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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier D
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1988-09-24, Collections de BAnQ.

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LE PLAISIR LE PLÆSIR LE PL/ISS?| LE PLAIS .R LE FSÀIiïR Au moment où la saison littéraire annonce ses couleurs, nos collaborateurs vous proposent leurs choix de la semaine : ¦ Le dernier Roch Carrier — Prières d'un enfant très, très sage — a plu à Jean-Roch Boivin D-2 ¦ Les best sellers de la semaine, compilation et recensions D-3 ¦Jean-Guy Ferland jette un dernier regard sur quelques romans publiés au Québec durant le bel été qui n'est plus D-4 ¦ La guerre vue par les femmes : Alice Parizeau a apprécié devant deux ouvrages qui nous ramènent aux années 40 D-4 ¦Après avoir raté de peu le Fémina en 1986, France Ruser récidive avec un beau roman, selon Lisette Morin D-5 ¦Jean-Éthier Blais s’intéresse au rôle particulier que joue Réginald Hamel dans la littérature d’ici D-6 Montréal, samedi 24 septembre 1988 ROLAND GIGUÈRE Arts Graphiques, il continue d’assumer la direction de la maison Krta tout en travaillant comme typographe chez un imprimeur, puis à son compte.Sa passion pour le beau livre, pour l’objet fait avec amour qui l’avait at tiré aux Arts Graphiques, trouve ainsi à s’exprimer.Malheureusement, sa longue association avec Gérard Tremblay devait prendre fin vers le milieu des années 1980 et, se sentant incapable d’assumer seul la responsabilité d’une maison d’éditions, il dut se résigner à mettre fin à cette belle aventure après la publication d’Arbres de Paul-Marie Lapointe.Tout naturellement, puisqu’il évoluait dans un milieu d’artistes visuels, Roland Giguère se mit à dessiner.Ce furent d’abord comme des excroissances en marge de ses poèmes, mais bientôt les dessins envahirent la page et le poème se résuma parfois à quelques mots.Tous ont pu admirer certaines de ces gravures et lithogra phies qui l’ont rendu célèbre et qui, avec son travail d’éditeur, lui ont valu en 1982 le prix Paul-Émile Borduas, la plus haute récompense du gouvernement québécois en ce domaine.La même année, il était également fi naliste au prix David qui couronne l’oeuvre d’un écrivain.Mais il n’espère ni les prix ni les récompenses qui d’ailleurs ne le touchent pas.« Si j’avais attendu les bourses et les subventions, je n’aurais jamais rien pro duit.» N’en pouvant plus du climat suffocant qui prévalait au Québec pendant les années 1950, Roland Giguère séjourna deux fois en France : d’abord en 1954-1955, puis de 1956 à 1963.« Là-bas, on pouvait trouver tout ce à quoi on avait rêvé.En France, c’était le bouillonnement culturel.Les activités ne manquaient pas et le milieu des arts était très exigeant.» Il put se joindre au groupe Phaseset collaborer régulièrement à la revue du JEAN CHAPDELAINE GAGNON POÈTE, peintre, éditeur et collectionneur d’art primitif — de nombreux masques ornent les murs de son vaste atelier, boulevard Saint-Laurent — Roland Giguère est un homme secret et effacé.Né à Montréal en 1929 dans le quartièr Villeray, celui-là même qu’a si bien chanté Claude Jasmin dans sa Petite Patrie, Roland Giguère aura été marqué par la boulimie de lecture de son père.>< Chaque samedi, je revenais à la maison, une pile de journaux sous le bras.Mon père avait une bibliothèque où l’on trouvait à peu près de tout, en particulier des ouvrages de la collection « Nelson », des livres de poche avant la lettre, où figuraient des oeuvres d’auteurs classiques.» Mais c’est vraiment à l’École Supérieure Saint-Via-teur que Giguère découvrit la poésie et se découvrit poète.Plus précisément en 12e année, quand un professeur lui demanda un travail sur Claudel et qu’il prit connaissance d’un essai de Michel Carrouges intitulé Éluard et Claudel.« La lecture des poèmes d’Eluard m’a donné un choc.C’était comme cela que je voulais écrire.» Puis il s’initia à d’autres surréalistes — Artaud, Aragon, Desnos — par le truchement de VHistoire du surréalisme de Maurice Nadeau.Dès lors, les événements allaient se précipiter.En 1 948, il entre aux Arts Graphiques pour devenir typographe.Comme on s’en doute, il y côtoie des peintres plutôt que des poètes .Et, dès 1949, il fonde dans cette même institution les Éditions Erta, où il publiera des poètes et des artistes comme Gauvreau, llénault, Koenig, Bellefleur, Dumouchel, Tremblay.À sa sortie des ROLAND GIGUERE Et le poète se mit à dessiner même nom par des textes, des dessins, des lithographies.Mais surtout, il fit alors la connaissance d’André Breton, qu’il admire entre tous, et qu’il place aux côtés de Michaux et de Char, « deux poètes dont tout le monde parle, mais que peu de gens ont lus».A son retour au Québec, il constata que bien des choses avaient changé et ses amis de l’Hexagone entreprirent de lui expliquer la nécessité, à leurs yeux, du nationalisme.D’abord réticent, parce qu’il associait nationalisme! et Droite, Giguère se laissa convaincre et conçut même — le saviez-vous ?— le symbole du Parti québécois.Même s'il écrit beaucoup moins qu’au cours des années 1950-1960, Giguère s’adonne encore à la poésie comme à la peinture, deux activités qui pour lui sont indissociables ainsi qu'en témoigne le titre de son plus récent recueil paru à l’Hexagone, Temps et lieux, titre qu'il avait déjà utilisé pour une exposition tenue, il y a deux ou trois ans, à la Galerie Palardy.Et ce fait s’explique aisément : « On ne peut écrire des poèmes huit heures par jour, dit Giguère, mais on peut peindre huit heures ou même davantage chaque jour.» S’il a choisi la poésie, il semble que la peinture l’ait choisi à son tour jusqu’à occuper l’essentiel de son temps et de ses pages en sorte que Giguère est passé, pourrait-on dire, de « l’âge » à l'espace de la parole, comme guidé par une intuition :«¦ La poésie est encore vivante, mais elle est devenue souterraine, elle a pris le maquis.Elle n’a plus beaucoup de place dans notre société de consommation, essentiellement matérialiste».Mais Roland Giguère n’en croit pas moins encore à la poésie qu’il lit toujours avec l’oeil d’un homme averti, d’une homme qui sait s’égarer.ou se laisser perdre, ainsi qu’il l’écrivait déjà dans Forêt vierge folle.L’amour est enfant de bohème Jeune Québécois d'origine montréalaise.Clément Fontaine se passionne depuis toujours pour la littérature et récriture.Le journalisme, l'enseignement, la rédaction de magazines sont autant de domaines dans lesquels il a fait carrière et qui l'ont conduit à ce premier roman, publié aux Éditions Libre expression, dont voici un court extrait.CLÉMENT FONTAINE IL la retrouva sensiblement dans la même position que la veille, allongée sur le lit.Cette fois, le nounours borgne trônait sur la table de nuit, au milieu d’objets hétéroclites : album de bandes dessinées, sac de croustilles entamé, brosse à cheveux.