Le devoir, 7 mai 1988, Supplément
LE DEVOIR Montréal, samedi 7 mai 1988 Université de Montréal du 23 au 26 mai 1988 ^72498949299 2 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 Le premier objectif de l’AIPU l’enseignement dans les Revaloriser SUZANNE LALANDE C’est à Montréal, en 1979, lors d’un colloque organisé par le service de pédagogie de l’Université de Montréal, qu’a germé l’idée d’une Association internationale de pédagogie universitaire (AIPU) pour les universités francophones.Ce n’est pas par hasard si la conception a eu lieu à Montréal.« Le monde anglophone est plus avancé dans le développement de la pédagogie universitaire, fait remarquer l’actuel président de l’AIPU, M.Jean Demal, vice-rec-teur de l’Université catholique de Louvain en Belgique.L’un des apports les plus précieux des Québécois à l’AIPU, c’est qu’ils forment une sorte de charnière entre le monde francophone et le monde anglophone, entre l’Europe et l’Amérique.Le 27 mars 1981, l’association voit donc officiellement le jour, obtient ses lettres patentes et établit son siège social à Montréal.Ses objectifs sont de deux ordres : la promotion de la pédagogie de l’enseignement supérieur et la coopération internationale.L’AIPU est ouverte à tous les pays, entièrement ou partiellement francophones.Actuellement, ils sont près de mille universitaires à faire partie de l’association : professeurs, administrateurs et professionnels, issus de toutes les disciplines et provenant d’une trentaine de pays.Chaque année, ils se réunissent pour faire le point.Chaque fois dans un pays différent, et alternativement, dans chacun des trois continents représentés : Europe, Amérique et Afrique.Le colloque qui se tiendra à l’Université de Montréal du 23 au 26 mai, a pour thème Le défi pédagogique de l'enseignement supérieur.Un triple défi : celui de la formation versus les attentes des étudiants et les besoins de la société, celui du rôle du professeur, ensei- gnant et formateur et celui de la valorisation institutionnelle de l’enseignement.Pourquoi un défi ?« Parce que, malheureusement, dans les universités d’aujourd’hui, l’enseignement est encore relégué au second plan, derrière la recherche, explique M.Demal.Ce que nous voulons, c’est mettre recherche et enseignement sur un même pied.» Bilan et perspectives L’association existe donc depuis six ans.Où en est rendu cet objectif de revalorisation de l’enseignement ?Jean Demal, qui s’apprête à se retirer après deux termes à la présidence, fait un bilan sommaire.« Les premières années ont été des années de développement : le nombre de membres a considérablement augmenté et nous avons accru notre présence au sein d’organismes internationaux comme l’UNESCO.L’AIPU est maintenant considérée comme un partenaire à part entière sur la scène internationale, dans le domaine de la formation universitaire.» La petite enfance de l’AIPU s’achève.Au cours de cette période, les membres ont organise des activités locales ou régionales, ont participé à des rencontres internationales.Ils se sont aussi donnés un instrument de communication, la revue Pédagogiques.Us ont travaillé, chacun dans son milieu, chacun à sa façon à redonner à la pédagogie la place qu’elle méritait à l’Université.Les choses ont progressé.Tranquillement la notion de pédagogie universitaire commence de fait à percer.Elle étonne et rebute moins qu’avant.Elle a acquis une certaine légitimité.C’est un début.Que réservent les prochaines années ?« Poursuivre le travail amorcé, répond le président sortant.Développer des outils d’évaluation d’ordre pédagogique et accroître la coopération internationale, notamment par la création d’un doctorat international d’enseignement pédagogique.» Des objectifs qui devraient se réaliser dans un avenir relativement rapproché.« Les esprits sont murs pour cette nouvelle conception de l’université, affirme le pré- Un cadre propice aux réflexions Montréal est le deuxième plus vieux centre universitaire en Amérique du Nord.C’est aussi un des plus dynamiques puisqu’il est doté de quatre universités et de deux grandes Écoles.De plus, les Montréalais et les Montréalaises bénéficient de la présence, sur leur territoire, de nombreux instituts de recherche publics et privés dans des domaines de pointe, en biotechnologie, en droit aérien et spatial, sur l'énergie, par exemple.Je souhaite donc la bienvenue aux participants et aux participantes de ce Premier congrès international de l’Association internationale de pédagogie universitaire.Je suis persuadé qu'ils sauront trouver à l’Université de Montréal le cadre propice à leurs réflexions.Le maire de Montréal, Jean Doré La Télé-université, une solution pour concilier études, travail et famille Pionnière au Québec dans l'enseignement à distance, la Télé-université a rejoint, depuis 15 ans, plus de 135 000 étudiants.¦ La formation à distance Une formule simple, flexible et moderne, qui répond aux besoins des adultes partout au Québec L'étudiant travaille à domicile, à laide d’une documentation écrite complétée, à l'occasion, par d'autres médias Par contre.l'étudiant n’est jamais laissé seul ; un tuteur évalue ses travaux et communique avec lui par téléphone Pour plus d'informations communiquez avec les Services aux étudiants de la Télé-université : à Québec: (418) 657-2262 ou 1-800-463-4722 (sans frais) à Montréal: (514) 522-3540 ou 1-800-361-6808 (sans frais) Université du Quebec Télé-université ¦ Des cours et programmes de qualité Quatre-vingts cours et cinq certificats de premier cycle Des cours en administration, français, bureautique, communication.Des certificats en gestion prospective du travail, en application pédagogique de l'ordinateur,.universités Jean Demal.sident.Les buts poursuivis par l’AIPU correspondent à la nécessité de faire un compromis entre les exigences de l’enseignement et ceux de la recherche.» Particularités Les dernières rencontres, tenues à Dakar, Tunis et Montpellier ont mis en lumière le lien étroit qui existait entre l’enseignement supérieur et son environnement social./ « II, a paru manifeste que tout progrès dans la pédagogie des institutions d’enseignement supérieur a un effet multiplicateur dans le processus de développement économique, social et culturel de nombreux pays, autant du Sud que du Nord », peut-on lire dans le dépliant du congrès.L’ancrage de la pédagogie universitaire dans la culture de son pays est donc essentiel.Pourtant l’existence même de l’association reflète un besoin réel de partager, d’échanger sur le plan international.Comment concilier les deux ?« Qu’est-ce que c’est une bonne pédagogie de l’enseignement supérieur ?» questionne Jean Demal en guise de réponse.C’est d’essayer, d’une part, de tenir compte du développement des étudiants, de l’état de leurs connaissances et, d’autre part, de fournir la formation qui puisse leur permettre de rendre les meilleurs services pos- sibles à la société dont ils font partie.« Le contenu change donc d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre, mais la stratégie de transmission des connaissances est corn mune : transformer la matière brute, le jeune étudiant, en un produit fini, un diplômé capable d’apporter son concours à sa communauté.» Cet intérêt récent pour la pédagogie universitaire est-il là pour durer ?Jean Demal est convaincu que oui.« Pour une simple raison, c’est logique et rationnel.Surtout pour les pays en voie de développement.Quand un pays dont les ressources sont limitées investit 50 % de son budget dans l’éducation, il est essentiel qu’il réfléchisse à la meilleure façon d’utiliser ces ressources pour les meilleurs résultats possibles.» Carrefour 88 Dans le cadre du congrès de l’Association internationale de pédagogie universitaire se tiendra une exposition internationale, intitulée « Le Carrefour Universitaire 88 », sur les outils pédagogiques.Y participent : le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, le secrétariat d’État, Apple, Wang, IBM, Zenith, Techbyte, Onyx, Richard Audio, Logidec, les Presses de l’Université Laval, Concept Audio-Visuel et Coopoly.Cette exposition permettra aux professionnels de l’enseignement supérieur de se sensibiliser et de s’informer sur les nouvelles technologies et les nouveaux services offerts dans ce secteur d’activité qui touche l’ensemble de la population québécoise.On y trouvera des logiciels, de l’équipement informatique à la fine pointe de la technologie, de l’équipement audiovisuel, des produits de sonorisation et des maisons d’édition.Cet événement suscite et démontre le potentiel très large de l’application des systèmes informatiques dans le milieu pédagogique et permettra de faire connaître les expertises et les connaissances québécoises à l’échelle internationale et assurera, par surcroît, une communication plus étroite entre les différents intervenants internationaux et des intervenants locaux dans le domaine de l'éducation.?Du 24 au 26 mai prochain au Pavillon Jean-Brillant de l'Université de Montréal (3200, rue Jean-Brillant) Le comité d’organisation ¦ Michel PLOURDE, Université de Montréal, Vice-recteur adjoint à l’enseignement, président ¦ Denis BLONDIN, Université de Montréal, Secrétaire général de l’AIPU, organisateur principal ¦ Thérèse DES LIERRES, Université du Québec à ljull, responsable du Comité scientifique ¦ Ann ROBINSON, Université Laval, Vice-présidente de l’AIPU Pierre DA LC EG GIO, Université de Montréal, responsable du stage (pré-session) ¦ Michel TRAHAN, Université de Montréal, Doyen de la Faculté des sciences de l’éducation ¦ Secrétariat (Université de Montréal) : Huguette TOUCHETTE, responsable du secrétariat du'Congres Gaétane BOIVIN, secrétaire Monique GADBOIS, hôtels et excursions.Denis Blondin. Le Devoir, samedi 7 mai 1988 3 La pédagogie à l’université De Socrate à Humboldt à Bendit Textes : SUZANNE LALANDE « La pédagogie ce n’est pas un catalogue de recettes ! C’est simplement une adéquation entre l’acte professionnel d’enseigner et les objectifs poursuivis par l’enseignement.Et quoiqu’en pensent certains, ça s’apprend », soutient Michel Plourde, vice-recteur adjoint à renseignement à l’Université de Montréal.« Dès qu’il y a enseignement il y a pédagogie, poursuit-il.Le problème c’est qu’on confond l’aptitude à communiquer, qui est innée, avec les techniques pédagogiques qui elles, peuvent s’apprendre : comment bâtir un cours, planifier des objectifs de formation, choisir des méthodes, établir des critères d’évaluation .ce sont toutes des choses qui peuvent s’apprendre ! » Les mentalités ont évolué.Le préjugé tenace qui voulait que la pédagogie soit réservée aux enfants est en train de disparaître.Aujourd’hui, on lui reconnaît généralement une place dans l’enseignement supérieur.La résistance se fait sentir à un autre niveau : on estime que le seul fait de détenir une maîtrise ou un doctorat rend le professeur apte à enseigner à l’université.Cette conception repose sur une vision de l’université qui remonte au XIXe siècle.Un point tournant Wilhelm van Humboldt est un penseur et diplomate allemand.En 1810, il fonde l’université de Berlin qui servira de modèle à l’université moderne occidentale : une université de prestige où recherche prime l’enseignement, où l’évaluation de la compétence professionnelle se fait à peu près uniquement sur la base des travaux de recherche.Dans une telle université la pédagogie n’a pas sa place, le haut-savoir en tient lieu.Cette vision dure jusqu’en mai 1968, quand éclate la contestation étudiante.En France, le mouvement est mené par Cohn Bendit, dit le rouge, figure de proue de la révolte.Mais la colère gronde partout, en Europe comme en Amérique.« Les étudiants remettent en question la formule des cours ma- Merci ! Le Congrès de l’AIPU a élé subventionné par — le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada — l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) — l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF) — l’UNESCO — le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science du Québec — le ministère des Relations internationales du Québec.La tenue du Congrès de l’AIPU a été rendu possible grâce à la collaboration du Service pédagogique de l’Université de Montréal.Michel Plourde J?-' \ gistraux, rappelle Michel Plourde.Ils réclament un enseignement plus adapté, une part plus active dans leur formation, leur mot à dire dans l’évaluation de l’enseignement.» Au Québec, cette révolte coïncide avec la création des cégeps et de l’Université du Québec, dite populaire.Désormais, l’enseignement supérieur n’est plus réservé à une élite.L’université se démocratise.Est-ce à cause de ce contexte particulier ou parce qu’ici les traditions étaient moins solidement ancrées, mais les universités du Québec, se plient relativement de bonne grâce à ces exigences.« A l’université de Montréal, la conférence des recteurs décide de mettre sur pied un service pédagogique, rappelle M.Plourde.Il aura pour mandat la définition des objectifs d’enseignement, l’évaluation des apprentissages, et l’utilisation de la technologie.» Longtemps négligée, la pédagogie s’apprête à reprendre ses droits.Du côté des professeurs Les professeurs semblent prêts à faire le pas.Dans un sondage effectué en 1987 par l’Université de Montréal auprès de ses professeurs, 60% ont estimé que l’université devrait inciter les professeurs en début de carrière a suivre un programme d’initiation à l’enseignement universitaire; 24 % sont allés jusqu’à considérer que cette formation devrait être obligatoire.De plus, près de 80 % des répondants ont dit trouver que les professeurs devraient être davantage encouragés à participer à des activités pédagogiques.« Le sondage a été validé par des statisticiens, il reflète donc fidèlement le point de vue du corps professoral de l’Université de Montréal, garanti Michel Plourde.De plus, je suis à peu près certain que les résultats seraient similaires dans les autres universités.» La préoccupation pour la question pédagogique varie selon la discipline.Si les professeurs de sciences pures semblent peu touchés par la question, ceux des sciences de la santé se sentent particulièrement concernés.Il reste que tous les professeurs s’entendent sur la nécessité de revaloriser la fonction d’enseignant.« Le problème, c’est qu’on a eu longtemps tendance à opposer l’enseignement à la recherche, déplore M.Plourde.Ce n’est pas du tout ce que nous voulons.Nous voulons revaloriser l’enseignement, mais pas au détriment de la recherche.Simplement rétablir l’équilibre.» Il reconnaît cependant que compte tenu de l’actuelle situation financière des universités, il sera difficile d’espérer une augmentation des budgets et qu’il est fort possible que ce qui ira au poste enseignement ait été retranché du poste recherche.Mais il estime que l’opération demeure indispensable.Du côté des étudiants Il y a environ un an et demi, la FAECUM, organisait un colloque intitulé Université nouvelle et qui portait spécifiquement sur la formation des étudiants à l’université.Deux conclusions ont retenu l’attention du vice-recteur : d’une part, les étudiants estimaient que les professeurs devraient être formés pédagogiquement pour donner un enseignement adéquat et d’autre part, ils croyaient que la formation devrait être plus orientée vers l’apprentissage.« Certains pensent encore que plus le professeur enseigne, plus l’é-tudiant apprend, déplore M.Plourde.Ce n’est pas vrai.Il y a bien d’autres façons d’apprendre que l’écoute passive d’un cours magistral.Les professeurs devraient être attentifs à d’autres méthodes d’apprentissage que l’enseignement traditionnel.» D’autre part, 83 % des étudiants universitaires arrêtent après le baccalauréat.Ce n’est qu’une minorité qui poursuit au niveau de la maîtrise ou du doctorat.M.Plourde estime que l’enseignement universitaire devrait tenir compte de cette réalité.Ce problème ne date pas d’hier.Déjà en l’an 50, Sénèque dénonçait l’enseignement supérieur romain : « Non vitae sed scholae discimus » (Nous préparons les élèves pour l’école, pas pour la vie ! ).« Il faut s’assurer que l’élève reçoit une solide formation générale, réclame Michel Plourde, et pour cela il faut éviter la spécialisation à outrance.» En d’autres mots, retrouver l’humanisme d’Athènes et la manière de Socrate qui, arpen tant les rues et les gymnases ave’c ses jeunes élèves, se définissait comme un accoucheur d’esprit.Le conseil de l’AIPU Président Demal, Jean.Belgique Vice-présidente Tahiri, Claudine.Côte d’ivoire Vice-présidente Robinson, Ann.Canada Secrétaire général Blondin, Denis.Canada Trésorier Dalceggio, Pierre.Canada Salifou, André.Niger Fall, Séga Seek.Sénégal Kanga, Kalemba Vita.Zaïre Bernard, Michel France Rivet.Roger.France Rozmuski, Jan.Suisse Bouguerra, Larbi.Tunisie L’horaire du congrès « Le défi pédagogique de l’enseignement supérieur » CONGRÈS INTERNATIONAL placé sous le patronage de M.Claude Ryan, ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Science organisé par l’Association internationale de pédagogie universitaire Plus de 200 communications, des conférences, des tables rondes, des démonstrations, une grande exposition.Parmi les conférenciers invités : Michel Gervais, Recteur de l’Université Laval, Guy Berger, professeur Paris-VIII, Iba Der Thiam ex-ministre de l’Éducation du Sénégal.^ L’HORAIRE DU CONGRÈS (Pavillon 3200 Jean-Brillant) LUNDI 23 mai, 9 h à II h inscription (on peut s’inscrire en tout temps en se présentant au secrétariat entre 9 h et 17 h pendant la te nue du congrès).L’Assemblée générale des membres de l’AIPU aura lieu de 11 h à 12 h : procédure de mise en candidature des membres du Conseil d’administration de l’AIPU.Dans l’après-midi, de 14 h à 17 h, communications scientifiques À 17 h, discours d’accueil.Allocution par Claude RYAN, ministre de TEnseignement supérieur et de la Science du Québec, et ministre de l’Education.A 17 h 30 conférence par Guy BERGER.À 18 h 30 cocktail offert par l’AIPU.MARDI 24 mai, de 8 h 30 à 11 h, communications scientifiques À 11 h, conférence par Iba Der THIAM.De 13 h 30 à 17 h, communications scientifiques.À 17 h, conférence par Michel GERVAIS.MERCREDI 25 mai, de 9 h 30à 17 h : exposés, panels, ateliers À 12 h allocution du recteur de l’Université de Montréal Gilles CLOUTIER, suivie d’un cocktail.À 17 h, conférence de Gaston MIA-LARET et table-ronde animée par Michel PLOURDE.JEUDI 26 mai, de 9 h 30 à 12 h, clôture du congrès et suite de l’As-'' semblée générale des membres de l’AIPU : adoption des nouveaux statuts et élection des membres du conseil d’administration RENSEIGNEMENTS : Denis Blondin Service pédagogique Université de Montréal C.P.6128, suce.«A» Montréal (Qc) 1I3C 3J7 ' (514 ) 343-7087 ou 7608 Mardi mercredi et jeudi (24-25-26 mai 88) Ouvert au public : Exposition « Carrefour universitaire (Pavillon 3200 Jean-Brillant, Cafeteria) 88» INSCRIPTION : 343-7087 et 343-7608 Coût : % 130 membre de l’AIPU : * 85 A CE IL IF ASSOCIATION CANADIENNE D EDUCATION DE LANGUE FRANÇAISE L'Association canadienne d’éducation de langue française a pour mission fondamentale la défense et la promotion de l’éducation francophone au Canada.Aussi, “la pédagogie universitaire’’ est également une de ses préoccupations.J’offre tous mes voeux personnels à tous les congressistes de l'A.i.P.U.pour un Congrès comblé de succès.Le président général, Jea n-Guy Rloux Vlce-recteur, Université de Moncton (N.- B.) 4 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 L’enseignement : un art qui s’apprend « L’acte d’enseigner est un art, comme celui de soigner, avec ce que ça comporte d’impalpable.Mais comme tout art, il est possible de l’améliorer avec des techniques.Le professeur doit prendre con science et accepter que son message utilise un véhicule et que ce véhicule s’inscrit dans une culture.» Paule Leduc, actuellement pro-fesseure à l’ENAP et directeure du centre de recherche, connaît bien le milieu universitaire.Elle y a débuté sa carrière, comme enseignante, en 1970.Par la suite, elle a fait de constants allers et retours entre le monde universitaire et celui de l’administration publique, occupant successivement, dans différentes universités et différents ministères, les postes de doyenne, de vice-rectrice, de sous-ministre et de présidente du Conseil des Universités.« La pédagogie universitaire, ça fait longtemps qu’on en parle, a-t-elle soupiré quand je lui ai demandé si elle voulait commenter les thèmes du congrès.Impatience ?Défaitisme ?« Non, simplement, je trouve que les choses évoluent bien lentement.» Hautes Etudes Commerciales Attihec .1 11 inivt'iMtr il*- Montreal Chantal Kayaef Paule Leduc.Un mouvement irréversible 11 faut dire que cette notion d'une université orientée vers la recherche plus que vers l’enseignement est profondément ancrée dans les mentalités.Mais, si les choses changent effectivement lentement, elles changent quand même.« Ce n’est pas encore un raz-de-marée, mais il y a une légère évolution, reconnaît Paule Leduc.Le simple fait que l’AIPU existe dénote qu’il y a un intérêt pour la pédagogie universitaire.Et quand, BRAVO H.E.C.! Sept étudiants de l'École des Hautes Etudes Commerciales, sur un total de onze lauréats, ont reçu le titre d Etudiants de l'année 88, décerné par la Chambre de commerce de Montréal.Il s'agit de: Philippe Capelle Christine Lemaire Josée Champigny Frédéric Mayrand Renée Dubé Jean Royer Maryse Gervais Ce titre leur a aussi valu un emploi d'été, à la mesure de leurs talents et ambitions, dans diverses entreprises d'envergure de la région montréalaise.Le concours Etudiants de l’année permet aux etudiants universitaires de se distinguer et les encourage à rechercher l'excellence dans tous les domaines.par exemple, au moment de négocier une convention collective, un syndicat de professeurs tente de réfléchir sur la place de l’enseignement dans leur tâche, c’est la question de la pédagogie qui est en cause, même si ce n’est pas dit de façon aussi formelle.» Il reste que la pédagogie n’est pas facile à évaluer.Certains professeurs, mauvais pédagogues, sont malgré tout appréciés par leurs étudiants à cause d’un contenu extrêmement intéressant.D’autres, excellents professeurs, sont aussi appréciés même si le contenu est moins stimulant.Mais Paule Leduc est convaincue d’une chose : le mouvement est irréversible.« Compte-tenu de l’évolution des media, il est inévitable que les professeurs se questionnent sur la pertinence des moyens qu’ils utilisent pour transmettre leurs connaissances.Aucun professeur n’y échappe, c’est une question de culture ! » Une solution Mais, la plupart du temps, ce qui est reconnu par l’université, l’administration autant que les pairs, ce sont les travaux de recherche, les articles publiés, les conférences données.Ce sont ces réalisations qui constituent les échelons de la promotion professionnelle.Et souvent recherche et enseignement s’opposent.Mais, est-ce vraiment essentiel que le professeur cherche, que le chercheur en- seigne ?« C’est une question très complexe, avance Mme Leduc.En effet, l’enseignement et la recherche sont deux activités fort différentes et qui font appel à des qualités différentes : les caractéristiques du chercheur sont l’autonomie, le goût d’approfondir, un certain penchant pour le travail solitaire .« La fonction d’enseignant exige tout autre chose.Par contre, il est impensable qu’un professeur d’université se contente d’enseigner.U ne certaine mise à jour des connaissances demeure essentielle.» Une solution, la modulation de tâche.C’est à dire la possibilité pour un professeur, au fil de l’évolution de sa carrière, de faire de constants allers et retours entre l’enseignement et la recherche, selon le moment de sa carrière, ses qualités, les besoins de sa discipline .Mais on n'en est pas encore là, estime Mme Leduc.« Il faudrait que les professeurs acceptent le principe, que l’université y soit ouverte .Il y a encore beaucoup de rigidités dans le système, des rigidités qui ne rendent pas la chose facile .Mais, je demeure convaincue que c’est la voie de l’avenir.» Place aux étudiants Et les étudiants, les principaux concernés, sont-ils satisfaits ?Ont-ils des notions précises de ce qu’ils attendent d’un professeur.« Je ne crois pas qu’il y ait de données là-dessus, répond Paule Leduc.Mais, à mon avis, si la pédagogie universitaire a un rôle à jouer, c’est bien celui de permettre au professeur de mesurer, avec l’étudiant, ses besoins, de saisir la façon dont il s'inscrit dans le processus d’apprentissage .La pédagogie, ça se bâtit entre le professeur et l’étudiant.» Cette conception de la pédagogie, prend bien sûr pour acquis que l’étudiant a un rôle actif à jouer dans le processus d’apprentissage.Paule Leduc affirme avoir toujours cru à la place de l’étudiant dans l’enseignement.Et y croire plus que jamais.« Il faut sortir de ce carcan qui veut que l’étudiant soit passif.C'est une notion complètement dépassée.Et c’est encore plus vrai dans le cadre de l’éducation aux adultes.Les adultes qui sont sur le marché du travail, sont beaucoup plus exigeants, beaucoup plus capables d’évaluer leurs besoins et d’évaluer la capacité du professeur à y répondre.» « Le professeur doit être un accompagnateur, d’abord et avant tout, poursuit-elle.Surtout aujourd’hui.L’évolution de la science est tellement rapide que les connaissances sont vite désuètes.Il est impossible de penser pouvoir tout transmettre.Alors, même à l’université, ce qui importe c’est de montrer aux étudiants comment aller chercher l’information, leur apprendre à apprendre.» Première à la faculté de médecine de Sherbrooke L’apprentissage par problèmes La société exige des médecins qu’ils soient plus compétents et plus humains.Elle cherche des médecins qui sachent analyser, comprendre, communiquer.« Des médecins, résume le Dr.Jacques Des Marchais de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, dont non seulement la tête est pleine et bien faite, mais dont le coeur sait réagir, en harmonie avec l’esprit scientifique, aux attentes des humains souffrants.» Comment arriver à former ces médecins de demain ?L'explosion des connaissances rend pratiquement impossible la transmission totale et complète des connaissances en médecine aux étudiants.D’autre part, les problèmes auxquels le médecin est confronté sont de plus en plus complexes.La Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, que son jeune âge pousse à l’excellence, afin de se rendre indispensable, s’est interrogée sur la formation offerte.Les professeurs ont noté des lacunes : des programmes surchargés, basés sur la mémorisation, des cours décrochés de la réalité.Ils ont trouvé la réponse dans un programme pédagogique d’abord créé à l’Université McMaster, au Canada et adopté ensuite par de nombreuses facultés à travers le monde.C’est cette méthode que l’université de Sherbrooke a adapté et adopté en septembre 1987.Une méthode qui favorise l’autonomie et la capacité d’analyse.Humanisme « Le nouveau programme vise donc à former des médecins compétents, plus humains et mieux pré- parés à faire face aux problèmes de santé que rencontrent les communautés», explique le Dr.Des Marchais.Le premier volet de cette nouvelle approche, veut développer chez l'étudiant des habitudes d’auto-apprentissage et d’auto-éva-luation qu’il conservera tout au long de sa carrière et qui lui permettront de parfaire constamment sa formation.C’est pourquoi l'enseignement magistral a été remplacé par des mises en situation où les étudiants doivent analyser, comprendre, décider.Le second volet axe l’apprentissage sur les besoins de la communauté.Dès le début de leur formation, les étudiants et les étudiantes sont appelés à être en contact avec la communauté environnante.Le but de cette approche est de les sensibiliser aux besoins de la société québécoise et de favoriser le développement d’une approche plus globale.Enfin, le troisième volet vise à développer le sens de l’humanisme.De nombreux facteurs tendent à déhumaniser la médecine moderne : un puissant apport technologique, une spécialisation de plus en plus poussée qui dirige l’attention vers la maladie plutôt que vers le malade, la socialisation de la médecine qui entraîne une certaine automatisation, etc.Pour rétablir l’équilibre on tentera de développer chez les étudiants trois qualités fondamentales : l’intégrité intellectuelle qui l'amène à reconnaître ses limites; le respect de valeurs qui lui rappelle le respect des droits et des choix des autres, et enfin, la prise en charge de l’être souffrant qui implique une préoccupation de réconfort, d’écoute et de compréhension.Une nouvelle relation « Il est long et difficile de modifier les attitudes », reconnaît le Dr.Des Marchais.C’est pourquoi le programme offre des activités régulières, étalées tout au long du cours et des activités ponctuelles.» Les activités régulières, ce sont, dès la première année, des ateliers de discussion, des stages d’immersion en milieu hospitalier, des exercices de communication, etc., pour lesquels l’étudiant est régulièrement évalué.Les activités ponctuelles vont des conférences de grands humanistes aux expositions d’oeuvres d’art.Une large place est laissée à l’étude personnelle, au travail de groupe, à l’entraide entre étudiants.L’enseignement est centré sur l’étudiant qui devient en quelque sorte le maître d’oeuvre de sa propre formation.Les cours magistraux eux ont été abandonnés.Le professeur devient un accompagnateur, un tuteur.Une telle réforme pédagogique n’aurait certes pu se faire sans l’ouverture du corps professoral à cette nouvelle approche.Un personnage-clé Dans un processus de changement de programme, l’implication des professeurs est en effet indispensable.La Faculté avait donc prévu, trois ans avant l’adoption du programme une démarche préparatoire pour les professeurs, afin de les habiliter à appliquer le nouveau programme.La réponse a été très favorable.60 % des professeurs ont participé à l’atelier d’introduction à la pédagogie des sciences de la santé, 50 % à celui portant sur l’introduction à l’apprentissage par problèmes et près du quart ont complété le programme de base Le Devoir, samedi 7 mai 1988 ¦ 5 Textes : SUZANNE LALANDE « L’utilisation de l’ordinateur à l’Université est non seulement mineure mais minable.L’université s’est complètement gourrée en confiant à des informaticiens le soin d’installer les systèmes d’apprentissage.Les étudiants n’ont pas à utiliser l’informatique, ce dont ils ont besoin c’est de télématique et de médiatique.On parle de machines, de bits, de puissance alors qu’il faudrait parler de contenu ! » Le jugement est dur et sans appel, ou presque.Il vient de Michel Cartier professeur de télématique et de médiatique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).M.Cartier est très.critique quant à la façon dont les universités utilisent l’ordinateur.Elles devraient être le fer de lance, elles se contentent d’être à la remorque, dit-il.Jacques Sainte-Marie, professeur au département de Technologie de l’éducation de l’Université Laval, pense de même.« On investit encore dans des studios d’audiovisuel plutôt que d’engager des techniciens pour aider les professeurs à utiliser l’ordinateur.Il faut dire que les universités sont aussi porteuses de tradition.Elles bougent, mais lentement, avec plusieurs années de retard.» Une courte histoire pour illustrer ce décalage entre l’université et le monde qui l’entoure.Un jour, il prit l’envie à Michel Cartier de compléter une maîtrise.Comme discipline, il choisit les Sciences sociales et, comme université, celle de L’ordinateur à l’université: un monstre qui reste à apprivoiser Sherbrooke.On lui a suggéré de faire d’abord sa propédeutique.Le premier jour il est entré, un peu nerveux, dans une salle remplie de jeunes entre 20 et 25 ans, appréhendant le choc culturel d’une nouvelle pédagogie.« Le professeur est entré, s’est dirigé vers le tableau, a pris sa craie et a écrit : 1er chapitre, raconte M.Cartier.C’était exactement la façon dont un professeur commençait son cours au moment de la création de la Sorbonne en 1200 !» Il y a eu choc, en effet, mais pas celui qu’il prévoyait : « Ça été ma première vision du décalage énorme qui existe entre l’université et ce qui se fait en communication.» L’ère du Verseau Le monde s’apprête à basculer dans une nouvelle ère.Qu’on l’appelle âge de l’information, troisième vague ou ère du Verseau, la révolution est en train de se faire.Là-dessus, tout le monde est d’accord.« Malheureusement, personne ne semble préoccupé d'identifier où les choses se passent actuellement», déplore Michel Cartier.« Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui et surtout, ce qui se passera demain, il faut saisir que cette révolution s’est faite en trois -I-.hür Photo Archiv** La société exige des médecins dont la tête est non seulement pleine et bien faite, mais dont le coeur sait réagir, en harmonie avec l’esprit scientifique, aux attentes des humains souffrants.qui s’étale sur neuf mois.Ces der mers ont jugé, dans une proportion de 80 %, que la formation leur avait été très utile, autant sur le plan personnel que professionnel.« Mais ce qui importe beaucoup plus que l’acquisition d’habiletés pédagogiques, souligne le Dr.Des Marchais, c’est le changement d’attitudes.Mais c’est là un processus long qui nécessite du temps et de la patience.» La formule est encore très récente, mais les premières évaluations semblent positives et, de toutes façons, le changement était inévitable.« Les recherches sur le raisonnement clinique prétendent qu’il est impossible maintenant de suivre une pédagogie encyclopédique si l’on veut que l’étudiant soit capable d’établir un réseau de connaissances utiles à sa pratique future, » fait remarquer le Dr.Des Marchais.Il reste que c’est un véritable défi pour l’Université de Sherbrooke, la première à en faire l’essai, non pas dans un programme parallèle au programme traditionnel, comme l’ont fait les autres facultés, mais par un changement radical de son cours et en adoptant l’apprentissage par problèmes comme méthode pédagogique privilégiée.Une expérience à suivre de près.cAejt c’est plus qu'une promotion c'est une tradition Restaurant italien Cuisine recherchée f 4 ve à vins sélectionnés ™ * 2 Côte des Neiges el : (514)735-3623 Maintenant métro ( oie des Neiges temps.Un, la révolution technologique qui remonte à 1830,1850; deux, celle du stockage de l’information qui participe à la première et enfin, la troisième, celle que nous abordons, qui se greffe sur les deux premières et les rend plus aigües.» Il ajoute que selon lui, ce n’est pas l’imprimerie qui a été à l’origine de la Renaissance, mais les règles typographiques, en rendant l’information accessible à tout le monde et non pas uniquement à certains moines ou clercs érudits.Et il est convaincu que, de la même façon, ce sont les nouvelles règles médiatiques, celles du traitement de l’image par ordinateur, qui vont présider à l’avènement de l’ère du Verseau.L’APO ou application pédagogique de l’ordinateur devrait donc s’inscrire dans ce mouvement, préparer les jeunes à l’aborder.Ce n’est pas le cas, explique Michel Cartier.« Il y a un conflit de générations larvé entre les professeurs issus d’une culture de rationnel, de linéaire et les jeunes qui montent, dont le cerveau est formé à l’image, à l’intuitif.» « Si vous mettez quelqu’un de 35 ans ou plus devant un ordinateur, il va demander de lire le texte d’abord.Puis il va tenter péniblement d’entrer dans un monde pour lequel il n’est pas prêt.S’il a entre 15 et 35 ans, il va vouloir toucher, sentir, manipuler et après, s’il rencontre des difficultés, il va référer au texte, pour approfondir.S’il a moins de 15 ans, il va s’asseoir devant et taper dessus jusqu’à ce qu'il comprenne.» Il faudrait donc pouvoir adopter la pédagogie à chaque groupe.Mais on ne le fait pas, on est trop occupé à compter les bits.Syndrome de la carotte À date, estime M.Cartier, ce qu’on a fait c’est simplement une micro-graduation l’enseignement.Un cheminement par étape, qui demeure linéaire et ne tient aucunement compte des immenses possibilités de l’ordinateur.Un cheminement qui ne permet pas à l’étudiant de se situer dans l’espace-temps, qui ne favorise pas la participation, la création.C’est qu’on a investi dans des systèmes centralisés, qui utilisent un langage ésotérique et une approche linéaire.Chantal Keyset Michel Cartier « Les micros ordinateurs pullulent et on investit encore dans des sy tèmes centralisés», dénonce \ Cartier.Résultat, la pédagogie sur ord nateur se fait, mais en dehors d l’université.Pendant qu’on s’inter roge sur la puissance, la mémoin la palette de couleurs, on oublie d se questionner sur l’essentiel.« A[ pie va à droite, on va à droite .IBM va à gauche, tout le moud suit.C’est ce que j’appelle le syr drome de la carotte.Et c’est dom mage qu’on en soit encore là.» Pour un nouveau modèle « Quel est le but ultime de la pédagogie, utilisant l’ordinateur, au sein d'une société ?Voilà la vraie question.On ne la pose pas et plutôt que de préparer des créateurs de contenu, on prépare des bons acheteurs de machines ! » se récrie Michel Cartier.« Ce qui va arriver, ajoute, pour sa part Jacques Sainte-Marie, c’est que l’école va se faire doubler à droite par l’industrie.C’est là que ça va se passer.Les gens qui bougent, qui doivent faire face à la compétition vont faire le saut.» En d'autres mots et plus crûment, l’Université a raté le bateau.Ce n’est pas nouveau, la même chose s’est passé avec l’imprimerie, le cinéma, ou la télévision.Mais ça demeure inquiétant.dPO QUÉBEC I.'ordinateur, un outil pour apprendre à apprendre! Le Centre APO QUÉBEC est fier de collaborer à l'avancement des connaissances et des pratiques dans le domaine des applications pédagogiques de l'ordinateur (APO).APO QUÉBEC a pour mission de promouvoir la recherche appliquée et le développement dans le domaine des APO En plus de jouer un rôle de plaque tournante d'informations et d'échanges auprès des enseignants et des réseaux d'intervenants, il agit en tant qu'organisme de conseil et de soutien pour les chercheurs et les entreprises Pour plus de renseignements; APO QUÉBEC, 2001, bout Saint-Laurent, Montréal (Québec) H2X2T3 Tél.: (514) 849-1265 Pourtant, à certains endroits on a franchi le pas.À Jussieu ou à Nanterre, notamment, où Michel Cartier est professeur invité.Ici aussi dans certains cégeps et à la Télé-Université, mais pas encore assez.Jacques Sainte Marie n’a pas abandonné tout espoir, même s’il reluque du côté de l’industrie.« Ce qu’il faudrait c'est qu’un petit groupe de professeurs décide d’aller de l’avant, mettant de côté la tendance collégiale qui veut que tout le monde soit d'accord avant de faire un pas.» Ce sur quoi il faut investir, s'entendent les deux professeurs, c'est sur le développement d'un nouveau modèle d’accès à la connaissance.Un modèle qui tienne compte de cette révolution médiatique.Et pour ce faire, il faut d'abord démystifier la machine plutôt que de la glorifier.