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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1989-06-23, Collections de BAnQ.

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le cahier du riÜI Le Plaisir des livres ¦ Les amateurs de livres retrouveront tout l’été des pages littéraires dans le cahier Culture et société, notamment les chroniques de Lisette Morin et de Jean-Roch Boivin, Pages C - 7, 8 et 9.Montréal, vendredi 23 juin 1989 'V*'.Pas de prière pour Irving huit mois U élabore des plans, dessine des schémas où les événements et les personnages se précisent.Mais il avoue qu'il ne sait pas, dès le début, tout ce qui va se passer, comme il ne connaît pas la nature de tous les personnages qui déferleront au cours de la narration.Au cours de cette première année il travaille peut-etre deux ou trois heures par jour.Par la suite, lorsque tout tombe en place, John Irving écrira toute la journée.Il se dit très amusé par la notion selon laquelle les personnages fictifs vivent leur propre vie et entraînent l’écrivain sur des terrains où il n'aurait pas désiré nécessairement s’aventurer.Avec un rire, il ajoute qu'il est un peu jaloux de ces écrivains qui soutiennent que cela leur arrive.Lui, il dit à ses personnages ce qu’ils ont à faire.Il n’aime pas les ordinateurs, se sert d’une antique machine à écrire pour mettre au propre ce qu’il a écrit à la main dans des cahiers lignés très ordinaires.De cette façon il peut travailler n’importe où, sans le fétichisme de la technologie, du bureau, de la fenêtre à la vue imprenable.Un livre est pour lui un itinéraire intérieur.Il a commencé à écrire à 15 ans, et récriture est pour John Irving un besoin aussi viscéral que la nourriture, le sommeil ou l'exercice physique.Il avoue sa totale ignorance de la littérature québécoise et dit aimer the old guys : Dickens, Hardy, Tolstoï, Balzac et tout particulièrement Flaubert.Il souligne aussi l’importance de Melville parmi les influences qu’il a subies, et des écrivains contemporains, il apprécie plus que tout le Canadien Robertson Davies et l’Allemand de l’Ouest Gunther Grass.Mais il ne considère pas utile de parler des écrivains en tenant compte de leurs origines.Pour John Irving, un écrivain n’a pas d’appartenance géographique face à son lecteur et il aime Robertson Davies pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le nationalisme.Et bien que les Canadiens qu’il rencontre soient généralement obsédés par les caractéristiques nationales et par les problèmes d’identité, Irving se démarque complètement de ces préoccupations, très éloignées des siennes.Voir page C - 2 : Irving Marie-Claire Girard JOHN IRVING n’est certainement pas aussi excitant que les personnages de ses romans.C’est un homme qui regarde à l’intérieur de lui-même, qui parle lentement, avec de longues pauses, qui s’attarde à la technique de l’écriture et à la façon dont il élabore les univers qu’il crée.Un théoricien, je dirais.Ce qui est un peu surprenant chez cet écrivain chéri des médias dont la belle gueule contribue aux succès de librairie qu’il connaît avec chaque nouveau roman et qui se prête de bonne grâce mais sans enthousiasme à la curée d’entrevues où les journalistes l’entraînent.Sauf que Irving n’a rien de la biche désarmée et qu’il ne dit bien que ce qu’il veut dire, me faisant penser à cet autre animal trop familier des entrevues et photos de toutes sortes qu’est Benoîte Groult : des deux on réussit difficilement à tirer quoi que ce soit d’original.Pourquoi d’ailleurs se plier à ce déferlement d’entretiens, de photos, de mondanités alors que John Irving se vendrait tout de même très bien sans tout cela, surtout en France, en Suède et au Québec pour les traductions .À cela l’auteur d'Une prière pour Owen répond qu’il vit en reclus pendant les trois ou quatre années qu’il prend à écrire un roman et que cela ne le dérange pas de donner un mois ou six semaines à son éditeur pour alimenter la chronique littéraire et satisfaire l’appétit et la curiosité de ses lecteurs.Parmi les endroits où il aime aller, le Québec est un lieu privilégié.Originaire de la Nouvelle-Angleterre, John Irving trouve beaucoup de similitudes entre ces deux coins du monde.Tout comme les habitants de la Nouvelle-Angleterre posent un regard un peu déconcerté sur le reste des États-Unis et se sentent très différents parce qu’ils sont arrivés les premiers, de même les Québécois agissent selon un mode de vie et un système de valeurs différents de ceux du reste du Canada.À propos de sa méthode d’écriture, il dira que l’inspiration a peu de choses à voir avec la façon dont il écrit ses romans.Il les définit lui-même John Irving comme des « romans à l’ancienne » avec, comme principale caractéristique, une intrigue bien définie.Lors- PHOTO JACQUES GRENIER que John Irving commence à écrire, il sait comment l’histoire va se terminer.Pendant une année ou dix- Magnificence des shogun Une armure O-Yoroi en lamelles de fer laquées de noir et cordon de soie noire, de l’époque Edo, au XVIIIe siècle.Vk Vn'i v, Va Lyne Crevier LE JAPON moderne n'a sans doute plus le temps de verser une larme en constatant le peu de vestiges du passé qui lui reste.Si ce n’était la collection Toku-ga wa, qui est l’une des rares de l’époque Edo à être parvenue jusqu’à nous — dont ce fameux palanquin, non pas des « larmes », mais d’or, d’argent et de laque noire, trônant en haut du grand escalier du Musée des beaux-arts, depuis mercredi — on croirait que les shogun n’existent qu’au petit écran.J usqu’au 10 septembre, on peut y admirer l’exposition comprenant plus de 200 objets d’art — prêtés par le Musée Tokugawa de Nagoya — témoins de la magnificence et du raffinement poussé du Japon des shogun, qui vécurent entre 1603 et 1868.C'est véritablement un monde d'opulence et aussi d’extrême simplicité qui s’ouvre au visiteur.À déguster lentement comme le saké.Pendant plus d° siècles et demi, la dynastie uv.>.- 'i* M«OOOUOOMAC *•«.*.-i « iC.jiJ -0SI ST»i*«- •tvcWki'NKitimov* »,w»,v Wt'M'/',ÿ»sC»UO«r,u 'SoTtWIlS - « en permanence— * Femmes peintre du Québec .50 artistes représentées, du 10 mai au 3 septembre, du mar au dim llh.à17h MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N , St-Jean sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam el dim de 12h 30 à 17h el sur rendez-vous MUSÉE DAVID M.STEWART: Le Vieux-Fort.Ile Ste-Héléne (861-6701)— • Aux armes citoyens • exposition qui retrace l'évolution technologique de l’arme à leu du 17e siècle â la Révolution Française el de son incidence sur l'armée de Napoléon 1er lors de ses conquêtes de l'Europe, jusqu'au 4 sept, tous les |0urs de 10h à 18h saut le mardi MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde el chemin Remembrance.Montréal (8466942)— ¦ Histoire d’os ¦ présentation de l'Ostéothèque de Montréal— également collection de mammifères, d'oiseaux, d'msecles.d'armes, d'appelants etc Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE DE BEACONSFIELD: 303 boul Beaconstield, Beaconsfield (697-9040)— Aquarelles de Sheila Krack.tout juin BIBLIOTHÈQUE R.DAWSON: 1967 boul Graham, Ville Mont-Royal— Oeuvres de Michel Landry, du 3 au 30 juin BIBLIOTHÈQUE DE KIRKLAND: Kirkland— L'Art des enfants et adolescents, du 2 au 30 juin, et du 3 au 31 juillet, lun au ven de 13h.à 21h.BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE DORVAL: 1401 chemin du Bord du Lac, Dorval (633-4170)— Aquarelles de Mary el Allison Goodtellow, jusqu'au 3 juillet C-6 ¦ Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 le cahier du TELEVISION 18.05 Le village dans les nuages VENDREDI O 12.00 12.15 12.45 13.15 14.15 16.00 16.30 17.00 18.00 C B F T Première Édition Côté jardin Rock, pop et relax Télé-Feuilleton > La course à la bombe > (3 de 6) Cinéma • Une journée en taxi > can.8t avec Jean Yanne, Gilles Renaud.Monique Mercure et Yvon Dutour Fraggle rock Exploration, sports et loi sirs D’une série à l'autre • Le chemin delà réussite > (3 de 6) Montréal ce soir O CBMT 12.00 Midday 13.00 All my children 14.00 Canadian Reflections 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Video Hits 17.30 Kate and Allie 18.00 Newswatch 03 CFTM 12.00 Double défi 12.30 Ferland Nadeau en vacan ces 13.30 En toute amitié 14.00 C'est déjà demain 14.30 Les joyeux naufragés 15.00 Québec à la carte 15.30 Paul et les lumeaux 16.00 Barbecue 16.30 Astrobulle 17.00 Double défi 17.30 Fais-moi un dessin CB C F C F 12.00 Lingo 12.30 Puise 13.00 Lifetime 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 CTV Sports Special Du Maurier Canadian Open Golf Tournament 18.00 Pulse CB T V 5 14.50 Bonne journée 15.00 L'inlo-5 15.30 Temps présent attention au stress 16.30 Histoires naturelles 17.00 Papier glacé 17.30 Images de l'Alsace gourmande 17.45 Lire— Téléchat— Mys tères et bulles de gommes CB RADIO-QUÉBEC 15.00 La période de questions 