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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1991-09-28, Collections de BAnQ.

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/ HI ¦Bip Vol.LXXXII — No 225* ?Averses Max.: 10 Détail page B-7.Montréal, samedi 28 septembre 1991 Chainpigny r "LA PLUS GRANDE LIBRAIRIE FRANCOPHONE D'AMÉRIQUE" P.Vennal.Lâi'iCiK 4310 ST-DENIS, MONTRÉAL H2J 2L1 TEL.(514)844-2587 4 CAHIERS — 1.30 +tps tvq le cahier du j • amech r, Riopelle libre De retour de Montmagny, Jean Dumont rend compte d’une singulière confrontation entre Jean-Paul Riopelle et Jean-Julien Bourgault.Page C-1 Retour posthume d’Hubert Aquin • te plaisir îles L'éditeur Leméac avoue qu'Hubert Aquin « voulait détruire ce roman » qui ne trouva pas preneur dans les années cinquante.Et pourtant, aujourd'hui, 32 ans après son écriture, 14 ans après le suicide de son auteur, Leméac rend public L'Invention de la mort, premier roman écrit en 1959 par celui qui sera l'auteur de Prochain épisode et de Blocs erratiques.Tout sur ce « retour posthume » d'Aquin dans le cahier littéraire.Cahier D Les forces souverainistes exigent un référendum dès le mois de juin Bourassa fustige les tenants d’une consultation hâtive Jean Chartier et Michel Venne LE MOUVEMENT QUÉBEC, regroupement des forces souverainistes, appelle à un référendum sur l’avenir du Québec le 9 juin prochain au plus tard.Le président du MQ, M.Serge Demers, a aussi présenté une demande complémentaire, hier, au premier ministre du Québec : « Que la commission d'étude des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté propose dès cet automne la question qui sera soumise à la population lors du référendum sur la souveraineté».Le président du Mouvement Québec, M.Serge Demers, était flanqué lors de sa conférence de presse de MM.Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, respectivement chefs du Parti québécois et du Bloc québécois, ainsi que par les chefs de quatre centrales syndicales, à savoir MM.Gérald Larose, Fernand Daoust, Serge Turgeon et Mme Lorraine Pagè, de la CSN, la FTQ, l'Union des artistes et la Centrale de l’enseignement du Québec.Le premier ministre, M.Robert Bourassa, a mis peu de temps à répondre, depuis le caucus de son parti dans l’est de Montréal.Il a fustigé les tenants d'un référendum hâtif.« Ils se comportent comme des apprentis-sorciers, a-t-il déclaré en conférence de presse.Ils veulent lancer le Qué- bec dans l’inconnu, dans l’incertitude sans avoir au préalable examiné sérieusement les conséquences d’une décision aussi importante que celle-là.C’est une attitude irresponsable », a-t-il martelé.M.Bourassa juge qu'il faut d’abord laisser la commission mise sur pied dans la foulée de la loi 150 pour étudier les questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté faire son travail.•< On doit exa-Volr page A-4 : Référendum.Ottawa n’avait pas prévu le tollé Une analyse de Chantal Hébert PENDANT QUE le cabinet fédéral surveillait la grange, le feu était-il pris à la maison de ferme ?La question était sur bien des lèvres à Ottawa et Québec cette semaine alors que le gouvernement fédéral dévoilait ses propositions constitutionnelles.Car, quelques minutes après le dépôt du document fédéral, la clause de société distincte, fruit d’ardus et controversés recopiages au conseil des ministres, était tassée dans la marge du débat alors que la centralisation de vastes pouvoirs de gestion économique que propose Ottawa se retrouvait en vedette.Cela permettrait-il à un éventuel gouvernement fédéral, avec la complicité d’alliés provinciaux, de circonscrire la Caisse de dépôt, ou le fond Héritage de l’Alberta ?Ou à Ottawa de dicter les budgets des provinces ?À toutes ces questions prévisibles, la réplique fédérale a hésité, de mardi a hier, entre non et peut-être.À la fin de la semaine, ces improvisations parfois contradictoires aidant, le débat s'était propagé du Québec à Queen’s Park et même à Edmonton.Le gouvernement fédéral protestait qu’il n’avait jamais voulu couper les ailes économiques des provinces et en particulier celle du Québec.Une version édulcorée de l’union économique proposée par Ottawa avait été promise, encore que seulement en français.Scénario savamment calculé ou stratégie ratée ?Officiellement, à Ottawa, les faiseurs d’image parlaient hier d’un lancement à peu près sans bavures, soulignant que leurs propositions n’ont généré de levée de boucliers générale dans le reste du Canada, ni fin de non-recevoir à Québec.Mais, à entendre les témoignages de députés, à écouter les ténors fédéralistes du monde des affaires du Québec et à parler aux spéciaüstes en communications, la proposition flambant neuve d’Ottawa sort de sa première semaine avec des égratignures au Québec, certaines plus profondes que le gouvernement fédéral ne l’avait prévu.Car, pendant trois jours cette semaine, Ottawa a abandonné la