Le devoir, 9 mai 1986, Page(s) complémentaire(s)
1/ Vol.LXXVII — No 107 ?Nuageux avec éclaircies Max : 16 (détail page 15) Montréal, vendredi 9 mai 1986 N L.e service de paie qui se paie tout seul! dfc les services de paie ¦ #comcheq Montréal Québec Ottawa extérieur de Montréal métropolitain 50 cents —^CKSTC Côte-Nord.Gaspésie.Toronto.Nouveau-BrunswicK 60 cents DU UtN I O Le dépérissement guetterait d’autres victimes que les érables des Appalaches.L’ACÉRICULTURE DU QUÉBEC POURRAIT DISPARAITRE D’IC110 ANS Les pluies acides menacent toute la forêt québécoise LOUIS-GILLES FRANCOEUR QUÉBEC — Les recherches effectuées depuis cinq ans par le Québec sur le dépérissement des érables indiquent que la pollution atmosphérique, et tout particulièrement les polluants acides, ont fait disparaître en moins de 20 ans du sol de la région des Appalaches entre 50 et 70 % des éléments chimiques les plus essentiels à la croissance des arbres.L’acuité de cet appauvrissement, découvert l’an dernier, est tel que « c’est l’ensemble de la forêt feuillue du Québec qui est désormais menacée.Et non pas seulement les érablières », a affirmé hier Mme Lise Robitaille, du Service de la recherche appliquée au ministère de l’Énergie et des Ressources (MER).D’autres chercheurs, qui participaient dans la Vieille capitale à une Journée d’information sur le dépérissement des érables, ont étayé cette affirmation en démontrant que le dépérissement systématique des érablières et des feuillus ne se confinait plus à la région des Appalaches avec un épicentre en Beauce.Le problème a gagné en deux ans la Rive-Nord, frappant la Mauricie, le Nord de Montréal, l’Outaouais et l’Abitibi.Seule la région du Lanaudière semble résister encore à l’attaque insidieuse des polluants atmosphériques.Un ingénieur forestier rattaché au MER, M.Gilles Gagnon, a même évoqué la possibilité que l’appauvrissement dramatique des sols forestiers, découvert dans la région des Appalaches, puisse éventuellement affecter la croissance des résineux qui affichent des symptômes aussi nouveaux qu’inquiétants depuis un an.À court terme, les producteurs de sirop d’érable sont sans contredit les principales victimes du fléau et un nombre indéterminé auraient fait leurs dernières entailles récemment en raison du dépérissement de leurs érablières.Se basant sur les résultats des inventaires aériens des trois dernières années, qui ont été rendus publics hier, M.Gagnon a prédit que « si le dépérissement continue à évoluer au meme rythme (dans la région des Appalaches), cela signifie que dans deux ans, 100 % des érablières à bouleaux jaunes et à frêne noir seront affectés.» « Et nous pouvons compter, ajoute le même chercheur, encore six ou sept ans avant que les érablières à tilleul typique et les érablières à bouleaux jaunes et tilleul aient atteint 100 % d’incidence.» En clair, toutes seront affectées d’ici une décennie et, puisqu’aucun phénomène de résorbtion n’a jamais été noté, le MER n’ose pas dire ce qui restera dans 10 ans de l’acériculture québécoise.Si pour cer-Volr page 8: Forêt ECONOMIE LE TAUX D’ESCOMPTE RECULE ENCORE, DE 0.25 % On attribue la nouvelle baisse du taux directeur de la Banque du Canada à la relative stabilité du dollar canadien par rapport à sa contrepartie américaine.Page 11 s§.enci®u* E TEMPS a plus de prix que l'argent.Il se gaspille, mais impossible de l'économiser.On n’aime personne d'autre, dès qu’on aime un être d’amour; tous, sauf celui-ci, deviennent l’objet de notre cordiale indifférence.Il existe deux espèces d'amour aveugle : le grand amour et l'amour de soi.— ALBERT BRIE CANNES La galère de Polanski MARCEL JEAN CANNES — Le 39e Festival du film de Cannes s’est ouvert, hier, en cinémascope et en grandes pompes, par la présentation de Pirates, une fantaisie à l’eau de mer signée Roman Polanski.Beaucoup d’honneurs pour un gigantesque château de cartes qui fut accueilli plutôt froidement par un public cannois peu porté à se satisfaire, en début de festival, d’une simple comédie d’aventure, si chère et grosse soit-elle.Le splendide galion utilisé pour le tournage a beau trôner en maître incontesté dans le port de Cannes, ce n’est pas suffisant pour faire de Pirates un grand film.Variations sur les thèmes exploités jadis dans des films comme Captain Blood de Michael Curtiz, Pirates est, dans la lignée du Bal des vampires, un pastiche où l’humour se taille la meilleure place du gâteau.Cependant, Polanski semble avoir perdu sa fraîcheur et rien, dans ce produit fort proprement réalisé, ne permet à l’ensemble d’accéder à des niveaux supérieurs.Voilà un film certes amusant, mais qui n’est à la fin qu’un film de pirates de plus.À la conférence de presse, Polanski, malgré ses 50 ans bien sonnés, avait toujours son air d’adolescent.Selon son habitude il a joué de son charme pour tenter de mettre tout le monde dans sa petite poche.Mais ce ne fut pas suffisant et, comme il n’y avait que très peu de choses à redire sur le film lui-même (sa facilité est garante de sa limpidité), le tournage fut pratiquement au centre de toutes les questions.La véritable vedette fut donc, en l’absence de Walter Matthau et malgré la présence de Chris Campion et Charlotte Lewis, qui tiennent Voir page 8: Cannes 10 millions de pneus dans un dépotoir illégal ¦ UN INCENDIE POURRAIT PROVOQUER UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE -S.