« Je vois une télématique transparente, prédit Michel Cartier, comme s'il lisait sa boule de cristal, où la complexité informatique se rait invisible à l’usager.Une télématique accessible à M.et Mme Tout le-monde, et qui va les amener à l’utiliser pour créer.Une télématique qui va permettre de recréer le contact et l’interaction entre les points du triangle que forment le professeur, l’étudiant et l'ordinateur.» Du 16 au 20 mal en PRÉSESSION stage de formation à la pédagogie universitaire : « Théorie et pratique d’un enseignement de qualité» Renseignements : Pierre Dalceggio 343-7087 ou 7608 L'ATELIER DES 4 SERVICES 388, St-Jacques, bur.104 Montréal • 844-2884 TRAITEMENT DE TEXTES • Thèses, mémoires, rapports de recherche, transcription, c v , etc.• Rédaction, support à l'écriture TRADUCTION • Du français vers l'anglais • Rédaction et révision en anglais CONCEPTION GRAPHIQUE • Mise en page pour publications affiches de congrès, etc • Illustration, logos COMPTABILITÉ • Comptabilité, tenue de livres, états financiers, rapports d'impôts • PME et particuliers L'EXPÉRIENCE A VOTRE SERVICE 6 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 Quand l’évalué évalue l’évaluateur JEAN-PIERRE PROULX Les associations étudiantes font pression.Les syndicats de profes seurs résistent.Les admistrateurs ne disent pas non et disent parfois oui.Malgré tout, les étudiants universitaires sont de plus en plus nombreux à évaluer leurs professeurs.Il y a vingt ans, l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal — c’était au temps du « syndicalisme étudiant » — avait, au coût de $ 18,000, mené une grande opération d’évaluation du corps enseignant et publié les résultats en livre de poche ! Le président de l’AGEUM, en ce célèbre printemps 1968, n’était nul autre que M.Jean Doré, aujourd’hui maire de Montréal.On croyait la démarche inédite et révolutionnaire.« Il y a plus de 50 ans, écrit le directeur des services pédagogiques de l’École polytechnique, M.Jean Dulude, qu’on utilise l’évaluation faite par les étudiants à des fins administratives: sélection du personnel enseignant, promotion et démotion.! » « On estime, poursuit-il, à plus de 70 % la proportion des institutions universitaires des États-Unis et du Canada qui utilisent des questionnaires remplis par les étudiants comme source d’information importante, sinon unique, pour juger des qualités pédagogiques des professeurs.» La résistance vient surtout des syndicats de professeurs.Invité en janvier dernier par les étudiants de Poly à un débat sur le sujet, le président de l’Association des professeurs, M.Jean-Guy Deschenes, a répondu sèchement: l’évaluation des professeurs se fait par les pairs ou par des comités conjoints avec l’administration.« 11 ne saurait donc être question de traiter ni de débattre ces questions sur la place publique ».Qu’importe ! À Poly, l’évaluation par les etudiants est, depuis mai 1986, chose officiellement accep tée: « L’évaluaion que font les étu diants de l’enseignement reçu, précise la politique, constitue une source d’information essentielle pour tout professeur soucieux d’améliorer son enseignement ».On a donc élaboré un instrument qui, en 35 questions, recueille l’opinion des étudiants sur la compétence générale du professeur, la structure de son cours, ses habilités de communication, ses relations avec les étudiants, ses mécanismes d’évaluation, et le matériel didactique.Les résultats sont toutefois confidentiels en raison de la loi 65 sur la protection des renseignements personnels.Les étudiants de Poly revendiquent évidemment l’accès aux résultats dans le respect de la loi.Car une fois intégrée dans le système, dévaluation perd sa force de moyen de pression.À l’Université de Montréal, la Fédération des associations étudiantes a, en 1985, préparé son propre questionnaire.Mme Louise-Hélène Lefebvre, responsable des questions pédagogiques à la Fédé ration, précise que chaque association de faculté ou de département utilise le questionnaire selon son bon plaisir, parfois en l’adaptant.La Fédération assure alors le traitement informatique des résultats et en assume les coûts.Les associations mettent évidemment les résultats à la disposition de leurs membres.Mais pas plus de 6 % des professeurs, précise Mme Lefebvre, échouent leur examen ! Toutefois, ces données n’ont en principe aucun impact sur les promotions des professeurs ou le réengagement des chargés de cours.Depuis, explique Mme Lefebvre, un nouveau mouvement se dessine.Dans plusieurs départements ou facultés, la gestion de ces questionnaires d'évaluation est prise en charge par un comité paritaire étudiants-professeurs.Mais le prix à payer, c’est la confidentialité des résultats.En revanche, indique-t-elle, ils sont consignés au dossier du professeur.On peut donc en principe en tenir compte au moment de la promotion ou du réengagement.Les deux représentants de la FAECUM au Conseil de l’université sont là pour veiller au grain.Sur 47 associations étudiantes, la moitié, estime Mme Lefevbre, ont choisi la démarche paritaire.JEAN-PIERRE PROULX « Je dis simplement ceci : au Québec, les sciences humaines sont devenues le cloaque de l’université ».C’est Continuum, le journal officiel de la Fédération des associations étudiantes de l’Université de Montréal (FAECUM), qui, dans son éditorial du premier février dernier, a lancé ce gros pavé dans la mer tranquille de l’université.Pour faire bonne mesure, l'éditorialiste, M.André Bourgeois, un étudiant en histoire de 27 ans, a donné à son texte un titre provocateur: «Éloge de l’élitisme».La FAECUM, propriétaire du Continuum, s’est empressé d’indiquer que l’opinion de M.Bourgeois ne représentait « pas du tout » la sienne.Elle y a vu une « dérive idéologique » qu’elle a dû tolérer au nom de la « liberté d’expression ».« Nous sommes en droit de nous attendre à ce que des journalistes écrivant dans le journal étudiant travaillent pour ces étudiants.Rien d’autre.» Car si les propos du Con tinuum ont fait mal, c’est que M.Bourgeois a attaqué non pas les professeurs, mais les étudiants.La thèse de M.Bourgeois est simple: « Les moins intéressés des étudiants, écrit M.Bougeaois, déterminent par leur seule présence, les limites de l’enseignement prodigué, et la valeur de la discussion.Ce sont eux qui, ultimement, par des pressions ouvertes ou le poids de leur apathie, fixent le standard: ils entraînent la classe vers le bas.Dans ces conditions, le professeur est soumis à une gymnastique in- « Pour nous, conclut-elle, c’est le modèle espéré.» Mais que valent ces évaluations ?Avant tout, écrit M.Dulude de Poly, les questionnaires doivent être standardisés et construits selon les règles de l’art.Cela assuré, observe-t-on, l’âge, le sexe, les aptitudes et le niveau des étudiants, n’influent pas sur leur jugement, pas plus d’ailleurs que l’âge et le sexe des professeurs.Par ailleurs, ce sont les professeurs qui donnent le plus de cours, qui ont la meilleure évaluation.Mais que le professeur fasse beaucoup ou peu de recherche ne change rien à l’opinion de ses étudiants.Par contre, l’expérience paraît constituer un facteur important, les meilleurs se situant entre trois à douze ans d’expérience.En outre, ceux qui enseignent à des petits groupes et qui, par conséquent.Photo Chantal Key ter André Bourgeois.vraisemblable.D’année en année, la barre descend.Le credo des sciences humaines pourrait être: plus bas, toujours plus bas.Il y a ainsi des profsseurs brillants, des intellectuels dans toute la force du mot, que la médiocrité ambiante force à pratiquer le limbo.» André Bourgeois a répété les mêmes propos au DEVOIR, sûr de lui, d’autant que l’équipe éditorial les a endossés.Mais, nuance-t-il, « c’est le système qui est en cause.L’Université n’a pas intérêt à sélectionner en sciences humaines car l’objectif est d’y accueillir le maximum d’étudiants pour rentabiliser les départements ».Bref, c’est une question de gros sous.Bien qu’étudiant en sciences humaines par choix et par goût, André Bourgeois a fait carrément sienne l’idéologie de la primauté des sciences naturelles et exactes.peuvent facilement échanger avec les étudiants obtiennent de meilleurs résultats.De même ceux qui enseignent les matières obligatoires ou de base ont moins de succès que ceux qui donnnent des cours optionnels.De plus, les professeurs en sciences humaines s’en tirent mieux que leurs collègues en sciences naturelles.On objecte fréquemment que les professeurs ont tendance à diminuer leurs exigences et à gonfler les notes des examens pour « acheter » une évaluation favorable.On a pu observer effectivement, indique M.Dulude, une corrélation « faible mais positive » entre la valeur moyenne des évaluations des professeurs et la note moyenne attribuée par ces professeurs aux examens des étudiants.Bref, on évaluerait un peu mieux un professeur plus généreux.Au total, conclut M.Dulude « on peut tirer un résultat global très fiable des questionnaires remplis par les étudiants, pour autant que ces questionnaires aient été bien construits ».D’ailleurs, au cégep, il a choisi, comme on le lui conseillait, la concentration sciences plutôt que sciences humaines.« En l’absence d’un barrage mathématique, écrivait-il le premier février, et faute d’une autre forme de sélections, l’élimination des candidats s’y fait sur le tas.En attendant qu’elle se fasse, et de toutes façons elle ne se fait jamais complètement, le pouvoir appartient aux médiôcres.» Pourquoi accorder cette primauté aux mathématiques ?« Effectivement, convient M.Bourgeois, je ne crois pas qu’on doive en faire un absolu.Il y a une forme de facilité à dire que les mathématiques sont la solution au problème.Mais en réalité personne ne se plaindrait si tous ceux qui entrent à l’université savait écrire.» Le problème, pense M.Bourgeois, vient du fait qu’on n’a pas compris la même chose dans la démocratisation de l’enseignement.« On a compris que cela voulait dire le droit à la diplomation.Dès que l’on parle de hausser les standards, cela devient tabou».Un étudiant en théologie et en philosophie s’est plaint dans Continuum: « S’il veut faire de la science il devrait plutôt produire des positivités que vider son complexe de supériorité.» Bourgeois a répliqué, cinglant : « Vous me voyez dans l’impossibilité de produire des positivités, à plus forte raison d’en évacuer».Que voilà des propos bien « son-gés».Photo Chantal Keyser Louise-Hélène Lefevre Les sciences humaines Le « cloaque » de l’université ?Les charge/e is de l'UOfR- m de coûts COeUrde l'excellence! SYNDICATS DES mDDE(EjS DE COUDS SCFP.section locale 2661.C.P.500.Trois-Divières.Québec.C9A 5H7.Tel.: (8i9j 376-5044 Le Devoir Programme LUNDI 23 mai, 14 h à 18 h 3» EXPOSÉS: 14 h à 17 h 14 h à 14 h 30 Salle A Le profil d'apprentissage : pour une diversification de l'enseignement et de l’apprentissage Paulette BERNHARD,Claude LAMONTAGNE Université de Montréal Ecole de bibliothéconomie et sciences de l'information Service pédagogique Montréal (Québec), Canada I .es auteurs définissent les dimensions du profil d'apprentissage selon le modèle de 11 ill Lamontagne et font une synthèse des écrits relatifs au style d'apprentissage en bibliothéconomie et sciences de l'information Ils dé cri vent l'utilisation qui a été faite de ce modèle depuis 1986 à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l'information de l’Université de Montréal : établissement des profils individuels et collectifs des étudiants de première aimée de maîtrise ( 1986-1987 et 1987 1988).ainsi que de ceux de leurs professeurs ( 1986) Un son dage a été fait en janvier 1988 à des fins d évaluation Les principaux résultats des profils collectifs et du son dage sont décrits et analysés.Ils sont suivis de recom mandations sur les suites à donner à l'opération O Salle B Supervision de la formation pratique des enseignants en danse : analyse et stratégies Sylvie FORTIN Université du Québec à Montréal Département de danse Montréal (Québec), Canada Cette étude s’inscrit dans le cadre de la formation pratique des enseignants de la danse.La première étape consiste à utiliser la technique des incidents cri tiques ( Flanagan, 1959) pour décrire les interactions en tre 32 stagiaires en danse et les diverses personnes qui contribuent à la supervision, notamment les responsables des stages à l’université,*les professeurs en milieu scolaire et les collègues de stage Un traitement induc tif des données a permis de faire émerger trois profils de supervision distincts.Le profil des responsables à l'université est d’échanger sur des aspects reliés à l ins truction et à la gestion de la classe; le profil des mai tres-associés est d'échanger sur des aspects reliés à la création du cbmat de la classe et à sa gestion tandis que celui des collègues est d’échanger sur des aspects reliés à l'instruction et à la gestion.La nature qualitative des données recueillies a permis de relier ces résultats au contexte particulier des stages en danse, lesquels s'inscrivent dans une stratégie d'implantation du nouveau programme d'art du MÉQ pour de nombreux milieux d’accueil.La deuxième étape comporta la réalisation d'un vidéogramme qui établit un parallèle entre ¦ l’avant «et * l'après», c’est-à-dire où l’on voit des stagiaires confrontés à des problèmes d'efficacité de l’en seignement puis mettant en application diverses stra tégies pédagogiques élaborées en contexte de supervision avec les diverses personnes ressources qui établissent une relation d'aide avec les stagiaires O Salle C Améliorer les stratégies cognitives des étudiants : propositions pour l’élaboration d’un modèle d’intervention M.ROMAINVILLE, C.BIASING ENTILE Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix Namur, Belgique Sur base de l'analyse critique d'une expérience de pédagogie universitaire, un modèle d'intervention, visant à améliorer les stratégies cognitives des étudiants de première année d'université, sera présenté Les hypothèses théoriques qui ont présidé à l'élaboration des différents outils destinés aux étudiants (vi-déogrammes, documents d'auto-apprentissage et séminaires centrés sur les méthodes d’étude) seront bnè cernent esquissées : 1 Les stratégies cognitives que les étudiants engagent en situation d’apprentissage déterminent la qualité des acquisitions: 2 La qualité des stratégies cognitives — et en particulier des méthodes d’étude — peut être améliorée par des interventions spécifiques.Le modèle sous-jacent à ces interventions sera ensuite décrit La thèse centrale est que le changement de stratégies cognitives des étudiants passerait par une phase préalable d'auto-analyse de leurs pratiques d'ap-prenanLs.Ges activités de méta-apprentissage consistent essentiellement à faire prendre conscience à l’étudiant des composantes d'une situation éducative et de leurs interrelations : ses caractéristiques d'apprenant (ex.: son approche des matières), les activités possi blés de traitement de l’information (ex.: qu’est-ce qu'une réactivation), les spécificités du cours (ex.quel type de structure '’) et les caractéristiques de la tâche demandée en fin d’apprentissage (ex.: le type d'opération intellectuelle sous-jacent aux questions d’examen).Dans un second temps, 11 appartiendra à l’étudiant de repérer les composantes de la situation éducative sur lesquelles il aura prise pour se construire, à partir d'un éventail de techniques proposées, ses propres méthodes d'étude.C'est par le biais de séminaires d’entrainement et de consultations individuelles que se réab-sent — actuellement — ces objectifs.Congrès de l’AIPU Des exemples issus de notre pratique étayeront cha eune des étapes de ce modèle d’intervention.O Salle I) Formation technique et simulation Jocelyn MERCIER, Elle A.Ail AD Université du Québec à Hull Département des arts et sciences Hull (Québec).Canada L'évolution technologique et surtout depuis le début de la présente décennie, la nécessité d'une formation spécialisée s'est imposée peu à peu dans les différents établissements d'enseignement Pour l’apprenant, la programmation d'un objet technique comme une ma chine outil à commande numérique exige une capacité de représentation permettant de manipuler dans leur esprit différentes formes géométriques, d'associer les principes de la programmation et bien des fois de solutionner différents problèmes de conception.Pour favoriser cet apprentissage, nous avons développé un simu lateur, le CN4 (contrôle numérique 4 axes) Conçu pour opérer sur PC/XT/AT, le CN4 offre un ensemble de méthodes pour rédiger, vérifier, corriger et compiler des programmes de commandes numériques, simuler les opérations de la machine outil et générer différen les représentations géométriques des parties de pièces.Ce simulateur est présentement en expérimentation dans différents établissements d’enseignement cana diens et européens.Lors de cette conférence, nous présenterons les fondements scientifiques et techniques utilisés pour déve lopper le simulateur De plus, nous indiquerons les pre miers résultats obtenus suite à l'évaluation du simula leur au Canada, en France et en Belgique O Salle E Perspectives d'avenir de l'éducation à distance dans nos institutions universitaires Louise MARCHAND Université de Montréal Faculté dés sciences de l'éducation Montréal (Québec), Canada Parmi les modèles organisationnels offrant une éducation à distance en milieu universitaire, il existe des universités enseignant exclusivement à distance et des institutions mixtes qui favorisent la pratique simul tanée de l’enseignement à distance et de l'enseignement traditionnel Avec la venue des nouvelles technologies, assisterons nous dans ces institutions mixtes à une source de confliLs entre l'enseignement traditionnel et l'enseignement à distance ?Une réflexion sur les perspectives d'avenir de l'éducation à distance à l’Université.O Salle K La mise en place d'un service spécifique pour promouvoir la pédagogie dans un établissement Georges PET^T Groupe École supérieure de commerce de Lyon Lyon, France Les missions imparties à un «service pédagogique fonctionnel » — les appellations sont ici 1res variées — se regroupent généralement sous trois grands pôles ¦ Recherche et études sur la pédagogie en vue de mettre en place de nouveaux systèmes ou améliorer ceux qui existent.¦ Conseil, animation, formation et assistance auprès des enseignanls et, parfois aussi, des étudiants.¦ Regroupement, gestion et développement de services communs (audiovisuel, documentation ) En fait, il peut y avoir une très grande diversité dans les missions, tout autant que dans les structures mises en place et les moyens.Dans cette communication, on s'attachera à mon trer les apports et l'intérêt de telles solutions et, parti culièrement, en ce qui concerne les services pédagogi ques fonctionnels ayant une taille relativement modeste.C'est le cas pour ce qui a été mis en place au Groupe École supérieure de commerce de Lyon et dans certains établissements appartenant au système fran çais des « Grandes Écoles » Il s'agira finalement de dégager les * facteurs-clés de succès « — et aussi les risques d'échec — d’expériences qui expriment, sous une forme institutionnelle, une intention marquée de développement de la pédagogie.O Salle G Le professeur : un professionnel de la formation Jean DONNAY Facultés universitaires de Namur Département éducation et technologie Namur, Belgique Une meilleure connaissance des « professionnali tés » du formateur nous parait être utile pour pratiquer la fonction de manière la plus professionnelle possible, lui donner un statut, la faire apprendre, la faire évoluer, bref la rendre « efficace ».Sans mer la valeur du « spontané ¦ et au contraire, reconnaître la part d'Art du métier de formateur, il reste que le contexte universitaire lui même demande une approche rigoureuse de la profession.Sans aborder ici les stratégies de formation de formateur.nous nous limiterons a illustrer le plus concrè- tement possible des compétences professionnelles un pbquées par une des professionnabtés du professeur faire apprendre Nous présenterons un modèle d'analyse des profes sionnatites (MAP) du formateur que l'on pourrait ré sumer comme suit En fonction d'un projet éducatif et/ou de formation, le formateur (Fo) — gère des élémenLs (des variables et leurs interne tiens) d’une situation (d’un système de formation dont il fait lui même partie), — les articule en fonction de théories personnelles et /ou collectives, implicites ou explicitées, — prend des décisions d'action, — met en oeuvre concrètement ses décisions, — évalue le processus et les résultats des activités — réajuste éventuellement un ou plusieurs éléments de la situation (du système) Ces conduites professionnelles produites par le mu dèle M AP sont articulées par des théories de l'enseigne ment et de l'apprentissage et peuvent être apprises de la part du formateur O Salle II Une pédagogie interrulturelle un impératif pour l'an 2000 Paule MAUFFETTE ( égep Ahunlsic Montréal (Québec).Canada Poser la question de l'éducation interculturelle et même de la pédagogie interculturelle ne signifie |ias s'interroger sur le pouvoir d'intégration ou d'assimilation de l'école québécoise pour ses étudiants issus des minorités culturelles.La (lédagogie interculturelle interroge la capacité de l'école québécoise de former les Québécois pour l’an 2000 Les étudiants d'aujourd'hui exigent de l'école de les préparer pour le marché du travail et de les former pour avoir prise sur leur société Comment répondre à de (elles attentes au sortir des 20 dernières années d’un enseignement collégial orienté dans la voie étroite du nationalisme et de la québécitude ?Il faut prendre le virage interculturel.En pédagogie interculturelle, il s’agit de travailler sur le contenu des cours, sur les méthodes d évaluation et sur le matériel didactique.Un contenu plus à caractère international et où l'apport immigrant à la forma lion de la société québécoise est reconnu Des métho des d'évaluation qui privilégient une approche forma live et où est plus particulièrement soignée la commu mention des consignes d évaluation Enfin, un matériel didactique où le traitement, la forme et le contenu sont à saveur multiculturelle.Une jiédagogie interculturelle, ce n’est pas une pédagogie pour les étudiants en difficulté d'apprentissage, catégorie immigrante ("est une pédagogie pour main tenir vigoureux le fait français en Amérique et c’est former des francophones ("est enseigner un Québec en mouvance, en création d une personnalité politique et économique nouvelle : un peuple qui, ayant assumé son passé, est conscient que son avenir porte plusieurs cou leurs et se joue sur plusieurs notes.O Salle I Pour une formation courte et efficace des étudiants aux logiciels outils Louise RÉ.GNIER École polytechnique de Montréal Montréal (Québec), Canada Les logiciels outils recèlent un potentiel très riche pour la formation des étudiants de disciplines diverses.Les logiciels outils sont des logiciels à l’aide desquels les étudiants produisent un travail propre à une disci pline.Il peut s'agir par exemple d’un logiciel de Irai tement de texte pour l'écriture d'essais en philosophie, d'un logiciel de dessin assisté par ordinateur en archi lecture ou encore d'un logiciel de chiffrier électronique en comptabilité Parce que son programme de cours est générale ment très chargé, souvent le professeur escamote la formation que requièrent de teLs outils, très perfor inants mais aussi très complexes Les étudiants doivent donc s’auto former par essais et erreurs; il y perdent beaucoup de temps et de motivation Le professeur doit reconnaître le besoin de forma lion aux logiciels outils comme une condition nécessaire au succès de l’utilisation de l'ordinateur en eri.seï gnemenl 11 doit y remédier.Dans cet exposé, nous dé crirons des méthodes et des moyens de formation Pour une formation de courte durée et efficace, nous propo serons l’exploration guidée, basée sur un court manuel ?14 h 30 à 15 h Salle A Evaluation formative et innovation pédagogique : une réponse au défi de l'efficacité Dany LAVEAULT, Pierre CORBEIL Université d’Ottawa Faculté d'éducation Ottawa (Ontario), Canada Il n’est pas toujours facile d'innover sur le plan pé dagogique, mais il est encore plus difficile de savoir si une nouvelle méthode d'enseignement se traduit par un meilleur rendement, tant au niveau de l'acte d'ensoi gnemenl que de l'apprentissage, et ce, (tour une dieu lèle diversifiée Après avoir poursuivi pendant plus de cinq ans une série d'études sur les différentes vanables affectant l'efficacité du jeu de simulation comme méthode pé dagogique.nous avons pu vérifier l'efficacité de cette méthode avec une clientèle diversifié*1 en considérant autant le profil d'apprentissage et le niveau opératoire que les attitudes.I.essentiel de notre démarche d'évaluation forma live consiste, non pas à comparer un groupe expén mental à un groupe contrôle quelconque, mais bien à recueillir de l'information sui les caractéristiques in dividuelles de la clientèle de façon à fournir à l'enseï gnant un portrait fidèle de la dynamique aptitude jeu interaction.Ces informations permettent ensuite à l'enseignant d'adapter sa méthode pédagogique de ma mère à profiter au maximum des différences indivi due lies dans l'atteinte de ses objectifs O Salle 11 I intégration de l'étude et le travail dans l'éducation supérieure à Cuba Rlta GONZALEZ DELGADO, Rosa Maria IZQUIERDO H1K11RO Université de La Havane Faculté des langues étrangères La Havane, Cuba La faculté des langues étrangères forme des spécia listes en méthodologie de l'enseignement du français et des traducteurs interprètes Cette formation s'étale sur cinq ans, les deux premiers élant consacrés à l'acquisi lion de la langue étrangère et les trois derniers à la s|ié cialisation A Cuba, l'éducation est axée sur l'intégration de l é lude et le travail, l'union fondamentale de la théorie et la pratique, de l'école et la vie, de l'enseignement et de la production Cette conception permet de garantir la formation des jeunes selon leurs intérêts et les besoins de notre pays C’est pourquoi nos plans d'études pré voient le temps consacré à la pratique pré profession nolle qui comprend trois cycles ayant des objectifs bien définis Le dernier cycle, le stage pré professionnel, use l'adaptation rapide des étudiants à la vie du travail Notre communication explique dans le détail cette conception pédagogique qui s'est avérée efficace (roui la formation de nos futurs diplômés O Salle C Profils neuro sensoriels et perceptuels de base : étude comparative d'étudiants africains et européens Marie Jeanne KUC'ZYNSKA.Claudine TAIIIRI* Philippe CREMER Fédération universitaire et polytechnique de Lille Lille, France Université d'Abidjan Abidjan, Côte d’ivoire En 1979, R LAFONTAINE a émis l'hypothèse que « sans égard au sexe, à la couleur de ia peau, au mi heu culturel, l'humanité se divise en deux camps les auditifs et les visuels « Au sein d'une population estudiantine, il y aurait donc un certain équilibre entre les comportements de type auditif et de type visuel, el ce indé[>cndammenl du sexe, couleur de la peau el milieu culturel n'intervien (Iraient pas dans la qualité auditive ou visuelle du profil neuro sensoriel.Par ailleurs, les auditifs auraient un penchant pour les sciences humaines, tandis que les vi suels seraient plutôt attirés par les sciences exactes (l( LAFONTAINE 19X1,1 ROBERT 19X4) Nous avons appliqué le questionnaire — version 19X11 - de I ROBERT à des groupes importants d'étudiants el étudiantes africains tant en sciences exactes qu'en sciences humaines et sociales et en nursing et les avons comparés à une population parallèle d’étudiants et élu dianies européens.Nos résultats font apparaître une complexité mat tendue dans les comportements observés, semblant dé pendre, enlr'aulres, de la diversité des situations dans lesquelles sont mises en oeuvre les capacités, par ex emplc « apprentissage » et « communication .Ce qui rejoint les intuitions de II LAFONTAINE et B LE SOIL, lorsqu'ils écrivent .Auditif ou Visuel ?Tout n'est pas uniquement blanc ou noir L'être humain pos sède un potentiel d'apprentissage, d'imagination et de co adaptation qui est [mur le moins étonnant.(19X4) O Salle I) Evaluation de l'efficacité d’une filière d'enseignement supérieur technique dans un pays en voie de développement : Madagascar René RAREZANDRINA Université de Madagascar Département de l'agriculture Antananarivo, Madagascar I- auteur en 1972 a participé à l'élaboration d’une réforme profonde de la structure et du contenu des enser gnements de l’Établissement supérieur agronomique de l'Université de Madagascar Cette réforme avait pour objectifs de satisfaire certaines exigences spécifiques d'un pays en voie de déve loppement, notamment en ce qui concerne la polyva lence et la faculté d'adaptation des étudiants formés, à des situations les plus inattendues dans leur métier, tout en conservant à la formation dispensée une valeur universelle 8 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 Programme Congrès de l’AIPU Au sein d'une commission pédagogique paritaire en soignants étudiants, des rectificatifs ont été progressivement apportés au contenu initial de renseignement établi L'auteur qui est, depuis la réforme jusqu à main tenant, responsable de la filière « AGRICULTURE », fait la critique de cette commission et la compare à un ancien Conseil d'orientation formé uniquement d enser gnants et d’utilisateurs.Il en souligne les aspects posi tifs qui ont permis aux enseignants, — de mieux connaître les problèmes des étudiants et leurs aspirations ; — d'apporter des modifications positives à la pédagogie et au contenu des enseignements; — d'éviter certaines tensions ou explosions toujours douloureuses L'évaluation, chiffres à l'appui, des résultats obtenus, a été faite et montre qu'au milieu d'un océan de crise économique et de chômage, la filière - AGRICUL TURK» de l’Etablissement constitue un îlot de paix formant des étudiantes et des étudiants qui trouvent, en fin d’études, un emploi conforme à leurs attentes.Us rendent service à la Société rurale malgache dans des domaines essentiels très variés.O Salle K Problèmes et promesses d'un enseignement universitaire télévisuel Louise MARCHAND Université de Montréal Faculté des sciences de l'éducation Montréal (Québec), Canada À partir du rôle et des caractéristiques de la télévision, nous venons les impbcations et le défi pédagogique d'un apprentissage universitaire à distance Nous traiterons de certains modèles pédagogiques en for mation à distance et présenterons l’approche multi médiatisée que nous utilisons à l'Université de Montréal depuis cinq ans O Salle F L'École d'été internationale de pédagogie universitaire à l’Université Laval Philippe Marton Université Laval Ecole d'été internationale de jiédagogie universitaire Ste-Foy (Québec), Canada < Irigine, développement et évolution de l'Ecole d’été internationale de pédagogie universitaire à la Faculté des sciences de l'éducation à Laval Contenus développés, objectifs visés, formules pé dagogiques utilisées, professeurs et conseillers participants.Activités entreprises depuis sa création et perspec tives de développements futurs.O Salle litiques institutionnelles d'évaluation de l'enseignement des professeurs d'université au Canada Pour réaliser cette étude, nous avons consulté trois types de docu ments officiels : les conventions collectives des umver si tés, les guides de promotion des professeurs et les rapports spécifiques d'évaluation de l'enseignement Il se dégagé de notre étude certaines constatations nationales et régionales.Dans toutes les politiques d'é valuation de l'enseignement des universités canadiennes il est mentionné que l'enseignement est évalué à des fins administratives.Les étudiants sont la source d'information la plus consultée et le questionnaire étu diant est le moyen d’évaluation le plus utilisé Les pairs sont toutefois une source complementaire d'mforma tion.Les commentaires écriLs et l’interview sont aussi des moyens fréquemment cités dans les politiques ues universités canadiennes.Les politiques des universités francophones diffèrent sur certains points des politi ques des universités anglophones Les universités de l'Ouest du Canada nous présentent, en regard de leurs caractéristiques, un portrait de leurs politiques d'éva luation de l'enseignement complètement différent de celui des universités de l'Kst du Canada O Salle G MIRACIIIONAGOGIE - MIRACHIONA GOGUE Des mots nouveaux .des idées nouvelles.pour un enseignement universitaire réformé Catherine PRINCE-LACHANCK Rimouski (Québec), Canada Cette communication propose une réflexion critique sur l’urgence d'un changement au rajeunissement d'esprit et d'attitude communicative dans la relation EN SEIGNANT ENSEIGNÉ.en vue d'un maximum d'efficacité Nous sommes convaincus qu'un tel change ment ne se réalisera qu'au moyen d'un langage nou veau, disons d'une terminologie plus rigoureuse substi luée à la plus impropre qui soit en milieu universitaire, à savoir pédagogie — pédagogue-chargé de cours — session L'université peut nous apparaitre comme une vaste assemblée d'étudianLs infantilisés, ¦ siégeant » (session) à l’écoute de répétiteurs — de chargés-de-cours, au mieux encore de « nourrices supérieures », selon le mot de Nietzsche Cette communication suggère donc, à travers une analyse étymologique ou morpho logique, l'utilisation de néologismes plus dynamiques, de termes générateurs d’attitudes constructives et créatrices, tels que, par exemple MIRACHIONAGOGUE MIRACIIIONAGOGIE ( Meipoixior) Certains mots engendrent des idées nouvelles, et les idées dit-on mènent le monde Espérons seulement que les moLs et les idées formulés dans cette commumca tion portent déjà le fruit du changement si attendu Voilà le défi 1 O Salle II Réflexions sur l’enseignement de la biologie quantitative fondées sur une expérience personnelle N.CIIAI.RI Faculté des sciences Tunis, Tunisie L’enseignement de la biologie a évolué très vite dans les 20 dernières années, parallèlement à la matière elle-même et en rapport avec les domaines d'application de plus en plus nombreux (épidémiologie médicale dynamique des équilibres biologiques, génétiques, amélioration des plantes, etc.), tant il est vrai que biologie et développement sont lies de façon croissante et en rapport avec les besoins de la société.Cependant, l'en seignement de la biologie reste dans son ensemble tra ditionnel et descriptif, et la quantification, nécessaire à l'accès à la technologie reste une barrière réelle pour la grande masse des étudiants, que les mathématiques ef fraient Nos réflexions seront éclairées par une expé rience de 20 ans à la tête de la Chaire de • Génétique et biométrie » de la Faculté des sciences de Tunis, étayées par l'interprétation statistique modélisée des résultats obtenus par les étudiants durant cette période O Salle I Pratiques pédagogiques à l’Université de Dakar Namadou NDOYE, Hamidou NACUZON SALI.CHU Le Dantec Ecole normale supérieure Dakar, Sénégal À l'origine, la recherche entreprise devait permettre de .faire la photographie des pratiques pédagogiques en vigueur dans l’ensemble des étabhssements de l'Université de Dakar ».L'objectif majeur était, en procédant à une enquête à partir d'un seul et même questionnaire, de décrire les pratiques pédagogiques mises en oeuvre par les différents enseigants d'une université africaine Cette description devrait confirmer ou mfir mer l'idée des auteurs que dans les universités afncai nés, à Dakar tout au moins, la grande majorité des en soignants, quel que soit leur rang, « fonctionnent » sans la moindre initiation ou formation pédagogique.Le plaidoyer des auteurs voudrait montrer que, tout comme dans les niveaux d'enseignement qui le précèdent, l'efficacité des enseignants du Supérieur dépend de la qualité de la formation qu'iLs ont reçue Les auteurs postulent que, également la crise de l'enseignement supérieur et la dépréciation des forma lions et diplômes de l'université classique procèdent du manque de qualification professionnelle de ses maîtres D'où, par effet de récursion, la nécessité et l'urgence d'une structure universitaire de recherche et de for mation en matière de pratiques pédagogiques, dans le Supérieur L'université doit aussi parler d'elle-même au lieu de prodiguer sa science aux seuls niveaux qui la précèdent O PETITES TABLES RONDES : I4h h à II h Table I La transition du secondaire à l'université : amé- lioration de l'adaptation et de la réussite par la personnalisation du processus d'apprentissage J l> ACQUIÈRE,Cl MOUKFE,Ch.GHISTKLINCK Faculté de médecine Bruxelles, Belgique Cotte élude souligne le rôle positif de l'enseignant dans la personnalisation de l'apprentissage, grâce à la clarification de son contrat pédagogique Diverses enquêtes montrent que la transition secon daire université doit être réussie endéans les deux pre miers mois Les premières semaines sont détermman tes pour l'adaptation en première candidature et la réussite de l'année EnseignanLs et psychopédagogues organisent pendant cette période des séances d'activation à l'apprentissage D'une part, ils favorisent la prise de conscience du sytle d’apprentissage propre à chaque étudiant D'autre part, la clarification du contrat péda gogique par l’expucation des objectifs et du sytle d'en seignement permet à l'étudiant d'adopter une stratégie appropriée Cette personnalisation de ses rapports au savoir est un facteur indispensable de réussite L'exposé consiste en une présentation de ces séan ces et des résultats obtenus auprès de deux années d'étudiants de première candidature en Faculté de méde cine à l’UCL.Le taux de réussite des participants à ces séances y est deux fois supérieur à celui des non parti cipants.O Table 2 Pédagogie universitaire et relations entre l’enseignement supérieur et l’enseignement secondaire Ammar MAHJOUBI Institut supérieur de l'éducation et de la formation continue I ,e Bardo, Tunisie Pour faire face aux problèmes nés du hiatus qui existe entre renseignement supérieur et l'enseignement secondaire, diverses solutions pourraient être envisagées 1 — Pour la mise à jour des connaissances, l'université pourrait dispenser une formation fondamentale aux en seignants du secondaire ainsi qu'une formation dans le domaine de la didactique des matières et de la péda gogie.2 — L’université pourrait également avoir voix au cha pitre dans les discussions sur la restructuration des pro grammes de l'enseignement secondaire et participer à l'organisation des opérations de recyclage.3 — L'université pourrait enfin répondre aux