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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1988-12-17, Collections de BAnQ.

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BELLE GUEULE spon Vol.LXXIX — No 294 ?Quelques flocons de neige Max 8.Détail page B-8.Montréal, samedi 17 décembre 1988 4 CAHIERS —$1.00 AUJOURD’HUI Sa vie n’est que du cinéma Après trente films en trente ans - toute une vie - et des détracteurs acharnés pour chacun, Lelouch n'a pas pour autant perdu la vocation ou la passion de son métier.Page C-1 rr^ Les quatre saisons Jean Provencher réveille avec chaleur le passé endormi des saisons anciennes dans la vallée du Saint-Laurent.Une entrevue de France Lafuste.Page D-1 Léon Bellefleur D'abord peintre du dimanche, Léon Bellefleur, aujourd'hui presque octogénaire, n'a pu se libérer de son premier métier d'enseignement avant la quarantaine.Mais depuis, il n'a jamais posé ses pinceaux une seule journée.Page C-1 PALESTINE La journée d’hier, au cours de laquelle cinq Palestiniens ont été tués, es la plus sanglante depuis huit mois dans les territoires occupés.Page A-5.Jean Perron à la barre des Nordiques Après quelques heures de réflexion, Jean Perron a accepté le poste d'entraîneur en chef des Nordiques Page B-10 L’affaire de Saint-Basile-le-Grand Marc Levy a comploté pour frauder le fisc Négligence criminelle, BPC camouflés, profits expatriés, accuse un document assermenté de la SQ Üpïis-GiMes Francoeur Marc Levy, le propriétaire de l'entrepôt de BPC de Saint-Basile, ainsi que plusieurs de ses compagnies ont comploté avec plusieurs personnes pour frauder le Trésor public de sommes importantes et accompli des actes et omissions « susceptibles de constituer un danger réel pour la santé des gens».C'est ce qu’affirme dans une dénonciation assermentée le policier Auray Forcier, de l’escouade des fraudés économiques de la Sûreté du Québec, dont LE DEVOIR a obtenu copie au Palais de Justice de Montréal.Cette dénonciation a été signée le 2 décembre devant le juge Gilbert Moner au Palais de Justice de Sainte-Julie.Sur la foi de cette dénonciation et du rapport d'enquête de la Sûreté, le magistrat a autorisé les policiers à perquisitionner chez le comptable de Levy, M.Réal St-Ger-inain, du 984 de la rue De Calüères, à Boucherville.Si l'enquête des Crimes économiques devait aboutir à des accusations sous les chefs invoqués dans la dénonciation assermentée, Levy, qui est « résident permanent des Etats-Unis » depuis au moins 1984 selon les enquêteurs, pourrait être extradé et cité à procès au Canada.Le rapport d’enquête des Crimes économiques, signé par l’agent Auray Forcier à titre de « Motifs » de perquisition, révèle en outre que: ¦ Marc Levy et ses nombreuses compagnies ont continué d'entreposer des BPC dans l’entrepôt de Saint-Basile après décembre 1983 même s’il avait atteint sa capacité-limite de 20,000 gallons, définie dans son permis.Les rapports fournis par Levy et ses compagnies à compter de cette date étaient « faux quant à la quantité du liquide BPC », affirme l’enquêteur de la SQ.¦ Levy et ses complices non identifiés ont « maquillé » les barils conte-Volr page A-10 : Levy Bourassa a fait son nid Solution Dion et « nonobstant » Bernard Descôteaux - de notre bureau de Québec LE PREMIER ministre Robert Bourassa a fait son choix : affichage bilingue à l’intérieur des commerces et, par le biais de la « clause nonobstant », l’unilinguisme dans l’affichage extérieur.Telle est en effet la solution que personnellement M.Bourassa privilégie parmi les 14 « options » qui lui ont été soumises, a appris LE DEVOIR.Avec l’appui de l’exécutif du parti libéral, il l’a présentée hier soir dans ses grandes lignes à ses 98 députés et ministres lors d’une réunion qui devait durer plusieurs heures et il discutera aussi aujourd’hui avec le conseil général du Parti libéral.Dès jeudi soir, lors d’une réunion de son conseil des ministres, M.Bourassa a fait état de cette solution que depuis plusieurs semaines lui et son entourage ont évoqué sous le nom de « la solution Dion ».Il lui faut toutefois obtenir un consensus fort autour de cette solution pour être en mesure dimanche de la faire entériner par le conseil des ministres qui est déjà di visé sur cette solution.Officiellement, au bureau du premier ministre, on se contente de dire que la « solution Dion » est activement étudiée par les légistes conseillers de M.Bourassa.Un proche du premier ministre en a toutefois discuté hier avec les dirigeants d’Ai-liance Québec.Voir page A-10 : Bourassa Les anglophones du PLQ se sentent poussés dehors JBÉhel Vastel —.de notre bureau d'Otlawa LA MINORITÉ anglophone du cabinet et du caucus de Robert Bourassa s’estime dupée par son premier ministre et sept d’entre eux, dont les quatre ministres, pourraient démissionner en bloc, « quand il va présenter son projet de loi » confirmant le recours à la clause nonobstant, a appris LE DEVOIR hier.Le bureau de Robert Bourassa a de plus officiellement informé Brian Mulroney de sa décision et le premier ministre fédéral a promis à son collègue du Québec de tenter de sauver, sinon l'ensemble de l’accord du Lac Meech, au moins trois des cinq clauses qui requièrent l'approbation de sept provinces représentant 50 % de la population canadienne.« Bourassa pense qu'il va perdre un seul ministre, Clifford Lincoln (Environnement), a confié hier au DEVOIR une source officielle, mais d’autres vont suivre.Richard French (Communications), Herbet Marx (Sécurité publique) ont déjà pris leur décision.Le seul qui hésite encore est John Ciaccia (Energie).« Les députés Joan Dougherty (Jacques Cra-tier), Harold Thuringer (NDG) et Robert Middlemis (Pontiac), de même que Claude Dubois (Hunting-ton) ont également informé leurs collègues de leur intention de quitter le caucus libéral.C’est une séance difficile du Conseil des ministres jeudi soir, et le fait que Clifford Lincoln se soit fait traiter « d’extrémiste » par des collègues francophones, qui a mis le feu aux poudres.Le premier ministre Bourassa a fait savoir au DEVOIR, via son porte-parole, « qu’il n’avait reçu aucun avis d’intention de démission de qui que ce soit » en fin d’après-midi hier.Claude Dubois, rejoint par LE DEVOIR, a dit pour sa part rester fidèle aux engagements électoraux du parti libéral du Québec.Mais « je serais prêt, au nom de la paix sociale, à accepter une solution mitigée; la paix sociale est plus importante que le programme électoral de 1985 », a-t-il déclaré.La décision d’au moins un des ministres anglophones du cabinet Bourassa est tellement définitive qu’il a confirmé hier au DEVOIR avoir réuni ses adjoints hier matin et qu’il leur a fait part de la gravité de la situation, ne cachant pas qu’il serait « forcé » d'abandonner son poste d'ici lundi.Voir page A-10 : Anglophones Photo Jacques Grenier Vigile de la loi 101 sur le Mont-Royal À la manière de Hans Marotte, le jeune Stéphane Goulet s’est hissé par un Iroid polaire au haut de la croix du Mont-Royal où il est resté pendant plus de treize heures, hier, pour manifester sa colère contre le verdict de la Cour suprême sur la loi 101.Informations page A-3.Jean Doré : la clause «nonobstant» s’il le faut Québec doit tout faire pour protéger le visage français de la métropole des éléments que M.Bourassa devra considérer dans la décision qu’il communiquera au conseil des ministre, a indiqué le maire de Montréal.« Préserver le visage français est l’objectif.Si le moyen d’y arriver est l’utilisation de la clause nonobstant, je dis que le gouvernement ne devrait pas hésiter à le faire », a affirmé M.Doré hier après-midi.Si les chartes ont prévu ce mécanisme dérogatoire, c’est que certaines libertés sont « relatives », a même commenté M.Doré.Mais le maire Doré s’est défendu de n’être ni juriste ni eonstitutionna-Volr page A-10 : Doré LE MAIRE de Montréal, M.Jean Doré, affirme que Québec ne doit pas hésiter à utiliser la clause nonobstant s’il s'agit du seul moyen de préserver le visage français de la métropole et la sécurité linguistique des Montréalais.Le maire de Montréal a indiqué que le premier ministre Robert Bourassa « était très bien informé » de sa position et qu’il s’était assuré de lui rappeler au cours des dernières heures.Cette position doit faire partie ’ Le maire Doré Le dialogue palestino-américain Optimisme et espoir aux pourparlers de Tunis d'après l'Agence France-Presse.Associated Press et Reuter TUNIS — La première rencontre officielle palestino-américaine s’est achevée hier soir à Tunis sur une note de satisfaction apparemment affichée de part et d’autre.Cette première prise de contact, après la décision des États-Unis d'ouvrir un dialogue avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), s’est déroulée à huis-clos en- tre l’ambassadeur américain en Tunisie, M.Robert Pelletreau, et une délégation palestinienne de quatre membres.Elle a duré une heure et demie, dans un palais gouvernemental tunisien, à Carthage, dans la banlieue de Tunis.Dans une déclaration à la presse, l’ambassadeur américain a qualifié l’entretien de « franc et direct».« Notre espoir est que ce dialogue dans son développement mènera à des négociations directes (entre les parties concernées au connit israélo arabe) pour une paix globale », a ajouté M.Pelletreau, estimant que cette première discussion « a été très pratique et caractérisée par le sérieux ».Pour sa part, M.Yasser Abed Rabbo, membre du Comité exécutif de l’OLP qui dirige la délégation palestinienne, a affirmé que « le dialogue a été sincère et constructif ».Il a exprimé l'espoir qu’il conduirait à une conférence internationale de paix sur le Proche-Orient, en soulignant « la nécessité de hâter » la tenue d’une telle conférence avec la participation de « toutes les parties concernées, y compris la Palestine et Israël», a-t-il dit.Le dirigeant palestinien s’est féli cité de ce premier contact.Il a affirmé que les discussions américano-palestiniennes doivent reprendre dans «quelques semaines».« Avec l’établissement du dialogue avec l’administration américaine, le monde entier se rend compte que nous approchons de la paix ».Il a estimé qu’Israël constitue « le grand obstacle » à la paix.« La politique israélienne d’agression et de terrorisme organisé constitue le grand obstacle contre la paix », a-t-il dit.Pour M.Abed Rabbo, « c’est grâce Voir page A-10 : Optimisme VVUV ainl-Luuf’"‘ OU MONDE HISϰ^ qÉNLLALL £& ST “ CANADA Mmà Jean Provencher LES QUATRE SAISONS dans la vallée du Saint-Laurent Sous la direction de Craig Brown HISTOIRE GÉNÉRALE DU CANADA L'ÉTAT DU MONDE 1988-1989 En vente dans toutes les librairies A-2 ¦ Le Devoir, samedi 17 décembre 1988 Affichage : Le jugement oblige à revoir les solutions Fortin et Pupier La défense du Québec en Cour suprême était incomplète selon Jacques Rochefort -Pierre Proulx L’OUVERTURE de la Cour suprême à la prépondérance du français dans l’affichage oblige à recon sidérer la solution du « bilinguisme optionnel et conditionnel » de l’avocat montréalais Jean Fortin, et celle du « français indispensable et prioritaire », du linguiste Paul Pu pier, de l’Université du Québec à Montréal.L’un et l’autre, ont-ils dit hier au Devoir, jugent leur solutions toujours pertinentes.La formule Fortin se résume ainsi: l’affichage en français est obligatoire mais l’option pour le bilinguisme est assujettie à la condition suivante: « En imaginant un triangle comprenant l’affichage, la place de la langue officielle — le français — doit correspondre à l’espace qu’occuperait la partie la plus large du triangle et la place concédée à l’autre langue doit correspondre à l’espace qu'occuperait la partie la moins large du triangle».La formule Pupier, de son côté, propose que toute affiche soit obligatoirement unilingue française à charge, pour celui qui veut exprimer le même message dans une autre langue, de le répéter intégralement sur une affiche distincte mais située dans le même champ de vision.Ainsi, un panneau réclame sur le bord de la route ne pourrait apparaître en anglais que s'il existe d’abord en français.Ces deux solutions permettent tous deux d'assurer la prépondé-¦ rance ou la priorité du français sans restreindre la liberté d’expression.La Cour suprême déclarait justement jeudi que sans exclure une autre langue, « exiger que la langue française prédomine, même nettement, sur les affiches et les enseignes serait proportionnel à l'objectif de promotion et de préservation d’un visage linguistique français au Québec et serait en conséquence justifié en vertu des-Chartes québécoise et canadienne ».Me Fortin, qui a publié sa suggestion dans Le Devoir du 5 septembre 1986 a, a-t-il indiqué hier, déjà soumis son*projet à l’Office de la langue française.Le premier ministre Bou rassa lui a meme fait l’honneur de reprendre publiquement sa formule du « bilinguisme optionnel et condi tionnel ».Sa proposition, dit-il, a l’immense avantage d'éliminer toute définition quantitative de la prépondérance du français, fondée, par exemple, sur un pourcentage ou encore sur le type de caractères utilisés.Sa formule précise aussi que « les mots identiques apparaissant dans les deux langues de l’affichage doivent être répétés dans l’affichage dans la langue officielle et dans l’affichage dans l’autre langue ».Ainsi, écrire: « Fleuriste Mckenna Flowers » ne serait pas permis.Il faudrait lire: ,2 " d'alcool par volume.lui goût velouté ’our un temps limité la plus-que-biére vous est offerte au prix des liéres régulières.rcutm exclusif- Oiialite^uper^ remuun BRADOR un équilibre parfait, un prix plus-que-parfait ! (LE DEVOIR)— L’aspirant maire de Québec, M.Jean-Paul L’Allier, estime « que la protection du visage français de la ville de Québec exige le recours à la clause nonobstant.Sinon, au nom des retombées économiques du tourisme, Québec et sa région risquent de perdre leur vocation de témoin vivant de la culture française en Amérique».M.L’Allier, qui a été aussi ministre des Communications et des Affaires culturelles dans le premier gouvernement Bourassa, est actuellement chef du Rassemblement populaire de Québec, un parti qui aspire à remplacer celui de Factuel maire de Québec, M.Jean Pelletier.« La pression en faveur de la bilinguisation de l’affichage commercial est d’autant plus forte, écrit M.L’Allier, que de plus en plus d’entreprises reliées à la restauration, à l’hôtellerie et à la vente au détail sont des succursales de corporations trans-nationales, dont les politiques de marketing sont souvent décidées sans trop tenir compte du contexte culturel québécois ».Par ailleurs, le président de l’As-soeiaton culturelle franco-canadienne de la Saskatchewan, M.Rupert Baudais, a déclaré que ses compatriotes seraient « très heureux si notre seule préoccupation ici était la ’ ingue d’affichage.Si nous franco- phones jouissions des mêmes droits et privilèges que ceux dont bénéficient les anglophones du Québec, nous serions comblés».Le directeur du journal fransas-kois L’eau vive, M.Jean-Paul Picard, a écrit hier au premier ministre du Québec pour lui suggérer, en matière d’affichage, « de prendre un engagement moral pour une solution « bilingue » qui serait conditionnelle à ce que les divers gouvernements provinciaux offrent des services équivalents à ceux que reçoit la minorité anglophone en matière d’éducation, c’est-à-dire ta gestion de leurs écoles ».