- 4*' O Photo Robert Gosselin Saisi du problème depuis 1983, le ministère de l’Environnement du Québec cherche une solution technologique.La société Pétro-Sun propose de transformer les carcasses de pneus en huile domestique.PIERRE CAYOUETTE Plus de 10 millions de pneus usés sont entassés sur une terre de St-Amable, une municipalité sise à quelque 40 kilomètres au sud-est de Montréal.Le dépôt, long de 10 arpents, est l’un des plus importants du genre au Canada.Les citoyens de St-Amable sont inquiets.« Si le feu prenait dans cejt amas de pneus, ce serait une véritable catastrophe écologique, prévient M.Pierre Bernardin, coordonnateur de la MRC de Lajemmerais.La combustion de cette masse de caoutchouc laisserait sur les sols de la région une épaisse couche de souillures et de poussières huileuses ».« Bien sûr, rappelle M.Bernardin, tout dépendrait de la force des vents.Mais quoi qu’il en soit, des experts ont confirmé à la MRC qu’en cas d’incendie, « les terres environnantes seraient étouffées sous la poussière.Aucun service d’incendie ne pourrait maîtriser ce feu».Les conséquences seraient terribles pour l’agriculture, principale industrie de la région.La survie du boisé de Verchères, situé à proximité du dépôt, serait compromise.Même la nappe phréatique risquerait d’être contaminée.St-Amable et les environs connaîtraient une sorte d’hiver nucléaire, irradiations en moins.L’analogie est exagérée, note M.Bernardin.Mais les craintes sont justifiées.Il y a deux ans, un entrepôt de pneus usés du même genre a flambé aux États-Unis, dans l’État de Washington.L’incendie a duré plusieurs mois.Les conséquences furent terribles pour la population.Voir page 8: Dépotoir RADIO-QUÉBEC Un c.a.réduit et quatre bureaux régionaux en moins GILLES LESAGE QUÉBEC — Le ministre des Communications, M.Richard French, a annoncé hier les cinq réformes suivantes, pour mettre un terme à la controverse concernant les compressions budgétaires de $8 millions imposées à la société gouvernementale : ¦ formé de 21 membres depuis 1979, le conseil d’administration est réduit de 21 à 13 personnes, dont au moins 5 de l’extérieur de la région de Montréal et 1 représentant du milieu de l’éducation; toutes proportions gardées, la représentation régionale sera la même qu’à l’heure actuelle; ¦ suppression des émissions produites uniquement pour diffusion régionale, en raison de leur coût prohibitif, mais maintien d’émissions régionales diffusées au réseau, qui y consacrera un fonds spécial de $3 millions; ¦ suppression des neuf comités régionaux, formés de 7 personnes chacun, pour un total de 63, ce qui créait une structure trop lourde et complexe en raison des maigres ressources allouées aux régions; ¦ la programmation devant primer sur les structures, 4 bureaux régionaux sont fermés, soit ceux de Hull, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec; mais les 5 autres sont maintenus, à Sept-Iles, Saint-Omer (Gaspésie), Rimouski, Alma et Val d’Or, soit dans des régions moins bien desservies par Radio-Canada et TVA; ¦ resserrement de l’effectif à Montréal, dans une perspective d’économie et de productivité accrue, et pour effectuer les coupures prevues, soit $4.6 millions à Montréal, et $3.4 millions en régions.Une centaine d’emplois seront perdus, répartis également entre la métropole et les régions.Voir page 8: Radio-Québec DEUX SEMAINES APRÈS L’ACCIDENT DE TCHERNOBYL L’incendie est « pratiquement éteint » KIEV (AFP, Reuter) — Le réacteur accidenté de la centrale nucléaire de Tchernobyl ne brûle pratiquement plus, a affirmé, hier soir, le premier ministre de la république d’Ukraine, M.Alexandre Liaehko.Le chef du gouvernement ukrainien, qui recevait un groupe de journalistes étrangers accrédités en poste à Moscou, a précisé que la température du réacteur a diminue et est actuellement de l’ordre de 300 degrés Celsius.« Cela veut dire que l’incendie est pratiquement éteint », a-t-il dit, ajoutant que la radioactivité continuait à baisser.Le quotidien du gouvernement soviétique, Izves-tia, avait indiqué dans son édition d’hier que l’incendie n’était pas encore totalement éteint.Le journal rendait hommage au courage de ceux qui, prenant des risques, s’employaient à éliminer les suites de l’accident et à éteindre l’incendie.Et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), M.Hans Blix, qui a effectué hier un survol en hélicoptère de la centrale, a déclaré qu’« une petite fumée » continuait à s’échapper du réacteur endommagé, À sa descente de l’appareil, à Kiev, M.Blix a indiqué, dans une interview diffusée hier soir par la télévision soviétique, avoir constaté une « activité intense» à la centrale.Plus de 1,540 médecins, infirmiers, laborantins, dosimétristes et ambulanciers travaillent ces jours-ci comme « en temps de guerre » pour secourir la population de la région de la centrale de Tchernobyl, a révélé d’autre part l’agence Tass.« La lutte contre le poison radio-actif n’est malheureusement pas terminée », écrivait hier matin la Pravda.Dès le lendemain de l’accident, c’est-à-dire le 27 avril, a indiqué le premier ministre ukrainien, une zone d’un rayon de 10 km autour de la centrale a été évacuée, dont la ville de Pripiat.L’évacuation a ensuite été étendue à un rayon de 30 km, a ajouté M.Liaehko.Les personnes évacuées ont été transférées dans des localités situées entre 70 et 130 km au sud de Kiev, la capitale ukrainienne.Toutes les personnes évacuées subissent un contrôle médical quotidien et celles qui présentent des signes de contamination sont hospitalisées immédiatement.Le réservoir d’eau au nord de Kiev — qui contient 3.2 milliards de litres d’eau — est vérifié toutes les heures.