divers besoins des enseignants du secondaire pour un enrichis sement continu de leurs enseignements, en établissant une liaison étroite entre eux et les enseignants du supérieur Par ailleurs, l’université pourrait instituer une cel Iule de réflexion et d'étude attentive aux problèmes de l'enseignement secondaire et de la formation.Des corn missions groupant des enseignants du supérieur et des inspecteurs du secondaire y étudieraient les problèmes qui se présentent et envisageraient les solutions (iossi blés.F.Ues pourraient organiser des journées d'étude (à titre d’exemple, citons l'organisation de journées d’é tude à Tunis sur le thème : • Rationabté, ouverture d'esprit et esprit critique », auxquelles participent des universitaires et enseignants du secondaire de diverses spécialités.) O Table 3 Enseignement de la littérature Irançaise/fran cophone dans l’enseignement (universitaire) ou français langue étrangère (FLE) Metka ZUPANCIC Faculté des lettres Ljubljana, Yougoslavie Deux problèmes capittaux —' déficience sur le plan de la connaissance du français; — connaissance très superficielle des auteurs et des textes.Problèmes particuliers (spécifiques pour mon mi lieu universitaire et en même temps généralisables) : — comment motiver les étudiants habitués plutôt aux cours magistraux qu’à une participation active aux Ira vaux; — comment, dans un temps très limité, assurer le contact avec un grand nombre de textes, et en même temps permettre l'apprentissage de français à travers la littérature Méthodologie : dans mon optique, le professeur est un médiateur/focaliseur/ammateur; son rôle consiste rait à — signaler la plurabté des approches, ainsi que les dif férents niveaux dans un texte Uttéraire, — à faire ap pliquer les différentes techniques de lecture critique, avec un accent mis sur les acquis contemporains (nar ratologie.sémiotique, mythocntique).Lors de la présentation des approches différentes, ainsi que dans la lecture des textes, respecter la vision synthétique, voire HOLISTIQUE (prise en considéra tion des travaux de Peter Russell, de Tony Buzan, etc .des techniques d'équilibrage des deux cerveaux) — en vue du développement d'une vision globale de la littérature, voire du monde F'.xemples pratiques analyse des difficultés lors de l'application de la critique littéraire contemporaine, surtout par rapport aux textes contemporains (Nouveau Roman, etc ) O Table 4 Les attentes des étudiants de l'ENSET à l'égard de la formation technologique et pédagogique qui leur est dispensée : enquête psycho-sociologique auprès des nouvelles recrues Ahmed (Tl ABUHOUB Université de Turns Institut supéneur de l'éducation et de la formation con tinue Tunis, Tunisie la formation des étudiants de l'enseignement supé rieur devrait répondre à la fois aux exigences technologiques et sociales de l'environnement mais aussi aux al tentes et auxbesoins des étudiants eux mêmes L’uni versité dans les pays du tiers monde a toujours favorisé le 1er pôle par rajiporl au second (Cf le système d'o nentation centralisée, en vigueur en Tunisie ) et ce, aux dépens des besoins réels des éludianLs Nous nous proposons ici de sonder les attentes des éludianLs d'une faculté technologique (l'ENSET) et de les comparer aux normes institutionnelles qui régissent les études universitaires dans cette même faculté et ce, dans deux directions complémentaires — la formation scientifique et technique — la formation professionnelle au métier d'enseignant O Table 5 L’enseignement assisté par ordinateur : modèle d'un didacticiel en Droit Ann ROBINSON, Danièle SHELTON Université Laval Faculté de droit Ste-F’oy (Québec), Canada Nous désirons présenter la première disquette d une collection qui devrait, d'ici quelques années, couvrir l'ensemble du Droit privé tel qu'enseigné dans nos fa cultés de Droit.Ce médium est encore peu exploité en pédagogie universitaire et, pourtant, la plupart des facultés et bon nombre d'étudianLs possèdent ou ont accès à un microordinateur Cette disquette contient 240 questions objectives sur le sujet de la propriété Elle est mise sur le marché en même temps qu'un volume, des mêmes auteurs et por tant le même titre, où l’on trouve 35 dialogues sur la théorie et autant de problèmes pratiques.Les deux ou vrages se présentent comme un complément à la théo rie générale du domaine privé, volume déjà en vente depuis quelques années.Aucune connaissance en informatique n'est requise Il suffit de glisser la disquette dans l'appareil et de sur vre les instructions affichées.L'ordinateur pose les questions dans l'ordre ou les choisit au hasard.Il s'a dresse à un ou deux joueurs qui comptent ou non leurs points.Si la réponse est mauvaise, l'écran affiche une explication; il peut aussi donner un indice et émettre ses commentaires sur la performance des joueurs Le cas échéant, un compteur occupe le bas de l’écran.O Table fi Le défi de l'intégration des connaissances dans un programme professionnel des Sciences de la santé Anne ÉTIENNE, Jacqueline GILBERT U mversité d'C Htawa Faculté des sciences de la santé Ottawa (Ontario), Canada Pour qu'un programme professionnel de santé ré ponde aux besoins de la société et soit formateur, il faul que les éludianLs aient intégré les asjiecLs multiples de leur formation en une synthèse vivante qui leur donne une base de compétence Cette intégration se révèle complexe pour tout programme qui se réclame d'une approche bio-psycho-sociale, et qui puise ses cours de base tant dans les sciences médicales que dans les sciences humaines et sociales.Cette présentation, qui prend comme exemple un programme d'ergothérapie ep développement, décrit la nécessité d'un travail d'intégration à trois niveaux ; in tégration du savoir aux altitudes psycho-affectives, in tégration des sciences de base aux cours de la discipline, intégration de la théorie à la pratique En s’appuyant sur la littérature issue de la pédagogie et de leur propre discipline, les auteurs analysent les moyens pédagogiques qu'ils utilisent pour favoriser cette intégra tion et augmenter ainsi l'efficacité de la formation, puis ils examinent les conditions préalables à sa réalisation et exposent les problèmes rencontrés dans le contexte universitaire face à l’application concrète de leurs idéaux pédagogiques.O Table 7 Bilan d’un système d’enseignement original Chindji KOULEU Umversiléde Yaoundé Département des enseignements généraux Yaoundé, Cameroun Depuis 1970, l'Université de Yaoundé expérimente une formule d’enseignement supérieur qui n’est pas classique, dans la mesure où l'on ne le trouve nulle part ailleurs.Ici, les enseignements sont organisés par phase : au lieu d'enseigner une matière tout au long de l'année, on choisit un thème central autour duquel gra vitent des exjwsés pendant deux ou trois mois Par exemple.au premier tnmestre, on parle de l'Afrique an nonne Dans ce cas, sociologues, économistes, géogra-, phes, historiens, philosophes, artistes, juristes, etc.interviennent chacun pendant cinq à dix unités de deux heures.À la fin de chaque phase, les étudianLs ont trois jours pour mûrir leurs acquis par des lectures et des réflexions collectives ILs rédigent ensuite un travail demandé par un professeur Los.visites sur le ter ram sont prévues à la fin de deux phases, pour mettre les étudianLs aux prises avec les réalités locales L ob- Le Devoir, samedi 7 mai 1988 ¦ 11 Programme_________ Congrès de l’AIPU jectil (mal, c'est de répondre aux attentes des élu diants, et surtout aux besoins de la société ( "est cette expérience que dirige mon Département que je vais analyser pour ma communication J’y suis depuis 15 ans.O Table 8 La formation des maitres à l’Université de Montréal : une image renouvelée Raquel BETSALEL PRESSER.Michelle COMEAU, Michel CARBONNEAU Université de Montréal Faculté des sciences de l'éducation Montréal (Québec).Canada Le but de cette table ronde est de présenter les éléments contextuels qui ont entouré le changement de programme de formation des maitres à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, ainsi que son implantation Un exposé du programme sera suivi d’un bilan critique des trois années d'implantation des programmes de Majeur en éducation, de Mineur en éducation préscolaire et Enseignement primaire et de Mineur en orthopédagogie Des éléments ayant donné naissance à un nouveau type de gestion y seront soulignés tels : la présence d'operations académiques communes, la concertation entre les membres de l'équipe professorale, la participation étudiante, etc Krifin, les répercussions de ce changement de programme sur l'image de la profession seront abordées À la lumière de cet exposé, les participants seront invités à échanger sur leurs expériences spécifiques reliées à la formation des maitres, à la place qu'elle occupe par rapport à d'autres programmes de formation professionnelle et à la réalité sociale des pays partiel pants.O Table 9 Pour une pédagogie du journalisme à l'univer sité : apprentissage plus qu’enseignement Jacques VERMETTE Université Laval Faculté des arts Ste-Foy (Québec), Canada Au premier cyle, pour l'enseignement du journa Usme, notammeni celui de la presse électronique, tout particulièrement celui de l'approche télévisuelle, corn ment, à l’université, le professeur s'y prendrait il pédagogiquement pour assurer aux étudiants une forma lion efficace qui valoriserait les partenaires associés enseignants, étudiants et employeurs ?O Table 10 Compétence en orthographe flexionnelle de diplômés universitaires après 15 h .10 de cours de recyclage : aperçu des méthodes utilisées et de leur valeur relative Jean-Guy BELLEFEUILLE Université d'Ottawa Faculté d’éducation Ottawa (Ontario), Canada Au cours des dernières années, plusieurs chercheurs québécois se sont penchés sur la compétence en fran çais écrit d’élèver du secondaire (Roberge, 1984, Ouel-let, 1985; Bureau, 1985), du collégial (Bibeau, 1975; Troestler, 1978) ou de l’université (Gcrvais et Noël, 1986) À peu près tous ont constaté l'affaiblissement constant de l'orthographe flexionnelle et quelques-uns ont élaboré des moyens correctifs.La présente enquête porte sur 80 diplômés universe taires qui, au cours de l’année scolaire 1985-86, ont dû suivre des cours d'appoint en français à la faculté d’é ducation de l'université d'Ottawa.À partir des variables, âge, sexe et orientation professionnelle, l'enquête compare les résultats obtenus en orthographe flexionnelle (i) à l'examen d'entrée, (îi) à Noël 1985 et (in) en avril 1986.Elle offre surtout un aperçu des méthodes pédagogiques utilisées et de leur valeur relative O Table 11 Des limites de l'évaluation formative dans l'enseignement supérieur, en sciences de l'éducation Clément DASSA, Jean G AUDREAU Université de Montréal Faculté des sciences de l'éducation Montréal (Québec), Canada Après avoir brièvement rappelé l'origine de l'évalua tion formative et l'influence déterminante à ce propos de Tyler, Carroll, Gagné et Bloom, les auteurs souli gnenl que les universités reçoivent maintenant comme étudiants des candidats qui sont le produit de cette forme d évaluation On présente d'abord, à titre d'exemple, deux cours universitaires en sciences de l'éducation, soit un cours consacré aux principes de la mesure et de l'évaluation en éducation, d'une part, et aux multiples aspects de la croissance de l'enfant à la période de latence, d'autre part.Les auteurs, après avoir présenté le contenu de ces cours, leur organisation pédagogique particulière et les évaluations auxquels ils ont donné lieu jusqu'à main tenant, décrivent deux ordres d'insatisfaction auxquels les évaluation des apprentissages donnent lieu : les in satisfactions affectives des éludiants eux-mêmes, par rapport à leurs attitudes, attentes et réactions émotives et, du côté des professeurs cette fois, de semblables in- satisfactions, au plan notamment de l'observation de difficultés cognitives souvent majeures onginant, entre autres, de la formation anterieure des étudianLs ainsi que des lacunes institutionnelles relatives à leur mode de sélection, t es deux facteurs se conjuguent en un phénomène complexe où les attentes des uns et des au ties se trouvent confondues en une note finale unique qui devient le symbole de l’ambiguïté du système qui la sanctionne Les étudiants ne retrouvent pas dans leurs notes « trop faibles ¦ les contenus • appris », les gestion naires de programmes ne reconnaissent pas dans des notes « trop élevées » le crible sélectif qu'ils recherchent de façon plus ou moins implicite De ce point de vue, les professeurs deviennent des arbitres qui doivent produire une seule et unique mesure des apprentissages la note finale En guise de solution, les auteurs préconisent la sé parution de la formation et de l'évaluation en deux blocs distincts : l'un portant sur des acquis proprement universitaires, de types compétitif et sélectif, visant à l'excellence et donc propres à satisfaire aux attentes des gestionnaires de programmes, l'autre centré sur une compétence minimale de base exphcitement for mulée dans les programmes, de type diagnostic mars dont la composante corrective serait respectueuse d'un ensemble de contraintes aussi bien institutionnelles que propres à chaque étudiant O Table 12 La vidéo comme instrument didactique.Mani pulation et opérations de base dans un labora toire chimique José BARBOSA U niversidad de Barcelona Departamentode Qumuca Analitica Barcelona, Espana Les techniques de travail dans un laboratoire font partie des aspects les plus importanLs pour la formation des étudianLs de chimie.La chimie, science qui avance grâce aux raisonnements logiques réalisés sur la base des résultats des mesures expérimentales, est aussi un art, car ces mesures exigent un travail bien (ait comme tout travail artisanal.Aujourd'hui, les techniques audiovisuelles et tout particulièrement la vidéo, sont des outils didactiques très adéquats pour obtenir une compréhension plus ra pide et plus complète du problème de la qualité de la mesure et de son traitement ultérieur chimiométrique Les vidéos présentés montrent la manipulation adéquate de réactifs et d’appareils dans le laboratoire, sans références à la chimique qui y intervient.Cette façon d'envisager la question n'est pas courante dans les vidéos de chimie, puisque ceux-ci, généralement, mon trent les réactions chimiques ou bien s'ils sont édités par une firme commerciale abordant soit une techm que soit un instrument en particulier Les vidéos présentés sont : — l’réparation de l’échantillon : certaines techniques de travail habituelles dans les étapes de l'analyse préa labiés à la mesure sont montrées, compte tenu que l’échantillon qui arrive au laboratoire peut être de nature très diverse On aborde en détail certaines techniques usuelles d'attaque d'échantillon et, à titre d'exemple, certaines de ces techniques sont appliquées au cas de l'analyse d’aérosols atmosphériques — Mesures volumétriques.Le vidéo montre les appa reils volumétriques habituels et sa correcte utilisation dans le travail volumétrique.O Table 13 Directivité et initiative dans une formation de 1er cycle universitaire « sciences pour l’ingénieur » M CERUTTI, J.HARDIN,CA RISSET Faculté des sciences et des techniques Besançon, France L'ouverture de l’Université vers le Secteur des Sciences pour l'Ingénieur (SPI) nous amène à repenser la formation des étudiants, pour concilier les possibi lités universitaires et les demandes sociales.La demande accrue du monde industriel, liée au dé veloppement rapide des nouvelles technologies, appa rait d’abord comme une demande technique Cependant, l’ingénieur a aussi un rôle de gestionnaire des ressources techniques et humaines, qui nécessite rigueur, esprit critique et adaptabilité.La demande des étudiants est d'obtenir une forma tion monnayable avec l'illusion de pouvoir accéder ra pidement à la maitnse d'une technique La tradition universitaire privilégie la réflexion et le développement de l'esprit critique de l'étudiant, l’acqui sition d'un savoir particulier n'étant qu'un aspect de son travail L’Université de Franche-Comté-Besançon a d'abord répondu en aval, en adaptant ses 2e et 3e cycles en (one tion des débouchés industriels.Depuis quatre ans, l’ex pénenee en 1er cycle de la filière Sciences pour l’Ingé nieur à Besançon lente de répondre à la demande à l'entrée de l’Université en jouant sur la motivation des étudiants et sur la réhabilitation du travail expénmen tal C'est cette expérience que nous aimerions confron 1er à d'autres.?CONFÉRENCE : 17 h 3# à 18 h 30 Amphithéâtre F-2245 Guy BERGER Université de Paris VII Paris.FRANCE « Le professeur comme enseignant et formateur : le défi de l’efficacité pédagogique • MARDI 14 mai.8 h .M» à 12 h EXPOSÉS : 8 h 30à II h 8 h 30 à 9 h Salle A Le plan de cours, élément d’une planification stratégique Gérard ARQU1N Ste-Foy (Québec).Canada La planification stratégique est un processus qui re joint toutes les sphères de l'activité universitaire à par tir de l'administration jusqu'à l'enseignement et la pé dagogie.Le plan de cours n'échappe pas à cette néees sité II doit s'inspirer des principes et des méthodes d'une bonne planification stratégique pour clarifier les enjeux du cours et favoriser le processus d'apprentis sage Au départ, trois questions sollicitent l'attention 1 Quel sont les principes et les méthodes qui devraient guider le processus dans l'élaboration de son plan de cours ?2 Quels sont les éléments de contenu d'un plan de cours ?3 Quels sont les modes d'utilisation d'un plan de cours pour le professeur et l'étudiant ?Une réponse adéquate à ces interrogations facilitera la confection d’un bon plan de cours et contribuera à améliorer l'apprentissage des étudianLs dans un cours La communication sera illustrée par des exemples pro venant d'universités américaines et québécoises O Salle R Stratégie pédagogique transversale alliant for ¦nation scientifique et mûrissement d’un projet professionnel, à l’université Myriam SUIIEIDECKER.J P.LE FORESTIER 1 .aboratoire de chimie organique du fluor Nice, France Nous avons conçu cette formation en 3 étapes trans versales dans le cursus universitaire — Première année de premier cycle ( Bac +1 ) — Deuxième année de premier cycle (Bac r 2) — Année de maîtrise (chimie, biochimie, physiologie ) (Bae + 4) Cette stratégie s'appuie sur la participation des en treprises et des laboratoires de recherche, sur le tu torat des enseignants, et sur la responsabilisation des étudiants.Cette innovation a surtout permis de révéler les attentes des étudiants vis-à-vis — du mûrissement d'un projet professionnel personnel; — d’une appropriation des connaissances scientifiques; — d'une juste appréciation des besoins du milieu pro fessionnel; — d’une relation enseignant enseigné de qualité La généralisation d’une telle expérience ne va pas sans poser, comme on s’en doute, quelques problè mes O Salle C Apport de l’E.I.A.O.à l’efficacité pédagogique; le modèle de l'apprenant dans le système (i Marc MEURRENS Université labre de Bruxelles Bruxelles.Belgique « G : Maîtriser la connaissance » est un système d’enseignement assisté par ordinateur qui met en oeu vre des concepts de l'intelligence artificielle.Système orienté objets, G ne demande pas la définition d:écrans ni la programmation d'un scénario Utilisé en mode au leur, G jiermet la construction d une banque d'objets d'une part, les objets descriptifs de la connaissance et de sa maîtrise (essentiellement des « éléments de ton naissance » et des « aptitudes * et, d'autre part, les ob jets descriptifs des processus pédagogiques à mettre en oeuvre (interventions pédagogiques, exposés, ques lions, réactions, bilans, stratégies, etc.) Utilisé en mode élève, G organise un dialogue en lan gage naturel souple (c'est-à-dire admettant des erreurs orthographiques et syntaxiques) tenant compte des in terventions — réponses, affirmations, questions et si lences — de l’élève; G, d'autre part et simultanément, se construit dynamiquement un modèle de l'apprenant Après avoir introduit le système G, notamment quant à la structure des divers objets et aux liens qui les relient, l'auteur approfondira son exposé sur la construction dynamique du modèle de l'élève c'est en effet de l'individualisation permise par la modélisation que dépendra l'efficacité pédagogique du processus Dans G, le modèle est constitué pour l'essentiel d'une représentation qui, jxiur chaque objet (connais sances, aptitudes, stratégies, etc ), contient l'estimation d un niveau d'acquisition ou expérience et celle d'un niveau de pertinence pour la suite du dialogue Les va leurs accordées à ces niveaux sont floues au sens de l'I A Ensuite, l'auteur indiquera quelques règles paramé trahies utilisées par le système pour adapter le modèle en cours de session de travail afin d'optimiser la re cherche d une efficacité pédagogique II montrera aussi comment ce modèle est utilisé dans la détermination des voies possibles pour la poursuite du dialogue.L'exposé se terminera par une brève démonstration mettant en évidence la représentation graphique, à l'écran.du modèle O Salle E L'auto-évaluation : concept et pratiques Michel M CAMPBELL, l’iaire FEI.V Ravmonde II \ CHIA.Hermann PAQUETTE, André TIIIBAI I I Charles VVIDM ER Université de Montréal Service pédagogique Montréal (Québec).Canada L'évaluation s'avère un moment important de l'activité d'apprentissage La plupart du temps elle est la responsabilité du professeur qui corrige les travaux de l'étudiant 1 auto-évaluation tente de remettre une partie de celte fonction aux éludiants pour devenir un élément de la formation et de l'apprentissage La présente table ronde traitera du concept d'auto év aluation et fera part de comptes rendus de pratiques pédagogiques dans des contextes d'enseignement va nés théologie, ergothérapie, psychologie, andragogio et éducation permanente Les membres de la table ronde présenteront des muu-exposés, lesquels seront suivis d'une |>ériode de questions Les textes des présentations seront disponi blés lors du Congrès et porteront sur les sujets sui vants — L'auto évaluation une option pédagogique, par Claire Felx, — Auto évaluation et intégration, par Michel M Camp bell — Réapprendre à s'évaluer, par Hermann raquette — Concepts d'auto-évaluation intégrés à un projet de formation clinique en ergothérapie, par Ravmonde Ha chey — Principes et conditions de l'auto évaluation Quel ques jalons d une pratique en Andragogio.par André Thibault.— Le retour des adultes aux études pratiques d'ac cueil et auto-évaluation, par Charles Widmer L'ensemble de ces ex|x>sés se termine à 11 h (K) O Salle F Programmes de formation pedagogique des pro fesseurs à l’École polytechnique de Montréal Richard l’KÉGENT École polytechnique de Montréal Service jiédagogique Montréal (Québec), Canada Depuis février 1984, l'École [Kilytechniijue de Mont réal offre à son personnel enseignant plusieurs pro grammes de formation pédagogique Le Service peda gogique de l'École assume l'animation de ces program mes de formation Le programme de formation pédagogique offert aux nouveaux professeurs est un programme obligatoire, individuel et sur mesure II prend place durant la pre mière année d'enseignement du professeur.Il corn prend des activités d'intégration à la communauté (*> !ytechnicienne; il comporte des aspects théoriques re latifs à la pédagogie universitaire; il aboutit enfin à des applications dans les cours de chaque professeur Tou tes ces activités peuvent totaliser une centaine d'heu res Le programme offert aux chargés d'enseignement reprend les mêmes objectifs et les mêmes activités que le programme des nouveaux profeseurs, mais de façon plus brève, environ 30 heures Les chercheurs qui collaborent occasionnellement à l'enseignement sont invités à participer à un atelier d'une journée et demie, suivi de consultations indivi duelles, au besoin Nous offrons enfin aux chargés de cours, deux fois l'an, un atelier de trois heures portant sur l'art de don lier de bons exposés magistraux La participation y est libre Notre communication explique en détails l'orgam sation, le contenu et le déroulement de chacun de ces programmes de formation pédagogique O Salle (I Comment développer la communication rultu relie et la pédagogie humanitaire cher les cher cheurs ?Mostafa Ben KIRANE Montréal (Québec), Canada Après 1920 et notamment depuis I960 lorsqu'on a as sisté à l'institutionnalisation de la recherche scientifi que.on observe qu'elle devient de plus en plus orientée suite à des intérêts d’ordre politique et économique.Cependant, lorsque l'orientation de la recherche s'observe comme une question et problème d'ordre so cial, philosophique et moral jiour la recherche origi nale, nourriture de la science et de la technologie, il convient de tenter de répondre à une telle situation complexe et contradictoire par la logique L'identification du problème de base dans cette étude met en relation l'orientation pédagogique de la recherche et l'originalité en science, et semble se pré senter comme porte ouverte à la déformation par insuf Usance de communication À la lumière de ces observations vérifiées par expé riences dans leurs natures el conséquences pendant sept années de recherche, ce problème est identifié comme une entrave au développement dont le ie-soin est la communication culturelle Après cette réflexion du pourquoi, il convient par conséquent de proposer une réponse logique à ce besoin el à la recherche orientée pour la corriger comment développer la communication culturelle et la jiéd.igogie humanitaire chez les chercheurs et le grand public en fonction des besoins convenables, pour la recherche on ginale, logique el libre ? 12 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 Programme Congrès de l’AIPU 0 Salle II Une approche particulière d'adéquation des for mations universitaires aux finalités profession nelles : la fonction information-communication Marie-Dominique TROYON Université Paris IV Sorbonne CELSA Neuilly-Seine, France ( es 30 dernières années, les stratégies de rapproche ment des universités — entreprises en France — ont beaucoup évolué en partie grâce à la mise en place des politiques de communication au sein des entreprises et administrations, mais aussi grâce à la clairvoyance et à la créativité d’un certain nombre d'initiatives locales et personnelles.D'où présentation du développement d’un Établis semenl d'enseignement supérieur, grande École et UÉR à dérogation au sein de l’Université Paris IV Sor bonne le CKLSA — Centre d'études littéraires et scientifiques appliquées — Institut des Hautes Études en Information et Communication 1 Spécificité — Statut tripartite (université/entreprise/syndicat).— Formation alternée (théorie et stages) — Pluridisciplinarité.— Études littéraires et gestion de l'Entreprise 2 L'enseignement Information/Communication au (Kl.S A I.approche stratégique et politique l'emporte sur l'aspect techmque/technologique D'où — Enseignement de communication globale — Formation et gestion interne orientées vers les ré seaux d'information.Ex.— Télématique interne/externe; participation ra dio-télévision locale — Banque de données en Information et Commune cation (en cours) — Éditions scientifiques à faible tirage d'une Collection des études et travaux soutenus (en cours) — Projet d'institutionnaliser des enquêtes nationales d'entrée dans la vie active des étudiants en Informa tion/Communication (CEREQ) O Salle I l.a formation des psychologues dans l’enseignement supérieur.Un exemple français, à Paris : l'ftcole de psychologues praticiens Lisette FANCIION Université catholique de Paris École de psychologues praticiens Paris, France En 1951, était créée, à l'Université catholique de Pa ns.l'École de psychologues praticiens.Depuis 37 ans, elle fournit un bagage universitaire étendu et rigoureux, et une formation professionnelle spécifique de la psychologie à des jeunes bacheliers qui, après 5 ans.de viennent des psychologues compétents et ouverts aux problèmes de la vie quotidienne Par la qualité de son enseignement puissant et vivant, l’ÉPP envisageait de faire acquérir un niveau de culture à des étudiants de toutes conditions sociales et de toutes opinions, de dé velopper des formations à finalité professionnelle et d assurer ainsi l'avenir des diplômés, en répondant aux exigences du monde du travail.Limiter les erreurs d'orientation, enrayer les abandons et les échecs, éviter tout clivage entre formation culturelle et profession nelle, telle a toujours été sa politique (Un professeur pour sept étudiants.) Afin de maintenir une saine articulation entre les sa voirs dispensés et les perspectives de l'emploi, les pro grammes n'ont cessé d'être patiemment élaborés, m ventés, évalués, corrigés, affinés dans une préoccupa tion prospective.Des pédagogies actives utilisant un matériel moderne ont été mises en oeuvre Une atten Don particulière a été portée à la recherche fondamen taie et appliquée et à ses développements dans les domaines de l'emploi; disposant d'apprentissages prati ques, capables de remettre en question leurs connais sances et de les approfondir, les diplômés de l'École de psychologues praticiens savent qu'ils pourront s adap ter, évoluer, changer plusieurs fois de fonctions au cours de leur carrière L'impératif de qualité de l’École lui a assuré une crédibilité telle que son rayonnement s'étend désor mais dans le monde entier ?9 h à 9 h 30 Salir A U'enseignrment et le développement de l’habi leté manuelle en chirurgie Gilles BEAUCHAMP, Jacques DESMARCHAIS Hôpital Maisonneuve Rosemont Montréal (Québec), Canada Quand nous admettons des étudianLs aux études en chirurgie, nous espérons qu'iLs ont choisi en fonction de leur goût et capacités intellectuelles et psychomotrices Toutefois, chez nos 20 finissants, un à deux candidats présentent des problèmes d'habileté Nous avons donc entrepris un programme d'évaluation de la dextérité manuelle Nous avons développé des tests d évaluation de la dextérité en laboratoire de chirurgie.Ces tests reproduisent les gestes essentiets du chirurgien Nous avons donc analysé deux groupes d'internes chirurgicaux des années 1982-83 et 1983-84.Nous les avons évalués dans leur performance et attitude psychomotrice sur vidéo et nous avons évalué le produit final à partir d'une échelle Ces tests ne se sont pas avérés capables de prédire la dextérité de nos candidats.Toutefois, les tests ont fait réfléchir sur tout le processus d'apprentissage de la dextérité en chirurgie et nous a conduits à mettre sur puni un cours d une semaine, permettant d'enseigner les diverses techniques de base en chirurgie Puis, nous avons formulé une grille d évaluation en cours de résidence qui permetta d évaluer plus spécifiquement les habiletés psychomotrices de nos étudiants.Notre démarche a servi d'une pari â sensibiliser les étudianLs aux problèmes de la dextérité en chirurgie, à la nécessité d'un apprentissage précoce des techniques de base et les professeurs ont été stimulés à faire une meilleure évaluation de la dextérité Déjà, notre approche a apporté des changements dans la démarche pédagogique du département Nous devrions être plus efficaces dans l'enseignement et l'évaluation de la dextérité en chirurgie.O Salle K Dix ans d'une approche pédagogique réussie « Des projets avec l'industrie » Fred BASSAI.École polytechnique de Montréal Département de génie industriel Montréal (Québec), Canada PRISME signifie : Projet rationnel d'intégration de systèmes manufacturiers d’entreprise.Grâce à PRISME, depuis 11 ans 800 étudianLs du département de génie industriel de l’EPM se sont associés à 87 pe rites et moyennes entreprises ( PM E) québécoises pour des projets d'expansion, pour la création d’une nouvelle usine, pour la fabrication d'un nouveau produit, etc L'association avec des entreprises pour la réalisa tion de projets réels est une approche pédagogique qui fonctionne; PRISME en est la preuve.Cette approche mérite d'être étendue à plusieurs autres champs disci plinaires.Grâce à des projets comme PRISME, les étudiants finissants apprennent à intégrer leurs connaissances, à faire la transition entre le monde universitaire et le monde du travail, tout en perfectionnant leur habiüté au travail en équipe Dans cette communication, l’intervenant décrira les objectifs, l'organisation et la démarche pédagogique générale de PRISME O Salle C l.a propédeutique de la pensée universitaire Achille JOYAI.CÉG EP de Trois-Rivières Trois-Rivières (Québec), Canada Apprendre, comprendre, agir : cheminement classique antérieur Pour favoriser le « comprendre », qui vise un savoir de communication plutôt que d'applica-tion pratique, le professeur doit tenir compte du niveau de la pensée formelle atteint au Collège, ou en pré-uni versi taire.Une différence nette sépare les ordres d’enseignement une pédagogie par objectifs définis, rangés dans un ordre prevu en détail, fait place à des séquences plus ouvertes, où l'apport du nouveau par les apprenants eux-mêmes impose une correction d'optique au fur et à mesure Les savoirs universitaires sont fluides et dy namiques; on est donc tenu de les transmettre comme tels Dans quelle mesure les jiédagogies de ce niveau peu vent elles concilier la clarté avec la vérité en émergence ?Il faut arrêter les inquiétudes chercheuses au moment de la transmission d une méthode, si axée soit elle par principe sur la découverte.L'enseignant se fait généraliste pour la circonstance, comme le savant vulgarisateur.Aristote savait adapter, de l'esotenkos matinal, science pour chercheurs, à l'exotenkos du soir, pour le » grand public cultivé ».Les plus experts des hellénistes savent imder leurs modèles, communiquer en ordre, même sur des questions mouvantes, ("est un art.O Salir D l.a formation des médecins de famille en CLSC Viateurl.AI.ONDE SI Basile la1 Grand (Québec), Canada Depuis quelques années, certains centres locaux de Service communautaire sont devenus des milieux cü-mques privilégiés pour la formation post graduée des médecins de famille du Québec la volonté des facultés de médecine de délaisser en partie la traditionnelle for malion hospitalière du médecin de famille au profit d'un enseignement clinique dans un établissement de santé communautaire est une réponse aux attentes des étudianLs ainsi qu'aux besoins ressentes et exprimés par la société québécoise.Cette formation clinique décen tralisée a des caractéristiques particulières (médecine préventive, promotion de la santé ) et pose des problèmes pédagogiques (formation et rôles des enseï gnants) et institutionnels (rôle de service de santé — VS celui de responsabilité de formation médicale).O Salle K L'auto évaluation ; concept et pratiques (suite) O Salle K L'évaluation de l'enseignement à la Faculté des sciences infirmières Raymond GRENIER, lluguelte BERNARD* Université de Montréal Faculté des sciences infirmières Service pédagogique Montréal (Québec), Canada Depuis plus de deux ans, la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal travaille à l'élaboration d'un processus d évaluation de l'enseignement de ses professeurs à des fins statutaires Un comité formé de professeurs et d'étudiants de la faculté ainsi que d'un conseiller pédagogique avait pour mandat de mettre au point une démarche d'évaluation de l'enseignement des professeurs.I -e comité a d’abord précisé les buts poursuivis par l'évaluation, il a ensuite déterminé les principales activités d'enseignement à évaluer, puis précisé les principales sources d'information à consulter, élaboré les instruments dévaluation et enfin établi la procédure de compilation, d’analyse et d'interprétation des résultats Présentement le comité a validé l'instrument et la procédure d évaluation de l'enseignement cours par les étudiants.La validation de l'instrument et de la procédure de l'évaluation de l'enseignement clinique est en cours.