patinoire au Québec à ses plus ardents critiques, et tout cela sur la glace où Jacques Parizeau entre autres est le plus agile, celle de l’économie.Voir page A-4 : Tollé MONTRÉAL SE MET À L’HEURE DE LA NOUVELLE DANSE PHOTO JORGE LEON Le 4e Festival international de Nouvelle danse de Montréal fera place en fin de semaine au « boom belge » avec Evento, du chorégraphe José Besprosvany et Sinfonia Eroica, de la chorégraphe Michèle-Anne De Mey (notre photo).La fougueuse troupe québécoise La La La Human Steps, fera quant à elle vibrer une fois de plus la Place des Arts ce soir, en présentant la dernière oeuvre d'Édouard Lock, C’est Destroy.Bush réduit l’arsenal nucléaire américain Les fonctionnaires brisent la trêve Le deuxième débrayage a presque viré à l’émeute d'après lu Presse Cutuidivnne OTTAWA — Rien ne va plus dans la fonction publique fédérale depuis midi hier : les fonctionnaires sont en effet de nouveau en grève, et ce, pour une période indéterminée.Ce deuxième débrayage, hier, a presque tourné à l’émeute, alors que plus de 5000 fonctionnaires ont bloqué les abords du Conseil du Trésor et qu'environ 2000 d’entre eux ont ensuite pris d'assaut la colline parlementaire.Ils ont mis à terre le chapelet de barricades qui entourent les édifices parlementaires pour se ruer vers les différentes entrées.Toutes les issues ont été immédiatement fermées pour empêcher les manifestants d’entrer.La trêve de onze jours entre le Conseil du Trésor et l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFI’C) a donc volé en éclats, après que le syndicat se soit retiré de la table de négociation accusant le gou-.vernement « d’intransigeance et de mauvaise foi ».Les négociations ont abouti à l'impasse tard jeudi.L’annonce de bonis offerts aux cadres et à des chefs d’organismes fédéraux est ¦< la goutte qui a fait déborder le vase », a indiqué Mme Joane llurens, la vice-présidente de l’Alliance.Le syndicat trouve insultante la prime île 500 ?que le gouvernement offre à quelque 10 000 de ses membres les moins bien payés alors qu’il est prêt à offrir des bonis jusqu’à 80 000 $ à ses dirigeants de sociétés et cadres.« C’est un geste cynique et provocateur», a soutenu Mme llurens.Celle-ci a ajouté que le gouvernement tient toujours au gel des salaires et qu’il demeure inflexible sur la plupart des demandes de l’Alliance.Le président du Conseil du Trésor a nié que les cadres et les dirigeants de sociétés allaient recevoir des primes cette année, puisqu’elles Ont été gelées comme les salaires.En conférence de presse, hier, M.Cilles Loiselle a indiqué qu’il n'avait pas pour le moment l'intention de faire adopter la loi spéciale de retour au travail, qui a été suspendue durant les négociations, mais qu’il attendrait à lundi pour évaluer l’impact de la grève sur les services et le public.En cas de désobéissance à la loi, l’Alliance s’expose à 100 000$ par Voir page A-4 : Fonctionnaires WASHINGTON (Reuter) — Le président américain George Bush a annoncé hier soir la plus importante réduction de l'arsenal nucléaire américain depuis la course aux armements de la Guerre froide.Dans un discours prononcé depuis le Bureau ovale de la Maison blanche, George Bush a annoncé que les Etats-Unis élimineraient toutes leurs armes nucléaires tactiques sur terre, redéploieraient en territofre américain tous les missiles de croisière installés sur des navires de guerre, et mettraient fin au système d'alerte qui prévaut pour les bombardiers stratégiques américains depuis 24 ans.Jocelyne Richer de notre bureau de Québec FLEURON de l’économie québécoise, Hydro-Québec revendique que l'État accorde à la culture une place aussi fondamentale qu'à l’économie, « en raison du contexte propre à la société québécoise».Cette priorité donnée au domaine culturel devra se traduire, au sein de l’appareil gouvernemental, par un soutien non équivooue.Rappelant que la société québécoise est « une Les réductions recouvrent plusieurs milliers de pièces d’artillerie nucléaires, ogives et missiles déployés en Europe et en Corée du sud.Elles-touchent également plus de 400 missiles de croisière Tomahawk installés à bord des sous-marins et navires américains, ainsi que les bombes nucléaires chargeant les bambardiers stratégiques.George Bush a déclaré avoir pris cette décision en raison de l’« opportunité sans précédent » que constitue la mort du communisme en Union soviétique.Il a ajouté que les États-Unis entameraient de manière immédiate et unilatérale ces réductions.enclave d’à peine six millions de francophones dans un continent peuplé par 300 millions d’anglophones, il nous apparaît indispensable que l’État assume ici un rôle dynamique de soutien et de promotion de la vie culturelle, ne négligeant pour ce faire aucun des moyens qui sont à sa portée.» Fin ce sens, llvdro-Québec semble accréditer clairement l’idée centrale et l’esprit du rapport Amin sur la politique culturelle, selon lequel l’État québécois devrait faire du développement culturel une de ses grandes Il a également invité Moscou à procéder à une élimination comparable.L’Union soviétique devrait « prendre la route avec nous », a-t-il dit.