a de la place à Montréal nour d’autres shows comme Les Misérables.On voit bien que le public accroche.11 y a le talent qu’il faut ici pour ça.Les artistes ne sont pas meilleurs à New York, il y a seulement plus de monde pour aller les voir et prolonger la vie des spectacles.» Des jeunes qui savent se surpasser Les Concerts Bell de; l’Orchestre du conservatoire de musique du Québec Dir.Franz-Paul Decker : Champagne, Gaspésia ; Brahms, Danses hongroises nos 5, 6, 20 et 21 ; Mahler, Symphonie no 1, « Titan •.En bis : Wagner, Ouverture de Lohengrin.Samedi 22 juin, Amphithéâtre du festival international de Lanaudière.Carol Bergeron C’ÉST DEMAIN soir, à la salle Wil-frid-Pelletier de la Place des Arts, que s’achèvera la sixième tournée des Concerts Bell de l’Orchestre du conservatoire de musique du Québec.Si comme par le passé le programme contient une oeuvre d’un compositeur québécois (Claude Champagne dont on fête le 100e anniversaire de la naissance), cette fois-ci, on a enfin osé inscrire une oeuvre importante de répertoire.Placée sous l’habile direction de Franz-Paul Decker la première Symphonie de Mahler a, samedi soir à'Joliette, remporté un vif succès, prouvant par là que le public — même celui de la province — pouvait apprécier une partition substantielle.Inutile d’insister sur le fait qu’une telle expérience aura été infiniment plus formatrice pour tous ces apprentis musiciens d’orchestre que tous les petits morceaux que l’on avait l’habitude de leur faire jouer.Pour la sixième année consécutive, les meilleurs éléments des sept établissements du Conservatoire du Québec participaient donc à la formation d’une phalange d’environ 85 musiciens dont 51 provenaient de celui de Montréal.Ceux de Québec, Chicoutimi et Trois-Rivières y étaient respectivement représentés par 19, 7 et 5 instrumentistes.Val d’Or, Hull et Rimouski n’avaient pu déléguer que deux violonistes et un percussionniste.Signe des temps qui présage sans doute de la métamorphose prochaine des grandes formations symphoniques : les jeunes filles étaient, cette année, largement plus nombreuses que les garçons.Guidés par une équipe de musiciens chevronnés, ces étudiants ont ainsi consacré le mois de juin à préparer puis à donner une série de neuf concerts à travers le Québec, la caravane s’arrêtant dans les villes de Magog, Laval, Rivière-du-Loup, Jon-quiere, Québec, Trois-Rivières, Hull, Joliette et Montréal.Et comme par le passé, un enregistrement discographique sera venu couronner le tout.Remplaçant le manque d’expérience par l’ardeur et le désir de se surpasser, l’Orchestre du Conservatoire donna, dans l’amphithéâtre de Joliette, une impressionnante démonstration de savoir-faire.Le Mahler représentait-il un défi redoutable ?qu’il fut glorieusement relevé.C’est d’ailleurs dans cette partition que ces jeunes musiciens investirent toutes leurs énergies, accordant à celles de Champagne, Brahms et Wagner une attention moins soutenue ; oubliant même (dans l'Ouverture de Lohengrin) de s’asseoir correctement.I LA SSJBM: VOTRE PASSEPORT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL O UI, JE DEVIENS MEMBRE Société Saint-Jean-Baptiste Cotisation régulière: 10 $ $ de Montréal (étudiant/e: 5 $) 82, rue Sherbrooke ouest Je fais un don $ Montréal H2X1X3 (514) 843-8851 Total $ Nom: Prénom: Adrpsse: Ann.: Ville: 1 r Code postal: Tél: Date de naissance: r Occupation: hI 1 Fl 1 % _________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________I « M.Lambert va vous rappeler.Il travaille sur un dossier important.» pamicipacTion Ne restez pas collé sur votre chaise.Étirez-vous entre deux appels.C’est bon pour votre dos et vos dossiers.