16.00 Beau et chaud 17.00 Pmocchio 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout 03 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Pierrateu 12.30 Le Grand Journal 13.00 La fourchette d'or 13.30 Les p’tites vues « Le dernier train pour Frisco > amér 70 avec George Peppard, John Vernon et Diana Muldaur 15.30 La vallée des peupliers 16.00 Michel Jasmin en direct 16.30 Action Réaction 17.00 Double Jeu 17.30 Le grand journal SAMEDI 12.30 La semaine à l'Assemblée Nationale 13.00 13.00 Ciné-Famille ¦ La poule noire .sov 80 14.55 Le monde du vélo 15.00 15.00 L'univers des sports 16.30 La santé c'est payant 17.00 Visions d'ici 18.00 O CBMT 12.00 What's New 12.30 Wonderstruck 13.00 SeaHunt 13.30 Driver's Seat 14.00 Canadian Gardener Visits 14.30 Fish’N Canada 15.00 CBC Sportsweekend 18.00 CBC News Saturday Re port CD C FT M 12.00 Samedi Magazine 14.00 Au royaume des animaux 14.30 Chacun chez soi 15.00 Magnum 16.00 L'esprit d'aventure 17.00 Videostar 17.30 Bugs Bunny et ses amis 18.00 Ici Montréal O C B F T CB C F C F 12.00 La semaine parlementaire 12.00 World Wrestling Fédéra à Ottawa tion ¦ Hercules • 1983, avec Lou Ferrigno et Sybil Dan mng CTV Sports Spécial Du Maurier Canadian OpenGolt Tournament CB T V 5 14.00 Face au Toril 14.30 La Belgique vue d'avion 15.00 Visa pour le monde 16.15 Gourmandises 16.30 L'héritage de l'homme: l'Inde 17.00 Continents francophones 18.00 Entrepreneur Inc.CB RADIO-QUÉBEC 15.30 Créer son paysage 10.00 Apprivoiser la loi 16.30 Histoire des sciences au Québec 17.00 Légendes du monde 17.30 Les animaux et leurs mystères 18.00 Passe-Partout CB QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les P'tits Pierrateu 12.30 Le Petit Journal 13.00 Throb 13.30 Patrouille du cosmos 14.30 Les P'tites Vues • Le til d'arrivée » can 84 16.30 Au bout de la ligne 17.00 Action |eunesse 17.30 Le Grand Journal 18.00 La roue chanceuse DIMANCHE O CBFT 12.00 La semaine verte 13.00 Rencontres 13.30 Propos et contidences 14.00 Le baseball Labatt des Ex pos 16.30 Court métrage 17.00 Second regard 18.00 Le Téléjournal O CBMT 12.00 Meeting Race 13.00 Ourselves and Other Am mais 13.30 Hymn Sinq 14.00 Winnipeg Red River Exhi bition Parade 16.00 Canadian Reflections 16.30 CBC Sportsweekend 17.00 Sharon.Lois and Bram s Éléphant Show 17.30 Blizzard island 18.00 The Magical World ot Ois ney CD CFTM 12.00 Bon Dimanche 14.00 CinéWee-End « Les voleurs de trains t amér 73 avec John Wayne, Ann-Margret et Rod Taylor 16.00 Sport Mag 17.00 Charivari-Jeunes 17.30 Alt 18.00 Ici Montréal CB C FC F 12.30 Question Period 13.00 The Terry Winter Show 13.30 FT Fashion Television 14.00 Star Trek the Next Gene ration 15.00 CTV Sports Special Du Maurier Canadian Open Golt Tournament 18.00 Pulse (B T V 5 14.00 Les hères du samedi 15.00 Apostrophes 16.15 Apos 16.35 Autant savoir habitations saines 16.55 Architectures sans architectes 17.10 Trente millions d'amis 17.40 Johnny Monroe RADIO-QUÉBEC 15.30 L'intelligence artificielle 16.00 Tout un monde à suivre 17.00 Légendes du monde 17.30 Ordy 18.00 Passe-Partout 6B QUATRE SAISONS ( câble S) 12.00 Les Pierrateu 12.30 Le Petit Journal 13.00 Les P'tites Vues .Patrouille du cosmos ¦ amér.79 avec William 15.00 Les tripodes 15.30 Les carnets de Louise 16.30 Coup de soleil 17.00 La fourchette des vedettes 17.30 Le grand journal 18.00 Premières 1 Hi30 OOhOO | r La télévision du vendredi soir en un elin d*oeil 18h00 18H30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22hOO 22h30 23h00 CB1T (R.C.) Montréal Ce soir (information) Côté jardin Vidéo club Meurtre d Beverly Hills (lre/2) ta Téléjoumal/ Q ta Point/Météo/Sport 23h20/Cinéma : Les seins de glace —Fr.74 Avec Alain Delon et Mireille Darc g ( 3 ) WCAX (CBS) Burlington News (1 h.) CBS News Hollywood Squares Beauty and the Beast g Movie : Jaws 3 - D —É.-U.1983 g Avec Bess Armstrong et Dennis Quaid News The Pat Sajak Show (D WPTZ (NBC) Plattsburgh News (1 h.) Jeopardy USA Today Highway to Heaven g Movie : Laura Lansing Slept Here — É.-U.1988 g Avec Katharine Hepburn et Brenda Forbes News The Tonight Show : Inv.: Sheena Easton CBM T (CBC) Montréal Newswatch The Jim Henson Hour Street legal g Thirty something g The National g 22h 20 : The Journal News Good Rockin' Tonite itO CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Mimémo Québec à la carte Un homme au foyer Cinéma : Plein cadre —É.-U.1971 Avec Peter Falk et Ross Martin Alfred Hitchcock.Ferland / Nadeau en vacances Nouvelles TVA météo/sport 23h45/Cinéma : L’enfant du divorce -It.77 avec A.Doria CFCF (CTV) Montréal Pulse (1 h.) Entertainment tonight The g Campbells Katts & g Dog learning Q the Ropes A Man Called Hawk Night Heat g News g Puise It’s Garry Shandling’s.TV5 ( Télévisions Francophones) ta village dans les.Des chiffres et des lettres Journal télévisé de A2 L’Info - 5 Montagne ta Canada sur deux.Sacrée soirée 22h05/Cinéma : Entre chats et loups —Fr.85 Avec Hella Petri et Georges Claisse Journal télévisé de A2 Radio-France internationale (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout 5 pour I Biondi & Cie ta joyau de la couronne (Ire/14) La route des vacances Beau et chaud Parler pour parler : (rep.) Se guérir soi-même Loto-Québec /Incursions ta route des vacances: Montréal (20) Musique Plus Musique vidéo VJ: Francis Bay ta décompte Coca-Cola VJ: Paul Sarrasin Combat des clips VJ: Paul Sarrasin Rock en bulle: Joe Bocan Musique vidéo VidéoDanse (22) WVNY (ABC) Burlington News ABC News g Wheel of Fortune Baseball / Red Sox vs Twins A Current Affair News Nightline g Monsters (24) CICO(TVO) Ontario Polka Dot Door .Elephant Show Discovery The Last Place on Earth The Country Girls Talking Film Question Period-Federal (25) Much Music 19 h : Rock flash Wrap Muchwest Coca-Cola Countdown Vidéoclips Rockflash News (21h40) Chris de Burgh.Vidéoclips (33) VERMONT ETV (PBS) The MacNeil-tahrer Newshour The Nightly Business.Vermont this week Washington week in.Wall Street week Great Performances : Man from Moscow g The Unknown Chaplin Movie : Mrs.Miniver —É.-U.1943 Avec Greer Garson et Walter Pidgeon (35) QUA I RE SAISONS Montréal ta roue chanceuse Garden-party S.O.S.Télé 24/24 S.O.S.Médecins ta grand journal Garden-party Sports plus Bleu nuit: La garce —Fr.84 Avec Isabelle Huppert r 1 - 1 - - i La télévision du samedi soir en un elin d*oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO (9 CBFT (R.C.) Montréal Téléjoumal La route de la foi Samedi de rire g Mon cher Félix (spécial) Téléjournal 21h20 / Bonne fête Québec ! (spécial) Sports / politique féd.23h20/Cinéma: Mario -Can.84 Avec Xavier N.Petermann CD WCAX (CBS) Burlington News (1 h.) Wonderful World of Disney Paradise Q Tour of Duty g West 57th g News Magnum, P.l.CIP WPTZ (NBC) Plattsburgh News M*A*S*H Cheers Cheers 227 g Amen g The Golden Girls g Empty g Nest Hunter g News Saturday Night Live Q CBMT (CBC) Montréal News The Tommy Hunter Show The Smothers Brothers Comedy Hour The Golden Girls g Empty g Nest Baloney ! Just for g Laughs The National Newswatch 23h45 / Spitting Image CE) CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal R.S.V.P.« Hommage à Ginette Reno » Cinéma: Une chartreuse pour un amour —Can.87 Avec Joseph Bottoms Crimes en solde Journal intime: Inv.: Ginette Reno (rep.) Nouvelles TVA météo/sport Cinéma: Kamouraska -Can.73 Avec Geneviève Bujold CD CFCF (CTV) Montréal Puise Expos Summer ’89 The Comedy Mill Starting g from Scratch Mission : Impossible g Movie : The Life and Times of Edwin Alonzo Boyd —Can.82 g Avec Gordon Pinsent et Jean-Marc Amyot News Puise Movie: Gone with the wind Cj£j TV5 (Télévisions Francophones) Entrepreneur inc.Océaniques (18h25) Journal télévisé de A2 La nuit sur l’étang Avis de recherche : Pierre Bachelet 21h35/Cinéma : Vive Québec —Can.1988 Avec Chloé Sainte-Marie et R.Maheux Jazz à Montréal Cargo 0hl0/Journal télévisé de A2 (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Haroun Tazieff raconte sa terre Cinéma : La femme de l'hôtel —Can.1984 g Avec Paule Baillargeon et Louise Marleau ta- Clap Première ligne Points de vue g Africa (documentaire) (20) Musique Plus Musique vidéo VJ: Natalie Richard Vox Pop Musique vidéo VJ: Natalie Richard ConcertPlus / Une chanson avec ça.! (22) WVNV (ABC) Burlington ABC News g Twilight Zone Star Trek : The Next g Generation Mission : Impossible Q Movie : The Right of the People —É.-U.1985 g Avec Michael Ontkean et Jane Kaczmarek ABC News 23hl5 / War of the Worlds (24) CICOrrVO) Ontario Polka Dot Door Ourselves and other.Doctor Who Legends of the world Movie : Hold Back the Dawn —É.-U.1944 Avec Charles Boyer et Paulette Goddard Conversations 22h40/Movie : Frenchman’s Creek —É.-U.1944 Avec Joan Fontaine et Arturo de Cordova (25) Much Music I8h30 : The Big Ticket / Jailhouse Rock Special : the Grateful Dead : Summer Solstice ’89 (33) VERMONT ETV (PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits Evening at Pops g Movie : Hawaii —É.