« Il est temps désormais de saisir cette opportunité », a déclaré le chef de la Maison-Blanche.« Maintenant, le peuple soviétique et ses dirigeants peuvent se défaire du lourd fardeau d’un arsenal nucléaire dangereux et coûteux qui a menacé le monde pendant les cinq dernières décennies ».Le président américain a précisé s’etre entretenu hier avec le président soviétique, Mikhail Gorbatchev, et le président russe, Boris Eltsine.Leur réponse a été « positive et pro- missions, au même titre que la prospérité économique ou la protection sociale.C’est ce qui se dégage du mémoire, d’une vingtaine de pages, que la société'd’État présentera à la commission parlementaire sur la culture, au cours des prochaines semaines, et dont LE DEVOIR a obtenu copie.Posant pour prémisse que « l’identité collective repose en bonne partie sur la vitalité de sa vie culturelle », Hydro-Québec y rappelle le rôle central que doit jouer le ministère des metteuse », a-t-il dit.Un haut responsable américain a toutefois indiqué que l’Union soviétique n’avait formulé aucune promesse.George Bush a également déclaré que les États-Unis neutraliseraient dès maintenant les missiles longue portée dont' la destruction est prévue pour les prochaines années par le traité START signé entre Moscou et Washington.Il a ajouté avoir décidé d’annuler le remplacement prévu de missiles nucléaires à courte portée équipant les bombardiers stratégiques américains.Le président américain a en outre Voir page A-4: Bush Affaires culturelles, à qui il incombe « de mobiliser tous les intervenants du milieu pour assurer le plein épanouissement de la vie culturelle de notre société ».La proposition de politique culturelle, publiée en juin dernier, semble avoir eu un certain impact dans les bureaux de la tour du boulevard René-Lévesque, suffisamment en tout cas pour amener l’entreprise à revoir « en profondeur», depuis toute son intervention visant le soutien à la culture et aux arts.Voir page A-4 : Hydro-Québec Hydro-Québec souscrit au rapport Arpin La société d’État recommande que la culture soit une priorité du gouvernement LA LITTÉRATURE S’ÉCRIT AU BORÉAL ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦MM WÊÊÊÊBÊÊ rations Déstnc ,\u tuoft .es Choses d’un )oüt EMMANUEL AQUIN Désinc arnations 208 pages -18,95 $ GILLES ARCHAMBAULT Les Choses d’un jour 156 pages -17,95 $ i'/Xccioem .fcroiw»""- McVùtfW: deW#eUt HH JEAN-MARIE POUPART L’Accident du rang Saint-Roch % pages -14,95 $ CLAUDE-EMMANUELLE YANCE Alchimie de la douleur 128 pages -16,95 $ ^ Boréal « A-4 U Le Devoir, samedi 28 septembre 1991 La proposition fédérale est compatible avec Allaire, di Michel Venne CONTRAIREMENT à plusieurs militants de son propre parti, le premier ministre Robert Bourassa estime que le projet constitutionnel fédéral est compatible avec le rapport Allaire, y compris sur la question de partage des pouvoirs.Du même souffle, il met en garde ceux qui restent braqués sur le chif- : OTTAWA (PC) — Peu importe le sort réserve aux propositions constitutionnelles, le gouvernement fédéral continuera d’être présent de bien des façons dans le domaine cul- • turel au Québec, où son action a per-, mis l’émergence d’une culture originale.« Plusieurs écrivains, plusieurs chanteurs et plusieurs artistes du ' Québec ont atteint la notoriété grâce • aux institutions culturelles fédérales, .que ce soit Radio-Canada, Télé-Film • ou le Conseil des arts.Les institu-, tions culturelles fédérales ont joué : un rôle clé dans l’émergence de la ; société distincte », a déclaré hier le ministre fédéral de la Culture, M.' Perrin Beatty, à l’issue d’une rencon- • tre d’une heure avec les représen-; tants du miüeu artistique canadien.; « Serons-nous totalement absent .d’une province du Canada?Non.Il y a un role à jouer pour le gouverne-; ment fédéral dans chacune des pro-.vtnees.Il nous reste à le définir », SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Référendum miner les coûts de la souveraineté », dit-il.Il faut voir la question de négociation des traités, le libre-échange par exemple, comme celle du déficit.« La Commission Bélanger-Campeau parlait d’un déficit de 8 à 9 milliards!» dans un Québec souverain.Le chef du gouvernement estime que le sondage Léger et Léger publié hier montre bien que « meme si les Québécois ne sont pas heureux avec les propositions fédérales (72 %), ils veulent que le Québec continue de t négocier, qu’il retourne à la table (56 %), qu’il ne coupe pas les ponts » (contre 58% qui veulent un référendum maintenant).