« Heureusement, la qualité de l’eau n’a pas souffert », a soutenu M.Liaehko, mais des mesures auxiliaires telles que le creusement de nouveaux puits, ont été prises afin de faire face à une éventuelle aggravation de la situation.La radiation de l’air hors de la zone des 30 km ne présente pas de danger, selon le dirigeant ukrainien.Quant à la radioactivité du sol, elle est élevée dans la zone des 30 km, a-t-il précisé, laissant entendre qu’elle était également importante au-delà de ce secteur : « Au delà des 30 km, nous avons limit^ les travaux agricoles », a-t-il affirmé.« Nous pensons que l’élimination des conséquences de l’accident se passe bien et je crois qu’à terme, cette centrale sera mise à nouveau en service », a déclaré le chef du gouvernement ukrai-’ nien.Selon ce dernier, il n’est nullement question d’arrêter le développement de l’énergie nucléaire et le processus de construction de centrales va se poursuivre en URSS.Le dirigeant ukrainien a par ailleurs dénoncé, en termes vifs, une agence de presse occidentale qui, selon lui, a utilisé des méthodes « peu nobles et publié des informations dont elle a à rougir ».Il a nommément accusé un journaliste de cette agence en poste à Moscou d’avoir diffusé en Occident des fables sur l’accident de Tchernobyl.Tass rapportait pour sa part que •< sous l’emprise de la panique, certains habitants de la ville de Kiev ont pris des médicaments pour se protéger des ravoir page 8: Incendie lli Cette photo transmise par l’agence TASS montre deux jeunes réfugiées originaires de Tchernobyl s’amusant au « camp de pionniers » de Tripolskaya.IÜA3CHE DE L'ELcCî^OIVOUc Nous avons ce qu’il vous faut, '' ((« c W cet/ftiti / Ville Mont-Royal (Centre d’achat Place Beaumont) 1138 Avenue BEAUMONT tél.:735-1161 ST-LEONARD 6060 Métropolitain est, Tel.: 253-1122 IialON Q < (J < 4 _J N BEAUMONT V \ Place Beaumont # YMQ-8895 A MICRO ONDES/CONViCTION 4 sorte do cuissons * MICRO ONDES * CONVECTION * COMBINAISON * ET GRILLE CAPACITÉ 1.4 pl.cu.— ‘‘Instomotic’’ Décongélation — "Instomotic'' Cuisson — "Instomotic" Température d• cuisson — Puissance do cuisson 70 à 700 watts — 6 degrés do puissance — 3 mémoires do cuisson Multi*nlveou do décongélation Heure/Minuterie 99 min/99 soc., Digital Temps do repos / réchauffe plot Livre de cuisson micro ondes inclus s999 G # / 8 ¦ Le Devoir, vendredi 9 mai 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Cannes deux des rôles principaux, le bâteau.Construit au coût de $ 8 millions US, le galion, décoré par Pierre Gufroy et portant une immense sculpture représentant Neptune en figure de proue, a déjà une longue histoire derrière lui.Il a connu tempêtes et bris de toutes sortes et c’est avec étonnement qu’on constate qu’il a encore si bonne mine.Concernant le bateau, la bonne question consistait à demander au producteur ce qu’il avait l’intention d’en faire après le festival.Gentiment, Tarak Ben Ammar a jugé bon d’esquiver.La conférence de presse ne volait pas très haut de sorte que plusieurs, dont je suis, ont préféré aller se faire souffrir en regardant les vacanciers profiter de la plage et du beau temps.Car le soleil était au rendez-vous, rompant ainsi avec la tradition instaurée au cours des trois dernières années alors que le ciel s’était fait un devoir d’arroser chaque matin les humeurs de chacun.Mais on annonce du soleil au moins jusqu’à dimanche, ce qui devrait permettre à la parade de la Croisette de prendre sa grande allure.De leur côté, les starlettes, qui commencent déjà à offrir leur chair tendre aux yeux voraces de photographes et autres voyeurs, auront beau jeu.Tout ce soleil et cette activité ont suffi à faire un peu oublier la peur du terrorisme qui est présentement reléguée à l’état de latence.La présence policière est à peine plus importante qu’à l’accoutumée (aux dires des habitués) et seules quelques mesures de sécurité supplémentaires viennent nous rappeler qu’à l’autre bout de la Méditerranée, il est un point fort chaud.Interdiction d’entrer dans les salles de projection avec un sac; fouille des sacs (et même parfois des vêtements) à chaque entrée dans l’enceinte du palais : s’il est une industrie nouvellement prospère, à Cannes, c’est celle du vestiaire.Avec environ 3,000 journalistes qui déposent leurs sacs avant chaque projection, il y a de l’argent à faire de ce côté.Première section parallèle à être inaugurée, « Un certain regard » présentait Salomé, libre adaptation de la pièce d’Oscar Wilde, signée par le metteur en scène italien Claude d’Anna.Centrée sur celle qui, pour se faire payer une danse suggestive, exigea d’Hérode la tête du prophète Jean le baptiste, le film de d’Anna ( Le Cercle des passions) tient à la fois du péplum, de la science-fiction et du mauvais théâtre.Un film à la fois ennuyeux et prétentieux, dont la mise en scène très stylisée voudrait évoquer le travail de certains auteurs (Syberberg, Pasolini) sans y parvenir, ne serait-ce qu’un seul instant.Le constant cabotinage de Thomas Milian n’améliore en rien l’affaire, et seules la lumière de Pasqua-lino de Santis et la musique d’E-guispo Macchi peuvent être réchap-pées.Mais, plus que le film de d’Anna, c’est la major Cannon, maison productrice du film, qui a marqué l’ouverture d’« Un certain regard ».En effet, la société dirigée par Me-nahem Golan et Yoram Globus est omniprésente à Cannes cette année.Les devantures des plus grands hôtels, le Carlton et le Majestic, sont presque exclusivement ornées des publicités de cette société qui compte trois de ses films en compétition : Fool for Love de Robert Altman, Runaway Train d’Andrei Konchalovsky et Othello de Franco Zeffirelli.Très fortement présente