À vous de jouer.Les piliers du festival Nanette Workman, Michel Sabourin, Boule Noire et Geneviève Paris.Du grand Boulet réincarné on»«ci PHOTO PC Marjo, une rockeuse toujours aussi populaire.chantait encore Gerry en guise de finale à Chansons pour durer, ce spectacle fourre-tout qui réunissait, ou enfin, tentait de réunir Marjo, Pierre Flynn, Daniel Lavoie, Boule Noire, Geneviève Paris, Vilain Pingouin, Nanette Workman et, rapatrié de Los Angeles pour l’occasion, cet incorrigible voyou de Tony Roman.I Le concept Chansons pour durer supposait, dans mon esprit, l’interprétation d’un florilège de refrains immortels du répertoire québécois.Les artistes participants se sont acquittés de cette mission avec brio dans la dernière heure d’un spectacle qui, hélas, en dura trois.Quand, autour de 23 h, Geneviève Paris a commencé le Musicien parmi tant d’autresd’Ilarmonium en coulisses (on la voyait sur l’écran géant) (jour le continuer sur scène, quand Lavoie a chanté Ferland (Sing Sing), quand Flynn s’est bombardé Plume (Ma porte de shed), un choix aussi inattendu qu’admirable), quand Nanette a crié Pag ( Pou de toi), quand Marjo a sublime à la fois Gerry ( Les yeux du coeur) et Jean-Pierre ( La route 11), les 70 000 fêtards ont enfin obtenu ce qu’ils désiraient depuis le début : des moments uniques qu’ils pourront chérir et raconter à leurs petits-enfants.Pour en arriver à ces véritables Chansons pour durer, il aura fallu endurer plus de deux heures des succès de chacun.Le temps d’un refrain plus enlevant, Le train de Vilain Pingouin, par exemple, ou Sur la roule de Flynn, la Nuit noire de Paris (un formidable blues acoustique) et la très jazzée Danse du smatle de Lavoie, la foule levait, agitait ses fleurdelisés, puis retombait et rongeait son frein.De plus, on s’interrogera sur la pertinence d’inclure le détestable Aimer d'amour de Boule Noire et surtout Lady Marmelade, la tartine disco de Patti Labelle popularisée chez nous par Nanette, au nombre des Chansons pour durer.Certes, il fallait justifier la présence de ces derniers, mais à quel prix ?Et même si, fan de ye-yé invétéré, j’ai exulté à l’apparition de Tony Roman, et bien que la réunion de Tony & Nanette, les Sonny & Cher québécois, m’ait absolument réjoui, on avouera que Tony, mal préparé, presque aphone, a lamentablement raté sa sortie.On lui saura gré, toutefois, d’avoir constitué le seul élément incontrôlable de cette soirée trop linéaire.À un moment donné, alors qu’il étirait indûment sa qua- , trième chanson, le show lui appar- : tenait et personne ne savait ce qu’il allait en faire.Dans la foule, sur l’estrade VIP, sur scène, le même flottement.Au soulagement de tous, Tony, un peu dépassé, n’a su que faire de ce potentiel d’anarchie rock’n’rollienne.Quoi qu’on en dise, I c’est à des rockers impénitents de ! cet acabit que le rock doit sa survie.! Qui d’autre aimait hurlé Land Of 1000 : Dances, en anglais, une veille de j Saint-Jean ?Sylvain Cormier UN REPORTAGE à la télé montrait Corbach en répétition, quelques jours avant le premier spectacle du groupe formé des vieux acolytes de Corbeau et d’Offenbach.On y voyait le fils de Gerry, Justin Boulet, chanter les premières mesures de Faut que j’me pousse.Dès que j’ai entendu cette voix qu’il a, passablement la même que celle que le paternel avait, les années d’alcool et de rock’n’roll en moins, j’ai frissonné et mon regard s’est embué.Bon sang, me suis-je exclamé, le Québec ne sait pas ce qui l'attend.Je n’ai assisté qu’au premier spectacle de Corbach, c’est-à-dire la courte prestation qu’il livrait samedi soir entre 23 h et minuit cinq après le spectacle thématique Le Québec a des elles sur la Grande Scène Lau-rentide Rock, volet extérieur et gratuit du Festival international rock de Montréal (le second avait lieu le lendemain en début de soirée sur la scène Découvertes, plus