« Ça ne m’étonne pas, dit-il.C’est le bon sens légendaire des Québécois ».Le Mouvement Québec affirme d’entrée de jeu que « les Québécois sont prêts à voter au référendum québécois dès aujourd’hui ».M.Demers s’est attaqué aux positions de M.Bourassa : « Le premier ministre du Québec a déjà compromis toute sa position de négociation dans le dossier ».Le président du MQ accuse M.Bourassa de s’être tenu à l’écart à la fin du congrès de son parti sur le rapport Allaire.Cette fois-ci, il le fait avec les conclusions de la Commission Bélanger-Campeau : « M.Bourassa donne l’impression d’accueillir favorablement les propositions fédérales.Pendant trois ans il a affirmé qu’il ne reculerait jamais en deçà des cinq conditions de l’entente du lac Meech ».Le président du MQ a rappelé deux acquis historiques qui auraient pu inspirer une position initiale forte de M.Bourassa : « Les caractéristiques distinctes ont été définies dès l’Acte de Québec de 1774.Et, les transferts de responsabilités ont été dévolues de manière exclusive aux provinces dès 1867 ».En dépit de ces précédents, le Québec s’est placé dans une position dérisoire.Or, quand on veut négocier, réitère M.Demers, il faut dès le départ se placer dans une position de force.Le président du Mouvement Québec souligne qu'il n’y a rien sur l’é- fre 22 (le nombre de secteurs dans lesquels Allaire réclame compétence exclusive pour le Québec).Dans certains cas, nommément l’assistance sociale, M.Bourassa affirme qu’il pourrait être plus avantageux parce que moins coûteux pour le Québec de laisser Ottawa maintenir sa présence et sa juridiction.Au terme de la réunion du caucus des députés libéraux, hier à Mont- ajoute M.Beatty, qui était accompagné pour la rencontre de son collègue des affaires canadiennes, M.Joe Clark.Pour le responsable du cahier de propositions constitutionnelles au gouvernement, il s’agissait d’une première prise de contacts avec la Conférence canadienne des arts, groupe de pression qui affirme représenter près de 200 000 artistes de toutes les provinces et dont fait partie l’Union des artistes du Québec.« Je suis encouragé par les rencontres », s’est contenté de dire M.Clark au sortir de la réunion.Pour sa part, le président de la Conférence, M.Patrick Close, s’est montré prudent, bien que de façon générale, a-t-il dit, l'association approuve la démarche entreprise par Ottawa.« Nous sommes encouragés par la proposition gouvernementale, notamment son intention de continuer de jouer un rôle dans le domaine culturel.Nous l’encourageons ducat ion dans le document fédéral, de sorte qu’Ottawa pourra céder des responsabilités en ce domaine dans quelques mois, et avoir l’air de ce fait d’être généreux, tout en se gardant la définition de normes nationales.à son avis, Ottawa reconnaît la Constitution de 1867 quand les provinces acceptent son rôle dans les domaines mentionnés.« M.Bourassa a signé le rapport de la Commission Bélanger-Campeau.Mais, il rejoint le camp de ceux qui ne l’ont pas signé.C’est à l’encontre des revendications du Québec ».En plus de ne pas défendre les recommandations des commissions Allaire et Bélanger-Campeau qu’il a toutes deux créées, le premier ministre va aussi à l’encontre de la loi 150 qu’il a fait adopter, de l’avis de M.Demers.« Les articles 5 et 6 de la loi 150 stipulent que la commission a pour mandat d'examiner toute nouvelle offre de partenariat du gouvernement du Québec au gouvernement du Canada.Toute offre, y est-il écrit, doit lier formellement les gouvernements du Canada et des autres provinces ».En conséquence, pour le président du MQ, M.Bourassa détourne la lettre et l’esprit de la loi 150.Il déclare: « Nous demandons à M.Bourassa d’exprimer sans ambiguïté la position du Québec.La loi 150 a été adoptée du fait que le PLQ détient la majorité à l'Assemblée nationale.On demande à M.Bourassa d’être conforme à ses propres engagements ».Le chef du Bloc québécois, M.Lucien Bouchard, a quant à lui situé l’offensive fédérale dans le contexte des trois dernières décennies.Cette offensive va à contresens de la révolution tranquille : « Toute l’action politique du Père du Québec moderne, Jean Lesage, et en passant par René Lévesque, tend à récupérer les pouvoirs economiques à Ottawa ».M.Bouchard juge qu’on assiste à l’offensive la plus radicale pour récupérer « la substance économique à Ottawa ».Pour lui, ce modèle-la est cassé.Le président du Bloc québécois attaque avec virulence le ministre responsable des propositions constitutionnelles.Lui-meme pris à partie à la Chambre des communes, il contre-attaque de la manière suivante : « M.(’lark fait le travail de M.Chrétien en 1982.Il a pris le bâton du pèlerin.Il lance des insultes.Il refuse de discuter du fond.Le portrait de M.réal, le premier ministre a soutenu que plusieurs dispositions du document fédéral permettront de récupérer une bonne partie des 22 pouvoirs réclamés par le Parti libéral.