("est celte démarche d'évaluation de l’enseignement que nous proposons de vous livrer O Salle G l.a réciprocité, enjeu de la relation apprenant enseignant Jean-Marie I.ABELLE Sciences du comportement Strasbourg, France I .a pratique de l'éducation des adultes renouvelle la question de l'apprentissage en situant les effets de l'activité corrélative apprendre-enseigner tant du côté de l'enseignant que du côté de l'apprenant.Après avoir at testé ce phénomène didactique, il apparaît nécessaire de l'expliquer rationnellement.La justification théorique s'élabore autour de l'idée de réciprocité, qui permet d'entrer dans l'intelligence de la relation enseignant apprenant et d'en souligner l’enjeu.Il est dès lors possible de dégager et de définir, parmi d'autres modèles de stratégie relationnelle, le modèle de réciprocité didactique qui fonde la démarche andragogique contractuelle.O Salle II Adéquation formation-emploi Mouhamadou DIOP dit SALI,, SouleymaneSECK Université Cheikh Anta Diop Dakar, Sénégal Notre communication portera d'abord sur l'étude du système universitaire dans un pays en développement Le rôle pédagogique des entreprises ainsi que la formation de créateur d'entreprise seront mis en exergue Nous aborderons ensuite le crucial problème de l'adéquation formation-emploi en mettant en évidence la nécessaire professionnalisation de l'enseignement supérieur L'exemple d'une structure de tormation univer sitairc sénégalaise (l'ENSUT École nationale supérieure universitaire de technologie) avec la flexibilité et la capacité d’adaptation de ses structures aux besoins évolutifs du milieu employeur sera présenté O Salle I L'évaluation des programmes de formation en psychologie clinique Allaoua BENDIF Université de Constantine Institut de psychologie et des sciences de l'éducation Constantine, Algérie Ce travail s'inscrit dans le cadre de la réflexion globale autour de l'évaluation du cursus de formation du psychologue clinicien et des nécessités de son affinement progressif afin de le rapprocher constamment de la meilleure formule possible Cette étude vise à débmiter la perception qu’ont les étudianLs en psychologie clinique de leurs futures aires d'exercices et de compétence et secondairement, de leurs attentes essentielles en matière de formation théorique, pratique et éventuellement, autre À ce niveau, la population d’enquête sera constituée d'étudiants de cette branche Deuxièmement, elle sera orientée vers le sondage de l'idée que se font les personnages significatifs des institutions d'accueil (au niveau des hôpitaux, ce sera les médecins, les administrateurs et le personnel paramédical et les malades; au niveau des institutions de rééducation ce sera le personnel de rééducation, les candidats à la rééducation et le personnel administra tif) Le troisième axe vers lequel sera orientée cette investigation concernera le public, en général : il s'agira d'essayer de délimiter autant que possible, l’idée que se font les gens, du psychologue clinicien.Enfin, la phase finale de ce travail consistera à con- fronter les idées forces recueillies jusque là, aux pnn cipaux axes autour desquels a été bâti, sur le double plan théorique et pratique, le programme de formation des éludiants en psychologie clinique, et ce, aux fins d'essayer de débusquer les éventuelles parties inefficaces, que ce soit sur le plan du contenu ou de la forme pédagogique présentement utilisée ?» h 45 à 10 h 15 Salle A Les petits groupes d’apprentissage dans la pé dagogie universitaire : conception, expérimen talion et évaluation d’un programme d’interven tion Louise PRONOVOST-TRKMBLAY, André BEAU Cil ESN E Université de Sherbrooke Faculté de médecine Sherbrooke (Québec), Canada La recherche et les réflexions sur le petit groupe dans le cadre des activités académiques louchent sur lout le déroulement de la vie de celui-ci à partir de sa formation jusqu'à son dénouement.Toutefois, quand on aborde la question de son utilisation comme stratégie d'apprentissage, il faut le situer dans un cadre plus large que celui de sa durée II faut tenir compte du fait qu'il s’intégre au contexte pédagogique qu'est le cours lui-même et que, par conséquent, certains facteurs pré cédant sa formation et d'autres suivant son dénoue ment, influenceront son existence.La recherche que nous vous présenterons, adopte une perspective temporelle et situationnelle pour ana lyser le petit groupe comme formule pédagogique Elle s'est déroulée en deux phases.La première visait l'iden tification des facteurs qui pouvaient le plus affecter le fonctionnement des petits groupes sans tuteur utilisés dans le cadre des cours du Département des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke Les résultats obtenus mettaient en évidence les obstacles auxquels se confrontent les étudiantes lorsqu'elles apprennent dans ce contexte et l'importance de les aider à faire face à ces obstacles et à les éliminer, si l’on veut main tenir la qualité et l'efficacité de celte formule pédagogique La seconde nous a permis d'expérimenter, dans le cadre d’un design quasi-expérimental, un pro gramme d'intervention auprès des petits groupes de ce même département.L'élaboration de ce programme s'est appuyée sur les résultats obtenus lors de la phase exploratoire de la recherche.Tout en donnant un aperçu de ces résultats, notre exposé mettra l'accent sur le développement, l'expérimentation et l'évaluation du programme d’intervention auprès de petits groupes utilisés comme formule pédagogique.O Salle B Le symbiosynergie et l'intégration d’une pédagogie universitaire impliquant le partenariat avec des familles Jean-Marie BOUCHARD Université du Québec à Montréal (TRADE Montréal (Québec), Canada De 1978 à 1987, le Projet de recherche et d'interven-lion à la maison (PRIM) a expérimenté une démarche d'apprentissage universitaire centrée sur la valorisa lion des savoir faire des étudianLs et des parents La formule retenue était l'auto-formation assistée où l'étudiant prend progressivement en charge sa formation et son auto-développement.Les activités de formation s'inscrivent dans une série de principes pédagogiques s'inspirant du paradigme symbiosynergique (Bertrand et Valois, Options en édu cation, 1982) Les caractéristiques de ce paradigme éducatif postulent le mode symbiotique de l'apprentis sage par le partage du savoir, l’apprentissage dans la réciprocité et par une mise à l'écoute ( turning in) qui implique que l’étudiant est aussi apprenant, par exemple, des savoir faire des parents.Dans ce contexte pédagogique, la famille devient un partenaire important dans la formation universitaire de l'étudiant; comme ce dernier devient un partenaire aussi important pour le développement des habiletés éducatives des parents (empowerment) et pour l'acquisition de l'autonomie de la famille dans la gestion de ses ressources.Au niveau communautaire, les principes du para digme symbiosynergique se retrouvent dans l'action volontaire et dans l'entraide où les citoyens se regroupent pour s'outiller mutuellement (empowerment), en échangeant leurs savoir-faire réciproques et en cher chant ensemble de nouvelles solutions à leurs préoc cupations individuelles et collectives.L'atelier présente cette expérience universitaire dont l'approche pédagogique rapproche l'université de la communauté en troquant les ressources universitaires avec celles des familles pour des fins d'enseignement, de recherche scientifique et de service à la col lectivité.O Salle C Pour un nouveau profil de l'étudiant en lettres Falilou NDIAYE Umversité de Dakar Faculté des lettres Dakar, Sénégal Il s'agira d’une redélinition du profil de l'étudiant en lettres en fonction des attentes de sociétés en mutation Le Devoir, samedi 7 mai 1988 ¦ 13 Programme Congrès de l’AIPU Prenant en charge les besoins futurs et immédiats de rapprenant et de son environnement, cette réforme vise à induire le littéraire dans la gestation d'une nou t elle culture endogène, à même de susciter une dynamique sociale — Kn amont, les cursus de formation intégreront l'en seignement des langues et littératures étrangères/lan gués et littérature nationales d'une part et de l'autre l'enseignement de méthodologies de recherche appli quées collecte de documents sonores, problèmes de réception du public, sociologie des genres littéraires, etc L'ouverture de nouvelles fibères de recherche et d'enseignement : documentation, traduction, initiation au langage informatique, etc.— Kn aval, selon les publics-cibles, les spécialisations sur la traduction, l'adaptation, l'alphabétisation.l'animation culturelle, la presse, la publicité, l'édition, etc Autant de terrains en (riche dans le champ des tan gués et sciences humaines, à l'horizon d'attente des pu blies du Tiers Monde La mise en oeuvre de tels projets repose d'une part sur la flexibilité des structures (acul-(aires de l'université et de l'autre sur diverses presla lions de service (durant la formation préprofession nelle) qui ne manqueront pas de générer l'autofinancement des institutions éducatives O Salle I) l.e système de détection des courants socio-culturels et de leur évolution Abdo el KAHI Mazmieh, Liban Une nouvelle approche de recherche au service d une éducation soucieuse d'écoute et d'anticipation des besoins de la société et des attentes des hommes et des femmes dans les sociétés contemporaines Cette approche permet de replacer l'université au coeur du débat sur la génération du savoir et des orientations nouvelles des sociétés modernes.KUe facilite les voies d'accès de l'université aux centres de décision concernant la réorganisation du travail des hommes et des femmes en réponse aux crises de développement que connaissent les sociétés modernes actuellement presque partout dans le monde.L-Ue prépare des nouvelles pistes à de projets édu catifs qui convergeraient avec des projets de société aspirant à une plus grande humanisation des organisa lions sociales et surtout celles de l’économie de travail.L'instrument que je propose renseigne justement sur : — l’état et l'évolution des courants de sensibilités présents dans un environnement bien défini ; — les manières de faire pour en tirer le meilleur profit au niveau de l'éducation.Par l’université et à travers elle, nous devrions, nous éducateurs, réinventer les moyens (tour faire participer les mouvements de pointe de l’homme dans l'htstoire dynamique et contingente de ses besoins et attentes O Salle K L'autoé valuation: concept et pratiques (suite) O Salle F L'évaluation de l’enseignement clinique au département d'obstétrique-gynécologie Pierre FUGKRE, lluguette BERTRAND Hôpital Saint-Luc Montréal (Québec), Canada Université de Montréal Service pédagogique Montréal (Québec), Canada Pour répondre à la politique institutionnelle d'éva luation de l'enseignement de l’Université de Montréal, le département d’obstétrique-gynécologie de la Faculté de médecine a développé un système d'évaluation de l'enseignement clinique de ses professeurs oeuvrant dans les différents centres hospitaliers universitaires.Un comité composé de huit membres a été nommé quatre professeurs cliniciens, représentants des diffé rents centres hospitaliers universitaires, un étudiant-résident, le directeur du département un conseiller pédagogique et une secrétaire.Le mandat du comité était de mettre au point un système d'évaluation de l’enseignement de ses professeurs-cliniciens : déterminer les buts de l'évaluation de renseignement-clinique, choisir les sources d'information appropriées, élaborer les instruments d évaluation et établir la procédure d'administration, de compilation et d'analyse des résultats.Le système comprend présentement l'évaluation par les externes (environ 200 par année), l'évaluation par les internes (environ 75 par année) et l'évaluation par les résidents (environ 100 par année).Une soixantaine de professeurs-cliniciens sont évalués chaque année par près de quatre cents étudiants.Knfin, un dernier volet a été ajouté à ce système d'évaluation de l'enseignement clinique : l'évaluation par les pairs.L'instrument d'évaluation a été élaboré et expérimenté, mais même, s’il est perçu comme un outil complémentaire, le principe offre encore quelques résistances.O Salle G Le profil neuro-sensoriel des enseignants de l’Université de Dakar Albert FAYE École normale supérieure de Dakar Dakar, Sénégal A partir des travaux de Lafontaine et dans le proion gement des découvertes fondamentales de l'Université de Californie (Berkeley) nous allons tenter l'expérience au Sénégal.Notre recherche devra répondre aux questions sur vantes : — Le profil neurosensonel des enseignements de l’Université de Dakar est il différent selon qu'on est litté raire ou scientifique ?— Si oui, comment se fait cette répartition par rapport aux deux modalités perceptivo cognitives qui ressor tent le plus souvent (Lafontaine 1976) — le profil visuel objectai — le profil auditivo relationnel Chois de l'échantillon 150 — les enseignants de la Faculté des lettres et sciences humaines et ceux de la Faculté de droit.— les enseignants de la Faculté des sciences, de méde cine, pharmacie et vétérinaires.Instrument nous utiliserons le questionnaire validé de Ivon Robert, version 1965 O Salle II Évaluation des besoins de formation en recherche qualitative des bacheliers ès sciences spé cialisés en physiothérapie Michel R.VAILLANCOURT Université d'Ottawa Ottawa (Ontario), Canada Toute formation doit prévoir une gamme d'appren tissages représentative du rôle joué par le futur professionnel.En physiothérapie, cette gamme d’apprentissages comprend deux volets, le premier est d'ordre clinique et concerne la fonction de prestation de servi ces, le second est d’ordre non clinique et concerne les fondions suivantes : recherche-développement, édu cation-counselling, gestion de services Certaines évidences portent à croire que le futur physiothérapeute ne reçoit la préparation requise au niveau des fonctions non cliniques.Plusieurs facteurs sont responsables de celte situation durée de la formation, nombre limite de crédits, etc L'étude qui est présentée cherche à éva luer les besoins de formation additionnelle en recher che qualitative puisque traditionnellement la formation donnée jiorte exclusivement sur les connaissances et les habiletés propres à la recherche quantitative Outre le fait que cette communication présente1 la probléma tique de l'éducation en physiothérapie, celle-ci permet d’exposer les cadres théorique et opérationnel du modèle d évaluation de besoins développé, de même que le rationnel appuyant cette démarche.Deux sources corn plémentaires de données seront exploitées : les person nés et les écrits.La constitution d'un groupe nominal s'est avérée essentielle en raison de l'absence d'écrits publiés sur les compétences requises en recherche qua Illative chez le physiothérapeute La diffusion des résul tais de cette recherche sera suivie d'une discussion sur l'opportunité de relever le niveau actuel de formation du baccalauréat à la maîtrise professionnelle en physio thérapie.O Salir I Les universités tunisiennes et la langue d’enseignement RiadhZGHAL Faculté des sciences économiques et de gestion Sfax, Tunisie Faut-il enseigner en arabe ou en français eu égard à l'efficacité pédagogique de l’enseignement et aux opportunités d’emploi qui s’offrent à l'étudiant arabo phone ou francophone ?La réponse est complexe dans la mesure où une telle décision engage trois parties au moins dont les motivations sont différentes voire même contradictoires : les étudiants, les enseignants et le marché de l'emploi.Une analyse de ces motivations dans le cadre d'une approche systémique mettant en rapport les variables contextuelles favorables ou défavorables à l'arabisa tion de l’enseignement du supérieur, avec le système socio culturel tunisien révèle que l'arabisation s'impose comme une nécessité historique Toutefois la maîtrise de la langue française perçue par beaucoup comme un atout et une chance ne sera certes pas abandonnée par un pays qui a toujours constitué un carrefour de civilisations, et un peuple qui a toujours éprouvé le besoin de s'ouvrir sur l'extérieur ?10 h 15 à 10 h 45 Salle A Pédagogie de PROJET à l'université .lean Paul DONCKELE I RAP Lille, France L'action recherche, objet de notre communication, porte sur la mise en place d'une pédagogie de PROJET au sein de la Fédération universitaire et polytechnique de Lille Beaucoup de projets de développement éco nomique ou social ne survivent qu'au prix d’un coûteux acharnement thérapeutique, faute d'une insertion con venable dans le terrain pour lequel ils sont prévus.Un nombre croissant d'étudiants se démotivent parce qu'ils ont tendance à dichotomiser théorie et pratique La pédagogie de PROJET mise en place vise à ré duire ce double écart en permettant aux étudiants de développer leurs capacités d'analyse d'un tissu social ou économique, leurs possibilités d'imagination et de communication.Deux écoles et une faculté de la FUPL ont tenté l'aventure, en lien avec l'IRAP II s’agit de la Faculté libre des sciences économiques, de l'Institut su- périeur d agriculture, de l'Ecole de service social de la région Nord et de l’IRAP Nous chercherons à décrire les différentes phases de l'action, de l'émergence à l'évaluation, à repérer les obstacles et les façons spécifiques de les surmonter Nous préciserons les principales conséquences qu’une telle initiative pédagogique engendre, notamment dans les perceptions que les étudiants s'en font, sans négliger les incidences institutionnelles O Salle K La formation dans les services aux collectivités Claudie SOLAR Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Montréal (Québec), Canada Le service aux collectivités, dans le cadre de l'enseignement supérieur, apporte de nouveaux défis à la (or mation.Dans cette jonction entre l'université et les groupes porteurs de projet collectif, la formation concerne parfois les étudiantes et les étudiants des pro grammes réguliers à qui l'on doit apprendre à projeter leurs connaissances nouvellement acquises dans un contexte d'application sociale et acquérir ainsi une ex pénence de formation et de travail La formation des étudiantes et des étudiants se transforme d'autres (ois en formation de militantes et de militants, mettant à rude épreuve tant les connaissances théoriques et pratiques que les approches |ié dagogiques des universitaires en raison des exigences des membres des groupes associés quant à une forma tion adaptée à leurs préoccupations et à leur problé matique Enfin, la formation devient d'autres fois celle d’a gents multiplicateurs relevant cette fois le défi de la transmission d'un savoir et de son intégration en vue de le retransmettre.Un entre alors dans la problématique de la formation de formateurs et de formatrices.Ces trois différentes dimensions de la formation et des défis qu elles génèrent dans l'enseignement supé rieur seront commentées et illustrées à partir d'un pro jet de service aux collectivités, celui de la formation des intervenantes des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale (!) (1) Subvention du ministère de l'Enseignement supé rieur et de la science 1966-87,1987 1966 O Salle C Approche de la fonction linguistique chez des adolescents en France C LECOC’Q, M J KUCZYNSKA Fédération universitaire et polytechnique de Lille Lille, France Nos enfants — filles et garçons - sont-ils préparés à affronter l'enseignement supérieur ?L'on peut en douter si l'on se réfère au nombre d’échecs en première an née d'université.Parmi les causes évoquées par les spécialistes en la matière, l’aspect « méthode dans les études » a plus par ticulièrement retenu notre attention Nous nous sommes demandé si de mauvaises habi tudes de travail contractées dès l'enseignement élé mentaire et confortées en enseignement secondaire, ne pourraient contribuer aux difficultés que vivent nos jeunes en enseignement supérieur Et, plus précisé ment, nous nous sommes posé la question le rôle de « récepteur passif.joué - du moins par une partie des élèves — jiendant de longues années de scolarité, ne pourrait-il déterminer un handicap au niveau universitaire, où sont exigées des qualités d'initiative et d'esprit critique ?Nous avons donc proposé, à trois niveaux d’école se condaire — 6e, Je et terminale — un test de Structura tion verbale (1), évaluant l'habileté avec laquelle les élèves de ces trois niveaux manipulent des signes lin guistiques en respectant les règles syntagmaliques qui les régissent.Cette épreuve — en fait la remise en or dre d'un texte brouillé, de difficulté approprié!' à cha cun des trois niveaux cités — a été appliquée à douze classes de 15e de collège, à sept classes de Je de collège, ainsi qu'en lycée à dix classes de terminale L'étude des scores obtenus par les élèves des trois niveaux semble bien montrer que, s'il y a progrès d'un niveau à l'autre, des élèves restent déphasés face à l ap proche active d’une tâche scolaire quelque peu inhabi tuelle et nécessitant la mise en oeuvre des capacités d'analyse, de synthèse et de sens critique (1) Nous avons utilisé le test de structuration verbale de Bastin.O Salle D Gouverner l'université africaine : le rampus et l'intérêt du publie Francis MBASSI MANGA Centre d'éducation permanente et de formation continue Douala, Cameroun Il est évident que les étudiants qui fréquentent l’U mversilé africaine, viennent, dans tous les climats poli tiques, y • chercher un ticket de restaurant » et ce, quel les qu'aient pu être les prétentions de l'université à or gamser les études per se Cette tendance matérialiste comporte une implica tion importante dans un système d'enseignement su périeur dont les objectifs n'ont pas été prédéterminés conformément à la définition de l'Education comme » un processus de transmission • de ce qui a de la va leur, d'une « manière qui soit moralement accepta ble(l) ¦ Ainsi le curriculum et la jiédagogie, relevant du campus, la pédagogie de renseignement supérieur aura pour objectifs essentiels, étendre, renforcer et diffuser le savoir, préparer au Leadership intellectuel, dévelop per le potentiel professionnel de la nation, favonseï le développement harmonieux de la société, promouvoir l'unité nationale et la compréhension internationale, étant bien entendu que, ces objectifs bien que énumé l és.sont étroitement liés et qu'il est malaisé d'en con sidérer un à l'exclusion des autres, car il s'agit bien d assurer par cette pédagogie le • savoir., le > savoir faire» et le .savoir être, dans un UAMPUSSANS MURS (1) Cf ILS Peters Cl lues A Education (Unwin Uni versify Books Lardon, 1966) .The process of transmit ling something worth while in a morally acceptable manner » (pp.25) 0 Salle E l'auto évaluation : concept et pratiques (suite) ?Salle F Plaidoyer pour une revalorisation de l'enseigne ment des lettres VmeshY IIOOKOOMSING Institut mauricien d'éducation Réduit, lie Maurice L'importance légitime accordée aux sciences, â la technologie et 5 l'informatique tend â marginaliser les lettres considérées comme secteur intellectuellement stimulant mais matériellement non productif La nouvelle stratégie de la • Francophonie», qui ac corde priorité à renseignement technologique et scien lifique, est â ce titre significative Les « effets pervers» de cet état de fait sont aggra vés dans les universités du Sud, au sein desquelles la né cessité d'investir dans les lettres n'est pas toujours évi dente Notre étude de cas porte sur l’Université de Maurice qui.17 ans après sa création, se propose de mettre sur pied une Faculté de lettres et sciences humaines L'ob jet de notre réflexion porte sur la définition d'un enseï gnement des lettres qui réponde aux besoins île com municalion, de développement et de culture d'une société jeune el multilingue O Salle G l.a formation initiale et continue des professeurs comme facteur d'efficacité pédagogique Mamadou D1ALLO, Rouna GAYE Ecole normale supérieure de Dakar Dakar, Sénégal I .enseignement supérieur en Afrique doit jouer de manière plus efficiente un rôle stratégique dans le dé veloppcment économique et social, en formant au ni veau le plus élevé des agents de transformation et de modernisation des structures politiques, économiques, sociales el culturelles, dans le sens d'un développement optimum el équilibré, ("est un objectif de notre époque de transformer l'université en .université de dévelop peinent » dont les produits seront moteurs et acteurs de développement, donc vecteurs de changements et d’in novations.Pour fournir un tel produit qui soit apte à .appren dre et à entreprendre » de maniéré autonome il faut né eessairement un professeur présentant un profil ailé quai Ue professeur qui enseigne un art, une technique ou des connaissances doit aller au-delà de la simple ms (ruction (savoir); pour viser la maîtrise de compéten ces (fait de l'enseignant) et même plus, installer des comportements ou attitudes durables et désirables (sa voir-ëtre).Cette transmission explicite de connaissances, cet enseignement de la maitn.se d'aptitudes et cette for mation intellectuelle et morale voire professionnelle (déontologie) supposent chez le formateur, compétence académique, compétence pédagogique, maîtrise des techniques d évaluation pour fournir une formation ef ficiente et pertinente au regard des besoins de la so ciété, elles impliquent également une lionne formation initiale, poursuivie mais dans une formation continué!* des formateurs pour pouvoir toujours dispenser un en seignement .conscient et organisé» qui réponde aux besoins de la société et aux attentes des apprenants O Salle II l)e la théorie à la pratique il y a plus d'un pas : expérience à l’École d'orthophonie et audiologie Carolyn CRONK.Michèle BERGERON Université de Montréal Ecole d'orthophonie et d'audiologie Montréal (Québec), Canada Les programmes universitaires de formation professionnelle sont constamment aux prises avec le pro blême de donner aux étudiants â la fors des connaissan ces solides et des habiletés indispeasables au bon exer cice de la profession U* lien entre la matière fond;, mentale habituellement présentée* en classe el la dé marche professionnelle n'est pas toujours évident, même là où des stages sont offerts à l'intérieur du pro gramme Trop souvent, l'étudiant semble aborder la pratique avec une séné de notions, au lieu d'un seas du 14 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 Programme_________ Congrès de VAIPU processus de leur application qui sous tend l’acte pro fessionnel.Cette communication présentera l’expérience, encore en cours, de deux professeurs de l’École (I orthophonie et d’audiologie à l’Université de Montréal qui ont essayé de pallier à ce problème par une forma bon en spirale à l'intérieur d’une suite de cours tou chant l’intervention en cas de trouble de la commum cation verbale à l’intérieur d’activités d'apprentissage présentant des caractéristiques d’une situation profes sionnelle, l’étudiant a l’occasion, tout en acquérant des connaissances de plus en plus spécifiques, de développa progressivement une démarche qui intègre l’ensemble des connaissances et des habiletés nécessaires à la pratique professionnelle O Salle I L'efficacité pédagogique par : la concision des cours et la précision de la terminologie C.VU-SON St Mathias (Québec), Canada (tn assimile vraiment une notion physique ou mathématique que lorsqu'on saisit le sens physique de ce qu elle représente, le mécanisme de sa formulation, les restrictions et implications qu’elle comporte, sa nécessité et son agencement dans le contexte global du sujet Une telle assimilation résulte avant tout de l'effort de réflexion de la part de l'étudiant.Cependant il incombe à l'enseignant de provoquer, guider et alléger cet effort Nous montrerons et illustrerons par des exemples que la concision des cours et la précision de la terminologie favorisent cette tâche ainsi que la formation chez l'étudiant de la pensée fondamentale et exacte et de l’esprit indépendant, critique et créateur.?PETITESTABLES RONDES : » h à 11 h Table I Enseignement correctif du français langue ma ternelle et humour : une recherche-action por tant sur les anglicismes Louise FOURNIER Université de Moncton Faculté des arts Moncton (Nouveau Brunswick), Canada I .'importance de la dimension affective dans renseignement n'est plus à démontrer Elle parait centrale dans un domaine tel que l'enseignement correctif de la langue maternelle, puisque ce dernier a si longtemps été perçu comme étant aride, répétitif, voire répressif L apprenant dont on critique les emplois vernaculaires risque en effet de se sentir acculé à un choix entre son identité linguistique et culturelle et la conformité aux impératifs de la norme.Pour le soustraire à ce di lemme, il faut bien sûr l'initier aux variétés linguistiques, mais pour inculquer le sens du relatif tout en fai saut accepter la nécessité de la norme — ou des normes, rien de tel que l'humour.Habilement exploité, celui ci aura pour effet de dédramatiser, en plus d’ac croire la motivation de l'apprenant et de favoriser une meilleure rétention Voilà du moins quelques-unes des conclusions provisoires qui se dégagent à la première étape d'une recherche action visant à élaborer un matériel didactique nouveau sur les difficultés de la langue française au t’a nada Mis à l’essai auprès de trois cents étudiants de l'I! mversité de Moncton, un premier cahier, portant suites anglicismes, a donné de très bons résultats D'autres étapes sont prévues dans le cadre de cette recherche, notamment la publication d'autres fascicules, une ex pénmentation plus étendue, ainsi qu’une évaluation plus rigoureuse des résultats obtenus O Table 2 Projet d'intervention dans le milieu scolaire secondaire par des étudiants du baccalauréat spé cialisé en droit Ann ROBINSON, Madeleine VALLÉE, Bernadette PARÉ Université Laval Faculté de droit Ste-Foy (Québec), Canada Nous désirons partager avec les participants au con grès, une expérience d'intervention dans le milieu : ex liérience qui s'est déroulée durant l’année universitaire 87-88.Une quinzaine d'étudiants et étudiantes en Droit de l'Université Laval sont intervenus auprès des élèves du 2e cycle du secondaire dans des écoles de la région im médiate de Québec Dans ces interventions, les étudiants en Droit on voulu mettre l'accent sur le vécu des élèves et leur fournir d'abord une information plus près de leurs préoccupations quotidiennes ("est ainsi que trois thèmes ont été proposés pour ces rencontres 1 — les jeunes maltraités et les jeunes abusés sexuel lenient ; 2 — les jeunes et la criminalité, 3 — les jeunes et le travail.Ce projet pourra s'échelonner sur une période de Irois ans.Ainsi les élèves de troisième secondaire avec lesquels on a traité principalement cette année des en (ants battus et abusés sexuellement, pourront recevoir les cours sur les deux autres sujets en quatrième et cin quième secondaire O Table 3 Evaluation auprès des étudiants et des enseignants du contenu et du rôle du syllabus de cours : enquête menée auprès de la faculté des sciences de l’Université d'Abidjan Claudine TARI RI-ZAGRKT Université d'Abidjan Abidjan, Côte d’ivoire Une enquête a été menée auprès des étudiants et des enseignants de la Faculté des sciences et techniques de l’Université nationale de Côte d'ivoire sur la pratique actuelle des syllabus.Dans une première partie nous avons : essayé de préciser la structuration actuelle des syllabus de cours mis à la disposition des étudiants; confronté la réalité avec les attentes des étudiants; vérifié le crédit qu'il fallait accorder aux désirata des étudiants et proposé des solutions pour faire converger pratiques et atten les Dans une deuxième partie nous proposons une réflexion sur les avantages et les inconvénients de réaliser un syllabus « idéal., parfait à l'égard de la formation de l'étudiant O Table 4 La trilogie universitaire professeur-étudiant-société : à la recherche d’attentes communes Guy PERRAULT Université du Québec en Abitibi-TémLseamingue Département des sciences de l’éducation Rouyn-Noranda (Québec), Canada La trilogie professeur-étudiant-société pose un problème face à l'efficacité des enseignements dispensés à l université.Les attentes de chacun des participants à cette situation pédagogique sont difficilement concilia blés; si le professeur jouit d'une grande liberté acadé mique, les étudiants ont des attentes très diversifiées, rarement exprimées clairement cependant.Le terme société couvre des réalités politiques, humaines, économiques si diversifiées, qu'il n'est pas toujours facile de connaître sa commande de façon unitaire et cer laine.I ne présentation de quelques attentes et des possi bdités de chacun des membres de cette trilogie sera faite afin de mieux percevoir les points de raccroche merits qui pourraient permettre une amélioration de l'action du professeur d'université.Une période d’échanges est prévue.O Table 5 Comment éduquer à la relation d’aide Ghislain DEVROEDK Centre hospitalier universitaire Département de chirurgie Sherbrooke (Québec), Canada Notre société, sunnstruite et souséduquée, remet en question la vision mécanique et fragmentée du monde les rapports de domination et compétition, et la prédominance de l'élément masculin.La médecine seien lifique qui se veut objective et vraie, fragmente elle aussi l'être et le corps malade, et est compartimenta usée en spécialités Remarquable pour établir un diagnostic-, elle impbque un plaisir qui n'a rien d'altruiste : curiosité pour le « beau cas», contrôle de l'autre, et in vasion de son corps par injections, endoscopie et chirur gie Cet état des choses a conduit à l'apparition de sys tèmes parallèles de médecine douce qui mettent l'emphase sur la globalité et l automomie de l’être, mais le simple fait de définir les mots .humanistes » et.holis-fques ».en réduit déjà la portée et amène un nouveau modèle voué à être un jour remis en question La nature des relations humaines est en grande partie transférentielle, et c’est particulièrement vrai dans toutes les relations soignant-soigné où peut se révéler l'attitude réductiomste ou glabaliste du soignant.Les mala des, futurs médecins et médecins-enseignants évoluent dans des transferts multiples, où les émotions circulent dans tous les sens.En faire prendre conscience soit dans le dialogue, soit par enregistrement vidéo, en pré sence du malade (contrairement aux groupes Balmt), peut a mener chez tous les intervenants une plus grande conscience de ce qui est en jeu.Ceci s'applique à toute forme de pédagogie le mot clef devient respect de 1 Autre sans sa différence L'enseignant si* considère comme égal et non supérieur à l'étudiant, favorise son autonomie, et renonce à un certain .savoir » réduction inste, tandis que le malade bénéficie de leur interaction et de la même égalité.O Table fi L'expérience d’un cours d'introduction à la recherche ; auto apprentissage géré par ordina leur F FORTIN, M E.TAGGART, S KÉROUAC, S.NOR MAND Université de Montréal Faculté des sciences infirmières Montréal (Québec).Canada Présentation d'un ouvrage et d'un didacticiel interactif ayant pour but d'introduire l'étudiant de premier cycle universitaire à la démarche scientifique du processus de la recherche l ette méthode d’auto-aprentissage permet l'alternance de deux médias afin de promouvoir l'individuali sation de l'enseignement et le rôle de facilitateur du professeur d'université.( e cours Introduction à la recherche assisté par ordinateur est le résultat de plusieurs années de travail, d'expériences successives de vérification auprès d'é tu(liants, de consultations en pédagogie et de mises à jour constantes autant des notions théoriques que des applications pédagogiques de l'ordinateur I n couplage didacticiel manuel (lermet la complémentarité des apprentissages et des moyens Deux for mes de présentation s'interrelient, d'une part les as pects théoriques des étapes du processus de la recher che et d autre part les aspects pratiques sont conçus sous forme de jeux, d'exercices, de lests, et de tutorat mfoi matisé.Les étapes de réalisation de l'ouvrage et des disquettes seront présentées aux participants de la table ronde Les participants poourronl vérifier sur place le déroulement et le contenu du didacticiel à l'aide de micro-ordinateurs mis à leur disposition.O Table 7 L épidémiologie sociale et clinique; une nouvelle composition des méthodes d'enseignement dans le cadre de la formation médicale Zulmira Maria de ARAUJD HARTZ Montréal (Québec), Canada En 1983, s'est tenue au Brésil une réunion qui avait pour objectif d'évaluer l'enseignement de la médecine préventive et sociale dans le cadre de la formation médicale Cette réunion a fait ressortir la nécessité de dé finir un contenu de base muumal apphcable à l'échelle nationale.En ce qui concerne l'enseignement de l'épi-démiologie, des références bibliographiques ont été suggérées et six unités du plan de cours (ci-dessous) ont été fixées.Ces derniers visent à « permettre aux étudiants de comprendre le phénomène santé-maladie comme un phénomène collectif » : I — Introduction à l'épidémiologie — concepLs, historique et ses appbeations.II — Le processus santé-maladie III — Le concept de causalité IV — Les méthodes épidémiologiques.V — I .'