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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 26 février 1988
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1988-02-26, Collections de BAnQ.

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EVOIR stn.BRUNELLE TRUDEL.MONETTE & LAFONTAINE inc COURTIERS D'ASSURANCES ’0 000 rue la^unesse Montreal Quthec H3L ;ei (514)384-7950 Vol.LXXIX — No 47 ?Ensoleillé en matinée Ennuagement.Max.: -4 Détail page 21.Montréal, vendredi 26 février 1988 extérieur de Montréal métropolitain 50 cents Côte-Nord Gaspésie.Nouveau-Brunswich 60 cents Toronto 80 cents 50 CENTS Malgré le jugement de la Cour suprême du Canada invalidant toutes leurs lois "A rvAfii.in,]; La Saskatchewan et l’Alberta peuvent demeurer unilingues ¦ L’adoption d’une dernière loi «bilingue» leur éviterait de traduire leurs lois en français MICHEL C.AUGER La Saskatchewan devra traduire et faire adopter dans leur version française toutes les lois votées depuis sa création en 1905 ou déclarer officiellement qu’elle est désormais une province unilingue anglaise.C’est ce qu’a statué, hier, la Cour suprême du Canada dans un jugement partagé, qui invalide toutes les lois adoptées en anglais seulement par la legislature de la Saskatchewan et spécifie que les citoyens ont le droit d’utiliser le français devant les tribunaux de cette province.La décision devrait s’appliquer également à l’Alberta puisque la province a été créée au même moment que la Saskatchewan et par une loi contenant des dispositions identiques.Le plus haut tribunal du pays a ainsi donné raison au père André Mercure qui avait été accusé d’excès de vitesse en Cour provinciale de Saskatchewan.Il avait demandé à enregistrer son plaidoyer en français et exigé le report de son procès jus- Le caucus libéral devient une auberge espagnole Turner cède à tous pour sauver sa peau qu'à ce qu’il obtienne les versions françaises des lois en vertu desquelles il était accusé.Le père Mercure est aujourd’hui décédé, mais la Cour a accepté que sa cause puisse être défendue par la Fédération des francophones hors Québec.Dans un jugement rédigé par le juge Gérard LaForest, la Cour affirme que la Saskatchewan avait, depuis sa fondation, l’obligation de faire adopter ses lois en français et en anglais.Cette obligation provient de l’article 110 de l'Acte des Territoires du Nord-Ouest prévoyant que les lois devaient être adoptées et publiées en français et en anglais.En 1905, la Loi sur la Saskatchewan qui créait la province spécifiait le maintien des lois adoptées par la législature des Territoires, tant que la nouvelle province ne légiférerait pas sur les mêmes questions.Selon le juge LaForest, appuyé par cinq de ses collègues, « l’article 110 faisait partie du droit au moment de la création de la province et donc (.) il a continué à s'appliquer dans la province •.La Saskatchewan n’ayant jamais légiféré sur la question de la langue des tribunaux ou de la législation depuis sa création, elle demeure donc liée par les exigences de l’article 110, affirme la Cour, et ses lois « sont invalides pour le motif qu’elles n’ont pas été adoptées suivant le mode et la forme requis par sa loi constitutive ».Selon le juge LaForest, la Saskatchewan a donc deux choix : elle peut traduire et faire adopter « dans un délai raisonnable » la version française de toutes ses lois ou modifier sa constitution interne et se déclarer officiellement unilingue anglaise, par le biais d’une « dernière » loi bilingue.« L’Assemblée législative peut avoir recours à l’expédient manifeste, voire même ironique, de l’adoption d’une loi bilingue abrogeant Voir page 12 : Cour suprême t .-'d V $ .-4 i MICHEL VASTEL John Turner : en espérant que Mulroney se batte lui-même.Photo PC OTTAWA — « Prisonnier» de Lloyd Axworthy sur le libre-échange, de Raymond Garneau sur le lac Meech, de Jean-Claude Malépart sur la politique sociale, des « verts » de la Colombie-Britannique sur la politique de défense, et même des « juifs » sur sa politique au Moyen-Orient, John Turner est perçu comme un chef prêt à trop de compromis pour sauver sa tête.Le caucus libéral à Ottawa est devenu une sorte d’auberge espagnole où chacun des 38 membres accepte de rester à condition qu’il y trouve ce qu’il veut.« C’est du courtage politique » ( brokerage politics), deplore un membre éminent du parti qui observe avec consternation, de son bureau de Halifax, le chef du parti brocanter ses politiques pour préserver l’unité du caucus.La confirmation, hier à Sudbury, de la retraite politique de Doug Frith, lieutenant de John Turner en Ontario et son ami personnel, ne pouvait arriver à pire moment.Meme s’il y a plus de raisons personnelles que de la politique dans ce départ-Voir page 12 : Turner Les fanatiques de la croissance personnelle courtisent les enfants PIERRE CAYOUETTE Ne vous étonnez pas si votre bambin de 10 ans vous babille un jour, entre deux séances de méditation, qu’il souffre d’un corn plexe d'Oedipe et qu'il lui faut de toute urgence retrouver son véritable « moi intérieur ».C’est que, dorénavant, le marché de la croissance personnelle vise une nouvelle clientèle : les enfants ! Une dame de Montréal-Nord, Mme Francine Paquin, vient en effet de créer la première école de croissance personnelle pour enfants, les Ateliers fanfan enr____ Créée le printemps dernier, cette école de croissance offrira ses premières sessions à compter du 8 mars prochain, dans un petit local de la rue de Gaspé, à Montréal.Destiné aux enfants âgés de 3 à 13 ans, le programme des Ateliers fanfan offre à ses jeunes clients une série d’exercices qui leur permettent de « contacter et d’orienter leur univers intérieur, de découvrir leurs innombrables possibilités physiques, intellectuelles et spirituelles, et Voir page 12 : Enfants Jeunes libéraux et péquistes opposés à la réforme Paradis BERNARD DESCÔTEAUX QUÉBEC — Les jeunes du Parti libéral et du Parti québécois sont d’accord au moins sur une chose : la réforme de l’aide sociale du ministre Pierre Paradis est inacceptable car elle maintiendra, sous une nouvelle forme, la discrimination tant dénoncée à l’endroit des jeunes assistés sociaux.Tel est le message que sont venus livrer hier à la commission parlementaire des Affaires sociales les membres de la Commission Jeunesse du Parti libéral et ceux du Comité national des jeunes du Parti québécois qui, pour la circonstance, ont rapidement ignoré les lignes par-tisannes.Presque d’une même voix, jeunes libéraux et jeunes péquistes ont en effet dénoncé cette réforme qui à 95 % des dossiers du SCRS détruits L’antisubversion à visage ouvert.leurs yeux comporte beaucoup trop de « vices de construction » pour qu’elle reçoive leur appui.Une dénonciation qui, surtout de la part des jeunes libéraux, ne pouvait plaire au ministre Paradis dont les sourires entendus semblaient dire: « Faut que jeunesse se passe ».Cette dénonciation de la réforme Paradis par ces deux groupes de jeunes était dans un bonne mesure prévisible.Depuis deux ans, sinon trois, jeunes liberaux et jeunes péquistes ont fait de la réforme de l’aide sociale leurs chevaux de bataille respectifs.Ils ont forcé leurs partis à Voir page 12 : Jeunes Photo PC Isabelle Courville, du PQ, scelle le pacte de solidarité des jeunes contre la réforme Paradis avec Joël Gauthier, du Parti libéral.MANON CORNELLIER OTTAWA — Le solliciteur général James Kelleher a annoncé hier que le Service canadien de renseignements de sécurité ne pourra plus utiliser, lors de ses enquêtes antisubversives, des méthodes d’enquête « intrusives » sans avoir l'autorisation expresse du ministre.À l’avenir le travail d'antisubver- »l I .M r N T v ,4 sion devra se faire à partir de sources ouvertes.Lors d’un discours à l’Université Queen's, il a aussi révélé que le moratoire sur la destruction des dossiers inactifs est levée et que l’élimination de ces documents va commencer immédiatement.Ces annonces s’inscrivent dans la série de réformes entreprises en décembre, alors que le Voir page 12 : Visage La situation se complique en Arménie L’armée soviétique entre dans Erevan pour casser l’agitation MOSCOU (AF’P) — L’armée soviétique est entrée hier dans Erevan (capitale de la République soviétique d’Arménie) où des centaines de milliers d’Arméniens continuaient à manifester en faveur des thèses nationalistes, a-t-on appris de sources dissidentes.Les Arméniens manifestent depuis deux semaines à Erevan pour ob- tenir le rattachement de la région autonome de Nagorny-Karabatkh, placée par Staline sous le contrôle de l’Azerbaïdjan voisin, à l’Arménie soviétique.Les troupes soviétiques, qui ont commencé mercredi soir leur entrée dans Erevan, ont maintenu hier une « présence discrète » en faction à l’entrée et à l’extérieur de quelques immeubles stratégiques dans le centre de la ville, a-t-on-appris de même source.Les soldats ne sont pas intervenus pour entraver le déroulement pacifique des manifestations, ont précisé ces sources.À Moscou, des voyageurs en provenance d’Erevan ont affirmé hier que plus de 500,000 personnes avaient.Voir page 12 : Armée Michel Dorais 3.chel Dorais ttohBl Dorais ovao une collaboration m8 collaboration collaboration * de Denis Ménard Denis Ménard Denis Ménard Les enfants Cil fflustumtsi 1 étm LES ENFANTS DE LA PROSTITUTION ENFANTS LA STI TUT ION ENFANTS LA.STlTUT IGN de .AyjLJ fl A 101 ÈJOl la mmi-sërc w ST j,, iüfi' llllll Aviation et aéronautique .min LA RENTRÉE DE DANIEL LAVOIE Après ses succès en Europe, à l'Olympia notamment, Daniel Lavoie prépare une rentrée fulgurante au théâtre Outremont, la semaine prochaine.Paul Cauchon l'a rencontré.Page 13 DEMANTELEMENT CONFIRMÉ Steinberg a confirmé hier chercher des acheteurs pour ses supermarchés en Ontario et au Québec, mais rien ne transpire des intentions de l'empire sur ses activités de détail.Page 7 TRUSTCO S’EN PREND À OTTAWA La politique fédérale en matière de décloisonnement ne plaît pas à Trustco Général qui soutient qu’elle est illogique.Page 7 NORIEGA DESTITUÉ Le président panaméen ordonne >a destitution du général Manuel Antonio Noriega, chef des forces armées et homme fort du régime.Page 5 TOMBA EST TROP FORT L'Italien Alberto Tomba fait montre d'une technique sans reproche au slalom géant masculin et remporte la médaille d'or.Page 24.U seul essai traitant de la prostitution juvénile au Québec.Écrit par deux travailleurs sociaux.Un livre de référence important qui fait le point sur la prostitution des enfants et des jeunes.Pourquoi se prostitue-t-on et qui sont les clients?Comment fonctionnent les réseaux de prostitution juvénile?tt Comment réagir à ces réalités?Cet ouvrage, en format de poche, et à prix populaire tente de répondre à ces questions.1J9 pages — 8,95$ vlb éditeur mÏJgrandenlittérature 2 ¦ Le Devoir, vendredi 26 février 1988 La vague d’immigration ne touche pas le Québec MANON CORNELLIER OTTAWA - En 1987, le Canada a accueilli 50% d’immigrants de plus qu’en 1986, mais plus de la moitié d’entre eux se sont installés en Ontario tandis que le Québec a vu sa part diminuer de 2 %.C’est ce qui ressort des dernières données d’Emploi et Immigration Canada compilées par Statistiques Canada.Ainsi le Québec n’a reçu que 17.5 % des immigrants en 1987 comparativement à 19.6% en 1986.De son côté, l’Ontario a vu sa part passer de 50 à 56 %.Selon l’accord du Lac Meech, cependant, cette situation devrait changer.L’entente stipule en effet que le gouvernement fédéral « garantira au Québec, à l’intérieur du total annuel établi par le gouvernement fédéral pour l’ensemble du Canada, un nombre d’immigrants, incluant les réfugiés.Le Québec représente plus de 25 % de la population canadienne mais n’a jamais reçu une part d’immigration équivalente à son poids démographique.De plus, il a le taux de natalité le plus bas au Canada et, si la situation ne change pas, il verra sa population commencer à décroître dans moins de dix ans.Malgré la reprise économique, le Québec n’arrive pas à remon- ter la pente, les données de l’an dernier ressemblant à celles des années de récession du début de la décennie.Du côté ontarien, par contre, la concentration de l’immigration dans le sud de la province in-suffle un dynamisme économique à la région que personne ne conteste et, depuis plusieurs années, cette province reçoit près de la moitié de tous les immigrants.Ainsi, l’an dernier, l’Ontario a reçu 84,000 immigrants; le Québec, 26,300; la Colombie-Britannique, 18,476; l’Alberta, 11,735; le Manitoba, 4,737; la Saskatchewan, 2,076; la Nouvelle-Écosse, 1,205; le Nouveau-Brunswick, 634; Terre- Neuve, 457; l’île-du-Prince-Édouard, 154; le Yukon, 78, et les Territoires du Nord-Ouest, 70.Les données révèlent aussi que les personnes en provenance de l’Asie représentent toujours près de la moitié des immigrants avec un total de 65,691 arrivants.Mais le plus intéressant de tout ça est le nombre de gens venus de Hong Kong.Il a triplé en un an, passant de 5,900 en 1986 à 15,800 en 1987.Les autres immigrants viennent ensuite de l’Europe (37,434), de l’Amérique centrale et du Nord (14,569), des Caraïbes (11,024) de l’Amérique du Sud (10,617) et de l’Afrique (8,276).Plus de 4,000 militants en congrès L’immigration, la famille et les jeunes vont dominer les débats des libéraux GILLES LESAGE QUÉBEC — L’intégration des immigrants, l’aide à la famille, aux jeunes et aux personnes âgées seront parmi les thèmes dominants du 24ème congrès général que tient le Parti libéral du Québec, en fin de semaine, à Québec.Les résolutions thématiques qui seront discutées durant trois heures, demain, ne remettent pas en cause les propositions-cadres du projiet de manifeste qui a été soumis aux militants, le mois dernier.Certains aspects sont précisés, accentués ou limités, mais la thématique générale n’est pas bousculée.Ainsi, nulle part est-il question de la politique linguistique du gouvernement, si ce n’est par le biais d’une incitation à l’apprentissage du français par les nouveaux arrivants.Ces derniers, demande la Commission Jeunesse du PLQ, devraient pouvoir participer à des programmes spécifiques, non seulement dans les grandes villes, mais sur l’ensemble du territoire.De même, les libéraux de l’Est de Montréal estiment que le gouvernement doit assurer l'intégration des arrivants à la société francophone, dans le cadre d’une politique globale de francisation.Plusieurs comtés suggèrent des mesures d’aide à la famille, notamment en allégeant le fardeau fiscal et en étendant le réseau de garderies.Sherbrooke propose de créer un ministère de la Famille, d’autres, un ministère de la Population.Au chapitre de l’environnement, on suggère d’accorder au ministère des priorités budgétaires comparables à celles qui ont été consenties, au fil des ans, à la Santé et à l’Education.Le principe de pollueur-payeur est accepté mais, dit la Commission Jeunesse, comme une mesure intérimaire devant ensuite faire place à l’obligation des entreprises de ne pas polluer.Les libéraux de Fabre, eux, demandent au gouver- nement de contrôler les sources de pollution plutôt que la pollution de type esthétique, telle la ligne sous-fluviale d’Hydro-Québec à Grondi-nes.Au chapitre des institutions démocratiques, les libéraux de Sherbrooke voudraient que non seulement les ministres, mais les députés, les hauts fonctionnaires et dirigeants d’organismes gouvernementaux divulguent leurs intérêts.Leurs voisins de Saint-François veulent diminuer le montant maximal (actuellement $ 3,000) de la contribution des person- Alliance Québec en furie La communauté anglophone a fort mal accueilli le discours de Jacques Parizeau sur la question linguistique.Le président d’Alliance Québec, M.Royal Orr, s’est dit hier « furieux et consterné » par les propos de M.Parizeau, qui menace d’abolir certains privilèges de la minorité anglophone, dès que son parti aura repris le pouvoir.M.Orr reproche notamment à M.Parizeau de tronquer la vérité quand il parle d’abolir la loi 142, qui garantit aux anglophones des services sociaux et de santé dans leur langue.De prétendre qu’on obligera 83 % des Québécois à devenir bilingues, « c’est une affirmation absurde et une interprétation erronée des dis- positions de cette loi».M.Orr dit s’inquiéter du mépris que M.Parizeau affiche à l’égard des droits de la minorité anglophone, cela surtout quand il exprime l’intention d’invoquer la clause nonobstant pour restreindre l’accès à l’école anglaise.Le président d’Alliance Québec réplique dans un premier temps que c’est techniquement impossible, considérant que l’article 23 de la Constitution ne peut être assujetti à la clause nonobstant.Et de toute façon, conclut-il, 89.4 % des élèves fréquentent aujourd’hui l’école française.