modeste).Devant une foule dense (au moins 50 000 personnes), chauffée à bloc par l’excellente performance des Mitsou, Marie Philippe, Marie Carmen, Joe Bocan et Laurence Jalbert, Pierre Harel a d’abord conféré à l’événement le caractère religieux qui s’imposait en reprenant le Dies Irae qu’Offenbach avait joué à l’Oratoire Saint-Joseph en novembre 1972.Deux chansons plus tard, après avoir entamé puis interrompu La Voix que j'ai parce que « seul Gerry peut la chanter », Harel a présenté Justin.Je n’oublierais jamais la rumeur qui s’est élevée de la foule lorsqu’elle a reconnu ce timbre rauque, ces intonations, ces rsavoureusement roulés.Les gens se regardaient entre eux, bouches bées, les yeux dans l’eau.Gerry était là, toujours vivant dans l’âme, le corps et la voix de son fils, et recousait nos coeurs patchéspleins d’trous.Harel et Corbach n’avaient plus qu’à reprendre leur Rirolarma et le tour était joué.Après l’émotion, on peut bien mourir de rire.De fait, bien plus qu’au Québec, c’est à Gerry que les spectacles de la fête Laurentide rock rendaient hommage.Le lendemain, en effet, on 12 ¦ Le Devoir, mardi 25 juin 1991 EDITORIAL Le retour à Victoria Jeffrey Simpson /£//£&£ £T IA T&Ært/Æ.ftUe.ÿJL* > v Les immigrants de Hong-kong Comme un chef de pompiers qui tenterait d’éteindre un brasier avec un pistolet à eau, le premier ministre du Canada a fait bien des sceptiques en créant, à la mi-décembre, un comité parlementaire mixte chargé d’étudier la formule d’amendement de la constitution.Rien ne semblait moins urgent, dans la crise canadienne, que le travail sur une formule dont la modification requiert l’unanimité des provinces et du gouvernement fédéral.Comme le Québec boude les négociations à onze depuis l’échec des accords du lac Meech, le débat semblait mort-né sans sa participation.Et le comité présidé par le sénateur Gérald Beaudoin et le député conservateur Jim Edwards ressemblait à une esbroufe pour donner une impression de mouvement.Les recommandations du comité, rendues publiques jeudi, éclairent autrement la stratégie fédérale : elles sont le coup d’envoi d’une « offre » au Québec, celle du retour du fameux « droit de veto » qu’il n’a jamais eu mais qu’il a l’impression d’avoir perdu.C’est une offre toute théorique encore, mais que le premier ministre du Québec s’empresse de déclarer recevable.Les prochains mois en réserveront bien d’autres, pour amollir l’opinion québécoise.Écartons d’emblée l’idée que le comité Beaudoin-Edwards se soit prêté à une charade.Constitutionnaliste chevronné, tout à fait incapable de rouerie politique, M.Beaudoin a dirigé quant au fond les travaux du groupe et a remis des recommandations techniquement impeccables.L’utilisation qu’on en fera, qu’on en fait déjà, lui échappe évidemment.On lui saura gré, quoi qu’il arrive, d’avoir fait dérailler avec maestria la démagogie néo-démocrate qui réclame à grands cris la création d’une assemblée constituante pour préparer les propositions de refonte du Canada.Le Nouveau Parti démocratique du Canada a en effet trouvé une façon élégante de courtiser les sentiments anti-Meech, en prenant à son compte les clichés de l’heure.Le peuple, paraît-il, s’est senti exclu, méprise, et trompé par des négociations entre « onze mâles blancs derrière des portes closes ».Curieux, tout de même, que ni la foule et encore moins le NPD ne gémissaient aux portes en 1981, quand des tractations encore plus clandestines ont exclu le Québec de la réforme constitutionnelle.Et que la révolte populaire ne se soit manifestée qu’au moment de l’inclure .Toujours -4- est-il que les troupes de madame McLaughlin se font du capital politique en expliquant aux Canadiens, comme le fait M.Lome Nystrom dans son rapport minoritaire, qu’une constitution