évaluation de l’état de santé d'une population VI — L'épidémiologie appliquée aux services de santé Cette programmation devrait être développée sur une durée prévue d'au moins 75 heures.Les départe ments de chaque école pourraient modifier celle-ci selon les caractéristiques locales en adaptant à la méthodologie qu'ils jugeaient la plus adéquate dans le but de stimuler l'intérêt des étudiants.Suite à cette réunion, les différentes recommandations ont été appliquées dans le cadre du cours de Médecine préventive de la Faculté de médecine de Tere-sopolis, Rio de Janeiro.De plus, les notions d'épidémiologie clinique ont été ajoutées.Selon une analyse préliminaire on a pu constater une réaction positive des étudiants face à cette nouvelle approche Il est cependant important de souligner les difficultés rencontrées au niveau de l’apprentissage pratique dans le réseau de soins.Nous croyons qu'un échange d'expériences pourrait être utile pour trouver les éléments de perfectionnement souhaités.O Table 8 L'interdisciplinarité, un défi pédagogique Nicole BOUCH ER Université du Québec à Hull Département des sciences humaines Hull (Québec), Canada La formation universitaire est de plus en plus un défi pour les enseignants-chercheurs.Compte tenu de l'évolution des clientèles (jeunes-adultes, formation de base perfectionnement), de l’évolution du marché du travail, de révolution du rapport à la connaissance et à la culture, de l'évolution des modes de communication (français vs audio visuels vs informatique), il est de plus en plus difficile de situer clairement le « produit » à former Pourtant le formateur ne peut pas éviter de clarifier la nature du « produit à produire » dans son cours, bien sûr, mais aussi du « produit social ».Comment savoir quelle formation donner sans savoir au préalable à quelles fonctions sociales nous devons préparer les étudiants ?Fonctions critiques ou techniques ?Formation de chercheur ou d’intervenants ?Formation de généralistes ou de spécialités ?etc.Toutes ces questions font actuellement l'objet de réflexion au Conseil des universités et ailleurs.Difficile de trancher Le débat ne fait que commencer Pourtant, moi, je dois trancher pour pouvoir donner mes cours Qui je forme 7 Pour quelles fonctions ?L'U-nnersité du Québec à Hull m'a confié la tâche de parla iper à la formation d'intervenants en gérontologie Mes cours de formation à l'intervention doivent être de niveau « universitaire», bien sûr mais aussi .interdisciplinaire » Tout un défi, n’est-ce pas ?O Table» L'adaptation des programmes de formation de l'Institut national des sciences de l'éducation aux attentes des étudiants et aux besoins de la société (1972 1988) Laboratoire de jiédagogie Université de Bénin I N.S E Lomé, Togo Créé en 1972 au sein de l'Université du Bénin (Lomé), l'INSE a pour vocation originelle la formation psychopédagogique des étudiants des Ecoles de lettres et de sciences Elle se fait parallèlement à leur formation académique I.adaptation a suivi trois phases 1 — Création de l'INSE pour répondre aux besoins du système scolaire en enseignants du 3e degré (Lycées) ayant reçu une formation pédagogique Le programme est axé essentiellement sur des enseignemenLs de psychologie et de pédagogie À cette phase, l'INSE a cher ché à répondre surtout aux besoins de la société 2 — Première modification de programme (1981 ) allant dans le sens d une meilleure satisfaction des attentes des étudiants intégration des enseignements pédago Kiques dans une perspective multidisciplinaire (pro gramme de sciences de l’éducation); meilleure adéqua tion de la formation à la situation réelle de renseignement 3 — Deuxième modification de programme (1987) né cessitée par 1 ) les changements structurels dans la configuration du marché de l'emploi, conséquence de la crise économique mondiale : blocage du recrutement dans les secteurs public et privé, la seule possibilité étant l'autocréation d’emplois; 2) les attentes des étudiants de l'université meilleure adaptation aux métho des de travail universitaire, préparation à affronter le marché de l'emploi.D’où trois programmes qui ne s'adressent plus seulement aux étudiants des Écoles de lettres et de sciences, mais à tous les étudiants de l’université : a) Programme de formation au travail universitaire b) Programme de formation à la vie professionnelle c) Programme de formation des professeurs de Lycée.O Table 1» Problématique de la formation des maîtres à l'Institut national de la jeunesse et des sports ( IN JS) d'Abidjan — Côte d'ivoire Christian GNAGBO-DJEKOU, Clément Dassa Institut national de la jeunesse et des sports Abidjan, Côte d’ivoire Université de Montréal Faculté des sciences de l'éducation Montréal (Québec), Canada Créé en 1961, l'INJS d’Abidjan est un établissement d'enseignement supérieur professionnel.Sa mission est de former des agents d'exécution pour les institutions socio-éducatives, des enseignants d’éducation physique, et d'assurer la formation continue et le recyclage de ceux-ci.Cet établissement se situe au premier plan de l'Afrique francophone et reçoit, en plus des étudiants ivoiriens, des étudiants de 15 pays différents.En 1986-87, l'INJS assurait la formation de 405 étudiants avec une équipe d'environ 47 professeurs permanents de spécia Iités différentes et d'une dizaine de professeurs vacataires.Notons également que l'INJS est divisé en trois écoles qui s'articulent autour de deux grandes libères éducation permanente (ÉP) et éducation physique et sportive ( EPS).Chaque filière se subdivise en 4 sous fi hères.Chaque année le gouvernement ivoirien assigne un quota du nombre d'étudiants à inscrire à l’INJS.Ce quota peut fluctuer significativement d’une année à l'autre.En 1987-88, l'établissement ne dénombrait plus que 304 étudiants.Cet état de chose cause des problèmes d'ordre structurel, administratif et pédagogique Ainsi, chacune des 8 sous-fibères peuvent s'ouvrir ou se fermer d'une année à l'autre Signalons aussi que la durée d’études varie selon les filières.En général, elle oscille entre 2 ans et 4 ans.Seuls les élèves qui réussissent aux différents concours d'entrée à l'INJS ont le droit de s'inscrire en première année de la libère choisie La nature de la population de candidats est encadrée par les conditions générales d’inscription aux différents concours.Qui plus est, depuis 1981, l'Institut a institué un contingentement qui précise de fait le profil type des étudiants admis.Ainsi, en 1987, la fibère de l’ÉPS, section professorat a reçu 286 candidatures et a dû procéder à la sélection d'une trentaine de candidats Cette sélection qui se veut rigoureuse est-elle adéquate ?On esl en droit de se questionner à la lumière des échecs et des abandons.Par ailleurs, peut-on relier ces échecs aux types de pédagogie et aux modes d'évaluation utibsés par les enseignants de cet iastitut ?En quoi les problématiques de la formation sont-elles corn parables à celles d’institutions équivalentes canadien nés ?Comment l'enseignement dispensé à l'INJS d’A bidjan se compare-t-il avec l'enseignement offert aux futurs maitres canadiens ?Dans un premier temps, nous exposerons les problèmes d'ordre structurel, administratif et pédagogique Puis, à la lumière de deux études pilotes portant respectivement sur la validité prédictive du concours d’en trée à l'INJS (section professorat ÉPS) et l'attitude (Lun groupe d’étudiants ivoiriens à l’égard des cours (I éducation physique suivis au secondaire, nous ébaucherons des pistes de solutions Un module d'apprentissage interactif par vidéo disque roupie à l'ordinateur : développement et évaluation Jacques STE MARIE, Philippe MARTON, Max GIAR DINA Université Laval Faculté des sciences de l'éducation Présentation d'un module d'apprentissage interactif de niveau III, développé systématiquement pour l'apprentissage d'un contenu en éducation physique au pre mier cycle Étapes de développement pour la réalisation du module prototype.Résultats de trois mises à l'essai aux niveaux : cognitif et situationnel Perspectives de développements futurs dans ce secteur. » Le Devoir, samedi 7 mai 1988 ¦ 15 Programme Congrès de l’AIPU o labié 12 Programme de développement pédagogique : un modèle axé sur l’enseignement personnalisé •losé.1 VIVAS ESCOBAR Caracas, Venezuela l.e perfectionnement pédagogique du corps profes soral est essentiel à l'amélioration de tout système éducatif Cela est particulièrement valable lorsqu'il s'agit d'une institution universitaire de formation professionnelle qui a adopté un système d'enseignement personnalisé et dont la plupart de ses professeurs arrivent à l'enseignement sans aucune formation pédagogique Nous nous proposons donc, de présenter ici l'expérience de la formulation d'un programme de perfectionnement pédagogique dirigé aux professeurs d'une institution universitaire au Venezuela qu'a adopté le système d'enseignement personnalisé dans tous ses programmes de formation professionnelle Ce programme a été formulé en deux phases : la première a permis l'identification des compétences requises par le professeur pour exercer avec efficacité dans le système nommé; la deuxième, a permis l’organisation d'un programme d'instruction afin que te professeur puisse atteindre lesdites compétences.Pour identifier ces compétences on a procédé, d'abord, à réaliser une étude sur la théorie et la praxis de l'enseignement personnalisé; ensuite, on a réalisé un diagnostic des besoins de formation pédagogique dans le corps professoral.Les résultats obtenus ont donné les connaissances de base pour la formulation du programme Dans l'organisation du processus d’instruction on a groupé les compétences selon sa nature ou propos commun.En conclusion, le programme de développement pédagogique a permis : que le professeur puisse vivre la même expérience que ses étudiants; Que le programme soit adapté aux besoins de formation de chaque professeur; que les besoins de formation soient satisfaits en forme immédiate, et que l'interaction entre le domaine professionnel du professeur et le processus d'enseignement soit atteinte O Table 13 Les étudiants gabonais face à leurs études et aux besoins de la société Pauline DENIS, JacquelineOBONE-MBA École normale supérieure Libreville, Gabon Alors que le Gabon manque de techniciens et de scientistes de tous ordres, on trouve une pléthore d'étudiants en lettres, droit, sciences humaines alors que les effectifs sont squelettiques dans les formations scientifiques.Par ailleurs, en dépit de moyens tout à fait convenables, dans certains établissements, on sent peu de passion pour le savoir Les étudiants donnent l'impres sion d'étudier pour obtenir des notes et des diplômes, et non pour le plaisir de la connaissance Cette constatation est à l'origine de notre recherche Dans un premier temps, nous avons travaillé avec un échantillon d'environ 500 étudiants tirés d'établissements avec lesquels nous avons plus d'affinités.Mais notre recherche vise à rejoindre tous les établissements universitaires du Gabon Nous voulons présenter au congrès les résultats de cette première partie de notre recherche afin de susciter une réflexion et un échange de vues sur les problè mes des universités africaines et plus spécialement sur l'adéquation des programmes et des méthodes face aux attentes des étudiants.Est-ce l'université qui n’est pas adaptée au contexte africain ou les étudiants qui sont de « gros enfants » capricieux, des « long crayons» ambitieux mais peu curieux ?O Table 14 Aider des gestionnaires à devenir plus efficaces Adrien PAYETTE École nationale d'administration publique Les échanges porteront sur une méthode de formation qui s'adresse à des gestionnaires en situation de gestion et qui veulent améliorer leur pratique.Nous dis cuterons des conditions de succès et des résultats, mais surtout de la méthode.Celle-ci consiste à aider des gestionnaires, réunis en petits groupes de 4 à 8 membres, à échanger sur leur situation organisationnelle et sur les préoccupations qu'elle génère, à découvrir de nouvelles façons de comprendre et des façons plus efficaces d'a-gtr Le livre qui accompagne cette pédagogie sera présenté sur place ?CONFÉRENCE: Il h à 12 h Amphithéâtre F 2245 Iba DerThiam Ex ministre de l’Éducation du Sénégal • La formation des étudiants face à leurs attentes et aux besoins de la société • ?MARDI 24mai.l3hMà 18h EXPOSÉS: 13 h 30 à 17 h 13 h 30 à 14 h Salle A L’efficacité pédagogique auprès des grands groupes d'étudiants et les attentes du milieu uni versitaire contemporain : un paradoxe difficile à résoudre Michel FAMELART Université de Montréal Institut botanique Montréal (Québec), Canada La formation des étudiants appartenant à de grandes classes est bée à un certain nombre de contraintes qu'il faut bien connaître pour obtenir une bonne efficacité pédagogique À l'aide d'un exemple concret nous examinerons quelques-unes de ces contraintes, les moyens mis en oeuvre pour les surmonter à court terme et nous esquisserons quelques hypothèses de solution à long terme.L'exemple est celui d'un cours obli gatoire d'introduction à la biologie végétale, cours fréquenté par quelques 230 étudiants.Le cours est constitué d'une partie théorique de deux heures semaine réu Hissant tous les étudiants dans un même amphithéâtre et d'une partie pratique d'une demi journée semaine où la classe est subdivisée en trois groupes de 75 étudiants.Nous avons classé les contraintes rencontrées en trois catégories A les contraintes physiques liées au lieu du cours, à l'équipement nécessaire et au matériel didactique, B.les contraintes spéciales inhérentes au groupe même, comme l'hétérogénité des attentes des étudiants et G.les contraintes que nous nommons institutionnel les, dépendant du milieu universitaire contemporain bien plus axé sur la recherche que sur l’enseignement Les principaux moyens mis en oeuvre pour surmonter ces contraintes feront appel, dans le premier cas (contraintes physiques), aux qualités de débrouillardise et d'ingéniosité du professeur, à son dynamiste et à son entrain dans le second cas.Quant aux contraintes du troisième type, le professeur qui croit à la valeur de l'enseignement universitaire au premier cycle devra faire preuve d'une grande force morale pour consacrer temps et énergie nécessaires à une mission qui n'est plus très valorisée.Malgré tout nous estimons qu'il existe des solutions à plus long terme à ces contraintes, solutions qui dépendent cependant d’une volonté des autorités universitaires O Salle K La grille de distribution de la parole, instrument de dynamisation des interactions professeurs-élèves en situation de classe : le cas des professeurs stagiaires d’anglais formés à l’École Normale Supérieure d'Abidjan (Côte d’ivoire) Trail SIAGBE École normale supérieure d'Abidjan Abidjan.Côte d'ivoire Notre intervention s'inscrit dans le cadre des recherches visant à améborer la formation pratique des professeurs stagiaires pour l'enseignement des langues secondes.Elle porte sur les stratégies de conception, d'expérimentation et d'interprétation des résultats d’un instrument d'observation que nous avons baptise, « la gl ide de distribution de la parole en classe » L’expé rience a été effectuée pendant deux ans sur un groupe de professeurs-stagiaires d'anglais formés pour l'enseignement secondaire.I,e problème qui nous préoccupe est la répartition de la parole en classe, qui selon les pratiques usuelles, s'opère de manière désordonnée et non-équitable.Pendant sa formation, le professeur-stagiaire reste soumis à des critiques uniquement verbales concernant ses sollicitations.Par conséquent, sa persistence dans les erreurs reprochées se fait sentir, même à la fin de sa formation, faute de moyen efficace de codification et d'emmagasinage en mémoire.Certaines erreurs consistent à centraliser les sollicitations soit, sur des élèves proches de l'enseignant, sott sur ceux qui excellent et qui par conséquent réagissent spontanément à ses questions.Le manque d'initiative de sa part aidant, les autres élèves sont laissés pour compte D’autres erreurs consistent à plonger l’élève dans une incertitude profonde face aux réponses à une question posée par le professeur, qui se refuse inconsciemment de lui fournir un feed back informatif Il en résulte des conséquences importantes.Chez l'enseignant, naissent le découragement, la frustration, et le mépris face à l’enseignement.Chez les élèves » non-sollicités », c'est la démotivation.l'inattention, l'isolement voire la fermeture totale Ce qui freine la promotion de l’apprentissage.Nous montrerons dans quelle mesure le recours à - la grille de distribution de la parole » pourrait permet Ire une décentralisation plus dynamique des sollicitations du professeur-stagiaire en situation de classe Aussi pourra t elle l'aider à prendre conscience de ce problème dès le début de sa formation pratique, afin d'y envisager des solutions plus systématiques O Salle C Quelles sont les causes d'échecs des étudiants de première année universitaire?(Faculté des sciences, Université de Yaoundé) Félix Marie AFFA'A.Thérèse DES LIERRES Université de Yaoundé Faculté des sciences Yaoundé, Cameroun Université du Québecà Hull Département des sciences de l'éducation Hull (Québec).Canada Une enquête exploratoire a été menée auprès des redoublants de la Faculté des sciences de Yaoundé (1088) Le but de cette enquête était de cerner les rai sons pouvant expliquer les nombreux échecs chez les étudiants de première année universitaire.Il semble évident que ces échecs coûtent cher en ressources hu marnes autant que matérielles.Peu d'études ont été menées en Afrique francophone sur ce sujet C'est pourquoi, après une présentation de nos résultats, obtenus par un questionnaire que nous avons élaboré, nous espérons un échange enrichissant entre tous les intervenants intéressés.O Salle I) Comment une réforme profonde de notre ensei gnement scientifique universitaire doit être le fait d’une institution Mme Frémont LAMOURANNE Université Paris Sud Orsay, France L'Université de Paris-Sud, c'est 23000 étudiants et 7 centres au Sud de Paris.Le Centre scientifique d'Orsay, le plus important de France, c’est 11,800 étudiants avec 4.000 étudiants dans le 1er cycle universitaire La vocation de l'université n’est pas dissociable des formations qu elle dispense d'autant que l’accroissement des effectifs risque de conduire à une fragilisation du 1er cycle Il est devenu indispensable d’adapter, d'assouplir, de diversifier les formations de l'enseignement supérieur en définissant de nouveaux objectifs — former plus d'étudiants — mieux les former — introduire la notion de préprofessionalisation dans le 1er cycle — proposer une sortie valorisante fxmr chacun d’eux Ces objectifs ont demandé le changement de notre cursus, la mise en place d une réelle orientation, et d'un suivi de l'étudiant Ce changement n'a pu se faire sans une perturbation des habitudes, un parti pris défini, et un pari proposé aux instances les plus élevées de notre université Pari tenu.O Salle E Vers des examens à livres ouverts.Quelques techniques édumétriques appropriées à l’enseignement supérieur Dieudonné LECLERCQ Centre de technologie de l'éducation Liège, Belgique Apprendre constamment du nouveau est heureu sement facilité par un environnement (bibliothèques, base de données informatisées) qui le permet ( Ir, combien d'examens ont lieu « à livres ouverts » ?Une telle pratique change le niveau d'exigences l’étudiant doit automatiquement mettre en jeu des pro cessus intellectuelles supérieurs à la seule mémorisa tion Des méthodes et des techniques d évaluation péda gogique (édumélrie) originales visent à mesurer sys témaliquemenl la vigilance cognitive, la compréhen sion profonde, le réalisme (connaissance de soi), le ju gement critique.Ces innovations sont en cours d'expé rimentation et les résultats sont prometteurs.Elles ont pour nom sollicitation indirecte, QCM à solutions géné raies, aulo évaluation, expression du doute, réponse et correction par approximations, etc L'enjeu de telles approches est de permettre à l'en seignement (qui restera toujours un art, comme l'art médical ou l'art de l'ingénieur) de s'appuyer de plus en plus sur une théorisation et une instrumentation seien tifiques ad hoc, c’est-à-dire appropriées quant à leur de gré de précision et de spécificité à l'objet de la mesure (les processus mentaux).un des objets d'étude les plus complexes qui soient O Salle F La valorisation institutionnelle de la fonction enseignement supérieur dans les pays en voie de développement : le cas des pays africains Kanvaly FADIGA École normale supérieure d'Abidjan Abidjan, Côte d'ivoire Le thème de la valorisation institutionnelle de la fonction enseignante est un thème à la fois mobilisateur et d'actualité, en raison de la dégradation continuelle des conditions de l’enseignant et de l'enseignement dans le monde en général, et dans les pays en voie de développement en particulier Du fait du formalisme des structures d'enseigne ment, le monde de l'éducation, notamment le corps en seignant.reste marginalisé, car coupédu monde du tra vail productif et des centres de décision Quelles sont les conditions générales de la valorisa tion, ou plus exactement de la revalorisation institution nelle de la fonction enseignante, notamment au niveau de l'enseignement supérieur ?Celle valorisation passe nécessairement par la res ponsabilisation des enseignants dans la définition et la réalisation des différents projets de développement économique, social et culturel en collaboration avec les autres partenaires socio-économiques Mais préalable ment faut il — identifier les priorités sectorielles du développement national — définir les modalités (niveaux et formes) d'interven tion des enseignants — redéfinir les programmes et horaires de l'enseigne ment supérieur — pour donner aux étudiants aussi, un profil d'agents de développement — enfin, prévoir des primes de rendements et d'innta tion pour les formateurs de ce profil nouveau O Salle G Formation îles enseignants et renouveau péda gogique Yves KERRY Université d't Htawa Faculté d'éducation Ottawa (Ontario), Canada Depuis quelques années, suite à la publication des documents l.e,s années de formation, l a formation aux cycles primaire et moyen, f ne découverte partagé!' et l es 9 A 12 ans, le ministère de l'Éducation de l'Ontario préconise, pour l'enseignement au niveau élémentaire, une pédagogie organique centrée sur l'enfant Ces do cuments mettent l'accent, entre autres, sur l'intégra lion des matières et des apprentissages Cependant, la structure des programmes de formation des ensei gnants offerts dans les facultés d'éducation françaises des universités ontariennes n’est pas orientée vers ce type de pédagogie : il y a un cloisonnement des didac tiques et des fondements théoriques ce qui ne favorise pas l'intégration des apprentissages Cet exposé jiré sente un modèle de formation des enseignants susceptible de favoriser celte intégration et d'offrir aux élu (liants une formation progressive qui respecte les êta pes d'un renouveau pédagogique (voir document t'Iian ger une étape d la fois ( Napier Anderson, l!»81 ) ) et qui s'inspire du projet d'intégration présenté par Angers et Bouchard (1985) O Salle II Utilisation de logiciels type «tableur» comme outils d’E.A.O.en chimie appliquée El Arbi Ben MAMOU, Mohamed LARBI Roll GUERRA Faculté des sciences Tunis, Tunisie Pour initier nos étudiants chimistes à l'emploi de lo giciels d'usage général sur micro ordinateur, une utili sation particulière des tableurs est développée dans le cadre de l'enseignement de la chimie appliquée Trois exemples d’utilisation sont présentés sur l'af fiche — synthèse du méthanol (réacteur, condenseur, recyclage avec purge), — comparaison de performances d'un réacteur agité avec un réacteur tubulaire, — détermination des'conditions économiques optimales de fonctionnement d'un réacteur Pour ces exemples, on montre que l'usage du tahleui permet, entre autres,de — visualiser le schéma de circulation d'une installation chimique — calculer et afficher les caractéristiques aux diffé rents points de l'installation — représenter graphiquement l'évolution de grandeurs en fonction d'une autre Des utilisations do ce genre offrent un certain nom bre d'avantages, dont — l'initiation de l'étudiant, sans formation informât! que, à la résolution de problèmes de chimie à l’aide d'un micro ordinateur, avec des logiciels d’usage général.— l'acquisition d'une plus grande connaissance des thé mes étudiés en chimie, de par le grand nombre de situa lions qui peuvent être traitées dans un temps donné — la promotion du travail en groupe, chaque étudiant pouvant exploiter les feuilles de calcul établies par ses camarades Des copies d'écrans montrent, sur l'affiche, les résul tats obtenus avec générations de micro ordinateurs et de logiciels, par des étudiants de dernière année de maîtrise de chimie à la Faculté des Sciences de Tunis O Salle I La reconnaissance des acquis à des fins d'exemption Pierre PAQUET et Charles WIDMER Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Montréal (Québec), Canada L'admission aux études universitaires sur la base des connaissances ou d’une expérience pertinente est déjà pratique courante en milieu universitaire Toute fois la reconnaissance des acquis donnant lieu à l'octroi de crédits universitaires l’est beaucoup moins, notarri ment par rapport à l'expérience de vie ou de travail des personnes qui effectuent un retour aux études Pour sa part la Faculté de l'éducation permanente de l’Université de Montréal, souhaitant à moyen terme se doter d'une politique opérationnelle de reconnais sance des acquis, a mené au cours de l'année 198(11987 un projet-pilote auprès d'étudiants inscrits à quatre 16 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 gramme Congrès de PAIPU cours appartenant â deux des programmes de certi ficat offerts par la faculté Les buts poursuivis par le projet pilote étaient les suivants I ) Élaborer et expérimenter une démarche de construction et d'utilisation d'outils de reconnaissance des acquis.2) Déterminer les conditions de généralisation à d’autres cours, s’il y a lieu 3) Développer la qualité pédagogique des cours par la définition des objectifs d'apprentissage et des modes d'évaluation.L'exposé rendra compte des résultats de ce projet pilote 14 h à H h 3(1 Salle A Effectif pléthorique et efficacité pédagogique Georgette ODI ASSAM!il U niversité d’Abidjan Abidjan.Côte d’ivoire La présente communication expose un compte rendu d'expérimentation pédagogique visant à amélio rer l'enseignement du thème et de la rédaction anglaise en première année au Département d’anglais de la Faculté des lettres, des arts et sciences humaines de l’Université d'Abidjan.L'augmentation des effectifs (groupes de 25 passent à 56 et plus) rendant la correction de devoirs hebdomadaires impossible, nous avons imaginé un travail de groupe avec l'objectif de rentabiliser le temps de tra vail des étudiants, les obliger à tirer profit des heures II lires entre deux cours Trois grands groupes sont constitués par les étu-(liants eux-mêmes.Une seule copie est exigée par groupe Klle est le résultat d'un travail individuel d'a bord, puis un travail de sous groupe, puis enfin de groupe Les mises en commun s'effectuent aux heures libres précédant un cours Kn classe la discussion porte aussi bien sur les méthodes de travail de chaque groupe que sur les résul tais De cette manière nous suivons le travail de nos étu (liants et nous contournons la difficulté constituée par le manque d'espace et de temps.Salle K La formation des maitres à l’école pluri-ethni-que : évaluation d'un cours de sensibilisation à la diversité culturelle 11uguette RUIMY-VAN DROMME, Marie Louise LE KKBVRI-1 Université du Québec à Montréal Département des sciences de l’éducation Montréal (Québec), Canada Depuis la dernière guerre mondiale, comme l'ana lysait Michel Laferrière, l'école québécoise est devenue le principal lieu de l'intégration des migrants et l'enjeu de leur réussite dans la société d'accueil.Dans ce con texte, le rôle des intervenants scolaires devient prirnor dial et la formation des enseignants et des enseignantes doit être repensée en fonction d'une éducation intercut-turelle Le présent exposé veut présenter la problématique et la méthodologie d'une stratégie pédagogique mise sur pied pour sensibiliser les futurs maîtres et les mai très en exercice à la réalité d'une école où.en l'an 2000.un enfant sur deux sera issu d'un groupe ethnique minoritaire.A travers les résultats d'un sondage fait au près de trois groupes d’étudianls, il évalue la pédagogie du cours tant dans son apport au niveau cognitif que dans son impact par rapport à des objectifs de sensibi lisation II suggère enfin des avenues de réflexion sur la place de la dimension intercultureUe dans la formation des maitres à l'intérieur d'un cadre universitaire Salle C fichées à l'université : méconnaissance de la matière ou insuffisante maitrise de la langue ?Bernadette WI LM ET l1 niversité de Bruxelles Chimie générale Bruxelles, Belgique Ce travail est parti de l'hypothèse suivant laquelle les échecs à l'université reflètent non seulement une certaine ignorance des matières mais résultent aussi de l'ambiguïté des questions et/ou d'une mauvaise in terprétation de leur énoncé Seule la troisième source a été étudiée Cette recherche, axée sur la chimie, a parcouru qua tre étapes 1 Examen des questions proposées depuis une dizaine d'années aux étudiants de première année en Sciences médicales Cette analyse a permis de répertorier les erreurs les plus fréquemment commises.2 Élaboration de couples de problèmes 1" relevant de la vie courante ou du domaine chimique avec même formulation 2° portant sur la même matière mais libellés différemment Les résultats ont été triés en fonction de différents paramètres : langue maternelle, âge.section ., réussite universitaire 3 Création de batteries d'exercices d'entrainement, destinés à éliminer les faiblesses Unguistiques ou loge ques repérées et à pallier ainsi les déficiences extérieures au concept proprement chimique.4 Expérimentation des exercices de remédiation Kn conclusion, le sentiment, assez largement répandu.qu'une insuffisante maitrise de la langue constitue une cause non négligeable d'échecs en première candidature se trouve vérifié L'importance de ce facteur a de surcroît été quantifiée avec précision.Sans prétendre corriger toutes les faiblesses observées, les exercices de remédiation, précédés puis suivis de tests permettent aux étudiants suffisamment motivés de s'a méliorer Salle D I.'enseignement de la mathématique et de la physique aux étudiants des « sciences de la Nature et de la Vie».Quels besoins; quelles difficultés; quelle formation ?Joseph GOUBIKR Université catholique de Lyon Lyon, France L'auteur, doyen de la Faculté des sciences à l'Université Catholique de Lyon est responsable depuis 25 ans de l'enseignement des mathématiques et de la physique aux étudiants qui commencent à l'université des éludes en « sciences de la nature et de la vie ».Licencié ès sciences mathématiques, diplômé d'études supérieures de physique, docteur d'état ès scien ces naturelles, il dirige un laboratoire d'ichtyologie et un institut régional de recherches appliquées en aqua culture.Dans la première partie de cette communication l'auteur analyse les besoins de la société (actuelle et fu ture) et il examine si les programmes français, pour ces matières, ont une bonne « adéquation » La seconde partie présente le bilan des difficultés rencontrées par ces enseignements qui s'adressent à des étudiants souvent plus ou moins traumatisés par ce qu'on a pu appeler à juste raison dans notre pays ¦ l’impérialisme des mathématiques » La troisième partie tente de dégager des propositions pour un enseignement qui soit efficace, non seu lenient pour acquérir des connaissances, des techniques, un métier, mais aussi pour « conduire sa vie » O Salle K Les politiques institutionnelles d'évaluation des apprentissages ; un nouveau modèle de gestion de la pédagogie, fitude de cas.Louise CORRIVEAU Collège Édouard Montpetit Département d'anthropologie et de sociologie l.ongueuil (Québec).Canada Désireux d'améliorer la qualité des enseignements, préoccupés par l’efficacité fiédagogique et par qualité de l'évaluation, les professeur(e)s, les étudiant(e)s, les départements et les services pédagogiques du Collège Édouard Montpetit (C.K.M.) conviennent, dès 1981, d'élaborer une politique institutionnelle d'évaluation des apprentissages.Celle-ci comprend des principes, des responsabilités, des règles et des normes pour les ac-teurs.Les politiques institutionnelles constituent un nouveau modèle de gestion de la pédagogie.En 1984, il deviendra obligatoire pour tous les collèges lors de la promulgation, par le gouvernement du Québec, du Règlement sur le régime pédagogique du collégial.Le texte de la politique du (' E M inspirera largement les politiques de l'ensemble des collèges.Nous voulons rendre compte ici des résultats d'une recherche en vue du Bilan de la politique du (' E M La recherche comprend trois volets.Des plans de cours de 1981 et de 1985 ont été soumis à une analyse de contenu afin de mesurer les modifications des pratiques pédagogiques.Les dépar tements ont répondu à un questionnaire ouvert qui ré vêle leur nouveau rôle de gestionnaire pédagogique Enfin, un questionnaire fermé a été adressé aux 430 professeur(e)s afin de mesurer l'implantation de la politique dans leurs pratiques pédagogiques.O Salle K La non-valorisation et la non-spécificité de l'enseignement à l’Université : ses effets sur le développement de la pédagogie Denis BLONDIN Université de Montréal Service jiédagogique Montréal (Québec(.Canada Les recherches historiques montrent que l'umver-sité moderne (depuis la réforme de l’Université de Ber lin par Humboldt en 1810) repose sur les trois principes suivants 1 ) l'unité de l'enseignement et de la recherche; 2) la primauté de la recherche; 3) la non-spécificité de l’enseignement.Partant des résultats d'une enquête faite en 1985-86 auprès d'un échantillon représentatif des professeurs de l'Université de Montréal et ses écoles affiliées (l’oly et II EU), l’auteur montre que ce modèle ne convient plus à l'université d'aujourd'hui et que seul un nouveau modèle, mieux adapté aux contraintes actuelles d'un enseignement de masse, pourrait permettre à l'université d'accomplir efficacement sa mission d'enseignement et de formation Ce nouveau modèle, tel que le révèle l'enquête, reposerait sur la parité de l'enseignement et de la recher che el respecterait leur spécificité respective Plus que celui qui domine encore l'institution, ce modèle favori serait la valorisation de l'enseignement et le développement de la pédagogie universitaire Salle (¦ L’intervention positive Serge TAI.Bt>T, Denis DROUIN, Viateur LEMIRE Université Laval Faculté des sciences de l'éducation Ste-Foy (Québec), Canada Université de Montréal Faculté des sciences de l'éducation Montréal (Québec),Canada Celte présentation traite de l'intervention positive Plus spécifiquement, elle définit premièrement ce qu'est l’intervention positive; deuxièmement, elle suggère une application de l'intervention positive pour l’acquisition d’une habileté motrice; troisièmement, elle propose une méthode d'analyse de l'intervention pose live, finalement, elle précise un plan d’évaluation de l'intervention positive En général, l'enseignant fait de l'intervention positive En effet, lorsqu'il félicite l'étudiant à la suite d'une tâche réussie, il intervient de fa çon positive.Celte présentation est une invitation à utiliser davantage l'intervention positive Nous croyons qu'une utilisation appropriée de l'intervention positive 1) facilite l'apprentissage de l’étudiant, 2) provoque un changement de comportement dans l’attitude de l'étu (liant pour son apprentissage.3) crée un climat d'ap prentissage propice et agréable et 4) permet à l'enseignant d’exercer la fonction pédagogique de l'évaluation des apprentissages Selon nous, l’intervention positive est une pratique pédagogique à valeurs éducatives; elle constitue une pratique importante pour faire apprendre et pour « découvrir, développer et libérer le potentiel de chaque apprenant » O Salle II Le fait littéraire : saisie par la dimension culturelle Dominique MATANGA Université Marien NT.ouakt Brazzaville, Congo Dans les Facultés dès Lettres et des Sciences Humaines francophones d’Afrique, on devrait instituer systématiquement les enseignements de civilisation française pour les étudiants de Lettres Modernes.Tout comme il parait impérieux de prévoir, pour les lycées, des enseignements de critique littéraire et de littérature comparée.Dans le premier cas, il s'agit de faciliter pour l'étudiant la compréhension des textes français à effet de fiction par celle de leur contexte de civilisation.L'expérience tend à montrer qu'il apparait impossible d’acquérir une bonne connaissance de la langue et de la littérature françaises sans tenir compte d’un passé et d'une réalité socio-historique.Ce n'est nullement ramener la littérature à la notion de « Littérature-reflet », mais rester pleinement conscient que les relations entre littérature et société se font par des médiations infiniment plus complexes que celles impliquées par la vue simpliste d'une.littérature-reflet » Dans le second cas la critique littéraire et la littérature comparée, réservées jusqu'ici aux étudiants des facultés, devraient avoir un écho direct dans les programmes de l’enseignement secondaire Formés dans cette perspective, les élèves et étudiants seront des citoyens capables du vrai jugement, et capables d'assumer leur altérité.Salle I Enseigner l’expérience, est-ce possible 7 Adrien PAYETTE École nationale d’administration publique Montréal (Québec), Canada Une pédagogie qui vise à aider des gestionnaires â apprendre à partir de leur pratique actuelle.HISTOIRE ET CONTEXTE DE CETTE MÉTHODE PÉDAGOGIQUE Onze ans d’efforts pour être le plus près possible des vraies réalités.Contexte : gestionnaires en action, étu (liants en temps partiel HYPOTHÈSES ET POSTULATS DE BASE La gestion s'apprend essentiellement par l'expérience.Réfléchir à son expérience actuelle se fait mieux en groupe et dans le cadre d’une démarche structurée Rendre son système actuel plus efficace est un moyen concret, utile et durable pour devenir plus compétent RÉFLÉCHIR SUR SA PRATIQUE SEUL ET AVEC D'AUTRES En petit groupe, neuf (9) rencontres de 5 heures sur quinze ( 15) semaines à l'aide d'une démarche en six (6) étapes utilisées à chaque rencontre par chaque membre du groupe Aperçu des quinze (15) exercices d’accompagnement.Aperçu du support théorique IMPACTS OBSERVABLES ET NON-MESURABLES RÉFÉRENCE A Payette.I.'efficacité des gestionnaires et des organisations, Presses de l'Université du Québec, Québec 1988 14 h 30 à 15 h Salle A La qualité de l'enseignement dans les cours de base, aussi une affaire de coordination Danielle DESBIENS Université du Québec à Montréal Département des sciences administratives Montréal (Québec), Canada Un cours de base donné à 1,000 étudiants et étudian tes, à chaque session, par 10,15 el parfois même par 22 personnes différentes demande une attention particu hère S'il s'agit d'un cours en comportement organisa tionnel, obligatoire dans différents programmes de for mation en sciences administratives, s'il est donné par des professeurs el par des chargés de cours ayant une formation et des compétences dans des domaines connexes mais différents, la question de l'uniformité est alors soulevée.Un tel cours peut être donné de façon expérientielle ou théorique Comment resfiecter l'au-tononue du professeur dans sa classe el composer avec les goûts et les habiletés particulières de chacun ?Enfin comment faire le contrôle de qualité dans un tel con texte ?Confrontée à cette problématique â titre de coordonnatrice du cours adm 1161, Comportement organisationnel, pendant plus de cinq ans à l'Université du Qué bec à Montréal, j'ai expérimenté différentes formules d'encadrement que j'aimerais partager avec ceux et celles qui comme moi se préoccupent de la qualité de l'enseignement par le biais de la qualité de la coordination.Salle B Concilier les exigences du métier d'enseignant et de formateur d’enseignants : une gageure ?Ghislaine VIRÉ Faculté de philosophie et lettres Bruxelles.Belgique A une époque où le discours pédagogique a cessé d'être l'unique moyen de transmettre le savoir, le forma leur d’enseignants doit d'abord accepter, puis intégrer à la formation qu'il dispense les instrumenLs nouveaux de la communication.Cet élargissement de l’horizon in lellectuel s'accompagne — paradoxalement, peut-être — chez l’élève d'une sensibilité accrue à l'aspect affectif de la relation pédagogique L'enseignant ne peut se borner à transmettre des données, même constituées en savoir; l'enseignant uni versitaire doit inculquer aussi et peut-être surtout une méthode aussi généralisable que possible et ce au travers de cours portant sur des matières très spécial! sées ; à litre d'exemple on peut citer, en philologie classique, la structuration de la langue fondée sur la gram maire historique qui fait l'objet d’enseignements approfondis, mais doit en même temps préparer les futurs enseignants à l’élaboration rationnelle de n'importe quel aspect de la grammaire normative.Un autre aspect du défi lancé au formateur d'enseignants consiste à définir pour lui-même, puis à inculquer aux futurs enseignants le compromis acceptable entre la rigueur scientifique et les procédés simplificateurs que requiert tout apprentissage.Les initiatives jirises par l'Université libre de Bruxelles durant ces dernières années et la tradition établie de longue date, mais sans cesse réactualisée, de la section de philologie classique dans le domaine de la formation des enseignants tentent de rencontrer quelques-unes de ces préoccupations.Salle C Les échecs en première année à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar : base objective d’un défi à relever.Aboul Karim NDOYE, Cheikh TidianeSALL École normale supérieure de Dakar Dakar, Sénégal Aucune des parties prenantes du système éducatif sénégalais ne conteste le malaise dans lequel se débat l'enseignement Supérieur.L'aspect quantitatif de ce malaise (les taux d’échecs) est sans doute le plus saillant.L’accès à l’enseignement supérieur au Sénégal comme dans la plupart des pays africains francophones est essentielle ment tributaire de la réussite à un examen fort sélectif (le baccalauréat, près de 50% d'échecs) qui sanctionne la fin des études secondaires.I.es étudianLs • chanceux », heureux élus d'un moment euphorique, n’en sont pas moins exposés à un échec fort probable (plus de 50 % par faculté) En nous appuyant sur un travail réahsé en 1983 par M.Sali, l'un des auteurs de cette communication et intitulé « Première approche du Phénomène des échecs en première année à l'Université de Dakar », et à partir d’une enquête complémentaire, nous voudrions mettre en évidence, grâce aux données statistiques recueillies, une des bases objectives du défi lancé à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et faire part d'un ensemble de suggestions et de propositions qui pourraient contre buer â éliminer ces échecs ou tout au moins à en atténuer l'ampleur O Salie I) Expérience d'intégration des contenus de cours dans le cadre du baccalauréat en récréologie à l'Université du Québec à Trois-Rivières Michel NOLIN Trois-Rivières (Québec).Canada Lors de cet atelier, une présentation sera faite d'un ensemble de réalisations conduites par le Comité des enseignements du Département des sciences du loisir de l’Université du Québec à Trois-Rivières.L'exposé imi tera sur les orientations et le cheminement du Co- Le Devoir, samedi 7 mai 1988 ¦ 17 Programme Congrès de Y AIPU mité ainsi que sur la portée d'une telle action sans ou blier les éléments de perspectives que ce groupe de travail entrevoit au cours de la prochaine année À l'automne I987.un programme modifié de Bacca lauréat, en récréologie est inauguré auprès des nou veaux inscrits audit programme Déjà, depuis mars de la même année, un Comité des enseignements voit à l'intégration des contenus de cours en y associant les principaux intéressés étudiants, professeurs, collabo rateurs du milieu socio économique Cette démarche particulière et même d'avant garde au sein de notre institution a conduit à l'énoncé d une publique départementale en regard de certaines situa lions reliées à l'enseignement telles le développement de la pensée cognitive, la maîtrise de l'expression du français écrit, la réalisation des travaux académiques et autres.Il en est résulté également une amélioration de la communication professeurs-étudiants, une con certation accentuée entre les enseignants, une modifi cation de la pratique pédagogique des professeurs pour ne mentionner que ces retombées O Salle E L’exposé de synthèse : une nécessité dans les sciences sociales.Le cas de l’histoire eontem poraine Jean-Guy DAIGLE G niversité d’Ottawa Département d'histoire Ottawa (Ontario), Canada L'auteur enseigne depuis quinze ans l'histoire au 1er et au 2e cycles à l'Université d’Ottawa.Il vient de pu blier en 1987 un manuel intitulé Vent ans d'histoire du monde des années IHtiO à nos jours.Sa démarche répond à deux objectifs communs aux sciences sociales un apprentissage de qualité dans le cadre d'un pro gramme disciplinaire et un questionnement de fond sur l’insertion de l'individu dans son milieu D'une part, l'étudiant doit se familiariser avec les champs couverts par sa discipline en mesurer l’ampleur par des lectures tenues a jour; en juger la diver sité par des discussions d'orientation théorique ; en évaluer la rigueur par des exjxisés d'ordre méthodologique Ainsi peut-il saisir peu à peu comment se construit This tone, en remontant du produit fini à la matière pre mière, et s'engager comme sujet actif dans le va-et vient entre le présent et le passé, qui donne à la disci pluie sa dimension originale Qu’il s'agisse de l'historien en herbe ou de l'auditeur provenant d'autres horizons, l’enseignement vise, d'au tre part, à aiguiser l'esprit critique du citoyen responsa ble qui s'interroge sur des réalités fondamentales : le droit à la diversité, le bien fondé du discours dominant, les rouages de la politique ou les bases de l'économie dont se réclame la collectivité à laquelle il appartient Ici, le point de vue de l’historien jteut apporter une con Iribution au débat sur la place des attentes individuelles face aux contingences du primat collectif Dans l'une et l'autre optiques, nécessairement corn plémentaires, l’exposé de synthèse en milieu universe taire apparait comme l’outil pédagogique par excellence.O Salle (i La fonction de l'enseignement philosophique dans le projet éducatif tunisien Mohamed MKSSAOUDI Centre d'études et de recherches économiques et sociales Sciences de l'éducation Tunis, Tunisie quel est le rôle joué par l'enseignement philosophique dans l'ensemble du système éducatif 7 La nécessité de la philosophie renvoie à la possibilité de donner un sens au terme de formation, à la fonction d’enseignant et à la cohérence des savoirs enseignés S'il est vrai que la question fondamentale qui se pose à tout système d'enseignement est sa finalité, la philoso phie peut alors jouer un rôle dans le sens de la transfor mation de l'enseignement en éducation.La notion d’éducation reçoit de la philosophie, sin gulièrement dans les moments de crise, son sens théo nque et pratique qui concerne aussi bien la formation de la personne que la destination des cultures.