au marché du film avec 19 long métrages (dont les plus récents de Liliana Ca-vani — Berlin Affair — et de Lina Wertmiiller — Camorra), la Cannon semble, parmi les majors américaines, la seule à véritablement jouer le jeu cannois.En plus d’annoncer les prochains films de Sylvester Stal- lone, de Chuck Norris et de Charles Bronston, la Cannon annonce déjà les deux prochains films de Konchalovsky (dont l’un avec Al Pacino), de même que le King Lear de Jean-Luc Godard d’après un scénario de Norman Mailer (résultat d’un contrat signé ici même, l’année dernière), ainsi qu’un film de Barbet Schroeder, interprété par Mickey Rourke, d’après un scénario original de Charles Bukowski.Nombreuses affaires à suivre.Et puisqu’il est question du marché, signalons que le kiosque de la Belgique annonce l’adaptation prochaine des Noces barbares de Yann Queffélec, prix Concourt 1985, par la jeune cinéaste Marion Hansel (Dust, Le Lit).La compétition officielle débute aujourd’hui par la présentation de Tenue de soirée de Bertrand Blier.Elle prendra son véritable envol au cours du week-end alors que Robert Altman ( Fool for Love), Mohamed Lakhdar Hamina (La Dernière Image) et quelques outsiders sauteront dans la fosse aux bons.4 Dépotoir Conscientes du problème, les autorités de St-Amable songent depuis longtemps à se débarrasser du dépôt.Il y a trois semaines, l’incendie de 5,000 pneus dans un cimetière d’autos de la même municipalité a ravivé les craintes.« Les policiers ont eu peine à s’approcher de la scène de l’incendie, tant la fumée était dense, rappelle M.Michel Martel, secrétaire-trésorier de la municipalité de St-Amable.Le cône de dispersion était visible depuis Montréal.L’administration municipale se sent inconfortable de vivre près d’une bombe du genre, a-t-il dit.« Nous craignons pour la sécurité de nos citoyens, a-t-il ajouté.Le dépôt semble dangereux pour tout le monde, sauf pour le ministère de l’Environnement.La loi sur les matières dangereuses ne considère pas les pneus comme une matière dangereuse.» L’attaché de presse du ministre de l’Environnement M.Clifford Lincoln, M.Pierre St-Jacques a confirmé que le dossier était ouvert depuis 1983.« Nous cherchons une solution technologique au problème », a-t-il dit.Il s’est dit particulièrement intéressé par la solution mise de l’avant par la Société Pétro-Sun International.M.Steve Menegoz, chargé de projets chez Pétro-Sun, a confirmé au DEVOIR que sa compagnie était à la tête du peloton dans la course visant à valoriser les pneus usés.À l’aide de la technologie de la pyrolyse, un procédé qui permet de brûler sous vide les vieux pneus sans émanation toxique.Pétro-Sun prévoit construire dès l’automne prochain, sur le site même du dépôt, une usine de déchiquetage, au coût de $ 700,000.À cette usine se joindra l’usine de pyrolyse évaluée à $3,200 000 qui permettrait de fabriquer de l’huile.Selon M.Menegoz, c'est la chute du prix du pétrole qui empêche les choses de progresser.Ingénieur, M.Menegoz a reconnu que « la province prenait de grands risques en laissant s’accumuler des pneus ».Par ailleurs, la propriété du dépôt de pneus de St-Amable fait l’objet d’un imbroglio juridique.Pétro-Sun prétend être propriétaire du dépôt.M.Mireault aurait signé une promesse de vente.Hier matin, M.Jean-Guy Mireault a de son côté dit au DEVOIR qu’il était l’unique propriétaire des pneus.Ce dépôt existe depuis 16 ans.Il est opéré, sans permis, par M.Mireault.Il habite une maison insalubre, chauffée à l’huile, ensevelie sous un amas de pneus.Il dit vivre pauvrement.Il empile les pneus dans l’espoir de les vendre un jour à profit à une entreprise de recyclage.Pas vraiment un écologiste, M.Mireault dit en avoir assez de ceux qui craignent l’apocalypse.« Un feu dans mes pneus ferait beaucoup de fumée, c’est tout », sur un ton aussi rassurant que celui des autorités de Tchernobyl.Les dix millions de pneus de Mireault proviennent des garages de la grande région montréalaise.«Je préfère les avoir ici plutôt que de les voir s’accumuler dans des ruisseaux ou dans des champs.Il reconnaît pourtant qu’il suffirait d'une main criminelle ou d’un feu de broussaiUe pour qu'une catastrophe se produise.M.Mireault contrevient à plusieurs normes, dont celles du ministère des Transports qui interdit d’entreposer des déchets à moins de 150 mètres de la route.Le Conseil de la MRC de Lajem-merais entend tout mettre en oeuvre pour régler le problème.Le 10 avril dernier, le Conseil a adopté une résolution à cet effet.4 Forêt tains le chiffre d’affaires de $40 millions affiché l’an dernier par la récolte de l’eau d’érable, ne semble pas très impressionnant, son importance s’avère cruciale pour la survie de centaines de fermes qui autrement pourraient être acculées à la banqueroute sans cet apport saisonnier.Les inventaires du MER, effectués entre 1980 et 1985 dans la région des Appalaches, indiquent que seulement 1 % des érablières sont « gravement » atteintes de dépérissement et que 5 % le sont de façon « modérée ».Ces chiffres sont trompeurs, ont indiqué plusieurs chercheurs, dans la mesure où ils cachent l’accélération phénoménale du problème, qui étend son ombre sur une surface additionnelle de 10 % chaque année.Inconnu en 1978, le problème affecte désormais 40 % de la surface des érablières des Appalaches et la sévérité des symptômes s’accroît chaque année.En deux ans seulement, les surfaces « saines » ont diminué de 23 % sur la Rive-Sud du fleuve, passant de 66 % à 43 %.Le dépérissement est particulièrement important dans le vaste territoire compris entre