est plus démocratique quand elle est écrite non seulement par des élus, mais par des intérêts particuliers.De tous les groupes chers au coeur toujours saignant du NPD ( des syndicats aux femmes, des handicapés aux autochtones ), seul le Québec n’est toutefois pas indispensable à l’opération « constituante ».M.Nystrom fait totalement silence sur le refus Le nez dans la poussière IL N’Y A pas à s’offusquer que LE DEVOIR rapporte les propos incendiaires de Paul Buissonneau.Ces propos, loin de rabaisser Mme Louise Latraverse, nous la rendent plus sympathique; nous savons bien qu’elle n’est ni « une salope », ni « une ordure ».M.Buissonneau en la traitant de la sorte n’a fait que de la projection.C’est lui-même qu’il rabaisse en injuriant cette femme respectée; car la victime est ennoblie par la souffrance que lui inflige son bourreau, alors que celui-ci se trouve dégradé, avili par la torture qu’il fait subir.Il est bien sûr regrettable que M.Buissonneau insulte celle qui fut autrefois sa compagne, les injures proférées n'en sont que plus condamnables; mais cela nous permet de nous faire une idée de la nature profonde de ce pittoresque personnage dont nous avons maintenant une piètre estime.Laissons ce collectionneur de balayeuses qu’est M.Buissonneau, le nez dans la poussière.Nous savons maintenant que l’ordure, c’est lui.LE DEVOIR se doit de nous donner l’information, fusse-t-elle pénible à connaître.Merci de contribuer à la divulgation de cette précieuse information.Claudette Longtin Montréal, 18 juin 1991 Le soutien à /’enfant DEPUIS LE tout début de la démarche de Mme Susan Thibaudeau, de Trois-Rivières, la Fédération des associations de familles monoparentales du Québec (FAFMQ) lui a fait connaître son appui.Cette démarche vise à faire changer la fiscalité concernant les pensions alimentaires octroyées pour les enfants.Il est à noter que nous souhaitons que cette pension alimentaire soit nommée allocation de soutien à l’enfant.À notre avis, cette cause devrait faire jurisprudence et régler à l’échelle du Canada la discrimination faite aux créancières de pension alimentaire pour enfants.Dans cette optique, nous avons conseillé à Mme Thibaudeau de faire un appel au fonds d’action et d’éducation juridique comme soutien dans cette cause type, pouvant aider nombre de femmes dans la même situation, à travers le Canada.Notre fédération est un organisme familial provincial voué à la défense et à la promotion des droits et intérêts des familles monoparentales.Les activités de ses 50 associations membres, tant au niveau local, régional que provincial, rejoignent près de 20 000 personnes par année.C’est avec beaucoup d’espoir que la du gouvernement élu du Québec de participer à ce forum, et presse Ottawa d’aller de l’avant.Il y a décidément plus séparatiste, en ce pays, que les indépendantistes québécois eux-mêmes.Ayant écarté ces dérivatifs poétiques que 150 groupes réclamaient de 150 différentes façons, le comité Beaudoin-Edwards s’en est tenu à l’essentiel, qu’est la formule d’amendement.Et il est revenu à la solution classique avec laquelle le Québec a flirté de plus près, celle des « quatre vetos régionaux ».La conférence de Victoria en a étudié une semblable en 1971, et le Québec l’a rejetée à l’époque pour des raisons touchant d’autres aspects de la réforme.Cette formule permet aux deux provinces les plus populeuses, le Québec et l’Ontario de bloquer tout changement constitutionnel ; il faudrait deux provin- ce droit de veto n ’est plus le Graal qu ’on nous a tant vanté.ces des Maritimes, et deux provinces de l’Ouest représentant 50 % de la population de la région, pour exercer respectivement les deux autres vetos.Ce qui revient, évidemment, à demander aux petites provinces de se