« Pourquoi serait-il nécessaire de restreindre encore davantage l’admissibilité à l’école anglaise».Défi 88: des emplois d'été pour étudiants Donnant, donnant I .SîP mû \ 1 \ jéÊM Chaque été au pays, des milliers d'entreprises font appel aux étudiants afin de répondre à leurs besoins en main-d'oeuvre.Les employeurs qui embauchent des étudiants leur offrent non seulement un emploi saisonnier mais une occasion de mettre à profit des connaissances souvent utiles à l'entreprise.Quant aux étudiants, ils peuvent acquérir une expérience de travail dont ils ont besoin.En somme, les employeurs comme les étudiantsy trouvent leur compte.C'est donnant, donnant! Emploi d’été /Expérience de travail Le Programme fédéral Défi 88 vise à aider les employeurs à embaucher des étudiants pour l'été.En effet, grâce à la composante Emploi d’été/Expérience de travail de Défi 88, les employeurs de tous les secteurs pourront recevoir une aide financière sous forme de subventions salariales afin qu'ils procurent aux étudiants des emplois d'été qui n'existeraient pas autrement.Les emplois ainsi créés vont permettre aux étudiants d'acquérir des compétences et une expérience de travail pratique.Quant aux employeurs, ce sera pour eux l'occasion de découvrir de jeunes candidats pouvant occuper des postes permanents à la fin de leurs études.Employeurs, renseignez-vous sans tarder sur la composante Emploi d’été/Expérience de travail de Défi 88 auprès d'un Centre d'Emploi du Canada.Les demandes devront être postées au plus tard le 4 mars 1988.Canada Gouvernement du Canada Ministre d’État à la Jeunesse Jean J.Charest Government of Canada Minister of State for Youth Jean J.Charest nés au financement des partis politiques, et en renforcer la divulgation.Ceux de Mercier veulent une carte d’identification obligatoire des électeurs.Le congrès commence ce soir avec un discours du premier ministre et chef du PLQ.M.Robert Bou-rassa, et les quelque 4,000 militants seront attendus par divers groupes de manifestants, dont des étudiants, des assistés sociaux, d’ex-travailleurs du Manoir Richelieu, et le reste.La journée de demain sera consacrée au projet de manifeste, qui servira de base au programme électoral.Dimanche, trois heures sont prévues pour l’étude d’environ 90 résolutions à caractère politique.Plusieurs traitent des personnes âgées, pour lesquelles on demande une politique d’ensemble, des centres d'accueil, et le reste.Les libéraux de Westmount poursuivent la bataille de leur ville contre le rôle d’évaluation 88 de la CUM : il devrait être déclaré nul et sans effet.Les libéraux de l’Est de Montréal demandent d’en accélérer la relance.Au sujet du régime de rentes du Québec, la Commission Jeunesse propose une nouvelle formule de financement qui module les cotisations selon le nombre d’enfants d’un cotisant.Argenteuil veut que les travailleurs au foyer aient droit aux rentes du gouvernement.La Commission des groupes ethniques rappelle l’engagement électoral du PLQ quant à l’embauche de membres des communautés culturelles.Parizeau perce chez les jeunes QUÉBEC (PC) — Après cinq semaines de campagne, l’aspirant chef du PQ, Jacques Parizeau, semble effectuer une percée dans le milieu des jeunes, surtout chez les étudiants.Il est en train de faire mentir ceux et celles qui affirmaient que son message ne les atteignait pas.Or, voici que dimanche prochain une centaine d’étudiants de cégeps et d’universités, doivent s’entretenir avec M.Parizeau aux locaux de l’organisation de ce dernier à Montréal.Ces jeunes ont répondu favorablement à l’invitation de l’ancien ministre des Finances et ils ont l’intention de former une sorte de comité d’appui qui se donnera pour mission d’accélérer le recrutement de membres et propager les idées du futur chef probable du PQ.Des collaborateurs du candidat à la direction du Parti québécois espèrent qu’il s’agisse là de l’amorce d’un sérieux mouvement.En tout cas, on a pu se rendre compte mercredi soir, au sous-sol de l’église Saint-Gaétan, à Montréal, qu’un plus grand nombre de jeunes s’est rendu l’écouter.Une bonne partie des questions venait également des moins de 25 ans.L’ancien ministre des Finances a aussi attiré un bon nombre de jeunes lors de ses passages dans les cégeps de Rouyn-Noranda et Saint-Jérôme et à l’Université Laval, et la réaction a paru très bonne.Cour suprême Une cause vieille de 225 ans ! (M.C.A.) — Un document sig par le général James Murray li septembre 1760 - trois jours ava la capitulation de Montréal — esl un traité ou un simple sauf-condi permettant aux Hurons de rentr chez eux ! C est la question que c vra trancher la Cour suprême du ( nada qui a accepté d’entendre, hii la cause de trois Hurons accusés d voir illégalement allumé un feu camp dans le Parc des Laurentidei Ceux-ci soutiennent que le doc ment signé par le général Murr; était un véritable traité leur donna le droit de vivre selon leurs usages coutumes sur un territoire bordé p le Saint-Laurent, le Saguenay et Saint-Maurice.Les feux de cam dans le Parc des Laurentides s raient donc tout à fait légaux lal provinciale n’ayant pas préséam sur ce traité.Le gouvernement du Québec so tient, pour sa part, que le docume signé par le général Murray alo que les Hurons, alliés des Françai étaient venus capituler n’était qu’i sauf-conduit leur permettant de r tourner dans leurs territoires, d’a tant plus qu’avant la capitulation ( Montréal, c’était toujours le régin français et Murray n’était donc qi le général d une armée étrangère La cause devrait être entende par la Cour suprême en 1989.f * Le Devoir, vendredi 26 février 1988 ¦ 3 Le «survoltage» des groupes ethniques peut court-circuiter la Commission sur le racisme PIERRE CAYOUETTE En théorie, l’acquittement de l’agent Allan Gosset ne nuira en rien aux travaux du Comité d’enquête sur les relations entre les corps policiers et les minorités ethniques et visibles.Voilà du moins ce qu’affirme Me Jacques Bellemare, président du comité mis sur pied par la Commission des droits de la personne.Pendant ce temps, hier, le Conseil de la communauté noire annonçait qu’il boycotterait les travaux du comité.« Dès le départ, nous avons dit que nous enquêtions sur l’ensemble des comportements discriminatoires et des sources de tension entre policiers et minorités visibles, a dit Me Bellemare au cours d’un bref entretien avec LE DEVOIR.Notre mandat est beaucoup plus global et dépasse l’affaire Griffin, même s’il est clair que cet incident pourra être utilisé à titre d’exemple lors de nos travaux ».En pratique, toutefois, le président du comité craint que le climat de « survoltage » qui règne dans les communautés ethniques depuis l’acquittement de l’agent Gosset et tout le débat autour de l’affaire Griffin ne tarissent la participation de la soixantaine de groupes qui, en janvier, avaient signifié au comité leur intention de collaborer.Un porte-parole du Conseil de la communauté noire, M.Alex Jean, a déclaré hier soir que son organisme et une série d’autres boycotteraient les travaux du comité que préside Me Bellemare.« Nous ne croyons plus à la justice des Blancs.Et, de toutes façons, ce comité n’a aucun pouvoir de changer quoi que ce soit», a dit M.Jean.Par ailleurs, la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montréal a fait pression sur la direction du corps policier, hier, pour que l’agent Allan Gosset réintégré ses fonctions.Leurs démarches ont été vaines.L’agent Gosset est toujours sous le coup d’une suspension sans solde.Il le demeurera tant que ses dossiers devant le comité d’examen des plaintes de la police de la CU M et devant le comité de discipline ne seront pas réglés.Pendant ce temps, les groupes de défense de la communauté noire se sont réunis à Montréal dans l’espoir d’organiser des actions communes de protestation.Peu surpris du verdict, le président de l’Office des droits des détenus, M.Jean-Claude Bernheim, croit de son côté qu’il faut modifier et rendre moins flou l’article 25 du Code pénaL « Cette disposition reconnaît à tout policier le droit d’user de la force nécessaire qu'il juge appropriée dans les circonstances.Si ce même article précisait qu'un policier ne peut user d'une arme à feu que dans les cas où sa vie ou celle d’une autre personne est en danger, on pourrait réduire le nombre d’incidents», a dit M.Bernheim.g a Maquette de l’aile sud du Musée des beaux-arts, sur la rue Sherbrooke.Mu»«a de» bMu>-arts Pour $60 millions, le Musée des beaux-arts double sa superficie et respecte les édifices environnants MICHEL C.AUGER Le Musée des beaux-arts de Montréal entend doubler sa superficie d’ici le printemps 1991 en integrant la conciergerie « New Sherbrooke », située directement en face de l’édifice actuel du Musée, à l’angle des rues Sherbrooke et Bishop.C’est ce qu’ont annoncé, hier lors d’une conférence de presse, les représentants du Musée et de l’administration municipale de Montréal.Le projet de $ 60 millions est l’investissement le plus important dans le Dix mois après une double transplantation pancréas-rein «La greffe a été pour moi un merveilleux cadeau de vie» RENÉE ROWAN Depuis novembre 1984, l’équipe de transplantation de l’hôpital Notre-Dame a réalisé 16 transplantations pancréatiques chez 15 malades (une double greffe chez une personne) dont sept peuvent être considérés aujourd’hui comme un véritable succès.« On peut dire de ces greffés qu'ils ne sont plus diabétiques », a déclaré, hier le Dr Pierre Daloze.Ces personnes vivent normalement comme tout le monde: elles mangent ce qu’elles veulent, quand elles le veulent, elles ne sont plus obligées de se piquer et n’ont plus besoin d’insuline.Le risque de rejet demeure, mais passée la première année, le danger est moins grand.« La greffe a été pour moi un mer- veilleux cadeau de vie », constate l’un des 15 greffés, Jean-Pierre Boucher, diabétique depuis l’âge de cinq ans et qui, à 33 ans, a subi, le 17 avril 1987, une double greffe pancréas-rein.« Je me sens comme un oiseau en cage qui a recouvré sa liberté », a-t-il noté hier lors du lancement de la levée de fonds annuelle de l’Association du diabète du Québec ( ADQ) dont l’objectif est de $ 100,000.L’Association a pour but de regrouper les diabétiques et favoriser l’entraide; renseigner ses membres sur les façons de faire face à la maladie; informer le grand public et le sensibiliser à la condition des personnes souffrant du diabète ; ouvrir de nouvelles voies dans le domaine de la recherche pour en venir à triompher de cette maladie qui fait environ 350,000 victimes au Québec seule- m gt,ec ! du ¦ » » ¦ Quebec ï ÜË Le docteur Pierre Daloze (à gauche) et un de ses patients reconnaissants, Jean-Pierre Boucher.L’Institut de cardiologie veut un coeur compatible avec du sang B négatif RENÉE ROWAN L’Institut de cardiologie de Montréal lance un appel pressant à tous les hôpitaux du Québec et à la population en général dans l’espoir de trouver un coeur humain compatible pour le jeune Montréalais de 29 ans à qui on a implanté, le 15 février dernier, un coeur mécanique, le Jarvik- L’état du malade continue d’être stable, précise le Dr Yves Leclerc, chef de la chirurgie à l’Institut de cardiologie.« Mais le plus tôt on procédera à une transplantation d’un coeur humain, le mieux ce sera, dé-clarait-il, hier, au cours d’un entretien téléphonique.Plus on attend, plus il y a de risques d’infection ou d’embolisation », ajoute le spécialiste.Il y a dix jours, ce jeune Montréalais, dont la famille veut garder l’anonymat, était victime d’un infarctus massif du myocarde.On a pu lui sauver la vie grâce à l’implantation d’un coeur mécanique, le Jarvik-7.L’intervention a été pratiquée à l’Institut par les chirurgiens Yves Hébert et Michel Carrier.Le plus longtemps qu’un patient a été maintenu en vie jusqu’à maintenant grâce à un coeur mécanique est 34 jours.Cela s’est passé au Texas Heart Institute, aux États-Unis.Ce qui est important, note le Dr Leclerc, c’est que le coeur du donneur soit du même type sanguin que celui du receveur.Dans ce cas-ci, il s'agit du groupe sanguin B négatif.L'Institut de cardiologie de Montréal a déjà lancé un appel, à travers le réseau Métro-Transplantation, à tous les hôpitaux du Québec et des autres provinces canadiennes.Il s’adresse aujourd’hui à toute la population.Une fois la mort cérébrale déclarée, si une famille était intéressée à faire ce don d’organe, elle n’a qu’à communiquer avec Métro-Transplantation, au 876-6768 ou 288-4708 ou avec l’Institut de cardiologie de Montréal, au 376-3330.« Il faut faire vite», conclut le Dr Leclerc.ment et près d’un million au Canada.On estime à 10 % au maximum le nombre de personnes souffrant de diabète juvénile et qui éprouvent de sérieux problèmes de santé.Parmi elles, environ 300 pourraient théoriquement profiter d’une greffe du pancréas, mais la sélection est très serrée puisqu’on ne peut, dans l’état actuel des choses, pratiquer en moyenne plus de six greffes pancréatiques par année à l’hôpital Notre-Dame, le seul centre hospitalier au Québec où se fait ce type d’intervention.Une dizaine de personnes sont actuellement sur la liste d’attente dont huit ont besoin d’une double greffe, pancréas/rein, nécessitée par la destruction de la fonction rénale consécutive au diabète.Sur les 15 greffes réalisées jusqu’à maintenant — dont 10 doubles greffes pancréas/rein — il n’y a eu qu’un seul décès dû non pas à la greffe elle-même, mais à la toxicité à des médicaments, précise le Dr Daloze.« Puisque seulement un patient sur quatre environ peut espérer bénéficier de la greffe pancréatique durant une période prolongée, nous souhaitons réserver l’intervention à des patients qui nécessitent en même temps une greffe de rein », précise le chirurgien.L’intervention coûte cher et demeure aussi limitée par le nombre de donneurs chez qui l’on peut prélever à la fois pancréas et reins.Il y a en outre beaucoup de rejets, presque dans 50% des cas.En revanche, il est raisonnable de croire que dans un avenir pas si lointain, lorsque la technique chirurgicale aura maîtriser les facteurs qui provoquent l’arrêt de fonction du pancréas (comme la pancréatite ou la thrombose vasculaire) et que les raffinements de l’immuno-suppres-sion permettront un meilleur contrôle de rejet — en autant que l’on puisse le dépister précocement — il y aura alors certainement place pour proposer ce type de traitement à un patient jugé susceptible de développer des complications graves et ainsi souhaiter les prévenir, explique le Dr Hugues Beauregard, endocrinologue à l’hôpital Notre-Dame.Les chercheurs travaillent actuellement à la transplantation de cellules micro-encapsulées du pancréas.Plutôt que de transférer complètement le pancréas, un organe fragile, on isole des cellules du pancréas qu’on « encapsule » pour ensuite les transplanter.L’expérience n’a encore été tentée que chez les rats.secteur culturel à Montréal depuis plusieurs années.Le projet retenu par la direction du MBA et accepté cette semaine par le Comité exécutif de Montréal reprend les recommandations du rapport remis en juillet dernier par un comité consultatif nommé par la Ville, à la suite d'une consultation publique.La conciergerie « New Sher brooke » conservera son volume et sa division en étages actuelle, a expliqué le directeur du MBA, M.Pierre Théberge, les deux premiers étages étant consacrés à des espaces commerciaux, dont les boutiques et la cafétéria du Musée, les deux autres étages devenant des bureaux alors que des salles d’exposition seront aménagées au dernier étage.À l’est du « New Sherbrooke », le MBA construira un nouvel édifice qui « respectera la trame urbaine existante tant par son gabarit que par la création d’espaces commerciaux au niveau de la rue».Selon M.Théberge, le Musée envisage de déménager ses collections de peinture et de sculpture, d’art contemporain et d’art européen, dans les édifices au sud de la rue Sherbrooke.L'édifice actuel du Musée conservera l’art canadien, les arts décoratifs et les collections ethnologiques.Le projet d’un tunnel sous la rue Sherbrooke pour relier les deux édifices du Musée a été remis à plus tard en raison des coûLs élevés cf une telle entreprise, soit plus de $ 8 millions, a soutenu M.Théberge.La Ville de Montréal, pour sa part, entend céder au Musée les deux ruelles adjacentes à l’édifice « New Sherbrooke » afin qu’elles soient transfor mées en « passages culturels » réservés aux piétons.Le Musée avait soumis deux options pour son agrandissement, l’une conservant la seule façade du « New Sherbrooke », l’autre prévoyant la construction d’un tout nouvel édifice.À l’époque, le directeur Théberge affirmait privilégier cette dernière option, ne voulant pas construire « le musée de l’avenir dans une concer-gerie ».Les recommandations du comité consultatif mis sur pied par la Ville de Montréal devaient toutefois demander la conservation du « New Sherbrooke », le comité estimant que si la Ville ne pouvait demander à une institution vouée à la conservation comme le Musée de conserver un édifice, « il sera difficile de refuser à d'autres promoteurs des permis pour démolir d’autres édifices de valeur patrimoniale ».Hier, M.Théberge affirmait que le projet approuvé par la Ville est « un compromis élégant.11 a fallu plusieurs mois pour en arriver à une so lution, mais aujourd’hui, tout le monde en est satisfait ».L'agrandissement du MBA, qu’on espère compléter en mars 1991, eoû tera quelque $ 60 millions, dont $ 50 millions proviendront en parts égales des gouvernements fédéral et provincial et J 10 millions d'une campagne de financement auprès du public qui doit débuter au cours des prochaines semaines.Le projet prévoit de doubler la su-porficie actuelle de ses salles d’exposition, ce qui permettra au Musée d’exposer 20 % de sa collection per manente, au lieu de 2 % comme c’esl le cas actuellement.Nouveau credo à la STCUM ISABELLE PARE Sécurité et propreté seront au coeur des priorités de la STCUM pour les trois prochaines années, a indiqué hier la pdg de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal, Mme Louise Roy, qui tient à augmenter le degré de satisfaction de sa clientèle.« Les trois prochaines années seront une période de changement pour l’entreprise.Nous voulons être ailleurs en 1990 et aller chercher le 20 % de satisfaction qui manque à notre clientèle », a indiqué hier M me Roy, lors du dévoilement du plan d’entreprise 1988-90 de la STCUM.Pour améliorer son réseau de surface, la STCUM n’augmentera pas le nombre de ses autobus, mais misera plutôt sur une fréquence accrue du service et une meilleure information aux usagers des heures de passage des véhicules.On déploiera des ef forts particuliers dans les secteurs Est de la ville (Saint-Léonard, Mont réal-Nord, Rivière-des-Prairies, Pointe aux-Trembles) et le secteur-centre.D’après un sondage de la STCUM, les délais d'attente (45 %) et la sécurité sur le réseau (60 %) remportent les moins hauts taux de satisfaction chez la clientèle.Malgré de récents incidents violents dans le métro, Mme Roy a indiqué que le plan ne prévoyait pas une augmentation du nombre de surveillants, mais que ces derniers seront plus visibles et mieux répartis.« Le service à la clientèle » a donc l’allure d’un nouveau credo à la STCUM.