— Bonjour, Caroline ! lança-t-il joyeusement, ("est moi, René.Pas trop fâchée de me revoir ?Vu l’absence de réaction de la fillette, il estima un peu sotte son entrée en matière.Il avait plutôt envie de battre en retraite devant ce regard glacial qui semblait l’accuser des pires péchés du monde.Elle lui demanda pourtant : — Quel âge que t’as ?— Vingt-quatre ans, s’empressa-t-il de répondre.Au moins la communication était amorcée.Il approcha la chaise de quelques mètres avant d’y prendre place à califourchon, histoire de se donner une allure plus décontractée.— Mets pas ton gros derrière sale sur mon lit, avertit-elle.Autrement je te crache dessus encore.— C’est entendu, fit-il docilement — Tu cales déjà à ton âge, poursuivit elle avec une intonation moqueuse.Tu vas sûrement avoir la tête comme un boule de billard avant 40 ans.Mon père aussi, le gros chien sale, il a commencé à se déplumer jeune.— Eh bien, je te remercie de m’avoir signalé que je perds mes cheveux, mais je m’en étais déjà aperçu tout seul, figure-toi.René songea que d’éminents spécialistes attribuaient la calvitie précoce à une abondante sécrétion d’hormones mâles, davantage qu’à un facteur héréditaire; on pouvait par conséquent la considérer comme un indice de virilité.Mais la fillette n'aurait sûrement pas apprécié cette remarque à caractère scientifique.Il marchait sur des oeufs.Il s’efforça de relancer la conversation : — Alors, comment ça va aujourd’hui, Caroline ?As-tu bien dormi ?Elle répéta la question sur un ton cruellement caricatural, en enchaînant avec un « Qu’est-ce que ça peut te foutre ?» Il sentit le peu de Voir page D-6 : Inédit CLÉMENT FONTAINE -1 Éy, Gratien Gélinas a été victime de sa négligence Pour toucher leurs droits, les auteurs répertoriés doivent se plier à des formalités PHOTO CHANTAL KEYSER Les dictionnaires fleurissent à l’automne et les libraires exposent toutes les variétés, au grand embarras du bouquineur intéressé.Pour un survol des différents dictionnaires sur le marché, voir page D-4 FRANCE LAFUSTE LES auteurs canadiens reçoivent aujourd'hui une compensation financière pour l’utilisation de leurs oeuvres dans les bibliothèques publiques.Juste compensation, me direz-vous.Pourtant, la partie n’a pas été facile.Pendant 12 ans, les organismes nationaux dont la Writers’ Union of Canada et l’Union des écrivains québécois ont crié à l’injustice.En avril 1986, le ministère des Communications calmait les esprits en leur octroyant quelque $ 3 millions.La Commission du droit de prêt public était née.A sa tête, Andreas Schroeder, écrivain de la Colombie Britannique, j En juin 1988, un écrivain et psychologue acadien, Claude Le Boutlüllier, reprenait le flambeau.De passage à Montréal, le nouveau président, également auteur d’un quatrième roman historique sur l’Acadie de 1740 à 1776, Le Feu du mauvais temps, est venu rappeler à ses confrères l’importance de l’enjeu et la nécessité de respecter la date fatidique d’inscription ou de réinscription, le 15 octobre : « date limite pour tous sans exception.» Enjeu important, assurément.L’auteur admissible dont un livre est répertorié dans une ou plusieurs bibliothèques canadiennes peut recevoir jusqu’à $ 4 000.Mais pour cela, il faut s’inscrire ou se réinscrire chaque année.Gratien Gélinas, faut-il le rappeler, a l'an dernier négligé cette formalité.Déclaré tout bonnement « bureaucratiquement mort », il a tout simplement été privé de son pécule, une bagatelle de $ 3 000.I,'affaire fait froncer les sourcils au président.Elle a fait couler beaucoup d’encre et chatouille sa sensibilité.A vrai dire, il aimerait la passer sous silence et parle plutôt de mise à jour que de réinscription obligatoire : « Vous comprenez, on ne veut pas donner de l’argent à un auteur décédé.On veut aussi s’assurer des changements d’adresses, bref, vérifier el compléter les renseignements qu’on a déjà.Quand on a à gérer quelque 20 000 litres par an et 6 000 inscriptions comme l'an dernier, il faut bien en passer par là.C’est un mal nécessaire.» Chaque année donc, les auteurs doivent inscrire leurs oeuvres auprès de la Commission qui dispose pour 87-88 d'un budget de $ 3,8 millions et établit une liste des titres admissibles.Cette liste est comparée aux collections de 15 bibliothèques représentatives du Canada (dix anglaises, cinq françaises).L’auteur perçoit un droit pour chaque bibliothèque qui possède un ou plusieurs de ses ouvrages.