reconnaître moins « égales » que les autres, ce à quoi elles répugnent toutes.L’Alberta, la plus active des provinces de l’Ouest dans le champ constitutionnel, récuse tout à fait l’idée d’être confondue dans une « région ».Comment le retour à Victoria sera-t-il possible dans de telles circonstances ?Le comité y voit avec deux autres rcommandations majeures.D’une part le gouvernement fédéral pourrait tenir un référendum pan-canadien consultatif sur une proposition constitutionnelle, dont le résultat ne serait concluant que s’il recueillait une majorité canadienne, et une majorité dans chacune des « régions ».Si tel était le cas, les provinces récalcitrantes pourraient mal résister à la pression.D’autre part on procédera à un troc qui pourrait les amener au compromis : une réforme du Sénat, par exemple, que pourrait proposer le prochain comité mixte du Sénat et des Communes, celui qui sera chargé cet automne d’étudier et de piloter la proposition constitutionnelle que le gouvernement fédéral entend présenter à l’ensemble des Canadiens.Il est possible que cette stratégie réussisse dans le reste du Canada, la réforme du Sénat étant l’objectif constitutionnel le plus cher à l’Ouest, et de plus en plus aux Maritimes.Le Québec récupérerait ainsi un « droit de veto » qu’il a toujours réclamé.Mais est-ce bien ce dont il a besoin aujourd’hui, et peut-on encore lire la réalité canadienne comme on le faisait il y a vingt ans à Victoria ?En cours de route, et notamment au FAFMQ suit de près le déroulement de cette cause en recours collectif dont le jugement aura un effet direct pour toutes les femmes cheffes de familles monoparentales qui reçoivent une pension alimentaire pour leur enfant.Céline Signori Montréal, 13 juin 1991 Formation des handicapés LA COMMISSION des écoles catholiques de Montréal (CÉCM) demeure toujours disponible pour s’associer à toute forme de projets visant à permettre à des jeunes adultes handicapés de poursuivre leur formation à titre de travailleur.A cet égard, la CÉCM a récemment soumis au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) un projet d’association en vue d’offrir du travail à ces adultes handicapés dans des édifices scolaires.Dans le cadre de ce projet, la CÉCM fournissait gratuitement les espaces, des formateurs à raison de deux jours/semaine, des équipements, des contrats, etc.Cette proposition répondait parfaitement aux attentes des parents concernés.Pour diverses raisons, le MSSS a accepté de ne constituer, à titre expérimental, qu’un groupe de 10 adultes handicapés, pour une durée de deux mois dans une école de la CÉCM.La CÉCM a exprimé, au nom des parents, sa grande déception.Rappelons que le Regroupement des écoles spéciales (RÉS) de la CÉCM a pour mission d’offrir des services éducatifs aux élèves âgés de quatre à 21 ans, lorsqu’ils sont LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSONMETTE Rédacteur en chef et directeur de l’information Bernard Descoteaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette.Jacques Chabot.Guy Deshaies FAI8 CE QUE DOI8 tournant des années 80, les ambitions du Québec ont changé.On a souvent fait grief au gouvernement du Parti québécois d’avoir lui-même « laissé tomber » le droit de veto, en 1981, quand il a accepté une formule de modification de la constitution, semblable à la présente, où il suffirait de sept provinces représentant 50 % de la population pour amender la plupart des aspects de la loi fondamentale du pays.Le Québec acceptait volontairement le risque de se retrouver en minorité, mais il exigeait en retour un « droit de retrait » de toute modification constitutionnelle qui ne lui conviendrait pas.Le premier ministre canadien de l’époque, M.Trudeau, avait habilement travesti cette proposition : le droit de retrait s’est retrouvé dans la constitution de 1982, mais une province qui oserait l’exercer ne recevrait aucune compensation financière, sauf en matière de culture et d’éducation.Si le Québec s’avisait de se bâtir « un statut particulier» d’un retrait à l’autre, comme le prévoyait le PQ à l’époque, il serait donc fortement pénalisé.C’est ce à quoi remédiait l’accord du lac Meech, qui reconnaissait le droit à une compensation financière pour toute forme de retrait.Quelle est la meilleure façon, pour le Québec, de s’affirmer comme « société distincte »?En bloquant les changements constitutionnels qui ne lui plaisent pas, grâce au droit de veto ?Ou en laissant les autres provinces évoluer à leur guise et en se retirant pour construire ses propres programmes au besoin ?Quand on bloque un changement, en tout cas, il n’a pas lieu et il n’est donc plus question de s’en « retirer ».Si bien que la solution Beaudoin-Edwards remet en cause le droit de retrait, même limité, que le Québec possède déjà.Il assure que le Canada ne pourra évoluer dans un sens que le Québec récuserait.Mais il ne permet pas au Québec d’aller où il le voudrait.Le « droit de veto » n’est plus le Graal qu’on nous a longtemps vanté et il est loin d’être certain que la formule de Victoria soit préférable à celle du lac Meech, du moins pour ce qui est de la marge de manoeuvre du Québec.Il est donc étonnant de voir M.Bourassa la proclamer « acceptable » tout de go, lui qui n’a cessé d’affirmer que le Québec ne se rallierait à aucune offre en deçà du contenu des accords du lac Meech.Si le « droit de veto » est au surplus assorti d’une réforme du Sénat qui soit conforme aux voeux de l’Ouest et des Maritimes, les offres ressembleront de plus en plus à celles qu’on peut refuser.Avec la loi 150, le gouvernement québécois s’est doté de comités qui auront à évaluer les propositions, s’il en est, en provenance du reste du Canada.Il serait bon que le premier ministre s’abstienne d’en bénir les premiers balbutiements et donne l’impression de vouloir négocier à rabais, comme ce pourrait être le cas avec ce retour à Victoria.Ce n’est surtout pas le moment.LISE BISSONNETTE handicapés.Par la suite, il revient au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) d’ac cueillir ces adultes dans des centres adaptés où ils peuvent se réaliser comme travailleurs avec le support de ressources spécialisées.À titre temporaire et supplétif, une entente avait été conclue, il y a quelque 10 ans, avec le ministère de l’Éducation pour que le RÉS poursuive, après 21 ans, la formation de ces adultes en espérant que le MSSS les assume éventuellement par le biais des centres adaptés.Loin de s’améliorer, la situation s’est aggravée puisque le nombre d’adultes handicapés s’est accru considérablement sur les listes d’attente du MSSS dans la région de Montréal et de Laval pendant cette période.Pendant ce temps au RÉS de la CÉCM, l’adulte handicapé, faisant partie du premier groupe scolarisé après 21 ans, atteignait l’âge de 30 ans et ce, toujours dans la même école depuis 13 ans.En conformité avec la loi 107, avec le régime pédagogique et dans le respect des responsabilités propres à chaque ministère, la CÉCM a décidé, en 1988-89, de ne plus scolariser au RÉS les adultes âgés de 21 ans et plus et ce, en deux phases : la première phase concerne les adultes âgés de 25 ans et plus et la seconde les adultes âgés de 21 ans et plus.Depuis, le MÉQ a statué qu’à l’échelle provinciale, il en serait de même à compter de l’année scolaire 1991-92.Jean Trottier Montréal, 18 juin 1991 De la myopie crasse JE TRAVAILLE en marketing et, à ce titre, je vois tous les jours les problèmes d’organisations qui sont dus à la myopie de leurs di rigeants.Ainsi dans l’article de Mme Martin, « La Bible traduite ou l’abrutissement à la québécoise » (19 juin), la myopie qui s’en dégage est fascinante, voire « crasse » ( ! ).Mme Martin, étudiante au doctorat en étu des françaises, donc sur la colline du savoir linguistique, ne voit déjà plus les 38 % de Québécois qui savent lire, mais avec des dif ficultés majeures et lorsque le texte qu’ils lisent est clair.En fait, dans la vie de tous les jours, ces gens évitent la lecture.