À tel point que tous les gestionnaires, cadres et chauffeurs de la ST-(TJM devront suivre d’ici trois ans le projet « Ambassadeur », où on leur apprendra comment afficher un comportement £ heures en classe sur une semaine de travail de 37i£ heures, pendant vingt semaines consécutives dans certains cas, information que l’on sait fausse.Si le Conseil du Trésor avait voulu imposer un horaire aussi absurde, on aurait eu raison de crier au « facisme ».Il est étrange que l'Alliance de la Fonction publique prétende à de pareilles exigences.Malheureusement quelques centaines de professeurs y ont cru ou ont voulu y croire et ont déjà participé à des grèves rotatives.D’autre part, une des répliques du Conseil va jusqu’à l’enfantillage pur et simple lorsqu’il décide de retenir deux jours de paie à tous les employés de la catégorie visée, peu importe qu’ils travaillent et soient contre la grève, ou qu’ils ne travaillent pas toutes leurs heures régulières pour participer à ces grèves rotatives.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- Cette mesure me touche peu mais je désire souligner le grotesque de la situation et demander aux parties qu’elles cessent de nous prendre pour des pions.Qu’elles osent dire clairement si l'enjeu véritable est la privatisation de l’enseignement et l’exploitation d’employés temporaires (à contrats) sous-payés et bien contrôlés.Il serait temps d’agir en personnes raisonnables et justes, non comme de petits seigneurs de gauche ou de droite.— ANDRÉ ROY professeur de langues Orléans (Ontario), le 19 février.¦ Le RCM trahit sa base EN SOUTENANT massivement le projet Mattox — qui jouit d’un contrat militaire de $ $ 300 millions, ce que personne ne nie — nos élus municipaux ont trahi la confiance que deux tiers des électeurs leur ont accordée.Le plus triste est que le maire Jean Doré, en soutenant ce projet, — qui comprend la destruction de beaux arbes — a pris une décision totalement opposée à la résolution du Conseil municipal de Montréal, votant unanimement en 1986 pour le projet ZLAN.Dire que ce contrat ne touche nullement le nucléaire est ergoter sur un point de détail.Ce que les gens de Montréal voient maintenant, c’est que le RCM renie tous les espoirs portés en lui.et cela c'est grave ! J’ai milité pour le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal depuis ses débuts en 1974 .mais je ne sais pas si je voterai pour lui à l’avenir.Le fait est qu’il refuse d’avoir des contacts avec l’électorat.et agit à sa tête .pour le malheur de notre ville.— CLAUDE DE MESTRAL Montréal, le 18 février.¦ Qui dit vrai ?LE JEUDI 11 février, ceux qui s’intéressent à la santé et au bien-être des Québécois étaient collés à leurs appareils de radio et de télévision.Le « suspense » était fini, on allait finalement connaître le résultat des nombreuses consultations et des travaux approfondis effectués par la Commission Rochon.Erreur ! Plus on écoutait, plus on était perdu.La version d’un journaliste du poste X contredisait celle diffusée au poste Y.Même confusion au sujet des réactions initiales de la ministre de la Santé et des Services sociaux.Dans les entrevues qu’ils ont accordées de part et d’autres, tant le Dr Rochon que Madame Lavoie-Roux ont dû rappeler constamment que l’interprétation que l’on faisait de leurs propos était un peu, beaucoup, différents de ce qu’ils avaient dit ou écrit.Il semble qu’eux non plus ne trouvaient pas qu’on présentait leur position respective de façon claire et exacte.ployer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul Lebeau.St-Laurent LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3 25 par semaine le samedi seulement $100 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec (418)687-2021 Il restait donc, le lendemain, à se plonger dans les journaux dont l'information est généralement plus complète et plus nuancée.Déception ! Les contradictions continuent.On nous dit tour à tour que la pierre d’angle du rapport, c’est la décentralisation; non, c’est l’élection au suffrage universel d’une régie régionale; non, non, c’est un changement de mentalité qui commandera tout le reste.L’ambiguïté persiste quant on rapporte les commentaires de la ministre.On parle de mise sur les tablettes, de rejet du revers de la main, mais on nous informe en même temps qu’elle donnera elle-même des suites au rapport par une tournée de consultation et par une politique annoncée pour l’automne.Que faut-il comprendre ?Les éditorialistes nous aident parfois à comprendre et même à penser.Il faudra sans doute leur laisser le temps de « posséder leur sujet».Entre-temps, faudra-t-il ne compter que sur soi-même et lire les 800 pages du rapport ?— ANDRÉ J.CÔTÉ Montréal, le 22 février.¦ Ignorance à Radio-Québec PENDANT qu’aux États-Unis trente grandes entreprises comme IBM, ITT, Johnson et Johnson, Chemical Bank et AT&T adoptaient un code aux termes duquel elles s’engagent à informer activement leurs employés et à protéger ceux qui sont atteints du sida pour permettre à ceux-ci d’avoir les mêmes droits et possibilités que les autres personnes, ici à Radio-Québec les maquilleuses refusent de maquiller des gens atteints de la maladie, même après une rencontre avec un médecin.Tous savent aujourd’hui que le Sida ne se transmet que par le sang et le sperme.Il est déplorable qu’on laisse libre cours à de pareilles discriminations, surtout dans le milieu si « informé » qu’est la télévision.J’espère que ces personnes se rendront compte du ridicule de leur geste.Que craignent-elles ?Maquillent-elles avec des couteaux en se rongeant les ongles ?— MARC TREMBLAY Montréal, le 21 février.¦ Régression LES JEUX olympiques n’ont plus l’authenticité qui les caractérisait jadis.Les luttes politiques et le matérialisme contemporain en sont devenus des éléments.Ils sont toujours intéressants mais ne réflètent plus le symbole d’union et de fraternité.Plusieurs pays les exploitent à des fins de force et de pouvoir.Leur crédibilité est aussi en péril à cause de la consommation de drogues performantes qui affectent plusieurs participants.Les Jeux modernes ont régressé quant à leur but.— YVES PRÉFONTAINE Sherbrooke, le 21 février.Livraison par porteur: Édition quotidienne = 149$ par année 81$ 6 mois 42$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 155$ par année au Canada 85$ 6 mois 45$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec. Le Devoir, vendredi 26 février 1968 ¦ 11 DES IDEES, DES EVENEMENTS peut être occupé par un juge.Le mandat du président de la Commission a une durée de sept ans et sa rémunération est celle habituellement versée à un membre de la Cour fédérale.Les deux autres commissaires sont nommés pour une période de cinq ans.Les mandats ne peuvent pas être renouvelés.Articles 10 et 11 — Pouvoirs de la Commission La Commission reçoit l’état des renseignements personnels requis de chaque parlementaire et délivre les certificats de conformité.Klle est chargée d’aider les parlementaires à éviter les situations de conflit lorsqu’ils règlent leurs intérêts personnels.A ce titre, elle a notamment le droit de conseiller les parlementaires sur la façon d’aménager leurs intérêts personnels y compris d’en con seiller la vente.La Commission peut également recommander la constitution d'une fiducie selon les conditions qu’elle juge indiquées.Klle donne également son avis sur l'interprétation de toute disposition de la Loi de façon que chaque parlementaire puisse pleinement la respecter.Article 12 — Enquêtes menées par la Commission La Commission peut entreprendre une enquête a) à la demande du premier ministre, dans le cas des ministres et des secrétaires parlementaires; b) à la demande de l’une ou l’autre Chambre, par voie de résolution, en ce qui concerne leurs membres respectifs, ce qui comprend les ministres qui sont députés ou sénateurs et les secrétaires parlementaires qui sont députés, et c) de sa propre initiative.Conforme aux recommandations de la Commission Parker, la Coin mission peut exercer les pouvoirs mentionnés à la Partie I de la Loi sui-les enquêtes lorsqu'elle est d’avis que cela est nécessaire dans l’exécution de son mandat.La Commission rend compte de toute conclusion défavorable au par lementaire intéressé (lequel a L'occasion auparavant d’être entendu, en personne ou par l’entremise d’un avocat).De plus, sur demande de la Commission ou de l’une ou l’autre des Chambres, une copie du rapport est remis au président de la Chambre dans laquelle le parlementaire siège, et dans le cas d’un ministre ou d’un secrétaire parlementaire, au premier ministre.Le chef du parti auquel appartient le parlementaire reçoit un exemplaire du rapport.Lorsqu’aucun manquement n’est constaté, la Commission en informe par écrit le parlementaire intéressé de même que les autorités compétentes.Article 15 — Frais La Commission peut rembourser à toute personne visée par la Loi cer- taines catégories de frais engagés pour s’y conformer ou engagés dans le cadre des enquêtes.Article 1S — Secrétaire Avec l'approbation du gouverneur en conseil, la Commission nomme un secrétaire oui a pour fonctions prin- ' cipales d’aiaer la Commission à conseiller les parlementaires sur l'organisation de leurs biens, de tenir les registres des dons, des marques d’hospitalité et des intérêts privés autorisés, et d’assister la Commission dans l’exécution des enquêtes.Articles 20 et 21 Par ces articles, la Commission est constituée en organisme indépendant.Articles 27 à 31 — Déclaration Les parlementaires déclarent tous leurs intérêts et activités personnels au secrétaire, lequel détermine quels renseignements doivent être rendus publics sous forme de résumé.11 appartient h la Commission de décider dans les cas de désaccord entre un parlementaire et le secrétaire concernant la déclaration publique.Articles 32 à 35 — Conjoint et personnes à charge Les intérêts et activités personnels du conjoint et des personnes à charge, ainsi que tout don et marque d’hospitalité reçus par eux, sont traités de la même façon que ceux des parlementaires, sauf qu’il n’y a déclaration publique qu’avec l’approbation expresse de la Commission sur la recommandation du secrétaire et après consultation des personnes en cause.Ces dispositions protègent le conjoint et les personnes à charge contre toute divulgation publique inutile de leurs intérêts privés.Article 10 — ltapport destiné au Parlement La Commission est tenue de rendre compte annuellement au Sénat et fi la Chambre des communes.Article 44 — Sanctions Le comité compétent de la Chambre devant laquelle est déposé un rapport peut, après avoir donné au parlementaire l’occasion de se faire entendre, recommander à la Chambre compétente une ou plusieurs des sanctions suivantes : •une réprimande; •l’imposition d’une amende; • le versement d'une compensation; • la déclaration de vacance de siège si le rapport est adressé à la Chambre des communes et une demande visant fl obtenir la démission d’un sénateur si le rapport est adressé au Sénat (il semble, en raison de la Loi constitutionnelle de 1667, qu’il soit impossible de révoquer un sénateur pour de tels motifs).Le projet de loi stipule aussi des pénalités lors de violat ion des règles portant sur l’après-mandat tel qu’é-nonçé dans la Loi.Prévenir les conflits d’intérêts ?Vers un équilibre entre le droit du parlementaire à sa vie privée et le droit du public d’être renseigné Texte intégral du résumé du projet de loi sur les conflits d'intérêts tel que déposé mercredi à la Chambre des communes par le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney LE PROJET de loi s’applique à tous les députés et sénateurs.Les règles de communication et de divulgation sont les mêmes pour tous.Les ministres, les secrétaires parlementaires et les chefs des partis d’opposition des deux Chambres sont astreints à des normes encore plus sévères en ce qui concerne certaines de leurs activités, et notamment l’après-mandat dans le cas des ministres et des secrétaires parlementaires.Paragraphe 2 (2) — Définition du conflit d’intérêts Cet article définit le conflit comme étant l’omission, par un parlementaire, d’organiser ses intérêts personnels qui lui permettraient d’en tirer profit, conformément aux dispositions de la Loi, reprenant ainsi la démarche générale proposée par la Commission Parker.Articles 3, 4 et 5 L’article 3 énonce l’obligation qu’ont les parlementaires de se comporter et de gérer leurs affaires privées conformément aux dispositions du projet de loi et, de façon générale, de manière à ne pas éroder la confiance du public en leur objectivité et impartialité.Les articles 4 et 5 interdisent aux parlementaires de favoriser leurs intérêts personnels en utilisant des renseignements obtenus dans l’exercice de leur charge et qui ne sont pas accessibles au grand public ou de se servir de leur influence pour favoriser leurs intérêts personnels.Articles 6 et 36 — Rétribution, dons et marques d’hospitalité Il est interdit aux ministres, aux secrétaires parlementaires et aux chefs des partis d’opposition d’accepter une rétribution (par exemple, pour paraître à la télévision).Il n’est pas interdit de recevoir des dons et des marques d’hospitalité, sauf lorsque cela risque de susciter des interrogations sur la conduite du parlementaire (voir l’article 3).Il faut toutefois déclarer les dons reçus d’une personne autre qu’un pa- voir des rapports avec leurs anciens ministères sur des questions dont ils ont été saisis dans l’exercice de leurs fonctions antérieures, et cela pour une période d’un an.De plus, les ministres ne peuvent changer d’allégeance en ce qui concerne toute transaction particulière à laquelle ils ont été impliquées.Aucun contrat ou avantage ne peut être accordé à une personne qui a violé la disposition de l’article 45.La Commission peut toutefois modifier ou déroger a une interdiction lorsqu’elle est d’avis que l’intérêt public serait mieux servi.Finalement, la Commission peut, si elle le considère approprié, prolonger l’indemnité de départ que les parlementaires sont en droit de recevoir pour une période ne pouvant excéder six mois.: ¦ - ¦¦ mm i M.Sinclair Stevens répondant aux questions à la Chambre des communes.rent et dont la valeur totale acceptée d’une source au cours d’une période de douze mois est supérieure à $ 500, de même que les marques d’hospitalité si leur valeur totale acceptée d’une source au cours d’üne période de douze mois est supérieure à $ 2,000.Les dons et marques d’hospitalité reçus par le parlementaire dans l’exercice normal et raisonnable de ses fonctions n’ont pas à être déclarés.Articles 7, 13 et 45 — Après-mandat Ces dispositions, qui ne s’appliquent qu’aux ministres et aux secrétaires parlementaires, interdisent d’accepter des emplois d’organismes avec lesquels ils ont eu des rapports officiels au cours de l’année ayant précédé la fin de leur mandat ou d’a- Article 8 — Activités Il est interdit aux ministres, aux secrétaires parlementaires et aux chefs des partis d’opposition d’exercer une profession, d’avoir un emploi ou d’occuper un poste étranger à leurs fonctions officielles.Ils peuvent toutefois occuper certains postes, par exemple auprès d’un organisme de charité, pourvu que cela ne donne pas lieu à un conflit d’intérêts.Article 9 — Commission Cet article constitue une Commission de trois membres.Ceux-ci sont nommés par le gouverneur en conseil, après consultation des chefs des partis d’opposition dans le cas du président, et avec leur agrément, dans le cas de l’un de ses membres, l’autre membre étant choisi par le gouvernement.Chacun de ces postes Les affres de la troisième option zéro Londres, Paris et Washington s’opposent à Bonn ANALYSE JOCELYN COULON LES SEIZE membres de l’OTAN, qui se réunissent à Bruxelles les 2 et 3 mars, vont bien sûr trinquer à la signature du traité sur les euromissiles entre MM.Reagan et Gorbatchev.Les alliés européens, après s’y être opposés, quelquefois avec intensité, s’y sont ralliés, se souvenant qu’ils avaient appuyé la première option zéro du président américain en 1981.La double option zéro fut plus difficile à avaler, mais pour quelques missiles de plus on n'allait pas saboter les retrouvailles Est-Ouest.Là où l’Alliance atlantique risque une nouvelle collision, c’est sur la question d’une troisième option zéro dont les Soviétiques sont les plus ardents défenseurs.Sur ce problème, Paris, Londres et Washington s’opposent diamétralement à Bonn.Le traité sur les euromissiles, signé le 8 décembre à Washington, portait sur deux types de missiles nucléaires à portée intermédiaire (INF) : ceux de longue portée (LRINF), de 1,000 à 5,500 kilomètres, et ceux de courte portée (SRINF) de 500 à 1,000 kilomètres.Les deux Grands se débarrasseront ainsi de 2,700 missiles.Le mandat des négociateurs de Genève excluaient tous les missiles de moins de 500 kilomètres de portée (SNF), mais il était évident qu’après la conclusion du traité INF Moscou reviendrait à la charge pour éliminer ces systèmes et que l’OTAN ferait face à la division dans ses rangs.Les premiers craquements au sein de l’Alliance sont apparus dès juin 1987 lorsque parmi les alliés, réunis à Reykjavik pour approuver la double option zéro, les Allemands de l’Ouest imposèrent à leurs partenaires l’inclusion dans le communiqué final d’une clause mentionnant la nécessité de négociations pour une réduction des missiles tactiques (SNF).Un mois auparavant, Bonn avait réclamé, en vain, que l’accord INF englobe tous les missiles en Europe.Londres, Paris et Washington s’étaient ligués pour dire non.Le contentieux est loin d’être réglé entre les alliés.Durant tout l’automne et jusqu’au sommet Kohl-Reagan, du 19 février, la bataille a fait rage entre les quatre capitales occidentales.À Paris, les Français ont lancé de nombreux avertissements au gouvernement ouest-allemand allant même jusqu’à mettre en cause l’alliance particulière entre les deux pays.La France s’oppose à toute dénucléarisation de l’Europe au nom de la sécurité du Vieux continent.Elle estime que ce processus pourrait, d’une part, amener le départ des troupes américaines et, d’autre part, forcer la France à négocier sa force de frappe indépendante.Après avoir qualifié la double option zéro de « Munich nucléaire », le gouvernement français se montre le plus véhément opposant du retrait des dernières armes nucléaires.