« Mais la formule n’est pas immuable, de préciser M.Le Bouthil-lier.Nous sommes en train d’étudier ce qui se fait dans treize pays dont la Finlande, la Nouvelle-Zélande et l’Angleterre.» Le président esl homme de conciliation.Il tient à respecter les intérêts de toutes les associations d’écrivains, de bibliot lié caires, de traducteurs et d’éditeurs, bref des 19 membres de la Commission.S’il regrette toutefois l’absence de l'Union des écrivains québécois, il n’en comprend pas moins la position de ses dirigeants qui arguent de leur droit à gérer eux-mêmes la part des fonds gouvernementaux au profit tie leurs membres : « Ces dissensions sont inscrites dans l’histoire du Ca- nada.Nous tous, Acadiens et Québécois, nous nous battons depuis trois siècles pour défendre nos droits el en obtenir de nouveaux.Je comprends la position de l'UnEQ mais je pense qu’au delà des faits, nous pouvons nous entendre car nous sommes tous des écrivains.Nos points de vue sont compatibles, j’en suis certain.Il y a moyen de répondre à leurs préoccupations sociales et collectives tout en conservant les mécanismes de la Commission.» « Une chose esl sûre, poursuit-il, c’est que les auteurs, dans leur ensemble, sont satisfaits de ce nouveau programme.Les lettres et appels en guise de remerciements le prouvent.Pour ceux qui écrivent depuis des lustres sans avoir réussi à obtenir un misérable $ 100 de leur éditeur, c’est une véritable révolution.» En mars 1987, ils étaient 4 377 à recevoir un droit, soit une proportion de deux anglophones pour un fran- cophone.Un an plus tard, ils étaient 5 200 à se partager la cagnotte.En attente de la nouvelle loi sur le droit d’auteur, les écrivains canadiens et québécois vivent mal de leur métier.Au pourcentage consenti par les éditeurs s’ajoutent au Québec des compensations pécuniaires pour la reprographie de leurs oeuvres dans les établissements d’enseignement (un million de dollars du ministère de l’Éducation géré par l’UnEQ), sans compter les bourses de recherche et autres dédommagements ($200 environ) à chaque rencontre ou tournée dans les bibliothèques, les écoles secondaires, les collèges et les universités.Le prêt public met donc un peu de beurre dans les épinards quand on sait que le revenu médian d’un écrivain est de $ 7 000 par an.Encore faut-il que les auteurs aient l’heur de plaire aux responsables des collections du ministère.Réjean Legault Lapocalypse Roman l’Hexagone | S «.une de ces oeuvres uniques et inattendues.un coup de frais dans la littérature contemporaine.» .„ ._ Jean Basile, La Presse «C’est du tout neuf.Tout à fait fantaisiste.Intensément réel et totalement particulier.» , .Jean-Roch Bomn, Le Devoir «Un récit hors conventions qui fait rire.un livre qui nous conduit de surprise tn surprise.» Anne-Marie Voisard, Le Soleil «Une petite bombe.Inclassable.Et drôlement original.Comme on en lit rarement.» Marie-Claude Fortin, Voir «.une langue superbe.texte unique.un recueil passionnant.un swing terrible.» Rodolphe Morissette, Journal de Montréal ' «Un roman exceptionnel.un charme fou.un roman drôle, drôle, drôle.» Roch Poisson, En toutes lettres ROMAN l’Hexagone lieu distinctif d' une ROMAN lieu distinctif d’édition littéraire québécoise D-2 ¦ Le Devoir, samedi 24 septembre 1988 \ LE PLAISIR //A-LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR livres Pour retrouver les plus beaux élans du coeur PRIERES D’UN ENFANT TRÈS TRÈS SAGE Roch Carrier Montréal, Stanké, 1988, 149 pages.LETTRES QUEBECOISES JEAN-ROCH BOIVIN CETTE LECTURE m'a chamboulé l’âme.Je le dis comme ça parce que j’étais plein de réticences.Devant la couverture et le titre et le sujet.Disons que je résistais à la tentation de la prière.Je ne voudrais pas en faire une confession générale, mais j’ai eu une enfance à l'eau bénite et j’ai gardé une folle peur de m’y noyer.Le livre de Roch Carrier contient 16 prières d’un adolescent d'un autre temps.Après la première, je me suis PHOTO JACQUES GRENIER ROCH CARRIER abandonné totalement à cette ferveur qui me ramenait dans un affluent oublié d'un fleuve familier.Ce petit adolescent impubère des années 50 m’a drôlement remis dans mes culottes courtes mais je me défends bien de toute nostalgie et la plus grande qualité de ce petit livre est de ne pas succomber à la musique des violons du passé.La prière est sans doute un élan irrépressible du coeur.Qui ne s’est pas endormi en formulant un « Faites que .» adressé à Dieu ou à diable ou au néant insondable ?Je pense encore qu’on devient adulte tout d’un coup autour des 12 ou 13 ans et qu’on passe le reste de sa vie à s'en remettre.Ce petit garçon va bientôt devenir un homme, mais au moment où nous l’accompagnons dans ses prières, il n'a pas encore perdu la pureté de l’innocence, de sorte qu’il sait s’adresser à Dieu en acceptant ses mys- tères pour encore un peu de temps.Il entre à l’église en revenant de la pêche ou avant de courir à sa partie de hockey pour parler à Dieu qu’il imagine l’oreille collée à la pointe du clocher comme au récepteur du téléphone.Dans ses prières passe toute la beauté du monde qu'il découvre avec tous ses sens et toutes les qualités de son intelligence qui, à cet âge-là, sont bien proches de celles du coeur.Il exerce sa grammaire et ses mathématiques et se construit son histoire et sa géographie du monde à travers les propos glanés aux adultes, au magasin général ou à la maison.« La religieuse à l’école nous a dit que c'est Vous qui avez soufflé aux saints prophètes l’idée d’écrire.Si vous avez inventé l’idée d’écrire la Bible, après avoir créé le monde, ça veut dire que Vous avez trouvé qu’il manquait encore quelque chose à votre création.Merci, mon Dieu, d’a- voir inventé les livres.» Le petit garçon a beaucoup de beaux remerciements à offrir à Dieu pour toutes les merveilles de la vie mais aussi quelques protestations, puisque l’âge lui vient bientôt de découvrir que même les bonnes actions apparentes ont parfois un envers.Aussi, après avoir voulu offrir à une famille pauvre la « truie » de son père, il découvrira qu’il a bien failli « faire mourir son père » .Ça n’est pas facile à accepter que sa petite copine Ginette se soit fracassé le crâne sur la patinoire.Dieu devrait savoir mieux ! Mais par contraste, il découvre le plaisir d’être en vie et, puisque la vie est ainsi faite, la tragique beauté de l’église drapée de noir.Le ton était délicat à trouver pour ne pas tomber dans le gnangnan et le péril était grand.