Ples-sisville, Saint Joseph-de-Beauce et le lac Mégantic.Mais la région avoisinante de Thetford Mines ainsi que les secteurs compris entre Ham-Nord et Saint-Jean Baptiste ainsi qu’entre Saint-Georges et Saint-Romain sont parmi les plus touchés.Les recherches démontrent d’autre part que les épidémies récentes de Livrée des forêts n’ont aucun lien avec le phénomène du dépérissement qu’elles peuvent occasionnellement aggraver.Plusieurs des régions les plus touchées par le dépérissement n’ont pas connu ce fléau.U ne des principales découvertes du MER dans ce dossier réside dans la transformation radicale du sol forestier québécois depuis une vingtaine d’années, transformation que M.Gagnon, du MER, attribue carrément à la pollution acide.Les chercheurs du M ER avaient noté que le régime alimentaire des érables semblait plutôt maigre depuis quelques années.Pour vérifier cette hypothèse, ils ont refait des analyses sur 53 sites des Appalaches qui avaient été étudiés, il y a plus de 10 ans.Les résultats de cette recherche sont stupéfiants et indiquent que tous les sols forestiers de cette région - on ne sait pas ce qu’il en est au niveau agricole - sont en train de vivre des « perturbations importantes».Depuis 10 ou 15 ans selon les sites, indiquent les études gouvernementales, l’acidité des érablières des Appalaches a augmenté de 60 % avec des pointes allant à 72 % dans la région de Lotbinière.Cette région reçoit aux alentours de 40kg par hectare de dépôts acides chaque année.Le maximum sécuritaire que le Canada veut atteindre d’ici 1994 est de 24 kg par hectare.La teneur de ces même sols en azote, la deuxième composànte en importance des pluies acides, a augmenté de 55 % au cours de la même période.Un tel choc a diminué radicalement le travail des bactéries, qui n’arrivent plus à décomposer la matière organique qui s'accumule ainsi à la surface du sol.Privé de ces apports traditionnels, le sol forestier des érablières affiche désormais des déficits en calcium (-75 %), en magnésium (-78%) et en potassium (-60 %).La rareté de ces éléments nutritifs essentiels acculent les racines à un régime draconien, composé souvent de toxiques, comme l’aluminium, dissous par l’acidité.Un chercheur de la Faculté de Fo-restrie de Laval, M.Bernard Bernier, a découvert de son côté que les polluants atmosphériques pouvaient, en suscitant la formation d’ozone dans l’atmosphère, provoquer par ce AUJOURD’HUI Les Concerts Lionel-Groulx présentent leur dernier concert de la saison.Il s’agit d’un concert pour deux pianos avec Johanne Haché et Michel Fournier, tous deux professeurs de l’option musique du cégep.Ils interpréteront des oeuvres de Chopin, Granados, Poulenc, Chabrier et Rachmaninoff.Rendez-vous à 20 h à la salle Gilles-Tremblay du cégep, à Sainte-Thérèse.¦ La Ville de Montréal offre un stage de « montage d’exposition » organisé par l’Association pour le développement des arts visuels de Montréal.Ce stage se tiendra ce vendredi de 19 h à 22 h et ce samedi de 9 h à 17 h, au centre Pierre-Char-bonneau.845-5364.¦ Le Centre des arts visuels vous convie à une exposition qui regroupera une cinquantaine d’étudiants de tous les niveaux.Les oeuvres exposées sont le résultat de cours en diverses disciplines telles le dessin, la peinture, le portrait, l’exploration spatiale, la peinture sur soie, etc.Rendez-vous au 350, avenue Victoria, du mardi au vendredi de 10 h à 18 h et le samedi de 10 h à 17 h.488-9559.¦ La Fondation culturelle Jean-de-Bré-beuf vous convie, à 13 h, à une conférence de M.Marc Launay, président de la société musicale Le Clavier d’autrefois, intitulée « Wolfgang Amadeus Mozart : du dilettante au divin ».Rendez-vous à la salle du pavillon Lalemant (5625, rue De-celles).342-1624.¦ Au collège de l’Assomption, de 15 h à 22 h, il y aura célébration du 50e anniversaire des anciens du 96e cours.Tous ceux qui n'ont pas été rejoints par lettre sont invités à laisser leurs nom et adresse ou simple numéro de téléphone au 731-3603, entre 9 h et 18 h ¦ L’hôpital Saint-Luc est à la recherche de jeunes femmes de 15 à 35 ans qui ont des problèmes d’acné.Elles pourront profiter d’un examen gratuit et sécuritaire tout en participant à un projet de recherche conjoint en dermatologie et gynéco- logie.Les personnes intéressées doivent téléphoner à la clinique en composant le 285-1525, poste 344, et demander Mme Josée-Ann Trudeau.¦ De 9 h à 16 h, ce vendredi, il y aura colloque sur la sécurité routière, à Laval.Rendez-vous à la polyvalente Horizon-Jeunesse (155, boulevard Sainte-Rose est, à Laval) pour participer à cette initiative conjointe de la Régie de l’assurance automobile du Québec, du ministère de l’Éducation et de la Ville de Laval.662-4225.¦ Le Centre de relation d’aide de Montréal offre une soirée d’information gratuite à propos d’un stage-nature qui aura lieu en juillet.Le Dr Colette Portelance et François Lavigne vous attendent au 1030, rue Cherrier est, pièce 205, ce vendredi à 20 h et le samedi 10 mai à 11 h.598-7758.¦ Il y aura exposition de photos de Gabor Boros à l’Association culturelle hongroise Saint-Étienne (3463, boulevard Saint-Laurent).Rendez-vous à 18 h pour le vernissage.844-9686.De même au Cercle littéraire Gabriel-Bethlen (50, boulevard Graham, à Mont-Royal), ce dimanche 11 mai à 18 h.731-5732.¦ La levée de la première pelletée marquant l'inauguration des travaux d’expansion et de rénovation de la bibliothèque du campus Loyola de L’université Concordia aura lieu à 11 h 30 au 7141, rue Sherbrooke ouest.848-4878.