« Je ne dis pas que c’est satisfaisant à 100 %, dit-il.Mais on y trouve des références et l'expression de la volonté d’améliorer le partage des compétences entre les niveaux de gouvernement ».en ce sens », a-t-il déclaré.Cette prise de position n’est pas originale.Au Canada, on a souvent répété ces derniers jours que le gouvernement fédéral occupait dans le domaine culturel une place qu’il mérite.Même les francophones hors Québec se sont prononces contre une dévolution au Québec des pouvoirs fédéraux dans le domaine des communications.Encore hier, à la Chambre des Communes, le député acadien Douglas Young (Acadie-Bathurst) est intervenu pour dire son inquiétude devant les velléités québécoises.*< Depuis un an, la Coalition pour une télévision de langue française en Acadie s’oppose au transfert des pouvoirs du fédéral aux provinces en matière de culture et de communication, et de façon plus particulière revendique une préférence accrue de la Société Radio-Canada en région », a-t-il déclaré.Selon le député, le gouvernement Clark comme d'un anglophone à l’écoute du Québec est complètement faux.Ils ont très mal lu (a Ottawa) ce qui se passe au Québec.La réaction du Québec profond, ce n'est pas ça ».M.Parizeau s’en est pris aux positions consécutives de M.Bourassa sur le droit de veto.« Ça indique bien comme on est largement en deçà de Meech ».Lors de sa déclaration de mercredi.M.Bourassa n’a pas parlé du droit de veto.Puis, le lendemain, il mentionne le droit de veto comme prérequis.Pour M.Parizeau, ça n’a pas la même force qu’une déclaration initiale établissant que le droit de veto n’est pas négociable.C’est en quelque sorte un signal.En anglais, M.Parizeau a émis l'opinion qu’une mention de l’exigence du droit de veto dès mercredi par M.Bourassa aurait suscité une forte réaction de Clyde Wells, et qu’en conséquence les négociations constitutionnelles seraient déjà dans une impasse.Le président du PQ a aussi analysé la question de l'union économique en ces termes : « Le gouvernement fédéral se dit que l’économie est dans un état d’urgence.Il demande donc que les pouvoirs économiques des provinces lui soient transférés.C’est l’équivalent de la déclaration de la loi des mesures de guerre économique.Il n’y a pas une autre province qui a poussé aussi loin que le Québec ses politiques économiques.On se donne donc le pouvoir économique de vous faire disparaître ».Après la déclaration de M.Bouchard, un journaliste s’apprêtait à poser une autre question au chef du Bloc québécois, mais M.Parizeau a interrompu celui-ci pour faire une mise au point en anglais : « I made a mistake », « Je me suis trompé ».M.Parizeau a dit qu'il était allé trop loin en comparant l’union économique à la loi des mesures de guerre.Plusieurs journalistes anglophones discutaient du revirement de M.Parizeau à la fin de la conférence de presse, faisant des blagues sur l’utilisation possible hors contexte de ce qui sera désormais le « I made a mistake ».4 Tollé Quant au ministre aux Affaires constitutionnelles.Joe Clark, qui aurait dû garder avec vigilance les filets fédéraux, il était occupé à la place à tirer sur tout ce qui bouge Visiblement, M.Bourassa essaie de réhabiliter dans l’opinion cet aspect du projet fédéral qui a été lourdement critiqué par les militants de son propre parti estomaqués par l’ampleur du fossé qui sépare à leur avis le projet fédéral de leurs revendications.Plusieurs députés l’ont d’ailleurs fait savoir avec humeur, selon les échos venus aux oreilles des journalistes, au cours du caucus des fédéral irait à contre-courant s’il accordait au Québec la compétence en la matière.« Ce transfert aurait pour effet d’isoler davantage les communautés de langues officielles », a-t-il soutenu.Plus prudent, le président de la Conférence des arts n’ose pas se prononcer sur les désirs d’autonomie provinciale manifestés par le Québec en matière culturelle.Le rôle de son organisme, rappelle-t-il, ne consiste pas à diviser des membres mais à prendre des positions qui rallieront la majorité.Quant au Québec, M.Close estime qu’il appartient au Québec de faire ses choix.« Peu importe les décisions qui seront prises au Québec par la communauté culturelle, la Conférence est d’avis qu’en ce qui a trait au reste du pays, nous appuyons la présence du gouvernement fédéral tant en matière de politique que de subventions », conclut-il.sur les bancs souverainistes.« On a jamais pensé que ça tournerait comme ça », confiait à la fin de la semaine un haut fonctionnaire au sujet de la controverse soulevée par le projet d'union économique d’Ottawa.Selon lui, les ténors québécois du cabinet, notamment le président du Conseil du Trésor Gilles Loiselle aux prises au même moment avec une grève dans la fonction pubüque, n’avaient as porté une attention particulière cet aspect de la proposition fédérale.Et, de l’autre côté de la table, chez les ministres du reste du Canada, on aurait sous-estimé la rapidité et la vigueur de la réaction à attendre.Pris au dépourvu, le gouvernement a improvisé sa réponse.