("est dans le cadre de cette problématique que nous examinerons la fonction de renseignement philosophe que dans le projet éducatif tunisien O Salle II Année préparatoire aux études scientifiques : bi lan Yves GKRBIKR Université de Pau Faculté des sciences et techniques Pau.France 1— LE CONSTAT n peut diviser en deux grands t\ pes l'enseignement supérieur en France.Les établissements du Type 1 recrutant (un nom bre limité d'étudiants) sur dossier (BTS, I.U.T., classes préparatoires) et/ou sur concours (Ecoles scienti fiques, de Commerce, Médecine).Les établissements du Type II recrutant des bacheliers dans tics formations dont la réussite est bée à un niveau (examen)et nonà un nombre de places 2- LU F R DES SCIENCES ET DES TECHNIQUES, EN PREMIÈRE ANNÉE D’UNIVERSITÉ bilan La société française manque de mathématiciens, d'informaticiens et de physiciens.Or le flux d'étudiants ayant les préreqUis nécessaires (Bac cDE) pour suivre avec profits les Deugs SSM SNA et MASS est msulli sanl Il nous faut donc adapter d'autres Bacs à ce type de formation c'est pourquoi nous avons mis il y a quatre ans une Année Préparatoire à l’Insertion dans les Deugs Scientifiques (APIDS).Nous pouvons maintenant commencer à en faire le bilan, mais les attentes de l'institution ne sont pas for cément celles de ceux qui s’inscrivent en AP1DS Dans tous les cas 1 il y a choc entre l'attente des étudiants et la décou verte de la réalité des études scientifiques à l'Umver sité (certains s'y épanouissent, d'autres regrettent les heures d'atelier) - Le rôle de l'enseignant auprès des étudianLs est de leur permettre de se situer, son rôle est alors ( ce qui est souvent inhabituel jxiur lui) essentiellement celui d'un accompagnateur de formation O Salle I l 'enseignement supérieur basé sur les besoins des étudiants et de la société et son rôle T E.McMoli CHU Yaoundé, Cameroun l’our être efficace, l'enseignement universitaire doit avoir des buts bien définis et des objectifs précis Les conditions que doit réunir l'imputs doivent être respectées afin : a ) d'assurer la qualité des étudiants qui s'inscrivent ; b) d'assurer que la qualité de ceux d'entre eux qui ter minent leurs études rériondent aux besoins de la société.Pour ce faire, les besoins de la société doivent, dès le début, être bien exprimés et compris Tous les systèmes impliqués doivent donc être corn pris par les enseignants, et soumis à une évaluation ri goureuse par des groupes d'experLs bien qualifiés avant d'être adoptés.l’our assurer un succès continu de la méthodologie et du système, il faut des évaluations périodiques afin de permettre d'effectuer des modifications susceptibles d'éliminer des faiblesses systématiques.Des efforts et moyens doivent être déployés jxiur mettre à jour les techniques pédagogiques employées L'exposé chercher à décrire certains des systèmes qui peuvent être employés efficacement dans des pays en voie de développement et constitue une partie d'une vingtaine d'années d'ancienneté dans l'enseignement supérieur de l'auteure ?15 h 15 à 15 h 45 Salle A La confrontation audiovisuelle André A LAFRANCE Université de Montréal Département de communication Montréal (Québec).Canada Dans la production de documents audiovisuels, le professeur et le technicien ont un sentiment de dépen dance, et même d'impuissance, face à la compétence de l'autre.Le discours du premier émane d'un univers scienti tique recélant des pièges sémantiques pour le techm cien qui doit le réencoder dans le langage audiovisuel choisi, l’ar ailleurs le technicien gère des instruments associés à l’univers des grands réseaux de commune cation avec lequel le professeur a développé une rela lion de consommation (même critique) et non de pro duction Celte situation provoque des réactions de défense qui retardent le moment de « coïncident la opposito rum » ou de fusion audiovisuelle.Chez le technicien, c'est le développement d'un « qualitatisme » (au nom de critères de qualité technique) exigeant des investissements impossibles à ren labiliser dans le contexte d’un enseignement universe taire à cible concentrée.Le professeur, quant à lui, succombe à une sorte de « complexe d'Icare » qui « force -l'instrument audiovisuel à « se brûler » pour copier les modèles auxquels il est habitué dans le contexte d'une consommation de type commercial à cible étalée.O Salle R l n défi de taille de l'efficacité pédagogique : l'enseignement d'une discipline artistique Monik BRUNEAU I niversité du Québecà Montréal Département de danSe Montréal (Québec(.Canada La formation des enseignants en danse s'est jointe à la sortie du programme ministériel ( 1 ) et des énoncés politiques s’y rapportant Les orientations avouées de Ce programme, en plus d'exiger des commissions SCO laires un nombre accru de ressources physiques et ma térielles.invitaient l'enseignant, disposé à l’appliquer, à modifier sa façon habituelle d'enseigner la danse.La fonction éducative du spécialiste de la danse se trans forme Au lieu de transmettre et perpétuer l'héritage gestuel laissé par chaque style de danse (classique, moderne, jazz, etc ) l'enseignant est invité à utiliser une gestuelle naturelle el à concevoir l'apprentissage de la danse comme une activité d'expression et de commu mention artistique.Le but ultime étant d’amener l'on fant à créer et à interpréter des danses personnelles el expressives Fort de ces principes il fallut adapter les conduites pédagogiques les assouplir puis les adapter aux différents processus d'apprentissage en cause (ex ploration, travail technique, interpretation, etc ) Le groujx- de recherche action en enseignement de la danse de l'UQ.AM préoccupé par cette question et par la formation d'enseignants en danse, a constitué une ban que de données à partir de l'observation et l'enregistre ment vidéo de 18 classes de danse el d’une vingtaine d'entrevues portant sur la pédagogie artistique Notre objectif illustrer sur vidéo des habiletés dlnterven lions spécifiques à l'enseignement de la danse comme art.Une subvention du C R S II a permis la conception du vidéogramme .Dis moi qui est ton prof- (1987) constituant un outil méthodologique permettant d'isoler des variables d'efficacité de l'enseignement et ce tant en termes de comportements que d'attitudes la créa lion d'un climat de trav ail approprié devenant une va riable clé.Cette problématique déclenche tout une mise à jour des programmes de formation des enseï gnants que nous formons chez nous les fondements de l'art, de l'expérience artistique, de l'apprentissage en danse devant s v retrouver avec insistance II apparait maintenant nécessaire de s'attaquer au discour verbal de l'enseignant en classe de danse jhiui en saisir la nature, la structure d'opération et l'étendue des connais sauces théoriques et pratiques s'y retrouvant Tel est à ce jour le défi de l'efficacité pédagogique que le G R A I) ( 1 ) se donne (1) Groupe de recherche action en enseignement de la danse supervisé par Monik Bruneau professeure per manente, département de danse — UQAM O Salle C Etudiants et étudiantes de l'Université d'Abidjan face à leurs attentes et aux besoins de la société ivoirienne ; l'espoir est-il encore possible ?Georgette UDI ASSAMOI Université d'Abidjan Abidjan, Côte d'ivoire La Côte d’ivoire est l'un des rares jtays au monde à consacrer plus de 40 % de son budget à la formation des jeunes.L'éducation est considérée comme la priorité des priorités, « la promotion et la formation des hom mes devant être comprises à la fois comme moyen et comme fin du développement » La société ivoirienne issue du croisement du monde traditionnel africain et du monde occidental européen est une société hybride ayant des besoins demeusurés par rapport à ses moyens réels.L'école constituait l u nique espoir.Mais la crise économique mondiale n'ayant épargné aucun pays, l'école ivoirienne ne peut plus tenir ses promesses.Les jeunes vivent l'incertitude et les frustrations que leurs ainés n'ont jias connues Ils sont hantés par le spectre du chômage intellectuel et l'absence de débou ché jxiur les diplômés Mais ils ont une conscience plus aigue de leurs devoirs malgré une certaine note de pes simisme.L'esprit plus aguerri el d'une maturité plutôt précoce, ils exploitent au mieux les moyens limités mis à leur disposition.L’espoir est donc permis.O Salle I) Bilan de l'expérience d'intégration d'étudiants sourds à l’Université de Mons Claude MARCO Mons, Belgique L’intégration des handicapés dans le système sco laire général est une pratique de plus en plus courante Elle est cependant rare en ce qui concerne l'enseigne ment universitaire destiné aux sourds.À l'Université de Mons, nous avons choisi de donner aux sourds la possi bilité d’effectuer des études supérieures parmi les en tendants.Privé de la communication orale, l'étudiant sourd compense par le canal visuel.Dans ce contexte, divers moyens pédagogiques ont été développés.En effet, depuis 1981 une équipe constituée de quatre personnes diplômées en sciences accueille et vient en aide aux étudiants déficients auditifs.Il convient maintenant d'établir le bilan de cette ai livilé Après une brève description du fonctionnement du service d'aide, nous évaluerons l'intégration.Ceci appelle des commentaires sur le plan social el sur le plan professoral.Nous envisagerons les différentes réactions des enseignants, leurs comportements aux examens el les retours bénéfiques pour les autres étudiants.O Salle F Description et efficacité de la procédure de l’AECT pour la création de systèmes d'instruc lion répondant à des standards professionnels.Jean-Marc LECLERC, Roland DUCHESNE .lean t! DESJARDINS Universitéde Montréal Montréal (Québec), Canada La procédure générale de l'AECT (Association for Educational Communications and Technology) |iermet actuellement de garantir, daas la formation par audio visuel, que 90');, el plus des étudianLs obtiendronl des scores des 90% el plus à tous les tests dans un temps déterminé L'atelier présente un document actuelle ment utilisé au service de chirurgie de l'Hôpital Sainte Justine, et explique de quelle façon il est intégré au pro gramme de formation des résidenLs La procédure de l'AECT comprend six phases, qui sont aussi expli Ruées analyse de tâche, conception, scénarisation, création d'un prototype, réalisation, évaluation en situa lion réelle Une étude a été faite sur le lemps néces saire â la production de tels documenLs.sur l'efficacité.la motivation des étudiants, et sur les conditions de réussite de l'entreprise totale Cet atelier se termine à 17 h Salle (.Apport de la technologie éducative û la reduc lion de l'écart (echnologique Nord Sud l'expè riencedu Niger Robert BRIEN.Nicolas MOF.NS, Mamane HASSAN F Université Laval Ste-Foy (Québec ), Canada FAO, Niger Ministère du Plan, Niger En partant du postulat que la compétence des indi valus d une société est un des facteurs clés du dévelop peinent de cette société, nous voulons montrer com nient une formation et un perfectionnement adéquats des citoyens du Tiers monde [(Clivent concourir à la ré duction de l'écart technologique Nord Sud Plus parti oulièrement.nous voulons souligner le rôle fondamen tal que (H-ut jouer la technologie éducative dans la mise en place de systèmes de formation el de perfection nemenl plus efficaces Dans la première partie de l'exposé, nous comparons la façon traditionnelle d'assurer la formation dans les pays en voie de développement â la démarche que propose la technologie éducative Dans la deuxième, nous présentons brièvement le pro cossus de la conception de cours et de sessions de for mation dans une perspective moderne en l'illustrant d'une expérience réalisée par la FAO au Niger Fma lemonl, nous formulons quelques recommandations O Salle II La Faculté des lettres et l'école normale supé rieure : pour une harmonisation des rapports Mustapha J BANGOURA Université de Dakar Faculté des lettres et des sciences humaines Dakar, Sénégal Notre champ d'investigation concernera l'enseigne ment des Langues en général, el celui des Langues Ro manes en particulier l'Espagnol et le Portugais La Faculté des Lettres el l'Ecole Normale Sujiérieur ont chacune dans leurs structure respectives un départe ment de Langues Romanes Dans ce travail nous nous efforcerons d'une part de situer les deux établisse ments sur le plan juridique d'après les textes qui les re gissent en mettant en exergue les similitudes et les par ticularités avant de nous pencher sur leur fonctionne ment Ensuite dans un deuxième temps il s'agira de faire le ixiint sur leurs rapports actuels, c’est à dire leur complémentarité ou leur interdé|)endance dans le do manie de la formation Ce sera l'occasion d’en dresser un Bilan limité, donc de faire l'évaluation des rapports actuels Enfin dans un troisième lemps nous tenterons de serier les problèmes en nous fondant sur des critères propres à ces secteurs de l'enseignement pour proposer quelques directions de travail dans le sens d'une colla bond ion structurée pour assouplir le passage entre nos deux institutions.Nous insisterons sur le caractère pu rement formelle de nos propositions qui n'ont d'autre ambition que celle d'un meilleur suivi dans la formation des futurs enseignants du secondaire O Salle I L’Université et la formation des étudiants en re gard de leurs attentes et des besoins de la so eiété : le ras de la Tunisie.Mnncef (TIENOUFI Tunis, Tunisie 1) Formation et attentes des étudiants a — Situations antérieures le libre accès à l'Université et la double inscription dans les facultés uni été à l'ori gme de ce qu'on a convenu d'appeler - le nomadisme estudiantin -, qui fut générateur de troubles umvcrsitai res.de différentes sortes b — L'orientation universitaire, instituée en I97fi, esl une orientation par ordinateur, sur la base de cinq choix de filières effectuées par l'impétrant â l'Univorsilé, après son succès au baccalauréat l'orientation insti tulionalise l égalité des chances el la justice sociale el esl considérée par l'ensemble des enseignants et des étudiants comme le moindre mal 2) Besoins de la société .Lidéi?maîtresse - adéquation de la formation et de l'emploi - demeurera un slogan creux tant que ces deux conditions ne sont pas réunies — ouverture de l'Université sur l'environnement socio économique — planification des besoins de la société J) A la base de tous les blocages Université Environ nement, il y a un blocage de la communication c’est ci-que je cherche à analyser el â démontrer dans ma corn mumeation ?15 h 45 à 16 h 15 Salle A La vidéo au service de l'enseignement universitaire ¦lean DEMAL I: niversité catholique de Louvain Vice rectorat Louvain La Neuve, Belgique / 18 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 Programme Congrès de TAIPU I.'enseignement a pour but d'auler l'étudiant à mai triser des objectifs définis par un cahier des charges cohérent avec le programme d’études, renseignant or gamse un programme d’activités destinés à être mises au service de l'étudiant pour effectuer son apprentis sage.("est ici que, parmi d'autre moyens, se situe l'audio visuel.Il doit donc être imjiérativemenl soumis aux objectifs de l’enseignement.Sous quelle formes et grâce à quel langage la vidéo peut elle servir l'enseignement ?Peut-elle intervenir pour l'enseignement à distance, à quelles conditions ?Peut elle être intégrée dans un enseignement clas sique, dans quel but ?Peut elle être mise à la disposition des étudiants dans une perspective d'auto-apprentissage ?O Salle 11 L'enseignement de la danse : une forme spécialisée de communication humaine Madeleine LORD Université de Montréal Département d'éducation physique Montréal (Québec), Canada La formation de maitre est une responsabilité qu'as sument un nombre croissant d'universitaires en danse, et il leur incombe de développer le corps de connaissance sur l'efficacité de l'enseignement de la danse Le modèle de recherche de Dunkin et Biddle ( 1974) représente un important cadre théorique à considérer dans ce but Dans la perspective de l'amélioration constante de la compréhension du phénomène enseignement, Tau-leur propose de regarder l’ensemble interreiié des corn portements d'intervenant et de participants non pas comme un ensemble de variables de processus, mais comme une (orme spécialisée de communication hu marne ou de conversation.Pour articuler cette vision l'auteur définira d'abord l'acte d’enseigner comme celui d'entrer en conversa lion avec un groupe afin de faciliter l'apprentissage, puis elle fera ressortir ce en quoi l'enseignement de la danse est semblable à toute forme de communication humaine et ce en quoi il est différent Klle dégagera en fin quelques implications pour la recherche, lesquelles seront reliées à l'identification des disciplines acadé iniques auxquelles il faudrait emprunter des mélhodo-logics, aux types d’information que la recherche pour rail alors mettre â jour et aux types d'études envisageables.O Salle C Variations de la performance cognitive d'étudiants universitaires en fonction des program mes et de la sélection à l’entrée Daniel PELLETIKK, Serge LARRIVÉK Université du Québec à il ull Département des sciences humaines Hull (Québec), Canada L'évaluation d'adultes à l'aide d'épreuves piagétien-nes indique clairement que la maîtrise des opérations formelles est beaucoup moins généralisée que ce que la théorie laisse supposer Chez les étudiants universitaires, ce décalage entre la performance et la compétence théorique est habituellement attribué à la familiarité avec le contenu, en fonction des programmes universitaires et de l'orientation professionnelle.Typiquement, les étudianLs inscrits en sciences humaines réussissent moins bien aux épreuves opératoires que ceux des sciences exactes.Un échantillon de 740 étudiants uni versitaires provenant de 12 concentrations différentes a été évalue à l’aide de 4 épreuves piagétiennes : la fie xibihté des tiges, la combinaison des corps chimiques, Mr Tall el Mr Short et la balance Tel qu’anticipé, les données recueillies révèlent un écart favorisant les étudiants des sciences exactes, bien que cet écart varie d'un schème à l’autre en fonc lion des programmes.Cependant, une variation impor tante est aussi observable lorsque l'on prend en considération le ratio demandes d'admissions/candidats ac ceptés des divers départements, ce qui semble indiquer que la performance supérieure relève autant des contenus abordés que de la sélection des candidats à l’entrée Salle D La formation des étudiants et des étudiantes face à leurs attentes et aux besoins de la société : le cas de l'école normale supérieure de l'Université Cheikh Anta Diopde Dakar Atxloul SOW École normale supérieure de Dakar Dakar, Sénégal Jusqu'aux années 80, les étudiants de l'Université de Dakar, titulaires d'une licence ou d'une maîtrise pou valent s’ils le désiraient, enseigner dans les Lycées.Livrés à eux-mêmes avec comme seule arme, leurs compétences académiques, ces étudianLs devaient leur formation à leurs pratiques quotidiennes Depuis janvier 1981, les États Généraux de l’Êduca tion ont déterminé les besoins de la société en matière d'éducation un enseignant pilier central et modèle pour la société, un enseignant considéré comme un agent actif de développement et éveilleur de con science dont la mission est de former le citoyen et le producteur de la société sénégalaise Pour répondre à tous ces besoins formulés, une for mation pédagogique est obügatoire pour tout étudiant désirant enseigner dans les Lycées et Collèges.Celte formation alternée de théorie et de pratique d'une du ré*- de neuf (9) mois pour les uns et deux ans pour d'au très se déroule à l'École Normale Supérieure.Une formation à l'issue de laquelle, les compétences attendues en plus du savoir, sont le savoir faire, le savoir être, l'autonomie ou la prise en charge de soi même, l'opéra lionnablé et l'efficacité immédiates des formés Les questionnaires et enquêtes constituent un outil |Hiur mieux cerner les attentes de ces derniers compte non tenu de l’acquisition des compétences exigées, de l'obtention d'un CAKS ou du CAKM qui est une garantie pour l'emploi, et pour une promotion sociale.Leur éva luation permettra de vérifier d'une part s'il y a adéqua tion entre les ambitions pédagogiques voire le profil de sortie de TE N S, et ce que la société attend de ces for niés, d'autre part, comment la formation en tant que nécessité répond aux attentes de ces derniers Ainsi nous pourrons voir de quelle manière TE N S en particulier et l’Université de Dakar en général contribuent au processus de développement économique et social du Sénégal Salle E L'infirmière, aide précieuse à l’enseignement médical Jean DETENDRE, Hélène LA VIGNE Hôtel-Dieu de Montréal Montréal (Québec), Canada I .exposé a jiour but d'exphquer l’expérience réalisée à l'Hôtel Dieu de Montréal, de septembre 1988 à mai 1988 Placés devant une évaluation défavorable de la part des étudiants, des résidents et des organismes d'accréditation, nous avons décidé, au printemps 1988, de réorganiser les unités de médecine de l'Hôtel Dieu de Mont réal Dans une première étape, les deux unités ont été regroupées sur un même étage, nous avons recruté un personne! infirmier intéressé à travailler avec des étu (liants et avons confié la supervision des unités au ser vice de médecine interne.Vingt lits devaient continuer à desservir l’urgence, douze lits étaient réservés exclu sivement à des malades électifs provenant des diverses sous spécialités.Une évaluation interne, suite à un an de fonctionnement, nous a permis de constater que malgré tous les efforts déployés, l'évaluation faite par les étudiants et les résidents de ces unités restait sous la moyenne Avec l'accord des patrons supervisant l'unité’ nous avons décidé d'instaurer un poste d’infirmière enseï gnante ayant comme fonction de participer aux visites des malades afin d'observer la façon d'enseigner de chacun des professeurs et de s'assurer que chaque étu (liant atteignait les objectifs que nous avions fixés.Celte infirmière devait à chaque mois faire rapport au directeur de l'unité sur le fonctionnement des unités.Elle avait enfin pour fonction de détecter les problèmes psycho sociaux touchant les malades et leur famille et de faire le point entre le nursing et l'étudiant.Grâce à cette façon de procéder, l'évaluation de ces unités a atteint un degré de satisfaction de 95 % en plus d'avoir grandement motivé le reste de l’équipe médicale et paramédicale Salle F Description et efficacité de la procédure de TA EUT pour la création de systèmes d’instruction répondant à des standards professionnels (suite).Salle (i Réforme des études pharmaceutiques et efficacité de l'enseignement : une opportunité de rénovation pédagogique en pharmacotechnie C THOMAS, A M MOTTOT, Y POURCELOT ROU-B EAU Faculté de pharmacie Dijon, France Face aux mutations de tous ordres technologique, social, économique, culturel, la mission d’enseigner en 1988 est de plus en plus difficile.1,'umversitaire, enseignant chercheur, ne doit pas se satisfaire de transmettre un « savoir » mais il doit également former l'étudiant à un « savoir-faire » et un « savoir-être.Au sein des sciences de la vie et de la santé et dans le cadre des perspectives européennes, les études phar maceutiques ont un enjeu original, c’est la seule formation spécialisée à objectif médicament De notre point de vue, l'efficacité et la qualité de l'enseignement dans ce domaine reposent sur 4 points clefs : — les critères retenus pour la sélection et l’évaluation des enseignants-chercheurs; — la formation pédagogique initiale et continue de ces enseignants; — L'organisation idotne des activités pédagogiques au sein de l'établissement, cohérence et complémentarité des prérequis et des programmes (conseils pédagogi ques régionaux et nationaux) ; — le choix judicieux et la complémentarité des méthodes pédagogiques retenues par l’enseignant dans sa discipline pour atteindre les objectifs fixés.( "est sur ce dernier point que deux exemples de dé marche pédagogique sont proposés, l’un dans le cadre de la formation commune de base, l'autre dans Taxe de la filière industrie, avec pour objectif Tautonsation de mise sur le marché du médicament dans le cadre européen Salle II La formation du médecin généraliste : l'histoire d’une réussite via la créativité éducative et l’action politique Bernard MII.LETTK, Joëlle LESCOP Université de Montréal Faculté de médecine Montréal (Québec), Canada Au Québec, à compter du 1er juillet 1988, tout futur médecin généraliste devra, suite à son diplôme.M l) ».compléter un programme spécifique de formation en médecine familiale de deux ans Trois périodes ont ca ractérisé le développement du secteur académique de médecine générale à Montréal (1) L'époque des pion mers la formation médicale traditionnelle gravitait autour du milieu hospitalo-universitaire.Or le vécu quo t alien des gens et des généralistes était différent de celui des intervenants hospitaliers.Il fallait donc repen-scr la formation, (2) La consolidation pédagogique et politique nos priorités l'excellence du processus éducatif, une structure assurant la cohésion tout en stimu lant la créativité, le développement de la recherche et la concertation entre les intervenants En effet, diffuser une nouvelle philosophie d'enseignement est exaltant Toutefois, il a fallu éviter l'isolement et établir une stratégie d'information et de «persuasion» des différents intervenants universitaires, hospitaliers et gouvernementaux (3) La reconnaissance officielle et l’expan sion le nouveau règlement imposant l’accueil d'une clientèle accrue, le recrutement d'enseignants et le choix de nouveaux milieux d'apprentissage.L'exposé et les discussions détailleront les besoins, objectifs, méthodes et milieux d'apprentissage, les stra légies organisationnelles et politiques et la situation actuelle une formation pour l'omnipraticien via une approche andragogique et multidisciplinaire, t es exposés se terminent à 17 h.Salle I Programme d'Undergraduate de langue étrangère : réflexions d'un professeur Manuel BÉJAR Virginia Commonwealth University Department of Foreign Languages Richmond, (Virginia), États-Unis Cet exposé résume mes idées sur ce sujet, celles-ci résultant tout autant de mon expérience personnelle (en tant que professeur dans une université améri came) que des événements qui se sont déroulés dans ce pays alors que les professeurs exerçaient ces vingt dernières années.Cette réflexion a été conçue à l'origine pour un rapport d'un comité d'une université sur la phi losophie de l'enseignement d'une langue.Son but était et est toujours de contribuer à une définition générale des problèmes ¦ affligeant l'éducation américaine et de proposer des solutions et non pas de rechercher un bouc émissaire ¦.Avec cette idée en tête, j'ai essayé tout au long de ma réflexion d’éviter un certain «ethnocen trisme » du professionnel « qui comprend tout de son travail excepté sa place dans l'univers» Cette réfie xion comprend trois parties principales : une partie descriptive, une partie analytique, une partie prescriptive Étant donné le peu de place dont je dispose, la partie prescriptive exposera le plan des idées principales sous forme de graphiques.Les trois parties sont éga lement concernées par les deux niveaux et aspects du programme d'Undergraduate de langue Les classes du niveau supérieur (3 & 4ème année) s'opposant aux classes élémentaires, et la spécialisation en langue s'opposant à ce qui est le plus important pour la survie du programme lui même, c’est à dire la valeur .service » ou en d'autres mots les cours obligatoires de lan gue pour obtenir son diplôme Plan a) description des divergences entre les buts théoriques établis par le pro gramme et les résultats réellement obtenus en classe b) Analyse des facteurs qui, probablement, contribuent à cette contradiction (événements intervenus dans la société, l'administration du collège, les professeurs, les élèves et le programme lui même) c) Proposition des remèdes applicables (attitudes qui auraient besoin d'être corrigées et une nouvelle approche du curriculum) IB h 15 à IB h 45 Salle A Applications pédagogiques de nouvelles technologies dans l’enseignement supérieur à l’Université Laval Philippe MARTON Université Laval Faculté des sciences de l'éducation Ste-Foy (Québec), Canada Trois applications pédagogiques de nouvelles technologies dans l'enseignement supérieur au 1er cycle à l'Université Laval exploitant le vidéodisque seront présentées Situation des cours, niveau, contenu et objectifs Conception et développement des applications.Modalités d'exploitation et d’utilisation.Évaluation de l’impact sur les étudiants.Conclusion Salle B L'efficacité de l'enseignement tel que perçu par des éducateurs physiques en formation au début et à la fin d'un cours de pédagogie (' SPALLANZANI, M.TOUSICNANT Université Laval Département d'éducation physique Ste-Foy (Québec), Canada Cette étude vise â décrire les changements dans la laçon dont des étudianLs inscrits â un programme de 1er cycle en éducation physique perçoivent l’efficacité de l'enseignement avant ei après un cours d'initiation à la pédagogie.Un des buts de ce cours est d’acquérir des connaissances et des habiletés permettant d'identifier des comportements d'apprenanLs et d'enseignants qui semblent plus susceptibles de favoriser l'atteinte des objectifs visés.Cette stratégie de formation rejiose sur le postulat que plus les enseignants possèdent la capa cité de faire de Tauto-évaluation et de Tauto-prescrip-tion, plus ils ont de chances d'offrir des conditions d'aj> prentissage efficaces.Cette stratégie s'inspire des modèles de supervision de l'enseignement qui valorisent un acte pédagogique autonome (Schon, 1983, Russell, 1984) La technique d'analyse subjective (Anderson, 1980, Rrunelle, 1987) fut utiltsée pour décrire les modi fications de la capacité d'analyse de l'enseignement.Un groupe de 60 étudiants a visionné 3 séquences typiques d'enseignement d’activités physiques avant et après une série de 6 cours portant sur le développement de leur habileté à observer Its ont fait la liste d’événements, d’altitudes ou de comportements de l'intervenant ou des apprenants qu'ils jugeaient efficaces et inefficaces.L’analyse inductive du contenu de ces descriptions a permis de déterminer des catégories de réponses La comparaison des résultats a révélé qu’au prétest, ils décrivaient surtout les qualités des enseignants et étaient peu sensibles aux comportements des apprenants, sauf leurs manifestations d'indiscipline.Au post-test, ils ont observé une plus grande variété de comportements d'enseignants et d'apprenanLs.Ils ont également porté des jugements plus nuancés sur les caractéristiques des activités d'apprentissage et des modes d'organisation.Salle D Les sciences du langage dans la formation des étudiants aux métiers de la communication Maryvonne MASSELOT GIRARD Université de France-Comté Besançon, France Mots-clés — .Stratégies d'enseignement, — Sciences du langage, — Formation / apprentissage, — Communication.La formation aux métiers de la communication suppose l'ouverture des cursus littéraires aux pratiques liées aux techniques audio-visuelles et aux conduites de communication; cette ouverture, à son tour, implique une modification du secteur scientifique de référence Ainsi, les sciences du langage assument : — une problématique non logocentrique, qui englobe l'étude des messages pluricodiques, — un rapport dialogique avec les autres sciences hu maines et sociales, mutations qui impliquent des stratégies d'enseigne ment où les concepts de la sémiolinguistique passent du stalul d’objectifs d'apprentissage à celui d'outils d’ex pertise du savoir en particulier des savoirs culturels.Dans ces conditions, le défi pédagogique est double selon qu'il se lit en articulation avec le pôle STRATÉGI ES D'ENSEIG N KM ENT — construction de situations-problèmes — accès aux outils conceptuels.STRATÉGIES D’APPRENTISSAGE — construction de savoirs conceptuels — problématisation théorique des compétences professionnelles visées.Seront développées, dans les stratégies d'enseignement, les relations entre : — identification des concepts et situation-problème, — savoir faire visé et repérage des outils théoriques de base, — traitement didactique de la Science et évaluation O Salle E L’enseignement supérieur technologique face à la crise de l'économie et à celle des mentalités Hugues 1IOTIER Institut des sciences de l'information et de la communication de Bordeaux Villenaved'Ornon, France L'enseignement supérieur, surtout quand il est à fondement technologique ou à orientation professionnelle immédiate, se doit d'ouvrir les étudianLs au monde dans lequel ils s’inscriront à peine le diplôme obtenu Pour cela, il faut faire de l'entreprise un partenaire actif Mais celle-ci attend une réciprocité.Les entreprises n’acceptent de rendre des services, mal payés, à l'uni versite que si celle-ci répond à leur demande.D'autre part, les formations technologiques impliquent un travail des étudiants en situation réelle, donc une produc lion, limitée certes, mais perçue néanmoins comme une concurrence déloyale.Il arrive même que les mi mstères des universités encouragent ainsi des prati ques que les tribunaux condamnent et dont les professeurs sont personnellement tenus pour responsables A partir des expériences de l'Université de Techno logic de Compïègne et de l’Université de Bordeaux 3 où l'auteur dirige le département de communication, on s'efforcera de répondre aux questions suivantes : Comment concilier crise économique et pédagogie active ?Comment persuader les enseignants des maüères théoriques de renoncer à leur confort intellectuel pour se Le Devoir, samedi 7 mai 1988 ¦ 19 Programme Congrès de l’AIPU I rot ut au monde de la production et des affaires V Comment répondre aux attentes des étudiants quand on dispose de moyens dérisoires pour en faire des tech mciens de haut niveau ?O Salle F Description et efficacité de la procédure de l’AECT pour la création de systèmes d'instrue (ion répondant à des standards professionnels (suite).0 Salle G Évaluation en chimie de 1,100 étudiants Tuni siens à l’entrée de l’université M S MKDIMAGII, M L BOUGUERRA f aculté des sciences Tunis, Tunisie I.enseignement de la chimie vise à l'acquisition des bases essentielles de cette discipline, il se propose aussi de donner une formation expérimentale et de permet Ire l'appréhension du monde physique et de la matière l’our qu'un enseignement dans un pays en voie de dé-veloppement puisse atteindre ces buts il faut que l'enseignant tienne compte d’autres facteurs tels que le caractère trop théorique ( 1 ) de l'enseignement traditionnel, le fait que la langue d'enseignement n'est pas la langue maternelle et qu'enfin en chimie l'utilisation impor tante de représentation symbolique a nové, selon la ter minologie de A ll Johnstone (2), le signal dans le bruit de fond l.e repérage des lacunes d'une population d'étu diants au moyen d'un questionnaire permet à l’enseignant d’organiser avec le maximum d'efficacité un en seignemenl de recyclage ou de mise à jour, et de poser les bases objectives pour une réforme fondée et argu menlée le cas échéant des programmes d’enseigne ment (curriculum).Dans cette communication nous nous proposons de faire étal de notre expérience après le dépouillement d'un questionnaire sur l’oxydo réduction, qui a intéressé une cohorte de 1,100 étudiants tunisiens à l’entrée de l'enseignement supérieur il) M L Bouguerra, Actualité chimique — Septembre 1979p 49 (2) A ll.Johnstone, Journal of Chemical Education, vol 61, N°10Oct.1984 p 847 O Salle 11 La formation du médecin généraliste : l’histoire d'une réussite via la créativité éducative et l’action politique (suite).?PETITES TABLES RONDES : 14 h à IR h Table 1 La méthode des cas : moyen par excellence pour développer des capacités professionnelles Carolyn CRONK (avec présence de Benoit TÊ-TRKAULT) Université de Montréal, École d'orthophonie et d'audiologie Montréal (Québec), Canada Depuis sent ans une forme de la méthode des cas sert d’outil pédagogique principal dans un séminaire de maîtrise à l'École d’orthophonie et d’audiologie de l'Université de Montréal.Les résultats en sont extrême ment satisfaisants : les objectifs pédagogiques, y corn pris le développement du jugement professionnel et l'inlégration des connaissances théoriques et pratiques sont atteints avec beaucoup d'efficacité.De nombreux commentaires de la part des étudiants soulignent à quel point ils trouvent enrichissante cette manière d’ap-prendre La présence à cette table d’un jeune diplômé de l'École avec l'une des professeurs ayant participé à l’implantation de la méthode permettra aux intéressés de se renseigner sur l'expérience vue autant de la pers pective d'un étudiant que de la perspective d’un professeur.O Table 2 La relation éducative dans une pédagogie d'auto-formation : nouveaux horizons lluguetle BÉGIN Université de Montréal Département de psychologie Montréal (Québec), Canada Le contexte actuel de l'enseignement supérieur, cen tré sur la qualité et l'excellence, risque d'amener les professeurs à intensifier leur rôle de • transmetteur • de connaissances au détriment d’une relation înlerper sonnelle basée sur la réciprocité des échanges et sur une implication accrue au niveau de l'encadrement pédagogique.L'objectif de cette communication est double : d’une part, définir la relation éducative et ses composantes; d’autre part, à partir des échanges avec les partiel pants, identifier les défis, exigences, contraintes, ressources et valorisations suscités par un nouveau type de relations éducatives.O Table 3 Le syllabus, transcription intégrale du cours magistral : pour ou contre ?Claudine TAH1RIZAGRET Université d’Abidjan Abidjan, Côte d'ivoire Une enquête a été menée auprès des étudiants et des enseignants de la Faculté des sciences et techniques de l'Université nationale de Côte d’ivoire, en I9K6.afin de répondre aux questions suivantes — Les enseignants et les étudiants souhaitent ils la pu blication m extenso des contenus des cours magistraux ?