« Pour ce faire, vous pourriez invoquer la clause nonobstant sur une base temporaire jusqu’à ce que les francophones hors Québec obtiennent satisfaction.Les nationalistes verraient la loi 101 intouchée pour le moment, et ce jusqu'à ce que les premiers ministres provinciaux obtempèrent à votre requête (si jamais ils le font).Lorsque des modifications seront apportées à cette loi, ce sera parce qu’un pas monumental aura été franchi pour rétablir un certain équilibre linguistique au Canada.Quant aux opposants à la loi 101, ils n'auront que certains premiers ministres provinciaux à blâmer pour son maintien».RECHERCHE SUR LE TRAITEMENT DE L’ALCOOLISME Un centre de recherche sur le traitement de l'alcoolisme affilié à l'Université McGill offre un traitement expérimental à titre externe, durant quatre (4) semaines, et n'impliquant pas de médicament, à des hommes en bonne santé physique et mentale abusant de l’alcool au moins 4 jours par semaine Votré demande sera traitée confidentiellement.Pour renseignements, téléphonez à l'infirmière assistante de recherche au: (514) 766-4259 du lundi au vendredi ENTRE 8:30 et 16:00 heures :nt du Québec °°° °0 ides 50°°o‘ °„° o o o o° ° O ° Q„ 0°0° 0° “• , o°o' sbsîJsæ.fériés pouf'8 du Québec.partie', des travaii'eu c0mpiei ou à t P * 6e de congé PaV mû\0yeur- JU\en^eemP Y .—» im iour Po°° ' O o travaillé un oUvrao«Bv~ 4 g7î.706i iErfîêÊÊssJ^ f Le Devoir, samedi 17 décembre 1988 ¦ A-3 ïftiol ¦m X : ST-JEAN — 1 PLACE DU MARCHÉ Photo Chantal Keyser PLUSIEURS petites manifestations spontanées d'étudiants ont marqué ce lendemain de jugement.Comme ici, devant l'université McGill, tout s'est déroulé dans l'ordre.Les gestes de protestation au jugement de la Cour suprême se multiplient !ÎÜi>elle Paré et Martin Pel- DE NOMBREUX gestes de protestations au verdict de la Cour suprême ont ponctué la journée d’hier, dont celui d’un jeune cégépien resté perché pendant plus de treize heures au sommet de la croix du Mont-Royal pour manifester sa colère.Le jeune Stéphane Goulet, âgé de 21 ans, a réussi à monopoliser l’attention des médias et d’une horde de policiers durant une douz.aine d’heures en passant la nuit, par moins trente degré celsius, au sommet de la croix.Les pompiers sont finalement intervenus à 13 heures pour rescaper à l’aide d’une civière et de poulies le jeune homme attendu par une horde d’une cinquantaine de supporteurs au bas de la croix.Étudiant en photographie du cégep du Vieux-Montréal, Stéphane Goulet s’en est presque tiré sans heurts, hormis des angelures au visage et aux pieds.Les pompiers ont mis près d’une heure à mettre en place les câbles et les poulies nécessaires pour se porter à sa rescousse.Ces dernier refusaient de laisser l’étudiant, affecté par le froid, descendre par ses propres moyens.Les sangles utilisées pour le rescaper lui ont d'ailleurs causé plus de torts que sa nuit à la belle étoile.Étouffé par la pression de ces sangles, le jeune protestaire a perdu connaissance une dizaine de mètres avant de toucher le sol.Il a ensuite été porté en ambulance par Urgen-ces Santé à l'Hôtel-Dieu, en compagnie de sa compagne et de sa mère, pour y être examiné.Pendant toute l’opération, une cinquantaine d’étudiants des écoles Face et du Vieux-Montréal, auxquels s’était joint Hans Marotte, scandaient des slogans en faveur de la loi 101.Le jeune Marotte qui s’est fait connaître en se hissant lui aussi au sommet de la croix pour y installer une immense bannière pour la loi 101, s’est dit d’avis que ce geste était encore plus héroque que le sien.« On ne peut plus dire que les jeunes sont indifférents, Stéphane a risqué sa vie en passant la nuit là-haut », a-t-il dit.Le lieutenant Proulx qui dirigeait les opérations de la police a par ailleurs indiqué qu’aucune accusation ne serait portée contre le jeune Stéphane Goulet.« Nous ne sommes là que pour assurer sa sécurité », a-t-il indiqué.L’étudiant du cégep du Vieux-Montréal s’était hissé vers une heure du matin au sommet de cette structure, accompagné d’amis qui lui ont apporté des couvertes au cours de la nuit pour le garder au chaud.Par ailleurs, au cours de la même nuit, de jeudi à vendredi, plusieurs commerces ont été la cible tantôt de cocktails Molotov, tantôt de graffiti.Vers minuit, des vandales ont brisé une vitrine de l'édifice de Pointe-Claire abritant les locaux de l’hebdomadaire anglophone The Chronicle, qui a fait parler de lui il y a quelques temps en publiant dans son courrier du lecteur une lettre peu élogieuse à propos des francophones.Le journal s’était plus tard excusé.Une heure plus tard, un cocktail Molotov causait des dommages au Marché Royal de la rue Mont-Royal.Vers 2 h 30, un incendie criminel endommageait les locaux d'Umque Publicité, rue Louis-Hébert.Deux inscriptions « Loi 101 » furent également appliquées sur des murs.Le dernier commerce victime de vandalisme fut National Cheese, rue Salley, à LaSalle, où les vitrines ont été barbouillées.Par ailleurs, les policiers ont dû intervenir aux locaux de l’organisme Alliance Québec, dans le centre-ville de Montréal, où une quarantaine de jeunes manifestants sont montés hier après-midi.Le groupe a accepté sans résister de quitter les lieux à l’invitation des agents, mais non sans avoir d’abord orné murs et vitrines d’auto-collants.Aucun échange acerbe n’a cependant opposé les étudiants et les militants de l’organisme.La manifestation spontanée originait du cégep du Vieux-Montréal.Des députés veulent établir l’Agence spatiale à Ottawa OTTAWA (PU) — Les 12 députés libéraux de la région d’Ottawa ont écrit au premier ministre Brian Mul-roney, hier, pour lui demander d’installer la nouvelle Agence spatiale canadienne dans la capitale nationale.« Nous sommes unanimes », a signalé Mme Marlene Catterall, la nouvelle députée d'Ottawa-Ouest.Mme Catterall a affirmé que cette démarche ne constituait pas un acte de défi à l’égard du leader libéral John Turner, qui s’est prononcé en faveur du choix de Montréal pour l'Agence spatiale, au cours de la dernière campagne électorale.« Nous mettons au défi le premier ministre de prendre une décision dans l’intérêt national », a dit la députée.L’Agence spatiale a été annoncée dans le Discours du trône de 1986.Depuis ce temps, Montréal et Ottawa essaient toutes les deux de l'avoir.L’Agence spatiale ne comprend qu'une cinquantaine d’emplois, mais elle accordera des contrats de plusieurs millions de dollars.Le secrétaire d’État Lucien Bouchard a promis que l’agence irait au Québec.Le premier ministre Robert Bourassa s’est dit confiant, pour sa part, d’avoir l’agence dans sa province.Jugement sur l’accréditation syndicale Michel C.Auger e Cayouette DANS L’ESPRIT des chercheurs et professeurs qui y oeuvrent, l’Institut Armand-Frappier est en péril.Pis encore, ce joyap du patrimoine scientifique québécois risque non seulement d’être démantelé, mais aussi d'être vendu à des intérêts to-rontois.Dans un message à la fois virulent et émouvant, les scientifiques de l’Institut ont demandé hier au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science, Claude Ryan, de « surseoir à la vente ou à là liquidation des opérations de production de l'Institut Armand-Frappier jusqu'à ce qu’une enquête impartiale soit menée sur la réelle situation financière et administrative de cette institution ».Le président du conseil d’administration de l’IAF, M.Claude-F.Lefebvre, avait annoncé mardi dernier sa décision de mettre en vente les actifs de Frappier Diagnostic, une société qui fabrique des trousses de diagnostics.Parallèlement, il avait fait part de sa décision de se mettre à la recherche d’un partenaire majoritaire afin de relancer le département d’exploitation, largement déficitaire, pour redonner à l’établissement une vocation exclusive de recherche.Du même souffle, M.Lefebvre avait lancé un ultimatum.L’Institut cessera ses activités de production et de commercialisation si ces dossiers ne sont pas réglés d’ici au 31 décembre.M.Claude Ryan n'a pas tardé hier à répondre aux professeurs et chercheurs de l’Institut.« Je dois conclure qu’il n’est pas possible de maintenir l’Institut Armand-Frappier et certaines de ses composantes dans leurs structures actuelles où sont étroitement entremêlées les activités de recherche et les activités d’exploitation à caractère commercial.Une distinction plus claire doit être établie entre le volet enseignement et recherche et le volet exploitation », écrit M.Ryan.Pour le Dr Gilles Lussier, prési dent de l’Association des professeurs de l’Institut Armand-Frappier,® la décision du conseil d’administration et l'appui du ministre constituent un tournant malheureux dans l’histoire des sciences au Québec ».Cela est d'autant plus triste, a-t-il poursuivi, que l’Institut célèbre cette année son 50e anniversaire.Le personnel scientifique craint que la célèbre institution ne devienne qu’une « petite université comme les autres».Le Dr Lise Frappier-Davignon, directrice du centre d'épidémiologie et médecine préventive, et fille du fondateur Armand Frappier, a précisé en quel sens le démantèlement de l’Institut constituait un recul inacceptable.« Jusqu’en 1938, nous dépendions de l’institut Connaught de Toronto pour nous approvisionner en vaccins et sérums (.).Cinquante ans plus tard, on songe non seulement au démantèlement de l’institution mais à la vente de celle-ci à Connaught Laboratories, cette même entreprise de laquelle le Québec cherchait à s’affranchir il y a un demi-siècle», a-t-elle dit.« C'est une pirouette invraisembla- ble.Je ne comprends pas pourquoi le conseil d’administration agit ainsi.C'est très dur à prendre.Nous, les Canadiens-français, aimons nous ti rer dans le pied », a dit le Dr Marcel Gagnon, directeur du Centre de recherche en sciences appliquées de l’alimentation (CRESALA) Les représentants des professeurs, chercheurs et anciens cadres ont par ailleurs remis en question l’affiliation de l’Institut Armand-Frappier à l’Université du Québec.Ils jugent que les difficultés financières de l'établissement scientifique viennent en partie de cette apparie nance à l'Université du Québec.« Notre mission hybride de production et de recherche ne cadre pas dans les structures de gestion et les excès de bureaucratie des universités », a dit M me Frappier- Davignon « Nous devons par exemple faire affaire avec des techniciens de pro duction régis par des conditions de travail négociées à travers tout le ré seau de l’UQ ("est cela qui cause des déficits », a rajouté le Dr Marcel Gagnon.Sur ce point, le ministre Ryan s’est toutefois montré limpide.« Étant donné les ressources considérables déjà investies dans 1T A F par l'Uni versité du Québec (.), étant donné enfin que le rapport Després (.) n’a pas jugé devoir soulever cette possibilité, je ne vois pas le lieu de retenir cette recommandation.La vé-ritable urgence se situe ailleurs», écrit-il.Selon un rapport de la firme Raymond, Chabot, Martin et Paré, lès sommes qu’il faudrait investir pour la relance des activités d'exploitation de l'Institut Armand-Frappier seraient de l'ordre de $ 10 millions.L'établissement accuse un déficit accumulé d’environ $ 12 millions.L’Institut Armand-Frappier a acquis une réputation enviable à l’échelle mondiale L’institution fondée par Armand Frappier il y a 50 ans a reçu récemment des subsides de la puissante Fondation Rockefeller pour développer un vaccin contre la rage en collaboration avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT).L’Institut collabore en outre avec des centres de recherche de France, de Chine et du Japon.LT A F participe aussi à de nombreux programmes des Nations unies pour aider les pays en développement.I.’Institut Armand-Frappier pro dull chaque année un vaccin influenza ( contre la grippe).C'est également dans cet établissement de la rive nord de Montréal que fut mise au point la première trousse de dépistage du sida au Canada.L'Institut Armand Frappier approvisionne d’ailleurs en vaccins tou tes les institutions du gouvernement du Québec Depuis quelques jours, avec les rumeurs de crise, le nombre de commandes aurait triplé.Selon sa fille Lise, Armand Frap-pior, fondateur de l'Institut du même nom, serait à la fois très triste et très inquiet de l’avenir de l'institut.APRÈS l’un des plus longs délibérés de son histoire, la Cour suprême du Canada rendra, jeudi prochain, une décision très attendue en droit du travail au Québec sur le droit des syndiqués de demeurer membres de la même unité d’accréditation lors de l’achat d’une entreprise.Cette cause, entre le Syndicat national des employés de la Commission scolaire régionale de l’Oua-touais (CSN) et le local 298 de l’Union des employés de service (FTQ) pourrait également avoir un effet sur le célèbre conflit des ex-employés du Manoir Richelieu de La Maïbaie avec lequel le litige a de nombreuses ressemblances.Les avocats des parties ont accepté qu’exeeptionnellement, le jugement ne soit rendu que par quatre juges, au lieu des cinq qui doivent former le quorum de la Cour.La cause avait été entendue en octobre 1986 devant sept juges, mais deux d’entre eux ont pris leur retraite et un autre est décédé depuis.La Cour sera appelée a interpréter l’article 45 du Code du travail du Québec qui spécifie que la vente d’une entreprise « n’invalide aucune accréditation accordée en vertu du présent code, aucune convention collective ».L’article prévoit également que « sans égard à la division, à la fusion ou au changement de structure juridique de l’entreprise, le nouvel employeur est lié par l’accréditation ou la convention collective comme s’il y était nommé et devient par le fait même partie à toute procédure s’y rapportant aux lieu et place de l’employeur précédent ».Le conflit remonte à l’automne 1979 alors que la Commission scolaire de l’Outaouais confiait en sous-traitance ses travaux d’entretien ménager à une société dont les employés se sont syndiqués avec la CSN et ont déclenché une grève devant leur incapacité de négocier une première convention collective.La Commission scolaire s'est alors tournée vers un nouveau sous-traitant qui a embauché de nouveaux employés — qui ont formé un syndicat affilié à la FTQ — et qui affirment n’avoir rien à voir avec le premier employeur.Le jugement sera donc rendu par les juges Jean Beetz, William McIntyre, Antonio Lamer et Gérard La Forest.Photo Jacques Grenier La Place Jacques-Cartier, dans le vieux Montréal, arbore sa tenue du temps des fêtes qui tera les délices des jeunes et moins jeunes.Nouveaux membres de l’Ordre du Québec QUÉBEC (PC) — Dix-huit personnalités québécoises sont devenues membres de l’Ordre du Québec.Deviennent Grands officiers de l’Ordre MM.Robert Choquette, Gérard Fi-lion et Jean Papineau-Couture.Les nouveaux officiers de l’Ordre du Québec sont Mmes Hélène Grenier et Liliane Spengler-Stewart, de même que MM.Gilles G.Cloutier, Phil Gold, Roger Lemelin, René Paré et Pierre Péladeau.Propos authentique d'un client «Ne t’inquiète pas, chérie! Pour Noël, j’ai tout acheté chez Anjou-Québec.Nous pourrons faire la fête.» < hez i \ 3niou4iuiif:iii:f: tu I O S _i QJ c 2«.ss , DXNIKK Roi I.K XI vs II X N11 XI» RKNOVATION IN< l.e 2s 12 SH ii 11 00 heures au 375S, \\ enue tie ( ouïrai Montréal, dis ii ici tie Xlonlréal.seront vendus pai auloi iléde Justice.U s biens el ef lets de BAN II XD KKNOX X 11(>\.saisis en celle cause, consistant en I scie circulaire tie marque K s .I < ompies.seui Campbell IKmsfeltl.I pel çeuse i ntl King, elc ('outillions \R(.I N I ( (IMP I XN I ou Cil K Ql'KYlsK Informations 2Hs 54S7 Xlonlréal ce 14iême tie décembre PIS'' X illeneuve Miller, huissiers Q( District de Montréal < ol R Dl (Jl K B IM (Il CIVII K No 500 02 052720 SH 7 MI.IK K DKS BIN/ ( X N XI) X IN( vs I l s ( \RR0SSK RI KS I t T! R K I N( l.e 2s 12 HS à II 00 heures au 37.SI l.ouis si Kus lat lm.dislut l tie Terrebonne seroni \ e ntl os pal auloi lié île .1 uslit e.les biens el effets (lé I.KS ( XH H DS sKRIKs Kl I I BK IN( saisis en i elle cause, consistant en I auto mobile tie mai que fondât l irebirtl h3.I coffi e d'outils el act ! com piesscur à l'an > IIP XVingci Contll lions XHCKN I ('(IMP I' XNT ou (TlKljUK X IsK Informations 2SS >4s7 Xlonlréal, «e 14iômc |om de tlé i embre 19SH Villeneuve.Miller, huissiers ij< Dislut l île Xlonlréal Cl H B Dl tjl K B IM ( Il t IX II I.No 50002 I 031001 sti 5 (i I.KHK XI Kl KK vs XNDRKdl XMI’XCNK l.e 2* 12 ss ! à 12 00 heures au 245 93 Xvenue i Deux Montagne tlistricl tir leur 1 lionne, seront vendus par autorité tie Justice, les biens el effets tie XN i DH K (Il XMPAC.NK saisis en celle cause consistant en 1 vidéo Mit su bishi.I s\ slème tie son 6 mot t eaux 1 I X ( couleur Klecli ohome .etc « outillions XKC.KN I < oXIPT XN I ou < Il K.Ql'K.X IsK Informations J 2HH 54H7 Montréal.ce 14iènir joui de j décembre 19KH X illeneuve Miller huissiei s (J( Dislncl de Xlonlir.d (dl B Dl (Jl KBlM ( Il (1X11,1 No 500 02 ! 