¦ À l’auditorium Jacques-Genest de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, il y aura conférence du Dr Rafick P.Se-kaly, de Bethesda, sur « le complexe d’histocompatibilité majeur des gènes classe Il ».842-1481, poste 335.¦ • L’école de natation Ginette-Déziel vous convie à vous familiariser avec l’eau.Des cours privés et semi-privés sont offerts à toute personne désireuse de vaincre sa peur de l’eau.L’approche est douce et l'apprentissage se fait selon le rythme individuel.523-318.Une mission d’observation au Salvador Trois Canadiennes se rendent en mission d’observation au Salvador pour participer, le 10 mai, à des manifestations en faveur des femmes de ce pays qui continuent à souffrir des violations de droits humains.Mmes Francine Pelletier et Francine Savard, du Québec, et Patricia Hercus, de Vancouver, feront ensuite une tournée de différents projets conçus par des groupes de femmes salvadoriennes et feront rapport de leurs constatations à leur retouyr, le 25 février.L’Association des femmes du Salvador (Ames), la Ligue des femmes du Québec, le Social Justice Committee et six autres groupes ont approuvé, ces jours-ci, une déclaration sur le 10 mai « journée internationale de solidarité avec les femmes du Salvador » et dénoncé l’imposture de la célébration d’une Fête des Mères alors que les femmes font toujours les frais d’une guerre qui n’en finit plus.« Malgré les promesses de paix.du président Duarte, rien n’a changé pour la majorité des femmes salvadoriennes qui tous les jours voient leur mari et leurs enfants disparaître ».Les groupes de femmes estiment que les fonds en provenance de l’extérieur « ne servent qu’à augmenter la répression à l’intérieur du pays » et dénoncent l’aide que les gouvernements canadien, américain et européens accordent au Salvador.Familles d’accueil pour adultes : Lavoie-Roux a besoin de $15 millions RENÉE ROWAN La ministre de la Santé et des Services sociaux n’a pas la tÂche facile.Aussitôt a-t-elle réglé un problème qu’un autre éclate.À deux ou trois semaines du budget, elle apprend qu’elle a un urgent besoin de $15 millions de plus pour régler le problème des familles d’accueil pour adultes.Tout un réseau qui dessert une clientèle dite « lourde » — personnes âgées, personnes psychiatrisées, malades mentaux — menace d’éclater si le gouvernement ne trouve pas rapidement une solution.Selon les derniers chiffres disponibles, il y a actuellement au Québec 3,200 familles d’accueil pour adultes et environ 12,000 personnes hébergées.Un projet de décret fixant les modalités de financement des familles d’accueil spéciales et des familles d’accueil de réadaptation pour la population adulte, projet dont LE DEVOIR a réussi à obtenir copie, est actuellement sur sa table de travail.Selon nos informations, il n’a pas encore reçu l’assentiment du Conseil des ministres.Ce dossier n’est pas nouveau.Il trouve son origine dans le Règlement sur l’organisation et l’administration des établissements entré en vigueur le 1er octobre 1984.Ce règlement, pour répondre à des conditions nouvelles, prévoyait des mesures visant À adapter et consolider le réseau des familles d’accueil.Dans le sillage des politiques ministérielles prônant la désinstitutionnalisation et le maintien à domicile, la clientèle s’est considérablement alourdie.Il devenait donc nécessaire de changer les règles du jeu sur une base plus équitable.Tenant compte de ces nouvelles données, le règlement d’octobre 1984 établit trois catégories de familles : la famille d’accueil régulière qui répond à des besoins ordinaires; la famille d’accueil spéciale qui assume des responsabilités supplémentaires à l’égard de bénéficiaires en perte d’autonome ou qui ont besoin de plus d’encadrement; la famille d’accueil de réadaptation, qui, en plus de répondre aux besoins ordinaires ou spéciaux, offre une intervention plus spécialisée.Au cours de la dernière année, les centres de services sociaux ont évalué l'ensemble des bénéficiaires en familles d’accueil.On estime présentement à plus de 7,660 le nombre de ceux qui vivent en familles d’accueil régulières, soit 57 %, tandis que le nombre de ceux qui vivent en familles d’accueil spéciales est de plus de 3,800 ou 40 %.Seulement 3 % est en familles de réadaptation.Cette étape étant franchie et reconnue, il reste maintenant au gouvernement à concrétiser au plan financier les distictions qui s’imposent.C’est ce que recommande le projet de décret qui est toujours sur le bureau de Mme Thérèse Lavoie-Roux.Actuellement, une famille qui hé- berge 24 heures sur 24 un adulte ou une personne âgée reçoit en moyenne $14.80 par jour, moins qu’il en coûte pour faire garder son enfant en garderie (de $16 à $21 par jour en moyenne) et quels que soient les services donnés.Ce qui est recommandé, c’est que la famille d’accueil spéciale bénéficie d’une prime allant de $2 à $14 par jour selon les besoins.Quant à la famille de réadaptation, cette prime pourra varier de $10 à $18 par jour.Au total, cela représente un budget additionnel de $11 millions.Dans le projet de décret, le ministère estime que les nouvelles primes devraient être accordées, à titre compensatoire, à compter du 1er octobre 1985 en tenant compte du fait qu’à cette date, la majorité des familles d’accueil spéciales et de réadaptation étaient déjà identifiées.En outre, en raison de la lourdeur des cas, ces familles devraient pouvoir compter sur un plus grand appui de la part des centres de services sociaux.Pour offrir ce service de soutien supplémentaire, les centres de services sociaux ont besoin d’environ 300 personnes de plus.Selon nos informations, le ministère prévoit allouer à ce poste, cette année, $4 millions.Ce qui ramène à $15 millions le total des argents nécessaires en 1986-1987 pour consolider le réseau des familles d’accueil.Somme qui n’était pas prévue dans le budget de la ministre de la Santé et des Services sociaux.Interrogé sur ce dossier, M.Raymond Faubert, directeur général de la Coiporation des pavillons et familles d’accueil pour adultes (COP-FAA), ne cache pas l’inquiétude et l’impatience de ses membres.