-U.1966 Avec Max Von Sydow et Julie Andrews 23h45 / Comedy Tonight (35) QUATRE SAISONS Montréal ta roue chanceuse Top jeunesse en vacances Cette semaine Cinéma : Le tournant —Can.1980 Avec Bruce Dern et Ann-Margret ta grand journal Coup de soleil Sports plus week-end Cinéma : Plus rien à perdre -Can.80 avec Dennis Hopper La télévision «lu dinianehe soir en un elin d’ooil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO @ CBFT'(R.C.) Montréal X- - ta clan Campbells Qui c’est ce garçon 7 Juste pour rire ! g ta grande cabriole Q Nouvelles (22hl0) 22h45/Cinéma : Carmen —Esp.1983 g Avec Antonio Gadès et Laura Del Sol CD WCAX (CBS) Burlington News Night Court 60 Minutes (information) g Murder She Wrote g Movie : Body of Evidence —É.-U.1987 Avec Margot Kidder et Barry Bostwick CBS News g 23hl5/The new Honey mooners 23h45 / Taies from the.CD WPTZ (NBC) Plattsburgh Focus News Magical World of Disney g Family g Ties Day by g Day Movie : The Gifted One —É.-U.1989 Q Avec Pete Kowanko et John Rhys-Davies M*A*S*H Movie : Valentino —G.-B.1977 Avec Rudolf Nureyev O CBMT (CBC) Montréal Magical World of Disney g Movie : The Suicide Murders —Can.1986 g Avec Saul Rubinek et Kate Trotter Chasing Rainbows Q News Venture Newswatch 23h25 / Star Trek QD CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal ta Belle et la Bête Cinéma : L homme à femmes —É.-U.1983 Avec Burt Reynolds et Julie Andrews ta club sandwich : Inv.: Louis-Paul Allard Nouvelles TVA météo/sport Magazine Montréal Arme et charme CFCF (CTV) Montréal Pulse Travel, travel The Best of the Cannes Rock Festival (spécial) The National Drug Test Movie : Murder is Space —Can.1985 Avec Michael Ironside et Wilford Brimley News Puise Entertainment this week IM TV5 (Télévisions Francophones) 17h30/Cinéma : Johnny Monroe -Fr.88 Journal télévisé de A2 Grand air Apostrophes : Humour et insolence 21 h 15/ Thalassa 22hl0/Cinéma : Un moment d’inattention —Fr.86 Avec Anne Caudry 23h45/Joumal de A2 élévisé (l7) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Cinéma : Les aventures de Panda (dessins animés) ta trentaine .Cinéma: Les aventures de Robin des Bois -Am.38 Lumières Avec Errol Flynn et Olivia de Havilland 23hl5/La guerre (docum.) (20) Musique Plus Musique vidéo Rock Import Musique vidéo / VJ: Sonia Benezra Nu Musik (22) WVNY (ABC) Burlington ABC News g Wheel of Fortune Incredible Sunday g Have Faith g Movie : Live and Let Die —G.-B.1973 g Avec Roger Moore, Yaphet Kotto et Jane Seymour ABC News g 23h 15/Personal Power (24) CICO (TVO) Ontario Cinéma (17h30) L’oiseau bleu African Rainbow Science en images Cinéma : Le silence de la mer —Fr.1948 Avec Howard Vernon et Nicole Stéphane Pages d’histoire.A comme artiste ta Lys et le Tri Ilium (25) Much Music 19 h : Backtrax The Best of Much Vidéoclips Glass Tiger Spotlight Test Pattern (33) VERMONT ETV (PBS) All Creatures Great and Small Wild g America Naturescene Nature g Masterpiece Theatre : g The Bretts II Moyers : A Second Look Mystery ! A Dorothy L g Sayers’ Mystery Masterpiece Theatre g (35) QUATRE SAISONS Montréal Premières Caméra 89 Cinéma : Officier et gentleman —É.-U.1981 Avec Richard Gere et Debra Winger ta grand journal D’importance capitale Sports plus week-end Les incorruptibles Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 ¦ C-7 ILEMEAC % *ss mm f ¦¦¦¦t{ Pôvre Cendrillon, dans un monde sans fée, ni prince! déjà, le cours classique Une or pheline alors ! À la CUP, dans une tour du centre-ville de Montréal, elle fait partie du « pool des dactylos » C’est en anglais qu'on parle et Stella fait cela selon les règles.Avec en prime la finesse de celle qui sait que ces règles ne sont pas écrites, mal écrites, ou carrément illégitimes.Stella a appris jeune son indépendance, financière et d’esprit, sachant très bien que la première assure l’autre.Elle a son appartement, des amies, on la sait sensuelle, mais ses « talons cubains », pour qui veut comprendre, sont à l’image de Stella.Elle aime sa solitude, en souffre parfois.Peu intéressée aux aspects techniques du chemin de la passion, elle se débarrasse de sa virginité avec un « one-night stand» bien choisi.Elle rencontre des hommes .bon, un bon gars.Félix nourrit de son évanescence des feux attentifs au moindre souffle.Ça dure assez longtemps pour que Stella explore les confins du grand sentiment et la liberté lourdement taxée des femmes d’aujourd’hui.De l’hidalgo au macho, il n’y a peut-être qu’une question de talons hauts, mais entre Stella et sa mère, le souffle d’une rupture solennelle est passé.Stella apprend.Aux cours du soir, dans les livres (quand je la vois lire Les Jeunes Filles de Mon- therlant, je m'affole pour elle.Puis, je me rappelle l’avoir lu à un âge où j'étais plus jeune qu’elle et ravi de ce que je comprenais des contorsions mentales du vieux bougre) et des au très, avec une honnêteté intellectuelle et une droiture de coeur (qu’on permette au coeur d’avoir cette abstraite qualité) qui font l’intérêt de son aventure.Stella finira par rencontrer son type.Mais, comme le dit le poète, ce n’est pas Ithaque qui compte, mais le voyage à Ithaque.Celui de Stella devrait séduire plus de lectrices — bon, des lecteurs aussi ! — que ceux, très Rolling Stone, de Vava.Line Daoust me pardonnera de traiter de son roman en contrepoint d’un autre, qui aurait pu être Jeff, de Judith Messier, ou.bon ! C’est comme les viandes.Et les sushis.En tant qu'homme, je m’en lèche les doigts et apprécie dans mon fauteuil, qu’on appelle un chat un chat, et une mauviette un pôvre homme.Ce premier roman a les qualités d’un roman populaire bien écrit et devrait connaître un destin idoine.Sur les rayons des librairies vous attendent côte à côte Les Talons cubains et Vava.Lisez-en quelques pages, c’est permis.Peut-être les emporterez-vous tous les deux.Le beau LIBERTE « Strangers in paradise Etrangles au Québec ?» vol 31, n 3, juin 1989 172 pages YVES JUBINVILLE « 1.'autoritarisme est une dominante de la psyché qué bécolse.Il vient en partie de l'absence en France d'une véritable tradition démocratique .» (p.84) it De ces affirmations douteuses, il y en a d'autres et des meilleures dans le numéro 183 de Liberté Étonnant ?Oui et non.Liberté nous a habitués, depuis 30 ans, à une pensée provocante Lieu de polémique, la revue est reconnue pour ainsi tirer à bout portant sur les fausses certitudes et les demi vérités.Mais de là à se désa vouer voilà un pas qu'on ne saurait franchir.Tout s'explique Celui qui a écrit ces énormités n’est pas de la bande de Liberté, U se nomme Henry Beissel, il est poète, roman eier.dramaturge et, à ses heures, s'adonne à l'analyse psycho-historique.Il fait partie d'un groupe de 18 intellectuels anglophones, in vités par le comité de rédaction de Liberté h se prononcer sur la loi 178.Son texte à lui s’intitule « Québec totalitaire ou dans le si risque rop d'érable » 11 est de ceux qui confirment le mot de présentation rédigé par la rédaction « La h bertè est risquée, surtout quand elle est la liberté de l'autre » Fort heureusement, les propos excessifs en appellent d'autres plus sensés 11 y a, entre autres, ce lui de Charles Taylor, auteur de Hegel (1970) et professeur à l'uni versité McCiill.qui réclame le recours à la raison, stigmatisant de part et d'autre ceux qui succombent aux préjugés et à la confu sion.Un peut ne pas partager ses conclusions, n'empêche que M Taylor lente tout de même de déblayer le terrain et de s'inscrire dans une réalité commune aux deux communautés montré» laises I in font écho les « Quelques tus tantanés linguistiques » de Sheila Fischman Très personnelle, la contribution de cette traductrice bien connue révèle qu'au coeur de la guerre des langues se trouvent les lieux communs de deux cuit u res, de deux pensées qui sont éga lenient tentées de se cantonner dans leur » village ».Le récit autobiographique de Judith Cowan (« Évasion/réclu sion ») est, d’ailleurs, .symptomatique de cette position par trop de fois observée chez certains anglophones.Mme Cowan réside aux Trois Rivières et longtemps a-t elle préféré le confort de sa tour d'ivoire anglo saxonne Jusqu'au jour où, grace au hasard, Jean Panneton sollicite sa collabot at ion à une revue d’écrivains de la Mau ricie Depuis, elle écrit en français des poèmes, « un exei eu e, dit elle» de tâtonnement dans le noir, un risque, une sortie faite dans un dé guisement, mais au moins une soi tu* » (p 81) Dr, si lu littérature sert ici de point de ralliement, ce n'est pas le cas pour tous les intellectuels an glophones interpellés par Liln'ilé Beaucoup, en effet, se plaignent de l'indifférence de leurs confié res québécois face à leurs oeu vies La frustration est d’autant plus vive que l'intérêt des angles pour les textes québécois est confirmé par maints travaux cuti queset