À Londres, c’est le même leitmotiv.Mme Thatcher ne veut plus entendre parler d’autres option zéro avant que des négociations multilatérales aient réglé le sort des déséquilibres chimiques et conventionnels en Europe.Dans un moment d’emportement contre les Allemands, le premier ministre britannique s’est même déclarée « fatiguée de ces gens qui cherchent la moindre petite chose dans le désarmement ».Les Américains sont tout en subtilités, voulant ménager l’Allemagne tout en ne déplaisant pas à la France et à la Grande-Bretagne.Si le secrétaire d’État, George Shultz, n’exclut pas une négociation sur les missiles tactiques, le secrétaire à la Défense, Franck Car-lucci, se montre plus ferme en avertissant Bonn qu’a défaut de moderniser ces armes, comme le veut la décision de Montebello de 1983, la présence militaire américaine en Europe sera révisée.De quoi faire réfléchir.Toutefois, les missiles tactiques ne sont plus aussi intéressants pour Washington advenanl un éventuel affrontement armé avec Moscou.Les armes de la dissuasion, celles qui pouvaient frapper l’Union soviétique seront retirées, rendant plus aléatoire un engagement américain.Voilà ce qui inquiète toute la classe politique ouest-allemande.De gauche à droite on estime que « plus courte est la portée, plus morts sont les Allemands », de l’Est comme de l’Ouest, et cela ne plait pas.Théoriquement, les missiles tactiques sont tout désignés pour un conflit nucléaire limité à la seule Europe et, comme par hasard, ils sont surtout concentrés sur les territoires allemands.Même si officiellement, Bonn est d’accord avec la décision de Montebello et respecte les désirs de ses alliés, ce qu’a rappelé, dans un geste d’apaisement, le chancelier Helmut Kohl lors de sa visite à Washington, celui-ci n’a pas encore tranché entre son ministre des Affaires étrangères, M.Ilans-Die-trich Genscher, partisan de la troisième option zéro, et son collègue de la Defense, M.Manfred Woer-ner, qui ne veut pas en discuter.Le gouvernement ouest-allemand cherche désespéremment une formule de négociations qui pourrait satisfaire autant l’OTAN que le Pacte de Varsovie tout en ne négligeant pas ses propres intérêts.La controverse autour de la troisième option zéro peut apparaître spécieuse car officiellement elle ne porte que sur les missiles tactiques (200 à l’Ouest et plus de 1,000 à l’Est) et laisse de côté les armes tactiques (bombes, mines, obus) qui composent le gros des stocks de l’OTAN (4,500) et du Pacte de Varsovie (environ 4,000).Elle est cependant un symptôme croissant de la paralysie de l’Alliance atlantique devant les propositions soviétiques en matière de désarmement.Le réunion de l’OTAN promet d’être houleuse.Enfin une véritable vocation internationale pour l’Abitibi Devenir le plus vaste dépotoir au monde ! - ¦%/.2 r 7** » 12 ’-¦-M Des employés d'une entreprise spécialisée dans la conservation de l'environnement déposent des sols contaminés de BPC dans des sacs qui seront transportés.qui sait, peut-être à Senneterre ou quelque part dans la région de l’Abiti-Témiscamingue.LIBRE OPINION CLAUDE BOISVERT L’auteur est président du Regroupement des écrivains de IA bitibi- Témiscamingue NOUS n’avons pas assez de déchets ou de matières polluantes pour y parvenir ?Qu’à cela ne tienne : importons-en ! Et commençons par les BPC.Après tout, on part gagnant : qui donc songera à nous les contester ?À vouloir se les approprier à notre « détriment » ?Non, mais sans blague ! Les seuls qui ont tout à gagner et absolument rien à perdre, dans cette loufoque saga des BPC, ce sont les propriétaires (et assimilés) de la compagnie Sénexan (c’est bien le nom ?),.qui, si on fouille un peu en dessous du couvercle de la poubelle, obéissent probablement à des « intérêts étrangers ».Et il y en aura toujours, des individus prompts et habiles à exporter ailleurs leurs problèmes.Car aucun individu (aucun peuple non plus, nous, y compris) normalement constitué ne pousserait la bêtise jusqu’à enterrer ses vieux obus, ses vieille- ries explosives dans sa cour .quand de complaisants nègres blancs sont prêts à le faire chez eux.pour une pincée de cacahuètes ! En attendant que des accidents surviennent et que certains de chez-nous meurent pour de bon, eux, là-bas, doivent être morts de rire ! Evidemment.si nous tenons à demeurer éternellement de la race des porteurs d’eau (quoique dans cette hilarante histoire de fous, nous risquions fort de nous transformer, à brève échéance, en porteurs d’os.) et à ramasser les pots cassés par d’autres pour gagner quelques miettes d’un pain à forte saveur de moisi et plusieurs fois irradié, fonçons, tête baissée ! Mieux : exigeons l’exclusivité mondiale du stockage, de la manipulation et des essais de transformation des BPC et autres cochonneries analogues dans la région ! De toute façon : pourquoi s’en faire ?Ils s’évertuent a crier sur tous les toits que ce n’est pas dangereux ! A en juger au nombre effarant de collectivités qui ont tourné résolument le dos à de tels projets, il faut en conclure qu’ils n’ont trouvé qu’ici assez de naïveté pour leur prêter une oreille attentive.qu’ils ne rendront jamais, c’est sûr ! Enfin .Avant Three-Mile-Island, avant Tchernobyl des catastrophes nucléaires se révélaient absolument impensables ! Et n’étaient évoquées que par des faux jetons alarmistes, éternels et inutiles objecteurs de conscience.et pourtant ! Ailes donc demander aux principaux intéressés ce qu’ils en pensent, maintenant .alors que les alentours, et pour des centaines de milles à la ronde, sont irrémédiablement contaminés pour des générations.Alors que les nuages radioactifs font encore aujourd’hui sentir leurs « merveilleux » effets un peu partout sur le globe ! Si vous saviez que votre voisin d’en dessous fabrique des bombes pour arrondir ses fins de mois, vous continueriez de trouver ça normal ?Pourtant, il est chez lui, non ?Il est libre ! Comment ?Vous dites ?Qu’il met votre vie en danger parce ue.mais c’est exactement ce que ’aucuns font avec la nôtre, de vie, en ouvrant la porte à ces produits de malheur.Oh, rassurez-vous : vous avez parfaitement le droit de jouer avec le feu, à Senneterre.mais pas si, en cas d’incendie, c’est la région entière qui est menacée ! Et quelle sera la prochaine étape ?Demander aux Russes et aux Américains, aux Français et aux Anglais (et même aux Canadiens) de venir installer un peu partout dans la région les vieux réacteurs nucléaires défectueux ou hors d’usage afin que nous puissions, là encore, jouer à créer temporairement deux ou trois emplois à haute teneur radioactive ?Ils pourraient, par la même occasion, entreposer dans nos caves tous ces déchets hautement nucléarisés dont ils ne savent que faire et qui leur créent des casse-tête à n’en plus finir ! Et les déchets de New York et des environs, de Los Angeles et de Toronto, de Detroit et d’ailleurs, et les millions de carcasses d’automobiles qui pourrissent dans la nature, pourquoi ne pas les «rapatrier» ici?Mieux encore : convions la terre entière au plus gigantesque poubel-les-party de tous les temps ! Mettons sur pied le plus grand égout à ciel ouvert imaginable ! Invitons tout le globe à venir dégobiller par ici.À venir y déverser ses millions de tonnes de résidus de toutes sortes.Ces innombrables polluants, tous plus dangereux les uns que les autres : on aura l’expérience ! Et tant pis si nous crevons en cours de route : l’histoire se souviendra de nous comme de bons samaritains.ou d’autruches facilement influençables, mais qu’importe ! On aura été nous-mêmes jusqu’au bout ! Soyons donc fermes et ne tergiversons pas ; nous exigeons le monopole des matières dangereuses pour la ré- gion ! C’est à prendre ou à laisser ! Nous n’avons plus de temps à perdre !• Adoptons tout de suite notre mot d’ordre : si ce n’est pas bon pour les autres habitants de la planète, c’est sûrement bon pour nous ! Que Dieu nous bénisse.pendant qu’il en est encore temps ! 12 ¦ Le Devoir, vendredi 26 février 1988 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Turner surprise, Doug Frith ne cachait pas un certain désenchantement depuis plusieurs mois.C’est notamment la politique du parti sur le libre-échange avec les Etats-Unis qui mine actuellement le parti au point ou d’autres, comme Francis Fox par exemple, ont déjà décidé de « laisser passer un tour » et de ne pas se présenter aux prochaines élections.(Pour faire sa part, M.Fox a seulement accepter la présidence du parti au Quebec pour les deux prochaines années et Raymond Carneau « lui garde un comté au cas où »).« Les gens reprochent à Lloyd Ax-worthy (Winnipeg) et à Herb Gray (Windsor) de dicter à Turner une position difficile à défendre, confie un homme d’affaires de Montréal: on n’ose même plus aborder la question du libre-échange et le parti est un peu bâillonné».Les libéraux espéraient que John Turner profite du récent congrès d’orientation de Vancouver pour assouplir un peu sa position sur le libre-échange, mais il s’en est tenu à sa promesse, à laquelle personne ne croit, de déchirer avec les Américains.Discrètement, Jean Chrétien vient de lui rappeler que c’est une « promesse colorée mais irréaliste ».Et John Turner a dû calmer Bay Street en promettant de faire volte-face après les élections.Loin de rassurer, cela n’a fait que renforcer l’image d’un chef prêt à tout pour obtenir la paix.De longues conversations avec des libéraux de l’ensemble du pays, on peut dégager les éléments suivants: ¦ la contestation du leadership de John Turner se limite à un petit noyau qui gravite autour des anciens gourous de Toronto et de quelques « ancêtres» du Rideau Club à Ottawa, mais les couteaux volent bas : ragots sur la vie privée des Turner, leur train de vie aux frais d’un parti endetté de $ 5 millions, et de soi-disant faiblesses personnelles plus inavouables encore que les « martinis bien secs ».« S’ils en sont là, ils sont vraiment désespérés », confie un ami de longue date du chef libéral ; ¦ tout le monde admet que John Turner s’est considérablement amélioré depuis 1984 — « il revient de loin », dit-on souvent — en particulier dans ses grands discours livrés avec de plus en plus de passion; et le parti est maintenant composé d’une nouvelle génération de libéraux qui n’ont plus la nostalgie de Pierre Trudeau: un vote sur son leadership, comme en novembre 1986, lui donnerait sans doute encore une confortable majorité parmi les délégués élus; ¦ le caucus libéral projette par contre, parmi les membres du parti, l’image d'un assemblage disparate de « paresseux qu’on ne voit jamais », ou de vedettes aux idées trop tranchées qui n’ont aucun sens de la cohésion ou de la discipline.Du débat sur l’universalité des programmes sociaux à celui du libre-échange, en passant par les déchirements sur le lac Meech ou sur la question palestinienne, John Turner se retrouve ou paralysé ou enfermé dans une position extrême; ¦ « Au mois de janvier c’était beaucoup moins rose, on voyait venir une vague », reconnaît un ami de Turner à Montréal; (les conservateurs se rapprochaient dangereusement des libéraux au Québec).« Si on devait se retrouver dix points derrière les conservateurs, ce serait autre chose », admet un proche de David Peterson à Toronto.« Les problèmes des conservateurs redonnent confiance et les gens votent contre les gouvernements », avoue un troisième.Autrement dit, les libéraux comptent bien plus sur Mulroney que sur leur propre chef pour prendre le pouvoir; ¦ de plus en plus d’hommes d’affaires craignent de voir un chef aussi imprévisible diriger le pays et, quoi qu’en disent ses dirigeants, la situation financière du Parti libéral ne s’est pas améliorée depuis trois ans: il y a toujours près de $ 5 millions de dettes et le parti couvre à peine ses dépenses courantes.Quant au recrutement, il a frisé le fiasco dans l’ensemble du Canada alors qu’on n’a recruté que 175,000 contre un objectif de 295,000 (mille par comté).Les libéraux sont ainsi manifestement nerveux et les membres du caucus se concentrent, chacun de leur côté, sur leurs propres dossiers.Ils voient en particulier les conservateurs rôder une machine électorale grassement financée, et ils observent un adversaire, Brian Mulroney, manifestement en grande forme quand il est, comme cette semaine, à l'attaque plutôt que sur la défensive.Ce que les organisateurs libéraux craignent par-dessus tout, c’est une campagne électorale chevauchant l’été où conservateurs et néo-démocrates seraient capables, les pre miers avec de l’argent et les seconds avec les organisattions syndicales, de « sortir le vote ».( Les néo-démo crates par exemple sont déjà en train de roder les discours de campagne d’Ed Broadbent, ont dressé un premier itinéraire du chef, et négocient même leur avion personnel ! ).Bien entendu, les députés et les adjoints de John Turner voient la question différemment.« Les sondages nous aident, dit l’un des responsables de la campagne en Ontario, qui prédit un balayage à Toronto et compte sur un autre au Québec».El l’Ouest ?« Ah nous ne sommes pas très bons dans l’opposition et nous sommes divisés sur le libre-échange et le lac Meech », reconnaît-il.Sur la question du libre-échange, des proches de Turner, dont Raymond Garneau, laissent entendre qu’il modifiera son attitude, « mais pas maintenant ».M.Turner serait personnellement très révolté par Regina regardera de près le jugement de la Cour suprême REGINA (PC - LE DEVOIR) — Le sous-ministre de la Justice de la Saskatchewan, M.Brian Barring-ton-Foote, a soutenu hier que le gouvernement provincial étudiera toutes les possibilités avant de décider ce qu’il fera à la suite du jugement de la Cour suprême du Canada.Le sous-ministre agissait en l’absence du ministre de la Justice, M.Bob Andrew, qui assistait à une conférence en Argentine en son autre qualité de ministre du Commerce.L’incertitude du gouvernement est également partagée par l’opposition, puisque le leader néo-démocrate Ned Shillington s’est demandé ce qu’il allait faire à la suite du jugement du plus haut tribunal du pays.« J’aimerais pourtant que le gouvernement puisse éviter le genre de débat acrimonieux qui a eu lieu au Manitoba ».À Ottawa, les porte-parole de la Fédération des francophones hors Québec, de l’Association culturelle Franco-canadienne de Saskatchewan et de l’Association canadienne-française de l’Alberta, MM.Yvon Fontaine, Rubert Baudais et George Arès, ont soutenu qu’il s’agissait d’une étape importante dans la reconnaissance de leurs droits.« Cette décision confère aux francophones une légitimité de leur existance et de leurs droits », ont-ils soutenu.Ils ont également soutenu que le gouvernement fédéral avait maintenant la responsabilité morale de s’assurer que la Saskatchewan et l’Alberta ne modifieront pas l’article 110.« Nous sommes d’avis que la Saskatchewan et l’Alberta ne peuvent modifier unilatéralement l’article 110 étant donné les engagements pris par ces provinces dans l’entente constitutionnelle du 3 juin 1987 » (l’entente du Lac Meech), ont-ils soutenu.« Le gouvernement fédéral doit profiter du présent processus de révision constitutionnelle pour consti-tutionnaliser ces droits comme il l’avait fait en 1867 pour les anglophones du Québec», ont-ils conclu.Aux Communes, le député libéral d’Ottawa-Vanier Jean-Robert Gauthier a soutenu que si le premier ministre Devine abolissait les droits lin-guisitiques des francophones, l’esprit même de l’accord du lac Meech serait menacé.Il a demandé au gouvernement fédéral d’aider financièrement et matériellement la Saskatchewan à faire face aux exigences du jugement de la Cour supreme.« Le gouvernement fédéral doit mettre le paquet, a-t-il soutenu.Il faut dire à la Saskatchewan qu’on a de l’argent et des ressources humaines pour la traduction.Il faut faire ça pour garder le pays uni ».« Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir », a répliqué le ministre de l’Emploi et de l’Immigration, M.Benoît Bouchard, qui s’est dit confiant de voir la Saskatchewan se plier au jugement la Cour suprême et traduire ses lois, au lieu d’adopter une loi abolissant les droits des francophones.« L'accord du lac Meech offre certaines garanties, même s’il n’a pas encore été signé par toutes les provinces, a-t-il déclaré.Il reste que le gouvernement fédéral, lorsqu’il est question de bilinguisme, tient des négociations extrêmement serrées avec les provinces, autant la Saskatchewan que l’Alberta ».Le conflit canado-français sur la pêche Ottawa invite les grévistes de la faim à raisonner Paris cette entente qu’il juge mauvaise pour le Canada et il résiste encore à ses proches qui voudraient lui faire adopter la stratégie du leader travailliste Harold Wilson dans le débat sur le Marché commun en Grande-Bretagne.« Avec son expérience dans les finances internationales, explique un startège libéral, Turner pourrait se présenter comme le chef de gouvernement le plus capable de la renégocier, plutôt que de proposer un peu stupidement de la déchirer ».Contrairement à ce qui s’écrit au Canada-anglais, les responsaboles du recrutement au Québec et en Ontario prétendent qu’il y a abondance de bons candidats.« Le problème est qu’on n’a pas assez de comtés pour tous les candidats qu’on a à Montréal », affirme Raymond Garneau.Même chose en Ontario, affirme Jim Peterson.La seule ombre au tableau, semble-t-il, vient des candidates qui ne semblent pas attirées par le parti ou auxquelles il semble difficile de trouver un bon comté.Quant aux tensions entre les « gau-chistes» du caucus et d'autres comme Doug Frith, Raymond Garneau ou Donald Johnston qui a claqué la porte, Lloyd Axworthy les réfute carrément: « On ne s’est jamais accroché sur la question au caucus », affirme-t-il ajoutant, pour ceux qui l’accusent d’en mener trop large, que « tout le monde est sur un même pied au caucus».Alors, pourquoi tant de morosité au parti libéral ?