« Joe Clark a besoin d’une nouvelle stratégie de communications au Québec », diagnostiquent aujourd’hui plusieurs spécialistes de la question qui connaissent le terrain.Car la stratégie du principal ministre constitutionnel fédéral, pendant la semaine cruciale du lancement de sa proposition, se résumait à systématiquement étiqueter de « séparatiste » chaque critique émanant du Québec.Or, loin de faire ses preuves, cette stratégie n’a pas fait la semaine : ¦ Mardi : Brian Mulroney se lève à la Chambre des communes pour dévoiler les propositions du gouvernement.Malgré bien des fuites, fort peu de détails sur l'union économique proposée n’ont circulé.Or, il s’agit, confirme le document, de son plus gros morceau.Pourtant, une heure plus tard, en conférence de presse, Joe Clark a peu de détails à fournir aux journalistes.Son gouvernement a soumis des textes juridiques pour appuyer ses propositions économiques.Mais ni le ministre, ni la sous-ministre Jocelyne Bourgon ne sont en mesure de préciser leur portée, sinon pour dire qu’Ottawa n’a certainement pas de visées sur les institutions financières du Québec ou d’ailleurs.La Caisse de Dépôt ?, demande-t-on au ministre.« Usera toujours possible de la protéger puisque des dispositions sont prévues dans l’intérêt national », marmonne-t-il.Le gouvernement va pourtant passer les 48 heures suivantes à soutenir mordicus que la Caisse n’est aucunement menacée.Une autre heure plus tard, même scénario, mais avec les hauts fonctionnaires.À l’exemple : cette proposition permettrait-elle à un éventuel gouvernement fédéral de circonscrire la Caisse de dépôt, un haut fonctionnaire répond que c’est une fausse prémisse, qu’un gouvernement n’envisagerait pas une telle mesure.Le même fonctionnaire, qui compte des années de service à Ottawa, n’ajoute rien quand on lui rappelle que c’est exactement ce qu’a tenté le gouvernement de Pierre Trudeau avec le hill S-31 en 1982.¦ Mercredi : à la Chambre des Communes, le Bloc québécois passe à l’offensive et soumet le même scénario au ministre Clark.« Pure malhonnêteté », réplique-t-il, sans cependant fournir le moindre argument solide à l’appui de sa thèse.Une heure plus tard, au cours de la première session du comité Castonguay-Dobbie, le ministre précise sa ligne de pensée.« Les seuls commentaires négatifs viennent de gens qui veulent détruire le Canada », rapporte en effet Joe Clark aux députés et sénateurs.Au même moment, ou presque, Robert Bourassa est à tirer le tapis de sous la réplique du ministre fédéral.Le premier ministre du Québec indique en effet que telle que proposée, l’union économique est innacccptable.¦ Jeudi, confrontés aux paroles de Robert Bourassa et à celles de Claude Béland, dont le Mouvement Desjardins n’aime pas l’allure des propositions, ce sont les ministres du Québec qui commencent à jeter du lest.Depuis mardi, leurs téléphones deux derniers jours.Certains membres du comité présidé par Me Jean Allaire, charge au printemps dernier de proposer un nouveau programme constitutionnel aux libéraux, ont eux-mêmes soutenu ces derniers jours que le projet fédéral était « très, très loin » des demandes formulées dans leur rapport.Les fédéraux « n’ont visiblement pas compris le message », dit M.Michel Bissonnette.Ottawa « n’offre pas grand-chose » auplan du transfert des pouvoirs, affirme M.Fernand Lalonde.Le président du comité lui-même, Me Jean Allaire, a parlé de « fossé » et de « différence énorme » entre les conceptions du fédéralisme défendues respectivement par son comité et dans le texte fédéral.Le président des Jeunes libéraux, M.Mario Dumont, a repris le même discours.En entrevue au DEVOIR cette semaine, il affirme que les deux documents « ne sont pas de la même étoffe ».Si on met les deux documents côte-à-côte, « on se rend compte qu’il n’y a aucune correspondance», dit-il.M.Bourassa soutient au contraire que plusieurs dispositions du document fédéral permettraient au Québec d’atteindre de manière détournée ses objectifs.L’une de celles-là est la limite imposée au pouvoir fédéral de dépenser, dans les domaines de compétence provinciale, assortie d’un droit de retrait avec compensation financière pour les provinces qui refusent de participer aux programmes cofinancés.Le premier ministre reconnaît que cette disposition ne s’applique pas aux programmes qui existent déjà.(Il oublie d’ajouter que le droit de retrait est conditionnel à l’établissement, par la province non participante, d’un programme qui atteindrait le même objectif).Mais il ne s’en formalise nullement.« Bien sûr ce n’est pas rétroactif, dit-il.Mais si nous demandons que ce soit rétroactif, comment pouvons-nous évaluer les coûts ?L’assistance sociale, par exemple : il n’y a pas d’évidence que nous payons plus que ne dérougissent pas.Un fédéraliste important du monde des affaires m’a dit qu’il faudrait voir à baliser tout cela, a confirmé Benoît Bouchard.