À mon sens, c’est une réussite parfaite et sans doute faut-il être grand écrivain, avoir beaucoup voyagé, vécu, appris et écrit pour savoir trouver les mots simples pour faire parler un coeur d’enfant et réussir à créer, à travers ses confidences, le portrait de toute une époque pas si lointaine, qui paraît pourtant à des années-lumières.La simplicité ne va pas de soi dans l’écriture.Elle ne peut être le fruit que d'un savant travail.Roch Carrier, qui nous a livré des oeuvres denses, nous offre ici un texte d’une impressionnante discrétion.Il m’est difficile, on l’aura compris, d’adopter la distance critique nécessaire.Je me suis senti enfant perdu dans sa taille d’homme, mené par cette lecture vers une nécessaire élévation de l’âme.La littérature québécoise, quand elle sait vous amener dans ces lieux de l’intime et vous en faire l’hôte privilégié, peut ainsi vous faire la proie de délicieux désarrois.Engagement et poésie en 1840 JOSEPH LENOIR (OEUVRES) Édition critique par John Hare et Jeanne d'Arc Lortie Montréal, PUM, 1988, 331 pages.YVAN LAMONDE L’édition critique de l’oeuvre de Lenoir que John Hare et Jeanne D’Arc Lortie publient dans la Bibliothèque du Nouveau-Monde aborde l’homme et l'oeuvre sous un même angle : la circonstance.L’homme et sa poésie se modulent en effet sous le poids du quotidien et sous la volonté d'en décoller en cherchant l’espoir dans la montée des républicanismes et nationalismes européens ou dans le Le salut par la sociologie THE SCIENCE OF SOCIAL REDEMPTION ( McGill, The Chicago School and the Origins of Social Research in Canada) Marlene Shore Toronto, University of Toronto Press, 1987, 340 pages Dans une étude qu’elle intitule judicieusement The Science of Social Redemption, Marlene Shore montre clairement qu’à Montréal, capitale commerciale du Canada, le développement de la sociologie dans l’entre deux guerres bénéficie du contexte d’une université — McGill — fortement imprégnée de la « tradition de l’utilité ».— MARCEL FOURNIER rêve oriental.Lenoir ( 1822-1861 ) s'engage à fond dans le libéralisme inscrit à Montréal dans l'Institut Canadien dont il est membre dès 1841 et dans la presse — L'Avenir, Le Pays, Le Moniteur — à laquelle il contribue en ces années d’Union où le journalisme et la politique annexent les talents.Avocat, journaliste, fonctionnaire à la fin de sa vie au Bureau de l’Instruction publique, le poète balise le temps par des poèmes de circonstance : « Aux membres de l’Institut Canadien », « La fête du peuple » lors d’un 24 juin, « Jours de l’An » de 1849, 1850,1852, 1853, 1855,1857, 1859, sortes « d’étrennes » de L'Avenir et du Pays aux lecteurs et abonnés,» Les jeux », « Barnum ».Si sa sensibilité sociale lui fait composer « L’ouvrier» et « Les laboureurs », son indignation devant la politique corruptrice sous l’Union donne la mesure de son engagement : « Haine », « Aux sangsues du peuple », « Les élections », « Rouge et Blanc ».Collée à l’ici et maintenant, sa poésie décolle tantôt vers railleurs et quelque grand jour : fantasmes féminins, rêverie orientale.fascination — encore typique de l’époque — pour le gothique, le macabre, le fantastique.La prose est le plus souvent alimentaire pour le poète originaire de Saint-Henri, père de sept enfants, avocat parmi trop d’avocats.Traducteur, auteur d’un guide illustré, Montréal et ses principaux monuments (1860), Lenoir fait quelques conférences publiques, dont l’une à l'Institut Canadien où il affirme que « le gouvernement républicain favorise plus l’élan littéraire et les arts qu’aucun autre gouvernement connu ».De l’élan littéraire « indigène », il dira : « Nous ne sommes tous que des copistes ».Parce que peu républicains ?Lenoir démissionne de l’Institut Canadien deux mois après la scission de 1858.Il s’active un peu au Cabinet de lecture paroissial des Sulpiciens.Le lecteur aurait aimé en savoir plus long sur cette hésitation idéologique de Lenoir.Outre une attribution discutable de trois lettres «sur les bals » à Lenoir que l’on pourrait attribuer à Charles Laberge qui signe aussi « L .», cette édition critique contextualise comme jamais un texte poétique.4 IkimiNüm iiiuim Librairie Champigny inc.4474, rue St-Denis Montréal (Qué.) 844-2587 _ 9H à 21H • 1 SEPT JOURS NOUVEAUX LIVRES D’ARTISTES CHEZ ART GLOBAL Léon Gilbert SUR I.A PH Al 1)1 M()\ À MH Un livre d'artiste expérimental tiré à 20 exemplaires Photocopies couleurs intégrées dans la pâte à papier lors de sa fabrication.Présentation dans un coffret en acrylique.Jamais vu encore.Marie José Thériault LES CHANTS DE I < JISELEUR Eaux-fortes originales de Louisa Nicol gravées directement sur le cuivre par l'artiste.Partition musicale de Jean Marchand imprimée en sérigraphie sur papier pur chiffon teint à la main.Tirage: 22 exemplaires.A ÉDITIONS ART GLOBAL 1009, avenue Laurier ouest.Outremont Québec II2\ 21.1.Tél : (51 i) 2^2-6111 une rentrée en ivrante! Erik Orsenna L’Exposition coloniale Michel I Iran clean Christian Cornhaz IX ntt inique Garnier Prance I luser Et ri h Orsenna Didier van Cauwolaert y sî« Aux Editions du Seuil DOMINIQUE UARNItR J’attendrai la nuit et le jour AUX EDITIONS DU SEUIL L’Exposition coloniale «Dans sa délectacle Exposition coloniale, Orsenna a chargé chaque page, comme au lance-pierres, d’une ironie dévastatrice.Mais il lâche parfois l’élastique.Et c’est le désespoir qui nous frappe.» Frédéric Vitaux - LE NOUVEI.OBSERVATEUR Roman.560p.29.95 $ Dominique Garnier J’attendrai la nuit et le jour Une histoire d’amour que l’Histoire va pervertir, de pierres en pierres, et transformer peu à peu en un piège.Un roman puissant, dense, bouleversant.Par l’auteur de La Femme publique porté à l’écran par Andrezj Zulawski.Roman, 276p., 21,95 $ Michel Braudeau L’objet perdu de l’amour «Que c’est beau, dites, un gros roman intelligent» Jérôme Canin - L’ÉVÉNEMENT DU JEUDI «Braudeau, a réussi là une chronique personnelle formidablement troublante, vigoureuse et farouchement individualiste.Sera-t-il le Concourt 88?» Jacques ¦ Pierre A mette L h PO 1NI «Les vrais romans, ceux qu’on lit pour l’histoire, surpris à chaque page par les imprévus où nous entraîne l’imagination de l’auteur, ne sont pas légion.L'objet perdu de l'amour, appartient à cette catégorie.» Anne-Marie Voisard LE SOLEIL Par l’auteur de Naissance d'une passion (Prix Médicis 1985) Roman.544p., 29.95 $ de l’amour Michel k Braudeau nmutti Les lèvres nues EDITION! DU M.Uli Christian C'ombaz À ceux qu’on n’a pas aimés Hors des modes, fidèle à lui-même, Christian C'ombaz.a écrit là son roman le plus fort et le plus dérangeant.