« Il s’agit d'un dossier explosif », commente-t-il, ajoutant que les familles d’accueil attendent depuis deux ans et demi.Le 3 avril dernier, la présidente de la COPFAA, Mme Pauline Paiement, écrivait une lettre à Mme Lavoie-Roux insistant sur l’urgence de procéder le plus rapidement possible dans ce dossier.« N’eût été de leur (familles d’accueil) conscience professionnelle, beaucoup de citoyens auraient pu en souffrir davantage », poursuivait-elle ajoutant que « les énergies s’épuisent considérablement », les familles d’accueil étant seules à porter le fardeau.Mme Paiement demandait une réponse à la ministre, mais sa lettre est, jusqu’à maintenant, demeurée sans réponse.À l’Association des centres de services sociaux du Québec (ACSSQ) on s’inquiète aussi du retard apporté.Dans une lettre qu'elle adressait aux directeurs généraux des centres de services sociaux, le 22 janvier dernier, la directrice générale, Mme Lise Denis, précisait que la rétroactivité et les nouvelles primes ne pouvaient être versées aux familles d’accueil tant que les centres de services sociaux n’avaient pas obtenu le feu vert du MSSS.On espérait alors un déblocage avant le 15 février.Une victoire facile des conservateurs en Alberta EDMONTON (PC) - Les conservateurs dirigés par Don Getty ont facilement remporté les élections générales en Alberta jeudi.Néanmoins, le Parti néo-démocrate a fait une belle performance dans le nord de la province et dans les quartiers ouvriers d’Edmonton.Le premier ministre Don Getty, l’ancien quart-arrière devenu magnat du pétrole, a été facilement réélu dans sa circoncrip-tion de Edmonton, Whitemud.M.Getty avait remplacé le 1er novembre dernier le premier ministre Peter Lougheed qui avait démissionné.Le chef du NPD Ray Martin a lui aussi été réélu dans le comté de Edmonton Norwood.En début de soirée, selon des résultats partiels, le leader du Representative Party Ray Speaker menait dans son comté de Little Bow, tandis que le chef du Parti libéral Nick Taylor tirait de l’arrière dans la circonscription de W estlock-Sturgeon.Les conservateurs n’éprouvaient aucune difficulté dans le sud de la province, mais les sièges de plusieurs ministres étaient menacés compte tenu de la percée effectuée par les néo-démocrates à Edmonton, fief du leader néodémocrate Ray Martin.Getty avait mené une campagne taillée sur mesure pour les fermiers, les petites entreprises, les gens âgés et l’industrie pétrolière.biais un dérèglement des mécanismes responsables de la photosynthèse des érables, ce qui peut théoriquement provoquer leur mort.« Il nous est maintenant possible, a conclu M.Gagnon, d’imputer à la pollution atmosphérique la cause principale du dépérissement des érablières.» non seulement parce que les indices sont chaque jour plus nombreux mais aussi parce que les analyses n’ont pointé aucun autre coupable.Préconisant une bataille rangée contre les « sources » de pollution atmosphériques, M.Gagnon a déclaré que, d’ici l’atteinte de cet objectif, « il nous faudra vivre avec des cataplasmes».M.Denis Lachance, un ingénieur forestier du Service canadien des forêts, a suggéré de nombreuses pistes aux agriculteurs anxieux qui ont écouté toute la journée les experts de l’université et du gouvernement.Les agriculteurs devront, a-t-il dit, procéder à un « changement majeur dans le mode traditionnel d’aménagement des érablières » en mettant fui aux éclaircies, trouées, coupes de toute sorte qui facilitent le passage des machines mais qui accélèrent vraisemblablement le travail insidieux des polluants dans le sol.À la limite, on pourra chauler le sol pour neutraliser son acidité mais cette technique, expérimentée sans grand succès en Europe, pourrait provoquer à long terme des « résultats plus néfastes que bénéfiques».4 Radio-Québec L’opération se fera dans le respect des conventions collectives en vigueur, ce qui n’exclut apparemment pas la supplantation de personnes.Pour donner plus de force à ces réformes, M.French a présenté le projet de loi 61 qui modifie la loi sur la SRTQ, y retirant les dispositions relatives aux comités régionaux.Il modifie en outre les pouvoirs de la Société et la composition du conseil d’administration, ce qui n’affecte en rien les pouvoirs et prérogatives du PDG, M.Jacques Girard.Il supprime la rémunération des administrateurs et fixe au 31 mars, comme au gouvernement, la date de la fin de son exercice financier.Ce projet ne fera pas l’objet d’une commission parlementaire ou d’audiences publiques.