« Si Mulroney se déniche trois candidats, dont Lucien Bouchard, qui incarneront l’honnêteté et la probité, et si ces gens-là font le tour du Québec en parlant du lac Meech et de libre-échange, ils vont faire un malheur », confie un libéral très en vue de Montréal.« Les députés sont épuisés par un surcroît de travail du à leur petit nombre : quand je veux me remonter le moral, je m’en vais dans le champ », avoue Raymond Garneau.+ Jeunes prendre des engagements dont aujourd'hui ils se sentent responsables.Lorsqu’il s’agit d’éliminer la discr-mination, on ne peut se contenter de faire le travail à moitié ou aux trois-quarts, ont fait valoir les jeunes libéraux.L’enjeu premier de cette réforme pour les jeunes devait être la parité pour les moins de 30 ans qui reçoivent des prestations trois fois moins élevées que celles des plus de 30 ans.Actuellement leurs prestations sont de $ 184 par mois et ne commenceront à grimper que le 1er janvier prochain.La parité ne sera établie que l’année suivante, ce qui est beaucoup trop tard.Il y a là une injustice fondamentale, croit le président des jeunes libéraux, Joël Gauthier, qui ne voit pas de raison d’attendre à 1990.Les jeunes libéraux croient que la parité pour les moins de 30 ans devrait être accordée dès janvier 89, ce qui est déjà tard, font valoir de leur côté les jeunes péquistes.Leur présidente, Isabelle Courville, croit que la parité devrait être immédiate car il s’agit de parer au plus pressé.Elle rappelle qu’en 1985 les jeunes libéraux réclamaient aussi une parité immédiate, demandant si le gouvernement libéral ne cherche pas à prendre « en otage jusqu’à la veille des élections » les jeunes assistés sociaux.Rappelons que, plus tôt cette semaine, le Conseil du patronat adoptait une position semblable.Encore plus grave que ce retard est le caractère factice de la parité accordée, estiment les jeunes des deux partis qui d’une même voix dénoncent la notion de contribution parentale qu'introduit le ministre avec sa réforme.Indirectement, expliquent-ils, le ministre impose un critère d’âge puisque cette contribution sera prise en compte pour tous ceux qui vivent chez leurs parents ou qui ont quitté le domicile familial depuis moins deux ans.Dans la réalité, cela établit, disent-ils, une discrimination pour les moins de 25 ans.Cette notion se retrouve dans le Code civil mais est rarement appliquée, sauf dans le régime des prêts et bourses pour les étudiants.Quelque 17,000 jeunes assistés sociaux se verront retirer toute aide à cause de cette nouvelle norme, tandis que plusieurs milliers d’autres verront leurs prestations réduites sensiblement.Un calcul fait par les jeunes péquistes établit à seulement $ 6 par mois la hausse de prestation que pourraient recevoir des milliers de jeunes assistés sociaux.En moyenne, la contribution alimentaire des parents qui sera déuite d'une prestation théorique de $ 405 sera de $ 100.Les $ 305 restants pourront, dans les cas où deux assistés sociaux partagent un appartement, être réduits de $ 115, ce qui laissera seulement $190 par mois.Le problème qui se pose est que l’expérience a démontre que les contributions alimentaires des parents sont trop souvent des contriWions théoriques.Les fonctionnaires en tiennent comptent lorsqu’il s’agit de calculer le prêt-bourse d’un étudiant, mais dans au moins 30 % des cas ces contributions ne sont jamais versées par les parents.Il ne faut pas photocopier les failles d’un système pour les transposer dans l’autre, notent les jeunes péquistes Les jeunes libéraux estiment que la contribution parentale est une notion très dangeureuse.Comme l’avait fait remarquer plus tôt cette semaine la Fédération des femmes du Québec, plusieurs prendront toutes sortes de détours pour échapper à cette contrainte et profiter a’une clause de « dénuement total ».Il y a un risque sérieux d’engendrer une certaine désintégration de la famille tout en privant les jeunes de leur autonomie.Il y a un débat en profondeur à faire dans la société, car cette notion implique aussi la responsabilité filiale envers les parents, de dire la Commission jeunesse du PLQ.L’intention du ministre, en introduisant cette clause de contribution alimentaire des parents, est d’éviter de rendre le régime d’aide sociale plus attrayant que le régime de prêts et qu’il y ait, a-t-il reconnu hier, un déplacement de clientèle, n faudrait alors, croient les jeunes libéraux, harmoniser les deux régimes pour que des bénéficiaires de l’aide sociale soient admissibles à certaines conditions aux prêts et bourses.Cette suggestion sera accueillie assez froidement par le ministre Paradis qui dira aux jeunes libéraux d’aller tenter de convaincre le ministre de l’Éducation.Selon lui, les choix qui ont été effectués ont souvent constitué « la moins pire des solutions», ce qui a été le cas aussi pour la déduction pour les personnes partageant un logement.C’était ça ou la poursuite du « contrôle des chambres à coucher».Jeunes libéraux et jeunes péquistes croient que la véritable solution aux problèmes de l’aide sociale est du coté de l’emploi.Sur ce point, les jeunes péquistes ont fait une critique sévère du projet du ministre, soulignant que nulle part dans le projet de réforme on parle d’emplois ou d’absences d’emplois.On a réclamé la tenue l’été prochain d’une conférence nationale sur l’emploi pour élaborer un pacte entre tous les intervenants socio-économiques en cette matière.+ Enfants d’éveiller leur conscience dans le plaisir et dans la détente ».Une session dure 12 semaines et coûte à peine $120.Pour remplir ses ambitieuses promesses, l’école de croissance personnelle pour enfants propose une approche basée sur le rêve.Car, explique la directrice Francine Paquin, « dans le rêve d’enfant réside le comportement futur à l’état potentiel de l’enfant».Le rêve de l’enfant, explique-t-elle, est un outil par lequel l’enfant entre en contact avec son « senti » à lui sur les plans physique, émotif et spirituel.« Nous utilisons plusieurs médias, comme le jeu, le dessin, l’association, l’imagerie, le théâtre, les contes de fée pour que les enfants laissent jaillir ce puits de ressources déjà existant en eux », dit Mme Paquin.Par exemple, « si un enfant a fait un cauchemar et qu’il a vu un monstre effroyable, nous l’invitons à recréer ce monstre avec de la pâte à modeler pour qu’il puisse se distancier», explique Mme Paquin.Le programme comporte aussi des exercices de respiration, de relaxation, de méditation, de massage, de tai-chi, et d’expression corporelle.U n compte rendu des progrès de l’enfant est fait régulièrement aux parents.Ces même parents sont d’ailleurs invités à suivre un programme spécialement conçu pour eux, de façon à ce qu’ils puissent « poursuivre et entretenir une relation harmonieuse avec les enfants ».Autodidacte, la fondatrice des Ateliers fanfan a déjà travaillé avec des adultes.C’est à ce moment qu’elle a compris l’importance d’agir dès l’enfance.M me Paquin a aussi oeuvré auprès d’enfants de LEUCAN, des jeunes cancéreux.Elle aimerait d'ailleurs pouvoir accueillir un jour des enfants malades à son école.« Je suis convaincue que l’émotivité joue un grand rôle dans la maladie, chez les enfants comme chez les adultes », dit-elle.La fondatrice des Ateliers fanfan prononcera une conférence ce soir à 20 h, au Pavillon d’Outremont, petit théâtre du Collège Français, au 5210 Durocher.« Les consommateurs doivent être prudents avant de s'inscrire à un cours de croissance.Et si ce cours s’adresse à des enfants, il faut redoubler de prudence et vérifier dans quelles conditions se font ces cours », a dit Mme Lise Béliveau, porte-parole d’Info-croissance, un groupe d’étude sur les centres de croissance personnelle mis sur pied par l’Association coopérative d’économie familiale de Montréal (ACEF-centre) en octobre dernier.+ Visage gouvernement rendait public le rapport Osbaldeston et faisait savoir qu'il acceptait ses 34 recommandations, dont le démantèlement de la division de l’anti subversion.Ce groupe, dirigé par M.Gordon Osbaldeston, avait été formé à la suite de la publication du rapport du Comité de surveillance du SCRS (SCARS) en juin 1987.Le comité soulignait, entre autres, que trop de gens étaient visés par la division de l’antisubversion et que cette dernière tendait à confondre dissidence et activités subversives.Le groupe Osbaldeston lui devait examiner les politiques d’embauche du SCRS, son fonctionnement et le travail de la division antisubversion.Il remettait son rapport à la fin d’octobre.Il y reprenait une vieille demande visant à éliminer les dossiers inactifs, hérités pour la plupart de la G RC et qui étaient conservés en attendant la fin de l'enquête de la Commission Deschênes sur les criminels de guerre.Leur nombre a toujours suscité la controverse et continue de constituer un mystère.Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) a toutefois cité le chiffre de 30,000 en juin 1987 lors du dépôt de son rapport, soulevant l’indignation.À la suite de l’annonce d’hier, le SCRS ne conservera que les dossiers reliés à des enquêtes sur des crimes de guerre ou ceux qui ont été transfères aux divisions du contre-espionnage et de l’antiterrorisme.Ces deux divisions ont repris en décembre les dossiers des personnes toujours considérées comme des menaces.Le solliciteur général a assuré que 95 % des dossiers du SCRS ont été classés inactifs depuis la création du service et qu’ils attendent maintenant d’être détruits ou cédés aux Archives nationales.Mais son discours tentait aussi à dissiper les critiques selon lesquelles le ministre n’a pas le contrôle de son service, que le SCRS est dénué de di- GUY TAILLEFER OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral a sommé hier les représentants des îles Saint-Pierre-et-Miquelon, qui sont actuellement au Canada, de cesser de faire pression sur lui par médias interposés.Il serait nettement plus utile, selon Ottawa, qu’ils invitent plutôt Paris à retourner à la labié des négociations pour régler le contentieux canado-français sur la pêche.Dans une déclaration conjointe, le secrétaire d’État aux Affaires exté^ rieures, M.Joe Clark, et les ministres des Pêches et des Transports, MM.Torn Siddon et John Crosbie, tiennent la France entièrement responsable de l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations depuis cinq mois.Le maire-sénateur de l’archipel français, M.Albert Pen, mène depuis lundi une grève de la faim depuis une chambre d’hôtel du centre-ville d’Ottawa, dans l’espoir que le Canada fasse preuve de plus de souplesse dans le conflit.Un homme politique français, le député centriste Gérard Grignon, a lui aussi entrepris un jeûne à Québec.Apparemment embarrassée par l’initiative de M.Pen, l’ambassade de France à Ottawa a refusé de lui prêter ses locaux pendant sa grève de la faim.Réagissant à la plus récente sortie canadienne, M.Pen a affirmé que les rection politique.Depuis l’été dernier, ces commentaires ont été alimentés par plusieurs bavures révélées par les médias et qui ont mis particulièrement en cause la division de l'antisubversion.Le ministre a plusieurs fois répété hier que .¦ la subversion n’est pas une priorité en matière d’enquête pour l’ensemble du SCRS ».Il s’adressait aux participants à la conférence sur « La défense d’une cause, la protestation et la manifestation d’un désaccord ».4 Armée continué à manifester, certains brandissant des portraits de M.Mikhaïl Gorbatchev, le numéro un soviétique, et scandant des slogans tels que : « Rendez-nous Karabakh » ou encore « Nous ne sommes pas des extrémistes ».Le procureur général-adjoint de l'URSS, Alexander Katousev, s’est rendu dans le Nagorny-Karabakh où des rumeurs ont fait état d’affrontements entre Arméniens, qui représentent 80 % de la population, et Azerbaïdjanais qui auraient fait un nombre de morts indéterminé.Démentant certaines informations faisant état de 60 Arméniens tués, M.Katousev, cité par l’agence Tass, a déclaré que «pas une seule personne de nationalité arménienne » n’avait été tuée.Il n’a toutefois pas précisé si des Arméniens avaient été blessés ou si il y avait eu des victimes parmi les Azerbaïdjanais.Sa déclaration a été lue à la télévision nationale.Des sources dissidentes à Moscou citant le militant arménien Parouir Airikian ont affirmé que M.Vladimir Dolgikh, membre du bureau politique du Parti communiste soviétique, avait déclaré mercredi à la télévision arménienne que « malheureusement » il y avait eu des « victimes » dans la région de Nagorny-Karabakh.M.Dolgikh est l'un des quatre dirigeants soviétiques à s’être rendus en Arménie au début de la semaine pour tenter de reprendre le contrôle de la situation.De même source, on affirme que M.Dolgikh a éclipsé le dirigeant local du parti en Arménie et qu’il est désormais en charge de la normalisation.Le comité central du PCUS a rejeté les demandes arméniennes et exigé la restauration de l’ordre.Dans le même temps, les autorités soviétiques ont promis d’améliorer la situation culturelle et socio-économique de l’Arménie.Hier, le patriarche de l’Église arménienne, le Catholicos Vasken 1er, déclarations des trois ministres témoignaient une fois de plus « de la mauvaise foi de leur gouvernement en ce qui concerne leur vision de nos problèmes ».Prenant les choses à la blague, le ministre Crosbie indiquait dès lundi que le « coup publicitaire » de M.Pen ne modifierait en rien la position canadienne sur la double et épineuse question des quotas de pêche accordés aux Français et de la frontière maritime de l’archipel.Le litige canado-français a dégénéré en une complexe guerre de chiffres, les deux pays, engagés dans un dialogue de sourds, s’accusant mutuellement de surpêcher dans la zone litigieuse située au sud de Terre-Neuve.Hier encore, M.Siddon a accusé la France d’avoir augmenté depuis 1983 ses prises dans la zone contestée à 26,000 tonnes, quatre fois sa part traditionnelle de 6,400 tonnes.Une situation que le ministre trouve « très préoccupante », mais que M.Pen estime être le fruit de calculs strictement théoriques.Ottawa soutient que la valeur des exportations de poisson de Saint-Pierre-et-Miquelon a presque triplé ces dernières années, passant de $ 9 à $26 millions entre 1982 et 1986.« L’économie de Saint-Pierre-et-Miquelon n’est pas en danger, de l’avis de M.Crosbie.C’est tout le contraire: les pêcheurs de l’archipel n’ont jamais capturé autant de morue».âgé de 80 ans, a lancé un appel au calme dans un message télévisé, ont également affirmé des sources dissidentes.D’autre part, certains militants arméniens ont exprimé leurs craintes que la présence de l’armée soit le signe avant-coureur d'une proclamation de l’état de siège.Des diplomates occidentaux estiment toutefois que la réaction des autorités soviétiques s’apparente à leur attitude durant les récentes manifestations dans les États baltes où l’armée avait été appelée mais n’était pas intervenue.Un Arménien en provenance d’Erevan a déclaré à l’AFP que « tout le peuple arménien » était en train de manifester et que « le mouvement continuerait jusqu’à ce qu’on nous rende le Karabakh ».D’autres voyageurs arméniens ont affirmé que des gens se rendaient à Erevan en provenance des campagnes.Par ailleurs, deux écrivains arméniens, Zora Balaian et Silva Ka-putikian, ont gagné Moscou pour tenter d’obtenir un entretien avec M.Gorbatchev.Les informations en provenance d’Arménie et de la région de Nagorny-Karabakh n’ont pas pu être vérifiées de façon indépendante en raison de l’interdiction faite par les autorités soviétiques aux journalistes de se rendre sur place.Certaines lignes de téléphone ont également été coupées entre l'Arménie et la capitale soviétique.4 Cour suprême les restrictions que lui impose l’art.110, puis déclarant valides toutes les lois provinciales, nonobstant le fait qu’elles aient été adoptées, imprimées et publiées en anglais uniquement», écrit le juge LaForest.Si elle choisit cette dernière voie, la province devra, compte tenu du principe de la primauté du droit « agir aussitôt que possible » et le choix de l’option à retenir devra aussi être fait rapidement, notent les juges majoritaires.En 1985, la Cour suprême avait invalidé de la même façon toutes les lois adoptées en anglais seulement par le Manitoba depuis 1870, mais il existe une différence fondamentale entre cette situation et celle de la Saskatchewan, affirme la Cour.Les droits linguistiques de la minorité française du Manitoba étaient enchâssés dans la Constitution par l’article 23 de la Loi sur le Manitoba alors que les exigences de l’article 110 ne sont pas de nature constitu- M.Pen a de son côté reconnu que l’archipel avait augmenté sa production ces dernières années, comme le lui autorisait les accords canado-français de 1972.« Mais on voit maintenant que le Canada désire vivement enrayer ce développement en nous privant de poisson », a-t-il déclaré.Le gouvernement fédéral se dit disposé à assurer un approvionne-ment stable aux quelque 200 pêcheurs de l’archipel, dont « les habitants sont nos voisins ».« Mais nous n’assisterons pas sans rien faire à l’appauvrissement des pêcheurs canadiens découlant de la surpêche française », a déclaré M.Crosbie.Il n’est pas question pour Ottawa d’ouvrir des négociations séparées avec Saint-Pierre-et-Miquelon.