À ceux qu'on n'a pas aimés est le septième roman de Christian C'ombaz Roman, 320p.24,95 $ CHRISTIAN < (.MBA/ A ceux qu’on n’a pas aimés L’orange amère Didier Van Cauwelaert L’orange amère «Le romancier franchement drôle, cette fois nous le tenons.Depuis Vingt ans et des poussières (Prix Del Duca 1982), Poisson d'amour (prix Nimier 1984) el les Vacances d'un fantôme, Didier Van Cauwelaert était bien placé pour occuper la place laissée vacante par la disparition d’Aymé, de Queneau, de Nimier, et le silence de Blondin.» Bertrand Poirnl-Delpech LE MONDE Roman, 240p., 19,95 S France Huscr Les lèvres nues «L’histoire d’un amour perdu.Plus grand que le ciel.Et c’est là que ces Lèvres nues nous touchent profondément.Parce qu’il y a dans ce roman étincelant plus qu’une part de vérité.Une part de nous-mêmes.» Bernard déniés LE NOUVEL OBSERVATEUR Par l’auteur de La Maison du désir ( 1982), Aurélia (1984) et Im Chambre ouverte (1986).Roman.I92p , 19,95 $ Ialitions du Seu Le Devoir, samedi 24 septembre 1988 ¦ D-3 A (/('s lf pl a:: i E S LF PLAIS R AI! .livres Durant I été, nos collaborateurs ont « découvert » plusieurs des ouvrages qui figurent sur la liste des Best-sellersai, cuvée automnale.En guise de rattrapage, voici quelques extraits de leur recension de trois de ces livres qui font des malheurs dans les librairies.LE BOUCHER Alina REYES Paris, Le Seuil, I988.LISETTE MORIN Avec son stylo, Alina Reyes n’a peut-être pas « attrapé le monde », mais elle a réussi un fort bon exercice - .dans le monde de l’érotisme.« Qui a dit que la chair est triste ?» se demande son héroïne, dans l'étal du boucher.La fille qui raconte ses émois, qui les dit en mots crus, sans aucune des périphrases habituelles, quand on parle du sexe, a choisi comme « excitateur » un boucher salace.Qui tient à ses clientes, et en particulier à la cliente qui raconte, des propos inhabituels dans ce lieu.« Je regardai le boucher, et j’eus envie de lui.Il était laid, pourtant, avec son gros ventre moulé dans le tablier taché de sang.Mais sa chair était aimable.» Plus « aimable », cette chair, que celle des viandes qu’il taille, et dont la description fait de la première page du roman d’Alina Reyes un -.morceau de choix ! Enfoncé Zola, dont certains tableaux des Rougon-Macquart apparaîtront désormais aux lecteurs comme des récits de mauviette.L’auteur, ici, non seulement n'a pas peur des mots, mais les utilise tour à tour comme dans un manuel d’anatomie, un traité à l'usage des charcutiers et, l’instant après, dans le style biblique, celui du Cantique des cantiques.C’est sans doute ce qui s’appelle pratiquer l’anacoluthe ?Décerner le Concourt 88 à cette fille « très avertie », dont le pseudonyme est Alina Reyes, aurait le mérite d'un certain courage, peu coutumier dans cette docte assemblée.Attendons.pour voir ! Alina Reyes Le Boucher roman.Seuil VAMP Christian Mistral Québec/Amérique, I988 JEAN-ROCH BOIVIN ¦le n’ai pas boudé mon plaisir plus loin que le premier chapitre qui commence ainsi : « J’aimais Montréal, j’en étais fou.Je la baisais insolemment sur toutes ses bouches de métro; nous étions des dizaines de milliers à imprégner ses entrailles d’une aube à l’autre et la belle en vrombissait de plaisir.Elle n’était pas de ces intouchables hautaines et froides.Elle était souple, nerveuse et douce, invitant les masses à disposer d’elle.Je la foulais aux pieds avec ce souverain mépris, la passion bestiale des amants mythiques.» Voilà pour le programme.Pour le ton et la couleur, en exergue, deux citations : Jack Kerouac et Henry Miller.C’est le récit d’une dérive lubrique à travers la ville nocturne, irriguée d’alcool et de bière, irisée de fumée de haschisch et de cigarettes.Deux intermèdes diurnes s’imposent pour raconter deux déménagements, qui semblent aussi s’imposer comme trait d’époque.Ayant moi-même déménagé 56 fois, je fus peu sensible à ces diversions.En tentant de circonscrire l’anecdote effilochée qui va de dépanneur en discothèque, je vois passer Ras-lignac et Roquentin; après les beatniks à cols roulés, les hippies multicolores, voici les vamps : costards fripés et chapeaux mous.Cette épopée de la quête du sens, pour le bonheur du roman, elle se fait à travers une amitié très particulière, intense, PHOTO CHANTAL KEYSER CHRISTIAN MISTRAL inquiète et intransigeante entre Christian (narrateur-héros-écrivain) et Blue Jean Balfus, le plus beau gars de la terre, Messie sans message, non-fumeur, abstinent, mangeur de tofu, danseur redoutable, qui se destine aux IIÉC.C’est le seul personnage avec lequel Christian, qui se défonce rigoureusement, consent à investir de lui-même.Blue Jean était allé se former la jeunesse en voyage.Le roman commence au moment où il revient et se met en ménage (pardon ! en cohabitation.Je confonds les époques.) avec Christian.Il se terminera sur leur séparation normale et prévue.Ce n’est pas tant le roman et ses personnages, que j’ai aimés, que l’écrivain qui a misé le paquet, s'esl mis la tête sur le billot et m’a donné de belles pages lyriques sur Mont réal, sur son orgie dans les livres et la musique, et le beau désespoir, avec de très très discrètes échappées vers la tendresse possible.On ne le taxera surtout pas de candeur ! Cent pages de moins auraient fait mon affaire.J’imagine que Victor-Lévy Beau-lieu devait avoir cette fougue impudente et boulimique à cet âge.On verra bien si Mistral en a autant sous son chapeau.Si sa plume habile à en-culer les mots peut aussi leur faire l’amour.Le dernier mot de son roman est « Merde ».C’est à suivre.REPLAY Ken Grimwood Traduit de l'américain Paris, Le Seuil, 1988, 345 pages.DENIS SAINT-JACQUES SCIENCE-FICTION ?Fantastique ?En tout cas, voici un livre pour les curieux de psychologie paranormale, un roman où vous pourrez éprouver les curieuses conséquences d’une forme très particulière de réincarnation.Imaginez non pas la métemp sychose avec ses passages dans di vers corps, mais plutôt la reprise insistante du même fragment de la vie de la même personne.Et cela, sans que le sujet perde mémoire des re plays précédents.Voilà qui offre des possibilités intéressantes, quand on y pense : les avantages de la préscience, hour sière par exemple, ou encore politi que.Evidemment, les