— Quels avantages et quels inconvénients en tireraient-ils ?— Si un lei syllabus « idéal.existait, les étudiants vien draienl ils encore assister aux cours '’ Quel serait le nouveau rôle du professeur à l'université ?L'enquête a révélé que les avis étaient très partagés, que les étudiants étaient plus disposés à remettre en cause le rôle du professeur et à redéfinir ses fonctions pédagogiques mais que dans le système éducatif actuel, les innovations sont difficiles à introduire O Table 4 La formation des chercheurs en milieu universitaire : la perspective du laboratoire de psycho logic sociale de l’Université du Québec à Montréal Robert J VALLF.RAND Université du Québec à Montréal Département de psychologie Montréal (Québecy Canada Au cours des dernières années, la recherche en milieu universitaire semble avoir connu un certain essor Plusieurs universités ont consenti des efforts considé râbles afin de favoriser la recherche des professeurs.Par contre, très peu de commentaires ont été offerts en ce qui concerne la formation en recherche des élu dianls (les chercheurs en formation) Le but de cette table ronde consiste à combler cette lacune en discutant de celle question fort importante.Dans un premier temps, la position préconisée au Laboratoire de psychologie sociale de l’Université du Québec à Montréal sera présentée.Cette position préconise une vision intégra tive de la formation des chercheurs dans laquelle les éléments suivanls jouent un rôle important la sélection du chercheur en formation, le profil des cours, la composante recherche (incluant la thèse, les stages in ternes et externes, ainsi que les études indépendantes), les communications et publications scientifiques et en fin, l'orientation de carrière du chercheur en formation Suite à cet exposé, dans un deuxième temps, une discussion sera amorcée avec les membres intéressés de l'au ditoire.Celte discussion permettra de comparer les dit férentes approches préconisées concernant la forma tion des chercheurs en formation en milieu universe taire et pourrait éventuellement mener à certaines recommandations pratiques.O Table 5 Éducation du patient : programme de formation pour le médecin de famille Raymond LALANDE, Johanne GOUDREAU Laval (Québec), Canada Le médecin est traditionnellement formé pour diagnostiquer et traiter la maladie.La relation avec le pa lient en est généralemenl une d'autorité.La résolution des problèmes de santé actuels passe, de plus en plus, par la modification des habitudes de vie individuelles et collectives.Dans ce contexte, un nouveau rôle se définit pour le médecin, celui d'éducateur sanitaire Nous proposons un modèle de formation pour le médecin se traduisant par une modification de la relation médecin-patient, par l’application de principes péda gogiques fondamentaux et par l'introduction, dans le profil de pratique clinique, d'activités à caractère édu cative pour le patient.O Table 7 Comment respecter les ordres de réalités de l’enseignement universitaire en sciences de l’éducation ?Richard ROBILI.ARD Bellefeuille (Québec), Canada Dans l'enseignement universitaire, le professeur en sciences de l'éducation est confronté à ces quatre ordres de réalités : — prendre en considération le vécu des étudiants ainsi que de leurs attentes et de leurs besoins; — offrir une formation qui puisse aider l'étudiant à s'intégrer le mieux possible à son futur milieu d'enseignement , — être le plus cohérent possible avec les orientations du programme universitaire dans lequel s'est inscrit l'étudiant; — demeurer fidèle à sa structure d’éducation, à sa conception de la personne et de l'apprentissage, à ses croyances, à ses valeurs Le défi est de taille lorsque le professeur d'enseignement universitaire, en sciences de l'éducation, s’oriente à respecter les différents ordres de réalité en question.Ce dèli soulève une série de questions D'abord on peut s'interroger sur le degré de compatibilité de ces ordres de réalités Ensuite, on peut chercher à clarifier ce que signifie respecter chacun de ces ordres de réalités Quel effet peut avoir le respect d'un de ces ordres de réalités sur les autres ’ De quelle façon le respect d'un des ordres de résiliés influence la formation et la crois sance de l'étudiant universitaire ?Enfin, quel modèle de pédagogie cl d év aluation faut il prévilégier |x>ur re lev er ce défi Et si les quatre ordres de réalités ne sont pas nécessairement compatibles, si l'interaction entre eux est caractérisée, partiellement du moins, pur des tensions et des contradictions, la question se pose alors sur la manière dont un modèle de pédagogie et d'éva luation peut contribuer à la gestion de ces tensions et de ces contradictions, el par conséquent, à la croissance optimale de chacune de ces réalités en cause Ce sont ces problématiques que l'auteur de celte communica tion abordera avec les congressistes.O Table 8 Réforme structurelle et pédagogique à la Fa culté des lettres de l'Universite de Niamey : évolution, problèmes, perspectives.Adamou KDMBll Université de Niamey Faculté des lettres Niamey, Niger La Faculté des lettres de l’Université de Niamey (Niger), dont l'une des principales missions est d'as surer la formation générale des professeurs (mur les enseignements secondaire et supérieur, et des cadres destinés à servir dans l'action culturelle, l'information, la traduction, l'alphabétisation et l'aménagement du territoire, a procédé ces dernières années à la mise en place d'une commission de réforme structurelle de ses principaux départements dans l'intention avouée de fa voriser l'efficacité pédagogique de son corps enseï gnant Celle commission a mis en exergue les voies et moyens devant être pris en considération si l'on veut assurer à nos éludianls une formation qui réponde à leurs attentes et en même temps aux besoins de la société nigérienne II va sans dire que la mise en applica tion des conclusions auxquelles est parvenue la commission pose quelques problèmes, entre autres d'enca drement, d'environnement matériel, d'exploration pé dagogique et d'ordre psychologique (notamment au niveau des relations prof-étudiants) Mais d'ores et déjà, nous commençons à percevoir les effets bénéfiques de notre démarche qui, pensons-nous, contribuera sans doute à atténuer nos problèmes pédagogiques actuels O Table 9 Des exemples d’inefficacité pédagogique et leurs leçons Christian TRUCHASSON Institut national polytechnique de Toulouse Toulouse.France L'enfer est pavé de bonnes intentions.Des objectifs trop ambitieux, un oubli du contexte et des facteurs hu mains, un manque de diplomatie m'ont conduit à des si Illations pédagogiquement inefficaces qui m'onl surpris el parfois accablé.Des projections de films remarquables onl ainsi été mal reçues.La liberté face à d'autres tentations, con duit à l'absentéisme.Le polycopié très bien fait aussi Des polycopiés « à Irous » ont égaré des auditeurs assez assidus parce qu'ils ne remplissaient pas au bon endroit.Une interactivité et des questions précises nomi «aies ont été ressenties comme une oppression.Une ri gueur a été perçue par certains comme une concur rent e déloyale La suppression de certaines démonstrations mathématiques pour insister sur le seas physique, a trusté des étudiants Des raisonnements et calculs mathématiques ont ennuyé certains et lâché d’autres Des interrogations personnelles fréquentes onl paru scolaires.Les notes de • participation • ne sont pas ap préciées.L'affiche de la solution à la sortie d'une inter rogation a été critiqué.Des QCM d’auto contrôlé ont vu leurs réponses retenues par des recettes mnémotechniques.Le système informatique EAO d'identification de réponse est traité comme un jeu à piéger II est vrai que l'étudiant français imagine beaucoup dans sa « chasse à la note •.De telles situations pédagogiquement inefficaces ont-elles été rencontrées par des collègues ?I .’analyse des causes et des effels de ces échecs fluc tuants et heureusement localisés devrait me et nous permettre d’éviter ces écueils et une navigation plus performante O Table 10 La formation des superviseurs de stages Néréc BUJOLD Université Laval (RP, FS A A Ste-Foy (Québec),Canada Les stages en milieu de travail ont depuis fort long temps constitué une partie importante des program mes de formation des professionnels et peut être de fa çon privilégiée de ceux du monde de la santé Les direc lions de programmes songent à ajouter des stages pra tiques à la liste des cours dans la plupart des program mes professionnels ne comprenant pas encore cette forme d’activité.On se rend bien compte, toutefois, que les stages pratiques ne sont pas d'égale qualité d’un mi lieu à l’autre ou encore d’un superviseur à l’autre Dans ce contexte, depuis quelques années, de nombreux mi lieux de formation se préoccupent d'offrir des activités de formation à l'intention des superviseurs de ces sta ges I auteur a nus au point un séminaire de quatre jours intitulé .La formation à la supervision» Ce sémi nuire a déjà été offert à plus de vingt reprises à des physiothérapeutes, à des ergothérapeutes, à des diélé listes el à des infirmières Des approches ont élé faites pour l'offrir en pharmacie, en (iedagogie et en méde vine Ce séminaire, offert à des groupes d'environ 20 à JO participants à la fois, a été révisé el ajusté constam ment La table ronde sera consacrée à une présentation du plan de ce séminaire, à un examen des documents qui y sonl utilisés, ainsi qu'à des échanges sur les nié thodes pédagogiques qui y sonl appliquées I es participants possédant quelqu expérience dans le domaine de la formation des superviseurs de stages, seront invités à décrire leur expérience et à échanger sur le sujet Les participants ne possédant aucune ex pénence en cette matière mais intéressés à s'informer sur ce qui s'y passe, sont aussi invités à la table ronde O Table II L'enseignement de la statistique appliquée ; l’é chantillon obtenu ne dit pas toute la vérité ni rien que la vérité Robert LATOUR, Roch OUEI.I.ET, Daniel MON G EON École des Hautes Études commerciales Montréal (Québec).Canada Comme l'ont illustré de nombreuses expériences en psychologie, il est très difficile d'intégrer correctement les aspects aléatoires d'une situation même relative ment simple el d’arbitrer efficacement les risques as sociés à cette incertitude et les coûts exigés pour s’en prémunir Ce problème se retrouve en particulier dans l'interprétation des résultals d'un sondage Le fail que l'on dispose d'un échantillon et d'un seul occulte le fait que l'échantillon obtenu n'était, avant le tirage, que l'un des innombrables échantillons possibles Nous cherchons à surmonter cette difficulté en four mssant à chaque étudiant un échantillon différent el en confrontant en classe les résultats différents - parfois contradictoires — qui en découlent Celle approche (ici met d'amorcer la discussion sur les limitations de Fin formation fournie par un échantillon aléatoire.D'ail leurs, nous essayons d'axer notre enseignement le plus possible sur l'interprétalion critique de cette informa tion.À cette fin, nous utilisons des logiciels ou des pro grammes ad hoc qui calculent • tous les résultals.el demandons à l'étudiant d'utiliser les réponses niimén ques pour répondre à des questions pratiques O Table 12 La formation scientifique au niveau gradué dans un contexte de réponse aux attentes individuel les et institutionnelles V BOUCHARD, Nicole MAILLOUX Université du Québec à Rimouski Kimouski (Québec),Canada Université du Québec en Abitibi Témiscamingue Rouyn (Québec), Canada La pédagogie qui se pratique dans un contexte uni versitaire est régulièrement tiraillée entre les impéra Ills individuels qui l'orientent vers la réponse à des lie soins de formation ou de perfectionnement qui sonl par nature variés el par moments imprévisibles, el ceux des besoins sociaux qui se transforment habituellement sous la forme de programmes el de cours pré établis dont la pertinence échappe bien souvent aux usagers immédiats Ce problème se présente de manière plus aigue encore au niveau gradué puisque les enjeux so riaux, compte tenu du niveau terminal de formation et de la dimension scientifique impliquée, paraissent plus important pour la structure décisionnelle et il faut l’a vouer, les (lédagogues qui travaillent à ce niveau C'est dans ce contexte parfois tumultueux que I'll niversilé du Québec à Kimouski, en collaboration avec les constituantes de Hull el d'Abitibi Témiscamingue, travaille depuis quelque 12 années déjà Cette expé rience, toujours actuelle, laisse plusieurs leçons pour les penseurs de programmes mais surtout pour les pé dagogues qui doivent composer avec une réalité dont les paramètres échappent plus souvent qu'autrement aux compétences qui sont à leur disposition.Entre au 1res, les objectifs à poursuivre, les contenus à présenter el l'évaluation des apprentissages sont durement sou mis à la dualité des attentes sur lesquelles il convient maintenant de réfléchir O Table U La formation universitaire; vers la polyva lence ?Élaine MAYRAND Fédération des associations étudiantes du Campus de l'Université de Montréal Montréal (Québec), Canada La formation universitaire constitue pour la ma jeure partie de la clientèle étudiante le chemin vers la profession qu'ils onl choisie, la voie d’entrée dans le marché du travail.Sans remettre en question la mis sion de l'université en ce qui concerne la recherche el l'avancement de la science, les objectifs de la forma lion universitaire doivent tenir compte de l'intérêt corn mun des éludianls el du marché du travail pour une for mation ¦ polyvalente » Au delà d'une formation spécia Usée dans son domaine d’étude, l'étudiant doit pouvoir acquérir l'esprit d'analyse, de synthèse, l'ouverture aux disciplines connexes à son champ d'étude et plus en / 20 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 Programme Congrès de l’AIPU core, développer sa capacité de prendre des initiatives Il lui faut avant tout apprendre a apprendre, car le mi lieu du travail est en constante évolution et la forma lion ne doit pas être perdue comme définitive mais plu tôt évolutive Kt les programmes universitaires et l'encadrement l>édagogique doivent s'adapter à ces besoins, tout le système actuel s'oriente vers la spécialisation des élu diants au 1er cycle universitaire alors que c'est à la mission des 2e et .1 cycles.Pour éviter le .dirigisme • qui oriente très tôt l'étudiant vers un domaine restreint en lui dictant des choix de cours préalables et des pro grammes trop denses, les programmes auront intérêt à être plus ouverts, plus polyvalents Mais l'ouverture, à quel prix ?O Table 14 Auto-apprentissage en ergothérapie : objectifs et méthode Nicole EBACIIER Université Laval Ste-Foy (Québec), Canada Avec le réaménagement du programme d’ergothérapie à l'Université Laval en 1985, nous avons introduit dans les activités de formation pratique à l'intérieur des cours une formule favorisant l'auto apprentissage.Dépassant le simple laboratoire, cette stratégie pé dagogique utilisant à la fois les données sur les buLs de la formation et la définition des tâches professionnelles nous a permis de classer les objectifs de formation suivant les comportements qui leur sont rattachés.Nous avons easuite établi une séquence d'apprentissage et déterminée, en structurant les cours, les méthodes d’enseignement appropriées et les moyeas d'évaluation retenus.Noas nous sommes adjoint les services d’une per sonne compétente en mesure et évaluation pour l'élaboration de guides à l'étudiant Ces cahiers explicatifs renferment les étapes à suivre pour maîtriser certaines méthodes d évaluation, incluant le matériel à rassorti hier, les consignes à donner, les grilles de cotation et des références pour l'interprétation des résultats Cer tains de nos guides à l'étudiant sont accompagnés de cahier d'exercices où sont passées en revue toutes les situations relatives à une évaluation.Un document ren fermant les réponses attendues est mis à la dispombi lité des étudianLs après l'exercice.C'est une très jeune expérience qui date de cette an née seulement mais nous croyons que la pratique indr viduelle intra muros à l'université nous permettra de former des stagiaires en ergothérapie qui auront déjà un pas de fait dans la foulée du savoir faire O Table 15 La vidéo interactive, outil de formation universitaire des années 90 Didier CALVKT Montréal (Québec), Canada Nouveau médium de communication, la vidéo interactive combine les avantages de deux mémoires élec Ironiques — la vidéo puissance d'évocation de l’image et du son; — l'ordinateur ; capacité de dialogue et d'implication de soi Cette nouvelle technologie tou che directement plusieurs secteurs professionnels la communication, la formation, la promotion des ventes, l'archivage.Elle s'applique à tous les niveaux : grand public, spéciahtés professionnelles (médecine, phar macie, défense nationale, publicité, tourisme, muséo logic), recherche scientifique.Le LD/VS-1 micro-ordi nateur vidéographique, est une des principales compo santés de la vidéo interactive PIONEER, grâce à son système auteur de création d’application vidéo interactive dont nous achevons la création PIXFRAME-/PIXRUN.Il inclut un interprèteur de réponses au cia vier qui permet d'effectuer tous les tests logiques de comparaison par rapport à une chaine de caractères et permet d'orienter ('utilisateur vers les différentes fonctions de l'application vidéo interactive.U est possible de produire des fichiers statistiques d'exécution.Il gère des périphériques de saisie de données (clavier, souris, moniteur à écran tactile), il permet de définir simplement et rapidement des zones tactiles, il édite des tex tes avec 4 fonts de caractères et une palette de 512 couleurs, il intègre des images digitalisées et exploite les capacités de superposition de texte sur vidéo offertes par le système LD/VS-1.?CONFÉRENCE : 17 h à 18 h Amphithéâtre F 2245 Michel GERVAIS Recteur de '.’Université Laval, Québec • La valorisation institutionnelle de la fonction enseignement • ?MERCREDI 25 mai, 9 h à 12 h ATELIERS, TABLES RONDES, EXPOSÉS 9 h llflà II h 30 Salle A Déconcentrer les ressources humaines pour décentraliser la pédagogie : l'expérience de l’Université Laval et de son Service des ressources pédagogiques Participants Jean-Claude MÉTHOT, vice-recteur aux études Mario KKRLAND, directeur du Service des ressources pédagogiques Victoria l.AVOIE, directeur du Centre local de ressources pédagogiques de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation Mario LEMIEUX, consultant en pédagogie Animateur : René AUC1.AIR, professeur à l'École de service social et directeur du Centre local de ressour ces pédagogiques de la Faculté des sciences sociales L'Université Laval, qui a fait oeuvre de pionnière en pédagogie universitaire, innovait encore en 1984 en créant un Service des ressources pédagogiques (SRP), issu de la fusion du Service de l'audiovisuel et du Ser vice de pédagogie universitaire Ce qui caractérise le SRI’, c'est qu'il utilise, comme principal moyen d'ac lion, le « prêt de service» aux facultés et écoles qui prennent en charge .leur » pédagogie en se dotant d'un Centre local de ressources pédagogiques (CLRP).Celle déconcentration des ressources humaines dans une perspective de décentralisation de la pédagogie constitue, pour l'umversité, un moyen privilégié de va loriser la fonction enseignement.Or, qu’en est-il après I) ans de cette orientation nou velle ?C'est précisément le bilan de cette expérience que les membres de ce panel s’efforceront d'établir Tous les aspects majeurs seront traités : depuis — l'énoncé des principes qui ont servi de base à la nou velle orientation ( M René Audair, professeur à l’École de service social, membre du Comité-conseil des 2 services fusionnés, animateur du panel).jusqu'à — l'examen des perspectives de développement péda gogique visant l'amélioration de la formation des élu diants (M Jean-Claude Méthot, viee-recteur aux élu des) en passant par — la mise en place de structures organisationnelles ef fieaces (M Mario Ferland, directeur du Service des ressources pédagogiques) — l'animation pédagogique à l'intérieur d'une faculté et les avantages d'un CLRP (M Viclorin Lavoie, direc teur du CLRP à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l'alimentation) — les problèmes professionnels et humains vécus par les membres du SRP affectés en CLRP par prêt de service (M Mario Lemieux, consultant en pédagogie, CL RP de la Faculté des sciences de l’administration).?9 h 30 à 11 h Salle B Conseil interuniversitaire des professeurs en technologie éducationnelle (fuel serait le profil d’un programme idéal de formation universitaire en technologie de l'éducation ?Jesus VASQUEZ (PH D.) Edinov André MORIN < PH D.) Université de Montréal Philippe MARTON (PH D.) Université Laval David MITCHELL (PH.D.) Université Concordia Les programmes de formation en technologie de l’éducation existent depuis plusieurs années dans les uni versités québécoises.Ces programmes sont-ils toujours adéquats ?Nos programmes de formation reconnais sent ils suffisamment l'apport de la psychologie cognitive ?Quelle place faisons-nous dans nos programmes de formation aux sciences sociales ?Est-ce que la for mation en technologie de l'éducation répond aux besoins du marché du travail ?Faut-il modifier les programmes de formation en technologie de l’éducation ?10 h à 12 h Salle C Les modèles pédagogiques dans l'enseignement à distance Participants — Louis Marie TREMBLAY, Université de Montréal — André LAFRANCE, Université de Montréal — Gabriel LAROCQUE, Université de Montréal Les participants interviendront tour à tour à partir d'expériences concrètes et discuteront ensuite avec la salle L'objectif est de permettre des échanges dynami ques entre gens de divers milieux ayant exprimenté des modèles d'enseignement à distance différents Il y aura en après-midi démonstrations d'expénences concrètes d'enseignement à distance illustrant les propos de cette séance ?Il h à 12 h Salle I) Valoriser l’enseignement à l’Université de Montréal M P LOURDE, P COUILLARD, C LECOMTE, M TRAHAN Université de Montréal Montréal (Québec), Canada Dans le jirolongement d'une vaste consultation te nue auprès des professeurs de l'Université de Montréal au moyen d'un sondage et d'un colloque (en 1987), un co-mité de six professeurs, mandaté par la direction de l’u-niversité, a analysé les commentaires et les desiderata des professeurs et vient de remettre son rapport Ce rapport propose une valorisation institutionnelle de l'enseignement à l'Université de Montréal.Il définit l’objectif à atteindre et le cadre à respecter II précise ensuite les conditions de cette valorisation et propose un énoncé de politique Parmi les mesures mises de l'avant par le rapport, certaines ont trait à la carrière professorale et aux critères de promotion; d'autres touchent les aspects proprement jiédagogiques de l'enseignement.Un y aborde des questions comme : la formation et le perfectionnement pédagogiques des professeurs, l'évaluation de l'enseignement, la formation dispensée par les programmes d’études universitaires, etc.Quatre des six membres de ce comité participeront à cette table ronde : Pierre Couillard (professeur, Sciences biologiques), Conrad Lecomte (professeur, Psychologie), Michel Plourde (vice-recteur adjoint à l'enseignement), Michel Trahan (doyen, Sciences de l'éducation) ?D h à 12 h Salle I Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC) Les facteurs personnels associés à la réussite scolaire au postsecondaire : une extrapolation à partir du cas des mathématiques et des sciences Yves BLOUIN Cégep François XavierGarneau Sillcry (Québec), Canada Au postsecondaire, les résultats scolaires en mathématiques, en informatique et en sciences constituent une véritable hécatombe À un tel point qu'on s'y habi tue, comme s'il s'agissait d'un désastre naturel.Or, se Ion certaines recherches, des facteurs personnels qui n'ont rien d'irréversibles, seraient en cause pour une bonne part Et ces facteurs personnels pourraient nous aider à comprendre les échecs dans d'autres matières, même au niveau universitaire.Le développement de la pensée formelle Diane TU RG EON Cégep de l.imoilou Québec (Québec), Canada Comment rendre nos étudiants et nos étudiantes ca pables de résoudre des problèmes et de prendre des dé eisions qui nécessitent la pensée formelle ?Le programme Démarches est un programme de dévelop-pement de la pensée formelle chez les étudiants de 17-18 ans qui sont en difficultés d’ajiprentissage Dans le cadre de l'atelier on s’appliquera d'abord à présenter le programme Démarches dans ses principales articulations et à permettre aux participants de s'approprier quelques exercices pédagogiques représentatifs du programme.Les cégeps québécois Paul INCHAUSPÊ Cégep Ahuntsic Montréal (Québec), Canada Le cégep, collège d'enseignement général et professionnel, est une institution d'enseignement supérieur court que ses concepteurs considéraient comme appro priée pour résoudre les problèmes de scolarisation accrue que le Québec aurait à affronter.Cette institution présente un certain nombre de traits qui, pris ensemble, la distingue d'autres institutions occidentales de même niveau : création d'un or dre spécifique distinct du secondaire et de l'université, passage obligé entre eux, rassemblement dans le même établissement de la formation technique et préu-mversitaire, conception modulaire des programmes, organisation pédagogique et administrative selon les principes de la polyvalence, articulation des pouvoirs pédagogiques et administratifs, fonctions stratégiques autres que la scolarisation des jeunes : éducation des adultes, développement régional, etc.I.'exposé fera ressortir ces traits et essaiera de montrer, après 20 ans, les effets positifs d’un tel système, notamment sur la scolarisation de masse, l'émergence des problèmes de formation propres à ce niveau, et sa flexibilité pour répondre à des défis ou des situations nouvelles.L'exposé fera aussi ressortir quelques effets pervers engendrés par le système sur les principaux acteurs (étudiants, professeurs).Enfin, étant donné les tendances de fond des besoins d'éducation de ce niveau dans les pays occidentaux, on esquissera quelques lignes d évolution probable du système l'n programme de formation des maitres unique en son genre Marcel DEI.ISI.E Université de Sherbrooke Faculté d'éducation Sherbrooke (Québec), Canada Présentation du modèle jtédagogique de Performa en tant que modèle de perfectionnement sur mesure centré sur la lâche de l'enseignant collégial et pris en charge conjointement par les collèges et l’Umversité de sherbrooke Présentation des divers programmes en cours et de leurs caractéristiques Bilan et prospectives.?MERCREDI 25 MAI, 14 h à 18 h ATELIERS, TABLES RONDES, EXPOSÉS 14 h à 17 h Salle A Service des ressources pédagogiques (U.Laval) Présentation du Service des ressources pédagogiques de l’Université Laval : une façon nou velle d'aider à l'amélioration de la pédagogie Marcel PLOUFFE Créé en décembre 1984, le Service des ressources pé dagogiques (SRP) de l'Université Laval est issu de la fusion du Service de l’audiovisuel et du Service de pé dagogie universitaire.À titre de service auxiliaire à l’enseignement et à la recherche, le SRP relève du vice-recteur aux études et il a pour mandat de répondre aux besoins des unités d’enseignement et de recherche en matière de pédagogie universitaire et de technologie éducative.La gamme des supports qu'il apporte dans ces deux domaines est très étendue : consultation, documenta lion multimédia, production télévisuelle, prêt d'équi pements, ateliers autonomes, photographie et graphisme À l'ensemble de ces services s’ajoute l'aide au fonctionnement de Centres locaux de ressources pé dagogiques mis sur pied par certaines facultés.Or, c'est précisément là l'originalité de l'approche privüégiée par l'Université Laval en matière de pédagogie umver sitaire : en affectant, par prêt de service, certaines de ses ressources humaines dans des facultés ou écoles, le SRP permet à celles-ci d'exercer leur responsabilité première en matière de qualité et d'efficience de l’enseignement et de l'apprentissage et ce, en concordance avec les orientations et les priorités de l’Université Ce sont ces différentes facettes — centralisées et déconcentrées — de l'appui à l'enseignement et à l'apprentissage qui seront décrites lors de cette présentation; à l aide de diapositives, on pourra avoir une idée des activités exercées par le personnel du Service et des équipements dont il dispose pour s'acquitter de son mandat Les Ateliers autonomes : un service d'aide à l’auto-production de documents audiovisuels pédagogiques Claude RICHARD Dans des « ateliers studios », un jtersonnel spécialisé fournit aux professeurs et étudianLs l'assistance péda gogique et technique dont ils ont besoin jxiur produire eux mêmes des documents audiovisuels sur différend supports : acétates, diazos, dispositives, vidéos, etc.Des exemples concrets permettront de faire comprendre 1 — la atructure d'accueil mise en place pour fournir une assistance professionnelle efficace aux utilusateurs des ateliers autonomes; 2 — le fonctionnement administratif souple qui permet de donner un traitemenl personnalisé aux demandes d'assistance; 3 — les différentes étapes de l'encadrement pédago gique et technologique qui permettent de collaborer à la réalisation de 1,500 projets par année Ce genre d'aide, que le SRP, à la suite du Service de l'audiovisuel a développé depuis 10 ans, s’est avéré un excellent moyen de mettre la technologie au service de la pédagogie ; en effet, aux ateliers autonomes, on n’ap porte pas seulement une assistance technologique aux professeurs et étudiants; on s’assure que les documents audiovisuels produits ont une valeur pédagogique et qu'ils permettent de réaliser les objectifs de formation recherchés Les cours télévisés comme moyen d’enseignement à distance Participants : Denis Grenier, directeur général adjoint du 1er cycle et responsable de l'enseignement télévisé ; Michel-M Bonneau, responsable de l'Extension de l'en seignement ; Jacques Desautels, professeur à la Faculté des lettres; Daniel Guay, chef des opérations au Service des ressources pédagogiques; Marise Thivierge, consultante pédagogique en développement de materiel didactique;.Marc Champagne, consultant en pédagogie univers) taire.Animateur ; Mario Ferland, directeur du Service des ressources jiédagogiques.En 1984, la Direction de l'Université Laval acceptait d’adhérer au consortium québécois de télévision édu cative CANAL.A l'instar des autres universités, l'Université Laval cherchait à diversifier ses clientèles en misant sur les cours télévisés.Cette forme d'enseignement à distance présente beaucoup d'intérêt en raison, entre autres, des nom breuses possibilités quelle offre sur le plan pédagogi que; mais elle exige, on s'en doute, des investissements importants en énergie, en temps et en ressources de toutes sortes.Pour leur part, les différents intervenants dans l'or gamsation des cours télévisés à l’Université Laval ont cherché, chacun dans son secteur particulier, à déve-lojijier un processus efficace et rentable sur le plan pé Le Devoir, samedi 7 mai 1988 ¦ 21 Programme Congrès de PAIPU (laconique et administratif ("est précisément le fruit de leur expérience que les participants à ce panel s'ef forceront de livrer en examinant les principales étapes dans (élaboration, la production, (exploitation et le suivi des cours télévisés choix des cours, engagement des personnes-ressources, adaptation et découpage du contenu, mise en place des moyens techniques et des modes de production, publicité, encadrement pédago gique et administratif des étudiants, évaluation de (efficacité pédagogique, etc ?14 h à 17 h Salle K Bureau de pédagogie des sciences de la santé (II.Laval) L'apprentissage par problème : deux expériences Edith COTÉ, Joan G LKN N Université Laval École des sciences infirmières Faculté de médecine Ste-Koy (Québec), Canada Cette table ronde veut partager (expérience de (ap-prentisage par problème tel que vécu à la Faculté de médecine et à (École des sciences infirmières de (ll-mversité Laval.Après avoir entendu un court exposé sur les raisons qui ont amené la sélection de cette approche, les participants assisteront à une démonstration de la méthode utilisée soit, un petit groupe d'élu diants accompagnés d’un moniteur qui discute d'une si tualion clinique écrite.Par la suite, les échanges seront ouverts d'abord pour un retour sur la démonstration comme telle puis sur (ensemble des expériences vécues.Lé Centre d'évaluation des sciences de la santé de (Université Laval lluguette CARRETIKR Université Laval Faculté de médecine Ste-Foy (Québec),Canada Cet exposé a pour but la présentation du Centre d'évaluation des sciences de la santé de (Université Laval (CÊSSUL), Centre récemment créé à Québec et unique dans le monde francophone.Il sera donné tout d'abord un bref aperçu de I historique de la création du CÉSSUL, de sa structure administrative et de sa composition.Puis les différentes fonctions du CÉSSUL et leurs objectifs seront développés, soit le service, (enseignement et la recherche, ainsi que leurs champs d'application Les réalisations actuelles seront exposées et nous envisagerons les projections dans (avenir avec entre autres (ouverture du Centre à de nouveaux partenaires tant au Québec qu'à (étranger.Apprendre les sciences biologiques par la discussion en petits groupes de situations cliniques écrites Édith COTÉ Université Laval École des sciences infirmières Ste-Foy (Québec), Canada Cette affiche illustre les étapes de développement d'une série de cinq cours, visant a donner aux etudiants d'un programme de baccalauréat en sciences infirmières (opportunité d'apprendre les notions de sciences biologiques nécessaires à la pratique des soins infirmiers.On y retrouve : une description du problème et de la situation pédagogique avant et après le changement, de même que les grandes lignes de chacune des étapes du développement et de (implantation de cette approche pédagogique.Le Programme de maitrise en pédagogie universitaire des sciences de la santé Hélène LECLÈRE, Jean-Jacques FERLAND Université Laval Faculté de médecine Ste-Foy (Québec), Canada Cette affiche présente aux participants ce programme qui est le résultat d'une collaboration de la Faculté des sciences de (Éducation et du Bureau de pédagogie des sciences de la santé à (Université Laval Cette formation a pour but la préparation du professeur de niveau universitaire qui désire devenir une personne-ressource pour ses collègues-professeurs dans le domaine des sciences de la santé.L’affiche décrira les objectifs généraux du programme, le plan des études et les conditions d'admission.Le Centre d'évaluation des sciences de la santé de (Université Laval — Qui est-il ?