1)20207 HH 5 I.Ks PNKI'S l K l R X I N < vs X N(i I.I i) IM PKI K/.I /KH K l.e 29 12 hh a 13 00 bernes au : sî7 Hadisson.Ville l.aSalle district ' le Xlonlréal seront vendus pal ! allt oi iléde .1 list n r les biens et ef ; Ici s de \N< i Kl I.IMPKKK//KRK ! saisis en t elle cause, consistant en i I petite étagère en bois 2 moi ; ceaux 1 système de son complet I IJnvd.se! an .etc Conditions XB ; (INI ( OMP'I X NT ou Cil Kljl I.i X ISK Informalmiis 2HH .54h7 Monl j - éal.ce 14ième jour de dét embi e I9hh Villeneuve Miller huivsiers | (J< .Distnt I de Kongueuil (îRKKKK DKI.XPXIN No 505 27 020^19 H0 7 I K PKRCKP I Kl R DK.s XMKN DKS SIMON RROSSOl l Ke 29 12 HH il 13 00 heures au 1 >4 Ho ! liei I.« hâteauguay.district de Heau t harnois.seront v endus pat autorité ' de Justice les biens et effelsde Si MoN BHOSSOl I saisis m t elle i t^'ause.consistant en t microonde loshoba 1 photocopieuse Sharp, t machine à écrire Smith Corona, etc Conditions XHliKN I (OMPI XN I ouCHKgl KX ISK Infoi mations 2hh »4“ Montréal, ce Mième jour¦ de dét emhle I9HH Villeneuve Miller I huissieis (J( DislruI de Kongucuil CHKH I-.Dl.K X PAIN No :i«5 27 0223m| H0 » K K PKHCKP'I Kl H DKs XMKN Di s \s .1 KAN Mil |s KK< Il Xs * Kl H le 29 12 kh à II 00 heures au >6-30 (Denier.si Hubert, dislr it ! de Kongueuil seront vendus par aulo i lié de Justice, les biens el effelsde J K X \ Mil IS KIM II XSSKl H sai sis en t elle t ause.consistant en 1 vidéo VHS Panasonic J IX meuble Xdmiral.t labié A café en trois elt Conditions XHOKYI (OMPI XNT ou( IIK(Jl KXlsK Informations 2hh 54K7 Montréal.< e Mième jour de décembre I9HH Villeneuve.Miller, huissiers ! (JC.Dislncl de Xlonlréal No 500 02 019034 HH5 BR Al Kl CI.K XI K VI I N « vs I K R Ml NI S ST J K XN K l K K l.e 29 12 K9 a 10 (M) heures au 000 l'ieri e Caisse, si Jean, district dl bel v ille.seront v endus les biens , effet de I ! R MINI S ST IKAN 1 I Kl-'., consistant en I four micro ondes l.itton.1 frigidaire Poster, t machine à jeu XIan Road Runner >09 H9K et effets tlivei s Conditions X H (i I.N I (OMPI XNT mi Cil i: (jl K X I s K XN DH K (il I'.H TIN, huissier.H79 1007 Montréal, ce 15 12 h\ lj( District de Xlonlréal No 50002 02330H HH0 VH.I.K DK I XX AI.v s IN H KO K K H H XH X l.e 2 s 12 HH à 10 00 heures au 223 si lluberl.Pont-X'iau.dislncl de Montréal (place d allau es) seront vendus les biens el effets de KNKM'O l'KHH XH X sav on t véhicule de marque Che v miel modèle Corvelle I9HI n s I/.K7HAS451852.I gros compresseur, meubles el articles divers Conditions XHCKN I COMPTANT, ou « Il Kljl h.YlsK l'H XNÇOIS Bi »t Hijl K.huissier.2H6 7175 Mont réal.ce 15 12 HH (JC.District de Kongucuil (ill Kl- K K DKI.XPXIN No 505 27 012577 KO 3 I.K PKHCKP'I Kl H DKs XMKN DKS vs J KAN PI KH H K Kfco N XHI) Ke 29 12 KH à 11 (H) heures au 39H0 XlacKay SI lluberl.dislncl de l.tmgueil.seroni vendus par autorité de Justice, les biens el effets de IK.XN PI KH H K I.KoN XKD.saisis en celle cause, consislanl en I four micro-ondes Kmerson.I vidéo BtMa Sanyo.1 système stéréo Kl.oyd s.elc Conditions \H(i K.N T CdXIP TANT ou ( Il IMJI K VIsK Infor mations 2HH-54H7 Xtontléal.ce Mième jour de décembre 19HH Vil leneuve.Miller, huissu AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 17 octobre 1988 a LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes présentes ou futures, payables a GESTION XUAN DUYET NGUYEN INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de l'Assomption, le 1 er décembre 1988.sous le numéro 375744 Ce 12ieme jour de décembre, 1988 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EST par les présentes donne que le contrat de vente en date du 17 no-vembre 1988 a LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures payables à FOUAD FARHAT a été enregistre au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 28 novembre 1988 sous le numéro 4097297 Ce I2ième |0ur de décembre, 1988 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EST par les présentes donne que 'e contrat de vente en date du 23 no-vembre 1988 a LA BANQUE T0-R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes présentes ou futures payables a LES VETEMENTS LES COUSINS INC a été enregistre au bureau dènregistrement de la division d'enregistrement de Montreal, le 28 noveembre 1988, sous e numéro 4097299 Ce I2ième jour de décembre 1988 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EST par les présentes donné que e contrat de vente en date du 21 octobre 1988 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures payables à 161770 CA NADA INC trading under the name ot AU VIEUX DULUTH a ete enregistré au bureau dènregistrement de la division d'enregistrement de Montreal, le 28 novembre 1988.sous le numéro 4097298 Ce I2ieme jour de décembre 1988 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EST par les présentes donne que e contrat de vente en date du 28 novembre 1988 a LA BANQUE T0-RONTO-DOMiNION de toutes dettes, j présentes ou futures payables a La - Compagnie d Acoustique et de Partitions Unie Inc United Acoustic and Partitions Co inc a été enregistre au bureau dènregistrement de la divi-non dènregistrement de Montreal, le 5 décembre 1988 sous le numéro 4100150 Ce 12ieme jour de décembre 1988 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EMILE LOUIS PAUL B0UDREAULT PRENEZ AVIS que EMILE LOUIS PAUL BOUDREAULT domicilié au 4684 de la rue Delanaudière a Montréal.district de Montréal, s'adressera au Ministre de la Justice afin d obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de AIME LOUIS PAUL BOUDREAULT MONTRÉAL, ce 28 novembre 1988 POIRIER PINARD BOUGIE & BAIL-LARGEON ___________Procureurs du requérant AVIS LORRAIN CHAMBERLAND PRENEZ AVISque L0RRAINCHAM-BERLAND domicilié au 4312 de la rue St-Dems appartement 10, à Montréal district de Montreal s'adressera au Mi-i mstre de la Justice, afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de LAURENT CHAMBERLAND MONTRÉAL, ce 6 décembre 1988 POIRIER PINARD BOUGIE & BAIL-LARGE0N Procureurs du requérant l’roviiu c de Québec.District de Montréal.( (H R Ml MUTAI.K N.TV HH 0752 VII.I.K DK Tl KH R K K'()N DS.demanderesse.— Vs -( XHIBHK \\ Al' T(> SK H Y'K K I\i défenderesse Ke 2H décembre I9KS ;i 11 30 heures à la place d'affai i es de l.i défenderesse au no 2007 rue Hampton en la cité de Montréal, dil dislncl.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effelsde la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en 1 calculatrice Adler model 1 appareil Paymaster.I dis tributnce «à eau.3 chaises en métal ( «militions AHfiKNTCOMI’TXNT (H ( Il Kljl K X ISK .1 XCgi'KS I) \()l S I de l'étude Rois\ ert Tou Ilot \ associés, huissier.32h 1122 Ka val le 15 décembre 19HH Ti o\ mee de Québec.District de Xlonlréal.Col H Dl Ql flBKC No 500 02 024092 HH9 MK CANADA de lere ¦ - vs - m \R< i i ('(iHHKIK.défenderesse Ke 11 jan \ in 19K9 à 11 heures, au domicile du défendeur au no 557 (T De l.a Louisiane en la citéile l.aSalle.district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et ef fels du défendeur, saisis en celle cause, consislanl en 1 four microondes Sharp.1 sofa en cuir gris 3 places.1 I X couleur Hitachi 20".I souffleuse Hard Man Snowbird, meubles et articles de maison Conditions XIDiKN T COM TT XNT Ot (Il I.(Jl K X ISK CI.XI DK l-'ll R C Kl huissier.376 H7H0 Xlonlréal.le 19 dé comble 19KH AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 16 novembre 1988 a LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 2430-5583 QUÉBEC INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division dènregistrement de l'Assomption, le 1er décembre 1988, sous le numéro 375746 Ce 12ieme jour de décembre.1988 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 13 octo-pre 1988 a LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures payables à CLAY'S PHARMACY REG'D a été enregistré au bureau dènregistrement de la division dènregistrement de Montréal, le 2 décembre 1988.sous le numéro 4099523 Ce 9ieme jour de décembre 1988 LA BANQUE TORONTO-DOMINION PRENEZ AVIS que Zero Flow, une division de Sico Inc .a fait signifier une requête en appel a la Commission du ! Service de Quebec d'une décision du Directeur du Service de l'environne- I ment de la Communauté urbaine de j Montréal Cette décision du 16 novem- j bre 1988 a pour effet d accompagner de diverses exigences d'execution un permis émis en vertu du Reglement numéro 87 de la Communauté urbaine de Montreal relatif aux rejets des eaux usees dans les réseaux d'egouts et les cours dèau Cette requête en appel est accompagnée d'une requête pour suspendre i exécution de certaines des exigences ci-haut mentionnées Ces deux requêtes seront entendues a la date que la Commission municipale du Quebec voudra bien fixer MONTRÉAL ce 12 décembre 1988 LAVERY OBRIEN Procureurs de Zero Flow rawinA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR CHAMBRE CIVILE No 500-02-029489-882 LES FENÊTRES ST-JEAN INC partie demanderesse -VS- ARCHITECTURE S GÉNIE CIVIL l INC partie défenderesse I j Le 29 décembre 1988 a U 00 heures j au 8590, Langelier, Ap! 102.St-Léo-j nard Qc, seront vendus par autorité le lustice les biens el ettets de j ARCHITECTURE & GÉNIE CIVIL iNC saisis en celte cause, consis lanten un photocopieur BD 4111 [ Toshiba un cabmel 1 poste beige j Toshiba, un bureau secrétaire 21i- j roirs: trois tables à dessin vertes, un j dactylo Olympia, etc Conditions | ARGENT COMPTANT el/ou CHÊ I QUE VISÉ Information MICHEL [ DAIGNEAULT.huissier, (514)471 j 8078 - 500 bl des Seigneurs.=20 ' Terrebonne.Oc J6W 1T3 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR CHAMBRE CIVILE No 500-02-025825-881 OXYGÈNE MONTOX INC partie demanderesse __YS___ ! LES MOULINS DE TRICOSKYTEX iNC partie défenderesse Le 29 décembre 1988 a 13 00 heures au 321 Broadway Montréal, Qc se ront vendus par autorité de Justice ¦es biens et effets de LES MOULINS DE TRICOSKYTEX INC saisisen-cette cause, consistant en un table de conférence 12 .un photocopieur 3M 6010 Copier 1 bureau 5 tiroirs un répondeur Sanyo, TAS 3000.un dactylo noir (Time Data) etc Conditions ARGENT COMPTANT et/ou CHÈQUE VISÉ Information MICHEL : DAIGNEAULT.huissier (514)471-! 8078.500 bl des Seigneurs «020, i Terrebonne QC J6W 1T3 Province de Québec.District de Montréal.Col R IH ql KRK< No 500 02 039003-HH9 K N T' M.XDIKXP l.I KK.demanderesse, — VS — MARC DKKISKK.défenderesse Ke 11 jan\ ter 19H9.à 10 heures au do mu île du défendeur au no 6850 PI Messier en la cité de Brossant, district de Kongueuil.seront vendus par aulontéde Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en 1 photoco pieuse Mita DC 152/ et acc .1 machine à écrire Olivetti KT111 et acc .1 imprimante Toshiba t’351 et acc I écran cathodique IRM et acc 1 (•asc d'ordinateur IBM et acc .1 cia v ici d ordinateur IBM et acc .1 taille à dessin et acc Conditions Alt (i K VI COXIPTANTOK < IIKQl’K X IsK < KAt DK KolU’iKT.huissier.37*» HTM) Montréal, le 12décembre 19HH Pt o\nice de Québec District de Montréal.Col'K Dl Ql'fiBKC No 500 02 02243H HH6 f.A PRKSSK KTKK.demanderesse.— Vs — 150HH2 CANADA INC .défenderesse l.e 5 janvier 19H9 à 11 30 heures 5 la place (t'affaires de la défenderesse au no 230 rue Notre Dame ouest en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en I caisse enregistreuse Sharp et acc.lois de jupes pour femmes assorties, loi de chandails |*>ur femmes assortis.lot d'ensembles pour femmes as sortis, lot de vestes de laine et acry tique assorties, lot de blouses assorties.lot de pantalons assortis Conditions ARC, KNT COXIPTAN l oi ( IIKQt K VISK ( K Al DK FOR OKI.huissier.376H7H0 Montréal, le 12 décembre 19HH AVIS EST par les présentes donné que le conlral de vente en date du 14 novembre 1988 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à AC-TECH CHEMICALS INC /CHIMIQUES ACTECH INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Deux Montagnes, le 30 novembre 1988, sous le numéro 285222 Ce 12ième jour de décembre, 1988 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-036830-888 COUR DU QUÉBEC (Chambre Civile) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT KEN CAMPBELL.Partie demanderesse c.SAMMY MANTEAW •et- ATTIKA MOTOR'S (1985) INC., Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Sammy Manteaw de comparaître au greffe de celle cour situé au 10.rue St-Antome.Montréal, Québec, salle 1.100.dans les trente (30) |ours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie du Bref et de la Déclaration a été remise au greffe à l'Intention de Sammy Manteaw Lieu Montréal Date.Le 8 décembre 1988 MICHEL MARTIN.P a CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-175974-884 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT myrielle picard, Partie demanderesse c JEAN-PAUL L'HEUREUX, Partie détenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JEAN-PAUL L'HEUREUX de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est.rue Notre-Dame à Montréal, salle 1 100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de JEAN-PAUL L'HEUREUX Lieu MONTRÉAL Date 13 décembre 1988 MICHEL MARTIN, P a CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 505-04-000937-888 COUR D’APPEL Francine Tessier, appelante -VS- 8ernard Chavalier, intimé PAR ORDRE DE LA COUR La partie intimée.Bernard Chevalier, est par les présentes requise de comparaître dans un délai de TRENTE (30) JOURS à compter de la présente publication Copie de l'inscription en appel a été laissée au greffe à l'intention de Bernard Chevalier intimé LIEU: Longueuii DATE 9 décembre 1988 Jean Marie Leger -Juge Cour Supérieure MES HUGUES NADON AVOCAT 6200 Bout Taschereau suite 202 8rossard, Oc J4A3J8 (JC.District dl* Monlréal.No: 500 0'J IKI20K7 889 LOCATION P M INC (s GÉRARD CIIKVARY Le 30 12/88 ù 10 00 heures au 295 La belle.Me Rose, district de Montréal, seroni vendus les biens et effets (le gKRARDCIIKVARY,savoir: l(é lm alerte marque Pontiae modèle G i a n rt Am 1 9 8 7 n s 1C.2NWHI.91IC9I1395 avec équipe mcnl el access.Conditions: A14-(1 KNT COMPTANT OU Cil ÉQL'K VISÉ: FRANÇOIS ROURQCK.huissier 28117175 Monlréal.ce 15/12'HH Province rte Québec.Dislncl rte Monlréal, Col R Dl Ql'ÉBKC No 500 02-016786-886.BÉNÉFICIAI.C AN ADA INc .demanderesse.