« Ottawa ne peut négocier qu’avec Paris », a dit M.Crosbie, invitant les représentants de l’archipel à « adresser leurs plaintes au gouvernement français ».La France réclame une zone économique de 200 milles autour de l’archipel — le Canada lui en offre 12 — et juge insuffisants les quotas de pêche que lui offre Ottawa en eaux canadiennes.En riposte à la décision française de quitter la table des négociations le 9 octobre dernier, le gouvernement fédéral fermait ses ports aux chalutiers français et leur retirait pour cette année le droit de pêcher en eaux canadiennes.tionneile et peuvent être abrogées par une simple loi de la législature provinciale.Les procureurs de la Fédération des francophones hors Québec ont tenté de convaincre la Cour que l’article 110 avait une valeur constitutionnelle, comme l’article 23 au Manitoba ou l’article 133 de la Loi constitutionnelle de 1867 au Québec.Mais, au terme d’une longue analyse historique, le juge LaForest affirme que le Parlement fédéral avait voulu laisser à la future province « le droit de décider de quelle langue on devra se servir devant les tribunaux ou devant la législature », selon l’expression de sir Wilfrid Laurier.Quant à l’usage du français devant les tribunaux de Saskatchewan, la Cour estime là aussi que la province n’ayant jamais légiféré spécifiquement sur la question, les exigences de l’article 110 existent toujours et permettent l’utilisation du français.Toutefois, le juge LaForest souligne que si une personne a le droit constitutionnel de s’exprimer en français devant le tribunal, « elle n’a pas le droit d’être comprise dans cette langue».Le juge et les autres officiers de la Cour peuvent donc utiliser l’anglais, et le citoyen n'a pas droit à un traducteur, sauf si cela est nécessaire pour avoir un procès équitable.Dans le cas du père Mercure, la Cour estime « qu’il était possible de tenir un procès équitable sans offrir une traduction de l’anglais au français ».Cependant, si la loi exige que les propos de celui qui désire ae s’exprimer en français soient consignés, ils devront l’être en français.Pour les juges dissidents Willard Estey et William McIntyre, les garanties linguistiques de l’article 110 étaient propres à la législature et aux tribunaux des Territoire du Nord-Ouest, et la Saskatchewan a, comme toutes les provinces, obtenu à sa création le pouvoir de spécifier quelle langue pourrait être employée dans leurs débats.« Ce n’est qu’en forçant l’interprétation de la loi qui a créé la Saskatchewan et en ne donnant pas aux lois organiques de la nouvelle province leur effet législatif ordinaire qu’on peut conférer à l’art.110 la qualité de disposition constitutionnelle.Il en découlerait un résultat qui ne serait ni celui que le gouvernement du Canada de l’époque voulait, ni celui expressément mentionné dans les actions parlementaires ou législatives au moment de la création de la province», estiment-ils. ÛL Montréal, vendredi 26 février 1988 :v CAHIER Daniel Lavoie : gérer le succès -.-OS.Photo Jacques Grenier PAUL CAUCHON Daniel Lavoie romantique, Daniel Lavoie crooner, Daniel Lavoie roc-keur, Daniel Lavoie électronique, les étiquettes valsent et on n’arrive pas toujours à en trouver une qui soit définitive.Ce qui est bien le dernier souci du principal intéressé.Car Daniel Lavoie est avant tout un musicien, qui trippe dans toutes les musiques, habillant son nouveau spectacle d’atmosphères jazz, rock, country, glissant un solo de flûte des Andes avant de se lancer dans un pot-pourri très rock'n roll.Et au moment où vous aurez fait le tour de tous ses « désirs musicaux », voilà qu’il vous raconte qu’un musicien classique très connu a retrouvé de grandes influences baroques dans son dernier disque ! « Ça ne m’a pas étonné du tout, répond Lavoie.Je suis un grand fan de la musique de Bach, j’écoute énormément ses cantates.J’aime beaucoup le contre-chant, les mélodies qui jouent l'une contre l'autre.» Daniel Lavoie, qui fera sa grande rentrée montréalaise au Théâtre Outremont le 2 mars — il tiendra l’affiche presque un mois — revient d’Europe, où ce nouveau spectacle triomphait à l’Olympia.Un disque live tout juste paru nous donne à entendre des anciennes chansons complètement transformées, comme un tourbillon sonore aux couleurs contrastées où les pièces s’enchaînent voluptueusement l’une derrière l’autre sans applaudissements.Un disque qui se termine par un pot-pourri de vieux airs de rock anglais et français.Oui ?« Eh oui, répond-il, j’ai voulu aussi interpréter les rockeurs qui m’ont influencé.À l’époque où je travaillais dans une boîte à chansons, je cnan-tais Aznavour et Vigneault mais j’écoutais surtout du rock.J’ai « sauté » sur Charlebois et Antoine quand ils ont commencé, parce qu’ils nous redonnaient confiance face aux Anglais .» Aujourd’hui, cette confiance ne manque pas.Sans prétention, mais avec un brin de satisfaction, Daniel Lavoie commente son passage à Paris : « là-bas il existe un phénomène bizarre : les gens qui font des disques n’ont pas de métier et plusieurs ne sont à peu près jamais montés sur scène même après plusieurs disques.Ils ne savaient pas que j’avais vingt ans de métier, alors ils ont été surpris .» Le matin de l’entrevue Daniel Lavoie, toujours aussi cool, détendu, mais toujours un peu réservé, de retour de ses exercices au très démocratique YMCA (le Nautilus, c’est bon pour les snobs) espérait ne pas reparler de sa timidité sur scène, ni de sa collection de prix et de récompenses (« le plus gros problème avec les prix, c’est d’être obligé d’en parler après.Que veux-tu que je te dise, j’suis bien content, c’est mieux qu’un coup de pied au derrière»).Mais lui parler de la musique et du merveilleux monde des variétés, aucun problème.« Dans les années 1970, on lançait un disque par semaine, on l’achetait, et c’était souvent de la scrap.Aujourd’hui il y en a moins, mais le produit est supérieur, ce qui nous oblige tous à mieux travailler.On commence à bien savoir utiliser la technologie, à bien savoir jouer avec les sons, les ambiances, les textures, et on s’en va probablement vers une simplification musicale ».« Mon spectacle, ajoute-t-il, est en compétition avec les spectacles américains.Je ne suis pas en compétition avec Rivard ou Dubois, je le suis avec Sting ou Alice Cooper.Il faut être à la hauteur face à eux, et avec moins de moyens mais plus d’énergie et d’imagination on arrive à être compétitif ».Après son succès récent en Europe (où il retourne l’automne prochain) Daniel Lavoie rêve-t-il de percer le marché américain ?« La situation me permet d’essayer.Mais ça prend LA toune.Fleetwood Mac a fait dix albums avant que ça marche .Moi je veux faire mon travail à un certain niveau, où ma compétence puisse être utilisée».« Je ne dis pas que ma carrière est toute planifiée, continue-t-il.Mais c’est certain qu’il faut prévoir la réussite ».Lavoie cite avec appréhension le cas du groupe Men Whi-tout Hats, qui a fait un disque de ?10,000 et s'est retrouvé avec un million de disques vendus.« Ils ont capoté ! Parce quand ça part, la pression est énorme .J’essaie simplement de m’organiser avec le succès.Et puis les artistes ont tous peur de se sentir dépassés.Mais je ne pense Daniel Lavoie pas qu’on soit dépassé si on reste toujours aux aguets».Daniel Lavoie semble donc très occupé à gérer son succès, et depuis deux ans les vieilles images qu’il traînait s’estompent lentement.Sur son disque Vue sur la mer il a étonné avec un chanson vaguement politique (la villa de Ferdinand Marcos).Et sur le prochain, qui sortira probablement en 1989, il ne faudrait pas se surprendre de retrouver « des trucs du genre ».« Je suis de plus en plus répugné par l’irresponsabilité de nos dirigeants politiques, explique-t-il cal- mement.Je commence à en avoir plein l’cul.Il est le temps de le crier un peu plus sur tous les toits.«Ils» sont en train de détruire la planète à coup d’égoïsme et d’irresponsabilité.Us n’ont pas le droit, je trouve que ce sont des cons, et j’ai envie de le dire, c’est tout.Un disque c’est un beau podium pour crier.Si tu arrives à le faire avec humour, on peut rire jaune ensemble_____le ne suis pas un chanteur à message, je lance plutôt une idée et on embarque ou on n’embarque pas.Avec Ferdinand Marcos les gens ont embarqué parce qu’ils se sentaient concernés.» Le graphisme suisse est intelligible avant tout ANNE-MARIE THIBAULT Le Centre de design de l’UQAM présente jusqu’au 13 mars une rétrospective d’affiches graphiques suisses, conçues entre 1946 et 1986 par des professeurs et d’anciens étudiants de l’École de Bâle sous la direction d’Armin Hofmann.L’enseignement et la pensée de ce dernier ont favorisé l’éclosion d’une « école » axée sur une visualisation instantanée du message.Hofmann ayant pris sa retraite l’année dernière, cette exposition lui rend en quelque sorte hommage et témoigne de son apport incontestable au milieu.Ostensiblement, ces oeuvres laissent transparaître les bases de sa théorie, telle qu’il l’a exercée et enseignée.De plus, nous pouvons percevoir les nouvelles tendances qui se dégagent de cette tradition par l’entremise du travail des étudiants d’Hofmann qui font carrière internationalement.Les affiches publicitaires de Hofmann, de format standard, se distinguent par l’usage presque exclusif du caractère Helvética.C’est la simplicité de ce lettrage et sa directe intelligibilité qui motiva son usage durant 30 ans.Par une réflexion du même orde, ces affiches d’un mètre sur 1.3m sont conçues dans des dimensions suffisamment grandes pour être vues à bonne distance.Quant aux affiches des étudiants d’Hofmann, elles sont le résultat de recherches ou s’interpénétrent les techniques auxiliaires au graphisme.La photographie, l’imprimerie et la séparation de couleurs transmettent PrairatorPUe* Fr,».,»-, 24 VormUut.•b Moto» 20 Mai .Mooncfff Frrttfl.ft.Jtf* .T.JtfiaûOOUhr Savtoftt.«AOUhr Kurt Wkfcrar, Btftort Ufttfig FrafeufllBr.I.Brahms Ein Deutsches REQUIEM âV Los Angeles 1994 Olympic Games Requiem allemand de Brahms, une affiche d’Armin Hofmann, et une affiche d’April Greiman sur les Jeux olympiques de Los Angeles.au graphisme leurs récents perfectionnements.On sort aussi de la convention en diversifiant les formats.On fait usage de nouvelles méthodes d’appréhension des sujets à illustrer, on redouble leurs effets par des expé- rimentations basées sur les notions futuristes du mouvement qui envahit le papier.Ce mouvement devient innovateur et sort littéralement de la surface chez April Greiman.On convoque les sensations du spectateur et on rejette le lettrage au second plan.Même si ces pratiques peuvent sembler contredire les principes d’Armin Hofmann, elles sont conformes à ses convictions quant à l’intelligibilité du message, à ceci près que de cérébral qu’il était, il devient plus sensuel.Dubois, pourquoi t’as emmené ta Harley ?JEAN-FRANÇOIS DORÉ Le show part et Dubois arrive.C’est d’ailleurs un peu ça le problème.L’un et l’autre ne se rencontrent jamais.Dubois arrive de derrière la salle sur une splendide Harley Davidson.Elle est toute chromée et rouge, roulante et feulante et elle est là .juste là.Il monte sur scène avec sa Harley, fait quelques « vroum vroum », et puis il la laisse là .juste là.Après l’entracte la Harley est encore là .juste là.Si j’avais pu, à la place de la Harley Davidson, je serais parti à l’entracte.Mais moi aussi je suLs resté là .juste là.C’est d’autant plus insultant que quand il chante Chapitre, extraite de son dernier disque, les bruits de moto du début de la chanson sont faits aux syn-thés plutôt qu’à la Harley.Pourtant la Harley est encore là.Quand Dubois est arrivé avec sur scène on se disait : « Awwright.Let’s go ».On était prêts à partir, à le suivre n’importe où, voir le lever du soleil à Baie-Saint-Paul, Roland Che-nail ramasser des agathes aux Ba-rachois, n’importe quoL Mais la Harley Davidson, Dubois, et nous autres, on est resté sur place, à l’arrière-scène.C’est dommage parce que j’aime beaucoup Claude Dubois.J’aime beaucoup ses chansons.J’aime beaucoup ses disques et plus particulièrement son plus récent.Mais je me suis ennuye à mourir l’autre soir quand j’ai vu son show à la Salle Maisonneuve de la Place des Arts.Oh ! bien sûr il y avait d’autres choses que la moto dans le « show » de Dubois.Il y avait un guitariste avec une couette, une choriste qui avait amplement le temps de partir avec la moto sans se faire prendre, et deux (comptez-les bien, deux) cla-viéristes qui avaient l’air de s’amuser tout autant que la moto qui était là, juste là.Il y avait aussi un bassiste.Mais lui, de toute évidence, n’avait pas compris le sens profond du show.Contrairement à la moto, à la choriste, à Claude Dubois, et au reste du « Salon de l’Éclairage » fourni à même ce dont Michael Jackson n’avait plus besoin, le bassiste, lui, avait du « fun ».Ah oui ! le « show ».Les chansons étaient pourtant belles.C’était un greatest hits des tounes de Dubois, des belles tounes, des tounes que je connais par coeur, même celles qu’il nous dit qu’on ne connaissait pas.L’ennui c’est qu’il y manquait de l’âme, du soul, l’ennui c’est qu’il y manquait peut-être Dubois, l’ennui c’est que la H arley s’ennuyait.et moi aussi Il y avait pourtant un écran télé à côté du claviériste du haut.On y voyait toutes sortes de belles choses : du bleu surtout, un peu de vert et à l’occasion on y voyait même du jaune et quelques traces de rouge.L’ennui c’est que sur cet écran là on ne voyait pas ni Katerina Witt, ni la chute de Karen Percy, ni même la victoire Rytsolainen .en reprise.Mais que voulez-vous : le metteur en scène ne pouvait quand même pas tout prévoir.Il avait déjà pensé a la Harley alors imaginez.Quand je suis rentré chez moi, la première chose que j’ai faite c’est de me mettre le dernier disque de Dubois sur ma table tournante.Là je me suis imaginé un spectacle de Dubois me chantant toutes ses belles chansons.J’ai aimé ça vous pouvez pas savoir comment ! L’ennui c’est qu’en plein milieu du disque que j’écoutais il y a une Har-ley-JDavidson qui est venue se coUer à côté de moi et qui a commencé à ronronner.À ronronner tellement que mon chien l’a prise pour un chat et s’est mis à japper, que la chicane a pogné et que Claude Dubois est arrivé.L’ennui c’est que j’étais déjà parti quand Dubois est arrivé.Par les vertus de l’humour noir et de la dérision, le couple cruel de « La Danse de mort » d’August Strindberg devient le couple grinçant et loufoque de Play Strindberg de Friedrich Dürrenmatt.En douze rounds, un combat saisissant, mis en scène par Yves Desgagnés, avec Monique Mercure, Paul Hébert et Gilles Renaud.Au Théâtre du Nouveau-Monde.v*to| mm Pour célébrer les quinze aas d’Optica, Cheryl Simon, Sorel Cohen, Dominique Guillaumant et Lome Falk ont coordonné un triple événement : l’exposition, chez Optica, au 3981 Saint-Laurent le colloque, les 26, 27 et 28 février au Musée des Beaux-Arts de Montréal et le lancement du livre, La photographie en tant que document vulgaire, aux éditions Parachute.Un événement à ne pas manquer.Info : 287-1574.Avec Les Possédés, d’après Dostoïevski, Andrjez Wajda a su contourner les obstacles de la coproduction internationale et de l’adaptation réductrice pour nous donner une oeuvre intense, brûlante, sombre et enfiévrée, à laquelle la musique de Sygmunt Konieczny confère une grandeur tragique.Au Berri.ANE PAS MANQUER 14 Le Devoir, vendredi 26 février 1988 DIDIER FARRE ET ACTION FILM PRESENTENT Jerzy Radziwilowicz, un acteur grandiose.Peu à peu “Les possédés" nous envahissent et nous transportent dans la folie de cette jeunesse.Un Wajda surprenant.CKAC de | ANDRZEJ WAJ D'après DOSlblEVSM 3 avec OMAR SHARIF «¦ ISABELLE HUPPERT LAMBERT WILSON ™ 12:45 - 3:00- 5:15 - 7:30 - 9:45 COUCHE-TARD: SAM.12:00 SI DENIS - bit CA I Ht MINE 288 2115 DIDIER FARRÉ ET ACTION FILM PRÉSENTENT E| “Le meilleur film depuis les 10 dernières années.” 1*111/1 l'out h ni.RADIO-CANADA (Montréal Ce Soir) "LA PASSION BÉATRICE.Émouvant !.Troublant !” /’oui Villmruvr.lourntil du Monlrïml r,,„in,x- BERTRAND TAVERNIER BERNARD-PIERRE DONNADIEU IULIE DELPY la Passion Beatrice 1:30-4:15-7:00-9:35 COUCHE-TARD: SAM.12:05 ST DENIS STE CATHERINE 288 2115 APPARTEMENT 5’/; A LOUER MURS IfZARDn P10MBERII DfffCTUfUSf C00LM RELIES OU PUCES FOURNIES IDEAL POUR PUNKS OU PAUVRES IMMIGRANTS Prix de la mise en scène) -.Cannes 1987, 600 518’’, 18% 18% - % Poc TrOc 0 16200 3» 3» 3» Pafco Fin 1000 $7 7 7 — '% Pgurin A « 426» $9* 9 9* Polomo P 600 395 390 395 ?20 Pomore* o 1000 80 80 80 Pomour 64000 510 9% 9* PonAtlas o 542 1 43 143 143 - 4 PanCon P 90» $26% 26 26% ?l'% Poncontl 11764 390 390 3°0 Paperbd 235 511* 11* 11* - * Pormt FA 1 4800 1» 145 145 - 5 Pormnt R 1000 $8* 8* 8* ?'% Pork land 1300 $7* 7* 7* ?'% Porlake o Z6?43 43 43 Poulin A 200 $9 9 9 « '% Pegasus 77781 $14* 13* 14'% - 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4 RBK Nt 6800 475 400 410 ?25 RY Fin p 400 $23 23 23 RY NT Fin 2000 $5* 5* 5* Hou» Ry Bk w 18750 10 Ryl Gld O 2000 65 Ry Lepg L 4400 18* Ry Ook o 3000 27 RvTrco A 120359 515* RvTrco G P 2550 522 i RyTrco J P 2100 519* RvTrco M p 2500 521* Ry Trco w 300 512* Rovex 84400 435 Rovex A 2100 58 » Ro*ex B p 100 515% Rovex C P 12600 517V} Rovex w 500 200 Rovex w A 15800 120 lot Ck 8 10 ?1* Total PA p 65 65 Troder R 0 8 4 8% - * Troders 5 P 27 27 - 1 Troder B P 15 15* Trns Mt 72* 22* - * TrAlt R pB 19% 19 % TrnAlto U 21% 21* ?} TrAlt 9 12* 12* ?% TrAlt 8 40 425 425 -10 T r Alta 7 08 8 8 Va TrCon PL S T 15% 15% 17 17'% 200 200 115 120 - 5 ?5 SM Photo o 10000 25 20 20 -5 SM Phot u 2500 5 5 5 -5 SHL Svstm 6696 523* 22 % 22% ?' a SNC A » 600 $6* 6* 6* ?Va SR Telcom 100 390 390 390 ?5 St Andrw o 12300 260 260 260 -20 St Cloir Af 900 390 390 390 -M St L CemA t 3900 511* 11* 11* ?* Samul MT w.1200 285 275 285 +40 Sondwell A 100 55 S 5 Soskoil 5670 58 7* 8 ?* Soskoil A p 7450 59' } 9* 9* ?'% Sosklch T f 1050 161 161 ’ 161 Sceptre R 23800 385 375 380 ?10 62000 380 370 380 ?15 22050 375 350 360 ?5 1000 56 * 6* 6'% 1478 518 17* 18 ?* 6000 175 175 175 ?3 14150 512 11% 11%-Ve 2300 512* 12* 12* 100 516* 16* 16V} ?% o 18900 365 350 365 - 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1 - '% ?* - S ?* - 2 -10 ?* ?'/4 ?10 - '/4 -10 - * ?* ?35 ?5 ?45 - 1 - * ?15 ?5 - * ?2 ?