traductions Cet intérêt participerait même, dit on.de cette quête identitaire si pai Heu hère aux Canadiens anglais qui veulent ainsi se prémunir contre le rouleau compresseur améri cam.C'est cette impression d'insécurité qu’on retient de ces 18 inter vent ions.Une insécurité d'mtellec tuel, il faut It* dire, mais insécurité tout de même.Si l.ibertés'vn fait le véhicule, elle ne l’apaise pas pour autant À cette initiative île vront succéder d'autres échanges si l’on souhaite, un jour, non pas tant se mettre d'accord mais à tout le moins s’entendre sur le su jet de lu discussion D'ici là, on attend la réplique dans le prochain Liberté Parions qu'on doit se battre au comité de rédaction pour savoir qui va si gner.JEAN MARCEL Hypatie ou la fin des dieux 16,95$ ¦Ce roman superbe, magnifiquement écrit, s'affirme comme une inconstestable réussite ¦.Guy Cloutier, LE SOLEIL LES TALONS CUBAINS Lise Daoust Montréal, VLB éditeur 1989, 359 pages c je.QU EL PLAISIR de trouver dans un premier roman une narration bien structurée, ponctuée de dialogues bien typés, ou les personnages même secondaires sont esquissés en quelques traits, sans caricature, mais avec un sens des attitudes et ce qu’il faut d’analyse pour qu’un humour discret sollicite la compassion tout en respectant la souveraine ambiguïté des sentiments.Ce délicat équilibre, Lise Daoust le soutient remarquablement pour que, dans le vécu, le roman ne s’englue.Le risque était grand.La volonté de tout dire mine l’efficacité du roman, dont la résolution parait mue par une nécessité théorique plus que par le ressort dramatique.Le sujet du roman est délicat parce que banal : une jeune fille dans la vingtaine, Stella, cherche l’amour.Vieux sujet, s’il en est.Elle est confrontée aux nouvelles valeurs du féminisme.Elle a 20 ans, dans les années 60.Il y a encore beaucoup à écrire là-dessus et nombreuses sont nos romancières — des romanciers aussi moins hardiment, forcément — qui s’y attaquent.Les 700 pages de la Vava centripète et outrancière de Yolande Villemaire, à travers lesquelles je caracolais (bien calé dans mon fauteuil ! ) la semaine dernière, ne parlaient pas d’autre chose : l’Amour, dans notre langue, qui n’a pas de mots pour dire « I like ».Vava est une enfant gâtée.Stella, une orpheline qui a été mise à « l’hospice ».Orpheline de mère seulement, mais sur ce que ça veut dire, le roman a beaucoup à dire et le fait avec cette sobriété magnanime qui s’appelle justesse.L’une et l’autre veulent apprendre à être femme et l’Amour en corollaire et cherchent l’Homme, un homme qui.sauf que.bon.c’est pour ça qu’on écrit des romans.L’incroyable traversée des années 60 par une femme de 20 ans.Stella est intelligente et équilibrée.Elle aurait pu aller à l’université.Elle a fait ce qu’il fallait mais, pour une fille Alphonse Fiché mérite le prix Duvernay LE POÈTE Alphonse Piché a reçu le prix Duvernay 1989 de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour l’ensemble de son oeuvre.L’écrivain trifluvien a déjà écrit une oeuvre abondante depuis la publication de son premier recueil, paru en 1946 et intitulé Ballades de la petite extrace.Les Écrits des Forges ont, d’ailleurs, souligné sa contribution exceptionnelle à la poésie québécoise en instituant un prix qui porte son nom à l’intention des poètes n'ayant pas publié chez un éditeur reconnu.Alphonse Piché a déjà remporté de prestigieux prix dont le David en 1947, le prix Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie en 1966, le prix du Gouverneur général en 1977 et le prix littéraire de Trois-Rivières en 1986.Jean-Roch BOI7IN _e~res A Quéoécoises C-8 ¦ Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 LQï M ' le plaisir des ivres Marc Dambre IhiMswil du (Umi-mirtr Maniinunon JULIEN GREEN LES ETOILES DU SUD ROMAN-' SEUIL AMES ELLIOÏ NULLE PART GUY FERLAND ROGER NIMIER Marc Dambre Flammarion 688 pages « CÉLÈBRE en 1950 à vingt cinq ans, pour son roman Le Hussard bleu, Roger Nimier symbolise l’opposition insolente à Jean-Paul Sartre et Albert Camus, apparue dès ses trois livres précédents et ses débuts de journaliste.Jeune premier au volant de sa Jaguar que lui valent les avances sur droits d’auteur, Roger Nimier incarne une jeunesse tournée vers la passion mortelle de vivre et d’aimer, alors que régnent existentialisme et marxisme et que ces années inaugurent les “Trente glorieuses” de la croissance et du progrès social.Dès 1951, l’itinéraire désabusé signifié par Les Enfants tristes équivaut a un acte de décès pour les valeurs romantiques de révolte et de sensibilité.À peine chef de file, il se fond parmi les “hussards”, où la rumeur le placera aux côtés d’Antoine Blondin, de Michel Déon et de Jacques Laurent.» Voilà résumées brièvement les premières années de la carrière d’écrivain de Nimier qui se termina tragiquement par un accident de voiture en 1962.QUI EST QUI au cinéma et à la télévision au Canada Alison Reid et Louisa Dupré Académie canadienne du cinéma et de la télévision 812 pages SI VOUS voulez tout savoir sur ceux qui font le cinéma de chez nous, du producteur au mixeur son postproduction, en passant par les scénaristes, les régisseurs, les directeurs artistiques, les dessinateurs de costumes, les directeurs photo, etc., le Qui est qui répondra à vos questions.Sur chaque personne, on donne l'adresse, le numéro de téléphone, les types de productions, les types d’oeuvres, un curriculum vitae et une filmographie sélective.L’HISTOIRE DES IDÉES AU QUÉBEC, 1760-1960 Yvan Lamonde Bibliothèque nationale du Québec 168 pages « IL S’AGIT ici d'une bibliographie sur l’histoire intellectuelle du Québec, sur l’histoire des idées plus que sur l'histoire culturelle, plus englobante, précise l’auteur dans son introduction.S’agissant d’idées, on retrouvera privilégiés certains groupes sociaux, certaines activités qui misent sur le savoir, sur l’écriture, sur la parole, certains moyens de diffusion qui s’appuient sur l’imprimé ou sur l’électronique.(.) Cette bibliographie est sélective dans la mesure où on a retenu les études essentielles qui s’avèrent d’ailleurs souvent celles qui contiennent les bibliographies les plus riches, qualitativement ou quantativemenl parlant.» LE VOYAGE À ROME Alberto Moravia traduit de l'italien par René de Ceccaty Flammarion 240 pages « J'AI DONC dormi, ou plutôt j’ai sombré dans un demi-sommeil au cours duquel je sentais confusément que je faisais quelque chose que je n'aurais certainement pas fait à l’état de veille.Je percevais à mes côtés une présence féminine, à la fois douce et bienveillante; j’appuyais mon bras contre un sein gonflé et moelleux; j’étais même parvenu à isoler avec le coude le mame- lon; à présent, je le frottais avec une insistance qui, je voulais le croire, pouvait paraître fortuite.Je me rendais compte que la femme que j’étais en train de caresser était une totale inconnue; et pourtant je poursuivais consciemment et délibérément ce qui, au départ, avait dû être inconscient et involontaire.» Le début de ce récit, dans lequel il est question d’inceste, de mise en scène, de conflit de générations et de désirs irrépressibles, donne le ton « moravien » à cette histoire de quête du père, de la mère et de l’enfance.LES ÉTOILES DU SUD Julien Green Seuil 752 pages CK ROMAN de l’académicien poursuit le récit amorcé par Les Pays lointains.On y retrouve Elizabeth, veuve, qui donne tout son amour à son fils Ned.Mais bientôt, d'autres hommes vont venir lui faire tourner la tête et de nouvelles passions amoureuses vont naître.C’est compter sans la guerre de Sécession qui sépare les coeurs.Le Sud entier s’embrase et déchire les familles.LE GRAND NULLE PART James Ellroy Rivages /Thriller 488 pages CK THRILLEResl le deuxième volet d’un quatuor sur Los Angeles amorcé par Le Dahlia noir.Il commence la nuit du 1er janvier 1950 et décrit les destins parallèles de policiers.James Gra-dyu, l'auteur de Les Trois.Jours du condor, disait : « Vous ne lisez pas Le Grand Nulle Part, vous êtes aspiré par lui.Sa force vous secoue comme vous ne l’avez jamais été.» MORT D’UN EXPERT P D.James Fayard 340 pages LA «NOUVELLE reine du crime » prend un malin plaisir à nous donner des sueurs froides.Une jeune femme trouvée morte dans sa voiture va entraîner le commandant Dalgliesh sur des sentiers ténébreux.P.D.James Mort d’un expert Une pollution ignorée LE RONFLEUR APPRIVOISÉ Oreste Saint-Drôme Paris, Seuil, 1989 ALBERT BRIE I) K TOUTKS les pollutions dont on nous rebat les oreilles, à l’exception de la pollution des esprits, le bruit est le plus ignoré.Il se voit même des gens qui le trouvent rassurant.C’est la faute à Pascal : « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.» Mais il y a bruit et bruit.J’entends par là qu’il en est un contre lequel on ne peut rien ou presque, si ce n’est par la surdité, la mort et le « scalpel de Damoclès ».Il s’agit de la roncho-pathie.Kt, si on ne peut l’étouffer, c’est qu’il est le lot d’une foultitude de dormeurs qui sont à tour de rôle ou de râle les bourreaux et les suppliciés.Oreste Saint-Drôme s’est penché sur le phénomène pour nous faire voir le ronfleur comme un calamiteux, et son ronflement comme un fléau.Ce savant qui se dérobe sous un pseudo, sans doute pour être pris au sérieux, s’est fixé comme tâche de fournir à tout un chacun les moyens pratiques de soulager les souffrances inhérentes à la condition humaine et à celle qui l’est de moins en moins.On connaît de lui deux essais absolument irréfutables : Comment choisir son psychanalyste et Comment se débarrasser de son psychanalyste.Le Ronfleur apprivoisé autorise quelque espoir aux « victimisés ».Je recommande donc cette petite encyclopédie pratique à l’usage des ronchopathes et de leurs souffre-douleurs.L’auteur s’en explique dans son introduction : « Cette activité sonore nocturne, jusqu’alors considérée comme triviale, a en fait marqué très fortement les conduites des sociétés depuis l’aube des temps et continuera d’imprimer ses caractéristiques jusqu’au crépuscule des siècles.D’où l’urgence d’un travail d’érudition sur un sujet scandaleusement ignoré par les sciences humaines et inhumaines.» En un peu moins de 200 pages, Saint-Drôme raconte l’histoire du ronchiement depuis le premier ho-minidé jusqu’à l’homme actuel.Des publications savantes ont avancé des chiffres sur notre époque.Leurs estimations ont ceci de commun qu'elles s’accordent pour se contredire systématiquement.L’érudit fait remonter la roncho-pathie à la plus haute antiquité.Aucun doute, le premier homo sapiens ronflait.Il possédait la soufflerie ad hoc qu’il a léguée à ses descendants.L’humanité s’est éveillée en ronflant.Après ce coup d’envoi, l’histoire n'eut de cesse de refouler le ronflement dans ses oubüettes, bien que des textes tirés de l’Ancien Testament, des auteurs gréco-latins y font écho, si l’on sait en décoder la symbolique.L’auteur s’applique à décortiquer les espèces de ronchieurs et la typologie du ronchiement.Tout le monde est servi : le vulgum, les maris, les femmes, les moines, les princes, les rois.Il identifie leur mode de ronflement : léger, satisfait, rapide, bienheureux, foetal, bucolique, dégoûtant, gras, musicologique, répulsif.Passons vite sur la sémiologie du ronflement, pour ne citer que le « post coltum homo felix est » et l’imprégnation alcooüque.Comment déprogrammer le ronflement ?Saint-Drôme, avec le concours de neuf érudits, a recueilli un nombre impressionnant de propositions thérapeutiques pour contrer l’affection stertoreuse.A la fin du 18e siècle, on a commencé à considérer le ronflement comme une affection sérieuse, les traitements antironfle se sont mis à pulluler.Une vraie jungle, la liste est impressionnante.Le savant nous met en garde contre les pièges des inventeurs plus ou moins sadiques, le traquenard des remèdes de bonne femme, le dédale hygiéniste et environnemental, l’embuscade des comportementalistes, la souricière des psychothérapies, l’attrape-nigaud des médecines dites douces, les chausse-trapes des drogues allopathiques, le guet-apens tendu par des hommes en blanc au scalpel entre les dents, le labyrinthe infini de la bibliothérapie.À la toute fin de la lecture du Ronfleur apprivoisé, nous avertit l’auteur, « si vous n’êtes toujours pas débarrassé de votre ronflement, ne désespérez pas.Le ronflement est une opinion, soutenez-la haut et fort ».Qui plus est, conclut Saint-Drône, le ronflement « incarne véritablement la transcendance humaine, puisque seuls ronflent ceux qui sont capables d’utiliser le langage articule et de croire en Dieu ».Le cinéma à bas prix WOODY ALLEN Jean-Philippe Guérand Paris, Rivages/Cinéma 1989, 181 pages CLAUDE CHABROL Christian Blanchet Paris, Rivages/Cinéma 1989, 201 pages MARCEL JEAN AV KG la publication d'une monographie consacrée à Woody Allen et d’une autre portant sur Claude Chabrol, la collection « Rivages/Cinéma » compte désormais 21 titres.Respectant la politique éditoriale de cette collection, ces deux derniers ouvrages sont destinés à un public large désireux de mieux connaître le travail d’Allen et Chabrol.Ce sont, en fait, des livres sérieux mais de lecture facile.Privilégiant une approche très favorable aux cinéastes, construits autour d’une longue filmographie commentée et d’une étude thématique, ces petites monographies représentent un bon achat dans la mesure où ils constituent de fort valables introductions aux oeuvres des auteurs concernés.Le Woody Mien, par exemple, signé Jean-Philippe Guérand, caractérise avec justesse le travail du cinéaste en le situant notamment dans le sillage du Suédois Ingmar Bergman.Les principaux thèmes se rapportant à l’oeuvre sont patiemment recensés et Guérand les situe les uns par rapport aux autres avec beaucoup d’à-propos.Bien sûr, ce petit ouvrage n’est pas comparable au Woody Allen au-delà du langage de Robert Benayoun (édité de manière luxueuse chez Ilercher en 1985), mais il n’en a pas la prétention et coûte presque dix fois moins cher.?Quant au Claude Chabrol que signe Christian Blanchet, il passe en revue la quarantaine de longs métrages du cinéaste, résumant chacun d’eux et y allant d'une brève (et souvent très brève) analyse.La partie la plus intéressante de l’essai est celle où Blanchet explique la position singulière de Chabrol au sein de la Nouvelle Vague (il a tourné de nombreux films de commandes, abandonnant ainsi en apparence certaines visées « auteuristes »), tout en définissant avec pertinence la morale du cinéaste.Blanchet connaît bien son sujet et il navigue avec aisance à travers les très (trop ?) nombreux films de Chabrol pour faire ressortir les lignes de forces qui permettent à ceux-ci de s’imbriquer les uns dans les autres.Le Claude Chabrol de Blanchet supporte sans trop souffrir la comparaison avec celui que Joël Magny publiait aux Cahiers du cinéma en 1987 (ouvrage plus dense, au vocabulaire plus « spécialisé », mais aussi plus cher).Kn quatre ans, la collection « Rivages/Cinéma » s’est imposée comme l’héritière de la défunte collection « Cinéma d’aujourd’hui » de Seghers, quia publié 75 titres entre 1961 et 1973.Les deux collections ont en commun plusieurs qualités — el- Le tabagisme menace votre santé les offrent à bas prix de bons ouvra- faut, celui d’offrir au lecteur des re-ges d’introduction édités en format productions photographiques médio-pratique — et aussi leur principal dé- cres.mtA% J2eclures vacances -Les librairies- Flammarion Scorpion 4380 St-Denis 284-3688 Galeries d'Anjou 351-8763 Carrefour Angrignon 365-4432 Galeries de Terrebonne 492-5688 Centre Laval 688-5422 Mail Champlain 465-2242 Place Montréal Trust (Niveau I) 499-9675 Desirons acheter livres «encore utiles» Té845-5698 LA GRANDE LIBRAIRIE A CONNAITRE 251 Ste Catherine E.Vient de paraître n’importe quelle route Vol.3, No 1 Revue de l’américanité québécoise: création, littérature, espace, société EN VENTE À LA MAISON DE LA PRESSE INTERNATIONALE, LIBRAIRIE PANTOUTE, LE CLAP » \PJ-7- —H LES ÉD TO TIONS Signature essai de Jean-Marc Lemelin 14.95 $ I Petites mélancolies poésie de Louise de gonzague Pelletier 8,00$ I Chassés-croisés sur vert plancton récits de Marc-André Paré 12,95$ I Passage mexicain poésie de Joël Pourbaix 10,95 $ La revue UuUiJL^LUdX^ consacre son dernier numéro au MONTRÉAL JAZZ Un numéro préparé par Charles Collard.Une interview d’Alain Gerber.Des textes de Gilles Archambault, Lisa Carducci, Marc-A.Chénard, Robert Daudelin, Jean Derome, Raymond Gémis, Gilbert Langevin, (et Daniel Bip-as), Gilles Lepage, Guy Marchamps, Patrick Straram le bison ravi, Benoît Pelletier, Yves Préfontaine.Danielle Roger et Josée Yvon.Pour tout renseignement: C.P.5670, suce.C, Montréal (Québec) H2L 2H0 Téléphone: 524-5900 GUERIN HENRI-PAUL JACQUES TEXTE RÊVE Pourquoi ne pas leur prêter une oreille?Avec la narratologie, la rhétorique et la psychocritique, les spécialistes nous tendent la main.La textualité des écrivains est une chose sérieuse.ÉDITEUR • IMPRIMEUR • LIBRAIRE 4501, rue Drolet, Montréal (Québec) II2T 2G2, Tél.: (514) 842-3481 commandes téléphoniques acceptées 11 Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 ¦ C-9 • le plüisir des ivres Les brillants petits travaux d’écriture de deux académiciens UN OISEAU DANS LE CIEL Félicien Marceau Paris, Gallimard 1989, 258 pages LE MÉDIANOCHE AMOUREUX Michel Tournier Paris, Gallimard 1989, 268 pages Lisette -MORIN ?Le feu et - LE PREMIER siège, tout au moins en principe, une fois la semaine, avec ses collègues rédacteurs du Dictionnaire de l’Académie, quai Conti.Le second, moins régulièrement, mais au moins une fois par an, officielle- ment, déjeune chez Drouant, place Gaillon, pour couronner le gagnant du prix Concourt.Tous les deux sont donc académiciens mais d'abord, mais avant tout, des écrivains prolifiques.Qui n’avaient, d’ailleurs, pas attendu qu'on les invite à prendre place dans ces aréopages pour offrir des preuves indiscutables, irréfutables et périodiques, de leur talent de littérateurs.Mais, au fait, pourquoi lit-on les académiciens ?Parce qu’ils offrent le label « qualité garantie » ?Parce que, dans la marée des livres nouveaux, les leurs se distinguent, sur la couverture, par la modeste mention, en maigres caractères italiques, « de l’Académie française » ou « de l’Académie Concourt » ?