— VS — AUTOMOR1I.HS RRKAl I.T.défenderesse l.e 4 Janvier 1989à 10 heures A la jïlaee d’affaires de la défenderesse au No 8260 rue Casgraln en la cité el district de Monlréal.seront vendus par autorité de .1 usliee.les bleus et effets de la défende resse.saisis en celle cause, consis laid en: 2 treuils ou lift pour sou lev er de grosses charges, 1 installa-leur de |meus, 1 chargeur à ballcnc.1 réducteur de pression.2 compresseurs.loi de douilles pour rochet el de vis, boulons, taraud, etc., arllcles de garage Comblions: .ARC,KNT COMPTANT Ht! CHKQl'K VISÉ CI.AP DK KnRGF.T.huissier.376 8780 Montréal, le 12 décembre 1988 AVIS AVIS est, par les présentes, donné qu'un Certificat d'intention de dissolution suivant tes dispositions de la Loi sur les sociétés commerciales canadiennes a été émis à 151436 CANADA INC., le 13 juillet 1988 Prenez avis que si vous avez des réclamations contre la corporation, la preuve d'une telle réclamation doit être produite avec la corporation d'ici deux (2) mois suivant la date de cet avis après la quelle période les biens de la corporation ci-haut mentionnée seront distribués entre les personnes qui y auront droit, ayant rapport avec les réclamations pour lesquelles elle aura regu avis.MONTRÉAL, le 13 puller 1988 151436 CANADA INC PRÉSIDENT - GÉRALD FLEISHER CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR No: 500-02-023820-884 BANQUE NATIONALE DU CANADA partie demanderesse -VS- ROBERT HOGAN partie défenderesse Le 29 décembre 1988 à 10 00 heures au 140 Deslauriers.St-Laurent, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de ROBERT HOGAN, saisis en cette cause, consistant en 1 camion de marque FORD F-600 et acc série 1 F2NK'$N7EKA 10801 licence F-994565 Conditions ARGENT COMPTANT et/ou CHÈQUE VISÉ Informations MICHEL GAUCHER huissier (514)461-3340) GAUCHER & GAUCHER, huissiers 14, rue Davis St-Bruno.QC J3V1C8 LOI SUR LA FAILLITE AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE MAISON LACAVI INC.AVIS est donné qu'une ordonnance de séquestre a été rendu contre Maison Lacavi Inc en date du 21 novembre 1988 et que la 1ère assemblée des créanciers sera tenue le 20 décembre 1988 à 9h30 au bureau du syndic, situé au 50 Place Crémazie ouest, bureau 422.Montréal, Québec Montréal, ce I3ième jour de décembre 1988 JEAN FORTIN ET ASSOCIÉS INC.Syndic 50 Place Crémazie, ~ 422 Montréal.Québec H2P 2T1 Tél (514)382-3260 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l afiaire de la faillite de COGEL LIMITÉE, corps politique dûment constitue en vertu de la partie i A de la Loi sur les compagnies du Quebec et ayant son siege social au 3505 rue Isabelle local P Brossard (Quebec) J4Y2P3 Faillie AVIS est par les présentes donne qu'une ordonnance a été rendue annulant la proposition deposee par COGEL LIMITEE et que cette derniere est reputee avoir tait cession de ses biens en conformité de i article 43(5) en date du 9 décembre 1988 La premiere assemblée des créanciers sera tenue le 10 lanvier 1989 a 9h30.au bureau du Séquestre Officiel.Complexe Guy Favreau 200 bout Rene-Leves que Ouest Basilaire 00 Tour Ouest Chambre 07.dans la ville de Montréal dans la province de Quebec DATÉ DE MONTRÉAL ce 15e |Our de décembre 1988 CLAUDE LUSSIER, c a Syndic LUSSIER TULL & ASSOCIES 625 bout Rene-Levesque Ouest Bureau 300 Montreal (Qc)H3B 1R2 Tel (514)876-4545 Province île Québec.District de Monlréal.(Ol R PRoVINCI XI.K.No 500 02-019356 877.AMKUBI.lv M KNT ÊTIIIKK & K R K R KS.de manderesse, — VS — Cl.xi |)K xi i ) \ IK R.défendeur Ke 28 décembre 1988 à 11.00 heures au domicile du défendeur au no 9580 rue Du Buisson en la cité de Monlréal.dit district, seront vendus par aulontéde Jus lice, lesbiens el effets du défendeur, saisis en celle cause, consislanl en 1 télévision couleur meuble de marque Toshiba.1 vidéo Toshiba.1 lave-vaisselle Inglis.Conditions AH CKN I'COMPTANT Ol'( Il KQl K VISÉ KDC KAIKKK.huissier.46H 2628 Ville l.emoy ne.le 13décembre 1988 QC.Dislncl de Terrebonne Col B 1)1 Ql'fiBKC Cil ( IX IKK No 700 02 001801 88 6 COMMISSION DKS NORMKS DU TRAVAIL \s 159698 C XN AI) A INC l.e 28 12/88 à 10 00 heures au 76 boul Kabellc Sic I hé lèse, dislncl de Terrebonne, seroni vendus par autorité de Justice, les biens et effelsde 159698 CAN ADA INC (PISCI N K BOS KM KH K I'.NB ) saisis en celle cause, consis tant en I ordinateur Samsung; 1 lhermo|)ompe dira 6000et acc .1 caisse enregistreuse Metra Sharp Conditions XHG KNT COMPTAN'l ou Cil l'.Ql K VIS F: Informations 288 5487 Monlréal.ce 14ième jour de décembre 1988 Villeneuve.Miller, huissiers CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-02-003276-882 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL.Partie demanderesse •vs- CONCEPT NATIONAL 3M INC , Partie détenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à CONCEPT NATIONAL 3 M INC., de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111, boul Jacques-Carlier, longueuil, salle R C.31 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir Une copie Bref d'assignation déclaration et avis, a été remise au greffe à l'intention de CONCEPT NATIONAL 3M INC Lieu Longueuil Date 13 décembre 1988 PROTONOTAIRE-ADJOINT AVIS Avis est par les présentes donné en vertu des Articles 26-31 de la Loi sur les pouvoirs spéciaux des corporations que la garantie créée par l'acte original de fiducie, d’hypothèque et de gage intervenu le 8ième jour de juillet 1987, et enregistré au bureau d'enregistrement de Montréal sous numéro 3901759 exécuté devant le notaire Norman Malus avec Norman Lip-kowitz.à titre de fiduciaire en vertu de laquelle Pro-Beauté Inc.a hypothéqué, nanti et grevé certains biens tel que plus amplement indiqué dans ledit acte de fiducie, est devenue cristallisée et exécutoire et que le soussigné, agissant comme agent du fiduciaire en vertu dudit acte de fiducie pour le détenteur de l'obligation a pris possession des propriétés grevées, le tout selon les dispositions dudit acte de fiducie DONNÉ A MONTRÉAL, ce 9ième jour de décembre 1988 Phillip L.Margies, C A Agent du fiduciaire pour le détenteur QC.District «U* Beauharnois \o 760-27-002055 863 C KAt DK RUS-TAN VN ( ; A f: T\\ XI XRCIK l.r 30 12/88 à 11 30 heures au 4572 Christophe Colomb.Xlonlréal dit dis l r ici.seront vendus par aulontéde Justice, les biens el effets de C.\K l \\ XI XRCIK consistant en lié léviseur couleui 12 po Magnuvox.1 table à café, et effets di\ers Condi lions XRC.KN I (OMl’l XNT ou ( IIKQt K VISÉ l’.XCK (H'KI.KKT TK879 1007 Montréal, ce 15 12 8s QC.Dislncl de Montréal Nu 500-02-030667 880.S KR VICKS DK l’KH SONNKI.Ol’TI Ml N I.T K K \s MIC .1 MAC XI) MIN s K R XK Ks INC l.e 28/12/88à 12 00 heures au 3608 si (‘hurles « I).Kirdland.dis ii ici de Montréal, seront vendus les biens et effets de MIC .1 XI \( XI) XI1N IS IRA 11 V K SKRXTCKS IN< saxoir 1 calculatrice.1 écran cathodique; 1 imprimante.1 impn mante.meubles el articles de bu : eau ( 'ondttions XRCÎKN'I ( (KMP I AVI ou CIIÉQt K VISÉ MAR CKK R XCKTTK huissier.286 7175 Montréal, ce 15 12 88 fANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-011774-880 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT TANGIERS INTERNATIONAL LTD, el ALG0 GROUP INC, Partie demanderesse c WENDY WEAVER el W.MW.INC., Partie défenderesse et ALLAN ZEMAN et al., Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à ALLAN ZEMAN mis-en-cause, de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est, rue St-Antoine.à Montréal, Québec, salle t, 100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de ALLAN ZEMAN Lieu MONTRÉAL Date.14 décembre 1988 DOMINIQUE DIBERNARDO, PA AVIS AVIS est donné que JEROME MYERS INTERNATIONALE INC, s'adressera à l’inspecteur général des institutions fi nancières du Québec, afin d'obtenir la permission d'abandonner sa charte.MONTRÉAL, le 13 décembre 1988 ZELDAMYERS I’ioviiicc de Québec, District de Muni réal.COI R PROVINCI \I.K No 500 02.00355.V8W BANQl K l)K Mi i\THfv\l„ demanderesse.— V5 - PUII.IPPK (*( IA1.I KR.défende resse Prenez a\ is que le 30 décembre PISK à 10:00 heures au 5913 Au clair.Brossard.district de Lun gueiiil.seront v endus par aulurilé de •lusliee.les biens et effets de PllliPPK COAI.I.IKR.saisis en celle cause, consistant en 1 camion CMC sis Jimmy 19K7 de couleur noir immulnculé K N A 259 el aces Conditions MlGKNTCnMPTAYI (il CHKQl'K VISE: Renseignements MARIO ADAM, huissier, de l'étude Paquelle N ass .2H4 11-ts Monlréal.le 14 décembre 19HH CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 500-34-001148-889 COUR PROVINCIALE CHAMBRE DE L EXPROPRIATION VILLE DE ST-HUBERT, Expropriante -vs- ALBERTO BIORDI, Exproprié PAR ORDRE DE LA COUR Les héritiers de feu ALBERTO BIORDI, et ce collectivement, sont requis de comparaître au greffe de la chambre de l'Expropriation au Palais de Justice de Montréal, soit au 1 est, rue Notre-Dame.en la ville de Montréal, district de insertion.Une copie de l'avis d'expropriation a été laissée à leur intention au greffe de la Chambre de l’Expropriation.A défaut par les héritiers de teu Alberto Biordi.et ce collectivement, de comparaître dans le délai susdit, jugement par délaut pourra alors être prononcé MONTRÉAL, ce 14 décembre 1988 JUGE LEON NICHOLS MES BÉLANGER SAUVÉ & ASS 2810 Tour de la bourse Place Victoria Montréal, Oc.i Maheu Noiseux Inc s\ ndif - ur PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE QUÉBEC N Cour 200-11-001424-889 N Actif 037229 COUR SUPÉRIEURE «en matière de faillite» DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE MARC BINETTE, (203-778-329), demeurant au 200, avenue du Pont Scott, app 111, Vamer (Québec) G1M 3C5 el ayant opéré un commerce sous la raison sociale de Bar Le Voilier Enr.•débiteur.AVIS est par les présentes donné que le débiteur précité a lait cession de ses biens le 12e jour de décembre 1988 La première assemblée des créanciers sera tenue le 28e jour de décembre 1988, à 9 h 30, au bureau du syndic, au 1195, ave la-vigerie, Sainte-Foy (Québec) Sainte-Foy, ce 14e jour de décembre 1988 MAHEU NOISEUX INC., SYNDIC Syndic-Liquidateur 1195, avenue Lavigerie Sainte-Foy (Québec) G1V 4N3 Tél (418)658-5564 VENTES PAR SHÉRIF AVIS PUBLIC est, par la présente donné que les TERRES ET HÉRITAGES sous-mentionnés ont été saisis et seront vendus aux temps et lieux respectifs mentionnés plus bas Ordonnance de saisie el vente immobilière Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO 500-05- I OCELYNE SE- 001917-887 O QUEIRA.notaire.pratiquant sa profession au 4140, rue Saint-Laurent, ville et district de Montréal, province de Québec, partie demanderesse, contre ANDRÉ GAUTHIER.administrateur, domicilié et résidant au 28, rue Gouin Est, ville et district de Montréal, province de Québec, partie défenderesse.et LE RÊGISTRATEUR de Montréal.mis en cause Un tiers indivis de la propriété suivante • Un emplacement ayant front sur le boulevard Gouin Est.en la ville de Montréal, connu et désigné comme étant le lot numéro trois cent vingt et un de la subdivision officielle du lot originaire numéro deux cent soixante et un (261 -321 ).aux plan el livre de renvoi otficiels de la paroisse de Sault-au-Récollet; avec bâtisse dessus érigée portant les numéros d’immeuble 20, 24.28 et 32 dudit boulevard Gouin Est.Montréal La mise à prix est fixée à 33 142,75 S.soit 25% de l'évaluation municipale du tiers indivis de l'Immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de la loi sur la tiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives, que l'ad-ludicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'ad|U-dication Pour être vendus au bureau du shérif, palais de Montréal.10, rue St-Antoine, Est, local 3 03 le VINGTIÈME (20e)jour de JANVIER 1989, à ONZE heures Le shérit adjoint Paul ST-MARTIN Bureau du shérif Cour supérieure Montréal, le 15 décembre 1988 6597 Le Devoir, samedi 17 décembre 1988 ¦ A-7 AFFAIRES SOCIALES Des clients de deuxième ordre EN DÉPIT d'un froid vif, une cinquantaine de personnes handicapées ont manifesté hier matin devant les bureaux de la STCUM pour faire connaître leur mécontentement face aux services de transport pour personnes handicapées qui ne disposent d'aucun autre moyen pour se véhiculer.Un manque de ressources, ajouté à de nombreux problèmes de gestion, fait en sorte qu'il est extrêmement difficile pour la personne handicapée d'obtenir en un temps raisonnable du transport.Depuis quelques mois, même les demandes effectuées 48 heures à l'avance sont souvent refusées faute de disponibilité.Et quand on obtient du transport, le véhicule est souvent en retard et une fois dans le véhicule, on doit parfois faire des détours aussi long que 90 minutes pour se rendre à 10 minutes de chez soi.Le Regroupement devait rencontrer hier Mme Louise Roy, p.d.g.de la STCUM.Du nouveau à la Magnétothèque LE DERNIER best-seller de Louise Lambert-Lagacé, « Le défi alimentaire de la femme », publié aux Éditions de l'homme, a été enregistré à la Magnétothèque pour les personnes aveugles.Il s'ajoute à la vingtaine d’autres titres dans la collections « livres pratiques » et « psychologie » disponibles sur cassettes dont voici quelques titres: L'un et l'autre, Elizabeth Badinter; Jalousie, Nancy Friday ; La créativité.Michel Rouquette; Vivre en santé.Serge Mongeau.Tous ies services de la Magnétothèque demeureront ouverts pendant la période des fêtes.On peut rejoindre sans frais la bibliothécaire au 524-6831 ou.sans frais, au 1-800-361-0635.Les appels de Noël PLUS DE mille personnes âgées d'un peu partout à travers le Canada vont pouvoir, demain, souhaiter de joyeuses fêtes à des membres de leur famille habitant aux quatre coins du monde.Pour la quatrième année consécutive, la compagnie Merrill Lynch Canada met à la disposition d’un groupe choisi de personnées âgées son réseau téléphonique pour leurs appels de Noël.Dans la région de Montréal, la compagnie a invité plus de trente personnes âgées à ses bureaux de Pointe-Claire.Grâce à cette initiative, l'an dernier, des personnes ont pu appeler aussi loin qu’en Australie et aux Philippines, et parler à des membres de leur familles avec lesquels elles n’avaient pas communiqué depuis des années.De nombreux effets, un seul remède EN M ATI ÈRE d’alcool au volant, les faux remèdes sont trop nombreux et trop répandus.Rappelez-vous: le café, un douche froide, une marche de santé, l’ingestion de nourriture ne diminuent en rien les effets de l’alcool.Seul le temps constitue un véritable remède.Pour neutraliser complètement 80 mg d'alcool, il faut cinq heures et 20 minutes puisque l’organisme n’élimine que 15 mg d’alcool par heure.Grand rassemblement demain au Centre Paul-Sauvé pour la loi 101 Lévesque de la Presse Canadienne QUELQUE 7,000 personnes sont attendues au centre Paul-Sauvé, demain à 14h pour venir exprimer leur attachement à la Loi 101 et lancer un message sans équivoque au gouvernement libéral: Préservez le visage français du Québec et de Montréal.Le rassemblement de dimanche est organisé par le Mouvement Québec français et ses 10 organismes membres: la CEQ, la CSN, la FTQ, l’Union des producteurs agricoles, l’Union des artistes, l’Union des écri vains du Québec, l’Alliance des professeurs de Montréal, l’Association québécoise des professeurs de français, le Mouvement national des Québécois et la Société Saint-Jean-Bap-tiste de Montréal.Les Gérald La-rose, Fernand Daoust, Lorraine Pagé, Serge Turgeon et Jacques Proulx y prendront la parole, entre autres.En entrevue avec la Presse Canadienne, le président du Mouvement Québec français, M.Guy Bou-thillier, a demandé au premier ministre Bourassa de « prendre ses responsabilités, de surmonter ses craintes, ses peurs » et même « le chan tage devant lequel on le place, en jouant sur la liberté d’expression».M.Bouthillier apparente l’affichage bilingue à « une pluie acide » qui va nous tomber sur la tête, en grugeant peu à peu notre environ- nement, en s’infiltrant « dans les éco les, les usines et les mentalités» L’artiste Gilles Vigneault viendra livrer « un message particulier » aux Québécois, en plus d’entonner le tiens du pays, ce chant de ralliement des nationalistes.Des représentants de quatre partis politiques sont attendus, soit le Parti québécois, le NPD-Québec.le Mouvement socialiste et le Parti indépendantiste Le chef du PQ Jacques Parizeau, notamment, prendra la parole.Le père de la Charte de la langue française, le Dr Camille Laurin, prononcera le discours de clôture.Des jeunes prendront part à ce grand rassemblement.Depuis le ju gement de jeudi, on a vu des jeunes de la polyvalente Côte-Saint Luc marcher devant les bureaux du premier ministre Bourassa, d’autres jeunes manifester aux cégeps Saint-Laurent et Vanter et même un qui a escaladé la croix plantée sur le mont Royal, par moins 30 degrés Celsius, sous les applaudissements de ses pairs.Cet engagement spontané des jeunes en faveur du français n’étonne pas M Bouthillier.11 les comprend.