( Enquête sur les capacités de lecture et d’écriture utilisés quotidiennement, Statistique-Canada).Et puis, vous savez, chère doctoresse, que cette Bible adaptée, vous n’êtes pas obligée de la lire ! ! ! Eh oui ! Ainsi, plutôt que de prêcher pour l’avenir de votre profession, regardez donc à qui ce projet s’adresse.Joel Paquin Montréal, 20 juin 1991 LE CANADA a toujours connu des vagues d’immigrants.Au cours du XIXe siècle, des immigrants des États-Unis, d’Irlande et d’Écosse ; au début du XXe, des immigrants d’Europe de l’Est ; après la Deuxième Guerre mondiale, des immigrants de divers pays européens ; au cours de la dernière décennie, des immigrants en provenance du tiers monde.Actuellement, la plus importante vague n’arrive ni d’Europe ni du tiers monde, mais de Hong-kong, géant économique et nain politique dont l’avenir, après le 1er juillet 1997, dépendra de la République populaire de Chine plutôt que de la Grande-Bretagne.À la fin des années 1990, le Canada comptera environ 750 000 ressortissants chinois venant principalement de Hong-kong et du sud de la Chine.J’ai récemment passé 10 jours à Hong kong et comme Canadien, j’ai ressenti chaque jour un certain malaise.Dans presque tous les autres pays du monde, le Canada fait rarement la manchette.Mais à Hong kong, les journaux sont pleins de nouvelles canadiennes.Le Canada à Hong kong est plus important que la Grande-Bretagne ou les États-Unis, pour une raison fort simple — beaucoup plus de gens de Hong kong émigrent au Canada plutôt que n’importe où ailleurs.Pour les citoyens de Hong kong, le Canada est une terre promise.On le considère comme sécuritaire, prospère, tolérant et très éloigné de la Chine communiste.L’Australie, en contrepartie, est considérée comme une société raciste, et les autres pays de l’Asie du Sud-Est n’ont pas la réputation de traiter leurs minorités particulièrement bien.Les États-Unis, jusqu'à tout récemment, étaient pratiquement inaccessibles à tout immigrant.Et la Grande-Bretagne, soit-disant mère-patrie, n’a jamais été très populaire, particulièrement depuis qu’elle a signé en 1984 une Déclaration conjointe avec la Chine, qui cède à cette dernière la mainmise sur Hongkong à compter du 1er juillet 1997.PRESQUE14 000 Canadiens vivent et travaillent à Hong kong.Chaque année, presque 30 000 citoyens de Hong kong émigrent au Canada pour échapper à la domination communiste en 1997.Plus de 50 000 résidants de Hong kong ont été éduqués au Canada et sont par la suite retournés à Hong kong.Des milliers d’autres ont passé jusqu’à trois ans au Canada, ont acquis la citoyenneté canadienne et sont ensuite retournés à Hong kong pour voir comment la vie changera après le transfert de pouvoir à la Chine.Cette immigration massive est très différente de ce que le Canada a connu jusque-là.Ces gens ne sont pas des réfugiés à proprement parler, puisqu’ils ne font que fuir un événement à venir : la reprise de Hong kong par la Chine.Ce sont majoritairement des gens riches et bien formés, contrairement à plusieurs autres immigrants au Canada.Certains sont immensément riches.Afin de profiter de cet exode de capitaux, le gouvernement canadien a mis en place des programmes spéciaux d’immigration pour les bien nantis.Ottawa a créé une catégorie pour investisseur, selon laquelle