ün peut en douter.Les lecteurs procèdent, d’ordinaire, à des choix plus .instinctifs.Ou plus réfléchis s’ils sont déjà des familiers de l’oeuvre et de l’auteur.Ainsi, de Félicien Marceau, dont on lira Un oiseau dans le ciel avec délectation, si l'on a été un lecteur jubilant de Les Passions partagées.Puisque Nicolas, le héros de cette folle aventure, est un Saint-Damien.Qu’il a sans doute du sang gitan dans les veines (cette hypothèse n'étant destinée qu’aux lecteurs du feuilleton qui étaient aussi ceux de Marceau en 1987 et sans doute bien avant; qui le suivent depuis, notamment, le délicieux Capn petite ile).Mais le romancier, qui est aussi un homme de théâtre fêté sur les boulevards parisiens, sait y faire ; son tout dernier personnage, en rupture de ban avec une famille étouffante mais néanmoins pétrie d’indulgence à son égard, d'une belle-famille idoine, peut intéresser et sans doute éblouir une nouvelle génération de lecteurs et de lectrices.Qui y trouveront matière à s'esclaffer, de page en page, les aventures de ce garçon en quête de liberté étant de l'espèce la plus gaie qui soit.S'ennuyant au logis, comme le pigeon du Bonhomme, ce Nicolas, pourvu d'une femme ravissante, décide de la quitter, elle et ses six soeurs, leurs parents, la belle maison de la rue Barbet-de Jouy, pour, en tout premier lieu, admirer le patrimoine bâti de sa ville, éprouvant « des moments de gaieté devant ces façades où se devinent d’étranges nostalgies ».C’est au cours d’une de ses explorations qu’un jour, « jour maussade, gris, avec une petite pluie », passant rue de Casti-glione, Nicolas rencontre une fort amusante personne, péripatéticienne qui roule en voiture de luxe et qui lui offre « le visage étiré et ravissant de la reine Néfertiti ».Et voilà notre assoiffé de liberté embarqué pour sa longue quête d’autonomie.Qui le mènera en Angleterre, garçon d’étage dans un manoir hôtelier du Surrey, où il rencontre Mexique, la fille d’un La sexologie à l’américaine et les bons sauvages russes MAMAN, J'AIME UN VOYOU Natacha Medvedeva traduit du russe par M.Delourme Paris, éditions Climats, 1989 GOLOGOR suivi de LES RÈGLES DU JEU traduit du russe par Bernadette du Crest Paris, Gallimard, 1989 Alice R4RIZEAU Lettres A étrangères LA MODE de la sexologie à l’américaine dans la littérature n’est pas un phénomène nouveau en Occident, mais à l’Est c’est une révolution.On oublie, en effet, que le puritanisme communiste, où la belle jeunesse défile dans les formations para-militaires destinées, entre autres choses, à la protéger contre les écarts de conduite et même les mauvaises pensées, est plus exigeant à cet égard que celui imposé à l’Ouest par des considérations religieuses.Avec la transparence décrétée par Gorbatchev, on apprend brusquement que les Komsomols ne remplissent pas leur rôle, que la liberté sexuelle se propage chez les mineurs malgré la pénurie des logements qui freine quand même les appétits, surtout dans les pays froids, et que la délinquance juvénile est un problème grave.La littérature soviétique ne reflète pas pour autant les comportements désordonnés et dépourvus de romantisme en matière de sexe.Les dissidents demeurent très chastes à cet égard et privilégient dans leurs oeuvres l’amour éternel, comme celui de docteur Jivago pour Lara.Les frustrations et les contrariétés ne sont pas liées, comme dans la littérature influencée par des courants nés en Amérique du Nord, à la violence sexuelle, mais plutôt à des réactions intellectuelles.Et voilà que paraissent en traduction française des romans tels que celui de Natacha Medvedeva, ou encore celui de facture beaucoup plus classique de librairie HERMES » di^ancBe ,15b \ o 3 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tél.: 274-3669 Léonide Borodine.Pour Natacha Medvedeva, il s’agit du premier roman d’une femme qui a quitté l’URSS et qui habite maintenant Paris, après un séjour aux États-Unis.Voilà donc son héroïne, une très jeune fille, une écolière, qui décide de se débarrasser de toutes les contraintes et de tous les contrôles.Elle ne peut sentir sa mère qui la fait vivre pourtant de peine et de misère, et traîne dans la ville pour la rendre nerveuse, l’inquiéter et lui faire comprendre à quel point elle se moque de sa sollicitude maternelle.En même temps, elle rejette l’autorité politique, se moque de Brejnev, des défilés sur la place Rouge et des fêtes commémoratives, de ses résultats scolaires, de ses notes et de ses professeurs.Ce qui compte, c’est l’amitié avec une autre fille de son âge et les nombreuses occasions de coucher avec des hommes jeunes et moins jeunes, capables de payer à boire, à manger et de transmettre aussi une « science sexologique », dont les adolescentes paraissent avides.Rien de nouveau dans tout cela, le roman ressemble à beaucoup d’autres qui paraissent en Amérique du Nord comme en Europe.Maman, j’aime un voyou se distingue par son incapacité d’être carrément scabreux et par des pages d’où se dégage une remarquable somme d’ennui.Son principal intérêt réside sans nul doute dans les détails relatifs au traitement en URSS des maladies vénériennes.On y apprend que les hôpitaux et les médecins en général ne plaisantent pas du tout avec ce sujet bien que les maladies en question, le sida excepté, soient traitées désormais et puissent être guéries.Plus concrètement, les mé- JEAN ETHIER-BLAIS Entre toutes les femmes 19,95$ ••Jean Ethier-Blais signe une oeuvre à la fois dense et puissante, qui confirme, s'il en était besoin, sa vocation de decins tiennent à jour les registres, les officiels de la santé relèvent les noms et les adresses de leurs patients et ils ont ainsi la possibilité de les convoquer n’importe quand pour des vérifications ponctuelles.Par conséquent, pour échapper au danger d'être stigmatisée par une inscription à son dossier qui la suivra Sartout, à son lieu de travail comme son école, l’héroïne n’a pas d’autre solution que de s’adresser à un médecin qui a une pratique privée, officieuse et clandestine et de le payer avec l’argent qu’elle recevra finalement du compagnon de sa dernière nuit.Le livre de Léonide Borodine est d’une tout autre facture.Il comprend, en fait, deux récits, dont le premier, « Gologor », démontre la bestialité de la nature humaine à partir d’une histoire d’amour et le deuxième, les conséquences de travaux forcés sur les dissidents, aussi bien des intellectuels que des individus qui ne savent pas trop pourquoi ils ont osé protester.Dans « Gologor », le coup de foudre entre Katia, une jolie femme, délicate et habituée à vivre dans le luxe, et Sacha, le chasseur qui végète à sa guise dans la taïga, se termine par le bonheur qu’ils découvrent ensemble dans la cabane juchée au sommet de la « montagne nue ».Les descriptions de la nature sauvage dont Borodine a le secret sont fort belles, mais, à l'opposé, on comprend mal révolution des hommes solitaires qui habitent à proximité du couple.Ils se contentent tout d’abord d’admirer Katia pour son charme et son hospitalité et eux, qui recherchent la liberté, paraissent prêts à respecter la sienne, puis changent brusquement, quand Sacha est transporté d’urgence à l'hôpital, et violent la femme sans défense.La bestialité humaine est plus forte que la civilisation très superficielle des êtres frustres, semble affirmer l’auteur, qui brosse à partir de là une image très pessimiste de l'homme.La deuxième nouvelle, « Les règles du jeu », accentue encore cette impression.Il s’agit de la lutte pour la survie dans un camp de travail forcé en Sibérie où des condamnés pour des raisons politiques affrontent des conflits et des doutes qui les dépassent, indépendants en partie des autorités et des pressions qu’elles exercent.Le talent de Léonide Borodine consiste à peindre là des personnages vrais, authentiques et jamais outranciers.Les événements sont vécus par chacun à sa façon et on ne peut s’empêcher de les vivre avec eux.La biographie de l’auteur les rend plus poignants encore, puisque ses peines d’emprisonnement et de relégation se succèdent de 1968 à 1974, puis de 1982 à 1987, année de sa libération et de son retour de la déportation en Sibérie.Ce qu’il convient de souligner, c’est que, dans ces conditions parfaitement inhumaines, Léonide Borodine a réussi à écrire plusieurs romans