À qui s’adresse-t-il ?lluguette CARRETIKR, Jean-Jacques FERLAND Université Laval Faculté de médecine • Ste-Foy (Québec).Canada Ce poster illustre les différents domaines d'intervention du Centre d'évaluation des sciences de la santé de (Université Laval (CÉSSUL) soit le service, (enseignement et la recherche Cette affiche présente les parte names de la communauté universitaire qui oeuvrent au sein du CÉSSUL ainsi que les organismes intra et extra universitaires qui peuvent faire appel aux ressources offertes par le CÊSSU I.?14 h à 17 h Salle C Centre local des ressources pédagogiques de la Faculté des sciences de (agriculture et de l’alimentation (U.Laval) La Faculté des sciences de (agriculture et de (alimentation de (Université Laval a créé un Centre de ressources pédagogiques (CRP) dans le cadre de la décentralisation du Service des ressources pédagogiques.La table ronde sera consacrée à la présentation de ce Centre dans son historique et dans ses modes de fonction nement.Quatre sous-thèmes seront abordés au cours de cette table ronde à raison de JO minutes chacun.Inventaire des besoins pédagogiques de la Faculté Nérée BUJOLD La première partie de la table ronde sera consacrée à un exposé el à des échanges sur les étapes de la créa lion du CRP M.Nérée Bujold.consultant en pédagogie universitaire y présentera (inventaire de besoins réa lisé, ainsi que le mandat, comprenant les objectifs, les stratégies et la structure d'encadrement.La production d’affiches («posters») pédago giques Larry LECLERC La deuxième partie de la table sera consacrée à une présentation sur les équipements disponibles au CRP ainsi que sur le service de production de documents pé dagogiques.M.Larry Leclerc, concepteur graphiste, présentera un document audio visuel illustrant entre autres comment les deux graphistes du CRP procèdent pour réaliser les « posters » qui font leur renommée La mise en place et le fonctionnement d'un laboratoire d'auto-formation Nérée BUJOLD Bernard POULIOT La troisième partie de la table ronde sera consacrée à la présentation d'une des composantes essentielles du Centre de ressources pédagogiques, soit le laboratoire d'auto-formation M Nérée Bujold, consultant en pé dagogie universitaire et M Bernard Pouliot, concepteur graphiste, commenteront un diaporama mettant en évidence les diverses facettes de ce laboratoire L’évaluation des cours par le biais de comités de support étudiant Nérée BUJOLD Victorin LAVOIE La dernière partie de la table ronde sera consacrée à la description d'une expérience tout à fait innovatrice en matière de pédagogie universitaire, soit la mise sur pieds de comités de support étudiants.Ces comités de support ont pour objectif de remplacer les procédures dévaluation de cours auprès des professeurs en diffi eulté, en favorisant un dialogue constructif entre le pro fesseur et ses étudiants el, autant que possible, en pro-voquant une concertation sur des objectifs à court terme Monsieur le professeur Victorin Lavoie, directeur du CRP ainsi que M.Nérée Bujold, consultant en pédagogie universitaire, animeront cette présentation ?14 h à 17 h Salle I) : Affiches Centre local des ressources pédagogiques de la Faculté des sciences sociales (U.Laval) L'utilisation de (audiovisuel dans (apprentissage séquentiel de (intervention en Service social Christian (’ÔTÉ, Marcelle LAFORKST, Geneviève MARTIN, Germain TROTTIER Université Laval Ecole de service social Ste-Foy (Québec), Canada Dans le cadre d'un programme de soutien à (innovation pédagogique, nous avons réalisé, en collabora lion avec le Centre local de ressources pédagogiques et le Service des ressources pédagogiques de (Université Laval, une série de cinq documents audio visuels sur le processus d'intervention psycho-sociale.Il s’agit de documents séquentiels conçus comme instruments pé dagogiques pour (apprentissage à divers niveaux de formation en Service social auprès des individus et des familles.La création d'un tutoriel dans le cours — Conditions minimales de travail Jean BERNIER Université Laval Faculté des sciences sociales Ste-Foy (Québec).Canada Dans le cadre d'un cours sur les conditions mini males de travail il s'agit de modules informatiques qui visent, dans une formule interactive, à rendre (étudiant cajiable d'identifier les normes du travail applicables en vertu des lois québécoises, dappliquer une déniai elle logique d'analyse et de résoudre des cas relatifs aux diverses formes définies par le régime québécois sur les normes du travail ("est donc utiliser (informa tique pour faire atteindre à (étudiant des objectifs co gmtifs non seulement au niveau de (acquisition de con naissances, mais aussi au niveau des habiletés intellec I uelles.La présentation, sous forme «poster., permettra aux participants intéressés par (enseignement assisté par ordinateur (EAU) d'échanger avec (auteur sur les conditions de base pour envisager la création d'un iti dacticiel.sur la démarche vécue et (implantation dans le cours II sera aussi possible d'expérimenter sur place les différents modules Enseigner à 700 étudiants en même temps André RENAUD, Richard CLOUTIER Université Laval École de psychologie Ste-Foy (Québec), Canada Un enseignement modulaire utilisant (activité même de (étudiant et son interaction avec ses pairs comme émulation pédagogique et outil d'apprentis sage L'enseignement par module favorise la flexibilité, la motivation, la coopération, (atteinte d'objectifs pré cis, une rétroaction rapide et efficace sur (apprentis sage réalisé, le rattrapage pédagogique, une plus grande maitrise de la matière, une vie de group- dy namique et enrichissante.C'est par cette méthode que les auteurs enseignent la psychologue du développement de (enfant et de (adolescent à plus de 700 élu diants/trimestre depuis 1975 Une expérience pédagogique que (usage a peaufinée et que les étudiants, par leurs critiques constructives annuelles, onl rendue ef ficace '(rois types de modules traduisent le contenu des deux cours impliqués; des modules théoriques, des modules pratiques et de modules audio visuels 60% de la matière est de nature théorique et 20% de celle-ci esl présentée sous forme audio visuelle 40 % de la matière du cours est de nature pratique et 20 % de celle-ci est réalisée en équipe de deux ou trois étudiants, 40% des activités pédagogiques se déroulent en petits grou pes (moins de 25 étudiants) animés par une douzaine d'auxiliaires d’enseignement.Un enseignement entérié plutôt que normatif Informé au dépari de toutes les exigences, (étudiant sait exactement ce qu’il doit faire pour avoir la note de passage ou la meilleure note I ,'é tudiant compose lui-même son menu selon ses intérêts et ses besoins II est cependant tenu de prendre un nombre minimum de modules dans chacun des trois types 11 s'inscrit dès le début du trimestre aux activités qui (intéressent et agence son horaire et son calendrier de travail en conséquence L'étudiant devient un agent actif dans sa formation, il est le premier responsable de la gestion de son évolution dans le cours.Taux de réussilc-élevé et très grande satisfaction des étudianLs Une nouvelle façon d'évaluer un stage de service social Guy BILODEAU, Normand GAUTHIER Université Laval Faculté des sciences sociales Ste-Foy (Québec), Canada Comparativement à ce qui existait antérieurement, soit des grilles d'évaluation spécifiques à chacune des méthodes d'intervention (individuel, groupe et corn munaulaire), nous proposons maintenant une évalua Don de stage basée sur un projet, lequel intègre à la fois des objectifs école el des objectifs milieu.Les objec tifs-école constituent un tronc commun à toutes les mé thodes d’intervention et à tous les terrains de stage Nous expérimentons une nouvelle façon d'évaluer les stages, en impliquant les étudiants, les superviseurs et les professeurs de façon à ce que tous s'approprient celte nouvelle conception de (évaluation et conséquent ment une nouvelle façon d évaluer Le paradigme du travail social ; un outil d'ana lyse de situations sociales Guy BILODEAU, Normand GAUTHIER Université Laval Faculté des sciences sociales Ste-Foy (Québec), Canada Depuis quelques années, le cadre d'enseignement d'introduction au travail social utilise la théorie de l ap prentissage expérientiel comme toile de fond L’enca drement de la deuxième phase de (apprentissage ex périenliel «observation réflexive, nous a amené à créer un outil conceptuel le paradigme du travail so cial (annexe I) Cet outil vise à faciliter (intégration de la matière enseignée Dans ce projet de recherche d'innovation pédagogi que, nous nous situons à (amorce de la troisième étape du processus d'apprentissage expérimentiel, c'est à-dire la formation de concepts abstraits et de généra lisalions Nous voulons introduire un instrument péda gogique faisant la jonction entre la deuxième phase, soit le paradigme de travail social et la troisième phase de cet apprentissage expérimentiel, soit une grille d'a nalyse d'intervention sociale Celle-ci aurait pour but de vérifier la capacité d'analyse d'interventions sociales, quelle que soit la méthodologie d'intervention utilisée L'expérimentation de cette grille devrait permettre concrètement de mesurer si (étudiant est capable à partir de situations d'intervention de travailleur social, au plan cognitif, de réaliser les composantes d'analyse, selon la taxonomie de Bloom : — la recherche des éléments d'une situation — la recherche des relations entres les éléments — la recherche des principes d'organisation Enseigner le petit groupe à de grands groupes Jocelyn LINDSAY, Ginette BRETON Université Laval Faculté des sciences sociales Ste Foy (Québec), Canada I enseignement sur la dynamique et la pratique du (h-! il groupe est généralement conçu autour d'une classe restreinte, qui reproduit ce petit group- Mais que faire lorsque, sur ce même objet de formation, le nombre d'étudiants oscille aux environs de 100 élu diants ?L'expérience à laquelle nous faisons ici allusion a trait à la formation d'étudiants en Service social, en première année de baccalauréat Nous exposerons qua Ire exercices que les étudiants peuvent faire individuel lenient, et quatre autres exercices à faire en groupe, sans un encadrement trop suivi.?14 h à 17 h Salle F Centre local des ressources pédagogiques de la Faculté des sciences de l'administration (U.La val) Évolution d'un CI,RI’ dans un environnement à population dense Membres du CI.RI’ (André TII1BEAULT, présenta leur) Université Laval Faculté des sciences de (administration Ste Foy (Québec), Canada La mise sur pied d'un CI.RI’ à partir de (analyse de besoin jusqu'à (opérationnalisation du service Les transformations du système sous la pression du milieu, notamment la forte densité de la population étudiante Perspectives d'avenir les conditions de survie el de croissance.Évaluation des cours: procédé unique à succès Robert M BELL Université Laval Faculté des sciences de (administration Ste-Foy (Québec), Canada Les aspects organisationnels — Instruments de mesure — Rapports — Instruments de contrôle La prospective — ( Iptimisation du système — Vers une politique de (amélioration île la |>éda gogte Le C.L.R.P.: opérations cycliques et environ nement André T1IIBEAULT, Roller! M BELL, Jean Pierre PARADIS I niversité Laval Faculté des sciences de (administration Ste-Foy (Québec), Canada I .'efficacité de la pédagogie passe par (efficacité de la planification.L'identification des opérations eycb ques et de leur environnement permet au gestionnaire, comme au consultant, d'optimiser son intervention au près des formateurs À (aide d’une série d'affiches, le participant découvrira la méthodologie employée mur la gestion courante des opérations, les objectifs a at teindre et leur intégration a (environnement 1 n transparent de qualité : support pédagogique par excellence U guet DUCHKSNEAU Université Laval Faculté des sciences de (administration Ste Foy (Québec), Canada Il esl maintenant connu que (art graphique est partie intégrante à (enseignement Le transparent est (un des médiums largement uti hsé dans ce milieu mais il n'existe pas d'instruments de base capables de guider les utilisateurs dans la réalisa tion de transparents efficaces Cet exposé présentera sous forme d'affiches la dé marche qu'il faut suivre pour bien choisir le meilleur outil requis pour la représentation d'un contenu péda gogique Nous exposerons les principes généraux a res peeler dans la production du transparent et à partir du choix du transparent approprié, nous présenterons les normes graphiques pour garantir une communication claire et bien représentée, ?14 h à 17 h Salle F f entre local des ressources pédagogiques de la Faculté des sciences de (éducation (U.Laval) La technique du groupe nominal comme outil d’évaluation Gilles MARCHAND 22 ¦ Le Devoir, samedi 7 mai 1988 Programme_____________ Congrès de l’AIPU Présentation d'un vidéo d'une demi heure sur lappli cation de la technique du groupe nominal dans l'évaluation d’activités pédagogiques II s'agit d'un document pédagogique qui décrit comment utiliser cette lechm que l.e document sera disponible pour la vente.Un service de consultation et de dépannage en informatique comme aide à la pédagogie Gilles MARCHAND Il s'agit de la description des services offerts en in formatique comme aide à l’enseignement, à la recherche.comme support aux étudiants mais également comme dépannage pour l’ensemble du personnel de la faculté l.a structure de l’organisation de même que les services offerts seront décrits.l.a vidéoseopie et l'autoscopie comme support à la formation pratique des futurs enseignants Thérèse LAFKRRIÉRE Gilles I.ARIN Mario I.KMIKUX l.a problématique de la formation pratique des futurs enseignants sera exposée.Knsuite les participants décriront les moyens envisagés pour résoudre ces pro blêmes qui amènent l’utilisation de la vidéoseopie et de l'autoscopie ?N h à 17 h Salle G Faculté de médecine.Université de Sherbrooke « Changer complètement l'enseignement mé dical prédoctoral, Sherbrooke opte pour l’apprentissage par problèmes « Un défi pédagogique, l’enseignement médical remis en question Jacques K DES MARCHAIS Université de Sherbrooke Faculté de médecine Sherbrooke (Québec), Canada I.enseignement médical est confronté à une crise de croissance : les connaissances trop nombreuses ne peu vent plus être toutes enseignées.La cumculopathie, maladie chronique des curriculum, est caractérisée par une surcharge des contenus, des méthodes pédagogiques passives, des évaluations formatives inexistantes et des évaluations sommatives ne faisant appel qu’à la mémoire Pourtant, les recherches sur le raisonnement clinique et les psychologues de la connaissance médi cale prétendent qu’il est impossible maintenant de sur vre une pédagogie encyclopédique si l’on veut que l'étudiant soit capable d’établir un réseau de connaissan ces utiles à sa pratique future.Bref, la manière d'assurer les enseignements médicaux est maintenant remise en question.Il faut adopter des méthodes nouvel les qui favorisent davantage la formation.Le défi pé dagogique exige que les professeurs et les étudiants adoptent une philosophie centrée sur l'apprenant où la responsabilité des apprentissages ne peut plus être confiée qu’au seul corps professoral.Il nous faut entrevoir différemment l’événement enseigner-apprendre Modifier le système et les méthodes n’est qu'une première étape qui doit être supportée par une évaluation des ap prenlissages cohérente aux nouveaux objectifs.Il s'agit d'un véritable défi pédagogique que certaines facultés ont abordé en implantant des programmes parallèles La Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, Québec.Canada est la première faculté de médecine qui entreprend un changement complet de son cursus • classique • des études en adoptant l’apprentissage par problèmes comme méthode pedagogique privilégiée de son nouveau programme O L'apprentissage par problèmes : la solution Paul GRAND'MAISON Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke Fleurimont (Québec).Canada Dans le but de répondre au défi pédagogique de la formation médicale des années futures et principale ment de développer des étudiants autonomes, indépen dants et compétents dans l’analyse et la solution de pro blêmes, une méthode pédagogique apparaît privilégiée soit l'apprentissage par problèmes.Cette méthode mise sur pied d'abord à l'Université McMaster du Canada.a par la suite été adoptée par plusieurs facultés de médecine innovatrices à travers le monde Un ,Ve( **ork international de ces facultés en a fait la promo lion depuis les 10 dernières années ( "est cette méthode qui a été adoptée et adaptée à la Faculté de médecine de l'Umversité de Sherbrooke depuis septembre 19X7 Dans cette méthode pédagogique systématique, le problème est d'abord présenté aux étudiants avant toute information Ces derniers travaillent en petiLs groupes de 6 à 10 étudiants aidés par un tuteur facilita leur L'analyse du problème et de ses mécanismes sous-jacents permet aux étudiants de déterminer leurs objectifs d'apprentissage qui sont par la suite poursui vis individuellement Le tout est suivi par une autre activité de groupe permettant la synthèse du problème et des apprentissages.À Sherbrooke, la méthode corn prend dix étapes précises et à chacune d'elles, les étu diants ont des tâches spécifiques à accomplir Les professeurs quant à eux passent d’un rôle d'enseignant à celui de facilitateur de l’apprentissage d’étudiants qui deviennent de plus en plus autonomes La philosophie et la rationnelle de la méthode ainsi que son fonctionnement seront expliquées ( eminent la méthode répond au défi pédagogique de la formation médicale pour l’an 2000 sera aussi discutée O L’apprentissage par problèmes, son application à Sherbrooke Bertrand DUMAIS U mversité de Sherbrooke Faculté de médecine Sherbrooke (Québec), Canada Le processus de révision du cursus des études pré-doclorales à Sherbrooke a conduit à proposer une nouvelle séquence des unités d'enseignement en particulier au cours de la première moitié de son programme.Ce nouveau curriculum veut favoriser chez l’étudiant l’acquisition de l’autonomie, le sens de l’humanisme et l’apprentissage des problèmes reüés à ceux de la commu nauté.De plus, l’apprentissage par problèmes se présente comme la pierre angulaire du changement, mé thode pédagogique privilégiée Le programme comprend trois phases La première phase, le premier trimestre, introduit l'étudiant à la méthode pédagogique, aux sciences fondamentales, elle se termine par un stage d’immersion clinique de trois semaines.La deuxième phase comprend les deux années suivantes.Klle est constituée d’une séquence de 14 unités qui uti lisent toutes l'apprentissage par problèmes.La dernière phase clinique a été allongée au dépens des enseï gnements théoriques On démontre comment ces trois phases permettent d’atteindre les buts généraux Le choix et la construction des problèmes deviennent donc la tâche principale des professeurs à l'étape ed la planification.L'expérience collective de Sherbrooke a été colligée et analysée.Ces résultats préliminaires laissent entrevoir des généralisations possibles.O L'apprentissage par problèmes, comment l’évaluer ?Jacques DUS MARCHAIS U niversité de Sherbrooke Faculté de médecine Sherbrooke (Québec), Canada Des méthodes pédagogiques centrées sur l'étudiant, tel l'apprentissage par problèmes, ne soustraient pas l'étudiant à des évaluations sommatives périodiques.La société s’attend à ce que les écoles de médecine éva luent la compétence de leurs diplômés avant que d’au tues organismes certifient l’acquisition de cette compétence après une durée déterminée des programmes.Les évaluations sommatives et les promotions du nou veau programme prédoctoral à Sherbrooke se situent dans ces perspectives.Une démarche systématique de définition du « quoi » évalué a précédé le développement d'instruments d'évaluation.Les outils varient de la première à la quatrième année.F.n plus des questions à choix de réponses et des questions à réponses ouvertes et courtes, deux nouveaux modes d’évaluation ont été introduits lors des deux premières années, soit l'évaluation par les tuteurs de l'apprentissage par problèmes et soit les nouvelles questions d’analyse de problèmes permettant par des examents écrits de mesurer les niveaux taxonomi ques semblables à ceux utilisés lors de l’apprentissage par problèmes Les résultats de deux examens sommatifs nous per mettent de confronter les hypothèses docimologiques et d’interpréter une des dimensions de ce défi pedagogique O L’apprentissage par problèmes, ses implications pour les étudiants UN ÉTUDIANT 11niversité de Sherbrooke Sherbrooke (Québec), Canada L’étudiant en médecine, dans le système québécois, arrive à l’Université après avoir connu un système pé dagogique plus ou moins traditionnel.Avec le nouveau programme de Sherbrooke, il est confronté à s'impliquer lui même en s adaptant au nouveau programme L'étudiant réagit sur les conditions et les nécessités de ces implications, des présences aux tutoriaux, d a chat de volumes, de confrontation et de confiance averses collègues, de rétablissement d'un esprit coopératif au sein de la classe.Il doit adapter son mode d’apprentissage en fonction des exigences non plus de la leçon magistrale mais des volumes qu'il a besoin de lire, de griffonner, de digérer Fin particuüer, il réagira à l'étape 7 de l’apprentissage par problèmes, celle qui consiste à partager l'explication des phénomènes du problème à l'étude F.nfin, il élaborera sur les aspects négatifs d'un tel système en particulier comment il doit apprendre à gé rer son stress, l'insécurité d'une matière qui est plus ou moins déterminée, de sa compulsion à vouloir connaître tous les détails II réagira a l'étape 9 de l'apprentissage par problèmes, celle des bilans de groujx- et l'étape 10, celle du bilan individuel L’évaluation des apprentissages est un phénomène nouveau qui exige de la part de l'étudiant qu'il puisse être responsable du matériel qu'il a vu en cours de l'an née Ceci entraîne chez lui un stress nouveau où la ma tière n’est plus celle qui a été donnée aux cours mais celle qui est déterminée « autour des problèmes.O L’apprentissage par problèmes, ses implications pour les professeurs Jacques DUS MARCHAIS, Momqu Université de Sherbrooke Faculté de médecine Consultante en andragogie Sherbrooke (Québec), Canada L'apprentissage par problèmes exige du professeur une transformation de son rôle de professeur universitaire De bon enseignant qu'il était, il doit devenir maintenant un aide à l'apprenant, un Socrate des temps modernes.Il doit apprendre le nouveau rôle de tuteur lors des tutoriaux de l'apprentissage par problèmes Un programme a été développé pour permettre aux professeurs de réaliser ce • passage ».Huit tâches de la fonction de tuteur ont été identifiées, puis validées dans une démarche interne, et externe utilisant cinq autres Facultés de médecine réparties à travers le monde.De la définition opérationnelle de ces huit tâches, une série de compétences ont été découlées.Elles servent de base à un programme de formation en trois temps constitué d'abord d’une observation expérientietle, suivie d’un atelier de formation de deux jours, et enfin par une troisième étape d’expérimentation Le programme exige essentiellement que le professeur prenne en charge ses apprentissages dans un processus d auto-formation continue.On prétend même que ces apprentissages lui seront utiles dans d'autres roles professionnels Les résultats préliminaires du programme de for mation sont présentés.Kn particulier, l’évaluation de la fonction de tuteur à l'aide d'un questionnaire slandar disé administré d'une façon régulière au cours de la première année permet d’identifier les zones-problème de compétence, objet d’une réactualisation de la for mation a la compétence de tuteur.?14 h à 15 h JO Salle II La formation pédagogique des enseignants univ ersitaires Participants — Jean DEMAL, vice-recteur académique.Université de Louvain, Belgique — Marcel !.GOLDSCIIMID.directeur, Chaire de pédagogie et didactique, École Polytechnique fédérale de Lausanne, Suisse — Jean DULUDK, directeur, Service pédagogique.École Polytechnique, Montréal, Canada Chaque participant présente l’évolution de la formation pédagogique des enseignants universitaires dans son pays.Le panel s’efforcera de dégager une perspective internationale et de proposer des recom mandations.?15 h JO à 17 h Salle II Groupe interuniversitaire de recherche sur l’enseignement supérieur (GIRES) La recherche et l'enseignement : symbiose et conflit Participants — Paul BKAULIEU, UQAM L'état des recherches — Yves GINGRAS, UQAM : Les antécédents historiques — Denis BERTRAND, UQAM : L'influence des structures organisationnelles — P Y PARADIS, UQAM La perspective des organisations syndicales — Lucie IIÉON, Laval : Le regard des utibsateurs Animateur Denis BLONDIN, Université de Montréal Les enjeux du débat Le discours commun postule un lien étroit et un cycle d’enrichissement mutuel entre les fonctions d’enseï gnement et de recherche chez les professeurs d'univer sité Les analyses effectuées à ce jour concluent à une corrélation nulle entre les performances professorales dans ces deux fonctions II semble exister un disfonc-Bonnement entre le discours et la pratique professorale sur celte question de la synergie des deux fonctions.Celte table ronde explorera certaines dimensions de ce débat central dans l’exercice du métier de professeur d’université.Y seront abordés les enjeux du débat, l'état des recherches sur la question, la dimension structurelle, les antécédents historiques, ainsi que la perspective des acteurs impliqués.?14 h à 17 h Salle 1 Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC) Problématique de la formation fondamentale Paul-Émile GINGRAS, Jacques LALIBKRTÊ Centre d’animation, de développement et de recherche en éducation Montréal (Québec), Canada Université de Sherbrooke Faculté d’éducation Sherbrooke (Québec), Canada Dans plusieurs pays occidentaux, la qualité de l’éducation fait l'objet, depuis plusieurs années, de nom- breux débats el travaux Dans un contexte d'accessibilité aux études beaucoup plus grande que par le passé, on essaie de déterminer dans quelle mesure les sys tèmes d'enseignement parviennent à atteindre les ôb Jectifs de lormation qu'ils s’étalent fixés Responsables des systèmes d'enseignement, direction el personnel des établissements el tout particulièrement le corps enseignant tous se préoccupent notamment de la qualité de la formation fondamentale acquise par les élèves et les étudianLs à travers le réseau des écoles, des collèges et des universités.Au Québec, cette préoccupation s'est traduite dans d'importants rapports du Conseil supérieur de l'éducation et du Conseil des collèges, dans des initiatives pn ses par des universités el des collèges, dans des exposés et des discussions lors de la tenue d'Éiats généraux sur la qualité de l’éducation, et dans la constitution par le Centre d'animation, de développement et de recherche en éducation d'un fort dossier documentaire comportant cinq volets sur le thème : comment se pose la question de la formation fondamentale aux États-Unis, en France, en Angleterre, au Canada anglais et au Québec Dans le cadre de l’atelier animé par MM Gingras et l.aliberlé, on s'appliquera d'abord à cerner les traits essentiels d'une problématique de la formation fondamentale, en insistant surtout sur les défis auxquels sont confrontés des établissements d'enseignement postse-condaire Dans un deuxième temps, en s'appuyant sur des études d'envergure nationale et des expériences concrètes menées par des collèges et des universités, on travaillera à préciser la signification que l’on donne au concept de formation fondamentale, les grandes orientations que l'on privilégie, les démarches d'im plantation yue l’on relient et les incidences que ces options peuvént avoir sur la pédagogie Les textes et les expériences qui serviront à étayer et à illustrer le pro-pos des animateurs ne feront pas référence qu'a la seule situation québécoise mais aussi à ce qu’on a pu-observer, proposer ou tenter en France, en Angleterre, aux États-Unis et dans le reste du Canada.Les trois heures que durera l'atelier seront ainsi partagées : la première heure sera consacrée à la problématique de la formation fondamentale; les deux autres aux réflexions et initiatives touchant le contenu d'une formation fondamentale à assurer aux élèves et aux étudiants d'aujourd’hui.?14 h à 14 h J0 Salle J Le défi pédagogique : témoignage de 15 ans de guerre Ilyam SAM Ail A-KAIII Université Saint-Joseph École libanaise de formation sociale Beyrouth, Liban Retracer le témoignage d’existence de l’École libanaise de formation sociale (ÉLFS) pendant les 15 dernières années; parler des difficultés rencontrées et du défi lancé pour pouvoir continuer à assurer la formation dans des situations de guerre très difficiles, qui ont obligé l’Équipe pédagogique de l'École à innover différentes méthodes el moyens pédagogiques et à s'adap 1er à plus d’une situation.I.'ELFS est un institut de formation supérieure rattaché à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l’Université St.Joseph de Beyrouth.L’École comporte une centaine d'étudiants.Klle est située à Beyrouth et reçoit des étudianLs de toutes les régions du Liban.?14 h J0 à Ifi h Salle J Un module « modèle » pour l’enseignement de la relation médecin patient Jacques MONDAY, 1).LAÇASSE Hôpital Sle-Justine Département de psychiatrie Montréal (Québec), Canada L’enseignement de la relation médecin patient pose un problème de stratégie pédagogique.(Les principaux modes d'enseignement sont ici brièvement décrits eu égard à la population d'étudiants à qui elle s'adresse.) L'une de ces stratégies, inspirée de la méthode « Phillips 6/6 » (discussion par six groupes de six personnes durant six minutes) et ayant cours au niveau de la phase 1 du curriculum des études médicales, y est par ticullèrement développée Ce texte la décrit, l'illustre et la commente II fait partie de l'ensemble de réflexions de tout le groupe des professeurs impliqués.Un autre texte la critiquera La discussion de cas cliniques comme moyen de sensibilisation des étudiants en médecine à la relation patient-médecin Robert f’KLSSKR, JF SAUCIER, U STR KIT Université de Montréal Une équipe de professeurs responsables d'un cours sur «La relation patient médecin » a délaissé depuis cinq ans les cours magistraux pour introduire une méthode de discussion en petits groupes de cas cliniques afin de sensibiliser les étudiants aux dimensions psv chologiques de la relation patient-médecin Les présentateurs donnent le feedback obtenu des étudiants à partir d'un questionnaire d évaluation complété par ces derniers ILs découvrent que 1 ) les objectifs généraux sont atteints aussi bien à travers des groupes de discussion qu'à travers des cours magistraux, 2) les étudiants expriment un niveau élevé de satisfaction el J) la méthode de discussion de cas permet 0LS Le Devoir, samedi 7 mai 1988 ¦ 23 Programme Congrès de l’AIPU à la fois l’acquisition de connaissances théoriques et la modification d'altitudes de base l.es présentateurs aborderont ces différents aspects au cours de la communication ?14 h à 16 h Corridor A Démonstration d’expériences concrètes d’enseignement à distance (D.de Montréal) ?17 h à 18 h Salle Amphithéâtre 1 La formation universitaire : entre le « spécialisé », le « professionnel » et le « général » Animateur : Michel PLOURDE, vice-recteur adjoint à l’enseignement, Université de Montréal Participants — René DUROCIIKR, vice-doyen aux études (PAS), Université de Montréal — Irène CINQ MARS, vice-doyenne aux affaires académiques (Amé nagement), Université de Montréal — Aline FORTIN, professeur (Sciences de l’éducation).Université de Montréal Jusqu’à quel point la formation des étudiants umver-silaires doit elle être spécialisée 7 Comment conçoit-on les programmes de formation professionnelle ?A quel les contraintes, à quels critères, obéissent ces programmes ?Qu'entend-on au juste par formation générale à l’Université?Au Québec, quel ordre d’enseignement doit dispenser celte formation générale ?Quatre intervenants essaient de répondre à ces questions, à la lumière de ce qui se fait à l’Université de Montréal et ailleurs en Amérique ?Salle Amphithéâtre 2 CONFÉRENCE : 17 h 00 à IM h 00 Gaston MI Al, ARET Directeur du Bureau international de l’éducation (Genève) Réflexions actuelles sur le post-secondaire dans le monde Situation et problèmes de l’éducation post secondaire dans le monde analysés à partir des réponses de fifl États membres de l’UNESCO apportées au questionnaire préparatoire à la 41e session de la Conférence internationale de l'éducation qui se tiendra à Genève en janvier 1989 sur le thème L'éducation post secondaire et sa diversification face à la situation de l’emploi ?AFFICHES Il n’y a pas d’horaires fixes prévus au programme pour les affiches.Celles-ci seront installées dès le début du Congrès.Les auteurs indiqueront sur une de leurs affiches leurs moments de présence effective.O Analyse des interactions verbales chez des professeurs d’université Raoul COTÉ Université du Québec à Hull Département des sciences de l’éducation Mull (Québec), Canada Le but de celte recherche était d’évaluer l’effet d'un programme de formation en AIV (Analyse d'interactions verbales) sur le comportement de professeurs universitaires en classe.Il s’agissait de vérifier leurs influences « indirectes • et « directes » sur la participa lion des étudiants, ainsi que la signification du ratio entre ces deux influences Une grille d’observations en AIV, l'Inter 25 a servi à classifier les comportements des professeurs.Cette grille fut appliquée à l'enregistrement sonore de 75 heures de cours I.Tnter-25 est une adaptation du système de Flanders (FIAS, 1967), de Moskowitz (FLINT, 1968) et de Lemire (1971) et comprend 25 comportements que l'on retrouve généralement en classe Ces comportements se regroupent comme suit : 9 représentent l’influence indirecte du professeur, ex « reprendre l’idée de l’étudiant *, 6 reflètent l’influence directe du professeur, ex : ¦ cours magistral», 6 témoignent des interactions des étudiants, ex : • intervenir spontanément » et 4 qualifiés de » neutres » représentent des moments de non-commu-nication, ex « le silence, le bruit ».Les résultats indi quent que le programme de formation en AIV, jumelé au feedback des analyses en classe, a donné lieu à des différences significatives en ce qui concerne (1) l'influence indirecte du professeur sur la participation des étudiants (2), l’influence directe du professeur sur la participation des étudiants et (3) le ratio .influence in directe/influence directe » chez les professeurs.O Relever le défi de la qualité de l'enseignement supérieur à distance Yolande TREMBLAY Université du Québecà Rimouski Déparlement des sciences de l'éducation Runouski (Québec), Canada Contribuer à la formation des étudiants par Penser gnement supérieur à distance, est-ce une utopie ?L'u mversité peut-elle relever le défi pédagogique causé par l'éloignement, voire la dispersion de la clientèle ?Si oui, qu’en est-il de la qualité des formules employées pour desservir la population sans la pénaliser pour au tant ?Après quelques expériences d'autodidaxie assis tée dans l’enseignement universitaire à distance, il nous apparaît possible d’assurer à la fois la quaülé de — l’apprentissage — l'accompagnement — l'évaluation — la réponse adaptée aux besoins du milieu Plusieurs conditions cependant doivent inspirer l'en seignement supéneur à distance, entre autres l’écoute des milieux concernés, la souplesse dans les formules d’enseignement, les exigences de qualité dans l'appren tissage, etc.O L’évaluation de l'habileté à observer la classe : une étude exploratoire Marcienne LÉVESQUE, Thérèse DES LIERRES Université de Montréal Faculté des sciences de l’éducation Montréal (Québec), Canada Université du Québecà Hull Département des sciences de l'éducation Hull (Québec), Canada Lors d'une investigation de l’habileté à l'observation de la classe par des étudiants-maîtres du secondaire et du collégial, des différences significatives à p< .01 ont été trouvées En mars 1987, les sujets du groupe expérimental (n 37) achevaient leur certificat en enseignement et avaient terminé leurs activités de formation pratique pendant que les sujets du groupe de contrôle (n 21) venaient de le commencer et n’étaient pas encore ins crits ni aux stages, ni aux autres activités de développement professionnel telles le micro-enseignement et les cours de didactique L’analyse des énoncés faits par les sujets en observant une leçon de 10 min.(math., sec.IV) mena à la dis tinction des énoncés d'observation et au rejet des énon cés d'interprétation (ou inférentiels) Les résultats semblent indiquer l’efficacité de la for mation pratique intégrée au certificat en enseignement secondaire et collégial concernant le développement de l'habileté fondamentale de l'observation de la classe.O De la pédagogie impossible à une pédagogie de l'impossible Edith WOJTOWICK MOUGEL Sciences humaines Strasbourg, France L'analyse des nouveaux publics de l'université con duirait à penser la pédagogie comme une arme nécessaire, urgenle de cette fin de siècle aux développements apparemment problématiques La demande accrue de formation, la prolongation des scolarités, les nécessaires reconversions d'hommes et de femmes déjà engagés dans le milieu du travail posent des pro blêmes d’écarts de plus en plus grands entre les énon dateurs et les récepteurs du message transmis à l'université.( )r, la pédagogie semble impossible à l’Université en France.Circonscrite en îlots sans communication réelle avec les sciences dures, ou apanage luxueux d’enseignants isolés qui usent leur énergie sans reconnaissance réelle ni possibilités de permettre à d'autres d’en tirer profit.Ma contribution au colloque serait une tentative d’analyse des causes historiques, structurelles, idéologi ques.tant institutionnelles qu’individuelles qui permet tent cet étal de ce fait La pédagogie est-elle véritable ment impossible, doit-elle rester implicite (et trop sou vent inexistante), donc sans moyens de développements ou bien peut-on montrer que certaines crises ac tuelles trouveraient remèdes dans une réelle prise en compte des individus, enfin .existants», avec leur po lentiel pour résoudre d’une manière originale les pro blêmes graves qui se posent à eux, comme futurs décideurs de la société I .’arrivée du nouveau public autre classe sociale, femmes en plus grand nombre, étrangers grâce aux mi gralions étudiantes internationales, adultes en recon version et reprise d’étude n’est elle pas le moyen de parvenir à concerner les enseignants, de les amener à considérer la pédagogie, non comme frein mais comme moteur aussi dans leur recherche.O
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