« Ils avaient la Loi 101 Ils pensaient qu’ils avaient la sécurité » Ils ont Nouvelle thérapie contre le cancer à base d’anticorps LONDRES (AFP) — Une équipe médicale britannique du Cancer Research Council a levé le voile sur une nouvelle méthode de thérapie des cancers prévoyant une utilisation efficace des anticorps et permettant l’espoir de soigner les cancers résis tants aux traitements traditionnels.Ce traitement, baptisé ADEPT (Antibody Directed Enzyme Prodrug Therapy), agit contre les tumeurs cancéreuses tout en restant inoffensif pour les parties saines du corps, a indiqué le professeur Kenneth Bagshawe.responsable de ces recherches.Le traitement se div ise en deux étapes: dans un premier temps, le patient reçoit l'injection d'une molécule mi-anticorps mi-enzyme.Dans un deuxième temps, une substance cytotoxique est injectée après avoir été rendue inerte.A l'Institut Curie de Paris, on souligne l’intérêt de ce travail.soudainement découvert que leur droit de travailler en français, d'af ficher uniquement en français, de vi vre carrément en français en Amérique du Nord est loin d’être acquis.Et ils veulent se battre pour consel -ver ce droit, estime t il Tous ensemble, ces jeunes, ces groupes nationalistes, ces partisans du maintien de la Loi 101 « tenteront de secouer » le premier ministre Robert Bourassa.•< île frapper son mm gination et son coeur» avec leurs rè vendieations.M Bouthillier exige le recours â la clause dérogatoire pour soustraire la Loi 101 des dispositions de la Charte des droits concernant la liberté d’ex pression.Le président du MQF invite même les députés libéraux qui tien lient à l’affichage en français â venir se joindre aux manifestants Université de Montreal Professeur à plein temps Le Département de suciolu gie de la Faculté des ai ts et des sciences chetche un piotesseui en socio logie de la culture CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont otterts également aux hommes et aux femmes.PROFESSEUR(E) DE PHILOSOPHIE Le Cégep de la Gaspésie et des Iles est à la recherche d'un(e) professeur(e) de philosophie pour la session d'hiver 89 au Centre des îles-de-la-Madeleine CHARGE QUALIFICATION — Philosophie, 1 charge de 6 Diplôme universitaire terminal de 1er pér./sem cycle en philosophie Les candidatures accompagnées des relevées de notes doivent parvenir avant le 22 décembre 1988 à Monsieur Maxime ARSENEAU Centre des Iles C.P.238 Lavernlère Iles-de-la-Madeleine GOB 1LO J NOTRE RUBRIQUE CARRIERES ET PROFESSIONS a été spécialement créée pour établir un lien entre nos lecteurs et les institutions ou maisons d'affaires.Les annonces publiées sous cette rubrique coûtent 2,65$ la ligne agate.Nous accordons la commission habituelle aux agences de publicité.La date limite pour la réception de ces annonces est fixée à 48 heures avant la parution.Pour renseignements et réservations, contactez Francine Gingras à 842-9645 LE DEVOIR 211 rue du St-Sacrement Montréal, Québec H2Y 1X1 PROFESSEURS(RES) Le Cégep de la Gaspésie et des Iles est à la recherche de professeurs-(res) pour la session d'hiver de l'année scolaire 1988-89 à Gaspé.POSTES OU CHARGES — Éducation spécialisée, 1 charge de 9 pér./sem plus 17 hres de stage.— Informatique, 1 charge de 12 pér /sem , 1 charge de 8 pér./sem.— Techniques infirmières, 1 charge de 9 pér /sem.en psychiatrie.— Assistance sociale, 1 charge de 8 pér./sem.et 1 charge de 7 pér /sem.plus 14 hres de stage — Sociologie, 1 charge de 15 pér./sem.— Techniques administratives et administration, 1 charge de 7 pér /sem et 1 chaige de 6 pér./sem au secteur français 1 charge de 6pér /sem au secteur anglais.— Technologie de la mécanique, 1 charge de 7 pér /sem.— Techniques d'analyse d'entretien, 1 charge de 7 pér /sem QUALIFICATIONS Diplôme universitaire terminal de 1er cycle en psycho-éducation, orthopédagogie, enfance inadaptée, psychologie, ou D E C en éducation spécialisée Expérience pertinente Diplôme universitaire terminal de 1er cycle en informatique.Diplôme universitaire terminal de 1er cycle en sciences infirmières ou diplôme d'infirmière plus quelques années d'expérience; être membre en règle de l'O.I.I.Q.Diplôme universitaire terminal de 1er cycle en assistance sociale ou service social.Diplôme universitaire terminal de 1er cycle en sociologie Diplôme universitaire terminal de 1er cycle en administration Bacc en production ou bacc.en ens professionnel ou bacc en mécanique et D E C.en fabrication mécanique et connaissance en CAO/FAO ou D E C.en fabrication mécanique avec quelques années d'expérience pertinente et connaissance en CAO/FAO Bacc en ens.professionnel en mécanique ou en production automatisée avec 1 an d'expérience, ou D E C.en mécanique avec 3 ans d'expérience, ou D E C en mécanique avec 3 ans d'expérience en mécanique d'entretien ou dans un domaine connexe Les candidatures accompagnées des relevés de notes doivent parvenir avant le 21 décembre 88 au: SERVICE DU PERSONNEL Cégep de la Gaspésie et des iles C.P.590 Gaspé (Québec) GOC 1R0 J BISHOPS U N I V F.R S I T Y POSTE EN FRANÇAIS Le Département d'Études françaises et québécoises de l'université Bishop's sollicite des candidatures à un poste de PROFESSEUR ADJOINT menant à la permanence La date d'entrée en (onctions est le 1er juillet 1989 Charge d'enseignement: Cours de littérature et de civilisation françaises au niveau du premier cycle.La personne choisie devra enseigner un programme de cours portant sur plusieurs époques et genres littéraires Critères d'admissibilité: Etre titulaire d'un doctorat en littérature française Une formation de généraliste, une aptitude prouvée à la recherche et une expérience dans l'enseignement universitaire constitueront des atouts Traitement et conditions d'emploi selon la convention collective Échelle actuelle: 32,712-46,778$ Prière d'adresser une lettre de candidature, un CURRICULUM VITAE détaillé et le nom de trois répondants avant le 1er mars 1989 à: Dr.Brian Jenkins Associate Dean, Division of Humanities, Bishop's University, Lennox-ville, Qc J1M 1Z7.L'ouverture de ce poste est soumise à approbation budgétaire Conformement aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, cet avis de concours s'adresse en priorité aux citoyens canadiens et aux rési dents permanents QUEEN’S UNIVERSITY INSTITUT DES RELATIONS INTERGOUVERNEMENTALES L'Institut sollicite des candidatures au poste de ASSOCIÉ(E) DE RECHERCHE Fonctions Chercheur dans un programme de recherche en fédéralisme et analyse des politiques: responsable des publications de l'Institut en langue française; responsable avec le directeur, de la liaison avec la communauté francophone au Québec Exigences Maîtrise ou doctorat dans une des sciences sociales, ou diplôme en droit; connaissance du fédéralisme canadien et du Québec, capacité de travailler en français, connaissance de l’anglais écrit ou oral.S'adresser à: Ronald Watts, Directeur intérimaire Institut des relations intergouvemementales, Queen’s University, Kingston, Ontario K7L 3N6 Date limite: 15 janvier 1989 CONCOURS NO.88-17 Titre du poste Service: Statut: Lieu de travail Salaire: Heure de tombée pour recevoir les candidatures: Agent de relations humaines Réadaptation externe Temps complet Matagami Selon la convention en vigueur Vendredi le 30 décembre 1988 à 16:00 heures.SOMMAIRE DU POSTE: Sous la responsabilité du coordonnateur du service de réadaptation externe du Centre d'accueil Normand et en collaboration avec le Centre de santé Isle-Dieu de Matagami, le titulaire du poste dispense des services psycho-sociaux auprès de la clientèle présentant une problématique reliée à la consommation d'alcool et/ou de drogue.De plus, il aura à dispenser des services en animation communautaire (information, prévention).LOCALISATION: Le titulaire sera affecté au Centre de santé Isle-Dieu de Matagami qui dessert un territoire de 4,000 habitants, situé à 185 kilomètres au nord du Centre d'accueil Normand, organisme qui a le mandat régional de la problématique en alcoolisme et toxicomanie EXIGENCES: — B A C.en relations d'aide (service social, criminologie, psychologie) — Posséder une connaissance pertinente de la problématique Une grande habileté a l'animation communautaire serait un atout FAIRE PARVENIR VOTRE CURRICULUM VITAE A L'ENDROIT SUIVANT Direction des ressources humaines Madame Suzanne Perreault Centre d'accueil Normand 621, rue Harricana AMOS (Québec) J9T2P9 r ;-\ Directeur(trice) général(e) LA SEMAINE DES SCIENCES DU QUEBEC Cette corporation sans but lucratif organise une semaine provinciale d'éducation scien tifique pour le grand public Poste à temps plein Expe rience en gestion et en recherche de commandite Leadership, créativité et autonomie Atouts: Expérience en marke ting d'événement public, relations de travail avec les gou vernements et le milieu corpo ratif Connaissance du milieu de la communication scienti fique Salaire: environ 30,000 $ Envoyer votre c v.avant le 9 janvier, 17h: “La Semaine des sciences" 4545, Pierre-de-Coubertin C.P.1000, suce.‘‘M’’ Montréal H1V 3R2 V_____________________________J Université de Montréal Professeur à plein temps Le Departement de sociolo gie de la Faculté des aits et des sciences cherche un piofesseur en sociologie du travail Fonctions Enseignement de la sociologie aux trois cycles; recherche et encadrement des stages des étudiants.Exigences Ph D en sociologie avec spécialisation dans un ou plusieurs des domaines suivants • segmentation du mai ché du travail et clivages d'âge, de sexe et d'ethnie; • organisation du travail et qualifications.• travail et cultures de classe; • syndicalisme Compétence en méthodes d analyse et d'intervention dans les milieux de travail Traitement Selon la convention collective Entree en fonction Le 1er juin 1989 Les candidats sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae, une copie de leurs diplômes et trois lettres de recommandation, avant le 1er mars 1989.à: Danielle Juteau Directrice Département de sociologie Faculté des arts et des sciences Université de Montréal C P 6128.succursale A Montréal (Ouébec) H3C 3J7 Conformement aux exigences prescrites en matière d immigration au Canada cette annonce s adresse aux citoyens canadiens et aux residents permanents du Canada Fonctions Enseignement de la sociologie aux tiois cycles; recherche et encadrement des stages des étudiants Exigences Ph D en sociologie avec spécialisation en ptodtic tions culturelles, processus de production et industries culturelles (lit tèrature, cinéma, radio télévision, theàtie.musées, etc.) Traitement Selon la convention collective Entrée en lonction le tei juin 1989 Les candidats sont priés de faire parvenir leut curriculum vitae, une copie de lems diplômes et trois lettres de recommandation avant le 1er mars 1989.à: Danielle Juteau Directrice Département de sociologie Faculté des arts et des sciences Université de Montréal C P 6128.succursale A Montréal (Québec) H3C 3J7 Conformement aux exigences prescrites en matière d immigration au Canada celle annonce s adresse aux citoyens canadiens et aux residents permanents du Canada Université de Montréal Professeur à plein temps Le Département de sociolo gie de la T acuité des arts et (les sciences cherche un piotesseui en analyse ries interventions socio-politiques Fonctions Enseignement aux liois cycles; recherche el encadrement des étudiants Exigences Ph D en sociologie, spé Cialisation en analyse des Intei vendons sociopolitiques dans le champ des politiques sociales (par exemple main d oeuvre et emploi, sou tien du revenu, formation professionnelle), compétence en méthodologie Traitement Selon la convention collective.Entrée en lonction Les candidats doivent acheminer leur curriculum vitae, une copie de leurs diplômes et trois lettres de recommandation avant le 1er mars 1989.à: Danielle Juteau Directrice Département de sociologie Faculté des arts et des sciences Université de Montréal C P 6128 succursale A Montréal (Québec) H3C 3J7 Conlormement aux exigences prescrites en matière d immigration au Canada cett» annonce s adresse aux citoyens canadiens et aux residents permanents du Canada A-8 ¦ Le Devoir, samedi 17 décembre 1988 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur Rédacteur en chef Rédacteurs en chef ad/omts Directeur de l'information Directeur des le 10 lanvier 1910 Benoit Lauzière Paul-André Comeau Jean Francoeur, Jacques Chabot services administratifs Albert Juneau, Directeurs adjoints Gabriel Hudon Paule Beaugrand-Champagne Guy Deshaies.Pierre Godin Le français partout Mais sans brimer les droits des autres communautés LA TENTATION est grande d’emboucher la trompette du « nonobstant », de crainte d’être mesuré à l’aulne d’un nationalisme réducteur.Mais la peur de « passer pour » et d’« être accusé de » ne doit pas être une considération sous-jacente aux prises de position de ce journal.Le nationalisme du DEVOIR a toujours su concilier respect des droits, défense acharnée de la cause du français d’un bout à l’autre du pays, générosité envers les minorités, et soutien efficace de la volonté du Québec de s’épanouir en exprimant son identité.En toute indépendance d’esprit et au nom des valeurs les plus élevées A la suite du jugement de la Cour suprême sur l’usage exclusif du français dans l’affichage commercial, le problème politique est le suivant : le Québec est-il justifié de déroger à la reconnaissance de la liberté d’expression, pour réaliser l’objectif légitime d’avoir, dans cette province, un visage français qui permette au peuple québécois d’exprimer son identité ?