choses ne se présentent pas toujours exactement de la même façon, car le héros du ro man ne perd pas son libre arbitre et garde donc la possibilité de rejouer sa vie autrement.Il peut, par cette voie, modifier le cours prévu des événements.Quoi qu’il en soit, ainsi s’ouvre l'accès à la richesse, mais aussi bien à la vie du drop-out.en somme, au rêve de pouvoir se reprendre et de mieux mener sa partie.Il peut même arriver qu’une autre i KEN GRIMWOOD personne se trouve à vivre des replays semblables, une compagne de bonheur et de malheur avec qui l’on pourrait chercher à comprendre ce qui est en train d’arriver pour le maîtriser et l’orienter favorablement.Les choses, pourtant, tournent aisément au cauchemar et les meilleures intentions aboutissent à de bien surprenants effets.Mais surtout, insiste cette lancinante certitude d’avoir à mourir à la même date pour revivre.Comment s’en sortir ?Les dernières feuilles d’un bel été GUY FERLAND CONTES Antoine Bourque, Trois Saisons, Louise C’ourteau, éditrice, et l.es Éditions de lu Nouvelle Acadie/Centre d’études louisianaises, 90 pages.Laissons la présentation de ces contes.nouvelles et fables de Louisiane à Jean Areeneaux : « Antoine Bou-qlie est le pseudonyme d’un jeune historien acadien qui laisse sortir dans ses contes la passion qu’il doit brider dans ses analyses professionnelles.Les premiers textes de cette collection retracent l’histoire de sa famille, des événements de 1755 jusqu'à son rétablissement en Louisiane1, telle qu'il a pu la reconstruire à partir de documents historiques dont certains sont utilisés presque mot à mot.Mais, par sa verve de conteur, il étoffe l’Histoire dans ses histoires.» Ernest Pallastio-Morin, Ta Route de Cliampigny, Louise Courteau, éditrice, et les Éditions de la Nouvelle Acadie/Centre d'études louisianaises.estuaire vous invite à une soirée JAZZ et POÉSIE au 5240 av.du Parc, Montréal Le mercredi 12 octobre 1988 à 20h30 avec Yannick Rieux Ensemble et les poètes Claude Beausoleil Yves Boisvert Nicole Brossard Paul Chamberland François Charron Jean-Paul Daoust Denise Desautels Louise Desjardins Gérald Gaudet Gérald Leblanc Geneviève Letarte André Roy Elise Turcotte Billets: 10$ Billets disponibles à tous les comptoirs TICKETRON Réservations téléphoniques 288-2525 Ces contes et légendes du Québec sont de petites pièces bien ciselées qui racontent, sous forme romancée, notre passé toujours présent.Ernest Pallascio nous restitue, avec doigté, une partie de nous-mêmes.POÉSIE Michel (lay, Calculs, L’Hexagone, eoll.« Rétrospectives», 189 pages.Ce volume regroupe des poèmes écrits entre 1976 et 1986, soit publiés en livres et en revues, soit inédits.Il rassemble l.'Implicite/Le Filigrane (1978), Métal mental ( 1981), Une fois pour toutes (1983), Mentalité, détail.ainsi que Calculs, suite de textes élaborés entre 1984 et 1986.Calculs, souligne l’auteur, n’est pas un livre de mathématiques, non plus qu'un ouvrage de médecine — ou autres mélancolies.Ici.la littérature, plus précisément ce qui s'appelle encore et toujours la poésie, a beau prévoir puis ne pas prévoir ses effets, rien ne paraît plus risqué que l’aventure qu’elle fait courir à la pensée.La poésie, justement — ici en tout cas —, montre un peu ce qu’il en est et ce qui en va de la pensée — du penser.PLAGES Maurice Elia, L'Homme des plages, Humanitas nouvelle optique, 146 pages.Journaliste bien connu dans le milieu cinématographique de Montréal, MAURICE ELIA L’honime des plages Tu opiNlON mm nlMLMTAS Maurice Elia quitte le pays en 1985 pour aller vivre un an à Caracas, Venezuela.C’est là qu’il écrit L'Homme des plages.Pour présenter le Venezuela et nous le faire aimer de l’intérieur, Maurice Elia a résolument choisi de s’éloigner à la fois du folklore local et de l’exotisme touristique.Il a préféré laisser parler ses yeux et son coeur, en observateur attentif et curieux de la vie quotidienne avec son loi d’émotions brutes et d’événements routiniers.Flammarion NOUVELLE ADRESSE L'ATELIER / ERGÉ MÉDITERRANÉE Nadia Ghaletn, La Villa désir, Guérin littérature, col 1.« roman », 164 pages.Une comédienne, à Rome, se souvient, rêve et revoit sa vie.Son amie, restée à Montréal, écrit des rôles pour elle.Toutes deux sont attachées au vieil anarchiste Hans qui parcourt le monde en créant tableaux et poèmes.Au centre de ce récit, la fiction du cinéma double et trouble la vie des personnages, et plus particuliè rement la vie de cette comédienne qui se sent dévorée par ses rôles.VOIX Danielle Dussault, Le Vent du monde, Triptyque, 112 pages.Voici quelques lignes qui donnent le ton intimiste de ce livre tout en sen-sibilité : « Ainsi l’eau deviendra bleue et l’écrit se dissoudra.Les encres ne sont pas toutes indélébiles et le temps les rend souvent chétives Peut-être suffirait-il simplement d’entendre cette voix qui court 7 Peut-être faudrait il écouter cette voix qui roule contre les arbres, l’écouter sans espoir et savoir ainsi oublier tout le reste.Oublier les lettres sans réponses et les cris sans échos.» CONFESSIONS Yvon Langlois, Les Confessions d'un Québécois ordinaire, Humanitas nouvelle optique, 116 pages.Un homme « ordinaire » vide son coeur, trop plein de souvenirs, de nostalgies el d’amertume.Bousculé par la fébrilité et la superficialité de notre temps, il a l’air de nager à con tre-courant, mais la délicatesse et l'humour avec lesquels il évoque ses années de jeunesse dans un Québec patriarcal ou ses démêlés avec la hiérarchie de l'église témoignent d’une lucidité sans équivoque.RÉCIT Robert Barberis, La Rencontre, Éditions du Fleuve, 96 pages.Une histoire d'amour et un attachement politique se mêlent dans ce récit « vigoureux, sensible et attachant », selon Yves Beauchemin.Fiction et biographies 1 Le Boucher 10 Alina Reyes Seuil (-)* 1 Le Zèbre Alexandre Jardin Gallimard (-) : Le Bûcher des vanités Tom Wolfe Sylvie Messmger (-) Sur la Route de Gondolfo Robert Ludlum Laffont (-) ' Le langage perdu des grues D Leavitt DeNoel (-) > Replay Ken Grimwood Seuil (-) L'Epopée du buveur d'eau John Irving Seuil (-) • Les Corbeaux et les Renardes Françoise Dorin