« S’il le faut, on changera le libellé », promet Gilles Loiselle.En soirée à Châteauguay, Joe Clark énonce pour la première fois clairement en français les limites des intentions de son gouvernement.Et il reconnaît impücitement que son document peut soulever des inquiétudes.« S’il est ambigu, il sera modifié », déclare-t-il à son tour.La proposition fédérale, fruit de pas moins de 15 réunions ministérielles et des meilleurs cerveaux fédéraux, a 60 heures.4 Bush proposé que les États-Unis et l’Union soviétique négocient rapidement l’élimination de tous les missiles stratégiques à ogives multiples déployés sur terre par les deux pays.Cette proposition pourrait concerner notamment les missiles SS-18 soviétiques à dix ogives, considérés par Washington comme l’arme soviétique la plus performante.Un haut responsable américain a précisé que les États-Unis n’élimineraient pas leurs missiles stratégiques installés à bord de sous-marins, très craints par Moscou.On indiquait également à Washington que le processus de réduction serait entamé immédiatement, mais pourrait etre freiné si l’Union soviétique ne faisait aucun geste.Avant son discours, le sixième qu’il prononçait depuis le bureau ovale, George Bush a consulté le président François Mitterrand, le chancelier allemand Helmut Kohl et le Premier ministre britannique John Major.« Nous assurerons, bien sur, le maintien d’une capacité nucléaire aérienne efficace en Europe.Ceci est essentiel pour la sécurité de l’OTAN », a-t-il dit.Outre la décision d’éliminer les engins nucléaires déployés en Europe, la décision de détruire ou de stocker les missiles de croisière Tomahawk, d’une portée de 2400 km et d’une très grande précision, est une concession majeure à l’Union soviétique.« L’essentiel est que, dans des cir-contances normales, nos navires ne transporteront pas d’armements nucléaires tactiques », a-t-il dit.L’Union soviétique dispose de ses propres missiles de croisière avec près de 150 SS-21 installés à bord de ses sous-marins.Le SS-21 a une portée de.1000km, maison ledit moins précis que le Tomahawk.Etats-Unis et Union soviétique ont chacun plus de 1100 missiles balisti-quesd’une portée de plus de 8000 km.La France s’est réjouie des propositions avancées par le président américain George Bush, qu’elle a qualifiées de « véritable tournant » dans le désarmement nucléaire.« L’initiative du président Bush amorce un véritable tournant dans le désarmement nucléaire », selon un communiqué publié dans la nuit par l’Elysée.« La France s’en réjouit et examinera très attentivement les mesures proposées comme les réactions qu’elle susciteront », poursuit le communiqué.Elle « approuve toute perspective de progrès dans la voie de la diminution et de la destruction effective des armes nucléaires, dans laquelle elle est prele à s'engager elle-meme le moment venu selon des conditions qu’elle a énoncées en septembre 1983 devant les Nations Unies », ajoute le communiqué de la présidence française.•l'ai besoin *U* vatrv aitlv.Je continue de me battre pour le droit a l’avortement médical pour toutes les femmes canadiennes.Je viens d’ouvrir une clinique a l.dmonton.en Alberta, malgré les attaques et les menaces des fanatiques religieux farouchement opposés aux droits et au bien-être des femmes.Je me bats encore contre le Gouvernement de la Nouvelle-Écosse qui en appelle du verdict en ma faveur à la Cour Suprême du Canada.J’ai intenté des poursuites contre le Gouvernement au Manitoba qui refuse de payer les honoraires des médecins qui travaillent dans ma clinique de Winnipeg.J’ai l’intention d’intenter des poursuites légales pour les mêmes raisons contre les gouvernements du Nouveau-Brunswick.de Terre-Neuve et de f ile du Prince Edouard.Je vous demande de m’aider a couvrir les dépenses légales nécessaires pour mener a bien la lutte pour les droits des femmes a l'avortement médical et l’accès a des services.Votre aide financière, si minime qu’elle soit, va m’aider à mener cette lutte jusqu'à la victoire.Je vous demande une contribution par solidarité avec des femmes qui n’ont pas encore bénéficié, comme les québécoises.de la légalisation de l’avortement et de l'établissement de services adéquats.Henry Morgcntaler, M.l).Vous pouvez envoyez votre contribution au: Fonds de Défense Morgentaler, a/s Clinique Morgentaler 2990 Monoré-Bcaugrand, Montréal, Que.Mil, 5Y6.P.S.Nous ne sommes pas en mesure de donner des reçus pour fins d’impôt.Dr.Henry Morgentaler ¦S’A Ottawa continuera d’être présent dans le domaine culturel au Québec Bourassa nous recevons d’Ottawa.Soyons responsables.» Si l’application de cette disposition n’est pas rétroactive, cela signifie que la présence d’Ottawa dans toute une série de programmes cofinancés déjà existants (le financement des universités, pour ne nommer que celui-là) serait maintenue.Et