ün problème politique C’est un problème politique, car le jugement tant attendu étant enfin rendu, l’heure de vérité a sonné pour le gouvernement.La Cour suprême a bien fait tout son travail, à l’Assemblée nationale maintenant de bien faire tout le sien.Aujourd’hui, cela veut dire, en matière d’affichage commercial, tenir compte du droit maintenant clarifié à la liberté d’expression et du droit également continué pour le Québec de déroger à l'exercice de celte liberté fondamentale.Contrairement à ce que certains prétendent, l’échec historique de !9X2 n’est pas dû au refus du Québec de voir enchâsser dans la Constitution des droits fondamentaux c’est au Québec d’abord qu’on a voulu donner une protection spéciale à ces droits en les inscrivant dans une loi à toutes fins utiles constitutionnelle.Imaginons un instant un Québec indépendant, avec sans doute la Charte québécoise actuelle, et une Cour suprême québécoise.Compte tenu des jugements déjà rendus par les juges québécois, on ne risque guère de se tromper en disant que nous nous retrouverions devant les mêmes conclusions.Nous ne serions alors qu’entre nous, sans possibi lit é de trouver de bouc émissaire.Car c'est bien de cela qu’il s’agit.En vertu de la Charte québécoise, votée par l’Assemblée nationale, on peut imposer le français partout, mais il y a incompatibilité entre l’interdiction d’une autre langue dans l’affichage commerciale et la liberté d’expression garantie par la Charte.Les droits garantis par la Charte ont priorité sur les exigences des autres lois, y compris celles de la loi 101, à moins d'y déclarer expressément le contraire.Or, l’Assemblée nationale, tant sous le Parti québécois que sous les libéraux, n’a pas voulu suppri mer cette priorité de nos droits.Et il faut dire et redire qu’il s'agit de nos droits.Par ailleurs, ce n’est pas parce que, dans un cas donné, la liberté d’expression nous contrarie qu’elle cesse d’être un droit.La liberté d’expression est un droit premier Elle comprend le droit de s’exprimer dans la langue de son choix et s'étend au discours commercial, statue la Cour suprême II en résulte que l'exercice de ce droit l'emporte sur l’exigence de la loi 101 relative à l'usage exclusif de la langue française dans l’affichage commercial.Cela étant clairement affirmé.il ne faut pas oublier que les mêmes Chartes prévoient qu’il peut y avoir des raisons pour li miter l’exercice d’un droit par ailleurs prioritaire.L'objectif poursuivi par l’usage exclusif de la langue française dans l’affichage commercial et les raisons sociales pourrait en être une.La Cour suprême passe soigneusement en re- vue les motifs invoqués par le Procureur général du Québec pour justifier cet usage exclusif de la langue française et conséquemment, l’interdiction de toute autre langue.Elle admet que les documents soumis « établissent amplement l’importance de l’objet législatif de la Charte de la langue française et le fait qu’elle est destinée à répondre à un besoin réel et urgent », et que la politique linguistique sous-tendant cette Charte « vise un objectif important et légitime.» Malgré ces très importantes précisions pour l’avenir de notre identité nationale — le plus haut tribunal reconnaît le besoin «d’une solution législative à ce problème » et le bien fondé d’une nette prédominance de la langue française sur les affiches et les enseignes — la Cour n’en conclut pas moins que la restriction imposée par l’interdiction d'une deuxième langue n’est pas justifiée.Le Québec est-il pour autant empêché d'agir ?Nullement, puisque la même Charte des droits lui donne le pouvoir de faire des lois qui dérogent à certaines dispositions de la Charte dont celle, entre autres, relative à la liberté d’expression.D’où le vrai problème politique.Le gouvernement le peut.Doit-il le vouloir ?Après cette studieuse démonstration et clarification de la liberté d’expression faite par le plus haut tribunal de ce pays et compte tenu des autres dispositions de la loi 101 et des autres moyens disponibles, il est bien difficile d’adhérer sans plus à la solution du « nonobstant ».Le français partout, oui, mais pas au prix d'une censure de la liberté d’expression qui empêcherait l'autre d’avoir aussi un visage.Le visage linguistique Le visage linguistique évoque manifestement une dimension symbolique et affective lourde, mais c’est dans la tête et dans tout le corps que ça doit se passer et pas seulement dans le visage.Par ailleurs, le fait d'avoir d’autres traits dans un visage visiblement francophone serait-il une négation de ce que nous sommes, ou au contraire une meilleure expression ?Quoique déterminant, et méritant d'être, conservé et amélioré, le « visage français » du Québec ne doit pas être isolé des autres moyens de réaliser les fins de la Charte de la langue française Méfions-nous de la trop grande importance accordée à un visage sans traits « étrangers ».Il presse surtout de s’attaquer vigoureusement et sans délai aux dimensions beaucoup plus déterminantes pour l’avenir du Québec francophone que sont la politique de sélection et d’accueil des immigrants, la francisation de la langue de travail, et le droit des Québécois francophones d'être servis dans leur langue.Avons-nous actuellement les reins assez solides pour imposer le respect de la langue française partout au Québec et particulièrement à Montréal, ville internationale en Amérique du Nord 7 Avec le français partout, mais en permettant aux autres Québécois de montrer aussi leur visage dans la vitrine commerciale, tout en exigeant de pouvoir travailler et être servi en français et en intégrant le maximum d’immigrants ?C’est un parique LE DEVOIR croit digne de ce que nous sommes devenus.La passion de vivre en français tempérée par la respect des droits fondamentaux devrait nous aider à nous rendre jusque-là.La tentation sera grande pour le premier ministre d’avancer une solution qui ne tranche rien mais qui déchire tout le monde.Ce n’est plus le temps, pour M.Bourassa, de brasser les cartes, mais d’abattre les siennes.— BENOIT LAUZIERE Le cadeau empoisonné M.Bourassa pelletera-t-il encore la neige dans la.Cour ?¦ LES documents établissent amplement l'importance de l’objet législatif de la Charte de la langue française et le fait qu’elle est destinée à répondre à un besoin réel et urgent.La politique linguis tique sous-tendant la charte de la langue française vise un objectif important et légitime.» Transcrits ainsi, ces deux brefs passages du jugement de la Cour suprême semblent aller de soi pour tout Québécois sensé.Ils n’en revêtent pas moins une grande importance pour la suite des choses, la seule qui compte désormais.Les honorables magistrats reconnaissent la légitimité et la compétence de l'Assemblée nationale en matière linguistique.On s’en doutait un peu, ou c'est la moindre des choses, raillera t on.Et pourtant non.Ayant accompli leur devoir d’interpréter les parties de la loi 101 qui étaient soumises à leur savante appréciation, les juges renvoient en quelque sorte les politiciens aux responsabilités qui sont les leurs.En tenant compte de l’avis sollicité, bien sûr.Sans servilité et sans irrévérence, sans féti chisme et sans provocation.La balle est dans le camp des 122 députés qui siègent à Québec Au point que, de toute urgence, à l'invitation du gouvernement, l’Assemblée doit délibérer et légiférer pour combler le vide jure dique créé par le fait que des articles de la loi 101 (concernant l’unilinguisme français de l’affichage et des raisons sociales) sont inopérants.Tout est possible, ou presque, y compris la clause dérogatoire par laquelle le gouvernement soustrairait ces articles à l'application des chartes.C'est tellement vrai que, dès le jugement connu, députés et ministres ont entrepris de l’interpréter selon leur raison et leur coeur, l'émotion à fleur de peau.Cachant mal sa jubilation, le ministre de l’Environnement se moque gentiment de l’hypo thèse avec laquelle M.Bourassa jongle avec insis tance : français le jour, anglais la nuit I Mme •loan Dougherty ne cache pas sa joie : Terrifie ' lance-t-elle, dans un commentaire aussi bref que significatif.Quant aux francophones nationalistes, certains évoquent le couperet de la clause dérogatoire, opinant timidement qu’il faut préserver la loi 101 ou ce qui en reste, ou même la restaurer À écouter leurs confidences, ils seraient sur la même longueur d'ondes que les péquistes à cet égard.La situation est encore très floue et mouvante Mais il se dessine, au-delà des lignes partisanes.un clivage qui ressemble à s'y méprendre à celui des traditionnelles et terribles deux solitudes, quand il est question de langue.Ce n'est pas étanche, et il y a des « transfuges » de part et d’autre.Mais, quand sonne une grande occasion, on sent plus d’affinités entre les députés de la région de Québec ou de l'Abitibi, qu’ils soient libéraux ou péquistes, qu’il y en a.par exemple, entre: un francophone et un anglophone ministériels.Cela est subtil, certes, et il ne faut pas en tirer de conclusions fermes.Mais, plus que jamais, la langue divise les Québécois en deux camps.Je ne veux pas être un prophète de malheur.Mais, comme sous le premier règne de M.Bourassa.il y a là ans.on en aura une nouvelle illus-I ration la semaine prochaine.Quelle que soit la décision qu’il prenne, le premier ministre mécontentera une part le de son cabinet, de son caucus et de son électorat Pour les mêmes raisons que naguère, ce ne saurait être que les anglophones : le seul porte-parole d'un gouvernement francophone en terre d'Amérique ne saurait leur donner entièrement raison.Car en dépit des nuances que les plus modérés y mettent avec emphase, c’est la liberté d’expression totale, et donc le bilinguisme, qu'ils voudraient restaurer.Fidèle à lui-même, M Bourassa répugne à cet « extrémisme », tout autant qu’à celui de l’unilinguisme français dont le PQ se fait une oriflamme.Pendant trois ans.M Bourassa a tout fait pour ne pas devoir choisir, attendant commodément l'avis de la Cour d’appel, puis celui de la Cour suprême S'il le pouvait, il en référerait encore à un autre tribunal, tant il déteste trancher dans le vif d’une question qui, comme l’écrit Michel Plourde, n’est pas un problème à régler, mais un bien à développer de façon permanente.Mais qui dit que, tout en faisant mine de choisir, le chef du gouvernement ne pellet era pas, une fois encore, la neige en avant ?Ou à côté, dans la cour de la.Cour suprême, pourquoi pas ?Le gouvernement des juges, M.Bourassa serait bien disposé à y souscrire.Hélas pour lui, ils ont fait leur travail, il doit désormais faire le sien, quoi qu'il lui en coûte.Tâche herculéenne, quadrature du cercle.Quel cadeau empoisonné, tout de même, que cet encombrant présent qui oblige à de graves décisions dans la hâte et la bousculade d’avant Noël ! — GILLES LESAGE Al/£C ¦pf&OecTILS uùMP ih LETTRES AU DEVOIR ün tel accroc i 1/ Mario Ppùliot LE 7 décembre, vers 20 heures, nous entrons dans le stationnement souterrain des Cours Mont-Royal pour y garer notre voiture.Au préposé s’adressant à nous uniquement en anglais, nous de mandons courtoisement quelques renseignements en français.Au lieu de nous répondre en français, ou de simplement nous indiquer poliment qu’il ne peut nous répondre dans la langue de Molière, ce monsieur continue de s’adresser à nous en anglais, sur un ton méprisant.Après avoir perçu le dépôt exigé pour le stationnement, le préposé ne répondit même plus à nos demandes de renseignement.Un tel comportement est inac eeptable de la part d'un employé faisant affaire avec le grand public.Une telle attitude mépri santé nous a fait penser au Québec des années SO.Quelle ne fut pas notre surprise d'y faire face aux Cours Mont-Royal ! Nous osons espérer, monsieur, qu’un tel accroc à la réputation tie votre établissement sera réparé dans les plus brefs délais.Il est important que tout le personnel ayant affaire au public soit en mesure de s'exprimer convenu blement en français.Par son attitude, cet employé nuit à votre commerce en refusant de servir la majorité francophone comme il se doit.— Stéphane DESJARDINS Yves DESJARDINS Montréal, le X décembre Égarement H ARO sur les pourvoyeurs de dé sinformation, s’exclame Guy Brouillet dans son Contrepoint du 12 décembre.Haro sur les hérauts des socialismes tiers-mondistes, prêts à nous refiler des vérités de leur cru pour défendre quels pauvres égarements philosophiques .Voulant corriger quelques-uns de ces mensonges, M.Brouillet nous informe ainsi que •< ce sont les Cubains et non les Sud-Afn cams qui sont arrivés les pre miers en Angola et qui ont empêché les élections libres qui devaient avoir lieu.» Hélas, M.Brouillet.Ainsi que n'importe quel annuaire vous l’aurait appris, ce sont bel et bien les troupes sud-africaines qui ont dé boule les premières en Angola, le 23 octobre 1975, pour empêcher la défaite militaire de leur allié Jonas Savimbi.I.es Cubains sont intervenus deux semaines plus tard, le 5 novembre, en réponse à cette invasion.Désinformation, disiez-vous, M.Brouillet ?Cet acharnement à défendre l'Afrique du Sud que Guy Brouillet manifeste depuis qu’il rédige cette chronique, commence à res sembler à un « égarement philosophique » Et ne voilà-t-il pas, juste ciel, que notre philosophie nous inflige ce matin un mensonge gros comme le bras.Que d'efforts de propagande a-t-il épargnés à l’ambassade sud-africaine à Ottawa I — JEAN-PIERRE GOSSELIN Science politique (UQAM) Montréal, le 7 décembre.ün Canadien errant DANS son ardeur à fustiger l'ignorance de fonctionnaires, le 10 novembre, M.Jean-V.Du fresne a malheureusement erré à son tour.Un Canadien errant est l’oeuvre d’Antoine Gérin-Lajoie et non d’un des exilés d’Australie.Gérin-Lajoie composa cette complainte en 1X42, au Séminaire de Nicolet, rappelle Conrad Laforte dans le Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec I.Quant à la conscription, elle causa des remous au Canada français non seulement en 1942-44, contre King, mais aussi en 1917, contre Borden.Paix sur la terre aux personnes de bonne volonté ! — Clotilde T.L.PAINCHAUD Sherbrooke, le X décembre.Dix ans après LE professeur Léon Dion vient de lancer ceux qui cherchaient à associer son nom à un nouveau projet de ramollissement de la loi 101.Ces propos étonnent d’autant moins que l’on se rappelle tous ce que disait Léon Dion, le 20 septembre 197X, devant le Comité mixte du Parlement fédéral sur la constitution du Canada.Bien loin, d’incliner vers ^atténuation des dispositifs de la loi 101, M.Dion envisageait, au contraire, dès ce moment-là, le renforcement de celle-ci.Relisons-le : « Le Québec (.) a adopté le français comme langue officielle (.).Non seulement avons-nous déclaré le français langue officielle, mais je pense qu’au fur et à mesure où les Québécois se rendent compte de l'importance de la langue comme outil ou instrument du pouvoir économique ( .), ils vont tendre de plus en plus à conserver la loi telle qu'elle est ou même, s’il le fallait, à lui donner encore plus de dents.» Dix ans après, ces propos indiquent la voie à suivre : cette voie n’esl sûrement pas celle du miè vi e « affichage bilingue à l’intérieur ».