Flammarion (-) i Vamp Christian Mistral Québec- Amérique (-) i Le Roi heureux Jacques Bertln Boréal (-) Ouvrages généraux 1 Le Défi alimentaire Louise Lambert-Lagacé Edition de l'Homme (-) 2 Le Dictionnaire du Français plus Collectif Centre éducatif et culturel (-) 3 L'Homme qui devient Dieu Gérald Massadlé Laffont (-) 4 Multi-dictionnaire des dificultés de Marie-Eva Québec- la langue trançaise de Villers Amérique (-) 5 Le Petit Larousse illustré 1989 Larousse (-) Compilation (aile à partir des données fournies par les libraires suivants : Montréal : Renaud-Bray, Hermès, Champigny, Flammarion, Ratlin, Demarc; Québec : Pantoute, Garneau, Laliberté; Chicoutimi Les Bouquinistes.Trois-Rivières Clément Morin, Ottawa Trillium, Sherbrooke Les Biblairies G-G Caza; JolieUe Villeneuve Drummondville Librairie trançaise Ce chiffre indique la position de l’ouvrage la semaine précédente GUY FERLAND Le Festival national de la poésie Présenté par La Fondation Les Forges, le quatrième Festival National de la Poésie aura lieu du trois au huit octobre prochain à Trois Rivières.Cinquante poètes, d’Amérique et d’Europe, s’y rencontreront.Il y aura plus de 50 activités dont 27 ou vertes au public.On reparlera de ce festival dans notre rubrique la semaine prochaine.Sur les ondes Dimanche matin, à l’émission Présent dimanche de Radio-Canada, Michel Cormier interviewe Jean-François Bourg, auteur de Le Sport en otage publié à La Table Ronde.Tous les lundis, dans le cadre de l’émission Fictions à Radio-Canada FM à 16 h, trois ouvrages de fiction récemment parus sont commentés en table ronde.Les mardis de 21 h 30 à 23 h, toujours au réseau FM de Radio-Canada, le magazine En toutes lettres reprend l’antenne.La première partie de rémission traite de tous les aspects de notre vie littéraire : l’écriture, la langue, les lecteurs .La deuxième partie nous permet d’entendre des textes inédits d’auteurs d’ici lus par des comédiens de renom.Les mercredis, de 16 h à 16 h 30, à la même antenne, l’émission Littératures parallèles nous revient.Ce magazine est entièrement consacré à la science-fiction, le roman policier et la bande dessinée.Toujours au réseau FM de Radio-Canada, on retrouve l’émission Les Idées à l'essai les jeudis à 16 h.Dans une optique à la fois large et profonde, des essais récemment parus sont présentés par leurs auteurs.Le Québec à portée de main L’Alliance Champlain vient de publier un guide sur le Québec intitulé Le Québec à votre portée.Ce réper-toir fournil des renseignement fort utiles sur quelque 400 associations, organismes, regroupements et établissements d'enseignement, 125 ministères et agences gouvernementales, et plus de 100 publications spécialisées (guides, périodiques) touchant plusieurs aspects de la réalité québécoise, sans compter les centaines d’autres ressources qui figurent dans les annexes.Il contient en outre deux index, un par sujet et un par pays.Les revenus générés par la vente de ce répertoire, qu’on peut se procurer au coût de $ 12,95 en écrivant à Alliance Champlain, C.P.8503, Sainte-Foy, G1V 4N5, serviront à financer en partie l’action de L'Alliance qui a pour but de faire connaître le Québec, sa spécificité culturelle et sa langue française dans le monde.Le prix Molson de l'Académie canadienne-française 1988 Les membres du jury du Prix Molson de l’Académie canadienne-fran çaise se sont réunis, le 8 septembre dernier, lors d’un déjeuner-délibéra lion, pour déterminer les finalistes 1988 de l’un des prix littéraires les plus prestigieux de l’année.Le jury est composé de Mmes Fernande Saint-MaiIm (présidente), Suzanne Paradis et de MM.Jean-Pierre Duquette, Jacques Folch-Ribas et Jean Ethier-Blais Des 56 oeuvres en lice, cette année, le jury a retenu les finalistes suivants : Noël Audet pour L’Ombre de l’épervier (Québec/ Amérique); Francined'Amourpour Les Dimanches sont mortels ( G ué-rin); Anne Hébert pour Le Premier Jardin (Seuil); Michèle Mailhot pour Béatrice vue d’en bas ( Boréal) ; Paul Zumthor pour La Fête des fous (Hexagone).Le Prix Molson de l’Académie eanadienne-française sera décerné à Montréal, le mardi quatre octobre.Rencontre avec un auteur Vous pourrez rencontrer Christian Mistral, l’auteur du best-seller Vamp, publié chez Québec/Améri que, à la librairie Hermès (1120 ouest, ave.Laurier, Outremont) ce samedi, de 14 h à 16 h.Myriam première en livre-cassette Le grand best-seller de Francine Noël, Myriam première, est main-tenant inscrit au catalogue de La Magnétothèque, sise au 1030, rue Cherrier, bureau 304, Montréal, 1121,1119.Rappelons que La Magnétothèque est un organisme qui enregistre des livres pour les personnes aveugles.La nouvelle âme des Édtions de l’Homme À la veille de célébrer son trentième anniversaire, Les Flditions de l'Homme annoncent la nomination de Mme Francine Montpetit au poste d’éditrice.Elle succède à Bernard Prévost qui a dirigé cette maison pendant trois ans.Pour relever ce défi, elle s'est entourée d'une équipe dynamique.Jean Bernier et Hélène Tanghe ont été nommés respectivement aux postes d’éditeur adjoint lit téraire el d’éditrice adjointe administrative.Pour ceux et celles qui éprouvent le besoin de s’exprimer dans l’écriture, .qui veulent améliorer la qualité personnelle de leur écriture, en toutes formes d’expression, par un professeur d’université.Petits groupes de travail de 5 à 10 participants • Le lundi, de I9h à 21 h, au centre-ville (métro Sherbrooke) • Session de 9 semaines.Début de session d'automne: lundi 3 octobre INSCRIPTIONS tél.au 325-2562 \ ALCOOL.TROP, TROP SOUVENT, C’EST RISQUÉ! Santé et Services sociaux Québec 233 D-4 M Le Devoir, samedi 24 septembre 1988 LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR Quand les femmes racontent la guerre TATIANA, LA DAME AUX CINQ PASSEPORTS Tatiana de Metternich Paris, Olivier Orban 1987.403 pages VIE DE MILENA De Prague à Vienne Jana Cerna Paris, Maren Sell & cie 1988, 206 pages ALICE PARIZEAU QUAND les femmes racontent la guerre, les réalités quotidiennes se précisent et les grands moments de victoires et de défaites s’estompent.Les deux livres, celui de Tatiana de Metternich et de Jana Cerna, en témoignent et c’est là que réside leur principal intérêt.Tatiana, c’est la fille du prince Wassiltchikoff, chassée par la Révolution de son pays et obligée de s’adapter à des conditions nouvelles.En 1940 elle est à Berlin, employée au ministère des affaires étrangères où elle gagne convenablement sa vie comme traductrice.