dans ces cas, l’objectif libéral de supprimer les chevauchements et les dédoublements ne serait pas atteint.Le chef du gouvernement souligne par ailleurs qu’Ottawa annonce son intention de reconnaître la compétence exclusive des provinces dans six des 11 secteurs déjà de juridiction provinciale selon la Constitution de 1867 et réclamés par Allaire (tourisme, foresterie, mines, loisirs, logement, affaires municipales); qu’il consent à remettre aux provinces la formation de la main-d’oeuvre (le ministre responssable, M.André Bourbeau, a déjà dit cette semaine que ce n’était pas suffisant) et les pouvoirs résiduels; qu’il annonce son intention de consentir à des délégations de pouvoirs législatifs et de conclure avec les provinces des ententes sur la culture et l’immigration.M.Bourassa ne dit pas cependant que toutes ces dispositions sont conditionnelles ou limitées.En matière de culture, par exemple, Ottawa garde la main haute sur les grandes institutions nationales.QuanUau transfert des six pouvoirs don) parle le premier ministre, Ottawa affirrpe qu’il veut tout de même discuter avec les provinces de son rôle à lpi dans ces secteurs.Est-ce dire qu’il ne se retire pas complètement.Déjà mercredi, M.Bourassa suggérait d’aborder la question par une approche qualitative plutôt que quantitative.Il a toujours dit, d’ailleurs, que le rapport Allaire n’était pas « à prendre ou à laisser », bipn que ce soit « une référence incontournable ».Il est aujourd’hui playé dans la situation où il devra, dans les prochains mois, convaincre les militants de son parti, en particulier ceux qui ont pris le virage nationaliste, que sa vision à lui est la bonne.4 Hydro-Québec Déjà, Hvdro-Québec annonce qu’elle n’hèsitera pas à revoir ses pratiques afin d'assurer un meilleur soutien aux créateurs en région.Mais, surtout, l’entreprise entend ne pas exporter seulement des kilowatts, en mettant « en tête de liste » l’objectif de favoriser « la visibilité internationale des créateurs québécois ».« Miser sur ce que nous avons de meilleur pour conquérir les marchés extérieurs, telle sera la clé de notre succès sur la scène internationale ».Quant à savoir quel type de contenu Hydro souhaite voir inclus dans la future politique culturelle, on peut lire dans le document que, pour donner un nouvel élan à l’intérêt pour jes sciences « qui s’éveille à peine gu Québec », on voudrait que soit réservée une place à la culture scientifique et technique, un domaine sur lequel la proposition Arpin « demeure muette».« Culture et science doivent interagir avec force afin de créer un climat propice à l’innovation technologique et au progrès économique qui lie peut manquer éventuellement d’en découler.» Le mémoire décrit par ailleurs l’implication passée et actuelle'de l’entreprise dans le champ culturel, à titre de « citoyen corporatif responsable ».Ses contributions comprennent à la fois le support financier à des centaines de créateurs et d’organismes (troupes de théâtre,'de danse, musées, etc.) ainsi qu’à des événements majeurs.Cet appui se manifeste sous forme de dons, de commandites et de subventions.1 Entreprise prestigieuse et réputée pour brasser des milliards de doll lars, Hydro-Québec est extrêmement sollicitée par les artistes : elle reçoit environ 2000 demandes d’aide par année.L’an dernier, la société d’État a versé trois millions de dollars aux créateurs.Elle dit ne pas avoir hésité à encourager des initiatives artistiques « à plus haut risque », sans chercher de « rentabilité immédiate », parce que « la création artistique comporte des dimensions plus larges que la seule rentabilité immédiate, et chaque expérience s'accompagne d'un processus d’apprentissage qui contient le germe d’un enrichissement collectif parfois insoupçonné».Hydro-Québec déclare s’efforcer constamment de trouver un équilibre entre son obligation de « gérer prudemment des fonds publics et ses devoirs de citoyen corporatif engagé et attentif aux besoins de la société » 4 Fonctionnaires jour, ses dirigeants à 50 000 $ et lés fonctionnaires à 1000$ par jour.M.Loiselle s’en ait pris à l’Alliance qui a provoqué l’impasse, a-t-il dit.Mais il refuse toutefois de nommer un médiateur, que l’Alliance té-dame, parce que, dit-il, •< le gouver nement ne veut pas confier à une tierce partie la gestion des fonds pu blics ».M.Loiselle a indiqué qu'il avait fait des offres substantielles qui reflètent «notre capacité de payer».Ainsi, a-t-il soutenu, meme S’il maintient sa du 0,3 et 3 %, iô Conseil du Trésor offre un emploi raisonnable à tous les employés tou.chés par les compressions d’effçd lifs, un montant forfétaire de 500 $ aux employés qui gagnent moins de 27 000 $, et toute une série de me sures qui visent à améliorer les plans de santé et dentaires ainsi que des avantages au chapitre des congés et des vacances.7156
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