dont quatre ont été traduits en français et publiés par les éditions Gallimard.Ses oeuvres ressemblent à un cri de révolte autant quand il défend le droit de la femme à être respectée, peu importe la situation dans laquelle elle se trouve, que quand il s’agit de la liberté d’expression et de la lutte pour la démocratie.C’est un romancier dont la vision du monde est bien faite pour intéresser sans nul doute beaucoup de lecteurs.candidat à la présidence du pays nu même nom, puis en Grèce, et enfin, il fallait s'y attendre, au pays de la statue de la Liberté.Quand, du statut d'immortel en habit vert, Marceau passera à celui d'écrivain immortalisé par ses oeuvres, on vantera son style d'une un notable allégresse, en notre siècle de morosité littéraire, l’ironie toujours sous-jacente dans son oeuvre, qui dissimule tout compte fait un pessimisme tonique devant le monde comme il va.Un oiseau dans le ciel n'est certes pas le chef-d'oeuvre de l'année.11 ne révolutionne certes pas le genre.Mais, comme l’un de ses personnages, Félicien Marceau a appris « l'art de dire des riens en ayant l'air de dire quelque chose » Et ce quelque chose, croyez moi, ce n'est pas rien.C’est même beaucoup, ce qui donne au roman où, pour être un homme véritable, un garçon s'efforce de conquérir la liberté, sa très évidente qualité d'humour.C’est plus que le temps de citer le vieux proverbe la tin castigat ridendo mores, puisque la comédie, chez Félicien Marceau, corrige les moeurs en riant et, mieux encore, en nous faisant rire.* C’est, de même, aux familiers, aux lecteurs inconditionnels de Michel Tournier qu'est destiné Le Média noche amoureux, dernier recueil de nouvelles de l’auteur du /foi des Aulnes, dont Nina Berberova, l’autre dimanche, à Apostrophes, affirmait qu'il est le plus beau livre qu’elle ait lu en Amérique, ayant été l’occasion pour elle de « tricher », puisqu’elle s’était interdit toute lecture en français pendant son apprentissage de la langue anglaise.Les critiques, qui ne sont pas toujours tendres avec Tournier, lui reprocheront sans doute d’avoir glissé, dans cette suite d’histoires, de contes, de légendes, ses thèmes favoris.Destinée aux amis auxquels on annoncera que l'amour est mort entre eux, un homme et une femme organisent une soirée d’adieu.Qui sera finalement réconciliatrice.Sans souci du suspense — Tournier n’est pas un auteur de polars — l’auteur, dès la première histoire, sous forme de dialogue et qui offre à la fois le préambule et la conclusion, nous révèle que ce médianoche réconciliera les amants, désunis par le silence qui s’était installé entre eux.« Les amants taciturnes », qui ouvre le recueil, est également la meilleure des histoires imaginées par Michel Tournier.Si l’on y ajoute « Les mousserons de la Toussaint », ou les familiers de l’auteur reconnaîtront le presbytère qui lui sert de maison; « Lucie ou La femme sans ombre », qui comporte la meilleure et la plus authentique description de « la classe », « un grand animal à trente têtes et à soixante pieds », qu’il m’ait été donné de lire — encore une fois inspirée par les cours de littérature que Tournier dispense dans les écoles — et, finalement, « Blandine ou La visite du père », rappel de la passion du romancier pour la photogra- Une éducation sentimentale.En 1943, Judith a 17 ans.Réfugiée à la campagne, pour échapper à la guerre, elle y rêve d’un passant aussi beau qu’indifférent qu’elle surnomme «Belle ombre».Plus tard, à Paris, mûrie |iar les malheurs et les joies, l’adolescente est devenue une femme, et pourtant ce souvenir continuera à l’obséder.Un portrait de jeune fille inoubliable dans un univers foisonnant.Roman: 19,95$.romancier».Michel Gouhn, LE DEVOIR Belle ombre riamnttrion Flammarion plue, avec souvenir obligé de Lewis Carroll : on peut conclure que, tou-joursdans une vision optimiste des choses, le travail d'écriture de cet Académicien n’est pas négligeable.Deux livres — c'est le temps d'y songer — à glisser dans le baluchon des vacances.'g*»**- (iil.i Mchl.i ri La Maharani 551 p 22.95$ LA MAHARANI Gita Mehta Roman Le destin d'une lemme qui épouse celui d'une nation.Des rites et des traditions de l'Inde ancienne A l'avènement de Ghandl le libérateur, une héroïne fascinante, un sujet original et envoûtant.Cm GHM UN CŒUR SOLITAIRE .M.l*» .Il .M 308 p 23.95$ CARY GRANT Un coeur solitaire C.Higham & R.Moseley La biographie «surprise» du Don Juan de Hollywoodl Cinq lois marié, père attentll à la vie secrète Insoupçonnable sur tond de L.S.D.Un livre révélateur et sullureus.K1RK DOUGLAS Le /ils du ihilhmucr Mdmutrrs f Si ¦AH 2 510 p 24,95$ LE FILS DU CHIFFONNIER Kirk Douglas Mémoires Au soir de sa vie Issur Danlelovltch Demsky raconte comment II est devenu KIRK DOUGLAS.Passionnant, avec l'histoire du cinéma américain en prlmel 29/ p 19,95$ MUTATION ROBIN COOK Roman Qui est vraiment cet enlant de dis ans trop parfait pour avoir été conçu «comme tout le monde»?Le sujet brûlant des mutations génétiques et des manipulations biologiques par le maître du suspense médical ROBIN COOK.Trois cents pages à lire sans dormir.En vente chez votre libraire Disponible sur Alex 2 code de service LIRA Jouez avec nous en demandant le signet ÉDIPRESSE à votre libraire! 273-6141 GUERIN bien informés sur Alexandre Dumas?Voilà trois excellentes raisons pour consulter le professeur Hamel.Vous êtes DUMAS INSOLITE RÉGINALD HAMEL ÉDITEUR • IMPRIMEUR • LIBRAIRE 4501, rue Drolet, Montréal (Québec) H2T 2G2, Tél.: (514) 842-3481 commandes téléphoniques acceptées C-10 ¦ Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 La collection Annenberg au Musée d’art de Philadelphie PHOTO MUSÉE D'ART DE PHILADELPHIE tion du héros romantique, un Werther désillusionné contemplant la mort.Sur le mur opposé, en face de Murer, un des bijoux de la collection, Casque r/Y)r( 1890-91) de Toulouse-Lautrec.Comme pour répondre au vague à l’âme, à la tristesse de M u-rer, la présence, la sagacité, la physionomie rusée, fardée et combien française de Casque d'Or, une pierreuse célèbre de Paris.« Seulement la figure existe; le paysage n’est et ne doit être qu’un accessoire », écrivait Toulouse-Lautrec.Son Casque d’Or prend le spectateur dans une spirale de traits et de couleurs qui aboutit à la pâleur du visage et à la chevelure jaune du modèle.Un véritable chef-d’oeuvre.Six Monet, un Corot et La robe rose (1870) de Berthe Morisot sont aussi rassemblés dans les premières galeries aux côtés de deux ravissantes toiles de petit format d’Kugène Du 20 juin au 18 juillet ’JEAN-PAUL RIOPELLE SAM FRANCIS JOAN MITCHELL KARL APPEL JOAN Ml RO JAMES HANSEN NAOMI LONDON PAUL JENKINS VENTE Oeuvres de: Aussi: Sur rendez-vous: 259-0642 Collection d'oeuvres d'art particulière Léo Ayotte Pierre Heveart Robert Roussil Rodolphe Duguay Louis P.Bougie Laurent Tremblay Kittie Bruneau Piano Lesage modèle "Concerto" fini noyer Meuble québécois XIXe siècle Sculptures, vitraux et bijoux Maurice Tourigny PHILADELPHIE — L’immense pouvoir économique de certaines familles américaines a permis l’établissement de collections privées plus importantes que celles de bien des musées.Le noms Frick, Rockefeller, Guggenheim sont à jamais associés au monde des arts.À ce groupe de mécènes et de collectionneurs viennent s’ajouter Leonore et Walter Annenberg.Le Musée d’art de Philadelphie expose, jusqu'au 17 septembre, la collection Annenberg : 50 toiles acquises par celui qui fondait, il y a plus de .10 ans, les magazines Seventeen et TV Guide.Cinquante oeuvres impressionnistes et post-impressionnistes jamais montrées à ce jour au public, bien que parfois prêtées individuellement lors d’importantes rétrospectives.La collection Annenberg réunit les plus grands peintres du 19e siècle français : Manet, Renoir, Toulouse-Lautrec, Degas, Monet, Cézanne, Seurat, Gauguin, etc.Elle contient aussi des Van Gogh et un Matisse parmi les plus beaux que l’on puisse voir.Ce qui surprend après ce défilé de géants, c'est la qualité des oeuvres.M.et Mme Annenberg ont acheté ces peintures au cours des années 50 et sont arrivés à trouver des toiles d’une qualité exceptionnelle.Adolescent, j’ai découvert la puissance de la peinture avec les Impressionnistes; si depuis je me suis lassé de ce style, je n’ai pourtant pu rester insensible à l'exposition de Philadelphie.Dès la première galerie, on retrouve une oeuvre forte : Mme Manet à Bellevue (1880).En regardant cette splendide toile datant de la période finale de l’artiste, je me suis demandé jusqu’où serait allé l’art de Manet s’il n’avait pas mort préma- Odallsque, d'Henri Matisse (1927).turément.Ce profil de l’épouse du peintre, assise, coiffée d’un chapeau de paille à voilette, témoigne d’une recherche formelle qui dépasse 1 impressionnisme.L’étrange fixité du sujet est évidente.Manet semble ne plus se soucier de créer l’illusion de la tridimensionnalité : ici, le modèle et le fond d'arbres verts s’unissent dans une absence d’épaisseur qui n’appartient pas au mouvement né de la peinture de Manet et qui annonce le modernisme.Bien que je ne soit pas un grand admirateur de Renoir, deux des six oeuvres de ce peintre que possèdent les Annenberg m’ont transporté.Le premier est une petite aquarelle de 1886, Paysage avec arbres, d’une délicatesse charmante et d’une variété d’effets parfaitement réussis.Meilleure encore, une huile Portrait d'Eugène Murer (Vil!) à la touche décidément impressionniste mais conviant encore toute la langueur et la mélancolie du romantisme.Tant par sa pose que par son expression, Murer pourrait être une représenta- MONTRÉAL sur PAPIER Barry Allikas, Yves Bouliane, Lalie Douglas, Catherine Everett, Marc Garneau, Gdl£RK WIUÉL LALOU2 1620.SHERBROOKE OUEST MONTRÉAL.QUÉBEC H3H 1C9 (514) 935-5455 FAX (514) 935-0994 Boudin au ton contemplatif : assis sur des chaises droites, des personnages attendent le plongeon du soleil daas la mer ou admirent les flots gris de la Manche.Les trois pastels et l’aquarelle de Degas ne sont pas à négliger mais, apres la récente et imposante rétrospective consacrée au maître, ils paraissent un peu minces ou du moins avares du génie de l’artiste.De Cézanne, huit tableaux dont une oeuvre de jeunesse saisissante, Portrait de l’oncle Dominique en moine (1866), entièrement exécutée à la spatule.Des natures mortes, des baigneurs, un Paysan assis (1895) prologue aux Joueurs de Cartes des dernières années de Cézanne; finalement, un glorieux Mont Sainte- Victoire ( 1902-06), peut-être le plus impressionnant des 14 peints par l’artiste : la lumière crue du sud de la France, un ciel aux touches bleues, vertes, lavandes et blanches, la terre blonde d’une ferme parsemée d’arbres, un autre chef-d’oeuvre.Les trésors de la collection ne s’arrêtent pas là; quatre Gauguin dont la fameuse Sieste (1892-94); Temps gris, Grande Jatte (1888) de Seurat; un Bonnard, un Braque de la période fauve et deux remarquables Vuillard.Puis un groupe de Van Gogh incluant La berçeuse (1889), premier des cinq portraits de Mme Roulin par le peintre.L’attitude décidée du modèle trouve un écho dans l’insistance des couleurs : cheveux rouges, yeux du même vert brillant que la jupe, fond écarlate.Le papier peint vert sombre aux motifs de chrysanthèmes semble se dérouler derrière Mme Roulin immobile et stoïque.Vase aux roses (1890), un des derniers tableaux de Van Gogh, apporte un moment de calme et de quasi sérénité dans l’oeuvre torturée des mois d’internement.L’exposition se termine avec la géniale Odalisque aux culottes grises (1927) de Matisse.Dans une composition presque géométrique masquée par des tissus aux imprimés trompeurs et aux textures variées, Matisse se laisse aller à son goût pour l’orientalisme dans une manière encore assez proche des années à Nice.La richesse de la palette, la finesse du rendu et la complexité de la construction en font un point final parfait à la collection.Le Musée de Philadelphie publie, à l’occasion de l’exposition, un catalogue dans lequel sont reproduits avec justesse tous les tableaux de la collection, accompagnés de commentaires abordables et remplis d’information.Gilles Gheerbrant, Betty Goodwin, John Heward, Richard Lanctôt, Guido Molinari, DAVID HOCKNEY Sylvia Safdie, Suzan Scott, Micheal Smith, Bill Vazan, Marion Wagschal “The Blue Guitar” 27 JUIN — 3 AOUT Jj YM-YWHA 5170 Chemin de la Côte Ste.Catherine Tél.: 739-2301 jf Heures: Lun.au Jeu.9h à 21h/Ven.9h à 17h/Dlm.10h à 17h SAIDYE BRONFMAN A VOIR IMAGES INTERNATIONALES POUR LES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN Exposition organisée par Artis 89 PLEINS FEUX SUR LE DESIGN Ray et Charles Eames Eszter Harastzy Ettore Sottsass Jusqu’au 3 septembre 1989 Café-boutique CHATEAU DUFRESNE MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL Mntndl A dimanche de Uh i 17h Entrée p» Id bulmrd Pi» IX ou M2».tvemii Jeanne d'Arc (SM)2»-2575 eaux-fortes et autres oeuvres Jusqu’au 30 juin GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke ouest 845-7833 — 845-7471 Lundi au vendredi de 9h à 17h30 Fermé samedi et dimanche En vedette au Musée des beaux-arts.Venez voir « Karsh: L’art du portrait », du 29 juin au 4 septembre.Organisée par le Musée des beaux-arts du Canada en collaboration avec les Archives nationales du Canada et avec l’appui généreux de la société IBM Canada Ltée.a 'luséc il licaux-urls National Gallery du Canada of Canada 4 Shogun Du Xe au XVe siècle, des armures semblables étaient destinées aux samurai de haut rang qui allaient combattre alourdis de lamelles de fer laquées de noir.On comprend pourquoi ces armures ne furent plus utilisées par la suite que pour les cérémonies officielles.Dans un contexte de paix, la panoplie militaire symbolisait le droit de gouverner et aussi l’incarnation même de l’âme du guerrier (bushi).Le peuple se tenait donc tranquille et ouvrait ses goussets sans rechigner en voyant arriver sur ses terres les daimyo arborant leurs sabres impressionnants de fer gravé, ciselé et incrusté de nacre, lors de la « collecte des impôts».La décoration des châteaux d’Edo (Tokyo aujourd’hui!, Nagoya ou Kyoto incluait quantité de paravents, peints à la main, représentant batailles, spectacles, festivités et scènes familières.Le peintre de paravents regroupait souvent en un seul tableau une multitude d’événements qui se sont en fait succédés dans le temps.Il faussait la vérité historique en omettant certains détails et en en magnifiant d’autres.Le paravent à six panneaux illustrant La bataille de Nagashino (1575) n’est pas une reproduction fidèle de la réalité.Le petit nombre de figures peintes sur celui-ci n’a rien à voir avec les faits où 20,000 hommes s’affrontèrent dans un combat à l’issue duquel l’emportèrent les Tokugawa sur leurs adversaires, les Takeda.Pour bien marquer sa supériorité, l’élite japonaise ornait les temples bouddhistes et les sanctuaires shinto d’éléments laqués saupoudrés d’or UN CHOIX INCOMPARABLE DE GRAVURES.REPRODUCTIONS ET AFFICHES Un service d'encadrement professionnel.5190 ST-LAURENT MONTRÉAL Tél.: (514) 276-2872 A vec l’été, offrez-vous de fins plaisirs! Lesi .beaux détours annoncent qu ’il reste des places pour les circuits culturels • du samedi 22 juillet à Lanaudière: Le prince Igor et les icônes Pari russe à voir et entendre • des 29 et 30 juillet: Mozart-musique-musées l’opéra Don Giovanni et la visite de deux grands musées à Hull et Ottawa.Réservations: 276-0207 ou d’argent.Les armures, gardes de sabre, selles et étriers et même les objets usuels étaient laqués.Des pièces richement laquées, portant l'emblème floral de la famille, représentaient une partie non négligeable de la dot d'une fille de shogun ou de daimyo.Le reste pouvait se composer d’ustensiles en or ou en argent utilisés lors de la cérémonie du thé.Les privilèges du shogunat incitèrent la classe marchande à vouloir l’imiter en acquérant graduellement des biens de luxe malgré les édits et lois l’interdisant.Pour se pénétrer de l’âme des shogun, on peut se procurer le catalogue de 224 pages magnifiquement illustré de 246 reproductions en couleurs.Il est offert aussi aux enfants en format réduit de 36 pages.Par ailleurs, des démonstrations de calligraphie (shodo), de peinture à l’encre (sumi-i) ou de l’art de plier le papier (origami) sont au programme estival du MBA, du 7 juillet au 20 août.Quantité de films et spectacles, portant sur les arts nippons, seront aussi à l’affiche durant cette période.Et du 7 au 10 septembre, le Musée s’associe au Festival international de nouvelle danse pour nous offrir un événement spécial consacré à Tat-sumi Hijikata, le fondateur du buto.Le Musée d’art contemporain de Montréal 25 ans déjà! EXPOSITIONS Tenir l’image à distance Oeuvres photographiques de treize artistes du Ouébec, du Canada et de l'étranger Jusqu'au 3 septembre Anlcca Installation vidéographique de Daniel Dion Jusqu'au 27 août L'histoire et la mémoire Oeuvres de quinze artistes québécois acquises au cours des deux dernières années Jusqu'au 3 septembre Entrée libre Cité du Havre (514) 873-2878 Transport: La ligne 168 de la S.T.C.U.M.dessert le Musée du mardi au vendredi.Maintenant en vigueur, les fins de semaine de 12h à 18h, un service de taxi collectif! Renseignements: (514) A-U-T-O-B-U-S MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL CHARLES DAUDELIN AVEZ-VOUS VU?CAVALIÈRE - bronze 28 x 21 x 16 cm Itinéraire de l'oeuvre 2e PARTIE NOUVELLES SCULPTURES ET DESSINS et choix d'artistes de la galerie Jusqu'au 30 juin 1989 UNE EXPOSITION, UNE RENCONTRE AVEC NOS ARTISTES.C'EST DE TOUTE ÉVIDENCE DANS LE DEVOIR Pour de plus amples informations sur les tarifs publicitaires et pour les réservations, contactez Jacqueline Avril 842-9645
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