À en juger par les photos qu’on trouvera dans cette autobiographie, elle est fort belle et on comprend parfaitement pourquoi le séduisant prince Paul de Metternich perd la tête et l’épouse malgré ses origines slaves si décriées par le maître du Grand Reich.Au début tout va bien, la mariée plaît aux cousins, cousines et même à la belle-mère, mais très rapidement l’univers se disloque et devient dramatique, ("est le refus du prince Paul de Metternich de reconnaître l’autorité suprême d'Adolph Hitler, l’attentat manqué, l’exode et la fuite éperdue.Tatiana trouve refuge dans des châteaux à moitié détruits par des bombardements, son mari est envoyé au front de l’Est et elle ne sait pas si elle le reverra.Courageusement, elle aide parents et amis, le cherche, se bat contre le système, l’administration et les dangers, gagne et à force de persévérance parvient à sortir de la débâcle.Occupation soviétique, l’arrivée des Américains, reconnaissance officielle des droits de la famille Metternich, le retour de Paul, une nouvelle existence, la paix retrouvée et, enfin, la vie normale.Une autobiographie écrite d’une façon vivante et d'autant plus intéressante qu’on y découvre des pages de l’histoire contemporaine dont on a relativement peu parlé jusqu’à présent.?L’AUTRE voix de femme qui elle aussi raconte la même époque, c’est celle de Jana Cerna qui rend hommage à sa mère, Milena, journaliste de gauche, militante qui avait osé être antistalinienne dès 1936 et qui avait joué un rôle important parmi les intellectuels de Prague.Puis, en 1940, la Gestapo l’arrête dans cette Tchécoslovaquie occupée où le maquis s’organise.Milena est expédiée au camp de concentration de Ra-vensbruck et elle y meurt quatre ans plus tard.Pourtant, après la guerre, dans la Tchécoslovaquie soviétisée, le livre de Jana Cerna était interdit et en 1969 encore il fallait se le procurer clandestinement.Depuis, cependant, la traduction française remporte un grand succès, car désormais Milena, cette femme — journaliste avec laquelle Franz Kafka correspondait régulièrement—, ins- pire des cinéastes et des écrivains.Malheureusement, sa fille, Jana Cerna, jeune femme au destin tragique, morte dans un accident, n’est plus là.Entre la voix de Tatiana de Metternich, la belle russe mariée à un jeune homme descendant d’une des grandes familles européennes et celle de Jana Cerna, la fille de Milena, la journaliste amoureuse de la liberté et de la justice, il y a un monde néanmoins dont le symbolisme frappe.Milena Jesenska a payé de toute sa vie les contradictions de l’Europe de l’Est et la trahison de l’Occident à l’égard de ceux qui furent parmi ses alliés, pendant la guerre.Tatiana, pour sa part, a réussi à traverser la débâcle et à être recompensée de ses pérégrinations, de ses peines et de son courage.Deux voix de femmes, deux destins, deux dimensions de cette politique occidentale plus clémente par nécessité économique pour l’Allemagne de l’Ouest, que pour les héros de Budapest, de Varsovie, de Bucarest ou de.Prague ! En effeuillant les dictionnaires JEAN CHAPDELAINE GAGNON SI VOUS êtes entré dernièrement dans une librairie pour y acheter un dictionnaire, vous vous êtes sans doute trouvé embarrassé devant le vaste choix qui s’offrait à vous.De quoi en perdre son français ou son québécois, puisque l’heure semble aux dictionnaires de chez-nous, le français n’étant plus désormais l’apanage de l’Hexagone.Mais si vous avez eu l’heureuse idée de demander conseil à votre libraire en lui expliquant l’usage que vous ferez de votre dictionnaire, je parie que vous n'êtes pas ressorti les mains vides.Parmi les classiques, le Petit Robert conserve toujours la cote d'amour.Dictionnaire analogique, riche d’exemples et de citations, cet ouvrage est essentiel à l’étudiant, tant du collégial que de l’université, comme au professeur et au professionnel.L'inconvénient, c’est qu'il faut alors se procurer deux dictionnaires : celui de la langue et celui des noms propres.à moins d’opter pour le Micro-Robert plus, de présentation plus attrayante, idéal pour l'apprentissage de la langue et les cours de français.Dans l’un comme dans l’autre, vous trouverez un tableau d'Histoire mondiale et un splendide atlas.Il existe aussi une édition de poche du Micro-Robert plus, qui compte 35 000 entrées, et dans laquelle ne figurent toutefois pas les noms propres.Avec plus de 83 000 entrées, le Petit Larousse illustré reste le plus populaire.Dictionnaire encyclopédique abondamment illustré — on peut même s’en procurer une édition couleur — le Petit Larousse donne moins d’exemples que le Petit Robert, mais offre sous une même couverture un dictionnaire de la langue et un dictionnaire des noms propres.Les libraires le conseillent surtout pour la maison et les travaux d’éco-iiers.Complètement refondue, l’édition de 1989 compte 6 000 articles de plus, davantage d’exemples, des annexes améliorées, des etymologies revues et augmentées.Malheureusement, le caractère de typologie employé, très léger et très petit, rend difficile la lecture.Plus richement illustré, mais moins prisé malgré son prix populaire, le Dictionnaire de notre temps (Hachette, édition 1989) présente d’une seule venue mots de la langue et noms propres, ce qui — avance l’éditeur — offre l’avantage de ne pas séparer « Marivaux » de « marivaudage» .mais n’en sépare pas moins « Mao » de « maoïsme » ! Sans doute en grande partie grâce au battage publicitaire qui a entouré son lancement et à son généreux relevé d’expressions et de mots typi-quements québécois, le Dictionnaire VOUS POUVEZ CONSERVER UNE BONNE SANTÉ DENTAIRE TOUTE YUFRE VIE l« SANTf DENTAIRE Pourf^ PRENEZ-EN .ENGAGEMENT SOLENNEL pour(k vto PHOTO CHANTAL KEYSER I ***
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