un résidant de Hong kong prêt à investir 350 000 $ (la somme était précédemment de 250 000 $) dans une entreprise canadienne, selon certaines balises, peut entrer au Canada comme immigrant.LE QUÉBEC qui a une entente particulière avec Ottawa, relativement à l’immigration, permet aux investisseurs de Hong kong de déposer 350 000 $ ou davantage en fiducie dans une entreprise bancaire québécoise, somme qui sera investie dans des PME québécoises.Il résulte de cette entente que le Québec reçoit beaucoup plus que sa part des investissements de Hong kong qu’il le devrait normalement, compte tenu de ce que les citoyens de Hong kong pensent tout d’abord a l’Ontario et à la Colombie-Britannique lorsqu’ils évoquent le Canada.La grande majorité des résidants de Hong-kong qui investissent au Québec ne vivent jamais ici.Ils investissent uniquement pour obtenir leur passeport et s’établissent ensuite à Vancouver ou à Toronto, où la communauté chinoise est en grande expansion.Le Québec est content, puisqu’il reçoit l’argent des investisseurs sans avoir à leur enseigner une langue seconde.Les immigrants sont heureux, puisqu’ils ont leur passeport canadien et n’ont pas à inscrire leurs enfants dans les écoles françaises du Québec, ce que pratiquement aucun ressortissant de Hong kong ne désire.Les autres provinces sont malheureuses puisque la combine québécoise donne à cette province un système particulier d’attraction de capitaux.Les immigrants de Hong-kong sont en train de changer les visages de Toronto et de Vancouver.Il y a 20 ans, il y avait un tout petit quartier chinois au centre-ville de Toronto.Ce quartier a quadruplé en dimension ; quatre autres quartiers chinois sont apparus dans la ville et ses banlieues.À Vancouver, les capitaux chinois sont partout visibles.De riches immigrants de Hong kong ont acquis des douzaines de propriétés dans les quartiers les plus cossus de Vancouver.Des milliers d’autres immigrants se sont établis dans la partie est de la ville où, avec d’autres immigrants, ils ont changé le système scolaire qui doit actuellement offrir à un enfant sur trois des cours d’anglais langue seconde.Un milliardaire de Hong kong a acheté l’ensemble du site d’Expo 86.D’autres compagnies de Hong kong ont acquis d’immenses immeubles commerciaux au centre-ville de Vancouver.La banque de Hong kong du Canada, fiüale de la banque de Hong kong et de Shanghai, vient d’ériger un magnifique édifice en plein centre de Vancouver.Les immigrants de Hong kong, issus d’une société dans laquelle les affaires de l’État étaient laissées aux Britanniques, ne participent pas à la vie publique canadienne.Leur culture est centrée sur la famille et les amis, non sur les institutions civiles ou politiques.Pour les Chinois de Hongkong, la politique est traditionnellement perçue comme sale et dangereuse.LA CULTURE de Hongkong enseigne les vertus du travail acharné et le respect de la famille.Tout le monde à Hong kong, sauf les gens très riches, semble guidé par le besoin d’aller de l’avant.Les gens travaillent régulièrement six jours par semaine, parfois sept.La majorité des gens travaillent dans des compagnies qui emploient moins de neuf personnes.C’est une véritable ruche bourdonnante d’activités.Sans ressources naturelles, le peuple de Hong kong a placé sa ville-État au lie rang des économies les plus puissantes du monde.C’est une merveilleuse nouvelle pour le Canada que d’apprendre que tant de gens d’une culture aussi industrieuse choisissent d’être éduqués au Canada et de s’y établir.Ce sont des gens industrieux, des travailleurs acharnés qui aideront le Canada à maintenir et à consolider ses liens avec l’Asie et toute la région du Pacifique.LETTRES AU DEVOIR
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