— GUY BOUTHILLIER Mouvement Québécois Français Montréal, le 12 décembre Les vrais tordus M.PIERRE Godin s’en prend à la proposition des membres du PQ sur l’environnement en concluant : « Plus tordus que ça, c’est introuvable » ( 1er décembre).Je lui répondrai qu'aussi inconscient et insouciant que lui sur les questions environnementales c’est catastrophique et même suicidaire.Ceux et celles du PQ qui ont proposé de freiner le développement économique qui brime l'écosystème ont fait preuve d'un réalisme et d’une lucidité nécessaires et douloureuses.Toute la chaîne animale, incluant l’homme, est atteinte par la pollution.Des oiseaux naissent difformes : à quand notre tour ?1,'élevage industriel d'animaux est morbide et inhumain.Les ordures domestiques, nucléaires et industrielles sont devenues des problèmes insolubles.La planète est en train de périr par notre consommation et notre production intensives et excessives.L’eau, l'air et les sols sont saturés de produits chimiques nuisibles à l’écosystème.L’humain n’ést plus qu’objet de consommation et de production complètement aliène, abruti et automatisé.Le système lui fait croire que le bonheur est de consommer et de se réaliser par l’ac- ¦ Avis de l’éditeur Les « Lettres au DEVOIII » doivent être signées.L'adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d'en réduire au besoin la longueur.cumulation de biens.Bientôt nous allons tous regrettés que notre civilisation ait connu la révolution industrielle.L’être humain n’a jamais été capable de regarder et d'affronter une réalité qui le bouleverse.L’évasion et l’ignorance crasse sont le lot de l’être humain.L’ap profondissement n’est pas enseigné, vivons superficiel ! Les parvenus, les carriéristes et les matérialistes de notre société devront apprendre qu’il faut une répartition du travail et de la richesse.Les drogués de l’argent et du pouvoir devront être désin toxiqués.La survie en dépend ! Tordus comme ça, c’est suici daire ! — NORMAND J.LAROCHE Hull, le fi décembre.Sur deux fesses LA semaine dernière, deux jeu nés adolescents resplendissants de santé et de belle humeur m’in vitent à les commanditer pour un tierce! hon organisé pour financer leur classe neige.Je suis étonnée des nouvelles méthodes pour se préparer physiquement à faire une semaine de ski___le suis encore plus étonnée de l’ascèse que ces adolescents sont prêts à s’imposer en se plaquant les deux fesses sur une chaise pendant un temps pro longé, alors qu'ils ont peine à garder la position assise pendant ta durée d'un cours.Il faut croire que c’est le temps de bercer beaucoup d’illusions Si mon coeur et ma main se sont fermés, mon esprit, lui, s'est éveillé.Je me suis demandé corn ment il se fait que des maisons d’éducation publiques ou privées permettent et soutiennent chez des jeunes de telles passivités que l'Etat réprime chez les assistés sociaux.L'État doit-il pénaliser des attitudes apprises dans le système éducatif '! ( )ù sont les éducateurs éveil-leurs d'engagement ?Ouvrez vos veux les besoins ne manquent pas : Debout, ta jeunesse ! C’est debout que le ski se.pratique, et debout qu'il se prépare ! — ANNIE LAPORTE Boucherville, le 13 décembre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siege social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal.H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau.LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc , située au 775, boul Le-beau.St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (514)844-3361 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, samedi 17 décembre 1988 ¦ A-9 Wolfe 2, Montcalm 0 Daniel LATOUCHE A A propc Evidemment, m.Bourassa pourrait très rapidement mettre un terme à cette invasion juridico-verbale qui s’apprête à fondre sur nous comme Foglia sur le pauvre monde.Il lui suffirait d’invoquer la clause dont on taira le nom.En fait, s’il était fin M.Bourassa — pas seulement astucieux et intelligent, mais super-astucieux — il l'invoquerait une douzaine de fois la fameuse clause, juste pour faire enrager Alliance Québec et Herbert Marx avec.Voir Herbert monté sur ses grands — disons « moyens» — chevaux Herbert perdant son calme, Herbert voyant rouge.Herbert en appelant au soulèvementde Westmount.Herbert se barricadant chez M.Singer, Herbert faisant la grève de la faim avec Royal Ürr.Je les imagine dans un « languo-thon », perchés en haut de la colonne Nelson et promettant de ne redescendre que lorsque tout le monde parlera enfin anglais au Québec.Vous vous souvenez du temps où Marcel Chaput faisait la grève de la faim parce que Pierre Bourgault n’était pas assez séparatiste à son goût.U n petit nonobstant de la part du premier ministre, deux si possible et tout ce bon vieux temps pourrait revenir.Malheureusement, c’est probablement nous qui allons devoir redescendre dans la rue, et en plein janvier en plus.En acceptant à l’avance de considérer la clause dérogatoire comme une honte, une sorte de maladie honteuse transmise politiquement, M.Bourassa s’est déjà mis dans la peau de Montcalm en insistant auprès des Anglais pour qu’ils tirent les premiers.Le mal est fait.Même s’il invoque la clause, il devra en retour faire tellement de concessions à Royal et ses amis, que mieux vaut peut-être qu’il s’abstienne.Vous vous imaginez un peu ce que les Américains vont écrire sur nous maintenant.Déjà qu’ils nous faisaient passer, grâce aux informations de Royal, pour une bandé de fascistes.Qu’est-ce qu’on va y goûter si M.Bourassa décide de nous déroger.Même les Expos vont partir.Vous avez vu la belle grande page de publicité qu’Alliance-Québec vient de se payer dans The Gazette et La Presse.Espérons que vous l’avez découpée.C’est un document historique que vous ne risquez plus de revoir.Tout y était : le bon-ententisme suave de l’Alliance, l’appel à la liberté et par conséquent l’allusion aux « ennemis » de la liberté que sont ceux qui s’opposent au bilinguisme, et surtout cette insistance à mettre dans le même sac ces racistes anglophones — le mot n’est pas trop fort — qui s’opposent à l'existence même de la langue française et tous ceux d’entre nous qui veulent seulement vivre dans une société française.Rarement, autant de personnes auront-elles été condamnées par simple association avec leur contraire.Bienheureux placard publicitaire qui aura permis encore une fois de voir à quelle enseigne, à quelle affiche devrions-nous dire, se loge Alliance-Québec.Celle du mépris le plus profond pour le Québec.Et, en prime, quelque 300 représentants de la communauté anglophone ont signé.Que la mairesse de Westmount, le député Johnston et tous ces professeurs de McGill et de Concordia aient signé ne surprendra personne.Maisqu’Eric Maldoff, le fondateur d’Alliance-Québee, dont on pouvait penser qu’il n’approuvait pas le tournant anti-Québec pris par ses successeurs, ait signé lui aussi a de quoi surprendre.Tiens, Michael Kogan a aussi signé cette annonce au nom des Jeu nés Conservateurs du Québec.Et Brian Rock du Conseil de la Communauté noire du Québec à son tour.Et M.Tomie, le président de l’Association des administrateurs des écoles catholiques du Québec.Et Gordon Miller au nom de l’Association des armateurs des Grands Lacs, J.Walker au nom de son Centre de services sociaux.Tiens, voici le nom du sénateur Molson et celui du président de l'Université Bishop’s.Quelle surprise ! Et qu’affirme tout ce beau monde dans cette annonce ?« Que nous sommes ici chez nous ».C’est dit entre toutes lettres.Est-ce que c’est assez clair ?Encore un peu et ce serait nous les étrangers.Bon, on peut toujours choisir de s'indigner et de sortir les gros mots (je viens de le faire, cela fait du bien, croyez-moi), mais maintenant que fait-on ?Nous vivons à tous les jours avec ces gens.Nous appuyons tous, ou à peu près, les Expos et nous détestons Toronto avec une ardeur égale.Malheureusement, ce sont ces mêmes gens qui enseignent aux prochaines générations de jeunes anglophones que le français au Québec n'est qu'une langue parmi d’autres.Nous savons maintenant qu’il est inutile de compter sur la loi et sur les juges.Compter sur le ministre Rivard ?Un peu de sérieux, s.v.p.Tout est à refaire.Il va falloir les convaincre un par un.Cela vous tente ?Le « gouvernement des juges » La Cour suprême se fait légiste, mais explique aux élus comment déroger aux Chartes des droits ANALYSE MICHEL C.AUGER LE GOUVERNEMENT des juges.Cette grande crainte de ceux qui s’opposaient à l’adoption d'une Charte constitutionnelle des droits et libertés n’a sans doute jamais été aussi vraie qu’en ce lendemain du jugement sur l’affichage.Non seulement la Cour suprême aura-t-elle pris une décision qu’on réservait il n’y a pas si longtemps encore aux élus et, ultimement aux électeurs, mais rarement le plus haut tribunal du pays aura-t-il pris tant de soin à indiquer la voie que doivent suivre les politiciens.Mais en même temps — et ce sera sans doute l’aspect du jugement du 15 décembre.qui deviendra le plus important au cours des prochaines années — la Cour aura pris le temps de baliser et de préciser en l'élargissant, l’espace de liberté que les gouvernements peuvent occuper devant des Chartes des droits qu’on a placées au-dessus des élus.Dans son jugement dans l’affaire Valerie Ford (Chaussure Frown’s), les j uges se seront prononcés non seulement sur la loi 101, mais aussi sur l’ensemble de la situation linguistique au Québec et en particulier sur l’opportunité de légiférer sur l’affichage : «Au cours de la période qui a précédé l’adoption de la loi [101 ], le 'visage linguistique' du Québec donnait souvent l'impression que l'anglais était devenu aussi important que le français.Ce 'visage linguistique’ du Québec a renforcé chez les francophones la crainte que l'anglais gagne en importance, que la langue française soit menacée et qu'elle finisse par disparailrè.Il semblait indiquer aux jeunes francophones que la langue du succès était presque exclusivement l’anglais et confirmait pour les anglophones qu'il n'était pas vraiment nécessaire d'apprendre la langue de là majorité.Cela pouvait en outre amener les immigrants à penser qu’il était plus sage de s’intégrer à la collectivité anglophone ».Voilà des conclusions auxquelles nous avaient habitué les commissions parlementaires ou les commissions royales d’enquête, mais pas tellement la Cour suprême.Et les juges poursuivent en indiquant au gouvernement le remède Un monument symbolisant la justice, à Centrée de l'édilice de la Cour suprême ;WW qu’il devrait apporter au problème de maintenir le visage linguistique français du Québec tout en restreignant le moins possible la liberté d’expression : « Alors qu’exiger que la langue française prédomine, même nettement, sur les affiches et les enseignes serait proportionnel à l'objectif de promotion et de préservation d'un 'visage linguistique’ français au Québec.et serait en conséquence justifié en vertu des Chartes québécoise et canadienne, l'obligation d’employer uniquement le français n'a pas été justifiée ».La Cour ne s’est pas contentée d’invalider les dispositions de la loi 101 sur l’affichage; elle a aussi voulu suggérer fortement au gou- ' vernmement dans quelle voie il devait rechercher la solution.En fait, la Cour a presque écrit pour le gouvernement le texte des amendements qu’il devra faire voter par l’Assemblée nationale.La Cour a presque joué le rôle de grand légiste.La Cour a aussi indiqué qu’elle ne serait guère capable de valider une solution qui prévoirait un régime différent pour l’affichage extérieur et l’affichage intérieur, puisque l’interdiction d’une autre langue que le français serait alors maintenue en partie.Mais, dans le même jugement, la Cour accorde aux législateurs une latitude relativement considérable pour se soustraire à la Charte des droits s’ils le jugent à propos.Les deux moyens prévus par la constitution sont l’article 1 qui prévoit qu’on peut restreindre les droits, de façon raisonnable, dans le cadre d’une société libre et démocratique, et l’article 33, mieux comme la « clause nonobstant ».Incidemment, la Cour a statué que la Charte québécoise avait, elle aussi, les mêmes instruments soit l’article 9.1 pour la limite raisonnable et les articles 51 et 52 pour la dérogation.La Cour aura clarifié, le 15 décembre, toute là question du bon usage de l’article 1 de la Charte canadienne, clarification qui va nettement dans le sens d’un usage plus facile de cette clause justificative.Ainsi, la Cour a maintenu les critères qu’elle avait édictés dans les arrêts Oakes'et Brooks : pour établir qu’une restriction est raisonnable, il faut satisfaire à deux exigences : ¦ qu'un objectif législatif qui doit restreindre des droits doit être suf- fisamment important et doit se rapporter à des préoccupations ur gentes et réelles.¦ que les moyens retenus pour atteindre ces objectifs doivent être proportionnels et appropriés à ces fins, c’est-à dire avoir un lien rationnel avec l’objectif, être de nature à porter le moins possible at teinte aux droits garantis et que l'objet législatif poursuivi, si important soit-il, ne puisse être supplanté par l’atteinte aux droits C’est en appliquant ces critères que la Cour en vient d'ailleurs à la conclusion que la préservation du visage français du Québec est suf fisamment important pour justifier un recours à l’article 1, mais que l’interdiction totale des autres lan gués que le français n’est pas pro portionnel avec l’objectif poursuivi Mais ces critères d’application de l’article 1 ne pouvaient autrefois être utilisés qu’en cas de « restriction » et non de >« négation » des droits.Dans son jugement sur la loi 101, la Cour admet que cette nuance était trop restrictive et elle affirme aujourd’hui •< La Cour estime que, mise i) part la situation rare d'une néga lion complète d'un droit ou d'une liberté garantis (comme dans le cas du conflit entre la ’clause Québec’ de la loi 101 et la clause Canada’ de la Charte canadienne) on ne saurait ù bon droit se fonder sur la distinction entre la négation et la tes triction d'un droit ou d'une liberté pour refuser d’appliquer l'article premier de la Charte Un bon nom bre, sinon la plupart, des résil ie lions apportées par le législateur ù un droit ou ù une liberté, dans un domaine particulier où il pourra être exercé constituera dans la me spre du domaine visé, une négation de ce droit ou de cette liberté S'il devait en résulter que l'article pre mier ne s’applique pas dans un tel cas, il n'aurait en pratique qu'une application extrêmement limitée ».La Cour cite comme exemple le cas de l’ancienne loi fédérale sur l'avortement qu’elle a déclarée in constitutionnelle plus tôt cette an née et qui, en retirant à la femme la liberté de choix en matière d’avortement à tous les stades de la grossesse constituait la négation totale d'un droit, alors qu’une limi tatioaqui n’aurait touché qu'une partie de la grossesse semblerait acceptable en vertu de l’article 1 Voilà qui donne aux gouverne ments une marge de manoeuvre relativement plus grande pour justifier des lois qui, autrement, ne pourraient qu’être déclarées inva- lides parce que contraires à la Charte.L'autre instrument qu’ont les gouvernements pour se donner une marge de manoeuvre est la clause « nonobstant », l'article 33 de la Charte qui permet de déroger aux articles 2 et 7 à 15 de la même Charte.La Cour suprême ne s'était pas encore prononcée sur la façon de faire ces dérogations Le jugement le plus récent en la matière prove liait de la Cour d’appel du Québec qui soutenait que la dérogation de \ ait être précise et ne pouvait se contenter de désigner simplement le numéro de l'article auquel on voulait déroger.Cette éç'ole de peu sée se rapprochait de celle du gou vornement ontarien qui affirmait, lors des audience devant la Cour suprême eu novembre 19S7 qu'il de vait y avoir un .prix politique » à payer pour une dérogation.Le plus haut tribunal du pays a rejeté ces prétentions.Pour lui, les exigences imposées par l’article 33 sont de simple forme et « un renvoi au numéro de l'article, du pat agi a plie ou de l'alinéa contenant la disposition ou les dispositions auxquelles il sera dérogé suffit pour Infor mer les intéressés de la gravité relative de ce qui est envisagé» Ainsi-, la Cour suprême valide l'exercice extrême fait par l’ancien gouvernement péquiste d’exempter par une loi parapluie l'ensemble de sa législation de toutes les dispositions de la Charte.« Il se peut, en fait, que le législateur ne soit pas en mesure de dé terminer avec certitude quelles dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés pour raient être invoquées avec succès contre divers aspects de la loi en question, ("est pour cette raison qu 'il doit être permis, dans un cas donné, de déroger ù plus d'une dis position de la Charte et même ;) toutes les dispositions auxquelles l'art.33 autorise :) déroger.En cou séquence, la disposition déroga ton e type présentement en cause constitue un exercice valable du pouvoir conféré par l’art.33» Ainsi donc, si elle a pu sembler plus que jamais être un gouvernement des juges, la Cour suprême n'en a pas moins donné aux élus des moyens de déroger en toute légi limité aux dispositions des Chartes quand ils estiment que cela est né cessaire, ainsi qu' un espace de li berté beaucoup plus large devant des Chartes qui pourraient parfois se révéler inflexibles.