* Suite à la page 20 FONDS COMMUNS DE PLACEMENTS Growth Income vReol Fonds MFQ vActions MEMBERS AGF GROUP Amer Grth 7.57 Cdn Gs Enr 7 60 Cdn SecGth 8 48 Cdn Trusld 4 83 ! vEquilibre Corp inv 11 48 vObligotions Crp inv Slk 6 46 Fonds SNF gExcel Am E 4 54 1 vEquilibree gExcel Cd Bd 5 45 vQuebecoise gExcel Cd Eq 4 47 vRevenu gExcel M 7 19-5 00 Future Fund Shor Globoi 10 22 ! nFood Fund 6.12 GreenL Cdn 5 45 nGolden Fund 7.55 uGreenL US 5 09 nLife Fund 5.35 Grth Eqfy 8 87 nSilver Fund 4 36 HiTech 13 24 nTechno Fun 3.70 Jopon 6.20 nVolue Fund 5.18 nMMF 8.06-10 00 !GT MGMT Optn Eqty 3 83 GT GLOBAL 5 09 P Id Inc 9 80 Golcor Group Special 4 64 i vMortgoge AIC ADVANTAG 1 vReolfv Gwt 11.00 ADVNTAGE 9 58 I Global Slrotegy ALL-CANADIAN Amercos Fd 9.14 Compound 14 » , nCSMny 8.12-1.00 Dividend 10.56 Europe Fd 8.35 Notural Res 5 03 For East F 10 35 Revenue Glh 3 45 i vGlobol S Cp 16.59 Univest 5 55 Global S Fd 13.0fl 446 4.96 594 856 985 8.85 9.01 7.40 10.16 9.91 ALLIED CAPTL vnCanodian 4 37 ynDividend 4 62 vnlncome 603 vnlnternt l Cd 4 79 ynulnternt'l 3 77 vnMMF 7.72 5 00 AMD.Am Bl Chip 9 58 RRSP 904 gRRSP Acc 997 nuUS MF 6.32-1.00 Wld Mnv 963 Guoranly Trust G vnlnv Equity 5.56 ynlnv.Incom 4 73 vnMortgoge 10.37 vProp Fund 92 49 Cd Bl Chip 9 81 Guardian Group 9 31 Conodo Dividend Fix Inc 10 03 ! Enterprise MMF 8 10-10 00 1 vFiscon Fd uMMF u 5 98 1 00 Grth Fund Resc Can 10.91 T Bill 8 23-10.00 ASSOCIATE INV nASSOC INV 6.56 BOLTON TREMB xBond Mtg 5 00 13.55 5.11 4 87 77 Cdo Cum Cdn Bol Discovery Intern’ll Mny Fd 8.401.00 »Pfd income 10.14 Pld Rsces 10.25 48?96 9 73 17.75 North Amer 4 54 Poe Rim 17.65 PfdDiv 7.97 9 09 nS Mny 7.92-10.12 Strot Inc 10.17 World Eqty 3 76 Gdn AmerSec US uFully Mgd 9 72 uUS MM 6.12-9.81 Gdn Mort Shut G Mort Shul 9.03 Heartland Group yBond 10.65 Notruico nNotrusco 6.95 NORAM vCdn Conv Se 9.99 yConv Sec 1227 NORTHERN GRO Cdn Equ 4.87 In! MM 5.11 US Equ 532 ONE DECISNFD One Dedsn 10.24 Ont.Teachers Gr.vnAggresslv 10 36 vnBalonced 1063 vnDiversifd 992 vnFixVo 8 00-10.00 vnMtge 11.51 Optiml Cdn vOptiml Cdn 6.00 Prudential Group Diversifd Dividend Growth income nMMF 5.05 4 99 6 71 529 8 41-10.00 Taurus 4 79 | vEquily 8 54 BPI CAPITAL I vGrowth 8 03 vBPI EAFE 8 00 HUME GR.CALVIN BULLOC 1 vnHume Bon 10.12 American 7 25 : vnHume Equ 9 93 CIF 6.31 vnHume Fun 10 26 Dividend 9 57 vnHume RR 10 83 Growth 2 02 1 INTEGRA CAP income 7 84 Bolonced 10 06 CANADA TRUST Investors Group vnCTNAF 24 80 : vBond 4 34 vnEquitv 49 56 vCdn Equity 5 56 vnlncome 9 81 vDividend CENTRAL TRUS vGlobal ynCd Growth 9 91 I vGrowth vnGov Bond 10 49 , ylntern’tl 10.12 | vJopan 10 24 I vnMMF vMtge 9 06 vMutuol vnlncome vnSelect CENTURY DJ uDJ-U.S CGF Group y Fund 4000 vlnternoln'l 7 16 4 40 yProv Stk vReol Prop vRetiremnt 8.74 5.17 743 9.97 1585 8.11 1 00 495 7 76 9 34 534 22 70 4M 22 vSummo vVenture Fnd 3 39 J Heword Group Chou Assoc Mgl vJH Amer Cd 6 92 vAssocioles 20.98 , vuJH Amer u 5 47 vRRSP 10.55 Confed Group Dolph Eqty 7 45 vDolph Mtge 5 08 CT Inv 'Counsel nE-S Te 7 8410 01 Ev Bol 9 78 .vEv Inll 9 92 Ev Spec Eq 10 05 i Everest Bn 10 25 Cundill Group Security u.OI Value 1367 Desiardms Group - 1 - 1 1000 135 135 135 55 - 3 ?10 Lonvesf 8160 516 Lonvest A 1500 521* Lon y est yy 3M00 8 Lumonics 2500 55V} 345 345 -15 26 27 ?3* 12 12 ?'% 26'% 26'% 9 9 ?'% 5 5 ?I 38 5 385 -15 13* 13* ?* 5* 5* ?* 24''4 24'% — * 65 74 ?1 20* 20* 310 320 ?15 25 25 9 9* ?* 490 490 4 5 9'% 9'% 11* II*- * 6'% 6'% 55 55 5% 6 ?•% 8* 8* ?* 15% 15% - '% 21* 21* ?* 7 8 ?1 5* 5* RY II P 9000 Ram Pet 400 Rnchm A 1 2000 Rnchmn p 1500 Ranger 166600 Royrock I 21900 Rea Gld o 13009 RcICop A 1 200 RdLk But o 2500 Redpoth 62» ReedSt 1 Sp z43 Rell Inc 1323 Regionol o 32000 Reilmon A «13100 Remsonc 54124 Repap f 24575 Res Captl 1000 Res Coptl yy 5500 Revn Prp a 1500 Revnu B 1 279500 Rio Algom 62001 Rio Alto o 8000 Rockford o 1000 Roddy I 4100 Rogers A 1505 Rogers B 1 43164 Rogers p 39 70 Rothm A p ,50 Rolhm ?p 100 Rouyn R o 13410 Royal Bnk 176780 Ry Bk 1 88 200 Rv Bk 2 75 253» Rv Bk 1 45 9200 Ry Bk E 100 572'/} 22* 370 320 56 « 6 ’ -524* 24* 56* 6* 58% 8* 270 7» 310 300 85 75 59* 9' « 526 76 56'% 6'% 170 165 518'% 18 514* 14 513% 13* 57 7 65 60 335 335 300 790 519V} 18% 1» 123 48 48 190 180 536* 36% 529* 28* 543 % 41'% 581% 81% 514% 14% MS 290 577% 27'% 573'% 73'% 529 28* 517* 17* 582'% 82'% 22* 320 6* ?* 74*- * 6* 8'% - * 2» - 9 300 -10 85 ?5 9* 76 6'% ?* 165 - 6 18'% ?'% 14 — % 13* ?'% '% 19% ?* 1» ?7 48 - 1 190 36'% ?% 28* ?1* 43'% ?2* 81% 14% ?•% 290 -45 27* ?•% 23'% 28* 17* ?'% 82'% -l'/« ynAchons vnEquilibre vnMypo vnlntern'H vnObliq 15 78 9 45 4 38 14 36 4 44 Dynamic Group All Dyn IV All Dyn V D Income D Oiv yDv Global uDyAm US DynAmCn vJH FdLtd 744 Lotus Fund vnLotus Fun 10 72 MER Group yEquity yGrowlh ynMMF 315-1000 Metropolitan Gr.yBond 285 yCdn Mull 5 44 yCollective vGrowth vSpeci.yVenlure MOF Group vDOF-l /Mult Opp F 2.67 Montreal Trust Gr vnDividend 8 94 vnEquity 73 28 ynlncome 8 42 ynlnlernatl 72 07 ynMMF 8 20-10 00 vnMtge 10 01 vnRSP Eq.19 53 vnRSP Inc 1802 9.58 944 20 41 9.20 29.51 697 7.76 1245 8 16 1486 606 6.54 8 53 I 86 7 41 I vnRSP 8 70-10 00 DynCdn Fd 12 08 vnRSP Mtge 10 03 DynPrecMel 1.16 MMF 7 48 10 00 Mgd P folio 5 63 yPrvIz 9 98 Eaton Group V MMF 7 97 10 00 Viking Cdn 14 67 Viking Com 1307 Viking Div Viking Gth Viking Inc Viking Inf Elliott Page nE P Mo 8 39 1 00 FIDELITY INT'L vCap Bol 10 15 vCop Buildr 10 71 vCop Conser 10 04 vlntP folio 988 First CdnM nFirst CdM 1131 First City Funds 7 19 1591 423 1740 MONY Funds MON Y Gold 9» Morgan Trust 521 II 80 II 67 737 1343 Dividend Growth Income Resource Worldwide Mufuol Group Amerifund 10 62 CIF 805 Diversifd 25 1187 Diversifd 40 12 » Diversifd 55 12.59 Dividend 9 92 Eaulfund 17 46 nMMF 7.521 oo MYW Inv Funds nCdn Bolonc 9 II nCdn Growth 8 49 nDIF 8 64 10 09 nN Am Grlh 7 96 Noturol Res 5.05 Prec Metals 504 Ptnm Hlth Sci yPtnm Hlth 13.51 Rabin Budden Gr vnCopilal Fd 6.34 ynlncome Fd 5.56 Reolgrowth Fds vA Trend (US 5 07 vAchve Inc 9.57 yCdn Equity 13.16 yMMF 7 88-10.01 Ren Can B vRen Con B 5 04 Royal Trust Gr.vnAdv Bol 961 ynAdv Gwth vnAdv.Inc.vnAmericon vnBond vnConodion vnEnergy vnGlobal Inv vGovf Bond l 9 14 vnJaponese 20 64 ynMMF 8.00-1000 ynMortgoge 10 47 vnPreferred 9 18 Rovcom Group vPogbrk Rf A 9 20 vPagbrk Rl B 9 » Royfund Group nBal 505 nBond Fnd 5 13 nEouitv 19.13 nMMF 7.53 10 00 Saxon Group nBolanced 841 nSmoll Cop 8 85 nStock 806 nWorld Gwth 10.15 Sceptre Funds vnBolonced 11.31 ynBond 1086 vnEquitv 1065 ynlnl'l 965 ynMMF 7 90 10 00 Scotia Funds Income Slock Bond SENTINEL Am Eq Cdn 8 23 uAm Eq US 6.51 Cda Bond Cdo Equity Global nMMF 81 SOFICORP yCroissance /Dividendes /Equilibre vRevenu SPECTRUM gCosh 7.66-100 gCdn Equity 9 15 gDiversitied gDividend glnterest glntl Equity nSovmg 7.82-100 Sterling Mtge vnSlerling Ml 5 04 TD GrnL Mtge vnTD GrnL 10 43 Templeton Grp Temp Cdn 5 43 Temp Gr Cd 16 89 uTemp Gr U 13.35 Trodex vnTrodex 6 90 Trimark Group Income Gth 504 Interest 8.22 10 00 Trimark 10 25 Trimark Cdn 9.95 Trust Generol vnAdion Am 13.17 vnAction Co 72 83 vnEquilibre ynHypo vnMar Mon ynOblig Trust La Lour vnAction 905 ynOblig.1001 70-20 Group Fin vCdn ConvDe 8.53 yCdn ConvPf SS World Sunset United Group Accum Accum R Amerlcon MMF C 6 38-10.00 uMMF U 5.13-500 Mortgoge 5.13 Security 4 42 Venture 7,56 997 958 9 76 9 07! 8 44 M0 00 6 69! 9.27 8 92; 10.»| Venture Ret 10.97 UnlvAve Gth yUnlvAve Gth 9.45 Wallaine Funds nBolanced 10.13 nConv Pfd.867 nlnstont 55 10.05 xnPfd.Inc.896 Walwyn Group vgBond 1027 ygCd Equity 9 40 vglnterntl C 10.58 ygulnterntl U 8 33 vgMMF 1000 vgOption 8 58 vgPreferd 982 ygVenture 9.34 NON MEMBERS Altamira vnAltamiro 6.47 C-Anoes vnC-Anoes 9.36 Can Not Res /Con Nat Res 4.66 Conwst RSP nConwest rs 76.55 Capitol Gwth vCopifol Gwt 7.54 Capstone Group nlnternf’l C5 4.69 nulnfernt'l U 3.71 nlnveslment 5.82 Co-op Trust Group vnGrowth 1222 vnlncome 9.» CSA MGMT Gr.Goldfund 5.58 Goldtrust 5.87 Dixon, Krog Gr.nDK All Seas 3.17 nDK Amn 19.70 nDK Ent 10 99 Domequity vDomequily 7 96 Ethical Gwth /Ethical Gwf 5.38 Gyro Equity yGvro Equit 11.24 Hall Bond vHall Bond 10.73 Harvard Harvard Industrial Gr CS Mgt 7 83-10 00 Ind Future 509 Indusl Am 7 27 Indust Div 10 27 Indust Eq 18 81 Indusl Globoi 5 75 Indusl Gwth 13 72 gindust Hor 5.17 Indusl Inc 10.19 Indus! Pens 5.63 Mock Eq 7 29 Mock Mtge 1 16 Mar Equity vMor Equity 4 84 Marlboro vMorlboro 7.06 Md Mgmt Fd vnCMAIF 26.11 vnMD Grlh 15 76 ynPerp G 158 ynPerp G II 705 NW Group vConodion 7.37 /Equity 9 40 NW Trust Eq vnNW Trust 18.70 Pacific Group 584 Growlh Ret Bol 5.73 4 » 9 15 16 66 1327 9.71 958 1003 8.23 939 10 64 1031 9 01 864 964 11.55 10 13 10.» 552 US Growlh 3.94 PHN Group nBond nConadian nDiv Inc nMMF 7 80-10 00 nPooled 34 20 nRRSP 49 17 nU S Fund 22 17 Vintage Fd 10.6?PMF Mgt.Ltd.nPension 4 » nXanadu Fd 3 82 Prêt et Revenu G /American 24.64 /Canadian 8 72 /Fonds H 521 /Retraite 19.89 Principal-US Gr 58 622 6» 266 uEquitv uWorld Inc 4.77 Sagit Group Cam.Bol Corn Gth Cam.Res.Tns Can Eq 6 95 Trans B 72 89 Trons C 1220 Synchrovest vSvnchrovcst 6 86 Tolvest Funds Americon 503 Bond 10 48 Diversfd Growth Income MMF 5 55 865 10 48 7 21 10 00 Universal Group American Equity Globoi Income Pocific Resource Sect Ame Sect Cdn Sect Cur Sect Glo Sect Pac Sect Res Westrn Grth vWestrn Grth 4 31 926 10» 506 541 0 57 655 539 5 24 5.10 5 12 544 515 Le Devoir, vendredi 26 février 1988 ¦ 19 U ACTUALITE BOURSIERE MONTREAL INDICE GÉNÉRAL 1660 1640 1620 1600 1580 1560 1540 1520 1500 1480 IfLii.iIlllIlll VOLUME (en millions) 8 7 6 5 4 3 2 1 llllllllllllllllllll VIMMJVIMMJVIMMJVIMMJ 79 1 2 3 4 5 8 9 10 1111 15 16 17 18 19 22 23 24 25 A B Vtntt» Htvt la CK ACDS ADS AMCA Int AMCAsr3 Amco9.5 Abti Prce Abitibi.Wt Agnico E Agrivest fAgromx Akers Alto.energ Alto N Gs Alcan Alu Alcan 2.31 Algo W Algomo St Alim.ct.w Am.Borne A Barr wt lAmr.rs.A Artopex Asomero Asomero 8 Aso Min Asa Mlnw (Astral A fAtCO I tAtlant.A Auberges AubergW Auto.Point Avcorp B Corp.A BC Forest BC Phone BCE Inc.BCE 2.70p BCE Mbl BCED BCED.Wt BCED Sri Bgr.pm.A BGR.wt A BP Con Bcshore.p Bank NS Bq.Lour Boue Not Bq Rovole .Bq Ry Wt BqRv 1.45 BqRy 2.75 Bque Mtl BMO Wts Beaugrte Ben p 194 Bell p.7.5 Belmorol Bestar Blltrite Blltrlte.Wt Blochem Biomlra Biotech Bocenor BF Royal Bomb A (Bomb B Bomb.Srl Bomb.w B Bomem Bow Vol BowVI2 02 BOWVI2.05 IB.Brick.A Broscon.A Bruncor Brunswick C D 1000 3323 900 M00 1264 2700 21500 1500 12000 5000 195 6500 186993 200 3600 203 2250 8930 1000 1200 200 5000 100 500 5000 Z45 3600 100 2700 1300 7500 3080 600 9225 2300 135831 4300 5550 7200 10350 3200 1800 3200 5800 300 80010 35900 102196 73628 11900 5690 5095 93889 26600 500 300 1000 9200 500 1200 2300 750 3000 1100 1000 5550 32288 87495 410 600 600 35038 196 200 600 7900 5056 150 115 115 140 140 $6* 6'/4 $22* 22* $19* 19 $23* 23* 425 425 115 - 5 140-20 6V4 — V» 22* ?* 19 - * 23*- * 425 ?10 CIL CAE Ind CB Pok ICCL.In B CDC Life ICFCF.Inc CFS CGC inc (CGI Gr.A CT Fin.Cabono Comblor Combio.w Cambridg Camp Res CampWIG ICampeau Cda Pack C lmp Bk CIBC wB Cdn Tire IC Tire A IC Utilit.A C Utilit B CP Ltee ICmnoc.A Canamax (CantrexA ConfrexW Caro Oper Coreno Cascades Cossidys C Capital IC.Cop A Central.Tr Charon IChateou Chem Chrysler ICimSIL.o Circo Crft ICogeco CohoRs.A Cominco Comin3.25 Comi.Sr.H Concom Comptime Comterm CBath.A C Bath B ICPCI.A Cover Cover.w IClDesi.A C life.2.28 ICrownx.A Crwn.wt 0 Crwn.wt.b Crwn.Pr.t IDMR.grA Dologrm Dolomork Denison A Denis 9 50 Denis 9 75 (Devtek Diobrosiv Dionne Disnot Dofosco Dofoscî 60 Domco.lle Dome Pet Domicil Dominion Domtex Domtor Donohue Dorel IDylex.LId E F 35225 7900 7825 1540 13300 zi 50377 1000 $16 15* 16 ?70 70 70 — 135 130 135 ?11 11 11 $18* 18* 18* ?$14* 14* 14* $36 35 35 _ $26* 26-/4 26-/4 4 20 20 20 $17* 17* 17* 4 10 10 10 $24-4 23* 23* _ $7* 7* 7* 90 90 90 — $5* 5* 5* $8* 8* 8'/4 $23* 23* 23* ?385 385 385 _ 60 60 60 — $5* 5'/4 5-/4 _ $9* 9* 9* ?250 250 250 2/0 261 261 — 6 6 6 _ 116 111 111 _ 330 325 325 — $29* 29* 29* ?$20* 19* 19* _ $28* 28 28* ?$38* 38* 38* ?$38* 38-/4 38* ?$12 11* 12 ?273 271 271 _ 67 67 67 — $24* 24* 24* — $9* 9 9* — 155 150 150 — $18* 18* 18* 4 $19* 19* 19* — $12* 12* 12* 4 $11* 11* 11* ?$10 9* 9* $27* 27-/4 27* ?9 8 9 ?$17* 17* 17* ?$29 28* 28* $26* 25* 25* ?37 35 35 145 145 145 ?$25 25 25 ?$74* 24* 24* — 215 205 208 4 200 200 200 ?430 430 430 4 5 5 5 — $6* 6* 6* ?235 235 235 ?245 245 245 — 130 130 130 4 130 120 130 $8* 8* 8'/4 $8* 8* 8* $22* 22* 22* ?$13* 13* 13* ?265 265 265 — $15* 15* 15* $30* 30* 30* ?$21* 21* 21* ?$7-/4 7-/4 7'/4 ?$26 25* 25* — $17-/4 17* 17* $10'/4 10'/4 10'/4 $32* 32* 32* ?$7 6* 6* — $23* 23* 23-/4 ?$7'/4 7* 7* — $24 23* 24 4 $18 17* 18 4 120 120 120 — $12 11* 11* — 201 701 201 — $21 21 21 — 330 325 330 — $14 13* 13* — $5* 5* 5* _ $24* 24* 24* 210 200 200 25 10 25 $21* 20* 21* 4 $13* 13* 13* ?$20 19* 19* 60 75 75 4 $29* 29-/4 29-4 — $13* 13* 13* $20* 20* 20* $20* 20-/4 20-/4 $23Vj 22* 23 4 $7* 7* 7* 4 $6* 6* 6* — 320 290 320 ?11 7 11 ?$11 11 11 $25* 25* 25* ?$6* 5* 5* — $7 7 7 — $11* 11* 11* $10* 10 10 $17 17 17 4 : 320 415 325 22100 325 310 1300 415 415 5000 325 325 100 $31* 31* 31*-2* 6375 $11* 11* 11* ?V4 1400 335 335 335 ?10 3620 $6'/4 6* 6'b — Vi 200 180 180 180 76227 $15* 15* 15* ?Va 1366 $26V4 26* 26* 1200 $11* llVa 11 Va ?* 300 $11* 11* 11* 3100 35 35 35 4 5 28750 54 52 52 -3 16500 $18* lB'a 18* ?* z2 $18* 18* 18* ?* 500 225 225 225 45 1500 240 230 240 - 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* 270 - 10 345 - 55 17* - * 11* 15* 4 * 9* - * 160 4 9 330 210 13* 4 * 18* 4 * 5* - * 200 4 18 105 - 5 18* - * 6* 21 - 2 22 - * 340 4 10 24* 13* 4 * 30* 4 * 6*- * 15* - * 7* 4 * 26 - 9 22-13 - 2 $20* 20* $16* 16* 405 395 85 80 $18 17* $23 * 22* $27* 27-4 $29* 29* $15* 15* $25* 25 375 360 425 425 $18* 18* $20-4 20* $23* 23* $25 24 $10 9* 310 300 $11* 11-4 -90 4 10 10 4 20 66 - 4 3 51 * 1 20* 4 * 16* 4 * 395 - 15 80 - 7 17*- * 22* 27* 29* 15* - * 25* 4 * 360 - 5 425 18*- * 20* 4 * 23* 4 * 24* - * 9* 305 4 5 11* OE INC Ocelot A fOcelot B Ogivar Olco.A lOnexCorp IONP (Osho A Pancdn.Pt Pontoram Pathomc 0 P.Martin Peerless (Perry.B Pel Sun Pt Sun.w Pla.Dome Plo.D.wl.g Pla D wt d Pla D wt.p Plostibec Polvs7 60 Polysar (Powr Cr Power.Fin Premier.o Pr.Choix.0 Prooptic Promotek Provioo Q.R 12775 500 500 7600 2210 2375 7900 2700 10800 100 2350 700 1050 200 3000 7500 150945 13000 27100 45000 1500 7000 7178 100576 3000 1500 700 3200 600 12472 $11* 11* $9 9 $7* 7* 125 122 235 230 $10* 9* 415 395 $22* 22 $26* 26 140 140 $5 490 225 215 $6* 6* 135 135 26 26 8 8 $14* 14* 215 210 148 137 435 390 175 170 $20 * 20* $15* 15* $14 13* $13* 13* $6* 6* 465 465 100 100 160 155 $9* 9* 11*- * 9 - * 7* - * 122 230 - 5 4 * 4 25 10 415 22 26* 4 * 140 - 10 490 - 10 225 6* 4 * 135 - 10 26 4 1 8 - 1 14'« 4 * 210 ?10 137 - 6 420 175 - 5 20* 15* 4 * 13* 13* 6* 465 100 155 9* FCA Infer 1300 $9* 8* 9* Q-Vcst 1 200 275 275 775 FPl Ltd 800 $17 16* 16* _ * Que Tel 567 $13'/4 13'/4 13'/4 Falcon W 9300 210 200 200 5 QuebecoA 10800 $17* 17* 17* Falcnbrdg 92840 $21'/4 20* 20* _ * IQuebecoB 17565 $16' 4 16 16 — '4 F ormt.6.5 1000 43 43 43 _ 7 Qeenslon 1000 118 118 118 — 7 IFid QueA 400 400 400 400 ?5 RPM Tec 1352 120 110 120 Fd Que.sl 300 $22’j 72* 22* ?* RPM wt z 700 2 2 2 Fmon E.C 15753 165 165 165 Ryll.F.pr 200 $72* 22* 22* ?'/4 FClyTco 1300 $6V« 6 ' 6'/4 '/4 IRodio A 400 450 450 450 FCIvTcoW 500 45 45 45 _ 4 Redpolh 3800 $9* 9-/4 9* ?-'4 Fiel Con 600 $21* 71 '/« 21'/4 IReitmn A 1900 $18'4 18 18-/4 ?* Flelcher 2000 415 405 415 10 fRepap 9525 $13* 13* 13* ?'/4 F Europ w 600 19 19 19 1 Rio Algom 9100 $19* 18* 19-/4 ?* • FdCr Que 7600 405 400 400 Robin Intr 603 175 170 175 ?15 ForesbecA 3950 159 150 155 10 Rogr Pr A 325 $43* 43* 43* ?3* Fore* 2000 127 125 177 7 (RogerC B 9723 $79* 78* 28* ?1* Fortis Inc 1800 $19* 19* 19* * IRollnd A 1000 $10* 10* 10* ?* G H fRvTrco A 8525 $15* 15* 15* ?* RTrst G.Il 2300 $22* 22* 72* Rove* gld 2033 430 425 430 — 5 GBC Ltd 500 235 235 235 ?J Rovx PrA 400 $8* 8* 8* GTC.Irons 7884 $6* 6* 6* — * Rove* WT 1090 205 205 205 — 5 GW Ulil 243 $24* 23* 23* — * Rove*WiA 500 120 120 120 5 Goloctic 23600 $6* 6* 6* * S T Gen Molr 300 $88* 88* 88* '/4 IGeofrioB .1200 170 165 165 5 GeofrionW z5S0 72 20 20 (SNC 950 $6* 6'/4 6* ?* IGldcrp.A 400 $7* 7* 7* * ISt Souv a 500 200 700 200 — 10 Goodfellw 300 345 345 345 _ 5 St.Souv w 750 10 10 10 Govette 1100 740 740 740 Soniues w 7750 12 12 12 — 8 Grma Lee 2000 72 22 72 1 Somvon 700 280 280 780 — 10 G W.liteco 500 $11'.11-/4 11-/4 Saskoil 17700 $7* 7* 7* ?* Grillé 1400 $5'/4 S* 5* * SasOil 7 25 13950 $9* 9* 9* ?* Gr L 1 875 200 $23* 73* 23* ?* Salurn D 2300 175 175 175 •Gr lour b 79873 $9* 8* 9 ?'/4 Sceplre 6000 380 75 380 10 Gr lour.w 76350 5 4 S 2 Scot paper 937 $18 17* 18 * Guordcor 1500 $6* A* AV* IScoM Hos 2001 $11* 11* 11* IV NW la *m.CK Seagram 39000 $72* 70 70* - * Sears Con 68100 $11 11 11 ?Sensor mot ?ooo 230 230 230 S T i 1000 30 80 80 - 20 Shasper 5400 140 140 140 « 35 Shosper w :JO0 5 3 3 —6* Shell Can lOeOO $38* 38 4 38 - - * Shermag 7900 250 245 245 - 5 Shirmo» 3350 105 101 101 - 5 Sico 1725 $10* 10* 10* - S— Beoud 550 275 275 275 tSoconavA 1800 465 460 465 ?10 SocanovW zS50 96 94 96 ?iSodrconA 500 325 325 325 Sodisco 2700 $7 4 7* 7* ?Softcorp 1900 120 120 120 ?5 Southam 73000 $17* 17* 17*- ?Spar Aer 128 $14': 14* 14* - * Sporiscn 1500 259 250 259 ?4 IStemb A 79065 $40 38 38 - * Slnbrg Sri 3000 360 360 360 Sleico A 36279 $23* 23 23 SumnerSp 1500 220 210 220 ?15 Svsterm 4500 70 70 70 ?4 TCG Gr 5302 380 365 380 ?10 TCC Bev 1000 $5* 5* 5* ?* Taurus A 300 270 270 270 Techmire 1800 70 70 70 ?S Teck A 400 $14* 14* 14* ?* •Teck B 4000 $14 13* 14 ?4 Teck Wb 2500 365 360 360 - 15 Tecrod 1700 205 201 205 Tee corn .-000 190 190 190 (Tel Ml 8 500 $17 17 17 fTeiebc s 4 200 $24* 24-4 24-4 ITmedio A 1400 $6-4 Tembec A 4730 $7 6* 7 ?* Texaco 13850 $32* 31* 31*- * Thomsn A 2528 $27* 27 27v, ?v, Ttmmco 500 280 280 280 Toigeco 500 185 185 185 - S Tor dm bk 43640 $27* 27* 27* ?* TDm 1 83 300 $23* 23* 23* ?* fTorstr B 65)0 $26* 26* 26*- * Total Peie z 25 $19 19 19 - * Toi Pel2 88 3797 $34* 34-/4 34* ?* Tolec 4350 150 150 150 Totec w B 5000 1 0* 1 ?* Trs mount 200 $12* 12* 12* ?* TrAlfa 8 4 100 $25* 25* 25*- * TrAllo 46970 $14* 14* 14* ?* TrCan PI 36 228 $13'4 13* 13* ?* TrCan w 2750 60 52 60 ?8 TrCan Sri 100 $49V: 49* 49V, ?* TrCan pre 125 $52* 52-/4 52* TrCan SrJ 400 $48-2 48* 48* ?