« Pour une mesure qui affecte une demi-heure à trois quarts d’heure par semaine de programmation de Radio-Québec, 1.3% de son auditoire, non, » a répondu le ministre à l’opposition, qualifiant d’arrogante cette attitude.Cette dernière aura toutefois l’occasion de faire connaître son désaccord dès ce matin, ayant inscrit au feuilleton de ce jour une interpellation sur l’avenir de Radio-Québec.En plus du ministre, M.Girard sera présent pour répondre aux inquiétudes de la porte-parole péquiste, Mme Carmen Juneau, députée de Johnson, et aux autres péquistes, qui suivent de près ce dossier.Selon M.French, les compressions affectent le moins possible les émissions.Il lui fallait intervenir, les positions des intéressés s’étant durcies et la direction de Radio-Québec se retrouvant dans une impasse.Il s’est vite rendu compte de l’irréalisme qui a mené à une excroissance des structures administratives : un conseil de 21 membres, 9 comités régionaux qui administrent un budget total de $8 millions, par rapport à celui de $53 millions des 21 administrateurs de la Société même.Les modifications ne portent pas atteinte à la programmation, insiste le ministre.Il précise que Radio-Québec n’a jamais disposé et ne disposera pas dans un avenir prévisible des budgets nécessaires à une programmation régionale pour simple diffusion régionale, ainsi que le prévoyait le plan de développement Rocher, en 1978.Le réseau restera toutefois intact et le gouvernement reconnaît l’effort déployé en régions par les employés de Radio-Québec.Mais la taille des marchés régionaux rend difficile la justification de 4 bureaux régionaux, situés à deux heures ou moins de Montréal.Et la vocation culturelle, éducative et sociale de Radio-Québec est préservée.Elle continuera à augmenter sa part du marché en offrant une télévision intelligente et stimulante, face à la concurrence des réseaux de langue anglaise et des émissions américaines doublées en français.Le ministre-député de Hull, M.Gilles Rocheleau, s’est empressé d’émettre un long communiqué pour dire qu’il n’était pas partie à la décision concernant le bureau régional de Hull.Mais il est solidaire de la décision de son collègue et il se réjouit que la population outaouaise pourra continuer de capter les émissions de Radio-Québec.Comme M.French, il fait état de l’urgence du redressement financier entrepris par le gouvernement et de l’exercice rigoureux et courageux de compressions budgétaires.Les fiches publiées par le ministère signalent par ailleurs les faits suivants: ¦ Radio-Québec atteint globalement 9% du marché francophone au Québec; ¦ le réseau atteint plus de 91% de la population québécoise; 9 mai par la PC et l'AP 1982: le président Reagan propose que les Etats-Unis et l’Union soviétique réduisent d’un tiers le nombre de leurs ogives nucléaires basées à terre et en mer.1978: le corps criblé de balles d’Aldo Moro, l'ancien président du Conseil italien enlevé 54 jours plus tôt, est retrouvé à bord d’une voiture en stationnement dans le centre de Rome.1972: selon les Nations-Unies, le monde ne dispose plus de suffisamment de réserves de céréales pour faire face à de mauvaises récoltes.1972: les parachutistes israéliens tuent deux fedayin et en capturent deux autres pour libérer les 100 passagers d’un avion belge que des Palestiniens avaient menace de faire sauter sur l’aéroport de Lod-Tel Aviv.1955: la République fédérale allemande est admise à l'OTAN.1926: les Américains Richard Byrd et Floyd Bennett effectuent le premier survol en avion du pôle Nord.1913: le président des Etats-Unis proclame la fête des Mères.1502: Christophe Colomb quitte Cadix pour son quatrième et dernier voyage au Nouveau-Monde.¦ il y a présentement 50 employés permanents dans les bureaux régionaux, soit 13 de moins que le nombre de membres des comités régionaux; à ce nombre s’ajoutent toutefois 59 employés occasionnels; ¦ au nombre des compressions de $4.6 millions à Montréal, il y en a $1.3 million au titre de la rationalisation des structures de production et des divers soutiens à la programmation et à la production.4 Incendie diations ce qui a provoqué des cas d’empoisonnements».Mercredi, Tass avait fait état d’une certaine inquiétude à Kiev, soulignant la préoccupation des parents pour leurs enfants et mentionnant les files d’attente aux guichets des gares et des aéroports, ce qui a nécessité, selon elle, la mise en circulation de douzaines de trains de grande ligne et d’avions supplémentaires.Par ailleurs : ¦ La Communauté européenne a décidé hier de suspendre jusqu’au 31 mai les importations de toutes les catégories de viande ainsi que de bovins et porcins vivants, en provenance de sept pays de l’Est ( U RSS, Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, Bulgarie, Roumanie et Yougoslavie).La CEE doit encore se prononcer sur les autres catégories de produits (ovins, caprins, produits laitiers frais, fruits et légumes frais, poissons d’eau douce).¦ Le gouvernement néerlandais, sous la pression d’une opinion publique inquiète, a décidé de remettre en cause un projet de deux centrales supplémentaires dont la construction était prévue en 1987, dans l’attente d’un rapport soviétique sur l’accident de Tchernobyl.Cette décision de la coalition de centre-droit s’explique, selon les observateurs, par la campagne pour les législatives du 21 mai, dans laquelle l’opposition socialiste, antinucléaire, entend tirer parti de cette affaire.¦ En Suède, le premier ministre, M.Ingvar Carlsson, a mis sur pied un conseil à l’énergie chargé d’étudier les changements éventuels à apporter au programme nucléaire suédois.Le Parlement danois avait demandé à la Suède la fermeture pure et simple de la centrale de Barsebaeck, située à 20 km de Copenhague.¦ Le gouvernement ouest-allemand a mis sur pied une commission interministérielle pour étudier la possibilité de demander des dédommagements à l’URSS, sur la base de l’évaluation des pertes subies par les agriculteurs du fait de la destruction de salades, d'épinards et de lait notamment, interdits à la consommation en raison de leur taux de radio activité.»
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