« Je courbe l’échine.et je travaille » TEMOIGNAGE MIREILLE LABBÉ APRÈS 16 ans dans le réseau collégial, après plus de 12 ans d’enseignement.après avoir subi une vingtaine de comités de sélection et autant d’évaluations, après avoir traîné mon savoir dans six collèges, je suis et je demeurerai probablement non-permanente.Au départ, cette non-permanence, je l’avais voulue ! Elle m’apparaissait comme un élément positif : le symbole de l’aventure, du changement, de l’évolution.En digne enfant des années 60, je méprisais tout ce qui avait tendance à s’incruster, à stagner, à comptabiliser, à accumuler; je me moquais en toute impunité de tous ces mangeurs de pâté chinois qui se battaient pour leur place sur la liste d’ancienneté, ceux-là même qui, dès l’âge de 25 ans, calculaient les sommes exactes qui leur seraient dues au moment de la retraite.Le?deux époques : avant et après 1980 Bref, permanente, je démissionnais l’oeil rieur et le coeur heureux, mais avouons-le, quelque part dans ma petite tête folle, je n’avais pas compris que ces maniaques de la stabilité avaient la raison pour eux.Comme la cigale « perverse » de la fable, je chantais l’âme en joie, imprévoyante, pendant que les fourmis travailleuses préparaient leur hiver.Et, quel hiver0 ! Un « hiver de force » comme dirait Ducharme Hiver dont on a senti les premières grandes gelées dès 1975 et dont la violence a atteint des sommets dans les années 80.Dans l’histdire de la non-permanence, il y a deux époques : avant 80, époque où il s'agissait d'un état transitoire — période d’essai, bien légitime, qui conduisait à la permanence — et, après 80, époque où elle est devenue un état permanent — la non-permanence permanente, sans jeu de mots.Cette mutation profonde de la notion de non-permanence n'est pas sans interroger la conception et l’organisation du travail dans notre société.Si les années 70.période de croissance économique et de démocratisation, nourrissaient l'idée du droit au travail pour tous, les années 80, au contraire, ont fait du travail un privilège.La crise économique, le virage technologique, la dénatalité, et que sais-je encore, ont justifié des choix riütiques qui ont permis de rappeler l'ensemble des travailleurs et tra- vailleuses ce que signifie le mot patron et aux syndicats, la fragilité de leur pouvoir; pouvoir qui, en fin de compte, ne reposait que sur la bonne volonté sociale : la société avait eu les moyens de les supporter, elle disait, dorénavant, ne plus les avoir.Sous un vent de panique générale, à la suite de-Reagan et des contrôleurs aériens, les « boss » ont repris leurs fonctions au sérieux et les travailleurs, syndiqués ou non, ont intégré l’idée qu’ils étaient bien chanceux d’avoir-un travail et un salaire.Les syndicats ?Comme employeurs, ils ont joué les patrons; comme organisme collectif de défense des droits, ils ont mis la sourdine.Nous ne sommes pas en Pologne et, les Larose, Charbonneau et Laberge ne sont pas des Walessa.Après tout, n’étaient-ils pas, eux aussi, chanceux de pouvoir continuer la représentation même sans public ?Dans ce contexte, .comment se surprendre de la grande tentation patronale : créer une nouvelle classe de travailleurs.Ils avaient de si bonnes raisons : le manque d’argent, les modifications technologiques, la lourdeur financière que représentaient les employés permanents .Ainsi, au début des années 80, tous ceux et celles qui étaient hors marché du travail ou encore ceux et surtout celles qui avaient oublié de prévoir leur carrière à long terme (tout le monde ne peut pas être carriériste) se retrouvèrent dans une situation particulière.Pour les nouveaux employés, les règles du jeu venaient de changer.Si, jadis, la notion de non-permanence n'avait eu aucune incidence prati que, les années à venir allaient y mettre bon ordre .« Nous ne pou vons plus ouvrir de postes », crièrent « Je m’oppose à l’exploitation subie par des milliers d’individus, exploitation souvent double : celle des patrons et celles des employés permanents » les patrons d’un commun accord.Les syndicats restèrent silencieux Pas dé postes mais des charges de travail ! On engageait autant, sinon plus, mais que dire des nouvelles conditions d’emploi ?N’avions-nous pas déjà, nous syndiqués euphoriques, scandé en coeur : « Une per sonne, un poste ! » Restait-il quelqu’un pour s’en souvenir ?Dans l’ensemble des secteurs de-travail, une race nouvelle était née : les précaires ! Une race « à genoux plus que debout ».Les patrons pouvaient enfin se réjouir : « Ce qu’il y a de-bien avec ces gens-là, c’est qu’ils travaillent mieux et plus vite pour un moindre salaire; et encore, ils disent merci.» Race d’esclaves, prête à tout pour éviter le chômage ! Aujourd’hui, j’appartiens à cette race de rampants ! Pour conserver mes maigres possibilités d’emploi, je courbe l’échine, je ferme ma grande gueule et je travaille ! Si, au départ, j’avais pu trouver des vertus à la non-permanence, c’était dans un autre temps car, maintenant, être non- exposition ROGER ALEXIS LANGEVIN ARTS Bronzes Peintures oeuvres récentes jusqu'au 23 décembre GALERIE BERNARD DES R CG H ES 1444 RUE SHERBROOKE OUEST MONTRÉAL.OUÉ H3G 1K4 Tel : (514) 842-8648 Lun au sam de I9h à 17H30 Dim de 13h30 à 17h permanente signifie précarité et pré carité implique absence totale de droits.Qu’on m’entende bien ! Je ne dé sire pas la permanence, du moins pas telle qu’elle est vécue dans notre système, car je reste convaincue qu’une certaine mobilité d'emploi est stimulante et, en contrepartie, je continue à penser que la stagnation a des effets pernicieux.Non ! Ce que je veux, c’est, simplement, le droit véritable au travail (dois-je rappeler que, depuis 1936, le nombre d’heures moyen par semaine accordé au tra vail n’a pratiquement pas changé; il faudrait peut-être y penser.).Dansez maintenant ! Ce droit au travail dans la dignité, je le veux pour moi, par vil intérêt personnel, mais je le veux'aussi pour ces milliers de précaires qui n’ont d’existence ni dans les endroits où on les engage, ni dans les statistiques de chômage; pour ces précaires muselés, en recherche perpétuelle d'emploi, subissant à répétition examens de sélection — de plus en plus sophistiqués — comités de sélection agressifs et arrogants, séances d'évalua tion dont ils sont en droit d'inter roger la pertinence; pour ces précai' res qui vivent dans l'angoisse de se retrouver à la rue, pour qui « vacances » signifient souvent chômage et qui, en définitive, sont dans l’impossibilité de faire des projets d’avenir (ne serait-ce que celui de faire un en fant ! ).Qu'on me comprenne bien ! Je m’oppose à l’exploitation subie par ces milliers d’individus; exploitation malheureusement souvent double .celle des patrons et celle des employés permanents Je refuse une société dont les solutions à tout pro- J J S s J 1 ! / / i J CHOIX EXCEPTIONNEL DE GRA VÜRES ORIGINALES CARCAN, RIOPELLE, PELLAN, SA WA DA, FRIEDLA ENDER, FINI, MIRO, COIGNARD, ETC.Mous sommes ouverts 7 jours par semaine du lundi au vendredi de 9h è 21 h 5190, St.Laurent, Mtl.coin Fairmount, 276-2872 / J J J J J i 1 J J J J blême économique passent par la restriction (h-s droits ou par l’exclu sum de groupes sociaux entiers (ex emple : les jeunes, les gens de 55 ans et plus).Enfin, je désire blâmer ce syndicalisme, souffrant de corporatisme aigu, qui se fait complice de l’injustice sociale.Car, voyez vous : avant, j’étais professeure; aujourd’hui, je suis non-permanente ! « Vous avez chanté tout l’été, ré pondit la fourmi, et bien dansez maintenant ! » Enfant, je détestais cette fable de La Fontaine, je la déteste encore plus aujourd’hui.NOUVELLE PARUTION LES JEUNES CHÔMEURS Une enquête Madeleine Gauthier Oui sont ces jeunes chômeurs dont on a tant parle au cours des dernières années?Cette enquête auprès des jeunes chômeurs livre le regard que les jeunes eux-mémes portent sur leur propre situation Les jeunes chômeurs disent les multiples maniérés d être et de vivre dans un contexte de chômage Cette étude fait ressortir les caractéristiques des jeunes chô meurs, les conséquences mdi viduelles dune situation de chômage Bien plus, elle révélé certains traits de culture d une génération de jeunes 18.00 S 302 pages INSTITUT QUÉBÉCOIS DE RECHERCHE SUR LA CULTURE 14.rue Haidimand, Quebec (Quebec) GIR 4N4 « A-10 ¦ Le Devoir, samedi 17 décembre 1988 Le débat sur l’accord du lac Meech Filmon met Sharon Carstairs en garde WINNIPEG (PC) — Le premier ministre conservateur du Manitoba, M.Gary Filmon, a prévenu les libéraux et les néo-démocrates de sa province, hier, qu'ils reporteront à « huit ou 10 ans » les négociations sur l’adhésion du Québec à la Constitution canadienne, s’ils persistent dans leur refus d'entériner l’accord du Lac Meech.Prenant la parole au cours de la première journée d’un débat de cinq jours, qui reprend lundi, M.Filmon a révélé que des premiers ministres provinciaux lui ont déjà fait savoir qu’ils n’accepteront pas d’amendements à l'entente, comme l’exigent le leader libéral, Mme Sharon Carstairs, et le chef néo-démocrate, M.Gary Doer.« Il y a de mon sang sur ce document, j’y suis lié et je ne suis lié à rien d’autre », ont déclaré les premiers ministres provinciaux en question à M.Filmon.L'accord du Lac Meech a été approuvé par le Parlement fédéral et par huit des 10 provinces canadiennes.Les deux seules récalcitrantes sont le Manitoba et le Nouveau-Brunswick.Après le débat, à l’Assemblée législative du Manitoba, un comité de 14 députés tiendra des audiences publiques sur le sujet.De telles audiences publiques ont également lieu au Nouveau-Brunswick.M.Filmon a cité des noms comme le leader libéral John Turner et le chef néo-démocrate Ed Broadbent, pour dissiper les craintes que l’accord du Lac Meech aurait préséance sur la Charte des droits et libertés ou pourrait nuire à des programmes sociaux nationaux.Il a cité également un ancien premier ministre néo-démocrate du Manitoba, M.Howard Pawley, qui a signé l’entente, en juin 1987, et qui a demandé aux néo-démocrates de l’appuyer.M.Filmon s’en est pris d’un autre côté à l’ex-premier ministre libéral Pierre Trudeau, qui serait responsable, selon lui, de l’affrontement national que l’accord du Lac Meech veut faire disparaître.Les 16 années de règne de M.Trudeau, a-t-il accusé, ont divisé le pays avec des « menottes constitutionnelles », parce que le Québec a été laissé a part.L’important, a-t-il noté, est de mettre l’entente en vigueur le plus rapidement possible, quitte à apporter des modifications à la suite d’autres négociations constitutionnelles dans l’avenir.Pour entrer en vigueur, l’accord du Lac Meech doit être entériné par toutes les provinces en juin 1990.Au Manitoba, les conservateurs forment un gouvernement minoritaire avec 24 députés.Les libéraux ont 21 élus et le NPI), 12.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Levy nant des B PC purs en leur ajoutant des cerceaux métalliques utilisés en principe sur les barils contenant des « solides » partiellement contaminés.Les inspecteurs de l’Environnement n’y ont vu que du feu, si l’on peut dire, n’ayant jamais ouvert en cinq ans un seul baril pour vérifier les rapports de Lévy.Cette partie de l’enquête a été confirmée par des « personnes dignes de foi », ajoute le policier qui a interviewé 70 personnes ayant travaillé ou été en rapport avec Levy.¦ Levy devait verser en fidéicom-mis au gouvernement un montant de $7.50 par gallon recueilli chez les utilisateurs de BPC comme Alcan ou Hydro-Québec.Les 5,000 gallons non-déclarés ont privé de $37,000 le Trésor public.Le ministère de l’Environnement a découvert cet exécédent de 5,000 gallons (25 % de la capacité légale) après l’incendie de Saint-Basile malgré les nombreuses inspections antérieures.¦ C'est le 21 mai 1986, soit sous l'administration gouvernementale actuelle, que les lettres de garanties de Marc Levy ont disparu.Cet élément du rapport de la SQ confirme l’enquête publiée par LE DEVOIR juste après l’incendie et qui devait déclencher l’enquête policière en cours.Ces sommes importantes devaient demeurer en fideicommis jusqu'à ce que les BPC soient détruits.¦ Les inspecteurs de l’Environnement n’ont pas découvert en 1988 que le système d’alarme était priv é d'é-lectricité depuis le 1er janvier dernier.Les enquêteurs notent que le système d'alarme « n’a pas consommé d’électricité » et qu’il ne pouvait par conséquent fournir quelque information que ce soit au poste de garde auquel il était sensément relié.¦ Marc Levy a transféré aux Etats-Unis au cours des dernières années les actifs et une partie des profits réalisés au Québec, qui s’élèvent à plus de $2,5 millions, selon l'enquêteur Forcier.Ce libre-échange à sens unique à laissé au Québec comme actif des bâtisses et terrains ainsi qu’un passif de $1,4 millions (la somme sensément mise de côté pour détruire ses BPC conformément à ses engagements).Depuis décembre 1982, selon le rapport d'enquête, « Me Robert B.Is-senman, avocat et agent principal de North Central Dynamics au Québec, administre des argents pour les différentes compagnies de Levy.» Les transferts monétaires ont été faits par le biais du compte in trust de Martineau-Walker, dont Me Issen-man fait partie, pour North Central Dynamics.Ce que les policiers ont invoqué pour obtenir du juge Morier un mandat de perquisition exécuté le 2 décembre.Le dossier présenté par la SQ pour obtenir un mandat de perquisition chez le comptable St-Germain comprend plusieurs documents d'incorporation signés par Me Issenman comme « chief agent » de Soterc et de Siveq, deux sociétés de North Central Dynamics Inc.Une autre perquisition a aussi été effectuée chez un autre avocat, Me Gary Waxman.Ce dernier a déclaré hier au DEVOIR qu’il avait hérité en septembre du dossier de Levy mais qu’il n’a plus aucun mandat de ce « résident permanent » des États-Unis.Les deux bureaux d’avocats ont demandé hier à la Cour supérieure de déterminer lesquels des dossiers saisis chez eux le 2 décembre pourront être communiqués aux policiers.Les documents ont été mis dans des enveloppes scellées et confiées au Shérif de Montréal.La Cour a fixé l'enquête pro forma au 4 janvier en indiquant qu’elle sera remise au 16 suivant alors qu'un juge sera disponible toute la semaine pour entendre la cause, que les requérants plaident au nom de la protection du secret professionnel LE DEVOIR, par son procureur Me Philippe Gélinas, et The Gazette se sont inscrits hier comme requérants dans cette cause pour pouvoir relater les témoignages qui seront alors mis en preuve dans cette af faire.Selon le rapport d'enquête, Toxitec et Siveq, deux compagnies de Levy, ont obtenu le 13 mai 1980 un permis pour opérer un entrepôt de BPC à Shawinigan.Soterc et 1845-0858 Québec Inc obtenaient un permis similaire pour l’entrepôt de St-Basile le 10 avril 1981.Les deux compagnies se sont engagées à verser en fidéicom-mis $ 1,000 en accompte et $ 7.50 pour chaque gallon entreposé à St-Basile et $ 7.00, à Shawinigan.Ces sommes devaient être maintenues en garantie jusqu’à ce que les BPC soient éli- minés ou traités, affirme le policier.Soterc et 1858-058 Québec Inc, deux autres compagnies de Levy, et Toxitec ont encaissé, selon la SQ,
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