* GrTransat 500 110 110 110 (Transit 4300 225 225 225 Tridel Enl 2000 $9* 9* 9* ?Trilon Fin 750 $16* 16* 16* - « Tnmac 15435 350 335 350 ?25 Trit Cdo R 500 220 220 220 Triton z 200 85 85 85 ?4 fTrtzec A 500 $26* 26* 26* ?* Truec pre 500 $20* 20* 20* ?* Trust Gen 5050 $7* 7* 7* (Turbo Rs 550 49* 49* 49 V, - * U V fUAP.ln.A 810 $12* 12-/4 12* ?* Ultrmor z83 $5* 5* 5* — * Uni—Selct 1000 450 450 450 ?5 Umcorp A 1000 $5* 5* 5* fUmges B ¦29610 350 330 350 ?15 UnigesprB 2090 $8’/2 8* 8* ?* Un Corbid 100 $15 IS 15 ?* Val Royal 1350 $5* S* 5* ?* «V Houtte 401 275 275 275 vantv Co 19100 370 355 355 - IC Venmor 2100 90 90 90 - 5 (Videotron 5209 $9'4 9 9 - * tVisiontr.a 4000 29 29 29 VilMorge 1000 85 80 85 Volcano 4050 150 140 140 - U W X Woiax A 1400 $10* 10* 10* ?* Worgfon 2000 49 49 49 - 1 West TrnB 800 $28 28 28 - * Wesfon 1000 $31* 31* 31* iWise a ¦2000 165 16S 165 Woodword 1600 480 480 480 ?1C WrldEg A 33400 $8* 8* 8* - * Xerox Cn 300 $16 16 16 ?* Total Solei: 5,901,831 Traded In US Funds IBM 10000 $117* 117-/4 117-/4 4 1-/4 Total Sales: 10,000 Partially Paid Shares B Corp r 12520 $9* 9 9 ?* Bcshore r 300 $6* 6* 6* ?* Rv.Fin.Ir 1000 $6 6 6 Totol Sales: 13,820 Trull Units EnpFnd u 2100 $10* 10* 10* ?Va F Europ u 7900 $6* 6* 6* Rvl.ElF u 1-200 $10* 10* 10* ?* Total Soles: 11.200 Junior Aur Res 2000 490 485 485 - 10 Abcourl 3500 73 73 73 ?1 Abort w! 2000 11 11 11 ?1 Abcou P A 5350 455 450 450 - 5 Ab Met 38431 17 16 16* Abitibi R 5843 10 10 10 Achotes 4200 31 31 31 - 1 Amberqst 1461 11 11 11 Arbor 5000 60 60 60 ?5 Armeno 1000 55 55 55 - 5 Armistc 4000 112 112 112 - 3 Audrey 2670 250 250 250 - 5 Augmitlo 12058 130 127 130 Aumlne 3450 340 340 340 - 10 Aunore 3400 80 80 80 - 10 Barexor 8000 40 40 40 - 2 Brosnr.E 3800 16 16 16 Cache.Or 1957 16 16 16 Cartier.R 17860 S 5 5 - * Chobelo 6000 24 22 24 Comogos 1500 260 260 260 f 30 DOr Vol 8510 95 85 92 ?4 Dutrsnov 3000 55 55 55 Dumagmi 11400 $11* 11* 11* ?i/4 Ecudor z250 35 35 35 Essor 3000 51 5) 51 - 7 Farboro 4000 13 12* 12* -3* Finor 500 16 16 16 ?1 Forbe* 6000 40 37 40 Gdn Dov 15000 22 22 22 - 2 Gdn D.wo z 3000 0 0 0 Gdn D wb 6500 2 2 2 Gin.Grp 11505 37 36 36 - 2 G Kmghl 1200 $6* 6* 6* G Knigt W 2000 85 80 80 - 10 G Rock 15000 10 10 10 GldnStr 1000 255 255 255 - 5 Gdn.Trio zlOO 20 20 20 -2* Goldx.wt2 1000 25 25 25 Gordex 3500 115 115 115 - 5 Greensln 10900 400 390 400 ?15 Hoiex 5500 21* 20 20 Jomex 1000 35 35 35 - 8 Jilbev 4600 200 195 195 - 10 Kewo.Gld 500 110 no 110 LoFoss 4646 150 150 150 - 5 Lynx 10000 19 19 19 - 1 LvonLoke 3500 120 120 120 MSV Cl.A 1314) 255 220 250 .MSV WIB 5000 4 4 4 - 1 Moufort 1000 58 58 58 ?1 Mozorin 4000 24 24 24 ?1 Menora 20000 16 15 15 - 4 Messeg 3500 29 24 29 ?4 Mid-Cdn 50000 12 10 10 - 5 Mimska.o 1500 240 240 240 ?2 M DuNd 5000 35 35 35 ?5 1 MonDor 22798 11 10 11 ?Normetol 7500 40 36 36 - 5 NAR met 2000 60 60 60 4 1 Nvo Cgco 12072 165 61 61 + 1 Novomin 6306 245 -35 240 + 5 NovamnW 18000 37 37 37 ?2 Oosis 39500 32 31* 32 Oubw W B 2000 2* 2* 2* ?* Onyx Res 10000 11 11 11 Orleans 3000 25 22 22 - 5 Oz 25360 18 17 17 Parquet 33428 13* 13 13* ?* Perron 11586 140 23 25 - 15 5 Rodisson 19000 47 42 42 - Rombo 27500 54 52 S3 - 2 Robex 2000 60 60 60 ?5 Rogi.wt 13000 4 4 4 ?1 Rouvn.Rs 18100 310 290 105 - 15 Sphinx,A 3500 370 65 65 Spirit Lk 4000 230 75 730 ?8 St.Genev 75852 210 98 705 - 10 Stobell 35390 25 22 22 - 3 Standard 5000 36 36 36 Stratm A 15000 79 73 75 - 7 Syngold 1000 120 20 20 - 7 Tolismon 7000 30 29 30 Tandem 4000 60 52 55 - 2 Tyler 13330 SI 51 51 - 1 Val DOr 1300 59 59 59 Volmont 10000 14 14 14 t 2 Vossan 5000 2) 20 20 - * Vemor 1000 60 60 60 ?5 Wstrm Qc ¦2000 140 35 35 - 15 Wrightbr 500 100 00 00 YorbCIA 10000 55 53 54 ?4 Totol Soles MO,749 Totol Market: 6,777.607 INTERNATIONAL DIVISION US$ French companies 1987 Stock Bid Ask Hi9h Low Lyon.eaux $220 230 0 0 United Kingdom BET pic.U 410 420 485 400 BE T Ads 500 $21* 21- : 21* ?* Howlev G 260 270 267 260 Others pLatonia $51* 52* 48* 48 MONTREAL MOST ACTIVE INDUSTRIALS CP Llee 355285 $23* 22* 23 4 * Novo Albt 288556 $10 9* 9* inco Ltd 220214 $28* 27* 28'* ?1 Alcan Alu 186993 $36 35 35 _ * BCE Inc 135831 $38* 38Vb 38* 1/4 Mmes and Oils Plo Dome 150945 $14* 14* 14-/4 ?* Echo Boy 80850 $23* 23* 23* _ * Combior 60900 $14 13* 13* _ * Pla D wt.p 45000 435 390 420 Cambio w 35225 $5* 5* 5* _ '/4 Junior Resources St.Genev 75852 210 198 205 _ 10 Mid—Cdn 50000 12 10 10 _ 5 Oasis 39500 32 31* 32 Ab Met 38431 17 16 16* Stobell 35390 25 22 22 - 3 BENEFICES Davis Distributing, neuf mois clos le 26 déc.: 1987, $220,675 ou 14.9 cents par ac-lion; 1986, $423,311 ou 35.0 cents par action.Loblaw Companies, 52 semaines closes 2 janv.: 1987, $7.3.6 millions ou 87 cents; 1986, $73.7 millions ou 91 cents.Lornex Mining Corporation, exercice clos 31 déc.: 1987, $44.0 millions ou $5.32; 1986, $27.3 millions ou $3.30.Moore Corporation, 12 mois clos 31 déc.: 1987, $146,386,000 US ou $1.60 US; 1986.$109,613,000 US ou $1.21 US.NEW YORK INDICE GENERAL 2065 2035 2005 1975 1945 1915 1885 1855 1825 1795 1760 260 240 220 200 180 160 140 120 VOLUME {en millions) iIIiIIiIiIII-IbMIII JVIMMJVIMMJVMMJVIMMJ 26 27 1 23 * 5 8 9 10 II 12 16 17 18 19 22 23 24 23 PB Ventes Moût lot ferm Ch A B AMK 12 11247 40* 38* 39* ?* ASA 3 780 45* 44* 44* ?* AbtLob 1 18 4788 52* 50-4 50-4— '4 AcmeC 40 24 10* 10-: 10* AdaEi 3 05e 122 15* 15* 15* ?* Advest 12a 8 61 7* 7* 7*- V, Alcan s 72 11 58 23 28* 27* 27*- * Alex Ali 1 14 *673 21* 20* 20*» -b AilegCp 7 39 71* 71* 71*- * viAlgint 467 2* 2* 2*- , AllgPw 3 10 763 39* 39 4 39* Alley is 13 11608 76V, 74* 75*4 * AllenG 560 10-4 9* 9*4 * AidSgnl 1 80 9 4070 33* 31* 31*—1 Alcoa 1 20 18 2554 46* 45* 45*4 4 Amox 21 2720 17* 17* 17 V, Amox pl 1 3 3 39* 39* 39* AmHes 45« 10 2526 29* 28v, 28*- * AmBrnd 2 20 10 9016 45* 43* 44*—1* ACvon si 05 16 3407 49* 47 47 -2 AElPw 2 260 11 2431 28* 28 28*- * AExp s 76 21 14655 26'/j 25* 25*- * AGnCp 1 40 9 1726 34* 33* 33* AHome 3.60 13 2860 78* 76* 76* -IV, Amrtch 5 40 11 2439 93* 92 92',- * AMI 72 11 11572 14 13* 13*4 -4 AmSId 1 80 17 2533 68* 68-j 68* AT&T 1 20 16 21198 29* 29 29-4- * Ametk s 60 17 1622 16* 15* 16 - * Amoco 3 50 14 3990 74* 72* 72*—2 AMP 1 22 3621 50-4 49V, 49*4 1/4 Amrep 14 9 8* 8* 8* Anheus 60 16 5945 32V, 31* 32*4 * Apache 28 456 8* 8* 8* Armco 9 2163 11* 11* 11-/4- '/4 ArmWI 90 12 7734 37* 36* 36*4 * Asarco 20e 4 4044 22 21'/4 21*4 * AshIOil 1 80 10 540 59-4 58* 59 ?* AtIRich 4 11 4493 78 75* 76*-1* AllasCp 21 120 33* 32* 33 - * Avon 2 11 2494 25* 24* BCE g 2 44 414 30 Vj 30* 30*4 * BokrHu 46 3321 16* 16* 16*- * BkrH pt 3.50 189 48 47* 48 4 Va Bousch 1 15 970 44'-4 43 43 -1 Baxter 50 21 8094 24* 24 24-/4- -.4 BelHwl 62 11 672 62* 62* 62* Bell Atl 3 84 11 2184 71* 69* 70*- * BellSo 2 20 12 4302 41* 40* 40*- * BenICp 2 8 543 45* 44* 44*- * BethSII 14 9139 u20* 19* 20 4 * BlockD 40 17 2493 19-/4 18* 18*- * P8 Vente» Hout 80s Term, Ch.BlkHR s 00 .’4 I8ŸV Boeing 1 40 15 8610 BoiseC si 20 13 1184 Borden 1 28 15 2508 Bowalr 92 15 1403 BristM si 68 18 7084 Br if Pt 3 05e 12 8459 BrlPl pp 1965 BrilTei 1 77e 12 30 BrwnGp 1 56 14 124 BrwnF s 48 21 3716 BrINth 2 20 14 2760 Burndv 15 1768 C D 34 i 48* 46* 56* 33* 45 55 15* 43* 37* 26* 69* 14S 33* 47* 45* 55 32* 43 54* 15* 42* 36 26 68 * 14* 33 *?* 43 4 * 46*4 * 55 33 43-4-1* 54*4 * 15*4 * 43 4 * 36 *-l 26*— * 68* U*— * CBl In 60 63 147 24* 23* 23*4 -4 CBS ] 18 1286 169, 164 165-4-1* CCX 32 3* 3* CIGNA 2 96 5 2900 47* 46* 46*- * CNW 14 1830 20* 19* 19*- * CNW pl 2 12 292 20* 20'.20-4- '-4 CPC 1 44 11 2227 46* 45* 45*4 * Collhn 20 36 210 17* 17 17* CamSp s 84 14 1187 28* 27* 27*—1* CdnPoc 60 20 8529 18* 17* 18 4 >/4 CartWI s 54 15 391 38 36'; 36*- * Coleip 75 20 2896 64* 64 64 4 CeMPw 1 48 9 209 17* 16* 16*- * Chmpln 80 8 882?35* 34* H*— Va Chose 2 16 3714 25 24 24 - * Chose PIS 25 56 49* 49* 49*4 * Chevrn 2 40 15 7643 44* 43 43*- * ChkFull 241 2 81 7* 7 7 - * ChnsCr 471 45 403 21* 20* 20*- * Chrys s 1 4 121)3 25* 24* 24*- -4 CineOd n 11 1115 H* 11* 11* Cilicrp si 35 8298 21* 20* 21 - * CIvEI PI7 40 Z100 73* 73* 73-/4- * Clorox s 88 13 2015 29* 28* 29*- Va CocaCI 120 15 5512 38* 37V, 37*- * Coleco 324 3 2* 3 CoigPoi 1 48 56 2134 44* 43* 43*4 * ColGos 3 18 142117 33* 32* 33 CmbEn 1 20 1803 31* 29* 31*4 1* CmwE 3 6 2873 28* 28 « 28V, Comsat 1 20 322 29 28* 28-/4- * CPsvc s 32 16 2032 21* 21 21 CompSc 20 854 52* 52 52 ConsEd 3 20 10 1177 45* 44* 44*- * CnsFrt 90 15 2 364 31 28* 29*4 1* ConsNG l 64 16 1232 38' J 36* 36*—1* CnllCp 2 60 11 2516 39* 38* 39V, ?* Conllll 08c 748 4 3* 3* CIDoto 4?2250 25* 24* 24*- * *** v Nov' ho.•fvn Ch Cooper 1 SC 17 xllS 60 V .58*- * Crone s 90 n 2652 ?9V, 26* 27*4 * CrwnCk 12 271 10e' : 102 105*4 3* CurtW 1 60 « 47 53 S2 .52-«- DataGn 1942 28* 27v, 27*— L Doiapt 4>8 4 » 4 4 — * Dee'f 50 7050 u43* 42* 42*- DeltoAr 1 20 10 6664 48* 47 47V, DensMI 1 » 12 22 26* ?6* 26*4 DeSolo 1 40 11 111 ?9 28 28*- * Dexter 60 15 185 26 25* 25* Digital 13 1106 126* 122* 123*—1* Disney 40 18 7432 62* 60* 60*- Divrsln 391 4* 4 « 4* Domtr s 50 427 12* I2v, 12v, DowCh 2 40 13 8024 86* 83 83 - Dravo 23 211 13* 13'; 13' — Dresr 50 25 ?«6 28* 27* 28 auPont 340 12 7516 87* 84* 85»- 1* Duqlt 1 X 7 x3808 13'.12* I3'44 E F EGG 60 18 330 38 .36* 36*- H EKodk si 80 12 33567 43 41 42 ?* ElecAs 22 7 3* 3* 3*4 V, EmrsE 1 16 3223 34* 33 33*— » Emu A 2044 6* 6* 6*« Emhrt s 13 206 22* 21* 72*4 * EquiIo* 76 20 229 29* 29 29 * Erbmnt 52 468 25* 24* 25 4 » Ethyl 44 14 2306 22* 21* 21*- * Excelsr 80 23 16* 16* 16*— * Exxon s 2 12 17911 42* 41* 41*- FMC 6 1761 30 * 28* 29 ?* FPL GP 2 12 10 1887 32-4 31* 31*- « Foirchd 20 86 9* 9 9* 4 » Feoers 28 16 705 8* 7* 7*- » Firestn 1 20 14 6001 44 .42* 43*4 * Fluor 69 4329 17V, 16* 16 V'7— * FoidM s 2 5 14101 46 44 » 44*- * Foxbro 79 25* 24* 24*4 .FruhtB 45 3* 3 3 - * Frhl p»A2 01l 78 9* 9W 9*4 G H GAF 10 16 1160 48* 48 48*- -i GCA n 156 2* 2* 2*- * GEO 16 629 4* 4* 4* GTE 2 52 12 5075 39 38 38*- * GTE pl 250 1 52 52 52 ?* GTE Pf 2 48 45 26* 76* 26* Gannett s 1 18 3696 36* 35 35 - * GnDvn 1 5 1430 53* 52 52*- * GenEl s 1 40 15 20173 45* 43 43 - * GnHos» 28 4 295 9 V, 9 9 - * Gnlnst 25 2281 32* 31-/4 31 *?* GnMills 1 60 16 3053 49* 48* 48*- * G Mol 5e 7 9794 70* 68* 68*—1* GM E 68 2037 41* 39-, 40 ?Va GPU 1 70 72)11 31 30* 30*- * GenRe si 70 11 1559 53* 52* 53*- * GnRetr 4 2 17* 17* 17*- v, GnSignt 180 19 763 48* 46 V, 47*t 1* GenuP si 04 21 1841 39 38* 38* ?* GaPoc 1 20 9 3710 38* 37-, 37* ?* Gillete s 86 20 8538 41V, 39* 39*—1* Gdnth 1 72 15 1775 47 45 45*- * Goodvr 1 60 4 2906 58* 56* 57 -1* Gould 2692 12* 12* 12* Groce s 1 40 14 2150 28* 27 27*- * GIAtPc 50 16 801 38* 37* 38 GtWFn t .72 7 3999 15 V, 14* 15 - * Grevh 1 32 40 6478 31* 30* 31 ?* Grumn 1 20 652 19* 19 19-4- * GIIWsl 1 20 14 1016 79-« 77* 78-4- -4 GulIRs 5 238 13* 13* 13* ?* Halbtn 1 71 3713 32-i 31* 31** * Honna 40 10 385 25 74* 24*- * Hanson 511 13 6760 12* 12* 12* Harris 88 13 730 29-4 78* 28*- * HedoM 05e 31 1393 12* 11* 11*- * Heinz 1 24 15 3012 42-4 41 >'4 41*- * HelneC 30 10 45 28* 28* 28-4- * Herculs 1 92 3 1337 49* 48* 48*- * Mrshev 62 15 4018 76-4 25 25*—1 HewIPk 26 72 7173 61* 60 60*- * Hilton 1 80 15 673 85* 83V, 83*- * Hitachi 56e 707 100* 100 100* ?* Holidv n 6 1077 27-,, 25* 26 -1 Hmstk s .20 10 7948 14* 14* 14* Honwell 2.10 Il 1582 65 63* 63*- * HCA 72 10 4179 29 78* 28* Houslnt 2 9 744 50* 48* 49 -1* Hou Ind 288 8 2352 32 31* 31*- * I J IC Ind 88 16 3989 36* 35* 35*- * ICN 20 1055 7* 7 7*4 * iNAln 1 68o 7 17Vj 17-8 17*- * ITT Cp 1 25 9 11346 46 * 45 * 46*-* INCO 40 13293 22* 21Vj 72*4 * logerRd si.04 19 1500 38* 36 * 37 -1* InldSll 12e 11 216 5 34 * 32 * 33*?* Interco I 60 11 576 41 * 40 40*- * IBM 4 40 13 23724 117* 114* 114*-l* InIFlov 1 60 17 731 50* 49* 49*- * InfMm 1 16 1363 46* 46 46 - * InlMult I 18 14 299 29 * 28 * 7BVj- * IntPop si 70 12 11228 44* 43* 43*t * InlpbG 68 14 1281 37* 31* 32* 4 -s IpcoCp 36 35 71 10* 10* 10* JohnJn 1 68 17 5562 83* 80* 80*-1* PB Ventes Ho»' 60s Itm» Ch K L MM 75e • &éé 18» 17* 17*— * K mrt s T Te n 35 33* 33*— .KoutBH 20 8 25 10 ; 10-« 10*- v» Kellogg 1 52 16 2297 52 50* 50*-1>» KerrMc 1 10 21 2ôl3 38 36* 37 - * KimbC si &0 15 45el 57* 56* 56* * Kooers 1 20 108 521* J9 38 38*4 1 Krott 188 1’36* 55* m 55 * * LAC S 10 4SJ 9* 9* 9* y i L T V 14151 J* 3* 3** * yiLTV pt 3 23 72* 72*- * y i L T V PIB 30 6V, 6 .6* '8 LTV ptC 4 16* 16* le* ?* LTV P*D 4 4 : 4 .4*4 * Learni s 40 * 59 12* 12-; 12*4 * leeEnt m 18 25 74* 24 24 V,- * Lilly 2 30 18 3714 80 » ’8'; 78*- * Lilly wt 149V 25* 74* 24*- : Litton 15 710 84* 83 83 .* LOxkhd 1 40 ’ 4N48 44* 47* 43*-l* Loews 1 8 1529 75* 74 74 * Lord 64 13 1996 38* 36* 37*4 P, LoLona 1 41 932 U 32* 32*-1* Lucky S 50r 7 4892 79 27* 28* Lukens 88 10 268 41 1 4 39-.40*4 1 M N MCA 68 25 3584 47 45* 46 MC Oi P 385 3* 3* 3-4 MCor pf 3 50 11 20* 20* Mocmil ’?b 22 867 62' ; 61 61*— * Mtr Han 3 78 8031 27 25* 25*- * viMonvI 425 2-; 2* 2* MrshMe : 40 13 859 52'* 50-: 50* U, Mar IM 1 10 11 1070 47- » 46 .46*- * Masco 40 le 8*75 27-» 26 26* MosCp J 80 82 .18 .37 37 -1* Mallei 924 7* 6* 6*- * Moxam 2 ’9 11* 11* 11*- * MoyDS 1 14 13 ’158 37* 35* 36*4 Maytag s «0 >2 4858 23* 23 23-4- -4 Mc Did 20 « 70 ’* 7-4 7*4 * McDnl s 50 15 6095 48 46 : 46*- * McDnD ?56 8 1181 64 63* 63 « -4 McGrH 184 18 1951 59 .57-4 57*- , Mc Int g 9 3 30 29 ; 29»,- * Mead s 66 10 2602 37V, 35 V, 35*—1* Mesrx s 24 22 3314 30’» 29 30»,4 1 - 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-, T igei In 10 3987 13* 12* 1) ?* Time 1 21 1293 91* 89 89* -IV, Timken 1 20 81 109 64'.62V, 63 4 * Tonku 9 210 10* 10 10 T WA 772 75 74 24*4 * TWA pl 7 25 82 16* 16* 16*4 * T ransm 1 84 6 4402 3JV; 33* 33*- v, Tronlnc 2 28a 28 75* 25 75 - * TrnCda g) 12 11 64 10* 10* 10*4 * Tronsco 1 36 430 28* 78», 7B-.4 * Tronscn 50 3* 3* 3* Ttovler 2 40 9 7417 37* 35* 36-4- * TriCon 4 67e 270 72* 72* 72V,- v, T r loin s 12 11 7285 28V, 76* 27V, ?* TritnG s 13 98 H* 11* 11*4 », TrilEng 10b 10 727 13* 13 13* U V UNCinc Ole 10 372 7* 7 7 V, USG 1 12b 9 10441 37-.35* 35*—IV» USX 1 20 67 1)670 33* 37* 37*- V, UCorb 1 50 IJ 4601 24 77* 27*—1 UnPac 2 11 78.16 60* 57* 58*- -4 Unisys s 92 11 11392 36' i 35* 35* * Unisv pf3 75 2)27 66 65 65 UtdMM 140 4 .4* 4 « USWesI 3 78 10 2977 55* 54* 55 Unlech 1 40 9 57J8 42 40* 40*- * Unocol 1 21 1453 33 32 37 * Upiohn s 7?19 7365 32-; 31-, 31*- * Valero 19 2547 5-.4* 4*- V, Varco 339 4* 4* 45, Vorlon 76 779 78* 77* 275, Varily 20558 3 2* 2*— », Vornad 20 57 96 95 95 ?1 W X Wamoc 10e 4 762 6* 6* 6* WalMI s 12 78 1781V 28 275» 28 ?V, Walgrn 60 )7 2461 31»; 30* 30*- V» WornC 56 17 6686 33* 32* 32-4- * WrnC ptJ 63 6)7 67V, 61* 61*4 * WarnrL 7 16 18 3372 76* 74* 74*—1», Wendvs 24 166 5084 6* 6* 6* WsIcIT g 80 13 26 13* IJ* 13-4 WUmon 1245 3* 3* 3*4 V» WstgE 1 72 10 3558 54* 52* 52*- * P8 Ventes Moût 601 Itnn Ch 5Vexerh 1 50 13 >241 4J 4 42* 42*- V» viWhPil 1 449 10* 9* 10 - V, viVShPil Pt ZI000 19* 19 19*4 1* Wilfred 12 7) 31 4* 4* 4*4 V» Williom 1 40 11 3Y27 78 .27 77*4 * Wmnbg 60 14 255 8* 8* 8* Wilco 1 28 13 80 15* 35* 35*4 * Wiwth s 1 32 13 6192 46* 44* 45 - V, Xeiox 3 10 8871 57* 55* 56 - * Xeiox pl5 45 325 S3* 53* 53*4 v.ZemlhE 1370 17* 16* 16*- * Zurnln s 68 15 let 23V, 22* 22V,- * I *¦ wnin > M is 161 jjsj ii'i «vj— OPTIONS SUR L’OR (Prix en devises américaines) Vr» Vc ifery •w le.term aug 420e 178 ICI» 15 00 Il 20 15 00 Aug 440 13 105 25 « 74 00 75 00 Aug 440P 15 732 72 00 20 oo 22 00 Aug 460 89 174 16 00 15 50 16 00 Aug 460e 495 30 00 30 00 30 00 Aug 480 40 858 « 50 8 /o 9 50 Aug 480e 200 6’6 47 00 47 00 47 00 Aug 500 12 701 7 00 5 10 7 00 Aug 520 7 892 4 50 4 50 4 00 May 400e 2) 2’4 5 W 4 60 5 00 May 420 48 166 78 00 76 00 28 00 May 420e 35» 2919 10 00 7 10 10 00 May 440 677 I04« 15 30 13 00 13 00 May 440e 176 2001 18 50 16 00 18 00 May 460 147 1345 9 00 6 10 7 00 May 460e 20 1180 30 00 29 00 30 00 May 480 178 1554 3 60 J 00 3 50 May 480e 70 577 47 00 47 00 47 00 May 500 5 2)66 2 50 1 60 1 60 May 520 77 1032 2 00 t 50 1 80 Mov 540 30 574 1 50 1 00 1 00 Noy 420e 39 J 15 00 14 90 15 00 Nov 440 9 0 36 00 34 00 34 00 Nov 440e 67 0 23 00 20 50 23 00 Nov 460 3 1 74 00 24 00 74 00 Nov 460e 15 0 31 00 31 00 31 00 Total market î 397 Non Irantlgée» Sen»* iewt 0*t'f Oem aug 400 34 49 00 53 00 Aug 400e 744 7 50 8 50 Aug 420 55 34 00 38 00 Aug 500e 117 67 00 77 00 Aug 520e 25 8'00 92 00 Aug 540 170 1 50 2 50 Aug 540e 0 107 00 11700 May 400 7 40 00 44 00 May 500e 785 67 00 72 00 Mo y 520e 0 87 00 97 00 May 540e 1 107 00 11700 Nov 400 0 57 00 60 00 Nov 400e 0 10 00 U 00 No^ 420 0 44 00 48 00 Nov 460 II 1500 1700 Nov 480p 100 49 00 54 00 open interest 71.747 DIVIDENDES Dividendes de société déclarés hier, trimestriels sauf indication contraire Davis Distributing, classe U trois cents, semestriel; payable le 28 mars aux actionnaires inscrits le 7 mars.Dominion Textiles, ord.15 cents, 15 avr., 15 mars.Ilammerson Canada.9 12 ne pi n , série A: 57 cents; 81 mars, 17 mais Kerr \ddison Mines, ord 15 cents; 29 mars, 8 mars.l.eigb Instruments, pnv, 26me série: 12 75 cents; 1er avr., 24 mars.Ameublement Leon’s, ord : 25 cents, semestriel; Il juill., Kl juin.TAUX D’INTERET Tableau comparatif des TAUX HYPOTHÉCAIRES et de PRÊTS PERSONNELS Institution, financière, Unlfam Duplex lllal /Triplex Multllogement Semi-commercial et commercial Prdta personne).1 an 2 an, 3 an, 5 ans 1 an 2 ans 3 ans 5 ans 1 an 2 ans 3 ans S ana Banque, Commerce 9% 10>/2 11 11% n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d 11% Laurentienne 9% 10Vi 11% 11% 10 10% 11% 11% 10 10% 11% 11% 11% Montréal 9% • 10’/î 11 11% — — 11 11% 11% Nationale 9% 10V4 11 11% 9% 10% 11 11% 11% Nouvelle-Écosse 9y.10'/.11 11% 9% 10% 11 11% n/d n/d n/d n/d 10% Royale gy, 10'/a 11 11% — Toronto-Dominion 9% 10V.11 11% 9% 10% 11 11% 10% 11 - 11% 12 n/d Commer.italienne 93/.10’/2 .11 11% 10% 11% 12 12% 10% 11% 12 12% 12 Caisses Étab.9% 10VS 11 11% 10% 11% 11% 12% 10% 11% 12 12% 11% Caisses ooD.Mtl.' 10 ioy, 11% 11% 10% 11 11% 12 11% n/d n/d n/d 11% Caisses dod.Qbc.* 10 10Vi 11 11% 10% 10% 11% 11% 10% 10% 11% 11% 10% Soc.Entraide éco.10 ioy.11% n/d 10% 11 11% n/d _ _ 11% Fiducies Canada Trust 9y, 10'/2 ioy, 11% 9% 10% 10% 11% 9% 10% 10% 11% 12% Fiducie Guardian 9 y.10( n n i, in.né OO f 11 1073 Dr.w 694-4867 ROSEMONT: 16è
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